Afghanistan, Kenya, Syrie : trois attentats en trois jours

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/01/14/97001-20190114FILWWW00229-kaboul-plus-de-40-blesses-dans-un-attentat.php

Afghanistan: 40 blessés dans un attentat

 

  • Par  Le Figaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 14/01/2019 à 16:57
  • Publié le 14/01/2019 à 16:47

 

Une voiture piégée a explosé ce soir dans l’est de Kaboul, blessant plus de quarante personnes, ont annoncé des responsables officiels. Etait visé un complexe qui jusqu’à récemment abritait des employés étrangers mais qui était en partie vide au moment de l’explosion, a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Najib Danish.

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« Plus de 40 personnes ont été blessées », a écrit sur Twitter le porte-parole du ministère de la Santé, Wahidullah Mayar. Ce complexe, appelé Green village, a été pendant de nombreuses années occupé par des agents de différentes agences des Nations unies qui ont depuis déménagé dans un lieu moins exposé aux attaques.

M. Danish a affirmé que « seuls quelques gardiens » s’y trouvaient au moment de l’explosion. « Les maisons alentour ont subi de lourds dégâts », a-t-il ajouté, et « les forces spéciales de la police ont été déployées pour s’assurer qu’il n’y a pas d’autres assaillants ».

L’attentat n’a pour l’heure pas été revendiqué. Il survient à un moment où les efforts diplomatiques s’intensifient pour mettre un terme au conflit afghan qui oppose les insurgés talibans aux forces gouvernementales soutenues par la communauté internationale.

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Le Figaro.fr avec AFP

 

 

https://www.lorientlejour.com/article/1152879/un-americain-tue-dans-lattentat-lundi-a-kaboul.html

Un Américain tué dans l’attentat lundi à Kaboul

 

AFP
16/01/2019

 

L’ambassade des Etats-Unis à Kaboul a annoncé mercredi le décès d’un citoyen américain dans l’attentat perpétré lundi dans l’est de la ville, qui a également coûté la vie à un ressortissant indien.

« Nous confirmons qu’un citoyen américain a été tué dans l’explosion » lundi en fin de journée, a indiqué sans plus de commentaires un porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis à Kaboul, interrogé par l’AFP.

Le ministère indien des Affaires étrangères avait annoncé mardi qu’un de ses ressortissants avait été tué dans l’attentat au camion piégé qui a visé un complexe sécurisé occupé durant de nombreuses années par des employés de différentes agences des Nations unies.

Le complexe était partiellement vide au moment de l’attaque, un déménagement ayant été opéré en décembre dans un lieu moins exposé aux attaques.

Les talibans ont revendiqué l’attentat qui a fait selon les autorités afghanes quatre morts, dont trois gardiens et un ressortissant indien, et 113 blessés.

« Nous avons ouvert une enquête. Une fois terminée nous serons en mesure d’annoncer un bilan définitif », a indiqué mercredi à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Najib Danish.

La majorité des blessés sont des civils vivant dans les maisons alentour ou de passage sur la route menant à Jalalabad, vers la frontière pakistanaise, très fréquentée à cette heure de la journée.

Le dernier attentat visant des étrangers à Kaboul datait de fin novembre, une attaque revendiquée par les talibans contre l’entreprise de services de sécurité britannique G4S, tuant 10 personnes, dont quatre de ses salariés.

Ce premier attentat de l’année à Kaboul, ainsi que la menace de nouvelles attaques, surviennent alors que l’émissaire américain pour la paix en Afghanistan Zalmay Khalilzad effectue une tournée dans la région afin d’organiser des pourparlers entre les belligérants.

M. Khalilzad, après s’être rendu en Inde, aux Emirats arabes unis et en Chine, est arrivé mardi soir à Kaboul. Il devrait se rendre également au Pakistan.

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/01/15/kenya-fusillade-dans-un-complexe-hotelier-de-nairobi_5409410_3212.html

Kenya : au moins quinze morts dans l’attaque d’un complexe hôtelier de Nairobi

 

L’attaque, qui semblait toujours en cours mercredi matin, a été revendiquée par le groupe islamiste somalien des Chabab.

