Les larmes de Jonathann Daval au lendemain de la disparition d’Alexia…

Elles ne sont pas fausses.

Seulement voilà, ce que tout le monde ignore alors, c’est qu’il pleure sur lui-même…

C’est un pervers narcissique.

Connaissant par coeur ce genre d’individus et leurs crimes, j’y reviendrai, et ce d’autant plus que la famille d’une autre joggeuse tuée pour des motifs similaires est toujours en attente d’explications…

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/01/31/jonathann-daval-ou-la-compassion-trahie_5249499_1653578.html

Jonathann Daval ou la compassion trahie

 

La diffusion des images du mari éploré au lendemain de la disparition d’Alexia Daval constitue le plus glaçant des réquisitoires contre celui qui a avoué le meurtre.

LE MONDE | 31.01.2018 à 06h33 • Mis à jour le 31.01.2018 à 10h25 | Par Pascale Robert-Diard

 

Jonathann Daval (au centre) et ses beaux-parents lors d’une marche silencieuse, à Gray (Haute-Saône), le 5 novembre 2017.

 

La vidéo dure une minute et quinze secondes. Diffusée par BFM-TV, elle a été vue des dizaines de milliers de fois. Un fond de musique, pas de commentaires, les images suffisent. Jonathann Daval, en larmes lors d’une conférence de presse le 2 novembre 2017. Jonathann Daval, en short et en larmes encore, le bras droit ceint d’un ruban blanc, enlaçant un à un les participants à une course en hommage à son épouse, disparue en faisant du jogging. Jonathann Daval, en larmes toujours, une rose à la main, soutenu par son beau-père, lors d’une marche blanche le 5 novembre. Et des larmes, un torrent de larmes interrompant ses mots, lors de l’enterrement d’Alexia, le 8 novembre.

Les commentaires affluent, la colère et la haine débordent contre celui qui a avoué, mardi 30 janvier, avoir tué sa femme en l’étranglant, « par accident », assure-t-il. Quant à l’avocat de Jonathann Daval, une soirée a suffi aux réseaux sociaux pour faire de lui un « mème » presque aussi viral que Jawad Bendaoud, le « logeur » des auteurs des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis.

La cause des sarcasmes : les piètres commentaires de maître Randall Schwerdorffer, lors de sa conférence de presse, annonçant les aveux de son client avant l’annonce par la procureure de la mise en examen de Jonathann Daval. « Ils avaient une relation de couple avec de très fortes tensions. Alexia avait une personnalité écrasante, il se sentait rabaissé, écrasé. Il va être jugé pour trois, quatre secondes de sa vie, ce n’est pas un mauvais homme, c’est un mec formidable », a déclaré l’avocat, provoquant l’indignation, notamment, de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, qui juge « scandaleuse » une telle défense, de nature à « légitimer les féminicides ».

Minutes terribles

L’histoire des faits divers est riche de ces retournements spectaculaires. Dans les foules qui crient « A mort ! »,…

 



Harcèlement sexuel : un fonds pour aider les victimes à se défendre

Bonne idée, très bonne idée !

Mais alors, limiter les bénéficiaires d’une aide aux seules victimes « dont les emplois mal payés ne leur permettent pas de se défendre, travailleurs de l’agriculture, domestiques, concierges, ouvrières et serveuses », c’est une très grosse erreur, car le harcèlement sexuel voire les agressions sexuelles subies dans l’environnement professionnel ou de la part de messieurs qui n’hésitent pas à attaquer leurs proies dans leur travail s’associe alors à du harcèlement moral et se conclut par la perte de l’emploi et des revenus.

Comment fait-on alors pour se défendre ?

Il faut aussi savoir que les misogynes ne manquent pas dans la magistrature.

Or, ceux-là font tout ce qu’ils peuvent pour décourager les victimes de se défendre, voire prennent plaisir à participer eux-mêmes aux harcèlements dont elles sont déjà victimes, comme cela se voit régulièrement dans le Finistère.

Ils vont alors par divers moyens tous contestables manoeuvrer pour obtenir que la victime, déjà sans ressources, croule sous les dettes jusqu’à plier et accepter de « coucher » ou de se prostituer.

Ainsi : montant de la consignation de la partie civile exorbitant, puis amende civile de montant tout aussi exorbitant au motif que sa plainte serait abusive, et ce sans aucune enquête préalable, exigences excentriques exprimées auprès de l’avocat de la victime, afin que celle-ci se trouve dans l’obligation de payer des honoraires ahurissants pour des travaux parfaitement inutiles, ou bien encore, lorsque le harceleur s’amuse à porter plainte contre sa victime pour des faits imaginaires (cas de mes harceleurs), poursuites et condamnations très lourdes pour la victime, avec de nouveau des frais d’avocat non négligeables.

Les harceleurs peuvent aussi demander aux services fiscaux des redressements arbitraires pour leurs victimes, ce qui est un moyen fréquemment utilisé par les proxénètes pour obliger des femmes à se prostituer, et toujours plus quand ce sont celles qu’ils prostituent déjà.

Ce ne sont pas les bons salaires des intellectuelles qui leur permettent de mieux se défendre que les autres contre toutes ces attaques, surtout quand en conséquence des harcèlements subis elles n’en ont plus depuis longtemps, mais leurs ressources psychiques, qui bien évidemment ne peuvent suffir.

