Comment Patricia Bouchon a été tuée le 14 février 2011

Selon la mère « dodu », femme médecin épouse de médecin (« Samaj » chez les tarés du blog Luraghi) se partageant entre Paris et Montpellier, « déconnologue » et soeur masculiniste notoire, pas du tout opposée aux fellations entre collègues de travail, bien au contraire, mais ne tolérant pas celles qui s’y refusent et peuvent se plaindre de harcèlement sexuel ou pire lorsqu’elles y sont contraintes, là où le corps de Patricia Bouchon avait été caché, il ne serait sans doute pas retrouvé avant un an et la décomposition ayant fait son oeuvre, il ne pourrait plus « parler ».

Sitôt après l’assassinat, elle était donc tranquille, ne s’inquiétait pour aucun de ses complices et les rassurait publiquement à peu près dans les termes que je viens de rapporter.

Finalement, le corps a été découvert de manière fortuite un mois et demi après les faits, autopsié, et la presse s’est dès lors fait l’écho des conclusions des légistes avec suffisamment de précisions pour que quiconque ayant alors la curiosité de lire ou relire les discussions publiques des « déconnologues » sur leurs blogs privilégiés, ceux du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, puisse reconnaître l’une après l’autre, chacune des violences précises qui furent infligées à Patricia Bouchon par son agresseur le 14 février 2011 dans tous les délires publics de cette bande de cinglés durant les trois semaines ayant suivi les faits. Ils en hurlaient de rire tous ensemble.

Personnellement, je l’ai fait beaucoup plus tard, pour les besoins des procédures nous opposant, et c’est seulement là que j’ai compris tous ces délires qui bien évidemment ne m’évoquaient pas grand-chose à l’époque des faits, lorsque calomniée à outrance par toute la bande, son chef en tête, je consultais régulièrement leurs écrits pour ce qui me concernait : je n’y voyais que les délires quotidiens de cette bande de tarés, avec toutes leurs violences et ordures habituelles, ne pouvant soupçonner que cette fois ils évoquaient tous les détails d’un crime bien réel – personne ne savait ce qui était arrivé à Patricia Bouchon, hormis son agresseur, elle avait simplement disparu – et de manière rétrospective, je me demande de combien d’autres crimes aussi réels ils ont pu publiquement s’amuser de la même manière, toujours à l’insu de leurs lecteurs innocents, tous dans l’incapacité de comprendre leurs délires publics par défaut d’information parfaitement claire sur leurs activités criminelles non assumées.

Précisons encore que le malade mental extrêmement dangereux et non moins rusé Pascal Edouard Cyprien Luraghi a supprimé de l’espace public tous ces textes concernant directement l’assassinat de Patricia Bouchon le 14 février 2011 dès le mois d’avril 2011, et qu’il fallait donc les avoir enregistrés avant pour pouvoir les reconsulter ultérieurement, comme je l’ai fait quand j’en ai eu besoin beaucoup plus tard, après avoir, dans l’intervalle, pris connaissance des résultats de l’autopsie tels que rapportés par la presse à compter de ce mois d’avril 2011.

Je suivais cette affaire depuis le début car j’avais bien compris dès l’annonce de la disparition de Patricia Bouchon que l’internaute localisé à Bouloc qui avait consulté très peu de temps auparavant le blog où je m’exprimais alors, « Un petit coucou » chez OverBlog, était très probablement son agresseur. Certains de mes harceleurs, ou peut-être toujours le même, sans que je puisse savoir quels ils étaient, avaient ensuite continué à attirer discrètement mon attention sur cette affaire, concernant des personnes que je ne connaissais absolument pas, et dont, par conséquent, je ne voyais pas le rapport, ni avec mes affaires personnelles, ni avec mes harceleurs clairement identifiés, les « déconnologues » de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Tout s’est définitivement éclairé lorsqu’à l’automne 2014 j’ai relu les discussions publiques du premier trimestre 2011 de cette bande de cinglés, que je ne pouvais pas comprendre à l’époque des faits et n’avais alors nullement mémorisées.

Ils étaient donc tous bien au courant de tous les détails de l’agression de Patricia Bouchon, tuée sur ordre du chef Pascal Edouard Cyprien Luraghi craignant d’être poursuivi pour tous ses harcèlements à mon encontre, passant notamment par des piratages informatiques et des écoutes illégales.

