Petitcoucou n’a pas fini de se faire entendre !

 

 

A ce stade des procédures des consorts Luraghi, Brenterch, Donnadieu et autres pour me faire taire, une conclusion s’impose : il n’y a bien qu’à Brest que la justice française produise des décisions aussi aberrantes que scandaleuses.



Rue89 : le « déconnologue » Tilou « n’a pas le cul sorti des ronces »

 

 

 

Il s’est refait un n-ième compte le 27 décembre dernier, et c’est donc ce qu’il disait hier à 14h07 (voir ci-dessous).

Il n’avait qu’à ne pas s’y mettre tout seul :

 

Pirates

 

 

http://rue89.nouvelobs.com/2017/01/06/a-voir-vers-tendresse-beau-film-difficulte-daimer-banlieue-266044#comment-4891251

A voir : « Vers la Tendresse », un beau film sur la difficulté d’aimer en banlieue

 

Ce moyen-métrage de la réalisatrice Alice Diop est visible en ligne jusqu’au 8 février.

Par Claire Richard Journaliste. Publié le 06/01/2017 à 16h27
25 589 visites 149 réactions   3

 

Commentaires postés

 

Publié le 07/01/2017 à 00h11

Rue89 : le

Akira Kurosawa

sexy sushi

Un bon court dans le genre.

1 réponse
Publié le 07/01/2017 à 00h33

avatar_2 dans Attentats

MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à Akira Kurosawa

et bonne année à toi.

2 réponses
Publié le 07/01/2017 à 00h59

cthulhu_tatto_version_by_mesalia-d5ge5lv dans Calomnie

Akira Kurosawa

sexy sushi
répond à MarxForEver

La pareille.

Publié le 07/01/2017 à 08h38

papatte_2 dans Corruption

 » Tilou »

de retour
répond à MarxForEver
Deux%20mille%20dit%20seth dans Crime

Bonne année 2017..

1 réponse
Publié le 07/01/2017 à 13h18

avatar_2 dans Folie

MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à  » Tilou »

Bonne année à toi aussi et à tous les matous ! !

Après le nouvel an, on a fait buguer la mienne ! Elle a eu le choix entre tellements de gamelles de restes, que tout d’un coup : elle ne savait plus ! Après un tel choc, j’envisage de la mettre en thérapie.

1 réponse
Publié le 07/01/2017 à 14h07

papatte_2 dans LCR - NPA

 » Tilou »

de retour
répond à MarxForEver
chats%20norvgiens dans Le Post

Meilleurs vœux… On n’a pas le cul sorti des ronces, il me semble…

 

 

http://api.riverains.rue89.nouvelobs.com/tilou-0/commentaires

 

'' Tilou''

 » Tilou »

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Pourquoi les magistrats brestois me haïssent-ils tant ?

Depuis que la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest a décidé, au mois de juin 2010, de faire savoir à la terre entière comment elle s’amusait à détruire des familles entières d’ingénieurs uniquement parce que ces gens-là ont le tort d’être plus intelligents qu’elle et peuvent de ce fait accéder à des postes ou des fonctions qu’elle leur a toujours enviés, soit parce qu’ils sont plus valorisants ou prestigieux que ceux de professeur de l’Education nationale, soit parce qu’ils sont mieux rémunérés, soit parce qu’elle s’imagine qu’ils leur apportent de ce pouvoir sur les autres qu’elle-même a toujours recherché par tous les moyens, j’ai acquis des certitudes qui auparavant me faisaient défaut quant à la succession inimaginable de tous les crimes et délits dont j’ai été victime depuis le début des années 1990, sans jamais pouvoir faire cesser ce cauchemar.

Je sais maintenant de façon sûre et certaine, non seulement que Josette Brenterch y a bien toujours été associée, mais qu’elle en était en fait à l’origine et a elle-même organisé un grand nombre des agressions dont j’ai été victime – et même chose pour mes proches, mes amis et de très nombreuses autres personnes qui ont pu un tant soit peu la contrarier au cours de son existence, même sans l’avoir jamais connue, et donc sans le savoir ni pouvoir le soupçonner, comme mes proches et moi-même jusqu’en 2004.

