Attentats : que se passe-t-il à Carcassonne ?

De nouveaux suspects ont été arrêtés hier à Carcassonne, dont les militaires, qui étaient visés par le djihadiste interpellé lundi 13 juin 2016 alors qu’il voulait passer à l’acte, ont également été frappés par deux suicides les 17 avril et 24 juin 2016.

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/29/2375189-trois-suspects-arretes-a-carcassonne-et-perpignan.html

Publié le 29/06/2016 à 07:39, Mis à jour le 29/06/2016 à 09:38

Trois suspects arrêtés à Carcassonne et Perpignan

 

Terrorisme

Carcassonne, Aude. - idé

Carcassonne, Aude. idé

Attentats : que se passe-t-il à Carcassonne ? dans Attentats image-zoom

Des enquêteurs de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure), appuyés par des policiers du Raid ont arrêté, hier, peu après 9 heures, un couple dans le quartier résidentiel de Montredon, à l’ouest de Carcassonne. Dans le même temps, les policiers «frappaient» à Perpignan, où un homme a également été interpellé. Les trois personnes ont ensuite été conduites à Perpignan où elles ont été placées en garde à vue.

Une enquête sur une filière jihadiste

À Paris, le parquet antiterroriste a indiqué que les policiers ont agi sur commission rogatoire dans le cadre d’une information judiciaire ouverte depuis plusieurs mois.

Cette enquête porterait sur ces filières françaises qui aident et facilitent le départ des apprentis dijhadistes vers la Syrie, notamment. «En aucun cas, cette opération n’était en lien avec l’intention de ces personnes de commettre des attentats sur le sol français», a assuré le parquet parisien. Contrairement à l’opération menée il y a quinze jours par la DGSI (lire encadré) en gare de Carcassonne.

Le couple serait originaire de la Côte d’Azur

Établi dans le chef-lieu de l’Aude depuis seulement quelques semaines, indique une autre source judiciaire, le couple n’aurait jamais été «repéré» par les services de renseignements locaux, mais il était toujours dans les radars de l’antiterrorisme, qui ont donc décidé de passer à l’action hier matin.

Selon une information, le couple serait orginaire de la Côte d’Azur et ne s’était installé dans le quartier de Montredon que depuis quelques jours. Il serait arrivé le week-end dernier. «Probablement était-il en transit» suggère une source proche de l’enquête. Dans ce secteur résidentiel, très étendu personne n’a rien vu, ni entendu. L’arrestation, qui s’est déroulée en douceur, est passée totalement inaperçue des habitants.

Pour l’heure, on ignore les identités et le profil des trois suspects arrêtés à Carcassonne et à Perpignan, mais plusieurs indices laissent à penser qu’ils étaient probablement surveillés par les services de la sécurité intérieure qui luttent contre le terrorisme. Hier, les enquêteurs se sont refusés à tout commentaire.

Des Audois volontaires au départ vers la Syrie

En janvier 2015, peu après l’attentat commis au sein de la rédaction de Charlie Hebdo, Louis Le Franc, le préfet de l’Aude à l’époque, avait indiqué que «quinze Audois avaient été identifiés comme volontaires au départ vers la Syrie». Ces jeunes, âgés de 15 à 25 ans, «dont des jeunes filles», avait également indiqué le représentant de l’État, s’étaient radicalisés «en trois ou quatre mois».

Dans le cadre de cette enquête, les trois suspects peuvent demeurer jusqu’à 96 heures en garde à vue. Placés en garde à vue, ils pourraient être transférés à Paris pour être interrogés par les juges du parquet antiterroriste.


Un apprenti jihadiste voulait s’en prendre à des touristes

Il y a deux semaines, un homme de 22 ans, Jossuam, a été interpellé à la gare de Carcassonne par des hommes de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Surveillé depuis plusieurs mois, le suspect, originaire de Lunel était armé lors de son arrestation d’un couteau et d’une petite masse. Converti à l’islam avant de se radicaliser à partir de 2014, l’homme aurait voulu s’en prendre à des touristes russes et américains. Après les attentats de novembre dernier, à Paris, l’homme, fiché S pour sûreté de l’État, avait été assigné à résidence pendant trois mois.

Lors de sa garde à vue, celui-ci aurait indiqué aux enquêteurs avoir été contacté par un émir français basé en Syrie qui lui aurait demandé de passer à l’acte pendant le ramadan.

Lors de sa venue à Carcassonne, le jeune homme avait commencé à faire un repérage avant, éventuellement, de passer à l’acte. Dans nos colonnes, son avocat avait expliqué que son client était «un homme désœuvré sur plusieurs plans (familial, social, professionnel), trouvant sur les réseaux sociaux une seconde famille». Toujours selon l’avocat, il «se serait radicalisé dans cette situation d’isolement, vivant sans lien social».

Dans le village de Lisle-sur-Tarn, où il était assigné à résidence, son arrestation avait surpris. Une habitante expliquait être tombée des nues lorsqu’elle avait appris que Jossuam projetait de commettre un attentat contre des touristes étrangers, à Carcassonne. Elle connaissait la conversion de ce jeune à l’islam. Il ne s’en cachait pas depuis 2 ans. Mais à Lisle-sur-Tarn, il parlait rarement de religion… sauf cette fois où elle avait abordé la question du voile. «Il m’a dit : stop. On arrête ou je vais me mettre en colère. J’ai dit OK. La discussion s’est arrêtée là.»

Actuellement, le suspect est toujours emprisonné.

B.H

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/17/2367451-un-attentat-terroriste-dejoue-a-carcassonne.html

Publié le 17/06/2016 à 07:18, Mis à jour le 17/06/2016 à 09:24

Un attentat terroriste déjoué à Carcassonne

 

Terrorisme – Sécurité

 

La Cité de Carcassonne plébiscitée par les touristes

La Cité de Carcassonne plébiscitée par les touristes

 

image-zoom dans Calomnie

Un Tarnais de 22 ans, proche du Front al-Nosra, groupe affilié à al-Qaïda, a été arrêté à Carcassonne, lundi, alors qu’il préparait un attentat terroriste contre des touristes et les forces de l’ordre.

Les policiers de la sécurité intérieure (DGSI) ont sans doute évité une nouvelle attaque terroriste sur le territoire national. Car c’est un scénario quasi identique au double assassinat d’un couple de policiers à Magnanville, en région parisienne, qui allait visiblement se produire, à Carcassonne où des touristes américains et anglais étaient visés. Lundi soir, vers 21 heures, un homme de 22 ans, récemment radicalisé et surveillé par les enquêteurs toulousains, en raison d’une fiche S pour son appartenance à l’islam radical, est interpellé en gare de Carcassonne. Le même jour que l’horrible attentat perpétré contre le couple de policiers. Arrêté par les enquêteurs du renseignement intérieur de Paris et Marseille, ce suspect au profil très inquiétant est en possession d’un marteau et d’un couteau de poche, type Opinel. Il est placé en garde à vue dans les locaux de la police toulousaine. Une enquête est ouverte, lundi, par le parquet antiterroriste de Paris pour, «association de malfaiteurs en vue de la préparation d’acte terroriste.» Son état mental pouvait laisser entrevoir la présence de troubles psychologiques. Mais selon les conclusions d’une première expertise psychiatrique, il serait accessible à une sanction pénale. Hier, cet homme a été transféré à Paris, devant un juge antiterroriste. Domicilié à L’Isle-, sur-Tarn (81), où il était assigné à résidence et originaire de Lunel (Hérault), ce suspect, converti à la religion musulmane et très vite radicalisé en 2014, via internet et les forums de discussion, «voulait mourir en martyr», indique son avocat toulousain, Me Jocelyn Momasso Momasso. Les enquêteurs ont retrouvé à son domicile un fusil et une machette. Les policiers de la DGSI ont saisi ses outils informatiques pour les éplucher. Ce suspect aurait reconnu des projets d’attaque, non seulement sur des touristes étrangers, en réponse aux frappes américaines sur la Syrie, mais il a également évoqué son intention de vouloir frapper des policiers et des militaires après être entré en relation avec un émir. Un projet terroriste fomenté depuis son écran, comme des dizaines de radicalisés isolés et «jihadiste du clavier», agissant pour le compte des réseaux criminels basés en Syrie et appartenant à la caste de ces terroristes «low cost», candidats au sacrifice final. Cet homme se revendique proche du Front al-Nosra, un groupuscule affilié à al-Qaïda. Et depuis les appels lancés par leurs chefs religieux incitant leurs nervis à «frapper policiers et militaires durant la période du ramadan», ces radicalisés de l’ombre sont prêts à tous les sacrifices. «Cette arrestation démontre l’efficacité des services du renseignement et leur détermination à mettre à mal tous les réseaux terroristes sur le territoire national», commente pour le syndicat des cadres de la sécurité intérieure, Christophe Miette. Rapidement embrigadé via des vidéos propagandistes, «l’apprenti terroriste» aurait voulu se rendre en Syrie pour «vivre librement sa religion». Isolé socialement, sans emploi, il vivotait dans plusieurs foyers d’accueil de la région toulousaine.

Attaque terroriste déjouée à Carcassonne par ladepeche

Frédéric Abéla

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/17/2367449-lunel-une-terre-fertile-pour-le-jihad.html

Publié le 17/06/2016 à 07:18

Lunel, une terre «fertile» pour le jihad

 

Terrorisme

 

Lunel, commune rurale de 25 000 habitants, à mi-chemin entre Nîmes et Montpellier, et… «capitale» du jeune français en partance pour le jihad. c’est là d’où est originaire ce jeune arrêté à Carcassonne.

Pas moins d’une dizaine de combattants sont, en effet, partis pour la Syrie depuis cette bourgade de l’Hérault frappée par un taux de chômage des jeunes record (il est de 20 % pour les 18-25 ans.). Une «filière» d’adolescents embrigadés à la mosquée par des imams, le plus souvent illettrés comme l’ont déploré plusieurs membres du Conseil Français du Culte Musulman, et coincés entre un Intermarché et un préfabriqué abritant un fripier et un magasin d’articles d’équitation.

Ici, comme dans le Gard voisin, des dizaines de milliers de harkis, ces Algériens ayant pactisé avec les Français lors de la guerre d’Algérie, ont trouvé refuge mais non sans subir pendant des décennies un cortège d’humiliations de la part de certains «autochtones».

À Lunel, les ratonnades et les graffitis «Mort aux Arabes» devinrent si inquiétants, au début des années 1980, qu’une poignée d’associations y lancèrent, dans l’espoir de bâtir un pont de compréhension mutuelle, les Semaines du cinéma méditerranéen «pour tenter de rassembler, de se retrouver autour d’un espace commun, la Méditerranée», explique Jacques Choukroun, Pied-Noir rapatrié d’Algérie, qui en fut un des fondateurs.

«Lunel a un peu été, à sa manière, une fabrique de la haine, déplore ce dernier. D’un côté, le Front national s’est imposé en force et de l’autre les Maghrébins d’origines se sont refermés sur eux-mêmes».

Une intégration en panne. Des communautés disloquées qui s’ignorent et se jalousent. Un islam «d’appartements», radicalisé à force de clichés réducteurs et de mensonges propagés sur Internet. Voilà le terreau sur lequel ont poussé ces jeunes partis en Syrie.

Le refus, en 2014, du président de l’Union des musulmans de Lunel de condamner ces départs, comme le lui demandaient de nombreux élus et autorités religieuses et administratives du pays, n’a fait que conforter ces jeunes, en quête d’identité, de la pertinence de leur choix.

Au moins six gamins de Lunel sont morts là-bas. Quelques-uns, comprenant sur place qu’ils avaient été floués, ont eu la chance de revenir. Ils croupissent aujourd’hui en prison. Il n’y a pas que des jeunes de souche musulmane qui ont fait leur hijra (émigrer dans un pays musulman)

Raphaël, 23 ans, brillant étudiant en cinquième année de l’Epitech, une école d’informatique de Montpellier, beau gosse, sportif, musicien dans un groupe de rock pendant ses loisirs, l’a faite, lui aussi. Ce garçon, qui menait des actions humanitaires et s’était converti à l’islam l’année de l’obtention de son baccalauréat est mort, lui aussi en 2015.

Guillaume Atchouel

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/carcassonne-ce-que-l-on-sait-de-l-homme-interpelle-qui-preparait-un-attentat-contre-des-touristes-et-des-policiers-7783715933

Carcassonne : ce que l’on sait de l’homme arrêté qui préparait un attentat

 

ÉCLAIRAGE – Un homme de 22 ans, fiché S, a été interpellé dans l’Aude le 13 juin. Il projetait d’abattre des touristes et des membres des forces de l’ordre.

 

Le siège de la DGSI à Levallois-Perret, le 1er juin 2014
Crédit : AFP / THOMAS SAMSON

Le siège de la DGSI à Levallois-Perret, le 1er juin 2014

par Ludovic Galtier publié le 17/06/2016 à 12:37 mis à jour le 17/06/2016 à 14:15

 

Après la tuerie contre deux policiers à Magnanville (Yvelines) perpétrée par Larossi Abballa et revendiquée par Daesh, un attentat a-t-il été déjoué par les enquêteurs de la DGSI ? Un homme de 22 ans soupçonné de vouloir commettre un acte terroriste a été interpellé en possession d’une machette et un couteau lundi 13 juin à la gare de Carcassonne, dans l’Aude. D’abord placé en garde à vue à Toulouse pour « association de malfaiteurs en vue de préparer un acte terroriste », il a été transféré au siège de la DGSI à Levallois-Perret jeudi 16 juin. Comme le veut la procédure dans le cadre d’une affaire terroriste, sa garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures.

Selon Le Monde, le même jour que son arrestation, le parquet antiterroriste de Paris avait ouvert une enquête pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle, « sur la base de renseignements et compte tenu de la crainte d’un passage à l’acte imminent », indique une source judiciaire.

Fiché S, assigné à résidence et diagnostiqué schizophrène

Originaire de Lunel (Hérault), qu’il a quittée à l’âge de 18 ans, ce jeune converti à l’islam depuis 2014 était fiché S par les services de renseignement, comme le rapporte La Dépêche. Il était également assigné en résidence dans le Gers en raison de l’état d’urgence. Domicilié à L’Isle-Jourdain (Gers), il a reconnu lors de son interrogatoire préparer une attaque contre des touristes américains et anglais et notamment des bus, puis avoué projeter un attentat contre les forces de l’ordre, policiers et militaires.

Le suspect, au casier judiciaire vierge, pourrait être déferré devant le parquet antiterroriste de Paris une fois sa garde à vue terminée. D’après les informations d’Europe 1, « cet individu qui se réclame des thèses djihadistes est par ailleurs diagnostiqué schizophrène, et a déjà séjourné dans un centre d’accueil, dans le Tarn. Pour l’instant, il est toutefois considéré comme apte à être entendu. » Dans le quotidien Le MondeMe Jocelyn Momasso Momasso, son avocat, ajoute que « c’est un jeune homme fragile qui ne travaillait pas ».

