Des moines irlandais en Amérique dès le VIe siècle

Ils y ont laissé des traces de leur fameuse patte d’oie.

 

 

http://orthodoxologie.blogspot.fr/2011/07/pere-alexis-young-les-moines-orthodoxes.html

Père Alexis Young: Les moines orthodoxes celtes furent-ils les premiers en Amérique?


Pendant des siècles, on a fermement cru et enseigné que l’Amérique du Nord a été découverte par Christophe Colomb. Plus récemment, il a été convenu que les Normands ou Vikings ont probablement été sur ce continent vers l’an 1000. « Mais », comme les rédacteurs du National Geographic Magazine le font remarquer, « c’était peut-être un groupe de vagues, et pourtant très réels, moines marins irlandais qui a même précédé les Vikings de plus de quatre siècles. » [1] En effet,il y a des preuves pour que cela puisse être vrai.
Au XXe siècle un certain nombre de chercheurs ont commencé à soupçonner que la saga médiévale connue comme le « Voyage de l’higoumène saint Brendan » (Navigatio Sancti Brendani Abbatis) n’était pas du tout une « pieuse fable », mais la narration d’un voyage réel – un voyage par saint Brendan et un certain nombre de moines d’Irlande à la côte Est de l’Amérique du Nord, avec des récits de ce que nous pouvons maintenant identifier comme les éruptions volcaniques d’Islande, une rencontre avec une baleine, et les icebergs.
Initialement, cette interprétation fut rejetée parce que les experts doutaient que quiconque pouvait avoir traversé l’Atlantique avec le type de bateau primitif ou en cuir à coque « curragh » connu pour avoir été utilisé très tôt par les marins irlandais ou celtiques. Ils doutaient, c’est-à-dire, jusques à ce que, dans les années 1970, l’explorateur britannique Timothy Séverin, traversât avec succès l’océan dans un bateau en cuir (une copie du bateau de saint Brendan), prouvant indubitablement que les moines irlandais pourraient avoir navigué avec leurs bateaux de cuir vers le Nouveau Monde, avant les Normands, et bien avant Colomb… » Tout aussi important, cela montre que le Voyage de Brendan n’était « pas de simples et splendides fantasmes médiévaux, mais un récit très plausible… fondé sur des faits réels et de véritables personnes. » [2]
Pourtant,  il n’y avait aucune preuve réelle pour montrer que des Européens étaient allés en Amérique du Nord dès le sixième siècle, quand le « Voyage » de Brendan  est sensé avoir eu lieu.
Et puis, en 1982, un pétroglyphe – une inscription gravée dans la paroi d’une falaise ou d’un rocher – dans le comté du Wyoming, en Virginie occidentale, a été enregistré et identifié. Ce site avait été découvert en 1964, mais ce n’est qu’en 1970 qu’un archéologue de l’Etude Economique et Géologique  de Virginie Occidentale  l’a étudié et a conclu que ce pétroglyphe (roche sculptée) avait au moins cinq à sept cents ans, sinon plus, et était en contraste marqué avec les autres pétroglyphes connus dans la région. Douze ans plus tard, un archéologue éminent avec vingt-sept ans d’expérience sur le terrain, Robert L. Pyle, manifesta un sérieux intérêt pour ces pétroglyphes. Le Docteur Pyle, qui a une cote de GS-9 comme archéologue du gouvernement fédéral et est autorisé à faire des travaux archéologiques sur les projets fédéraux, n’avait pas de programme particulier à l’esprit, à la différence de Timothy Severin, qui cherchait à prouver qu’un bateau celtique primitif pourrait faire un voyage trans-atlantique, le Docteur Pyle voulait simplement scientifiquement et objectivement déterminer, si possible, quel était le sujet de ce pétroglyphe particulier.
Des moines irlandais en Amérique dès le VIe siècle dans Insolent - Insolite wyoming_petroglyph
Pétroglyphe de Wyoming passé à la craie à la craie.
Crédit: Gerald Ratliff
