Des plaintes de Cyprien Luraghi

Cyprien Luraghi n’en démord pas, encore hier il m’a traitée de « cas lourd psychiatrique » et de « schizoparano » dans ses commentaires sur Rue89, un site d’information dont il a toujours reproché aux responsables de ne lui avoir pas obéi dès ses premières demandes d’exclusion à mon encontre :

 

http://rue89.nouvelobs.com/2016/03/22/bruxelles-maudit-metier-263531

Bruxelles : journaliste, ce maudit métier

Un drame, beaucoup d’experts, des photographes de cadavres… et l’excitation un peu honteuse qui va avec.

Par Daniel Schneidermann Arrêt sur images. Publié le 22/03/2016 à 11h35

21 699 visites 126 réactions

 

Publié le 22/03/2016 à 19h59
Des plaintes de Cyprien Luraghi  dans Calomnie hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à Lapin_à_Gilles

Il leur aura fallu de longues années pour percuter sur les cas psychiatriques les plus lourds − sept pour Zeki, deux pour la schizoparano Jexiste − et huit pour les kommandos de Murène Lapine. C’est couillon parce que tout a une fin et que la fin de Rue89 est proche. Mais mieux vaut tard que jamais, hein ; -)

1 réponse

 

Cela fait pourtant maintenant huit années qu’il ne cesse de harceler des tas de gens en vue d’obtenir mon internement en psychiatrie, toujours sans aucun succès.

Il y eut d’abord les journalistes modérateurs de Rue89 jusqu’à obtention de mon exclusion de ce site fin juillet 2009, donc, puis ceux du Post avec même objectif, et réussite au bout d’un an, début mars 2010, puisqu’il avait commencé à en exiger mon bannissement six mois avant que je n’eusse moi-même commencé à m’exprimer anonymement sur ce second site d’information, ensuite mon premier hébergeur de blog OverBlog, avec de telles difficultés que le cyberdélinquant a fini par supprimer lui-même frauduleusement mon premier blog « Un petit coucou » début septembre 2015 alors qu’il n’était que suspendu depuis juin 2013, et depuis mars 2014 les suivants, pour Petitcoucou, Satanistique et Justinpetitcoucou.

A compter de 2010, il a aussi harcelé à mon sujet le professeur de psychiatrie de la faculté de médecine de Brest et chef de services psychiatriques du CHU de Brest Michel Walter, et quantité d’autres personnes qu’il a notamment tenté avec plus ou moins de bonheur de convaincre de déposer contre moi des plaintes fantaisistes pour des faits imaginaires.

Selon ses déclarations au juge d’instruction dans le cadre de sa procédure tout à fait scandaleuse à mon encontre, sa complice Josette Brenterch du NPA de Brest en ferait elle-même partie, tout comme leur complice de Béziers Jean-Marc Donnadieu.

Cette dernière a définitivement perdu son procès contre OverBlog et moi-même d’abord en raison de la nullité ou de l’irrecevabilité de ses plaintes avec constitution de partie civile de 2011 qui n’auraient jamais dû pouvoir prospérer comme elles l’ont fait durant près de cinq longues années qui auront permis à tous ses complices « déconnologues » de la bande de Cyprien Luraghi de poursuivre allégrement et le plus tranquillement du monde toutes leurs exactions à mon encontre.

Aussi, après avoir lu hier sur le site Rue89 les propos de ce délinquant avéré visant notamment des juges qui se sont toujours montrés étonnamment complaisants à son égard, je ne résiste pas à l’envie de vous conter ce qui m’est arrivé au mois de septembre dernier.

Alors que j’avais encore la tête dans ses montagnes de saloperies passées et venais tout juste d’en découvrir de nouvelles, j’ai reçu un appel téléphonique d’un policier de mon commissariat voulant m’interroger sur une plainte de cet individu.

Je crois qu’il a compris tout de suite que le nom de Luraghi me mettait les nerfs en pelote.

Enfin bref, je suis allée le voir et ai répondu aux questions qu’il avait à me poser.

Il avait reçu un énorme tas de documents constitué par le dénommé Pascal Luraghi m’accusant encore mensongèrement de plein de faits imaginaires ou qui ne me concernaient même pas, par exemple les affaires prud’homales d’une autre de ses victimes de harcèlements internétiques.

Entre autres choses, j’ai dû ainsi m’expliquer sur des commentaires publics anonymes relatifs à la franc-maçonnerie que j’aurais faits sur le site Rue89 en 2008. Je n’ai pas vérifié si j’en étais réellement l’auteur ni s’ils étaient rapportés avec exactitude, n’en ayant pas la possibilité, et nous avons parlé de franc-maçonnerie. J’étais accusée de critiques acerbes fort mal perçues dans la police où les francs-maçons sont légion.

En conclusion : je n’ai rien contre les francs-maçons, j’en connais plein, il y en a toujours eu parmi mes relations ou dans mon entourage, et le giga procès que le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi pensait pouvoir me faire sur cette question n’aura pas lieu.

Voilà.



Cyprien Luraghi se moque des juges

On le savait depuis longtemps, mais là, il n’hésite plus à le faire savoir on ne peut plus clairement au milieu de sa cour de « déconnologues » sur le site Rue89, où il est actuellement « Itzig Finkelstein » :

 

http://rue89.nouvelobs.com/blog/oh-my-code/2016/03/22/atteintes-lautorite-judiciaire-democratie-en-danger-235260

Atteintes à l’autorité judiciaire : démocratie en danger

Par Emmanuel Daoud Avocat au barreau de Paris. Publié le 22/03/2016 à 16h44

 

21  Commentaires postés

Publié le 22/03/2016 à 17h14
Cyprien Luraghi se moque des juges dans Corruption tamarin-lion-dore

yabon

Communiste de souche

Bravo. J’espère que cette « réforme » de circonstance va passer à la trappe.

Publié le 22/03/2016 à 17h21
crouton6 dans Crime

inspecteur crouton

gros limier

Tout ce que vous voulez mais par pitié ne nous rendez pas Taubira.

2 réponses
Publié le 22/03/2016 à 17h22
index_22 dans Folie

Panama.one

Le Grand Remplacement Vite !
répond à inspecteur crouton

signalé !

Publié le 22/03/2016 à 17h38
hilsenrath1 dans LCR - NPA

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à inspecteur crouton

Ce bout de phrase a déclenché mon meilleur fou-rire de la journée :

« Le juge judiciaire – garant éprouvé des libertés individuelles »

Je sais pas pourquoi : c’est parti comme ça, d’un coup…

4 réponses
Publié le 22/03/2016 à 17h43
 dans Luraghi

povlimaong

ire-Landais
répond à Itzig Finkelstein

Tout est dans le « éprouvé ».

1 réponse
Publié le 22/03/2016 à 17h44
hilsenrath1 dans NEMROD34

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à povlimaong

Oui, et je dirais même plus : lol.

Publié le 22/03/2016 à 17h48
crouton6 dans Perversité

inspecteur crouton

gros limier
répond à Itzig Finkelstein

Ça sent le dossier chargé ça.

1 réponse
Publié le 22/03/2016 à 17h53
hilsenrath1 dans Politique

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à inspecteur crouton

Non mais un fou rire inextinguible à ce point, ça m’était jamais arrivé

en 58 ans d’existence, tu sais…

Publié le 22/03/2016 à 18h11
oeil_4 dans Rue89

linoroberto

libre penseur et optimiste prudent 0(♥!!♥ )0
répond à Itzig Finkelstein
220px-Don_camillo4

seigneur , ce ne sont que des mots ..

