Nouvelles déconvenues pour Jean-Luc Mélenchon

Pareil pour son double astrologique Jean-Marc Donnadieu de Béziers, donc, mais ce dernier se garde bien de le dire à son public…

 

https://www.lepoint.fr/politique/europeennes-un-elu-france-insoumise-appelle-a-voter-rassemblement-national-14-05-2019-2312603_20.php

Européennes : un élu Insoumis appelle à voter Rassemblement national

 

Andrea Kotarac, conseiller régional LFI, va quitter son parti et voter pour le Rassemblement national le 26 mai prochain. Il veut « faire barrage » à Macron.

 

Source AFP

Modifié le 15/05/2019 à 06:09 – Publié le 14/05/2019 à 21:06 | Le Point.fr
Andrea Kotarac a annonce qu'il ne comptait pas rejoindre le parti de Marine Le Pen.
Andrea Kotarac a annoncé qu’il ne comptait pas rejoindre le parti de Marine Le Pen.

© JOEL PHILIPPON / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Coup de tonnerre pour La France insoumise à moins de deux semaines des élections européennes. Un élu régional du parti de Jean-Luc Mélenchon, ancien membre de l’équipe de campagne présidentielle, a annoncé mardi qu’il quittait LFI et allait voter pour la liste du Rassemblement national aux élections européennes pour « faire barrage » à Emmanuel Macron. « Emmanuel Macron a catalysé la colère des Français (…) il y a répondu par l’arrogance, par l’insulte. Donc, j’appelle à voter pour la seule liste souverainiste, qui met en avant l’indépendance de la France et qui est la mieux à même de faire barrage à Emmanuel Macron et de faire barrage à ce rouleau compresseur antisocial », la liste de Jordan Bardella, a déclaré à BFM TV Andréa Kotarac, conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes.

Andrea Kotarac a dit souhaiter « faire baisser le plus bas possible le score de LREM, au niveau du charisme de Nathalie Loiseau ». Il a précisé avoir rencontré la présidente du parti d’extrême droite Marine Le Pen qui l’a « rassuré » sur les questions sociales. « Elle m’a appelé, elle m’a soutenu dans la tourmente. » « Je n’adhère pas au RN, mais le contexte politique actuel nécessite un barrage à Emmanuel Macron. Si Emmanuel Macron est en tête, il va accélérer ses réformes antisociales », a ajouté l’élu.

 

« On ne défend plus les intérêts du peuple mais ceux de la gauche (…) J’ai décidé de quitter @FranceInsoumise (…) Mélenchon n’est pas un dicateur ou Dracula (…) mais sa pensée est minoritaire au sein de LFI. » pic.twitter.com/c5aBlO5qEv

— Andréa Kotarac (@AndreaKotarac) 14 mai 2019

 

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Un élu polémique

La participation de ce militant, partisan d’une ligne très souverainiste, à un forum en Crimée en avril organisé par Vladimir Poutine avait fait polémique chez LFI. « On a oublié cette pensée souverainiste, républicaine, laïque », a plaidé Andrea Kotarac. À propos de l’immigration, que combat le RN, il a dit « (préférer) que les gens vivent dignement, fièrement, chez eux sans qu’ils aient à risquer leur vie » dans un autre pays.

Le RN a salué dans un communiqué « le courage et la lucidité de cet élu réellement insoumis, qui a compris que la dynamique du RN était la seule capable de stopper la politique d’Emmanuel Macron et avec elle, la soumission de la France à la politique néfaste de l’Union européenne ».

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« Une trahison politique »

Andrea Kotarac a précisé par la suite sur son compte Twitter qu’il allait rendre son mandat de conseiller régional. Il avait été élu en 2015 sur la liste PS/MRC/EELV/PG du socialiste Jean-Jack Queyranne et siégeait depuis au sein du groupe Rassemblement citoyen écologiste & solidaire (RCES).

Elliott Aubin, élu LFI dans le 1er arrondissement de Lyon et « ami » de longue date de Andrea Kotarac, s’est dit « abasourdi » et « sidéré » par la nouvelle, en évoquant sur Twitter « une cynique trahison politique à quelques jours d’un scrutin ».

Réaction à l’annonce d’Andréa Kotarac. pic.twitter.com/sRT03u35Nc

— Elliott Aubin (@ElliottAubin) 14 mai 2019

« Incompréhension, trahison. Condamnation absolue. On ne combat pas Macron avec le RN. On combat les deux quoi qu’il en soit », a tweeté de son côté Benoît Schneckenburger, candidat en 12e position sur la liste de LFI pour les élections européennes.

Andrea Kotarac : Incompréhension, trahison. Condamnation absolue . On ne combat pas Macron avec le RN. On combat les deux quoi qu’il en soit.

