Gabriel Matzneff ou Cyprien Luraghi : du pareil au même…

Notons à ce propos que la grande copine brestoise du second, Céline Verdier, doyenne des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Brest, semble être originaire du même secteur que Claude Verdier, amant de Christian Giudicelli, l’ami avec lequel Gabriel Matzneff a passé de nombreuses vacances pédophiles aux Philippines.

Ses relations avec eux seraient-elles anciennes, voire familiales ?

Une chose est en tous les cas bien certaine : elle adule les pédophiles, particulièrement le Luraghi Pascal Edouard Cyprien, qu’elle n’a cessé de porter aux nues depuis au moins une bonne dizaine d’années en sachant pertinemment qu’il avait entrepris de rechercher toutes mes relations anciennes et actuelles, afin d’assassiner tous ceux qui m’ont connue et pouvoir ainsi plus aisément défoncer l’Etat français et son armée avec ses amis islamistes…

 

https://copainsdavant.linternaute.com/p/celine-verdier-5306732

Celine VERDIER

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    5 juil. 1979 (42 ans)

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Je remarque au passage qu’elle a récemment supprimé de sa fiche Copains d’avant toute mention à ses fonctions actuelles de magistrate, à Brest, ainsi qu’à sa formation à l’Ecole nationale de la magistrature sitôt après ses études à l’IEP de Bordeaux, lesquelles y ont figuré durant plusieurs années.

Ce n’est pourtant pas elle qui craint grand-chose en affichant publiquement ce qu’elle est, les islamistes l’adorent autant que les pédophiles : c’est la juge à Lura, ils sont tous au courant depuis le début.

 

 

https://www.midilibre.fr/2011/08/01/quand-la-commune-inspirait-deux-artistes,364727.php

Quand la commune inspirait deux artistes

 

  • Christian Giudicelli peint par son ami Claude Verdier.
    Christian Giudicelli peint par son ami Claude Verdier. © D.R
Publié le 01/08/2011 à 00:00

 

Quelques articles récents concernant La Roque ont brièvement mentionné les noms de Christian Giudicelli et de Claude Verdier : deux artistes talentueux dont les œuvres ont valorisé la région, bien au-delà des frontières. Ils ont, maintes fois, puisé leur inspiration, l’un pour la peinture, l’autre pour la littérature, dans le charme des vieux villages locaux, les faisant ainsi apprécier par un très large public.

Claude Verdier (1932-1997) quittait régulièrement Paris pour se ressourcer dans sa maison familiale à Goudargues, où sa mère enseigna le piano à plusieurs générations de Goudarguais. Par ses créations picturales, Claude recherchait inlassablement à percer le mystère de la nature et des vieilles bâtisses. Le site de La Roque l’attirait tellement qu’il lui consacra un livre et une exposition dans la capitale en 1971. Par cinq fois, la galerie d’art Anne-Colin exposa ses tableaux. Petite anecdote : cette galerie, située rue Mazarine, recevait à chaque fois, un visiteur de marque, François Mitterrand qui appréciait particulièrement Goudargues. En 2011, le domaine de Bel-Air rend hommage à Claude ; l’étiquette apposée sur les bouteilles de la cuvée, médaille d’or 2010, est une pointe sèche de l’artiste représentant La Roque.

Ces années de création artistiques (théâtres, décors, expositions, conférences etc.), Claude les a partagées avec son compagnon Christian Giudicelli.

Ce dernier, Nîmois de naissance, est devenu un homme de Lettres récompensé par les prix les plus prestigieux (prix Valéry-Larbaud, prix Jean-Freustié, prix Renaudot en 1986 pour le livre Station balnéaire). Son dernier ouvrage Square de la couronne (2010) se passe à Nîmes. Ses émissions sur France Culture ont séduit un large public. Il est conseiller littéraire chez Gallimard.

Fidèle à la mémoire de Claude et de leurs souvenirs communs de La Roque, Christian a accepté avec joie de préfacer le tout nouveau livre de Mme Frach-Descazeaux intitulé Vivre à La Roque au XVIIIe siècle ». (Midi Libre du 23 juillet 2011).

« Je ressens ce village, tout en traits coupés, comme l’étape d’un ultime pèlerinage », écrivait leur ami commun Boris Schreiber, lui aussi prix Renaudot.

Correspondant : 06 60 09 59 49

Midi Libre

 

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/qui-est-christian-giudicelli-ecrivain-editeur-et-compagnon-de-voyage-de-matzneff_2118095.html

Qui est Christian Giudicelli, écrivain, éditeur et compagnon de voyage de Matzneff ?

 

Les enquêteurs s’intéressent à cet intime de Gabriel Matzneff, avec qui il partage une profonde amitié depuis plusieurs décennies.

 

Christian Giudicelli, l'ami intime de Gabriel Matzneff

Christian Giudicelli, l’ami intime de Gabriel Matzneff

Capture YouTube / Gérard Courant

Par LEXPRESS.fr
Publié le 12/02/2020 à 19:28

 

Le siège de Gallimard à Paris a été perquisitionné ce mercredi dans le cadre de l’enquête ouverte contre l’écrivain Gabriel Matzneff pour « viols sur mineur » de moins de 15 ans. La perquisition, révélée par Mediapart, a débuté dans la matinée et s’est achevée en tout début d’après-midi.

Les enquêteurs de l’Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP) recherchaient notamment des passages écrits de l’écrivain ne figurant pas dans ses ouvrages publiés. Mais selon des sources proches du dossier et Mediapart, ils s’intéressent aussi à Christian Giudicelli, 78 ans, intime de Gabriel Matzneff et compagnon de ses voyages aux Philippines.

Un ami très proche

Lui-même romancier, il est membre du comité de lecture de Gallimard et dirige la collection « La fantaisie du voyageur » aux éditions Rocher, dans laquelle a publié Matzneff. Christian Giudicelli est l’un des dix jurés du prix Renaudot et a défendu à plusieurs reprises la candidature de son ami lors des délibérations, comme l’a raconté Le Monde.

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LIRE AUSSI >> Gabriel Matzneff jugé en septembre 2021 pour « apologie » de la pédophilie

Très proche de Gabriel Matzneff, il se définissait lui-même dans son ouvrage Les Spectre Joyeux comme le « fidèle complice » de l’écrivain accusé de viols sur mineurs. Par ailleurs, comme le note Mediapart, dans un texte intitulé Gabriel infiniment aimable, publié dans le livre hommage des éditions du Sandre, Christian Giudicelli parlait de « coup de foudre » amical, pour décrire sa relation avec Matzneff, « un homme qui [lui] est si proche depuis environ trente-cinq ans ».

Des voyages aux Philippines

Sur le site matzneff.com, dédié à l’écrivain et qui a été supprimé en décembre dernier, la décennie 1980 mentionne plusieurs voyages à Manille avec Christian Giudicelli. Comme le souligne Mediapart, deux photos publiées dans le livre hommage des éditions du Sandre confirment ces voyages. Dans leurs ouvrages, les deux hommes se surnomment « 804″ pour Matzneff et « 811″ pour Giudicelli.

