Tueries du Brabant : encore un ancien enquêteur dégoûté… par des magistrats !

 

 

https://www.tvlux.be/video/info/judiciaire/tueries-du-brabant-le-temoignage-troublant-d-un-ex-enqueteur_27672.html

Tueries du Brabant : le témoignage troublant d’un ex-enquêteur

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Publié le vendredi 15 décembre 2017 à 18:45 – Mis à jour le lundi 05 mars 2018 à 11:20    Province

 

Jean-Pierre Adam, ancien gendarme devenu commissaire de police judiciaire à Neufchâteau, aujourd’hui retraité, a décidé de rompre le secret professionnel qu’il gardait depuis près de 20 ans.

Il a décidé de parler car il en a assez d’entendre la version du complot pour déstabiliser l’Etat, alors qu’il a lui-même fourni à la Cellule d’enquête plusieurs éléments et documents menant à une bande de braqueurs dangereux.

Cette thèse d’une bande dangereuse, ce n’est pas la première fois qu’on l’entend. C’était aussi la conclusion des profilers engagés sur l’affaire mais dont les recommandations n’ont pas été suivies.

Ce n’est pas n’importe quel témoin qui se livre. Il s’agit d’un ancien enquêteur de l’affaire Dutroux, un policier respecté qui a terminé sa carrière avec la reconnaissance de ses supérieurs.

20 ans se sont passés depuis ses premières constatations obtenues par hasard. Il enquêtait sur l’affaire Dutroux et c’est par hasard qu’il va trouver des éléments troublants sur l’affaire des tueries du Brabant.

Ni la cellule, ni le Procureur général Christian De Valkeneer, ne l’ont informé du suivi accordé à ses recherches. Jean-Pierre Adam doute que sa piste ait réellement été creusée par la cellule.

C’est un trop lourd fardeau, il a décidé de témoigner

Ce témoignage est troublant car il évoque une piste (exploitée ou non) mais il montre aussi le poids du secret. La lourdeur du secret professionnel après autant d’années et le mal-être qu’il provoque encore aujourd’hui chez cet enquêteur. En cela, ce témoignage illustre bien combien le manque de communication peut susciter le désarroi.

On ne sait pas si cette piste a été creusée ni le cas échéant, comment l’a-t-elle été ? Ou encore pourquoi elle aurait été abandonnée ? Cette piste remontera-t-elle à la surface ? C’est ce qu’espère Jean-Pierre Adam en livrant ce témoignage.

 

 

https://www.tvlux.be/video/info/l-ancien-enqueteur-adam-rencontre-gino-russo_28568_344.html

L’ancien enquêteur Adam rencontre Gino Russo

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Publié le lundi 05 mars 2018 à 09:47 – Mis à jour le lundi 05 mars 2018 à 09:48    Province

 

L’ancien enquêteur de Neufchâteau, Jean-Pierre Adam, a rencontré dernièrement Gino Russo. Et ce n’est pas anodin. Le papa de Mélissa enlevée en 1995 avait été interpellé par le témoignage sur TV Lux de ce commissaire de police judiciaire à la retraite qui en enquêtant sur l’affaire Dutroux avait découvert un lien avec les tueries du Brabant. Le lien part du dossier de l’assassinat de Michel Piro, restaurateur de la région de Charleroi qui a été abbatu alors qu’il était sur le point de faire des révélations sur l’affaire Dutroux. Selon J.-P. Adam, beaucoup de faits laissent penser que l’un des 2 auteurs présumés (acquittés faute de preuve) serait l’un des tueurs du Brabant. De quoi appuyer la thèse soutenue encore aujourd’hui par les parents Russo que la disparition de leur fille est une affaire polycriminelle et non le fait d’un pédophile isolé.

Le témoignage de Jean-Pierre Adam en décembre dernier a suscité beaucoup d’autres réactions, certaines très proches du dossier: anciens enquêteurs, la profileuse Danièle Zucker ou encore Patricia Finné, la fille d’une des victimes des Tueries. Celle-ci a d’ailleurs sollicité une entrevue chez le Ministre de la Justice, Koen Geens qui a accepté de les rencontrer tous les deux prochainement.

En témoignant sur TV Lux, Jean-Pierre Adam avait rompu le secret professionnel qu’il avait gardé pendant près de 20 ans car il en avait assez d’entendre la thèse du grand complot, de déstabilisation de l’Etat, du groupe Diane… Quand il avait découvert ce lien entre les deux affaires fin des années 90, il en avait informé la cellule des Tueries à plusieurs reprises mais jamais, il n’a eu de retour, ce qui lui fait dire que sa piste n’a jamais été creusée ou pas suffisamment.

 



Du pillage des églises bretonnes et autres

Le phénomène est connu, seuls les voleurs mal organisés ou pas très futés se font prendre.

Comme toujours, les réseaux sont quasiment inatteignables.

Ils sont d’autant plus tranquilles qu’ils peuvent bénéficier de nombreuses complicités, y compris de celles de magistrats CORROMPUS.

Le mépris, voire la haine affichés par certains à l’égard de la religion catholique ou des populations locales, leur volonté de les casser, de les détruire, peuvent aussi être des facteurs déterminants, autant pour les vols que pour leur impunité.

 

https://abp.bzh/pillage-du-tresor-d-auray-les-pistes-de-l-enquete-23500

Pillage du trésor d’Auray : les pistes de l’enquête

 

Publié le 16/10/11 21:03, dans Reportage par Louis-Benoît Greffe pour ABP

Après le pillage jeudi soir du trésor de la basilique Sainte-Anne d’Auray, l’heure est venue de faire le point sur l’enquête.

Rappelons les faits : jeudi soir, des voleurs ont brisé les vitrines où étaient exposés les ex-votos ou objets précieux ou non, donnés en reconnaissance à Sainte Anne suite à une prière ou un voeu qu’elle aurait exaucé par son intercession auprès du Seigneur. Car, rappelons-le, les saints ne réalisent pas de miracles, ils les rendent possibles par leur intercession entre l’homme et Dieu.

Seuls les objets en argent et or ont disparu. Le dernier pillage du trésor remonte à quelques années et visait les pierres précieuses, les objets volés avaient été retrouvés dans la LaÏta, dépouillés de leurs pierreries.

Aujourd’hui, quatre pistes s’offrent à l’enquête.

– La première, la moins probable, est l’acte d’un ou de plusieurs déséquilibrés . C’est souvent la façon la plus simple de retrouver les objets, car ces gens-là que rien ne prédestine à ce type de délits se font prendre en tentant de revendre les objets.

– La deuxième, possible, est le forfait d’une bande de pilleurs d’églises comme il y en a eu en Seine-et-Marne et dans les Ardennes. Il faudrait, pour accréditer cette version, se pencher sur tous les vols passés dans les églises des environs, dans un rayon de 100 à 150 km (sud des Côtes-d’Armor, Cornouaille, pays de Vannes et de Nantes). Ces bandes opèrent en nombre, disposent de leur propre réseau de revendeurs, se caractérise par des modes d’actions rapides, primaires (pied de biche) et violents. Elles profitent aussi du fait que les églises sont mal sécurisées et qu’il n’y a eu que très peu d’inventaires des objets du culte depuis 1905, quoi que certains diocèses commencent à le faire (notamment ceux d’Orléans et de Blois en France, suite à… des vols nombreux). S’il y a une chaîne de vols dans les églises bretonnes, il est probable que le casse d’Auray puisse y être rattaché. C’est donc du côté des négociants en or et des fondeurs que se portera l’attention de la force publique.

