Affaire Weinstein et autres : balance ton porc, OUAIS !

 

 

Super !

Depuis trois jours, des personnalités de plus en plus nombreuses n’hésitent plus à qualifier publiquement de « porc » le harceleur et violeur présumé Harvey Weinstein, dont de nouvelles victimes se manifestent tous les jours depuis les premiers témoignages publics, il y a tout juste dix jours.

Je vais donc rappeler avoir pour ma part été condamnée par le Tribunal de Grande Instance de Brest le 11 juin 2013 (condamnation heureusement annulée en appel de manière définitive le 2 décembre 2015) pour avoir notamment traité de « porcs » tous les messieurs que la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest envoie régulièrement me harceler ou m’agresser sexuellement depuis maintenant plusieurs décennies, toujours avec la bénédiction d’un certain nombre de magistrats, lesquels encouragent eux-mêmes toutes ces exactions et bien d’autres à mon encontre.

Je n’avais même pas nommé les « porcs » en question !

Seuls étaient connus du public ceux qui ne se gênaient pas pour me harceler sexuellement sur la toile avec leur complice Josette Brenterch du NPA de Brest depuis le mois de juin 2010, sans même cacher leur identité.

Leurs harcèlements publics à mon encontre avaient provoqué de ma part quelques réponses qui m’auront donc valu, à compter de l’année 2011, poursuites puis condamnation, tandis que dans le même temps mes plaintes pour harcèlements, atteintes à l’intimité de la vie privée et menaces en tous genres étaient toutes classées sans suite ou illégalement rejetées par les mêmes magistrats me témoignant une telle haine que l’un de mes avocats, particulièrement choqué par la teneur et la violence de leurs propos inacceptables à mon égard, me dira toujours par la suite n’avoir jamais vu de comportements aussi odieux en 25 ans de carrière, même avec le pire des criminels, alors que pour ma part j’étais victime !!!

Ces magistrats manifestement CORROMPUS me reprochaient, tout comme leurs protégés mes harceleurs primitifs des années 1990, puis tous les suivants jusqu’aux cybercriminels auxquels j’avais et ai encore affaire sur la toile depuis 2008, d’avoir toujours refusé de me prostituer, alors que j’avais aussi refusé de commettre des crimes et délits contre la Nation au profit de ceux, patrons voyous harceleurs également proxénètes et trafiquants d’armes notoires qui, en guise de punition, avaient dès lors décidé de me prostituer de gré ou de force.

Et voilà qu’aujourd’hui, dans la foulée de l’affaire Weinstein, il n’est plus question de crier haro sur les victimes quand elles ne se suicident pas, mais au contraire de les inciter à balancer !

Je balance donc mes porcs et leurs cochonnes, parmi lesquels ces magistrats et magistrates !

Point n’est besoin de décrire les porcs, tout le monde sait ce qu’ils sont.

Pour ce qui est de leurs cochonnes, l’expérience me permet de préciser qu’elles appartiennent toujours à l’une ou l’autre des deux catégories de femmes suivantes :

1°/ des femmes qui sont elles-mêmes « passées à la casserole » sans protester ou qui n’envisagent pas d’autre mode d’évolution professionnelle que la promotion canapé, qu’elles sollicitent d’emblée, et qui n’admettent pas que d’autres puissent s’en passer ou envisager de faire sans, ce qui les renvoie automatiquement à une image d’elles-mêmes très négative et que bien évidemment elles ne peuvent accepter : ce sont des « putes » et contrairement à celles qui ne couchent pas ou estiment pouvoir s’en dispenser, elles n’ont pas d’autre compétence à faire valoir pour trouver du boulot ou obtenir des promotions ; ces femmes font preuve d’un acharnement particulier à détruire tous ceux et celles qui menacent leur système, celui des porcs ;

2°/ des femmes qui comme la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest ne risquent absolument rien à fréquenter des porcs et trouvent un avantage certain à les utiliser pour détruire leurs cibles.

Voilà pour l’essentiel.

« Quand une actrice se fait séduisante pour décrocher un rôle, ce n’est pas pour se faire violer ! » dit justement Isabelle Adjani.

