Attentats « islamistes » : la religion a bon dos…

Depuis mars 2012, plusieurs attentats « islamistes » ont été commis sur le sol français, quelques-uns aussi dans d’autres territoires occidentaux, comme la tuerie survenue à Orlando en Floride il y a quelques jours.

Ils se succèdent les uns aux autres et se ressemblent plus ou moins.

Qu’ils soient peu ou très organisés, leurs cibles semblent presque toujours avoir été choisies parmi des individus ou des lieux connus de leurs auteurs, qui tuent bien davantage leurs plus proches prochains que des étrangers ou d’éventuels ennemis.

Mohamed Merah : a tenté de s’engager dans l’Armée française à deux reprises, en 2008 et 2010; a tué des militaires français comme lui d’origine maghrébine; il avait aussi prévu de tuer le policier dont il était le plus proche, d’origine semblable; par ailleurs, si l’épouse de son frère aîné est juive, ses enfants, neveux et nièces de Mohamed Merah, sont juifs eux aussi; il est resté dans sa région d’origine;

Charlie Hebdo : des gauchos de Paris tuent des gauchos de Paris; no comment;

Montrouge : un noir tue une noire; il avait peut-être d’autres projets, mais elle est apparue dans son champ de vision; c’est elle qu’il a tuée;

Hyper Cacher : seconde cible d’Amédy Coulibaly, d’origine malienne, emploie des sans-papiers d’origine malienne, notamment le manutentionnaire Lassana Bathily;

Yassin Salhi : tue son patron qui l’a réprimandé;

13 novembre 2015 : les frères Abdeslam, de nationalité française, qui venaient de perdre leur café dans un quartier populaire de Bruxelles-Capitale, ont ciblé plusieurs cafés et restaurants d’un quartier populaire de Paris, capitale française; fêtards et footeux, ils ont aussi pris pour cibles un concert de rock et un match de football;

22 mars 2016 : le huitième suspect inculpé travaillait à l’aéroport international de Zaventem ; on notera au passage qu’un attentat à cette date était prévu depuis le mois d’octobre 2015, comme je le craignais;

Omar Mateen : fréquentait régulièrement le Pulse à Orlando et pourrait avoir eu des tendances homosexuelles.

Dans tous les cas, les tueurs semblent ne jamais sortir de leurs préoccupations ou de leur environnement les plus familiers – des refuges autant que des soucis très personnels à « régler ».

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/03/21/mohamed-merah-a-tente-deux-fois-de-s-engager-dans-l-armee_804710

Mohamed Merah a tenté deux fois de s’engager dans l’armée

 

— 21 mars 2012 à 13:51

 

L’armée de terre l’avait rejeté en raison de ses antécédents judiciaires, puis il avait renoncé à la Légion étrangère au dernier moment.

  • Mohamed Merah a tenté deux fois de s’engager dans l’armée

Mohamed Merah, l’homme de 23 ans soupçonné d’être le tueur de Montauban et de Toulouse, a tenté à deux reprises sans succès de s’engager dans l’armée, d’abord dans l’Armée de terre, en 2008, puis deux ans plus tard dans la Légion étrangère, a-t-on appris auprès de la Défense.

En janvier 2008, il s’est présenté au CIRFA de Lille, le centre régional d’information et de recrutement des forces armées, pour ouvrir un dossier, a indiqué à l’AFP le chef du Sirpa Terre, le colonel Bruno Lafitte.

Mohamed Merah était alors âgé de 19 ans. «Il a passé l’ensemble des évaluations, mais l’enquête sur ses antécédents judiciaires a conclu au rejet de sa candidature», a-t-il précisé.

En 2010, il s’est ensuite présenté au point d’information de la Légion étrangère de Toulouse où il a été «pris en compte» par les responsables locaux.

Les candidats à la Légion, qui viennent parfois de très loin, sont généralement pris en charge, nourris et hébergés, dans les centres de recrutement avant d’entamer leurs séries d’évaluations et d’entretiens.

Selon le colonel Lafitte, Mohamed Merah a dormi sur place, mais n’a pas participé aux tests de sélection. «Dès le lendemain, il est parti de son propre chef», a précisé le porte-parole de l’Armée de terre.

La Légion étrangère retient moins de 10% des candidats qui se présentent dans ses centres. «Nous sommes sensibilisés au profil des gens qui se présentent. Il y a une enquête sur leurs antécédents judiciaires qui permet déjà de savoir beaucoup de choses», a souligné le colonel, interrogé sur les motivations du suspect.

Mohamed Merah, qui a revendiqué son affiliation à Al-Qaeda, est soupçonné d’avoir tué sept personnes, dont trois enfants juifs, et trois parachutistes. Selon les enquêteurs, il avait à son actif plusieurs actes de délinquance et se serait radicalisé lors de deux voyages, en Afghanistan et au Pakistan.

(AFP)

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/10/22/01016-20151022ARTFIG00416-tu-veux-jouer-tu-vas-crever-deux-survivants-racontent-l-attaque-de-coulibaly-a-montrouge.php

«Tu veux jouer, tu vas crever» : deux survivants racontent l’attaque de Coulibaly

Cérémonie de remise de médailles de la sécurité interieure

 

Le lendemain des attentats de Charlie Hebdo, Amédy Coulibaly a ouvert le feu sur des policiers à Montrouge. Récit de deux survivants de cette fusillade qui a fait un mort, aujourd’hui décorés pour leur courage.

Dix mois après les attentats de Charlie Hebdo, des héros oubliés viennent d’être décorés. Deux agents de voirie et un policier municipal ont reçu du préfet des Hauts-de-Seine, la médaille d’or de la sécurité intérieure, pour leur acte de bravoure le 8 janvier dernier.

En ce jour sinistre en France au lendemain des attentats de Charlie Hebdo, Clarissa Jean-Philippe, policière municipale de 25 ans, est abattue par Amedy Coulibaly sur la voie publique à Montrouge dans les Hauts-de-Seine. Trois hommes présents sur les lieux assistent à la scène, et tentent d’intervenir.

«Coulibaly a retourné sa Kalachnikov sur nous. Le seul moyen de survivre, c’était de lui sauter dessus comme une sangsue», confie Laurent, agent de voirie, au Parisien. Ce jour-là, lui et l’un de ses collègues sont appelés pour un banal accident de la circulation, «comme c’est le cas à chaque fois», relate-t-il. Sur place, Clarissa Jean-Philippe, une policière municipale intervient également.

Puis, Laurent dit «sentir quelqu’un qui me tirait par le bras, donc je me suis retourné. Et j’ai vu ce type cagoulé. J’ai tapé sur le bout de la Kalachnikov en pensant que c’était un jouet». Ce dernier affirme qu’il ne comprendra ce qu’il se passe que lorsque des étincelles sont sorties du canon. «Je ne l’ai vu que quand il a commencé à tirer, ajoute son collègue Éric, 46 ans. Je n’ai pas compris ce qui s’est passé. Même le bruit de l’arme, j’ai eu du mal à l’entendre».

Puis, il «prend directement une balle». «J’étais paralysé pendant une ou deux secondes. Mais on comprend que, si on ne réagit pas, on va mourir. Je me suis dit: il ne faut pas que je tombe par terre», se souvient-il. Il est grièvement blessé: la balle a traversé son visage en entrant au-dessus de la lèvre supérieure, elle est ressortie sous l’oreille droite.

«Nos regards, avec (Laurent) se sont croisés. J’ai réussi à me décaler. La douleur arrive, le sang coule. Et ça a été tellement vite que je n’ai pas vu tomber Clarissa», poursuit Eric. Les deux précédents projectiles ont mortellement blessé la policière municipale de 25 ans.

De son côté, Laurent croit que l’arme est factice, «alors je tape dessus, en me disant ‘C’est une blague à la con’, mais j’ai vu la tête d’Eric déformée par la balle et Clarissa qui gémissait. Je me suis dit que mon seul moyen de survie, c’était de lui sauter dessus, se rappelle le quadragénaire. Alors, je lui ai sauté dessus. Et je me suis agrippé comme une sangsue». L’agent municipal s’emporte: «J’ai croisé un taré le 8 janvier. Coulibaly, c’est un taré. C’est clair qu’il était shooté. Ces mecs-là, ils prennent des trucs avant de passer à l’acte. C’est pas du courage», se révolte celui qui a vécu un traumatisme.

Laurent raconte qu’il s’est débattu autant qu’il pouvait contre Coulibaly. Il lui a arraché sa cagoule et a tenté de le frapper. «La seule phrase qu’il a prononcée, c’est: ‘Tu veux jouer, tu vas crever’», rapporte Laurent.

