Jean-Jacques Urvoas rattrapé par les pratiques brestoises…

… et pas un déconnologue pour le soutenir…

Voyez ce qu’en dit la cypiste Framboise dans ses commentaires sur le site de Marianne :

 

Eh bien dites donc…. comme elle y va…

Et pour elle-même et tous ses potes violeurs, voire assassins, que prévoit-elle ?

 

https://www.marianne.net/politique/affaire-urvoas-la-cour-de-justice-de-la-republique-saisie-pour-avis

Jean-Jacques Urvoas était ministre de la Justice dans les gouvernements de Manuel Valls puis de Bernard Cazeneuve.

Jean-Jacques Urvoas était ministre de la Justice dans les gouvernements de Manuel Valls puis de Bernard Cazeneuve. – GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Politique

Affaire Urvoas : la Cour de justice de la République saisie pour avis

 

Par Magazine Marianne

Publié le 13/12/2017 à 18:00

 

Elle est la seule instance habilitée à juger les actes des membres du gouvernement. La Cour de justice de la République (CJR) a été saisie pour avis concernant une possible « violation de secret professionnel » par l’ex-Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, a annoncé ce mercredi 13 décembre un communiqué du procureur général près la Cour de Cassation.

Ministre de la fin l’ère Hollande, Jean-Jacques Urvoas est soupçonné d’avoir transmis au député Thierry Solère (LR à l’époque, aujourd’hui LREM) des informations sur une enquête pour fraude fiscale le concernant.

Depuis le 6 septembre 2016, l’actuel questeur de l’Assemblée nationale est en effet visé par une enquête préliminaire pour « fraude fiscale, blanchiment, corruption, trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux ». Selon le Canard enchaîné, Jean-Jacques Urvoas, quand il était encore au gouvernement, avait envoyé à son « ami » une note de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG).

La suppression de la CJR plusieurs fois promise

C’est la commission des requêtes de la CJR qui devra donner son avis sur l’éventualité d’une procédure judiciaire contre l’ancien ministre de la Justice. La CJR, composée de six députés, six sénateurs et trois juges de la Cour de cassation, juge les membres du gouvernement pour les crimes et délits commis « dans l’exercice de leurs fonctions ». Depuis sa création en 1993, la juridiction a jugé sept membres du gouvernement, dont quatre ont été condamnés à des peines légères, voire dispensés de peine. Ainsi en décembre 2016, l’ex-ministre sarkozyste Christine Lagarde a été condamnée pour « négligence » dans l’affaire Tapie mais la CJR l’a dispensée de peine.

L’institution étant très critiquée, François Hollande avait promis de la supprimer avant d’arriver à l’Élysée, mais sans jamais mener à bien la révision constitutionnelle nécessaire. Emmanuel Macron a lui promis en juillet de mener à bien « d’ici un an » sa réforme institutionnelle qui prévoit également la suppression de la CJR.

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Procès de Georges Tron aux assises : grand déballage en vue…

Il n’est pas impossible que je me mette moi aussi à « balancer » des proches de Marine Le Pen dans pas longtemps… des messieurs dans le genre gros porcs et leurs cochonnes, dont une magistrate qui va bientôt être mutée à Pétaouchnok…

En attendant, il serait souhaitable que les « vraies victimes » de cette affaire, qu’il s’agisse des accusatrices ou des accusés, soient tout à fait reconnues comme telles.

Et vu tout ce que la presse a déjà déballé par le passé, il fallait bien un procès pour pouvoir commencer à faire le tri…

 

http://www.lepoint.fr/politique/le-proces-aux-assises-de-georges-tron-pour-viols-s-ouvre-mardi-11-12-2017-2178813_20.php

Georges Tron aux assises: le procès de l’ancien secrétaire d’Etat pour viols s’est ouvert

 

AFP

Modifié le 12/12/2017 à 11:15 – Publié le 11/12/2017 à 14:26 | AFP

Georges Tron aux assises: le procès de l'ancien secrétaire d'Etat pour viols s'est ouvert
Georges Tron aux assises: le procès de l’ancien secrétaire d’Etat pour viols s’est ouvert © AFP / JACQUES DEMARTHON AFP

 

Il est accusé de viols et agressions sexuelles en réunion par deux anciennes employées de sa mairie de Draveil (Essonne): le procès de l’ancien secrétaire d’Etat Georges Tron s’est ouvert mardi devant les assises de Seine-Saint-Denis .