P.S. : J’oubliais l’aide juridictionnelle… Certains s’imaginent qu’elle permet aux plus modestes d’accéder à la justice, l’Etat prenant alors en charge leurs frais d’avocat, mais c’est totalement faux, car son octroi est soumis à une double condition, de ressources et de pertinence, ce second critère étant laissé à la seule et très libre appréciation du Procureur de la République. Autrement dit, si celui-ci est mal luné à l’égard des victimes, et c’est quand même très souvent le cas lorsqu’il s’agit de femmes, de harcèlement ou d’affaires de moeurs, alors l’aide juridictionnelle ne leur est pas accordée – elles n’ont qu’à se prostituer… ou se suicider…

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/harcelement-sexuel-un-fonds-pourrait-etre-cree-pour-defendre-les-victimes_1980563.html

Harcèlement sexuel: un fonds pourrait être créé pour défendre les victimes

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 30/01/2018 à 12:14 , mis à jour à 13:39

L'actrice Julie Gayet, à Deauville le 2 septembre 2016.
L’actrice Julie Gayet, à Deauville le 2 septembre 2016.afp.com/CHARLY TRIBALLEAU

 

Plusieurs réalisatrices étudient la possibilité de lancer un fonds pour aider les victimes de harcèlement sexuel à se défendre juridiquement, selon Julie Gayet.

 

Un « Time’s up » à la française. Voici l’idée sur laquelle sont en train de plancher plusieurs réalisatrices, selon l’actrice et compagne de François Hollande, Julie Gayet. Selon l’actrice, des professionnelles du cinéma envisagent de lancer une collecte de fonds pour aider juridiquement les victimes de harcèlement sexuel à se défendre devant les tribunaux.

De la même façon que cela s’est fait de l’autre côté de l’Atlantique, où des centaines d’acteurs et réalisateurs se sont engagés pour « Time’s up », ce fonds offrirait la possibilité aux victimes « dans toutes les couches sociales » de prendre un avocat, a-t-elle expliqué sur le plateau de CNews. « Toutes les femmes ont été confrontées à des harceleurs, ça nous est toutes arrivé », estime la compagne de l’ancien président.

« Je ne sais pas s’il faut citer des noms »

Faut-il dénoncer nommément les « Weinstein français »? « Je ne sais pas s’il faut citer des noms, en réalité il faut dire qu’il y a des attitudes et des comportements qu’il faut changer », a-t-elle répondu.

Plus de 300 actrices ou femmes scénaristes, metteuses en scène et autres personnalités du cinéma américain ont lancé le 1er janvier Time’s Up, un fonds destiné à permettre de lutter concrètement contre le harcèlement sexuel au travail, aussi bien à Hollywood que dans d’autres métiers moins glamour.

L’initiative, née après l’affaire Weinstein, a déjà reçu le soutien de nombreuses vedettes et récolté des millions de dollars. Le projet vise principalement ceux dont les emplois mal payés ne leur permettent pas de se défendre, travailleurs de l’agriculture, domestiques, concierges, ouvrières et serveuses.

 



Affaire Gérald Darmanin : non, le corps d’une femme n’est pas une monnaie d’échange !

Naturellement, je ne sais ce qui s’est passé entre l’accusé et la personne qui l’accuse de viol.

Je voudrais souligner que je me suis moi-même à plusieurs reprises trouvée confrontée à des messieurs qui auraient voulu que je les paie en nature pour des services qu’ils estimaient m’avoir rendus.

En réalité, il ne s’agissait pas de faveurs particulières qu’ils m’auraient accordées, mais simplement d’actes relevant normalement de leurs fonctions qu’ils ont tenté d’utiliser pour faire valoir une espèce de droit de cuissage.

Cela s’est évidemment très mal terminé pour moi au sens où les messieurs éconduits n’en sont pas restés là mais s’en sont plaints et ont même jugé utile de faire savoir dans un entourage très large et un temps très long que j’avais été très très méchante avec eux…

Or, ce sont tous des politiques, de différents partis et niveaux de militance.

Aussi, ce travers me semble tellement habituel ou répandu chez les politiques qu’il m’apparaît utile de leur rappeler que le corps d’une femme n’est pas une monnaie d’échange.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/01/27/01016-20180127ARTFIG00065-la-justice-reouvre-une-enquete-preliminaire-contre-le-ministre-gerald-darmanin-pour-viol.php

Darmanin soutenu par Philippe après la réouverture d’une plainte pour «viol»

 

  • Par  Journaliste Figaro Le figaro.fr
  • Mis à jour le 28/01/2018 à 12:27
  • Publié le 27/01/2018 à 14:07

 

Une femme a déposé une plainte une première fois contre Gérald Darmanin en juin 2017 avant qu’elle ne soit classée sans suite. Le parquet a rouvert l’enquête en janvier et entendu la plaignante jeudi, selon Le Monde. Samedi après-midi, le premier ministre Edouard Philippe a accordé «toute sa confiance» à son ministre.

