Moeurs : 6,5% des Américaines n’étaient pas consentantes lors de leur premier rapport

C’est le résultat d’une étude américaine récente qui a été publiée lundi.

En France, où elle n’a pas encore été menée, un rapport parlementaire présenté aujourd’hui dénonce l’inefficience de la prise en charge psychiatrique des présumés « malades mentaux ».

Elle est dite « catastrophique », leur nombre croissant sans cesse tandis que le nombre de lits en psychiatrie a diminué de moitié depuis les années 1990.

Rien de bien nouveau, tant les rapports et alertes sur le sujet se sont accumulés ces dernières années.

Notons que leurs auteurs omettent toujours de préciser que c’est l’évolution des psychotropes à disposition des psychiatres qui, en réduisant très considérablement le temps de traitement à l’hôpital, a aussi entraîné une diminution du nombre de lits, mais pas dans la même proportion, si bien qu’en réalité, le nombre des personnes hospitalisées en psychiatrie chaque année n’a pas baissé mais au contraire très sérieusement augmenté… Ce roulement de patients au total beaucoup plus nombreux qu’auparavant et restant bien moins longtemps à l’hôpital y a aussi vu disparaître toute prise en charge psychologique au profit du traitement médicamenteux, exclusif, puissant. C’est dans ces conditions que la demande de « soins » psychiatriques sans le consentement des intéressés continue de croître… et je ne vois toujours pas débattre la moindre étude sur cette population en pleine expansion…

Rappelons donc que les victimes de viols constituent toujours l’immense majorité des patients de la psychiatrie et que la priorité des « médecins » de ce secteur reste de garantir l’impunité aux violeurs, afin que ces auxiliaires hyper actifs puissent continuer à massacrer femmes et enfants et rendre prospère toute l’industrie psychiatrique : pharmaceutique, hospitalière, sociale, etc…

Soulignons encore que selon ses gouvernants, la France aurait toujours ou plus que jamais besoin d’esclaves en tous genres, sexuels et autres, afin de répondre à la demande du patronat. Toute une chaîne de très sympathiques fonctionnaires est là pour les former, les façonner, du viol jusqu’à l’état de zombie désiré par les autorités, mais ils sont débordés et le système menace d’imploser.

Aussi, les Français restant bien trop râleurs et contestataires, on réfléchit à de nouvelles modalités de leur prise en charge psychiatrique.

 

https://www.nouvelobs.com/societe/20190917.OBS18578/une-statistique-glacante-sur-le-premier-rapport-sexuel-des-americaines.html

Une statistique glaçante sur le premier rapport sexuel des Américaines

 

Photo d'illustration.
Photo d’illustration. (Andrew Neel / Unsplash)

 

Sans que le mot « viol » ne soit jamais employé, une étude affirme que 6,5% des Américaines n’étaient pas consentantes lors de leur premier rapport.

 

Par L’Obs avec AFP

Publié le 17 septembre 2019 à 18h43

Une Américaine sur quinze n’était pas consentante lors de son premier rapport sexuel, selon une étude qui souligne les effets négatifs à long terme de ce « traumatisme » sur leur santé.

Aux Etats-Unis, « le mouvement #MeToo a révélé à quel point les femmes sont souvent victimes de violences sexuelles, mais aucune étude récente n’avait évalué la prévalence de la contrainte lors du premier rapport sexuel et son impact en terme de santé », écrivent les chercheurs en guise d’introduction.

Publiée lundi dans une revue de l’Association américaine de médecine (JAMA Internal medecine), leur étude se base sur un échantillon de plus de 13 310 femmes âgées de 18 à 44 ans, interrogées dans le cadre d’une enquête des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) réalisée entre 2011 et 2017.

Une femme sur 15 a été victime d’un viol

Environ 6,5% d’entre elles ont répondu ne pas avoir été consentantes lors de leur premier rapport sexuel, ce qui extrapolé à la population des Etats-Unis correspond à plus de 3,3 millions de femmes de cette tranche d’âge, relèvent les auteurs. Soit une femme sur 15.

