Ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars, condamné pour usurpation de titre

De qui s’agit-il ?

Eh oui, c’est toujours le même, c’est le Ruthénois Christian Barthes, directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars à compter de 1994, révoqué de la fonction publique en 1999, et dès lors poursuivi et condamné pour une multitude d’infractions pénales, dont le proxénétisme aggravé, des faux et usage, diverses violences avec ou sans armes, des faux témoignages et dénonciations calomnieuses, des usurpations de titres, outrages à agent de police, etc, etc… rien que des histoires rocambolesques et très pimentées…

D’ailleurs, c’est bien lui que l’on retrouve là en 2012, « re-mon-té », comme à son habitude :

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/06/25/chu-de-toulouse-cauchemar-aux-urgences-de-nuit-le-20-octobre-2012/

Entre autres choses, il a donc été plusieurs fois poursuivi et condamné pour des usurpations de titres : tantôt il se faisait passer pour un commissaire de police, ce qu’il n’a jamais été, afin d’impressionner des personnes qu’il manipulait ou trompait éhontément, tantôt il se présentait comme directeur d’hôpital, une qualité qu’il n’avait plus, ayant été révoqué de la fonction publique au cours de l’été 1999.

Dans ce dernier cas, les poursuites et condamnations ont toutes été enclenchées à la suite de plaintes de différentes personnes ayant dénoncé l’individu pour des faits divers et variés, sans rapport les uns avec les autres, en indiquant à chaque fois qu’il les avait impressionnées ou intimidées en se présentant comme directeur du CHU de Brest, ce qu’il n’était plus. Toutes ces personnes se plaignaient de faits graves et/ou accusaient des préjudices très importants. Or, aucune de leurs plaintes n’a jamais été suivie d’aucun effet en tant que telle. Elles n’ont toutes été utilisées que dans le cadre des poursuites et condamnations pour usurpation de titre, avec pour seule victime le CHU de Brest qui s’était constitué partie civile.

L’une de ces plaintes émanait du responsable d’un foyer de l’enfance de la région, que j’ai eu l’occasion d’interroger sur cette affaire quelques temps après le procès et la condamnation. Pour commencer, c’est moi qui lui apprenais qu’il y avait eu poursuite et condamnation, il n’en savait absolument rien. Il n’avait jamais été informé par quiconque de suites données à sa plainte, dont il n’avait jamais eu aucune nouvelle. La presse locale n’ayant non plus rien rapporté, il ne pouvait savoir comment sa dénonciation avait été utilisée, et les autres personnes ayant porté plainte, non pas pour des faits similaires, mais en précisant elles aussi avoir eu affaire à un présumé directeur du CHU de Brest, se trouvaient bien évidemment dans la même situation : elles avaient toutes été traitées avec le même mépris par les magistrats brestois.

Venons-en aux faits particuliers dont ce responsable d’un foyer de l’enfance local s’était plaint.

Il m’a raconté qu’il avait fait la connaissance de Christian Barthes à propos de fugues de jeunes filles dont il avait la responsabilité, l’individu ayant eu l’amabilité de les ramener au foyer. Plusieurs fois. Cela l’avait intrigué, il s’était mis à surveiller et n’avait pas tardé à observer qu’en fait, le responsable des fugues était Christian Barthes lui-même : il venait débaucher ses mineures, puis les lui ramenait, et certaines se plaignaient d’être harcelées par l’individu. D’où une demande d’explications à l’intéressé lors d’une de ses visites au foyer. Il s’était alors présenté comme directeur du CHU de Brest et avait menacé son interlocuteur de le faire virer de son poste en cas de plainte de sa part en alléguant disposer de sérieux appuis au Conseil Général du Finistère.

En conséquence, ce responsable de foyer de l’enfance avait porté plainte pour des faits de détournements et harcèlements de mineures, ainsi que pour les menaces dont il avait lui-même été victime.

Mes investigations de l’époque m’avaient permis de constater que l’on retrouvait des jeunes filles issues des foyers de l’enfance locaux comme prostituées dans les bars à hôtesses brestois. Leur « protecteur » et fournisseur de drogue se nommait Christian Barthes.

