Condamné à 7 ans de prison pour trafic d’armes, Claude Hermant fait appel

 

Carte depuis Chéreng, 59152 pour Lille

 

De Chéreng à Lille, il n’y a que 13,4 km.

Ah tiens, justement, on retrouve dans ce secteur des gens qui ont fourni des armes au terroriste Amedy Coulibaly.

Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume du « renseignement »…

 

http://www.europe1.fr/faits-divers/ancien-indic-claude-hermant-condamne-a-sept-ans-de-prison-pour-trafic-darmes-3459425

L’ancien indic’ Claude Hermant condamné à sept ans de prison pour trafic d’armes

 

17h22, le 09 octobre 2017, modifié à 17h36, le 09 octobre 2017
L'ancien indic' Claude Hermant condamné à sept ans de prison pour trafic d'armes
Certaines armes dont Claude Hermant organisait le trafic avaient fini par équiper Amedy Coulibaly, auteur de l’attentat de l’Hyper Cacher, qui a tué cinq personnes. @ DAMIEN MEYER / AFP
 

Certaines armes dont Claude Hermant organisait le trafic avaient fini par équiper Amedy Coulibaly, auteur de l’attentat de l’Hyper Cacher, qui a tué cinq personnes.

 

Claude Hermant, 54 ans, ancien indicateur des douanes et des gendarmes, a été condamné lundi à sept ans de prison et 30.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Lille pour trafic d’armes en bande organisée, dont certaines ont servi lors de l’attentat de l’Hyper Cacher. Ce jugement, lu par le président du tribunal Marc Trévidic, est inférieur aux réquisitions du parquet, qui avait demandé dix ans de prison, soit la peine maximale encourue, ainsi que 150.000 euros d’amende.

Des armes qui ont fini par équiper Amedy Coulibaly. Hermant, figure de l’extrême droite identitaire lilloise, en détention provisoire depuis janvier 2015, est le principal mis en cause de cette vaste affaire portant sur près de 500 armes, ayant nécessité plus de deux ans et demi d’instruction. Le commerce auquel il se livrait a, en bout de chaîne, fini par équiper Amedy Coulibaly, auteur de l’attentat de l’Hyper Cacher. Six armes, dont des pistolets Tokarev, sont tombées dans les mains du terroriste qui a assassiné en janvier 2015 quatre personnes dans ce magasin à Paris, avant d’être tué. La veille, il avait tué une policière municipale à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine.

L’avocat d’Hermant pointe le mode de fonctionnement des services de renseignement. « On envisage très sérieusement de faire appel pour des raisons que l’on répète dans ce dossier depuis deux ans et demi », a déclaré Me Maxime Moulin, avocat d’Hermant, pointant « un certain nombre de questions sur le mode de fonctionnement de la gendarmerie et des services de renseignement dans ces dossiers d’indicateur ». Lors du procès, du 11 au 17 septembre, Hermant a plusieurs fois invoqué les nécessités de sa mission d’informateur et d’infiltré pour justifier les achats d’armes démilitarisées en provenance d’Europe de l’Est, et leur remilitarisation. La compagne de Claude Hermant, Aurore J., a elle été condamnée à cinq ans de prison, dont trois avec sursis, et 30.000 euros d’amende.

Cinq ans de prison pour une intermédiaire présumé de Coulibaly. Samir L., un des intermédiaires présumés de Coulibaly et mis en examen dans le volet parisien du circuit des armes ayant fourni le terroriste, a écopé de cinq ans de prison et 15.000 euros d’amende. Le ministère public avait requis six ans de prison et 100.000 euros d’amende. Enfin, un agent de renseignement des douanes, Sébastien L., s’est vu infliger une peine de huit mois avec sursis. « On peut importer par petites quantités et non pas par containers, mais nous savons malheureusement qu’avec seulement des dizaines d’armes, on peut faire des centaines de morts », avait dit le procureur Jean-Philippe Navarre lors de son réquisitoire.