Ces femmes disent avoir subi une ou plusieurs formes de contraintes:

  • 56,4% ont fait l’objet de pressions verbales,
  • 46,3% ont été maintenues contre leur gré,
  • 25,1% ont été victimes de violences,
  • 22% ont été forcées de boire ou de se droguer,
  • 16% étaient sous la menace d’une rupture.

Tous les groupes ethniques et sociaux sont concernés, avec un risque plus élevé pour les femmes noires, nées en dehors des Etats-Unis, pauvres et moins éduquées.

La principale différence avec les femmes consentantes lors de leur premier rapport sexuel est liée à l’âge: en moyenne, les femmes non consentantes avaient un peu plus de 15 ans, contre 17 pour les consentantes, et l’homme était beaucoup plus âgé : 27 ans contre 21. Les auteurs de l’étude relèvent :

« Ces initiations sexuelles forcées semblent liées à plusieurs problèmes de santé »,Les femmes ayant été contraintes lors de leur premier rapport sexuel semblent plus susceptibles d’avoir une grossesse non désirée que les femmes consentantes, avortent davantage, souffrent plus d’endométriose, de maladie pelvienne inflammatoire et de problèmes d’ovulation ou lors des règles.

Leur santé générale est également plus mauvaise, avec davantage de consommation de drogues ou de problèmes mentaux, relèvent les auteurs de l’étude, en plaidant pour renforcer les politiques publiques de lutte contre les violences sexuelles.

Le terme « viol » n’est jamais employé dans l’étude, même si des situations qui y sont abordées semblent correspondre à cette définition pénale.

L'Obs

L’Obs avec AFP

 

 https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/18/la-psychiatrie-publique-au-bord-de-l-implosion_5511845_3224.html

La psychiatrie « au bord de l’implosion » en France

 

Un rapport parlementaire livre un diagnostic alarmant sur la situation de la psychiatrie en France : la prise en charge des patients est décrite comme « catastrophique ».

Par François Béguin Publié aujourd’hui à 10h41, mis à jour à 11h23

Temps de Lecture 5 min.

C’est un rapport d’initiative parlementaire dont se serait sans doute bien passée la ministre de la santé, Agnès Buzyn. A quelques jours d’une nouvelle journée d’action des personnels paramédicaux des urgences en grève, et quelques mois seulement après des mouvements sociaux d’ampleur dans plusieurs établissements psychiatriques, les députées Caroline Fiat (La France insoumise, LFI, Meurthe-et-Moselle) et Martine Wonner (La République en marche, LRM, Bas-Rhin) livrent, mercredi 18 septembre, un diagnostic explosif de la situation de la psychiatrie en France. « Ce rapport est avant tout un manifeste politique et un cri d’alarme », expliquent les deux élues.Sans être véritablement inédit, tant les rapports et alertes sur le sujet se sont accumulés ces dernières années, les constats de la mission d’information sur « l’organisation territoriale de la santé mentale » sont très forts. Cette organisation y est qualifiée d’« inefficiente » et d’« inefficace », la filière psychiatrique publique est jugée « au bord de l’implosion », et la prise en charge des patients est décrite comme « catastrophique ». A l’issue de plusieurs semaines d’auditions de soignants et de patients à travers tout le pays, les deux femmes se demandent même si « l’hôpital psychiatrique, tel qu’il existe aujourd’hui en France, peut (…) encore soigner les malades ».

A l’exception de la nomination en avril du professeur Frank Bellivier au poste de délégué ministériel à la psychiatrie, saluée comme une « excellente décision », Caroline Fiat et Martine Wonner ne disent rien des mesures prises depuis janvier 2018 par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, pour tenter d’améliorer la situation de la psychiatrie. Pour les deux élues, les problèmes sont « identifiés », les solutions sont « connues » et « ce qui a manqué jusque-là, c’est une volonté politique suffisamment forte pour faire changer les choses de manière radicale ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Agnès Buzyn : « Il faut préserver les moyens de la psychiatrie »

« Millefeuille indigeste » de structures et d’acteurs

Le constat tout d’abord. Soixante ans après sa mise en place, le « secteur », qui structure géographiquement la prise en charge psychiatrique en France, est jugé en « échec ». Au fil des années, le système s’est petit à petit complexifié, devenant progressivement un « millefeuille indigeste » et « illisible » de structures et d’acteurs. Conséquence : « une incompréhension totale du dispositif de la part des patients et de leurs familles », relèvent les députées.