Avant d’entrer dans la salle où il sera jugé neuf jours durant, l’ancien secrétaire d’Etat à la Fonction publique (2010-2011) a traversé une nuée de caméras sans dire un mot, entouré par ses avocats Eric Dupond-Moretti et Antoine Vey.

« Je suis sans appréhension et j’espère que (le procès) servira à éclaircir des tas de choses qui auraient dû l’être depuis longtemps », avait-il déclaré à l’AFP à quelques jours du procès.

A Bobigny, l’élu LR comparaît au côté de son ancienne adjointe à la Culture Brigitte Gruel. Tous deux clament leur innocence.

 

L'une des deux plaignantes, Eva Loubrieu, arrive au tribunal de Bobigny, le 12 décembre 2017 © JACQUES DEMARTHON AFP
L’une des deux plaignantes, Eva Loubrieu, arrive au tribunal de Bobigny, le 12 décembre 2017 © JACQUES DEMARTHON AFP

 

Les deux accusés ont décliné leur identité au début de l’audience. « Quelle est votre profession ? » demande le président Régis de Jorna. « Je suis élu local », répond Georges Tron, costume noir et cravate grenat.

La justice a décidé de juger l’homme politique en dehors de l’Essonne où il est élu de longue date : il est maire de Draveil (30.000 habitants) depuis 1995, conseiller départemental et ancien député (1993-2010, 2011-2012).

Jugé dans le sillage de l’affaire Weinstein, le scandale avait éclaté en mai 2011, peu après la retentissante arrestation à New York de l’ancien directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn.

Georges Tron avait démissionné du gouvernement Fillon, affirmant qu’il ferait de la reconnaissance de son innocence une « affaire personnelle ».

Sa passion pour la réflexologie plantaire est soudain devenue connue du grand public, suscitant nombre de détournements et de caricatures.

Les opposants politiques de Georges Tron « se sont servis » de sa pratique de la réflexologie « pour faire croire qu’il était un fétichiste à coloration criminelle », a dit Me Vey avant le procès.

‘Volonté de dissimulation’

Mais ce qui vaut au maire de Draveil d’être renvoyé devant les assises va au-delà de massages de pied impromptus. Virginie Ettel et Eva Loubrieu disent avoir subi des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010, sans être capables de s’y opposer, tétanisées face à leur employeur.

Des accusations « fallacieuses » pour Antoine Vey, qui pense que leurs « mensonges » vont « nuire aux vraies victimes » en jetant le doute sur l’ensemble des femmes qui dénoncent des violences sexuelles.

L’avocat d’Eva Loubrieu, Alexandre-M. Braun, affirme de son côté que les parties civiles « ont vécu un enfer », sans le « soutien dont peuvent bénéficier les victimes qui parlent aujourd’hui ».

Le procès s’ouvre alors que plusieurs magistrats ont estimé qu’il n’y avait pas matière à juger le maire de Draveil et son adjointe.

En 2013, après deux ans et demi d’enquête, deux juges d’instruction d’Evry avaient prononcé un non-lieu. L’année suivante, saisie par les plaignantes, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait finalement renvoyé le dossier devant les assises.

Soulignant que cinq autres femmes avaient décrit dans les mêmes termes que les plaignantes les pratiques sexuelles de l’édile, seul ou avec son adjointe, la cour d’appel a considéré que les « dénégations absolues » des deux élus « suggèrent une volonté de dissimulation de leurs moeurs qui n’est pas en faveur de leur sincérité ».

Elle a aussi estimé que les critères de « surprise » et de « contrainte » caractérisant un viol pouvaient être établis, notamment au vu de l’ »ascendant » qu’avaient les accusés sur leurs employées.

