Attentats : la France était de nouveau visée

Nouvelles révélations sur les attentats et leurs auteurs, indubitablement en lien avec le malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi, toutes ses publications me concernant, et son activisme forcené à mon encontre depuis 2008.

Rappelons au passage que le 22 mars est l’anniversaire de la mort de Mohamed Merah en 2012, mais aussi celui de mon empoisonnement le vendredi 22 mars 2002, commis entre l’assassinat du journaliste Daniel Pearl le 1er février 2002 à Karachi, et l’attentat du bus de la DCN dans la même ville le 8 mai 2002.

J’en ai gardé bien des séquelles et un état de santé toujours précaire.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20160410.OBS8199/attentats-bruxelles-etait-un-plan-b-les-terroristes-voulaient-frapper-la-france.html

ATTENTATS. Bruxelles était un plan B, les terroristes voulaient frapper la France

 

ATTENTATS. Bruxelles était un plan B, les terroristes voulaient frapper la France
Portrait non daté de Mohamed Abrini, fourni par la police fédérale belge le 24 novembre 2015. (AFP PHOTO / BELGIAN FEDERAL POLICE / STR)

 

L’objectif de la cellule djihadiste basée à Bruxelles était de frapper à nouveau la France. Face à l’enquête qui avançait, elle s’est décidée dans l’urgence à opérer dans la capitale belge, indique le parquet fédéral belge.

L'ObsPublié le 10 avril 2016 à 10h46

 

L’objectif de la cellule djihadiste basée à Bruxelles était de frapper à nouveau la France, mais elle s’est décidée dans l’urgence à lancer des attaques dans la capitale belge, a rapporté dimanche 10 avril le parquet fédéral belge.

« Le parquet fédéral confirme qu’il ressort de plusieurs éléments de l’enquête que l’objectif du groupe terroriste était de frapper à nouveau la France et que c’est pris de court par l’enquête qui avançait à grands pas qu’ils ont finalement décidé dans l’urgence de frapper Bruxelles », explique le parquet dans un bref communiqué, au surlendemain de l’arrestation d’un des suspects clés, Mohamed Abrini.

Ce dernier, recherché dans l’enquête sur les attentats de Paris, a été arrêté par la police belge vendredi. Ce Belgo-Marocain de 31 ans est bien impliqué dans les attaques de Bruxelles, commises le 22 mars : il a reconnu lors de ses auditions être « l’homme au chapeau » vu sur la vidéosurveillance de l’aéroport de Zaventem.

Inculpé dans les attentats de Bruxelles

Ami d’enfance des frères Abdeslam, Mohamed Abrini était déjà inculpé dans le dossier des attentats de Paris. Il l’est également désormais dans le volet des attaques du 22 mars à Bruxelles, a annoncé dimanche le parquet fédéral belge.

Le juge a retenu à son encontre les chefs de « participation aux activités d’un groupe terroriste, d’assassinats terroristes et de tentatives d’assassinats terroristes ».

Mohamed Abrini, le complice de Salah Abdeslam qui « aimait l’argent »

Le site de La Défense et une association catholique visés

Les déclarations du parquet belge viennent confirmer les informations communiquées par i-Télé. Selon la chaîne d’information en continu, la cellule terroriste basée à Bruxelles voulait en fait frapper l’Hexagone, et plus précisément La Défense, ainsi qu’une association catholique conservatrice.

L’enquête belge avançant trop vite, les assaillants auraient décidé d’opérer outre-Quiévrain.

 

E.H. avec AFP

L'Obs

L’Obs

Journaliste

 

http://www.lepoint.fr/societe/attentats-de-bruxelles-les-terroristes-visaient-la-france-10-04-2016-2031192_23.php

Attentats : les terroristes de Bruxelles visaient la France

 

Ils ont été pris de court par l’enquête qui avançait à grands pas et se sont finalement décidés à lancer des attaques dans la capitale belge.

 

Source AFP

Publié le 10/04/2016 à 10:35 – Modifié le 10/04/2016 à 15:59 | Le Point.fr
L'objectif de la cellule djihadiste basée à Bruxelles était de frapper l'Hexagone.
L’objectif de la cellule djihadiste basée à Bruxelles était de frapper l’Hexagone. © FEDERAL POLICE/Maxppp

 

La France a-t-elle évité un nouvel attentat de justesse ? Il faut croire. La cellule djihadiste de Bruxelles avait l’intention de frapper à nouveau Paris, mais, se sentant traquée, elle a décidé précipitamment de viser plutôt la capitale belge, selon les premières révélations de l’enquête. Ces révélations font suite au coup de filet antiterroriste et à l’inculpation du suspect-clé Mohamed Abrini dans le dossier des attentats.

