Rentrée judiciaire à Brest : quelles tendances ?

Il est difficile de le savoir pour l’instant, tout le monde guette la décision qui va donner le ton pour les mois, voire les années qui viennent, à savoir celle du tout nouveau Procureur de la République de Brest, après la clôture de l’enquête préliminaire concernant Richard Ferrand : il peut décider d’ouvrir une information judiciaire ou classer l’affaire sans suite.

On ose à peine imaginer la première solution, vu qu’il aura été accueilli à Brest comme son prédécesseur et régulièrement tous les nouveaux par la criminelle et faussaire Isabelle Johanny toujours flanquée d’un bon nombre de magistrats aussi peu soucieux qu’elle de respecter les lois de la République, même si cette année le renouvellement semble important : tout le monde sachant ce qu’ils valent, à commencer par les personnes qui pourraient être visées par l’ouverture d’une information judiciaire, il est bien évident que ces magistrats ne pourraient instruire sérieusement, même si tout à coup ils se piquaient de le faire; quant aux jeunes qui viennent d’arriver alors que leurs aînés fuyaient ce tribunal fort malfamé, il n’est pas dit qu’ils aient accepté leurs postes au TGI de Brest contre la promesse que leur totale indépendance y soit garantie…

Va-t-il donc classer sans suite ? Il ruinerait sa réputation à tout jamais…

Espérons donc qu’il ait l’intelligence ou la sagesse de se dessaisir de ce dossier au profit du Parquet financier de Paris.

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/mutuelles-de-bretagne-richard-ferrand-fixe-en-fin-de-semaine-5303051

Mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand fixé en fin de semaine

 

Modifié le 10/10/2017 à 18:31 | Publié le 10/10/2017 à 18:31

  • Richard Ferrand sera fixé en fin de semaine sur son sort dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne.
    Richard Ferrand sera fixé en fin de semaine sur son sort dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne. | Crédit photo : Ouest-France

 

Richard Ferrand sera fixé en fin de semaine sur son sort dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne.

Richard Ferrand, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, sera fixé sur son sort en fin de semaine, « très probablement vendredi par un communiqué de presse », selon le parquet de Brest.

En juin dernier, le parquet ouvrait une enquête visant à faire la lumière sur un montage immobilier effectué en 2011, à l’époque où ce proche d’Emmanuel Macron dirigeait les Mutuelles de Bretagne.

Le Canard enchaîné avait révélé fin mai que cet organisme louait des locaux appartenant à la compagne de Richard Ferrand, faisant naître un soupçon de favoritisme.

 

http://www.liberation.fr/direct/element/lenquete-sur-richard-ferrand-cloturee_71852/

  • L’enquête sur Richard Ferrand clôturée

     

    Justice.L’enquête préliminaire ouverte au mois de juin dans l’affaire immobilière impliquant l’éphémère ministre Richard Ferrand est close, annonce Mediapart ce jeudi. «Le procureur de la République de Brest, Jean-Philippe Récappé, nommé à ce poste début septembre, devrait faire connaître sa décision par communiqué dans les jours qui viennent, certainement la semaine prochaine», précise le site. Le procureur pourra décider d’un classement sans suite ou sous condition, d’un rappel à la loi, d’une citation directe devant le tribunal correctionnel ou de l’ouverture d’une information judiciaire.

    Pour rappel, Richard Ferrand, désormais président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, a été mis en cause au printemps sur un possible montage financier lorsqu’il était directeur des Mutuelles de Bretagne.

 

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/tribunal-douze-magistrats-installes-29-09-2017-11682312.php

Tribunal. Douze magistrats installés

 

Publié le 29 septembre 2017

Le procureur Récappé, en compagnie du vice-procureur Liverato, ont été installés hier à Brest.
Le procureur Récappé, en compagnie du vice-procureur Liverato, ont été installés hier à Brest.

