Cyprien Luraghi est totalement fâché avec les lois de la République française

 

Il vient encore de le dire ce matin sur Twitter :

 

Cyprien Luraghi est totalement fâché avec les lois de la République française dans AC ! Brest FireShot%2BCapture%2B996%2B-%2B%252820%2529%2BCyprien%2BLuraghi%2Bsur%2BTwitter%2B_%2B_%2540Dalloz%2BAvec%2Bun%2Btel%2Bfatras%2Bbord%25C3%25A9l_%2B-%2Btwitter.com
 

 

Il est certain que la sienne est beaucoup plus simple : il a tous les droits et ses victimes n’en ont strictement aucun, à part celui de se faire massacrer par ce psychopathe et ses divers complices.

 



Terrorisme : un truc de ouf à Brest

Jeudi 27 juin 2019 s’est produit à Brest un attentat insensé immédiatement suivi d’une « revendication » très surprenante de l’auteur des faits, un jeune Lyonnais de 21 ans apparemment sans histoire et expliquant qu’il aurait agi sur ordre d’individus lui paraissant être des policiers, sous la menace de l’assassinat de toute sa famille.

Il a été retrouvé mort avec une balle dans la tête peu après non loin des lieux de l’attaque.

Quant à ses victimes, l’imam de la mosquée Sunna de Brest et un de ses amis, tous deux blessés par balles, ils sont à l’hôpital et vont relativement bien.

A en croire ce que dit leur agresseur dans la lettre diffusée sitôt après les faits, il n’avait pas l’intention de se suicider mais aurait au contraire tenté d’échapper à une mort d’après lui certaine en envoyant ses explications à 54 personnes auxquelles il a demandé de les publier et partager au maximum.

Tout aurait commencé le 18 avril 2019 vers 23h30.

Ce jour-là, Abdelkader Merah était condamné à trente ans de réclusion criminelle pour « complicité » des sept assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed.

Un peu plus tôt le même jour, j’avais publié à ce sujet :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/04/18/affaire-merah-verdict-attendu-ce-jour/

Il s’agissait d’un article de presse introduit par ce commentaire :

 

La condamnation sans preuve est en passe de devenir la règle dans toutes les affaires criminelles où les investigations auront été bloquées par les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest avant que leurs protégés de la bande de « déconnologues » du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi ne s’en trouvent mis en accusation.

 

Personnellement, j’ai bien l’impression qu’une grosse pierre vient d’atterrir dans le jardin du procureur de la République de Brest.

L’ennuyeux, c’est qu’il y a encore mort d’homme et deux blessés.

 

 

https://www.mizane.info/attentat-de-brest-letrange-lettre-de-karl-foyer/

Attentat de Brest : l’étrange lettre de Karl Foyer

 

Karl Foyer

 

La double attaque armée contre l’imam Rachid Eljay et un autre fidèle devant la mosquée de Brest a été commise par un individu identifié, répondant au nom de Karl Foyer. L’homme avait précédemment envoyé par email une lettre à 54 personnes expliquant les motivations de son acte.

 

Le contenu de cette lettre, assortie d’une photo de sa pièce d’identité diffusée sur internet, évoque des menaces et de l’intimidation dont il aurait été victime, du chantage de la part d’individus non identifiés qui l’aurait contraint sous peine de représailles contre sa famille, de tuer Rachid Eljay.

Peu reprise par la presse, cette lettre et son contenu ont été qualifiés de « délirant » par certains journalistes, en l’absence d’une expertise médicale et avant même que des éléments d’enquête plus approfondies aient été diffusés.

La rédaction de Mizane.info reproduit dans l’état et sans commentaire, cette lettre de Karl Foyer, retrouvé mort. La thèse du suicide (l’homme est mort d’une balle dans la tête) est évoqué par les autorités.

Quant à l’attaque, le parquet de Brest a écarté toute forme d’attentat, comme il s’en est expliqué dans un communiqué.

