Bécile, un nom de nain qui fait fureur

Je poursuis la série « Poulet grillé » débutée sur mon blog « Un petit coucou » chez OverBlog avec le cas Michel Neyret :

http://www.bfmtv.com/societe/disparition-cocaine-36-un-imbecile-plus-qu-un-veritable-ripou-823155.html

Cocaïne volée au 36: un « imbécile » plus qu’un « vrai ripou » structuré

Qui est le fonctionnaire des stups interpellé samedi dans l’affaire de la disparition de plus de 50 kg de cocaïne? Pourquoi est-il le principal suspect? BFMTV.com fait le point.

Bécile, un nom de nain qui fait fureur dans Crime avatar_45x45

Caroline Piquet avec Dominique Rizet
Le 02/08/2014 à 15:23
Mis à jour le 02/08/2014 à 17:01
Un fonctionnaire de police à la brigade des stupéfiants du 36, quai des Orfèvres a été appréhendé ce samedi, dans l'affaire de la disparition de plus de 50 kg de cocaïne. (Thomas Samson - AFP)Un fonctionnaire de police à la brigade des stupéfiants du 36, quai des Orfèvres a été appréhendé ce samedi, dans l’affaire de la disparition de plus de 50 kg de cocaïne. (Thomas Samson – AFP)

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C’est l’histoire de l’incroyable interpellation d’un homme au-dessus de tout soupçon. Un fonctionnaire de police de la brigade des stupéfiants, âgé de 34 ans, a été appréhendé ce samedi à la mi-journée sur son lieu de vacances, à Perpignan. Il est le principal suspect de la nouvelle affaire qui secoue le mythique « 36, quai des Orfèvres », où ont disparu plus de 50 kg de cocaïne. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé sa suspension dans la foulée.

« Je ne suis pas surpris que ce soit un fonctionnaire des stups qui soit interpellé, même s’il n’est pas encore reconnu coupable, parce que l’affaire ne pouvait être menée que par un membre de cette brigade », réagit René-Georges Querry, ancien commissaire de police joint par BFMTV. Ce n’est pas une surprise, et pour cause: pour accéder à cette pièce forte, dans laquelle était enfermé ce scellé, il fallait bien connaître le service.

« Un fonctionnaire irréprochable »

Rien cependant, dans la personnalité du brigadier mis en cause, ne laissait prévoir un tel passage à l’acte: « C’est un fonctionnaire irréprochable, un excellent policier et un grand sportif », affirme Dominique Rizet sur le plateau de BFMTV. « C’est encore plus surprenant. » Le suspect, « beau gosse », est considéré comme « quelqu’un de confiance », plutôt « passe-muraille », selon des sources policières, mais beaucoup « se posent des questions sur son attitude récente ».

« Je pense qu’il a fait ce que l’on appelle souvent dans la police un ‘délit de connerie’ », reprend René-Georges Querry. « Parce qu’il faut vraiment être complètement abruti pour espérer soustraire 50 kg de cocaïne de la brigade des stups, pour ensuite aller la négocier avec je ne sais trop qui. Franchement, on a plus affaire à un imbécile qu’à un véritable ripou ou un voyou intelligent », ajoute celui qui fut un grand patron de la police.

« C’est absolument inadmissible, inacceptable. Il y va de l’honneur de la police, de la PJ. Le Quai des Orfèvres est un sanctuaire qui doit rester inviolé. J’espère qu’il sera très sévèrement puni », conclut le grand flic, ivre de colère.

Stups: des saisies spectaculaires

Un imbécile plus qu’un malhonnête, la distinction est importante. Comment un policier a-t-il pu déraper ainsi? « Ce que va dire son avocat », reprend Dominique Rizet, c’est qu’un brigadier de police « doit gagner 1700 ou 2000 euros par mois ». Dans les affaires de stups, les policiers voient passer énormément d’argent, les saisies sont parfois spectaculaires. Ils confisquent les biens des trafiquants: les maisons, les voitures, les bateaux, etc. Les suspects brassent énormément d’argent.

« Si un trafiquant de drogue se fait saisir un million d’euros chez lui, et si les policiers des stups en prenaient 200.000, ce n’est pas ni le suspect, ni son avocat qui [iraient] s’en plaindre. Ils seraient même très contents qu’on ne retrouve pas d’argent chez eux, parce ces montants saisis constituent le délit », continue Dominique Rizet. « Eh bien cet argent, il est toujours à sa place, remis au greffe des scellés du tribunal. La police ne tape pas dedans, et c’est important de le dire. C’est même surprenant de ne pas voir plus de dérapages, les policiers des stups sont vraiment des policiers intègres », conclut le spécialiste police justice de BFMTV.

Un train de vie « intéressant »

Malgré tout, la drogue était dans une salle ultrasécurisée. « L’IGPN, la police des polices, a eu son attention attirée par le fait que ce fonctionnaire de police avait posé beaucoup de questions sur cette salle: comment cela se passait? Comment on y entrait? Combien de clés, etc. Cela a attiré les soupçons sur lui », reprend Dominique Rizet.

Puis il a été filmé par la vidéosurveillance: il est vu entrant de nuit avec deux sacs, puis ressortir. Son visage n’est pas vraiment reconnaissable, mais sa corpulence et sa démarche le trahissent. Le lien avec ce policier, auquel personne ne pensait – puisqu’il est irréprochable – est alors fait.

L’IGPS, la police scientifique, a fait des prélèvements dans la salle des scellés, en cours d’analyse. « Même si cet homme niait les faits, il y a fort à parier qu’on va retrouver son ADN », ajoute Dominique Rizet. Des perquisitions sont en cours à son domicile parisien, dans le 17e arrondissement, et à Perpignan, où, selon les informations de Cécile Ollivier, journaliste police-justice à BFMTV, il possède… sept adresses différentes.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/08/03/01016-20140803ARTFIG00168-cocaine-volee-la-piste-du-policier-ripou.php

Cocaïne volée : la piste du «policier ripou»

Le brigadier soupçonné (visage recouvert) lors de son transfert, samedi, de Perpignan à Paris.
 

Jonathan, brigadier, est le principal suspect dans la disparition spectaculaire de 52 kilos de cocaïne quai des Orfèvres.

C’est donc la piste du «policier ripou» vers laquelle les enquêteurs de l’IGPN (l’Inspection générale de la police nationale) s’acheminent, après la disparition, fin juillet, de 52 kilos de cocaïne dans les locaux du 36 quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire (PJ) parisienne. Depuis samedi, la «police des polices» interroge Jonathan, un brigadier de 34 ans, en poste à la brigade des stupéfiants du «36» depuis quelques années et devenu le suspect numéro un dans l’affaire. Arrêté à Perpignan où il séjournait en vacances avec sa famille, il a été transféré à Paris où il est depuis placé en garde à vue.

Sa silhouette sportive serait en effet apparue sur les films des caméras de vidéosurveillance installées aux entrées de la PJ et saisis par l’IGPN après la découverte, jeudi, de la disparition de la drogue. «Les images ont été soumises à quatre de ses collègues séparément et, à chaque fois, ils l’ont reconnu», indique une source proche de l’enquête. Cet élément conforte les déclarations d’une gardienne de la paix, planton devant le «36», qui, interrogée par les enquêteurs, avait évoqué le passage, en pleine nuit du 24 au 25 juillet dernier, d’un collègue portant deux gros sacs en plastique.

L’annonce de cette interpellation a créé autant la stupeur que l’incompréhension au siège de la PJ. Comment un policier aguerri, rodé aux techniques d’enquête et plutôt bien vu par ses collègues, a t-il pu concevoir pareil stratagème? Même un malfrat débutant ne se laisserait pas piéger par des caméras dont il connaît l’existence… «On se repasse le film des dernières semaines, et des épisodes dorénavant nous interpellent», relate un collègue. Ainsi, dernièrement, Jonathan avait trouvé un prétexte pour être accompagné dans la salle des scellés qui n’est accessible que par trois fonctionnaires. L’occasion de repérer le lieu où sont entreposées les clés pour s’en servir par la suite et de localiser la drogue sur les étagères? «Il n’avait pas participé à l’affaire parisienne qui avait permis cette saisie, début juillet, de 52 kilos, mais il s’y intéressait et posait de nombreuses questions», relève aujourd’hui un policier qui s’interroge. «Dernièrement, deux opérations d’interpellation ont échoué in extremis. Pour l’une d’elles, les dealers avaient trouvé les balises sous leur voiture.»

Par ailleurs, le comportement de ce brigadier en laisse pantois plus d’un. «De Perpignan où il se trouvait, et alors que l’affaire avait éclaté, il continuait très sereinement à appeler ses collègues pour suivre l’évolution des investigations et évoquer d’autres dossiers dans lesquels il avait travaillé», raconte un proche.

La drogue demeure introuvable

Quant à la drogue, d’une valeur de 2 millions d’euros à la revente, elle est aujourd’hui introuvable. Le patrimoine du policier a d’ailleurs contraint les enquêteurs à se rendre à différentes adresses. Celui-ci possède pas moins de sept appartements à Perpignan et un autre à Paris. «Même si le nombre peut paraître élevé, on est parfois davantage dans la chambre de bonne que dans le standing», nuance une source bien informée tout en confirmant que les comptes du fonctionnaire allaient être scrupuleusement épluchés et ses biens passés au crible. Pour ce faire, ordinateur et documents ont été saisis. «On entre dans une phase d’enquête où tout va être analysé et cela va prendre du temps», ajoute le même interlocuteur.

De même, les portables du fonctionnaire intéressent de près les enquêteurs, qui s’interrogent sur l’existence éventuelle de complices. La cocaïne volatilisée a-t-elle rejoint une filière d’approvisionnement? Dans ce domaine et en prise directe avec le milieu, le spécialiste «des stups» a forcément un bon carnet d’adresses. «Rien aujourd’hui n’est écarté et on espère que l’image de la police ne sera pas davantage écornée», note un fonctionnaire.

Pour l’heure et dans le cadre d’une garde à vue qui peut durer quatre jours, le principal suspect, aujourd’hui suspendu de ses fonctions, nie les faits. Amateur de course à pied, il avait confié il y a deux ans sur un site: «J’ai un goût prononcé pour les épreuves difficiles.» Ces dernières pourraient bien rapidement s’enchaîner.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/cocaine-disparue-le-policier-suspect-s-interessait-au-coffre-des-scelles-02-08-2014-4043649.php

Info le Parisien

VIDEOS. Cocaïne disparue : le policier suspect muet devant les enquêteurs

Adrien Cadorel | Publié le 02.08.2014, 21h39 | Mise à jour : 03.08.2014, 15h56

 

  | LP/Victoria Viennet

 

En quittant samedi matin son domicile estival en compagnie de son épouse et de leur fille, Jonathan G. ne se savait pas sous étroite surveillance. Depuis la veille, plusieurs dizaines de policiers venus de Paris et de Marseille avaient discrètement investi les abords de cette résidence de Perpignan (Pyrénées-Orientales), afin d’interpeller l’organisateur présumé du vol de 52 kilos de cocaïne dérobées du coffre fort du 36, Quai des Orfèvres.