 

Le procureur Jean-Philippe Récappé a pris officiellement ses fonctions hier à la tête du parquet de Brest, lors de la très solennelle audience d’installation. Onze autres magistrats du siège et du parquet ont connu le même sort.

 

La vice-procureure Isabelle Johanny le dit elle-même. Elle en a vécu des audiences de rentrée, qui se ressemblent toutes un peu, mais avec autant de transfuges : jamais ! Dans la grande salle d’audience du tribunal, garnie comme il se doit de tout ce que la ville compte d’autorités civiles et militaires, ils sont ainsi douze devant l’estrade à attendre l’onction de l’audience pour pouvoir être installés en bonne et due forme pour la saison 2017-2018. Enfin, plutôt onze derrière le procureur Récappé qui succède donc très officiellement au triennat d’Éric Mathais, parti exercer ses talents de parquettier du côté de Dijon. Sous la férule d’Éric Minnegheer, président du tribunal attaché à la « dyarchie » qui régit le lieu, à savoir la direction à deux têtes de l’endroit qu’il partage avec le procureur, les mots sont empreints d’une grande courtoisie. Et si certaines choses vont mal ou pas très bien, les précautions oratoires font en sorte de les envelopper dans un papier au moins digne. Le bât blesse notamment, à en croire le discours introductif d’Isabelle Johanny sur le manque de moyens accordés aux fonctionnaires qui huilent la machine judiciaire. « Les conditions de travail se sont dégradées, avance-t-elle, il est urgent de renforcer le corps des fonctionnaires qui en fait déjà beaucoup. Il est temps avant que ça craque et que ce soit impossible à récupérer ». La faute, peut-être à l’en croire, « à ce budget alloué à la justice où chaque Français verse deux fois moins pour nous que pour la redevance télévisuelle », grince-t-elle en « ne sachant pas si la comparaison veut ».

Des jeunes juges à Brest

Mais foin de moment « grognon ». Si tout le monde s’est réuni en ces lieux et en cette matinée, c’est avant tout pour rappeler dans la bouche du président Minnegheer « que nous sommes tous des magistrats de l’ordre judiciaire, juges du siège ou du parquet, et que nos objectifs sont les mêmes, à savoir respecter l’équilibre ». Il cite à ce titre les trois jeunes femmes qui étrennent cette année leur premier poste de magistrat dans la cité du Ponant, à l’issue de leur parcours à l’école de la magistrature. Audrey Berrier est ainsi nommée juge de l’application des peines, Élisa Wegbecher juge d’instruction et Sophie Le Pottier, juge des enfants. Lucile Chaussade, qui n’est pas à son premier poste, occupera le poste du juge d’instance tandis que Sébastien Fournier devient vice-président au service de l’instance.

Les premiers pas du procureur

Le président Minnegheer a également remercié Jean-Jacques Urvoas, présent dans la salle, « d’avoir tenu ses promesses » et fait muter les juges de proximité en magistrats temporaires. Marie-Carmen Angel, Jean-Luc Crozafon et Michel Boulert occuperont ces postes, tandis que Christine Lemaire et Serge Durand deviennent juges honoraires. C’est dans ce tour de présentation que le procureur Récappé, accompagné par Romain Liverato comme nouvelle tête du parquet, a pris la parole en disant sa joie malgré « une époque globalement tourmentée, marquée par le problème des mineurs se disant seuls qui forment un phénomène à prendre à bras-le-corps ».

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-le-tribunal-le-plus-sinistre-de-bretagne-4750115

Brest. Le tribunal « le plus sinistré » de Bretagne

 

Modifié le 21/01/2017 à 10:15 | Publié le 21/01/2017 à 10:15

  • Jean-Jacques Urvoas est le premier ministre de la Justice à assister à une audience solennelle du tribunal de Brest.
    Jean-Jacques Urvoas est le premier ministre de la Justice à assister à une audience solennelle du tribunal de Brest. | Olivier Pauly

 

Mickaël LOUÉDEC.

Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, a écouté les différents acteurs de la vie judiciaire brestoise, vendredi. Ceux-ci mettent en avant « la crise des effectifs ».

Vendredi après-midi, Jean-Jacques Urvoas a été le premier ministre de la Justice à s’inviter à une audience solennelle de rentrée du tribunal correctionnel de Brest. Et il n’a pas fait le voyage pour rien. Les acteurs de la vie judiciaire brestoise en ont gros sur le coeur et ils le font savoir.

L’entrée est servie par le procureur de la République, Éric Mathais. S’il reconnaît « des améliorations » au parquet depuis un an et se réjouit que « la justice fonctionne à Brest, en dépit du déficit de moyens », il pointe aussi plusieurs dysfonctionnements.

 

Eric Mathais, procureur de la République.
Eric Mathais, procureur de la République. | Olivier Pauly

 

« Une certaine souffrance au travail a été clairement exprimée au sein du tribunal, à plusieurs occasions en 2016 », rappelle le procureur. Il prend l’exemple des extractions judiciaires, qui se font lorsqu’un détenu doit comparaître.

« L’incendie couve »

En 2016, le tribunal en avait demandé 433. « L’administration pénitentiaire a été en mesure de n’en réaliser qu’un peu moins de la moitié. » Les affaires sont renvoyées, les délais s’allongent et, en cascade, la charge de travail augmente.

Une charge de travail qui a de plus en plus de mal à être supportée par les magistrats. Là, c’est le bâtonnier Bertrand Audren qui sert le plat de résistance. « L’incendie qui couve risque de devenir rapidement incontrôlable », lance-t-il en fixant Jean-Jacques Urvoas.

 

Bertrand Audren, bâtonnier de l'ordre des avocats de Brest.
Bertrand Audren, bâtonnier de l’ordre des avocats de Brest. | Olivier Pauly

 

Il détaille : « Le nombre de postes vacants de magistrats du siège est de cinq, le taux de vacance au greffe est de 20 %… Certains magistrats siègent pendant neuf heures ! Ce n’est pas acceptable. »

« Submergés »

Le ministre prend des notes, avant que le bâtonnier ne conclut : « Il est à craindre que ce début d’année ne soit marqué par la reprise des mouvements de protestation. »

À peine le temps de souffler pour Jean-Jacques Urvoas que le président Éric Minnegheer lui apporte le dessert. Une cerise sur le gâteau. « Le tribunal de grande instance de Brest est le plus sinistré de la cour d’appel de Rennes. » Le constat est limpide.

 

Eric Minnegheer, président du tribunal de Brest.
Eric Minnegheer, président du tribunal de Brest. | Olivier Pauly

 

Et le président appuie : « Face à un dynamisme de politique pénale, les juges se sentent parfois submergés, ont de la peine à suivre et vivent d’autant plus mal la crise des effectifs. »

Des jeunes juges ?

Les juges avaient d’ailleurs obtenu un entretien avec le ministre avant que ne démarre l’audience solennelle. Jean-Jacques Urvoas leur a-t-il confié, comme à sa sortie de la salle d’audience, que Brest est, en Bretagne, « la juridiction la plus sinistrée en postes » ?

En tout cas, il n’a « pas de réponse immédiate » à apporter. Les magistrats qui pourraient intégrer l’effectif brestois « sont déjà en poste ailleurs ».

Il assure cependant vouloir affecter, à Brest, de jeunes magistrats sortant de l’école. Mais cela ne pourrait se faire qu’à la rentrée de septembre 2017. Un effort rendu possible, selon lui, par la politique menée actuellement. « Sous Sarkozy, 111 nouveaux magistrats sortaient de l’école chaque année. Aujourd’hui, nous en formons 400 par an. »



Merah : de la compassion exprimée au procès

Au 7ème jour de son procès, Abdelkader Merah exprime de la compassion pour les victimes en expliquant n’avoir pas perçu leur douleur ou celle de leurs familles durant tout le temps de sa détention.

