Les attentats de Paris annoncés sur Twitter dès le 1er janvier 2015 ?

C’est la question qui se pose, ou qui se posait, à la lecture d’un twitt de Thanh @thanhologie en date du 1er janvier 2015, tant qu’il était toujours visible à l’adresse indiquée dans ces commentaires sur le site Panamza à la suite d’un article relatif à l’étrange suicide du commissaire Helric Frédou à Limoges dans la nuit du 7 au 8 janvier 2015 :

 

http://www.panamza.com/250115-charlie-fredou-autopsie

 

On janvier 27th, 2015 at 23:49 , clicquer ICI said… Les attentats de Paris annoncés sur Twitter dès le 1er janvier 2015 ? dans Attentats

Je poste ici le lien que j’ai fais parvenir à la presse – sans jamais avoir entendu parler après.

Si je meurs dans les prochains jours, on saura pourquoi ;-)

 

On janvier 28th, 2015 at 14:55 , encore une said…  dans Crime

Et envore une – cette fois-ci Julien Assange:

https://twitter.com/wikileaks/status/553984898869231616

 

Je suis très décu qu’il n’y a pas de réponses encore par rapport au post en haut sur twitter « cliquer ici ».

 

https://twitter.com/Iympho/status/553893362064166912/photo/1

L’Attenat avait été annoncé ici. – Si c’est un vrai document, bien évidemment.

 

 

Ce compte Twitter a depuis été supprimé, tout comme celui de Thanh, dont ce twitt très intriguant du 1er janvier 2015 annonçant effectivement la fin de Charlie Hebdo pour le 7 janvier 2015 s’y retrouvait copié en date du 10 janvier 2015.

Si aujourd’hui il ne semble plus possible de retrouver ce message, en revanche, Google garde encore des traces des nombreuses interventions de Thanh, qui selon ses propres indications publiques serait un Musulman originaire du Sud-Est asiatique qui vivrait dans le quartier de Belleville à Paris.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nguy%E1%BB%85n

Nguyễn

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Le nom Nguyen, issu du vietnamien Nguyễn, qui s’écrit 阮 en caractères anciens, est aujourd’hui le nom le plus courant parmi les familles d’origine vietnamienne1.

Sommaire

Origines

Étymologie

Nguyễn est marqué en caractères anciens par le signe 阮 qui désigne en langage classique un instrument de musique à corde se rapprochant du Luth que les chinois appellent Ruan. Ce même caractère désigne tous les Nguyen et se prononce différemment selon les dialectes2.

  • En mandarin (la langue dominante de la Chine), 阮 donne le nom Ruǎn /ʐwan˧˩˦/.
  • En cantonais (une langue chinoise parlé dans le Sud, à Hong Kong par exemple), 阮 donne Yuen /jyːn˨˥/.
  • En Shanghaïen (une langues chinoise parlé au Delta du Yangzi Jiang), 阮 donne Gnieuh /ɲɥø¹³/.
  • En vietnamien, 阮 s’écrit depuis l’adoption de l’alphabet latin: Nguyễn /ŋwiən˧ˀ˥/.

Histoire et généalogie

De nombreux événements historiques ont contribué à la prédominance de ce nom :

  • Certains Vietnamiens prétendent descendre d’un homme nommé Thiên-Long, qui fut gouverneur de Giao Chỉ au Nord du Viêt Nam actuel qui était alors une province chinoise durant la Dynastie Chen de Chine (557-589). Son nom chinois est Ruǎn Cho
  • En 1232, après la chute de la Dynastie Lý, Trần Thủ Độ, fondateur de la nouvelle dynastie impériale, força les descendants des à changer leur nom en Nguyễn.
  • Après le renversement de la Dynastie Trần en 1400 par Hồ Quý Ly puis la restauration des Trần au pouvoir en 1407, les descendants de Hồ Quý Ly changèrent leur nom en Nguyễn par peur des représailles.
  • En 1592, après la chute de la Dynastie Mạc, une partie des Mạc changèrent aussi leur nom en Nguyễn.
  • Puis, quand la Dynastie Nguyễn prit le pouvoir en 1802, les descendants des seigneurs Trịnh, rivaux des Nguyễn, modifièrent également leur nom en Nguyễn en signe de soumission, alors que d’autres quittèrent le Viêt Nam pour la Chine.