 

 

http://www.lavoixdunord.fr/236841/article/2017-10-09/l-ex-indic-claude-hermant-condamne-sept-ans-de-prison-pour-trafic-d-armes

L’ex-indic Claude Hermant condamné à sept ans de prison pour trafic d’armes

 

Ce lundi, à 14 h, le tribunal présidé par Marc Trevidic a rendu son délibéré à l’issue d’un procès pour trafic d’armes. Figure centrale du dossier et de l’audience, Claude Hermant, homme de l’ultradroite identitaire régionale, écope de sept ans de prison et de 30 000 € d’amende.

Par Lakhdar Belaïd | Publié le 09/10/2017

Maxime Moulin, avocat de Claude Hermant, a d’ores et déjà annoncé son intention d’aller en appel. PHOTO ARCHIVES EDOUARD BRIDE

Maxime Moulin, avocat de Claude Hermant, a d’ores et déjà annoncé son intention d’aller en appel. PHOTO ARCHIVES EDOUARD BRIDE

Les débats s’étaient étalés du 11 au 17 septembre dernier. Fondateur du lieu de vie identitaire la Maison flamande, aujourd’hui fermé, Claude Hermant, 54 ans, devait répondre à une question simple. A-t-il importé des centaines d’armes de guerre de Slovaquie pour alimenter la pègre française ? Il est question de 250 armes (au minimum) entre 2013 et 2015. Dont six ayant terminé leur course entre les mains d’Amedy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher et assassin d’une policière municipale en région parisienne.

Infiltration

Incarcéré dès son interpellation en janvier 2015, Hermant maintient une même version. «  Professionnel de l’infiltration  », il a travaillé en accord avec des gendarmes de la section de recherches de Lille. Mission : infiltrer le «  milieu  ». Également poursuivi dans cette affaire, parmi dix prévenus au total, Samir Ladjali est présenté comme la prise de guerre de ce système occulte. Vu comme un gros client, ce Roubaisien de 32 ans aurait été «  traité  » par Hermant au bénéfice des gendarmes dont il a bel et bien été indicateur. Les militaires sont venus jurer le contraire à la barre. Hermant ? «  Source  », oui, «  infiltré  », jamais de la vie. Un très mauvais moment face aux magistrats. Sous le regard du président Marc Trevidic, les avocats de la défense, Maxime Moulin pour Hermant, Cherifa Benmouffok et Muriel Cuadrado pour Ladjali, les ont pilonnés de questions concernant leurs relations anciennes avec le principal suspect de ce dossier. Soupçonné d’avoir été intermédiaire du passage des armes entre Hermant et Coulibaly, Ladjali assure, lui, n’avoir été intéressé que par le rachat de la Frite rit, le snack lillois de Hermant et de sa femme, Aurore Joly, également poursuivie.

L’interrogatoire des gendarmes laissera un sentiment de malaise. Riche de ses relations dans les services de sécurité ou de renseignement (police ou gendarmerie), Claude Hermant s’est-il senti suffisamment puissant (ou malin) pour lancer un trafic de grande ampleur ? L’audition de Sébastien L., un douanier défendu par Emmanuel Riglaire et poursuivi pour avoir acheté une arme «  à titre personnel  » n’aidera pas les débats. C’est lui qui avait orienté Hermant vers les enquêteurs de la section de recherches. Dans le prétoire, le parquet se chargera de secouer ce spécialiste du renseignement.

Appel

La police judiciaire mettra finalement le holà à une activité occulte passée sous de nombreux écrans radar. L’épilogue d’un très large négoce d’armes de guerre dont les éléments, sommairement démilitarisés, arrivaient… par la poste. Claude Hermant ou encore sa femme seront finalement condamnés pour «  commerce d’armes  » et non trafic.

Sanction pour les principaux prévenus. Aurore Joly : cinq ans, dont trois avec sursis, et 30 000 € d’amende ; Samir Ladjali : cinq ans ; Antoine Denevi : trois ans ; Christophe Dubroeucq : quatre ans ; Sébastien L. : huit mois avec sursis. Maxime Moulin, avocat de Claude Hermant, a d’ores et déjà annoncé son intention d’aller en appel. Pour Samir Ladjali, Cherifa Benmouffok y réfléchit. Son client, Claude Hermant et Christophe Dubroeucq, défendu par Faustine Broulin, restent en prison.

 



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