« Les éléments recueillis à l’heure qu’il est ne permettent pas de considérer qu’il s’agit d’un attentat. C’est la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Rennes qui s’est chargée de l’enquête », a expliqué le procureur de la République Jean-Philippe Récappé.

Karl Foyer

Lettre de Karl Foyer : partie 1

Karl Foyer

Lettre de Karl Foyer : partie 2

 

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/brest-l-auteur-des-coups-de-feu-karl-f-etait-detenteur-d-une-licence-de-tir_2086830.html

Brest : l’auteur des coups de feu, Karl F., était détenteur d’une licence de tir

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 28/06/2019 à 18:45

 

La police sur les lieux de l'agression de l'imam de la mosquée Sunna, le 27 juin 2019 à Brest

La police sur les lieux de l’agression de l’imam de la mosquée Sunna, le 27 juin 2019 à Brestafp.com/Fred TANNEAU

 

Confiée à la police judiciaire de Rennes, l’enquête se poursuit après qu’un homme a tiré sur deux personnes dont un imam devant la mosquée de Brest, jeudi.

 

Ce geste insensé continue d’interroger les enquêteurs. Le procureur de Brest est encore bien incapable d’expliquer les raisons qui ont poussé un jeune homme de 22 ans à tirer sur deux personnes, dont l’imam Rachid Eljay, jeudi devant une mosquée de Brest, avant de se donner la mort.

Lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi, Jean-Philippe Récappé est revenu sur ce qu’il qualifie de « tentative d’assassinat », perpétrée par Karl F., un habitant de Lyon, qui a tenté d’expliquer son geste dans une lettre confuse, largement diffusée sur les réseaux sociaux jeudi soir. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Rennes.

« Un individu s’est présenté sur le parvis de la mosquée un petit peu avant 16 heures, a raconté le magistrat. Il est entré dans un premier temps dans la mosquée, sans y faire quoi que ce soit de répréhensible, il est ressorti ». Puis le jeune homme a rapproché un véhicule « dans lequel il était venu », une Clio grise.

Neuf douilles de calibre 9 mm

« Après avoir pris contact avec l’imam en lui disant qu’il souhaitait faire un selfie avec lui, il est reparti vers sa voiture et est revenu en ayant un blouson sous le bras. Sous ce blouson, il dissimulait une arme de poing, avec laquelle il a tiré sur l’imam et sur personne qui l’accompagnait », a détaillé Jean-Philippe Récappé. Les deux victimes ont été sérieusement blessées, a-t-il confirmé, mais leurs jours ne sont pas en danger.

Neuf douilles de calibre 9 mm ont été retrouvées sur place. Elles ont été tirées par un pistolet Glock, pour lequel le suspect disposait d’une autorisation de détention, a indiqué lors de la conférence de presse le directeur adjoint de la police judiciaire de Rennes. Une autre arme du même type, appartenant elle aussi à Karl F., par ailleurs titulaire d’une licence de tir dans un club de la région lyonnaise, a été retrouvée lors de perquisitions.

Après les tirs, Karl F. a pris la fuite au volant de sa Clio. Les enquêteurs, qui l’ont rapidement identifié, ont retrouvé la trace du véhicule gris, vide et verrouillé, dans la commune de Guipavas, près de Brest. À 300 m de là, les gendarmes sont tombés sur « le corps d’un individu qui se trouvait sur le ventre. Une arme de poing à proximité », a décrit Jean-Philippe Récappé qui ajoute que l’homme était déjà mort. Il se serait tiré une balle.

« Aucun signe particulier de radicalisation »

Avant de se suicider, Karl F. aurait diffusé une lettre, accompagnée d’une photo de sa carte d’identité, sur les réseaux sociaux. Le procureur a annoncé avoir assez rapidement balayé l’hypothèse d’une piste terroriste : « on n’a retrouvé aucun signe particulier de radicalisation ».