Même chose pour de nombreux autres métiers et tous les postes incluant une fonction de représentation : on ne soigne pas sa tenue pour se faire violer quand c’est une obligation professionnelle.

Des spécialistes s’expriment aussi sur la question du harcèlement en entreprise.

Marie Pezé, qui a créé la première consultation « Souffrance & Travail » en 1997, précise que « les salariés sont responsables de la santé de leurs collègues. S’ils constatent qu’une femme ne s’habille plus comme avant, qu’elle commence à perdre du poids ou à en prendre, qu’elle a des crises de larmes, qu’elle va mal, il relève de la posture citoyenne d’aller la voir et de lui dire ‘que puis-je faire pour t’aider?’ afin qu’elle puisse se confier ».

Vivons-nous sur la même planète ?

Pour ma part, j’ai dû me résoudre il y a maintenant une douzaine d’années à ne quasiment plus sortir de chez moi pour éviter toutes les agressions que la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest continuait à organiser à mon encontre avec l’approbation ou la complicité de ses amis du Tribunal de Grande Instance de Brest.

Et quand le harcèlement reprend sur la toile dès mes premiers commentaires anonymes sur un site d’information, en l’occurrence Rue89 en 2008, il peut se poursuivre indéfiniment au vu et au su de tous sans aucun problème pour les harceleurs. Près de dix ans plus tard, ceux-ci ne sont toujours pas inquiétés, ni par la « justice » pourtant régulièrement saisie, ni par aucune enquête journalistique.

Autrefois déjà, tous mes collègues de travail étaient bien au courant de ce qui se passait, les harceleurs en chef les incitaient tous, voire les forçaient à participer à tous leurs harcèlements à mon encontre, tout comme plus tard leur complice Josette Brenterch du NPA de Brest à compter de mon arrivée dans l’association AC ! Brest dont elle était trésorière, en 2004.

Dans ces conditions, il n’y a rien à confier à qui que ce soit, et quand on va vraiment mal, on disparaît, on ne va quand même pas offrir à tous ces pervers le spectacle d’une crise de larmes, ils n’attendent que ça.

Une fois, en 1994, il m’est arrivé de craquer dans mon bureau.

Un de mes harceleurs, qui n’avait rien à y faire, mais venait très souvent m’y harceler, l’a vu. Et que croyez-vous qu’il ait fait ? Tout en joie, exultant, il a aussitôt appelé tous les mecs de l’entreprise à venir défiler dans mon bureau pour y contempler « la pute » en train de « verser des larmes de crocodile » (sic). Plusieurs d’entre eux ont bien rappliqué, rigolards. Certains ont fait demi-tour rapidement, gênés.

Je précise ici à l’attention de ceux qui pourraient l’ignorer que dans le système porcin, « la pute » ou « la salope » n’est pas celle qui couche mais celle qui dit non.

 

http://www.ozap.com/actu/-ce-gros-porc-puant-d-harvey-weinstein-antoine-de-caunes-fier-de-sa-fille-emma-de-caunes/539172

« Ce gros porc puant d’Harvey Weinstein » : Antoine de Caunes « fier » de sa fille Emma de Caunes

 

Antoine de Caunes dans "Popopop"

Antoine de Caunes dans « Popopop » © France Inter
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Jeudi 12 Octobre 2017
L’animateur a évoqué le témoignage de sa fille au « New Yorker ».

 

Le papa soutient sa fille. Depuis une semaine, le producteur américain Harvey Weinstein est empêtré dans un scandale sexuel qui voit chaque jour de nouvelles actrices l’accuser de harcèlement sexuel ou de viol. Après un premier article du « New York Times », le « New Yorker » a été le deuxième média à faire des révélations sur cette sordide affaire, dévoilant le témoignage de huit nouvelles femmes qui auraient été victimes du producteur.