Serait-ce le début d’ennuis judiciaires pour le ministre de l’Action et des Comptes public? Selon des informations du Monde , confirmée de source judiciaire, la justice a rouvert une enquête préliminaire pour viol contre Gérald Darmanin, après avoir reçu la plainte d’une femme dénommée Sophie Spatz. «La justice est à nouveau saisie et elle doit pouvoir travailler en toute indépendance», a rapidement réagi l’entourage d’Edouard Philippe. Selon Le Parisien, les deux hommes se sont parlé samedi après-midi. «Le premier ministre tient à rappeler d’une part que les règles fixant l’appartenance au gouvernement sont connues et d’autre part que M. Darmanin a toute sa confiance», affirme-t-on à Matignon. Pour rappel, Edouard Philippe, en pleine affaire Richard Ferrand, avait annoncé qu’un ministre mis en examen devait quitter le gouvernement.

Les faits remonteraient à 2009. La plaignante, sympathisante de l’UMP et mariée à un ingénieur, s’emploie à l’époque à vouloir nettoyer son casier judiciaire. D’après le quotidien, cette ancienne call-girl de 37 ans ne digère pas une condamnation de 2004 et confirmée en appel pour «chantage, appels malveillants et menace de crime». À la fin des années 1990, elle s’en était prise à son compagnon de l’époque, l’accusant de lui avoir volé de l’argent. Lui, avait porté plainte et elle avait été condamnée.

Opposée au traitement judiciaire qui lui a été réservé, Sophie Spatz a alors contacté de nombreux élus pour faire rouvrir son dossier. Malgré les promesses, rien ne se passe et en mars 2009, elle décide de contacter l’UMP. Elle est reçue par Gérald Darmanin, 26 ans, alors chargé de mission au service des affaires juridiques du parti et conseiller municipal de Tourcoing. L’entretien se passe bien, raconte Le Monde. Le jeune élu serait allé dans son sens et lui aurait promis d’écrire une lettre à la Garde des sceaux, Rachida Dati.

«Je me dis que je suis obligée : demain, j’aurais ma lettre»

Sophie Spatz, la plaignante

À peine le rendez-vous terminé, Gérald Darmanin l’aurait recontacté pour lui proposer un dîner. Elle préfère un café ou un déjeuner. Il insiste, elle accepte car elle «tient à cette lettre». Tous deux se retrouvent au restaurant «Chez Françoise», près de l’Assemblée nationale. Elle raconte la scène au Monde: «On aborde le dossier rapidement. Il me dit qu’il va faire le maximum. Je suis aux anges. À un moment, il s’approche de moi, il met sa main sur la mienne: “Il va falloir m’aider vous aussi.” Tout s’effondre», poursuit-elle. «Je ne suis pas une gamine, j’ai compris tout de suite». Quelques instants plus tard, «je lui dis que je vais rentrer. Mais il me demande de venir avec lui aux Chandelles [un club libertin] car il ne peut pas y entrer seul.»

Sophie Spatz le suit mais se sent prise «en otage». «Je me dis que je suis obligée: demain, j’aurai ma lettre», dit-elle. Il ne se passe rien dans le club en question mais au moment où elle compte partir, celui-ci la convainc de le suivre à l’hôtel. Son avocate, Me Elodie Tuaillon-Hibon, décrit la suite dans la plainte: elle est restée longuement enfermée dans la salle de bains. «Hélas, constatant que l’acte était toujours “au programme”, (…) malgré tous ces détours, elle avait dû finir par s’y plier». Quelques mois plus tard, en novembre 2009, Gérald Darmanin écrit la fameuse lettre tant réclamée à Michèle Alliot-Marie, devenue Garde des sceaux entre-temps. Pas de quoi apaiser Sophie Spatz qui décide de dénoncer les pratiques de l’élu auprès de l’UMP mais ne porte pas plainte.

Plainte pour dénonciation calomnieuse

Ce n’est qu’en mai 2017, lorsque Gérald Darmanin est nommé au gouvernement, qu’elle décide de porter plainte. Son mari, lui, écrit à François Bayrou, alors ministre de la Justice, qui transmet le courrier au procureur. Un mois plus tard, Sophie Spatz dépose plainte pour «viol» contre Gérald Darmanin. Comme c’est le cas dans toutes les affaires d’agression sexuelle et de viol, le procureur ouvre une enquête préliminaire de manière automatique et la confie à la police judiciaire. De son côté, le ministre dépose une plainte pour dénonciation calomnieuse le 17 juin 2017. Les investigations auront toutefois du mal à avancer. «La plaignante n’ayant pas répondu aux convocations des enquêteurs, cette procédure a fait l’objet d’un classement sans suite le 11 juillet 2017», nous confirme le parquet de Paris ce samedi. Motif du classement: absence d’infraction. Pourquoi avoir décliné ces convocations? «Parce qu’elle était mal conseillée, et parce que son entourage tentait de l’en dissuader, arguant qu’elle avait en face d’elle un homme haut placé», fait valoir aujourd’hui son avocate Me Tuaillon-Hibon, dans les colonnes du Parisien.

