Empoisonnements politiques : fin de l’impunité ?

Ce n’est en tous les cas toujours pas la volonté affichée pour les empoisonnements commis sur le sol français, notamment à Brest où j’ai été empoisonnée le 22 mars 2002.

Pour ma part, je n’avais trahi personne, sauf, peut-être, les trafiquants d’armes et proxénètes pour lesquels j’ai toujours refusé, et de trahir mon pays, et de me prostituer, puisque j’avais fini par porter plainte contre eux à raison de leurs innombrables exactions à mon encontre.

 

http://www.lefigaro.fr/international/2018/03/12/01003-20180312ARTFIG00118-londres-a-l-heure-des-represailles-apres-l-empoisonnement-de-l-ex-espion-russe.php

Ex-espion russe empoisonné : la France évoque une «attaque inacceptable»

 

VIDÉO – Theresa May, qui suspecte Moscou d’être «responsable» de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal, a donné jusqu’à mardi soir au Kremlin pour fournir des explications. Un ultimatum rejeté par la Russie, qui se dit «innocente» et évoque une «provocation».

Correspondant à Londres

Theresa May semble déterminée. Plus d’une semaine après l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à Salisbury (sud-ouest de l’Angleterre), la Première ministre a pris le régime du Kremlin de front. Après avoir présidé lundi matin une réunion du Conseil de sécurité nationale pour faire le point sur l’enquête et les commanditaires de l’attaque, la cheffe du gouvernement a affirmé devant les députés britanniques, qu’il était «très probable que la Russie soit responsable» de cet empoisonnement.

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Londres soutenue

La position de la Première ministre a été soutenue par les États-Unis. L’empoisonnement «ressemble» à un acte russe», a lancé Donald Trump mardi, depuis les jardins de la Maison-Blanche. Le chef d’État a également assuré qu’il allait «parler» à Theresa May ce mardi. Un peu plus tôt, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson, qui vient d’être limogé, avait déclaré que Washington faisait «toute confiance à l’enquête britannique». «Nous sommes d’accord sur le fait que les responsables – à la fois ceux qui ont commis le crime et ceux qui l’ont ordonné – doivent en subir les sérieuses conséquences appropriées», avait-il ajouté, après un entretien téléphonique avec son homologue britannique Boris Johnson.

«Il est de la plus haute importance que ceux qui sont responsables voient très clairement qu’il y a une solidarité européenne de façon qu’ils soient vraiment punis pour ce qu’ils ont fait»

Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne

Lundi soir, Emmanuel Macron s’est entretenu par téléphone avec Theresa May, le président de la République condamnant à cette occasion une «attaque inacceptable». Le chef de l’État a rappelé l’engagement de la France dans la lutte contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques. Il a assuré à la première ministre de la pleine solidarité de la France avec le Royaume-Uni.

«La chancelière condamne fermement cette attaque, assurant prendre extrêmement au sérieux l’avis du gouvernement britannique sur la question de la responsabilité russe dans l’attaque», a affirmé Angela Merkel. C’est «très grave» si la Russie est impliquée, a réagi le ministre des Affaires étrangères allemand, Sigmar Gabriel.

» L’ex-espion russe empoisonné toujours hospitalisé:

L’ex-espion russe empoisonné toujours hospitalisé
Un scénario digne de la Guerre froide. Sergueï Skripal, un ancien espion russe qui travaillait pour les services secrets britanniques a été hospitalisé dans un état critique dimanche 4 mars au sud-ouest de Londres. Il est traité pour une expos
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L’Union européenne a également fait part de son soutien à Londres. «Il est de la plus haute importance que ceux qui sont responsables voient très clairement qu’il y a une solidarité européenne – sans équivoque, inébranlable et très forte – de façon qu’ils soient vraiment punis pour ce qu’ils ont fait», a commenté le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, devant le Parlement européen à Strasbourg. Un autre vice-président, le Letton Valdis Dombrovskis, a exprimé sa «très grande préoccupation» à la suite de cette affaire.