– La troisième est la «commande» d’un collectionneur étranger , peu plausible dans le cas présent. Au fil des affaires, les enquêteurs se sont rendu compte que certains particuliers collectionneurs d’objets d’art «commandaient» des vols en rétribuant grassement des exécutants passés maîtres dans l’art de voler. Les modes d’action sont rapides, souvent précis et peu violents. Les chances de retrouver les objets, minimes, puisqu’en général, une fois parvenus à leurs commanditaires, ils ne reparaissent plus dans les ventes à l’étranger… ou des décennies après.

– La quatrième, la plus probable, est un casse lié à la flambée des cours de l’or : en effet, l’or, à 1.680 dollars l’once (28,3 grammes), atteint des sommets et un retournement du marché est anticipé depuis plusieurs semaines. Plus la crise dure, et plus l’or est la valeur refuge des investissements, qui se retirent de l’économie réelle et donc la plongent encore plus dans la crise. Rien ne semble vouloir arrêter le cercle vicieux. Dans ces conditions, les reliquaires des églises et les trésors des basiliques et des cathédrales, souvent richement pourvus d’objets en or, sont des cibles de premier choix . Là encore, l’attention des forces publiques va se porter, s’il n’est pas trop tard encore, sur les fondeurs, les négociants en gros en métaux précieux, et toute la chaîne de recyclage de l’or, sachant que les voleurs vont essayer de se débarrasser des objets le plus vite possible et peut-être à l’étranger .

Quoi qu’il en soit, après le casse d’Auray et suite à la multiplication des vols ces dernières années (depuis 2005), peut-être que l’Église de France prendra enfin des mesures simples pour sécuriser les objets précieux du culte. Ne serait-ce que changer les serrures vieillottes des sacristies et faire l’inventaire, dans chaque église, des objets du culte et des statues, principales cibles des vols. Afin qu’on ne débouche pas, à la longue, sur des églises fermées, claquemurées, faute de fidèles et par cause de vols incessants.

Louis Bouveron

 

https://www.christianophobie.fr/la-une/bretagne-pillage-dune-eglise-dans-le-morbihan

Bretagne : pillage d’une église dans le Morbihan

 

Du pillage des églises bretonnes et autres dans Corruption Eglise-de-Roudouallec

Encore un pillage d’église en Bretagne. Cette fois-ci c’est à Roudouallec dans le Morbihan…

 

L’église Notre-Dame-de-Lorette a été vandalisée dans la nuit de lundi à mardi [20-21 octobre]. Les personnes se sont introduites en descellant la grille extérieure de protection de l’un des vitraux. Elles ont ensuite tordu celui-ci pour pouvoir s’introduire dans l’édifice religieux. La disparition de la statue de Saint-Nicodème (XVe siècle), de celle de Notre-Dame-de-Lorette (XVIe siècle), sainte patronne de l’église, de Saint-Corentin (XVIe siècle) ainsi que des bougeoirs en laiton posés sur l’autel a été constatée.

 

Source : Ouest France (21 octobre)

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roudouallec-56110/roudouallec-des-vols-leglise-notre-dame-de-lorette-2919136

Roudouallec. Des vols à l’église Notre-Dame-de-Lorette

 

Publié le 21/10/2014 à 22:18

  • « C’est par le vitrail que se sont introduits les malfaiteurs », explique le maire Louis-Marc Rivoal.
    « C’est par le vitrail que se sont introduits les malfaiteurs », explique le maire Louis-Marc Rivoal. | Ouest-France

 

Différents objets de l’’église Notre-Dame-de-Lorette ont été dérobés dans la nuit de lundi à mardi.

L’église Notre-Dame-de-Lorette a été vandalisée dans la nuit de lundi à mardi.

Les personnes se sont introduites en descellant la grille extérieure de protection de l’un des vitraux. Elles ont ensuite tordu celui-ci pour pouvoir s’introduire dans l’édifice religieux.

Statues et bougeoirs en laiton

La disparition de la statue de Saint-Nicodème (XVe siècle), de celle de Notre-Dame-de-Lorette (XVIe siècle), sainte patronne de l’église, de Saint-Corentin (XVIe siècle) ainsi que des bougeoirs en laiton posés sur l’autel a été constatée.

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/vols-ecroue-pour-avoir-pille-de-nombreuses-eglises-2958433

Vols. Ecroué pour avoir pillé de nombreuses églises

 

Modifié le 07/11/2014 à 14:52 | Publié le 07/11/2014 à 12:51

  • Plusieurs églises au sud de l'Ille-et-Vilaine et en Loire-Atlantique ont été cambriolées.
    Plusieurs églises au sud de l’Ille-et-Vilaine et en Loire-Atlantique ont été cambriolées. | Archives OF

 

Un Anglais, habitant la région de Vitré, avait cambriolé plusieurs églises en Ille-et-Vilaine et Loire-Atlantique. Les objets de culte étaient revendus sur internet.

Mercredi dernier, cinq personnes ont été interpellées dans une affaire de vols d’objets de culte dans les églises en Bretagne et dans les Pays de la Loire.

Grande valeur

L’enquête avait commencé après une série de cambriolages dans les églises. Vingt vols dont 17 pour le seul département d’Ille-et-Vilaine, dans le secteur de Vitré, étaient recensés. Le butin pour les malfaiteurs ? Des objets de cultes dont certains d’une grande valeur (calices, patènes, ciboires..).

Les gendarmes d’Ille-et-Vilaine ont travaillé avec l’office central de lutte contre le trafic d’objets culturels, et le service de renseignement criminel de la gendarmerie pour retrouver les auteurs.

Un calice en vente sur Ebay

C’est une petite annonce sur le site de vente en ligne Ebay qui a fait progresser l’enquête. « Un calice était mis en vente. On a réussi à remonter la piste du vendeur, basé en Angleterre », indique un officier de la gendarmerie.

Les gendarmes ont ensuite identifié l’auteur des vols et ses complices, basés en Ille-et-Vilaine. Tous ont été interpellés mercredi dans la région de Vitré.

En détention provisoire

L’auteur principal est un Britannique qui vit en France. Il aurait reconnu « 18 vols ». Il a été mis en examen pour soustraction frauduleuse d’objets de culte, et écroué. Sa compagne a été mise en examen et laissée libre. Les autres ne sont pas poursuivis.

Les gendarmes n’ont pas eu affaire à un réseau organisé, mais plutôt à « un délinquant qui a agi par opportunité ».

 

https://www.francebleu.fr/infos/societe/une-eglise-pillee-dans-le-village-de-simiane-la-rotonde-dans-les-alpes-de-haute-provence-1518036290

Une église pillée dans le village de Simiane-la-Rotonde dans les Alpes-de-Haute-Provence

 

mercredi 7 février 2018 à 21:44 – Mis à jour le jeudi 8 février 2018 à 7:01 Par Chloé Gandolfo, France Bleu Provence et France Bleu

L’église Sainte-Victoire de Simiane-la-Rotonde, dans les Alpes-de-Haute-Provence, a été pillée dans la nuit du 28 janvier. Les habitants du village sont émus : Sainte Victoire est la patronne du village. Son buste était dans l’église depuis le XVe siècle.