Par ailleurs, les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest, manifestement très impliqués dans toutes les tueries terroristes de ces dernières années, n’ont pas cette excuse et sont toujours très loin d’exprimer la moindre compassion à l’égard de leurs victimes.

On notera au passage qu’il n’est pas surprenant que la nouvelle d’une manifestation policière historique le 16 mars 2012 se soit répandue à cette époque grâce aux bons offices du député finistérien Jean-Jacques Urvoas : des Brestois étaient bien à la manoeuvre avec les policiers du Sud-Ouest à l’origine de cette manifestation…

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/j-ai-honte-je-suis-sincerement-triste-indique-abdelkader-merah-au-sujet-actes-son-frere-1344203.html

“J’ai honte, je suis sincèrement triste” indique Abdelkader Merah au sujet des actes de son frère

 

Abdelkader Merah (à gauche) et son co-accusé Fettah Malki / © Benoît Perucq (AFP)
Abdelkader Merah (à gauche) et son co-accusé Fettah Malki / © Benoît Perucq (AFP)

 

Au 7ème jour de son procès, lors de l’évocation de la tuerie de l’école juive, le principal accusé a parlé de sa compassion pour les victimes et de sa tristesse.

Par Fabrice Valery Publié le 10/10/2017 à 12:56 Mis à jour le 10/10/2017 à 14:11

Depuis le début du procès des complices de Mohamed Merah, il y a plus d’une semaine, les avocats des parties civiles attendaient un geste, une parole de compassion de la part du principal accusé, Abdelkader Merah.

Ce geste est intervenu ce mardi matin, après le témoignage d’un rescapé de la tuerie de l’école juive : arrivé rue Dalou au volant d’une camionnette en même temps que le terroriste, ce bénévole de l’école a vu l’exécution de l’enseignant et des trois enfants avant lui-même d’essuyer des tirs qui ne l’ont pas blessé.

Profondément choqué, il a décrit devant la Cour d’assises spéciales ce qu’il a vu et ce qu’il a vécu, au moment des faits et après. Il a notamment insisté sur le meurtre de Myriam Monsonégo, 8 ans. Tuée d’une balle dans la tête alors qu’elle voulait ramasser son cartable qu’elle venait d’échapper.

C’est à la suite de cette déposition qu’Abdelkader Merah, interpellé par les avocats des parties civiles, a livré ses éléments de compassion : « J’ai honte, je suis triste. Je m’adresse aux croyants, on est des frères de religion, je suis dans un état d’émotion. « Voir ces actes de l’extérieur, c’est insoutenable, bien sûr je condamne les actes de mon petit frère, j’ai honte ».

Interrogé par un autre avocat des parties civiles, sur le fait qu’il n’avait jamais exprimé sa compassion depuis son interpellation le 22 mars 2012, Abdelkader Merah a répondu qu’il ne se rendait pas compte étant en garde à vue puis à l’isolement en détention provisoire : « Ici je vois les regards, la tristesse des victimes, alors qu’en prison je ne ressentais pas trop ça. Je suis sincèrement triste de ce qui est arrivé. »

 



Manifestation historique de policiers de la DCRI le 16 mars 2012

C’est ce qu’expliquait sur son blog Laurent Borredon le 14 mars 2012 (voir ci-dessous).

Et donc, cette manifestation historique aurait été programmée le 16 mars 2012, probablement à l’initiative de responsables du SNOP du Sud-Ouest, alors même que des militaires y étaient assassinés depuis moins d’une semaine, comme ça, tout à fait par hasard…

A d’autres…

On trouve parmi les organisateurs de cette manifestation de vraies pourritures qui depuis les années 1990 reprochaient aux autorités militaires d’avoir toujours refusé de faire des faux me concernant, afin de m’accuser mensongèrement de n’importe quoi, et à leurs collègues honnis de la DST d’avoir enquêté sur certains de leurs protégés, notamment en 1994, et notamment des complices de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest.