« Venger les souffrances de ses frères bombardés en Irak et en Syrie »

Pour qualifier son client, l’avocat du suspect emploie le mot  »désœuvré ». Il le serait même sur plusieurs plans : familial, social, professionnel. « Il a trouvé via les réseaux sociaux une sorte de famille. » Dans une interview accordée à nos confrères de La Dépêche, l’avocat donne des bribes de ce qui pourrait ressembler à des revendications.  »Mon client voulait mourir en martyr. En accomplissant les actes pour lesquels il a été interpellé, il a la sensation de venger les souffrances de ses frères continuellement bombardés en Irak et en Syrie par la coalition internationale et plus précisément par les Russes et les Américains. Même si le mode opératoire peut rappeler le drame de Mantes-la-Jolie (Magnanville, ndlr), le gardé à vue avait plutôt des revendications liées à la politique internationale ainsi qu’aux conflits syrien et irakien. »

D’après Le Monde, le suspect  »avait notamment été convoqué pour un entretien administratif à la DGSI en 2015, au cours duquel il avait admis des sympathies pour le « califat » fondé par Daesh ».

Une radicalisation sur Internet

Toujours selon son avocat,  »il regardait des vidéos de décapitation et en rêvait la nuit ». Internet, Facebook et notamment Telegram, messagerie prisée par les jihadistes de l’État islamique… Dans l’impossibilité financière de se rendre en Syrie, le terroriste en puissance avait annoncé sur les réseaux sociaux qu’il passerait prochainement à l’acte après, selon Le Monde, avoir obtenu « l’aval d’un émir français basé en Syrie ». C’est la raison pour laquelle son interpellation a été déclenchée le 13 juin.

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par Ludovic Galtier Journaliste RTL

 

 

http://www.liberation.fr/france/2016/06/17/carcassonne-le-jeune-radicalise-soupconne-de-vouloir-attaquer-des-touristes-ecroue_1460336

Carcassonne : le jeune radicalisé soupçonné de vouloir attaquer des touristes écroué

 

Par AFP — 17 juin 2016 à 20:11 (mis à jour à 23:53)

 

Une voiture de police. Photo Philippe Huguen. AFP

Décrit comme fragile psychologiquement, il avait été arrêté lundi soir en gare de Carcassonne, soupçonné d’avoir voulu commettre «une action violente» imminente contre des touristes américains et russes.

  • Carcassonne : le jeune radicalisé soupçonné de vouloir attaquer des touristes écroué

Le jeune homme radicalisé arrêté lundi à Carcassonne, soupçonné de préparer une attaque contre des touristes étrangers, a été mis en examen vendredi par un juge d’instruction antiterroriste et placé en détention provisoire, a-t-on appris de source judiciaire. Décrit comme fragile psychologiquement, il avait été arrêté lundi soir en gare de Carcassonne, dans l’Aude, soupçonné d’avoir voulu commettre «une action violente» imminente contre des touristes américains et russes, selon la source judiciaire. Lors de son interpellation, les policiers avaient retrouvé sur lui un «couteau et une petite masse».

Après quatre jours de garde à vue, il a été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle et placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, a précisé la source.L’enquête judiciaire initiée dans l’urgence lundi matin par le parquet de Paris avait été confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Converti à l’islam, le jeune homme, fiché pour radicalisation, était suivi par les services antiterroristes depuis des mois et avait été assigné à résidence après les attentats parisiens de novembre, a précisé la source judiciaire. Domicilié dans le Tarn, il est présenté comme étant en rupture sociale, radicalisé sur internet.

Fasciné par les vidéos de l’Etat islamique

Au cours de sa garde à vue, il a dit aux enquêteurs qu’«il avait passé beaucoup de temps à regarder des vidéos du groupe État islamique et des sites jihadistes et s’est dit fasciné», a rapporté la source. Selon ses déclarations, le jeune homme envisageait de «se rendre en Syrie», mais faute d’«avoir pu financer son départ», il avait alors opté pour «un plan alternatif», décidant de «passer à l’acte» sur le sol français, «au nom du jihad armé».

Selon son avocat Jocelyn Momasso Momasso, qui l’a assisté au début de sa garde à vue, «il a expliqué que ses motivations étaient essentiellement liées à la politique internationale», et qu’il voulait «venger les frères» victimes selon lui des frappes de la coalition internationale en Syrie.

Son arrestation a eu lieu le jour où Larossi Abballa a tué à coups de couteaux un commandant de police adjoint du commissariat des Mureaux, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, devant son domicile à Magnanville (Yvelines).

AFP

 

http://www.lindependant.fr/2016/06/24/paris-un-militaire-du-3e-rpima-engage-dans-l-operation-sentinelle-se-suicide-aux-galeries-lafayette,2219567.php

Paris : un militaire du 3e RPIMa engagé dans l’opération Sentinelle se suicide aux Galeries Lafayette

 

Le 24 juin à 21h27 | Mis à jour le 24 juin

 

Le soldat était membre d'une compagnie déployée dans la capitale.

Le soldat était membre d’une compagnie déployée dans la capitale. PHOTO/N. A.-V.

 

Un soldat du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (3e RPIMa) s’est suicidé ce vendredi à Paris. Le militaire, un caporal âgé de 26 ans, se serait donné la mort au 2e sous-sol des Galeries Lafayette, alors qu’il était en mission dans le cadre de l’opération Sentinelle.

Depuis la mise en place de l’opération, le régiment carcassonnais a déployé à de multiples reprises des compagnies à Paris pour participer aux opérations de surveillance de différents bâtiments, instaurées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le jeune homme aurait été retrouvé dans un local réservé aux militaires, au coeur de l’établissement commercial du boulevard Haussman. En tenue militaire, le soldat de 26 ans s’est donné la mort avec son arme de service. Les faits se seraient produits aux environs de 16 h 30, moment où un employé des Galeries Lafayette a découvert le corps inanimé.

 

http://www.europe1.fr/faits-divers/un-soldat-vigipirate-se-donne-la-mort-sur-son-lieu-de-travail-a-paris-2781802

Un soldat Vigipirate se donne la mort sur son lieu de travail à Paris

 

18h20, le 24 juin 2016, modifié à 22h54, le 24 juin 2016
Un soldat Vigipirate se donne la mort sur son lieu de travail à Paris

Boulevard Haussmann, des militaires du plan Vigipirate sont déployés devant les grands magasins.@ JOEL SAGET / AFP
 

Un militaire du plan Vigipirate s’est suicidé dans les toilettes des Galeries Lafayette à Paris vendredi après-midi, pour des raisons inconnues.

 

Un soldat, déployé dans le cadre du plan Vigipirate aux Galeries Lafayette du boulevard Haussmann à Paris, s’est donné la mort sur son lieu de travail vendredi après-midi. Selon une information de M6 confirmée par Europe 1, l’homme a utilisé son arme de service pour se suicider.  »Un militaire du rang engagé dans l’opération Sentinelle à Paris a été retrouvé sans vie dans la zone de repos de son unité située dans les sous-sols d’un grand magasin parisien », a déclaré le Gouverneur militaire de Paris dans un communiqué.

Il met fin à ses jours avec son arme de poing. Le caporal - qui appartenait au 3e RPIM basé à Carcassonne - a quitté les deux autres membres de sa patrouille pour se rendre aux toilettes du grand magasin : c’est là qu’il a mis fin à ses jours avec son arme de poing. « Il a été découvert par un autre soldat de son unité à 16h20″ selon le Gouverneur militaire de Paris. « Selon toute vraisemblance, il se trouvait seul au moment de sa mort », ajoute le communiqué. Les raisons de son geste sont encore inconnues.  »Une enquête est en cours sous la responsabilité du procureur de Paris pour confirmer les causes et les conditions du décès », a précisé le gouverneur.

 

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/aude/carcassonne/un-soldat-du-3e-rpima-se-suicide-d-une-balle-dans-la-tete-dans-les-galeries-lafayette-paris-1033913.html

Un soldat du 3e RPIMa se suicide d’une balle dans la tête dans les Galeries Lafayette à Paris

 

Le militaire qui s’est suicidé avec son arme de service, vendredi, au deuxième sous-sol des Galeries Lafayette à Paris est un soldat âgé de 26 ans du 3e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (3e RPIMa) de Carcassonne, selon nos confrères de La Dépêche du Midi.

  • Z.S. avec AFP
  • Publié le 25 juin 2016 à 10:20

Des militaires patrouillent dans la gare de Saint-Etienne - illustration © Maxppp

© Maxppp Des militaires patrouillent dans la gare de Saint-Etienne – illustration

Un soldat engagé dans la protection du territoire national a été retrouvé « sans vie », vendredi, dans un grand magasin à Paris, ont annoncé les autorités militaires.

Un soldat du 3e RPIMa de Carcassonne

Selon nos confrères de La Dépêche du Midi, il s’agit d’un soldat âgé de 26 ans du 3e RPIMa de Carcassonne.
« Un militaire du rang engagé dans l’opération Sentinelle à Paris a été retrouvé sans vie dans la zone de repos de son unité située dans les sous-sols d’un grand magasin parisien », a indiqué le Gouverneur militaire de Paris dans un communiqué.

Suicide d’une balle dans la tête

« Une enquête est en cours sous la responsabilité du procureur de Paris pour confirmer les causes et les conditions du décès », a précisé le gouverneur.
Selon le quotidien Le Parisien, ce soldat s’est donné la mort d’une balle dans la tête au deuxième sous-sol des Galeries Lafayette, boulevard Haussmmann (9è arrondissement).

Un employé des Galeries fait la macabre découverte

« C’est un employé des Galeries qui a fait la macabre découverte en apercevant une flaque de sang sous une porte », écrit le quotidien.
L’opération Sentinelle, mise en place après les attentats de janvier 2015 à Paris, mobilise 10.000 soldats sur le territoire national, dont 6.000 à 7.000 en région parisienne.

 

http://www.lindependant.fr/2016/06/25/paris-enquetes-ouvertes-apres-le-suicide-du-caporal-du-3e-rpima-aux-galeries-lafayette,2219935.php

Paris : enquêtes ouvertes après le suicide du caporal du 3e RPIMa aux Galeries Lafayette

 

Le 25 juin à 10h42 | Mis à jour le 25 juin

Le caporal s'est donné la mort dans les sous-sols des Galeries Lafayette.

Le caporal s’est donné la mort dans les sous-sols des Galeries Lafayette. PHOTO/AFP

 

Vendredi, à 16 h 30, un soldat du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine de Carcassonne (3e RPIMa) s’est donné la mort avec son arme de service à Paris, dans un sous-sol des Galeries Lafayette, dans le IXe arrondissement.

Ce caporal, âgé de 26 ans, était engagé depuis le début du mois de juin avec la 2e compagnie du « 3″ dans l’opération Sentinelle, consacrée à la surveillance des sites sensibles et des transports.

Procureur de Paris et enquête de commandement

Les pompiers, la brigade criminelle, le procureur de la République et la cellule antiterroriste se sont rendus sur place. Le suicide a été confirmé en fin de soirée par le Gouverneur militaire de Paris dans un communiqué : « Un militaire du rang engagé dans l’opération Sentinelle à Paris a été retrouvé sans vie dans la zone de repos de son unité située dans les sous-sols d’un grand magasin parisien. Une enquête est en cours sous la responsabilité du procureur de Paris pour confirmer les causes et les conditions du décès. »

Cellule de soutien psychologique

Du côté du 3e RPIMa, on confirmait également qu’une enquête de commandement allait être engagée comme le veut la procédure, afin de vérifier que la chaîne de commandement n’a subi aucun dysfonctionnement. Alors que les services de la cellule de soutien et d’accompagnement psychologique de l’armée de terre ont été sollicités à Paris pour accompagner les soldats qui patrouillaient avec la victime, le régiment carcassonnais a de son côté contacté la famille du jeune homme, originaire du sud-est  : les parents du soldat décédé seront ainsi accompagnés par la délégation militaire départementale jusqu’aux obsèques du caporal.

 

http://www.lindependant.fr/2016/04/17/carcassonne-un-para-du-3-se-suicide-dans-la-caserne-laperrine,2186319.php

Carcassonne : un para du « 3″ se suicide dans la caserne Laperrine

 

Le 17 avril à 18h40 | Mis à jour le 18 avril

Le soldat, âgé de 22 ans, s'est donné la mort dans un des quartiers de la caserne Laperrine.

Le soldat, âgé de 22 ans, s’est donné la mort dans un des quartiers de la caserne Laperrine. PHOTO/CHRISTOPHE BARREAU

 

Un jeune soldat du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (3e RPIMa) de Carcassonne s’est donné la mort au sein de la caserne Laperrine, au cours de la nuit de samedi à dimanche. C’est alors qu’il venait de prendre son tour de garde, aux environs de 3 h du matin, que le militaire âgé de 22 ans s’est suicidé avec son arme de service.

Enquête de gendarmerie et de commandement

Son corps inanimé a été retrouvé par d’autres militaires qui ont immédiatement alerté les secours : sapeurs-pompiers et Samu n’ont pu que constater le décès du jeune homme. Les premières constatations ont été opérées par les gendarmes carcassonnais, alors qu’une enquête interne de commandement devrait également être ouverte pour déterminer les conditions et les causes de ce suicide.

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/04/18/2327681-un-militaire-du-3-se-suicide-avec-son-arme.html

Publié le 18/04/2016 à 08:01

Un militaire du «3» se suicide avec son arme

 

Faits divers

 

Un jeune soldat du 3e RPIMa s’est donné la mort dans la nuit de samedi à dimanche avec son arme de service, un Famas. Âgé d’une vingtaine d’années, le jeune homme venait de débuter son tour de garde dans la caserne de Laperrine lorsqu’il a retourné son fusil d’assaut contre lui entre 3h et 4h du matin. Il a été retrouvé inanimé par d’autres militaires qui ont immédiatement prévenu les secours.

Arrivés sur place avant 4h du matin, les sapeurs-pompiers ont découvert le corps de la victime. Une victime atteinte par arme à feu. Ils ont alors prévenu le Samu qui a confirmé le décès du soldat.

Une enquête de gendarmerie a été diligentée ainsi qu’une enquête de commandement afin d’éclaircir les circonstances qui ont conduit ce jeune militaire au suicide. Le jeune homme, engagé volontaire dans l’armée de terre était arrivé récemment au sein du 3e RPIMa.

Louis Rayssac

 

http://www.lindependant.fr/2016/04/19/deux-enquetes-en-cours-apres-le-suicide-du-jeune-para-du-3e-rpima,2187056.php

Carcassonne : deux enquêtes en cours après le suicide du jeune para du 3e RPIMa

 

Le 19 avril à 6h00 par A. Ca. | Mis à jour le 19 avril

Deux enquêtes, de gendarmerie et de commandement, en cours.