Alors qu’Eric, ensanglanté, a réussi à s’éloigner, Mathis se retrouve «à genoux», mais parvient à saisir d’une main le canon de l’arme du terroriste. «Je me suis dit: ‘Quoiqu’il arrive, ne lâche pas’». Amédy Coulibaly tente alors de mettre son autre main dans la poche, mais Mathis l’en empêche en lui attrapant le bout de la manche. Le tireur le frappe avec le canon du fusil, sort un pistolet Tokarev avec lequel il tente de tirer.

«Pour moi, j’étais mort. Il a fait Clic. Je n’ai pas compris pourquoi j’étais vivant. J’ai appris plus tard que son Tokarev s’était enrayé. Il a rangé son gun, sa Kalach, m’a tourné le dos et est repartie en footing», se rappelle Laurent. Laurent est persuadé que s’il n’avait pas réagi, «il s’en serait pris à l’école juive, juste à côté du lieu du drame». Le lendemain Coulibaly prenait en otages les clients d’un supermarché casher et tuait quatre personnes de confession juive avant d’être abattu par la police.

Aujourd’hui ces héros oubliés vont bien mais ils ont de la rancœur contre les autorités. Ils estiment avoir été «zappés». «Aucun soutien, rien, même pas une poignée de main. J’ai vécu le néant pendant 10 mois», déplore Laurent, alors qu’Eric Urban, qui doit encore subir des soins consécutifs à ses blessures, a «l’impression d’être tombé dans une oubliette». La médaille remise ce jour pourrait atténuer l’amertume mais ne fera jamais oublier les souvenirs traumatisants.

 

http://www.jeuneafrique.com/290912/societe/hyper-cacher-lassana-bathily-papiers-malien-devenu-heros/

France : Lassana Bathily le sans-papiers malien devenu le « héros » de l’Hyper Cacher

 

04 janvier 2016 à 09h28 — Mis à jour le 04 janvier 2016 à 11h14

Par AFP
Attentats

Jadis sans-papiers malien fuyant les contrôles de police, Lassana Bathily, 25 ans, est depuis un an le « héros » de l’Hyper Cacher, devant qui on déroule le tapis rouge. Une nouvelle vie qu’il raconte dans un livre publié mercredi.

« Ah, voilà mon Français préféré! » C’est en ces mots que François Hollande a accueilli à l’Elysée un Lassana Bathily plutôt gêné, le 25 janvier 2015.

« Je ne suis pas un héros », proteste depuis le jeune homme au regard doux, en écho au titre de son livre publié par les éditions Flammarion un an presque jour pour jour après l’attaque.

C’était un vendredi, à quelques minutes de la fin de son service. Lassana Bathily, manutentionnaire, rangeait des cartons de surgelés au sous-sol du supermarché casher, quand il entend des tirs et voit une quinzaine de personnes débouler.

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Charlie Bathily

En haut, un jihadiste, Amédy Coulibaly, a pris en otage des clients et ordonne à une caissière d’aller chercher ceux restés en bas. Une partie remonte, l’autre refuse. Lassana Bathily leur propose d’utiliser le monte-charges pour gagner l’issue de secours.

Personne n’ose le suivre. Alors Lassana Bathily éteint la lumière et le moteur du congélateur où se réfugie le groupe. Et prend seul le monte-charges. « Mon coeur battait si fort que j’avais peur qu’on l’entende ». Il parvient à s’enfuir et aidera la police, en dessinant les plans du magasin.

Le soir, il est interviewé par une équipe de télévision puis rejoint son foyer de jeunes travailleurs. « Le matin je me suis connecté sur Facebook, 800 personnes m’avaient rajouté comme ami. Mon téléphone n’arrêtait pas de sonner. Je me suis dit: « Mais qu’est-ce qu’il m’arrive? »

Son pote Yohan

Quelques jours plus tard, flottant dans un costume neuf, il obtient la nationalité française dont il rêvait « depuis (son) enfance ». Puis rentre auréolé de gloire au Mali, d’où il était parti à 16 ans pour tenter sa chance à Paris.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta félicite son compatriote: tandis qu’Amédy Coulibaly, aussi d’origine malienne, avait « jeté le drapeau malien par terre, tu l’as redressé ».

Depuis, le « blédard » a multiplié voyages et distinctions.

Le monde entier encense ce jeune musulman au fin collier de barbe qui avait l’habitude de prier dans le sous-sol de l’Hyper Cacher et y a ce jour-là sauvé des juifs. Certains otages grincent des dents. « À aucun moment, au sous-sol, je n’ai vu Lassana Bathily accomplir un acte héroïque », écrit Yohann Dorai, expliquant avoir lui-même coupé les fils du moteur du congélateur où il était réfugié.

Yohann Dorai dédie son livre, « Hyper Caché » (Ed. du Moment), à Yohav Hattab, étudiant de 22 ans tué par Coulibaly en tentant de s’emparer d’une de ses armes.

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Lassana Bathily, le migrant malien devenu héros français

Pour le parrain républicain du jeune Malien, Denis Mercier, qui le suit depuis le lycée, « Lassi » n’est pas un héros mais « un gamin de 25 ans qui a fait un truc bien et tant mieux ».

Le 9 janvier, Lassana Bathily a perdu son « pote » et collègue Yohan Cohen, qu’il appelait « Boss-Boss », tué comme trois autres personnes par Coulibaly. Deux jours plus tard, il apprenait aussi le décès de son petit frère de 19 ans, Boubakar, malade depuis longtemps.

Le tourbillon médiatique s’est estompé, Lassana Bathily a quitté son foyer de jeunes travailleurs pour un logement social et abandonné son job à l’Hyper Cacher pour un emploi à la mairie de Paris.

Mais quelques mois plus tard, la mort s’est rappelée à son souvenir. Le soir du 13 novembre, « je n’étais pas loin du Bataclan ». Comprenant que les attentats recommençaient, « j’ai couru, comme tout le monde ».

Le vendredi suivant, une autre attaque frappait l’hôtel Radisson Blu de Bamako, où il avait séjourné.

Son parrain républicain redoute parfois « qu’il soit pris pour cible, que les terroristes se disent « le petit héros musulman, on va lui faire sa fête » ».

Lassana Bathily, lui, n’a « pas peur ». Il poursuit ses cours de français et a créé une association humanitaire à son nom. « Il faut qu’on soit solidaires, qu’on reste unis ».

 

http://www.vice.com/fr/read/breve-retrospective-des-derniers-attentats-islamistes-sur-le-sol-francais-371

Une brève rétrospective des attentats islamistes commis sur le sol français ces dernières années

 

Par VICE Staff

juin 26, 2015

 

Vue satellite de l’usine Air Products, à Saint-Quentin Fallavier, via Google Maps.

Ce matin, peu avant dix heures, une attaque terroriste a eu lieu sur un site de production d’Air Products, à Saint-Quentin Fallavier, dans l’Isère. L’usine produit du gaz et des produits chimiques – selon François Hollande, le but de l’attaque était de « provoquer une explosion ». Une tête décapitée ainsi qu’un drapeau islamique noir ont été retrouvés sur le site. Le suspect, identifié comme Yassin Salhi, avait fait l’objet d’une mise sous surveillance de 2006 à 2008 suite à sa radicalisation.

On pointe déjà du doigt le manque de sécurité sur les sites à risques comme l’usine de produits chimiques attaquée ce matin, mais aussi les failles des services de renseignement français, qui n’auraient pas surveillé d’assez près Yassin Salhi. Sans oublier, bien sûr, la question du sort des musulmans français, victimes collatérales d’une diabolisation médiatique qui ne s’est pas atténuée au cours de ces dernières décennies.

Cette nouvelle attaque terroriste, la 10ème en un peu plus de dix ans, fait monter à 31 le nombre de victimes à avoir été tuées par le terrorisme islamique sur le sol français depuis les attentats du World Trade Center aux États-Unis. Voici un récapitulatif des attentats commis en France lors de ces dix dernières années.

Attentats à la bombe contre l’ambassade d’Indonésie à Paris
Le 8 octobre 2004, au petit matin, une bombe explose devant l’ambassade d’Indonésie à Paris, faisant 10 blessés légers. Cette attaque est revendiquée par le Front islamique armé français. Le groupe réclame la libération de membres du Groupe islamique armé, à l’origine de la vague d’attentats de 1995 et 1996. L’attaque survient également dans le contexte tendu de la loi sur les signes religieux dans les écoles publiques, que les terroristes veulent voir retirée. Si l’attentat ne fait pas de dégâts sérieux, il est le premier signe d’une activité terroriste d’inspiration islamique sur le sol français depuis le 11 septembre 2001.

