Trafic d’armes à Gaza : une affaire nébuleuse et un Romain hagard…

Pfff… Que d’aventuriers dans les pubs lillois…

 

http://www.liberation.fr/planete/2018/03/19/trafic-d-armes-vers-gaza-un-francais-se-tire-une-balle-dans-le-pied_1637311

Pour une poignée de dollars

 

Trafic d’armes vers Gaza: un Français se tire une balle dans le pied

 

Le poste-frontière d’Erez, entre Israël et Gaza, le 1er novembre 2017. C’est à ce poste-frontière que Romain F. a été arrêté, le 19 février. Photo Thomas COEX. AFP

 

Romain F., jeune Lillois employé consulaire au consulat général de France à Jérusalem, a convoyé des armes entre Gaza et la Cisjordanie, pour des motifs qui semblent uniquement financiers. Pris sur le fait, il risque plusieurs années de prison.

  • Trafic d’armes vers Gaza: un Français se tire une balle dans le pied

Les objectifs de caméras à quelques centimètres de son visage, il s’assoit dans le box, le col de sa parka kaki pénitentiaire zippé au-dessus du crâne, lui donnant des airs de prisonnier sans tête. Il y a un peu plus d’un an, en janvier 2017, Romain F. se lançait dans «une nouvelle aventure», comme il l’écrivait alors sur Facebook : un job de volontaire international à l’étranger au consulat général de France à Jérusalem. Aujourd’hui, le Lillois de 24 ans est inculpé pour trafic d’armes entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. Il risque plusieurs années de prison. Selon le Shabak (le service de sécurité intérieure israélien), employé comme chauffeur au consulat, il aurait ces trois derniers mois convoyé pas moins de 70 armes de poing et deux fusils d’assaut entre l’enclave côtière et les Territoires occupés, profitant de la relative exemption de fouilles conférée par son véhicule diplomatique. Déjà embarrassante en temps normal pour la diplomatie française, l’affaire injecte un avant-goût acide au déplacement en Israël du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, prévu lundi prochain.

L’arrestation du jeune employé consulaire, sur laquelle les autorités israéliennes avaient imposé aux médias locaux un «gag order» (interdiction de publier) jusqu’à lundi, remonte au 19 février, au terminal frontalier d’Erez, entre Israël et la bande de Gaza, ce qui explique qu’il soit jugé à Beersheva, et détenu dans la prison de Shikma (Ashkelon), dans le sud du pays. Selon le Figaro, qui a révélé avec l’Obs l’affaire dimanche soir, Romain F. aurait reconnu le transport des armes, mais nie toute motivation politique ou collusion avec le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza et est considéré comme un groupe terroriste par l’Union européenne. Selon le dossier d’accusation, le Français aurait perçu la somme de 700 dollars (570 euros) à chacun des cinq convois qu’il aurait effectués. Pour le Shabak, le contractuel a «agi pour l’argent, de son propre chef et à l’insu de ses supérieurs».

Copieux communiqués

De fait, lors de la très brève audience de lundi, dédiée à la lecture de l’acte d’inculpation et la décision de son maintien en détention, aucune menace sécuritaire n’a été évoquée, les faits reprochés restant dans le domaine d’une «simple affaire criminelle», comme l’ont souligné les avocats des cinq autres suspects, tous Palestiniens. Parmi eux se trouve Mohamad S., 30 ans, lui aussi employé au consulat en tant qu’agent de sécurité et lié d’amitié avec le Français. Les autres mis en cause auraient écoulé les armes en Cisjordanie, ce qu’ils réfutent. En tout, neuf personnes ont été arrêtées en connexion avec l’enquête.

Mais, malgré les copieux communiqués des autorités israéliennes, ravies de pointer «l’exploitation cynique de l’immunité et des privilèges accordés aux représentants étrangers» par des groupes armés palestiniens, les détails de l’affaire restent nébuleux. Ainsi, les avocats des Palestiniens pointent l’absence de saisie d’armes, et un dossier bâti sur les déclarations du Français. Si son statut d’agent technique ne lui conférait pas l’immunité diplomatique, Romain F. aurait usé de la protection afférente aux fameuses «plaques blanches» des voitures consulaires, échappant aux fouilles méticuleuses auxquelles sont soumis tous les véhicules entrant et sortant de Gaza. Le général israélien Yoav Mordechai, à la tête du Cogat (en charge des questions civiles dans les Territoires), s’est déjà saisi du scandale pour réclamer le renforcement des procédures et de la délivrance des permis pour entrer dans l’enclave, affirmant que «les organisations terroristes de Gaza ne reculent devant aucun moyen, qu’il s’agisse d’aide médicale ou internationale, pour servir leurs intérêts».