Le maire de Draveil se dit victime d’un complot de l’extrême droite locale.

En janvier 2017, Georges Tron avait annoncé qu’il ne serait pas candidat aux législatives malgré l’investiture de LR afin de respecter la loi sur le non-cumul des mandats.

Il avait alors assuré que ce renoncement n’avait pas de lien avec l’imminence du procès, qui doit durer jusqu’au 22 décembre.

12/12/2017 11:14:14 -          Bobigny (AFP) -          © 2017 AFP

 

 

http://www.lejdd.fr/societe/georges-tron-au-jdd-moi-aussi-je-vais-balancer-lors-du-proces-3515915

Georges Tron au JDD : « Moi aussi, je vais balancer » lors du procès

 

23h45 , le 9 décembre 2017, modifié à 09h54 , le 12 décembre 2017

INTERVIEWAccusé le 24 mai 2011 par deux anciennes employées municipales, Georges Tron avait dû démissionner du gouvernement Fillon. Son procès pour viols et agressions sexuelles s’ouvre mardi et jusqu’au 22 décembre.

Georges Tron se montre déterminé avant le début de son procès, mardi. (Bernard Bisson pour le JDD)

Il prépare sa défense. Alors que s’ouvre mardi son procès pour « viols et agressions sexuelles », Georges Tron récuse ces accusations dans les colonnes du JDD. « Non », dit-il, il n’est pas fétichiste des pieds, malgré les témoignages de 40 femmes qui affirment avoir reçu des « massages » sans toujours en avoir été demandeuses. Et le maire de Draveil compte se montrer offensif lors de l’audience, après six ans de procédures : « Je vais me battre. C’est dans mon caractère. Jusqu’à présent, j’ai été pudique mais au cours de ce procès, je vais sortir de ma réserve et balancer moi aussi. »

Redoutez-vous d’être emporté par la vague soulevée par le hashtag « balance ton porc »?
Le contexte ne justifie pas le n’importe quoi. Il ne suffit pas que quelqu’un se déclare victime pour que cette expression devienne parole d’évangile. Nous sommes dans un Etat de droit et le principe de présomption d’innocence n’est pas remis en cause… La parole des femmes s’est libérée et je m’en félicite. Mais je n’ai jamais agressé et encore moins violé qui que ce soit.

Pourtant, vous êtes renvoyé devant un tribunal après six ans de procédures…
J’ai été entendu en garde à vue, par les juges, et confronté aux plaignantes. Au terme de l’enquête, le parquet, les juges et le parquet général ont demandé le non-lieu. Lorsque le 15 décembre 2014 la chambre de l’instruction a infirmé ces décisions, j’étais abasourdi. C’est comme si la justice s’était mise dans la roue des médias et de ceux qui les manipulent.

En réalité, huit ou neuf personnes dont mes deux accusatrices déclarent avoir été gênées par ma pratique de la réflexologie

Près de 40 femmes ont déclaré avoir eu droit à un « massage des pieds » sans toujours en avoir été demandeuses, certaines y ont même décelé une connotation sexuelle…
Tout d’abord, je veux rectifier ce chiffre de 40 qui ferait de moi un serial agresseur. En réalité, huit ou neuf personnes dont mes deux accusatrices déclarent avoir été gênées par ma pratique de la réflexologie. Toutes appartiennent à un cercle qui gravite autour de la mairie. Cela fait trente ans que je pratique la réflexologie sans me cacher, alors je vais vous livrer un scoop : le chiffre de 4.000 n’aurait pas été plus faux. Je précise que cela n’a rien à voir avec le « massage », il s’agit de points de pression sur le pied qui rassemble 7.200 terminaisons nerveuses. En 1993, j’étais l’auteur d’un rapport parlementaire sur le sujet, puis je créais une association à Draveil.

Deux journalistes, d’anciennes secrétaires, des femmes extérieures à Draveil ont aussi évoqué leur gêne…
J’attends leurs explications.