 

https://actu.orange.fr/france/psychiatrie-un-rapport-denonce-la-prise-en-charge-catastrophique-des-patients-magic-CNT000001jiEIm.html

Psychiatrie : un rapport dénonce la prise en charge « catastrophique » des patients

 

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Psychiatrie : un rapport dénonce la prise en charge "catastrophique" des patients
En psychiatrie, le nombre de lits par habitant a diminué de moitié depuis les années 1990
©PHILIPPE DESMAZES / AFP

 

Orange avec AFP-Services, publié le mercredi 18 septembre 2019 à 12h05

Un rapport présenté ce mercredi 18 septembre réclame une « véritable politique nationale de santé mentale » afin d’alléger la charge confiée au ministère de la Santé.

« Sortir la psychiatrie de l’hôpital ». Tel est la recommandation centrale du rapport dévoilé par les députées Martine Wonner (LREM) et Caroline Fiat (La France insoumise), sur l’état.

Face à la  « prise en charge catastrophique » des patients en santé mentale, le document recommande de redéployer « 80% » du personnel de cette filière « au bord de l’implosion » vers la ville « à l’horizon 2030″.

Les constats négatifs dressés par le rapport sont multiples : « Retard au diagnostic beaucoup trop important », « sur-occupation des lits » de psychiatrie représentant un « fléau pour les patients comme pour les soignants », recours croissant « à l’hospitalisation sans consentement »… L’organisation territoriale de la psychiatrie est « tout à la fois inefficiente et inefficace », estiment les deux élues, rapporteures d’une mission d’information sur le sujet. Ancienne psychiatre devenue députée, Martine Wonner estime que « la psychiatrie aujourd’hui, c’est comme si des patients en cardiologie arrivaient en état d’infarctus ».  »Si la souffrance était traitée dès l’apparition des signaux faibles, 90% des patients n’auraient pas à être hospitalisés », ajoute t-elle dans un tweet.

Centres « saturés », les urgences en pâtissent 

« Le nombre de lits d’hospitalisation en psychiatrie par habitant a diminué de moitié depuis les années 1990″, rappellent Martine Wonner et Caroline Fiat, aide soignante dans un Ehpad. Les députés notent que les structures qui se sont développées parallèlement en ville « ne permettent pas de répondre à la demande croissante » de soins, les centres médicopsychologique (CMP) étant « partout saturés » tandis que « le premier rendez-vous avec un psychiatre peut atteindre trois mois, et parfois bien plus ». Conséquence, « les patients n’ont d’autre solution que les urgences, puis d’être hospitalisés, alors que la crise aurait pu être évitée ».

« La réponse ne se trouve pas dans l’hôpital mais en dehors »

« Si les revendications des personnels hospitaliers », illustrées par le mouvement de grève des urgentistes qui dure depuis l’an dernier (Amiens, Rouen, Le Havre, etc…), « en faveur de plus de lits sont parfaitement compréhensibles (…) la réponse ne se trouve pas dans l’hôpital mais en dehors », jugent-elles.  »Il est urgent de déployer des moyens importants sur les structures extra-hospitalières, qu’elles soient sanitaires, sociales ou médico-sociales », font-elles valoir, plaidant pour « le développement massif d’équipes mobiles sur l’ensemble du territoire mais aussi de structures d’amont et d’aval ».  »Au terme d’une dizaine d’années, l’objectif (…) devrait être de déployer 80% des moyens de l’hôpital psychiatrique sur l’ambulatoire ».