« L’objectif du groupe terroriste était de frapper à nouveau la France », a annoncé le parquet fédéral belge dimanche, s’appuyant sur « plusieurs éléments de l’enquête », confirmant une information parue dans le quotidien belge L’Écho. Mais, « pris de court par l’enquête qui avançait à grands pas, ils ont finalement décidé dans l’urgence de frapper Bruxelles », poursuit le parquet, lors de la funeste journée du 22 mars, quand une série d’attentats-suicides à l’aéroport international de Bruxelles-Zaventem et dans une station du métro avait fait 32 morts et des centaines de blessés.

Le Premier ministre français a estimé dimanche à Alger que les nouvelles attaques que projetait de mener à Paris la cellule djihadiste de Bruxelles constituaient « la preuve des menaces très élevées qui pèsent sur la France ». « C’est une preuve supplémentaire des menaces très élevées qui pèsent sur toute l’Europe et, bien sûr, sur la France en particulier », a ainsi déclaré Manuel Valls. « Nous ne relâcherons pas notre vigilance », a-t-il assuré.

Les rebondissements se multiplient

Les rebondissements se multiplient depuis l’arrestation vendredi dans la commune bruxelloise d’Anderlecht de Mohamed Abrini, un Belgo-Marocain de 31 ans, ami d’enfance de Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats de Paris capturé le 18 mars à Bruxelles, et de trois autres individus.

Au lendemain des attentats à la bombe bruxellois, les enquêteurs avaient retrouvé, dans un ordinateur ayant appartenu à un des deux kamikazes de l’aéroport, Ibrahim El Bakraoui, un message où il affirmait « ne plus savoir quoi faire » car « recherché de partout ». Au même moment, mais sans lien avéré, un djihadiste présumé, Reda Kriket, avait été arrêté le 24 mars à Paris dans une enquête sur un projet d’attentat « imminent » déjoué en France, ainsi que trois complices présumés en Belgique.

Lors de ses auditions, Abrini a reconnu être le troisième homme qui accompagnait les deux kamikazes de l’aérogare de Bruxelles, « l’homme au chapeau » que les enquêteurs cherchaient à identifier à l’aide d’images de vidéosurveillance. En conséquence, Mohamed Abrini n’est plus seulement inculpé dans le volet français, il l’est également désormais pour « participation aux activités d’un groupe terroriste, assassinats terroristes et tentatives d’assassinats terroristes » dans l’enquête sur les attentats de Bruxelles.

Un mandat d’arrêt européen avait été publié contre lui par les juges français : possible soutien logistique, Mohamed Abrini a été filmé en compagnie de Salah Abdeslam dans une station-service de l’Oise (nord de Paris) dans la voiture qui servira à convoyer les kamikazes au Stade de France deux jours plus tard. Des traces de son passage avaient été localisées dans deux logements de Schaerbeek, une commune de Bruxelles, qui pour l’un a pu servir de cachette à Salah Abdeslam en fuite et pour l’autre était le point de départ du commando de l’aéroport de Bruxelles. « Confronté aux résultats de diverses expertises, (il) a reconnu sa présence lors des faits », avait expliqué samedi soir le parquet fédéral belge. Il s’agit principalement des images de vidéosurveillance, selon une source proche du dossier.

Abrini a-t-il dit la vérité ?

Les enquêteurs avaient pu retracer une partie du parcours de « l’homme au chapeau », de l’aérogare quittée à pied juste avant les explosions à sa disparition deux heures plus tard dans le centre de Bruxelles. Mais Mohamed Abrini a-t-il dit la vérité aux enquêteurs et au juge d’instruction ? « Cela ne correspond pas au mode opératoire de l’EI », le groupe État islamique, qui a revendiqué les attentats, a déclaré un spécialiste belge de l’islamisme radical, Peter Van Ostaeyen, estimant qu’il a pu mentir pour protéger le reste du réseau.