Les mois passent et le 15 janvier dernier, Gérald Darmanin – qui n’est plus membre des Républicains – évoque cette affaire sur France Info, sans rentrer dans les détails. «Une enquête a été ouverte par François Molins, il y a eu des investigations. Au bout d’un certain temps, cette enquête ne donnant rien – évidemment, puisque tout cela est faux – elle a été clôturée, pour ‘absence totale d’infraction’», raconte le ministre de l’Action et des Comptes public qui dit en avoir «gardé une blessure». Parallèlement, Sophie Spatz, aujourd’hui âgée de 46 ans, adresse un nouveau courrier au procureur indiquant qu’elle souhaite être entendue. Conséquence, l’enquête est rouverte le 22 janvier et les enquêteurs l’interrogent le 25 janvier, c’est-à-dire jeudi. Selon Le Monde, elle aurait été entendue pendant huit heures.

Un viol «par surprise»

Y a-t-il eu relation sexuelle ce soir-là? Si oui, était-elle consentie? Voici les questions auxquelles les enquêteurs vont devoir répondre. Ensuite, tout l’enjeu sera de savoir si la justice va retenir la qualification de viol. Un élément important puisque si ce n’est pas le cas, les faits seront considérés comme prescrits. Mais pour l’avocate de Sophie Spatz, cela ne fait aucun doute. «Psychologiquement, M. Darmanin aurait dû être conscient qu’elle était clairement dans l’opposition», explique Me Elodie Tuaillon-Hibon au Parisien. Juridiquement, elle considère que le consentement a été acquis «par surprise».

En face, les conseils du ministre, Mathias Chichportich et Pierre-Olivier, déclarent au Monde que cette plainte est «une grossière intention de nuire» de la part «d’une personne qui a déjà fait l’objet d’une condamnation pénale pour des faits de chantage». En réaction, Sophie Spatz, par la voix de son avocate, a dénoncé ces «supposées intentions» de nuire. «Ces allégations sont dénuées de fondement matériel et elles violent également la logique chronologique du dossier», a réagi Me Elodie Tuaillon-Hibon dans un bref courriel à l’AFP.

Gérald Darmanin, quant à lui, ne s’est pas exprimé publiquement sur le sujet depuis la réouverture de l’enquête. Tout juste apprend-on dans le Journal du dimanche qu’il maintient ses dénégations déjà exprimées le 15 janvier sur France Info. L’entourage du ministre fait savoir qu’il fait face à «une épreuve difficile» mais qu’il reste «combatif». «Je n’ai aucun doute sur le fond, Il est incapable de faire ça», déclare un de ses soutiens dans Le Parisien . Chez Les Républicains, un baron de la droite se montre beaucoup moins optimiste: «Dans le contexte actuel, je ne vois pas comment il va pouvoir tenir, même s’il est innocent. Il y en a qui sont sortis pour moins que ça».

Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle, selon l’article 222-23 du Code pénal.

Gérald Darmanin dit avoir reçu une dénonciation « calomnieuse » à sa nomination
Invité sur le plateau de France Info le 15 janvier 2018, le ministre du budget est revenu sur les conclusions d’une enquête préliminaire pour « viol » et « abus de faiblesse » qui aurait été menée à son encontre en juin 2017.
La rédaction vous conseille

 



Affaire Patricia Bouchon : la famille de la victime veut un procès

Les proches de la victime veulent des réponses à leurs questions, et c’est bien normal.

En tant que victime moi-même, mais aussi proche de victimes, j’ai exactement les mêmes besoins qui restent cruellement insatisfaits.

Comment pourrais-je ne pas les comprendre ?

Je publie donc ce que je peux, comme je peux, tout ne m’étant pas permis.

Entre autres choses, pour la défense de leur client, les avocats de Laurent Dejean soutiennent que rien ne relie au crime la Clio aperçue par un témoin et son conducteur, quel que soit ce dernier.

Pour ma part, je vais un peu plus loin dans la critique de l’accusation en soulignant le fait qu’un seul témoignage est toujours assez fragile et peut même être suspect. En effet, il est toujours loisible d’imaginer que le témoin affabule tant qu’aucun élément matériel ne vient contredire cette hypothèse. Au moins l’enquêteur sérieux doit-il envisager que son unique témoin puisse se tromper en toute bonne foi et par conséquent, ne pas faire reposer toutes ses investigations et conclusions sur cet unique élément accepté imprudemment comme vérité vraie. Aussi cette enquête me laisse-t-elle un peu dubitative.

Cependant, je pense que ce témoignage peut effectivement être important, qu’il s’agisse ou non d’un faux, car d’autres éléments dont j’ai connaissance renvoient eux aussi à la notion d’un couvre-chef qu’aurait porté le tueur – un bonnet selon le témoin.

Voir ici un extrait de discussions publiques remontant à l’époque des faits :

http://petitcoucou.unblog.fr/2014/12/21/montlucon-pourquoi-paul-constans-n-a-pas-besoin-de-laurent-morillon/

Concernant cet autre Laurent qui avant que ne soit découvert le corps de Patricia Bouchon multipliait les allusions publiques à toutes les violences dont l’autopsie dira qu’elle les a bien subies, je précise qu’il a beaucoup roulé durant le week-end du 12 au 14 février 2011 et qu’il conduisait une Renault Clio chaussée de pneus Michelin, comme ceux qui ont laissé des traces à proximité de taches de sang de la victime.