Les députées proposent en outre la création d’une « agence nationale en charge des politiques de santé mentale » sur le modèle de l’Institut national du cancer. En réponse à la crise du secteur, Agnès Buzyn avait nommé en avril le professeur Frank Bellivier délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie, quand les députées souhaitent un « pilotage interministériel ». Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2020 devrait par ailleurs amorcer la « refonte » du financement de la psychiatrie.

 



C’est quoi, le Brestoa ?

 

 

Un truc à faire dégueuler les rats…

Encore heureux que certains pirates m’aient pété le son de l’ordi, je m’épargne toutes ces _onneries…

 



L’affaire Richard Ferrand et ses règlements de comptes collatéraux…

Ces règlements de comptes concernent pour l’heure ceux par qui le scandale est arrivé… d’abord dans la sphère médiatique… puis dans les tribunaux, ceux de Paris et Lille – je ne compte pas celui de Brest, car il ne remplit plus sa mission depuis des lustres, ses magistrats étant tous, globalement, au moins aussi corrompus que les plus pourris d’entre eux, sur lesquels ils s’alignent systématiquement en vertu d’une solidarité de mauvais aloi, la corruption globale à laquelle ils adhèrent tous étant en fait le cumul des corruptions particulières de chacun d’entre eux.

Je m’abstiens de tout autre commentaire sur l’ensemble des informations rapportées ci-dessous.

Parfois, le dégoût est tellement fort que je reste muette là où pourtant j’ai tant à dire…

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/18/magistrat-le-vice-president-d-anticor-est-vise-par-une-enquete-administrative_5511669_3224.html

Affaire Ferrand : le vice-président d’Anticor, également magistrat, est visé par une enquête administrative

 

Eric Alt est convoqué jeudi par la direction des services judiciaires pour son rôle dans l’affaire.

Par Samuel Laurent Publié aujourd’hui à 03h18, mis à jour à 10h09

Temps de Lecture 4 min.

Un magistrat peut-il militer au sein d’une association de lutte contre la corruption ? Et doit-il s’en justifier auprès de sa hiérarchie ? La question est posée à Eric Alt, vice-président de l’association Anticor et premier vice-président adjoint au tribunal de grande instance de Paris, chargé de la départition des prud’hommes. Selon nos informations, M. Alt fait l’objet d’une convocation, jeudi 19 septembre, par la direction des services judiciaires, après l’ouverture d’une enquête administrative.Deux faits lui sont reprochés. Le premier est une prise de position publique, en tant que responsable associatif. Invité de France 3 Corse ViaStella le 16 février, il avait répondu aux critiques de la préfète régionale de l’île. Josiane Chevalier avait déploré publiquement qu’Anticor ait saisi le Parquet national financier (PNF) plutôt que le parquet de Corse dans une affaire de fraude aux primes agricoles. M. Alt avait alors relevé à l’antenne que « le procureur s’affiche aux côtés de la préfète », et que, dès lors, « son apparence d’impartialité pour conduire une enquête (…) est quelque peu gaspillée ». Cette déclaration lui avait déjà valu un entretien informel avec sa hiérarchie.

Mais Eric Alt fait également l’objet d’une enquête administrative pour avoir représenté Anticor dans l’affaire de Richard Ferrand et des Mutuelles de Bretagne. Classée sans suite en 2017, à l’issue d’une première instruction, cette affaire de « prise illégale d’intérêt » et de « manquement au devoir de probité » présumés a été relancée en 2018, à la demande d’Anticor. Richard Ferrand, président (La République en marche) de l’Assemblée nationale est notamment soupçonné d’avoir, en tant que dirigeant des Mutuelles de Bretagne, poussé l’organisme à louer des locaux appartenant à sa compagne, Sandrine Doucen.

Répit temporaire

Anticor est l’une des deux associations en France, avec Transparency International, à avoir un agrément ministériel qui lui permet de se porter partie civile dans certaines affaires de corruption, ce qui entraîne l’ouverture d’une information et la saisine d’un juge d’instruction, statutairement indépendant. En pratique, cet agrément permet à l’association de forcer l’ouverture ou la réouverture de dossiers judiciaires, y compris contre l’avis du parquet. « Anticor empêche que l’on enterre certains dossiers », résume son président, Jean-Christophe Picard.