Selon la RTBF, Osama Krayem, un Suédois de 23 ans arrêté le même jour que Mohamed Abrini et identifié comme le deuxième homme du métro bruxellois, est également passé aux aveux. Il a indiqué être parti le 22 mars d’un appartement d’Etterbeek, à Bruxelles, avec Khalid El Bakraoui, selon la RTBF. Les deux hommes ont été filmés ensemble quelques minutes avant que ce dernier ne se fasse exploser à la station de métro Maelbeek. Les enquêteurs seraient à la recherche du sac à dos d’Osama Krayem, visible sur les images de vidéosurveillance. Une perquisition menée samedi à Etterbeek n’a rien donné.

Les enquêteurs soupçonnent Salah Abdeslam d’être allé le chercher, ainsi que le dénommé Amine Choukri, à Ulm (Allemagne), le 3 octobre quand ils sont, très probablement, rentrés de Syrie. Deux autres hommes, Hervé B. M., un Rwandais de 25 ans, et Bilal E. M., 27 ans, ont également été inculpé dans le volet belge pour avoir aidé Abrini et Krayem.

« C’est la justice », celui « qui a fait quelque chose, il doit payer », a déclaré le père de Salah Abdeslam dans un entretien diffusé dimanche à la radio française Europe 1. « J’espère que tout le monde va parler », a lancé cet homme de 67 ans, résidant depuis 40 ans en Belgique. « On était là, on était heureux, on était bien, on sortait, on rigolait, maintenant on peut même pas sortir de chez nous. »

 

http://www.lepoint.fr/societe/le-pere-de-salah-abdeslam-sort-du-silence-10-04-2016-2031164_23.php

Attentats : le père de Salah Abdeslam sort du silence

 

Interrogé à la sortie de la prison de Bruges où son fils est incarcéré, l’homme de 67 ans espère que son fils s’exprimera devant la justice.

 

Source AFP

Publié le 10/04/2016 à 09:05 – Modifié le 10/04/2016 à 14:10 | Le Point.fr
Le père de Salah Abdeslam est sorti du silence.
Le père de Salah Abdeslam est sorti du silence. © DSK

 

Le père de Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats du 13 novembre à Paris, espère que son fils s’exprimera devant la justice, selon un entretien diffusé dimanche matin sur les ondes d’Europe 1. Interviewé à la sortie de la prison de Bruges (Belgique) où est détenu son fils, cet homme de 67 ans espère que celui-ci va « s’exprimer devant la justice ».

« Il va être jugé », « c’est la justice », celui « qui a fait quelque chose, il doit payer », a-t-il déclaré, « j’espère que tout le monde va parler ». « Je sais pas comment les enfants sont rentrés (…) dans les magouilles comme ça, vraiment, je ne comprends pas ce qui se passe dans leur tête », a-t-il ajouté.

« On était heureux »

Après son fils, arrêté le 18 mars, l’un de ses amis de longue date, Mohamed Abrini, soupçonné d’avoir participé aux attentats de Paris, mais aussi de l’aéroport de Bruxelles, a été interpellé vendredi. « Malade », le père de Salah Abdeslam a confié qu’il ne sortait « presque pas » actuellement, répétant qu’il est « triste ».

« Moi, je suis ici depuis 40 ans en Belgique, on était là, on était heureux, on était bien, on sortait, on rigolait, maintenant on ne peut même pas sortir de chez nous », a-t-il déclaré. Salah Abdeslam doit être remis à la France, mais la justice belge souhaite l’entendre au moins dans l’enquête sur une fusillade survenue à Bruxelles trois jours avant son arrestation.

 

http://www.europe1.fr/faits-divers/le-pere-de-salah-abdeslam-jespere-que-tout-le-monde-va-parler-2715733

Le père de Salah Abdeslam : « J’espère que tout le monde va parler »

 

07h00, le 10 avril 2016, modifié à 09h33, le 10 avril 2016
 

Pour la première fois depuis les attentats, le père de Salah Abdeslam s’exprime au micro d’Europe 1, dimanche. Il ne comprend toujours pas les actes de son fils.

 

EXCLUSIF -C’est un homme fatigué qui s’exprime pour la première fois depuis les attentats. Le père de Salah Abdeslam a accordé un témoignage exclusif à notre correspondant d’Europe 1, dimanche.