Publié le 22/03/2016 à 18h47
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auberty

aucune
répond à Itzig Finkelstein

toujours mieux que la justice politique du parquet

1 réponse
Publié le 22/03/2016 à 19h02
hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à auberty

Y en a pas une pour racheter l’autre en matière de dégueulasserie ubuesque.

1 réponse
Publié le 22/03/2016 à 19h10
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auberty

aucune
répond à Itzig Finkelstein

c’est évident, la différence c’est que les erreurs des uns sont liées à la personnalité d’un juge ou autre, alors que de l’autre coté les erreurs sont plutôt dues à des situations politiques, et dans une démocratie ça fais tache

1 réponse
Publié le 22/03/2016 à 19h18
hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à auberty

Tout d’abord, police et justice ça rime. Et ça se tient fermement par la main.

Or en matière d’injustice, d’inégalité par le fric et de traitement différents

selon les classes sociales et le porte-monnaie, ces deux institutions

maudites et ubuesques se posent là, en France.

justice française : cherchez l’intrus.

1 réponse
Publié le 22/03/2016 à 19h26
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auberty

aucune
répond à Itzig Finkelstein

là je vous suis, tant que la justice n’est pas indépendante on aura qu’une demie démocratie

1 réponse
Publié le 22/03/2016 à 19h29
hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à auberty

Croyez bien que ça m’ennuie gravement de payer des taxes pour engraisser

ces incompétents inutiles et malfaisants. Un pays avec une justice aussi

merdique ne peut en aucun cas se prétendre démocratique.

Publié le 22/03/2016 à 17h27
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Hansi K

Pyramideur

Bon on va répéter ce que mon répéte à chaque fois. Un contrôle, même à priori et même par le juge administratif reste un contrôle, qui a le pouvoir de suspendre la décision et de l’annuler si besoin.

2 réponses
Publié le 22/03/2016 à 18h49
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auberty

aucune
répond à Hansi K

sûr, mais un contrôle politique que vous le vouliez ou non

Publié le 22/03/2016 à 19h05

Babalaas

Né le 28 Brumaire An CXCI
répond à Hansi K

a posteriori en l’occurence. Et je suis bien d’accord avec vous.

Publié le 22/03/2016 à 17h33
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Abrasax

tout doux

La Justice est une affaire trop importante pour être laissée aux mains des policiers.
Et toc !
Taubira, reviens (c’est pour faire enrager monsieur l’inspecteur !)

1 réponse
Publié le 22/03/2016 à 19h15
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auberty

aucune
répond à Abrasax

« “La Justice est une affaire trop importante pour être laissée aux mains des policiers.” »
Et surtout des politiques, les policiers n’étant que le bras armé de ceux-ci

Publié le 22/03/2016 à 18h17
autist-reading2_64

Dalton Trumbo

Liste noire

La démocratie était déjà DTC du fait que par 49-3 l’exécutif légifère.
..
Qu’il veuille maintenant s’arroger le pouvoir judiciaire, ça ne fait que l’enfoncer un peu plusse DTC.
..
Par ailleurs, le Syndicat de la Magistrature milite contre l’état d’urgence depuis le début de l’état d’urgence (avec la LDH et bien d’autres).
..
Certes, la pétition est à la mode, mais par respect de la démocratie, il serait bon de rendre hommage au pilier du fonctionnement de la démocratie que sont les syndicats de salariés.
..



Nouveaux attentats ce 22 mars 2016, à Bruxelles

Tout le monde redoutait de nouveaux attentats, et moi particulièrement cette journée du 22 mars.

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201603/22/01-4963268-des-attentats-font-au-moins-28-morts-et-90-blesses-a-bruxelles.php

Publié le 22 mars 2016 à 07h11 | Mis à jour à 07h11

Des attentats font au moins 28 morts et 90 blessés à Bruxelles

 

Des vitres ont volé en éclat à l'aéroport... (PHOTO FRANÇOIS LENOIR, REUTERS)

Des vitres ont volé en éclat à l’aéroport de Zaventem, à Bruxelles.

PHOTO FRANÇOIS LENOIR, REUTERS

Associated Press
Bruxelles

 

Au moins 28 personnes ont été tuées et 90 autres blessées mardi en Belgique, quand de multiples explosions ont secoué l’aéroport international de Bruxelles et une station de métro. Le bilan fait état de 13 morts et 35 blessés à l’aéroport, et de 15 morts et 55 blessés à la station de métro Maelbeek. Au moins une explosion serait l’oeuvre d’un kamikaze.

 

«Nous redoutions un attentat et c’est arrivé», a déclaré en conférence de presse le premier ministre de la Belgique, Charles Michel, qui a ensuite dénoncé des attentats «aveugles, violents et lâches».

Les autorités craignent maintenant de nouvelles attaques, a-t-il dit.

«Dans ce moment noir pour notre pays, je veux appeler chacun à faire preuve de calme mais aussi de solidarité. Nous devons faire face à cette épreuve en étant unis, solidaires, rassemblés», a lancé le premier ministre.

La Belgique a rehaussé son niveau d’alerte au seuil le plus élevé. Les trains et les avions qui se dirigeaient vers la capitale ont été redirigés ailleurs et on a conseillé à la population d’éviter tout déplacement. Les aéroports à travers l’Europe ont resserré leurs mesures de sécurité, notamment à Paris, Londres, Prague, Amsterdam et Bucarest.

Le service Eurostar qui relie Londres, Bruxelles et Paris a été interrompu.

Pour sa part, Affaires mondiales Canada signale qu’à sa connaissance, aucun Canadien ne figure dans les listes de personnes tuées ou blessées dans les attentats.

L’Ambassade du Canada à Bruxelles suit de près la situation dans la capitale belge afin de déterminer si des Canadiens ont été affectés d’une manière ou d’une autre par les attaques terroristes. Le ministère canadien des Affaires étrangères recommande sur son site Web la plus grande prudence aux Canadiens présents à Bruxelles.

Le bureau du procureur de Bruxelles a confirmé qu’il s’agit d’attaques terroristes. Celles-ci surviennent quelques jours seulement après l’arrestation de Saleh Abdeslam, qui était traqué depuis les attentats de Paris en novembre. Abdeslam a confié aux autorités qu’il avait mis sur pied un nouveau réseau et qu’il planifiait d’autres attaques.

L’aéroport de Bruxelles a été le théâtre d’au moins deux explosions. Les murs du hall des départs étaient éclaboussés de sang et une partie du plafond s’est effondrée. Des témoins ont raconté à l’Associated Press qu’une explosion s’est produite à un comptoir d’enregistrement des bagages et l’autre près d’un café Starbucks.

Des responsables européens de la sécurité se préparent depuis plusieurs semaines à une attaque d’envergure et prévenaient que le groupe armé État islamique s’apprêtait à frapper. L’arrestation d’Abdeslam, vendredi, a rehaussé ces craintes quand les enquêteurs ont découvert que plusieurs auteurs des attaques du 13 novembre à Paris étaient toujours en fuite.

Rien ne permet toutefois pour le moment de relier Abdeslam aux plus récentes attaques, selon le premier ministre belge Charles Michel.

L’attentat de mardi n’a pas encore été revendiqué.