Diffusion

Au Viêt Nam

Selon certaines estimations, il est porté par environ 40 % de la population au Viêt Nam3,4.

Cette large diffusion témoigne avant tout de la puissance des Nguyễn, dernière dynastie impériale du Viêt Nam (1802-1945), les familles régnantes ayant coutume de donner leur nom à tous ceux qui étaient à leur service. D’autre part, nombreux furent les Vietnamiens, et parmi eux les multiples descendants de familles royales déchues, qui changèrent leur nom en Nguyễn pour honorer la dynastie régnante ou pour éviter les persécutions.

Dans le monde

De nombreuses familles portant ce nom se retrouvent aujourd’hui un peu partout dans le monde.

  • En Australie: Nguyen est le 7e nom de famille le plus commun5 et, dans l’annuaire téléphonique de Melbourne, il est le 2e nom le plus répandu derrière Smith6
  • En Chine: les Nguyen, appelés Yuen prononciation cantonaise du caractère originel 阮 désignant le nom viêtnamien Nguyễn se trouvent pour la plupart dans la province de Guangdong.
  • À Montréal: Nguyen est le 2e nom de famille le plus courant, immédiatement après Tremblay7. Au Québec: le nom Nguyen glisse au 130 e rang, tout en demeurant le premier nom n’étant pas à « consonance française ».
  • En France: C’est le 54e nom le plus commun8.
  • Aux États-Unis: c’est le 229e nom le plus répandu selon une estimation de 1990 devant Douglas (257) ou Gilbert (237)9. Il est 124e selon le Social Security Index10.

Les Nguyễn célèbres ( parmi les Vietnamiens )

Dans ce nom vietnamien, le nom de famille, Nguyễn, précède le nom personnel.

Plusieurs personnalités ont Nguyễn comme nom :

Notes

  1. Prononciation en français : ‘Nguyen se prononce gɥiˈjɛn (comme Guyenne). Cependant, de nombreux francophones ajoutent le son [ɛn] (prononcé comme la lettre N) pour marquer la graphie initiale « ng » et s’éloigne ainsi de la prononciation originelle [ŋwiən˧ˀ˥] en ajoutant une syllabe qui n’existe pas en vietnamien.
  2. En français, il s’écrit généralement Nguyen sans accent circonflexe et sans tilde, parfois Nguyên et plus rarement N’guyen, voire N Guyen
  3. Lê Trung Hoa, Họ và tên người Việt Nam, NXB Khoa học – Xã hội, 2005
  4. Vietnamese names [archive]
  5. The Age, « Nguyens keeping up with the Joneses » [archive] (consulté le 9 septembre 2006)
  6. Melbourne City Council, « City of Melbourne – Multicultural Communities – Vietnamese » [archive] (consulté le 2006-27-11)
  7. Louis Duchesne, Institut de la statistique du Quebec 2006, « Les noms de famille au Québec: aspects statistiques et distribution spatiale » [archive]
  8. French surnames [archive]
  9. List of American last names in the 1990 Census [archive]
  10. PBS, POV: The Sweetest Sound: Popularity Index [archive]

Lien externe

Patronyme

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Quartier_de_Belleville

Quartier de Belleville

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Belleville.
Quartier de Belleville
Le parc de Belleville et la vue sur Paris
Le parc de Belleville et la vue sur Paris
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Ville Paris
Arrondissement municipal 20e
Démographie
Population 35 773 hab. (2005)
Densité 44 328 hab./km2
Géographie
Coordonnées 18px-Geographylogo.svg dans Folie48° 52′ 26″ Nord 2° 23′ 07″ Est
Superficie 80,7 ha = 0,807 km2
Transport
Métro (M)(2)(7bis)(11)
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Paris

Voir la carte topographique de Paris

City locator 14.svg
Quartier de Belleville
modifier Consultez la documentation du modèle

Le quartier de Belleville est le 77e quartier administratif de Paris situé dans le 20e arrondissement.