Parmi elles, Emma de Caunes, qui a raconté en détails au magazine comment Harvey Weinstein avait tenté de la forcer à avoir des rapports sexuels avec lui dans une chambre d’hôtel, après un déjeuner professionnel. « J’étais tétanisée » raconte ainsi Emma de Caunes au « New Yorker ». « Mais je ne voulais pas lui montrer que j’avais peur parce que je sentais que plus j’étais effrayée, plus il était excité » poursuit-elle, disant s’être sentie comme « un animal sauvage face à un chasseur »

« Ce gros porc puant »

Hier après-midi, Antoine de Caunes est revenu sur les révélations faites par sa fille en introduction de « Popopop », son émission culturelle quotidienne diffusée sur France Inter. « Je suis un père comblé. J’ai trois beaux enfants auxquels je trouve toutes les vertus« , a-t-il commencé, évoquant ses « deux beaux gaillards » puis sa fille qui fait « le merveilleux métier d’actrice« . Il a ensuite parlé des « hommes de pouvoir« , des « prédateurs sexuels qui abusent de leur position » dans ce milieu.

« Mais il arrive que ces femmes se rebiffent et rendent publics de tels agissements. C’est ce que vient de faire ma fille, en même temps qu’Asia Argento, Angelina Jolie, Judith Godrèche, Rosanna Arquette et plein d’autres en dévoilant les turpitudes d’un tout puissant producteur hollywoodien, ce gros porc puant d’Harvey Weinstien pour bien le nommer. Tout le monde le sait, il faut du courage quand on est une femme pour mettre sur la place publique de telles histoires (…) Voilà pourquoi aujourd’hui je suis heureux non seulement d’avoir trois beaux enfants, mais en plus je suis fier d’avoir une fille comme elle« , a-t-il conclu. puremedias.com vous propose de découvrir la séquence dans le tweet ci-dessous. De son côté, Emma de Caunes a simplement repris la chronique en question sur son compte Twitter, la commentant de la sorte : « Et moi fière d’avoir un papa comme lui« .

 

 

http://www.purepeople.com/article/harvey-weinstein-le-porc-ses-soirees-cannoises-entre-partouzes-et-cocaine_a254839/1

Harvey Weinstein, « le Porc » : Ses soirées cannoises, entre partouzes et cocaïne

Harvey Weinstein - Photocall de la soirée de Grisogono "Love On The Rocks" à l'hôtel Eden Roc au Cap d'Antibes lors du 70e Festival International du Film de Cannes. Le 23 mai 2017.
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Harvey Weinstein – Photocall de la soirée de Grisogono « Love On The Rocks » à l’hôtel Eden Roc au Cap d’Antibes lors du 70e Festival International du Film de Cannes. Le 23 mai 2017.
Un secret de polichinelle pourtant bien couvé…

 

Après le récit d’Emma de Caunes, suivi de près par celui de Judith Godrèche, le cinéma français a fait irruption dans le scandale Weinstein. Depuis quelques jours, les langues se délient à Hollywood où de nombreuses actrices et femmes racontent comment elles ont été harcelées, agressées sexuellement voire violées pour trois d’entre elles, par Harvey Weinstein. Léa Seydoux, probablement l’une des stars françaises les plus populaires à l’international et notamment à Los Angeles, a également évoqué l’agression sexuelle dont elle a été victime.

Harvey Weinstein, en effet, ne se limitait pas à Hollywood. Le producteur américain adore la France, et il n’a jamais lésiné sur les moyens pour distribuer des films tels que La Reine Margot, Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, Intouchables et bien évidemment The Artist et ses cinq Oscars. Chaque année, il venait à Cannes pour le Festival où sa réputation est apparemment un véritable secret de polichinelle.

Weinstein, le « Caligula de Cannes »

Les hôtels – et notamment le Cap-Eden-Roc où il avait ses habitudes – et les loueurs de yachts le connaissent bien. Comme le rappelle Le Parisien, l’influent tycoon américain « organise des fêtes avec partouzes et cocaïne« . Sur la Croisette, il est surnommé « le Porc« . Apparemment, professionnels du cinéma comme journalistes avaient l’air de savoir, par des bruits de couloir, des rumeurs ou des récits véridiques, comment Harvey Weinstein ambiançait le Festival de Cannes côté coulisses. Dans le Guardian, on parle même du « Caligula de Cannes« , référence au controversé empereur romain dont l’appétit pour les orgies fait la joie des historiens.