Près de l’entrée de la station de métro Maelbeek, qui se trouve à proximité du siège de l’Union européenne, les secouristes ont installé un centre de traitement improvisé dans un pub. Des passagers en état de choc émergeaient de la station pendant que les policiers essayaient de boucler le secteur.

Un témoin a raconté que l’explosion s’est produite au moment où le train quittait la station de Maelbeek pour celle de Schuman.

Une porte-parole du métro de Bruxelles, Françoise Ledune, a dit à la station de télévision BFM qu’une seule explosion s’est produite à bord d’un wagon immobilisé à Maelbeek.

Des secouristes ont emporté sur des civières au moins deux victimes aux vêtements en lambeaux.

Les explosions se sont produites alors que l’aéroport était bondé de voyageurs. Des images amateures diffusées par la chaîne française i-Télé montrent des passagers, dont un enfant avec un sac à dos, qui s’enfuyaient en courant pendant que de la fumée se dégageait de l’aérogare. D’autres personnes été emmenées vers les pistes de l’aéroport, le plus important de Belgique. D’autres images font voir un gardien de sécurité qui patrouille une salle qui a été lourdement endommagée.

L’aéroport de Bruxelles relie la ville à 226 destinations à travers le monde. Il a accueilli près de 23,5 millions de passagers en 2015.

Le président français François Hollande s’est réuni d’urgence avc le premier ministre Manuel Valls, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

«Nous sommes en guerre et subissons depuis plusieurs mois, en Europe, des actes de guerre», a déclaré M. Valls.



Claude Hermant, trafics d’armes et attentats : l’enquête se poursuit à Lille

 

 

http://www.huffingtonpost.fr/2015/12/15/claude-hermant-attentats-de-janvier-amedy-coulibaly-arsenal-trafic-armes-terrorisme-extreme-droite-identitaires_n_8810698.html

Qui est Claude Hermant, détenu pour trafic d’armes et soupçonné de liens avec l’arsenal d’Amédy Coulibaly

 

Le HuffPost  |  Par
Publication: 15/12/2015 17h34 CET Mis à jour: 15/12/2015 17h34 CET

 

TERRORISME – Il s’agit d’une figure connue de l’extrême droite nordiste. Déjà en détention dans une affaire de trafic d’armes, Claude Hermant a été placé en garde à vue avec sa femme ce mardi 15 décembre dans l’enquête sur les attentats de janvier à Paris.

Les enquêteurs les ont interrogés car des armes découvertes dans l’arsenal d’Amédy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher, ont transité par une société gérée par la compagne d’Hermant, a expliqué une source proche de l’enquête. Il s’agit d’un fusil d’assaut et quatre pistolets Tokarev retrouvés dans l’épicerie casher, théâtre d’une prise d’otages meurtrière le 9 janvier, et dans l’appartement occupé par Coulibaly à Gentilly, près de Paris, a ajouté cette source.

Comme le précisait Le Monde, « les bases documentaires d’Europol et d’Interpol ont permis d’établir que l’arsenal du terroriste a été « acheté par une société slovaque et vendu sur Internet, avant d’arriver entre juillet et novembre 2014 jusqu’à la société gérée par la compagne » de Claude Hermant. Ce dernier a été mis en examen début 2015 à Lille dans un dossier distinct de trafic d’armes en bande organisée.

« Carrure de catcheur » et « look de videur »

En mai dernier, La Voix du Nord avait révélé les soupçons des enquêteurs sur de possibles liens entre ce trafic d’armes et les attentats de janvier, mais aussi que Claude Hermant avait lui-même servi d’ »indic’ » pour la gendarmerie et les douanes. Le quotidien, qui publiait des échanges de mail avec un gendarme, se demandait si les forces de l’ordre n’ont pas « laissé filer un gros poisson au risque d’alimenter une filière d’armes parisienne ».

Décrit par Libération comme un homme « encombrant » à la « carrure de catcheur » et au « look de videur » – il exerce officiellement la profession de veilleur de nuit -, Claude Hermant est un ancien militaire et ancien champion de boxe. Il a aussi été l’animateur de la Vlaams Huis (Maison Flamande), un groupuscule identitaire.

Par ailleurs, Claude Hermant a aussi été membre du DPS (Département protection sécurité), service d’ordre du Front national, dans les années 90. Selon Marianne, il y a servi six ans puis aurait agi en tant que barbouze, notamment au Congo. En 2001, Claude Hermant avait parlé à Libération de ses activités clandestines au sein des « fantômes », « groupe de choc » du DPS regroupant 200 anciens militaires et autres « baroudeurs sur la touche ».

« Expéditions punitives »

Le rôle de ce groupe? « Infiltrer des associations ou mener des ‘expéditions punitives’ dans des banlieues », des faits qui avaient été relatés en 1999 dans le rapport d’une commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale, pointant du doigt « un mouvement aux accents paramilitaires ». Cette structure, dont le coût s’élevait à « plusieurs millions de francs annuels », aurait couvert ses frais grâce à « des opérations internationales de mercenariat ou de vente d’armes » via la Croatie.

Marianne, qui qualifie Claude Hermant de « chef de file nordiste du Bloc identitaire », raconte que l’homme est un passionné d’armes qui s’est spécialisé dans la remilitarisation de pièces neutralisées, bien qu’il ait démenti ces informations dans un droit de réponse transmis à l’hebdomadaire par son avocat. Le Dauphiné Libéré note qu’il travaillait avec « un trafiquant de Charleroi (Belgique) chez qui Amédy Coulibaly s’est fourni.

Claude Hermant aurait importé « plus d’une centaine » d’armes neutralisées, qu’il aurait « remilitarisées et revendues ensuite dans les milieux délinquants » même si le lien entre l’ancien militaire et l’arsenal de Coulibaly reste à préciser. « Dans ce genre de trafic, il y a toujours un ou des intermédiaires. Claude Hermant ne connaissait pas forcément la destination finale des armes, souligne un enquêteur qui relève « la porosité entre certains milieux islamistes et du banditisme ».

 

http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/attentats-de-janvier-claude-hermant-et-sa-compagne-en-ia0b0n3220797

Attentats de janvier : Claude Hermant et sa compagne en garde à vue

 

Publié le 16/12/2015

PAR BENJAMIN DUTHOIT

Figure de l’ultra-droite lilloise, il est déjà détenu pour trafic d’armes. Depuis hier, il est entendu dans un autre dossier par les services antiterroristes. En cause, la provenance de l’arsenal d’Amédy Coulibaly.

 

d-20151215-G4T2ZJ 2015-12-15 23:41:44

L’étau se resserre sur Claude Hermant, figure de l’ultra-droite lilloise de 52 ans, et sa compagne. Depuis hier, ils sont en garde à vue dans les locaux de la SDAT (sous-direction antiterroriste), à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Leur garde-à-vue a été prolongée une première fois ce mercredi matin et peut durer 96 h au maximum. Ils sont entendus dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris, en janvier. La SDAT veut établir la provenance de l’arsenal d’Amédy Coulibaly, tueur de Montrouge et de l’Hyper Cacher.

Des armes auraient été achetées par une société gérée par la femme de Claude Hermant entre juillet et novembre 2014. Il s’agit d’un fusil d’assaut et de quatre pistolets semi-automatiques Tokarev. Ils ont été retrouvés sur les lieux de la prise d’otages meurtrière du supermarché casher, et dans l’appartement occupé par Amédy Coulibaly à Gentilly (Val-de-Marne).