Autorité de premier plan dans le domaine des langues anciennes, et professeur émérite à Harvard, le Docteur  Barry Fell,se joignit à l’équipe de l’enquête. Il conclut que ces pétroglyphes « semblent dater du sixième-huitième siècle après Jésus-Christ, et qu’ils sont écrits en vieille langue irlandaise, employant un alphabet appelé Ogam, trouvé aussi sur d’anciennes inscriptions rupestres en Irlande… [et] sur un manuscrit de Dublin, connu sous le nom de « Tract Ogam », composée par un moine inconnu au XIVe siècle. » [3] La première surprise est venue quand le message a été déchiffré:
« Au moment du lever du soleil, un rayon frôle l’encoche sur le côté gauche le jour de Noël, fête de l’Eglise, les sept premiers de l’année [chrétienne], la saison de l’avènement du Sauveur béni, le Seigneur Jésus-Christ . Voici, il est né de Marie, une femme. «  [4]
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Trois Chi Rho celtiques (les lettres grecques – « X » et « R » – pour le Christ) apparaissent aussi sur ces pétroglyphes (à l’extrême droite).
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chi_ro
La deuxième surprise est venue quand les enquêteurs ont décidé de tester l’inscription par le calcul de la date du calendrier julien quand la fête de la Nativité tombait entre 500 et 800 après Jésus-Christ. Ainsi, le 22 décembre (nouveau style) 1982, ils sont allés sur le site avant l’aube et ont regardé et attendu. Soudain, alors que le soleil venait sur une crête, « une lueur de soleil pâle frappa le symbole du soleil sur le côté gauche des  pétroglyphes, et le soleil levant baigna le panneau entier dans la chaude lumière du soleil… pénétrant comme dans un entonnoir à travers une triple encoche formé par le surplomb rocheux.  » [5]
Une autre inscription, appelée le Horse Creek Petroglyph [pétroglyphe de la crique du cheval] (dans le comté de Boone, en Virginie occidentale), a également donné une traduction chrétienne avec  l’utilisation du  Chi Rho.
Fig. N  Horse Creek Petroglyph
Photographie du pétroglyphe de  Horse Creek.
Crédit: Arnout Hyde, Jr.
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Bien sûr, une enquête plus approfondie et l’étude de ce sujet fascinant est justifiée, et des tests importants sont en attente pour certains artefacts trouvés sur ces sites. Mais pour l’instant, nous pouvons dire qu’une preuve est lentement mais sûrement élaborée sur l’existence des Celtes, très problablement des moines, sur ce continent bien avant tous les autres [voyageurs] venus de l’Occident.
Ceci est particulièrement intéressant parce que les chrétiens celtes étaient aussi des chrétiens orthodoxes, appartenant à l’Eglise une, véritable et universelle du Christ, et avant que l’Occident ne se soit séparé de l’Eglise orthodoxe au dixième siècle. Leur spiritualité, loin d’être la  »spiritualité New Age » à la mode que beaucoup d’écrivains d’aujourd’hui attribuent anachroniquement  aux anciens Celtes, a été complètement orthodoxe dans l’enseignement ainsi que dans la pratique monastique et ascétique.
En effet, le Père Grégoire Télépneff, dans son étude passionnante et érudite, The Egyptian Desert in the Irish Bogs [le désert égyptien dans les tourbières irlandaises], conclut que le christianisme celtique révèle en réalité des influences « coptes significatives* [c'est-à-dire égyptiennes] d’un genre spécifiquement monastique. » [6]
Ces « trouvailles » archéologiques en Virginie occidentale et ailleurs, qui semblent indiquer une présence celtique et monastique sur ce continent de plus d’un millier d’années, donnent un impératif aux chrétiens (orthodoxes ou non) d’étudier l’Occident Orthodoxe (en particulier dans la vie des saints) comme il était avant le Grand Schisme. Parce que la floraison riche et authentique de l’orthodoxie, en particulier dans le christianisme orthodoxe celte, est caractérisée par à la fois l’ascèse et la sainteté, il peut être aussi nourrissant pour l’âme qu’il l’était pour les croyants d’il y a un millénaire et un plus.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d’après