Et tout comme l’intégralité des sbires de cette criminelle, ces mêmes policiers CORROMPUS, que leurs collègues honnêtes n’apprécient pas du tout, n’aiment eux-mêmes ni les études ni les diplômes ni les diplômés et massacrent toujours ces derniers avec plaisir, surtout lorsque ce sont des femmes.

Il s’agit bien d’un fait qu’avec eux j’ai expérimenté très tôt.

 

http://delinquance.blog.lemonde.fr/2012/03/14/une-manifestation-historique-chez-les-policiers-de-la-dcri/

Avis de manifestation historique chez les policiers de la DCRI

 

Il n’y aura pas de communiqué de presse, mais la nouvelle s’est répandue grâce aux bons offices du député (PS) Jean-Jacques Urvoas, sur Twitter: plusieurs dizaines de policiers de la prestigieuse direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) s’apprêtent à manifester leur mécontentement, vendredi matin 16 mars, dans le hall du siège de la direction, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Un évènement inédit pour des fonctionnaires qui évoluent tous dans le secret-défense et la plus grande discrétion. Ces 3100 policiers ont à leur charge la lutte contre l’espionnage étranger, la « répression des actes terroristes ou visant à porter atteinte à l’autorité de l’Etat », la « surveillance des communications », la surveillance des individus et groupes radicaux.

A la manoeuvre, la section du syndicat d’officier SNOP. Pour un responsable syndical, c’est un « ras-le-bol général » qui est en cause: « Cela fait des mois que ça bout. » Des problèmes de « gestion humaine », dans une direction où « tout est opaque ». C’est la nomination d’un commissaire sorti d’école dans l’un des services qui a déclenché l’ire des officiers. Pour les officiers, le choix d’un commissaire débutant plutôt que celui d’un commandant (le grade le plus élevé chez les officiers) témoigne du  manque de considération que la direction leur porte.

Le conflit entre officiers et commissaires – un classique du monde policier – a été relancé, ces dernières semaines, par la présentation au ministre d’un rapport sur une éventuelle fusion des deux corps. Le (très léger) rapport de l’Inspection générale de l’administration et de l’Inspection générale de la police nationale (composée uniquement de commissaires) a balayé tout projet de fusion – une revendication des syndicats d’officiers.

A la DCRI, ces tensions prennent une coloration particulière. La  direction est née d’un simple décret du 27 juin 2008 qui fusionnait la direction de la surveillance du territoire (DST, le contre-espionnage) et les renseignements généraux (RG). Ce qui s’est traduit en pratique par une absorption d’une partie des RG par la DST. Cette dernière a imposé, entre autres, le poids important des commissaires. La DCRI, à Levallois, compte environ 140 commissaires, près de 10% de tous les commissaires français.

Autre élément aggravant, qui est directement en cause ici, « le recrutement massif de jeunes commissaires sortis d’école à des postes élevés », estime Floran Vadillo, spécialiste des questions de renseignement. Un moyen, pour le directeur, Bernard Squarcini, de « faire disparaître la culture ST et la culture RG au profit d’une culture RI », explique M. Vadillo. Avec, comme victimes collatérales, les officiers.

Mais le malaise vient aussi de la personnalité contestée de Bernard Squarcini. « Il y a un effet d’opportunité. Le directeur central est fragilisé. Il n’arrive plus à tenir sa maison », explique Floran Vadillo. Déjà mis en examen, en octobre 2011 par la juge Sylvie Zimmerman, dans l’affaire des fadettes des journalistes du Monde, M. Squarcini a récemment été mis en cause dans le  livre L’Espion du président, des journalistes Olivia Recasens, Didier Hassoux, Christophe Labbé (Robert Laffont). La publication de cet ouvrage a secoué la DCRI. L’accélération de l’enquête sur le cercle Wagram, affaire dans laquelle une des proches de M. Squarcini est mise en examen, commence aussi à déranger à Levallois-Perret. Enfin, le nom du directeur apparaît dans le cadre de l’affaire Guérini. Un responsable syndical s’inquiète de « la pression médiatique » que subissent les policiers en raison de la personnalité de leur chef.