 

https://www.lepoint.fr/justice/qui-est-alain-castel-l-avocat-a-l-origine-des-ennuis-judiciaires-de-ferrand-13-09-2019-2335495_2386.php

Qui est Alain Castel, l’avocat à l’origine des ennuis judiciaires de Ferrand ?

 

Cet avocat avait évoqué publiquement le compromis de vente litigieux signé en 2011, où apparaît le nom du président de l’Assemblée nationale.

 

Par

Publié le 13/09/2019 à 10:22 | Le Point.fr
Richard Ferrand lors d'un deplacement a Quimper en juin 2018.
Richard Ferrand lors d’un déplacement à Quimper en juin 2018.© Martin Bertrand / Hans Lucas

Le barreau de Brest a-t-il tenté de faire taire Alain Castel  ? Avocat à Brest durant 40 ans, aujourd’hui retraité, il est encore meurtri des poursuites disciplinaires dont il a fait l’objet en novembre 2018 par le bâtonnier de Brest, après que l’Affaire Richard Ferrand a éclaté dans les médias, en 2017. Même si, au final, le conseil de discipline régional l’a relaxé. « Je ne souhaite plus m’exprimer. Mais j’accueille la mise en examen de Richard Ferrand sans déplaisir… », se réjouit celui qui fut aussi, un temps, bâtonnier et conseiller économique et social de Bretagne.

Du jour au lendemain, on en avait fait un pestiféré. Certains de ses confrères l’ont accusé d’être à l’origine des fuites qui ont alimenté l’article du Canard enchaîné sur l’opération immobilière des époux Ferrand, ce qu’il a toujours démenti. En revanche, après ces révélations, il avait évoqué publiquement le compromis de vente litigieux signé en 2011, où apparaît le nom de Richard Ferrand, qui se présentait à l’époque comme simple particulier ; il souhaitait se porter acquéreur d’un bien immobilier dont l’avocat Castel avait demandé la saisie dans une autre procédure. Le propriétaire de l’immeuble avait été condamné par la justice à payer à son client plusieurs dizaines de milliers d’euros, dans une affaire prud’homale. Ancien salarié du propriétaire de l’immeuble, le client de Me Castel était un créancier privilégié.

Secret professionnel

C’est là que Me Castel croisa la route de Richard Ferrand. Me Sandrine Doucen, la compagne de Richard Ferrand (également avocate), avait acquis l’immeuble. Selon l’association Anticor, à l’origine de la plainte ayant abouti à l’ouverture d’une information judiciaire, elle se serait constitué un patrimoine de près de 600 000 euros, sans quasiment débourser d’argent, grâce au père de ses deux enfants, Richard Ferrand, qui dirigeait alors les Mutuelles de Bretagne. Ce sont ces derniers faits qui valent aujourd’hui au président de l’Assemblée nationale d’être mis en examen pour « prise illégale d’intérêts ». Il lui est reproché d’avoir loué au profit de la mutuelle qu’il dirigeait l’immeuble acheté par sa conjointe. Les trois juges, qui ont mis son conjoint en examen, l’ont placé ce jeudi sous le statut de témoin assisté.

Le barreau de Brest a considéré qu’Alain Castel avait violé le secret professionnel en dénonçant ces faits ; lui estime n’avoir fait que défendre son client. Un « manquement à la confraternité » lui avait également été reproché. Deux fautes que le conseil de discipline s’abstiendra, au final, de retenir.

Lire aussi « Il y a eu une volonté de dissimulation de la part de Richard Ferrand »

Prétexte

En réalité, le secret professionnel et la confraternité pourraient avoir été de simples prétextes. Dans la réforme de la carte judiciaire en cours, le Finistère compte deux tribunaux de grande instance (TGI), l’un situé à Brest, l’autre à Quimper. L’un des deux doit disparaître au profit de l’autre. Les avocats brestois n’ont-ils pas choisi l’intimidation de leur honorable confrère au profit des intérêts de Richard Ferrand, réputé très proche du président de la République, afin de s’assurer de son soutien pour maintenir un TGI à Brest et fermer celui de Quimper  ? Certains le pensent.