 

https://www.lepoint.fr/elections-europeennes/europeennes-nouveau-coup-dur-pour-jean-luc-melenchon-18-05-2019-2313465_2095.php

Européennes : nouveau coup dur pour Jean-Luc Mélenchon

 

CONFIDENTIEL. Henri Peña-Ruiz, l’intellectuel proche de La France insoumise, a décidé de soutenir Ian Brossat, tête de liste du Parti communiste.

 

Par

Modifié le 18/05/2019 à 17:26 – Publié le 18/05/2019 à 17:21 | Le Point.fr
Le philosophe Henri Pena-Ruiz.
Le philosophe Henri Peña-Ruiz.

© IBO/SIPA

Après le départ d’Andréa Kotarac, conseiller régional LFI, qui a appelé à voter pour le RN, c’est un nouveau coup dur dont La France insoumise se serait bien passée dans la dernière ligne droite de ces élections européennes. Le philosophe Henri Peña-Ruiz, membre du Parti de gauche, et auteur du dernier cours à l’école de La France Insoumise sur la laïcité, a décidé de soutenir Ian Brossat, la tête de liste du Parti communiste, au détriment de Manon Aubry, tête de liste LFI, le parti de Jean-Luc Mélenchon.

« Je souhaite un beau succès à Ian Brossat et à sa liste pour que la France de notre regretté Jean Ferrat parle haut et fort à Bruxelles », écrit-il dans un texte de soutien que Le Point s’est procuré en exclusivité (lire encadré).

« La disparition du Parti communiste serait une catastrophe absolue »

L’intellectuel a-t-il des griefs envers LFI et Jean-Luc Mélenchon ? « Pas du tout, pas du tout. Je craignais cette réaction. Je suis toujours un compagnon de route de LFI. Mais la disparition du Parti communiste serait une catastrophe absolue », minimise-t-il. Pourtant, un de ses amis nous assure qu’il a été « très affecté » par la mise à l’écart de Charlotte Girard, militante très populaire à LFI, après que celle-ci a exprimé des réserves à l’égard de Sophia Chikirou, proche de Jean-Luc Mélenchon.

Mais il refuse de s’associer publiquement aux critiques exprimées par plusieurs cadres qui ont claqué la porte sur le manque de démocratie dans l’appareil. « S’il y a des problèmes à La France insoumise, c’est aux militants de La France insoumise de les résoudre », explique-t-il. Contactés, Manon Aubry et Manuel Bompard n’ont pas répondu à nos sollicitations.

« Ian Brossat fait honneur à la politique et au communisme »

« Ian Brossat fait honneur à la politique et au communisme. Il mène brillamment campagne en faisant le pari de l’intelligence et de la culture. Dans « communisme » il y a commun. Commun à tous les êtres humains. Au-delà des amalgames injustes qui ont tenté de disqualifier l’idéal communiste, il est grand temps de rappeler ce sens du bien commun, de l’intérêt général, et de la solidarité qu’implique la notion de communisme. Souvenons-nous du Front populaire, de la résistance au nazisme, puis de la Libération, avec l’œuvre inoubliable d’Ambroise Croizat, ministre communiste qui créa la Sécurité sociale. Oui, le Parti communiste français a joué un rôle décisif dans l’histoire de notre pays. Notamment pour promouvoir le progrès social. Aujourd’hui, face à la morgue de classe de M. Macron, et à sa politique dévastatrice pour les plus démunis, il nous faut un Parti communiste fier de son histoire, et décidé à jouer un rôle moteur dans le rassemblement des forces de progrès. Karl Marx disait que la classe ouvrière est une classe universelle en ce sens qu’en se libérant de l’exploitation capitaliste elle libère l’humanité tout entière. Transposé à l’âge de la mondialisation capitaliste, et appliqué à tous ceux qui ont à lutter contre l’injustice sociale, ce propos est d’une vive actualité. Y compris à l’échelle de l’Europe, enchaînée naguère par Jean Monnet au capitalisme et à l’atlantisme pro-américain, et qui n’est qu’une caricature de la belle idée européenne telle que l’a rêvée Victor Hugo. Le poète voulait une Europe du progrès culturel et humain, non une Europe de la concurrence libre et non faussée, qui fait du social un résidu facultatif. Le sens de la justice sociale ne doit pas se réduire au supplément d’âme d’un monde sans âme. Au Parlement européen, les élus communistes ne manqueront pas de combattre une économie dévoyée par des financiers indifférents au sort des laissés pour compte. Il est temps de refonder l’Europe sur la justice sociale et la responsabilité écologique, sans oublier la laïcité, idéal d’émancipation plus actuel que jamais. Je souhaite un beau succès à Ian Brossat et à sa liste pour que la France de notre regretté Jean Ferrat parle haut et fort à Bruxelles. » Henri Peña-Ruiz Philosophe, écrivain, maître de conférences à Sciences Po Paris.

 



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