Justice : encore une « grosse bévue » d’un juge brestois

Je disais encore hier à quel point l’esprit du juge brestois est éloigné de l’idée de justice.

En voici une nouvelle illustration.

On remarquera au passage que ses collègues de la Chambre de l’Instruction de Rennes ne valent guère mieux : sauf exception, au lieu de remplir leur mission de contrôle du juge, ils en sont « solidaires », de cette « solidarité » spécifique à la région qu’évoque l’actuel procureur de la République de Brest avant de quitter son poste. Arrivé au Tribunal de Grande Instance de Brest pour la rentrée de septembre 2014, il y avait été accueilli par la CRIMINELLE Isabelle Johanny, qui venait de signer très solidairement toute une série de FAUX CRIMINELS me concernant.

Les uns et les autres comptent tous que le justiciable n’exercera pas le droit de recours que lui offre la loi, car il s’agit toujours d’une nouvelle procédure très coûteuse, sauf pour ceux qui comme moi peuvent se défendre sans systématiquement recourir aux services d’un avocat.

Allez, je peux bien le dire : j’ai déjà fait infirmer, annuler ou casser un bon paquet de décisions de ces DINGUES du Tribunal de Grande Instance de Brest, et cela va continuer.

Il va falloir qu’ils s’y fassent, tous autant qu’ils sont : la nulle en droit, ce n’est pas moi.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/plounevez-lochrist-erreur-de-procedure-le-meurtrier-presume-remis-en-liberte-14-07-2017-11595550.php

Plounévez-Lochrist. Erreur de procédure : le meurtrier présumé remis en liberté

 

Publié le 14 juillet 2017

 

La chambre de l’instruction de Rennes a prononcé, hier, la remise en liberté sous contrôle judiciaire d’un homme de 63 ans, meurtrier présumé du musicien britannique Glen Miller. La chambre a annulé une ordonnance du juge des libertés et de la détention de Brest, qui n’avait pas respecté la procédure de transfert du prisonnier pour son audition. Le 14 septembre 2014, Glen Miller était retrouvé à son domicile de Plounévez-Lochrist, tué d’une balle dans le cou. Détenu dans le cadre de l’enquête sur cette affaire depuis le mois de février 2015, un ami de Glen Miller aujourd’hui âgé de 63 ans, conteste les faits qui lui sont reprochés. Il a déjà fait plusieurs demandes de remise en liberté.

Visioconférence non justifiée

En janvier 2017, il devait être entendu par le juge des libertés et de la détention (JLD) de Brest. Comme c’est son droit, il refuse d’être auditionné par l’intermédiaire d’une visioconférence. Mais, faute de moyens, aucune équipe du centre pénitentiaire ne peut l’amener devant le juge. Il est donc jugé par visioconférence, en son absence, par le JLD de Brest qui décidera de son maintien en détention. Cette décision sera confirmée par la chambre de l’instruction au mois de février.

« Or, cette procédure est illégale, explique Me Ronan Appéré. On ne peut imposer la visioconférence que dans deux cas très précis : si le détenu risque de s’évader ou en cas de trouble majeur à l’ordre public ». Comme l’avocat l’a précisé devant la chambre de l’instruction, hier matin, son client n’a rien « d’un mafieux ou d’un gros dealer » que des équipes viendraient délivrer en attaquant le fourgon. « Il n’y a aucune preuve qu’il ait même eu l’idée de s’échapper », poursuit-il.

« Une grosse bévue »

La Cour de cassation lui avait donné raison au mois de juin, précisant bien que la visioconférence devait rester une exception et qu’elle ne devait être utilisée que dans des circonstances bien précises. En conséquence, la chambre de l’instruction n’a eu d’autre choix que d’annuler l’ordonnance du JLD de Brest, impliquant ainsi la remise en liberté immédiate du détenu. L’homme va s’installer dans un petit meublé à Brest avant de « chercher un appartement dans la région de Quimper ». Pensionné des chantiers navals de Brest, il bénéficie « d’une petite rente ». Son contrôle judiciaire l’obligera à suivre des soins pour une problématique alcoolique ancienne. Me Appéré s’estime « très satisfait de cette décision », qui sanctionne « une grosse bévue du JLD de Brest ».