Lingots d’or

Dans la petite salle d’audience du tribunal de Beersheva, les deux officiels français présents affichent la mine des mauvais jours. Déjà confronté en 2013 à deux scandales (une diplomate ayant frappé un soldat israélien et un chauffeur arrêté à la frontière jordanienne avec 150 kilos de lingots d’or), le consulat de Jérusalem, qui hérite déjà d’une mission diplomatique délicate en tant qu’ambassade officieuse auprès de l’Autorité palestinienne, apparaît à nouveau sous un jour peu flatteur. D’autant plus que selon le Shabak, Romain F. recevait les armes d’un Palestinien employé par l’Institut français à Gaza…

Lundi soir, l’ambassade de France à Tel-Aviv a assuré prendre l’affaire «très au sérieux», tout en promettant que «notre compatriote bénéficie pleinement de la protection consulaire». Cependant, le Quai d’Orsay ne semble disposer qu’au strict minimum pour Romain F., seul suspect lundi à se présenter avec un avocat commis d’office. Informé des faits par l’ambassadrice d’Israël à Paris il y a quelques semaines, Le Drian n’aurait pas perdu une seconde pour lever son immunité, au vu de la «gravité des faits». «Les autorités françaises semblent avoir décidé de le planter en rase campagne», commente lundi une source proche du dossier. Une enquête administrative sur place a par ailleurs été diligentée par le Quai d’Orsay. Le ministère des Affaires étrangères israélien jure que les «excellentes relations avec la France n’en seront pas affectées». Lundi, Romain F., mutique et hagard, ne donnait pas l’air d’avoir pris la mesure du maelström l’entourant désormais. L’audience fixant les modalités de son procès a été fixée au 28 mars. Il demeurera en prison d’ici là.

Guillaume Gendron Envoyé spécial à Beersheva (Israël)

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/proches-romain-laventinois-arrete-israel-choc-il-ete-manipule-1443131.html

Les proches de Romain, Laventinois arrêté en Israël, sous le choc : “Il a été manipulé”

 

Le jeune homme est soupçonné d'avoir fait passer des armes à Erez, le point de passage entre Israël et Gaza. / © AFP et Facebook

Le jeune homme est soupçonné d’avoir fait passer des armes à Erez, le point de passage entre Israël et Gaza. / © AFP et Facebook

 

Les proches de Romain Franck, le Laventinois arrêté en Israël et accusé d’avoir fait passer des armes en Palestine, sont sous le choc. Ils dressent le portrait d’un jeune homme travailleur et altruiste.

Par Jeanne Blanquart Publié le 19/03/2018 à 14:18 Mis à jour le 19/03/2018 à 14:23

Comment Romain Franck, jeune homme de 23 ans originaire de Laventie, s’est-il retrouvé emprisonné en Israël, soupçonné d’avoir fait passer des armes en Palestine ? Ce lundi matin, alors que l’affaire éclate et que le jeune homme doit être présenté à un juge de Beer-Sheva, dans le sud du pays, c’est l’incompréhension pour ses proches.

« C’est un ami d’enfance, je le connais depuis que je suis tout petit. Je n’arrive pas à y croire« , témoigne l’un de ses amis, la voix tremblante. Lui a appris la nouvelle en regardant la télévision, dimanche soir. Depuis, il a essayé d’appeler son ami plusieurs fois, sans succès. 

« Cette arrestation est improbable« , confirme Mike, un autre ami de Romain. « Je l’ai connu car il a travaillé dans mon cabaret, en tant que serveur. C’est quelqu’un de très travailleur, plein de bonne volonté. Quand il terminait son service ici, il enchaînait avec un autre travail, dans une boulangerie. »

« Un bon gamin »

Originaire de Laventie, le jeune homme de 23 ans enchaîne les boulots dans la restauration et en tant que serveur dans des pubs de Lille. « A côté de tout ça il arrivait à être pompier volontaire« , précise Mike. « C’est un bon gamin. Il voulait devenir pompier pro. Il est parti en Israël dans l’idée de voyager un peu, de découvrir le pays et surtout de mettre un peu d’argent de côté pour revenir, s’acheter une maison et devenir pompier professionnel« , ajoute son autre ami.