Attentats contre des civils juifs et des militaires à Toulouse et Montauban
En mars 2012, lors de trois expéditions différentes, Mohammed Merah assassine sept personnes – trois enfants et un professeur dans un collège-lycée juif de Toulouse et trois militaires. En outre, six personnes sont blessées. Il est finalement identifié par la police et traqué jusqu’à chez lui, où le RAID, après 30 heures de siège, donne l’assaut le 22 mars. Le terroriste est tué d’une balle dans la tête. Cette affaire fait resurgir en France les inquiétudes face au terrorisme, et soulève la question du « loup solitaire », bien que Merah ait été identifié comme proche d’Al-Qaïda. Les médias commencent à analyser les processus de radicalisation à l’œuvre. L’antisémitisme de ses actions est également soulevé, notamment par le président François Hollande lors de la cérémonie en hommage aux victimes de l’attentat.

Attentat de Charlie Hebdo
Le mercredi 7 janvier 2015, Saïd et Chérif Kouachi font irruption dans la rédaction de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo armés de fusils-mitrailleurs et d’armes de poing. Ils abattent 12 personnes, parmi lesquelles deux agents de police, et font 11 blessés. La presse évoque la liberté d’expression, et les réseaux sociaux sont envahis de messages de soutien aux victimes de l’attentat et au journal – donnant ainsi naissance au slogan « Je suis Charlie » qui sera repris par des millions de personnes à travers le monde. Des journalistes et des politiques, tout comme certains citoyens, somment la communauté musulmane de se désolidariser des terroristes. Après deux jours de cavale, les frères Kouachi choisissent de livrer leur ultime combat contre les forces de l’ordre en se retranchant dans un entrepôt de la grande banlieue parisienne. Ils sont abattus à la suite de l’intervention du GIGN.

Attentat de l’Hyper Cacher
Le vendredi 9 janvier 2015, Amedy Coulibaly, complice des frères Kouachi, attaque un supermarché cacher en bordure de la capitale française, tuant quatre personnes et faisant plusieurs blessés. Pendant la prise d’otage, Amedy Coulibaly s’exprime à la chaîne d’info en continu BFM TV, expliquant les raisons de son acte : « C’est pour tous les endroits où les musulmans sont oppressés. » Il avoue avoir été envoyé par Al-Qaïda dans la péninsule Arabique et cibler particulièrement des juifs. Il sera abattu par les forces de l’ordre lors de l’assaut sur le supermarché. Le dimanche 11 janvier, une manifestation dans les rues de Paris rassemble plusieurs millions de personnes, dont le président de la république François Hollande et de nombreuses autres personnalités politiques venues du monde entier.

Attaques isolées depuis 2013
Depuis 2013, une série d’attaques isolées et non-revendiquées ont fait 1 mort et 28 blessés. Le 23 mai 2013, trois jours après le meurtre de Lee Rigby dans une rue de Londres, Alexandre Dhaussy, 22 ans et récemment converti à l’islam, attaque à l’arme blanche un militaire en patrouille dans la gare de La Défense. En décembre 2014, trois incidents font plus d’une vingtaine de blessés dans le Centre et l’Ouest de la France. Le 20 décembre, à Joué-les-Tours, un homme attaque et blesse des policiers au couteau avant d’être abattu. Le 21 décembre, à Dijon, un homme prend pour cible des piétons avec son véhicule, faisant 11 blessés. Le 22 décembre à Nantes, un homme tue un individu et en blesse dix autres en rentrant dans un marché de Noël avec son véhicule. Dans les trois cas, des témoins auraient entendu les hommes crier « Allahu Akbar », soit « Dieu est grand » en arabe. Le 3 février 2015, quelques semaines après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, un homme attaque trois militaires gardant un centre communautaire juif avec un couteau avant d’être neutralisé.

Attentat déjoué à Villejuif
Le dimanche 19 avril 2015, Sid Ahmed Glam, étudiant algérien de 24 ans, est arrêté à Villejuif après avoir tué une femme dont il essayait vraisemblablement de voler le véhicule. Des policiers retrouvent des gilets pare-balles et des armes – dont plusieurs fusils d’assaut – dans sa voiture et à son domicile. Les enquêteurs découvrent aussi des messages provenant de Syrie sur son portable, l’exhortant à « passer à l’acte ». Le jeune homme avait ciblé deux églises et est suspecté d’avoir planifié des attaques qui auraient pu faire plusieurs centaines de victimes, à l’heure des offices religieux du dimanche matin.

Pierre-Eliott et Ilyass sont sur Twitter.

 

http://www.liberation.fr/france/2015/11/22/les-freres-abdeslam-tenanciers-bling-bling_1415358

Les frères Abdeslam, tenanciers «bling-bling»

 

Par Isabelle Hanne, envoyée spéciale à Molenbeek-Saint-Jean — 22 novembre 2015 à 19:26

 

Le café familial Les Béguines, dans le quartier du Karreveld, à Molenbeek, a été fermé par un arrêté en date du 5 novembre. Photo Pauline Beugnies.Out of focus

Cogérants d’un café à Molenbeek, au centre de tous les trafics, Brahim et Salah semblent s’être radicalisés très rapidement.

  • Les frères Abdeslam, tenanciers «bling-bling»

Sur la façade, un drapeau aux couleurs de la Belgique vante la bière Jupiler et claque sous les assauts d’un vent impossible. Dans une rue anonyme du quartier du Karreveld, dans le haut Molenbeek, le café Les Béguines intrigue. Fermé début novembre pour consommation et vente de stupéfiants, il appartenait jusqu’à très récemment, selon le registre du commerce, à Brahim Abdeslam, l’un des kamikazes des attentats de Paris. Le gérant n’était autre que son petit frère Salah, impliqué lui aussi, en cavale depuis, et sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Les deux frères ont également été les logisticiens des attaques terroristes, louant voitures et chambres d’hôtel.

Les documents commerciaux du café déposés au greffe du tribunal de commerce de Bruxelles, consultés par Libération, indiquent que la société, Coin Stijn, a été constituée le 10 mars 2013. Au capital initial de cette affaire de famille, Brahim Abdeslam, gérant (96 parts sociales), son père, Abderrhamane (2 parts), et la petite sœur, Myriam, née en 1993 (2 parts). Le 30 décembre 2013, Salah devient gérant en reprenant les parts de sa sœur, qui quitte la société. Brahim et son père conservent les leurs.

«Fumer tranquille»

Le café Les Béguines est situé au cœur d’une zone tampon entre le vieux Molenbeek et les quartiers plus favorisés de la ville. Des rangées de petites maisons mitoyennes, des bâtiments pas bien hauts, trois barres d’immeubles en quinconce, un primeur ici, un garagiste là. C’est «le secteur le plus désertique en termes associatifs», dit-on à la commune. Contrairement au reste de la ville, pas de Maison de quartier, fermée il y a trois ans et officiellement «en rénovation». Les Béguines était «l’un des deux « cafés marocains » du quartier où les jeunes pouvaient se retrouver, décrit Simon Minlend, éducateur à Karreveld pour l’association Atouts jeunes. Sinon, ici, il n’y a aucun espace couvert pour eux». Un café où, précise-t-il, des jeunes «pas le genre à foutre le bordel se retrouvaient pour fumer tranquille, ce qui est impossible dans les « cafés belges ». Ce n’était pas un endroit de débauche». Mais il devient rapidement un lieu de consommation et de vente de stupéfiants, «toujours à moitié plein», raconte une habitante du quartier. Rapidement aussi, les voisins se plaignent des effluves de cannabis, des jeunes devant le café et du «ballet de belles voitures», précise unevoisine.

Lors d’un contrôle, le 17 août, les policiers notent «une forte odeur de stupéfiants» et la présence de «joints partiellement consumés» dans les cendriers, comme l’indique l’arrêté du 5 novembre placardé sur la porte. Considérant que Les Béguines est «un point d’achalandage et de consommation de produits résineux hallucinatoires et stupéfiants», la bourgmestre de Molenbeek, Françoise Schepmans, membre du Mouvement réformateur du Premier ministre, fait fermer le café. Selon une connaissance de Salah, lui et son frère Brahim «passaient leurs journées aux Béguines : ça fumait, ça rigolait…» Un voisin raconte qu’il allait «tous les jours y chercher son café» mais qu’il le prenait «à emporter, parce qu’à l’intérieur il y avait beaucoup de drogue». Le lieu existe depuis longtemps. «On le voit aux publicités pour Jupiler : il a fort évolué, remarque la bourgmestre. Avec le changement de sociologie du quartier, il a été transformé en salon de thé.» Elle pense «qu’ils n’y servaient pas d’alcool».