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/eric-mathais-nouveau-procureur-2804508

Éric Mathais, nouveau procureur

 

Modifié le 07/09/2014 à 04:00 | Publié le 05/09/2014 à 05:29

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Ancien de l’administration centrale du ministère de la Justice, le nouveau procureur a pris ses fonctions hier.

Profil

1964. Naissance et premières années à Saint-Foy-lès-Lyon.

1987. Entrée à l’École de la magistrature de Bordeaux.

2014. Procureur de la République à Brest.

Éric Mathais, est devenu hier le nouveau représentant du Ministère public auprès du tribunal d’instance de Brest. Lors de l’audience solennelle, lui et quatre magistrats (lire ci-dessous) ont été accueillis par les mots d’Isabelle Johanny, pour le parquet, et du président du tribunal, Philippe Delarbre, pour le siège.

« Depuis presque 25 ans que j’exerce avec passion le métier de magistrat du parquet, j’ai toujours considéré que l’une des premières qualités requises pour un parquetier était la loyauté », a lancé en préambule la nouvelle voix du Ministère public. Éric Mathais entend poursuivre l’oeuvre de son prédécesseur avec loyauté et transparence, tout en y ajoutant une inclination personnelle.

D’abord, Éric Mathais entend insister sur la notion d’« équipe » au sein des magistrats et fonctionnaires du parquet.

Ensuite, sa seconde ambition est de « pleinement utiliser les différents modes de réponse à la délinquance, au traitement des procédures et d’assurer une cohérence de la politique pénale », a-t-il insisté. Éric Mathais souhaite, à cette fin, entretenir les meilleures relations avec « les fonctionnaires du greffe, les enquêteurs et ses collègues magistrats du siège ».

Enfin, le nouveau procureur entend inscrire « toujours plus résolument le parquet et le tribunal dans la vie publique locale et expliquer sans relâche le sens de l’action de la Justice ». Des mots ambitieux tournés avec modestie vers les acteurs du quotidien du tribunal, qui assistaient d’ailleurs à la cérémonie : préfecture, élus et avocats.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/ici-on-n-a-pas-le-temps-d-attendre-la-cavalerie-12-07-2017-11593254.php

Procureur de Brest. «Ici, on n’a pas le temps d’attendre la cavalerie»

 

Publié le 12 juillet 2017 à 00h00
Modifié le 12 juillet 2017 à 08h48
 
(Photo d'archives Claude Prigent)
(Photo d’archives Claude Prigent)

 

Le procureur Éric Mathais aura occupé ses fonctions pendant trois ans. À l’heure de son départ pour Dijon, il livre ses sentiments sur Brest et les Brestois, à vue d’homme et de magistrat.

 

Comment avez-vous vécu votre passage à Brest ?

Quand je suis arrivé, ce qui m’a d’abord marqué, c’est que j’arrivais au bout du bout. Il ne faut jamais oublier ça. Je me suis toujours demandé comment faire pour ne pas être oublié. C’était une de mes obsessions et je pense avoir été entendu. Pour ce faire, je pense qu’il est nécessaire de faire connaître l’action judiciaire au-delà du prisme du fait-divers. Quand on monte le service d’accueil unique du justiciable, que l’on gagne une victoire des acteurs publics pour ça, et que Christiane Taubira mentionne le tribunal de Brest trois fois, moi, je suis content.

Vous souvenez-vous de votre premier jour ?

Oui. Lorsque j’avais appris ma nomination, on m’a chambré, à Paris, en raison du climat et de la laideur supposée de la ville. Ce qui m’a donc le plus surpris, c’est que les moqueurs avaient tort. C’est ici que j’ai vu les plus beaux levers et couchers de soleil, et moi, je trouve la ville agréable. J’ai rapidement fait le tour des quartiers dits sensibles. J’étais sidéré de leur qualité par rapport à d’autres villes où j’avais travaillé. Les Brestois ne se rendent pas toujours compte, je crois, de cette qualité. C’est comme pour le sentiment d’insécurité que j’entends souvent en centre-ville : à Clermont-Ferrand, pour comparer le comparable, c’est bien plus dégradé. Je crois que ce sentiment est dû au fait que le phénomène de bandes ou de petites mafias est arrivé bien plus tard. Il est ici assez maigre, mais le fait que les gens en aient été préservés si longtemps, fait qu’ils le tolèrent moins.

