Evacuation de squats au Forestou à Brest : trois militants placés en garde à vue

 

 

 

Entre autres choses, un gendarme a été mordu jusqu’au sang…

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest-un-squat-de-migrants-evacue-au-forestou-22-10-2016-11264525.php

Brest. Un squat de migrants évacué au Forestou

 

Publié le 22 octobre 2016
A Brest, au Forestou, l’évacuation par les forces de l’ordre de cinq anciennes maisons de cheminots, squattées par 35 migrants, a eu lieu hier matin. Essentiellement des familles, dont 15 enfants, qui s’y étaient installées depuis le printemps. Cette évacuation faisait suite à une décision de justice en début de semaine à la demande de Brest Métropole Habitat (BMH) qui envisage la construction sur le site de logements sociaux. Selon un communiqué de la préfecture du Finistère, « 15 personnes ont été hébergées, environ 25 autres ont refusé l’hébergement proposé ». Ces migrants, « en situation irrégulière », sont originaires de Roumanie, Albanie et Macédoine. Une centaine de membres du mouvement « Zéro personne à la rue » étaient sur place lors de l’évacuation. Certains ont opposé de la résistance, trois d’entre eux ont dû être évacués d’un toit à l’aide de la grande échelle des pompiers. Ils ont, par la suite, été placés en garde à vue. Des solutions provisoires de relogements ont été proposées par les militants, notamment pour une femme enceinte (qui doit rester alitée). Pour le reste, des militants entendaient les diriger vers la salle de l’Avenir, place Guérin.

 

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/forestou-evacuation-sous-tension-22-10-2016-11264957.php

Forestou. Évacuation sous tension

 

Publié le 22 octobre 2016

Forestou.  Évacuation sous tension
Forestou.  Évacuation sous tension

 

Thierry Dilasser et Sarah Morio Les forces de l’ordre ont évacué, hier matin, les cinq anciennes maisons de cheminots du Forestou squattées depuis plusieurs mois. 35 migrants, soutenus par une centaine de membres du mouvement « Zéro personne à la rue » se trouvaient sur place. Certains ont opposé de la résistance. Trois personnes ont été placées en garde à vue

 

8 h 40. Les téléphones portables retentissent. Un guet en veille place de Strasbourg prévient que des gendarmes viennent de passer. Au Forestou, certains militants ne s’y attendaient visiblement pas. Mais le pragmatisme reprend le dessus. Repli de tous dans les maisons. 9 h. L’escadron de CRS, devancé par des motards, est arrivé en trombe. Le scénario semble parfaitement orchestré. Le quartier est quadrillé. Des fourgons obstruent les rues. Gendarmes et policiers se mettent en position d’attente. Les curieux sont tenus à bout de gaffe, derrière un cordon de sécurité. 9 h 05. Début des opérations. Le sous-préfet et le commissaire central sont sur place pour coordonner les opérations. Les tensions sont palpables. Trois militants se perchent sur le toit. De là, ils semblent diriger la bataille, invectivent les forces de l’ordre et donnent des instructions aux militants restés dans la rue… Militants qui sont rapidement repoussés manu militari derrière le cordon de sécurité. Ils crient « aux violences policières et mauvais traitements ». Plus tard, le préfet condamnera, lui, « les agressions, inacceptables dont ont été victimes les gendarmes ». L’un d’eux a notamment été mordu à sang. 9 h 15. Deux camions de la ville arrivent sur place pour « mettre les familles à l’abri ». 10 h.

La grande échelle des pompiers a été appelée. L’objectif : déloger les trois réfractaires qui n’ont visiblement pas l’intention de quitter le toit. Les gendarmes devront s’y prendre à quatre reprises. Quatre face-à-face musclés où il leur a été bien difficile de maîtriser ces individus très agités. Au final, les trois ont été placés en garde à vue. Présentés au parquet dans la journée, d’eux d’entre eux ont été remis en liberté avec une convocation en justice pour rébellion en réunion. Le troisième, considéré comme le plus virulent, sera présenté aujourd’hui, en vue d’une procédure de comparution immédiate lundi. En attendant, le parquet demandera un mandat de dépôt. 10 h 05. Le mouvement « Zéro personne à la rue » n’entend pas lâcher prise. Regroupés rue Guynemer, ils déversent des gravats sur la chaussée pour empêcher les camionnettes de BMH d’accéder aux maisons. Un des responsables est verbalement pris à parti. 10 h 30. Fin de la première étape. Les maisons sont vides de tout occupant. Services de BMH et bulldozer peuvent passer à l’action pour vider et dévitaliser les cinq pavillons. Le tout sous protection policière. Pendant ce temps, un barnum a été installé à l’arrière du squat. Tous les migrants sont enregistrés et un hébergement leur est proposé le temps de l’analyse de leurs situations (situations différentes qu’on soit ressortissants européens, migrants économiques, demandeurs d’asile ou personnes déboutées). 12 h. L’avocat des migrants vient à leur rencontre. Il veut, de visu, expliquer aux principaux intéressés l’action qu’il a lancée. Les deux familles qui ont refusé les solutions d’hébergement d’urgence proposées par les services de l’État, dont une femme enceinte, se regroupent dans la cour d’un petit collectif située en face du squat. Les forces de l’ordre leur emboîtent le pas. Un nouveau face-à-face qui semble inquiéter des locataires prostrés à leurs fenêtres. Débute alors un statu quo qui durera toute l’après-midi. 17 h 30. Une dizaine de sympathisants du mouvement sont toujours sur place. Ils ont trouvé des solutions provisoires. Une proche du mouvement accueillera la femme enceinte (qui doit rester alitée), une autre ouvrira ses portes à deux adultes. Pour le reste, des militants entendent les diriger vers la salle de l’Avenir, place Guérin. Une idée qui ne fait pas l’unanimité. 19 h 30. Les migrants, ils sont au moins une vingtaine, occupent la salle de l’Avenir, place Guérin, comme envisagé plus tôt, aux côtés de membres du mouvement. Ils ont reçu le soutien d’Emmaüs et La Croix-Rouge s’apprête à les rejoindre.



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