Cela pose la question de savoir comment ils avaient tous été si bien renseignés sur les faits sitôt après leur commission : en ont-ils tous été témoins ? étaient-ils tous présents lors de l’agression ? ou l’agresseur, peut-être aidé d’un complice, leur avait-t-il fourni un rapport très détaillé sur toutes les violences subies par la victime ?

J’ai lu dans leurs écrits y relatifs que la scène de l’agression, qui s’est produite en un lieu sans éclairage public par une nuit noire (la pleine lune n’arrive effectivement que le 18 févier 2011), aurait été éclairée par une lampe à xenon, donc possiblement les phares du véhicule, ou peut-être, comme le laisse entendre l’écrit, une lampe frontale.

Sachant que le malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi donne déjà dans le snuff book (sa marotte est d’écrire des bouquins sur des gens qu’il hait et prend plaisir à torturer et faire assassiner), je pense qu’elle a pu être filmée puis visionnée par chacun des membres de la bande.

Par ailleurs, comme déjà dit, la victime a été frappée avec des pierres.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/proces-du-meurtrier-presume-patricia-bouchon-ce-que-dit-autopsie-du-corps-victime-1642234.html

Procès de Laurent Dejean : les blessures de Patricia Bouchon expliquées aux jurés

 

Le corps de Patricia Bouchon a été retrouvé le 29 mars 2011, dans une buse en contrebas d'une route, à Villematier. / © MaxPPP

Le corps de Patricia Bouchon a été retrouvé le 29 mars 2011, dans une buse en contrebas d’une route, à Villematier. / © MaxPPP

 

Jeudi 21 mars 2019, 6ème jour du procès de Laurent Dejean, la cour d’assises de Haute-Garonne entend les experts scientifiques, et notamment le médecin légiste qui a procédé à l’autopsie du corps de Patricia Bouchon et livré les derniers iinstants ainsi que les causes de la mort de la victime.

Par Marie Martin Publié le 21/03/2019 à 11:59 Mis à jour le 21/03/2019 à 12:09

Le 29 mars 2011, 42 jours après sa disparition, le corps de Patricia Bouchon est retrouvé par un chasseur, à Villematier, à quelques kilomètres de Bouloc. Il repose dans une buse, en contrebas d’une petite route, dans une quarantaine de centimètres d’eau.

Dès le lendemain, le corps de la joggeuse est confié aux mains du docteur Norbert Talmon, médecin légiste au CHU de Rangeuil à Toulouse. C’est lui qui vient livrer ce jeudi 21 mars 2019 les conclusions de son expertise, aux jurés de la cour d’assises de Haute-Garonne qui jugent pendant 12 jours Laurent Dejean, accusé du meurtre de Patricia Bouchon.

« Ce n’est pas une autopsie très compliquée« , explique-t-il à la barre.
Le visage présente, sur la face gauche, des plaies contuses, de 1 à 1,5 centimètres. Ce sont elles qui ont saigné, laissant une importante trace de sang dans l’impasse où Patricia Bouchon a été tuée.
Ces plaies sont le résultat de coups portés avant la mort, avec un « objet » contondant qui peut être un bout de bois, un barre de métal, une pierre. Ou un poing.
Un gant de latex déchiré ainsi que quelques cheveux sont retrouvés dans la bouche, juste derrière les dents.

Le corps présente également un traumatisme cervical grave dû à un mouvement de rotation et de flexion violent de la tête, une fracture du rocher droit, un hématome sur l’épaule droite. Des blessures infligées avant la mort mais également une fracture du nez et une fracture de l’os hyoïde post-mortem.

La partie inférieure du corps ne présente aucune blessure, ce qui exclut l’hypothèse d’un accident de la circulation.
Bien que le pantalon de jogging de Patricia Bouchon soit baissé sous les fesses, le tee-shirt et le soutien-gorge relevés, aucune lésion de la sphère génitale n’est constatée. Patricia Bouchon n’a pas subi d’agression sexuelle.

Le docteur Talmon est clair : il n’est pas là pour formuler une opinion mais les blessures constatées amènent à une hypothèse « probable » : Patricia Bouchon, qui mesurait 1,64 mètres et pesait 43 kilos, a été frappée au visage par son agresseur qui lui a ensuite infligé, par derrière, des mouvements violents à la tête, provoquant une tétraplégie. Une pression très forte est alors imprimé sur le cou, c’est l’asphyxie. L’os hyoïde est alors brisé.