 

Le buste de la sainte patronne de Simiane-la-Rotonde a été dérobé
Le buste de la sainte patronne de Simiane-la-Rotonde a été dérobé © Maxppp –

 

Simiane-la-Rotonde, France

La porte était pourtant bien fermée à clef mais cette nuit du 28 janvier, des malfrats l’ont forcée pour piller l’église. Ils ont volé des reliques et surtout, le buste de Sainte Victoire. Une sculpture chère aux habitants de Simiane-la-Rotonde. Isabelle Oudo est conseillère municipale en charge des affaires de l’église dans le village. C’est elle qui est arrivée la première sur place, elle est encore très émue : « Ce sont des biens d’une valeur inestimable. »

Car Sainte Victoire pour les Simianais c’est la sainte patronne du village. Ici, on la fête tous les premiers week-ends de mai. Depuis des décennies, les habitants déposent des bijoux autour de son cou et les hommes la portent sur un brancard à travers le village pendant que le curé bénit les habitations. « Sainte Victoire n’avait jamais quitté l’église depuis le XVe siècle. Sauf pendant la Révolution quand il a fallu la cacher. J’en suis presque tombée malade. C’est très triste. »

 

 dans Crime

VOL! Avis de recherche : si vous voyez passer (on ne sait jamais…) le buste-reliquaire de Sainte Victoire (16e siècle) chez un antiquaire véreux (il ne peut que l’être), prévenez la police! Volé hier avec d’autres objets de culte ayant quelque valeur sur le marché des objets religieux, dans l’église de Simiane La Rotonde, (Haute Provence) Si vous pouvez, faites tourner l’information, merci à vous tous! (et merci P. pour la photo!) Ici le référencement du ministère de la culture : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palsri_fr… #antiquite #16esiecle #simianelarotonde #saintevictoire

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Par :

Chloé GandolfoFrance Bleu Provence

 

 

https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/patrimoine/vol-du-reliquaire-d-anne-de-bretagne-derniere-victime-d-une-longue-liste-d-exactions_123118

Le reliquaire d’Anne de Bretagne, volé puis retrouvé

 

Par Bernadette Arnaud le 16.04.2018 à 12h16, mis à jour le 23.04.2018 à 11h49

Le reliquaire en or du cœur d’Anne de Bretagne a été retrouvé samedi 21 avril 2018. Le vol de ce véritable trésor national s’inscrit dans une longue série de pillages récents partout en France.

 

Reliquaire du Coeur d'Anne de Bretagne

Reliquaire du coeur d’Anne de Bretagne

©Guillaume Souvant / AFP

MISE À JOUR. Le reliquaire en or du coeur d’Anne de Bretagne a été retrouvé samedi 21 avril 2018. Le quotidien « Presse-Océan » a précisé que les caméras de surveillance avaient filmé 4 personnes au moment du vol ; deux suspects ont été appréhendés.

La série noire des pillages de trésors du patrimoine continue ! Le très précieux reliquaire en or du cœur d’Anne de Bretagne, reine de France (de 1491 à 1498 puis de 1499 à 1514), a été dérobé au musée Dobrée, à Nantes (Loire-Atlantique) dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 avril 2018. Objet historique d’une valeur inestimable, cette pièce unique était présentée dans le cadre d’une exposition : « Voyage dans les collections« . Sauvé de justesse de la fonte à la Révolution, l’écrin ouvragé en 1514, a été soustrait en même temps qu’une statue hindoue dorée et un ensemble de monnaies d’or, ce qui fait craindre aux autorités qu’elle puisse être fondue… La police judiciaire de Nantes a été saisie de l’enquête immédiatement après la découverte du vol, comme l’a rapporté le quotidien régional Presse-Océan.

 

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Portrait d’Anne de Bretagne. ©Manuel Cohen / AFP

Pièce d’orfèvrerie funéraire fabriquée au début du XVIe siècle, le précieux étui avait contenu le cœur d’Anne de Bretagne. Avant son décès en 1514, la souveraine avait en effet exprimé le souhait qu’après sa mort, son cœur soit déposé dans le tombeau de ses parents, dans l’église des Carmes de la ville. Le traitement des dépouilles des souverains de France s’est en effet longtemps accompagné d’une étrange coutume qui était d’inhumer leur corps dans la Basilique royale de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), et leurs cœurs, voire leurs entrailles, dans des reliquaires répartis dans différents lieux de leur choix.

Ce spectaculaire cambriolage succède à une longue liste d’autres pillages récents dans des sites patrimoniaux. Ainsi, en mai 2017, une pièce majeure du trésor d’art sacré du musée de Fourvière, à Lyon (Rhône) –une couronne en or de la Vierge sertie de 1791 pierres précieuses – avait également été volée. Cette pièce exceptionnelle confectionnée en 1899 grâce à des dons de familles lyonnaises, a été subtilisée en même temps qu’un anneau et un calice. D’autres joyaux, telle la couronne de Notre-Dame d’Aubazine conservée dans la cathédrale Saint-Pierre d’Angoulême (Charente), ou celle de la statue de Notre-Dame-de-Bon-Secours, dans l’église Sainte-Croix de Nantes, ont également disparu en avril 2017 selon le quotidien Sud-Ouest. Hémorragie qui s’est poursuivie en novembre 2017 avec le vol de huit tableaux, dont sept œuvres majeures du XIXe siècle, dans l’église Saint-Jacques à Dieppe (Seine-Maritime), comme l’a rapporté France 3-Normandie.

Une triste énumération loin d’être exhaustive. Heureusement, des œuvres sont de temps à autre retrouvées, c’est le cas récent d’un tableau de Degas, à Marseille. Depuis 1975, l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) a été créé au sein de la Direction centrale de la police judiciaire au ministère de l’Intérieur, pour traquer les objets d’art volés autant que les trafiquants, en France et à l’étranger.

 



Quadruple meurtre pour un trafic d’oeuvres d’art volées dans des églises bretonnes : les magistrats passent l’éponge et se moquent de l’enquêteur

 

 

 

Et où cela s’est-il donc passé ?

En Bretagne, bien sûr…

Tout mon soutien au policier en retraite Pascal Huche.

On les voudrait tous comme lui.

 

 

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2006/08/25/01006-20060825ARTMAG90418-la_traque_sans_fin_des_tueurs_de_touristes.php

LA TRAQUE SANS FIN DES TUEURS DE TOURISTES

 

  • Par  PAR JULIEN MIGNOT
  • Mis à jour le 15/10/2007 à 15:36
  • Publié le 25/08/2006 à 06:00

 

Deux couples d’étrangers ont trouvé la mort en Bretagne à sept ans d’intervalle, en 1979 et en 1986. Deux drames très similaires toujours pas résolus. Le premier est prescrit, le second, en passe de l’être. Pourtant…

Sur le bureau du capitaine Pascal Huche un dossier cartonné, serré par une sangle, s’épaissit lentement. Il contient des rapports d’audition, des expertises, des noms de suspects, des fiches détaillées sur d’interminables recherches. Mais l’enquête n’avance plus. Bloquée ! Et pour ce policier madré, à la stature impressionnante, c’est un véritable défi. Blessé au cours d’un attentat commis par le groupe Action Directe dans les années 80, il est devenu particulièrement sensible au sort des victimes et de leurs proches.