Ce rebondissement survient alors que Claude Hermant est déjà détenu pour trafic d’armes dans un dossier distinct, mais aux similitudes troublantes. Il est mis en examen depuis fin janvier par un juge lillois, ainsi que sa compagne, sous contrôle judiciaire. Dès les premiers jours de sa garde à vue, nous avions évoqué l’hypothèse d’un lien avec les armes d’Amédy Coulibaly.

Cette piste s’est confirmée au fil des mois. L’éventuel circuit d’écoulement n’était toutefois pas clair. « Dans ce genre de trafic, il y a toujours un ou des intermédiaires, nous confiaient en mai des proches de l’enquête. Claude Hermant ne connaissait pas forcément la destination finale des armes. Ça montrerait en tout cas la porosité entre certains milieux islamistes et du banditisme. »

Au départ, les investigations portaient sur un trafic alimentant les milieux de la délinquance lilloise et d’ailleurs. Claude Hermant est soupçonné d’un rôle de grossiste. Il aurait acquis beaucoup d’armes de guerre neutralisées sur le site Internet de la société slovaque AFG. Selon des enquêteurs, il y en aurait eu près de 200. Certaines seraient passées par un contact à Charleroi (B). Claude Hermant aurait remilitarisé la marchandise avant de la revendre.

Pour colorer un peu plus l’affaire, il était indic des douanes et de la gendarmerie : un douanier a été mis en examen. Claude Hermant aurait contesté le nombre d’armes achetées et affirmé avoir agi comme informateur pour remonter des filières. Des proches du dossier estiment qu’il a joué double-jeu et trafiqué pour son propre compte.

 

http://www.nordeclair.fr/info-locale/trafic-d-armes-garde-a-vue-levee-pour-claude-hermant-jna49b0n969854

Trafic d’armes : garde à vue levée pour Claude Hermant

 

Publié le 17/12/2015 – Mis à jour le 17/12/2015 à 22:04

Nord Eclair

http://lvdn.rosselcdn.net/sites/default/files/articles/ophotos/20151217/205376721_B977367822Z.1_20151217213942_000_GSA5R7BIT.2-0.jpg

 

La garde à vue de Claude Hermant, figure de l’ultra-droite lilloise, et de sa compagne a été levée dans la nuit de mercredi à jeudi. Ils étaient auditionnés depuis mardi par la sous-direction antiterroriste dans l’enquête sur les attentats de Paris en janvier.

Des armes utilisées par Amédy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher, auraient été achetées par une société de la femme de Claude Hermant. Le circuit serait indirect. «  On n’a pas la chaîne entre cette société et Coulibaly, souligne Maxime Moulin, avocat de Claude Hermant. On peut penser qu’il y a eu suffisamment d’intermédiaires pour que nos clients ne soient pas mis en cause à l’issue de la garde à vue. » Pour l’instant, aucune poursuite n’est engagée.

En revanche, le couple est mis en examen depuis janvier, à Lille, dans un dossier distinct – malgré des liens – de trafic d’armes. Détenu dans cette affaire, Claude Hermant est reparti en prison. «  Il est innocent  », clame Maxime Moulin. Indic des gendarmes, Hermant affirme avoir acheté des armes neutralisées, sous leur couvert, pour infiltrer des filières. Le secret défense a été opposé aux juges lillois.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/attentats-de-paris-trafic-d-armes-le-point-sur-ia0b0n3228561

Attentats de Paris, trafic d’armes: le point sur l’affaire Claude Hermant

 

Publié le 19/12/2015

PAR BENJAMIN DUTHOIT

Deux dossiers distincts, mais avec des liens. Dans le premier, les juges lillois ont placé en détention Claude Hermant, figure de l’ultra-droite locale, pour trafic d’armes. Dans le second, l’antiterrorisme l’a entendu cette semaine à propos de l’arsenal de Coulibaly, tueur de l’Hyper Cacher en janvier à Paris.

 

d-20151215-G4T2ZJ 2015-12-15 23:41:44

 

1 Claude Hermant a-t-il vendu des armes à Coulibaly ?

Mardi, l’ex-mercenaire d’extrême droite Claude Hermant et sa compagne ont été placés en garde à vue par la SDAT (sous-direction antiterroriste). Ils ont été entendus dans l’enquête sur les attentats de Paris, en janvier. Cinq armes découvertes dans l’arsenal d’Amédy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher, auraient été achetées sur un site slovaque par une société de la femme de Claude Hermant. Selon Mediapart, les autorités slovaques avaient transmis cette information à la justice française dès janvier. De Hermant à Coulibaly, le lien serait indirect. « On peut penser qu’il y a eu beaucoup d’intermédiaires », souligne Maxime Moulin, avocat de Claude Hermant. « Il ne connaissait sans doute pas la destination finale des armes », confirme un proche du dossier. La garde à vue du couple a été levée, sans poursuites. Mais il peut à nouveau être auditionné.

2 Indic et trafiquant d’armes ?

Après sa garde à vue à la SDAT, Claude Hermant est reparti en prison. Car il est écroué depuis janvier dans une affaire de trafic d’armes instruite à Lille, en partie liée avec le dossier parisien. Il aurait acheté sur un site slovaque de nombreuses armes de guerre neutralisées, certaines seraient arrivées dans les mains de Coulibaly. « Mais il ne les a jamais remilitarisées », martèle Maxime Moulin. Les enquêteurs pensent le contraire et auraient découvert un atelier de remilitarisation. L’avocat évoque de simples « outils ». Indic des douanes, puis des gendarmes, Claude Hermant affirme avoir agi sous leur couvert, afin d’infiltrer la délinquance. Les magistrats lillois estiment qu’il a joué double jeu et trafiqué pour son compte. Ils ont aussi mis en examen sa femme, un douanier et une figure roubaisienne du banditisme.

3 Les gendarmes ont-ils failli ?

Claude Hermant était informateur de la section de recherches de Lille. Ces gendarmes ont-ils laissé des armes infiltrer des réseaux, notamment celles parvenues à Amédy Coulibaly ? Selon Mediapart, ils ont nié. Mais les juges lillois se sont heurtés au secret défense pour la déclassification de rapports. « Ils n’ont pas accès à des éléments qui permettraient d’éclairer la vérité », constate Maxime Moulin.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/attentats-de-paris-dans-l-affaire-hermant-un-journal-ia19b0n3267152

Attentats de Paris : dans l’affaire Hermant, un journal croate s’intéresse au «vétéran»

 

Publié le 12/01/2016

PATRICK SEGHI

Le Slobodna Dalmacija tente d’établir un lien non seulement entre Claude Hermant et Amedy Coulibaly mais encore avec les récents attentats qui ont endeuillé Paris. L’hypothèse repose sur le fait que la kalachnikov utilisée lors de la tuerie de l’Hyper Casher faisait partie d’un arsenal laissé à l’abandon après la guerre de l’ex-Yougoslavie ; que, d’autre part, les terroristes, qui ont frappé Paris le 13 novembre dernier, « ont utilisé des armes fabriquées avant la guerre au sein de l’usine Crvena Zastava de Kragujevac (ville serbe) », révèle le grand quotidien croate.

 

Si la relation entre les deux tueries n’est pas établie, le Slobodna Dalmacija évoque une double coïncidence. Claude Hermant, « vétéran de guerre croate » et poursuivi dans le cadre d’un vaste trafic d’armes en bande organisée, connaissait le pays et les réseaux pour y avoir combattu comme engagé volontaire.