Le Monde avec AFP et Reuters Publié hier à 14h48, mis à jour à 02h10

Temps de Lecture 3 min.

Des voitures brûlent devant le complexe DusitD2, à Nairobi, au Kenya, le 15 janvier 2019.
Des voitures brûlent devant le complexe DusitD2, à Nairobi, au Kenya, le 15 janvier 2019. Thomas Mukoya / REUTERS

 

Un commando d’hommes armés a fait irruption mardi 15 janvier dans un complexe hôtelier abritant également des bureaux à Nairobi, la capitale du Kenya, faisant au moins quinze morts, selon des témoins et un employé de la morgue. Parmi les tués figurent un Américain et un Britannique, a précisé l’employé de la morgue de Chiromo. Onze autres sont des Kenyans et deux n’avaient pas de papiers d’identité sur eux, empêchant leur identification dans l’immédiat. Le département d’Etat américain a confirmé la mort d’un ressortissant, et présenté ses condoléances à sa famille. L’attaque a été revendiquée par le groupe islamiste somalien des Chabab, dont le mode opératoire est bien connu et conforme à celui utilisé dans cette attaque.

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Selon les services d’urgence, de nombreux blessés étaient toujours pris au piège tard mardi soir dans certains secteurs du complexe. Le ministre kényan de l’intérieur, Fred Matiang’i, avait pourtant annoncé plus tôt, sept heures après le début de l’attaque, que tous les bâtiments du complexe avaient été sécurisés et de nombreuses personnes évacuées.

Plusieurs heures de confrontation

Le ministre n’a fourni aucune précision sur le sort des assaillants, indiquant seulement que les forces de sécurité continuaient à ratisser les environs. Une fusillade a de nouveau retenti une heure plus tard. La police a aussi indiqué en milieu de soirée que certains assaillants se trouvaient peut-être encore à l’intérieur de l’hôtel chic du 14 Riverside Drive, plongé dans le noir par une coupure d’électricité.

La première explosion s’est produite vers 15 heures (13 heures en France) dans un autre bâtiment de ce complexe appelé DusitD2 et situé dans un quartier verdoyant de la capitale kényane mêlant habitations et immeubles de bureaux. « Cet acte criminel a commencé d’une manière coordonnée et a débuté avec l’attaque de la banque I & M, une explosion qui a visé trois véhicules dans le parking et une explosion-suicide dans le hall de l’hôtel Dusit », a déclaré dans la soirée le chef de la police kényane, Joseph Boinnet.

La brigade anti-terroriste était sur place, venue à bord d’un véhicule blindé. Une équipe de déminage a par ailleurs fait exploser le véhicule à bord duquel le commando est arrivé sur place. Des équipes de la Croix-Rouge prenaient en charge des personnes choquées et d’autres très légèrement blessées, vraisemblablement dans leur fuite.

Des soldats kenyans interviennent après l’attaque djihadiste dans un complexe regroupant un hôtel et des bureaux à Nairobi, le 15 janvier.
Des soldats kenyans interviennent après l’attaque djihadiste dans un complexe regroupant un hôtel et des bureaux à Nairobi, le 15 janvier. Brian Iganga / AP

 

Opérations de guérilla et attentats-suicides

Le Kenya a déjà été la cible d’attentats djihadistes de grande ampleur. Le 7 août 1998, un attentat, revendiqué par Al-Qaida, contre l’ambassade américaine à Nairobi avait fait 213 morts et 5 000 blessés. Depuis l’entrée en octobre 2011 de l’armée kényane en Somalie pour combattre les Chabab, le pays a été durement touché. Le 21 septembre 2013, un commando islamiste avait pris d’assaut le centre commercial Westgate, à Nairobi, avant d’être éliminé après 80 heures de siège, faisant 67 morts. Le 2 avril 2015, un commando avait abattu 148 personnes dans l’université de Garissa (est), pour la plupart des étudiants.

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Chassés de Mogadiscio en 2011, les Chabab ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales en Somalie, d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils. Ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20 000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), à laquelle le Kenya contribue.