 

https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/19/2724844-meurtre-joggeuse-bouloc-non-lieu-requis-contre-suspect-1-1.html

Publié le 19/01/2018 à 07:21, Mis à jour le 19/01/2018 à 08:19

Meurtre de la joggeuse de Bouloc : non-lieu requis contre le suspect n° 1

 

Meurtre de Patricia Bouchon – Haute-Garonne

La joggeuse a été agressée sur ce chemin de terre./ Photo DDM archives NSA
La joggeuse a été agressée sur ce chemin de terre./ Photo DDM archives NSA

Affaire Patricia Bouchon : la famille de la victime veut un procès dans Corruption image-zoom

L’avocat général a requis hier, devant la chambre de l’instruction, un non-lieu à l’égard de Laurent Dejean, 37 ans, suspect n° 1 dans le meurtre de Patricia Bouchon, une joggeuse tuée en 2011 à Bouloc. Un revirement qui surprend.

Laurent Dejean, le suspect n° 1 dans le meurtre de Patricia Bouchon, cette mère de famille tuée, le 14 février 2011, alors qu’elle faisait son jogging à Bouloc (31), va-t-il bénéficier d’un non-lieu ? C’est en tout cas ce qu’a requis, hier matin, à la surprise générale, l’avocat général Pierre Bernard, devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse.

Après trois ans de détention et de multiples demandes de remise en liberté, le Boulocain de 37 ans pourrait ne pas être renvoyé devant la cour d’assises de la Haute-Garonne, faute de preuves.

Les réquisitions de l’avocat général, à l’unisson des plaidoiries des avocats de Laurent Dejean, Mes Guy Debuisson, Pierre Debuisson et Raphaël Darribère ont satisfait la défense du suspect qui clame, depuis trois ans son innocence.

«L’analyse de 50 000 feuillets mène à cette convergence de position puisque, à l’évidence, toutes les investigations ont été menées sur la base de suspicions et d’éléments retenus à charge qui sont loin d’être suffisants pour que l’intéressé soit renvoyé devant la cour d’assises, résume Me Guy Debuisson. La défense comme l’avocat général concluent à un non-lieu, ce qui n’est pas anodin.»

ADN et voiture

Dans ce dossier, un faisceau de présomptions a mené à l’inculpation de Laurent Dejean mais les preuves directes manquent. «La victime a été violemment agressée et pendant un temps assez long, décrit l’avocat. Pourtant, si l’on retrouve, sur ses vêtements, des traces d’un ADN masculin, on ne retrouve absolument pas l’ADN de Laurent Dejean !».

Par ailleurs, un véhicule, une Renault Clio blanche aperçue par un témoin la nuit du meurtre de Patricia Bouchon, est, depuis le début de cette affaire, au centre des débats. Laurent Dejean a-t-il possédé une telle voiture ? Il l’a toujours nié. «Quand bien même il aurait été le conducteur de cette Clio aperçue à 4 heures du matin dans Bouloc sur l’itinéraire suivi par la joggeuse, ce que l’accusé conteste, absolument aucun lien ne relie le conducteur dudit véhicule au meurtre de Patricia Bouchon. Il y a une multitude d’éléments de ce type qui font qu’on ne peut qu’aboutir à un non-lieu.»

Laurent Dejean, 37 ans aujourd’hui, a été interpellé en février 2015, soit quatre ans après le meurtre de la joggeuse de Bouloc. Décrit comme marginal, «illuminé» pour d’autres, il avait été placé deux fois en garde à vue avant sa mise en examen. La diffusion d’un portrait-robot réalisé sur la base du témoignage du conducteur qui avait croisé la Clio, la nuit du drame près du chemin de terre où l’agression s’était produite, avait accéléré l’arrestation de Laurent Dejean.

Lors de la confrontation entre les deux hommes, le témoin n’avait pas été catégorique, affirmant qu’il pouvait s’agir du suspect à «90 %».

La chambre de l’instruction rendra sa décision le 15 février.


«Nous sommes sonnés»

Le non-lieu requis hier par l’avocat général a surpris tout le monde, notamment la famille de Patricia Bouchon. «C’est un coup de massue», confirme Carlyne, la fille de la victime. «Les parties civiles sont sonnées par le sens de ces réquisitions, relate leur avocate, Me Lena Baro. Mais elles restent confiantes par rapport au dossier car il existe des charges sérieuses qui justifient un renvoi devant la cour d’assises. Le contraire signifierait qu’on balaye tout d’un revers de main.» La décision est attendue le 15 février. «C’est une date symbolique (N.D.L.R., Patricia Bouchon a disparu le 14 février 2011).»

Claire Lagadic

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/meurtre-de-patricia-bouchon-son-mari-veut-un-proces-pour-qu-il-y-ait-une-fin-22-01-2018-7515159.php

Meurtre de Patricia Bouchon : son mari veut «un procès pour qu’il y ait une fin»

 

>Faits divers|Propos recueillis par Jean-Marc Ducos| 22 janvier 2018, 6h33 |0
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Bouloc, (Haute-Garonne), le 14 février 2012. Christian Bouchon (ici avec sa fille Carlyne lors de la marche blanche en hommage à sa femme) reste confiant dans la justice : «L’enquête de gendarmerie a été exemplaire», dit-il.PHOTOPQR/ «LA DEPECHE DU MIDI»/ XAVIER DE FENOYL

 

Christian Bouchon savait que les charges contre le suspect du meurtre de sa femme étaient fragiles. Mais il ne comprend pas le non-lieu requis jeudi.