Laurent Borredon

 



Procès Merah : on se moque du monde…

Les enquêteurs se sont trouvés dans l’incapacité de déterminer lequel des deux frères Merah s’était connecté à la Freebox du domicile de Zoulikha Aziri, leur mère, le 4 mars 2012, une semaine avant le premier assassinat de militaire, le 11 mars 2012, qui soit dit en passant avait bien retenu mon attention dès la première dépêche AFP y relative, vu que j’avais bien compris certains échanges sur la toile et craignais précisément ce genre de choses depuis quelques temps…

Eh bien moi, je répète comme je l’ai toujours dit depuis lors qu’il n’était vraiment pas difficile d’établir avec certitude l’identité de mon lecteur d’Auterive, qui à mon avis ne peut être qu’Abdelkader Merah.

La criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest l’avait branché sur mon « cas » au plus tard en 2010 avec des intentions très précises que connaissent bien dès le début ses complices magistrats corrompus du Tribunal de Grande Instance de Brest.

Pourquoi n’a-t-il jamais été interrogé sur ses régulières visites de mon blog « Un petit coucou » chez OverBlog durant un an ou deux avant les faits ? Quel intérêt pouvait-il y trouver ? Je ne parlais pas encore de l’affaire Merah ni d’attentats terroristes ou islamistes, et pour cause… Pourquoi ses visites de mon blog sont-elles subitement devenues quotidiennes et frénétiques à partir du 18 mars 2012, après ma première publication sur les assassinats de militaires qui venaient de se produire dans le Sud-Ouest ?

J’émets l’hypothèse qu’il n’a jamais été interrogé à ce sujet pour la bonne raison qu’un certain nombre de responsables parmi les enquêteurs connaissaient déjà toutes les réponses aux questions qui pouvaient se poser, tout comme les magistrats ultra corrompus du Tribunal de Grande Instance de Brest, et notamment tous ses juges d’instruction à cette époque, dont c’est bien le cas.

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/10/10/au-proces-merah-une-sensation-de-deja-vu_5198580_1653578.html

Au procès Merah, une sensation de déjà-vu

 

La deuxième semaine d’audience s’est ouverte lundi et le problème reste entier pour l’accusation, dont on se demande comment elle va parvenir à prouver la culpabilité du grand frère de Mohamed Merah.

LE MONDE | 10.10.2017 à 03h18 | Par Henri Seckel

Abdelkader Merah au Palais de justice de Paris, le 3 octobre 2017.

L’impression d’assister au procès de Mohamed Merah, mort il y a cinq ans et demi, plus qu’à celui de son frère Abdelkader, présent dans le box des accusés; des témoignages anonymes de policiers enfermés dans un écran, visage caché, voix déformée; le récit en longueur et en détail des attentats et de l’enquête; une vive tension entre la poignée d’avocats de la défense d’un côté et l’armée d’avocats des parties civiles de l’autre. Lundi 9 octobre s’est ouverte la deuxième semaine du « procès Merah », et elle ressemble pour l’instant furieusement à la première, avec cette similitude au-dessus de toutes les autres : la difficulté pour l’accusation à prouver la complicité d’Abdelkader Merah dans les sept assassinats commis par son petit frère en mars 2012 à Toulouse et Montauban.