Le prévenu (présumé innocent) a toujours précisé, pour sa part, que les armes qu’il achetait sur un site slovaque « étaient démilitarisées ». Le journal croate contredit cette version. « U ne analyse microscopique a prouvé que des traces présentes sur le fusil d’Amedy Coulibaly correspondent aux traces laissées par les outils retrouvés dans l’atelier de Claude Hermant ». Maxime Moulin, l’avocat de Claude Hermant, tombe des nues : « C’est un tissu d’inepties au moment où l’on va se pencher sur la question de la détention provisoire de mon client. L es armes de Coulibaly ont été expertisées ». Aucune nouvelle pièce n’aurait été, « à sa connaissance », portée à ce dossier que Maxime Moulin espère voir « s’accélérer ».

Piste kurde ?

Entendu avec son épouse en décembre dernier par la cellule antiterroriste de Levallois-Perret, Claude Hermant a, de nouveau, clamé, qu’il n’existait « aucun lien direct » entre lui et les terroristes. Il n’a pas été mis en examen du chef d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste à la suite d’une garde à vue de 48 h contre les 96 h autorisées. Il reste un peu de mou aux enquêteurs. D’autant qu’une piste belge pourrait refaire surface. Les Croates affirment que le barbouze aurait « vendu une partie de ses armes grâce à un intermédiaire kurde lié aux extrémistes islamistes basés à Bruxelles ». Plausible ou non ? La question est posée dans le cadre d’un dossier si sensible qu’il est couvert par le secret défense.

 

http://www.lequotidien.lu/politique-et-societe/exclusif-le-luxembourg-plaque-tournante-du-trafic-darmes-de-guerre/

[Exclusif] Le Luxembourg, plaque tournante du trafic d’armes de guerre

 

Dans Dossiers, Kalachgate, Politique et société, 09/03/2016

Une photo diffusée en juin 2015 par la gendarmerie française des 546 armes saisies, dans le cadre d'une vaste opération touchant le territoire national français mais aussi le Luxembourg et les Pays-Bas. Trente armes ainsi que des machines-outils avaient été saisies au Grand-Duché. (photo gendarmerie nationale française)
Une photo diffusée en juin 2015 par la gendarmerie française des 546 armes saisies, dans le cadre d’une vaste opération touchant le territoire national français mais aussi le Luxembourg et les Pays-Bas. Trente armes ainsi que des machines-outils avaient été saisies au Grand-Duché. (photo gendarmerie nationale française)

Les ministres de la Sécurité intérieure et de la Justice affirment que le Luxembourg ne joue pas de rôle dans le trafic international d’armes de guerre. C’est faux. Un réseau en partie implanté au Grand-Duché et démantelé en février 2015 alimentait le grand banditisme français mais aurait peut-être aussi fourni les terroristes de janvier 2015 à Paris.

  • Ces armes ne sont pas destinées au «marché» national mais transitent par le Luxembourg pour alimenter les filières internationales du grand banditisme auprès desquelles se fournissent aussi les terroristes.
  • Le trafic d’armes de guerre touche le Grand-Duché en raison de sa position géographique, mais peut-être aussi à cause de sa législation.
  • L’exemple du démantèlement d’un atelier de remilitarisation d’armes de guerre au Luxembourg, en 2015, permet de mieux cerner les contours de ce trafic.
  • Notre entretien avec la journaliste Vanessa Kanban, dont le documentaire La Route de la kalachnikov provoque des remous au Luxembourg.

Enquête : Fabien Grasser

Le 7 janvier dernier, le député socialiste Yves Cruchten s’inquiète du rôle du Luxembourg dans le trafic international d’armes auprès des ministres de la Sécurité intérieure, Étienne Schneider, et de la Justice, Félix Braz. Une question parlementaire réitérée le 12 février par la députée chrétienne-sociale Octavie Modert.

Les deux élus réagissent à la diffusion par les chaînes française Canal+ et allemande ZDF de La Route de la kalachnikov, un documentaire où l’on voit un trafiquant masqué acheter à deux vendeurs, également masqués, des kalachnikovs dans un coin perdu près de Sarajevo (Bosnie-Herzégovine). L’arsenal, dit-il, sera livré au Luxembourg.

«Le gouvernement ne dispose pas d’informations ou éléments permettant de conclure […] que le Luxembourg servirait de pays de transit pour les activités de trafic d’armes illicites», répondent les deux ministres le 12 février à Yves Cruchten. Faut-il en douter? À la lumière de ce qui s’est passé le 10 février 2015, peut-être bien.

Sur le même sujet : Dans les rues de nos villes [éditorial]

 

Ce jour-là, à Rumelange, la police démantèle un atelier clandestin de remilitarisation d’armes de guerre préalablement neutralisées. Ce n’est pas banal. Dans la cave d’une maison, les policiers tombent sur des machines-outils de bonne facture, des tours, des fraiseuses et un imposant stock de pièces détachées, destinés à rendre à nouveau utilisables des armes mises hors d’usage selon des techniques variant au gré des législations en vigueur dans chaque pays.

Des fusils d’assaut acquis en Slovaquie

Agissant sur commission rogatoire internationale française, les policiers luxembourgeois perquisitionnent cette « maison mitoyenne, avec un jardinet, dont la cave abritait l’atelier », raconte le colonel Franck Auneau, commandant la section de recherches de la gendarmerie de Rouen, qui pilote alors l’enquête sous l’égide de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lille.

Pour mener à bien son opération de Rumelange, la police grand-ducale limite les risques et déploie en appui les hommes de l’unité spéciale. Un couple et plusieurs individus, quatre ou cinq, sont interpellés. En fouillant la maison, les policiers mettent la main sur des pistolets et des fusils d’assaut acquis en Slovaquie, pays dont la législation sur la neutralisation des armes est précisément réputée souple.

Fusils d'assaut et kalachnikovs saisis par la police grand-ducale. (photo JC Ernst)

Fusils d’assaut et kalachnikovs saisis par la police grand-ducale. (photo JC Ernst)

La situation n’est pas plus reluisante au Luxembourg, car il n’y existe aucune loi sur le sujet. Le Grand-Duché se montre tout de même plus regardant sur les ventes et les exportations d’armes que ne l’est la Slovaquie.

Quoi qu’il en soit, l’affaire de Rumelange trouve un premier épilogue le 2  juin 2015. Après plusieurs mois d’investigations, la gendarmerie française déclenche une vaste opération simultanée dans 18  départements hexagonaux.

Des types «au beau pedigree»

Au total, dans cette affaire, les gendarmes saisissent 546 armes (dont 251 fusils d’assaut), 30 000 munitions et une poignée de grenades. Outre la dizaine de trafiquants arrêtés en février dans le volet luxembourgeois de l’enquête, ils interpellent 70 clients du réseau.

Des collectionneurs, mais surtout des gros poissons du banditisme, des types au « beau pedigree, membres des milieux corse, marseillais ou parisien », égrène le colonel Franck Auneau.

Au début de leur business illégal, les trafiquants écoulent une grosse part de leur marchandise sur la toile. « D’abord sur des sites connus comme naturabuy.fr », avant d’emprunter des voies plus discrètes, relate encore l’officier de gendarmerie. Le principal protagoniste du réseau est arrêté dans les Pays de la Loire, en France, le jour même où la police luxembourgeoise perquisitionne la maison de Rumelange. «Le responsable présumé de ce trafic est mis en examen puis écroué par le magistrat instructeur», rapportent les gendarmes de Rouen dans un communiqué daté du 3  juin 2015.