Deux enquêtes, de gendarmerie et de commandement, en cours. PHOTO/D.R.

 

Une autopsie du soldat de 22 ans qui s’est donné la mort dans la nuit de samedi à dimanche au sein de la caserne Laperrine pourrait être décidée par le Parquet.

Au lendemain de la découverte par ses camarades de régiment du corps d’un jeune para dans l’enceinte de la caserne Laperrine, l’enquête, ou plutôt les enquêtes, se poursuivent pour connaître les circonstances exactes du suicide de ce soldat originaire de Poitiers. Engagé depuis deux ans et demi au sein du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (3e RPIMa), le soldat de 1re classe s’est donné la mort vers 3 heures du matin. Alors que le corps du jeune homme, âgé de 22 ans, reposait lundi encore à la chambre funéraire de Trèbes, l’enquête de gendarmerie s’est poursuivie, avec l’audition des autres militaires qui partageaient la charge de la garde nocturne au cours de laquelle le soldat s’est suicidé avec son Famas. Des investigations des gendarmes pourrait découler la décision du procureur de la République de Carcassonne d’ordonner une autopsie.

  • Pas d’écrits laissés

Les autres militaires, également entendus par les médecins du régiment pour s’assurer de leur état psychologique (lire par ailleurs), ont aussi été sollicités dans le cadre de l’enquête de commandement, confiée à des militaires de la 11e brigade parachutiste de Toulouse. Une enquête interne qui, si elle se consacre à la vérification du respect des procédures, tentera également de faire la lumière sur les raisons qui ont poussé le jeune homme, qui n’avait jusqu’alors jamais participé à une opération extérieure du régiment, à se suicider. Lundi, le chef de la section média du Service d’informations et de relations publiques de l’armée de terre (Sirpa) précisait que l’enquête visait « à s’assurer de ce que la chaîne de commandement a fonctionné normalement ». Dès dimanche, des « raisons personnelles » étaient évoquées par l’encadrement du ’3′ qui décrivait un engagé « discret » mais sans problèmes particuliers. Une hypothèse complexe à confirmer, en l’absence d’écrits laissés par le para. Lundi, le Sirpa précisait que l’armée ne s’exprimerait pas « sur les raisons de ce suicide ».

  • « Les risques sont trop minorés »

L’association de défense des droits des militaires (Adefdromil) estime que la prévention est encore « embryonnaire ». Président de l’association de défense des droits des militaires (Adefdromil), Jacques Bessy n’est guère surpris lorsqu’il apprend que l’encadrement du ’3′ privilégie les « raisons personnelles » pour expliquer le suicide du jeune soldat : « C’est toujours comme ça, ce n’est jamais la faute du service. » Un aveuglement impossible à entendre pour cette association régulièrement sollicitée par des familles de militaires qui se sont suicidés. Précisant que l’Adefdromil a « eu à diverses reprises des remontées d’informations très négatives du ’3′ », notamment en matière d’encadrement des jeunes recrues dans le cadre de la formation, Jacques Bessy livre un regard global sur la question des risques psychosociaux et leur prise en compte dans l’armée française : « La prévention existe, mais elle est embryonnaire. Il y a du mieux pour les soldats qui reviennent d’Opex (opérations extérieures, Ndlr), avec des cellules de décompression. Mais pour les militaires qui restent en métropole, ce n’est pas suffisant, les risques sont minorés. Il y a pourtant de la pression, du stress, des horaires très lourds. On leur demande d’être parfaits. Il suffit qu’il y ait une faille, parfois personnelle, pour que ça bascule. »

  • La 2e cause de mortalité chez les militaires

En 2009, le Haut comité d’évaluation de la condition militaire avait rendu son 4e rapport. Un document qui chiffrait le nombre de suicides de militaires à 74 par an de 2003 à 2008, avec un pic de 90 en 2005. Des chiffres trois fois plus élevés que ceux des décès en relation avec le service : entre 23 et 37 chaque année de 1999 à 2008, avec un plus haut niveau atteint en 2003 (56). La même année, l’Institut de veille sanitaire publiait une étude portant sur la période 2002-2007. Parmi les causes des 2 115 décès de militaires recensés sur cette période, les accidents de la circulation (25 %), suivis par les suicides (21 %), les accidents en service (11 %), loin devant les morts au combat (1 %). L’étude notait cependant que la mortalité par suicide dans les armées était « 20 % plus faible que dans la population active masculine civile ». Une réalité statistique qui a évolué depuis : en 2012, le taux de suicide dans la population française était de 16 pour 100 000 personnes, et de 20 pour 100 000 dans l’armée. En 2012, le service de santé des armées (SSA) avait à son tour livré un document consacré aux « aspects épidémiologiques du suicide dans les armées françaises », avec une surveillance de 2002 à 2011, période au cours de laquelle 697 suicides avaient été recensés. Avec, pour le SSA, la mise en évidence d’un « sur-risque de mortalité par suicide significatif chez les militaires masculins dans l’armée de terre » de 17-19 ans et 20-24 ans.

 

http://www.lindependant.fr/2016/04/20/suicide-au-3,2187549.php

Carcassonne / Suicide au « 3″ : pas d’autopsie demandée par le Parquet

 

Le 20 avril à 6h00 par A. Ca. | Mis à jour le 20 avril

Les auditions d'autres militaires, dans le cadre de l'enquête menée par la gendarmerie, se poursuivaient mardi.

Les auditions d’autres militaires, dans le cadre de l’enquête menée par la gendarmerie, se poursuivaient mardi. PHOTO/Archives N.A-V

 

Plusieurs jours après le suicide du jeune soldat du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine (3e RPIMa) de Carcassonne, survenu alors que le militaire de 22 ans venait de prendre sa garde, le procureur de la République de Carcassonne a confirmé mardi son choix de ne pas procéder à l’autopsie du corps du jeune homme originaire de Poitiers. Le Parquet a en effet considéré qu’aucun doute n’existait sur la cause du décès du parachutiste, engagé dans le régiment depuis deux ans et demi. Au cours de la nuit de samedi à dimanche, peu après 3 heures du matin, c’est avec son Famas que le jeune homme s’était donné la mort avant d’être retrouvé dans une des salles du quartier Laperrine par ses camarades de régiment.

Mardi, le procureur confirmait que l’enquête judiciaire, confiée à la gendarmerie de Carcassonne, se poursuivait, notamment pour tenter de se prononcer sur les raisons de ce geste fatal. L’hypothèse de « raisons personnelles », avancée par un officier supérieur du ’3′ dès dimanche, reste pour l’heure privilégiée. Les auditions d’autres militaires ont déjà eu lieu et devraient se poursuivre avant que l’enquête ne s’achève. Parallèlement, la 11e brigade parachutiste a dépêché des officiers de Toulouse pour une enquête de commandement.



Emoi de policiers dont les données personnelles sont sur la Toile deux semaines après le double assassinat de Magnanville

Ces données n’ont pas été publiées, elles se trouvaient dans une zone de stockage protégée par un mot de passe, exactement comme le sont la majeure partie de toutes les données que le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et ses complices cyberdélinquants et fonctionnaires corrompus ou militants du NPA recueillent et collectionnent illégalement à mon sujet depuis plusieurs années.

Je rappelle que ces délinquants « travaillent » de même sur toutes mes relations, anciennes ou actuelles, mes proches, mes médecins, etc… qu’ils recherchent avec l’aide de Josette Brenterch du NPA de Brest en vue de « neutraliser » ou d’éliminer définitivement tous les témoins honnêtes de ma vraie vie, qui les dérangent au plus haut point, l’objectif qu’ils affichent à cet égard depuis 2009 étant de pouvoir ensuite tranquillement publier et imposer à tous leur version de ma biographie, presque entièrement fausse, calomnieuse et particulièrement infamante pour tous ceux qu’elle concerne.

Ils bénéficient pour ce travail de la complicité de magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest qui de ce fait n’ont jamais vu aucun inconvénient à ce que mes données personnelles soient illégalement révélées au public sur les blogs du susnommé Cyprien Luraghi à la recherche de tous les agents que j’ai pu jadis croiser ou côtoyer, sachant que j’ai notamment travaillé comme ingénieur d’études en informatique sur des projets classés Secret Défense et Confidentiel Défense, et quoique la protection de l’anonymat de tels agents fût renforcée par la loi LOPPSI II promulguée le 14 mars 2011, soit neuf mois après le début de toutes leurs révélations illégales me concernant et constituant à l’évidence un trouble à l’ordre public que les autorités compétentes auraient dû s’attacher à faire cesser au plus vite au lieu de le favoriser.

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/28/2374441-donnees-familles-policiers-promenaient-toile.html

Publié le 28/06/2016 à 08:17

Les données des familles de policiers se promenaient sur la Toile

 

Faits divers

Des renseignements personnels sur les policiers adhérents à la Mutuelle générale de la police, MGP, ont été accessibles pendant 15 jours sur internet./Photo illustration DDM
Des renseignements personnels sur les policiers adhérents à la Mutuelle générale de la police, MGP, ont été accessibles pendant 15 jours sur internet./Photo illustration DDM

Emoi de policiers dont les données personnelles sont sur la Toile deux semaines après le double assassinat de Magnanville dans Attentats image-zoom

La manipulation des fichiers de la Mutuelle générale de la police a envoyé sur internet plus de 112 000 fiches d’adhérents de cette assurance médicale. Deux semaines après l’assassinat d’un couple de policiers dans les Yvelines, l’incident tombe très mal.

Nom, adresse, numéro de téléphone, données bancaires… «C’est effrayant», résume un policier après les révélations hier matin sur le détournement d’un fichier de la Mutuelle générale de la police, la MGP. Une mutuelle, parmi quatre qui «assurent» les fonctionnaires de police et dont le fichier fort de 112 000 adhérents, comprenant policiers actifs ou retraités, enfants, épouses, familles, a été divulgué sur la Toile. En réalité, ces données sensibles, avec les adresses personnelles de milliers de policiers se trouvaient dans une zone de stockage de l’opérateur Google et n’auraient pas été accessibles directement. «Ces données étaient protégées par un mot de passe», a précisé hier soir Gilbert Emery, le procureur de Limoges, désormais en charge de l’enquête.

La mutuelle, dont le siège se trouve en Haute-Vienne s’est aperçue de la difficulté le 6 juin. Après diverses vérifications, son directeur et son président ont déposé plainte jeudi dernier à Toulouse. «Par commodité, sans aucun lien direct avec la ville de Toulouse et les policiers qui y travaillent», résume une source proche du dossier. L’affaire, considérée comme très sensible moins de deux semaines après le drame de Magnanville où un commandant de police et sa compagne, ont été assassinés à leur domicile au nom du jihad, aurait dû rester secrète mais RTL l’a révélée hier matin.

Accessibles pendant deux semaines

Dès vendredi, des réquisitions avaient été adressées par la police nationale à Google pour rendre impossible tout accès au fichier. Hier, le parquet de Toulouse s’est dessaisi puisque l’employé indélicat et soupçonné d’avoir commis ces faits travaille pour un sous-traitant de la mutuelle qui est basé à proximité de Limoges. La sûreté départementale de Limoges va donc poursuivre les investigations commencées à Toulouse, aidée selon nos informations par un service spécialisé en cybercriminalité de la direction centrale de la police judiciaire.

Dans un communiqué publié hier, la Mutuelle générale de la police estime que l’employé soupçonné, qui aurait agi ainsi en raison d’un conflit avec son employeur pour une prime non versée (!), a «agi au mépris de toutes les normes professionnelles et violé les règles de sécurité interne qui protègent nos données».

La mutuelle souligne également que l’employé était «vraisemblablement poussé par des motivations personnelles et dans l’intention manifeste de nuire à la mutuelle et à ses adhérents.» Depuis, la MGP souligne que «des dispositions ont été prises pour accroître la sécurité des données», notamment pour «limiter les extractions des données des coordonnées des adhérents de la mutuelle, désormais assujetties à un contrôle renforcé».

Pour l’instant, il est encore trop tôt pour savoir si ces données sensibles ont pu être exploitées par des tiers. Hier soir, le procureur de Limoges, tout en «comprenant l’émotion des policiers dans le contexte actuel», a estimé que les données avaient été accessibles pendant «environ deux semaines». «Pour l’instant, rien ne permet d’affirmer qu’un tiers aurait pu accéder aux données», a affirmé Gilbert Emery.


Renforcer l’anonymat

Deux semaines après la mort d’un couple de fonctionnaires dans les Yvelines, cette affaire qualifiée «d’incident inacceptable», par Jean-Marc Falcone, le directeur général de la police nationale, renforce l’inquiétude des policiers qui souhaitent bénéficier de l’anonymat, même dans les procédures qu’ils rédigent. «On peut très bien imaginer de noter notre matricule à la place de notre identité», souligne Didier Martinez, au nom d’unité SGP-FO. Ce problème devrait relancer les demandes des policiers à qui le président François Hollande avait promis «de garantir leur anonymat» hors service et «donc leur protection» après le drame de Magnanville.

Jean Cohadon

 

http://www.20minutes.fr/societe/1869647-20160620-policiers-tues-yvelines-suspects-arretes-connaissait-fabien-clain

Policiers tués dans les Yvelines: L’un des suspects arrêtés connaissait Fabien Clain

 

TERRORISME Lors des perquisitions, les enquêteurs auraient découvert un bout de papier où était mentionné le nom du djihadiste français…

Photo non datée de Fabien Clain.

Photo non datée de Fabien Clain. – OFF / AFP

H. B.

    • Publié le 20.06.2016 à 18:40
    • Mis à jour le 21.06.2016 à 09:52

 

Une semaine après l’assassinat du couple de policiers à Magnanville dans les Yvelines par Larossi Abballa, l’enquête avance à grands pas.  Deux proches, Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, ont été mis en examen et écroués samedi soir « pour association de malfaiteur ». Et c’est justement au domicile de l’un d’eux que les enquêteurs auraient fait une importante découverte. D’après BFMTV, un bout de papier sur lequel était inscrite l’adresse mail de Fabien Clain a été découvert chez Saad Rajraji.

Fabien Clain est bien connu des services de renseignements. Considéré comme l’un des proches de Mohamed Merah, cet homme de 35 ans d’origine réunionnaise a été identifié comme celui qui a prêté sa voix à Daesh pour revendiquer les attentats de Paris. Il a été condamné en 2009 à cinq ans de prison pour sa participation à une filière d’acheminement de djihadistes vers l’Irak.

>> A lire aussi : Les renseignements face aux «terroristes isolés»

Saad Rajraji et Fabien Clain se seraient cotôyés en 2011 et 2012 à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus, révèle BFMTV. Les enquêteurs s’interrogent donc sur le rôle qu’aurait pu jouer Fabien Clain dans cette attaque terroriste.