Theresa May a donné jusqu’à mardi soir à Moscou pour fournir des explications à l’Organisation pour la prohibition des armes chimiques. Un ultimatum aussitôt rejeté par la Russie. Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué dans l’après-midi l’ambassadeur du Royaume-Uni en Russie, Laurie Bristow, pour protester «fermement contre les accusations gratuites avancées par les autorités britanniques contre la Russie». «Cet incident constitue une nouvelle tentative basse des autorités britanniques de discréditer la Russie», a souligné le ministère dans un communiqué.

Moscou exige de pouvoir accéder aux substances chimiques

De son côté, la Russie a rejeté ces accusations, dénonçant une «provocation». «C’est un numéro de cirque devant le Parlement britannique», a affirmé la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, citée par des agences de presse russes. L’allocution de Theresa May devant les députés britanniques constitue une nouvelle «campagne politique fondée sur la provocation», a-t-elle ajouté.

Lors d’une conférence de presse ce mardi, Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, a assuré que la Russie était «innocente» et «prête à coopérer» avec les autorités britanniques dans l’enquête. Une condition: que la Grande-Bretagne remplisse «ses obligations internationales». En effet, la Russie a exigé de pouvoir accéder à la substance chimique à l’origine de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal en Angleterre avant de fournir les explications exigées par Londres.

«Cet incident constitue une nouvelle tentative basse des autorités britanniques de discréditer la Russie»

Le ministère russe des Affaires étrangères

«Nous avons exigé par une note officielle d’accéder à cette substance et d’accéder à tous les faits de l’enquête, étant donné que l’une des victimes est la citoyenne russe Ioulia Skripal», a déclaré Sergueï Lavrov, ajoutant que ces demandes avaient pour l’instant été rejetées par Londres et accusant les autorités britanniques de violer la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. Dans la foulée, Moscou n’a pas tardé à convoquer l’ambassadeur du Royaume-Uni.

Theresa May réunira son conseil de sécurité nationale (NSC) mercredi pour examiner la réponse apportée par Moscou. Elle s’exprimera ensuite devant les députés pour annoncer les décisions prises.

Moscou accuse Londres de jouer à un «jeu très dangereux»

Un peu plus tôt lundi, le président russe, Vladimir Poutine, avait conseillé à Londres de «tirer les choses au clair». Interrogé par la BBC sur une éventuelle responsabilité de la Russie, le chef de l’État a répondu, selon les agences de presse russes: «Tirez les choses au clair de votre côté et après nous en parlerons avec vous». L’ambassade de Russie à Londres a, de son côté, accusé lundi le gouvernement britannique de jouer un «jeu très dangereux» vis-à-vis de la Russie dans sa manière de mener l’enquête. Cela «envoie l’enquête sur une piste politique inutile, et porte le risque de graves conséquences à long terme pour nos relations» bilatérales, a indiqué la représenation diplomatique dans un communiqué. L’ambassadeur a été convoqué lundi au Foreign Office.

«Le citoyen russe mentionné avait travaillé pour l’un des services secrets britanniques, l’incident s’est passé sur le territoire britannique et ce n’est d’aucune façon le problème de la Russie, encore moins de ses dirigeants», a, de son côté, balayé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov au cours d’un point presse.

La cheffe du gouvernement britannique a voulu écarter les accusations de «mollesse» dans la réaction de Londres. Elle était suspectée de prudence, après que le Parti conservateur a reçu environ 1 million d’euros de donateurs russes depuis qu’elle en est à la tête. Traditionnellement, le Royaume-Uni hésite à frapper au portefeuille la riche communauté russe expatriée qui soutient en large partie l’activité économique de la capitale (City, immobilier, restaurants…).

Marina Litvinenko: «On voit que rien n’a été fait»

 

Espion russe empoisonné : une affaire de plus
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Veuve d’Alexandre Litvinenko, ancien espion retourné du KGB empoisonné au polonium-210 à Londres en 2006, Marina Litvinenko avait accusé dimanche Theresa May d’inaction. Elle a rendu publique une lettre dans laquelle l’actuelle première ministre, alors ministre de l’Intérieur, lui promettait de «tout faire pour qu’un tel crime ne se reproduise jamais». Or «on voit que rien n’a été fait», a-t-elle déclaré à la télévision.