Pas de quoi fouetter un chat pour la magistrature locale…

Dans la même série de poursuites et condamnations du seul chef d’usurpation de titre, il lui était notamment reproché d’avoir tenté de faire interner en psychiatrie une jeune femme qui ne présentait aucun trouble psychiatrique alors qu’il n’était plus directeur hospitalier. Pourquoi cette tentative d’internement ? Voilà une question qu’aucun des magistrats saisis du dossier ne s’est jamais posée. Leur propos à l’égard de leur ancien partenaire de l’hôpital psychiatrique de Bohars était clairement celui-ci : tu n’es plus directeur hospitalier, ni même fonctionnaire, tu n’as plus le droit.

Par ailleurs, je tiens de personnels infirmiers psychiatriques étiquetés CGT qu’il s’était fait prendre à violer des patientes de l’hôpital psychiatrique de Bohars du temps où il en était toujours le directeur. Affaires toutes étouffées par l’hôpital sans aucune difficulté : il suffit de dire les victimes « délirantes », « folles à lier »… mais de toute façon, les magistrats locaux ne poursuivent jamais des fonctionnaires.

Sauf exception, ils ne poursuivent jamais, non plus, ni violeurs ni pédophiles.

Le psychiatre pédophile Serge Rodallec ne serait finalement « tombé » qu’en raison d’un contentieux financier avec un fonctionnaire local.

Quant à Christian Barthes, il n’a été révoqué de la fonction publique en 1999 qu’à la suite d’une violente dispute avec son Directeur Général du CHU de Brest, Louis Rolland.



Pédophilie dans l’Eglise : Richard Ferrand a refusé de créer une commission d’enquête parlementaire

« Ben voyons ! », a lancé M. Ferrand devant l’Association des journalistes parlementaires (AJP). « Que ceux qui lancent ces idées s’en saisissent jusqu’au bout », a-t-il ajouté, estimant que cette commission fait partie des sujets qui « donnent lieu à un certain jésuitisme ».

Là, je suis quand même un peu d’accord.

L’Eglise n’est pas le seul lieu où il serait bon de « vider l’abcès » sur la question de la pédophilie, ni même le plus important.

C’est dans les tribunaux, la magistrature, qu’il y a urgence à intervenir.

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/10/03/pedophilie-dans-l-eglise-ferrand-n-entend-pas-creer-lui-meme-une-commission-d-enquete_5364197_823448.html

Pédophilie dans l’Eglise : Ferrand n’entend pas créer lui-même une commission d’enquête

 

La chef de file des députés PS avait demandé à M. Ferrand de créer une commission par ses pouvoirs propres, plutôt que d’utiliser son « droit de tirage ».

LE MONDE | 03.10.2018 à 19h03 • Mis à jour le 03.10.2018 à 19h27

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (LRM), au perchoir, le 2 octobre 2018.

 

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (LRM), a fermé la porte mercredi 3 octobre à l’idée de créer lui-même une commission d’enquête parlementaire sur les abus sexuels dans l’Eglise en France, comme réclamé la veille par les députés socialistes.

 

Un groupe de personnalités réunissant des religieux, d’anciens ministres, des avocats et des victimes a lancé ce week-end un appel pour une telle commission parlementaire afin de « faire la lumière sur le passé pour éviter qu’il ne se reproduise ».

Lire aussi :   Pédophilie dans l’Eglise : des parlementaires favorables à l’appel de « Témoignage chrétien »

« Ben voyons ! »

Mardi, la chef de file des députés PS, Valérie Rabault, signataire de cet appel, a fait savoir qu’elle comptait demander à M. Ferrand de créer cette commission par ses pouvoirs propres, plutôt que d’utiliser son « droit de tirage » (une fois par session ordinaire pour chaque groupe). Il est « utile d’essayer de rassembler le plus largement possible » sur de tels sujets sensibles, selon son groupe.

« Ben voyons ! », a lancé M. Ferrand devant l’Association des journalistes parlementaires (AJP). « Que ceux qui lancent ces idées s’en saisissent jusqu’au bout », a-t-il ajouté, estimant que cette commission fait partie des sujets qui « donnent lieu à un certain jésuitisme ».

La plupart des groupes politiques à l’Assemblée – hormis LR – ne sont pas hostiles au principe d’une telle commission, mais aucun jusqu’alors n’est prêt à utiliser son « droit de tirage ».

Lire aussi :   Eglise et pédophilie : vers une commission d’enquête parlementaire

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/10/01/pedophilie-dans-l-eglise-vers-une-commission-d-enquete-parlementaire_5362722_3224.html

Eglise et pédophilie : vers une commission d’enquête parlementaire

 

A l’initiative de « Témoignage chrétien », plusieurs personnalités en appellent au Parlement.