Longtemps, Christian Bouchon, 57 ans, est resté silencieux, prisonnier de son chagrin. Un homme discret qui sort aujourd’hui de sa réserve habituelle. L’affaire avait ému la France à l’époque. Patricia Bouchon, 49 ans, son épouse rencontrée lorsqu’ils avaient 16 ans tous les deux, a disparu au petit matin du 14 février 2011 alors qu’elle faisait son jogging quotidien dans les rues du village de Bouloc (Haute-Garonne), où le couple et sa fille résidaient.

Le corps de cette secrétaire dans un cabinet d’avocats, le crâne fracassé, les vertèbres brisées, ne sera retrouvé que sept semaines plus tard, caché dans une canalisation sous une route. Un suspect, Laurent Dejean originaire de Bouloc, poseur de cloisons au parcours de vie chaotique, a été finalement arrêté en février 2015 par les gendarmes et mis en examen pour homicide volontaire.

Un portrait-robot très précis l’avait fait reconnaître par ses proches. Sa voiture, une Renault Clio aperçue par un témoin, a disparu et aurait été revendue de la main à la main. Mais, jeudi, le parquet général de la cour d’appel de Toulouse a requis un non-lieu en faveur de cet homme incarcéré depuis trois ans et dont il avait pourtant refusé la remise en liberté à plusieurs reprises.

LIRE AUSSI >La détresse de la famille après le non-lieu

Comment réagissez-vous au non-lieu requis pour le suspect du meurtre ?
Christian Bouchon. Dans cette affaire, on le sait depuis le début, il n’y a pas de preuve irréfutable. Mais il y a une accumulation de coïncidences troublantes. Je ne sais pas si c’est lui, mais ce suspect a quand même reconnu avoir eu une Renault Clio. Plusieurs témoins en attestent. Les gendarmes ont retrouvé des pneus de Renault Clio chez lui. Pas la voiture en elle-même. Mais l’avocat général a mis en doute bien des points. On peut certes douter de tout. Mais un avocat général qui n’est pas au côté des victimes, j’avoue ne pas comprendre. Si ce n’est pas ce suspect, il n’était pas bien loin de là où Patricia a été tuée. Il a au moins vu quelque chose. J’ai besoin d’un procès pour qu’il réponde à toutes ces questions. Car il doit s’expliquer.

Avez-vous toujours confiance dans la justice ?
Oui. L’enquête de la gendarmerie a été exemplaire. On va attendre l’arrêt de la chambre de l’instruction et se motiver pour le 15 février… C’est le lendemain de la Saint-Valentin et de la date anniversaire de la disparition de Patricia. Si le non-lieu devait être confirmé, nous irions en cassation. Il me faut des réponses que je n’ai toujours pas. Si le suspect devait être aussi remis en liberté à l’issue, ce serait une décision de la conscience des juges. Moi, je veux juste comprendre ce qui est arrivé à mon épouse. Je veux un procès pour qu’il y ait enfin une fin. Sinon, cela ne le fera pas.

Comment avez-vous fait face depuis le début ?
On travaille. On se noie dans le travail. Cela évite de trop penser. Parfois, on prend des calmants. Mais au bout de sept ans, le souvenir de cette affaire fait mal. J’ai vendu la maison à Bouloc. Quand le corps de Patricia a été retrouvé en avril 2011, je n’ai même pas pu rentrer dans notre maison. Ma belle-sœur et ma fille m’ont aidé à vider cette demeure. Et je suis parti vivre quelque temps dans un meublé à Toulouse. Bouloc, c’était le village où il ne fallait plus être. Je ne pouvais plus y demeurer. Puis je suis parti vivre dans le Cantal.

Qui était Patricia ?
Patricia et moi, nous nous sommes connus quand nous étions adolescents. Moi, j’étais un apprenti mécanicien à Asnières (Hauts-de-Seine). Et elle, elle était au lycée. Elle était du XVe, à Paris. On fréquentait le même bar de copains. Il y a eu des hauts et des bas comme toutes les amours adolescentes. Nous nous sommes mariés en 1982. C’était une femme entière et déterminée. Je suis certain qu’elle n’a pas dû se laisser faire. Elle ne méritait pas cela. Personne d’ailleurs ne le mérite. Elle était surtout mon épouse depuis trente ans…

Et ce jour-là… ?
Après une opération, elle reprenait son footing tout doucement. Elle était très attachée à ce footing matinal. Mais, dans cette rue où elle a disparu, elle n’y allait jamais. C’est qu’elle y a été contrainte. Par qui ? Le suspect connaît au moins une partie de la réponse.



Selon le Procureur de Paris, la menace terroriste reste élevée et pour longtemps

A qui la faute ?

Le malade mental au clavier – son « arme » – n’est pas près de désarmer et les magistrats censés l’arrêter ne semblent eux non plus toujours pas prêts à le faire.

Dès le 19 juin 2010, lorsque le mythomane révélait mon identité au public après l’avoir obtenue à l’aide de piratage informatiques et l’associait à l’attentat de Karachi du 8 mai 2002 ainsi qu’à une montagne d’inventions calomnieuses à mon encontre, bien des magistrats savaient ce qui allait en découler s’ils n’intervenaient pas rapidement pour faire cesser le trouble à l’ordre public.