Deux mois et demi s’écoulent entre le contrôle de police et l’arrêté de fermeture. «C’est le travail administratif», justifie la bourgmestre, qui précise qu’elle ferme «une dizaine de cafés par an». Et qu’«aucun des frères Abdeslam ne s’est rendu à la convocation de la police après le contrôle». Pour l’éducateur Simon Minlend, «s’il n’y avait pas eu Paris, personne ne se serait intéressé aux Béguines. Les cafés, ici, ils ouvrent, ils ferment, on consomme, on vend, et puis les stups font « sauter » le café, c’est fréquent». Les Béguines n’a d’ailleurs pas été perquisitionné après les attentats. «Il y a une devise au village : tu ne chies pas là où tu manges, lance l’éducateur. Par exemple, tu ne planques pas ton matos là où tu vis. Là, dans le café, ils étaient trop exposés.»

Les documents déposés au greffe du tribunal de commerce de Bruxelles montrent un dernier mouvement le 30 septembre. Six semaines après le contrôle de police, six semaines avant les attentats. Lors d’une assemblée générale «sous la présidence de monsieur Abdeslam Salah», son père démissionne de son poste d’associé et Salah de celui de gérant. L’intégralité des parts est cédée à un certain Batis Rida, qui devient gérant. Le siège social est transféré à Quiévrain, une commune frontalière avec la France. Selon la RTBF, Rida, victime d’une usurpation d’identité, n’aurait jamais repris la société. Brahim et Salah se sont, en tout cas, aisément débarrassés du commerce encombrant un mois avant l’arrêté de fermeture.

Les cinq enfants Abdeslam, quatre garçons et une fille, sont tous de nationalité française et nés à Bruxelles. Leur père, Abderrhamane, est né à Oran, dans l’Algérie française de 1949, d’où il tient sa nationalité. Sa femme est une Marocaine du Rif naturalisée française. Le père a vécu à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) avant de venir s’installer à Molenbeek. Il est aujourd’hui retraité de la Stib, la compagnie de transports en commun de Bruxelles. Une «famille tranquille», dit l’entourage. Loin du kamikaze Brahim, 31 ans, ou de «l’ennemi public numéro 1» Salah, 26 ans. Seul un autre fils, Mohamed, a été interrogé par les policiers belges après les attentats. Il est ressorti sans inculpation d’une garde à vue de 36 heures, avec un alibi confirmé par plusieurs témoins. Le jeune homme de 29 ans est un employé communal sans histoires.

«Intelligent mais agressif»

Brahim et Salah sont décrits par des proches et voisins incrédules comme «des gars gentils», «prêts à aider», «même si on savait que ce n’était pas des enfants de chœur». Brahim, notamment, avait acquis une petite notoriété de héros de quartier en secourant une famille lors d’un incendie rue des Béguines. La commune n’en a pas souvenir, mais un restaurateur du coin confirme : «Le haut de l’immeuble commençait à prendre feu, et Brahim est monté pour faire sortir des gens. Après les attentats, j’ai revu le propriétaire de l’immeuble, qui m’a dit qu’il ne comprenait pas que le type ait fait ça alors qu’il semblait avoir bon fond.» Le pompier amateur est néanmoins pyromane : les services de la ville se souviennent qu’à 14 ans, il avait incendié l’ancien logement de ses parents. Brahim, «intelligent mais agressif», précise la bourgmestre, avait quelques années plus tard défoncé la porte d’un échevin «pour une histoire de logement». La commune s’était portée partie civile, la plainte avait été classée sans suite.

Les deux frères sont connus pour des affaires de drogue. Brahim, électricien de formation et brièvement marié, a aussi été condamné en 2005 pour vol, en 2010 pour faux en écriture et escroquerie puis, plus tard, pour infraction routière. En 2011, Salah apparaît dans le même dossier pour vol avec effraction qu’Abdelhamid Abaaoud, jihadiste belge notoire depuis son départ en Syrie en 2013 et organisateur présumé des attentats de Paris, mort lors de l’assaut de mercredi à Saint-Denis. Les deux jeunes, qui ont grandi dans le même quartier, sont condamnés à une peine légère et font un mois de préventive. Salah perd alors son emploi de technicien à la Stib.

En janvier 2015, Brahim Abdeslam avait tenté de se rendre en Syrie, mais «avait été intercepté par les Turcs et interrogé en Belgique à son retour», affirme le parquet fédéral belge. Salah avait, à cette occasion, également été entendu par la police. «Nous savions qu’ils étaient radicalisés et qu’ils pourraient se rendre en Syrie, [mais] ils ne montraient pas de signe d’une possible menace», ajoute le parquet. Les deux frères figuraient sur une liste établie par l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace, parmi 800 noms ayant attiré l’attention des autorités pour leurs liens avec les combattants en Syrie. Un mois plus tard, Salah est brièvement arrêté par la police néerlandaise lors d’un contrôle routier pour possession de cannabis – il s’en tire avec une amende.

«Aucun élément, dans le quotidien, ne pouvait amener leur entourage ou les autorités à imaginer qu’ils pouvaient se radicaliser», insiste Françoise Schepmans. Ceux qui les ont côtoyés se souviennent de tenanciers flambeurs, «un peu bling-bling», «louant des belles voitures», aimant draguer et sortir en boîte. Beaucoup pensent qu’ils se sont engagés dans cette équipée sanguinaire «pour l’argent». «Ils n’ont pas changé de manière de s’habiller, la copine de Salah n’est pas voilée», dit une proche. «On ne les voyait jamais à la mosquée», affirme un commerçant. Sur BFM TV, Mohamed décrit pourtant Salah comme «un pratiquant […] qui ne manquait pas à ses obligations. Il priait, ne buvait pas, se rendait de temps en temps à la mosquée. Ça ne l’a pas pris la semaine passée. Ça fait longtemps que Salah et Brahim font le jeûne. Ça ne [nous] permet pas de déterminer si c’est un radicaliste [sic] ou pas.»

Leur dérive reste mystérieuse. Salah a pu basculer au contact d’Abaaoud. Selon un éducateur qui les a connus, c’est plutôt Salah, «vrai caractère de leader», qui aurait embrigadé son aîné. Cette radicalisation a pu être habilement dissimulée, à l’instar d’un Merah qui sortait encore en boîte quelques jours avant les attentats de Toulouse – c’est la «taqiya», une stratégie visant à tromper l’ennemi en camouflant sa foi. Elle peut aussi être récente : «La radicalisation est parfois très rapide, avance Guy Van Vlierden, spécialiste des filières belges au quotidien néerlandophone Het Laatste Nieuws. Il était notamment en contact avec Bilal Hadfi, le jeune kamikaze du Stade de France. Certains profils basculent très vite, surtout ceux qui ont déjà un passé délinquant. La famille peut ne pas s’en rendre compte : ils sont très peu à la maison, le tout dans des communes paupérisées, comme Molenbeek, où il y a très peu de contrôle social.»

Depuis lundi, sous le grésil et le ciel bas, les journalistes défilent rue des Béguines pour tenter d’imaginer ce qu’il se passait derrière les briques brunes et les grandes fenêtres bâchées de noir. Le café n’a sûrement pas servi de base arrière pour la préparation des attentats. Mais il a sans doute permis aux frères Abdeslam de bénéficier d’une formidable couverture.

Isabelle Hanne envoyée spéciale à Molenbeek-Saint-Jean

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/06/18/97001-20160618FILWWW00136-attentats-de-bruxelles-le-suspect-arrete-hier-travaillait-a-l-aeroport.php

Attentats de Bruxelles : le suspect arrêté hier travaillait à l’aéroport

    • Par lefigaro.fr avec AFP
    • Mis à jour le 18/06/2016 à 17:47
    • Publié le 18/06/2016 à 17:42

Un Belge de 30 ans, arrêté et inculpé hier de « terrorisme » dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Bruxelles, travaillait à l’aéroport international de Zaventem, une des cibles des attaques du 22 mars, rapportent aujourd’hui des médias belges.

Youssef E.A., le huitième suspect placé en détention depuis les attentats à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem et dans la station de métro Maelbeek, était employé par une société de restauration aérienne et avait un accès direct aux avions, selon ces médias.
Interrogé le parquet fédéral belge n’a pas été en mesure de confirmer ces informations révélées par le quotidien flamand Het Nieuwsblad et des publications du groupe francophone Sudpresse et confirmées par des sources judiciaires, selon l’agence de presse Belga. Ce n’est pas la première fois que des médias belges se font l’écho de jeunes radicalisés ayant été embauchés à l’aéroport de Zaventem.

Youssef E.A., né le 4 août 1985 et de nationalité belge, a été « privé de liberté et placé sous mandat d’arrêt (inculpé) par le magistrat instructeur du chef de participation aux activités d’un groupe terroriste, assassinats dans un contexte terroriste et tentatives d’assassinats dans un contexte terroriste, comme auteur, coauteur ou complice », avait annoncé hier le parquet fédéral. Il est lié à deux autres suspects impliqués dans les attaques du 22 mars, Khalid El Bakraoui, le kamikaze du métro, et Ali E.H.A (Ali El Haddad Asufi, selon la presse), qui auraient loué l’appartement bruxellois ayant servi à préparer l’attentat à la station Maelbeek, ont écrit le Het Nieuwsblad et Sudpresse.