 

 Orthodox Life [ Vie orthodoxe],
no 1, 2001, p. 33-36.
cité par
http://www.oodegr.com/english/brit_celt_orthodoxy/celts_america.htm
** NOTE OODE: « Copte » est une anglicisation du « qoubt » arabe. Les Coptes sont les descendants directs des anciens Egyptiens. L’Eglise copte (antichalcédonienne) est la portion de l’Eglise d’Alexandrie, qui a rompu avec les autres Eglises orthodoxes dans le sillage du quatrième Concile œcuménique de Chalcédoine en 451. Partageant un patrimoine commun préalablement avec les orthodoxes (chalcédoniens) de l’Eglise d’Alexandrie, elle a  ses origines chez l’Apôtre Marc. Le mot « copte », initialement utilisé pour faire référence aux Egyptiens (natif du pays)  en général, est aussi utilisé dans le texte ci-dessus, mais il a subi un glissement sémantique au cours des siècles pour signifier plus précisément « Égyptien chrétien*. « Suite à la convention standard de savants, Père Grégoire Télépneff utilise le mot « Copte » dans son étude comme synonyme d’égyptiens, c’est, comme un terme général indiquant les descendants ethniques des anciens Egyptiens (pré-chrétiens) et de leur langue afro-asiatique distincte (maintenant morte, sauf pour les usages  liturgiques). En tant que tel, l’utilisation de « Copte » ne doit pas être confondu avec son sens populaire, plus commun comme terme désignant spécifiquement les égyptiens antichalcédoniens, à savoir, les membres de l’Église dite Copte.
Notes 
1.  »Who Discovered America? A New Look at an Old Question, » National Geographic, December 1977.
2.  »The Voyage of Brendan, » by Timothy Severin, ibid.
3.  »Christian Messages in Old Irish Script Deciphered from Rock Carvings in W. Va., » by Dr. Barry Fell, Wonderful West Virginia, March 1983
4. Ibid.
5.  »Light Dawns on West Virginia History, » by Ida Jane Gallagher, Wonderful West Virginia, ibid.
6. Telepneff, Fr. Gregory, The Egyptian Desert in the Irish Bogs: The Byzantine Character of Early Celtic Monasticism, 1998

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/St_Brendan

St Brendan

(Redirigé depuis Brendan de Clonfert)
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Le voyage de Saint Brendan illustré par un manuscrit allemand du XVe siècle

Saint Brendan de Clonfert ou Bréanainn de Clonfert, né vers 484 à Ciarraight Luachra ou Kerry-Luachra, province d’Altraich-Cuile du royaume de Munster (dans l’actuel comté de Kerry, en Irlande), et mort en 571 à Enachduin ou Annaghdown/Annadown), surnommé le Navigateur ou le Chief Prophet of Ireland, est l’un de ces saints moines du christianisme irlandais dont la légende a occulté l’histoire.

Sommaire

Historiographie

Les données biographiques sur la vie de Brendan ne reposent que sur deux sources hagiographiques, mêlées de récits surnaturels : la Vie de Brendan qui nous a été transmise par plusieurs versions, latines et irlandaises (Vita Brendani / Betha Brenainn) ainsi que le fameux Voyage du saint abbé Brendan (Navigatio sancti Brendani abbatis). Ses dates approximatives, ainsi que quelques faits, sont toutefois confirmés par les annales et généalogies irlandaises. Si la Vita et la Navigatio ne sont pas vraiment fiables, du moins portent-elles témoignage de la vénération dont l’abbé fut l’objet dans les siècles qui suivirent son sacerdoce. Au plan philologique, il se pose aussi le problème des influences mutuelles entre les traditions que représentent ces deux sources.

Ainsi, la naissance de la tradition de la Vita est mal datée. Quoique les copies manuscrites dont nous disposons ne soient pas antérieures à la fin du XIIe siècle, les chercheurs estiment que l’archétype a dû être composé avant l’an mil, mais que la Navigatio lui est antérieure d’environ deux siècles, et remonte sans doute à la seconde moitié du VIIIe siècle. C’est pourquoi, pour rétablir la trame des faits de la biographie de Brendan, ou pour comprendre la nature de la légende qui entoure sa vie, il vaut mieux s’en remettre aux annales et généalogies contemporaines de l’abbé, ou comparer entre elles les versions successives de la Vita Brendani1.

Il existe plus de cent manuscrits du Voyage de Saint Brendan disséminés à travers les grandes bibliothèques d’Europe, et encore plus de traductions2. La plus ancienne version complète de ce texte apparaît vers l’an 900. Ce récit édifiant décrit aussi bien des phénomènes naturels que des apparitions fantastiques ou des pays merveilleux, dont l’évocation devait charmer les fidèles. Il y a de nombreux parallèles et plusieurs références croisées entre le Voyage de Saint Brendan et le Voyage de Bran ou le Voyage de Máel Dúin.

L’un des plus vieux manuscrits rapportant cette légende, De Reis van Sinte Brandaen, est écrit en vieux-néerlandais et date du XIIe siècle. Les philologues estiment qu’il s’agit de la compilation d’une source en moyen haut-allemand aujourd’hui perdue, avec des légendes irlandaises, que l’on devine au mélange d’éléments chrétiens et féeriques. La version anglaise : Life of Saint Brandan, n’est qu’une traduction tardive de cette version néerlandaise3.