Voilà des années qu’il est en poste à Saint-Malo et que ce fameux dossier le tourmente. Il faut dire que les victimes de ce crime-là avaient été particulièrement abîmées. Et que la pauvre maman qui avait signalé la triste affaire à l’un de ses prédécesseurs n’a jamais retrouvé la tranquillité puisqu’elle attend désespérément sa conclusion depuis vingt ans.

C’est en effet le 23 septembre 1986 que la longue enquête commence. Dans la cité corsaire, les derniers vacanciers plient bagage et les commerçants font leurs comptes. Même les policiers s’apprêtent à passer en mode hivernal après une saison touristique plutôt calme quand cette mère particulièrement angoissée, Pauline Glasby, pousse la lourde porte du commissariat. «Ma fille, Lorraine, accompagnée de son futur mari, Paul Bellion, ont disparu, explique cette Britannique, mêlant l’anglais à un français approximatif. Enseignants de travaux manuels dans le Norfolk (Angleterre), ils n’ont pas assuré leur rentrée scolaire le 9 septembre. Ils devaient revenir d’un périple à vélo en France…» Puis elle ajoute, en sortant des cartes postales de son sac : «Ils nous écrivaient régulièrement. La dernière carte que nous avons reçue, de La Rochelle, date du 14 août. Ils devaient rejoindre Saint-Malo pour prendre le ferry du retour le 24 août à 21 h 30. Nous savons qu’ils n’étaient pas à bord. Apparemment, ils n’ont toujours pas quitté la France…»

L’inspecteur réagit sur-le-champ en lançant un avis de recherche. Des témoins se manifestent, notamment des commerçants de Saint-Solen, un bourg tranquille à six kilomètres à l’est de Dinan. Ils se souviennent avoir vu les deux jeunes touristes le 23 août vers 19 heures. Sous une pluie battante, ils revêtaient leurs cirés jaunes, après avoir bu un chocolat chaud. Ils enfourchaient leurs bicyclettes et prenaient la direction de l’auberge de jeunesse de Dinan. Où ils ne sont jamais arrivés.

une fin terrible

Plusieurs semaines plus tard, au matin du 1er octobre, Gérard, la cinquantaine solide, part à la chasse ; sa passion. Ubik, son épagneul breton, trotte en tête dans la campagne et s’engage soudain dans un champ de maïs de Bois-Fougère, à la sortie de Saint-Solen.

«Si mon chien n’avait pas aboyé, je n’aurais pas eu l’idée de regarder entre les tiges, hautes de plus de deux mètres… J’ai compris tout de suite. J’ai pensé instantanément aux touristes anglais pour lesquels on avait lancé un avis de recherche.»

Les légistes font remonter la mort au 24 août au soir, le lendemain de leur disparition. Leurs constatations racontent une fin terrible : les corps sont allongés côte à côte sur le dos, les bouches bâillonnées par du ruban adhésif, les mains liées dans le dos avec de la cordelette. Ils sont attachés l’un à l’autre à hauteur des coudes. Au poignet de la jeune femme reste accrochée une longe de la même cordelette de 2,80 mètres. Comme si le ou les meurtriers les avaient tenus en laisse jusqu’à cet endroit avant de les abattre d’une décharge de fusil de chasse dans la nuque.

Quel mobile ? Le jeune couple d’enseignants en fin de vacances n’avait plus que quelques centaines de francs. Aucun mouvement sur leurs comptes bancaires ne sera relevé et leurs trois chèques de voyage volés, jamais utilisés. Une agression sexuelle ? La fermeture Eclair du short de Lorraine était baissée, mais l’état des corps ne permet pas à l’autopsie de l’affirmer.

Les policiers mènent une enquête opiniâtre et, en épluchant les archives, exhument un autre double meurtre aux ressemblances troublantes. Cette ancienne affaire, toujours pas élucidée, remonte à 1979.

Cet été-là, André et Marie-Christine Van Herpen, originaires de Gand (Belgique) profitaient de leurs vacances pour visiter la France. Un petit couple sans problèmes : la trentaine, lui est cadre administratif, elle, enseignante. Le 15 juillet 1979, on les avait retrouvés assassinés près de Dinan, à Vildé-Guingalan. Le champ de maïs de Saint-Solen où ont été découverts les jeunes Anglais n’est qu’à treize ou quatorze kilomètres.

André et Marie-Christine avaient été abattus d’une décharge dans la nuque. Ils étaient dans leur Toyota Corolla couleur moutarde : Marie-Christine au volant, André à ses côtés, et leur tueur à l’arrière avec un fusil de chasse à canon scié. Contrairement à Lorraine, il n’y a aucune suspicion d’agression sexuelle de Marie-Christine, encore vêtue. Mais là non plus, on ne retrouvera jamais ni leurs bagages ni l’arme du crime.

Bien que les gendarmes en charge de cette enquête n’aient pas ménagé leurs efforts pour examiner toutes les hypothèses, c’est le hasard qui a fourni la piste la plus sérieuse.

A 800 kilomètres de là, en décembre 1980, la brigade de gendarmerie d’Arlon (Belgique) recueillait le témoignage d’une femme blessée dans son orgueil, Marceline, 43 ans : «Mon concubin m’a quittée pour aller vivre avec ma soeur. Ça ne vous intéresse peut-être pas, mais si je vous dis qu’en l’espace de trois ans il a volé quarante statues et oeuvres d’art dans des lieux de culte bretons pour les revendre à l’étranger… Et, surtout, qu’il a tué un couple de jeunes Belges…»

Les gendarmes la pressent de questions. Elle poursuit : «Il s’appelle Roger, il a 40 ans. C’est un brocanteur manouche. Le 15 juillet 1979, nous faisions un coup dans l’église de Lamballe quand nous avons été surpris par un couple de jeunes touristes belges. Pour détourner leur attention, Roger s’est adressé à eux, en flamand, et a finalement proposé d’acheter la bague de la jeune femme. Il est monté dans leur voiture jaune pour aller prendre un verre avec eux à Dinan.»

Marceline, restée sur place, n’a eu des nouvelles qu’un peu plus tard. «Il m’a demandé de venir le chercher. Il était tout seul en train d’abandonner la voiture des Belges (au croisement où elle sera finalement retrouvée). Puis il a jeté un peu plus loin leurs bagages et ses vêtements dans une décharge. Il avait du sang au poignet droit.»

Malheureusement pour les enquêteurs, Marceline n’est pas ce qu’on appelle un témoin fiable. Connue de leurs services, elle est impliquée dans le trafic international d’oeuvres qu’elle dénonce. Plus grave, elle change constamment de version pour se couvrir. Aussi, le juge d’instruction de l’époque préfère-t-il prononcer un non-lieu plutôt que de voir la fiabilité d’un témoin clé voler en éclats au procès. Dix ans plus tard, le délai de prescription enterre définitivement l’affaire.

détourner les soupçons

Pour éviter le même sort aux investigations qu’ils poursuivent sur le meurtre de 1986, celui du couple anglais, les policiers se relancent une nouvelle fois sur la piste. Mais Roger ne peut pas être inquiété, puisque à cette époque il était détenu à Rennes pour ses pillages d’églises.