Les enquêteurs ont saisi l’ordinateur de Youssef E.A et y ont découvert des messages provenant d’une clé USB de Khalid El Bakraoui mentionnant des vols vers les Etats-Unis, la Russie et Israël, ont-ils précisé. L’ordinateur aurait également contenu un message datant d’octobre 2015 annonçant qu’ »un de nos frères passera à l’action le 22 mars 2016″.

Un des principaux membres de la mouvance djihadiste belge, Mohamed Abrini, inculpé pour les attaques du 13 novembre à Paris et qui a reconnu être le « troisième homme » de l’attentat à l’aéroport de Bruxelles, avait quant à lui avoué aux enquêteurs belges que les commandos du 22 mars avaient pour objectif initial de frapper la France. Traqués par les enquêteurs, ils auraient décidé de commettre leurs attaques plutôt à Bruxelles. Les attentats de Paris (130 morts) et de Bruxelles (32 morts) ont été revendiqués par l’Etat islamique.



A Béziers, Toubib Burger de nouveau condamné pour avoir projeté un attentat au Cap d’Agde

Son commerce « Toubib Burger », créé à Béziers le 1er mars 2006, pourrait avoir inspiré le djihadiste Larossi Abballa, auteur du double assassinat commis lundi 13 juin 2016 à Magnanville, pour son activité semblable de « Dr Food » débutée au mois de janvier 2016.

Originaire de Strasbourg, comme le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qui se dit « islammigré », Alain Courmont, 45 ans cette année, a ensuite vécu à Toulouse où il aurait connu des membres de la famille Merah.

Converti à l’Islam et fiché « S », il aurait été contraint de s’éloigner de Toulouse à la suite d’ennuis judiciaires et avec les services de renseignement. Il se serait alors installé à Béziers où il résidait donc depuis 2006 au moins.

Déjà condamné en 2013 à deux ans de prison dont un avec sursis pour détention de cannabis et d’armes à feu à la suite d’une interpellation remontant à 2010, il avait été condamné à une nouvelle année de prison pour apologie du terrorisme au mois d’octobre dernier et devait sortir vendredi, 17 juin 2016.

S’agirait-il d’une connaissance du cyberdélinquant Jean-Marc Donnadieu, de Béziers, un gros consommateur de cannabis qui explique dans ses nombreux écrits publics, entre autres choses, en cultiver à son domicile et fréquenter de nombreux repris de justice ? ou de Sébastien Sarron, auteur de l’attentat du 22 décembre 2014 à Nantes, autre consommateur régulier de cannabis ayant lui aussi vécu à Béziers où il avait été mêlé à une affaire de vol et recel en 2006 ?

Rappelons qu’un des policiers assassinés lundi était originaire de Pézenas, où il retournait régulièrement passer des vacances.

Quant à Jean-Marc Donnadieu, il se rend régulièrement à Pézenas pour rendre visite à l’une de ses anciennes maîtresses et ne fréquente le Cap d’Agde que de nuit, comme nombre de ses congénères échangistes et/ou adeptes de pratiques sado-masochistes.

Sébastien Sarron avait aussi vécu au Cap d’Agde où il avait effectué une spécialisation pour devenir paysagiste.

Il reste surprenant qu’avant de commettre son attentat de Noël quelques jours seulement avant ceux de janvier 2015 à Paris, ce dernier ait eu peur d’être exécuté par des services secrets.

 

http://www.midilibre.fr/2016/06/17/il-voulait-commettre-un-attentat-au-cap-d-agde,1351167.php

Béziers : il projette un attentat au Cap-d’Agde car il « n’aime pas les culs-nus »

 

il y a 14 heures 93 JEAN-PIERRE AMARGER

 

Béziers : il projette un attentat au Cap-d’Agde car il "n'aime pas les culs-nus"

Le prévenu qui était à la barre du tribunal de Béziers, ce vendredi.

SAMUEL DUPLAIX

 

D énoncé par des codétenus, un homme déjà bien connu à Béziers a été condamné à six mois de détention ce vendredi à Béziers. Il avait déjà été condamné au mois d’octobre pour apologie de terrorisme.

Le prévenu qui était à la barre du tribunal de Béziers, ce vendredi, a été condamné au mois d’octobre dernier à un an de prison pour apologie de terrorisme. Hier, il lui était reproché d’avoir voulu commettre un attentat au camp naturiste dès sa sortie de détention prévue pour ce vendredi 17 juin. Il a été condamné à six mois de prison supplémentaire.

Ce détenu en question n’est autre qu’Alain C., le gérant du restaurant Toubib Burger qui était installé sur les Allées de Béziers. Il a fait parler de lui sur l’ensemble du territoire national à la suite de ces propositions de menus (Menu Kalach, Grenade, Famas) et de son interpellation qui on fait grand bruit en septembre 2015.

Prosélytismes, appels à la prière trop bruyants, propos antisémites

Les accusations reposent sur le témoignage de plusieurs détenus qui l’accusent de prosélytismes, d’appels à la prière trop bruyants, de propos antisémites et donc d’avoir dit qu’il voulait commettre un attentat au Cap d’Agde car il n’aimait pas les “culs nus”.

« Je reconnais le tapage, mais je n’ai jamais dit rien d’autre. Je suis à l’isolement depuis 9 mois. À qui voulez-vous que je parle ? Je ne vois que des agents en bleu et je ne savais même pas que celui qui m’a dénoncé était juif. Il dénonce les gens pour obtenir des transferts. J’ai pris une leçon au mois d’octobre. J’ai compris. Là, c’est de l’acharnement. »

« Non, il n’y a pas d’acharnement, insiste le procureur Calvet. Cette procédure est le résultat de plusieurs plaintes et de menaces. Il est des sujets sur lesquels on ne plaisante pas. Commettre un attentat en est un. Vos propos sont intolérables et cela même si c’est un homme qui a des difficultés psychologiques qui les rapportent. Je ne sais pas si vous avez tiré les enseignements de votre détention. C’est pour cela que je vais requérir huit mois de détention. »

À l’isolement depuis 9 mois

Pour Me Luc Abratckiewick qui défend le prévenu : « On doit faire preuve de la plus grande objectivité dans ce dossier. Il n’y a pas de preuves de ce qu’avance le détenu qui le dénonce. En plus il y a des choses que je ne peux pas dire en audience publique sur le passé de ce détenu et vous le savez très bien. Nous ne devons pas avancer dans une lutte sur l’émotion. Mon client fait l’objet d’une surveillance particulière. Il a une fiche classée secrète et vous l’avez dans son dossier. Vous pouvez vous rendre compte que même le SRPJ ne sait pas qu’il est à l’isolement. Cette note le démontre. Les sources anonymes tout le monde les connaît. Expliquez-moi comment peut-il faire du prosélytisme auprès des jeunes de la prison alors qu’il est à l’isolement. Il y a du mépris envers lui. On lui fait payer de ne pas vouloir collaborer On lui a même retiré 50 jours de remise de peine en argumentant qu’il ne fait pas d’effort pour se soigner alors qu’il se fait suivre par un psy en prison. Il est de plus accusé par un détenu à qui on laisse un ordinateur, une clé USB et un téléphone. Cela vous paraît-il cohérent ? Je vous demande d’aller à la relaxe car il n’est rien d’autre qu’une grande gueule. »

Le prévenu a pris la parole en dernier. « Je suis sorti 20 h en neuf mois dans une pièce de quatre mètres de côté. Je suis comme une bête dans cette cellule. Un de mes accusateurs l’écrit il y a au moins 30 personnes au CD1 et CD2 qui font des appels à la prière. Ils sont radicalisés et on ne fait rien contre eux. Mois je suis à l’isolement. »

 

http://www.herault-tribune.com/articles/36744/cap-d-agde-un-projet-d-attentat-terroriste-au-village-naturiste-6-mois-de-prison/

CAP D’AGDE – Un « projet » d’attentat terroriste au village naturiste : 6 mois de prison ?

 

CAP D’AGDE - Un «  projet » d’attentat terroriste au village naturiste : 6 mois de prison ?

CAP D’AGDE – Un «  projet » d’attentat terroriste au village naturiste : 6 mois de prison ?   

Le titre de notre confère MIDI LIBRE  » Il voulait commettre un attentat au Cap d’Agde «   a été repris en choeur par de très nombreux médias nationaux au premier rang desquels  l’hebdomadaire L’EXPRESS. Les chaines de télévision numériques ne devraient pas être en reste pour relayer  cette information qui à une semaine de la pleine saison a tout lieu d’inquiéter les quelques centaines de milliers de vacanciers attirés par la qualité des rivages agathois et la diversité de l’offre touristique proposée par la première station touristique Européenne.