Archéologie

En 1965, l’archéologue Thomas Lee annonce la découverte de ruines circulaires irlandaises au bord de la baie d’Ungava, au nord du Québec ; d’autres archéologues prouvent que ces ruines auraient pu être laissées par d’autres Européens, notamment les Français4.

Biographie

Baptisé par l’évêque Erec, Brendan est contemporain de saint Benoît. Il a 11 ans quand saint Patrick, l’évangélisateur de l’Irlande, meurt.

Brendan (aussi orthographié Brandan, Brendaine, Bridoine, Brévalaire, …) se prépare à la vie monastique à l’abbaye de Llancarfan, dans le royaume de Gwent, auprès de clercs qui lui enseignent le latin, le grec, la littérature, les mathématiques, l’astronomie et la médecine.

Vers 515-524 son premier grand voyage le conduit aux îles Féroé et en Islande à bord d’un coracle.

Dans la tradition celte de l’immram, il part ensuite pour une quête de sept ans à la recherche du jardin d’Éden. Il s’aventure sur l’océan Atlantique avec une petite embarcation (probablement un currach) et plusieurs moines, probablement vers l’an 530. Il revient en Irlande en affirmant avoir découvert une île (par la suite nommée Île de Saint-Brendan) qu’il assimile au Paradis ; le récit rapidement propagé de ses aventures attire de nombreux pèlerins à Aldfert, le village d’où il avait pris son départ.

D’après le récit médiéval, « Navigatio Sancti Brendani abbatis« , Saint Brendan aurait effectué deux longs voyages en mer, sur des navires de type ponto. Le premier vers 530 l’aurait conduit vers les îles Fortunées (îles Canaries) ; le second voyage, plus tardif, vers 544-545, l’aurait conduit, selon la saga irlandaise, vers l’archipel des Açores et peut-être même les Antilles qu’il aurait comparées au Paradis5.

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Statue moderne sur l’île Samphire

Dans son ouvrage Les croisières du Pourquoi pas ? à travers la mer du Groenland, le Commandant Charcot se réfère à ce manuscrit du IXe siècle : la « Pérégrination de Saint Brandan », lorsqu’il évoque les aventures fantastiques du moine Brennain Mac Filonga dans l’île de Jan-Mayen, située en plein océan Arctique, à 780 kilomètres au nord-ouest de l’Islande. Il fonda en Irlande, nous précise l’auteur, l’abbaye de Cluainfert (ou Clonfert) où il mourut en 578, et devint Saint Brandan (ou Brendan).

Selon la tradition, saint Brendan a écrit des règles monastiques sous la dictée des anges. Il voyage dans les îles Britanniques et en Bretagne pendant près de vingt-cinq ans. À l’estuaire de la Rance, il fonde un couvent à Aleth (à côté de Saint-Malo).

En 561, il retourne en Irlande où il fonde le monastère de Clonfert dans le comté de Galway.

Il meurt entre 574 et 578 auprès de sa sœur cadette, abbesse fondatrice d’Enach Dvin6.

Après d’abord avoir été condamné, il fut canonisé par l’Église7, fixant sa fête au 16 mai.

Interprétations du récit

Le récit de son voyage se rattache à une tradition irlandaise de voyages initiatiques contenant des passages obligés (les imrama, dont Immram Brain maic FebailBran Mac Febail – est le plus connu), il a été interprété comme un récit symbolique se rapportant à la liturgie pascale (les voyages de saint Malo sont essentiellement identiques), mais de nombreux détails sont la preuve qu’il a été au moins écrit par quelqu’un ayant pratiqué la navigation en haute mer sur un petit bateau médiéval.

En 1976, l’Irlandais Tim Severin construit une barque en peaux de bêtes tendues et en atteignant Terre-Neuve par les îles Féroé et l’Islande, prouve que le voyage de Brendan jusqu’en Amérique était techniquement possible. Des spécialistes de littérature médiévale et de géographie historique s’accordent cependant à ne pas voir dans la navigation la retranscription exacte d’un authentique voyage et considèrent qu’il n’y a pas de preuves que Brendan ait pu dépasser l’Islande8,9.