Dans les représentations des Parisiens, le « quartier de Belleville » est plus vaste. Recouvrant l’ancienne commune de Belleville, de part et d’autre de l’actuelle rue de Belleville, il est à cheval sur les 10e, 11e, 19e et 20e arrondissements de la ville de Paris.

Sommaire

Les limites du quartier

Administrativement, le quartier de Belleville est limité aujourd’hui par l’axe des rues de Belleville, Pixérécourt, de Ménilmontant, et du boulevard de Belleville. Les limites du quartier administratif actuel ne correspondent cependant pas avec celles de l’ancienne commune de Belleville, annexée par Paris en 1860, qui s’étendait sur la moitié nord de l’actuel 20e arrondissement, mais aussi sur la moitié sud de l’actuel 19e arrondissement ainsi que sur une petite partie des actuels 10e arrondissement et 11e arrondissement. On parle souvent, encore aujourd’hui, du quartier de Belleville en désignant non seulement le quartier administratif, mais aussi le secteur qui correspond approximativement aux limites de l’ancienne commune. Par ailleurs, le territoire du Conseil de quartier Belleville 20e est légèrement moins étendu que le quartier administratif du même nom. Sa limite à l’est épousait la rue des Pyrénées jusqu’en septembre 2014 quand la Mairie du 20e arrondissement a décidé d’étendre le territoire du conseil de quartier Belleville jusqu’à la rue de Pelleport, transférent une partie du territoire du conseil de quartier Pelleport-Télégraphe-St Fargeau vers Belleville.

Histoire

Il faut remonter aux temps mérovingiens pour constater l’existence d’habitants sur ces hauteurs, que l’on nommait alors Savies. Plusieurs établissements religieux s’en partageaient la possession : les abbayes de Saint-Maur et de Saint-Magloire, d’abord ; plus tard, l’église Saint-Merri, le prieuré de Saint-Martin-des-Champs, celui de Saint-Lazare, la maison du Temple. Ils y avaient un autre intérêt que d’agrandir leur domaine : l’eau a toujours été rare à Paris, et la colline de Savies offrait l’avantage de contenir plusieurs sources captables.[réf. nécessaire] Au 42 rue des Cascades, face à la rue de Savies, se trouve un vestige de ces captages le regard Saint-Martin1

À partir du XIIIe siècle, le nom de Savies est remplacé par celui de Poitronville. Une hypothèse serait que sans doute Poitron était le nom – fort roturier – d’un propriétaire du lieu. Au XVIe siècle, commence à apparaître la dénomination actuelle : Belleville, toujours accompagnée alors du qualificatif : sur sablon, pour la distinguer des nombreuses localités qui se décernaient un pareil brevet de beauté. Belleville – tout court – devient le nom usuel à dater du XVIIIe siècle.[réf. nécessaire]

 dans Insolent - Insolite

La barrière de Belleville

Pendant 10 ans, de 1790 à 1800, Belleville fut chef-lieu de canton avant de devenir une commune du canton de Pantin jusqu’à l’annexion à Paris en 18602.

Trois barrières s’y ouvraient dans le mur d’enceinte qui tomba en 1860 : la barrière de Belleville, à l’entrée de la rue du même nom ; la barrière de l’Orillon, devant la rue qui reçut en 1867 le nom de Ramponneau, le fameux cabaretier de la Courtille ; enfin, la barrière des Trois-Couronnes, du nom que portait alors la section supérieure de la rue d’Angoulême-du-Temple.[réf. nécessaire]

La barrière de Belleville marquait jadis la séparation entre la basse Courtille dans Paris et la haute Courtille située juste à l’extérieur de la ville. La haute Courtille connue simplement comme la Courtille était le lieu d’un très fameux regroupement de guinguettes. De la Courtille à partir de 1822 et durant une quarantaine d’années partait le matin du mercredi des Cendres la parade carnavalesque de la descente de la Courtille. Elle fut un évènement célèbre du Carnaval de Paris.