LIRE AUSSI >> Gabriel Matzneff au New York Times : « J’ai l’impression d’être un mort vivant »

Toujours dans le même livre hommage, Christian Giudicelli donne des détails sur leur relation. « Durant notre premier séjour à l’hôtel Tropicana [à Manille], lui habitait la chambre 804 [Eight o four] et moi la 811 [Eight one one] : ainsi, en bavardant, avons-nous pris l’habitude de nous désigner plutôt que par nos prénoms et, lorsqu’il s’agit d’évoquer, ici et là, en un court paragraphe, de menues coquineries et fredaines dont nous ne nous sentons guère coupables, mon cher Eight o four prend soin de dissimuler son cher Christian sous l’aile protectrice d’Eight one one : un tour de passe-passe qui n’abuse plus depuis longtemps ses fidèles lecteurs. » Des références à ces surnoms apparaîtront ensuite dans plusieurs de leurs romans respectifs.

A-t-il cherché à protéger Matzneff ?

Les clins d’oeil n’ont cependant pas toujours été aussi discrets. Dans La Prunelle de mes yeux, Gabriel Matzneff fait référence de manière plus ouverte à son ami. Alors qu’il raconte une scène où il sodomise une jeune fille, qui ressent des douleurs, il écrit : « Je me suis aussitôt retiré du ‘sentier des épices’ (ça, c’est une anecdote de Giudicelli, un ‘private joke’). »

LIRE AUSSI >> Quand la République décorait Gabriel Matzneff…

Au nom de cette amitié, Christian Giudicelli a-t-il cherché à protéger Gabriel Matzneff ? Toujours dans La Prunelle de mes yeux, l’écrivain raconte avoir été inquiété par la Brigade des mineurs, à la suite de lettres anonymes le dénonçant. « Hier soir, Christian Giudicelli (auquel, redoutant une perquisition, j’ai confié les photos de Vanessa prises chez moi et ses lettres), puis Marc Lacroix, ont été, comme toujours, des amis épatants », retrace-t-il.

Dans un entretien à l’ex-site Biffures, en 2008, Gabriel Matzneff déclarait avoir « autocensuré » des « passages » de ses écrits qui risquaient d’être « jugés spécialement scandaleux » après avoir notamment pris conseil auprès de Christian Giudicelli.

Matzneff ajoute avoir mis ces textes « en sécurité dans un coffre de banque ». Selon Mediapart, ce coffre-fort aurait été « localisé » par les enquêteurs.

 

 

https://www.franceinter.fr/justice/l-arme-la-plus-meurtriere-le-livre-riposte-d-une-autre-victime-de-matzneff

“L’Arme la plus meurtrière” : le livre riposte d’une autre victime de Matzneff

 

par Ilana Moryoussef publié le 27 septembre 2021 à 6h29
 

Après Vanessa Springora, une autre femme, Francesca Gee, aujourd’hui âgée de 63 ans, accuse Gabriel Matzneff d’abus sexuels. Dans un livre auto-édité, L’arme la plus meurtrière, elle dresse le portrait implacable d’un prédateur et du système qui l’a protégé.

 

Francesca Gee en septembre 2021
Francesca Gee en septembre 2021 © AFP / JOEL SAGET

 

Lorsqu’elle a rencontré Matzneff, Francesca Gee avait quinze ans et lui trente-sept, le même âge qu’Humbert Humbert, le protagoniste de « Lolita » de Nabokov. Quand on a lu Vanessa Springora (Le Consentement, Grasset, 2020), on ne peut qu’être saisi par les similitudes entre les deux récits. Comme Vanessa, Francesca était une adolescente passionnée de littérature, dont les parents, fraîchement séparés, « sont trop pris par leur mélo personnel pour s’intéresser à ce que je deviens ».

« Mes appas, mon intelligence, ma simple existence sont portés aux nues. Comment résister à te tels compliments ? »

Un soir, à la sortie du cinéma, Francesca et sa mère tombent sur Matzneff, une vieille connaissance, perdue de vue depuis longtemps. Ah, le plaisir des retrouvailles ! Assez vite, cependant, la jeune Francesca, troublée, comprend que c’est après elle que l’écrivain en a, et non après sa journaliste de mère. « Grâce à son sismographe intérieur le détourneur de fillettes a détecté la fêlure et, sans hésiter, il a foncé », écrit-elle dans L’Arme la plus meurtrière.

Il appelle aux heures de bureau pour être sûr de tomber sur la jeune fille. Il lui propose de la voir, l’étourdit de discours. « Mes appas, mon intelligence, ma simple existence sont portés aux nues. Comment résister à te tels compliments ? Comment refuser de vivre, enfin, la vie d’une héroïne », écrit-elle dans un extrait du livre disponible sur son site.

Une adolescente sous emprise

Lorsqu’il se jette sur elle, lors d’une promenade sur les quais, elle ne peut pas retenir un mouvement de dégoût. « Tandis qu’il s’escrime sur ma bouche, mes yeux ouverts enregistrent la chair flasque du cou, la peau du menton un peu pendante. » Un peu plus tard, ce sera le lit « comme une arène ». Dire non ? Impensable. À cette adolescente peu sûre d’elle, on a appris à être polie, à faire plaisir, à obéir aux adultes.

Les adultes, justement, que pensent-ils de cette drôle d’affaire ? « Ma mère était très opposée à cette liaison, déclare Francesca Gee à France Inter, mais mon père y était très favorable. Il était tout à fait d’accord pour que je sois la maîtresse de Matzneff. » Dans cette famille, personne n’occupe la place qu’il devrait occuper. Personne ne fait ce qu’il devrait faire. Car si la mère est opposée à cette liaison, la jeune Francesca en découvre bientôt la raison : « Tu m’as volé mon amant », lance-t-elle un jour à sa fille médusée. « Quand une mère et sa fille ont des rapports avec le même homme, c’est un triangle incestueux », analyse Francesca Gee. Sa mère, aujourd’hui âgée de près de 90 ans, refuse d’aborder avec sa fille ce chapitre douloureux.

Pendant ce temps, l’écrivain resserre sa prise. « Gabriel Matzneff m’a mise en garde. (..) Le monde, celui des adultes, est méchant. Il ne supporte pas les gens qui s’aiment comme lui et moi nous aimons. Car « nous » nous aimons. C’est un dogme. » Il l’espionne, lui interdit de voir ses amis, manœuvre pour qu’elle soit inscrite dans un lycée près de chez lui, pille les lettres qu’elle lui a envoyées pour les publier, à son insu, dans son essai Les moins de seize ans. Les vacances, qu’elle passe à la neige ou dans sa famille italienne, sont une respiration bienvenue pour Francesca.  Mais elle a beau se débattre, elle est engluée.

Un système qui protège Matzneff

Matzneff, prudent, a toujours dans son portefeuille une lettre autographe de Pompidou, à en-tête de la Présidence de la République. Plus tard, elle sera remplacée par une lettre de Mitterrand. En cas d’ennuis avec la police, cela peut faire son effet. Rarement on a lu une aussi fine analyse du système de manipulation mis en place par un prédateur. « Matzneff m’aime comme il aime les côtes de bœuf et les vins de Bourgogne : il me dévore et me transforme en bouillie ; plus tard il me défèquera. »

À ses dix-huit ans, Franscesca Gee parvient enfin à le quitter. Mais on ne quitte pas Matzneff. Elle a beau mettre de la distance entre eux (elle vivra de nombreuses années à l’étranger), il la poursuit : dans son journal (publié) il la traite de « garce luciférienne » et autres vocables du même tonneau. Pire, il utilise une photo d’elle à quinze ans pour illustrer l’édition Folio d’un de ses livres.