Le corps de la victime est ensuite transporté un peu plus loin dans l’impasse où l’on retrouve son chouchou, une boucle d’oreille et un piercing. Et une importante trace de sang. Entre le premier coup et le décès, une dizaine de minutes…

Patricia Bouchon a par la suite été amenée à Villematier, dans cette buse où on la retrouvera plus d’un mois après. Son transport, vraisemblablement en voiture, a pu causer la fracture post-mortem du nez.

Les traces ADN retrouvées sur Patricia Bouchon mais aussi sur les lieux du crime et du transport du corps ont fait l’objet de très nombreuses analyses. Ce sont elles qui seront au coeur des débats, cet après-midi…

 

https://www.ladepeche.fr/2019/03/21/meurtre-de-la-joggeuse-de-bouloc-lagression-a-dure-une-dizaine-de-minutes-selon-les-specialistes,8082007.php

Meurtre de la joggeuse de Bouloc : l’agression a duré une dizaine de minutes selon les médecins légistes

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  • Patricia Bouchon allait avoir 50 ans en mars 2011 quand elle a été agressée et tuée.
Patricia Bouchon allait avoir 50 ans en mars 2011 quand elle a été agressée et tuée. DDM

 

Publié le 21/03/2019 à 12:32 , mis à jour à 12:34

l’essentiel

Les spécialistes de la médécine légale ont été entendu ce jeudi matin par la cour d’assises de la Haute-Garonne. Ils ont établi que l’agression de Patricia Bouchon, qui a duré entre dix et quinze minutes a mené à sa mort par asphyxie.

Matinée difficile ce jeudi pour les proches de Patricia Bouchon, cette mère de famille tuée alors qu’elle effectuait son jogging le lundi 14 février 2011 à Bouloc au nord de Toulouse. Le médecin légiste et l’experte en anatomocytopathologie se sont succédé à la barre pour détailler les blessures de la victime. Il en ressort qu’elle a été frappée à trois reprises à la joue gauche, entraînant une hémorragie importante et peut-être sa chute violente qui lui a fracturé l’arrière de la tête.

Mais ce ne sont pas ces coups qui l’ont tuée. Patricia Bouchon a été violemment secouée au niveau du cou, si fortement qu’elle ne pouvait plus respirer. « Ce n’est pas une lésion qui tue d’emblée, a précisé le légiste. Mais elle est incapacitante, vous devenez paraplégique. Vous devenez une poupée de chiffon. » Patricia a également été longuement étranglée, jusqu’à mourir.

 



Fusillade d’Utrecht aux Pays-Bas : la piste terroriste est confirmée

Comme d’habitude, je n’ai pas eu besoin de cette confirmation pour affirmer d’emblée de quoi il s’agissait, le jour même des faits dès leur annonce :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/18/terrorisme-encore-une-attaque-de-diligence-cette-fois-aux-pays-bas/

Depuis le temps que je les ai sur le dos, je connais mes harceleurs par coeur, et pour le cas où j’aurais un peu de mal à comprendre, par-dessus le marché, ils ne manquent jamais de me faire signe…

Cela me permet d’être affirmative quand les autorités, ou les enquêteurs immédiatement appelés sur les lieux de l’attentat, ne savent pas encore de quoi il retourne.

Noter que la presse française, surtout celle de gauche, s’abstient de dire clairement à ses lecteurs qu’il s’agit bien d’un acte terroriste.

 

https://www.midilibre.fr/2019/03/20/attentat-dutrecht-une-lettre-retrouvee-dans-le-vehicule-du-presume-tireur-renforce-la-piste-terroriste,8080233.php

Attentat d’Utrecht : une lettre retrouvée dans le véhicule du présumé tireur renforce la piste terroriste

 

  • Trois personnes ont péri dans la fusillade.
    Trois personnes ont péri dans la fusillade. MAXPPP
Publié le 20/03/2019 à 19:33 / Modifié le 20/03/2019 à 19:33

 

Le parquet néerlandais « envisage sérieusement une motivation terroriste » à la fusillade qui a fait trois morts et cinq blessés lundi matin à bord d’un tramway à Utrecht, dans le centre des Pays-Bas.