Admettons qu’ils n’aient alors rien vu ou n’aient pas été prévenus tout de suite, ce que je ne crois pas une seule seconde. Ce n’est plus le cas lorsque je commence à porter plainte. Or, que font-ils alors ? Ils ne trouvent rien de mieux à faire que d’armer toujours plus le malade mental au clavier…

Ils ont bien voulu et favorisé au maximum sinon commandité ou organisé eux-mêmes l’intégralité des attentats terroristes qui ont été commis sur le sol français à compter de mars 2012.

Ces magistrats ne sont pas des inconnus, ils ont des noms.

On sait qui ils sont, où ils logent ou sévissent, et ce qui les motive : ultra CORROMPUS, ASSASSINS multi-récidivistes, ils ont opté pour la stratégie du chaos afin d’être en mesure de faire disparaître toutes les traces de leurs précédents crimes.

Seulement voilà, leur calcul est erroné, ils ne parviendront jamais qu’à faire assassiner toujours plus d’innocents en pure perte.

Que font leurs collègues ?

Qu’attendent-ils encore pour prendre les mesures adéquates ?

La magistrature française nécessite d’être définitivement purgée de ces criminels.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/01/23/01016-20180123ARTFIG00078-selon-francois-molins-la-menace-terroriste-va-rester-elevee-pendant-plusieurs-annees.php

Selon François Molins, la menace terroriste va rester élevée pendant plusieurs années

 

  • Par  Journaliste Figaro Le figaro.fr
  • Mis à jour le 23/01/2018 à 11:05
  • Publié le 23/01/2018 à 09:57
François Molins : «Je pense (…) qu’on est clairement (…) face à ce qu’on pourrait qualifier de projet d’attentat déjoué»
Les forces de sécurité françaises ont bien déjoué la semaine dernière le premier projet d’attentat de l’année, avec l’arrestation d’un homme de 33 ans dans le Gard, a déclaré mardi le procureur de la République de Paris, François Molins sur RTL.

 

VIDÉO – Interrogé par RTL, le procureur de Paris alerte sur la potentielle dangerosité des femmes et des mineurs. Il estime par ailleurs que les autorités locales sont «légitimes» pour juger les prisonniers français arrêtés sur les zones de conflit.

Le procureur de Paris, François Molins, est revenu mardi matin sur RTL sur plusieurs sujets liés à la menace terroriste et au conflit irako-syrien. Lefigaro.fr fait le point sur les principales déclarations de son intervention.

• Le niveau de la menace terroriste

Selon François Molins, l’effondrement militaire du Califat n’est pas synonyme d’une baisse de la menace terroriste en France. «On avait une grosse menace exogène venant de l’étranger [au moment de l'expansion de Daech, mais aujourd'hui] les filières venant d’Irak et de Syrie se sont taries.» De la même manière, il n’y a presque plus de candidat au départ vers les zones de combats.

Plus puissants que les Etats, plus riches que les banques, qui peut arrêter les GAFA ? La Chine ? La régulation ? Ou peut-être les citoyens eux-mêmes…

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Pourtant autant, «Daech continue de vivre dans d’autres zones géographiques que le Moyen-Orient, en Afrique notamment» et continue à appeler à commettre des attentats en France. La menace est donc «plus diffuse, plus difficile à cerner car elle vient de chez nous, de la part de gens moins connus des services de renseignement. Cette menace risque de durer plusieurs années.»

• La potentielle dangerosité des femmes et des mineurs

François Molins avertit que les femmes et les mineurs peuvent représenter une menace dont on ne se doutait pas jusqu’à maintenant. «On a longtemps cru que les femmes étaient cantonnées par Daech à des tâches ménagères, explique-t-il. Or, elles ont été impliquées dans des opérations et ont appris à manipuler les armes. C’est une inflexion qu’a connu Deach cet été: femmes et enfants ont été appelé au djihad armé. Il n’est pas exclu qu’il y ait dans l’avenir des femmes et des mineurs impliqués dans des activités combattantes. Cela traduit un délitement et la fin de l’histoire sur le plan militaire de cette organisation.»

C’est pour cela que le procureur de Paris appelle à «cesser l’angélisme» sur la question. En cas de retour d’un mineur, celui-ci est «judiciarisé» au-dessus de 13 ans. En-dessous, on est essentiellement dans des prises en charge d’ordre éducative. «Ces petits, qui ont vécu dans des conditions pas normales, qui ont pu être amenés à voir des décapitations, qui ont vu des armes tous les jours, qui ont grandi dans des valeurs antidémocratiques, anti-tout, sont peut-être des bombes à retardement et doivent être éduqués. C’est un véritable enjeu pour les années à venir.»

• La question des prisonniers français

Concernant la question des djihadistes prisonniers en Irak et en Syrie, le procureur de Paris a affiché une position proche de celle du gouvernement français. Il a tenu à distinguer les deux pays. L’Irak, tout d’abord, où il existe «un gouvernement légitime pour mettre en œuvre les peines de sa législation», en jugeant l’individu par lui-même ou en le remettant à son pays d’origine, quand bien même ce pays applique la peine de mort.