 
Après plusieurs heures de perquisition dans les différents logements qu’il possède à Perpignan, le suspect, qui a nié son implication dans cette affaire depuis son arrestation samedi matin, a été transféré samedi soir dans les locaux de l’Inspection générale de la police nationale, située dans le XIIe arrondissement de Paris, où il était toujours entendu dimanche matin. Il restait quasiment «muet» selon les enquêteurs. Sa garde à vue va être prolongée jusqu’à mercredi.

 
VIDEO. Cocaïne au 36 : une interpellation et des questions

«Beau gosse» et «passe-muraille»
Le suspect, «beau gosse», est considéré comme «quelqu’un de confiance», plutôt «passe-muraille», selon des sources policières, même si beaucoup se posent des questions sur son attitude récente. Le brigadier a, par ailleurs, fait toute sa scolarité à Perpignan et est marié. Selon de tout premiers éléments d’enquête, il serait «propriétaire de sept appartements» à Perpignan. Un train de vie qui intéresse les enquêteurs.

VIDEO. «Un imbécile» plutôt qu’un «véritable ripou»

Comment ce brigadier de 34 ans membre de la brigade des stupéfiants, a-t-il planifié le vol le plus incroyable réalisé dans le centre névralgique de la PJ parisienne, avant d’être interpellé à l’endroit même où il avait déclaré qu’il passerait ses vacances ? Tout commence le 4 juillet dernier, lors du démantèlement d’un réseau de trafiquants de drogue évoluant dans le nord de la capitale. Lors du coup de filet, 52,6 kilos de cocaïne sont découverts dans un box de la rue Ordener (XVIIIe).

Trois jours plus tard, la drogue est placée dans l’armoire à scellé du bâtiment de la PJ parisienne. Deux semaines après, le suspect aurait mis son plan à exécution. Prétextant un contrôle dans les scellés entreposés, il aurait alors demandé de pouvoir accéder à la pièce sécurisée où sont stockés les scellés. «Un policier n’y pénètre jamais seul», révèle une source policière. «Il faut être accompagné d’un responsable qui est muni de l’une des clés. Il est fort possible que cette visite inopinée lui ait servi à localiser l’emplacement de la clé du coffre». A chaque visite, les fonctionnaires doivent de plus signer un registre.

Au cours des dernières semaines, celui-ci avait attiré l’attention de certains collègues, suite aux nombreuses questions qu’il aurait posé sur cette pièce ultra sécurisée de dix mètres carrées, qui ne dispose pas de caméras de vidéo surveillance. «L’enquête s’est notamment concentrée autour des dernières personnes qui avaient eu accès à la salle, et les raisons pour lesquelles elles avaient demandé l’accès», explique une source judiciaire. «Dans son cas, sa dernière visite ne semblait pas justifiée. D’autant qu’elle n’a duré que quelques secondes».

Depuis plusieurs années déjà, la question de la gestion des scellés est régulièrement évoquée par les fonctionnaires de police. «Cette affaire démontre qu’il est nécessaire de faire évoluer les règles en la matière», juge un officier de police judiciaire. « l peut arriver que des scellés soient conservés pendant plusieurs semaines, voire des mois dans les coffres, avant que la justice donne le feu vert à leur destruction. Si on pouvait raccourcir ces délais, on gagnerait en tranquillité tout en éteignant les convoitises mal placées».

 

http://www.lepoint.fr/societe/vol-de-cocaine-au-quai-des-orfevres-l-enquete-progresse-02-08-2014-1850982_23.php

Vol de cocaïne au 36, Quai des Orfèvres : le suspect reste « quasi muet »

 

Le Point.fr – Publié le 02/08/2014 à 09:46 – Modifié le 03/08/2014 à 19:34

Le policier de 34 ans, membre de la brigade des stups, est soupçonné du vol spectaculaire de 52 kilos de cocaïne dans la salle des scellés des locaux de la PJ.

Officiellement, seulement deux clés permettent d'accéder à la salle des scellés au 36, Quai des Orfèvres.
Officiellement, seulement deux clés permettent d’accéder à la salle des scellés au 36, Quai des Orfèvres. © Thomas Samson / AFP

 

 
Il était bien noté, mais son train de vie avait de quoi étonner ses collègues. Le gardien de la paix interpellé ce samedi matin à Perpignan par les enquêteurs de la police des polices, aidés par des hommes du Raid et des éléments de la BRI, est le principal suspect du vol de plus de 52 kg de cocaïne au 36, Quai des Orfèvres. Entendu sous le régime de la garde à vue dans les locaux parisiens de l’Inspection générale de la police nationale, il est « peu disert » sur les faits, « quasi muet » même et se « comporte comme un cador », assure une source proche de l’enquête, selon l’AFP.

Il a été suspendu samedi de ses fonctions à titre conservatoire par le ministère de l’Intérieur. « Si l’enquête devait confirmer son implication, et dès que j’aurai connaissance des conclusions de cette enquête, je prendrais toutes les sanctions et autres dispositions nécessaires », a expliqué Bernard Cazeneuve devant la presse. Le ministre de l’Intérieur a souhaité « que les investigations en cours fassent toute la lumière sur ces actes intolérables afin de savoir comment ils ont été perpétrés et s’il y a eu des complicités ».

Un butin de 2 millions d’euros

Selon les sources policières, il y aurait des complices, dont « certains », sans doute, « dans le milieu perpignanais ». En revanche, on ne savait pas à l’heure de son arrestation s’il avait commencé à écouler les 52,6 kg de cocaïne, très exactement, qu’il a dérobés dans la salle des scellés du siège de la PJ à Paris. D’une valeur estimée à quelque 2 millions d’euros, la drogue n’a pas été retrouvée lors de l’arrestation. Des perquisitions sont en cours dans la région de Perpignan, mais également à son domicile parisien, selon des sources policières.

En poste à la brigade des stupéfiants, le gardien de la paix de 34 ans était, selon des témoins, très décontracté ces derniers jours. De son lieu de vacances, il passait régulièrement des appels à ses collègues des stups : « Alors, vous en êtes où dans l’enquête ? » interrogeait-il. Sa personnalité ainsi que son patrimoine intriguent les enquêteurs de l’IGPN. Il posséderait, en effet, sept appartements à Perpignan. Féru de raids aventure, il avait pour devise : « Jusqu’au bout, on donne tout. »

Son interpellation s’est déroulée sans encombre. L’IGPN, après avoir frappé aux portes des différents appartements que le suspect possède à Perpignan, a réussi à l’arrêter à la sortie d’un centre commercial où il faisait ses courses avec sa femme. Les soupçons se sont portés sur lui après l’exploitation de la vidéo-surveillance des entrées et sorties du 36, Quai des Orfèvres. Il aurait été reconnu par ses supérieurs qui ont visionné les bandes. Une fonctionnaire de police de la sécurité publique qui était en faction au poste de garde a livré aux « boeufs-carottes » un témoignage déterminant. Selon ses déclarations, elle aurait remarqué le comportement suspect d’un policier. Ce dernier serait entré dans le service un sac vide à la main et en serait ressorti avec le même sac rempli.

Le patron des stups sur un siège éjectable ?

Pour accéder à la salle des scellés, il aurait utilisé un double des clés, dont les originaux sont pourtant détenus par le patron des stups et le chef d’état-major. D’autres clés seraient en circulation au sein du service. Cent grammes de cocaïne avaient disparu en avril lors d’une saisie. L’affaire était restée cantonnée à la PJ.

Les enquêteurs de l’IGPN se sont rendus à Perpignan avec un avion affrété par la Direction centrale de la police aux frontières. Le gardien de la paix interpellé doit être ramené à Paris dans cet avion privé.

Le commissaire Thierry Huguet, chef de la brigade des stupéfiants au 36, Quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire parisienne, a été convoqué par le préfet de police vendredi après-midi. Bernard Boucault lui aurait fait part de l’impatience du ministre de l’Intérieur à trouver le ou les coupables. Les proches du patron des stups démentent les rumeurs selon lesquelles son avenir serait compromis. « Son limogeage, c’est de l’intox… » « Pour l’instant », ajoutent-ils.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/cocaine-disparue-le-ras-le-bol-des-policiers-parisiens-02-08-2014-4043167.php

Cocaïne disparue : le ras-le-bol des policiers parisiens

Adrien Cadorel | Publié le 02.08.2014, 12h53

Trois mois après la mise en cause de quatre membres de la brigade de recherche et d'intervention (BRI) dans une affaire de viol sur une jeune touriste canadienne, l'image de la préfecture de police de Paris (PP) se trouve bien ternie.

Trois mois après la mise en cause de quatre membres de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) dans une affaire de viol sur une jeune touriste canadienne, l’image de la préfecture de police de Paris (PP) se trouve bien ternie. | AFP / PIERRE ANDRIEU

 

De l’avis de nombreux policiers parisiens, la disparition des 52 kg de cocaïne est l’affaire de trop. Trois mois après la mise en cause de quatre membres de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) dans une affaire de viol sur une jeune touriste canadienne, l’image de la préfecture de police de Paris (PP) se trouve bien ternie.

« La coupe est pleine, s’énerve un officier. L’effervescence autour de cette affaire de viol — qui est d’ailleurs bien plus complexe que ce qui a pu en être dit — était à peine retombée, que l’on découvre maintenant que des scellés manquent. Et il ne s’agit pas de disparition, c’est un vol, il n’y a pas l’ombre d’un doute. »

« Aucun flic digne de ce nom ne peut douter d’un vol », confirme un autre officier qui fréquente les bureaux exigus de la police judiciaire parisienne depuis une dizaine d’années. « A l’intérieur, on ne peut s’empêcher de regarder certains collègues de travers. A l’extérieur, le regard est encore pire. On en a marre de passer pour des ripoux. La PP, c’est d’abord des services d’excellence et de grands flics », ajoute-t-il.


VIDEO. Disparition de cocaïne au 36 : «des actes intolérables» pour Cazeneuve

VIDEO. Disparition de cocaïne au 36 : «Un imbécile» plutôt qu’un «véritable ripou»


Une « police à papa »

La spécificité de la police judiciaire parisienne est en effet bien connue. La sélection y est particulièrement stricte, et les services jouissent d’une réputation d’excellence. « C’est un Etat dans l’Etat », décrypte un enquêteur passé par les bureaux du quai des Orfèvres. « Quelques détracteurs évoquent une police à papa, avec un certain savoir-faire, mais surtout un mode de fonctionnement particulier, aussi lié à la compétition intraservices. » A l’ombre des murs du mythique 36, plusieurs policiers soulignent néanmoins le climat délétère qui s’est installé à certains étages. On y évoque les relations fraîches entre chefs de service, les conflits larvés au plus haut sommet de la hiérarchie, et la pression des encadrants sur leurs effectifs. Notamment au sein de la brigade des stupéfiants, où la gestion du commissaire à la tête du service serait critiquée par nombre de ses hommes.

« Le climat est tendu, beaucoup de collègues sont partis, car il ne supportait plus la pression exercée par la hiérarchie », relate un membre du service qui s’interroge sur la survie à son poste du taulier. « Face à de telles affaires, il faut de l’apaisement et ne surtout pas diviser les troupes ou faire régner la terreur. Il faut des actions concrètes, et pas des notes de service stupides, qui ne sont que de la poudre aux yeux. » Ambiance.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/cocaine-disparue-cazeneuve-veut-un-audit-de-la-brigade-des-stupefiants-03-08-2014-4044831.php

Exclusif.