C’est en vain qu’elle essaie de faire cesser l’utilisation de son image. L’écrivain est bien entouré. Il dispose de relais puissants. Deux avocats refusent de prendre le dossier qu’elle leur soumet. Essaie-t-elle de faire le récit de ce qui lui est arrivé ? Des éditeurs la découragent. Pendant ce temps, droite et gauche confondues, l’État « fait risette au pédopornographe en chef », constate, amère, Francesca Gee, avant d’énumérer les hochets honorifiques (mais pas seulement) offerts par les gouvernements successifs. Comment cela a-t-il été rendu possible ? C’est aussi le propos de ce livre. Récit d’une dépossession de soi mais aussi décryptage de ce que l’auteure appelle lors de notre entretien « le biotope de Gabriel Matzneff ». En clair, les relations et le système qui l’ont protégé.

Un livre pour « riposter »

Lorsqu’est paru Le Consentement, de Vanessa Springora, Francesca Gee a accueilli avec joie et soulagement la déflagration qui a accompagné la sortie du livre. Elle s’est d’abord dit que c’était réglé, qu’elle n’aurait plus à y revenir. Puis, petit à petit, le désir de reprendre son manuscrit refusé est apparu. « J’ai été si gravement insultée, il faut bien lui répondre à ce type ! On ne va pas faire comme s’il ne s’était rien passé, j’avais besoin de me défendre et de riposter ! », s’exclame-t-elle avec véhémence.

Francesca Gee a parlé à la presse pour la première fois l’an dernier. C’est au New York Times qu’elle a choisi de confier son récit, écartant d’office les journaux français. Pour son livre, L’Arme la plus meurtrière, elle opté pour l’auto-édition après quelques contacts infructueux dans l’édition. Des choix qui disent bien sa défiance à l’égard d’un système longtemps acquis à son prédateur et qui a érigé autour de lui une conspiration du silence.

Gabriel Matzneff

À lire  -   Société Ni remords, ni autocritique, on a lu « Vanessavirus » de Gabriel Matzneff

 



Un attentat islamiste oublié à Béziers début septembre 2001

 

https://www.marianne.net/societe/terrorisme/dix-jours-avant-le-11-septembre-2001-lattentat-oublie-de-beziers

Dix jours avant le 11 septembre 2001, l’ »attentat » oublié de Béziers

 

L’affaire du dimanche

Par

Publié le 12/09/2021 à 6:00

 

Dans la nuit du 1er au 2 septembre 2001, dix jours avant l’attaque des tours jumelles du World Trade Center à New York, le jeune Safir Bghioua s’en prend aux forces de l’ordre de Béziers, assurant vouloir mourir en martyr. Bilan : un mort, deux voitures détruites, et une nuit d’angoisse… Retour sur un étrange « attentat » tombé dans l’oubli.

 

« Je pense que c’était le premier attentat islamiste du XXIe siècle sur le territoire français, mais il n’a pas été reconnu comme tel », lâche Raymond Couderc.

Lire la suite ICI.

 

Oui, c’est ça, et il y eut bien d’autres évènements annonciateurs du 11 septembre 2001 cette année-là, particulièrement durant l’été, et les initiés se marraient déjà bien au printemps. Je m’en souviens très bien, je n’ai pas encore tout oublié…

Rien d’étonnant à ce que ce soit un malade mental de Béziers qui à compter du printemps 2010 se présente de lui-même comme le fer de lance de toutes les attaques que je vais désormais subir tout autant dans les prétoires que sur la toile et en tout autre lieu où je tente de m’exprimer ou d’exister…

 



Jeanne d’Arc, sa vraie vie : vrai débat pour féministes

 

 
Jeanne la Pucelle n’était ni vierge ni bergère, elle n’avait pas non plus d’hallucinations et n’est pas morte brûlée à Rouen en 1431.

Issue de la noblesse, elle était très instruite, très pieuse et charitable, et avait nécessairement été préparée aux arts de la guerre comme tout autre chevalier, probablement avec ses frères qui l’ont accompagnée dans ses expéditions.

Ses aptitudes, ses idées fixes, son caractère la distinguaient clairement du commun des mortels et en firent un genre de mercenaire d’exception.

Ainsi, par exemple, mena-t-elle campagne pour Charles VII… enceinte !

Si elle n’a pas péri dans les flammes en 1431, elle apparaît néanmoins comme une vraie tête brûlée.

A peine libérée et revenue auprès des siens en 1436, elle recommence à guerroyer… au risque d’être de nouveau condamnée au bûcher pour des broutilles : s’habiller en homme, travailler les étoffes ou le verre en experte, etc…

C’est ce que démontrent les auteurs de ce site, nombreux éléments de preuves à l’appui :

http://www.jeannedomremy.fr/index.htm

 

Extraits :

 

http://www.jeannedomremy.fr/S_RouenClery/chateau_rouen.htm

« C’est une anecdote rapportée par les témoins d’alors, un fait d’apparence anodine, qui allait décider de la survie de Jeanne : « l’entrevue » organisée par l’évêque Cauchon, le 30 Mai 1431 au moment du départ pour le supplice. C’est lors de cet aparté discret entre Jeanne et l’évêque, attesté par tous les chroniqueurs du procès, que Jeanne a pu être soustraite à ses bourreaux et remplacée in extremis par une « sorcière ordinaire ».

Tout au long du procès de Jeanne qui se déroulait à l’intérieur du château de Rouen, l’évêque Pierre Cauchon aura joué le rôle d’accusateur, mais en marge du procès, sa conduite paraît plus nuancée. Ordonnateur du dit procès, l’ambitieux évêque de Beauvais s’appuyait certainement sur ses convictions intimes, mais il devait tenir compte des directives données en coulisse par le chef du camp qu’il avait choisi de défendre, celui des Anglais. Le régent Bedford était soumis aux pressions des soutiens de Jeanne et il n’y était pas resté insensible.

Pour sa part, Jeanne, tenue par ses engagements refusera farouchement tout au long du procès de révéler les secrets de sa naissance et de sa mission à ses accusateurs.
Malgré son obstination constante à se montrer telle qu’elle était, chrétienne et patriote indomptable, la première sentence rendue par l’église l’excommuniait et la condamnait au supplice.

Pour venir à bout de la résistance de la courageuse Jeanne, Cauchon allait organiser le 24 Mai une mise en scène hors procès. Jeanne fut placée sur un bûcher dressé dans le cimetière face à l’église Saint Ouen, afin de créer la situation dramatique qui allait la contraindre à abjurer ses « fautes ». Elle y fut « admonestée » en présence de juges de l’église anglais et français. Contre sa volonté, mais convaincue par les arguments de l’évêque, Jeanne s’engagea alors publiquement à ne plus s’habiller ni se coiffer en homme.

Dès l’après-midi les juges abrogeaient l’excommunication et condamnaient « seulement » Jeanne à de la prison et au pain de douleur.

Sursis provisoire pour Jeanne, car ce fut alors un tollé et la révolte chez les Anglais, avec un grand risque de débordement puisque Jeanne était maintenue en prison sur place par ceux qui exigeaient sa mort.

Et le pire se produisit effectivement! 1

Durant les jours qui allaient suivre, on raserait la tête de Jeanne à l’écuelle et l’on retirerait de la chambre-prison où elle était ferrée par les pieds tous ses habits féminins, ne lui laissant pour seul vêtement qu’un habit d’homme. Suivrait alors une entrevue provoquée où Jeanne ne pourrait se montrer aux juges de l’église qu’habillée et coiffée en homme.