Les autorités britanniques sont aussi sur la sellette pour leur lenteur à alerter le public des mesures de protection nécessaires. Ce n’est qu’une semaine plus tard que les autorités sanitaires ont conseillé à 500 clients d’un restaurant et d’un pub, où les victimes s’étaient rendues avant de perdre connaissance, de bien laver leurs vêtements et objets personnels. Plus d’une trentaine de personnes, principalement parmi les services de secours, ont subi des traces légères de contamination. Un policier, plus gravement touché, est toujours hospitalisé mais fait de «bons progrès». Sergueï et Ioulia Skripal sont pour leur part gardés en soins intensifs dans un état»critique», selon Scotland Yard mardi.

L’enquête mobilise plus de 250 policiers spécialistes de l’antiterrorisme, appuyés sur le terrain par 180 militaires. Elle étudie des centaines d’indices et a identifié 200 témoins potentiels. Mardi, l’ambassade de Russie a réclamé une «enquête conjointe».

 

Florentin Collomp
Journaliste – Sa biographie

 



Double attaque de Ouagadougou le 2 mars 2018 : un « cerveau » identifié

Il s’agit d’un combattant malien qui serait entré au Burkina Faso le 9 février 2018, soit avant le raid français du 14 février 2018 censé justifier l’attaque.

Les enquêteurs disent comme moi : attaque préparée bien en amont, pas de surprise.

 

http://www.jeuneafrique.com/mag/541100/politique/burkina-un-combattant-dal-mourabitoune-suspecte-detre-le-coordonnateur-des-attentats-de-ouaga/

Burkina : un combattant d’Al-Mourabitoune suspecté d’être le coordonnateur des attentats de Ouaga

 

Publié le 12 mars 2018 à 14h34 — Mis à jour le 12 mars 2018 à 14h34

Par Jeune Afrique
Double attaque de Ouagadougou le 2 mars 2018 : un

 

Les services burkinabè ont identifié celui qu’ils considèrent comme le coordonnateur des attentats du vendredi 2 mars : il s’agit d’un combattant d’Al-Mourabitoune, déjà soupçonné d’être impliqué dans l’attaque contre le café Cappuccino, en janvier 2016.

Dans un communiqué de revendications publié le 3 mars, au lendemain des attentats contre l’état-major burkinabè et l’ambassade de France à Ouagadougou, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) a affirmé avoir agi en représailles à un raid militaire français contre plusieurs de ses chefs, le 14 février, dans l’extrême nord du Mali. Les enquêteurs estiment que cette double attaque simultanée, dont une à la voiture piégée, a en réalité été préparée bien en amont.

Selon nos informations, les services de renseignements burkinabè ont identifié Ayouri al-Battar comme étant le coordonnateur de ces opérations. D’après une source sécuritaire malienne, il s’agit d’un combattant arabe d’Al-Mourabitoune, déjà suspecté d’être impliqué dans l’attentat perpétré contre le café-restaurant Cappuccino à Ouaga, le 15 janvier 2016.

En provenance du Mali

Ayouri al-Battar aurait franchi la frontière le 9 février depuis le Mali, après être probablement passé par la zone montagneuse de Bandiagara. Les huit membres du commando, dont certains parlaient l’arabe et le bambara, l’auraient rejoint au Burkina durant les jours qui ont suivi, également depuis le Mali.

Informés a posteriori de leur arrivée, les services de renseignements burkinabè ont diffusé une note d’alerte aux différentes forces de défense et de sécurité le 22 février pour signaler leur présence sur le territoire national. Cette vigilance renforcée n’a pas empêché les assaillants de frapper le 2 mars.

Pour les responsables sécuritaires du pays, ce double attentat n’a donc malheureusement pas été une surprise. Ayouri al-Battar, lui, serait toujours dans la nature. Après Bamako en 2015, puis Ouagadougou et Grand-Bassam en 2016, Al-Mourabitoune – dont le chef au Mali, Mohamed Ould Nouini, fait partie des victimes du raid français du 14 février – confirme, avec cette nouvelle attaque à Ouaga, sa capacité à frapper loin de ses bases maliennes.



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