Cocaïne disparue : Cazeneuve veut un «audit de la brigade des stupéfiants»

Adrien Cadorel | Publié le 03.08.2014, 20h26 | Mise à jour : 20h47

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve | LP/DELPHINE GOLDSZTEJN

 

Au lendemain de l’arrestation d’un brigadier de 34 ans, soupçonné d’être à l’origine du vol des 52 kilos de cocaïne dérobés dans l’enceinte du 36 Quai des Orfèvres, le ministre de l’Intérieur souhaite mener une réflexion sur le fonctionnement de la brigade des stupéfiants.

Dans une interview à paraître lundi matin dans nos colonnes, Bernard Cazeneuve déclare qu’il a demandé à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) de « mener un audit rigoureux et approfondi » de la brigade des stupéfiants. « Au delà des accès, je souhaite que les méthodes, les procédures, les pratiques professionnelles soient passées au crible », ajoute le locataire de la place Beauvau.

Un suspect qui nie les faits

Arrêté samedi midi dans la périphérie de Perpignan (Aude), Jonathan G. nie toujours les accusations devant les enquêteurs de l’IGPN qui poursuivaient les auditions dimanche soir à Paris.

Sa garde à vue pourrait être prolongée jusqu’à mardi matin, alors que les policiers recherchent toujours la cocaïne disparue, et travaillent dans le même temps à l’identification de présumés complices.

Alors que nombre de policiers du « 36 » font état de leur « écœurement » face à l’implication présumé de leur collègue, qui fait jette un « climat de suspicion » sur l’ensemble de le police judiciaire parisienne, le ministre de l’Intérieur tient à apaiser les esprits des fonctionnaires. « Je tiens à dire ma confiance en tous ceux qui, partout en France, souvent au péril de leur vie, travaillent avec courage », déclare t-il, avant de conclure : « Et j’ai la même confiance dans le jugement de nos concitoyens qui savent faire la part des choses ».



Damien Camélio, « prisonnier anarchiste », lit et écrit

Et il écoute aussi la radio.

Tout comme « Contra Info », site de « contre-information » d’un collectif disant s’inscrire « dans le mouvement anarchiste/anti-autoritaire/libertaire le plus large », qui a supporté les premières communications du GADI, Groupe Action Directe International, d’inspiration extrême-gauchiste, et le blog « Servir Le Peuple », des « Nouveaux Partisans », le « Blog du réseau des Antifascistes Anarchistes Autonomes situés en Aveyron » fait partie des sites qui relaient les revendications et écrits de ce nouveau groupuscule et de son seul membre connu, Damien Camélio.

Sitôt après la condamnation de ce dernier en comparution immédiate à Tarbes le 17 février 2014 y étaient postés les articles suivants :

 

http://aaa12.noblogs.org/post/2014/02/18/un-membre-du-gadi-inculpe/

Un membre du GADI inculpé

 

La nouvelle est tombée aujourd’hui, nous la découvrons à travers un article de la presse bourgeoise[1]. Un membre du GADI a été arrêté et condamné à 2 ans de prison ferme pour les attaques de Tarbes[2] et de Pau[3]. Il s’agit de Damien Camelio, 31 ans. Le camarade anarchiste espagnol également mis en examen n’a pas été poursuivi.

Notre camarade.

Notre camarade.

« Je revendique ces attaques en soutien aux compagnons anarchistes emprisonnés et contre les conséquences des politiques libérales appliquées en Europe. L’ascenseur social ne fonctionne pas. Le capitalisme, ce système féodal dans lequel la vie entière d’un individu est déterminée à la naissance, il est là le vrai terrorisme, quand des familles sont jetées à la rue, quand des parents ne peuvent plus nourrir leurs enfants, quand la dignité humaine est piétinée. Regardez votre terrorisme dans les yeux avant de juger le mien.[...]

J’attaque des symboles et vous répondez de façon violente en ordonnant mon incarcération. Je ne suis pas innocent, au propre comme au figuré. Ni coupable tant que vous ne reconnaîtrez pas la culpabilité des vrais oppresseurs terroristes. je ne suis pas non plus une victime. Je suis juste un militant anarchiste entré en résistance. »

Solidarité totale et inconditionnelle avec ceux qui attaquent ce monde de merde !
Vive le feu !

[1] http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/18/1820564-tarbes-deux-ans-de-prison-pour-le-terroriste-du-gadi.html

[2] http://aaa12.noblogs.org/post/2014/02/04/476/

[3] http://aaa12.noblogs.org/post/2014/02/08/pau-attaques-incendiaires/

 

http://servirlepeuple.over-blog.com/article-damien-camelio-du-gadi-condamne-a-2-ans-ferme-a-tarbes-122626523.html

Mercredi 19 février 2014

 

Ces deux derniers mois, nous n’avons hélas – et nous le confessons – pas pris le temps de relayer les informations sur les actions du GADI (Groupe d’Action directe internationale) menées en Béarn et Bigorre occitane (nous pouvions d’ailleurs leur/lui reprocher, mais c’est un péché mineur, d’avoir situé dans leurs/ses communiqués ces actions en « France », et non dans l’État français).

Nous nous en excusons mais bon, l’information factuelle était dans tous les cas très présente sur la Toile (radicale comme bourgeoise) et cela vaut de toute manière mieux que d’en parler uniquement pour critiquer, comme l’on fait certains pseudo- »maoïstes » qui préfèrent, à l’autonomie populaire-révolutionnaire qualifiée d’ »ultra-gauche », l’union sacrée « antifasciste » (anti-Dieudonné) avec Pierre-Manuel LaValls…

À présent la triste nouvelle est tombée : le GADI a été démantelé et son soit leader, soit unique membre a été condamné à deux ans de prison ferme, en comparution immédiate, par la justice d’occupation franchimane à Tarbes (Bigòrra). Les uniques considérations qui nous viennent sont :

- Le respect et l’admiration pour la droiture et la fierté de ce camarade révolutionnaire face à la justice bourgeoise ; pour sa revendication sans contorsions intellectuelles de son combat contre la fascisation ambiante dans l’État français comme en l’État espagnol (où il est désormais pratiquement interdit de manifester, comme aux femmes d’avorter d’ailleurs, bref le franquisme est quasiment rétabli).

- Le caractère proportionné de ses actions, adéquat au niveau actuel de la dialectique oppression-résistance : ni « Armée des Clowns » et autres fanfares contestataires grotesques au regard de la violence quotidienne que le capitalisme et la fascisation infligent aux masses ; ni aventurisme irresponsable et (à l’arrivée) contre-productif. Chose que la justice « républicaine » du Capital a elle-même été « condamnée » à reconnaître en correctionnalisant l’affaire et en infligeant finalement une peine (relativement) modérée. Cela mérite d’être souligné, car il se trouvera certainement des blaireaux (fascistes ou gauchistes de salon, ce qui revient au même) pour ironiser sur la relative « clémence » du verdict : les révolutionnaires sont prêt-e-s à affronter et ne se dérobent pas face à la répression ; ils/elles ont conscience que la classe dominante ne les laissera pas tranquillement la chasser du pouvoir ; mais ils/elles ne cherchent pas non plus un martyre qui, dans une guerre de classe (encore pour le moment) de relativement basse intensité, les exclurait à vie de la lutte révolutionnaire sans pour autant (bien au contraire) soulever une quelconque mobilisation dans les masses.

Voici l’article publié sur le site des Antifascistes Anarchistes Autonome (AAA), qui ont relaté les actions du GADI depuis le début :

La nouvelle est tombée aujourd’hui, nous la découvrons à travers un article de la presse bourgeoise[1]. Un membre du GADI a été arrêté et condamné à 2 ans de prison ferme pour les attaques de Tarbes[2] et de Pau[3]. Il s’agit de Damien Camelio, 31 ans. Le camarade anarchiste espagnol également mis en examen n’a pas été poursuivi.

Notre camarade

« Je revendique ces attaques en soutien aux compagnons anarchistes emprisonnés et contre les conséquences des politiques libérales appliquées en Europe. L’ascenseur social ne fonctionne pas. Le capitalisme, ce système féodal dans lequel la vie entière d’un individu est déterminée à la naissance, il est là le vrai terrorisme, quand des familles sont jetées à la rue, quand des parents ne peuvent plus nourrir leurs enfants, quand la dignité humaine est piétinée. Regardez votre terrorisme dans les yeux avant de juger le mien.[...]

J’attaque des symboles et vous répondez de façon violente en ordonnant mon incarcération. Je ne suis pas innocent, au propre comme au figuré. Ni coupable tant que vous ne reconnaîtrez pas la culpabilité des vrais oppresseurs terroristes. je ne suis pas non plus une victime. Je suis juste un militant anarchiste entré en résistance.»

Solidarité totale et inconditionnelle avec ceux qui attaquent ce monde de merde !
Vive le feu !

[1] http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/18/1820564-tarbes-deux-ans-de-prison-pour-le-terroriste-du-gadi.html

[2] http://aaa12.noblogs.org/post/2014/02/04/476/

[3] http://aaa12.noblogs.org/post/2014/02/08/pau-attaques-incendiaires/

 

Solidaritat ! Solidarité !

 

http://aaa12.noblogs.org/post/2014/02/21/adresse-postale-de-damien-camelio/

Adresse postale de Damien Camelio

 

Si vous désirez écrire à Damien Camelio, incarcéré dans l’affaire du GADI[1], voici son adresse postale complète:

Maison d’Arrêt de PAU
Damien CAMELIO – Ecrou 25622
14 Bis Rue VIARD
BP 1616
64 037 PAU CEDEX

N’oubliez pas que le courrier est lu.

Autre option: la radio associative Radio Pau D’ousse organise une émission tous les jeudis de 18h00 à 20h00 intitulée Passe Muraille qui permet de transmettre des messages aux détenus. Vous pouvez contacter cette radio au 05 59 80 00 09 au cours de cette plage horaire pour transmettre votre message en espérant que Damien écoute cette émission.
Même chose avec Radio Libertaire, avec l’émission “ras les murs” tous les mercredi de 20h30 à 22h30.

Solidarité !

[1] http://aaa12.noblogs.org/post/2014/02/18/un-membre-du-gadi-inculpe/

 

http://fr.contrainfo.espiv.net/2014/02/23/france-adresse-postale-de-damien-camelio/

France : Adresse postale de Damien Camelio

 

Damien Camélio,

Si vous désirez écrire à Damien Camelio, incarcéré dans l’affaire du GADI, voici son adresse postale complète:

Maison d’Arrêt de PAU
Damien CAMELIO – Ecrou 25622
14 Bis Rue VIARD
BP 1616
64 037 PAU CEDEX
France

N’oubliez pas que le courrier est lu.

Autre option: la radio associative Radio Pau D’ousse organise une émission tous les jeudis de 18h00 à 20h00 intitulée Passe Muraille qui permet de transmettre des messages aux détenus. Vous pouvez contacter cette radio au 05 59 80 00 09 au cours de cette plage horaire pour transmettre votre message en espérant que Damien écoute cette émission.
Même chose avec Radio Libertaire, avec l’émission “ras les murs” tous les mercredi de 20h30 à 22h30.

Solidarité !