La manière dont les magistrats brestois ont décidé de traiter nos plaintes à compter de l’automne 2010 m’a aussi bien renseignée à leur sujet.

Je peux désormais affirmer, nombreux éléments de preuves à l’appui, que ces magistrats sont CORROMPUS, et ce depuis de très nombreuses années.

Bien d’autres justiciables que moi le disaient déjà depuis très longtemps, je les rejoins désormais complètement à propos des affaires qui me concernent, tout comme nombre d’avocats de Rennes ou de Nantes que j’ai souvent entendus se plaindre de la « justice » brestoise ou de son absence totale, certains refusant carrément de venir plaider quoi que ce soit à Brest au motif que c’est inutile, vu qu’ici les dés sont toujours pipés.

Même son de cloche du côté des avocats brestois qui se disent aussi tenus par les volontés ou fantaisies des magistrats locaux : leur règlement intérieur les empêcherait de contrarier ces magistrats, disent-ils, affirmant pour certains que de toute façon ils ne peuvent gagner leurs procès qu’à la condition de suivre la magistrature locale ou d’être suivis par elle et ne s’engagent donc pour aucune cause quand ce n’est pas le cas, peu important que le ou les dossiers soient bons ou ne le soient pas. On comprend alors que ces ténors du barreau local tiennent à leur réputation pour maintenir leur clientèle ou la développer : ils s’estiment obligés de gagner pour pouvoir continuer à exercer à Brest avec succès, et à cet effet, disent donc être obligés de se plier à tous les desiderata d’une magistrature locale dont les avis peuvent varier et parfois même changer du tout au tout du jour au lendemain, sans aucune sorte de préavis.

Autrement dit, aucun des avocats brestois n’est réellement avocat. Ils pourraient tous être avantageusement remplacés par des sortes d’épouvantails gesticulant beaucoup tout en poussant des cris d’orfraie (David Rajjou m’a vraiment soûlée durant les trois heures d’audience du 9 avril 2013 à Brest), les jugements rendus par le Tribunal de Grande Instance de Brest seraient rigoureusement les mêmes.

Et en définitive, sachant comment ils gagnent à Brest, sans avoir besoin de se fatiguer ni de faire preuve de compétence, il est clair que leurs réputations de bons avocats sont toutes usurpées.

C’est d’ailleurs l’un des enseignements de la procédure aujourd’hui définitivement clôturée dans laquelle Josette Brenterch s’était engagée à mon encontre en 2011, puisque celle-ci a été entièrement annulée par la Cour d’Appel de Rennes le 2 décembre 2015 alors que ses avocats, Maîtres Roger Potin et David Rajjou, avaient obtenu des juges brestois exactement tout ce qu’ils avaient demandé en première instance quoiqu’ils eussent fait preuve d’une rare nullité dès la rédaction des plaintes.

En fait, mon avocat à Brest de l’automne 2011 jusqu’à l’été 2013, Maître Vincent Omez, dont je traiterai le cas plus tard, m’avait expliqué après ma condamnation illégale du 11 juin 2013 que les juges brestois s’étaient tous réunis au tribunal pour rendre ce jugement et avaient décidé de me sanctionner, non pas au vu du dossier qui leur avait été soumis, mais parce que j’avais moi-même porté plainte contre Josette Brenterch et ses complices les cybercriminels de la bande du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, alors que le premier d’entre eux, le juge Raymond André, avait depuis fort longtemps décidé que je n’avais strictement aucun droit de me plaindre de quoi que ce soit, quels que soient les crimes ou délits dont j’étais victime, du fait que dans les années 1990 j’avais refusé de commettre des crimes et délits contre la Nation.

Le justiciable brestois est ainsi des plus mal lotis : confronté à des magistrats CORROMPUS, il n’a même pas d’avocat ou se fait escroquer par des avocats aux ordres de la magistrature locale, comme cela m’est arrivé.

En six années de déboires avec ces magistrats CORROMPUS, donc, travaillant mes dossiers seule en tout ou partie à défaut de pouvoir toujours bénéficier de l’assistance d’un avocat, j’ai accumulé bien des éléments de preuves contre ces magistrats que j’ai aussi rencontrés plusieurs fois en audition.