A Béziers, Toubib Burger de nouveau condamné pour avoir projeté un attentat au Cap d'Agde dans Attentats frCINQ COLONNES …et SIX MOIS

Le titre sur CINQ COLONNES à LA UNE n’est pas là pour les rassurer. Il inquiète légitimement les centaines de professionnels du tourisme dont le  début de saison a déjà été perturbé par la météo, les grèves et les attentats.

Les SIX MOIS DE PRISON écopés par le prévenu pour ce « projet »  d’attentat semblent peu de chose en rapport avec la taille de la manchette éditoriale du quotidien régional. La question mérite d’être posée.

Si le projet  d’attentat terroriste précité est avéré,  la peine est ridicule en regard des textes de loi qui prévoient selon l’article 421-5 du code pénal que participer à une entreprise terroriste en vue de la préparation d’un attentat est puni de dix ans d’emprisonnement .

La simple «  apologie du terrorisme  » est, pour sa part  punie d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende.  Où le titre est trop gros ou la peine est trop faible !  Manifestement il y a de quoi être perplexe.

 Que s’est il passé ?

Le gérant d’un fast food  » biterrois à l’enseigne de «TOUBIB BURGER »  qui proposait des menus  » AK-47 « ,  “Grenade” ou encore “K-lach » avait  été condamné le 17 octobre dernier  à un an de prison par le tribunal de Béziers pour apologie du terrorisme et détention d’armes. Une peine assortie de 5 ans d’interdiction d’exercer. Les policiers avaient retrouvé un fusil et des munitions à son domicile alors que le prévednu portait un T-Shirt arborant l’inscription «  Daesh »

Incarcéré depuis à BEZIERS, il était libérable ce Vendredi 17 Juin 2016 après 8 mois de détention et vient d’être condamné à nouveau à six mois de plus derrière les barreaux pour le même motif en récidive : Apologie du terrorisme.

Au mois de mai des informations sont recueillies par le personnel pénitentiaire et le directeur de la maison d’arrêt du Gasquinoy à Béziers : Un co-détenu  les informent que l’homme projetterait d’aller perpétrer un attentat le jour de sa libération au village naturiste du Cap d’Adge.

En période d’Etat d’urgence et après la vague d’attentats survenus ces derniéres mois, l’affaire n’est pas prise à la légère par le procureur de la République de BEZIERS. Celui ci confie l’enquête aux policiers du SRPJ de Montpellier qui  conduit à la comparution du détenu vendredi 17 juin devant le tribunal correctionnel de BEZIERS.

Une aversion particulière pour les « culs-nus

Plusieurs de ses codétenus témoignent du prosélytisme de l’individu qui lancerait  des appels à la prière et tiendrait des propos antisémites. Ils témoignent également d’une aversion particulière pour les « culs-nus » qui le conduirait à envisager une action terroriste le jour de sa sortie de prison.

Un détenu à l’isolement et des propos démentis

L’homme a nié avoir proféré lesdites menaces. Il assure qu’il  se trouvait à l’isolement depuis son incarcération et qu’il ne serait sorti qu’une vingtaine d heures en promenade en huit mois d’incarcération. Il aurait ainsi déclaré  à l’audience  « :  » À qui voulez-vous que je parle ? Je ne vois que des agents en bleu ». Pour sa défense il évoque la basse vengeance de son codétenu

Après délibéré, les juges ont suivi les réquisitions du procureur en condamnant le commerçant biterrois à  six mois de détention supplémentaire.

Un terreau  à risque ?

Cette nouvelle médiatisation met le Cap d’Agde sous les feux des projecteurs parce qu’il représente un symbole de la fête et d’une forme de divertissement.

En Février dernier, le Cap d’Agde n’était pas cité , mais chacun pensait au risque  lorsque   6 terroristes  projetant de s’attaquer à des clubs échangistes  avaient été arrêtés en Région Lyonnaise. Le récent attentat  homophobe à l’intérieur d’une discothèque Gay  d’Orlando peut également raviver certaines craintes, mais il en est de même pour toutes les activités festives cafés, lieux de culte, festivals et concertsde l’héxagone.

Le risque d’attentat existe, ici comme ailleurs ! Il est partout. Il faut en avoir conscience, mais le meilleur moyen de résister est de continuer à sortir, à vivre en société, à maintenir notre mode de vie.
Il serait absurde de céder à la panique et de déserter les lieux de convivialité et de fête ou encore les lieux touristiques, ce serait faire la part trop belle à ceux qui souhaitent par leurs méthodes nous en éloigner.

Plus de policiers, plus de renforts saisonniers.

Cette sur médiatisation devrait conduire légitimement nos gouvernants  de tous bords politiques confondus a réclamer dés demain et à obtenir très rapidement plus de policiers, plus de gendarmes et plus de renforts saisonniers sur notre station balnéaire pour garantir encore plus de sécurité aux 250 000 touristes qui cette année encore nous assureront de leur fidélité.


Voir la vidéo du magazine Complément d’enquête »  diffusée le 15 Octobre dernier


 


 

HERAULT TRIBUNE (19-06-16)

 

 

http://www.europe1.fr/faits-divers/beziers-un-gerant-de-kebab-proche-de-merah-arrete-pour-apologie-du-terrorisme-2516087

Béziers : un gérant de kebab, proche de Merah, arrêté pour apologie du terrorisme

 

07h42, le 17 septembre 2015, modifié à 22h10, le 17 septembre 2015

 

Béziers : un gérant de kebab, proche de Merah, arrêté pour apologie du terrorisme

La page Facebook du suspect et gérant du kebab, où il proposait des formules « Rafales ». @ Capture d’écran Facebook
 

Un homme, considéré comme une connaissance des frères Merah, a été interpellé pour apologie du terrorisme à Béziers et placé en garde à vue, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

 

INFO EUROPE 1Un kebab au « Toubib burger » ? Sur le logo de l’enseigne, la barre du « T » est représentée par un fusil d’assaut. C’est devant son fast-food un peu spécial qu’un homme, soupçonné d’être une connaissance des frères Merah, a été arrêté à Béziers et placé en garde à vue, a-t-on appris de source judiciaire. Le dossier en l’état ne devrait pas être transmis au parquet anti-terrorisme à Paris, a toutefois précisé la même source.

Un menu « AK47″. C’est un signalement au parquet de Béziers qui a déclenché une enquête du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Montpellier. Dans son établissement ouvert, depuis 2006, l’homme proposait en effet, selon nos informations, des menus très particuliers. Un kebab-frites-boisson ? La maison vous suggère la gamme de formules « Rafales » avec, par exemple, pour 7 euros, le « menu AK47″ ou le « menu M16″, du nom de fusils d’assaut.

Le client peut aussi opter pour des menus aux noms d’explosifs : « menu C4″ ou encore le « menu Grenade », à 6,50 euros. Quant à la carte de fidélité, elle présente des cases en forme de cibles. Mais en garde à vue, le restaurateur minimise. Il parle d’ »un peu de marketing » pour attirer les jeunes dans son fast-food, situé en plein cœur de la ville dirigée par Robert Ménard, élu avec le soutien du FN.

Eloigné de Toulouse, ville des Merah. Converti à l’islam, ce Français, ex-catholique de 44 ans, faisait l’objet d’une fiche S par la DGSI. Il a déjà été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis pour la détention de six kilos de cannabis, de deux fusils d’assaut et d’une arme de poing. Cette fois-ci, les enquêteurs ont découvert à son domicile un fusil.

En outre, l’homme avait déjà été interpellé à Toulouse puis éloigné de la ville. C’est dans la cité Rose que les frères Merah étaient établis, dont Mohamed, le plus jeune et l’auteur des tueries de Montauban et Toulouse, en 2012.

Des répliques d’armes accrochées au mur. D’après nos informations, l’homme porterait régulièrement un tee-shirt sur lequel figure la chahada, la profession de foi de l’islam, « Il n’y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète », qui a été reprise par l’Etat islamique sur son étendard. Le quadragénaire se baladerait également avec une cartouchière vide et aurait accroché, entre deux versets du Coran, des répliques d’armes aux murs de son établissement.

Sur Facebook, l’individu relayait ou « likait » des vidéos de propagande islamiste. Ces pages ont donc été fermées, les unes après les autres. Du coup, il a ouvert la dernière en date sur la version russe du réseau social. Depuis son arrestation, son fils a ôté toutes les décorations et les menus évocateurs du restaurant familial. Le suspect, lui, devrait être déféré devant la justice jeudi, a précisé une source judiciaire.

Redaction-Europe1.fr dans Calomnie
Par Benjamin Peter, Alain Acco, C.P.-R. et M.-A.B.