Quelles sont les caractéristiques brestoises qui vous auront le plus marqué ?

La solidarité. Ici, on n’a pas le temps d’attendre la cavalerie, alors on s’épargne de vaines disputes pour relever les manches ensemble. C’est une force extraordinaire. J’ai aimé l’environnement, la richesse culturelle. Dans l’autre sens, il ne faut pas se cacher qu’ici plus qu’ailleurs, l’alcool pose de véritables problèmes, c’est un peu plus particulier. C’est pour cela qu’il faut que le plan Alcool donne ses fruits à moyenne échéance.

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/eric-mathais-procureur-de-brest-ne-pas-en-rajouter-et-garder-la-tete-froide-5098658

Éric Mathais, procureur de Brest : « Ne pas en rajouter et garder la tête froide »

 

Modifié le 29/06/2017 à 12:04 | Publié le 29/06/2017 à 12:04

  • Éric Mathais a occupé, pendant trois ans, le poste de procureur de la République, à Brest. L'affaire Ferrand est venue animer sa fin de parcours brestois.
    Éric Mathais a occupé, pendant trois ans, le poste de procureur de la République, à Brest. L’affaire Ferrand est venue animer sa fin de parcours brestois. | Crédit photo : Ouest-France

 

Mickaël LOUÉDEC

Éric Mathais a occupé, pendant trois ans, le poste de procureur de la République, à Brest. L’affaire Ferrand est venue animer sa fin de parcours brestois.

Vous avez passé trois ans à Brest (1). N’est-ce pas un peu court ?

C’est la durée minimum. J’étais resté deux ans à mon poste précédent, à Bourges. Là, oui, c’était court car il faut un an pour découvrir la juridiction, impulser des choses, découvrir les partenaires… En trois ans, on a le temps de mettre certaines choses en place.

Vous vous êtes notamment attaqué au problème des conditions de travail au parquet…

C’est une problématique qui était particulièrement prégnante à Brest. Ces dernières années, les missions du parquet n’ont cessé d’augmenter, mais les moyens n’ont pas augmenté proportionnellement. À Brest, plusieurs fois, il a été question de souffrance au travail. Avant, ça ne s’exprimait pas du tout. Néanmoins, on est parvenus à s’organiser.

On vous sent aussi très attaché au rayonnement de la justice…

Il est utile de faire connaître le sens de l’action judiciaire, car la justice française, avec ses faibles moyens, fait un boulot qui est énorme. C’est pour cela que j’ai essayé d’organiser la communication, avec les journalistes notamment. Je me suis aussi intéressé aux réseaux sociaux, en ouvrant un compte Twitter.

Qu’est ce qui a changé au tribunal, depuis votre arrivée ?

On a notamment mis en place le tribunal maritime et le Sauj (Service d’accueil unique du justiciable), qui nous a valu d’être primés par les victoires des acteurs publics. En 2016, on a aussi monté une cellule de crise judiciaire, en cas de catastrophe ou d’attaque terroriste.

Quels sont les dossiers qui vont ont le plus marqué ?

Je dirais d’abord les actions agricoles avec, en point d’orgue, les incendies de la MSA et du centre des finances publiques de Morlaix. Malheureusement, c’est un dossier dont je ne verrai pas la fin, puisque les quatre personnes renvoyées devant la justice devraient être jugées début 2018. Le meurtre de Glenn Miller à Plounévez-Lochrist et celui près de la mairie de Brest, plus récemment, m’ont également marqué.

Heureusement, il n’y a pas beaucoup de dossiers de crime de sang dans le secteur de Brest.

Il y a aussi le cas Ferrand...

Je préfère l’appeler le dossier des Mutuelles de Bretagne… Pour l’instant, l’enquête est en cours, donc je ne peux pas trop m’exprimer.

Mais personnellement, vous l’avez vécu comment ?

Il y a une forte pression médiatique, mais j’essaye toujours de faire mon travail le plus sereinement possible. Il faut toujours essayer de ne pas en rajouter et garder la tête froide.

Quels souvenirs garderez-vous de Brest et de la Bretagne ?

C’est une région formidable. Les Finistériens sont fiers de leur culture et ils aiment qu’on s’intéresse à eux… Ici, le respect des institutions a encore beaucoup de sens.

(1) À partir de septembre, Éric Mathais sera en poste à Dijon.

 



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