Cette attaque intervient trois ans jours pour jour après celle de la base kényane de l’Amisom d’El Adde, dans le sud de la Somalie. Les Chabab, vidéo à l’appui, avaient revendiqué avoir tué près de 200 militaires kényans. Lundi, un tribunal kényan a par ailleurs ordonné que trois suspects de complicité avec les auteurs de l’attaque du Westgate soient prochainement jugés, près de cinq ans après les faits.

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/01/16/la-capitale-kenyane-a-nouveau-frappee-par-le-terrorisme_5409698_3212.html

Kenya : les terroristes de l’attentat à Nairobi ont été « éliminés »

 

Cinq ans après le Westgate, des terroristes ont revendiqué l’attaque d’un complexe hôtelier du centre-ville. Le bilan atteindrait au moins quatorze morts.

Par Marion Douet Publié aujourd’hui à 06h37, mis à jour à 16h18

Temps de Lecture 3 min.

Des explosions, suivies de coups de feu. C’est ainsi qu’a débuté l’attaque, mardi 15 janvier, du DusitD2, un complexe du centre de Nairobi regroupant un hôtel, des restaurants, des bars et des bureaux. « Nous pouvons confirmer que cet acte criminel a commencé vers 15 heures d’une manière coordonnée, avec l’attaque de la banque I & M, une explosion qui a visé trois véhicules dans le parking, et un attentat-suicide dans le hall de l’Hôtel Dusit », a déclaré le chef de la police du Kenya, Joseph Boinnet. L’attaque a pris fin mercredi matin au terme d’un siège de près de vingt heures, a annoncé le président de la République, Uhuru Kenyatta, assurant que « tous les terroristes [avaient] été éliminés ».

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Il a ensuite précisé : « En ce moment, nous avons la confirmation que quatorze vies innocentes ont été perdues (…), d’autres [personnes] ont été blessées. » Il a également salué le travail des forces de sécurité kényanes. « Plus de sept cents civils ont été évacués du complexe depuis le début de l’attaque jusqu’aux petites heures du matin. »

Rapidement revendiqué par les Chabab, l’attentat rappelle le modus operandi déjà utilisé plusieurs fois en Somalie par ce groupe armé affilié à Al-Qaida – une première explosion est généralement suivie rapidement par l’arrivée sur les lieux d’un commando armé, afin de faire le plus de victimes possible.

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Un îlot transformé en piège

Situé en plein centre de Nairobi, dans le quartier huppé de Riverside, le DusitD2 est un lieu clinquant et singulier, apprécié des diplomates et des hommes d’affaires. Une mini-ville de plusieurs immeubles aux faux airs de Las Vegas, protégée par une lourde barrière noire où s’effectuent les contrôles de sécurité (communs à tous les centres commerciaux de la capitale), mais enfoncée dans une cuvette, au bout d’une voix d’accès unique.

Mardi, vers 20 heures, les rescapés continuaient de sortir au compte-gouttes de cet îlot de calme transformé en piège. Beaucoup ont raconté avoir tenté de s’enfuir après la première déflagration, avant de faire demi-tour.

« Juste après l’explosion, j’ai attrapé les clés de ma voiture pour partir, mais les tirs ont commencé. Nous étions sept et nous sommes retournés nous cacher. Je pouvais entendre mon cœur battre dans ma bouche », a raconté, en franchissant la zone sécurisée par les forces de l’ordre, Okoth Obado, le directeur de Redhouse, une agence de relations publiques dont les bureaux sont situés dans le complexe. L’un de ses employés a raconté être resté « caché pendant deux heures dans un placard, en priant pour qu’ils ne [le] trouvent pas ».

Des Kényans fuient sous les tirs des forces de sécurité et des terroristes qui ont attaqué un complexe hôtelier, à Nairobi, le 15 janvier.
Des Kényans fuient sous les tirs des forces de sécurité et des terroristes qui ont attaqué un complexe hôtelier, à Nairobi, le 15 janvier. KHALIL SENOSI / AP

 