Cannes, c’est là que Judith Godrèche, 24 ans alors, est agressée. « Il s’est pressé contre moi et m’a enlevé mon pull », raconte-t-elle. Après avoir refusé de le masser, elle s’enfuit et se confie à Miramax, la société de Weinstein, qui la réduit au silence, « parce que c’est comme ça« . Un récit qui n’a pas étonné Dominique Besnehard, ex-agent de stars qui n’a jamais été réellement confronté à Weinstein. Il dit toutefois avoir entendu « des actrices raconter qu’elles avaient été convoquées dans sa chambre et qu’elles étaient parties en courant« , dénonçant chez lui ce « rapport de pouvoir digne d’un Pygmalion pervers« .

« Un comportement impardonnable »

De son côté, le Festival de Cannes a publié un communiqué de presse. « C’est avec consternation que nous avons découvert les accusations de harcèlement et de violence sexuelle récemment portées contre Harvey Weinstein, professionnel du cinéma dont l’activité et la réussite sont connues de tous, qui lui valent de séjourner à Cannes depuis de nombreuses années et d’avoir de nombreux films sélectionnés au Festival international du film dont il est une figure familière« , écrivent conjointement Pierre Lescure et Thierry Frémaux. « Ces faits relèvent d’un comportement impardonnable qui ne peut susciter qu’une condamnation nette et sans appel. Notre pensée va aux victimes, à celles qui ont eu le courage de témoigner et à toutes les autres. Puisse cette affaire contribuer à dénoncer une nouvelle fois des pratiques graves et inacceptables« , concluent le président et son délégué général.

Le 12 Octobre 2017 – 15h15

 

 

http://www.purepeople.com/article/eva-green-victime-du-gros-porc-harvey-weinstein-sa-mere-balance_a255121/1

Eva Green « victime du gros porc » Harvey Weinstein : Sa mère balance !

 

Marlène Jobert révèle que sa fille Eva Green a été harcelée par Harvey Weinstein.
Marlène Jobert a brisé le silence…

 

Et une nouvelle victime de plus dans le scandale des harcèlements et agressions sexuelles d’Harvey Weinstein. Ce vendredi 13 octobre sur Europe 1, Marlène Jobert a révélé que sa fille Eva Green (que l’on verra bientôt à l’affiche du prochain film de Roman Polanski, D’après une histoire vraie) avait été harcelée il y a sept ans de cela par le producteur hollywoodien.

« Ma fille Eva a été victime de cet horrible bonhomme, confie l’actrice, romancière et conteuse pour enfants. Il est tenace, il insiste pendant plusieurs mois, dès qu’il passait à Paris il l’appelait« , raconte l’actrice française de 76 ans.

Eva Green, bien connue à Hollywood pour ses rôles dans Casino Royale, Dark Shadows ou plus récemment Miss Peregrine, « ne répondait pas« . « Elle était un peu intimidée, ce type avait tellement de pouvoir ! De pouvoir sur tout le cinéma ! Il a dû lui mettre tellement de bâtons dans les roues, car il était vexé« , poursuit sa mère. Selon cette dernière, Eva « a mis du temps à s’en remettre« , et « préfère oublier et ne pas en parler aujourd’hui ».

Donnant un peu plus de détails sur le comportement qu’a eu le magnat hollywoodien avec Eva Green, il utilisait selon Marlène Jobert « le même mode opératoire« , à savoir « le prétexte d’un rendez-vous professionnel, d’un scénario à lui remettre, avec un beau rôle à la clé« . « Et comme son bureau était aussi dans sa suite d’hôtel, il les faisait monter et puis bon… Il leur promettait comme à toutes de favoriser leur carrière en échange de faveurs sexuelles« , assure la mère de famille.

Selon elle, sa fille « est arrivée à lui échapper mais il l’a menacée de la détruire professionnellement« . Sans fard, elle rajoute que « si le ‘gros porc’ avait été évincé par sa victime, pour se venger il interdisait (aux réalisateurs) de la choisir« . « Donc réagir brutalement pour une jeune actrice, c’était aussi se mettre en danger, être rayée des listes » explique Marlène Jobert.