Reparu en 1998, le cortège carnavalesque de la Promenade du Bœuf Gras emprunte chaque année depuis 1999 une partie du parcours de la descente de la Courtille.

Le tissu urbain de Belleville

Le tissu urbain hérité du XIXe siècle

220px-Funiculaire-belleville-3 dans LCR - NPA

La rue de Belleville en 1910
On voit au premier plan le tramway funiculaire de Belleville qui circula de 1891 à 1924
220px-Paris_-_Rue_de_Belleville_01 dans Perversité

La rue de Belleville vers 1900, avec la rue de la Villette à gauche, et l’église St-Jean-Baptiste au fond
 dans Politique

En 2009

Le tissu urbain le plus ancien encore existant date de la fin du XIXe siècle. À cette époque, la population ouvrière augmente fortement notamment dans les faubourgs qui entouraient la ville et qui sont inclus dans son périmètre après 1860. Le nouveau tissu urbain est né sur un terrain précédemment cultivé en vignoble. Les parcelles ont d’ailleurs, encore aujourd’hui, une forme étroite et profonde, et sont disposées transversalement à la pente du terrain, selon la vieille orientation des vignobles3.

L’habitat originel du faubourg est souvent caractérisé par sa mauvaise qualité générale. Une construction effectuée avec des matériaux peu coûteux en est à l’origine. Par la suite, le faible entretien apporté par les propriétaires, qui n’avaient pas de ressources suffisantes dans un quartier à tissu social traditionnellement défavorisé, n’a guère contribué à une bonne conservation.

La densification du quartier étant à son maximum, le mouvement immobilier de Belleville devient très faible, voire inexistant, pendant la première moitié du XXe siècle. Ce ralentissement de la construction explique aussi les mauvaises conditions de conservation du quartier au début des années 1960.

La rénovation des années 1960-1970

L’année 1952 marque le début des opérations de rénovation urbaine menées par la ville de Paris. Différents îlots insalubres, identifiés dès 1909, font l’objet de vastes programmes d’aménagement. La première série d’opérations de rénovation concerne l’îlot « 4792″ (1956-1965), le secteur « Couronnes » (achevé à la fin des années 1960) et le « Nouveau Belleville » (achevé en 1975)4.

L’impact sur le tissu urbain n’est pas négligeable. Le vieux bâti de cette zone était constitué d’immeubles de hauteur variable entre 3 et 5 étages, desservi par des petites rues, des cours, des impasses et de multiples jardinets. L’opération d’aménagement a presque rasé complètement les îlots concernés. Dans le « Nouveau Belleville », la hauteur moyenne se situe entre 10 et 15 étages. Le vieux parcellaire est complètement effacé, les étroits passages sont transformés en amples allées et les barres et tours façonnent le paysage urbain du quartier. La multitude des petits espaces verts privés se mue en grand jardin collectif tel le grand parc dit « des Hauts de Belleville » en lieu et place d’un terrain en friche par où le grand écran fit passer en 1956 un petit garçon avec un ballon rouge. Une belle terrasse à hauteur de la rue des Envierges, très approximativement à l’emplacement de l’ancien escalier de la rue Vilin (cf. photo de Willy Ronis) confère une très belle vue sur Paris.