 

 

http://www.midilibre.fr/2015/09/17/un-biterrois-poursuivi-pour-apologie-de-terrorisme,1214915.php

Hérault : le Biterrois poursuivi pour apologie de terrorisme jugé ce vendredi

 

il y a 275 jours 36 JEAN-PIERRE AMARGER
Hérault : le Biterrois poursuivi pour apologie de terrorisme jugé ce vendredi
Le snack était toujours ouvert ce jeudi, sur les Allées Paul-Riquet à Béziers.

J. MOUILLOT

 

L e suspect a été interpellé mardi. Il sera présenté, ce vendredi, en comparution immédiate devant le tribunal.

À la carte chez Toubib Burger à Béziers, des menus “Grenade”, “k’lach”, “M16”, “Famas” et “Calibre 12”. C’est devant son snack, situé sur les Allées Paul-Riquet, qu’un homme de 44 ans, a été interpellé par les hommes de la section criminelle du SRPJ de Montpellier, mardi peu avant midi. Il était en compagnie de son frère. Après une fouille en règle du Toubib Burger et de son domicile, où un fusil a été découvert, Alain C. a été maintenu en garde à vue dans les locaux de la police, à Montpellier.

Il faisait aussi l’objet d’une fiche “S”

Le suspect a été placé ce jeudi en détention provisoire. Selon le procureur de la République de Béziers, Yvon Calvet, « il a été mis en examen pour des faits d’apologie de terrorisme, d’acquisition et de détention irrégulières d’armes et munitions, ces délits ayant été commis en état de récidive légale, en raison des condamnations dont il a fait précédemment l’objet. Il a été placé en détention. Il sera présenté, vendredi matin, devant le tribunal de Béziers dans le cadre d’une comparution immédiate. » Et le procureur de poursuivre : « Cet homme aurait eu des contacts, bien avant les attentats de Toulouse et Montauban, avec des membres de la famille Merah. Il faisait aussi l’objet d’une fiche “S”. La poursuite des investigations permettra d’en savoir un peu plus sur lui. » Des affirmations formellement démenties par le frère du suspect.

« Avec mes menus, je veux attirer les jeunes dans mon restaurant »

Alain C. s’est converti à l’islam il y a de nombreuses années. Originaire de Strasbourg, il est parti vivre sur Toulouse. De là, après des ennuis judiciaires, mais aussi avec les services de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI devenue Direction générale de la sécurité intérieure), il a été contraint de quitter la Ville rose et s’est installé à Béziers. Où il a créé, il y a six ans avec son frère, un restaurant qui ne faisait que des livraisons à domicile. Il y a seulement deux mois, Alain C. a ouvert l’établissement des Allés, où il s’est vite imposé par son caractère atypique et sa façon d’aborder les jeunes. Depuis les derniers événements, le restaurant est toujours ouvert aux clients.

« C’est tout sauf un terroriste, affirme Me Luc Abratkiewicz, son avocat. Il a certes un discours surprenant, il est provocateur dans sa façon de vivre, de s’habiller, mais on cherche à l’enfoncer. Je n’en connais pas encore la raison. Elle sortira devant la justice. » L’avocat devrait demander le renvoi de l’affaire lors de l’audience programmée, ce vendredi matin.

« Si je dois me battre, ce n’est pas ici que je le ferai »

Quelques jours avant son interpellation, Midi Libre avait rencontré Alain C. « Oui, je me revendique comme islamiste, radical et favorable au port du voile. Mais je m’explique. Pour moi, un islamiste est un homme, un musulman, qui va se battre pour défendre sa religion. Un homme qui tue des innocents au nom de Dieu n’est pas un vrai musulman, a-t-il affirmé pour se présenter, lors de cet entretien. Je suis radical parce que je m’impose de respecter au plus près les préceptes du coran. Je suis favorable au port du voile, mais si ma femme ne veut pas le faire, je respecte. » Et de continuer : « Si je dois me battre, ce n’est pas ici que je le ferai. La France est mon pays. Je suis né ici et je veux respecter la loi, même si à une époque j’ai pu être très largement en dehors des clous. »

6 kg de cannabis et armes diverses en 2010

En 2010, l’homme a en effet été interpellé à Béziers en possession de six kilos de cannabis et d’armes diverses. Pour cela, il a été condamné à deux ans de prison, dont un an ferme. « J’ai tourné la page. Aujourd’hui, j’entends vivre proprement, dignement, honnêtement. Et je me suis installé dans mon restaurant, il y a deux mois maintenant. D’accord, avoir des menus qui portent le nom d’armes de guerre, c’est provocateur. Mais avec ce concept, je veux attirer les jeunes dans mon restaurant. »Sur l’enseigne, la barre du “T” de Toubib Burger a été remplacée par un fusil d’assaut et, en guise de décoration, au fond de son établissement, on trouve des armes à feu. Des modèles réduits d’une dizaine de centimètres tout au plus. Sauf une, mais c’est là encore une réplique, celle d’un pistolet Luger de la Seconde Guerre mondiale. Mais ce que l’on voit le plus c’est la facture des menus, 7 € pour les plus chers. Le tout entourant des tableaux écrits en arabe et représentants des versets du coran.

 

http://www.midilibre.fr/2015/10/19/le-restautrateur-biterrois-poursuivi-pour-apologie-de-terrorisme-juge-ce-lundi,1229036.php

Le restaurateur biterrois poursuivi pour apologie de terrorisme jugé ce lundi

 

il y a 244 jours 73 MIDI LIBRE
Le restaurateur biterrois poursuivi pour apologie de terrorisme jugé ce lundi
Le snack d’Alain C., sur les Allées Paul-Riquet à Béziers.

 

A lain C. a été arrêté mi-septembre devant son restaurant le Toubib Burger, à Béziers. Dans son établissement, le suspect proposait des menus dont les noms étaient des armes ou des explosifs. Et sur Facebook, il relayait des documents de propagandes islamistes.

Alain C. est jugé ce lundi 19 octobre devant le tribunal de Béziers en comparution immédiate. Ce restaurateur de 44 ans a été arrêté mi-septembre devant son établissement du centre ville le Toubib Burger pour apologie de terrorisme et détention d’armes en récidive. Dans son restaurant, dont le nom comportait un T écrit sous forme de fusil, le suspect, qui se défend en affirmant qu’il s’agit de marketing, proposait des menus dont les noms étaient des armes ou des explosifs. La carte de fidélité comportait, elle, neuf impacts et lorsque le client atteignait le 10e, il recevait un menu « Grenade ». De surcroît, sur plusieurs de ses comptes Facebook, le suspect relayait des documents de propagandes islamistes, ce qui constitue le délit d’apologie du terrorisme.

Fiche S de la DGSI

Lors de la perquisition de son domicile, un fusil et des munitions avaient été découverts. Le suspect a déjà été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, pour la détention de 6 kilos de cannabis, de deux fusils d’assaut et d’une arme de poing. Cet homme qui avait pris un nom à consonance musulmane, la religion à laquelle il s’était converti, faisait l’objet d’une fiche S de la DGSI. En outre, il avait également déjà été interpellé à Toulouse où il avait côtoyé les frères Merah, avant de s’éloigner de la ville.

« Si je dois me battre, ce n’est pas ici que je le ferai »

Quelques jours avant son interpellation, Midi Libre avait rencontré Alain C. « Oui, je me revendique comme islamiste, radical et favorable au port du voile. Mais je m’explique. Pour moi, un islamiste est un homme, un musulman, qui va se battre pour défendre sa religion. Un homme qui tue des innocents au nom de Dieu n’est pas un vrai musulman [...] Je suis radical parce que je m’impose de respecter au plus près les préceptes du coran. Je suis favorable au port du voile, mais si ma femme ne veut pas le faire, je respecte [...] Si je dois me battre, ce n’est pas ici que je le ferai. La France est mon pays. Je suis né ici et je veux respecter la loi, même si à une époque j’ai pu être très largement en dehors des clous. »

Me Luc Abratkiewicz, qui défend Alain C., déplorait récemment dans Midi Libre une situation qu’il juge “disproportionnée au regard du dossier [...] C’est une caricature de Guantánamo. Mon client a été placé à l’isolement. Il ne peut voir personne. Pas même sa famille. C’est un simple fait de l’esprit que d’imaginer qu’il puisse appartenir ou soutenir Daesh. Cela fait plus de deux ans qu’il fait ses sandwiches et que les jeunes lui disent Tes K-lach, ils rafalent l’estomac. C’est sa marque de fabrique. Mon client ne fait pas de prosélytisme. Il s’intéresse à sa religion, rien de plus. Et c’est tout cela qui dérange.”