Des proches d’Abballa se sont renseignés sur deux autres policiers des Yvelines

Les enquêteurs auraient également découvert que deux autres proches de Larossi Abballa, déjà condamnés pour terrorisme mais libres aujourd’hui, s’étaient également renseignés sur deux autres policiers travaillant dans les Yvelines. Une note de renseignement, transmise à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, indique en effet que deux hommes se seraient renseignés sur deux collègues de Jean-Baptiste Salvaing, révèle RTL. L’un travaillerait à la Brigade anti-criminalité et l’autre à la Brigade de sûreté urbaine.

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/deux-policiers-des-mureaux-cibles-par-des-proches-de-larossi-abballa-7783747928

Deux policiers des Mureaux ciblés par des proches de Larossi Abballa

 

INFO RTL – Une note de renseignement indique que deux proches de l’assassin des deux policiers de Magnanville savaient tout de deux autres fonctionnaires des Yvelines. Les deux hommes ont été condamnés pour terrorisme par le passé et sont aujourd’hui libres.

 

La page de l’émission : RTL Matin
Des policiers délimitant un périmètre de sécurité à Magnanville, le 14 juin 2016
Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Des policiers délimitant un périmètre de sécurité à Magnanville, le 14 juin 2016

par Damien Delseny , Ludovic Galtier publié le 20/06/2016 à 08:10 mis à jour le 20/06/2016 à 11:17

 

Une semaine après l’attentat perpétré à Magnanville contre deux policiers, deux autres policiers des Mureaux étaient également ciblés. Une note de renseignement, transmise à la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, indique, en effet, que deux proches de Larossi Abballa, condamnés pour terrorisme par le passé et libres aujourd’hui, se sont renseignés sur deux collègues de Jean-Baptiste Salvaing : l’un travaille à la Brigade anti-criminalité, l’autre à la Brigade de sûreté urbaine.

Une telle prise d’information sur deux policiers dans le contexte local inquiète forcément, surtout que les deux hommes connaissent parfaitement l’identité de leurs cibles. Dans sa vidéo de revendication diffusée en direct sur Facebook, Larossi Abballa a cité des noms de journalistes mais il a aussi appelé à tuer des policiers et des surveillants de prison. Une source judiciaire confirmait que ce type de menaces devait de toute façon être prise au sérieux.

L’étau se resserre sur l’entourage de Larossi Abballa. Deux autres proches du terroriste ont été interpellés mardi et mis en examen ce week-end pour « association de malfaiteurs » terroriste criminelle à la suite du double meurtre commis par l’assassin du couple de fonctionnaires de police. Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, 27 et 29 ans, sont connus de l’antiterrorisme français. Ils avaient été condamnés avec Abballa en septembre 2013 lors du procès d’une filière d’envoi de jihadistes au Pakistan.

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par Damien DelsenyJournaliste RTL

 

 

http://www.bfmtv.com/societe/policiers-tues-un-lien-entre-l-attaque-de-magnanville-et-les-attentats-du-13-novembre-990575.html

Magnanville: le nom de Fabien Clain retrouvé au domicile de l’un des suspects dans le double meurtre

 

20/06/2016 à 17h29
 

INFO BFMTV – Les enquêteurs ont découvert chez un proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers, un bout de papier sur lequel était inscrit l’adresse mail de Fabien Clain. Ce dernier n’est autre que l’homme qui a revendiqué au nom de Daesh les attaques de Paris.

 

C’est un nom devenu familier dans les dernières affaires de terrorisme en France. Fabien Clain, connu notamment pour avoir revendiqué, depuis la Syrie, les attentats du 13 novembre au nom de Deash apparaît désormais dans l’enquête sur le double assassinat de Magnanville. Son adresse mail et son numéro d’écrou figure sur un bout de papier retrouvé au domicile de Saâd Rajraji.

Cet homme de 27 ans est l’un des deux hommes mis en examen ce week-end pour « association de malfaiteurs terroriste ». Ce proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers, a déjà été condamné en 2013 dans une affaire de filière jihadiste entre la France et le Pakistan. Lors des perquisitions menées à son domicile la semaine dernière, une liste avec des noms de policiers, leur fonction et leur adresses professionnelles a été découverte.

Détenus à Fleury-Mérogis

Fabien Clain et Saâd Rajraji se connaissent. En 2011 et en 2012, les deux hommes se sont cotôyés à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus. Ils faisaient notamment partie d’une association qui vient en aide aux prisonniers musulmans. Ont-ils gardé contact après leur libération et après le départ de Fabien Clain pour la Syrie au printemps 2014 pour rejoindre Daesh?

La découverte de l’adresse mail de Clain au domicile de Saâd Rajraji interroge les enquêteurs. Celui qui se fait appeler Omar a-t-il commandité l’attaque des deux policiers? D’autres attentats ou attaques étaient-ils prévus? Dans le collimateur de l’antiterrorisme depuis 10 ans, la voix française de Daesh est celui qui a revendiqué les attaques de Paris le 13 novembre dernier.

Clain, un proche de Mohammed Merah

Son nom figure également dans de nombreux autres dossiers terroristes. Converti en 2000, Fabien Clain part s’installer à Toulouse. C’est là qu’il rencontre les frères Merah, Mohammed et Abdelkader, qui vient d’être renvoyé aux assises pour y être jugé pour complicité dans les tueries de son cadet, le tueur au scooter. L’homme de 37 ans a également été condamné dans la filière d’Artigat, un petit village en Ariège, où se retrouvaient des jeunes radicalisés.

Le nom de Fabien Clain apparaît également dans une autre affaire de terrorisme. En avril 2015, il est soupçonné d’avoir fourni une aide logistique, notamment une voiture, à Sid Ahmed Ghlam. Cet étudiant algérien de 24 ans est soupçonné d’avoir préparé l’attentat raté contre une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne. Un projet avorté qui a coûté la vie à une jeune autormobiliste, Aurélie Châtelain.

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Par J.C. avec Cécile Ollivier

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/magnanville-l-adresse-mail-de-fabien-clain-decouverte-au-domicile-d-un-proche-du-tueur-20-06-2016-5900597.php

Magnanville : l’adresse mail de Fabien Clain découverte au domicile d’un proche du tueur

 

>Faits divers|Stéphane Sellami|20 juin 2016, 21h00

 

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 Fabien Clain, la voix française de Daech. C’est lui qui avait revendiqué les attentats du 13 novembre à Paris.

DR

Stéphane Sellami

 

C’est une découverte intriguante. Au cours de la perquisition du domicile de Saâd Rajraji, proche de Larossi Abballa, auteur du double assassinat d’un policier et de son épouse, lundi, à Magnanville (Yvelines), les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat) ont découvert un morceau de papier sur lequel était inscrit l’adresse mail et le numéro d’écrou de Fabien Clain. Ce vieux routier du djihadisme n’est rien moins que l’auteur de la revendication des attentats du 13 novembre.

 

Clain avait revendiqué les attentats du 13 novembre

 

Clain a été détenu avec Saâd Rajraji à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) au début des années 2010 après sa condamnation à 5 ans de prison pour avoir mis sur pied une filière d’envoi de jihadistes vers l’Irak. De son côté, Saâd Rajraji purgeait une peine pour avoir lui aussi pris part à une filière d’acheminement de jihadistes en pakistano-afghane, notamment aux côtés de Larossi Abballa et de Charaf-Din Aberouz. Restés proches d’Abballa, Saâd et Aberouz ont été écroués, dimanche, dans le cadre du double meurtre de Magnanville. «Cette adresse mail de Clain ne créée pas de lien opérationnel entre lui et Saâd Rajraji, tempère une source proche de l’affaire. Par ailleurs, Larossi Abballa était toujours en contact régulier avec Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz. Ils ne se sont jamais perdus de vue ».

 

leparisien.fr

 

 

http://www.20minutes.fr/societe/1869923-20160621-magnanville-bataclan-villejuif-marque-fabien-clain-derriere-chaque-evenement-terroriste

Magnanville, Bataclan, Villejuif… La marque de Fabien Clain derrière chaque événement terroriste

 

TERRORISME Installé en Syrie, ce Français qui a revendiqué les attentats de Paris au nom de Daesh apparaît également dans l’enquête sur le double meurtre de Magnanville (Yvelines)…

Fabien Clain (à droite), son frère Jean-Michel et Sabri Essid à l'époque de la filière d'Artigat.
Fabien Clain (à droite), son frère Jean-Michel et Sabri Essid à l’époque de la filière d’Artigat. – Capture d’écran Pièces à conviction – France 3

V.V.

    • Publié le 21.06.2016 à 11:29
    • Mis à jour le 21.06.2016 à 13:10

 

Quand ce n’est pas sa voix qu’on entend pour revendiquer un attentat, c’est son nom que l’on découvre chez un des hommes soupçonnés de terrorisme. Le Réunionnais Fabien Clain, bien connu des services de renseignement, a fait son apparition dans l’enquête sur le double meurtre des policiers de Magnanville. 20 Minutes revient sur les différents événements terroristes dans lesquels il est impliqué.

>> Portrait : Qui est Fabien Clain, la «voix de Daesh» ?

  • Magnanville : Son email retrouvé au domicile d’un des suspects

Des policiers à Magnanville (Yvelines), sur les lieux de l'assassinat de deux policiers, le 14 juin 2016.
Des policiers à Magnanville (Yvelines), sur les lieux de l’assassinat de deux policiers, le 14 juin 2016. – Thibault Camus/AP/SIPA

 

Un simple bout de papier découvert lors d’une perquisition au domicile de Saâd Rajraji. Dessus, les enquêteurs ont, selon BFM TV, retrouvé l’adresse email de Fabien Clain ainsi que son ancien numéro d’écrou. Agé de 27 ans, Saâd Rajraji a été mis en examen, tout comme Charaf Din-Aberouz, pour leur implication présumée dans le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines) commis par Larossi Aballa, mardi 14 juin.

Ont-ils agi après avoir reçu des ordres donnés par Fabien Clain depuis la Syrie ? L’enquête tente désormais de le déterminer. Selon BFM TV, Rajraji et Clain étaient en contact depuis 2011 où ils purgeaient, tous deux, une peine de prison à Fleury-Mérogis. Les deux hommes faisaient alors partie d’une association venant en aide aux prisonniers musulmans.

  • Paris : La voix qui revendique les attentats du Bataclan et des terrasses

Le communiqué de revendication des attentats de Paris par Daesh, le 14 novembre 2015
Le communiqué de revendication des attentats de Paris par Daesh, le 14 novembre 2015 – 20Minutes

 

La vidéo débute par un « nashid », l’un des habituels chants religieux qui font le « succès » de la propagande glaçante de Daesh. « Dans une attaque bénie dont Allah a facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du califat (…) a pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion (…), Paris… »

>> Enquête : Fabien Clain a fait annuler son interdiction de sortie pour partir en Syrie

Identifiée quatre jours après les sanglants attentats de Paris le 13 novembre, la voix qui s’exprime ainsi, revendiquant les attentats de Paris au nom de Daesh, est celle de Fabien Clain, enregistrée depuis la Syrie. L’homme qui chante avant la lecture du communiqué est, selon Le Monde, celle de son frère cadet, Jean-Michel.

  • Villejuif : Il aurait téléguidé Sid-Ahmed Ghlam depuis la Syrie

Des policiers patrouillent le 26 avril 2015 à proximité de l'église Saint-Cyr et Sainte-Juliette à Villejuif, cible d'un attenat déjoué
Des policiers patrouillent le 26 avril 2015 à proximité de l’église Saint-Cyr et Sainte-Juliette à Villejuif, cible d’un attenat déjoué – Kenzo Tribouillard AFP

 

Les enquêteurs ont découvert en août dernier que son nom apparaissait dans le projet d’attentat avorté contre une église de Villejuif (Val-de-Marne), en avril 2015.

>> Enquête : La filière d’Artigat derrière le projet d’attentat de Villejuif ?

Selon Le Monde, Fabien Clain est soupçonné d’avoir « téléguidé Sid Ahmed Ghlam dans son projet d’attentat » depuis la Syrie. Les enquêteurs se fondent pour cela sur un message où plusieurs noms, proches de Clain, sont apparus.

  • Toulouse : Présenté comme un proche de Mohamed Merah

Capture d'écran d'une video de France 2 en date du 21 mars 2012, de Mohamed Merah
Capture d’écran d’une video de France 2 en date du 21 mars 2012, de Mohamed Merah – - FRANCE 2

 

Le clan des «Belphégor ». Voilà comment était surnommé le petit groupe gravitant autour de Fabien Clain dans les années 2000 dans le quartier du Mirail à Toulouse. C’est là que le Réunionnais aurait fait la connaissance de Mohamed Merah, le tueur au scooter. Déjà condamné à l’époque pour avoir tenté d’acheminer des combattants français en Syrie, Fabien Clain se retrouve alors en prison.

Selon plusieurs sources, il aurait alors entretenu une correspondance épistolaire avec Merah avant que celui-ci ne passe à l’acte. Mais dans la seule interview qu’il a accordée à un journal français, à savoir 20 Minutes, Fabien Clain nie pour autant les faits. « Je n’ai jamais été proche de Merah ! Quand il a tué tous ces gens, j’étais en prison. J’ai découvert cela dans ma cellule ! »

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/21/2369848-ombre-fabien-clain-plane-affaire-magnanville.html

Publié le 21/06/2016 à 07:44, Mis à jour le 21/06/2016 à 10:30

L’ombre du jihadiste toulousain Fabien Clain plane sur l’affaire de Magnanville

 

Terrorisme

Le jihadiste Fabien Clain est originaire de Toulouse./AFP
Le jihadiste Fabien Clain est originaire de Toulouse./AFP

image-zoom dans Folie

Selon BFMTV, hier, les enquêteurs ont découvert chez un proche de Larossi Abballa, le tueur présumé des deux policiers de Magnanville, un bout de papier sur lequel était inscrite l’adresse mail de Fabien Clain. Ce dernier n’est autre que l’homme qui a revendiqué au nom de Daesh les attentats de novembre à Paris. «Ils ont déclenché leurs ceintures d’explosifs au milieu de ces mécréants après avoir épuisé leurs munitions, qu’Allah les accepte parmi les martyrs», avait-il dit alors, avant de menacer : «cette attaque n’est que le début de la tempête».

Ce proche de Mohammed Merah, âgé de 35 ans est un vétéran toulousain des filières islamistes radicales françaises, condamné en juillet 2009 à cinq ans de prison, au terme desquels il est parti en Syrie. Lui et son frère Jean-Michel, originaires du quartier du Mirail à Toulouse, sont des convertis d’origine réunionnaise, radicalisés au début des années 2000.