Les opérations des années 1980 et 1990

Un nouveau programme est conçu au début des années 1970. Il concerne deux autres îlots : le secteur « Faucheur-Envierges », à l’est de la rue Piat ; le secteur « Palikao », entre les rues Bisson, Belleville, Couronnes et Julien-Lacroix. La rénovation de ces deux îlots devait se faire sur le même principe que celle des îlots précédemment rénovés. Mais en 1977, la mairie de Paris change en profondeur ses options d’urbanisme. Le nouveau schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme vise désormais à défendre la fonction résidentielle, opte pour la réhabilitation du parc ancien de logements, prévoit de développer les espaces verts, etc. Si le projet Faucheur-Envierges a déjà commencé, le projet Bisson-Palikao fait quant à lui l’objet d’une profonde refonte, suivant ces nouveaux principes d’urbanisme. Il est notamment envisagé de conserver les immeubles existants qui ne sont pas trop dégradés. La voirie fait l’objet de quelques améliorations, mais en respectant l’ancien tracé. On cherche aussi à maintenir des fonctions économiques similaires, en prévoyant la réinstallation ou l’implantation d’activités industrielles et artisanales emblématiques du quartier. Une nouvelle procédure, la ZAC, est utilisée, en étendant son périmètre jusqu’aux abords du nouveau parc envisagé, les jardins de Belleville.

Le secteur « Ramponeau-Belleville », entre la rue Ramponeau, la rue de Belleville et le boulevard de Belleville, fait l’objet de nouveaux projets d’aménagement à la fin des années 1980. Le projet initial, prévoyant de nombreuses démolitions, rencontre une forte opposition, y compris au sein des services d’urbanisme de la ville. Au moment de la création par la Ville de la ZAC « Ramponeau-Belleville » en 1990, le projet présenté est donc moins ambitieux, mais continue à privilégier une opération de rénovation profonde, voire totale, du bâti. Si lors des anciennes opérations, la participation des habitants a été très faible, cette fois une vraie mobilisation générale se crée au sein du quartier, emmenée par une association de quartier, La Bellevilleuse, qui critique fortement les partis pris d’aménagement. Après 7 ans de lutte5, Jean Tiberi décide en 1996 de revoir le projet en associant La Bellevilleuse. 18 mois de négociations permettent enfin d’aboutir à un compromis et le vote à l’unanimité par le Conseil de Paris en juin 1998 du nouveau projet. 80 % des immeubles ont été sauvés et les habitants relogés en totalité. Les constructions neuves (uniquement des logements sociaux) sont en harmonie avec les bâtiments anciens, les immeubles anciens sont réhabilités par l’OPAC (logement sociaux) ou subventionnés dans le cadre de l’OPAH.

Aujourd’hui : un paysage urbain contrasté

Les rénovations successives, avec notamment la construction d’immeubles de grande taille en béton dans certaines zones, ont créé de forts contrastes paysagers dans le quartier. Dans le bas-Belleville, ces immeubles côtoient en effet des maisons faubouriennes et des immeubles de rapport, ainsi que de nombreux ateliers, des ruelles et des passages qui conservent la mémoire du double passé de Belleville, rural et ouvrier.

Vie du quartier

Depuis longtemps, le quartier Belleville-Ménilmontant est un quartier d’accueil pour migrants. Dès la fin de la guerre de 1914-1918, les premières vagues de migration peuvent être observées : Polonais, Arméniens et Juifs d’Europe centrale6. Ces derniers souffrirent particulièrement pendant l’été 1942, lors des grandes rafles organisées conjointement par la police française et la Gestapo. Des rues complètes furent quasiment vidées de leurs habitants : rues Vilin, Julien Lacroix… À partir de 1950, plusieurs autres vagues d’immigration de la communauté juive tunisienne en font le premier quartier juif de Paris. Aussi dans les années 1960 le verlan s’est installé à Belleville7. Aujourd’hui encore il reste une importante communauté juive de souche orientale. Dans les années 1960, ce sont les communautés maghrébines qui s’y installent. En juin 1968 éclatent des émeutes à la suite d’un fait divers8.

Dans les années 1980, une importante communauté asiatique s’y implante, on y trouve de nombreux restaurants et associations ainsi que des magasins de produits chinois. Les dernières décennies, des Antillais et des immigrés de l’Afrique subsaharienne se sont installés au quartier, particulièrement au Bas Belleville. Le vivre-ensemble des communautés dans ce quartier multiethnique est généralement harmonieux, mais les années dernières des conflits entre les Chinois d’un côté et les Africains et Maghrébiens de l’autre ont fait sensation9.