« Je ne comprends pas ». A 67 ans, il ne sort quasiment plus de chez lui. Malade, il passe l’essentiel de ses journées dans cette maison située sur la place communale de Molenbeek, là où a grandi Salah Abdeslam avec sa sœur et ses trois frères. L’homme ne comprend toujours pas ce qui a pu se passer dans la tête de son fils et de son complice et ami, Mohamed Abrini, arrêté vendredi à Bruxelles et qui a reconnu être « l’homme au chapeau » lors des attentats du 22 mars. « Je suis très, très triste », confie le père de Salah Abdeslam. « Je ne sais comment les enfants s’entraînent dans des magouilles comme ça… Vraiment, je ne comprends pas ce qui se passe dans leurs têtes ».

« On était heureux… ». C’est aussi l’impression d’un immense gâchis qui habite le père de famille. « Je vis depuis 40 ans en Belgique. On était heureux, on était bien. On sortait, on rigolait… Et maintenant, on ne peut même pas sortir de chez nous. Il faut que ça s’arrête, l’Etat doit faire quelque chose », s’est-il ému. S’il ne souhaite pas se tenir au courant des derniers événements concernant l’enquête et les arrestations, le père de Salah Abdeslam espère que « cette histoire se termine au plus vite ». Mais surtout, il attend de son fils qu’il « livre sa version aux enquêteurs ». « Il va s’exprimer devant la justice. Il va être jugé, c’est tout. Celui qui a fait quelque chose doit payer », a-t-il soutenu. « J’espère que tout le monde va parler ».

 

 

http://www.lepoint.fr/justice/attentats-de-bruxelles-l-etrange-temoignage-de-la-logeuse-d-abrini-10-04-2016-2031244_2386.php

Attentats de Bruxelles : l’étrange témoignage de la logeuse d’Abrini

 

Assia B. a hébergé le Belgo-Marocain de 31 ans inculpé « d’assassinats terroristes » et qui a reconnu être « l’homme au chapeau ». Elle sort de son silence.

 

Publié le 10/04/2016 à 15:30 | Le Point.fr
Attentats de Bruxelles : l'étrange témoignage de la logeuse d'Abrini
Attentats de Bruxelles : l’étrange témoignage de la logeuse d’Abrini

 

La femme qui a logé Mohamed Abrini, inculpé « d’assassinats terroristes » et qui a avoué samedi 9 avril être « l’homme au chapeau » apparaissant sur les images de vidéosurveillance de l’aéroport de Zaventem, sort de son silence. Assia B. a hébergé durant sa cavale et à quelques jours de son arrestation le Belgo-Marocain de 31 ans, responsable présumé des attentats de Bruxelles, dans un appartement situé au cœur du quartier d’Anderlecht. Auditionnée longuement par le parquet belge, la femme de 43 ans en est ressortie libre, expliquant aux juges ne pas connaître les actions funestes de Mohamed Abrini.

Durant cette audition, elle est revenue sur les circonstances de sa rencontre avec celui qui est également soupçonné d’être le logisticien des attaques de Paris et de Saint-Denis, comme le rapportent les médias belges ainsi que RTL qui a diffusé ce dimanche un extrait de son témoignage. Assia B. décrit Mohamed Abrini comme un homme généreux et avenant : « Il me fallait de la monnaie, il me fallait deux euros et j’ai été le trouver. Le type, très sympa, m’a donné plus que ce que je demandais », se souvient-elle.

« C’était un baba cool »

D’après son témoignage, l’homme avait de quoi être généreux : « Le type était un peu blindé d’argent : des liasses de 50 euros, des liasses de 20. Tu demandes 2 euros, il t’en donne 10 puis encore 20. » En décalage absolu avec le profil terroriste de sa nouvelle connaissance, Assia B. décrit même « l’homme au chapeau » comme « un type baba cool ». Au cours de leurs conversations, elle explique qu’il lui avait confié n’avoir pas de carte d’identité justifiant le fait de ne pas vouloir aller à l’hôtel. « Il n’a pas insisté pour venir chez moi. Il a dormi deux nuits, il m’a donné un peu de sous pour aller faire des courses », rembobine Assia B.