Interrogé sur l’éventualité d’un suspect à la personnalité psychotique, il est resté prudent. « Sa lettre est ‘très surprenante’. Quand on la lit, on s’interroge sur la possibilité qu’il y ait eu une approche de la situation qu’il vivait qui n’est pas conforme à ce que l’on vit actuellement ».

« Il m’a ordonné d’égorger l’imam Rachid Eljay », est-il écrit dans ce manuscrit de deux pages, à propos des consignes que lui aurait données un des hommes cagoulés présents dans une camionnette noire dans laquelle il aurait été brièvement retenu. « Je suis obligé de le tuer, si je ne le fais pas ils tueront ma famille », poursuit l’auteur du texte diffusé sur les réseaux sociaux. « Juste avant de me sortir de la camionnette, ils m’ont implanté une espèce de puce dans le bras. »

Une tablette et un téléphone portable en cours d’analyse

Le procureur demeure encore circonspect quant aux motivations du jeune homme qui vivait et travaillait dans une entreprise de nettoyage et d’entretien de la région lyonnaise et occupait depuis le 17 juin un bungalow dans un camping près de Brest. Il avait d’ailleurs prévu d’y rester quelques jours après le 27 juin. « Quel lien pouvait-il avoir avec l’imam de Brest », s’est interrogé le magistrat, qui évoque un jeune homme « qui n’est pas connu pour une radicalisation ou pour appartenir à un groupuscule quelconque ». L’imam avait fait de son côté parler de lui en 2015 en raison de prêches controversés avant d’adopter un discours plus modéré.

LIRE AUSSI >> Qui est Rachid Eljay, l’imam de Brest blessé par balles jeudi ?

« Les perquisitions menées dans le véhicule et bungalow n’ont pas apporté d’éléments sur sa motivation. Une tablette et son téléphone portable, dont il s’est délesté sur la route entre la mosquée et Guipavas, doivent encore être analysés », a annoncé le magistrat. Il évoque aussi la découverte de « munitions », et de « plusieurs chargeurs, complets ou incomplets ». Des perquisitions ont également été menées par la police judiciaire de Lyon dans le studio qu’occupait Karl F. dans l’agglomération de la ville. Sans résultats probants.

À ce jour, aucune autre arrestation n’a eu lieu et aucune complicité n’a pu être déterminée. La mère du suspect a été entendue afin d’aider les enquêteurs à étudier « ce personnage qu’on découvre et qui était totalement inconnu des services de police », a précisé le commissaire de la PJ.

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/tirs-devant-la-mosquee-de-brest-une-histoire-invraisemblable-28-06-2019-8105826.php

Tirs devant la mosquée de Brest : «Une histoire invraisemblable»

 

L’adjoint au maire en charge du quartier à Brest où l’imam a été attaqué jeudi par un jeune apparemment déséquilibré est venu soutenir les habitants qui veulent rester sereins.

 

 Au lendemain de la tentative d’assassinat de l’imam brestois Rachid Eljay, les fidèles sont revenus nombreux à la prière.

Au lendemain de la tentative d’assassinat de l’imam brestois Rachid Eljay, les fidèles sont revenus nombreux à la prière. LP/Nora Moreau
 

Par Nora Moreau, notre correspondante à Brest (Finistère)

Le 28 juin 2019 à 21h56

Au lendemain des faits survenus ce jeudi, le quartier de Pontanézen à Brest (Finistère) restait saisi par la tentative d’assassinat de l’imam brestois Rachid Eljay à l’entrée de la mosquée. Les habitants étaient pour la plupart « sous le choc ».

Ce quartier populaire, où réside une importante communauté d’origine maghrébine, commençait depuis quelques années à s’installer dans un quotidien paisible. « Jusqu’à ce que Rachid fasse parler de lui », glisse Hélène, 54 ans, qui travaille dans le quartier depuis toujours. « Même si nous sommes évidemment contents qu’il s’en sorte bien. »

Jeudi, à 16h19, plusieurs coups de feu retentissent devant la mosquée Sunna. Un jeune homme armé d’un 9 mm s’enfuit dans une Clio grise. À terre gisent deux hommes ; l’un d’eux est l’imam youtubeur aux centaines de milliers de followers, dont les anciens prêches aux relents sectaires ont fait de lui une personnalité controversée.