Cette machination que les minutes du procès ont consignée sous le vocable religieux de « constat de relapse » eut lieu le 28 Mai. Elle allait conduire à un second procès éclair pour parjure puis à une « inévitable » condamnation à mort par l’église pour « être retournée dans son maléfice » 2 ou relapse. Pour la seconde fois, Jeanne fut condamnée à mourir sur le bûcher !

C’est alors que l’évêque de Beauvais allait organiser cet ultime plan risqué, avec la complicité du régent Bedford et du gouverneur anglais Warwick. Il sauverait Jeanne en lui substituant au dernier moment l’une de ces pauvres femmes déjà condamnée pour « sorcellerie », une de celles que l’église brûlait par centaines chaque année. Ensuite il remettrait Jeanne à Bedford selon leur accord. Ainsi Jeanne serait-elle définitivement morte pour ses ennemis anglais, bourguignons et théologiens parisiens, mais sauvée pour elle-même, pour sa famille royale, pour ses appuis franciscains… et pour le peuple fidèle à la France à qui l’on allait cacher ce dénouement.

***

L’évêque de Beauvais avait besoin de l’assistance des Anglais pour préparer ce subterfuge et c’est évidemment de connivence avec leurs chefs qu’il fut organisé, à l’insu des subalternes.
Sous le prétexte de préparer la suppliciée, les autorités avaient « arrangé » un ultime aparté sans témoin afin de disposer d’un sas de substitution et d’un chemin de repli pour Jeanne et ses gardes. Il suffisait de peu de temps pour détourner Jeanne en route vers le bûcher et la remplacer par une « sorcière » en attente de bûcher, embronchée 3 et droguée pour la circonstance.

Quelques minutes plus tard l’évêque Cauchon remettait aux tortionnaires une victime restée anonyme, une femme méconnaissable portant d’infamants écriteaux, le visage couvert d’un voile, la tête engoncée jusqu’au nez dans une mitre ridicule et certainement ignorante de la supercherie dont elle était l’objet, convaincue qu’il s’agissait de l’exécution de la sentence la concernant.
Les hommes de confiance impliqués dans l’opération allaient ensuite remettre l’héroïque Jeanne aux gardes du régent. Jeanne sera maintenue prisonnière jusqu’au traité d’Arras et à la mort du régent Bedford, deux événements qui interviendront au mois de Septembre 1435. »

 

http://www.jeannedomremy.fr/S_RouenClery/armoises.htm

« Le récit de la survivance de Jeanne était de notoriété publique pendant les mois et années qui suivirent la mort de l’héroïne, à tel point que nombre de personnes furent les victimes de travesties peu scrupuleuses qui se faisaient passer pour la Pucelle d’Orléans.

Ces  » Jeanne  » réclamaient des dons et autres subventions aux particuliers et aux communes qui avaient soutenu l’action politique et militaire de la Pucelle.

Ces faits historiques indéniables étaient oubliés jusqu’à ce qu’une correspondance paraisse dans le Mercure Galant en novembre 1683, adressée à Monsieur de Grammont, qui faisait référence à la chronique du Doyen de Saint-Thibaut datée de 1436 et qui révélait que la Pucelle n’avait pas été brûlée à Rouen.

 » Le vingtième jour du mois de mai 1436, la Pucelle Jehanne qui avait été en France, vint à la Grange-aux-Hormes, près de Saint-Privey. Elle se faisait appeler Claude. Le même jour, ses deux frères arrivèrent auprès d’elle. Aussitôt qu’ils la virent, ils la reconnurent, et elle les reconnut aussi. Elle fut reconnue par plusieurs détails pour la Pucelle Jehanne de France qui amena Charles à Reims. Jehanne revint à Arlon, et là fut fait le mariage de Messire Robert des Hermoises, chevalier, et de Jehanne la Pucelle « .

Cette chronique a été découverte en 1645 par un prêtre de l’Oratoire, le Père Jérôme Vignier, qui en avait fait un extrait, certifié conforme par un notaire. Le frère de ce dernier, Benjamin Vignier, fit publier, après la mort de Jérôme, dans le Mercure Galant de novembre 1683 un extrait aux pages 39 à 60 de la Revue. La Chronique du Doyen de Saint-Thibaut a été publiée par Dom Calmet dans les Preuves de l’Histoire ecclésiastique et civile de la Lorraine.
Quicherat publie également des extraits dans son livre Procès VI à partir de la page 121.

Ce texte est une base d’investigation sérieuse pour les historiens car il est corroboré par d’autres documents lui donnant une valeur certaine. »

 

« La réapparition de la Pucelle est donc attestée par de nombreux textes qui constituent ensemble un faisceau de présomptions et de preuves.

Tous ces documents ont permis à de nombreux historiens d’entreprendre des recherches et de nous restituer une histoire complète de la Pucelle en tenant compte des éléments historiques disponibles après la scène du bûcher.

Ces auteurs soutiennent que l’évasion de Jeanne a été organisée et qu’une sorcière qui attendait son exécution a été conduite à sa place au bûcher. La scène de l’exécution qui ne permet pas d’identifier la Pucelle renforce le doute. Cette dernière a été sauvée avec la complicité de nombreuses personnalités dont Cauchon et Bedford.

Le Journal d’un bourgeois de Paris, note qu’on lui donna pénitence :  » c’est assavoir quatre ans en prison, au pain et à l’eau, dont elle ne fit aucun jour.  »

Les historiens modernes complètent les textes anciens : le comte Pierre de Sermoise et le baron Pesme évoquent l’existence du château de Montrottier, en Savoie, où elle aurait été détenue et où se visite encore une chambre dite « prison de la Pucelle ». Jeanne fait sa réapparition près de Metz le 20 mai 1436 sous le nom de Claude, déclarant devant de nombreux seigneurs qui se trouvaient réunis, qu’elle était la  » Pucelle de France « .

Les frères de Jeanne la reconnurent ainsi que des chevaliers lorrains. Elle se rendit une semaine dans un premier village à Bocquillon ( Vaucouleurs d’après le baron de Braux ) et trois semaines dans un autre près de Metz, où de nombreux cadeaux lui furent offerts.

Ensuite la Pucelle fit un pèlerinage à Notre Dame de Liesse, demeura plusieurs semaines à Marieulles ( ou Marville ? ) et s’en alla retrouver sa tante, la duchesse de Luxembourg à Arlon, chez qui elle résida cinq mois. La Pucelle prépara son mariage avec le chevalier des Armoises chez la duchesse.

Le contrat de mariage de la Pucelle avec le seigneur des Armoises est découvert par le Père Vignier de l’Oratoire dans les archives de la famille des Armoises et inséré dans le Mercure Galant de novembre 1683.

Portrait de Jeanne des Armoises à JaulnyPortrait de robert des armoises

 

Lecoy de La Marche précise :  » elle se fit épouser là par un chevalier de noble lignée, messire Robert des Armoises. Je ne sais si, comme le dit M. Vallet de Viriville, elle le  » séduisit, » et je croirais plutôt que cette union singulière eut lieu par la volonté ou l’influence de la maison de Luxembourg ; car elle ne fut pas heureuse. On conserva longtemps dans la famille des Armoises le contrat de mariage des deux époux, qui servait encore au XVIIe siècle à étayer des preuves de noblesse et de chevalerie, et qui perpétua jusque-là, ou même plus tard, en Lorraine, l’opinion que Jeanne d’Arc avait laissé une postérité directe.  »

Ce contrat a été compulsé par des témoins non contestables tels le professeur Albert Bayet de l’Ecole des Hautes Etudes, le président Edouard Herriot et le comte de Labessières.