Ils reportent alors leurs espoirs sur le combi Volkswagen qui avait été signalé le lendemain du crime à quatre kilomètres de là, dans une décharge. Des cheveux et du sang appartenant au couple britannique avaient été prélevés à l’intérieur. Lorraine et Paul étaient donc montés à bord, mais le véhicule, volé cinq jours plus tôt en Allemagne, n’était pas aux mains de son propriétaire. Et son conducteur demeurait impossible à identifier. Jusqu’à ce que le hasard, décidément, leur apporte le nom sur un plateau… près de quinze ans plus tard.

Le 6 septembre 2001, à quinze jours de la fin du délai de prescription, un certain Paul Buccheit, détenu de la prison de Toul, en Meurthe-et-Moselle, veut négocier des révélations «contre une remise de peine». Les policiers qui l’avaient arrêté croient mollement à ce genre de confession, mais ils vont vite comprendre l’intérêt de cette audition. Un codétenu de Paul Buccheit se plaignait de la sévérité de sa condamnation pour cambriolages. «Cela méritait moins, disait-il. En plus, ces cons ne m’ont jamais coincé pour un double meurtre dans l’Ouest qui valait plusieurs fois la perpétuité.» Devant l’afflux de détails, les enquêteurs réalisent que Paul Buccheit n’invente rien et que son codétenu pourrait être l’auteur du double meurtre en Bretagne.

C’est à ce moment qu’intervient le capitaine Pascal Huche, qui reprend ce funeste dossier et arrive de Saint-Malo pour questionner à son tour le détenu à Toul. Les auditions se poursuivent, plus précises. Il est même question de la tentative de viol sur la femme, élément pourtant connu des seuls enquêteurs… et du meurtrier. Mais qui était donc ce codétenu mécontent… et bavard ? «Un gars du voyage, leur apprend Buccheit. Il s’appelait Michel, il était auxiliaire (détenu employé par la prison) à Metz en 1996.» Vérification faite, Michel n’est autre que le fils de Roger, le brocanteur soupçonné du meurtre des Belges !

Le capitaine Huche et ses policiers risquent une hypothèse : en 1986, Michel aurait commis un forfait similaire à celui que son père avait commis sept ans plus tôt. Un moyen de détourner les soupçons puisque Roger est alors en prison. Ils préparent une véritable enquête de terrain autour des suspects qui sont alors en liberté. Mais, avant de lancer de longues et coûteuses investigations, les magistrats préfèrent d’abord établir que Michel était bien le conducteur du combi Volskwagen. Ils comptent sur une analyse ADN. Las, la chance qui auparavant souriait aux enquêteurs a désormais tourné. Le scellé essentiel des prélèvements du combi a été détruit lors d’un grand ménage de printemps au palais de justice de Dinan.

Le capitaine de police, Pascal Huche, fulmine : «L’ADN seul ne vaut rien sans une bonne enquête policière, et, à ce jour, il reste plusieurs portes que nous n’avons pas encore fermées.»

Pour autant, un mauvais épilogue se profile. Faute d’éléments probants, la justice envisage de rendre un non-lieu avant la fin de l’année. «J’accepte l’échec, maugrée le capitaine Huche, mais je ne veux pas dire aux familles des victimes que nous n’avons pas de résultats alors que nous n’avons pas tout essayé.»

Dans son bureau, l’oeil fixé sur l’épais dossier qu’il connaît pourtant par coeur, le policier pense souvent à ces familles, ces parents de touristes assassinés, qui, là-bas en Angleterre et en Belgique, s’accrochent encore à l’espoir de connaître la vérité. Et d’y trouver enfin l’apaisement.

PAR JULIEN MIGNOT

 

 

https://actu.fr/bretagne/dinan_22050/double-meurtre-de-lanvallay-lex-policier-veut-rouvrir-lenquete_5874081.html

Double-meurtre de Lanvallay : L’ex-policier veut rouvrir l’enquête

 

Pascal Huche veut rebondir sur le meurtre de touristes britanniques en Haute-Savoie pour relancer le dossier de Lanvallay. Le parquet de Saint-Malo procéderait à des vérifications.

 

Publié le 20 Sep 12 à 0:28

 

Paul Beillon et Lorraine Glasby, jeune couple d’enseignants Britanniques qui font du cyclo-tourisme en Bretagne ont été abattus d’au moins trois coups de fusil de chasse, dans la nuque, le 24 août 1986, dans un champ à Lanvallay. L’enquête ne donne rien jusqu’en 2001. Pascal Huche, alors inspecteur de la police judiciaire de Rennes, découvre l’existence d’un certain Michel H., auteur de nombreux cambriolages, en France et en Belgique, dénoncé par un codétenu. Ce ‘voleur itinérant’se serait vanté de n’avoir jamais été inquiété dans un double-meurtre commis dans l’Ouest de la France, des années auparavant.
Pascal Huche fait le lien avec un autre H., Roger. Il s’agit de son père, trafiquant d’objets d’art anciens, qui avait été soupçonné – puis blanchi — dans un autre double-meurtre commis à 15 km de là, à Vildé-Guingalan en 1979 sur des touristes belges, abattus eux-aussi d’une balle dans la nuque. Coïncidence troublante, donc, renforcée par la proximité géographique des deux assassinats, un mode opératoire analogue, etc.
Mais les auditions et analyses ADN concernant Michel H. déboucheront sur un non-lieu en octobre 2006.
Il faudrait désormais un fait nouveau pour rouvrir le dossier avant la prescription en octobre 2016. Pascal Huche estime qu’il en existe. En 2008,  Michel H. a été condamné par la justice belge  à dix ans de prison pour tentative de triple homicide avec un fusil de chasse. Le même calibre 12 que celui employé lors du double-meurtre de Lanvallay. D’autres similitudes sont notées par Pascal Huche qui a donc tenté de convaincre la cour d’appel de Rennes de relancer l’enquête, en vain. Le meurtre de touristes britanniques  commis à Chevaline il y a une quinzaine de jours constitue à ses yeux un autre fait nouveau… un prétexte en tout cas pour obtenir une commission rogatoire internationale. Bien qu’à la retraite depuis six mois, l’ancien capitaine de police ne lâche pas le morceau : « Tout doit être tenté pour faire la vérité sur ce qui est arrivé à Lorraine Glasby et Paul Beillon. »
En fait, apprend-on au parquet de Saint-Malo, « l’ affaire n’est pas définitivement close. Des vérifications sont en cours.  Un procureur a le dossier en mains depuis quelques mois ». Pascal Huche a peut-être été davantage entendu qu’il ne le croyait…

Lire l’intégralité de cette affaire dans Le Petit Bleu du 20 septembre 2012, où l’ex-inspecteur de police donne tous les détails de son enquête et fait état de nouvelles coïncidences troublantes.

 

Pascal Huche, ex-inspecteur de police raconte tous les détails de son enquête.

Pascal Huche, ex-inspecteur de police raconte tous les détails de son enquête.

 

 

https://www.liberation.fr/societe/2013/02/15/un-ex-policier-hante-par-deux-fiances-abattus_882218

Un ex-policier hanté par deux fiancés abattus

 

Par Célia Lebur — 15 février 2013 à 21:46

 

Retraité, Pascal Huche continue de travailler sur le meurtre d’un couple de jeunes Anglais en 1986.