Source : Antifascistes Anarchistes Autonomes

1 comment to France : Adresse postale de Damien Camelio
Occitània internacionalista
  • Damien Camelio a été transféré au Centre de détention de Mont de Marsan

    Sa nouvelle adresse :
    DAMIEN CAMELIO
    n°5057
    Centre de détention de Mont de Marsan
    Chemin de Pémégnan
    BP 90629
    40000 MONT DE MARSAN CEDEX
    (France)

    Il va bien, a arrêté sa grève de la faim le 17 avril après 15 jours de grève (abcnancy.herbesfolles.org/?p=515).

 

Voici la liste des communiqués publiés sur ce site de « contre-information » sous le tag « GADI » :

http://fr.contrainfo.espiv.net/tag/gadi/

Si vous désirez écrire à Damien Camelio, incarcéré dans l’affaire du GADI, voici son adresse postale complète:

Maison d’Arrêt de PAU Damien CAMELIO – Ecrou 25622 14 Bis Rue VIARD BP 1616 64 037 PAU CEDEX France

N’oubliez pas que le courrier est lu.

Autre option: la radio associative Radio Pau D’ousse organise une émission [...]

Le 26 janvier dernier, les fascistes organisateurs de la manifestation «jour de colère» ont réuni nombreux de leurs militants sur Paris.

Ils ont défilés avec des slogans clairement antisémites et des saluts nazis. Des groupes néo nazis (tel que les jeunesses pétainistes) étaient aux cotés des responsables politiques du Front National ainsi que de nombreux [...]

Le GADI (groupe action directe international) revendique l’attaque incendiaire sur l’Église de la Science Chrétienne, à Pau (64000, France / dans les premières heures du 8 Février 2014) qui sert de base d’arrière-garde pour les fascistes du Front National. Du début des années 1990 à aujourd’hui, près d’une centaine de personnes ont été assassinés par [...]

Bâtiment de l’Armée Française

Prison de Tarbes

Nous revendiquons l’attaque incendiaire contre un bâtiment de l’armée française (35 RAP Tarbes, France) du 27 décembre 2013.

Nous revendiquons aussi l’attaque incendiaire contre la prison (Tarbes, france) du 25 décembre 2013.

Les deux attaques en solidarité et à l’appel international des [...]

 

 

Au passage, on relève aussi sur le blog des « Antifascistes Anarchistes Autonomes » de l’Aveyron l’article suivant, sans aucun rapport avec les luttes revendiquées par ses auteurs :

http://aaa12.noblogs.org/post/2014/04/07/science-happening-anti-homeopathie/

Les « militants » en question en perdent d’un coup d’un seul toute crédibilité, ils sont à l’évidence manipulés par les plus fervents partisans du système qu’ils prétendent combattre.

 

Ceci étant dit, que l’on y adhère ou non, les discours de Damien Camélio valent le détour, ils permettent de le cerner.

Egalement, ses propos sur la prison et ses conditions de détention ne sont pas inintéressants.

On en retient principalement deux choses :

1°/ la camisole chimique, toujours destructrice, proposée à tous les détenus et vivement recommandée pour l’obtention de remises de peines, mais qui ne leur est cependant pas imposée de force, sans leur consentement, comme dans le cadre d’une hospitalisation psychiatrique sous contrainte;

2°/ le très faible pourcentage de violeurs parmi les prisonniers concernés par ces mesures.

En hôpital psychiatrique également, ceux-ci ne constituent qu’une infime partie des personnes privées de leur liberté. Ce sont leurs victimes qui, de gré ou de force, fournissent toujours l’essentiel des « clients » pour les prescriptions de psychotropes en surnombre et à hautes doses, les auteurs des crimes qu’elles ont subis n’étant bien évidemment pas plus inquiétés que poursuivis.

Cela signifie que les autorités judiciaires françaises reconnaissent le viol comme un moyen de domination ou d’aliénation, un acte terroriste parfaitement légitime.

Voici les lettres que Damien Camélio a fait publier par ses amis depuis son incarcération, et l’essentiel de leurs appels à le soutenir :

 

http://www.abcnancy.herbesfolles.org/?p=515

Communiqué de Damien Camélio en gréve de la faim – 04/04/2014

Posted on avril 21st, 2014

 

J’ai pris la décision de me mettre en grève de la faim totale.

Mes revendications sont des revendications anti-carcérales, libertaires et politiques.

Bien que je ne souhaite pas faire de hierarchie entre les prisonniers, il me semble logique d’exiger de prime abord la liberation et l’assouplissement carcérale de ceux qui sont séquestrés pour s’être courageusement battus pour la liberté de tous.

Avant de commencer, je tiens à rappeler au gov « socialiste » français que l’une des premières mesures de M. Mitterrand, dont vous revendiquez tous la filiation idéologique, fut amnistie des prisonniers des divers organes de lutte sociale tel que Action Directe, ETA, FLNC, ALP, … Répondre à mes revendications que la situation politique était différente à l’époque est complètement hors de propos. En tant que parti socialiste, vous ne pouvez nier la pression sociale qui s’opère sur les plus démunis, vous ne pouvez nier que jamais le capitalisme ne fut si agressif, le néo-colonialisme plus global ni plus vicieux et la dégénérescence fascisante de la société si présente.

La vérité, c’est que la situation politique et sociale est encore plus inquiétante de nos jours.

Ainsi, si la question de la légitimité du mode de lutte employé par ces militants n’a pas empêché M. Mitterrand de prononcer une amnestie à l’époque, répondre à mes revendications que la situation a changé, c’est admettre que les manœuvres politiciennes ont depuis longtemps pris le pas sur la réalité politique et sociale et que l’utilisation du mot socialisme est une usurpation de votre parti.
Cette usurpation vide de ce mot de toute l’idéologie humaniste qu’il représente, provocant son rejet par la population que vous poussez dans les tentacules du fascisme.

A l’instar de Durruti, j’affirme qu’il y a que deux voies possibles à la chute du capitalisme: la voie Révolutionnaire, donc socialiste, et la voie fasciste. En discréditant le mot socialisme, vous grossissez les rangs des fascistes.

Ce ne sont pas les dernières élections municipales qui me donneront tord !

Voici donc mes revendications, votre réponse tiendra pour preuve à nombre de militants du reste de socialisme qui coule encore dans vos veines.

Tout d’abord pour Noelia Cotelo Riveiro, jeune prisonnière galicienne de 26 ans en lutte et militante anarchiste séquestré par l’état espagnol, je demande au gouvernement français de faire pression sur son voisin espagnol afin que cesse la répression qu’elle subit et que lui soit accordé, sinon sa liberté, au moins un assouplissement de régime carcérale.

Je demande aussi que les revendications pour lesquelles elle risque actuellement sa vie par une gréve de la faim totale et infinie soient reconnus et soutenus.
Par cet acte désespéré, Noah ne demande que justice et dignité pour l’ensemble des prisonniers espagnols.

Se revendications sont:

La fin des tortures en prison, la fin du régime FIES, la libération des prisonniers malades, et les peines incompressibles maximales ramenés à 20 ans pour abolir les peines de perpétuité incompressibles.

Noelia est incarcérée depuis l’agede 19 ans elle a été torturé et abusé sexuellement par ses geôliers. En régime FIES, elle a subit et subit encore une répression physique et psychologique inimaginable.

Loin de s’apitoyer sur son sort, elle trouve encore la force inébranlable de lutte pour toutes les victimes de la répression espagnole.

Comment le gouvernement socialiste du pays des droits de l’homme pourrait-il dénigrer la détresse et le courage politique d’une de ses concitoyenne européenne ?

Pour Monica Caballero et Francisco Solar, je demande que la france fasse pression afin d’obtenir, sinon leur libération, au moins l’assouplissement de leur régime carcéral. Je demande aussi que cesse la manipulation médiatique que l’espagne utilise afin de justifier ses manipulations judiciaires.

Pour Ibon Fernandez Inadi, je demande au gouvernement français d’accorder une suspension de peine pour raison médicale. Ibon, prisonnier politique Basque, actuellement incarcéré à la centrale de Lanemezan, est gravement malade et une première commission médicale a jugé son état de santé incompatible avec la détention.

Un tribunal d’application des peines devant statues sur sa requête, je demande à la justice française compassion et… Justice!

Dans la même optique, je demande que la revendication de l’Eppk de rapatriement des presos Basques de plus de 70 ans et des presos gravement malades à la prison de Zaballa soit SÉRIEUSEMENT prise en considération.

Pour les prisonniers politiques corses, je demande que le rapprochement à Fresne et le rapatriement soit enfin envisagé.

Par délà les revendications particulières, je demande pour l’ensemble des prisonnier-e-s la fin de la dispersion et des conditions de détention dignes et hygiéniques.Je reprend donc tout simplement les revendications défendus par Noelia (FIES=DHS).

Je ne demande rien pour moi, sinon qu’une solution juridique me permette d’être transférée près de la femme que j’aime afin d’accomplir me peine à ses côtés.
Je demande donc mon transfert à Albolote en espagne, C.P. dans lequel est incarcéré Noelia.

Finalement je ne demande rien de plus aux socialistes français que de prouver qu’ils n’ont pas complétement oublié la signification du mot socialisme.

Damien Camélio, n°25622, MA de Pau, 14 bis rue Viard, 64000 Pau

Posted in Lettres et Communiqués

 

http://rebellyon.info/Nouvelles-lettres-de-Damien-Camelio.html

Nouvelles lettres de Damien Camélio, anarchiste emprisonné

Publié le 23 mai 2014 | Mise à jour le 3 juin

A sa demande, nous publions ces nouvelles lettres de Damien reçues au mois de mai.
Cela devient très compliqué pour lui par rapport à « la torture blanche » qu’il subit : coupure d’électricité quand il lit ou écrit, interphone allumé H24, lumière dès qu’il dort, coups sur la porte quand il arrive à dormir malgré la lumière…

Le 11/05/2014

Salut à tous et à toutes,

Merci de ne pas m’avoir fait le même reproche que certainEs : celui d’avoir, lors de ma grève de la faim, fait des concessions à l’État et le gouvernement français dans le seul but de venir en aide à ma chérie.
Ici, je ne peux pas poser du C4 ou partir avec mon AK organiser une évasion…ça je le faisais à l’extérieur…
Alors, pour préciser, Noelia s’est encore faite agressée par les surveillants et elle passe encore en jugement le 21 mai pour s’être défendue.
Ces … l’ont envoyé dans le quartier d’isolement des hommes, sans télé, sans affaires. Noelia a déjà subit des abus sexuels en 2012 par un surveillant. Ce coup-ci je l’annonce à l’avance, le prochain qui lui fait subir ça…

Cette lettre est lue par les services de renseignements et j’en ai rien à foutre. En sortant de ce trou pourri, je repartirai en clandestinité pour libérer tous les nôtres Anarchistes.
« porque el dever de todo Anarquista es : combatir al Estado y al capital de todas las formas posibles ; liberar a las camaradas de las garras del Estado cuando son detenidos, y vengar la memoria de los camaradas torturados o asesrnados par el Estado » (Noelia le 27/04/2014).