LE MONDE | 01.10.2018 à 11h11 • Mis à jour le 01.10.2018 à 13h31 | Par Cécile Chambraud

Michel Aupetit ne rejette pas l’idée qu’une commission d’enquête parlementaire se penche sur la question des violences sexuelles sur mineurs commises dans l’Eglise.

 

« Il y a un abcès, il faut que le pus soit complètement vidé. » Dans un entretien au Parisien, dimanche 30 septembre, l’archevêque de Paris, Michel Aupetit, médecin de formation, ne rejette pas l’idée qu’une commission d’enquête parlementaire se penche sur la question des violences sexuelles sur mineurs commises dans l’Eglise catholique et sur leur dissimulation. Une telle demande avait été formulée la veille par l’hebdomadaire Témoignage chrétien (TC). « Pourquoi pas, bien sûr !, répond le prélat. Si la société juge que c’est important pour davantage de clarté, si la situation montre qu’on a besoin d’une intervention extérieure à l’Eglise pour aller au bout des choses, je ne vois pas d’entorse à la laïcité » dans cette proposition.

L’archevêque de Paris n’a pas une prééminence hiérarchique sur les autres évêques, mais une autorité particulière s’est toujours attachée à la parole du titulaire de l’archidiocèse de la capitale. Cette initiative pourrait être un pas décisif pour faire la lumière sur la façon dont la hiérarchie catholique a traité ces affaires dans les dernières décennies. Elle vient de la rédaction de TC qui, comme d’autres médias catholiques, se fait l’écho du désarroi de nombreux fidèles face aux révélations en cascade. L’Eglise, expose l’appel, « doit, et ce de façon urgente, rendre des comptes. Elle doit le faire devant la justice, mais aussi devant la représentation nationale, car ce ne sont pas seulement des responsabilités individuelles qui sont en cause, mais aussi, comme l’a clairement indiqué le pape François, tout un système ».

« Silence assourdissant »Cet appel à la constitution d’une commission d’enquête intervient alors que l’Eglise catholique française, comme celles d’autres pays occidentaux, est placée sous pression par un flux constant de révélations sur des abus commis dans les dernières décennies. En seulement deux mois, un rapport a été…

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Michel Aupetit ne rejette pas l’idée qu’une commission d’enquête parlementaire se penche sur la question des violences sexuelles sur mineurs commises dans l’Eglise.

Eglise et pédophilie : vers une commission d’enquête parlementaire

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Richard Ferrand : de l’échangisme au mélangisme ?

Richard Ferrand fait encore l’actualité aujourd’hui avec, d’une part, une interview dans Ouest France (des mots, rien que des mots, rien…), et d’autre part, un reportage dans Le Monde, un peu plus croustillant.

Manifestement, il soigne son image avant que certains « aléas » ne viennent lui modifier le portrait…

Il les attend de pied ferme, portant fièrement ses cornes en forme de lyre…

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/centre-finistere-r-ferrand-les-municipales-de-la-dentelle-bretonne-6014949

Centre-Finistère. R. Ferrand, les municipales : « De la dentelle bretonne »

 

Richard Ferrand, député du Finistère, président de l’Assemblée nationale.
Richard Ferrand, député du Finistère, président de l’Assemblée nationale. | BÉATRICE LE GRAND

 

Anaëlle BERRE et Christian GOUEROU

Publié le 12/10/2018 à 21h06

Synutra, Doux, la fibre optique, son nouveau poste d’homme d’État, les municipales… Le député Richard Ferrand fait un tour d’horizon de ses grands dossiers finistériens.

Entretien avec Richard Ferrand, député du Finistère, président de l’Assemblée nationale.

Président de l’Assemblée nationale, vous êtes le quatrième personnage de l’État. Votre présence sur le terrain est-elle remise en cause ?

Non. Je reviens chaque fin de semaine et tâche d’y passer au moins trois jours. Bien sûr, parfois, cet agenda peut être contrarié. Mais être sur le terrain, écouter les gens, leurs critiques, mais aussi leurs nombreux encouragements, écouter ce qu’ils ont à nous dire, j’aime ça ! C’est ce qui fait le sel de la vie politique.

L’usine de Synutra, à Carhaix, semble faire face à de grandes difficultés. Comment voyez-vous les choses ?