 » Dès lors, notre aventurière prit le nom de Jeanne des Armoises, qui lui est donné par tous les contemporains. Elle se fixa pour un temps à Metz, dans l’hôtel de son mari, situé devant l’église de Sainte-Ségoleine, et, non contente de la position brillante que ses intrigues lui avaient si rapidement value, se mit à dresser de là de nouvelles batteries « .

L’union matrimoniale de Jeanne est attestée également par l’acte de vente du 06 novembre 1436 du quart de la seigneurie de Haraucourt à Colart de Failly, écuyer, demeurant à Marville et à Poinsette sa femme, par Robert des Armoises, chevalier, seigneur de Tichemont, et sa femme Jehanne du Lys, la Pucelle de France, qualifiée en la circonstance de  » ma femme… « .

La Chronique du Doyen de Saint-Thibaut signale également un voyage à Cologne chez le comte de Wirnembourg qui lui offrit une belle cuirasse. Aux archives de cette ville, on trouve une brève note selon laquelle une escorte aurait été accordée à la Pucelle.

La Pucelle se déplace ensuite de 1437 à 1439 pour de nouvelles campagnes dans le sud-ouest et c’est ainsi que dans la chronique d’Alvaro de Luna, connétable des royaumes de Castille et de Leon, on trouve au chapitre 46 un titre qui ne laisse pas d’intriguer :

 » Comment la Pucelle qui était à La Rochelle envoya demander secours au roi d’Espagne et ce que le connétable fit pour elle « .

Florence Maquet clôt alors son étude sur la liste de ceux, à ce jour connus, qui virent et reconnurent Jeanne après le bûcher de Rouen. Vingt-quatre noms de personnalités importantes parmi lesquels celui de sa mère, ceux de ses frères, de ses compagnons d’arme, celui de la duchesse d’Anjou, du roi lui-même…

André Cherpillod complète cette précédente liste et donne une évaluation réaliste quant au nombre de personnes qui ont côtoyé la Dame des Armoises :  » Ils sont des centaines à reconnaître la Pucelle « .

Les éléments historiques lorrains et orléanais, établissant le retour de Jeanne sont concordants et ne sont contestables à l’aide d’aucune pièce ou preuve, mais seulement au moyen d’hypothèses basées sur des interprétations… On peut en déduire que l’histoire officielle ne nous donne pas une réponse pertinente en affirmant haut et fort que la Dame des Armoises est une fausse Pucelle ainsi d’ailleurs que toutes les autres. »

 

A noter :

« - La Pucelle de Cologne fait l’objet de récits historiques de la part du doyen de Saint-Thibaut ainsi que du dominicain Jean Nider ( voir la traduction de Quicherat tome V page 324 – 325 ). Deux historiens modernes, Ambroise Ledru et Alain Atten qui ont produit les résultats de leurs recherches sont référencés dans notre bibliographie.

Le livre  » Une fausse Jeanne d’Arc  » de Lecoy de la Marche a également été publié en 1871. Cet auteur écrit :  » Elle se vantait bien haut d’être la Pucelle ressuscitée, et prétendait introniser sur le siège archiépiscopal de Trêves un des deux prétendants qui se le disputaient, comme elle avait précédemment assis sur le trône de France le roi légitime. A son arrivée dans la ville de Cologne, avec le comte de Wurtemberg ( Virnembourg ), elle trouve le moyen d’opérer des prodiges : on répète partout qu’elle a déchiré en deux une pièce d’étoffe, et l’a remise aussitôt dans l’état primitif, qu’elle a brisé une vitre contre la muraille et l’a réparée instantanément. Kalt-Eysen survient et remplit immédiatement son office : il ouvre une enquête, il cite la magicienne à son tribunal. Mais celle-ci refuse de se soumettre aux ordres de l’Eglise. Elle est excommuniée et va être jetée en prison, lorsque le comte, son protecteur, l’enlève à temps et la ramène à Arlon « . »

Alors ça, c’est bien moi : « Allez vous faire voir avec vos conneries, bande de tarés ! »

 



Gabriel Matzneff et autres pédophiles : quand leurs victimes se fâchent…

C’est au tour de Francesca Gee, ancienne journaliste aujourd’hui âgée de 63 ans, de publier son livre sur son expérience d’adolescente « séduite » par le pédophile Gabriel Matzneff.

«Je ne sais pas comment il va être reçu, mais cela ne me fait pas peur. Il est possible que je sois attaquée, ce n’est pas bien grave. Je ne veux plus me censurer», déclare-t-elle.

J’en suis au même stade avec toute la clique des pourritures du TGI de Brest qui continuent à déifier le pédophile, trafiquant de drogue et cybercriminel notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi…

 

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Un-nouveau-livre-accable-Gabriel-Matzneff-1755895

Un nouveau livre accable Gabriel Matzneff

 

Paris Match | Publié le 02/09/2021 à 20h30

La Rédaction avec AFP
Gabriel Matzneff en Italie, en février 2020.

Gabriel Matzneff en Italie, en février 2020. VALERY HACHE / AFP

 

L’écrivain pédophile, dont les agissements avaient été dénoncés dans «Le Consentement» de l’autrice Vanessa Springora, est l’objet d’un nouvel ouvrage, signé par une autre de ses victimes présumées.

Une femme qui accuse l’écrivain français Gabriel Matzneff, alors âgé de 37 ans, de l’avoir violée à 15 ans, va publier en auto-édition son témoignage, a-t-elle annoncé jeudi.

A paraître le 28 septembre, le livre s’intitule «L’Arme la plus meurtrière», lit-on sur un site internet où l’autrice met l’ouvrage en vente, et laisse lire gratuitement les 11 premières pages.

Elle le qualifie de «mi-témoignage personnel, mi-enquête journalistique, afin de dresser le portrait d’un étonnant personnage dont les menées ont été protégées, au long d’un demi-siècle, par des hommes parmi les plus puissants».

Reportage :Gabriel Matzneff, la retraite secrète du paria

L’existence de ce récit était connue depuis que Francesca Gee avait révélé son histoire au «New York Times» en mars 2020, plus de deux mois après la parution de celui de Vanessa Springora, «Le Consentement».

Ancienne journaliste qui vit en France, Francesca Gee, aujourd’hui âgée de 63 ans, racontait qu’en 2004, près de 30 ans après les faits, son manuscrit avait été refusé par tous les éditeurs contactés, dont certains avouaient ouvertement redouter l’influence de Gabriel Matzneff.

« C’était tout sauf de l’amour »

Dans un entretien avec le magazine «Elle», l’autrice explique ne plus craindre la réaction de Gabriel Matzneff et de ses soutiens à la parution du récit.

«Je ne sais pas comment il va être reçu, mais cela ne me fait pas peur. Il est possible que je sois attaquée, ce n’est pas bien grave. Je ne veux plus me censurer», déclare-t-elle.

«Le Consentement» racontait en détail comment Vanessa Springora, dans les années 1980, avait été entraînée à 14 ans dans une relation avec un homme qui en avait près de 50, et comment tout l’entourage avait fermé les yeux.