Il y a un an, un ami de Romain Franck qui étudie les sciences politiques lui parle de ce poste de chauffeur pour le consulat français à Jérusalem. Il accepte. Aujourd’hui, il est accusé de s’être servi de ce statut pour faire sortir des dizaines d’armes de la Bande de Gaza vers la Cisjordanie. « Ça n’a aucun sens, il a été manipulé, c’est sûr« , suggère son ami. « Lui, sa famille, ce sont des gens honnêtes. Il n’a pas de casier judiciaire, c’est quelqu’un de bien. »

D’après nos confrères du Monde, la France ne va pas faire obstacle aux poursuite israëlienne mais, s’il était condamné, le jeune homme pourrait purger sa peine en France.

 

https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0301454809101-on-en-parle-a-jerusalem-une-ombre-sur-les-relations-entre-israel-et-la-france-2162371.php

On en parle à Jérusalem: une ombre sur les relations entre Israël et la France

 

Nathalie Hamou Le 19/03 à 17:37

image:

Un employé consulat général France Jérusalem, Romain Franck, cache visage lors d'une audience lundi 19 mars tribunal israélien, accusé d'avoir livré armes bande Gaza Cisjordanie bord d'un véhicule service consulaire.

Un employé du consulat général de France à Jérusalem, Romain Franck, qui cache son visage lors d’une audience lundi 19 mars devant un tribunal israélien, est accusé d’avoir livré des armes de la bande de Gaza à la Cisjordanie à bord d’un véhicule de service consulaire. – Sebastian Scheiner/AP/SIPA

 

Un employé du Consulat général à Jérusalem a été arrêté pour trafic d’armes depuis Gaza vers la Cisjordanie.

 

L’affaire n’est pas, en principe, de nature à altérer la relation diplomatique entre la France et Israël. En principe! Car l’incident fait désordre à une semaine de la venue en Israël du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian et à quelques mois de celle du  président Emmanuel Macron , vraisemblablement à l’automne.

Ce lundi 19 mars, les services des renseignements intérieurs israéliens ont annoncé l’arrestation d’au moins deux employés du  Consulat général de France à Jérusalem , qui tient lieu de représentation diplomatique auprès des autorités palestiniennes. Ils sont accusés de trafic d’armes depuis Gaza vers la Cisjordanie.

Le principal suspect, Romain Franck, 24 ans, employé comme chauffeur et qui a avoué les faits, a effectué « cinq transferts d’armes comprenant 70 pistolets et 2 fusils d’assaut par le passage d’Erez », situé à la lisière de la bande de Gaza, territoire contrôlé par le Hamas, considéré comme une organisation terroriste.

Profitant de l’exemption sécuritaire accordée au véhicule du personnel consulaire, il « a agi en contrepartie d’un gain financier, de sa propre initiative et à l’insu de ses supérieurs ». Romain Franck aurait en outre reçu les armes d’un Palestinien de Gaza, employé au centre culturel français de l’enclave.

Un précédent de 2013

Un haut responsable du  Shin Bet , a estimé qu’il s’agissait de « la plus grave exploitation des immunités et privilèges accordés aux missions étrangères en Israël » et a déploré que ces armes « soient susceptibles d’être utilisées pour commettre des attaques terroristes contre civils et forces de sécurités israéliens ».

L’incident est d’autant plus gênant qu’il n’est pas sans précédent. En 2013, déjà, le chef du garage du même consulat avait été arrêté au poste frontière d’Allenby, séparant Israël et la Jordanie, avec dans le coffre d’un véhicule muni de plaques diplomatiques un chargement de 152 kg d’or, des chèques pour une valeur de près de 2 millions de dollars, des centaines de téléphones cellulaires, ainsi que 500 kg de tabac. Mais à l’époque, les autorités israéliennes avaient préféré ne pas ébruiter l’affaire et l’avaient discrètement exfiltré vers la France.

L’ambassade de France à Tel-Aviv, qui n’a aucune autorité sur le Consulat qui ne rend des comptes qu’au Quai d’Orsay, s’est empressée de calmer le jeu. « Nous prenons cette affaire très au sérieux et sommes en lien étroit avec les autorités israéliennes », a indiqué un porte-parole.

Cette affaire intervient alors qu’Israël vient d’être frappé par deux attaques terroristes. L’une a été perpétuée, vendredi 16 mars, à la voiture bélier contre quatre jeunes soldats, dont deux ont trouvé la mort. Tandis qu’à Jérusalem, un trentenaire, père de quatre enfants, a été poignardé à mort, dimanche 18 mars.