Je me tiens informé au mieux de la situation. C’est une entreprise avec des aspects mystérieux, donc un peu inquiétants. Mais ça reste une entreprise privée qui ne nous demande rien. L’outil industriel performant est là, les producteurs aussi… Nous savons que la négociation avec Sodiaal est en cours, mais qu’elle n’est pas aboutie.

Qu’en est-il de la situation de Doux, à Châteaulin ?

Le poulet à l’export semble bien repartir avec des prix en hausse, ça va mieux. Pour autant, il ne faut pas oublier que derrière l’entreprise, il y a la filière. Je pense qu’il y a des modifications importantes à y apporter. La Région, et c’est tout à son honneur, s’est engagée à accompagner ces transformations en profondeur. C’est quand la situation à court terme est bonne qu’il faut se projeter à moyen et à long terme.

Un peu partout, la fibre optique et une bonne couverture de réseau mobile sont attendues avec impatience…

Tout le monde en est conscient ! Moi-même je le vis au quotidien, je ne nie pas la réalité. Mais encore une fois, dans ce domaine, la Bretagne a une France d’avance. L’engagement de la Région en termes de fibre optique est particulièrement important. Le prix par prise par foyer est le même pour toutes les collectivités : ramené à 476 €. Dans le même temps, les autres subventions du conseil régional ne diminuent pas pour ces communes. Pour ce qui est de la couverture mobile, les efforts vont se poursuivre en 2018-2019.

La réforme constitutionnelle à venir prévoit moins de députés, donc moins de circonscriptions. Que va devenir la vôtre ?

En effet, il n’y aura sans doute plus que quatre circonscriptions en Finistère. Une pour 220 000 habitants. Et ce pour améliorer la qualité du travail des députés, leur permettre de mieux mesurer, en amont, l’impact des lois à voter, et, en aval, de bien vérifier leur mise en œuvre. Pour en revenir à la circonscription centre-finistérienne, pour l’instant je ne sais pas… Je plaide pour que le centre Finistère soit le grand Finistère !

L’échéance des municipales se rapproche. Le but est de présenter des candidats de la République en Marche partout ?

Avant cela, il y a aura les élections européennes qui seront absolument déterminantes. Un maire qui prend un engagement clair vis-à-vis de la République en Marche pourrait devenir un partenaire futur dans le cadre d’une majorité rénovée. Mais ça ne doit certainement pas être un jeu de dupes. Il faudra contribuer au renouvellement des collectivités. Encore une fois, il faut un tuilage, un équilibre entre expérience et découverte… De la dentelle bretonne !

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/10/13/richard-ferrand-president-des-champs_5368854_823448.html

Richard Ferrand, « président des champs »

 

Le patron de l’Assemblée nationale veut incarner la France des territoires, en renfort du président Emmanuel Macron.

LE MONDE | 13.10.2018 à 06h29 | Par Manon Rescan

Richard Ferrand visite le Salon européen de l’élevage, à Rennes, le 13 septembre.

 

A Alain Juppé qui venait prendre conseil avant de se lancer en politique, Jacques Chirac avait dit en 1976 : « Est-ce que vous aimez tâter le cul des vaches ? » De vaches, Richard Ferrand pourrait, lui, parler longuement. Comme des aubrac, ces « magnifiques vaches couleur froment, avec des cornes en forme de lyre. Superbes, rustiques qui sont mieux que toute autre en capacité de résister aux aléas climatiques. »

Nous sommes le 3 octobre, vingt-quatre heures après la démission de Gérard Collomb du ministère de l’intérieur. Le président de l’Assemblée nationale est l’invité de l’Association des journalistes parlementaires (AJP) et concède que, sur les vaches et les territoires, il pourrait « continuer longtemps ».

A la tête de l’institution depuis un mois, le Finistérien, élu La République en marche (LRM), veut imprimer sa marque de fabrique. C’est un classique. Dès son arrivée, François de Rugy s’était vu en grand réformateur du Palais-Bourbon, multipliant les chantiers de « modernisation ». Son successeur prend son temps pour décider des suites qu’il donnera aux travaux restés au milieu du gué. Le site Internet du « rendez-vous des réformes », marque de fabrique de M. de Rugy, a même temporairement disparu de celui de l’Assemblée nationale au changement de président. Chacun ses priorités.