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/herault/beziers/proces-du-gerant-du-toubib-burger-beziers-je-suis-quelqu-un-qui-aime-les-armes-c-est-tout-833147.html

Procès du gérant du « toubib burger » à Béziers : »Je suis quelqu’un qui aime les armes, c’est tout »

 

Alain Courmont le patron d’un fast food de Béziers comparaît devant le tribunal pour apologie du terrorisme. Celui qui proposait des menus « AK-47″,  “Grenade”, “K-lach ne comprend pas ce qu’on lui reproche. « Je suis converti à l’Islam. C’ est mon seul délit pour vous ».

  • S.N. et L.C.
  • Publié le 19 octobre 2015 à 15:54, mis à jour le 19 octobre 2015 à 17:51
Image Facebook du fast-food allées Paul Riquet de Béziers. © Capture Facebook© Capture Facebook Image Facebook du fast-food allées Paul Riquet de Béziers.

Alain Courmont comparaît depuis 14 h 00 devant le tribunal de grande instance de Béziers : « je comprends pas pourquoi je suis là » a-t-il expliqué à la barre.
Les policiers ont retrouvé un fusil et des munitions chez lui  : « je suis quelqu’un qui aime les armes, c’est tout », se défend-il.
Il portait un T-Shirt  Daesh : pour lui ce n’est pas un t shirt à l’ effigie de Daesh : » c est une profession de foi qu’il aime bien. Il n’ a mis ce T-shirt qu’une seule fois selon lui, sous un pull, le jour où il a été  interpellé.
Il a liké sur Facebook des sites islamistes…par curiosité.

« Je suis pas un terroriste. Je suis quelqu’un de normal. Je suis converti à l’Islam. C’ est mon seul délit pour vous  » a lancé le prévenu lors de l’audience, cet après-midi à Béziers.

Le 4 septembre dernier, la préfecture saisit le procureur par courrier. Le gérant du burger « se livrait a des actions de propagande visant a l’ apologie du terrorisme » dans son restaurant. Celui-ci a ouvert le 10 juin sur les allées Paul Riquet. Il possédait  un autre snack à Béziers auparavant.
Il propose dans son établissement des menus AK-47″,  “Grenade”, “K-lach.

L’homme a été interpellé à Béziers pour apologie du terrorisme, le 16 septembre dernier. Il serait une connaissance des frères Merah.  Il a déjà été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, notamment pour la détention de 6 kilos de cannabis et détention d’armes en 2013.

3 ans de prison requis

Le procureur de la République a requis une peine de 3 ans de prison dont un an avec sursis assortie d’une interdiction de gérer une société avec maintien en détention.

« On est dans la peur du musulman » selon l’avocat de la défense

L’avocat de la défense Me Abratkiewicz estime dans sa plaidoirie que « l‘on est dans la peur du musulman« . « Il ne fait pas l’apologie d’actes terroristes, explique l’avocat d’Alain Courmont, peut-être l’apologie de l’Islam, ce qui n’est pas la même chose. »

Un an de prison ferme

Le tribunal de grande instance de Béziers a condamné le gérant du « toubib burger » à un an de prison ferme et cinq ans d’interdiction d’exercer.
Sandrine Navas suit l’audience de Béziers. A suivre son reportage dans l’édition de 19 h 00.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/herault/beziers/proces-du-gerant-du-toubib-burger-beziers-un-de-prison-pour-apologie-du-terrorisme-et-detention-d-armes-833281.html

Procès du gérant du « toubib burger » à Béziers : un an de prison pour apologie du terrorisme et détention d’armes

 

Le gérant du « toubib burger » qui proposait des menus « AK-47″,  “Grenade”, “K-lach » a été condamné à un an de prison par le tribunal de Béziers pour apologie du terrorisme et détention d’armes. Une peine assortie de 5 ans d’interdiction d’exercer.

  • S.N. et L.C.
  • Publié le 19 octobre 2015 à 17:49
Lors d'une interruption d'audience au TGI de Béziers © France 3 LR/ F.Detranchant© France 3 LR/ F.Detranchant Lors d’une interruption d’audience au TGI de Béziers

Le 4 septembre dernier, la préfecture de l’Hérault saisit le procureur par courrier. Le gérant du burger Alain Courmont « se livrait a des actions de propagande visant à l’ apologie du terrorisme » dans son restaurant. Il propose dans son établissement des menus AK-47″,  “Grenade”, “K-lach ».
Devant le tribunal, Alain Courmont le patron d’un fast food de Béziers a dit ne pas comprendre ce qu’on lui reproche. « Je suis converti à l’Islam. C’est mon seul délit pour vous ». a-t-il déclaré. »Je suis quelqu’un qui aime les armes, c’est tout. »
Les policiers ont retrouvé un fusil et des munitions à son domicile.
Il portait un T-Shirt  Daesh : pour lui ce n’est pas un t shirt à l’ effigie de Daesh : » c’est une profession de foi qu’il aime bien ». Il n’ a mis ce T-shirt qu’ une seule fois selon lui, sous un pull, le jour ou il a été  interpellé..
Il a liké sur Facebook des sites islamistes…par curiosité explique-t-il encore.

L’homme a été interpellé à Béziers pour apologie du terrorisme, le 16 septembre dernier. Il serait une connaissance des frères Merah.  Il a déjà été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, notamment pour la détention de 6 kilos de cannabis et détention d’armes en 2013.

3 ans de prison requis

Le procureur de la République a requis une peine de 3 ans de prison dont un an avec sursis assortie d’une interdiction de gérer une société avec maintien en détention.

« On est dans la peur du musulman » selon l’avocat de la défense
L’avocat de la défense Me Abratkiewicz estime dans sa plaidoirie que « l’on est dans la peur du musulman ». « Il ne fait pas l’apologie d’actes terroristes, explique l’avocat d’Alain Courmont, peut-être l’apologie de l’Islam, ce qui n’est pas la même chose. »

Un an de prison ferme

Le tribunal de grande instance de Béziers a condamné le gérant du « toubib burger » à un an de prison ferme et cinq ans d’interdiction d’exercer.

 

http://www.societe.com/societe/monsieur-alain-courmont-488811548.html

MONSIEUR ALAIN COURMONT (TOUBIB BURGER)

Société : 488811548

Fiche entreprise : chiffres d’affaires, bilan et résultat

Présentation de la société MONSIEUR ALAIN COURMONT

MONSIEUR ALAIN COURMONT, affaire personnelle commerçant est active depuis 10 ans.
Domiciliée à BEZIERS (34500), elle est spécialisée dans le secteur d’activité de la restauration de type rapide.

Societe.com recense 1 établissement actif et aucun événement.

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Renseignements juridiques

Dénomination MONSIEUR ALAIN COURMONT
Adresse MONSIEUR ALAIN COURMONT, 50 ALLEES PAUL RIQUET 34500 BEZIERS
Téléphone Afficher le téléphone
SIREN 488 811 548
SIRET (siege) 48881154800046
N° de TVA Intracommunautaire
Activité (Code NAF ou APE) Restauration de type rapide (5610C)
Forme juridique Affaire personnelle commerçant
Date création entreprise 01-03-2006
Date de dernière mise à jour 04-07-2015
Tranche d’effectif 0 salarié (unités ayant eu des salariés au cours de l’année de référence mais plus d’effectif au 31/12)

 

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Chiffres clés de MONSIEUR ALAIN COURMONT

Date de publication de l’exercice 2015 2014 Variation
Total du Bilan (Actif / Passif)
- dont Trésorerie
- dont Capitaux propres Comptes non disponibles Comptes non disponibles
- dont Dettes
Chiffre d’affaires
Résultat net (Bénéfice ou Perte)
Effectifs moyens

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Les 2 Annonces d’évènements parues

Date Annonces légales (JAL ou BODACC) Prix Achat
27/08/2015 Cession / acquisition 2,90 €
17/07/2008 Clôture de jugement 2,90 €

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Synthèse societe.com pour l’entreprise MONSIEUR ALAIN COURMONT

Analyse bientôt disponible pour cette société

Les 3 établissements, 1 établissement actif :

Siege MONSIEUR ALAIN COURMONT
Depuis le : 08-06-2015
SIRET 48881154800046
Adresse 50 ALLEES PAUL RIQUET – 34500 BEZIERS
Activité Restauration de type rapide (5610C)

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Siege MONSIEUR ALAIN COURMONT
Depuis le : 01-04-2015 Fermé le : 13-06-2015
SIRET 48881154800038
Adresse 9 RUE ALEXANDRE CABANEL – 34500 BEZIERS
Activité Restauration de type rapide (5610C)

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Siege MONSIEUR ALAIN COURMONT
Depuis le : 11-04-2011 Fermé le : 17-06-2014
SIRET 48881154800020
Adresse 26 RUE DU CAPNAU – 34500 BEZIERS
Activité Commerce d’alimentation générale (4711B)

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