D’après Francesca Gee, les deux histoires se ressemblent beaucoup. «C’étaient les mots de l’amour, l’apparence de l’amour, mais c’était tout sauf de l’amour. Je disais que je l’aimais, mais il n’y avait aucune confiance, aucun respect», raconte-t-elle au magazine.

Gabriel Matzneff, 85 ans, vit retiré en Italie, et clame être la victime d’une vengeance de Vanessa Springora et Francesca Gee après des séparations douloureuses.

 



Henri Lafont et ses « déconnologues » de la rue Lauriston…

 

 

… ou comment l’Histoire a tendance à se répéter…

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Lafont

Henri Lafont

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Ne doit pas être confondu avec Henri Lafond.
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Henri Lafont
Image dans Infobox.
Photographie d’identité judiciaire d’Henri Chamberlin, dit Henri Lafont, en mai 1944.
Biographie
Naissance

Paris

Décès
      (à 42 ans)

Fort de Montrouge

Nom de naissance
Henri Louis Chamberlin
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour

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Henri Chamberlin, dit Henri Lafont, né dans le 13e arrondissement de Paris le 22 avril 19021 et mort fusillé au fort de Montrouge à Arcueil le 26 décembre 1944, est un repris de justice français qui, durant la Seconde Guerre mondiale, fut le chef de la Gestapo française (la « Carlingue ») sous l’occupation allemande. Il incarne la collusion entre la pègre française et les autorités nazies pendant l’Occupation, tant pour le pillage de richesses, la persécution et la spoliation des juifs, que pour la traque et la torture de résistants français.

Jeunesse

Henri Louis Chamberlin grandit dans un milieu populaire, son père étant ouvrier clicheur et sa mère journalière. Son père meurt quand il a 11 ans2 et sa mère l’aurait abandonné le jour même de l’enterrement, en 19123. Livré à lui-même, il traîne souvent dans le quartier des Halles à Paris, et exerce de nombreux métiers, de manœuvre à coursier.

En 1919, il est condamné à la maison de correction jusqu’à sa majorité pour vol de bicyclette. À sa sortie, il est incorporé au 39e régiment de tirailleurs algériens. Rendu à la vie civile deux ans plus tard, il est condamné en correctionnelle à deux ans de prison, assortis de dix ans d’interdiction de séjour, pour le recel d’une automobile volée. Il se marie à la maison d’arrêt de la ville d’Aix-en-Provence le 26 avril 1926 à Rebecchi Arzia1, avec qui il aura deux enfants, Pierre et Henriette.

À sa sortie de prison, il se fixe à Saint-Jean-de-Maurienne où il trouve un emploi. À la suite d’un vol de 2 000 francs dans la caisse du magasin qui l’emploie, il est envoyé au bagne de Cayenne, d’où il s’évade 4. Il change de nom à plusieurs reprises (Norman, puis Lafont).

De Chamberlin à Lafont

Au début de 1940, Chamberlin est gérant d’un garage Simca à la Porte des Lilas sous le nom d’Henri Lafont où il noue quelques contacts avec des policiers. En mars, il réussit à devenir gérant du mess de l’Amicale de la préfecture de police. Il cherche à s’engager dans l’armée, et manque de se faire arrêter. Il s’engage alors dans la brigade des « volontaires de la mort » peu regardante sur le passé des recrutés, laquelle est toutefois dissoute deux mois plus tard. Il est arrêté à Paris pour insoumission (désertion) . En juin 1940, il est emprisonné à la prison du Cherche-Midi, puis, à la suite de l’avancée de la Wehrmacht, au camp de Cepoy. C’est là qu’il rencontre deux espions Allemands et un Suisse, internés à la déclaration de guerre, avec lesquels il s’évade.

« Pourquoi ne pas travailler avec nous ? »

Il rejoint Paris, désormais occupé, avec ses compagnons d’évasion et se fait promptement recruter par ces derniers, tous trois membres de l’Abwehr.

Lafont dira plus tard à l’un de ses avocats :

« Au début, cette histoire d’Allemands ne me plaisait guère. Si les gars d’en face, les Résistants, m’avaient proposé quelque chose, je l’aurais fait. Il n’y a pas de doute. Et je n’aurais pas fait de cadeaux aux fritz ! Seulement voilà, à l’époque, des résistants, j’en ai pas connu, j’en ai pas vu la couleur. Je ne savais même pas ce que c’était. C’est à cela que tient le destin d’un homme : un petit hasard, une histoire d’aiguillage. Ou alors c’est la fatalité ! »

Il est installé par l’agent Max Stocklin, rue Tiquetonne dans un bureau d’achats pour le compte de la Wehrmacht, officine chargée de s’approprier des richesses françaises, doublée d’une basse police. Il achète toutes sortes de produits, des vêtements aux meubles en passant par les denrées alimentaires. Un second bureau s’ouvre rue Cadet et un troisième rue du Faubourg-Saint-Antoine. Il joue les utilités et se fait remarquer par Hermann Brandl, agent spécial de l’Abwehr, et par le capitaine Wilhem Radecke de la Wehrmacht. Il déménage deux fois pour finalement s’installer au 93 rue Lauriston. Avant-guerre, l’immeuble est la propriété de Mme Weinberg5.

Lafont prend l’initiative, dès juillet 1940, d’aller recruter vingt-sept malfrats, en compagnie de Radecke à la prison de Fresnes. Le colonel Reile, supérieur de Brandl et Radecke, ordonne l’arrestation de Lafont en apprenant la libération des détenus.

Radecke prévient Lafont et lui propose de retrouver l’un des chefs de la résistance antinazie, le Belge Lambrecht recherché par l’Abwehr, dont la capture lui vaudrait la faveur des autorités allemandes. Lafont arrête Lambrecht en zone libre et, aidé par Robert dit « le fantassin », de Hirbes dit « la rigole » et Estebéteguy dit « Adrien la main froide » ou « Adrien le Basque » (qui finira ses jours dans les chaudières du docteur Petiot), le ramène à Paris au siège de la Gestapo, dans le coffre de sa voiture, pieds et poings liés. Là, il le torture de ses propres mains. Le résultat aboutit au démantèlement du réseau de contre-espionnage belge à la suite de l’arrestation de 600 personnes.

Il intègre la police allemande sous le matricule 6474 R6.

Sa bande se compose d’une centaine de permanents sur lesquels il règne en maître et qui bénéficie d’une impunité quasi-totale. Il instaure un système de sanctions pour ceux qui feraient des écarts aux règles édictées, allant de la simple amende jusqu’à la peine de mort. La bande est composée de gangsters et autres malfrats, mais aussi de policiers véreux, dont le plus connu, l’ancien « premier policier de France » Pierre Bonny, devient le second de Lafont.

Échec à Alger

Vers la fin de l’année 1940, Hermann Brandl demande à Lafont de faire passer un agent de liaison en Afrique du Nord pour y installer un émetteur clandestin en communication avec les services allemands. Lafont s’installe avec son équipe au Cap Doumia près d’Alger. Mais deux des complices sont arrêtés par la police et la mission échoue. Lafont est condamné à mort par contumace.

Pillage et tortures

Les Allemands utilisent la bande Bonny-Lafont pour tenter de mater la Résistance, et celle-ci se révèle redoutablement efficace.