Le CP dans lequel je suis est le CP le plus sécurisé de France, c’est de la putain de haute sécurité et je suis classé DPS (détenu particulièrement surveillé) par risque d’évasion.
Ils viennent constamment mater en cellule, la nuit aussi. Impossible de dormir plus d’une heure d’affilée. Une bonne partie de mon courrier est bloqué : la dernière lettre de Francisco Solar a mis 2 mois avant d’arriver ; Monica Caballero bloquée, Noelia bloquée, Marina (Felury) bloquée, Christine Ribailly (Rennes) bloquée, et bien d’autres encore…
Bien sur, j’ai la permission de rien : ni sport, ni les cours (même par correspondance, refus de Paris), une heure de promenade dans une cour minuscule et, évidemment, histoire que je sois complètement dépendant de l’extérieur, pas de travail.

A la fin de ma grève de la faim (15 jours), j’avais perdu 10 kilos et je pissais du sang, j’ai failli perdre un rein parce que les 5 derniers jours, je ne buvais plus d’eau. Mon hospitalisation a été repoussée puis abandonnée encore une fois pour risque d’évasion.
Mon transfert s’est décidé dans l’heure, en urgence, toujours à cause du risque d’évasion, et ce sont les plus hauts gradés de la MA de Pau qui l’on fait : voitures blindés avec sirène à balle, blocage de la circulation, gilets par balles (pour eux, pas pour moi), armes de guerres ; moi j’étais encadré, menotté, entravé…
Malgré leur putain de démonstration de force, ce fut un plaisir d’apercevoir leurs regards apeurés dans leur putain de cercueil roulant. Ils ont profité de mon transfert pour me voler des affaires : vêtements, papiers, articles de presse, revues, courriers… Et jusqu’aux photos de Noelia que j’avais !!

Ce qui ne m’a pas été volé m’a été retiré pour « apologie du terrorisme ».
Les lettres de mes avocats bien que confidentielles sont ouvertes…
Ma sœur a été mise sous surveillance par la DCRI, elle ne l’a pas supporté et elle a fait une fausse couche.
Je considère la mort de mon futur neveu comme un assassinat d’État ! Et je réclame vengeance !

Au moment où je vous écris, il y a 2 avions de chasse qui tournent dans le ciel, zone aérienne protégée par une base militaire…
Comprenez que dans ces conditions je ne peux rien faire par moi-même…
La spécialité ici, c’est la camisole chimique, les psychotropes sont distribués à tour de bras.
Étant donné que je les refuse, ils me font du chantage aux RPS :
« Si tu as un suivi psychiatrique (comprenez si tu te gaves de cachets), tu obtiendras des remises de peines ».
Ce à quoi j’ai répondu :
« Allez vous faire … vous et vos RPS.
La liberté ne se mendie pas, elle se prend !
La liberté ne s’achète pas !
La liberté ne souffre d’aucune condition ! »
« La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou la négation de ma propre liberté, en est au contraire l’indispensable condition ».
« Appliquez donc cette citation de Bakounine à vous-même tas de cons !
Les grâces sont pour les curés !
Les remises de peines pour les lâches et les traîtres !
Je les refuse en bloc et je vous emmerde ! »

Il faut avoir été DPS (ou FIES en Espagne) dans leurs putains de centres d’exterminations fascistes pour comprendre ce que l’on vit ici.
Comme il suffit d’avoir vécu la torture pour arrêter d’en parler.
Dans mon aile, il y a un de mes compagnons en lutte qui a dû par deux fois se couper le doigt avec un couteau qui coupe autant qu’une cuillère pour prouver sa détermination afin d’obtenir un parloir avec sa femme.
Qui osera me dire que ce « droit commun » n’est pas lui aussi un preso politique ?
Il est actuellement amputé d’un doigt car la 2ème fois ils ne lui ont pas recollé avec une broche.
Et son parloir, il ne l’a toujours pas !

Nous sommes tous des putains de presos politiques pour la simple et bonne raison que sans ce putain de capitalisme, sans ces putains d’États de merde qui ne sont là que pour assurer la protection de la classe dominante, aucun d’entre nous ne serait séquestré ici.
99% des presos le sont par nécessité économique. Et à notre revendication de détruire les prisons, on nous répondra encore et encore : oui mais les 1% restant, les violeurs ?
Toujours la même justification à la con pour maintenir ce système de merde en place.
Surtout quand on sait que les plus gros violeurs sont tranquilles en liberté pour être nos représentants politiques, nos chefs d’entreprises, et violent en toute impunité les femmes, les enfants et tous ceux qu’ils ne peuvent pas acheter.

L’État lui-même viole les presos ici-même, dans les murs de la prison. Ces mêmes États qui trouvent la justification de ces mêmes prisons dans la protection contre les viol, les utilise pour assouvir les bas instincts des putains de fachos qui nous séquestrent.

Elle est là réalité des MA, des CP, des centrales et de tous leurs centres de tortures à la con.

Parlez nous de sécurité et nous vous parlerons d’oppression !
Ser Anarquista, no se proba con palabras, se proba par el hecho !

Damien Camélio et Noelia Cotelo Riveira
(je signe aussi de la part de Noelia sur sa demande)


14 mai 2014

Ci-git la dignité humaine, tombée sous le feu de la raison d’État.

Tout ce que nous dénonçons à l’extérieur est ici multiplié par 100, par 1000, la prison agit comme un laboratoire pour que le capitalisme expérimente ce qu’il appliquera demain de lautre côté de nos murs.
Et d’autant plus dans ces CP dernières générations privatisées.
Ici, l’entreprise privé vend à l’État, elle vend la mort, la torture, les souffrances ; elle vend les suicides, elle vend l’extermination ; elle vend tous ces produits dont nous sommes nous-mêmes les matières premières.
Il faut venir ici pour comprendre pourquoi nous les appelons « centres d’extermination fascistes », il faut avoir vécu et senti la détresse de toute cette population carcérale qui sont les produits numérotés d’une vaste chaîne de dé-montage.
Le taylorisme appliqué à la matière humaine…
La rentabilisation du sang des insoumisES…
Les détenus sont incités à prendre encore et toujours plus de psychotropes afin de rendre la matière humaine malléable.
Il y aune règle tacite : plus tu prends de cachets, plus tu as de réductions de peine.
Et peu importe si ces mêmes cachets provoquent autant de décès :
5 morts ces 2 derniers mois dans mon CP, 5 morts sur 800 détenus (en fait on est 560 mais j’ai déjà envoyé un exemplaire avec le chiffre 800) d’une moyenne d’âge approximative de 27 ans !!!!
Dont un mort aujourd’hui même.
3 tentatives de suicide ces deux dernières semaines dont un tiers dans mon aile.
J’ai pu constater de mes yeux l’état dans lequel mon compagnon est revenu de l’UCSA (service hospitalier de la prison). Il était encore plus mal qu’à l’aller ! Un vrai zombie !
Et je ne suis pas certain que sans le réconfort que nous avons essayé de lui apporter, ce jeune (vingtaine d’années) aurait passer la nuit suivante…
Le seul soutien psychologique que lui ai apporté l’UCSA, c’est une piqure d’aldol dans la cul (un psychotrope hyper puissant). Sans même à chercher à comprendre ses souffrances, une piqure !
Comme on pique aux hormones ou aux antibiotiques un bœuf d’élevage industriel avant de l’envoyer à l’abattoir afin de s’assurer la rentabilité maximale avec un moindre coût…
Une piqure et tu repars dans le circuit industriel de la viande humaine.
Et les voilà leurs CP haute sécurité dernière génération dont tous les gouvernements nous vantent les mérites de modernisme, de salubrité et de sécurité.
Il y a devant l’UCSA une plaque commémorative de l’inauguration du CP par Rachida DATI en 2008.
Je trouve l’endroit très bien choisi pour y dresser cette plaque mortuaire. Seul le message est inadéquat, il devrait être :
« Ci-git la dignité humaine tombée sous le feu de la raison d’État ».
Il est grand temps de les détruire ces putains de prisons !
Nous, Anarchistes, nous nous faisons un devoir de prouver par l’exemple que l’insoumission et la dignité reste possible ici-même. Et l’exemple est communicatif, il est contagieux.
C’est notre devoir de combattantEs séquestréEs de rendre honneur et fierté à ces femmes et ces hommes oppresséEs.
Le votre à l’extérieur est de prouver que rien n’est perdu, qu’abattre les murs des centres de torture des États est encore chose possible.
Et tous les moyens seront bons !

Damien Camélio
Cosigné avec Noelia Cotelo Riveiro

P.-S.

Pour écrire à Damien :

DAMIEN CAMELIO
n°5057
Centre de détention de Mont de Marsan
Chemin de Pémégnan
BP 90629
40000 MONT DE MARSAN CEDEX
(France)

 

http://servirlepeuple.over-blog.com/article-des-nouvelles-des-prisonniers-revolutionnaires-123884098.html

Jeudi 12 juin 2014

 

Damien Camelio, anarchiste occitan du Groupe d’Action Directe Internationale (GADI) condamné à deux ans de prison ferme pour des attaques incendiaires contre une secte chrétienne servant de base arrière au Front National, une prison et un bâtiment militaire (communiqué reçu par le formulaire de contact) :

1Damien-Camelio

C’est en solidarité avec Damien CAMELIO, prisonnier anarchiste, que nous dénonçons publiquement les difficiles conditions de détention ainsi que le traitement dégradant qu’il subit au centre pénitentiaire de Mont de Marsan (40).

Si les publications légales auxquelles Damien CAMELIO est abonné lui sont délibérément retenues plusieurs semaines avant de lui parvenir, celui-ci s’est également vu notifier par la direction de l’administration pénitentiaire un « refus pour entrées incessantes de livres » au motif qu’il n’a « pas à faire entrer des livres en quantité et à les remettre à [ses] codétenus une fois lus ».

Toutes ses demandes pour accéder aux salles de sport, réaliser des études ou de régime ouvert n’ont pas été étudiées ; Damien CAMELIO est le seul prisonnier politique de son bâtiment, cet isolement rend ses conditions de détention plus que difficiles.

Au mois de mai, après que l’administration pénitentiaire ait « ouvert par erreur » un courrier confidentiel d’un avocat, s’en sont suivis 6 nuits consécutives de privation de sommeil : flash de lumières, alarme en cellule, bruits incessants.
Dans son rapport du 19 avril 2012, le Comité européen de Prévention de la Torture (CPT) a dénoncé la pratique consistant à contrôler certains détenus en les réveillant plusieurs fois par nuit étant donné les « conséquences néfastes pour la santé des détenus ».

Dans le même sens, par une ordonnance du 18 avril 2014, le juge des référés du Tribunal administratif de Limoges a ordonné la suspension du régime de surveillance nocturne qui était imposé depuis le mois de juin 2013 à un détenu ayant le statut de « détenu particulièrement signalé » (DPS). Il a relevé que les contrôles nocturnes appliqués à l’intéressé, qui perturbent son sommeil et ont un impact sur sa santé, portent une atteinte grave et immédiate à sa situation. Il rappelle par ailleurs que l’inscription sur le répertoire des DPS ne saurait automatiquement entraîner l’application d’un tel régime de surveillance (Source OIP).