Dans cette affaire, la réflexologie n’est pas en cause. Vous êtes accusé en tant qu’élu et employeur…
On dit que je ne pratiquais que sur des femmes. C’est faux, mais elles sont les principales adeptes des médecines alternatives. On me soupçonne de m’entourer volontairement de femmes à Draveil. Sur les 700 agents, 500 sont effectivement de sexe féminin. Elles sont majoritaires dans la fonction publique territoriale.

Etes-vous fétichiste des pieds?
Non!

Mes « patientes » – le terme est impropre puisqu’il y avait des hommes, je le répète – ont entre 24 et 75 ans… et des physiques très différents

Ce ne serait pas un crime…
Lorsque je pratique la réflexologie, le pied devient un objet. Mes « patientes » – le terme est impropre puisqu’il y avait des hommes, je le répète – ont entre 24 et 75 ans… et des physiques très différents.

Comprenez-vous que votre intérêt pour les pieds de collaboratrices choisies, selon votre DRH, pour leur « plastique », puisse intriguer?
Elles sont venues me voir pour me demander du travail et je les ai orientées vers mon DRH. C’est lui qui les a embauchées. L’une, Eva Loubrieu, avait une compétence dans le secteur du livre dont nous avions besoin. L’autre, Virginie Faux, s’est présentée à ma permanence après les municipales de 2008. Elle a dû attendre qu’un poste se libère. C’est elle qui a engagé la conversation sur la réflexologie, qu’elle disait pratiquer. Il est vrai que je les ai licenciées. J’ai viré Mme Loubrieu pour détournement de fonds publics, plus de 5.000 euros, en vin notamment. Je n’ai pas renouvelé le contrat de Mme Faux en raison de son comportement. Quelques jours après le ­deuxième viol allégué, elle a participé à une soirée en mairie, au cours de laquelle elle a saisi les parties génitales d’un de mes adjoints, s’est fortement alcoolisée puis a fini pieds nus dans la neige. Et je n’étais pas là! Cette soirée faisait suite à d’innombrables absences justifiées par un cancer qu’elle n’a jamais eu.

Leur avez-vous touché les pieds?
Oui sans doute.

Vous espérez une réhabilitation comme Dominique Baudis, l’ancien maire de Toulouse victime de la rumeur municipale?
Je vais me battre. C’est dans mon caractère. Jusqu’à présent, j’ai été pudique mais au cours de ce procès, je vais sortir de ma réserve et balancer moi aussi.

Les plaintes de mes deux accusatrices étaient sur les réseaux sociaux quelques jours seulement après leur révélation. Tout le monde pouvait s’en inspirer…

Est-ce une menace?
Non, mais cette affaire a été traumatisante pour mes proches, ma famille, mes collaborateurs. Tout le monde parle du procès Tron. On oublie qu’il y a une coaccusée, Brigitte Gruel, qui était ma première adjointe. En six ans d’enquête, on ne lui a pas trouvé le moindre écart de conduite – ce qui n’est pas le cas de ses accusatrices. Elle aurait été la rabatteuse, la « Pompadour », ma maîtresse. C’est faux. J’ai dû avouer dans ce dossier une liaison extraconjugale. Pourquoi aurais-je caché celle-ci? Je me suis découvert des « amantes » que je ne soupçonnais pas. Pourtant, ces dernières n’ont jamais fourni le moindre sms, mail, date et lieu de dîners, cadeaux…

Le dossier montre que ces femmes, sans toujours se connaître, décrivent un mode opératoire similaire. N’est-ce pas troublant?
Troublant? Les plaintes de mes deux accusatrices étaient sur les réseaux sociaux quelques jours seulement après leur révélation. Tout le monde pouvait s’en inspirer…

Vous agitez la thèse d’un complot du Front national. L’instruction n’a rien démontré.
Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen, a joué un rôle central. Avec son frère Jacques, ils possèdent près de 50.000 m² allotis à Draveil. Cela leur procure des revenus conséquents. En 2008, je ne les connais pas. Je loue même sans le savoir un de leurs biens. Ils se manifestent comme riverains au moment où se profile une opération immobilière dans leur quartier. Le 7 décembre 2009, j’organise une réunion publique dans une salle de 500 personnes avec les différents acteurs et le préfet. Très vite, nous nous apercevons qu’il y a 300 agitateurs dans la salle.