 

  • Un ex-policier hanté par deux fiancés abattus

Rouvrir le dossier. Depuis qu’il a pris sa retraite, il y a un an, Pascal Huche ne pense qu’à ça. Le meurtre jamais résolu de deux touristes anglais en 1986 continue à tourmenter l’ancien lieutenant de police. Le jeune couple avait été assassiné à Lanvallay (Côtes-d’Armor). Et la découverte des corps, particulièrement abîmés, avait créé l’émoi des deux côtés de la Manche. Quand il apprend le meurtre d’une famille anglaise à Chevaline, en septembre, Pascal Huche ne peut s’empêcher de faire le lien. Il a tout conservé chez lui : rapports d’auditions, témoignages, expertises… Vingt années d’enquête soldées par un non-lieu, en 2006, alors qu’il pensait tenir le coupable.

Ses récentes tentatives pour dépoussiérer le dossier sont restées vaines. Les faits sont très (trop) vieux, et la justice s’est lassée. Mais l’ex-capitaine est trop obstiné pour abandonner. «Quand tout le monde avait baissé les bras, il était encore là : il suivait toutes les pistes les unes après les autres, la recherche de la vérité l’obsédait», raconte le commissaire Pierre Guiziou, qui dirigeait alors la brigade criminelle de la police judiciaire de Rennes, «marqué» lui aussi «par cette affaire horrible et le fait de ne pas l’avoir résolue».

Entré à 17 ans dans la police comme archiviste au SRPJ de Rennes, Pascal Huche vit, dans les années 80, les grands moments de la BRB, la brigade de répression du banditisme à Paris : l’arrestation du Gang des postiches après un hold-up rue du Docteur-Blanche et l’évasion spectaculaire du braqueur Michel Vaujour en hélicoptère de la prison de la Santé en 1986… Et aussi l’attentat à la bombe, le 9 juillet de la même année, commis par le groupe Action directe dans les locaux de la BRB : un mort (Marcel Basdevant) et trente blessés, dont Pascal Huche, gravement. Il a les tympans brisés, un traumatisme crânien et des vertiges qui le poursuivront longtemps.

Injures. A l’ouverture du procès, en 1992, malgré l’attitude insultante de Max Frérot, il est l’un des rares policiers à tenter un impossible dialogue avec l’activiste. «Pourquoi t’as fait ça ? Pour venger un gamin victime d’une bavure commise par un autre ? Moi, si je voulais ta peau, j’irais pas tuer ta mère.» C’est lui aussi, qui, furieux des injures de Frérot à l’avocat de la veuve, saute la barre qui le sépare de l’accusé pour «lui casser la gueule».

Sa hiérarchie lui reproche d’avoir manqué à son devoir de réserve en disant «qu’on rentrait à la BRB comme dans un moulin» et lui retire sa promotion d’enquêteur de première classe. Il mettra quatorze ans pour obtenir son grade de capitaine.

Pascal Huche repart en Bretagne poursuivre «des braqueurs, encore». Jusqu’à ce qu’il déterre en 1993, le double meurtre de Lanvallay. Les corps de Paul Beillon et Lorraine Glasby, jeune couple d’enseignants britanniques, ont été retrouvés décomposés dans un champ de maïs le 1er octobre 1986. Les fiancés ont été ligotés, traînés par une laisse et abattus à coups de fusil de chasse. Des témoins les ont aperçus un mois plus tôt, dans un petit bourg près de Dinan, enfourchant leurs bicyclettes pour rejoindre leur auberge de jeunesse. Où ils ne sont jamais arrivés. Les collègues de Huche ont déjà exploré de nombreuses pistes : milieu des chasseurs, gens du voyage, délinquants sexuels, etc.

Reliques. Sept ans après, l’enquête est au point mort. «Après l’attentat d’Action directe, j’ai voulu me rapprocher des victimes, et prendre tous les dossiers pourris», dit l’ancien flic. Pascal Huche reprend l’affaire depuis le départ, et son travail de fourmi finit par payer. En 2001, il fait le lien avec un certain Michel H., incarcéré pour de nombreux cambriolages en France et en Belgique. En prison, il se serait vanté d’avoir commis un double meurtre en Bretagne plusieurs années auparavant, pour lequel il n’a jamais été inquiété. Le policier retrouve alors la piste du manouche près des lieux du crime : il a dérobé des centaines de reliques dans les églises alentours. En fouillant les archives de la police, il tombe sur le meurtre d’un couple de Belges en 1979. Le mode opératoire est le même et les faits se sont déroulés à 15 km de Lanvallay. Le principal suspect – finalement blanchi – était un certain Roger H., le père de Michel H. Le policier est persuadé de tenir le coupable. Mais Michel H. nie en bloc. Le codétenu qui l’a dénoncé n’est pas considéré comme un témoin crédible, et la dernière juge d’instruction en charge du dossier clôt l’affaire par un non-lieu en 2006.

Pascal Huche est amer. Il faut un fait nouveau pour rouvrir le dossier avant prescription en 2016. Les scellés contenant des cheveux prélevés à l’époque auraient pu livrer leur secret, mais la chancellerie a refusé de considérer comme «fait nouveau» les progrès de la science en matière d’ADN. Pour Pascal Huche, les points communs avec la tuerie de Chevaline – touristes anglais, utilisation d’armes à feu – pourraient servir de prétexte.

Célia Lebur

 

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/l-heure-du-crime-mardi-14-mai-double-meurtre-a-lanvallay-7771230864

Mardi 14 mai : Double meurtre à Lanvallay.

 

Le 15 juillet 1979, les corps sans vie d’un couple de touristes belges en vacances en Bretagne, Marie-Christine et André Vanherpen, sont trouvés dans un champ près de Dinan (Côtes d’Armor). Ce double meurtre n’a jamais été élucidé.

 

La scène de crime à Lanvallay

La scène de crime à Lanvallay
Publié le 10/05/2013 à 10:20

L'édito de Jacques Pradel

Bonjour à tous ! A la Une de L’heure du crime, une affaire non résolue : le double meurtre d’un couple de touristes anglais près de Dinan dans les Côtes d’Armor, en 1986 !

Après 27 ans de mystère, un ancien inspecteur de la PJ de Rennes, Pascal Huche, aujourd’hui Capitaine de Police en retraite, demande une réouverture de l’enquête car il pense avoir réuni de nouveaux éléments qui pourraient permettre d’identifier le ou les assassins.

Pascal Huche a pris contact avec L’heure du crime sur RTL.FR. Il est à ce jour l’homme qui connaît le mieux ce dossier qui n’est toujours pas prescrit .

Il va nous raconter pourquoi il pense que de nouveaux témoignages, associés aux progrès de la police scientifique, pourraient mettre un terme aux activités d’un meurtrier qui circule aujourd’hui en toute liberté, et qui a peut-être d’autres assassinats sur la conscience…

Nous ouvrons aujourd’hui ce dossier passionnant.

Jacques Pradel

Lanvallay
Carte de la région de Lanvallay.

Sept ans plus tard, en août 1986, c’est au tour d’un jeune couple de touristes britanniques, Paul et Lorraine Bellion, en vacances en Bretagne, d’être assassiné à douze kilomètres de Dinan, exécutés comme les Belges d’une balle de fusil de chasse dans la nuque.

Lorraine Glasby et Paul Bellion
Lorraine Glasby et Paul Bellion

Les époux Van Herpen
Les époux Van Herpen

Selon les enquêteurs, un lien peut être fait entre les deux dossiers.