La Syrie, ensuite. Ici la question est différente puisqu’il n’y a pas de relation diplomatique entre les deux pays. Il n’y a donc pas de convention d’extradition. Mais les organisations kurdes qui contrôlent une partie du nord du pays n’ont pas non-plus la légitimité étatique pour juger.

Faut-il pour autant les rapatrier? François Molins rappelle que ces les personnes prisonnières «ont commis des exactions contre des civils, rejoint une organisation qui a appelé au djihad armé contre la France et été arrêtés dans le cadre d’un conflit armé […] Il faut retourner la question. Si l’on avait des terroristes étrangers qui viendrait commettre des attentats sur notre sol, est-ce qu’on ne souhaiterait pas les juger? Si elles ont participé à une organisation terroriste, l’État, là-bas, n’est-il pas légitime pour les juger?» Le procureur a par ailleurs rappelé à quel point il était difficile d’évaluer le degré de sincérité des «revenants» qui affirment tous avoir perdu leurs illusions envers Daech et souhaiter rentrer «chez eux». À ce titre, le témoignage d’un détenu français aux mains des forces kurdes, dans un reportage diffusé dimanche soir par France 2 l’a «laissé très perplexe».

Le figaro.fr

 

 

http://www.europe1.fr/societe/il-faut-eviter-que-les-djihadistes-detenus-en-irak-rentrent-en-france-selon-manuel-valls-3553898

Il faut « éviter » que les djihadistes détenus en Irak rentrent en France, selon Manuel Valls

 

12h01, le 23 janvier 2018
Il faut "éviter" que les djihadistes détenus en Irak rentrent en France, selon Manuel Valls
Concernant le sort des détenus radicalisés en prison, Manuel Valls est favorable à des unités hermétiques@ JOEL SAGET / AFP

 

L’ancien Premier ministre Manuel Valls estime que le retour en France des djihadistes détenus en Irak est à « éviter » tout en demandant aux autorités locales de ne pas appliquer la peine de mort pour ces Français.

 

Manuel Valls a appelé mardi à « éviter » que les djihadistes français détenus en Irak « rentrent en France, hommes ou femmes, quelle que soit l’issue », même si « on peut intervenir auprès des autorités irakiennes » pour que, le cas échéant, la peine de mort « ne soit pas appliquée ».

« Une forme de déchéance de nationalité ». Pour l’ancien Premier ministre, ces djihadistes ne doivent pas être jugés en France, même s’ils risquent la peine de mort en Irak. « Nous devons éviter qu’ils rentrent en France, hommes ou femmes, quelle que soit l’issue », a-t-il affirmé sur BFMTV et RMC, ajoutant que « d’une certaine manière nous appliquons, sans le dire, une forme de déchéance de la nationalité ».

« Comme le terrorisme nous fait la guerre, là on est dans un moment particulier où je pense que nous devons être intransigeants, très clairs », a-t-il développé. « C’est difficile à assumer, mais il faut le faire. Il ne faut pas le faire de manière hypocrite, nous savons ce qui se passe en Irak, nous savons quelle est la justice irakienne ».

Demander de ne pas appliquer la peine de mort. « Je pense qu’on peut intervenir auprès des autorités irakiennes pour que cette peine de mort ne soit pas appliquée, mais c’est déjà extrêmement compliqué, c’est un pays souverain », a estimé le député (ex-PS devenu apparenté LREM) de l’Essonne. « Je reconnais qu’il y a une confrontation juridique, voire quasi philosophique, entre ce que représentent comme danger pour nous ces terroristes et la question de la peine de mort », a-t-il ajouté.

Les détenus radicalisés, de véritables « bombes à retardement ». Interrogé sur la situation dans les prisons, au 9ème jour du mouvement de blocage par les surveillants, déclenché par l’agression de gardiens par un détenu djihadiste, Manuel Valls a par ailleurs estimé que les détenus radicalisés représentaient « une véritable bombe à retardement ». On est passé de « 700 détenus considérés comme radicalisés » en 2015 à 1.500 début 2018, a-t-il souligné, « et on voit bien que ça va progresser ».

Privilégier « la prévention à l’égard des plus jeunes ». « Tous les spécialistes vous disent que ceux qui sont dans ce processus de radicalisation n’en sortiront pas », a-t-il affirmé, plaidant plutôt pour « la prévention de la radicalisation, notamment en milieu carcéral, à l’égard des plus jeunes ». « Il faut rendre au maximum hermétique le lien possible entre radicalisés et ceux qui ne le sont pas », a déclaré l’ex-Premier ministre qui croit « à des petites unités hermétiques, décentralisées, déconcentrées, spécialisées, avec des gardiens -ils le sont- formés ».

Un « besoin de reconnaissance » pour les surveillants. Manuel Valls a également estimé que les gardiens de prison « ont besoin de reconnaissance, d’empathie (…) ils ont évidemment aussi une attente en matière rémunération, de primes, de formation (…) ce travail doit être évidemment fait ». « Nous avons peut-être perdu, les uns et les autres, il faut le reconnaître, beaucoup de temps par rapport à une profession qui souffre (…) peut-être d’abord d’un manque de considération », a-t-il dit.



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