Philippe Olivier n’était-il pas alors en rupture de ban avec les Le Pen?
En fait, il n’avait jamais rompu les liens avec Marine Le Pen. Philippe Olivier était un de ses principaux conseillers pour la dernière campagne. En 2008, son frère avait domicilié une de ses associations de soutien chez lui à Draveil. De plus, son ordinateur a servi à envoyer au moins un mail d’une plaignante. Mon ancien directeur de cabinet, dont j’ai découvert qu’il avait été sur la liste du FN pour les élections municipales de 1995, a payé les billets de train de mes accusatrices pour aller voir leur avocat à Marseille. Il s’agissait de Gilbert Collard, actuel député proche Marine Le Pen.

 

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Attentat dans une mosquée en Egypte le 24 novembre 2017 : seconde revendication le 6 décembre 2017 !

Le malade mental au clavier – son « arme » – nous a gratifié ce jour comme tous les ans de son petit cadeau de la Saint-Nicolas.

Or, cette fois-ci, il s’agit d’une seconde revendication de l’attaque du 24 novembre dernier contre des soufis en Egypte.

Il précise à cette occasion être « nihiliste » – non, non, pas « anarchiste » ni « wahhabiste », mais « nihiliste »… Voilà qui nous fait de belles jambes…

 

https://www.la-croix.com/Religion/Islam/Lattentat-mosquee-Sinai-fait-debat-entre-djihadistes-2017-12-04-1200896866

L’attentat dans une mosquée du Sinaï fait débat entre djihadistes

 

Anne-Bénédicte Hoffner , le 04/12/2017 à 13h08
Mis à jour le 04/12/2017 à 13h56

 

Peut-on tuer dans une mosquée des chiites, des soufis, y compris des femmes et des enfants ? Ces débats entre djihadistes, qui peuvent paraître stupéfiants, ont ressurgi à l’occasion de l’assassinat de 305 fidèles réunis dans une mosquée du Sinaï (Égypte) le 24 novembre.

Le choc suscité par cette attaque dans le monde musulman explique peut-être son absence de revendication par Daech.

 

Vue de la mosquée Al-Rawda, située dans le village de Bir el-Abd, dans le nord du Sinaï en Égypte le 25 novembre 2017, après l’attentat à la bombe.

ZOOM

Vue de la mosquée Al-Rawda, située dans le village de Bir el-Abd, dans le nord du Sinaï en Égypte le 25 novembre 2017, après l’attentat à la bombe. / STR/AFP

Le choc reste immense en Égypte et dans le monde arabe, dix jours après l’attaque de la mosquée soufie Al-Rawda, proche de la ville d’al Arish, dans le Nord de la péninsule du Sinaï, qui a fait 305 morts.

Vendredi 1er décembre, des officiels égyptiens – dont le grand imam d’al Azhar Ahmed Al Tayyeb et le mufti de la République, Chaouki Allam – se sont joints à la grande prière, aux côtés des fidèles en deuil. En France, les imams de la région lyonnaise étaient invités à « élever des prières en hommage aux victimes » et à prêcher « en faveur de la paix, de l’apaisement et de la stabilité ». Un rassemblement interreligieux a également eu lieu le lendemain devant l’Hôtel de Ville de Lyon en solidarité avec les musulmans égyptiens.

Cette attaque contre les soufis est loin d’être la première. En novembre 2016, les combattants de Daech avaient exécuté près d’al Arish Suleiman Abou Harraz, le plus vieux cheikh soufi de la région. Au Pakistan aussi, ce courant traditionnel et mystique de l’islam fait aussi l’objet de violences : en février puis en avril de cette année, des fidèles ont été assassinés dans des sanctuaires soufis.