Le nom de Fabien Clain revient désormais dans l’enquête sur le double assassinat de Magnanville. Son adresse mail et son numéro d’écrou figurent sur un bout de papier retrouvé au domicile de Saâd Rajraji. Ce proche de Larossi Abballa a été mis en examen ce week-end pour «association de malfaiteurs terroriste». Lors des perquisitions menées à son domicile la semaine dernière, une liste avec des noms de policiers, leur fonction et leurs adresses professionnelles a été découverte.

De fait Clain et Rajraji se connaissent. En 2011 et 2012, ils se sont côtoyés à Fleury Mérogis où ils étaient détenus. Par ailleurs, Rajraji a déjà été condamné en 2013 dans une affaire de filière jihadiste entre la France et le Pakistan.

La découverte de l’adresse mail de Clain à son domicile interroge logiquement les enquêteurs.

Dans le collimateur de l’antiterrorisme depuis 10 ans, Fabien Clain avait rencontré les frères Merah, à Toulouse, Mohammed et Abdelkader, qui vient d’être renvoyé aux assises pour y être jugé pour complicité dans les tueries de son cadet, le tueur au scooter.

Clain a également été condamné dans la filière d’Artigat, un petit village en Ariège, où se retrouvaient des jeunes radicalisés et son nom apparaît également dans une autre affaire de terrorisme. En avril 2015, il est soupçonné d’avoir fourni une aide logistique, notamment une voiture, à Sid Ahmed Ghlam, cet étudiant algérien de 24 ans soupçonné d’avoir préparé l’attentat raté contre une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne.

Lire également en page 7 « Le dernier hommage aux policiers assassinés ».

La Dépêche du Midi

 

http://www.normandie-actu.fr/policiers-tues-a-magnanville-trois-nouvelles-interpellations-le-nom-de-fabien-clain-retrouve_213692/

Alençon Magnanville. Nouvelles interpellations, le nom de Fabien Clain, djihadiste de Normandie, cité

 

Fabien Clain, terroriste ayant vécu à Alençon, aurait des liens avec l’un des deux suspects, dans l’enquête sur le meurtre de deux policiers, lundi 13 juin 2016, à Magnanville.

 

Mise à jour : 21/06/2016 à 12:35 par La Rédaction

Larossi Abballa le 14 juin 2016 sur Facebook. (© FACEBOOK/AFP/Archives/STR)

Larossi Abballa, le 14 juin 2016, sur Facebook. (© FACEBOOK/AFP/Archives/STR)

 

L’enquête sur le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines), lundi 13 juin 2016, se poursuit. Trois proches de Larossi Abballa, meurtrier abattu par le RAID au domicile des victimes, ont été interpellés, mardi 21 juin 2016. Âgés de 27 à 44 ans, ils seraient soupçonnés d’avoir effectué des repérages visant les deux victimes.
Les trois hommes ont été interpellés aux Mureaux et à Mantes-la-Jolie (Yvelines), selon M6, qui a révélé l’information. Tous trois auraient déjà été condamnés, par le passé, pour des faits à caractère terroriste. Selon une des sources policières, ils avaient effectué des surveillances de policiers, notamment à l’occasion d’un rassemblement festif dans les Yvelines.

Le nom de Fabien Clain, sur un bout de papier

 

Fabien Clain, qui a résidé à Alençon (Orne) avait revendiqué les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, au nom de Daesh. (Photo : DR)

Fabien Clain, qui a résidé à Alençon (Orne) avait revendiqué les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, au nom de Daesh. (Photo : DR)

 

Lundi 20 juin 2016, le nom du terroriste Fabien Clain a également été retrouvé, sur un bout de papier prélevé par des enquêteurs de la sous-direction antiterroriste, dans le cadre de l’enquête sur le double meurtre de Magnanville. Il est déjà connu comme celui qui avait revendiqué les attentats de Paris, le vendredi 13 novembre 2015.

Selon BFM/TV, le nom de Fabien Clain serait indiqué avec son adresse mail et son numéro d’écrou (numéro d’identification attribué à un détenu lors de son incarcération NDLR).

L’essentiel. Fabien Clain, la voix française de Daech, est-il impliqué dans le meurtre des deux policiers de Magnanville (Yvelines) ? Son nom ressurgit dans l’enquête sur l’attaque terroriste commise par Larossi Abballa et revendiquée par Daech. Le courriel de Fabien Clain aurait été retrouvé sur un bout de papier au domicile de l’un des proches de l’assassin, Saâd Rajraji. Âgé de 27 ans, ce dernier a été mis en examen dimanche 19 juin 2016 aux côtés de Charaf-Din Aberouz, 29 ans, dans le meurtre de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider. À ce stade, les enquêteurs n’ont pas retenu de complicité directe, mais les fréquentations des deux hommes sont au cœur de l’enquête. Larossi Abballa, Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz ont tous les trois été condamnés, le 30 septembre 2013, pour leur participation à un réseau de recrutement et d’acheminement de candidats au djihad vers le Pakistan. Charaf-Din Aberouz avait été détenu au Havre (Seine-Maritime). Saâd Rajraji aurait rencontré Fabien Clain à la prison de Fleury-Mérogis en 2011 et 2012. Ils faisaient notamment partie d’une association qui venait en aide aux prisonniers musulmans, selon BFM-TV. La découverte de l’adresse email de Fabien Clain au domicile de Saâd Rajraji signifie-t-elle que celui-ci est impliqué dans la tuerie de Magnanville ?

C’est au domicile de Saâd Rajraji que ce bout de papier aurait été retrouvé. Cet homme est un des deux suspects mis en examen et écroués, samedi 18 juin, avec Charaf-Din Aberouz, pour leurs relations avec Larossi Abballa, commanditaire de l’attentat de Magnanville.
Ce nouvel indice ne permettrait pas encore de déterminer si le porte-voix de Daesh est également impliqué dans le meurtre des deux policiers.

Cette adresse mail de Clain ne créée pas de lien opérationnel entre lui et Saâd Rajraji », déclare une source policière au Parisien.

Un des suspects était détenu en Normandie. Samedi 18 juin 2016, quelques jours après le double meurtre de Magnanville (Yvelines), les deux suspects Saâd Rajraji et Charaf-Din Aberouz ont été déférés devant le parquet en vue d’une mise en examen.
Charaf-Din Aberrouz, 29 ans, avait été détenu au centre pénitentiaire du Havre (Seine-Maritime), jusqu’en novembre 2015, comme l’a révélé le syndicat Ufap-Unsa justice. Le jeune homme était considéré comme l’un des « émirs » de la filière terroriste pakistanaise. Un profil similaire a celui de Larossi Abballa, abattu par le Raid après l’attaque contre les deux policiers de Magnanville.
Tous deux faisait partie d’une filière destinée à recruter des jeunes en France, pour les envoyer au Pakistan faire le jihad.

Reportage de BFM TV :

Des liens avec les attentats en France

Ces relations entre Fabien Clain et Saâd Rajraji dateraient de plusieurs années. Tous deux auraient été détenus en même temps à la prison de Fleury-Merogis, de 2011 à 2012. Les éléments connus des enquêteurs ne permettraient pas encore de déterminer si leurs relations se sont maintenues au fil des années, notamment après le départ de Fabien Clain pour la Syrie, en 2014.

Fabien Clain, un terroriste vivant en Normandie. Toulousain d’origine, Fabien Clain, surnommé Omar, a vécu en France, au mois jusqu’à début 2015. Ce proche de Mohamed Merah avait un appartement en Normandie, à Alençon (Orne).
Quelques heures après les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, il a été reconnu comme le porte-parole revendiquant les attaques au nom de Daesh. L’enquête avait alors permis de retrouver sa trace en Normandie, où son appartement a été perquisitionné le 19 novembre 2015. Il y avait vécu après sa sortie de prison en 2012, pendant au moins deux ans.

Cependant, la découverte de ce nouvel élément tend à démontrer une fois encore, l’étendue des relations que Fabien Clain avait avec des personnes directement impliqués dans les attentats terroristes ayant eu lieu ces dernières années en France : Mohamed Merah, qui avait attaqué des militaires et une école juive à Toulouse, Sid Ahmed Ghlam, impliqué dans un attentat manqué contre une église de Villejuif, ou encore son implication dans les attentats de Paris, qu’il avait revendiqué au nom de Daesh, le samedi 14 novembre 2015.

Avec AFP

La Rédaction

 

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/qui-est-fabien-clain-ce-jihadiste-francais-cite-dans-les-attentats-de-paris-villejuif-et-magnanville-7783777434

Qui est Fabien Clain, ce jihadiste français cité dans les attentats de Paris, Villejuif et Magnanville ?

 

PORTRAIT – L’adresse mail de Fabien Clain a été retrouvée chez un proche de Larossi Abballa, l’assaillant de Magnanville, où deux policiers sont morts.

 

Fabien Clain a revendiqué les attentats contre Charlie Hebdo
Crédit : AFP

Fabien Clain a revendiqué les attentats contre Charlie Hebdo

par Claire Gaveau publié le 21/06/2016 à 17:08

 

Son nom revient régulièrement avec insistance. À Toulouse lors des attaques de Mohammed Merah, lors des attentats du 13 novembre ou de celui avorté à Villejuif, Fabien Clain a toujours été cité dans les enquêtes. La dernière attaque terroriste, perpétrée par Larossi Abballa, n’échappe pas à la règle alors que l’adresse mail du jihadiste français a été retrouvée sur un bout de papier chez Saâd Rajraji, un proche de l’assaillant, mis en examen pour « association de malfaiteurs terroristes ».

Selon BFM TV, les deux hommes se connaissaient puisqu’ils s’étaient « côtoyés à la prison de Fleury-Mérogis où ils étaient tous deux détenus » entre 2011 et 2012. Mais alors, qui est ce Fabien Clain ? Originaire du quartier du Mirail, à Toulouse, ce Réunionnais d’origine s’est converti dans les années 1990 avant de se radicaliser au début des années 2000 avec son frère Jean-Michel.

Artigat, la filière toulousaine

Figure de l’organisation terroriste, son nom est associé à de nombreuses affaires en France. S’il s’est désolidarisé des attaques de Mohamed Merah à Montauban et Toulouse en 2012, les liens entre les deux sont évidents alors qu’ils ont côtoyés la même filière terroriste à Artigat, dans un village de l’Ariège situé à une soixantaine de kilomètres de Toulouse. Un filière notamment dirigée par Olivier Corel, communément appelé « L’Émir Blanc », un Français d’origine syrienne considéré par ses disciples comme un guide spirituel.

En prison lors des actions de Mohammed Merah, Fabien Clain entretient pourtant une correspondance, selon plusieurs sources. Une information niée par le principal intéressé, dans les colonnes de 20 minutes : « Je n’ai jamais été proche de Merah ! Quand il a tué tous ces gens, j’étais en prison. J’ai découvert cela dans ma cellule ! »

Un rôle majeur dans l’attentat déjoué à Villejuif ?

Trois ans plus tard, son nom refait surface lors de l’attentat avorté contre une église à Villejuif, dans le Val de Marne. En première ligne ? Un jeune algérien Sid Ahmed Ghlam. Ce dernier est soupçonné d’avoir assassiné Aurélie Châtelain, une professeure de fitness de 32 ans, avant d’être interpellé par les forces de l’ordre.

Mais si cette action pouvait s’apparenter à un acte solitaire, les enquêteurs mettent la main sur de nombreux messages cryptées envoyés avec un ou plusieurs hommes se trouvant en Syrie. L’idée d’une action téléguidée de l’étranger grandie alors que deux noms, qui font partie de la même procédure de filière jihadiste que Fabien Clain, sont mis en avant. « Présenté comme leur ‘comparse’, Fabien Clain aurait joué de la Syrie un rôle majeur dans leur endoctrinement », écrit alors le quotidien Le Monde.

La voix française de Daesh

Au lendemain des attentats sanglants qui ont frappé Paris le 13 novembre, l’organisation terroriste Daesh a revendiqué les attaques, qui ont fait pas moins de 129 morts, dans un communiqué enregistré diffusé sur internet. Quelques jours plus tard, le verdict tombe alors que certains services spécialisés ont identifié la voix de Fabien Clain. Mais selon nos informations, ce jihadiste vétéran aurait joué un rôle plus important dans ces actions que celui d’un simple speaker.

Les services de renseignement notent que Fabien Clain, ainsi que son frère Jean-Michel, avaient été cités en 2009 dans une ébauche d’attentat visant, déjà, le Bataclan. Une information prise très au sérieuse alors que les deux frères s’étaient installés en Belgique et avait fréquenté la mouvance islamiste radicale qui commençait à s’installer à Molenbeek.

La rédaction vous recommande
ClaireGaveau

par Journaliste RTL

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/22/2370663-attentats-de-daech-l-ombre-de-la-filiere-toulousaine.html

Publié le 22/06/2016 à 07:45, Mis à jour le 22/06/2016 à 08:01

Attentats de Daech : l’ombre de la filière toulousaine

 

Terrorisme

Des combattants de Daech./Photo AFP

Des combattants de Daech./Photo AFP

image-zoom dans Perversité

L’adresse internet de Fabien Clain, le jihadiste toulousain d’origine réunionnaise, a été retrouvée chez un proche de Larossi Abballa, l’assassin du couple de policier des Yvelines. Un indice qui tend à prouver qu’Abballa lui non plus n’était pas un loup solitaire.

Difficile désormais de croire que Larossi Abballa, qui a exécuté un couple de policiers à Magnanville, dans les Yvelines, était un «loup solitaire». L’enquête qui se prolonge dans son entourage montre bien que cet homme a eu de très nombreux contacts avec les filières jihadistes. Et qu’un de ses proches, Saad Rajraji, était en contact avec le Toulousain d’origine réunionnaise, Fabien Clain.

Or, Fabien Clain n’est pas n’importe qui. Le membre de l’équipe des «Belphégor» toulousains passé par la cellule d’Artigat est devenu un des caïds de Daech. C’est lui qui a revendiqué les attentats de Paris pour le compte de l’EI dès le 14 novembre. C’est aussi Fabien Clain que l’on retrouve en manipulateur de Sid Ahmed Glam, assassin d’Aurélie Châtelain, et qui préparait un attentat contre l’église de Villejuif.

Son «correspondant» Saad Rajraji, avait été condamné en septembre 2013 dans le cadre du procès d’une filière d’acheminement au Pakistan, en compagnie de Charaf-Din Aberouz, et… Larossi Abballa. Rajraji et Aberouz ont été interpellés samedi, et mis en examen pour «association de malfaiteurs terroristes», mais on ne peut pas pour l’instant, établir une complicité entre eux et Abballa, pour le crime de Magnanville. L’enquête se poursuit, et hier, un autre homme appartenant à l’entourage d’Abballa a été placé en garde à vue.