Pour les gendarmes, le dossier est clos. Ce n’est pas le cas au tribunal de grande instance de Lille où l’instruction se poursuit, fait savoir le procureur de la République.

Pas question, en tout cas pour l’instant, de livrer les noms des personnes impliquées. Dans cette affaire de trafic d’armes, comme dans d’autres, la discrétion est absolue depuis que les enquêteurs français traquent aussi les filières ayant approvisionné les terroristes de janvier et novembre 2015.

Les mêmes armes que les Kouachi et Coulibaly

Les réseaux qui alimentent le banditisme sont aussi ceux auprès desquels s’étaient équipés les auteurs des deux vagues d’attentats à Paris, presque tous d’anciens délinquants connaissant des vendeurs d’armes.

Une relation entre l’atelier clandestin de remilitarisation de Rumelange et les attaques de janvier 2015 est-elle dès lors possible? Un proche des milieux judiciaires, rencontré par Le Quotidien, ne l’exclut pas et la juge même « probable ». L’homme, qui s’exprime sous le couvert de l’anonymat, attire l’attention sur les armes saisies à Rumelange et celles utilisées par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, en grande partie des armes remilitarisées.

Les armes dont étaient équipés Coulibaly et les frères Kouachi, correspondent au type d'armes remilitarisées clandestinement à Rumelange. (capture vidéo / AP)

Les armes dont étaient équipés Coulibaly et les frères Kouachi, correspondent au type d’armes remilitarisées clandestinement à Rumelange. (capture vidéo / AP)

Lors de leur perquisition dans l’ancienne cité minière, en février 2015, les enquêteurs luxembourgeois trouvent des pistolets Glock et des AR-15, l’ancêtre du M16 américain. Surtout, ils mettent la main sur des fusils automatiques et pistolets mitrailleurs VZ-58, VZ-59 et VZ-61 de fabrication tchèque, mais aussi des kalachnikovs, ou du moins des pièces permettant leur remise en état. Or l’on retrouve là presque tout l’arsenal utilisé par les tueurs de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, à l’exception des pistolets Tokarev de Coulibaly.

Un garagiste fournisseur d’armes

On sait aussi que ce dernier s’est équipé en Belgique auprès d’un ou plusieurs intermédiaires, dont un garagiste qui s’était lui-même fourni auprès de Claude Hermant. Ce Français de 52  ans, ancien du Front national au passé de barbouze, est l’un des principaux suspects mis en cause dans le réseau ayant alimenté Coulibaly. Incarcéré depuis plus d’un an dans le cadre d’une autre affaire de trafic d’armes, il ne nie pas que cet arsenal soit passé entre ses mains, mais récuse formellement être l’homme qui a remilitarisé les armes.

Des éléments troublants qui ne prouvent cependant rien. La seule certitude à ce jour est que l’atelier de Rumelange nourrissait des bandes de truands français de haut vol.

Cette affaire ajoutée à d’autres plus récentes, comme la saisie cette année de 50  fusils semi-automatiques ou d’un stock de kalachnikovs, attestent que la position du Luxembourg dans le trafic international d’armes de guerre n’est pas si anodine que le prétendent les ministres de la Sécurité intérieure et de la Justice.

Fabien Grasser

Armes saisies et stockées par la police. (photo JC Ernst)

Armes saisies et stockées par la police. (photo JC Ernst)

Deux affaires majeures depuis le début de l’année

Depuis janvier, au moins deux grosses affaires de trafic d’armes ont eu le Luxembourg pour toile de fond. La première était la saisie en janvier, près de Trèves, de 50  fusils semi-automatiques par la douane allemande. Les armes étaient dissimulées dans le coffre d’un véhicule venant du Luxembourg. Les douaniers avaient interpellé deux ressortissants polonais, le conducteur et son passager, qui ont déclaré avoir acheté les armes au Grand-Duché pour les revendre à un client polonais.

Plus impressionnant, il y a de cela deux ou trois semaines, les forces de l’ordre luxembourgeoises ont saisi un impressionnant stock de kalachnikovs, accompagnées de très nombreux chargeurs et plusieurs caisses de munitions. Mais selon nos informations, le propriétaire de ces armes posséderait les autorisations nécessaires à leur détention.

Les armes saisies au Luxembourg

Les armes saisies au Luxembourg finissent toutes à l’armurerie de la police, à Luxembourg-Hamm. Cela va de la banale bombe lacrymogène au fusil d’assaut, en passant par les couteaux, tasers, matraques, etc. Les armes y sont répertoriées, certaines, conservées, la plupart, détruites.

Chaque entrée est consignée par le service commandé par le commissaire principal Nico Biver, chef de l’armurerie, qui suit et entretient aussi les armes de service des 1 800 policiers luxembourgeois.

Depuis le début de l’année 2016, 94 infractions aux armes prohibées ont été relevées, correspondant à quelque 200 armes saisies, sachant qu’une affaire peut mener à la saisie de plusieurs armes. En 2015, 1 546 armes avaient été saisies (501  affaires).

En 2014, ces chiffres étaient de 986  armes saisies (491 affaires) et en 2013 de 1 808 armes (470 affaires). « Il y a peu d’armes à feu, mais beaucoup de couteaux », précise le commissaire Nico Biver.

Armurerie police grand-ducale armes prohibées saisies

Douilles stockées par la police grand-ducale. (photo JC Ernst)

86 427 armes légalement enregistrées

Par ailleurs, un total de 86 427 armes détenues par 15 670 propriétaires était légalement enregistré au Luxembourg au 31 décembre 2012, selon le service des armes prohibées et de gardiennage du ministère de la Justice. Ces chiffres sont en constante augmentation, enregistrant une hausse de 16 % sur dix ans.

Ils recouvrent aussi bien les armes à feu que certains couteaux requérant une déclaration. Lors de leur publication, François Biltgen, alors ministre de la Justice, avait trouvé ces chiffres «alarmants» et appelé à renforcer la législation.

Du Front national aux armes du jihad

Claude Hermant, un ancien du FN, est suspecté d’avoir vendu les armes avec lesquelles Coulibaly a commis les attaques de Montrouge et de l’Hyper Cacher.

Claude Hermant lors d'un meeting de l'extrême droite, à Lille, en 2011. (photo DR)

Claude Hermant lors d’un meeting de l’extrême droite, à Lille, en 2011. (photo DR)

Claude Hermant est ce que les enquêteurs appellent un «sacré client». L’homme de 52  ans, natif du pays minier du nord de la France, a été tour à tour para dans l’infanterie de marine, membre du DPS, le service d’ordre du Front national avec qui il s’est brouillé, combattant volontaire en Croatie et barbouze au Congo-Brazzaville, avant de devenir un pilier du mouvement identitaire de la région lilloise et adepte du survivalisme d’extrême droite.

Employé officiellement dans la friterie de sa compagne, Claude Hermant est écroué à la prison de Lille depuis janvier 2015 dans une affaire de trafic d’armes. Des armes qu’il vendait notamment sur internet via Seth Outdoor, une autre société gérée par sa compagne et spécialisée dans les articles de paintball, de survie et les équipements militaires, en principe hors armement.