Le tireur présumé, Gökmen Tanis, 37 ans, né en Turquie, a été arrêté lundi après sept heures de chasse à l’homme. Deux autres personnes sont également en détention mais leur rôle dans cette fusillade reste mal établi.

Une lettre retrouvé dans le véhicule

« Pour le moment, un motif terroriste est sérieusement envisagé », ont déclaré les procureurs mardi dans un communiqué, évoquant « la nature de la fusillade et une lettre retrouvée dans la voiture » qui a permis au suspect de prendre la fuite.

« D’autres motifs ne sont pas exclus »

« D’autres motifs ne sont pas exclus », précise toutefois le communiqué. Le suspect était déjà connu des services de police pour des affaires de droit commun. Les trois personnes qui ont péri dans la fusillade sont une jeune femme de 19 ans et deux hommes âgés de 28 et 49 ans. Trois autres personnes, âgées de 20 à 74 ans, ont été grièvement blessées.

Le parquet n’a pu établir pour l’instant de liens entre les victimes et le tireur présumé. Mahmut Tanis, un oncle de Tanis qui vit aux Pays-Bas, a déclaré à l’agence de presse turque Anadolu qu’il doutait que son neveu soit un terroriste.

C’est peut-être une affaire de coeur

« C’est peut-être une affaire de coeur », a-t-il dit, précisant qu’il ne l’avait pas vu depuis plusieurs années. Les drapeaux ont été mis en berne mardi sur les édifices publics dans tous les Pays-Bas en hommage aux victimes. D’après le journal Algemeen Dagblad, le tireur a visé une femme dans le tramway puis a tiré sur les personnes qui tentaient d’intervenir.

La fusillade a eu lieu dans le Kanaleneiland, un quartier résidentiel et habituellement calme où vivent de nombreux immigrés.

Cette fusillade est survenue trois jours après l’attaque de deux mosquées à Christchurch en Nouvelle-Zélande, dans laquelle 50 personnes ont péri.

LAURE DUCOS

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/19/utrecht-ville-vide-apres-une-fusillade-aux-motivations-incertaines_5438141_3210.html

Pays-Bas : Utrecht, ville meurtrie par une fusillade aux motivations incertaines

 

Le « motif terroriste est pris en compte sérieusement » par les enquêteurs, même si « les autres motifs ne sont pas exclus » après le meurtre de trois personnes lundi.

Par Jean-Pierre Stroobants Publié le 19 mars 2019 à 10h19 – Mis à jour le 19 mars 2019 à 13h30

 

Fusillade d'Utrecht aux Pays-Bas : la piste terroriste est confirmée dans AC ! Brest 70f21ae_5466131-01-06
JOHN THYS / AFP

 

Beaucoup de cafés, généralement bondés, étaient fermés et les terrasses des autres étaient vides, lundi 18 mars au soir : Utrecht, d’habitude si joyeuse, jeune et pétillante, avait connu une journée de frayeur. La quatrième ville des Pays-Bas, réputée pour sa douceur de vivre, venait d’être frappée par une attaque meurtrière. « Cela a été un jour noir », a commenté le maire, Jan van Zanen.

A 10 h 45, sur la place du 24-Octobre – jour de la création des Nations unies –, à l’ouest de la cité, un homme a fait feu dans un tramway jaune et noir de la ligne 61, qui se dirigeait vers la gare centrale. Il a tué trois personnes et blessé cinq autres, dont trois grièvement. « J’ai eu l’impression qu’il visait spécialement une femme », dira un témoin. Une jeune vendeuse de 19 ans figure, en tout cas, au rang des victimes, et le tireur a visé des personnes qui voulaient porter secours à cette passagère.

Huit heures plus tard, Gökmen Tanis, 37 ans, a été appréhendé par des unités spéciales de la police dans le quartier d’Oudenoord, où il vivait. Il avait fui à bord d’une Clio rouge volée, retrouvée grâce à la vigilance d’une habitante. Deux autres personnes, dont le rôle éventuel n’a pas été précisé, ont été appréhendées, mais libérées mardi matin.