Six éléments ont pu laisser penser le contraire et que Saint Brendan aurait atteint des îles tropicales :

  • une description de noix de coco ;
  • une description de feuilles de palme, mais les palmiers étaient connus en Afrique du Nord ;
  • des descriptions de fruits exotiques, mais ces descriptions peuvent tout aussi bien s’interpréter comme des hyperboles ;
  • la mention de la chasse et de la consommation de tortues ;
  • la mention d’un courant marin ressemblant à un fleuve vert dans la mer, mais ce pourrait être une exagération de n’importe quel courant qui n’est pas le Gulf Stream ;
  • la durée du séjour de deux ans de Brendan dans l’île, ce qui est un indice de distance et de difficulté à préparer le retour, comme ce fut le cas pour Christophe Colomb.

Le sarcophage de saint Brendan et la toponymie faisant référence à ce saint en Bretagne

Trégrom : le « sarcophage de saint Brandan« 
  • La commune de Trégrom (Côtes-d’Armor) possède un « sarcophage de Saint-Brandan »  : ce sarcophage monolithique, qui date de l’époque carolingienne ou romane, est peut-être un « reposoir » (sépulture temporaire servant pendant les cérémonies funéraires), mais y passe traditionnellement pour être le tombeau de saint Brandan, voire l’embarcation (vaisseau de pierre) de ce moine irlandais lorsqu’il vint évangéliser la Bretagne ; il est toujours visible dans l’enclos paroissial10.
  • Le nom de la commune finistérienne de Loc-Brévalaire provient aussi du nom de « Brendan de Clonfert ».
  • L’église paroissiale de Kerlouan est consacrée à saint Brévalaire, qui serait toutefois un autre saint, d’origine galloise (connu au Pays de Galles sous le nom de saint Branwallader et de saint Breladre à Jersey)11. Le nom de la commune de Saint-Broladre (Ille-et-Vilaine) aurait la même origine.

Saint Brendan dans la culture

Saint Brendan est mentionné dans le recueil de poésie La terre tressée, de Claude Le Bouthillier12.

Bibliographie

Texte

  • Le merveilleux voyage de Saint Brandan à la recherche du Paradis, par Paul Tuffrau, L’Artisan du Livre, 1925
  • La Navigation de Saint Brendan (Terre de Brume, 1996), adaptation romancée du ‘Navigatio Sancti Brendani Abbatis par René-Yves Creston
  • Benoît : Navigation de saint Brendan à la recherche du paradis, in éd. par Francis Lacassin, Voyages aux pays de nulle part, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1320 p.

Études

  • Louis Kervran, Brandan, le grand navigateur celte du VIe siècle, Robert Laffont, coll. « les grandes énigmes de l’univers », 1977, 290 pages.
  • Tim Severin, Le Voyage du Brendan, Albin Michel, 1978.
  • Samivel, L’Or de l’Islande, éd. Arthaud (1963)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. D’après W.R.J. Barron et Glyn S. Burgess, The Voyage of St Brendan : Representative versions of the legend in English translation with indexes of themes and motifs from the stories, University of Exeter Press, coll. « Exeter medieval texts and studies »,‎ 2002 (réimpr. 2005), 403 p. (ISBN 0-85989-755-9).
  2. D’après Silvère Menegaldo, « W.R.J. Barron, Glyn S. Burgess (éds.), The Voyage of Saint Brendan », Cahiers de recherches médiévales et humanistes,‎ 2005 (lire en ligne [archive])
  3. D’après Reinder Meijer, Literature of the Low Countries: A Short History of Dutch Literature in the Netherlands and Belgium, New York, Twayne Publishers, Inc.,‎ 1971., p. 9–10.
  4. Marcel Moussette et Gregory A. Waselkov, Archéologie de l’Amérique coloniale française, Montréal, Lévesque Éditeur,‎ 2014, 458 p. (ISBN 978-2-924186-38-1), p. 19-26
  5. http://saintbrendan.d-t-x.com/pages/pnotes03.html [archive]
  6. http://www.netmarine.net/tradi/celebres/brendan/index.htm [archive]
  7. G.Vincent [archive].
  8. « Brendan was an actual historical figure who may have made western voyages, perhaps as far as Iceland, known to have had an Irish monastic colony at the time of Norse colonization in the ninth century (Oleson, 1964). Although, as with the purported journeys of Phoenicians and Greeks, there is no evidence to suggest a North American landfall for Brendan or other Irish clerical explorers, the Brendani literary cycle was a significant part of late Medieval geographical lore » J.L. Allen, « From Cabot to Cartier : The Early Exploration of Eastern North America, 1497-1543 », Annals of the Association of American Geographers, 82(3), 1992, pp. 500-521.
  9. Selon John D. Anderson on ne peut accepter les lectures littérales qui envoient Brendan en Amérique – dont la reconstitution de 1976 – « The navigatio brendani : a medieval best seller », The Classical Journal, 83, 4, 1988, pp. 315-322 et surtout pp. 315-316.
  10. http://fr.topic-topos.com/saint-brandan-tregrom [archive]
  11. http://nominis.cef.fr/contenus/Branwallader.pdf [archive]
  12. Claude Le Bouthillier, La terre tressée : poésie, Tracadie-Sheila, La Grande Marrée,‎ 2011, 109 p. (ISBN 978-2-349-72276-8), p. 11