Le centre pénitentiaire de Mont de Marsan, inauguré en novembre 2008, fait partie de ces nouvelles prisons où les surenchères technologiques et sécuritaires déshumanisantes conditionnent le détenu en simple objet, engendrent de la violence et génèrent des drames humains. Dans sa dernière lettre, Damien CAMELIO le souligne tout particulièrement : «Les ailes probatoires sont réputées pour être les pires. Tout le monde veut se barrer de ces ailes, les gars préfèrent même l’isolement. Tous les morts ou presque, sont morts dans nos ailes. Un gamin de 19 ans est mort ici il y a peu, c’est le 5ème en deux mois. J’ai vu un mec s’arracher les veines parce qu’il n’a pas supporté le traitement qu’il a subit. Il y a un autre mec qui s’est coupé le doigt avec un couteau, il a fini de se l’arracher avec les dents pour l’envoyer au procureur pour qu’il bouge d’ici».

Pour soutenir Damien, vous pouvez lui écrire :
Damien CAMELIO
n° 5057
Centre de détention de Mont de Marsan
Chemin de Pémégnan
BP 90629
40006 MONT DE MARSAN CEDEX

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C’est donc manifestement par un régime carcéral digne de Guantánamo que la République vallsienne tente de briser cet « anarchiste entré en résistance ».

N’oublions pas non plus le camarade indépendantiste de gauche breton Enguerrand Delanous, au cachot pour soi-disant « confection d’engins incendiaires » et « jets de pierres sur les forces de l’ordre » lors de la manifestation du 22 février contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (cliquer sur l’image pour la page de son Comité de Soutien).

1enguerrand naoned

On peut suivre aussi les communiqués de soutien et l’actualité le concernant ici : http://nantes.indymedia.org/groups/comité-de-soutien-à-enguerrand

Vous pouvez également lui écrire à :

Delanous Enguerrand
Écrou 59694
Rue de la Mainguais
BP 71636
44316 Nantes CEDEX 3

L’idéologie républicaine-bourgeoise francouille est un SYSTÈME TOTAL qui dans la crise générale du capitalisme et face à la contestation grandissante tombe de plus en plus ouvertement le masque « démocratique », conduisant au FASCISME ; les scores de plus en plus impressionnants du Front National sont un SYMPTÔME, un des symptômes de cela et non sa « cause ». C’est l’idéologie républicaine-bourgeoise BBR qu’il faut dénoncer, combattre et détruire avec l’appareil politico-militaire qui la porte avant que demain sa dictature ne s’exerce de manière ouvertement fasciste, avec Marine Le Pen ou qui que ce soit d’autre au pouvoir ; et non, comme le prétendent de pseudo- »maoïstes », défendre sa version « républicaine » contre la version ouvertement fasciste.

Cette accumulation des emprisonnements fermes de militant-e-s par la justice « républicaine » est peut-être, pour ces « mao »-vallsistes, une « juste réponse » des Lumières-bourgeoises-à-défendre contre la « décomposition petite-bourgeoise d’ultra-gauche » ; mais en réalité, comme dans un tout autre registre le parcours intellectuel d’un Alain Finkielkraut aboutissant… à l’Académie française, elle révèle l’abandon croissant du masque « républicain-démocratique-droit-de-l’hommiste » par la dictature du Capital BBR et son idéologie française ; elle révèle le pourrissement réactionnaire de l’ordre bourgeois qui, achevé, pourra alors être nommé fascisme ; elle le révèle même de manière beaucoup plus significative que la montée du FN ou le succès des « Manifs pour tous » homophobes, autrement dit des gens qui ont toujours été des ultra-réactionnaires et des fachos. C’est cela, ce « retour de l’autorité », de « l’ordre et du travail » autrement dit la dictature « sans complexes » de l’ordre bourgeois sur les « masses dangereuses » que veut (que l’on a fait vouloir à) l’électorat FN ; le reste (sortir de l’Union européenne, revenir au franc, instaurer un certain protectionnisme commercial, sortir de l’OTAN et se rapprocher de la Russie, soutenir plutôt Poutine ou plutôt les nationalistes ukrainiens, plutôt Israël l’ »avant-poste de l’Occident » ou plutôt Bachar el-Assad l’anti- »Nouvel Ordre mondial ») il s’en fout un peu dans le fond, ce sont des préoccupations de cénacles intellectuels.

Ce ne sont pas les fascistes qui instaurent le fascisme, mais le ralliement des « démocrates » et des « républicains » bourgeois à leurs positions. C’est ce qui est en train de se produire à grands pas.

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article141713

Liberté pour Damien Camelio
vendredi 20 juin 2014 – 09h14

vu sur AntifascitesAnarchitesAutonomes

Notre Camarade Damien CAMELIO a besoin de nous ! Les matons lui font croire qu’il n’a aucun soutien à l’extérieur. Il sait que c’est faux, mais entre quatres murs, tout est plus dur. la suite à lire sur http://anarsixtrois.unblog.fr/2014/…

 

http://anarsixtrois.unblog.fr/2014/06/19/liberte-pour-damien-camelio/

vu sur AntifascitesAnarchitesAutonomes

Notre Camarade Damien CAMELIO a besoin de nous !
Les matons lui font croire qu’il n’a aucun soutien à l’extérieur. Il sait que c’est faux, mais entre quatres murs, tout est plus dur.

Les demandes qu’il fait continuent de lui être refusées (sport, étude etc).
Le Centre Pénitentiaire de Mont de Marsan bloque son compte bancaire. Il ne peut ni fumer, ni écouter la radio (briquet et télécommande volatilisés).
Les demandes de permis de visites sont rejetées pour ses ami-es. Ayant échappé de peux à un passage à tabac, il a demandé à changer de bâtiment, sa demande est restée sans réponse… DAMIEN ON NE TE LACHERA PAS !!!

Liberté pour Damien Camelio 10343487_655152734570706_7436921948124376249_n

 

http://aaa12.noblogs.org/post/2014/06/22/lettre-de-damien-camelio-a-la-cnt-ait/

Lettre de Damien Camelio à la CNT-AIT

 

Nous relayons ici la lettre de Damien Camelio qui nous a été envoyée par mail de la part de la CNT-AIT de Perpignan:

Camelio

13/06/2014

Salut à vous compagnon-e-s

Merci beaucoup pour le courrier et la diffusion. Bon, la prison a conservé votre lettre 3 semaines avant de la remettre. A vrai dire, je suis persuadé qu’ils ne me l’auraient jamais remise si je n’avais pas usé d’un stratagème : X m’a dit au parloir que vous m’aviez écrit, étant donné que j’ai une entière confiance en X ainsi qu’en la CNT-AIT, je savais que cette lettre était retenue (je devrais dire volée car il est complètement illégal de retenir du courrier après condamnation) par l’administration pénitentiaire. J’en ai donc parlé par téléphone avec X, me sachant écouté et la lettre m’est miraculeusement parvenue le lendemain matin, Enfin ce qu’il en reste, car comme tout mon courrier elle a subit une épuration sans que ça soit notifié ( ce qui est encore une fois et totalement illégal ).

Bon, si je commence à faire la liste de mes droits bafoués ici je n’en finirais plus, rapidement, voici quelques exemples:

- Une grande partie de mon courrier disparaît, parfois on me nargue en me montrant les lettres à la porte de la cellule sans me les remettre.

- L’accès à l’information m’est refusé (mise à part les chaînes nationales, si on peut qualifier ça d’information…).

- Je suis sous surveillance constante : l’interphone de ma cellule qui est censé servir à appeler en cas d’urgence est allumé 24 h sur 24.

- J’ai droit à des fouilles systématiques (rarement déclarées comme telles)

- J’ai subit une répression que l’on peut qualifier de torture blanche, à son apogée j’ai eu droit à 6 jours de privation de sommeil.

- La dernière chose dont je me suis rendu compte hier, j’étais étonné de ne plus recevoir d’aide financière depuis mon transfert. En fait la prison renvoie les mandats et rejette les virements.

Bon ceci est actuellement le plus gros problème : le détournement de l’argent des compas au profit de la prison est bien plus qu’ un vol, ce détournement s’inscrit dans une véritable stratégie de déstabilisation : associé à la disparition systématique d’une partie de mon courrier, la direction vient ensuite me voir pour me tenir un discours du style : « tu vois tu reçois plus rien, ils t’ont tous abandonné dehors… »

Mes soutiens étant internationaux, il m’est difficile de savoir ce qui disparaît et il est impossible à mes compas de savoir que lettres et argent ne me sont pas remis. Je voudrais rendre ceci public afin d’exprimer collectivement ma gratitude envers ceux et celles à qui je n’ai pu le faire, faute de n’avoir pas reçu leurs lettres / mandats.

Afin d’éviter le détournement de cet argent au profit de la prison (peut être bien de la direction car il faut bien que l’argent soit crédité quelque part…). Je souhaite que soit créé un compte bancaire dans le cadre d’un comité de soutien. Ce compte devra être géré par X qui est la seule personne à avoir un permis de visite et d’après les articles D422 et R57-7-33 du code de procédure pénale, l’argent que X m’envoie ne peut être refusé. De plus X à mon entière confiance. Cependant, je souhaite que des organismes reconnus tel que la CNT-AIT s’inscrivent dans cette démarche afin d’éviter toute méprise. Nous avons vu des cas de détournement avec de l’argent destiné aux compas (los 5 de barcelona), c’est pourquoi dans un souci de confiance je voudrais que la CNT appuie X dans cette démarche… A sa demande nous occultons ces quelques lignes de la lettre (CNT-AIT perpignan)…

Ami-e-s et compagnon-e-s CNTistes, je sais que vous n’êtes pas d’accord avec ce genre de mode opératoire, cependant je sais que vous êtes conscients de ce que nous organes de lutte clandestine subissons comme répression et à quel type de violence nous avons à faire face. Les petits cons du GAL (créé par l’Espagne afin de faire assassiner les Etarras) m’ont déjà tiré dessus avec une arme à feu. Avec le processus de paix relatif à ETA, la répression sanglante qu’ils subissaient est peu à peu en train de se diriger contre nous Anarchistes.

Nous sommes bien entendu pacifistes, la militarisation que nous avons initié a été une nécessite auto défensive face à des ennemis qui eux sont déjà largement armés et qui de plus profitent d’une considération bienveillante de la part des États ( dans le cas de l’État espagnol rien n’est plus à démontrer )… L’État français, lui, qui cultive une image de façade plus libérale est en fin de compte tout aussi répressif et pour le moins collaborationniste. J’ai lu attentivement tout ce que vous m’avez fait parvenir (enfin la partie qui m’a été remise)…

Je vais bien entendu écrire au comité de soutien à Enguerrand et je souhaiterais avoir son adresse exacte.

Je voudrais que vous me fassiez parvenir les adresses des 3 anarchistes de Vigo arrêtés peu avant moi ainsi que celle de Jorge Mario Gonzalès au Mexique…

Voilà, je voudrais aussi qu’un compa Cénétiste vienne me voir au parloir afin que je puisse m’exprimer.

Un énorme MERCI à vous tous, un FUERTE ABRAZO, je vous envoie toute ma force militante, tout mon amour et toutes mes espérances libertaires.

Damien

Ps :

Merci d’écrire -Prisonnier Anarchiste- sur mon adresse, l’affirmation du caractère politique d’une incarcération, c’est la reconnaissance d’une lutte.

PS2 :

Vous pouvez rendre public tout ce qui vous semble utile dans ma correspondance.

Note de la CNT-AIT de Perpignan : nous avons publié l’intégralité de la lettre reçue par notre syndicat hormis une partie à la demande de Damien et deux courts paragraphes que nous n’avons pas jugé utile de rendre public. Lettre reçue le 20 Juin2014 à Perpignan.