«Ces opérations ont été réalisées pour vérifier les informations selon lesquelles un groupe de personnes, dont certains proches d’Abballa, voulaient s’en prendre à des policiers. Mais il n’y a, à ce stade, aucun lien avéré avec l’attentat de la semaine dernière», a indiqué le parquet de Versailles. L’homme interpellé a déjà été condamné en 2007 à huit ans d’emprisonnement. Il avait été condamné pour ses liens avec des membres d’un groupe jihadiste responsable des attentats de Casablanca (Maroc) du 16 mai 2003, perpétrés par douze kamikazes, qui avaient fait 33 morts et une centaine de blessés. Ce Franco-Marocain a fait l’objet d’une déchéance de la nationalité française.

Faute d’éléments probants, sa garde à vue de cet homme a été levée dans l’après-midi. «L’enquête se poursuit», a indiqué le parquet de Versailles.

Abballa évoluait donc dans une galaxie très jihadiste : ses proches sont-ils complices ? En tout cas, ils procédaient d’une «ambiance» pour le moins particulière… Et l’on voit que les ramifications avec d’autres filières et d’autres terroristes ne sont pas loin.

Pendant qu’on procédait à ces arrestations à paris, Bruxelles vivait de nouvelles heures d’angoisse, hier, mais cette fois, la faute à un garçon souffrant de troubles psychiatriques. Il avait lui-même appelé les policiers pour signaler qu’il était porteur d’une ceinture d’explosifs : en fait, du sel et des biscuits…

Dernier élément : le parquet général de Paris va se pourvoir en cassation contre l’arrêt renvoyant Abdelkader Merah devant les assises. Le parquet veut des chefs de poursuite plus sévères contre le frère du tueur, qui permettraient une condamnation plus lourde.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir :

daech-toulouse dans Politique

La Dépêche du Midi

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/22/2370668-fabien-clain-toulouse-raqqa-itineraire-tueur.html

Publié le 22/06/2016 à 07:48, Mis à jour le 22/06/2016 à 10:17

Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa, l’itinéraire d’un tueur

 

Terrorisme – Récit

Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa l'itinéraire d'un tueur

Fabien Clain : de Toulouse à Raqqa l’itinéraire d’un tueur

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Attaques contre le Bataclan, projet d’attentat contre une église de Villefuif et policiers assassinés dans les Yvelines : la présence du Toulousain d’origine réunionnaise, Fabien Clain, plane au-dessus de chaque attentat ou tentative d’attentat sur le territoire national. Le nom de cet homme de 38 ans, radicalisé au début des années 2000 à Toulouse et condamné en 2009 à 5 ans de prison pour sa participation à une filière d’acheminement de jihadistes vers l’Irak, revient inlassablement dans les dernières enquêtes antiterroristes. Connu pour être la voix de Daech qui a revendiqué les attentats parisiens du 13 novembre 2015, Fabien Clain est-il aussi lié à l’horrible attaque contre le couple de policiers à Magnanville, commise par Larossi Abballa ? C’est en tout cas la question que se posent les enquêteurs après la découverte de nouveaux indices troublants. Au domicile de Saâd Rajraji, un proche de Abballa, les policiers ont retrouvé un bout de papier sur lequel figurent le mail et le numéro d’écrou de Fabien Clain.

Au sein de la galaxie jihadiste de Daech, Fabien Clain occupe un rôle de soutien logistique aux candidats au sacrifice final. Tout en jouant les chefs propagandistes en restant bien à l’écart du front syrien. «Au regard de son passé, de son histoire, de ses multiples voyages en Belgique et en Egypte, Fabien Clain s’est construit un réseau, un carnet d’adresses qui le met en relation avec d’autres jihadistes. Voir son nom apparaître dans l’affaire du double assassinat du couple de policiers est la preuve que cet homme représente un danger réel», commente Christophe Rouget du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, à Toulouse.

Fiché S, Fabien Clain est interdit de séjour dans 23 départements français dont la Haute-Garonne après sa sortie de prison en 2012. Alors qu’il entame sa mise au vert en Normandie réfutant toute proximité avec Mohammed Merah, le Toulousain s’installe à Alençon où il continue de prêcher. Fin janvier 2015, quelques semaines après les attentats à «Charlie Hebdo», Clain aurait acheté du matériel audio dans l’enseigne du centre de Toulouse, «Music Action», alors qu’il est interdit de séjour dans la Ville rose. À trois reprises, il se serait rendu dans ce magasin spécialisé pour effectuer plus de 3 000 € d’achats. Ce n’est que 10 mois plus tard que les policiers ont connaissance de sa présence dans cette enseigne. Clain aurait été reconnu par un membre du personnel alors que sa photo était diffusée dans les médias. «Comment se fait-il qu’un homme aussi discret que Clain tout en se sachant surveillé ait pu prendre le risque de faire des achats comme n’importe quel individu dans un magasin de la ville ?», s’interroge un professionnel du renseignement toulousain dubitatif quant à la réelle présence du terroriste à Toulouse, en janvier 2015. Il aurait alors rejoint la Syrie trois mois plus tard.

Pour cet homme au charisme reconnu, tout commence à Toulouse au début des années 2000 après sa conversion à l’islam. Issu d’une famille catholique pratiquante, Fabien Clain, devenu Omar, converti son frère Jean-Michel avec lequel il s’essaye au rap, se faisant appeler les «rappeleurs». Le premier écrit des textes et le second les chante. Dans la Ville rose, Fabien Clain côtoie Sabri Essid et Abdelkader Merah, deux figures du salafisme toulousain et proches de l’Emir blanc, Olivier Corel, un idéologue d’origine syrienne, ex-mentor des frères Merah et résidant à Artigat, en Ariège. De l’ancienne mosquée du Mirail, où il tente d’imposer sa vision de l’islam radical jusque sur les marchés des cités toulousaines, Fabien Clain fait du prosélytisme à tout-va, cautionnant les attaques de Ben Laden à travers la vente de livres et de documents audiovisuels sur les étals, au Mirail. Sa femme, Mylène et ses amies sont gantées et vêtue d’un voile intégral. C’est l’époque du «clan des Belphégor».

Décrit comme ayant joué un rôle essentiel dans la radicalisation des membres de la communauté salafiste, à Toulouse, Fabien Clain multiplie les voyages en Belgique et en Egypte où il part en septembre 2006 avec sa famille en vue de s’installer au Caire. En Belgique, il tisse des liens avec la communauté salafiste dans les quartiers de Bruxelles où il ramène une foisonnante littérature coranique.

Aujourd’hui, Fabien Clain a étendu ses filets en Europe en multipliant ses relations jouant les «VRP» pour Daech. «À chaque fois qu’un attentat se produit, Daech apporte son logo comme un tampon validant l’action qui vient d’être commise. Mais quand l’attentat est raté, Daech se garde bien d’apparaître», poursuit Christophe Rouget. Dans ce contexte, difficile de définir avec exactitude le rôle précis de Fabien Clain au sein de l’entreprise criminelle de l’État islamique.

Communiquant aguerri, logisticien et propagandiste reconnu, il utilise les réseaux sociaux pour revendiquer et diffuser les messages d’endoctrinement. Une terreur par la communication vieille comme le monde. «Jusqu’où peut-on le laisser assurer cette propagande sur les réseaux sociaux ?», s’interroge un enquêteur bien conscient que la suppression totale de ces tribunes propagandistes restent étroitement liées à des enjeux financiers et internationaux. C’est encore une fois sur internet qu’un jeune converti de 22 ans s’est radicalisé subitement. Assigné à résidence à L’Isle-sur-Tarn et fiché S, cet apprenti jihadiste a été arrêté par les policiers de la DGSI, lundi 13 juin, à Carcassonne, alors qu’il voulait tuer au non d’Allah des touristes et des policiers.

Frédéric Abéla



Lutte antidrogue : nouvelles informations contre François Thierry

Depuis le 24 mai dernier, jour où j’avais rapporté sur ce blog la fiche Wikipédia de Sofiane Hambli, celle de François Thierry a été créée et de nouvelles informations quant aux livraisons de drogue qu’il surveillait ont été révélées par la presse hexagonale, notamment les 8 et 9 juin 2016.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Thierry_(policier)

François Thierry (policier)

image illustrant la police ou la gendarmerie

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir François Thierry (homonymes).

François Thierry est un policier français, ancien commissaire de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS).

Sorti de l’École nationale supérieure de la Police en 1994, il débute sa carrière à Nantes avant d’être muté à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, pour lutter contre le trafic de stupéfiants, et en particulier les navires transportant de la cocaïne en provenance d’Amérique du Sud. Le policier dirige ensuite le Service interministériel d’assistance technique (Siat)1.

En 2009, il recrute comme informateur le baron de la drogue Sofiane Hambli qui vient d’être arrêté en Espagne2.

Il rejoint l’OCRTIS en 20103. Il est soupçonné d’avoir couvert l’importation par son informateur Sofiane Hambli de dizaines de tonnes de cannabis4, puis est muté à la sous-direction anti-terroriste (SDAT) en mars 20165.

Références

  1. http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/20160523.OBS1079/scandale-des-stups-5-choses-a-savoir-sur-francois-thierry.html [archive]
  2. http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2016/05/22/drogue-l-ex-chef-des-stups-implique-dans-un-vaste-trafic [archive]
  3. http://www.liberation.fr/france/2016/05/22/francois-thierry-tuyaux-tontons-et-tonnes-de-shit_1454430 [archive]
  4. http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2016/06/03/flic-et-indic-les-liaisons-dangereuses_4933372_4497186.html [archive]
  5. http://www.lepoint.fr/justice/office-anti-drogue-le-patron-mute-sous-la-pression-judiciaire-19-03-2016-2026583_2386.php [archive]

 

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Un-commissaire-plonge-au-coeur-d-une-affaire-de-drogue-787935

Un commissaire plongé au coeur d’une affaire de drogue

 

ENQUETE – Un grand flic charismatique mis en cause. Un indic qui passe aux aveux. Un ex-infiltré qui règle ses comptes… Contre-enquête sur un dossier qui empoisonne la lutte antidrogue.

Le commissaire Thierry (à droite), avec Bernard Petit, sous-directeur de la DCPJ, et Manuel Valls, en 2013

Paru dans leJDDLutte antidrogue : nouvelles informations contre François Thierry dans Corruption blank En septembre 2013, à Nanterre, le commissaire Thierry (à droite), avec Bernard Petit, sous-directeur de la DCPJ, et Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, après la plus grosse saisie de cocaïne réalisée en France métropolitaine. (Bernard Bisson/JDD)

« Ex jefe de la lucha antidroga de Francia, acusado de organizar un colosal tráfico de cannabis »… Pas besoin de traducteur pour comprendre, en lisant la presse espagnole, que les ennuis du commissaire François Thierry, patron pendant six ans de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), ont franchi les frontières. Déjà fragilisé après la saisie controversée, mi-octobre, de 7 tonnes de résine par la Douane en plein Paris « au préjudice » d’un de ses indics présumés, Sofiane H…, celui que ses collègues surnomment volontiers « FT » ou « Yeux bleus » doit faire face à une nouvelle charge.

Comme l’a révélé Libération lundi, elle sort de la bouche d’un « corsaire » de la lutte antidrogue qui l’accuse, « au motif de démanteler des réseaux », de couvrir un vaste trafic au profit de son indic Sofiane. « Les accusations selon lesquelles le chef de l’OCRTIS aurait, à l’insu de sa hiérarchie et de la justice, importé des dizaines de tonnes de drogue sont tout simplement absurdes. Le commissaire Thierry a toujours travaillé dans le respect de la loi. » Me Francis Szpiner n’en dira pas plus, sinon qu’il compte attaquer le quotidien en diffamation.

« Ce type est un mytho! »

Qui croire? Stéphane V…, l’identité d’ »infiltré » de l’accusateur, explique à Libé avoir été missionné par François Thierry pour « garder » une villa au sud de Marbella entre mars et avril 2012 et y avoir assisté au ballet de cinq hommes, des policiers français selon lui, qui se seraient relayés pour « charger et décharger des paquets de drogue sur la plage ». Au total, 19 tonnes arrivées du Maroc par la mer et expédiées par la route vers la France. « La surveillance de la villa, c’est exact », indique un ponte de la PJ. « Pour le reste… Vous imaginez des gars de l’Office manipuler des tonnes de shit sur une plage espagnole au risque de se faire pincer par la garde civile! Ce type est un mytho. Tout s’est déroulé dans le strict cadre de la coopération franco-espagnole et cette opération a permis au moins six affaires réussies en France. »

«L’État a une dette envers moi. Une mission dangereuse en Amérique du Sud ne m’a pas été payée»

Selon nos informations, Stéphane V…, 52 ans, aurait joué ponctuellement les « auxiliaires » pour la PJ depuis 2005 dans des dossiers de fausse monnaie, pour la PJ de Nice et enfin pour l’OCRTIS. La séparation ne s’est apparemment pas bien passée. « L’État a une dette envers moi. Une mission dangereuse en Amérique du Sud ne m’a pas été payée », dit-il dans Libé. « C’est vrai que « FT » l’a jeté et a refusé de le payer », précise une source proche du commissaire Thierry qui renouvelle les accusations de mythomanie envers le quinquagénaire.

Ce dernier a alors écrit début octobre au procureur de la République de Paris pour « dénoncer les méthodes de l’Office des stups ». Ce qui a donné lieu en décembre à l’ouverture d’une enquête préliminaire confiée à l’Inspection générale de police nationale (IGPN), par ailleurs saisie d’un autre dossier visant l’Office des stups. La « police des polices » a déjà procédé par deux fois à l’audition du « volubile » Stéphane V… « Des investigations sont en cours pour savoir si la doctrine d’emploi et la déontologie policière ont été respectées », se contente-t-on de répondre à l’IGPN, avant d’inviter à la « prudence » dans ce dossier.

« TIC TAC, TIC TAC!!! »

Les enquêteurs de l’IGPN ont, comme le JDD, épluché le compte Facebook de Stéphane V… Car si l’homme avance masqué dans Libé, il attaque à visage découvert sur les réseaux sociaux. Ses 630  »amis » ne peuvent ignorer sa vindicte envers le commissaire Thierry. Comme en témoigne la « revue de presse » des articles traitant des différentes affaires le concernant agrémentée parfois d’un « TIC TAC, TIC TAC!!! », synonyme sans doute de compte à rebours, ou encore d’un commentaire assassin accompagnant un article sur les réquisitions dans le procès Neyret : « Vu ce qui est demandé pour Neyret [dix ans] pour l’autre c’est perpet, vive l’État de droit… » (sic). Et si ce n’est pas assez clair, il y a aussi, postée le 6 mars, cette « petite dédicace a (sic) FRANcOIS THIERRY » juste au-dessus de la chanson de Gainsbourg… « Requiem pour un con ». Comme un parfum de vendetta personnelle? Sollicité par le JDD, l’intéressé n’a pas donné suite.