Sur un plan économique et déjà depuis 1820, Belleville fut un quartier très industrieux avec d’innombrables petites entreprises industrielles et ateliers artisanaux. Ces métiers se trouvaient rassemblés par domaines d’activité : petits métiers de Paris, chaussures, habillement, maroquinerie, machines outils… Cette caractéristique fit de Belleville le premier quartier ouvrier et vit naître les tout premiers syndicats français (chapellerie, métallurgie, etc.)10.

Depuis plus de trente ans11, la vie artistique est très active. On y trouve de nombreux ateliers, et tous les ans, au mois de mai, un week-end de portes ouvertes permet de les découvrir. La rue Denoyez regroupe notamment plusieurs associations d’artistes et les grapheurs se sont emparés d’un mur aveugle pour y exercer leur talent. Les nombreux cinéma de quartier des années 60 ont presque tous disparu, seul demeurant le MK2 Gambetta12.

Un immense marché populaire occupe l’allée centrale du boulevard de Belleville, depuis la station de métro Belleville jusqu’à celle de Ménilmontant, soit sur deux intervalles entre stations. Il s’y tient tous les mardis et vendredis matin.

Belleville dans la culture

220px-Tags_%C3%A0_Belleville

Tags d’artistes à Belleville, rue Dénoyez.

Édith Piaf et Maurice Chevalier ont été les deux plus célèbres personnes nées et ayant vécu à Belleville. Ils incarnent une sorte d’image traditionnelle du titi ou de la môme parisienne. Le chanteur Eddy Mitchell, originaire de la place des Fêtes (Haut Belleville), évoque Belleville dans certaines de ces chansons  : Nashville ou Belleville, La Dernière Séance, Et la voix d’Elvis, M’man… Le chanteur Soan a également écrit, sur son premier album, une chanson en hommage à ce quartier.

Entre 1930 et jusqu’à la fin des années 1960, Willy Ronis a photographié la vie quotidienne des gens de Belleville. Mais on ne saurait oublier Henri Guérard natif de Belleville (tout comme son épouse) et qui a passé son existence à photographier son cher « village » (plus d’un millier de photos).

Le romancier Daniel Pennac a placé l’action de ses romans dans ce quartier (notamment La saga Malaussène). Belleville est un quartier que l’on retrouve également dans les romans de Romain Gary comme La vie devant soi et Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable. On ne saurait oublier l’écrivain Georges Perec qui passa les premières années de son enfance rue Vilin, où sa mère avait un salon de coiffure, (immortalisée par Willy Ronis et sa célèbre photo des enfants sur l’escalier), l’acteur Guy Marchand a aussi habité Belleville, Odette Laure y passa une grande partie de sa jeunesse, Django Reinhardt y fit un court séjour. L’écrivain Clément Lépidis (de son vrai nom Kléanthis Tsélébidis), qui passa une partie de sa vie à écrire et décrire Belleville, Jo Privat et son bal musette… et combien de plus anonymes, plus simples tel Maurice Arnoult bottier à Belleville et qui, en 1997, âgé de 89 ans trouvait encore la force d’écrire son métier et son « terroir » bellevillois. Plus récemment, le rappeur Mister You et le joueur de football Lassana Diarra sont originaires de Belleville.

Les actions des films Le Ballon rouge, Dernier domicile connu, Comme les autres, Shanghai-Belleville, Casque d’or, Dieu est grand, je suis toute petite, Femme fatale, Jules et Jim, Un p’tit gars de Ménilmontant, L’Écume des jours se déroulent pour tout ou partie à Belleville, (les tournages peuvent s’être effectués dans des lieux du quartier, ou ceux-ci avoir été reconstitués ailleurs). La Balance se déroule dans le « milieu » de Belleville.

Accès

Belleville est desservi par les stations de métro Pyrénées, Jourdain, Belleville, Couronnes et Ménilmontant. De plus, rien qu’aux alentours du métro Belleville, plusieurs stations Vélib’13 (numéros 10 040 au 10, boulevard de la Villette ; 10 039 au 37, rue Sambre et Meuse ; 19 102 au 4, rue de Rampal et 20 041 au 116, boulevard de Belleville) complètent les moyens d’accès. S’y ajoutent plusieurs lignes de bus.