Donc : oui, ils savent bien que Cyprien Luraghi et ses amis cybercriminels m’ont toujours piratée et harcelée à compter de l’année 2008, ils ont bien vu la totalité de leurs écrits publics sur le blog Tique Toc au cours de l’été 2010, comme tous leurs écrits me concernant durant la même période sur l’ICI-BLOG, et bien d’autres par la suite, notamment ceux de décembre 2010, puis janvier et février 2011.

Ils savent bien que toutes les infractions pénales pour lesquelles j’ai porté plainte sont bien réelles.

Ils savent aussi que Cyprien Luraghi m’a dénoncée comme « mécréante » sur quantité de sites islamistes dès 2010, ils le savaient déjà avant que je m’en plaigne.

Et surtout, ils ont toujours su que toutes les « révélations » publiques de ce malade mental me concernant sous la dictée de sa complice la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest à compter du 19 juin 2010 allaient bien provoquer nombre de règlements de comptes sanglants ou d’assassinats, comme je l’ai craint d’emblée, cette perspective m’ayant dès lors toujours minée.

En effet, ils n’avaient pas oublié qui j’étais ni quelles avaient été toutes mes difficultés professionnelles dans les années 1990. Précisément, ils me reprochaient toujours d’avoir à cette époque catégoriquement refusé de commettre des crimes et délits contre la Nation et d’avoir ensuite toujours tout aussi catégoriquement refusé de me prostituer.

Connaissant donc très bien depuis le début tous les objectifs et toutes les activités de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et de ses complices les cybercriminels de la bande du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, ils en ont toujours été complices.



Facebook suspend « Babylone 2.0″, un groupe secret de 52 000 « déconnologues »

Combien de magistrats, d’avocats, de journalistes ou de professeurs de l’Education nationale dans ce groupe de pervers, that is the question.

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/01/07/facebook-suspend-babylone-2-0-un-groupe-secret-echange-photos-volees-femmes-nues/

Facebook suspend « Babylone 2.0″, un groupe secret où 52.000 membres s’échangeaient des photos volées de femmes nues

 

La révélation de l’existence de ce groupe privé par une blogueuse belge a suscité l’émoi et l’indignation.

 

07/01/2017 12:56 CET | Actualisé il y a 4 heures

RÉSEAUX SOCIAUX – Le « revenge porn », le fait de publier des photos à caractère sexuel d’une personne sans son consentement, n’est donc plus l’apanage des sites dédiés à cette pratique punie par la loi française. « Babylone 2.0″, un groupe secret créé sur Facebook, a été suspendu vendredi 6 janvier par le réseau social, après avoir servi à quelque 52.000 membres de plate-forme d’échange de photos intimes, prises la plupart du temps à l’insu des personnes photographiées, a révélé le site belge 2 girls 1 mag

La blogueuse qui a découvert l’existence du groupe secret fait un récit effarant du contenu de la page. « Non seulement il ne s’agit pas de se rincer l’oeil aux dépens et à l’insu de pauvres filles qui n’ont rien demandé », écrit-elle, mais « on en parle comme de la viande, comme d’objets dont on se sert sans le moindre respect »

Des conquêtes « certifiées pêches perso »

Selon elle, la majorité des participants sont des hommes, comme le suggère une publication dont elle fournit une capture d’écran, et sur laquelle on peut lire le commentaire suivant: « On m’a informé que certaines personnes se sont amusé à ajouter des filles dans le groupe… J’espère qu’il n’y aura pas de problème…

Elle décrit des publications « d’hommes » qui « partagent avec d’autres des photos prises à l’insu de leurs conquêtes ou envoyées en privé par leurs conquêtes ‘certifiées pêches perso’ ». Dans un post par exemple, un homme de 27 ans publie la photo d’une femme, « très loin de l’avion de chasse qu’on traque tous » estime-t-il, que l’on peut voir « nue », « de dos », « de toute évidence sans qu’elle s’en aperçoive » selon la blogueuse.

Facebook suspend
Babylone 2.0 / Facebook

La bannière de la page Facebook Babylone 2.0.