La pratique de la torture pendant les interrogatoires est monnaie courante : arrachage des ongles, limage des dents, nerf de bœuf, coup de poing, de pied, brûlure à la cigarette ou à la lampe à souder, mais aussi le supplice de la baignoire glacée, de l’électricité, etc.

Les hommes de la bande auraient aussi perpétré des assassinats commandités par les Allemands7.

En 1942, la « carlingue » passe sous l’autorité de la Gestapo. Lafont se démène pour plaire à ses nouveaux supérieurs, notamment en offrant une somptueuse Bentley comme cadeau de mariage à Helmut Knochen, adjoint d’Heydrich chargé d’implanter la police secrète en France8.

Début 1942, il s’entend avec le Devisenschutzkommando (DSK) (Détachement pour la mise en sûreté des devises), installé au 5, rue Pillet-Will, qui est chargé des devises et de la lutte – très lucrative – contre le marché noir. Dans les trafics, il obtient jusqu’à 20 % de commission.

Il s’agit de s’introduire dans la bonne société, de mettre en confiance ses interlocuteurs, de se concentrer sur les personnes ayant des ennuis et désireuses de cacher de l’argent en Suisse ou d’obtenir des laissez-passer. Lors du rendez-vous, les membres de l’équipe sortent leur carte de police allemande ou française et accaparent les devises, or, meubles à des prix bradés. Quand il s’agit d’un Juif, tout lui est confisqué, puis il est emmené au SD de l’avenue Foch. De nombreux cambriolages sont également perpétrés, sous couvert de « perquisitions ».

Les trésors s’accumulent rue Lauriston ; un jour de décembre 1942, Lafont partage le butin de l’ancienne ambassade américaine, composé de vaisselle de luxe, avec les principaux chefs allemands de Paris.

Lafont mène la grande vie, jouissant de voir des gens importants lui faire des demandes. Il organise beaucoup de soirées mondaines où il multiplie les contacts et devient incontournable grâce aux faveurs qu’il distribue. Pour distraire ses chefs, il les emmène dans les grands cabarets et établissements de nuit de la capitale dont le One-Two-Two. Ayant obtenu la nationalité allemande avec le grade de capitaine, il fait la tournée des établissements de nuit parisiens, que par ailleurs sa bande rackette, en uniforme allemand, ce qui déplait aux services de renseignement de la Wehrmacht.

Il y a beaucoup d’habitués du « 93 », comme le préfet de police Amédée Bussière, le journaliste Jean Luchaire, l’actrice Yvette Lebon et sa fille, ainsi que beaucoup de femmes appelées les « comtesses de la Gestapo ». Lafont tutoie Pierre Laval9. Les rapports avec d’autres collaborationnistes, comme Fernand de Brinon, sont plutôt mauvais.

En 1943, la bande inflige de lourdes pertes au réseau Défense de la France dont une soixantaine de membres sont arrêtés. Cependant, Défense de la France survit à ce coup dur. Parmi les personnes arrêtées se trouve Geneviève de Gaulle, nièce du général, arrêtée le 20 juillet 1943 par l’ancien inspecteur Bonny.

D’autres gestapistes parisiens ont existé, avec lesquels la bande Laffont-Bony est entrée en conflit pour le pouvoir : la « bande des Corses », la « Gestapo de Neuilly » dirigée par Frédéric Martin alias Rudy de Mérode, un temps associé avec Gédéon van Houten. La bande de Lafont, appuyée par la Gestapo allemande, en raison de sa nocivité particulière pour les réseaux de Résistance, parvient à les faire déporter.

Au début de l’année 1944, Henri Lafont se voit désormais en chef de guerre, propose et crée la Brigade nord-africaine, composée essentiellement d’hommes originaires d’Afrique du Nord, avec le nationaliste algérien Mohamed el-Maadi (ancien officier français membre de la Cagoule, groupe clandestin d’extrême droite)10. Portant l’uniforme milicien, la brigade prend part à des combats contre la résistance intérieure française, les Maquis du Limousin (trois sections participent aux combats contre le maquis de Corrèze notamment Tulle), puis le Périgord qui est le département de la Dordogne (une section) avec le massacre de 52 otages à Mussidan11 Sainte-Marie-de-Chignac 23 otages exécutés12, ou encore 26 otages fusillés où il y avait Georges Dumas (résistant), parmi les otages dans une carrière désaffectée des environs de Brantôme placé sous le commandement d’Alexandre Villaplane13 et en Franche-Comté (une section). La légion est dissoute en juillet 1944 quand la troupe se disperse. Certains des anciens membres suivent Mohamed el-Maadi en Allemagne et d’autres rejoignent la SS Freies Indien Legion.

La fin de la guerre

En août 1944, les gens compromis dans la collaboration fuient Paris vers l’Allemagne, Sigmaringen, Baden-Baden, Steinhorst.

Lafont s’installe dans sa ferme des Baslins à Bazoches-sur-le-Betz laissant derrière lui les locaux de la rue Lauriston abandonnés, en demandant toutefois à Pierre Bonny de détruire les fichiers. Il est accompagné de sa maîtresse, de ses deux enfants ainsi que de Bonny et sa famille. Ils comptaient tous attendre que la situation redevienne normale pour ensuite fuir en Espagne et récupérer une partie du magot accumulé. Des FFI locaux, ignorant leur identité, réquisitionnèrent leurs voitures, une Bentley et une Jaguar14.

Cet imprévu obligea Lafont à envoyer le fils de Bonny à Paris à bicyclette pour obtenir des voitures de Joseph Joanovici.

Joanovici, dit « le chiffonnier milliardaire », fut agent du Komintern, de la Gestapo et soutien du mouvement de résistance Honneur de la Police. Il livre Lafont et sa bande à l’inspecteur Morin en lui indiquant la ferme.

Le 30 août 1944 au matin, la ferme est encerclée et Lafont et ses acolytes sont arrêtés sans résistance. Cinq millions de francs en liquide, des bijoux, des armes et des papiers sont saisis.

Procès et sentence

Henri Lafont et ses
Henri Lafont à gauche au premier plan, à côté de Pierre Bonny, lors du verdict rendu le 11 décembre 1944, qui les condamne tous deux à mort.

Pierre Bonny et Henri Chamberlin dit Lafont, sont interrogés à la Conciergerie.

Devant le magistrat instructeur, Pierre Bonny avoue tout et cite plus de mille noms impliqués dans « l’affaire de la rue Lauriston ». Un vent de panique se répand à Paris surtout après la révélation d’un marché noir de faux certificats de résistant.

Le procès commence le 1er décembre 1944 pour finir le 11 décembre15. Quelques personnes témoignent en faveur de Lafont pour service rendu, y compris des résistants pour lesquels il aurait eu une indulgence ou dont il aurait sauvé un membre de la famille. La police retrouve à la ferme, dans un bac à linge sale, 2,5 millions de francs en petites coupures.

Lors du verdict (ils sont tous les deux condamnés à mort), Pierre Bonny doit être soutenu par les gendarmes alors que Lafont a le sourire aux lèvres et est très détendu.

Le 26 décembre, au moment d’être fusillé au fort de Montrouge, Lafont adresse quelques mots à son avocate maître Drieu : « Je ne regrette rien, Madame, quatre années au milieu des orchidées, des dahlias et des Bentley, ça se paie ! J’ai vécu dix fois plus vite, voilà tout. Dites à mon fils qu’il ne faut jamais fréquenter les caves. Qu’il soit un homme comme son père ! ». Il est 9 h 50, Henri Chamberlin dit Lafont est attaché au poteau, la tête découverte et la cigarette aux lèvres.