« Il cachait bien son jeu parce qu’on n’aurait pas dit que c’était lui. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’ils ont fait. Je suis très très choquée. Je n’arrive plus à dormir. Quand je vois sa photo, je tremble », affirme-t-elle. Ce témoignage n’est pas sans rappeler celui de Jawad Bendaoud, qui avait prêté main-forte à une partie du commando des attaques meurtrières du 13 novembre. Lui connaît un sort tout autre puisqu’il est actuellement toujours aux mains de la justice française, placé en détention depuis le 27 novembre, notamment pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

 

http://information.tv5monde.com/en-continu/attentats-de-bruxelles-osama-krayem-des-quartiers-suedois-l-enfer-syrien-101305

Attentats de Bruxelles: Osama Krayem, des quartiers suédois à l’enfer syrien

 

Des fleurs et des bougies sont posées à même le sol en hommage aux victimes des attentas près de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem, le 24 mars 2016
Des fleurs et des bougies sont posées à même le sol en hommage aux victimes des attentas près de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, le 24 mars 2016
afp.com – PATRIK STOLLARZ
09 avr 2016
Mise à jour 10.04.2016 à 02:30
Par Gaël BRANCHEREAU

AFP

© 2016 AFP

 

Fils de Syriens exilés, il fréquentait la mosquée de son quartier, mais fumait et buvait. Et puis « c’est devenu quelqu’un d’autre ». Le Suédois Osama Krayem, soupçonné d’avoir participé aux attentats de Bruxelles, s’est brusquement radicalisé avant de partir faire le jihad en Syrie.

Enfant de la cité de Rosengård, à Malmö (sud), qui vit aussi grandir le footballeur Zlatan Ibrahimovic, Osama Krayem a été arrêté vendredi à Bruxelles avec quatre autres personnes, dont Mohamed Abrini, un des principaux suspects des attentats de Paris.

Inculpé samedi d’ »assassinats terroristes », il est « le deuxième homme », qui a été en contact avec le kamikaze qui s’est fait sauter dans la station de métro Maelbeek.

Il était également « présent » dans un centre commercial lors de l’achat des sacs qui ont servi lors de la double explosion-suicide à l’aéroport international de Bruxelles-Zaventem, selon le parquet belge.

Osama Krayem est un pur produit du « cocktail désormais classique entre exclusion sociale, radicalisation idéologique » et criminalité, analyse pour l’AFP Magnus Ranstorp, directeur de recherche au Centre d’études des menaces asymétriques du Collège de la défense nationale suédoise (CATS), qui le connaît bien.

A Malmö, il est pourtant décrit comme un jeune homme ordinaire des quartiers populaires, dont le quotidien oisif et délinquant s’écoule entre ablutions et consommation de stupéfiants.

« Il fréquentait la mosquée avec ses amis, comme d’habitude. Il priait cinq fois par jour, personne ne soupçonnait qu’il pourrait partir en Syrie pour se battre », confie un proche de la famille au quotidien Aftonbladet.

« Il vient d’une famille ordinaire de musulmans suédois. Son papa n’approuve pas et sa maman est si triste depuis son départ qu’elle est tombée malade », confie cet homme.

Un ami d’Osama Krayem raconte qu’il menait grand train dans le quartier de Seved réputé pour ses trafics. Mais il avait pris des habitudes plus saine depuis qu’il avait commencé à travailler, dans le cadre d’un programme de formation de l’agence pour l’emploi, dans les centres de loisirs de la ville de Malmö.

Il y est resté un an, avant de prendre le chemin du jihad, la guerre sainte, en Syrie, pays de ses parents exilés.

- Connexions suédo-belges -

Sa radicalisation est venue « soudainement, de façon inattendue », selon un autre proche contacté par le quotidien Sydsvenskan.

« Dans les deux ou trois mois avant son départ, il a cessé de voir ses amis. Il écoutait des prêches d’imams sur son téléphone portable, il laissait pousser sa barbe. C’est devenu quelqu’un d’autre », confie un autre ami.

Selon Magnus Ranstorp, Osama Krayem a été fortement impressionné par les prêches d’Anwar al-Awlaki, imam américain d’ascendance yéménite, ancien responsable d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), tué par un drone en 2011.

Avant son départ pour la Syrie, il avait « essayé de recruter » des fidèles fréquentant la même mosquée, affirme le chercheur.

Krayem disparaît du jour au lendemain début 2015. En janvier, il pose sur Facebook en tenue de combat, une kalachnikov à la main, drapeau de l’organisation État islamique (EI) en arrière-plan. Les photos auraient été prises à Deir Ezzor, en Syrie, chef-lieu de la province éponyme frontalière de l’Irak, contrôlée à 60% par les jihadistes de l’EI.

En février, son petit frère Anas écrit sur Facebook: « Les adieux les plus douloureux sont ceux qui ne sont pas dits et jamais expliqués!! Tu me manques mon frère!!! ».