Parlant aujourd’hui au nom de sa fille, l’actrice de Masculin féminin aurait aimé agir à l’époque. « J’en avais été tellement horrifiée, scandalisée, que je voulais faire quelque chose mais ma fille m’a dit ‘surtout pas ! Tu ne peux pas savoir le mal dont il est capable’« , raconte-t-elle, avant de conclure en affirmant que « ce n’est pas possible que ce type soit impuni« . « Il faut que cet odieux personnage soit poursuivi« , a-t-elle martelé.

Le 13 Octobre 2017 – 20h36

 

 

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/philippe-labro/philippe-labro-affaire-weinstein-un-porc-peut-en-cacher-un-autre-13-10-2017-2164332_1444.php

Philippe Labro - Affaire Weinstein : « Un porc peut en cacher un autre ! »

 

VIDÉO. Le journaliste et écrivain revient sans détour sur l’affaire Weinstein. Il dénonce le silence et craint de nouveaux scandales.

 

Par

Modifié le 13/10/2017 à 18:34 – Publié le 13/10/2017 à 16:40 | Le Point.fr

 

À Hollywood, c’est l’heure du grand déballage ! Depuis la publication d’un article du New York Times le 5 octobre, Harvey Weinstein, surpuissant producteur de cinéma américain, est dans la tourmente. Accusé de toutes parts aussi bien par des actrices, des mannequins que par des collaboratrices, le roi d’Hollywood est déchu. Jeudi, une enquête de la police de New York a été ouverte pour une agression sexuelle présumée remontant à 2004.

Pour le journaliste et écrivain Philippe Labro, Harvey Weinstein n’est rien d’autre qu’un « porc » dont le visage abîmé reflète « l’arrogance, la certitude ou encore la vanité ». L’animateur de Langue de bois s’abstenir dénonce le silence assourdissant qui a couvert les agissements de ce « prédateur prétentieux pétrifiant » durant de si longues années. Et de prévenir : « Un porc peut en cacher un autre. »

 

http://www.bvoltaire.fr/on-surnommait-porc/

On le surnommait « le porc »…

 

 Aujourd’hui

Qu’on n’occulte pas l’immense responsabilité d’un monde au sein duquel il avait toute latitude pour parader.

Magistrat honoraire et président de l’Institut de la parole 

Le lynchage a battu son plein et la justice a pris la relève dans divers pays.

Harvey Weinstein est un grand producteur, mais à l’évidence un triste personnage et une personnalité qui s’est servie de son pouvoir pour abuser des victimes, actrices débutantes ou confirmées, jeunes femmes évidemment en situation de dépendance.

Harcèlements, agressions, quatre viols présumés. Tout, dorénavant, y passe, tout est libéré. Il est à terre, il n’est presque plus rien. Son épouse l’a quitté. Depuis la dénonciation du New York Times, chaque jour son lot de révélations, d’indignations, de dégoûts.

Des plus illustres aux plus discrètes, elles se manifestent, révèlent, se révoltent, accablent, mettent en garde. Angelina Jolie, Judith Godrèche et Emma de Caunes, par exemple. Et tant d’autres blessées, souillées, offensées, aujourd’hui honteuses et justicières.

Ce n’est pas parce que Harvey Weinstein est ainsi justement vilipendé que je vais avoir l’impudence de le défendre pour ce qu’il aurait, paraît-il, accompli à l’insu de tous, en tout cas du monde artistico-politique dans lequel il était immergé et qui le connaissait en détail. Aux États-Unis comme à Paris, à Cannes ou en Angleterre.

Il avait ses pratiques, on les connaissait. Comme toujours, on savait mais on feignait de ne rien savoir. On le surnommait « le porc », mais il aurait été indécent de prendre son courage à deux mains pour le dénoncer. Pour rompre cette omerta des univers qui préfèrent murmurer entre eux contre l’immonde, partager l’ignoble dans leur cercle plutôt que de se lever, de s’élever et d’exprimer publiquement la vérité, aussi sale qu’elle soit.