Le combi orange
Le combi orangeretrouvé sur les lieux du crime (d’après photo parue dans « Le petit bleu des Côtes d’Armor »).

Ce lien repose sur les confidences d’un détenu qui se serait vanté d’avoir tué les Anglais pour procurer un alibi à son père, lequel avait tué les Belges en 1979 parce qu’ils l’avaient surpris en train de voler des statuettes dans une église de la région.


Invités : Pascal Huche
, ancien inspecteur de la BRB au Quai des Orfèvres et de la PJ de Rennes. Gérard Lebec, chasseur qui a découvert les corps. Paul Leflour, pompiste à Guingamp.

Inspecteur Huche
Inspecteur Huche

 

https://www.ouest-france.fr/le-mystere-du-double-meurtre-de-lanvallay-625510

Le mystère du double meurtre de Lanvallay

 

Modifié le 27/09/2013 à 17:38

  • Le 1er octobre 1986, les corps de deux jeunes touristes anglais sont retrouvés ligotés et bâillonnés dans un champ de maïs isolé à Lanvallay. Pendant des mois les enquêteurs fouilleront la campagne à la recherche de preuves.

    Le 1er octobre 1986, les corps de deux jeunes touristes anglais sont retrouvés ligotés et bâillonnés dans un champ de maïs isolé à Lanvallay. Pendant des mois les enquêteurs fouilleront la campagne à la recherche de preuves. | Archives.

 

F. R.

Parmi les grandes affaires passées par le tribunal de Dinan, figure celle du double meurtre de Lanvallay. Le 1er octobre 1986, les corps de deux jeunes touristes anglais sont retrouvés ligotés et bâillonnés dans un champ de maïs isolé à Lanvallay. L’enquête a duré plus de 20 ans, en vain. Elle s’est soldée par un non-lieu prononcé en 2006 par le procureur du tribunal de Dinan.

En 1979 pourtant, un autre double meurtre a été commis dans la région. Deux Belges, eux aussi enseignants ont été tués à la chevrotine, à Vildé-Guingalan, à 10 km. En Belgique, en 1980, la compagne abandonnée d’un brocanteur, nommé Roger, l’accuse de meurtre. Ce dernier aurait été surpris par un couple belge en pleine razzia dans une chapelle bretonne en 1979. Mais les versions de la dame varient. L’accusation tombe à l’eau

L’enquête avait pourtant rebondi en 2001 quand un homme rapporte le témoignage de son co-détenu pour cambriolage_ Michel _ qui « na jamais été coincé pour un double meurtre dans lOuest ». Le témoignage retient toute l’attention du capitaine de police Pascal Huche. Michel, n’est autre que… le fils de Roger le brocanteur ! Mais ce témoignage est fragile car le co-détenu, bavard, s’était déjà distingué pour faux témoignage. Une analyse des cheveux retrouvés dans le combi est demandée pour les comparer avec ceux de Michel. Las, ce scellé à disparu.

« Rien nest venu étayer cette hypothèse », indiquait Eric Bouillard, procureur au tribunal de Dinan. Faute de preuves, une ordonnance de non-lieu est rendue le 16 octobre 2006. Mais le mystère reste entier.

 

https://www.lci.fr/faits-divers/un-double-meurtre-en-bretagne-pourrait-relancer-lenquete-sur-la-tuerie-de-chevaline-1536957.html

Un double meurtre en Bretagne pourrait relancer l’enquête sur la tuerie de Chevaline

 

Un double meurtre en Bretagne pourrait relancer l'enquête sur la tuerie de Chevaline

 

AFFAIRES NON CLASSÉES – Le mystère de la tuerie de Chevaline reste entier trois ans après les faits. Un appel d’un policier à la retraite aux enquêteurs pourrait peut-être faire rebondir l’affaire.
27 déc. 2015 14:37 – Le service METRONEWS

 

Les deux affaires sont au point mort. D’un côte, la tuerie dite « de Chevaline », survenue en 2012 dans la région d’Annecy et au cours de laquelle quatre personnes sont abattues de sang froid en pleine forêt, toutes tuées de deux balles dans la tête. De l’autre, le double meurtre de Lanvallay (Côtes d’Armor) : en 1986, les corps de Paul Beillon et Lorraine Glasby sont retrouvés dans un champ. Le couple d’enseignants anglais a été abattu au fusil de chasse après avoir été battu et traîné en laisse.

Des similitudes relevées par un policier à la retraite

Les deux affaires sont-elles liées ? Rien ne l’indique, mais pour Pascal Huche, policier à la retraite qui a passé des années à tenter de résoudre l’énigme du double meurtre de Lanvallay, des similitudes relevées dans les deux dossiers méritaient d’être portées la connaissance des enquêteurs. « Il y a une unité de temps avec des meurtres qui se produisent pendant la période estivale, dans une zone rurale, avec des armes, sur des touristes étrangers. Et le mobile n’est pas clairement éclairci », explique-t-il à metronews. Il y a un an, l’ancien flic avait contacté la gendarmerie en charge de l’enquête. Avant de relancer, ces dernières semaines, le procureur d’Annecy Eric Maillaud, comme le révélait dimanche le quotidien britannique Telegraph.

En 2013, Libération avait dressé son portrait . L’affaire de Chevaline faisait déjà écho à cette affaire survenue trente ans plus tôt. Problème : le dossier de Lanvallay a été classée en 2006. Mais de ces 20 années d’enquête, Pascal Huche a tout conservé, surtout la conviction qu’à l’époque, il tenait le coupable. En 2001, il tient un nom, Michel H. Incarcéré en Belgique, l’homme s’est vanté en cellule d’avoir tué un couple en Bretagne, 20 ans plus tôt. En Belgique, Michel H. purge une peine de prison pour de multiples cambriolages. Détail déroutant : le nom de Michel H. apparaît dans les fichiers de la police pour des pillages d’églises dans la région de… Lanvallay.

Un troisième double meurtre

En fouillant le passé, Pascal Huche exhume une troisième affaire, celle du double meurtre d’un couple de touristes belges en 1979. Comme le couple Beillon-Glasby, ils ont été battus, traînés par une laisse et tués au fusil de chasse à seulement 15km de Lanvallay. Dans cette affaire, le principal suspect, blanchi depuis, s’appelait Roger H. Qui n’est autre que le père de Michel H. Tous deux nient en bloc une quelconque implication dans ces meurtres.

En 2006, un non-lieu est prononcé, mais Pascal Huche n’en démord pas. Pour rouvrir officiellement l’enquête, il faut désormais un élément nouveau. Et si cet élément se trouvait dans le dossier sur de la tuerie de Chevaline, survenue en 2013 ? L’ADN retrouvé sur les lieux du quadruple meurtre n’a jamais été identifié. S’il correspondait à d’anciens prélèvements effectués à Lanvallay, les deux affaires seraient alors relancées.