Mais l’homme dispose aussi d’informations pertinentes : c’est par lui que le parquet de Paris a appris que l’épouse du commissaire Thierry, Anne Claire V…, avait été l’avocate de Sofiane H… au moment de son procès en 2011 à Nancy, puis lors de sa remise en liberté en 2014.

Une information qui nous ramène à l’affaire des 7 tonnes saisies à Paris par la Douane et saluée alors par le président de la République en personne. Une saisie record – d’autant que 1,9 tonne et 6,2 tonnes ont été interceptées concomitamment près de Nantes et en Belgique – mais surtout un sacré pataquès juridique. Finalement arrêté en Belgique, Sofiane H…, l’indic du patron des Stups, longuement entendu le 9 mai par les juges Thouvenot et Sommerer, a confirmé son recrutement au profit de l’Office des stups. Mieux, selon plusieurs sources concordantes, il a également révélé avoir servi de « levier » à une opération d’infiltration policière conduite par le Service interministériel d’assistance technique (Siat) sous l’égide de la juridiction interrégionale spécialisée de Lyon… Opération avortée depuis la saisie des douanes.

Soutenu par sa hiérarchie

«Oui, on laisse passer des centaines de kilos parce qu’il nous faut parfois plusieurs livraisons avant de pouvoir identifier l’ensemble du réseau et pas seulement les petites mains…»

Un « sabotage » pour ce cadre de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), furieux contre les douanes. À l’écouter, tout a été fait dans les règles : « Le parquet entrant, celui de Perpignan, avait été prévenu du passage de cette livraison surveillée. Le parquet de Paris, en avril 2015, et la préfecture de police, en juillet dernier, avaient été sensibilisés sur le rôle actif de Sofiane H… jusqu’en décembre 2015. » Toujours selon cette source haut placée, Sofiane H… avait été ciblé, justement pour son appartenance au gotha des logisticiens du shit. « Ce n’est ni un fournisseur ni un commanditaire. Pour nous, c’est une formidable source de renseignements parce que le logisticien est plus facile à ‘sortir’ de la procédure et parce qu’il nous permet de suivre la marchandise jusqu’aux équipes de cité qui sont nos objectifs. Et je peux vous dire qu’on en a fait grâce à lui. Alors oui, on laisse passer des centaines de kilos parce qu’il nous faut parfois plusieurs livraisons avant de pouvoir identifier l’ensemble du réseau et pas seulement les petites mains… »

Soutenu par sa hiérarchie mais non autorisé à s’exprimer, François Thierry, 48 ans, a été exfiltré au printemps vers la Sous-direction antiterroriste (SDAT) après six ans à la tête de l’Office des stups. À de rares inimitiés près, personne parmi ses pairs ne remet en cause sa probité ou son professionnalisme. Une critique revient pourtant : « Est-ce vraiment le rôle d’un patron d’office central de traiter directement avec un indic : qui supervise qui dans ces cas-là? » Douze ans après sa promulgation, la loi Perben II, qui encadre les dispositions notamment d’infiltration et de rémunération des indics, a-t-elle atteint ses limites? Faut-il créer un parquet national antidrogue? « Il y a une réelle insécurité juridique pour les enquêteurs. Si on veut lutter vraiment contre le trafic, on ne va pas pouvoir continuer comme ça longtemps… », prévient un policier spécialisé.

Stéphane Joahny – Le Journal du Dimanche

dimanche 29 mai 2016

 

http://www.liberation.fr/france/2016/06/08/la-defense-des-stups-part-en-fumee_1458260

La défense des Stups part en fumée

 

Par Emmanuel Fansten — 8 juin 2016 à 20:21

 

La villa d’Estepona, sur la côte sud de l’Espagne, où auraient transité des tonnes de drogue avec la bénédiction de l’ex-patron de l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, François Thierry. Photo Laurent Troude pour «Libération»

Après nos révélations sur les méthodes de l’ex-patron de la lutte antidrogue, la hiérarchie policière a tenté de minimiser. Les nouveaux éléments que nous dévoilons attestent pourtant de l’existence d’un trafic contrôlé en haut lieu.

  • La défense des Stups part en fumée

Trois semaines après les premières révélations de Libération sur les méthodes de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), de nouveaux éléments viennent accréditer l’existence d’un véritable trafic d’Etat. Pendant plusieurs années, des dizaines de tonnes de cannabis auraient bien été importées en France avec la complicité des Stups et de leur ancien patron, François Thierry, muté en mars à la Sous-Direction antiterroriste (Sdat). Plusieurs rapports d’enquête et des notes de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) semblent démontrer l’ampleur de ce trafic contrôlé.

Ce dispositif a volé en éclats le 17 octobre, lors de la saisie par les douanes de 7,1 tonnes de résine de cannabis dans quatre camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement de Paris. La plus grosse prise jamais réalisée dans la capitale. A un détail près : le destinataire de la marchandise, Sofiane H., est à la fois le plus gros trafiquant français et le principal indic de l’Office des stups. Une information que François Thierry, pris de court par l’opération des douanes, mettra trois jours à livrer au parquet de Paris, avant de voir son service aussitôt dessaisi de l’enquête au profit de la brigade des stupéfiants de Paris (BSP) et de la section de recherche de gendarmerie.

«Libre passage»

Interpellé depuis en Belgique, puis rapatrié par le GIGN, Sofiane H. a commencé à parler : «Je n’ai pas commis d’infraction, a-t-il expliqué le 9 mai aux deux juges d’instruction parisiens. J’ai fait ce qu’on m’a demandé de faire, j’ai agi sur instruction de l’Ocrtis, je n’ai pris aucune initiative, j’ai tout le temps rendu compte de ce que je faisais.» Interrogé sur le cadre juridique de ces procédures, le trafiquant s’est défaussé sur son agent traitant : «François Thierry me disait que la Jirs [juridiction interrégionale spécialisée, ndlr] de Paris était parfaitement au courant de mes interventions.» Selon nos informations, pourtant, il n’y a aucune trace de cette procédure à la Jirs de Paris.

Quels renseignements ont été transmis par le patron des Stups au parquet de Paris ? Depuis que le scandale a éclaté, François Thierry n’a pas été autorisé à s’exprimer publiquement, mais la haute hiérarchie policière explique à qui veut l’entendre que la procédure était parfaitement régulière. Il s’agirait d’une banale «livraison surveillée», bordée par l’article 706-80 du code pénal. En clair, les policiers de l’Ocrtis auraient volontairement laissé passer des tonnes de drogue afin de mieux démanteler des réseaux à l’arrivée. Un grand classique. Sauf que cette thèse apparaît aujourd’hui fragilisée par plusieurs pièces versées à la procédure judiciaire et consultées par Libération. Un de ces documents en particulier soulève de nombreuses questions. Daté du 7 octobre, quelques jours avant la saisie du boulevard Exelmans, il a pour objet la «mise en place d’une opération de livraison surveillée entre Barcelone et la France» et porte la signature de François Thierry lui-même.

Le patron de l’Ocrtis y explique avoir été destinataire d’une information sur une opération imminente. Ce 7 octobre, écrit-il, une équipe de trafiquants français pourrait tenter d’importer en France depuis le Maroc, via le port de Barcelone (ligne de ferry Tanger-Barcelone) «une quantité indéterminée de stupéfiants dissimulés dans un camion transportant du fret légal». La note, adressée à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et à la Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF), sollicite l’ouverture des frontières pour faire passer la marchandise. La livraison doit être effectuée sur un «camion tracteur de marque Renault immatriculé 2500 GBZ», conduit par un certain José R.«Nous sollicitons donc vos services afin de permettre le LIBRE PASSAGE sans contrôle du véhicule précité et de son chauffeur, mesure qui devrait permettre d’identifier le ou les complices et commanditaires, les destinataires de cette importation de produits stupéfiants et in fine de procéder à leur interpellation et à des saisies de stupéfiants», stipule le document, qui précise les «points de contacts et responsables du dispositif» : le commissaire divisionnaire Stéphane L., le capitaine de police Christophe R. et le brigadier-chef Olivier G.

Toujours selon ce document, la procédure aurait reçu l’accord d’Eric Bret, procureur de la République du tribunal de grande instance (TGI) de Perpignan. Selon nos informations, un accord oral a bien été donné par le parquet de Perpignan, mais sur la foi de renseignements possiblement tronqués. Contrairement à l’usage, aucune quantité n’a été mentionnée, même approximative. Aucune indication sur les protagonistes ou les destinataires de la drogue. Rien non plus sur le lieu de livraison. Sollicité, le parquet de Perpignan se refuse à tout commentaire. Quant au chauffeur du camion, le seul dont le nom apparaît dans la procédure, il n’a pas vraiment le profil du trafiquant international. Contacté par Libération, il admet avoir conduit un camion rempli de «plats de tagine» mais jure ne rien comprendre à cette histoire de drogue. L’homme habite avec femme et enfants dans la région de Séville et n’a jamais été convoqué par la justice espagnole, qui aurait pourtant dû être informée par l’Ocrtis en cas de procédure internationale. Drôle de lampiste.

Contrairement aux informations parcellaires transmises par l’Office des stups, le trafic de Sofiane H. semblait bien rodé. Il est l’un des trois plus gros importateurs de cannabis en Europe, et non un simple «logisticien», comme tente de le faire croire la PJ. Selon les vérifications des enquêteurs, tous les véhicules utilisés par Sofiane H. et ses complices ont été loués dans la même société, installée dans le Val-d’Oise, au nom de SMG Production. Ces derniers mois, l’équipe aurait loué une trentaine de voitures par ce biais. Quelques jours avant la livraison du boulevard Exelmans, Sofiane H. cherche cette fois à louer une «dizaine de fourgons» pour un déménagement. Les juges envisagent désormais que d’autres camionnettes aient pu disparaître avant la saisie des douanes, en dehors des quatre du XVIe arrondissement. «Il est probable qu’il y ait eu six véhicules présents concomitamment à proximité du domicile de Sofiane H», notent les policiers de la BSP. Un de ces véhicules aurait d’ailleurs été retrouvé brûlé près de de Montélimar, dans la Drôme, ce qui laisse penser que bien plus de 20 tonnes ont été importées d’Espagne pour le seul mois d’octobre.

Et avant ? Pour la BSP, l’envergure de l’équipe de Sofiane H. ne fait aucun doute. «Composée de délinquants chevronnés, cette organisation s’appuyant sur une flotte de véhicules ne semble pas avoir été à son coup d’essai», notent les enquêteurs dans leur rapport de synthèse.

«Tonton en or»

Combien de tonnes ont été importées par ces équipes protégées par l’Ocrtis ? La question est d’autant plus sensible que Sofiane H. semble avoir été particulièrement choyé. Une autre note de la Direction centrale de la police judiciaire, datée de mars 2015, intime explicitement aux services enquêteurs de ne pas toucher à ce trafiquant-indic de haut vol. A l’époque, cette consigne fait tousser la brigade des stups du «36» et les douaniers, où certains commencent à trouver suspecte la liberté dont jouit ce «tonton en or» (lire page 5). Interpellé depuis, Sofiane H. a expliqué qu’il devait servir de pivot à une opération d’infiltration menée par des juges lyonnais, que les douanes auraient dangereusement fait capoter. Une version qui souffre de nombreuses contradictions.

Jusqu’où l’Ocrtis est-il allé pour faire de belles affaires ? Un témoin, Stéphane V., a affirmé dans nos colonnes (lire Libération du 23 mai) avoir été mandaté par le patron de l’Office lui-même pour garder une villa à Estepona, dans le sud de l’Espagne (lire pages 4-5). «Cinq personnes présentées par François Thierry comme des policiers français étaient présentes pour charger et décharger des ballots de shit sur la plage», a-t-il expliqué à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et à Libération. Mais depuis qu’il est sorti du bois, tout a été fait, y compris en très haut lieu, pour discréditer ce témoin clé. Plusieurs «pontes» de la DCPJ, cités en «off» par le Journal du dimanche et l’Obs, n’ont pas hésité à sortir l’artillerie lourde. Stéphane V. y est qualifié de «malade ayant fait des séjours en psychiatrie» et de «mytho qui se réclame de la DGSE et de la CIA». Il n’a pourtant jamais été question, dans ses auditions à l’IGPN, d’aucun de ces services. Mais l’homme a bien travaillé pour le département de la Justice des Etats-Unis et pour la DEA (Drug Enforcement Administration), l’agence antidrogue américaine, comme en attestent des documents authentifiés par Libération.

Et contrairement aux affirmations de certains médias, plusieurs faits précis ont déjà été vérifiés par les «bœufs-carottes». Ainsi, au moins un policier, un certain Laurent, a été identifié dans la procédure grâce à l’exploitation de la téléphonie. Un autre homme décrit comme son chef de groupe, dénommé Christophe, est également dans le viseur de l’IGPN. Etrangement, son numéro de téléphone, communiqué par Stéphane V. à la police des polices, correspond à celui de Christophe R., le policier de l’Ocrtis cité comme référent dans la procédure de livraison surveillée d’Exelmans. S’agit-il du même homme ? Des vérifications sont actuellement en cours, notamment en Espagne.

Emmanuel Fansten

 

http://www.francetvinfo.fr/sante/affaires/video-complement-d-enquete-quel-role-des-policiers-francais-ont-ils-joue-dans-un-trafic-de-19-tonnes-de-cannabis_1491405.html

VIDEO. Complément d’enquête. Quel rôle des policiers français ont-ils joué dans un trafic de 19 tonnes de cannabis ?

 

François Thierry, l’ancien patron de la lutte antidrogue, aurait aidé à importer des tonnes de cannabis. L’ancien « indic » qui l’accuse a accepté de parler à « Complément d’enquête ». Extrait de « Drogue : la guerre perdue », à voir le 9 juin 2016.

 

Cette vidéo n’est plus disponible.

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FRANCE 2

francetv.info dans PerversitéFrancetv info

Mis à jour le 09/06/2016 | 15:16, publié le 09/06/2016 | 15:15

Le 9 juin 2016, « Complément d’enquête » raconte une « guerre perdue », celle de la lutte contre le trafic de drogue. Qui bénéficie parfois de complicités au plus haut niveau… L’ancien patron de l’OCRTIS François Thierry aurait aidé à importer des tonnes de cannabis − c’est la nouvelle affaire Neyret. L’ancien « indic » qui accuse François Thierry a accepté de parler à « Complément d’enquête ».

Dans cet extrait, rendez-vous au sud de l’Espagne, à Marbella. Le Saint-Tropez espagnol, face aux côtes marocaines, est la base arrière des trafiquants de drogue français. Stéphane, 52 ans, informateur régulier de l’OCRTIS depuis quatre ans, accompagne Matthieu Fauroux jusqu’à une villa. C’est là qu’il aurait vu des policiers français transporter, main dans la main avec des dealers, 19 tonnes de cannabis.