« Les poursuites disciplinaires des avocats ne font pas l’objet de débat public. Je n’ai donc rien à en dire. En revanche, le sujet de la départementalisation est réglé. Le Finistère va garder deux TGI. Ce sera sans doute la seule exception en France. Il n’y a pas ou plus de sujet » répond Me René Gloaguen, l’actuel bâtonnier de Brest, qui précise qu’il n’occupait pas ses fonctions au moment du conseil de discipline où avait comparu Alain Castel.

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/justice-rien-ne-sera-impose-de-paris-promet-la-ministre-28-02-2019-12219869.php

Finistère. Justice : « Rien ne sera imposé de Paris », promet Belloubet [Vidéo]

 

Publié le 28 février 2019 à 18h26 Modifié le 28 février 2019 à 18h33

Après une entrevue avec les bâtonniers des avocats de Brest et Quimper, la garde des sceaux a visité la cité judiciaire de Quimper, aux côtés du procureur Thierry Lescouarc’h et de Fabienne Cl

Après une entrevue avec les bâtonniers des avocats de Brest et Quimper, la garde des sceaux a visité la cité judiciaire de Quimper, aux côtés du procureur Thierry Lescouarc’h et de Fabienne Clément, présidente du TGI.

 

Visite éclair, dans le Finistère, ce jeudi, de Nicole Belloubet, garde des Sceaux. En matinée, elle s’est entretenue avec les bâtonniers des avocats de Quimper et Brest, et s’est évertuée à rassurer sur les incidences de la loi de programmation de la justice.

 

La perspective d’un seul tribunal de grande instance dans le Finistère ? « Il n’en a jamais été question. Les deux TGI de Brest et Quimper et le tribunal d’instance de Morlaix continueront à exercer leurs compétences juridictionnelles. Je n’ai qu’un seul credo : que la justice de première instance soit une justice de proximité », a coupé court, ce jeudi midi, Nicole Belloubet, ministre de la Justice, à l’issue d’une visite de la Cité judiciaire de Quimper. Elle n’a pas manqué de rappeler que le budget de la Justice prévu par la loi de programmation 2018-2022 était en hausse (de 24 % sur cinq ans, NDLR), permettant d’installer des effectifs au complet, notamment au sein de la juridiction quimpéroise.

Nicolas Josselin et René Gloaguen, respectivement bâtonniers des avocats de Quimper et Brest, ont volontiers reconnu cette évolution favorable, non sans remarquer que la grande majorité du budget serait allouée à l’administration pénitentiaire et à la gestion du patrimoine immobilier de la Justice.

« Je n’ai pas de carte, j’ai une méthode »

Nicole Belloubet avait pris soin de s’entretenir avec eux, une heure durant, à son arrivée à Quimper. Parmi les autres inquiétudes des avocats, figurait la spécialisation des tribunaux. Là encore, la ministre a tenu à déminer : « Cet aspect ne concernera que certains contentieux extrêmement spécialisés », comme le contentieux pénal de l’environnement. Ce à quoi les avocats ont fait valoir que, bien que très techniques, certains contentieux, comme le droit de la construction, généraient un gros volume de dossiers. « Rien ne sera imposé de Paris. S’il y a un projet, il viendra du territoire et c’est une possibilité, il n’y a pas d’obligation », a-t-elle déminé.
Et, interrogée sur les craintes qui subsistaient sur une possible carte judiciaire, elle a renchéri : « Je n’ai pas de carte. J’ai une méthode. S’il y a eu des inquiétudes, peut-être n’ai-je pas su les apaiser ».

Autre question en suspens : La création d’un tribunal criminel départemental, qui permettra de juger un certain nombre de crimes par des magistrats professionnels : « Nous allons l’expérimenter dans une dizaine de départements. Nous allons regarder ceux qui sont candidats », a-t-elle fini, rappelant que la loi ne sera promulguée que dans une vingtaine de jours, après son passage devant le Conseil Constitutionnel.

 



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