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Christianisme_irlandais

Christianisme irlandais

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Le Livre de Kells, chef-d’œuvre de l’art irlandais

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Croix celtique

Le christianisme Irlandais est une pratique du christianisme celtique qui se développa en Irlande à la suite de l’évangélisation par saint Patrick au Ve siècle, puis en Écosse, en Angleterre, au pays de Galles et en Armorique.

Il garda ses particularités :

  • jusqu’à la fin du VIIe siècle en Northumbrie : le synode de Whitby (664) consacra l’abandon des spécificités de l’Église irlandaise et l’Église acheva l’unification avec Rome avec les conciles d’Hertford en 673 et de Hatfield en 680 ;
  • jusqu’en 710-712 chez les Pictes écossais (en 710, le roi Nechtan adopta les pratiques romaines et les moines d’Iona se convertirent en 712) ;
  • jusqu’en 768 au pays de Galles (sous l’influence d’Elfoddw, évêque de Bangor) (cependant, le sud du pays de Galles n’aurait suivi qu’en 777) ;
  • jusqu’au début IXe siècle en Bretagne (réforme imposée par Nominoë, au service des carolingiens) ;
  • jusque vers 840 en Cornouailles.

Des différences mineures subsistèrent jusqu’au XIIe siècle (lorsque les fils de Malcolm III et sainte Margaret d’Écosse Scotland reformèrent l’Église écossaise) et jusqu’en 1172 en Irlande où le synode de Cashel vit Henri II d’Angleterre forcer la soumission à l’autorité de l’Église catholique romaine.

Le christianisme irlandais se distingue principalement de celui de l’Église romaine par ses coutumes, notamment par la forme de la tonsure (celle des Irlandais découvrait l’avant du crâne d’une oreille à l’autre et laissait les cheveux longs à l’arrière) semblable aux druides, par la datation de la fête de Pâques (les Irlandais célébraient cette dernière le dimanche avant la pleine lune du printemps) et par son organisation non centralisée. La croix celtique est le symbole caractéristique du christianisme irlandais.

Surtout dû à des moines itinérants, dans la tradition du Immram celte (pour les moines celtes la navigation est un des modes de la pénitence, et le petit navire de cuir et d’osier, le coracle, est un véritable véhicule mystique) et par la fondation d’abbayes, le christianisme irlandais s’implanta sur le continent et particulièrement en Bretagne mineure. À travers plusieurs missions irlandaises (notamment en Gaule, à la période mérovingienne) il connut un succès remarquable. Plus tard, après Charlemagne, les Églises royales y privilégièrent la tradition romaine, qui l’emporta finalement dans tout l’occident.

Néanmoins, de nombreuses fondations conservent le souvenir de la grandeur passée de la tradition irlandaise, comme l’abbaye de Luxeuil en France, celle de Bobbio en Italie ou celle de Saint-Gall en Suisse, que l’on doit toutes les trois à saint Colomban (543615) qu’il ne faut pas confondre avec saint Colomba.

Plus importante fut l’influence du christianisme irlandais en Grande-Bretagne : il fut distillé dans le nord de celle-ci, auprès de tribus celtes restées païennes : les Scots et les Pictes, depuis l’Irlande. Saint Colomba (521597) évangélisa ces peuples et fonda le monastère de Iona (563) sur une île située au large de la côte ouest de l’Écosse. Bientôt, l’influence irlandaise essaima depuis ce lieu, principalement par l’intermédiaire des Scots.