Me gêne alors la stupéfaction surjouée, l’étonnement subit. Le couple Obama s’affirme dégoûté et Hillary Clinton choquée. C’est sans doute vrai, de même que la furie collective qui, maintenant, s’en prend à cette virilité dévoyée, à ce potentat du sexe sous diverses facettes. On ne m’empêchera pas de douter que personne n’ait su ce qui se déroulait dans les coulisses, que de rumeurs en certitudes négligées, personne n’ait eu l’oreille attirée, que personne, avant l’article du New York Times, n’ait eu l’occasion de mettre au jour ce que l’obscurité et l’intimité avaient prétendument dissimulé.

Ce n’est pas pour rien que Jane Fonda a avoué être honteuse parce qu’elle n’avait rien dit.

Il y a des histoires françaises qui me reviennent en mémoire et qui ne sont pas éloignées de ce déversement sincère mais si tardif sur Harvey Weinstein.

J’éprouve la plus vive compassion pour les victimes nombreuses de ce producteur, de ce prédateur, quoi qu’elles aient subi, et je n’aurais pas l’impudence de leur reprocher de s’être tues parce qu’elles avaient peur, mais les puissants qui n’ignoraient rien, le procureur Cyrus Vance, Jr. – le même qui s’est illustré plus tard avec l’affaire de DSK – qui n’a donné aucune suite pénale à une plainte portée par une intrépide contre Weinstein, comment leur pardonner d’avoir failli ? Il y en a plus qu’assez de ces complicités diffuses, implicites, évidentes qui se flattent d’une solidarité de classe, de fortune et de pouvoir quand la morale la plus élémentaire aurait eu besoin d’être respectée. Et la vérité proférée et dénoncée.

Je ressens aujourd’hui ce paroxysme multiplié et cette surabondance défoulée contre lui à la fois comme éminemment légitimes mais aussi telle une manière, pour beaucoup, de faire oublier leur indifférence, leur silence, leur abstention. Ou, plus tristement, leur tolérance amusée. Dans la périphérie éclatante, toute de lumières et de connivences, les ombres et les turpitudes d’Harvey Weinstein étaient connues, mais gardées au secret pour et par les initiés. On a les privilèges misérables qu’on peut.

La condamnation soit, les condamnations heureusement.

Mais qu’on n’occulte pas l’immense responsabilité d’un monde au sein duquel il avait toute latitude pour parader, puisque le « porc dans son auge » était préservé de toute révélation.

Extrait de : Justice au Singulier

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/10/15/laffaire-weinstein-fait-emerger-le-balancetonporc-qui-denonce-le-harcelement-sexuel-dans-le-monde-professionnel_a_23243706/

L’affaire Weinstein fait émerger le « #balancetonporc » qui dénonce le harcèlement sexuel au travail

 

Les femmes françaises ont décidé de briser le silence.

 

15/10/2017 10:14 CEST | Actualisé il y a 27 minutes

 dans Calomnie

Mike Blake / Reuters
L’affaire Weinstein fait émerger le « #balancetonporc » qui dénonce le harcèlement sexuel dans le monde professionnel

 

HARCELEMENT SEXUEL – « J’aurais dû être plus courageuse et je pense qu’à partir de maintenant je le serai quand j’entendrai de telles histoires ». Cette phrase, prononcée par Jane Fonda dans une interview accordée à la BBC ce jeudi 12 octobre, témoigne du tabou qui existe dans les affaires de harcèlement sexuel. Car l’actrice était au courant des accusations d’agression sexuelle et de viol portées contre Harvey Weinstein depuis un an. Mais cette omerta ne s’applique pas seulement au cas du producteur américain ni à Hollywood.

Ce silence existe aussi dans n’importe quel milieu professionnel. Pour Marie Pezé, docteur en psychologie, psychanalyste et expert auprès de la Cour d’appel de Versailles, celui-ci s’explique par le fait que « trop souvent, le harcèlement sexuel au travail est vécu comme une affaire privée ou personnelle. C’est aux femmes de se débrouiller seules pour se sortir de ces situations, alors qu’il existe un cadre légal très solide », explique-t-elle au HuffPost.