 

Fort de son succès lorsqu’il était actif, « Babylone 2.0″, dont le nom fait référence à la ville symbole de la décadence dans la Bible, possède également sa page officielle, qui est elle toujours visible. Les internautes dans la confidence s’y échangent des plaisanteries à coups de memes.

« Il faut se battre contre ces horreurs, on va y arriver »

Le réseau social a confirmé vendredi au HuffPost avoir suspendu le groupe après ces révélations, relayées par plusieurs médias français et belges. Comme sur le reste de la plateforme, la modération des groupes privés sur Facebook se fait sur la base des signalements des utilisateurs. Si ceux qui faisaient partie du groupe n’ont jamais signalé les contenus, Facebook n’a pas pu activer son processus de modération. Par ailleurs, la blogueuse belge indique que les utilisateurs de ce groupe ont fait en sorte qu’aucun téton n’apparaisse sur les photos, de manière à passer au travers des filtres de nudité du réseau social.

D’après Thierry Vallat, avocat spécialiste en droit numérique interrogé par Néon, le fait de diffuser des photos intimes de quelqu’un dans la sphère publique est passible de 2 ans de prison et 60.000 euros d’amende. La loi d’octobre 2016 « pour une République numérique » interdit « de porter à la connaissance du public ou d’un tiers tout enregistrement ou tout document portant sur des paroles ou des images présentant un caractère sexuel, obtenu, avec le consentement exprès ou présumé de la personne ou par elle-même ».

Selon la blogueuse belge, le règlement du groupe secret demandait à ce que les femmes ne soient pas reconnaissables sur les photos, et que leur nom ne soit pas communiqué. Thierry Vallat estime que les femmes dont les photos ont été publiées sur le groupe ont quand même un recours.

« Si ces photos ont été diffusées sans son consentement, la victime peut porter plainte, explique-t-il à Néon. Même si son visage n’apparaît pas, à partir du moment où elle se reconnaît, sa souffrance peut être reconnue. D’autant que souvent, on retrouve dans les commentaires des indices qui laissent deviner son identité. Même si l’anonymat limite le champ, la victime va avoir son propre préjudice. Il faut se battre contre ces horreurs, on va y arriver. »

D’après plusieurs médias comme Néon et Konbini, le groupe aurait refait surface peu après sa suspension, sous les noms de « Babylon Reborn », « Partage ta pêche maison » ou « Garde la pêche ». Même si ces groupes existent bel et bien, il est difficile d’en vérifier leur contenu puisqu’ils sont privés.



Affaire de l’attentat de Karachi : rien de neuf depuis le 13 novembre 2015

Tout juste la presse a-t-elle révélé le 16 décembre 2016 que le parquet de Paris refusait l’ouverture d’une nouvelle enquête qui était demandée pour violation du secret défense par l’un des blessés de l’attentat.

De mon côté, je « viole » le secret défense sur quelques faits intéressants sans aucun problème depuis des années (les autorités concernées sont au courant et me laissent faire), mais pas devant la bande de débiles mentaux du psychopathe et mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi, cela va de soi : là, je m’arc-boute tout de suite, c’est non.

Par ailleurs, chacun peut apprécier très facilement comment la sécurité du témoin privilégié que je suis pour certains faits est assurée depuis 2008, année où l’enquête sur l’attentat de Karachi du 8 mai 2002 a commencé à se diriger vers les négociations du contrat Agosta en 1994 : les magistrats brestois ont décidé de laisser le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi s’en charger à sa manière, c’est-à-dire en multipliant les appels publics au viol et au meurtre à mon encontre.

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/12/16/97001-20161216FILWWW00287-attentat-de-karachi-le-parquet-de-paris-refuse-l-ouverture-d-une-nouvelle-enquete.php

Attentat de Karachi: le parquet de Paris refuse l’ouverture d’une nouvelle enquête

 

  • Mis à jour le 16/12/2016 à 19:04
  • Publié le 16/12/2016 à 18:48

Selon des informations de France Info, le parquet de Paris a refusé aux victimes de l’attentat de Karachi, au Pakistan, l’ouverture d’une enquête pour violation du secret défense. Cette attaque avait coûté la vie à 14 personnes, dont 11 employés français de la DCN en 2002.