Des missionnaires écossais, en effet, se rendirent auprès des Anglo-Saxons qui étaient établis au nord de la rivière Humber (en Northumbrie) : ils furent les premiers évangélisateurs de ce peuple. Mais ils se heurtèrent à l’influence de l’Église romaine, présente dans le sud de l’île depuis l’extrême fin du VIe siècle et dès le VIIe siècle du fait de l’activité d’Augustin de Cantorbéry et de ses collaborateurs, un moine catholique qui avait été envoyé en Angleterre par saint Grégoire pour propager la suprématie de Rome.

En 664, le christianisme irlandais fut finalement rejeté au profit des coutumes romaines par les Northumbriens, lors du synode de Whitby qui opposa Wilfrid d’York à l’évêque irlandais Colman.

Les Scots adoptèrent finalement les traditions romaines au XIe siècle, les Irlandais au XIIe siècle.

Héritage

Le christianisme romain doit, dans une grande mesure et par l’entremise des missionnaires anglo-saxons, son goût pour la mission à la tradition irlandaise, importée dans le nord des îles britanniques au VIIe siècle. D’autres traditions irlandaises ont été adoptées par Rome et font partie de l’orthodoxie : c’est le cas de la confession auriculaire (en privé) et de la Toussaint, fête de « tous les saints » célébrée le premier novembre.

Articles connexes

Lien externe



Une gavotte, un gavot… des Bretons !

Danses de canards et concours de pieds palmés…

Sur trois doigts :

Allez, faites-en autant !

Teu teu teu… j’en vois qui trichent, on a dit sur trois doigts…

Et hop !

 

 

 

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gavotte_%28danse%29

Gavotte (danse)

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La gavotte est une danse ancienne populaire, catégorie danse traditionnelle, devenue aussi une danse de salon.

Diverses étymologies ont été proposées : pour certains cette danse serait originaire de la région des Gaves1. Pour d’autres, le terme viendrait d’un mot français signifiant « petit galop »2. Toutefois, l’étymologie généralement retenue par les spécialistes fait dériver le mot gavotte du terme gavot qui désignait les habitants de la partie montagneuse de la Provence3.

Sommaire

La danse de cour et de bal

La gavotte est une danse française d’origine populaire, en chaîne ouverte, à rythme binaire, gaie et à mouvement modéré ou assez vif. Attestée dès le XVIe siècle dans différentes régions de France, elle est introduite à la cour sous la forme d’une danse de couple et devient une danse de bal et de théâtre à la fin du XVIIe siècle. Cédant progressivement le pas à la contredanse naissante, la gavotte décline au cours du XVIIIe siècle, pour connaître un tournant à partir de 1785 : une chorégraphie de Maximilien Gardel, pour la comédie lyrique de Grétry Panurge dans l’île des lanternes, obtient un si vif succès qu’on nommera dorénavant gavotte de Vestris le passage brillamment exécuté par le danseur Auguste Vestris. Elle fera le bonheur des bals du XIXe siècle et entrera même dans le répertoire de l’armée, devenant une épreuve obligatoire pour obtenir le brevet de « prévôt de danse ».

La musique

Dans la musique baroque, c’est une des danses secondaires de la suite : comme les autres « galanteries », elle s’insère généralement entre la sarabande et la gigue. Elle est parfois (chez Bach notamment) suivie d’une seconde gavotte, au ton homonyme (ex. la majeur ou la mineur) ou relatif (ex. do majeur ou la mineur). Elle est de coupe binaire (deux sections avec reprise chacune), en général à 2 temps (2/2, parfois 2/4), précédée d’une levée d’une demi-mesure. Accentuée sur le premier temps, elle se caractérise fréquemment par le rythme noire – 2 croches, et se termine sur un temps posé (thesis). A l’audition, elle peut se confondre avec la bourrée, dont elle se différencie par la durée de la levée, et le tempo, en principe plus modéré.

Rameau a écrit pour le clavecin une « gavotte variée » (Troisième Livre de pièces de clavecin, 1728), qui est un des sommets du répertoire de cet instrument.

Danses traditionnelles

Le terme de gavotte est devenue l’appellation vernaculaire de différentes danses : danse en chaîne, danse de couple, ronde au bouquet, danse militaire, voire quadrille, allant même jusqu’à devenir un terme générique pour la danse.

Le terme de gavotte pour désigner la danse bretonne initialement appelée dañs tro en breton, est attesté dès la fin du XVIIIe siècle dans la région de Quimper.