En décembre dernier, les juges l’entendent en raison de son implication présumée dans la filière qui a fourni les armes à Amedy Coulibaly, le terroriste islamiste. Claude Hermant aurait fourni le garagiste belge qui aurait lui-même vendu les armes au tueur de Montrouge et de l’Hyper Cacher.

Les enquêteurs ont remonté la piste sur la foi de renseignements fournis dès le 14 janvier 2015 par les services secrets slovaques, numéros de série de cinq armes à l’appui. A priori, Claude Hermant ne nie pas que ces armes sont passées entre ses mains, mais il refuse de porter le chapeau en ce qui concerne leur remilitarisation.

Ce qu’a encore confirmé hier au Quotidien son avocat, Me Maxime Simon, du barreau de Lille. Un avocat qui n’hésite pas à parler d’« affaire d’État » quand il évoque le dossier de son client. Car avec Claude Hermant, rien ne semble vraiment simple. Comme l’ont démontré nos confrères de La Voix du Nord, parallèlement à ses activités de trafiquant d’armes, l’homme était aussi un indic des gendarmes et des douanes qui l’employaient pour démanteler des réseaux de… trafic d’armes.

Il se dit victime d’une machination

Et c’est pour cette raison qu’en septembre dernier, le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, suivant l’avis de la Commission consultative du secret de la défense nationale, a opposé le «secret défense» aux demandes de déclassification de documents des juges lillois qui mènent l’instruction.

Claude Hermant se dit victime d’une machination, lâché par les services de l’État en raison du caractère hautement sensible qu’a pris son dossier. Pour son avocat, la messe est déjà dite  : « L’instruction est asymétrique, laissant présager une affaire d’État où la garantie à un procès équitable passe au second plan. Nous envisageons donc la saisine de la Cour de cassation puis de la Cour européenne des droits de l’homme. »

Pas sûr qu’il se trouve beaucoup d’âmes charitables pour verser une larme sur le sort de Claude Hermant.

Fabien Grasser

Un règlement européen sur les armes de guerre

Des normes plus restrictives pour rendre les armes de guerre inutilisables entreront en vigueur le 8 avril.

Tous types de fusils à recycler, à l'armurerie de la police grand-ducale. (photo JC Ernst)

Tous types de fusils à recycler, à l’armurerie de la police grand-ducale. (photo JC Ernst)

Le Luxembourg ne possède actuellement pas de loi imposant la neutralisation des armes de guerre. Un collectionneur ou un tireur sportif peut ainsi posséder par exemple une kalachnikov en parfait état de marche, à condition qu’elle soit déclarée et qu’il soit détenteur d’un permis de détention, s’il la conserve à son domicile, et d’un permis de port s’il se déplace avec, pour se rendre à un stand de tir, par exemple.

Après les attentats de Paris, la Commission européenne a fait face aux critiques récurrentes sur l’absence d’une harmonisation européenne de la législation sur la neutralisation des armes de guerre. Elle a donc établi un règlement d’exécution qui s’imposera à l’ensemble des pays de l’UE. Ce texte technique définit avec précision les points à neutraliser sur ces armes afin de les rendre inutilisables.

Les collectionneurs rencontrés au Luxembourg sont vent debout contre cette mesure, estimant qu’elle va transformer leurs armes en « simples presse-papiers ». « C’est un peu comme un collectionneur de voitures anciennes, il aime avoir dans son garage des véhicules en état de marche », résume un gendarme français. Si l’on n’est jamais à l’abri « d’un type qui pète les plombs, les collectionneurs présentent généralement peu de danger. Le vrai risque, ce sont les cambriolages, d’autant qu’il n’y a pas de plainte quand les armes sont détenues illégalement », poursuit-il.

Quoi qu’il en soit, le règlement européen doit entrer en vigueur le 8  avril, au Luxembourg comme ailleurs dans l’UE. Il en va tout autrement d’une directive européenne en discussion depuis de longs mois et prévoyant des contraintes qui toucheraient aussi bien les collectionneurs que les organismes à vocation culturelle et historique.

Des États membres qui freinent

Ce texte a fait l’objet de deux réunions d’experts, les 26  novembre et 18  décembre, sous présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne. Mais il ne fait pas l’unanimité. « Un certain nombre d’États ont fait savoir qu’ils ne pouvaient accepter cette réglementation, car les modifications techniques à apporter à ces armes en vue de leur désactivation causeraient une perte de valeur définitive, tant d’un point de vue historique que purement économique », raconte un collaborateur du ministre luxembourgeois de la Justice.

« Selon ces États, la Commission n’a pas démontré de façon convaincante que les armes détenues par les musées posent un problème, notamment dans le contexte du trafic en relation avec le terrorisme », ajoute-t-il. Les discussions se poursuivent sous présidence néerlandaise du Conseil de l’UE et le texte risque fort d’être amendé dans un sens moins restrictif.



Présidentielle 2017 : le NPA a des comptes à régler

Oui, comme d’habitude quand échoue une des tentatives d’escroquerie ou autre saloperie de Josette Brenterch du NPA de Brest, par exemple la tentative d’escroquerie au jugement dont j’étais la cible avec mon ancien hébergeur de blog OverBlog depuis 2010.

La « campagne » du NPA pour 2017 a déjà débuté avec la publication du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi du 5 mars 2016, elle va continuer comme il l’a annoncé dans son article d’hier préparant la publication tout aussi illégale de ma soi-disant « biographie » mêlant inventions calomnieuses et éléments véridiques tous obtenus par divers moyens frauduleux, notamment des piratages informatiques et des écoutes illégales, ce monsieur et ses complices violant ainsi l’intégralité des membres de ma famille quotidiennement depuis de nombreuses années.

Si la plupart des journaux allongent aujourd’hui leurs textes sur les déclarations de Philippe Poutou, relevant au passage quelques incohérences dans son discours officiel, déjà contredit par d’autres figures de son parti, je n’en vois pour l’heure aucun qui s’interroge sur le financement de cette campagne.

Pour ma part, je vous garantis que le NPA dispose déjà d’un bon pactole qui n’apparaîtra jamais dans ses comptes officiels.

Dans cette catégorie des finances occultes du parti, il y a toujours eu les caisses des associations diverses et variées que le NPA contrôle ou confisque à son profit au détriment de leurs propriétaires et de leurs objectifs.

Il en était ainsi du réseau de collectifs de lutte contre le chômage, la précarité et les exclusions AC ! jusqu’à la scission de l’automne 2005 au sujet de laquelle, au moins à Brest, les dissidents scissionnaires ont toujours été menacés de mort en cas de déballage public.

Mais ils l’étaient déjà avant la scission du fait de leur opposition à Josette Brenterch.

Ces menaces de mort avaient d’ailleurs provoqué avec d’autres exactions la radiation de Josette Brenterch de l’association AC ! Brest au mois de septembre 2005.

J’avais affiché sa lettre de radiation sur mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog le 8 juillet 2010 en réponse aux calomnies qu’elle faisait quotidiennement publier à mon sujet sur les deux blogs alors publics de son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi depuis le 19 juin 2010.

Voici une copie de cet article (cliquer sur l’image pour l’agrandir et lire le texte) :

 

2010-07-08 Septembre 2005- AC ! Brest vire sa trésorière - Un petit coucou

 

On remarquera que cet article fait partie de tous ceux portant sur nos conflits dans l’association AC ! Brest dont Josette Brenterch ne s’est jamais plainte de la publication alors qu’elle a bien tenté de me faire poursuivre et condamner pour quantités de publications dont la plus ancienne remontait au 4 juillet 2010 et qui toutes ne la concernaient pas.