 

Egalement à lire :



Des « antifascistes » actifs à Tarbes et Pau

Pyros ?
 
http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/07/1812911-tarbes-gadi-revendique-deux-attaques-incendiaires.html

Tarbes. Gadi, un groupe terroriste, revendique deux attaques incendiaires

 

Publié le 07/02/2014 à 07:53, Mis à jour le 07/02/2014 à 08:03

 

Tarbes (65) – Tarbes

 

L'incendie du cercle Foch, bâtiment voisin du 35e RAP, survenu le 27 décembre dernier et photographié par ses auteurs. Comme pour la maison d'arrêt deux jours plus tôt, cet acte n'avait provoqué que des dégâts minimes./ Photo DR

L’incendie du cercle Foch, bâtiment voisin du 35e RAP, survenu le 27 décembre dernier et photographié par ses auteurs. Comme pour la maison d’arrêt deux jours plus tôt, cet acte n’avait provoqué que des dégâts minimes./ Photo DR

Des

Le Groupe action directe international a revendiqué avoir tenté d’incendier la maison d’arrêt et un bâtiment voisin du 35e RAP, fin décembre. Des revendications «prises au sérieux» par le parquet.

Entre Noël et le Premier de l’An, les deux incendies n’avaient guère attiré l’attention. Certes, deux enquêtes avaient été ouvertes, l’une concernant l’attaque incendiaire de la maison d’arrêt survenue le 25 décembre et confiée à la PJ de Pau, l’autre, deux jours plus tard, visant le bâtiment du Cirfa attenant au 35e RAP, le cercle Foch, et dont l’enquête avait été confiée à la communauté de brigades de Tarbes. Deux actes volontaires qui n’avaient fait que peu de dégâts et aucun blessé. «Cela n’a pas eu d’incidences sur le fonctionnement de la maison d’arrêt. D’autant que nous n’avions été alertés ni avant ni après cet incendie», précise-t-on à la prison. Même discours au régiment où la porte, toujours condamnée, porte les stigmates des flammes, sans «qu’aucune menace ou revendication» n’ait pu renseigner sur l’origine de cet acte.

«Venger dans le sang»

Il y avait bien cette rumeur pointant l’action de «corpuscules» d’extrême droite. Mais rien de significatif jusqu’à ce mardi et ce communiqué publié sur internet. Le Groupe action directe international (Gadi) y revendique ces deux attaques aux conséquences mesurées, «en solidarité et à l’appel international des cinq anarchistes de Barcelone (1). En solidarité aussi à tous nos frères anarchistes incarcérés dans les centres d’exterminations des états terroristes. Par ces actions, nous voulons aussi prouver aux fascistes français que la rue n’est plus à eux. Le temps où ils tuaient impunément est révolu.» Le Gadi fait ensuite référence à Clément Méric, étudiant et militant d’extrême gauche, mort en juin 2013 lors d’une rixe avec un groupe de skinheads. «Nous appelons les nôtres à venger la mort de Clément Méric dans le sang, poursuit le Gadi. Nous appelons les nôtres à s’organiser et à s’armer.» Le groupe explique ne pas avoir communiqué avant «par sécurité» et détaille même le procédé utilisé, précisant «qu’un explosif n’a pas sauté lors de l’attaque de la prison».

Un groupe inconnu

Suite à cette revendication, la procureure de la République de Tarbes, Chantal Firmigier-Michel, a expliqué que les deux enquêtes ouvertes initialement suite à ces attaques aux cocktails molotovs avaient été regroupées sous une même procédure confiée à la section de recherches de la police judiciaire de Pau, en lien avec les services antiterroristes. «Ce groupe, qui semble appartenir à la mouvance d’extrême gauche anarchique, n’était pas connu des services spécialisés, précise la procureure. Si les charges n’ont pas occasionné de dégâts, cela ne veut pour autant pas dire que telle était l’intention de leurs auteurs. Il s’agit là de revendications qu’il convient de vérifier et de prendre au sérieux.» Les enquêteurs sont notamment à la recherche de faits similaires commis dans le Grand Sud.

Depuis ces deux attaques fin décembre, aucun autre acte semblable n’a été recensé sur Tarbes.

(1) : Le 13 novembre, cinq militants anarchistes espagnols étaient arrêtés, accusés d’être les auteurs de l’attaque à la bombe contre la basilique del Pilar de Zaragoza le 02 octobre 2013. Depuis, un mouvement de solidarité internationaliste de soutien s’organise.


Le spectre d’Action directe

Qui se cache derrière Gadi ? Inconnu des services spécialisés, le Groupe action directe international s’assimile «à un groupe d’extrême gauche», selon le parquet. Il fait ressurgir le spectre du groupe armé anarcho-communiste Action directe dont les membres avaient revendiqué plus de 80 attentats ou assassinats sur le territoire français entre 1979 et 1987. Les derniers militants de l’organisation ont été arrêtés en 1987, puis jugés et condamnés. Parmi eux, l’Auscitain Jean-Marc Rouillan, condamné en 1989 puis 1994 à la réclusion criminelle à perpétuité. Il est en liberté conditionnelle depuis le 18 mai 2012. Jean-Marc Rouillan avait également contribué à la création des Groupes d’action révolutionnaires internationalistes, les Gari, très proches phonétiquement du Gadi.

Andy Barréjot

 

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/02/13/pau-deux-interpellations-apres-une-attaque-au-cocktail-molotov,1179329.php

Pau : deux interpellations après une attaque au cocktail Molotov

 
Par B.R.

 
Publié le 13/02/2014 à 10h49

Un cocktail Molotov a été lancé contre une des portes d'entrée du local de l'Eglise de la science chrétienne, à Pau.

Un cocktail Molotov a été lancé contre une des portes d’entrée du local de l’Eglise de la science chrétienne, à Pau. (B.R)

 

Dans la nuit de vendredi à samedi, un cocktail Molotov a été lancé contre une des portes d’entrée du local de l’Eglise de la science chrétienne, rue Montpensier à Pau. L’enquête, confiée à la police judiciaire paloise, a abouti à l’interpellation à Tarbes de deux personnes, actuellement en garde à vue.

L’attaque incendiaire de ce week-end a été revendiquée sur internet – photos des faits à l’appui – par le groupe action directe international (GADI) qui explique s’en être pris à l’Eglise de la science chrétienne parce que, selon lui, elle servirait « de base d’arrière-garde pour les fascistes du Front National » (sic) – le siège palois du parti frontiste est situé de l’autre côté de la rue.

Ce dont se défend fermement une membre de cette église, qui prône « un retour à la source du christianisme primitif » : « Nous ne faisons absolument pas de politique ! Nous n’avons qu’une activité religieuse ». Et de préciser : « Nous n’avons aussi aucun lien avec la scientologie ».

Dans la nuit de vendredi à samedi, cette fidèle a été réveillée vers 3h30 par la police qui lui a annoncé l’attaque du lieu de rassemblement de la rue Montpensier : « Le cocktail molotov a été lancé contre la porte, mais il n’a pas traversé la vitre et a explosé devant ». Les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus, ce qui a permis de limiter les dégâts. Une plaque de bois a été posée pour protéger l’entrée.

La police judiciaire a mené son enquête dans la plus grande discrétion, en lien avec le parquet anti-terroriste de Paris. Car l’activité du GADI, qui se revendique comme « anti-fasciste » et qui semble appartenir à une mouvance d’extrême-gauche, inquiète les pouvoirs publics : en effet, il a également revendiqué les tentatives d’incendies de la maison d’arrêt de Tarbes et d’un bâtiment voisin du 35e RAP (régiment d’artillerie parachutiste), également à Tarbes, commises fin décembre.

Les deux attaques tarbaises et celle de Pau ont depuis été regroupées dans une même enquête. Aucune information ne filtre sur les deux personnes placées en garde à vue.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentats-anarchistes-a-tarbes-et-pau-deux-hommes-en-garde-a-vue-13-02-2014-3588303.php

Attentats anarchistes à Tarbes et Pau : deux hommes en garde à vue

 

Publié le 13.02.2014

TARBES (HAUTES-PYRÉNÉES). Les militants anarchistes s'en étaient pris à des symboles comme le 35e régiment d'artillerie parachutiste.

TARBES (HAUTES-PYRÉNÉES). Les militants anarchistes s’en étaient pris à des symboles comme le 35e régiment d’artillerie parachutiste.| (Google Street View.)

 

Deux hommes ont été arrêtés et placés en garde à vue dans l’enquête sur des attaques avec des engins incendiaires commises récemment à Tarbes et Pau revendiquées par un groupe anarchiste.Les deux hommes, un Français de 31 ans et un Espagnol de 39 ans, ont été interpellés à Tarbes (Hautes-Pyrénées) dans le cadre d’une enquête dirigée par le parquet antiterroriste de Paris.

En matière antiterroriste, une garde à vue peut être prolongée jusqu’à 96 heures.

Les investigations, désormais menées par la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et la direction interrégionale de la police judiciaire de Bordeaux, avaient été lancées après deux attaques incendiaires à Tarbes en décembre.

La première, le jour de Noël, avait visé la prison de Tarbes. La seconde, deux jours plus tard, le 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP). Ces attaques, qui n’avaient fait que peu de dégâts, avaient été revendiquées début février par un groupe anarchiste, intitulé Groupe d’action directe international (Gadi).

«Venger la mort de Clément Méric dans le sang»

Publié sur le site «Contra info», le texte de revendication expliquait ces actions par solidarité avec «tous les frères anarchistes incarcérés dans les centres d’extermination des États terroristes». Il appelait également à «venger la mort de Clément Méric dans le sang», en référence au militant antifasciste mort en juin 2013 après une bagarre avec des skinheads à Paris.

Sur le site internet, les auteurs des attentats signent clairement leurs gestes : «Nous revendiquons l’attaque incendiaire contre un bâtiment de l’armée française (35 RAP Tarbes, France) du 27 décembre 2013. Nous revendiquons aussi l’attaque incendiaire contre la prison (Tarbes, France) du 25 décembre 2013. Les deux attaques en solidarité et à l’appel international des 5 anarchistes de Barcelone», écrivent les militants anarchistes. Plus inquiétant, ils n’hésitent pas à inciter leurs sympathisants à «s’organiser et à s’armer» avant de conclure par un lugubre «Mort à l’Etat, mort aux fascistes, mort au capitalisme».

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Une troisième attaque incendiaire a visé dans la nuit de vendredi à samedi un édifice religieux de Pau (Pyrénées-Atlantique), l’Église de la Science chrétienne, un courant religieux fondé aux États-Unis au XIXe siècle. Ce jet de cocktail molotov, qui n’a fait que peu de dégâts, a également été revendiqué par le Gadi sur le site «Contra Info», dans un texte lançant: «Mort au fascisme et à ses symboles». Pour le Gadi, cette église «sert de base d’arrière-garde pour les fascistes du Front National».

3588303_gadi-pau-2 dans Crime

On ignore si le nom du «Gadi» se veut une référence aux «Gari», les Groupes d’action révolutionnaires internationalistes, qui ont été particulièrement actifs dans le sud-ouest de la France en 1974-1975 où ils commirent des dizaines d’attentats à la bombe et des braquages de banque en relation avec les antifranquistes espagnols. Jean-Marc Rouillan avait été membre des Gari avant de créer Action directe.