À lire aussi : Attaque dans une mosquée soufie en Égypte : « C’est l’ensemble des musulmans qui est touché »

Jusqu’ici, l’attaque du 24 novembre n’a pas été revendiquée. Et ce, alors que des témoins ont rapporté que les assaillants arboraient la bannière noire de Daech et qu’un responsable de la mosquée a indiqué avoir reçu – quelques jours auparavant – la visite de militants du groupe qui l’avaient mis en garde.

Certains analystes concluent de ce silence que Daech n’est pas impliqué. L’attaque serait alors une vengeance entre tribus favorable et opposée au pouvoir égyptien, voire une initiative locale ?

« Peut-être Daech ne revendique-t-il pas cette attaque parce qu’il sent que, même chez ses partisans, tous ne sont pas prêts à l’accepter », avance de son côté le spécialiste de la sphère djihadiste Romain Caillet, qui observe une certaine gêne de ces derniers sur les réseaux sociaux. Car les assaillants ont brisé de puissants tabous au sein de la communauté musulmane.

Peut-on s’en prendre à une mosquée ? Peut-on tuer des soufis, ou des chiites, mais aussi d’autres fidèles musulmans, y compris des femmes et des enfants ? Effarantes en soi, ces questions animent les groupes djihadistes. Les réponses ne sont pas univoques, y compris entre partisans du djihad armé. Le groupe Jund al-Islam au Sinaï, affilié à Al-Qaida et opposé à Daech, a d’ailleurs condamné l’attaque.

Mais les divergences « traversent les factions elles-mêmes », indique le politologue Asiem el-Difraoui, qui observe ces débats depuis plusieurs années. Les plus extrémistes des djihadistes sont ainsi qualifiés de ghulat (exagérateurs) par leurs contradicteurs…

Les soufis sont critiqués par les salafistes en raison du culte qu’ils vouent aux saints, à leurs cheikhs. Ils peuvent même être qualifiés de mouchrikoun (généralement traduit par associationnistes, ou polythéistes ou idolâtres), une accusation particulièrement grave.

Pour autant, rares sont les « théologiens » djihadistes à recommander leur mort. « Les wahhabites s’en prennent plutôt à leurs monuments : zaouïas, tombeaux de saints, etc », rappelle Asiem el Difraoui. Le même débat existe à propos des chiites.

À lire aussi : Le soufisme, langue des mystiques musulmans

Tuer de simples fidèles musulmans peut également choquer une partie de la base djihadiste. « À l’exception d’une décapitation en Russie, le seul attentat non-revendiqué par Daech est celui de l’aéroport d’Istanbul. Sans doute pour cette raison : presque toutes les victimes étaient musulmanes », avance Romain Caillet.

Idem pour le fait d’attaquer une mosquée, considérée comme « maison de Dieu ». De même, Daech n’avait pas été très explicite dans sa revendication de l’attaque d’une base militaire en Arabie saoudite dans laquelle une salle de prière aurait été détruite. Mais cela n’empêche pas ses partisans de se faire exploser, presque chaque mois, dans des mosquées chiites en Irak, ou récemment au Pakistan.

Enfin, concernant l’assassinat de femmes et d’enfants musulmans, le communiqué de revendication précise généralement « qu’ils n’étaient pas ciblés en tant que tels, et que leur mort relève du dommage collatéral », note Romain Caillet.

Pour les connaisseurs de la sphère djihadiste, tout est surtout une question d’opportunité. « Si Daech veut revendiquer l’attentat dans le Sinaï, il trouvera les arguments juridiques nécessaires », assure Romain Caillet. « Il suffira de dire que la mosquée était fréquentée par des adorateurs du taghut (tyran, diable), soufis mais aussi militaires. Quant aux autres musulmans, on pourra toujours souligner qu’ils avaient été prévenus ».