S’écartant régulièrement pour laisser passer ambulances et véhicules de l’armée, des dizaines de personnes attendaient encore leurs proches, près de six heures après le début de l’attentat. « Notre fille est à l’intérieur, elle nous a écrit qu’elle entendait des tirs mais, ensuite, elle n’avait plus de batterie. Nous sommes venus tout de suite, nous étions très inquiets. Mais elle va bien, elle a écrit sur le téléphone d’un collègue », témoigne Esther, entourée de son mari et de son fils. Leurs visages, nerveux, sont rivés sur la rue noire qui plonge vers le complexe. D’autres attendent de rentrer chez eux, dans les résidences lui faisant face. Parmi eux, une femme d’une cinquantaine d’années frissonne : « C’est terrible, nous pensions que ces choses-là étaient derrière nous. »

Des coups de feu jusqu’au matin

Bien que le ministre de l’intérieur kényan, Fred Matiangi, ait déclaré, vers 23 heures, que « la situation [était] sous contrôle et que le pays [était] sûr », annonçant que tous les bâtiments du complexe avaient été sécurisés, l’attaque ne s’est terminée que mercredi matin.

Dans les esprits, ce nouvel attentat ravive immanquablement le souvenir de celui du Westgate Mall, attaqué il y a cinq ans, en septembre 2013, par les Chabab. Il avait fallu deux jours pour sécuriser ce centre commercial situé à moins de deux kilomètres du Dusit2D, où soixante-sept personnes avaient perdu la vie. Un épisode traumatisant pour les Nairobiens, qui avait également eu de lourdes répercussions sur le tourisme.

Depuis, Nairobi n’avait plus connu d’attaques. Mais le pays a été endeuillé plusieurs fois. En 2015, cent quarante-huit personnes sont mortes dans l’attaque de l’université de Garissa, à l’est, près de la frontière somalienne.

L’année suivante, un camp de la mission de l’Union africaine en Somalie, essentiellement défendu par des soldats kényans, a également été attaqué par les Chabab. L’attaque d’Al-Adde, qui a fait cent cinquante morts, était survenue un 15 janvier, il y a trois ans jour pour jour.

Marion Douet (Nairobi, correspondance)

 

https://www.bfmtv.com/international/syrie-16-morts-dont-2-soldats-americains-dans-un-attentat-revendique-par-daesh-1613346.html

Syrie: 16 morts, dont 4 soldats américains, dans un attentat revendiqué par Daesh

 

16/01/2019 à 17h17
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Un membre des forces de sécurité sur la scène de l’attaque suicide qui a lieu à Manjib ce 16 janvier 2019. – AFP/ANHA

 

Un attentat suicide contre la coalition antijihadiste emmenée par Washington a fait au moins seize morts, dont  quatre soldats américains, ce mercredi à Minbej, dans le nord de la Syrie. L’attaque a été revendiquée par Daesh.

 

Un attentat suicide revendiqué par Daesh a eu lieu ce mercredi dans la ville de Minjeb, au nord de la Syrie. L’attaque a fait 16 morts, dont quatre soldats américains. Ils ont été tués par « une explosion alors qu’ils menaient une patrouille de routine », selon le porte-parole de la coalition internationale antijihadiste  sur son compte Twitter.

16 morts, dont 4 soldats américains

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), deux soldats américains figurent parmi les seize personnes tuées dans l’attaque. Neuf civils ainsi que cinq combattants d’une alliance arabo-kurde accompagnant la patrouille de la coalition menée par les Etats-Unis ont également été tués, a affirmé l’ONG, qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie.

L’attentat, mené par un kamikaze, a visé un restaurant dans le centre de Minbej, dans le nord du pays, où se trouvaient les membres d’une patrouille américaine de la coalition.

Une vidéo d’une agence de presse kurde locale montre une façade noircie et complètement éventrée, le sol couvert de gravats avec du sang sur le mur.

Daesh revendique l’attaque

« Il s’agit de la première attaque suicide à Minbej visant la coalition internationale depuis dix mois », a ajouté Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. Dirigée par les Etats-Unis, cette coalition intervient en Syrie contre les jihadistes de Daesh depuis 2014, en soutien aux forces kurdes locales.

Daesh a revendiqué l’attentat, par le biais de son média de propagande Amaq. L’attaque intervient alors que le président américain Donald Trump a décidé, fin décembre, du retrait des troupes américaines de Syrie.

Clémentine Piriou avec AFP

 



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