Ce vendredi 13 octobre, la journaliste Sandra Muller a créé le hashtag « #balancetonporc » sur Twitter. « Toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcèlement sexuel que tu as connu dans ton boulot. Je vous attends », écrit-elle. Un appel auquel les femmes n’ont pas manqué de répondre. Elles ont ainsi témoigné des situations de harcèlement et d’agressions sexuelles quotidiennes qu’elles ont subi dans le cadre de leur profession.

L’employeur et les salariés responsables de la santé physique et mentale des collaborateurs

En France, les articles L4121 et L4122 du code du travail fixent un cadre juridique: le chef de l’entreprise doit protéger la santé physique et mentale de ses salariés en terme de résultat. Il est légalement obligé de mettre en place une organisation du travail saine.

Il en est de même pour le salarié d’une entreprise, qui doit prendre soin de « sa santé et de sa sécurité », mais également de celle de ses collègues, sinon, il s’agit d’une « omission ».

- Article L4121: « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent: des actions de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation, la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes ».

- Article L4122: « Conformément aux instructions qui lui sont données par l’employeur, dans les conditions prévues au règlement intérieur pour les entreprises tenues d’en élaborer un, il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail ».

Marie Pezé, qui a créé la première consultation « Souffrance & Travail » en 1997, détaille: « Cela signifie que les salariés sont responsables de la santé de leurs collègues. S’ils constatent qu’une femme ne s’habille plus comme avant, qu’elle commence à perdre du poids ou à en prendre, qu’elle a des crises de larmes, qu’elle va mal, il relève de la posture citoyenne d’aller la voir et de lui dire ‘que puis-je faire pour t’aider?’ afin qu’elle puisse se confier ».

Contactée par Le HuffPost, Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), ajoute: « Si ces informations remontent jusqu’à l’employeur, il est supposé réagir et doit s’en saisir. Quand un salarié est par exemple qualifié de ‘dragueur’ ou de ‘cavaleur’, cela cache bien souvent un discours qui relève d’une infraction pénale ou d’un comportement incompatible avec la démarche de l’entreprise ou le contrat de travail ».

« Le médecin du travail peut agir »

Mais quand on est témoin de harcèlement sur son lieu de travail, comment agir concrètement? Marilyn Baldeck explique: « Ce sont des salariées qui se confient à d’autres sur le harcèlement sexuel dont elles sont victimes. La rumeur a donc le statut d’information. La question est de savoir ce que les personnes qui ont reçu cette information sont supposées en faire. Si on parle de ‘rumeur’, personne ne va jamais rien faire, car ce ne sera pas pris au sérieux ».

Marie Pezé conseille tout d’abord d’aller parler aux acteurs de l’entreprise, à savoir, dans un premier temps, le médecin du travail, même si ces rumeurs paraissent infondées. « Le médecin du travail a le droit d’aller faire des visites de service et des visites de postes. Comme il a vu des salariés en consultation, il sait des choses. De plus, il est inscrit au Conseil de l’ordre et donc soumis au secret médical. Le médecin du travail peut vraiment agir et mener une enquête ».

Mais il est aussi possible d’aller se confier à un délégué syndical ou un délégué du personnel, et même à l’inspecteur du travail, soumis au secret professionnel. « Comme il est membre de droit du Comité d’Hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), il peut mettre le sujet sur la table sans citer personne. (…) Si le collègue ne parle pas, il devient un témoin passif et collabore à ce que la situation perdure. C’est une forme de complicité passive, voire même active », poursuit la spécialiste de la souffrance au travail.

Cependant, Marilyn Baldeck précise que « la victime doit avoir l’assurance que la personne qui est au courant ne fera rien sans son accord. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles les victimes ne veulent pas saisir les organisations syndicales: elles redoutent qu’il y ait tout de suite une démarche vis à vis de l’employeur. Elles sont dans des temporalités qui sont différentes des professionnels qui interviennent à leurs côtés. Agir tout de suite sans leur consentement est une erreur fatale, parce qu’on les perd. Si on va plus vite que leur propre rythme, on risque de les décourager à jamais d’entreprendre quoique ce soit ».

La jurisprudence progresse

En outre, la jurisprudence avance également en ce sens. La Cour d’appel d’Orléans a ainsi condamné un journal à 78.500 euros de dommages et intérêts le 7 février 2017 et a recouru, pour la première fois, à la notion de « harcèlement sexuel d’ambiance » ou « environnemental ».