Mission : surveiller la villa où sera stocké le cannabis

Au printemps 2012, Stéphane aurait reçu un mystérieux coup de téléphone. Il affirme être venu à Marbella à la demande de l’ex-patron de la lutte antidrogue, sans savoir exactement pourquoi, sinon qu’il ne devait « pas oublier d’acheter des gants ». François Thierry l’installe dans les lieux, puis repart. Mission : surveiller la villa, sachant qu’elle verra passer un certain nombre de chargements de cannabis.

L’informateur aurait passé trois semaines sur place. Il raconte les Zodiac arrivant du Maroc bourrés de marchandise. Des policiers français déchargeant le cannabis pour le transférer dans des camionnettes. Ces mêmes policiers français stockant le cannabis dans la villa, puis le chargeant dans d’autres véhicules qui vont le dispatcher sur le territoire français. En tout, 19 tonnes.

Stéphane est-il sûr qu’il s’agissait de policiers ? Outre son « intime conviction », le témoin explique avoir déjà croisé certains d’entre eux dans les locaux parisiens de l’OCRTIS.

Extrait de « Complément d’enquête. Drogue : la guerre perdue », à voir le 9 juin 2016.



Le crypto-rançonneur Locky a repris du service

Et cette fois, l’information est disponible en français…

La panne de son réseau de distribution n’aura duré que trois semaines, son activité a repris le 21 juin 2016 sous une forme très agressive qui pour l’heure ne semble pas concerner la France, ou très peu.

De mon côté, j’ai reçu trois nouveaux spams de mon spammeur fou, les 21, 24 et 25 juin 2016, le troisième avec pièce jointe.

 

http://www.journaldunet.com/solutions/expert/64663/un-calme-revelateur—une-panne-du-botnet-necurs-entrave-la-diffusion-des-malwares-dridex-et-locky.shtml

Un calme révélateur : une panne du botnet Necurs entrave la diffusion des malwares Dridex et Locky

 

 

Depuis le 1er juin, nous avons constaté un quasi-arrêt des campagnes d’e-mails malveillants véhiculant les malwares Dridex et Locky. Dans le même temps, diverses sources ont documenté une panne du botnet Necurs, largement considéré comme l’un des plus étendus aujourd’hui.

Depuis le 1er juin, les chercheurs de Proofpoint constatent un quasi-arrêt des campagnes d’e-mails malveillants véhiculant les malwares Dridex et Locky. Ces campagnes ont constamment fait partie des plus vastes jamais observées, avec des volumes atteignant des centaines de millions de messages chez nos clients. Dans le même temps, diverses sources[1] ont documenté une panne majeure du botnet Necurs, largement considéré comme l’un des plus étendus opérant aujourd’hui. Cela est venu confirmer nos soupçons quant à l’utilisation du botnet Necurs pour la diffusion du ransomware Locky et des chevaux de Troie bancaires Dridex dans le cadre de campagnes massives de spam.

La Figure 1 illustre les volumes relatifs typiques d’envois d’e-mails malveillants diffusant le ransomware Locky par pays avant la panne du 1er juin, dont nous pensons que la majorité a été propagée via le botnet Necurs. Cette carte est à rapprocher de celle représentant les infections mondiales de Necurs, publiée par Anubis[1].

Le crypto-rançonneur Locky a repris du service dans Crime 20577

Figure 1 – Volumes relatifs d’e-mails malveillants envoyés par pays dans le cadre des campagnes récentes de diffusion de Locky.

Necurs est un vaste botnet, un réseau d’ordinateurs « zombies » infectés par le rootkit Necurs. Les botnets peuvent être utilisés pour diverses menaces, que ce soit l’envoi de spam ou le lancement d’attaques par déni de service distribué (DDoS). Necurs a dernièrement été classé comme botnet hybride peer-to-peer (P2P). Les botnets P2P permettent une communication limitée entre les ordinateurs zombies et les nœuds faisant office de serveurs distribués de commande et de contrôle (C&C). Necurs emploie un algorithme de génération de domaine (DGA) permettant aux nœuds et aux zombies de trouver un autre C&C en cas d’indisponibilité du serveur actuel. Des données issues de diverses sources indiquent que les robots Necurs recherchent activement un nouveau C&C mais rien ne prouve que le maître du botnet ait réussi à en reprendre le contrôle.

La Figure 2 représente l’évolution dans le temps du nombre d’adresses IP envoyant des e-mails accompagnés de pièces jointes malveillantes et appartenant probablement, pour la plupart d’entre elles, au botnet Necurs. Le graphique fait apparaître des niveaux très élevés d’activité du botnet jusqu’au 1er juin, date à laquelle ce dernier s’est arrêté, tout comme les campagnes associées d’e‑mails malveillants. La Figure 3 indique les volumes d’e-mails malveillants reçus par nos clients sur la même période, révélant une direction et des périodes d’inactivité très similaires. Les zones grisées correspondent aux week-ends, où l’activité relevée est généralement faible voire nulle.
20578 dans Folie
Figure 2 – Évolution dans le temps du nombre d’adresses IP envoyant des pièces jointes malveillantes (probablement via le botnet Necurs)
20579 dans LCR - NPA
Figure 3 – Evolution dans le temps du volumes de messages contenant des pièces jointes malveillantes

Un examen des adresses IP distinctes envoyant à nos clients des e-mails accompagnés de pièces jointes malveillantes sur une période de quatre semaines indique un fort ralentissement de cette activité à partir du 1er juin, cette date correspondant à l’annonce de la panne du botnet Necurs. Il semble également que les jours précédents, marqués par une faible activité d’e-mails malveillants, correspondent à ceux où le botnet était inopérant. Ces baisses de volume des campagnes Dridex et Locky, visibles dans la partie droite de la Figure 4, coïncident avec des pannes apparentes de Necurs, dont l’activité est représentée dans la partie gauche. En moyenne, nous avons enregistré un ratio d’environ 50 messages par adresse IP.
20580 dans Luraghi
Figure 4 – Nombre d’adresses IP envoyant des pièces jointes malveillantes (à gauche) comparé aux volumes d’e-mails malveillants détectés parmi la clientèle de Proofpoint. A noter la différence d’échelle entre les parties gauche et droite du graphique, le ratio étant en moyenne de 50 messages par adresse IP.

Comme l’ont signalé nos collègues d’Anubis Networks le 1er juin[1], les robots paraissent avoir commencé à rechercher un nouveau serveur C&C à cette date, comme le montrent des pics substantiels dans le « sinkhole » Necurs mis en place par Anubis. Pour les botnets P2P en général, le rétablissement des connexions entre les PC infectés et une nouvelle infrastructure C&C est un processus graduel à mesure que les informations correspondantes se propagent. [1] Source

 

http://www.generation-nt.com/necurs-botnet-locky-ransomware-actualite-1930335.html

Necurs reprend vie avec une variante du ransomware Locky

 

Le vendredi 24 Juin 2016 à 12:30 par Jérôme G.

 

Botnet

Après une panne de plusieurs semaines, le botnet Necurs est de nouveau à l’ouvrage et diffuse une version mise à jour du ransomware Locky.

La panne de près d’un mois de Necurs demeure un mystère. Elle a en tout cas permis une accalmie des campagnes de spam servant à distribuer le ransomware Locky et le cheval de Troie bancaire Dridex. Hélas… Necurs n’est pas mort comme on pouvait le redouter.

Les cybercriminels derrière Necurs ont commencé en début de semaine à diffuser de nouvelles campagnes de spam. Une première reprise d’activité depuis le 31 mai sans néanmoins le plein potentiel du botnet qui contrôlerait quelque 6,1 millions de machines infectées.

Proofpoint estime que les volumes d’emails non sollicités sont à seulement 10 % de ceux observés avant la panne de Necurs. Une montée en puissance est toutefois déjà observée avec de l’ordre de 100 millions d’emails par jour.

Autre mauvaise nouvelle, le retour aux affaires de Necurs se fait avec une variante de Locky qui introduit de nouvelles techniques anti-sandboxing et pour complexifier les analyses. Notamment, elle peut détecter si une exécution a lieu ou pas dans une machine virtuelle, et les attaquants peuvent reloger le code de Locky en mémoire.

Necurs-Locky

La reprise pour Locky se fait via des emails de spam avec en pièce jointe une archive au format zip contenant du code JavaScript.

 

http://www.silicon.fr/ransomware-locky-reprend-du-service-151416.html

Ransomware : Locky reprend du service

 

 

Après quelques semaines d’inactivité, le ransomware Locky revient renforcé avec des outils d’anti-détection.

Il s’était fait discret ces dernières semaines. Ce n’était que pour mieux ressurgir. Le ransomware Locky profite d’une nouvelle campagne de spam pour tenter d’élargir toujours plus le nombre de ses victimes. « Le Dynamic Threat Intelligence Intelligence (DTI) de FireEye a identifié une augmentation de JavaScript contenu dans les e-mails de spam, indique la société de sécurité. Les analystes de FireEye ont déterminé que cette croissance était le résultat d’une nouvelle campagne de spam du ransomware Locky. »

Après un déclin d’activité amorcé mi mai et une mise en sommeil quasi-totale depuis le 1er juin, au point que l’on aurait pu croire à la disparition de l’un des rançongiciels les plus efficaces, Locky a soudainement repris du service ces derniers jours. Au point de retrouver un taux de distribution aussi élevé que sur le reste de l’année 2016.

La France peu touchée pour l’heure

Le Japon est le premier pays touché par cette nouvelle campagne. Entre le 21 et le 23 juin, la zone a reçu près de 45% des courriels embarquant le malware. Suivi des Etats-Unis (17,65%) et de la Corée du Sud (17,17%). Avec 1,13% des envois, l’Allemagne s’inscrit comme le pays le moins touché des 10 premières régions surveillées par FireEye. Et la France a la chance de ne pas y figurer alors qu’elle constituait, en avril dernier, l’une des principales cibles de l’agent malveillant. Rappelons que, si ce dernier est exécuté, il se met à chiffrer les données du disque local et réseaux, voire les périphériques de stockage connectés. Seule le paiement d’une rançon permettra de les retrouver (sauf à les avoir précédemment sauvegardées).

En regard de l’actuelle campagne de spam, Locky se dissimule dans un fichier ZIP présenté comme une facture (d’une vague commande livrée en retard) joint à l’e-mail infectieux. Mais « au lieu d’une facture, l’archive ZIP contient un chargeur Locky écrit en JavaScript », détaille FireEye. Et les auteurs de Locky ont pris le temps d’améliorer leur code pour contrer les fonctions de détection et les tests de simulation réalisés dans le bac-à-sable pour multiplier les chances d’infection. Certains éditeurs d’anti-virus, dont BitDefender, avaient en effet développé des outils gratuits pour bloquer Locky. Et Microsoft avait décidé de bloquer par défaut les macros d’Office 2016 pour contrer les ransomwares. « A ce jour, la campagne de spam Locky est toujours en cours, avec l’ajout d’une technique anti-analyse / anti bac à sable, conclut l’expert en sécurité. Nous nous attendons à d’autres campagnes de spam Locky. » Le recensement des victimes devrait suivre rapidement.


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Une Montpelliéraine avec les Farc en Colombie

Midi Libre publie sa photographie et demande à ses lecteurs de l’identifier en vue de reconstituer son parcours.

Personnellement, je ne peux la reconnaître, vu que je ne la connais pas.

En revanche, je dirais à vue de nez qu’il doit s’agir d’une copine de l’auto-revendiqué « bras armé du NPA en Thaïlande » Georges Cortez, dont certains se souviennent peut-être de tout le cirque qu’il a pu me faire à propos des Farc et de son ami Viktor Bout en 2009 et 2010.

 

http://www.midilibre.fr/2016/06/27/une-montpellieraine-combat-avec-les-farc-en-colombie,1356298.php

Une Montpelliéraine combat avec les Farc en Colombie

 

il y a 17 minutes 1 CAROLINE FROELIG
Une Montpelliéraine combat avec les Farc en Colombie

C’est sous le pseudonyme de Natalie Mistral que celle qui se dit héraultaise se présente.

DR / LISE JOSEFSEN HERMANN

 

C ‘est une exclusivité de Radio France International (RFI) : une Montpelliéraine engagée depuis 14 ans au sein de la guérilla colombienne a accepté de témoigner pour la journaliste Lise Hermann. Diffusion de l’émission ce lundi 27 juin à 18 h dans le cadre de l’émission « Paris-América ».

L’information n’avait jamais été révélée jusqu’à ce jour. C’est RFI qui le fait en ce lundi 27 juin 2016, dans le cadre de son émission « Paris-América ». Une Montpelliéraine, qui se fait appeler Natalie Mistral (pseudonyme), âgée de 42 ans, indique avoir rejoint les Farc, dans la jungle colombienne, depuis le début des années 2000. Cela fait désormais 14 ans, qu’après un rapide passage par le Chiapas du sous-commandant Marcos, elle opère au sein de la  guérilla colombienne.

 

Une Montpelliéraine avec les Farc en Colombie dans Calomnie

DR / LISE JOSEFSEN HERMANN

 

La reconnaissez-vous?

 

Dans l’interview à découvrir sur RFI en espagnol, celle qui se fait appeller Natalie Mistral dévoile des informations sur sa vie passée en France et ses origines. Elle indique venir du secteur de Montpellier et d’une famille ouvrière. Cette dernière est au courant de sa vie et elle est toujours en contact avec elle. Elle se dit communiste. Elle ajoute que lorsqu’elle était en France, elle travaillait en tant qu’assistante sociale auprès de SDF.

Si vous la reconnaissez, aidez-nous à reconstituer son parcours. Contact par courriel : cfroelig@midilibre.com

C’est dans le département du Choco, au nord-ouest du pays, que la journaliste danoise Lise Hermann l’a rencontrée. Elle est membre du 57e front des Farc. Et il s’agit de la deuxième ressortissante européenne seulement identifiée dans les rangs des Farc. La première, la néerlandaise Tanja Nijmeier (alias Alexandra Narino) est membre de la délégation des Farc chargée des négociations de paix à la Havane. Son existence avait été révélée en 2007.

Pour Alexandra Pineda, chef de service de RFI en espagnol, qui prend part à l’émission Paris-América, avec l’universitaire colombien Eduardo Pizarro, il faut décrypter ce témoignage avec attention. En effet, elle l’analyse comme une volonté des Farc de poser pour la première fois la question des combattants étrangers à l’heure des négociations de paix. Celle-ci risque en effet de poser problème.

La Montpelliéraine indique d’ailleurs, dans l’interview, qu’elle souhaite reste vivre en Colombie. Elle s’exprime durant 1 h 15, mais les auditeurs pourront entendre au total une quinzaine de minutes d’extraits de cette rencontre en espagnol, l’émission étant par ailleurs présentée par Asbel Lopez et Carlos Herranz.



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