Dans le détail, un des blessés de l’attentat, Gilles Sanson, demandait en effet la déclassification d’un audit de sécurité réalisé sur le site de Karachi par le GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale) cinq mois après l’attaque. Ce document n’a jamais été déclassifié. Pourtant, l’armée pakistanaise, soupçonnée d’être impliquée dans l’attentat, y aurait eu accès, selon l’enquête. Des responsables de la DCN auraient ainsi envoyé des extraits de ce rapport à l’armée et au ministère de la Défense pakistanais.

Le procureur adjoint, Véronique Degermann, a expliqué dans un courrier, toujours selon France Info, qu’elle « n’envisage pas d’ouvrir une enquête préliminaire du chef de compromission, en l’absence de dénonciation de l’autorité qui aurait procédé à la classification de l’audit de sécurité visé [le ministère de la Défense]« . Le parquet de Paris précise que les faits  »supposés établis, apparaissent en toute hypothèse, prescrits ».

En 2008, des perquisitions menées au siège de la DCNS, dans le cadre d’une enquête sur des faits présumés de corruption, relancent l’affaire. Les enquêteurs mettent en effet la main sur des documents faisant état de commissions versées en marge de contrats de ventes d’armes. En l’espèce la vente, en 1994 au Pakistan, de sous-marins français Agosta pour un montant de 850 millions d’euros. Pour faciliter la transaction, le versement de commissions à des intermédiaires pakistanais aurait donc été prévu, comme il est alors d’usage et comme la loi ne l’interdit pas encore. Mais à son arrivée à l’Élysée en 1995, Jacques Chirac ordonne l’arrêt du versement de ces commissions.

Or l’une des notes versées au dossier de l’instruction indique que «l’attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l’armée (pakistanaise) et au sein des bureaux de soutien aux guérillas islamistes» des services secrets pakistanais. Selon le document, «les personnalités ayant instrumentalisé le groupe islamiste qui a mené à bien l’action poursuivaient un but financier : obtenir le versement de commissions non honorées». En clair, l’attentat aurait été commandité, en manière de représailles, par de hauts responsables pakistanais mécontents de ne pas recevoir l’argent promis.

À partir du moment où les enquêteurs envisagent l’existence d’un réseau de corruption autour du contrat Agosta, ils tentent d’en identifier les bénéficiaires. En France, les regards se tournent vers Édouard Balladur. Comme premier ministre, c’est lui qui a autorisé la vente des sous-marins. Comme candidat à la présidentielle de 1995, il aurait pu bénéficier de l’argent des rétrocommisisons pour financer une partie de sa campagne. C’est en tout cas la thèse d’Olivier Morice, avocat de plusieurs familles des victimes de l’attentat de Karachi. Cela expliquerait selon lui pourquoi Jacques Chirac a ordonné en 1995 l’arrêt du versement des commissions, ne voulant pas que celles-ci financent la campagne de son ex-rival.

LIRE AUSSI :
» De l’attentat de Karachi au «Karachigate»
» Dossier spécial : Karachi, de l’attentat à l’affaire

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/11/13/attentat-de-karachi-le-temoignage-qui-revele-les-dissimulations-de-la-dst_4808707_1653578.html

Attentat de Karachi : le témoignage qui révèle les mensonges de la DST

 

« Le Monde » révèle le témoignage d’un ancien agent qui confirme l’existence d’une enquête sur un personnage clé de l’affaire, dont les services ne retrouvent aucune trace.

Le Monde.fr | 13.11.2015 à 06h52 • Mis à jour le 13.11.2015 à 13h10 | Par Soren Seelow

Sur les lieux de l'attentat de Karachi, le 8 mai 2002.

Personne ne connaît son nom. Dans le dossier d’instruction de l’attentat de Karachi, qui a fait quinze morts dont onze employés français de la Direction des constructions navales (DCN) le 8 mai 2002 au Pakistan, il apparaît sous son seul alias : « Verger ». Verger est un ancien agent de la Direction de surveillance du territoire (DST), l’ancêtre de la DGSI. Il n’avait encore jamais été entendu par la justice. C’est désormais chose faite. A la faveur d’un tour de passe-passe inédit, les magistrats instructeurs sont parvenus à contourner le secret-défense qui leur est opposé depuis le début de cette enquête.