Nathalie Hamou
Correspondante à Tel Aviv

 



Trafic d’armes à Gaza : les relations France-Israël ne seront pas affectées par cette affaire

C’est ce qui est précisé dans l’article ci-dessous, publié à 12h44, avec bien d’autres détails sur le présumé coupable et les faits qui lui sont reprochés : pompier volontaire, il aurait agi seul, de son propre chef, et n’aurait été motivé que par l’argent.

Reste que tout à coup, l’affaire est révélée au public et embarrasse la diplomatie française une semaine avant la visite attendue du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian en Israël et dans les Territoires palestiniens, dans un contexte déjà tendu, de « crispations » ravivées ces dernières semaines…

Pour autant, un responsable israélien affirme sous le couvert de l’anonymat :

« Les relations avec la France sont excellentes et ne seront pas affectées par cette affaire ».

Conclusion : les autorités israéliennes ont juste voulu baffer un Romain.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/pompier-volontaire-originaire-laventie-accuse-trafic-armes-gaza-1443063.html

Un pompier volontaire originaire de Laventie accusé de trafic d’armes à Gaza

 

Le jeune homme doit être présenté ce lundi à un juge. / © Google Maps et Facebook
Le jeune homme doit être présenté ce lundi à un juge. / © Google Maps et Facebook

 

Un agent consulaire français doit être présenté lundi à un juge israélien pour avoir participé à un trafic d’armes dans les Territoires palestiniens, accusation très rare, grave pour lui et délicate pour la diplomatie française.

Par JB avec AFP Publié le 19/03/2018 à 12:44

Romain Franck, jeune contractuel originaire de Laventie et officiant comme chauffeur pour le consulat général français à Jérusalem, est accusé par Israël de s’être servi des privilèges associés aux activités diplomatiques pour faire sortir des dizaines d’armes de la bande de Gaza vers la Cisjordanie, pour le compte d’un réseau de trafiquants palestiniens, a indiqué la sécurité intérieure israélienne dans un communiqué.

Romain Franck, 23 ans, aurait agi pour l’argent et à l’insu du consulat général, dit le Shin Beth. Il se servait du véhicule consulaire, soumis à un régime d’inspection peu strict de la part des Israéliens à la sortie de la bande de Gaza, précise le Shin Beth. La bande de Gaza est gouvernée par le mouvement islamiste Hamas, considéré comme une organisation « terroriste » par Israël, qui lui a livré trois guerres depuis 2008.

L’enclave est soumise par ce dernier à un rigoureux blocus depuis dix ans, mais l’intérieur des véhicules diplomatiques est généralement exempt de contrôle. Romain Franck recevait les armes d’un Palestinien employé au Centre culturel français à Gaza, franchissait le poste frontière d’Erez avec Israël, parcourait à travers le territoire israélien les quelques dizaines de kilomètres jusqu’en Cisjordanie, autre territoire palestinien, sous occupation israélienne, indique le Shin Beth.

« Pour l’argent »

Là, il remettait les armes à un individu qui les revendait à des trafiquants, selon la même source. En tout, ce sont environ 70 pistolets et deux fusils automatiques qui auraient été transférés au cours de cinq voyages de Gaza en Cisjordanie. Neuf personnes en tout, dont un agent de sécurité palestinien du consulat général, ont été arrêtées, dit le Shin Beth.

Six d’entre elles, don Romain Franck, doivent être présentées lundi à un juge de Beer-Sheva (sud) qui devrait leur signifier leur inculpation. Romain Franck avait été recruté au consulat général de Jérusalem comme « volontaire international« , un statut qui permet à de jeunes adultes de bénéficier généralement d’un contrat d’un an, éventuellement renouvelable, pour une expérience professionnelle de terrain à l’étranger.

Le Shin Beth ne fait mention d’aucune motivation politique pro-palestinienne de sa part.  »L’enquête fait clairement apparaître que l’employé du consulat français a agi pour l’argent, de son propre chef et à l’insu de ses supérieurs« , dit-il. Cependant, ajoute-t-il, « c’est une affaire très grave, dans laquelle on a exploité de manière cynique l’immunité et les privilèges accordés aux représentants étrangers, pour se livrer au trafic de dizaines d’armes susceptibles d’être employées contre des civils et des membres des forces de sécurité israéliens« .

Dans un contexte de persistance du vieux conflit israélo-palestinien et d’attentats anti-israéliens, Israël déploie beaucoup d’énergie pour démanteler les trafics d’armes, détruire les ateliers de fabrication et empêcher le Hamas, enfermé dans la bande de Gaza, de porter la lutte en Cisjordanie.