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/03/20/npa-philippe-poutou-de-nouveau-candidat-a-la-presidentielle_4886669_823448.html

Philippe Poutou (NPA) candidat à la présidentielle : « Le plus simple, c’est que ce soit moi qui y retourne »

 

Le Monde.fr | 20.03.2016 à 19h49 • Mis à jour le 21.03.2016 à 09h10 | Par Raphaëlle Besse Desmoulières

 

Philippe Poutou, lors d'une manifestation des employés de Brittany Ferries pour sauver leurs emplois, le 23 novembre 2013 à Morlaix.

C’est finalement Philippe Poutou qui représentera le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en 2017. Cinq ans après avoir été le premier candidat à l’élection présidentielle du NPA, l’ouvrier de chez Ford a de nouveau été désigné, dimanche 20 mars à Nanterre, pour porter les couleurs du parti dans treize mois. « Il y a quasiment eu l’unanimité pour qu’il soit candidat », assure Alain Krivine, figure historique de la formation d’extrême gauche.

 

Présidentielle 2017 : le NPA a des comptes à régler dans AC ! Brest

M. Poutou explique au Monde qu’il n’avait pas forcément envie à tout prix de repartir, mais que, « dans une situation difficile, le plus simple, c’était que ce soit [lui] qui y retourne ». « J’ai une petite expérience, souligne le candidat de 49 ans. Je n’arrive pas en terrain inconnu, même si on sait que ce sera une campagne compliquée. » Ce dernier compte désormais sur les manifestations contre le projet de loi sur le travail pour faire entendre la voix du NPA. « Cela nous a redonné la pêche, affirme-t-il. On a envie de régler des comptes. Cette présidentielle, pour nous, c’est une tribune. »

En 2012, une campagne difficile

En 2012, alors inconnu, M. Poutou avait obtenu 1,15 % des voix au terme d’une campagne difficile. Comme Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte ouvrière (LO), il avait souffert de la concurrence de Jean-Luc Mélenchon, qui avait attiré sur sa candidature une partie des suffrages de l’extrême gauche. Mais à l’approche du premier tour, cet ouvrier, qui faisait ses premiers pas dans la politique nationale, avait gagné en sympathie et terminé devant la candidate LO.

Un an plus tôt, M. Poutou avait eu la délicate mission de succéder à Olivier Besancenot, candidat à deux reprises de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), en 2002 et 2007. Ce dernier, qui avait réalisé les meilleurs scores du parti avec plus de 4 % des suffrages à deux reprises, n’avait pas voulu se représenter cinq ans plus tard. Et a fait savoir qu’il ne souhaitait toujours pas rempiler en 2017.

Mécanicien à l’usine automobile Ford de Blanquefort, en Gironde, M. Poutou s’était fait connaître à travers son combat à la CGT pour la sauvegarde des emplois au sein de son entreprise. En 2014, il avait quitté la direction resserrée du NPA, critiquant un comité exécutif du parti « trop parisien » et dénonçant des « problèmes de fonctionnement, de manque de démocratie, de manque de respect entre camarades ». Même s’il reconnaît qu’il y a encore des « débats » en interne, le candidat se félicite d’une certaine « unité » retrouvée. « En 2011, c’était galère, on était coupé en deux et je n’étais pas connu, se souvient-il. Là, on se sent un peu moins démunis. » Trois porte-parole de campagne l’accompagneront au cours des prochains mois, dont M. Besancenot. « Cela permet de limiter la personnalisation », juge M. Poutou.

Ces dernières années, le mouvement d’extrême gauche a vécu des temps difficiles. En 2009, la Ligue, devenue le NPA, connaissait son apogée avec plus de 9 000 militants et l’idée de créer un parti de masse. Mais plusieurs crises internes ont eu raison de cet idéal. Depuis, la formation a perdu son financement public dans la foulée des législatives de 2012 et, au lendemain de la présidentielle, a dû faire face au départ de nombreux cadres et militants pour le Front de gauche.

Comme en 2012, M. Poutou devra affronter la concurrence d’une autre candidature à l’extrême gauche, celle de Mme Arthaud. Il lui faudra déjà réunir les 500 parrainages d’élus, nécessaires pour pouvoir se présenter. Une tâche qui pourrait être rendue plus complexe pour les « petits » candidats par une proposition de loi actuellement débattue au Parlement. Selon ce texte, les élus devraient désormais transmettre leur parrainage directement au Conseil constitutionnel, alors qu’auparavant ils pouvaient le remettre au candidat. « C’est une barrière supplémentaire, mais c’est à nous de montrer que ça vaut le coup qu’on soit présents », explique M. Poutou.

 Raphaëlle Besse Desmoulières

Philippe Poutou à nouveau candidat du NPA à la présidentielle

Philippe Poutou, en 2012.

 

LE SCAN POLITIQUE – Comme en 2012, l’ouvrier automobile représentera les couleurs du parti anti-capitaliste dans la course à l’Élysée.

Le NPA a son candidat à la présidentielle. Réunis en conférence nationale ce week-end à Nanterre (Hauts-de-Seine), les 150 délégués du parti anti-capitaliste ont acté la candidature de Philippe Poutou. Une information dévoilée par Le Lab d’Europe 1 et confirmée au Scan par la direction du parti. L’ouvrier et représentant CGT de l’usine Ford de Blanquefort (Gironde), qui avait déjà représenté les couleurs du NPA en 2012, va donc endosser à nouveau son costume de candidat. Avec une priorité: trouver les 500 signatures d’élus requis pour voir, comme en 2012, sa candidature validée par le Conseil constitutionnel. Une quête difficile pour le candidat du NPA qui l’oblige à se lancer tôt.

«La question de la présidentielle n’est pas dans notre agenda. Nous préférerions nous concentrer sur la mobilisation contre la loi travail ou l’état d’urgence. Mais le verrouillage du système fait que nous sommes obligés de nous poser la question de la présidentielle dès maintenant», explique Christine Poupin, porte-parole du NPA. Pourquoi ne pas avoir choisi Olivier Besancenot, dont la notoriété pourrait faciliter la recherche de parrainages? «Nous refusons la personnalisation de l’élection et la logique de l’homme providentiel. C’est justement parce qu’il est le plus connu qu’il ne faut pas que ce soit le candidat», explique Christine Poupin. Le célèbre postier avait lui-même exclu une candidature, il y a quelques semaines: «En ce moment, 2017, c’est vraiment pas ma tasse de thé et pour tout vous dire ça m’agace qu’une partie de la gauche radicale ait les yeux braqués là-dessus», avait-il expliqué sur BFM-TV.

Va donc pour Philippe Poutou, qui s’était pourtant mis en retrait de la direction du parti en 2014. Le syndicaliste peut cependant se targuer d’avoir déjà mené une campagne présidentielle jugée réussie. En 2012, il s’était imposé comme l’une des figures «rafraîchissantes» du scrutin: sa décontraction sur les plateaux de télévision et ses vidéos décalées avaient marqué les esprits. «Je suis prêt à refaire des clips et des choses comme ça. On dit des choses différentes donc aussi de manière différente», explique-t-il au Lab. Reste à savoir si son parti, peu adepte des coups de com’, suivra: pour éviter la personnalisation du scrutin, le NPA a mis en place un comité de porte-paroles qui seront chargés de relayer la parole du parti pendant la campagne.



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