 

DEPUIS 2009, LE JUGE MARC TRÉVIDIC CHERCHE À SAVOIR SI LE MOBILE POLITICO-FINANCIER A ÉTÉ VOLONTAIREMENT ÉTOUFFÉ AU PROFIT DE LA PISTE ISLAMISTE

 

Le témoignage de Verger, que Le Monde a pu consulter, a été déclassifié par le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, le 23 octobre. Il vient confirmer des informations longtemps tues par les responsables des services de renseignement : la DST, chargée en 2002 de l’enquête sur l’attentat, avait bel et bien travaillé dès les années 1990 sur un certain Ali Ben Moussalem, aujourd’hui considéré comme un personnage clé de l’affaire.

Depuis 2009, le juge Marc Trévidic – chargé de l’enquête jusqu’à son départ du pôle antiterroriste en août 2015 – cherche à savoir si la DST a enquêté sur cet homme et le lui a caché. En d’autres termes si le mobile politico-financier a été volontairement étouffé au profit de la piste islamiste. Les anciens responsables des services qu’il a auditionnés sur ce sujet se sont systématiquement retranchés derrière le secret-défense. Et ses innombrables requêtes en déclassification concernant Ali Ben Moussalem se sont jusqu’ici heurtées à la même réponse : la DGSI, qui a succédé à la DST, ne retrouve aucune trace de ce travail dans ses armoires.

Ce cheikh saoudien était à la tête d’un réseau d’intermédiaires – dont faisait partie Ziad Takieddine – imposé par le gouvernement Balladur dans plusieurs marchés d’armement en 1994 : la vente des sous-marins français Agosta au Pakistan et des frégates Sawari II à l’Arabie saoudite. Il est le pivot de la thèse selon laquelle l’attentat serait une mesure de rétorsion après l’interruption des commissions prévues par ces contrats. Quelques mois après son accession à la présidence de la République en 1995, Jacques Chirac avait décidé de mettre fin aux versements, qu’il soupçonnait d’avoir financé la campagne de l’ancien premier ministre devenu son rival dans la course à l’Elysée.

Ali Ben Moussalem – qui est mort en 2004 – est considéré comme la principale victime de cette décision, avec un préjudice estimé à 120 millions d’euros. Ses connexions avec les services secrets pakistanais et la mouvance terroriste en font, pour les tenants de la thèse politico-financière, un suspect potentiel.

Lire aussi   Attentat de Karachi : comment Bernard Cazeneuve a permis de contourner le secret-défense

« Merci pour la France, elle vous le rendra »

Le témoignage de Verger ne suffit pas à étayer le mobile financier de l’attentat. Il confirme en revanche que le renseignement intérieur a bien observé des transactions entre Ben Moussalem et des membres du gouvernement Balladur dans les années 90. La scène qu’il relate a été immortalisée par des « sous-marins » de la DST, des véhicules placés devant la boutique Arije – qui occupait le rez-de-chaussée de la permanence de campagne de Balladur à Paris – en face de l’hôtel Prince de Galles, propriété de Ben Moussalem :

« En 1994-1995, je me suis intéressé aux activités de cheikh Ali Ben Moussalem et de son bras droit, Ziad Takieddine. Gérard Willing [le correspondant de la DST dont Verger était l’officier traitant] m’avait indiqué que la boutique Arije était une plaque tournante de trafics en tout genre et d’armes en particulier. La DST a placé cette boutique sous surveillance. A notre grande surprise, la campagne électorale étant lancée, nous avons observé que des membres du parti républicain de François Léotard [ministre de la défense du gouvernement Balladur] se rendaient dans l’immeuble abritant Arije. (…) Donnedieu de Vabres [chargé de mission auprès de François Léotard] aurait rencontré Ben Moussalem à l’hôtel Prince de Galles. Ce dernier lui aurait remis deux valises, pleines, selon Gérard Willing, d’argent. Donnedieu de Vabres aurait alors remercié Ben Moussalem en lui disant : Merci pour la France, elle vous le rendra. »

Aucune trace de cette surveillance n’a été retrouvée dans les archives de la DGSI. Ce témoignage tend ainsi à confirmer les soupçons des parties civiles, convaincues depuis des années que l’appareil d’Etat leur cache la vérité. « Soit la DGSI ment à la justice et à son ministre de tutelle, soit les souvenirs de cet épisode peu reluisant de la rivalité entre Chirac et Balladur ont été détruits », explique Me Marie Dosé, avocate de plusieurs parties civiles.