Théologien, spécialiste du fiqh (la jurisprudence musulmane), Mohamed Bajrafil est tout aussi catégorique : « Tuer des soufis est possible pour une petite branche des hanbalites (NDLR : l’école juridique dans laquelle est né le wahhabisme saoudien) et pour Ibn Abd el Wahhab – le fondateur du wahhabisme – lui-même. À ses yeux, tous ceux qui acceptent un intermédiaire entre Dieu et eux ne sont pas des musulmans et méritent d’être combattus. Et lui-même n’a pas hésité à verser leur sang (1) ».

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Anne-Bénédicte Hoffner

 



Faut-il craindre une attaque terroriste nucléaire ?

Oui, d’après un docu d’Arte (voir ci-dessous).

Je le confirme, car les malades mentaux qui me harcèlent depuis 2008 ont bien commencé très tôt à s’exciter sur les armes de destruction massive et ceux qui selon eux participent à leur création, en témoigne ce commentaire de celui de Béziers sur mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog le 10 janvier 2011 :

 

2015-08-23_191138

 

Son complice de Puy-L’Evêque lui-même évoquait récemment sa « bombe à neutrons » sur son blog public.

Ce n’est pas un hasard.

Et mon lecteur de l’autorité britannique de l’énergie atomique ne sort pas non plus de nulle part.

 

 

http://www.20minutes.fr/societe/2182311-20171205-apprend-documentaire-securite-nucleaire-diffuse-mardi-soir-arte

Faut-il craindre une attaque terroriste contre une centrale nucléaire? Oui, d’après un docu d’Arte

 

SECURITE Un attentat nucléaire est-il possible ? C’est la question que posent Eric Guéret et Laure Noualhat, dans un documentaire qu’ils ont réalisé et qui sera diffusé ce mardi soir à 20h50 sur Arte et disponible en VOD sur le site de la chaîne…

T.C.le 05/12/17 à 19h33 — Mis à jour le 05/12/17 à 19h38

 

La centrale de Croas, en Ardèche.
La centrale de Croas, en Ardèche. — PHILIPPE DESMAZES / AFP 

 

  • Un documentaire diffusé sur Arte avance que les centrales nucléaires ne sont pas assez protégées face au risque terroriste.
  • Bombe sale, attaque de convoi de combustible, drones, cyberattaque, l’équipe du docu fait le tour des menaces et cela fait froid dans le dos.

 

22 mars 2016. Des attentats revendiqués par Daesh font 32 morts et plus de 300 blessés à Bruxelles. Les enquêteurs découvrent que les terroristes avaient installé une caméra en face du domicile du directeur du centre d’étude nucléaire belge, un endroit qui contient de grandes quantités de matière radioactive et nucléaire. Discrètement, ils surveillaient tous ses déplacements.

« Selon une théorie, ces types étaient poursuivis par la police et ils ont dû se dépêcher. C’est pour ça qu’ils n’ont pas fait exploser le site nucléaire mais seulement les cibles plus accessibles, l’aéroport et le métro », raconte Tom Sauer, professeur à l’université d’Anvers, aux auteurs du documentaire Sécurité nucléaire : le grand mensonge, diffusé mardi ce soir sur Arte à 20h50, mais également disponible en ligne par ici.

>> A lire aussi : Un rapport alarmant sur la sécurité des centrales nucléaires

« L’idée que les installations nucléaires subissent des attaques n’est clairement pas exagérée », estime Gary Ackerman, directeur de Start, le consortium national américain pour l’étude du terrorisme, l’une des plus grandes institutions universitaires au monde de recherche sur le terrorisme. « Si vous voulez réellement tuer un très grand nombre de personnes, ou causer des dégâts considérables, comme seul un Etat pourrait le faire, l’un des seuls moyens pour cela est d’utiliser des armes nucléaires », ajoute-t-il

Menace terroriste

Selon les auteurs du film, certaines organisations terroristes ont cherché à plusieurs reprises à se procurer de la matière nucléaire pour fabriquer une bombe. Trois d’entre elles « ont eu des plans sérieux », indique Gary Ackerman. Parmi elles, une secte japonaise « apocalyptique et millénariste » et Al-Qaida.