Notes et références

  1. « Regard Saint-Martin » [archive], base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. (fr) « Notice communale » [archive], sur cassini.ehess.fr
  3. Voir A. Sellali, « Théorie des lotissements. La formation du XXe arrondissement : Belleville et Charonne » in J. Lucan (dir.), Paris des Faubourg, Formation Transformation, éditions du Pavillon de l’Arsenal, Paris, 1996, p. 39-53
  4. « La rénovation de Belleville » [archive], /plateauhassard.blogspot.fr (consulté le 22 décembre 2014)
  5. Voir le site Internet de l’association : http://labellevilleuse.free.fr/ [archive]
  6. Juifs de Belleville de Benjamin Schlewin
  7. Louis-Jean Calvet (2007), L’argot, Paris, page 81
  8. Juifs et musulmans à Belleville (Paris 20e) entre tolérance et conflit [archive]
  9. http://www.slate.fr/story/23897/belleville-pas-si-explosif [archive]
  10. Gérard Jacquemet, Belleville au XIXe siècle : du faubourg à la ville, Éditions de l’EHESS
  11. Les artistes dans Belleville [archive]
  12. Selon Daniel Delannoy, entre le 19ème, Belleville, la rue de Flandre et le 20ème, Ménilmontant, place Gambetta, il y avait une bonne trentaine de cinémas: l’Alcazar, l’Alhambra, l’Améric-Cinéma, le Bagnolet-Pathé, le Bellevue, le Chantilly, le Ciné-Palace, le Cocorico, le Crimée, le Danube, L’Eden Jean-Jaurès, le Féerique-Pathé, le Floréal, le Florida, les Folies-Belleville, le Gambetta, le Ferber, le Mambo appelé aussi le Gambetta-Etoile, le Ménil-Palace, l’Olympic Jean-Jaurès, le Paradis, le Phénix, le Provence, le Pyrénées-Palace, la Renaissance, le Rialto-Flandres, le Riquet, le Secrétan-Palace, le Secrétan-Pathé, le Séverine, le Théâtre de Belleville, les Tourelles, le Zénith, le XXème siècle« Belleville 1950 – 1970… Paris 19ème Retour vers un quartier qui a beaucoup changé… » [archive], www.mitchell-city.com,‎ novembre 2004 (consulté le 27 décembre 2014)
  13. (fr) Vélib « Les stations Vélib’ : tout savoir sur un réseau original ! » [archive], sur Paris (consulté le 16 février 2010)

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Belleville, Belleville – Visage d’une Planète, Éd. Creaphis, 1994-1998.
  • APUR, Politique de la rénovation urbaine, la ZAC Belleville, Paris Projet no 21-22, 1982.
  • Michel Bloit, Moi, Maurice, bottier à Belleville », Éd. L’Harmattann, 1997.
  • Agnès Deboulet, Roselyne de Villanova (dir.), Belleville : un quartier populaire entre mythe et réalité, Paris, Créaphis, 2011.
  • Henri Guérard, Regard d’un Photographe Belleville, Ménilmontant, Charonne, Éd. de L’Amandier.
  • Gérard Jacquemet, Belleville au XIXe siècle : du faubourg à la ville, Paris, Éd. de l’EHESS, 1984.
  • Clément Lépidis, Belleville au cœur et Les dimanches à Belleville, Éd. Vermet et ACE.
  • Clément Lépidis, Les Bals à Jo, Éd. Le Sémaphore, 1998.
  • Georges Perec, W – Souvenirs d’Enfance, Éd. L’Imaginaire-Gallimard, 1993.
  • Benjamin Schlewin, Les Juifs de Belleville, Nouvelles éditions latines, 1956.
  • Michèle Viderman, Jean Ramponneau, Éd. L’Harmattan.
  • Patrick Simon, L’invention de l’authenticité : Belleville, quartier juif tunisien.
  • Patrick Simon, La société partagée – Relations interethniques et interclasses dans un quartier en rénovation – Belleville, Paris XX, thèse en démographie et sciences sociales, EHESS, 1994.
  • Patrick Simon et Claude Tapia, Le Belleville des Juifs Tunisiens, Ed. Autrementno 104.
  • Marc Tardieu, Le Bougnat, Ed. du Rocher, 2000.
  • Marc Tardieu, Belleville Apache, Éd. Le Sémaphore, 1998.
  • Joseph Bialot, Belleville Blues, Éd. Autrement, 2005.
  • Pierre Monnot, « Rêveries sur le funiculaire de Belleville », Chemins de fer régionaux et tramways, vol. 2010-5, no 341,‎ septembre/octobre 2010, p. 10-15 (ISSN 1141-7447)