Les enquêteurs ont retracé son parcours après son séjour syrien. Le 20 septembre, il s’enregistre sous le nom de Naïm Al Hamed sur l’île grecque de Leros. Début octobre à Ulm, en Allemagne, une voiture louée par Salah Abdeslam le récupère.

Pour Magnus Ranstorp, Osama Krayem confirme la « connexion » avérée par le passé entre Suédois radicalisés et filières belges.

Mohamed Belkaïd, un Algérien de 35 ans établi en Suède, a été abattu après les attentats de Bruxelles dans un appartement où ont également été retrouvées des empreintes de Salah Abdeslam.

En 2010, Taymour Abdel Wahab, un Suédois né en Irak, se faisait exploser dans une rue commerçante de Stockholm dans un attentat visiblement raté. Il portait sur lui une carte d’identité belge.

Par Gaël BRANCHEREAU
© 2016 AFP
Mise à jour 10.04.2016 à 02:30

 

 

http://www.lepoint.fr/societe/djihadisme-fabien-clain-etait-bien-en-france-et-non-en-syrie-debut-2015-10-04-2016-2031231_23.php

Djihadisme : Fabien Clain était bien en France et non en Syrie début 2015

 

Depuis Raqqa, il avait revendiqué au nom de Daech les attentats du 13 novembre. Le « JDD » affirme qu’il est venu trois fois à Toulouse.

 

Par

Publié le 10/04/2016 à 14:07 – Modifié le 10/04/2016 à 14:15 | Le Point.fr
Fabien Clain, célèbre djihadiste français qui avait été choisi par Daech pour revendiquer les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, a séjourné en France entre le 21 janvier et le 7 février 2015.
Fabien Clain, célèbre djihadiste français qui avait été choisi par Daech pour revendiquer les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, a séjourné en France entre le 21 janvier et le 7 février 2015. © DR

 

Le Journal du dimanche affirme ce dimanche que Fabien Clain, célèbre djihadiste français qui avait été choisi par Daech pour revendiquer les attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis, a séjourné en France entre le 21 janvier et le 7 février 2015, juste après les attaques contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher.

Les enquêteurs pensaient pourtant que Fabien Clain, condamné à cinq ans de prison en 2009 pour son implication dans la filière toulousaine d’Artigat et mentor de Mohamed Merah, avait quitté la France pour la Syrie en janvier 2014, avec femme, enfants et plusieurs proches.

Matériel d’enregistrement professionnel

Est-il vraiment parti ou est-il revenu de Raqqa, la capitale de Daech en Syrie, où il était censé vivre ? Selon le JDD, Fabien Clain est venu à trois reprises dans un magasin de Hi-Fi de Toulouse, le 21 janvier, le 30 janvier et le 7 février. Accompagné d’une femme qu’il a présentée comme sa mère, il a acheté du matériel d’enregistrement professionnel de haute qualité qu’il voulait « facilement transportable ». Il a aussi pris un casque audio, un appareil qui transforme les voix, une carte son, des enceintes studio et un micro. Il a donc acheté de quoi équiper un véritable « home studio » qui lui a probablement servi à enregistrer son message de revendication.

Si l’information est confirmée, elle démontrera une nouvelle fois à quel point les frontières européennes et françaises sont poreuses…

 

http://www.lejdd.fr/Societe/L-etrange-aller-retour-Raqqa-Toulouse-de-Fabien-Clain-en-janvier-2015-780429

9 avril 2016  |  Mise à jour le 10 avril 2016

L’étrange aller-retour Raqqa-Toulouse de Fabien Clain en janvier 2015

 

INFO JDD – Fabien Clain, l’homme de Daech qui a revendiqué le 13 novembre depuis la Syrie était à Toulouse fin janvier 2015, juste après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher.  Il a acheté de quoi équiper un véritable « home studio » qui lui a probablement servi à enregistrer son message de revendication.

 

Fabien Clain a revendiqué les attentats du 13 novembre de Syrie.

A paraitre dans leJDDblank dans Corruption Fabien Clain a revendiqué les attentats du 13 novembre de Syrie. (DR)

Etrange aller-retour Raqqa-Toulouse. L’un des djihadistes, les plus célèbres de France, Fabien Clain qui a revendiqué les attentats du 13 novembre est venu faire son shopping en France entre le 20 janvier et le 7 février 2015, juste après les premiers attentats de 2015. Il a acheté de quoi équiper un véritable « home studio » qui lui a probablement servi à enregistrer son message de revendication sur fond musical au refrain saugrenu : « avancer sans reculer ».