« Pour le groupe Etat islamique (EI), nous n’avons aucune preuve qu’il existe un programme d’armement nucléaire. Mais certains indicateurs préoccupants ont émergé suite aux événements récents en Belgique, affirme Matthew Bunn, analyste en politique nucléaire à l’université d’Harvard. S’il l’EI décidait de se lancer dans une course au nucléaire, il pourrait y arriver. Ils ont plus d’argent, plus de manœuvre, ils contrôlent plus de territoire et ils ont une plus grande capacité d’experts dans le monde entier qu’Al-Qaida n’en a jamais eu. »

Bombe sale

Les matières radioactives nécessaires à la fabrication d’une bombe sale, utilisées souvent dans les hôpitaux ou dans l’industrie, sont parfois mal sécurisées. Ces armes « ne vont pas détruire grand-chose et ne vont pas tuer beaucoup de monde. Mais elles peuvent contaminer et empêcher l’accès à de larges zones et ainsi les rendre inexploitables. Ce qui va causer des dommages économiques considérables », ajoute Gary Ackerman. L’AIEA a recensé, entre 1993 et 2015, 782 cas de disparition de matières radioactives.

Autre point d’inquiétude. Alors que le plutonium est produit à la Hague par Areva, l’usine qui le transforme se situe à Marcoule, à l’autre bout du pays, à plus de 800 km. Chaque année, 15 tonnes de plutonium traversent discrètement la France. « Le fait d’imaginer que le secret fait partie de la protection est une utopie totale », assure Yannick Rousselet, chargé de la campagne nucléaire de Greenpeace France. Une partie du convoi, dit-il, passe nécessairement toujours pas le même tronçon, chaque semaine et dont certains endroits présentent de grandes fragilités. »

L’équipe du film a pu suivre le convoi, le doubler à plusieurs reprises, « sans jamais être repérée, ni inquiétée ». Les militants de Greenpeace ont également remarqué que les camions « s’arrêtent systématiquement pour faire le plein sur l’autoroute » dans des stations-service qui appartiennent toujours à la même enseigne.

Menace d’un crash aérien

Après le 11-septembre, les pays nucléarisés se sont demandé si leurs centrales résisteraient à la chute d’un gros avion de ligne. « La menace d’un avion avait été évaluée mais avec des avions légers, qui par erreur ou accident pourraient se projeter contre une centrale », reconnaît Jacques Repussard, directeur de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire de 2003 à 2016. Le risque terroriste n’avait jamais été pris en compte. Mais les réacteurs n’ont, à quelques exceptions près, pas été renforcés après le 11-septembre.

>> A lire aussi : Greenpeace épingle la fragilité des piscines à combustible qui ressemblent à «des hangars agricoles»

« En aucun cas, une éventuelle chute d’avion sur une centrale ne peut conduire à un accident grave », soutient néanmoins Philippe Sasseigne, directeur du parc nucléaire d’EDF. Mais, les réalisateurs du film remarquent qu’en Allemagne, le risque de crash aérien a pesé dans le choix de sortir du nucléaire. « Toutes les centrales nucléaires américaines sont vulnérables à une attaque aérienne. Et il en est de même pour presque toutes les centrales nucléaires du monde », affirme Alan Kuperman, professeur à l’université du Texas.

Drones et cyberattaques

Les drones constituent également un risque pour la sécurité des centrales nucléaires. En effet, les réalisateurs du documentaire notent qu’avec « un minimum de connaissances techniques, il est possible de fabriquer et d’envoyer un engin porteur de plusieurs dizaines de kilos d’explosifs sur les zones sensibles d’un site nucléaire ».

Enfin, un autre menace plane sur les installations nucléaires : celui d’une cyberattaque. Il s’agit « de la menace la plus probable contre une centrale nucléaire », explique Bill Cross, responsable américain de la sécurité nucléaire et de la cybersécurité. Il souligne que des « mesures de protection » ont été mises en place pour y faire face. Mais ces dispositifs sont loin d’être suffisants, selon les auteurs.

 



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