Mes dernières visites sur Justinpetitcoucou

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A peine mon précédent article est-il publié que je vois rappliquer… toujours les mêmes… ou presque… en l’occurrence, ici, un Thanhmachin, un Chinois et la Brestoise :

 

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Ce mercredi 4 février 2015 à 15h01, mon spammeur d’habitude m’a envoyé le message dont copie ci-dessous, avec pièce jointe contenant un objet modifié en date du 4 février 2015 à 14h00, un virus extrêmement dangereux selon mon antivirus.

 

Le 04/02/2015 15:01, Janett Mulvey a écrit :
Hi,

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Kreuzstr. 5-9 78098 Triberg
GERMANY
 +49 7722 95 20
Triberg
+49 7776 59 41

 

Sujet :

kreuzstr. 5-9 78098 triberg

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Hi,

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Source :

IP-Adresse: 92.204.27.245
Provider: QSC AG
Region: Hürth (DE)

 

 

 

Et puis, bon :

ent-etrs.net

 

Je suis censée faire quoi, là ?

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Triberg_im_Schwarzwald

Triberg im Schwarzwald

Pour le 4 février 2015, mon spammeur d'habitude m'a fait cadeau d'un virus dans Insolent - Insolite 45px-Flag_of_Germany.svg
Cet article est une ébauche concernant une ville d’Allemagne.
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Triberg im Schwarzwald
Blason de Triberg im Schwarzwald
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Flag of Baden-Württemberg.svg Bade-Wurtemberg
District
(Regierungsbezirk)
Fribourg-en-Brisgau
Arrondissement
(Landkreis)
Schwarzwald-Baar-Kreis
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Strobel Gallus
Partis au pouvoir CDU
Code postal 78098
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
08 3 26 060
Indicatif téléphonique 07722
Immatriculation VS
Démographie
Population 4 783 hab. (31 décembre 2011)
Densité 144 hab./km2
Géographie
Coordonnées 18px-Geographylogo.svg dans LCR - NPA48° 07′ 51″ Nord 8° 13′ 54″ Est
Altitude 864 m
Superficie 3 332 ha = 33,32 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

Voir la carte topographique d'Allemagne

City locator 14.svg
Triberg im Schwarzwald
Liens
Site web www.triberg.de/
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Triberg im Schwarzwald est une ville allemande située dans le Bade-Wurtemberg. Sa population était de 4 783 habitants au 31 décembre 2011.
Centre d’industrie horlogère, la ville est une station climatique réputée. Outre les fabriques de coucous, la ville est également connue pour sa cascade, la plus hautes d’Allemagne1.

Triberg est desservie par la Schwarzwaldbahn, une ligne ferroviaire de montagne, ainsi que par de nombreuses lignes régulières d’autocar.

Sommaire

Chute d’eau

Une des attractions touristiques de la ville est sa cascade de 163 mètres de hauteur. L’eau, issue du fleuve Gutach, alimente une petite centrale hydro-électrique.

220px-Reuse-koekoekklok_naby_Triberg dans Luraghi

Un haut lieu de la fabrication du coucou en Forêt-Noire

Jumelages

Drapeau de la France Fréjus (France)

Références

Lien externe



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