Premier déplacement en Aveyron, sa terre nataleA l’hôtel de Lassay, Richard Ferrand mûrit un autre dessein. On reproche à Emmanuel Macron d’être le « président des villes » ; lui sera le « président des champs », martèle son entourage. A peine élu au perchoir, il a foncé au Space, le salon international des productions animales rennais, sur sa terre d’adoption, la Bretagne. Fin septembre, il a consacré son premier déplacement officiel à l’Aveyron, sa terre natale, celle qui chante encore parfois dans sa voix. Il s’est arrêté à Rodez, où il est né, et a donné un entretien à Centre Presse, l’un des titres…

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Richard Ferrand visite le Salon européen de l’élevage, à Rennes, le 13 septembre.

Richard Ferrand, « président des champs »

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https://www.grandlille.tv/laffaire-ferrand-dans-les-mains-de-juges-lillois/

L’affaire Ferrand dans les mains de juges Lillois

  • 231 Vues
  • Hier à 09h35

L’Affaire Richard Ferrand, Président de l’assemblée Nationale, qui
avait été classée sans suite à Brest, relancé à Paris, est dépaysée sur
Lille. Ce choix fait suite à une demande de ses avocats concernant un
éventuel conflit d’intérêts à Paris.

Trois juges d’instructions viennent d’être désignés pour instruire cette
affaire immobilière qui avait coûté à Richard Ferrand sa place au
gouvernement. Ces trois juges ont été désignés le 25 septembre “pour
instruire le dossier”, a annoncé hier le parquet de Lille à l’agence
France-Presse en précisant “qu’aucune convocation pour mise en examen
n’avait été délivrée”.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/brest/affaire-ferrand-trois-juges-lille-designes-instruire-dossier-1556990.html

Affaire Ferrand: trois juges de Lille désignés pour instruire le dossier brestois

 

La nomination de ces trois juges intervient un mois après l'élection de Richard Ferrand au perchoir. / © B. Guay / AFP
La nomination de ces trois juges intervient un mois après l’élection de Richard Ferrand au perchoir. / © B. Guay / AFP

 

Un mois après l’élection de Richard Ferrand à la présidence de l’Assemblée nationale, trois juges ont été désignés à Lille pour instruire le dossier concernant l’affaire immobilière de Brest.

Par AFP Publié le 12/10/2018 à 12:21 Mis à jour le 12/10/2018 à 12:23

Trois juges d’instruction ont été désignés à Lille pour instruire le dossier Richard Ferrand dans l’affaire immobilière brestoise qui avait coûté à l’actuel président LREM de l’Assemblée nationale sa place au gouvernement, a-t-on appris auprès du parquet de Lille.

« Trois juges d’intruction » ont ainsi été désignés, « le 25 septembre« , « pour instruire le dossier« , a indiqué cette source à l’AFP.

Pas de convocation

« En l’état, aucune convocation pour mise en examen n’a été délivrée« , a-t-elle ajouté. La Cour de Cassation avait ordonné en juillet le dépaysement à Lille de l’information judiciaire ouverte à Paris.

A lire aussi

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/affaire-ferrand-revelations-enquete-classee-1358533.html

Le 13 octobre dernier le procureur de Brest décide de classer l’affaire sans suite. L’enquête préliminaire menée par la Police Judiciaire de Rennes et révélée par Médiapart fait pourtant apparaître des éléments et des témoignages troublants…

Par M.V. avec Mediapart Publié le 02/11/2017 à 13:21 Mis à jour le 02/11/2017 à 13:23

Le 13 octobre dernier le procureur de Brest décide de classer l’affaire sans suite considérant qu’il n’y a pas eu d’infraction au code de la mutualité. Il explique n’avoir constaté ni emploi fictif, ni préjudice relevant de l’abus de confiance ou de l’escroquerie. Concernant un éventuel délit de prise illégale d’intérêt le magistrat invoquait la prescription de l’action publique.

Cette décision n’a pas convaincu tout le monde, en particulier les associations anti-corruption et les journalistes ayant pu consulter le dossier pénal.

C’est le cas de Mathilde Mathieu, journaliste à Médiapart qui dans un article paru le 31 octobre liste les éléments qui sèment le doute.

Des faits et témoignages troublants

Dans l’enquête préliminaire, que Mediapart a pu consulter, apparaissent les retranscriptions de témoignages de collaborateurs de Richard Ferrand déposés devant les policiers en charge de l’enquête.