Dans la biographie romancée qu’elle a consacrée à Marga, Comtesse de Palmyre16, Marie-Cécile de Taillac rapporte qu’Henri Lafont (qui aurait été un temps l’amant de l’héroïne), aurait lancé à son défenseur avant d’être fusillé : « Cela m’est égal de mourir. J’ai vécu dix vies, je peux bien en perdre une ! » Peu de temps auparavant, marchant vers le peloton d’exécution, il aurait dit : « On devrait moderniser tout cela — envoyer une belle nana, par exemple, à la place d’un curé. »

La French Connection aurait été financée par l’argent de la Carlingue par l’intermédiaire d’Auguste Ricord, agent de Lafont, arrêté en septembre 1972, jugé et condamné aux États-Unis.

Notes et références

  1. Marie-Cécile de Taillac, Marga, Comtesse de Palmyre, Paris, Belfond, 1995, 231 p. (ISBN 978-2-7144-3281-0, OCLC 406686730)

Annexes

Bibliographie

Bande dessinée

      • Il était une fois en France, par Fabien Nury et Sylvain Vallée
        • tome 1 : « L’empire de Monsieur Joseph », Glénat 2007
        • tome 2 : « Le vol noir des corbeaux », Glénat 2008
        • tome 3 : « Honneur et Police », Glénat 2009
        • tome 4 : « Aux armes, citoyens ! », Glénat 2010
        • tome 5 : « Le petit juge de Melun », Glénat 2011
        • tome 6 : « La Terre Promise », Glénat 2012

Articles connexes

Liens externes

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestapo_fran%C3%A7aise_de_la_rue_Lauriston

Gestapo française de la rue Lauriston

Gestapo française
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Type
Pays
Coordonnées

 dans Crime

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240px-Plaque_Gestapo_fran%C3%A7aise%2C_93_rue_Lauriston%2C_Paris_16 dans Folie
Plaque commémorative, rue Lauriston, en hommage aux victimes de la Gestapo française.
220px-Ex-si%C3%A8ge_de_la_Gestapo_rue_Lauriston_3 dans LCR - NPA
Immeuble 93 rue Lauriston.

La Gestapo française de la rue Lauriston, ou la Carlingue, est le nom donné à l’une des officines de la Gestapo française, installée au 93, rue Lauriston dans le 16e arrondissement de Paris entre 1941 et 1944, durant l’occupation du pays par les forces armées du IIIe Reich, et responsable de nombreuses exactions sous la direction d’Henri Lafont et de Pierre Bonny

Une officine parallèle a été créée en 1942 au 3-5, rue Mallet-Stevens après l’arrestation d’Eric et Hélène Allatini.

Historique

Ce groupe rassemble des membres du milieu, comme les truands Henri Chamberlin dit Lafont (leur chef) ainsi qu’Abel Danos et quelques anciens policiers révoqués, en premier lieu Pierre Bonny1. Les liens avec l’occupant leur permettent de nombreux trafics, avec des personnages louches tels que Joseph Joanovici.

Ils sont à l’origine de la Légion nord-africaine, engagée dans la répression contre les maquis à Tulle (voir répression contre les maquis de Corrèze).

Selon le policier à la retraite Henri Longuechaud, « On peut être scandalisé par le chiffre de 30 000 à 32 000 souvent avancé [comme effectifs de la Carlingue]… À Paris, lorsque l’occupant lance un avis de recrutement pour 2 000 policiers auxiliaires à son service, il aurait reçu pas moins de 6 000 candidatures »2.

Les principaux membres ont été jugés et condamnés à mort à la Libération.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Références

  1. Henri Longuechaud, Conformément à l’ordre de nos chefs, page 58, cité par Maurice Rajsfus in Maurice Rajsfus, La police de Vichy : les forces de l’ordre françaises au service de la Gestapo, 1940-1944, Paris, Cherche-Midi, coll. « Documents », 1995, 286 p. (ISBN 978-2-86274-358-5, OCLC 33362188) (page 51).

Annexes

Bibliographie

Études et essais

  • Grégory Auda, Les belles années du « milieu », 1940-1944 : le grand banditisme dans la machine répressive allemande en France, Paris, Michalon, 2002, 254 p. (ISBN 2-84186-164-3, OCLC 50493997).
    Réédition : Grégory Auda, Les belles années du « milieu », 1940-1944 : le grand banditisme dans la machine répressive allemande en France, Paris, Michalon, 2013, 2e éd., 253 p. (ISBN 978-2-84186-678-6).
  • Jean-Marc Berlière, Polices des temps noirs : France, 1939-1945, Paris, Perrin, 2018, 1357 p. (ISBN 978-2-262-03561-7, présentation en ligne [archive]).
  • Cyril Eder, Les Comtesses de la Gestapo, Paris, Grasset, 2006, 257 p. (ISBN 978-2-246-67401-6, OCLC 723952731)
  • Serge Jacquemard, La Bande Bonny-Lafont, Paris, Fleuve noir, coll. « Crime story » (no 10), 1992, 217 p. (ISBN 978-2-265-04673-3, OCLC 40382542)
  • Philippe Aziz, Au service de l’ennemi : la Gestapo française en province 1940-1944, Paris, Fayard, 1972, 186 p. (OCLC 417371268).
  • Philippe Aziz, Tu trahiras sans vergogne : histoire de deux collabos, Bonny et Lafont, Paris, le Livre de poche, coll. « Le Livre de poche » (no 3457), 379 p. (OCLC 1206738).
  • Jacques Delarue, Trafics et crimes sous l’Occupation, Paris, Fayard, coll. « Grands documents contemporains », 1993 (1re éd. 1968), 496 p. (ISBN 978-2-21303-154-5, OCLC 722598561)
    Édition revue et augmentée.
  • Jean-François Miniac, Les Grandes Affaires criminelles du Doubs, Romagnat, De Borée, 2009, 362 p. (ISBN 978-2-84494-959-2, OCLC 690431283). (sur le carlingue Roger Griveau)
  • Patrice Rolli, La Phalange nord-africaine (ou Brigade nord-africaine, ou Légion nord-africaine) en Dordogne: Histoire d’une alliance entre la Pègre et la Gestapo (15 mars-19 août 1944), Éditions l’Histoire en Partage, 2013, 189 pages (sur Alexandre Villaplane et Raymond Monange essentiellement)

Littérature

Filmographie

Articles connexes

Lien externe

  • Guy Penaud, L’inspecteur Pierre Bonny. Le policier déchu de la « Gestapo française » du 93, rue Lauriston, Paris, L’Harmattan, 2011, 260 p. (ISBN 978-2-296-55108-4, lire en ligne [archive]), p. 157 et suiv. D’autres anciens policiers révoqués se retrouvent également aux côtés des malfrats de la bande Lafont : Paul Maillebuau ainsi que des inspecteurs Bérard et Pehou, ces derniers étant probablement recrutés par Bonny lui-même, ou encore Jean Bernolles. Voir (en) Simon Kitson, Police and Politics in Marseille, 1936-1945, Leiden, Brill, 2014, 326 p. (ISBN 978-90-04-26523-3, lire en ligne [archive]), p. 138.

 



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