Ce que l’on sait : de la fusillade à Utrecht qui a fait trois morts

 

« Un vrai fou, un demeuré, un dealer »

 

 dans Attentats
PIROSCHKA VAN DE WOUW / REUTERS

 

Qui est le tireur, dont la photo, obtenue grâce aux caméras de surveillance du tramway, a été rapidement diffusée par la police dans le cadre d’un appel à témoins ? « Un vrai fou, un demeuré, un dealer », dit de lui l’un de ses voisins turcs. « Mais pas un terroriste, pas un religieux », affirme un autre, qui l’a connu dans sa jeunesse, quand il vivait dans le quartier populaire de Kanaleneiland. « Un gars accro aux drogues dures », volontiers provocateur, issu d’une famille désunie. En 2011, il apparaissait par hasard dans un reportage, dénigrant une journaliste qu’il traitait de « mongolienne » et de « démocrate ».

Déjà jugé pour tentative de meurtre, vol, menace sur un agent, Tanis était en liberté conditionnelle et devait de nouveau comparaître dans deux semaines pour une affaire de viol. La femme qui l’accuse a affirmé, lundi, au quotidien AD qu’il était un « psychopathe » que la police aurait eu le tort de ne pas suivre d’assez près.

Mardi matin, les réelles motivations du tireur restaient encore floues. Les enquêteurs et le parquet ont annoncé, mardi, qu’un « motif terroriste est pris en compte sérieusement » après la découverte d’une lettre dans la Clio volée. Mais « les autres motifs ne sont pas exclus, ils sont aussi l’objet d’investigations », ont-ils ajouté.

Des sources non officielles ont indiqué que des documents retrouvés à son domicile démontreraient ses sympathies pour l’islam radical et même sa volonté de « répondre » à l’attentat de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, où un extrémiste a tué 50 personnes dans deux mosquées. Les experts en terrorisme qui se sont succédé sur les plateaux de télévision tout au long de la soirée de lundi ont tracé un portrait plus complexe du tireur, soulignant que l’un de ses deux frères aurait affiché sa sympathie pour l’organisation Etat islamique.

 

Des attentats déjoués depuis 2005

 

Le bâtiment où le tireur a été arrêté.
Le bâtiment où le tireur a été arrêté. Peter Dejong / AP

 

Toutes les activités politiques ont été suspendues dans le pays et, de la gauche à l’extrême droite, les partis se sont mis d’accord pour annuler un grand débat qui devait les réunir sur la chaîne publique lundi soir, deux jours avant les élections provinciales et sénatoriales du mercredi 20 mars. « C’est le moment d’être unis », résumait le dirigeant écologiste Jesse Klaver, appuyé par tous ses homologues, sauf un, Thierry Baudet. Le dirigeant du parti nationaliste et antieuropéen Forum pour la démocratie (FvD) a maintenu un rassemblement de ses partisans, au cours duquel il a dénoncé la politique « laxiste et naïve » de son pays en matière d’immigration et de sécurité.

S’ils n’ont pas connu de grandes vagues d’attentats, les Pays-Bas ont vécu d’autres événements dramatiques depuis l’assassinat du leader populiste Pim Fortuyn – par un défenseur de la cause environnementale –, en 2002. En 2004, le réalisateur Theo Van Gogh était poignardé par un islamiste radical qui l’accusait d’avoir offensé la religion musulmane.

En 2005, sept membres d’un autre groupe terroriste étaient appréhendés in extremis alors qu’ils s’apprêtaient à passer à l’action. En septembre 2018, les autorités indiquaient qu’un « attentat majeur » avait pu être déjoué avec, à la clé, sept arrestations. Et quelques jours plus tôt, un Afghan avait semé la panique à la gare d’Amsterdam, poignardant deux touristes américains avant d’être neutralisé par la police.

Jean-Pierre Stroobants (Utrecht, Envoyé spécial)

 

https://www.huffingtonpost.fr/2019/03/19/fusillade-dutrecht-une-lettre-accredite-le-motif-terroriste_a_23695525/

INTERNATIONAL

19/03/2019 12:04 CET | Actualisé 19/03/2019 12:55 CET

 

Fusillade d’Utrecht: Une lettre accrédite le motif terroriste

 

Lundi 18 mars, trois personnes ont été tuées après qu’un homme a ouvert le feu dans cette ville du centre des Pays-Bas.

  • Le HuffPost avec AFP

 

La lettre a été retrouvée dans le véhicule de Gökmen Tanis, le tireur présumé de la fusillade.

JOHN THYS via Getty Images
La lettre a été retrouvée dans le véhicule de Gökmen Tanis, le tireur présumé de la fusillade.