Le site juridique Le Village de la Justice explique que le harcèlement sexuel d’ambiance est « caractérisé par une situation où ‘sans être directement visée, la victime subit des provocations et blagues obscènes ou vulgaires qui lui deviennent insupportables’ ». En d’autres termes, le harcèlement sexuel devient général et non plus individuel. Grâce à cet arrêt de la Cour d’appel d’Orléans, un collègue peut donc dénoncer ces comportements sexistes même s’il n’en est pas directement la cible.

Mais Marie Pezé est formelle, « s’il n’y avait pas cette ambiance complice et générale, cela ne se produirait pas ». Dans le cas du producteur Harvey Weinstein, elle tente d’expliquer toute la complexité de l’affaire: « Tout le monde savait probablement depuis toujours que c’était un prédateur. Mais tout le monde s’est tu parce qu’il est un bon producteur, qui a produit des films remarquables. Ce sont souvent des personnes qui exercent leur pouvoir pas seulement pour harceler sexuellement, mais aussi pour faire de bonnes choses dans le monde professionnel ».

 

Lire aussi :

Les 31 femmes qui accusent Weinstein d’agression sexuelle

Léa Seydoux raconte: Harvey Weinstein « a sauté sur moi »

À cause de la prescription, ni Judith Godrèche ni Emma de Caunes ne pourraient attaquer Weinstein

 

 

http://www.europe1.fr/societe/adjani-quand-une-actrice-se-fait-seduisante-pour-decrocher-un-role-ce-nest-pas-pour-se-faire-violer-3464414

Adjani : « Quand une actrice se fait séduisante pour décrocher un rôle, ce n’est pas pour se faire violer ! »

 

06h00, le 15 octobre 2017, modifié à 12h44, le 15 octobre 2017
Adjani : "Quand une actrice se fait séduisante pour décrocher un rôle, ce n'est pas pour se faire violer !"

Isabelle Adjani a été récompensée cinq fois du César de la meilleure actrice, notamment pour « La Journée de la jupe ».@ XAVIER LEOTY / AFP

 

Dans une tribune publiée par le « Journal du dimanche », l’actrice française Isabelle Adjani revient sur le scandale Harvey Weinstein

 

« Dans les maisons de production ou chez les décideurs, j’ai souvent entendu : ‘Toutes des salopes, toutes des putes de toute façon, ces actrices !’ » Isabelle Adjani connaît bien la musique qui accompagne le scandale Harvey Weinstein, le super-producteur d’Hollywood déchu face aux accusations en cascades de viols, agressions et harcèlement sexuels. L’actrice française connaît la musique, et elle en déroule les mécanismes dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche.

« Quand le silence se brise, quand la parole se libère et qu’elle est enfin relayée parce qu’il n’est plus possible de remettre en cause le témoignage de dizaines d’actrices devenues célèbres, le scandale éclate et révèle de manière spectaculaire le système de prédation dans toute sa monstruosité », écrit la comédienne, nommée deux fois pour l’Oscar de la meilleure actrice. « Ce qui était acceptable pour l’opinion sans être dit, devient inadmissible, insupportable, surtout dans un pays très puritain, en apparence, comme les États-Unis… »

En France, c’est autrement sournois

« Arsenal de défense des prédateurs ». « En France, c’est autrement sournois », estime Isabelle Adjani, en vertu des « trois G : galanterie, grivoiserie, goujaterie. Glisser de l’une à l’autre jusqu’à la violence en prétextant le jeu de la séduction est une des armes de l’arsenal de défense des prédateurs et des harceleurs. »

Par ailleurs récompensée cinq fois par le César de la meilleure actrice, notamment pour La Journée de la jupe, elle estime enfin qu’il est « grand temps de rappeler que dans libertinage il y a liberté et que quand une femme dit non, elle dit non, que son corps lui appartient et qu’elle seule est libre d’en disposer. Quand une actrice se fait séduisante pour décrocher un rôle, ce n’est pas pour se faire violer ! ».

 



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