Quatre personnes sur les douze présentes déclarent avoir été informées

Ainsi un ancien adjoint du patron des députés LREM déclare  « Compte tenu de mes fonctions, j’aurais dû être a minima informé de ce montage (…), qui ne répond pas à l’idée que je me fais de la mutualité. »  et d’ajouter « Il y a clairement un problème d’éthique »

Richard Ferrand pour sa part affirme n’avoir jamais rien dissimulé.  Il explique avoir toujours bien informé le bureau du Conseil d‘Administration que les locaux situés rue Georges Sand, appartenaient à sa compagne et affoirme avipr fait cela avant que le Conseil lui-même ne vote à l’unanimité pour l’offre de Sandrine Doucen, sa compagne.

Pourtant « sur les neuf administrateurs et 3 personnels présents seuls 4 ont confirmé aux enquêteurs avoir été informés de ce « détail » 
Parmi ces administrateurs l’un d’entre explique aux policiers « je m’en serais certainement souvenu…ça choque un peu » ; Un autre d’ajouter « j’ai ignoré tout cela jusqu’à la parution d‘articles de presse ».

Dans sa déclaration, le Président des mutuelles de Bretagne de l’époque, Michel Buriens, dit lui aussi l’« avoir appris incidemment lors d’une discussion informelle, fin 2013 ou début 2014 », soit deux ans après la signature du bail chez le notaire.

Le 1er juillet 2011 Michel Buriens est donc allé signer le bail chez le notaire des Mutuelles en compagnie de Richard Ferrand mais n’a jamais croisé Madame Doucen, qui a également signé ce jour-là l’acte définitif d’achat !

Quant à l’ex-commissaire aux comptes des Mutuelles il déclare sur le Procès-verbal  « Si j’avais été informé de cela, il va de soi que j’aurais regardé plus profondément la doctrine. »

L’implication de Richard Ferrand dans l’acquisition de l’immeuble

 

o Richard Ferrand visite l’immeuble à l’automne 2010, pas sa compagne

Face aux policiers Sandrine Doucet a déclaré qu’elle n‘avait jamais visité le bien d’avant de l’acheter… contrairement à Richard Ferrand qui lui a reconnu avoir visité l’immeuble dès l’automne 2010 avec son adjointe et un technicien. Il n’aurait découvert que plus tard qu’une amie notaire de sa compagne avait suggéré à cette dernière d’acquérir ce bien.

o Richard Ferrand signe le compromis pour sa compagne

En décembre 2010, c’est aussi R.Ferrand qui signe le compromis de vente pour sa compagne. Il explique aux policiers que « [La notaire] m’a appelé car ma compagne n’était pas disponible » et d’ajouter « Je trouvais l’opération un peu étrange ».

o Le contrat d’achat conditionné à la « conclusion d’un bail commercial » entre sa SCI et les Mutuelles de Bretagne

Autre détail intéressant, dans ce compromis apparait une clause suspensive qui conditionnait l’achat définitif à la « conclusion d’un bail commercial » entre sa SCI et les Mutuelles de Bretagne…

o R.Ferrand négocie directement l’emprunt immobilier

Un mois après la signature du bail de location par les Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand a négocié en personne avec le Crédit Agricole l’emprunt de 375 000 euros nécessaires à sa compagne. Le banquier a confirmé aux policiers  « J’ai toujours eu affaire, soit physiquement soit au téléphone, à M. Richard Ferrand »

Malgré tous ces éléments le procureur de Brest a estimé qu’aucune infraction n’était suffisamment caractérisée. Quant au délit de prise illégal d’intérêt Philippe Récappé a estimé que « l’analyse des éléments et la jurisprudence ne permettaient pas de conclure avec certitude ». Et d’ajouter que le délai de prescription étant dépassé il n’y aurait pas de juge d’instruction désigné…

Les associations anticorruption envisagent de nouvelles plaintes

Les associations anticorruption Anticor et FRICC estiment, pour leur part, qu’il y a bien eu prise illégale d’intérêt pour l’un et infraction au Code de la mutualité pour l’autre.

Plusieurs adhérents des Mutuelles de Bretagne envisagent également de se porter partie civile.

De nouvelles plaintes pourraient donc bien atterrir sur le bureau du magistrat de Brest d’ici peu.

Toutes les infos sur mediapart.fr

 

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