 

PAYS-BAS – La piste terroriste est considérée « sérieusement » au lendemain des fusillades survenues à Utrecht aux Pays-Bas, ont annoncé mardi 19 mars les enquêteurs, disant se baser notamment sur une lettre retrouvée dans la voiture du principal suspect.

Dans un communiqué commun, le parquet et la police locale ont précisé n’avoir à ce stade établi « aucun lien » préalable entre Gökmen Tanis, ce suspect de 37 ans né en Turquie et les victimes de la tuerie du tramway, qui a fait trois morts et cinq blessés lundi matin.

 

@PolitieUtrecht

Three people were killed by the shooting. The victims are a 19 y/o woman from Vianen and two men from Utrecht. They were 28 and 49 y/o. Also three people were severely injured (a woman (20) from Utrecht, a man (74) from De Meern and a woman (21) from Nieuwegein.

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Ce dernier a été arrêté lundi à l’issue d’une chasse à l’homme de huit heures. Une arme à feu a été saisie lors de son interpellation, ont précisé les enquêteurs. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte avait affirmé qu’on ne pouvait « exclure » d’autres pistes que la motivation terroriste, notamment celle d’une dispute familiale.

« Il y a beaucoup de questions et de rumeurs », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à La Haye. « Quel est le motif, terroriste ou autre, nous ne le savons pas encore, mais nous ne pouvons rien exclure », a-t-il ajouté. « Les autres motifs ne sont pas exclus, ils sont aussi l’objet d’investigations », ont renchéri mardi le parquet et la police.

Outre le suspect principal, deux autres hommes âgés de 23 et 27 ans étaient encore en garde à vue mardi après leur arrestation lundi soir. Aucune précision n’a été donnée sur leur degré d’implication présumé.

Une jeune femme et deux hommes tués par les balles

Dès le début de matinée, des habitants de cette ville de quelque 350.000 habitants, la quatrième des Pays-Bas, ont commencé à déposer des fleurs sur les lieux du drame en hommage aux victimes. « Je suis ici pour rendre hommage aux victimes et soutenir leurs proches », a dit à l’AFP Yvette Koetjeloozekoot, 29 ans, une habitante du quartier.

La tuerie a fait trois morts et sept blessés dont trois grièvement, selon un bilan actualisé. Les personnes décédées sont une femme de 19 ans et deux hommes de 28 et 49 ans, tous originaires de la province d’Utrecht, a-t-on appris mardi.

Au lendemain du drame, les trams roulaient à nouveau après l’interruption du service, le temps que la police scientifique achève son travail sur la scène de crime, une place très fréquentée du centre-ville. Alors que les drapeaux étaient en berne sur de nombreux bâtiments du pays, Mark Rutte a présidé une réunion de cabinet la tuerie, qui fait craindre pour la sécurité publique à la veille d’importantes élections provinciales aux Pays-Bas.

La Turquie réunit des renseignements sur le suspect

Lundi le niveau de menace terroriste avait été porté à cinq à Utrecht (son plus haut niveau), dans la foulée de l’attaque. Il avait été abaissé après l’interpellation de Gökmen Tanis. Sur cet homme déjà connu de la justice néerlandaise, considéré comme le suspect principal, les services de renseignement turcs sont en train de « rassembler des informations », a indiqué lundi soir le président turc Recep Tayyip Erdogan.

« Certains disent que (la fusillade) est un différend familial, d’autres disent que c’est un acte terroriste », a-t-il ajouté lors d’un entretien avec la chaîne de télévision turque Ulke TV. Selon la radio-télévision publique néerlandaise NOS, Gokmen Tanis avait comparu il y a deux semaines en justice aux Pays-Bas dans une affaire de viol.

Certains membres de sa famille auraient des liens avec des groupes de musulmans radicaux, mais, a précisé NOS, Gokmen Tamis est également connu pour son comportement instable depuis la séparation d’avec sa femme il y a deux ans. Des témoins de la tuerie dans le tramway ont rapporté que le tireur avait pris pour cible une femme et des personnes tentant de l’aider, selon des médias.

Écoles et mosquées avaient été fermées lundi jusqu’à l’arrestation de Gokmen Tanis par des policiers d’élite lourdement armés. L’Union européenne, les États-Unis et la Russie notamment ont exprimé leur solidarité avec les Pays-Bas.

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