Leparisien.fr avec A

 

http://www.leparisien.fr/toulouse-31000/attaques-incendiaires-a-tarbes-et-pau-une-comparution-immediate-lundi-14-02-2014-3593247.php

Attaques incendiaires à Tarbes et Pau: une comparution immédiate lundi

 

Publié le 14.02.2014

Un des deux hommes arrêtés après des attaques incendiaires à Tarbes et Pau revendiquées par un groupe anarchiste sera jugé lundi en comparution immédiate à Tarbes, le parquet antiterroriste de Paris s’étant dessaisi, a-t-on appris de sources judiciaires.Le parquet antiterroriste a estimé que « les faits ne rentraient pas dans son domaine de compétence et s’est dessaisi à mon profit », a indiqué à l’AFP la procureure de Tarbes Chantal Firmigier-Michel, en précisant que l’homme qui allait être jugé par le tribunal correctionnel, était un Français de 31 ans.

« Aucune charge n’a été retenue contre l’autre homme » un Espagnol de 39 ans, lors des gardes à vue qui ont été conduites cette semaine à Pau par la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et la direction interrégionale de la police judiciaire de Bordeaux, a ajouté la magistrate.L’homme présenté vendredi au parquet de Tarbes, a été placé en détention par le juge des libertés et de la détention (JLD) en attendant son procès, a précisé Mme Firmigier-Michel.Cet homme est poursuivi pour « dégradations par substance explosive, incendiaire ou par tout autre moyen représentant un danger pour les personnes, ainsi que pour transport de substance susceptible d’entrer dans la fabrication d’un engin incendiaire », a indiqué la procureure.Le premier engin incendiaire avait visé la prison de Tarbes, le jour de Noël, le deuxième, deux jours plus tard, le 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP).Ces attaques, qui n’avaient fait que peu de dégâts, avaient été revendiquées début février par un groupe anarchiste, intitulé Groupe d’action directe international (Gadi).Publié sur le site « Contra info », le texte de revendication expliquait ces actions par solidarité avec « tous les frères anarchistes incarcérés dans les centres d’extermination des États terroristes ».Il appelait également à « venger la mort de Clément Méric dans le sang », en référence au militant antifasciste mort en juin 2013 après une bagarre avec des skinheads à Paris.Une troisième attaque incendiaire, il y a une semaine à Pau (Pyrénées-Atlantique), a touché l’Église de la Science chrétienne, un courant religieux fondé aux États-Unis au XIXe siècle.Ce jet de cocktail molotov, qui n’a fait que peu de dégâts, a également été revendiqué par le Gadi sur le site « Contra Info », dans un texte lançant: « Mort au fascisme et à ses symboles ».Cette nouvelle revendication a rapidement débouché sur les deux interpellations, effectuées à Tarbes dans le cadre de l’enquête conduite par le parquet antiterroriste.

afp dans Folie

 

http://www.tarbes-infos.com/spip.php?article11371

Le Tarbais auteur des attaques incendiaires à Tarbes et Pau condamné à deux ans de prison ferme

 

lundi 17 février 2014 par Rédaction

 

Damien Camelio, 31 ans, qui a reconnu être l’auteur des attaques incendiaires de Tarbes, fin décembre et de celle de Pau, a comparu, aujourd’hui, devant le tribunal correctionnel de Tarbes. Pour expliquer son geste, il a lu un texte où il se décrit comme « un anarchiste entré en résistance ». Il a été condamné à deux ans de prison ferme et incarcéré à la maison d’arrêt de Pau où il se considérant désormais comme un « prisonnier politique ».

 

http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/18/1820564-tarbes-deux-ans-de-prison-pour-le-terroriste-du-gadi.html

Tarbes. Deux ans de prison pour le terroriste du Gadi

 

Publié le 18/02/2014 à 03:48, Mis à jour le 18/02/2014 à 08:01

 

Tarbes (65)

 

Damien Camelio et son avocate, Me Stéphanie Balespouey. / Photo L. Dard

Damien Camelio et son avocate, Me Stéphanie Balespouey. / Photo L. Dard

zoom dans LCR - NPA

Damien Camelio, 31 ans, est l’homme qui a créé le Gadi et revendique la paternité des attaques incendiaires sur Tarbes et Pau. Aujourd’hui, il fait partie «des prisonniers politiques» qu’il soutient.

Un regard froid et déterminé qui assombrit une silhouette anonyme, couverte d’un sweat à capuche sombre. Et si le Gadi, c’était lui. À 31 ans, Damien Camelio comparaissait hier devant le tribunal de Tarbes, après que le parquet antiterroriste de Paris se soit dessaisi de l’enquête. Le prévenu ne cache pas son rôle dans les attaques incendiaires de Tarbes fin décembre comme dans celle de Pau. Il revendique même sa responsabilité, comme il l’avait fait auparavant par l’intermédiaire du Gadi, le groupe action directe international. «D’ailleurs on n’arrive pas à identifier d’autres membres que vous, avoue la présidente. Vous semblez avoir agi sans complice.» La deuxième personne interpellée, un anarchiste espagnol de 39 ans, n’a pas été poursuivie.

Damien Camelio ne dira mot sur la composition du Gadi. Il sera plus disert, à l’heure de lire une déclaration préalablement rédigée : «Je revendique ces attaques en soutien aux compagnons anarchistes emprisonnés et contre les conséquences des politiques libérales appliquées en Europe. L’ascenseur social ne fonctionne pas. Le capitalisme, ce système féodal dans lequel la vie entière d’un individu est déterminée à la naissance, il est là le vrai terrorisme, quand des familles sont jetées à la rue, quand des parents ne peuvent plus nourrir leurs enfants, quand la dignité humaine est piétinée. Regardez votre terrorisme dans les yeux avant de juger le mien.» Il cible l’Etat qui encourage le vol organisé de la «mafia des exploiteurs» et notamment Mittal ce «terroriste de classe mondiale». «J’attaque des symboles et vus répondez de façon violente en ordonnant mon incarcération. Je ne suis pas innocent, au propre comme au figuré. Ni coupable tant que vous ne reconnaîtrez pas la culpabilité des vrais oppresseurs terroristes. je ne suis pas non plus une victime. Je suis juste un militant anarchiste entré en résistance.»

Un papi anarchiste

Mais qui est-il vraiment ? «Un idéaliste passionné» comme le dira l’expert psychiatrique qui relèvera des maltraitances morales, mais aussi des convictions politiques inébranlables, une psychorigidité et une dangerosité criminologique plutôt que psychiatrique. «La question de sa réadaptabilité à la société est difficile» conclut le rapport. «Il y a un risque de récidive avec celui qui n’est plus un délinquant habituel» dira la procureur Marion de Lalande d’Olce qui réclamera quatre ans de prison. Neuf condamnations (pour des affaires de vol et stupéfiants) et plusieurs mois en prison, n’altéreront pas ses convictions. «C’est un homme exalté qui a toute sa tête, a fait des études supérieures, défendra Me Stéphanie Balespouey, son avocate. C’est un homme exalté dont j’ai l’honneur de défendre la liberté d’opinion et d’expression. Il a des convictions profondes. Toutes ses ressources, il les destine à la cause des prisonniers politiques. Même son grand-père était anarchiste !» «C’est l’abandon de mes idéaux qui m’a fait plonger dans la cocaïne, dira le prévenu, placé en foyer durant son adolescence, passé par la Corse et employé pendant huit ans comme cordiste. En retrouvant mes convictions, j’en suis sorti.» «Mais où donc ce militantisme va vous mener ?» l’interroge la présidente, Nicole Lauda. «En prison madame… Là, j’ai du mal à avoir des projets. Ce n’est pas un plaisir d’utiliser la violence. Mais remarquez que ça marche.» «Vous estimez que cela a eu un quelconque effet pour votre cause ?» reprend la présidente. «Je ne sais pas… Ça a aidé à diffuser certaines idées, à montrer qu’on existe.» Il n’en dira pas plus sur ce «on», qui pourrait bien se résumer à sa seule personne, malgré des contacts par-delà les Pyrénées. «Il s’en est pris aux biens uniquement, pointe Me Balespouey. À Pau, le siège du FN était sa cible, mais comme il y avait des voitures à proximité, il a visé l’Église en face pour ne pas causer de dégâts aux particuliers. Nous ne sommes pas dans du terrorisme.»

Le tribunal le condamnera à deux ans de prison, une décision pour laquelle Damien Camelio ne fera pas appel. «Je ne suis ni innocent, ni victime, ni coupable» lancera-t-il pour conclure son numéro.

Andy Barréjot

 

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/02/18/deux-ans-ferme-pour-les-attaques-au-cocktail-molotov,1180000.php

Pau : deux ans ferme pour les attaques au cocktail Molotov

 

Publié le 18/02/2014 à 06h00
Mise à jour : 18/02/2014 à 07h35

Un engin incendiaire avait endommagé les portes du local de l'Église de la science chrétienne, dans la nuit du 7 au 8 février.

Un engin incendiaire avait endommagé les portes du local de l’Église de la science chrétienne, dans la nuit du 7 au 8 février. (Archives B. Robaly)

 

Le tribunal correctionnel de Tarbes a condamné hier à deux ans de prison l’auteur de trois attaques commises à Tarbes et Pau à l’engin incendiaire au nom de l’anticapitalisme. L’homme avait été interpellé mardi dernier à Tarbes pour des faits commis dans cette ville en décembre et à Pau, dans la nuit du 7 au 8 février dernier. Il avait cette fois visé un local de l’Église de la science chrétienne, rue Montpensier.

À l’issue d’un court procès, les juges ont prononcé hier le maintien en détention de Damien Camelio, un Tarbais de 31 ans. Cet ancien artisan du bâtiment aujourd’hui sans emploi, a complètement assumé ses actes dans une déclaration lue devant les juges. Il s’est revendiqué « anarchiste, anticapitaliste et antifasciste ».

Il visait en fait le local du Front National…

Si les attaques avaient été revendiquées par un mystérieux Groupe d’action directe international (Gadi) et si le parquet antiterroriste de Paris s’était provisoirement saisi de l’affaire, l’enquête, le procès et Damien Camelio lui-même ont fait apparaître le prévenu comme un homme agissant seul et pas très doué pour la clandestinité.

Damien Camelio avait été rapidement identifié. Sa voiture apparaissait sur les caméras de surveillance sur les lieux de ses méfaits. Son portable avait été géolocalisé près de là. Et il avait payé le péage entre Pau et Tarbes avec sa carte bancaire. S’il s’en était pris à l’Église de la Science chrétienne, c’était par défaut : il avait initialement l’intention de viser le local du Front national situé en face, mais il n’avait pas voulu endommager les voitures stationnées là.

L’expertise psychologique a noté chez lui des « troubles d’idéaliste passionné ». La procureure Marion de la Lande d’Olce a refusé de prendre le prévenu à la légère. Elle a souligné le risque de récidive de la part d’un homme qui « présente une dangerosité et une criminalité avérées ». Elle a requis contre lui quatre ans de prison ferme.

Après le jugement, Damien Camelio a donné pour consigne à son avocate Stéphanie Balespouey de ne pas faire appel. « Il vient de m’indiquer qu’il n’est ni innocent, ni victime, ni coupable. Il ne reconnaît pas l’État français », a-t-elle dit.