Il avait quitté la France en janvier 2014 avec une partie du clan Merah

Ce vétéran du djihad déjà condamné à 5 ans de prison en 2009 pour son implication dans la filière toulousaine d’Artigat avait pourtant quitté la France en janvier 2014 avec son frère Jean-Michel, sa femme et ses trois enfants, entraînant dans sa suite plusieurs membres du clan Merah, dont Sabri Essid. C’est du moins ce que pensaient les enquêteurs.

Dans le flot des témoignages plus ou moins fantaisistes suscités par les attentats de Paris, celui du gérant d’un magasin de Hi-Fi a révélé qu’il n’en était rien. Un des employés de l’enseigne Music Action de Toulouse a formellement reconnu Fabien Clain dont le portrait était diffusé dans tous les médias. Après vérification, la direction du magasin a retrouvé dans le fichier client la trace de son passage. De ses passages même…

Pour lire cette enquête en intégralité, retrouvez le JDD en kiosques, sur iPad ou sur Internet. Découvrez également nos offres d’abonnement.

Marie-Christine Tabet – Le Journal du Dimanche

samedi 09 avril 2016

 

http://www.europe1.fr/faits-divers/141-jours-avant-les-attentats-de-paris-un-djihadiste-francais-avait-averti-la-dgsi-2715841

141 jours avant les attentats de Paris, un djihadiste français avait averti la DGSI

 

12h15, le 10 avril 2016
141 jours avant les attentats de Paris, un djihadiste français avait averti la DGSI
Abdelhamid Abaaoud était client régulier du restaurant tenu par ce Français repenti à Raqqa.@ DABIQ / AFP
 

RÉCIT – A son retour de Syrie, un djihadiste français a affirmé aux enquêteurs de la DGSI qu’une opération d’ampleur allait viser la France ou la Belgique, avec à sa tête un homme qu’il a bien connu : Abdelhamid Abaaoud.

 

Il ne savait ni où ni quand, mais il était certain qu’un massacre se préparait. Nicolas, 31 ans, est un « repenti ». Après seize mois passés en Syrie, ce Français d’origine sud-coréenne avait décidé de rentrer. Les 24 et 25 juin 2015, soit près de cinq mois avant les attentats de Paris, il est auditionné par les agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Il prétend avoir des informations capitales concernant une attaque en préparation et dont l’Europe est la cible, rapporte le JDD, qui a pu consulter le compte rendu de l’audition.

Dans son restaurant, un client nommé Abaaoud. Pendant l’été 2014 à Raqqa, place forte de l’Etat islamique, Nicolas tenait un restaurant spécialisé dans la cuisine marocaine, que de nombreux djihadistes belges et français fréquentaient régulièrement. Parmi eux, Abdelhamid Abaaoud, le commanditaire des attentats du 13 novembre, tué dans l’assaut de Saint-Denis le 18 novembre. Il vient y déjeuner quotidiennement. Des informations passent. Aux enquêteurs de la DGSI, Nicolas rapporte qu’Abaaoud, surnommé Abou Omar, avait notamment pour mission « d’envoyer des gens partout dans le monde pour faire des actions violentes, tuer ou bien recruter des jeunes, ou pour rapporter des caméras, des produits chimiques pour des armes ». Abdelhamid Abaaoud devait par ailleurs présélectionner les « dossiers » des candidats pour de futures attaques terroristes en Europe.

« 50.000 euros » pour un terroriste en Europe. Le « cerveau » des attentats du 13 novembre avait reçu « le feu vert » pour un attentat en France ou en Belgique, indique le Journal du Dimanche. « Chaque espion touche 50.000 euros pour faire une attaque en Europe », indiquait Nicolas aux enquêteurs, qui avait rencontré plusieurs Français et Belges prêts à passer à l’acte.

Incarcéré en région parisienne. Après les attentats de Paris, Nicolas est à nouveau entendu par les agents de la DGSI. Là, il reconnaît l’un des terroristes du Bataclan, Samy Amimour, qu’il avait également connu à Raqqa, dans son restaurant. Mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, Nicolas est incarcéré en région parisienne, indique le JDD. Il encourt plusieurs années de prison.

 



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