Discrétion israélienne

Le Hamas et Israël observent depuis 2014 un cessez-le-feu tendu de part et d’autre de la barrière de sécurité qui ferme hermétiquement les frontières. Les dernières semaines ont vu se raviver les crispations autour de Gaza. L’affaire est potentiellement gênante pour la diplomatie française, une semaine avant la visite attendue du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian en Israël et dans les Territoires palestiniens.

Le consulat général de Jérusalem n’a pas seulement une tâche consulaire, mais assure aussi une mission sensible de représentation diplomatique auprès de l’Autorité palestinienne, embryon d’Etat palestinien indépendant. Sans avoir de contact avec le Hamas, considéré comme « terroriste » par l’Union européenne, les diplomates français se rendent régulièrement dans la bande de Gaza pour leur travail, à la différence par exemple des Américains.

Le Centre culturel français est la représentation étrangère la plus visible dans l’enclave. Les autorités israéliennes sont cependant restées extrêmement discrètes sur le sujet jusqu’à lundi. Tout en soulignant la gravité des faits présumés, un responsable israélien a remercié les Français pour leur coopération.  »Les relations avec la France sont excellentes et ne seront pas affectées par cette affaire« , a-t-il dit sous le couvert de l’anonymat  »Nous prenons cette affaire très au sérieux et sommes en lien étroit avec les autorités israéliennes« , a indiqué de son côté un porte-parole de l’ambassade de France à Tel-Aviv.

A suivre ► Les proches de Romain Franck sous le choc : « Je suis sûr qu’il a été manipulé »



Relations France-Israël : de l’eau dans le gaz

Les faits tout à coup reprochés à un employé de la diplomatie française, un trafic portant sur des pistolets et deux fusils automatiques, sont « graves », nous dit-on.

Hum… j’en connais d’autres bien plus graves qui n’ont jamais fait de bruit…

 

http://www.lepoint.fr/monde/un-employe-de-la-diplomatie-francaise-interpelle-en-israel-18-03-2018-2203566_24.php

Israël : un employé de la diplomatie française interpellé pour trafic d’armes

 

Ce Français, employé du consulat général de France à Jérusalem, est accusé de participation à un trafic d’armes de la bande de Gaza vers la Cisjordanie.

 

Source AFP

Modifié le 19/03/2018 à 09:56 – Publié le 18/03/2018 à 20:40 | Le Point.fr
Un employé du consulat général de France à Jérusalem est accusé de trafic d'armes de la bande de Gaza vers la Cisjordanie.
Un employé du consulat général de France à Jérusalem est accusé de trafic d’armes de la bande de Gaza vers la Cisjordanie.

© Photo12 / Gilles Targat / Photo12/ Photo12

Les faits « graves » reprochés à cet agent de la diplomatie française pourraient jeter un froid dans les relations diplomatiques entre la France et Israël. Un agent consulaire français dans les Territoires palestiniens est accusé de s’être servi des privilèges associés aux activités diplomatiques pour participer à un trafic d’armes de la bande de Gaza vers la Cisjordanie, a indiqué la sécurité intérieure israélienne ce lundi 19 mars. Romain Franck, agent du consulat général de France à Jérusalem, est soupçonné d’avoir fait sortir environ 70 pistolets et 2 fusils automatiques de la bande de Gaza, selon le Shin Beth. Arrête mi-février, il doit être inculpé ce lundi 19 mars en même temps que plusieurs autres membres, palestiniens, du réseau.

Des navettes entre Jérusalem et la bande de Gaza

Ce Français accomplissait diverses tâches, dont celle de conducteur, pour le consulat général français, effectuant par exemple des navettes entre Jérusalem et la bande de Gaza, territoire placé sous blocus israélien et dirigé par le mouvement islamiste Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Israël. Il se servait du véhicule consulaire, soumis à un régime d’inspection peu rigoureux de la part des Israéliens à la sortie de la bande de Gaza, a précisé le Shin Beth dans un communiqué. Romain Franck recevait les armes d’un Palestinien travaillant pour le centre culturel français dans la bande de Gaza et les remettait à un individu en Cisjordanie, séparée de la bande de Gaza par le territoire israélien, a rapporté le Shin Beth. « Il a bénéficié et continue de bénéficier de la protection consulaire » apportée aux ressortissants français, avaient précisé le 18 mars une source des autorités israéliennes.

 



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