Les gavottes bretonnes forment en fait une grande famille de danses avec de nombreuses variantes correspondant aux anciens terroirs (bro en breton) : gavotte de l’Aven, gavotte des montagnes, dañs fisel, gavotte glazik, gavotte kernevodez, etc.

Gérard Nédellec évoque, dans D’Armor et d’Argoat, l’année 1945 : « Après un bon repas pris en commun, quelques gavottes terminent la soirée ».

Voir aussi

Notes

  1. Un gave est un cours d’eau des Pyrénées courant au fond d’une vallée creusée dans une roche tendre. Voir [1] [archive]
  2. Les danses bretonnes pour les novices. Troisième leçon : la gavotte [archive], Le Télégramme, 15 août 2013
  3. Voir l’article en ligne du TLF [2] [archive], ainsi que l’article ‘gavotte’ du Dictionnaire historique de la langue française d’Alain Rey.

 

https://fr.wiktionary.org/wiki/gavot

gavot

Voir aussi : Gavot

Sommaire

Français

Étymologie

De l’occitan gavach (« rustre, habitant des montagnes ») où l’on a associé le suffixe -ot. Plus avant, du gaulois gaba (« goitre, gosier »)[1] → voir gaver. Le nom du fromage est attesté depuis 1826.

Adjectif

Singulier Pluriel
Masculin gavot
\ga.vo\
gavots
\ga.vo\
Féminin gavote
\ga.vot\
gavotes
\ga.vot\

gavot \op.tɑ̃\

  1. Relatif aux habitants ou originaire de la région de Gap.

Nom commun

Singulier Pluriel
gavot gavots
\ga.vo\

gavot \ga.vo\ masculin

  1. (Occitanie) (Vieilli) Nom que l’on donnait aux montagnards qui avaient la réputation d’être rustres et de mauvaise compagnie.
  2. (Linguistique) Nom traditionnel donné au vivaro-alpin.
  3. (Alpes) Variété de fromage.
    • Mais il nous vient de la France plusieurs espèces de fromages, tels que les Gruyères, les Roquefort […] les fromages appelés Gavots, qui viennent de toute la région des Alpes. — (C. de Villeneuve, Statistique du département des Bouches-du-Rhône, tome III, page 113, Ricard)
  4. Compagnon du devoir.
    • Si vous m’appelez gavot, répondit Pierre, je suis en droit de vous dire que je vous connais pour un dévorant. — (George Sand, Le Compagnon du tour de France, 1842)
    • GERMAIN. Mais ne voyez-vous pas que c’est un Gavot ?
      JEAN. Mais ne voyez-vous pas que c’est un Dévorant ?
      GERMAIN. Il a un ruban bleu à son équerre.
      JEAN. Il a un ruban rouge à sa canne.
      — (Dialogue sur le compagnonnage)
    • Les compagnonnages sont en réalité des syndicats secrets. Ils n’ont pas de statuts écrits ; leur tradition orale leur donne pour fondateurs les constructeurs du temple de Salomon et se réclame du templier Jacques Molay. Ils sont groupés par devoirs, ces formes primitives de la fédération : les enfants du père Soubise sont opposés aux gavots, ou enfants de Salomon. Les compagnons du devoir, qui embrassent un grand nombre de corporations, s’intitulent devoirants, puis par corruption du mot : dévorants. Gavots et dévorants sont en guerre perpétuelle. — (Jean Jaurès, Histoire socialiste)

Variantes

Antonymes

Apparentés étymologiques

Traductions

:
Plus 

Références

  1. « gavotte », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971-1994 → consulter cet ouvrage

Occitan

Étymologie

De gavach où l’on a associé le suffixe -ot.

Nom commun

gavot

  1. Gavot.

Références

 



Des ravages du cannabis sur l’orthographe…

 

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NEMROD34

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Re: Méditation et modification du fonctionnement des gènes

Messagepar NEMROD34 » 04 Mars 2016, 07:23

Je trouve que le cannabis est beaucoup plus dangereux, par exemple, en ce qui concerne l’induction de maladie mentale…

Il ne les induits pas il les révèles, nottament la schyzophrénie, il y a avait le commentaire d’un artcile sur rue89 d’une mère remerciant le cannabis parce qu’il a permit de révélé la schyzophrénie de son fils de 17 ans, suffisament tôt pour la prendre en main, le gars mènne une vie une vie et études brillantes et tout mais uniquement parce que ça a été identifié et pris en charge assez tôt, sans cannabis la famille et les toubibs passaient à coté avant que ce soit vraiment grave.

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