EN SAVOIR +
>> Tuerie de Chevaline : enquête sur un « crime parfait »
>> Chevaline: un ancien légionnaire entendu par la police se suicide

Le service METRONEWS

Mis à jour : 27/12/2015 Créé : 27/12/2015

 

https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/chevaline-expolicier-veut-relancer-enquete/story/11157733

Chevaline: un ex-policier veut relancer l’enquête

 

Justice Selon Pascal Huche, il pourrait y avoir un lien entre la tuerie de 2012 et un double meurtre perpétré en Bretagne en 1986

 

Le procureur de la République d’Annecy, Eric MaillaudLe procureur de la République d’Annecy, Eric Maillaud Image: L. Fortunati

 

C’est un article du Telegraph qui remet l’affaire de la tuerie de Chevaline sur le devant de la scène médiatique. Le média britannique s’interroge: y a-t-il un lien entre la mort de la famille Al-Hilli et le meurtre d’un couple britannique commis en Bretagne 30 ans plus tôt? Tout part en réalité de la conviction d’un policier à la retraite nommé Pascal Huche. Cet ancien lieutenant de police continue d’enquêter sur le meurtre non élucidé de deux touristes anglais. Ce couple avait été assassiné en 1986 à Lanvallay (Côtes-d’Armor).

Selon Pascal Huche, il pourrait y avoir un lien entre cette affaire, qui a fait l’objet d’un non-lieu en 2006, et la tuerie de Chevaline, remontant à septembre 2012. Le Telegraph met par ailleurs en avant le fait que les deux traces ADN retrouvées sur les lieux du quadruple meurtre n’ont jamais été identifiées.

Questionné sur ce point par la Tribune de Genève, le procureur de la République d’Annecy, Eric Maillaud, souligne: «Si des traces ADN ont été prélevées dans le cadre du meurtre commis en Bretagne, elles sont dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques. Or, ce dernier a été consulté et aucune correspondance n’a permis d’identifier les deux ADN relevés sur les lieux du crime perpétré à Chevaline.» En l’occurrence, les traces étaient situées pour l’une à l’extérieur du véhicule de la famille Al-Hilli, sur le pare-chocs avant; pour la seconde, à l’intérieur du véhicule, sous un tapis de sol.

Surpris que la presse se fasse aujourd’hui l’écho de l’hypothèse avancée par le policier retraité, Eric Maillaud précise: «Cette thèse est déjà connue. J’ai effectivement transmis le nom de Pascal Huche au juge d’instruction, qui lui-même a confié ces éléments à la section de recherches afin qu’elle procède aux vérifications.» Et le procureur de conclure: «Durant les deux dernières années, nous avons reçu quasiment un courrier par semaine de quelqu’un qui pense avoir résolu l’affaire de Chevaline.» (TDG)

Créé: 29.12.2015, 10h49

 



Attentat de Strasbourg et autres complots : les Français ne sont pas tous dupes

En revanche, s’ils sont très nombreux à comprendre que leurs gouvernants ou les autorités françaises leur cachent la vérité, il leur est bien difficile de la déterminer eux-mêmes, ce qui est bien normal.

Du même coup, il est très facile pour les auteurs de sondages comme celui présenté ci-dessous de les faire passer pour des imbéciles en les questionnant sur leur adhésion à quelques « théories du complot » préconçues et sans grand rapport les unes avec les autres.

La bonne solution pour tous passe par une réforme radicale du système judiciaire français, lequel, bien trop gangrené par la CORRUPTION, ne fonctionne pas, et c’est peu de le dire quand on sait que des magistrats participent à l’organisation de tous les attentats islamistes frappant le pays depuis 2012 au moins – en fait, le juge ultra CORROMPU Raymond André du Tribunal de Grande Instance de Brest était déjà très impliqué dans l’attentat de Karachi du 8 mai 2002; dès lors incapable de faire machine arrière, il a par la suite entraîné dans tous ses délires criminels la quasi totalité des magistrats du Finistère.

 

https://www.20minutes.fr/societe/2444891-20190206-attentat-strasbourg-10-francais-croient-complot

Attentat de Strasbourg: 10% des Français croient à un complot

 

THEORIES Certains Français pensent l’attentat de Strasbourg a été organisé par le gouvernement pour détourner l’attention de la crise des « gilets jaunes »

20 Minutes avec AFP  Publié le 06/02/19 à 08h33 — Mis à jour le 06/02/19 à 08h59

 

Des policiers en patrouille à Strasbourg après l'attentat du 11 décembre 2018.
Des policiers en patrouille à Strasbourg après l’attentat du 11 décembre 2018. — SEBASTIEN BOZON / AFP

 

Un Français sur dix pense que l’attentat du 11 décembre à Strasbourg était une « manipulation du gouvernement pour détourner l’attention » en plein mouvement des « gilets jaunes », selon une étude de l’Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès et l’observatoire Conspiracy Watch, publiée ce mercredi.

D’après l’étude, réalisée fin décembre, seulement 65 % des personnes interrogées affirment « cet attentat a été perpétré par Cherif Chekatt, un sympathisant de l’organisation djihadiste Etat islamique ». En revanche, 13 % croient que « des zones d’ombre subsistent dans cette affaire et (qu’) il n’est pas vraiment certain que cet attentat ait été perpétré par Cherif Chekatt ». 10 % approuvent l’idée qu’« il s’agit d’une manipulation du gouvernement pour détourner l’attention des Français et créer de l’inquiétude dans la population en plein mouvement des gilets jaunes ».

21 % croient au moins cinq théories du complot

Les autres résultats de l’enquête confirment globalement les enseignements d’une première étude publiée en janvier 2018 par la Fondation Jean Jaurès et Conspiracy Watch. Elle montre que deux Français sur trois sont relativement hermétiques aux théories du complot. Mais si 35 % des personnes interrogées n’adhèrent à aucune thèse complotiste, 21 % en croient au moins cinq.

Interrogés sur les théories les plus connues, 43 % des sondés croient que « le ministère de la Santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins ». Ce qui en fait la thèse complotiste la plus partagée, devant l’idée que le décès de Lady Diana serait « un assassinat maquillé » (34 % d’adhésion), celle que les illuminati sont une société secrète qui cherche à manipuler la population (27 %) ou que l’immigration serait délibérément organisée pour remplacer la population européenne (25 %).

Complot sioniste, Lune et « chemtrails »

En outre 22 % estiment qu’« il existe un complot sioniste à l’échelle mondiale », 17 % que « le gouvernement américain a été impliqué » dans la mise en œuvre des attentats du 11-Septembre. 15 % croient aux « chemtrails » (la théorie selon laquelle les traînées d’avions dans le ciel sont la trace de produits chimiques répandus délibérément pour des raisons secrètes) et 9 % que l’homme n’est jamais allé sur la Lune.

L’étude montre en outre une corrélation entre les croyances dans les théories du complot et le niveau d’études (plus il est faible et plus les sondés croient à des complots). En outre, l’attachement à la démocratie décroît avec la croyance aux théories du complot : elle est jugée très importante par 57 % des Français, mais par 43 % seulement des personnes qui adhèrent à cinq théories du complot ou plus.

Société
Canular, théorie du complot, approximations… Retour sur les intox relayées par Jacline Mouraud, l’internaute aux 5 millions de vues
Monde
Qui est Qanon, ce groupe pro-Trump adepte de théories du complot?
Strasbourg
Strasbourg: Un kit en ligne pour décrypter l’actualité et contrer les théories du complot

 

L’étude a été réalisée du 21 au 23 décembre 2018 auprès d’un échantillon de 1.506 personnes représentatif de la population française adulte, constitué selon la méthode des quotas et complété par un second échantillon de 254 personnes de moins de 35 ans (dont les résultats ont été ramenés à leur poids réel dans la population).

 



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