 

Lire aussi :   L’indispensable et impossible procès Merah

Un point précis, au sixième jour des débats, est venu illustrer cette difficulté. La Freebox du domicile de Zoulikha Aziri, la mère du tueur, est formelle : le 4 mars 2012, sept jours avant le premier assassinat de Mohamed Merah, quelqu’un s’est connecté chez elle au site internet « Le Bon Coin », à 23 h 08 puis à 23 h 11. Objet de ces deux visites : la petite annonce déposée par le soldat Imad Ibn Ziaten, qui vendait une moto. C’est au rendez-vous où il pensait réaliser la transaction qu’Imad Ibn Ziaten sera tué une semaine plus tard.

Les deux frères sont souvent tout près

Qui a effectué cette visite sur « Le Bon Coin » ? Si c’est Abdelkader, sa complicité est établie, et son sort réglé : coupable, perpétuité. Le témoin n° 19, capitaine de police qui travaillait à la cybercriminalité en mars 2012, a enquêté pour identifier l’auteur de cette connexion. Me Eric Dupond-Moretti, avocat de l’accusé, interroge l’enquêteur anonyme :

« Avez-vous établi que c’est Abdelkader Merah qui s’est connecté ?

- La seule chose que je peux établir, c’est que la connexion a été établie depuis la Freebox.

- Oui ou non, monsieur ? Ce n’est pas compliqué.

- Je n’ai pas pu établir que c’était Abdelkader Merah ou Mohamed Merah qui était derrière la Freebox. »

Lire aussi :   Terrorisme : le procès Merah sans Merah

Pas impossible que ce soit l’un. Pas impossibe que ce soit l’autre. Impossible à déterminer. Voilà un élément à la décharge d’Abdelkader Merah, lequel, avant et pendant la période des attentats, n’est jamais loin de son petit frère avec qui il a toujours entretenu des relations tumultueuses, puis renoué le contact dans les semaines qui ont précédé les tueries. Il n’est jamais loin, et il est même parfois tout près, puisque les deux hommes se voient au bord d’un terrain de football trois heures avant le premier assassinat le 11 mars, et dînent ensemble quatre jours plus tard, le 15, alors que dans l’après-midi, Mohamed Merah a tué deux autres militaires, et en a blessé grièvement un troisième.

Un tiers du procès a eu lieu

Là encore, le détail manque pour démontrer la culpabilité d’Abdelkader Merah : qui peut prouver ce que les deux hommes se sont dit lors de ces rencontres ? Comment l’accusation va-t-elle prouver que Mohamed et Abdelkader Merah ont alors évoqué les tueries, et que le cerveau du second a guidé la main du premier ? Comment va-t-elle prouver qu’Abdelkader Merah savait que le vol du scooter par son petit frère le 6 mars 2012 – alors que les deux frères roulaient dans la même voiture juste avant le larcin – allait servir son à dessein terroriste, et non à des braquages quelconques ? Comment va-t-elle pouvoir établir que la communauté idéologique entre les deux – un islam rigoriste – signifie complicité ? Ces éléments additionnés les uns aux autres pourront-il, au bout du compte, constituer une preuve ?

Lire aussi :   « Les terroristes habitent nos pensées »

Dans la salle Voltaire du Palais de justice de Paris, depuis l’ouverture du procès, les échanges sont plus que vifs. Le président de la Cour, Franck Zientara, essaie tant bien que mal de les maintenir dans les frontières de la dignité, et de ne pas se laisser perturber par les coups de pression de Dupond-Moretti, qui fait du Dupond-Moretti. Pas une heure sans que le ton ne monte, pas un jour sans incident majeur.

Lundi, on a carrément eu droit à la révélation involontaire, en pleine audience, de l’identité du témoin policier anonyme n° 45 par l’avocate générale, identité ensuite soulignée tout à fait volontairement par Me Dupond-Moretti, que l’anonymat des témoins exaspère. Le président de la Cour a dénoncé la « tension permanente » des débats. Le procès est encore long, mais le temps file. Six jours d’audience se sont déjà écoulés. Il en reste douze avant le début des plaidoiries. Verdict le 2 novembre.

 



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