Durant les sept premières années de l’instruction, une seule piste a été creusée par la DST : celle d’un attentat perpétré par la nébuleuse Al-Qaida. Il faudra attendre 2008 – et la divulgation par la presse d’un rapport confidentiel commandé par la DCN dès septembre 2002, le rapport « Nautilus » – pour que la piste d’une vengeance liée à l’arrêt des commissions s’impose comme une alternative.

Lire aussi : Affaire de Karachi : si vous avez raté un épisode

Pendant six ans, le juge Marc Trévidic se heurtera au secret-défense opposé par les témoins qu’il auditionne. Faisant suite à de multiples demandes d’actes déposées par Me Dosé, il requiert en 2012, 2013 et 2014 la déclassification des notes de la DST sur Ben Moussalem. Il n’obtiendra qu’un seul document : l’analyse d’un article du quotidien suisse Le Temps, copieusement caviardée et ne présentant aucun intérêt pour l’enquête.

Les déclarations de Verger confirment – pour partie – celles du seul acteur de ce dossier à s’être montré prolixe sur le travail réalisé par la DST durant cette période : Gérard Willing. Cet « honorable correspondant » de la DST a affirmé dans le bureau du juge, le 28 janvier 2013, avoir enquêté sur Ben Moussalem dès 1994 et en avoir rendu compte à Verger, son officier traitant. Il précisait encore avoir transmis une note étayant la piste politico-financière cinq jours après l’attentat.

« Non – Non plus – Non plus – Non »

Son témoignage a depuis été régulièrement contesté – voire discrédité – par plusieurs anciens responsables de la DST. Aucune trace de son travail n’a jamais été retrouvée. Afin de vérifier ses assertions, le juge Trévidic a envoyé le 6 mai des questionnaires à remettre à cinq témoins qu’il n’avait pu entendre ou qui s’étaient retranchés derrière le secret-défense. Les réponses à ces formulaires ont été envoyées directement au ministre de l’intérieur – sans passer par le cabinet du juge – afin que le secret-défense ne puisse lui être opposé. A charge ensuite pour le ministre de les classifier, pour les déclassifier dans la foulée, ce qui est chose faite depuis le 23 octobre.

Les destinataires de ces questionnaires étaient : Jean-Louis Gergorin (ancien directeur de la stratégie du groupe Matra), Raymond Nart (ancien directeur adjoint de la DST), Eric Bellemin-Comte (ancien chef du service de la DST chargé des contacts avec Gérard Willing), Jean-Jacques Pascal (ancien directeur de la DST) et le fameux Verger. Le seul à avoir fait état dans ses réponses d’un travail sur Ben Moussalem est celui dont l’identité demeure à ce jour un mystère. Interrogé sur l’existence de cet agent, l’ancien directeur adjoint de la DST, Raymond Nart, affirme pourtant que l’alias « Verger » ne lui évoque « aucun souvenir ».

Eric Bellemin-Comte – aujourd’hui conseiller auprès du coordinateur national du renseignement à l’Elysée – continue lui aussi d’assurer que, « de mémoire », aucun travail n’a été effectué sur Ben Moussalem par son service. Quant à Jean-Jacques Pascal, ses réponses sont une succession de variations lapidaires sur le thème de la négation :

« J’ignore tout de Monsieur Gérard Willing – Non – Non plus – Non plus – Non – J’en ignore tout – Je ne connais pas le Cheikh Ali Ben Moussalem – Rien – Non. »

Treize ans après les faits, cet ancien patron de la DST continue de se dire convaincu, « à tort ou à raison », que l’attentat est le fait de « la mouvance taliban ».

 



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