Menacé de mort par Daech, celui qui s’est fait connaître un temps sous le nom de « Rachid Abou Houdeyfa », aujourd’hui âgé de 39 ans, aurait été blessé à l’abdomen et à une jambe, et opéré ce vendredi. Son pronostic vital n’est pas engagé, tout comme celui de son ami, qui aurait été plus légèrement touché.

Yann Piriou, nouveau patron du « resto des amis », situé juste en face de la mosquée, a été l’un des premiers à appeler les pompiers : « Ce qui m’a surtout frappé, c’est la rapidité des faits et le bruit. J’ai cru qu’on tirait au fusil à pompe. »

« Il était autorisé à porter ces armes »

Jeudi, vers 17h30, la voiture de l’auteur présumé des faits a été retrouvée vide à Guipavas dans un sous-bois. Trois cents mètres plus loin, un corps sans vie a été retrouvé, « une balle tirée sous le menton », d’après le procureur de la République Jean-Philippe Récappé. À ses côtés, un Glock 26 et un Glock 17. Il s’agissait de Karl F., 22 ans, né à Paris, originaire de Normandie et résidant dans la région lyonnaise, où il travaillait pour une agence de nettoyage. L’homme ne « montrait pas de signe de radicalisation ».

« Il possédait une licence de tir dans un club local et était donc autorisé à porter ces armes », a précisé le parquet. Selon les premiers éléments de l’enquête menée par la PJ de Rennes, épaulée par celle de Lyon, il aurait quitté Lyon le 15 ou 16 juin, et occupait, depuis le 17 juin, un bungalow dans un camping à l’ouest de Brest. Une tablette et son portable vont être analysés. Selon nos informations, Karl F. était venu la semaine dernière à la mosquée et avait demandé aux représentants de l’association gérante un entretien en tête-à-tête avec Rachid Eljay, prétextant vouloir se convertir. Mais l’imam était absent ce jour-là.

« C’est un acte islamophobe »

Quelques minutes après avoir tiré sur lui, il a posté sur les réseaux sociaux une photo d’un courrier, assorti de sa carte d’identité. Un texte décousu, dans lequel il raconte avoir été forcé à tuer l’imam sous peine de voir sa famille exécutée. Il l’aurait également adressé à l’imam de Lille, qui l’aurait lui-même renvoyé à celui de Brest. Pour l’heure, les enquêteurs cherchent à comprendre les motivations de ce jeune homme, considéré comme « déstabilisé ».

Pour autant, à « Ponta », personne ne se laisse abattre. Malgré une empathie évidente pour les victimes et leurs familles, certains ne cachent pas leur « ras-le-bol » lié à Rachid Eljay et à « l’image qu’il projette sur le quartier ». Ce vendredi soir, la projection du match de foot féminin France-Etats-Unis sur grand écran, dehors, devant le centre social, a été maintenue. « La mère de Griedge Mbock Bathy, qui est une fille du quartier, sera présente ! », notait l’adjoint au maire en charge du quartier. « Nous restons sereins et dignes, confiants en la justice qui fera lumière sur cette histoire invraisemblable. »

Du côté de la mosquée Sunna, les fidèles sont revenus à la prière, nombreux, comme de coutume. « On a reçu beaucoup de messages de solidarité », témoigne Othmane M., l’un des responsables de l’association. En revanche, il réagit à la qualification d’attentat qui a été écartée : « Pour nous, c’est un acte islamophobe perpétré sur un lieu de culte. C’est toute la communauté musulmane touchée et victime aujourd’hui ».
 

 

https://actu.fr/bretagne/brest_29019/en-video-reaction-limam-blesse-par-balles-devant-mosquee-brest_25580791.html

En vidéo, la réaction de l’imam blessé par balles devant la mosquée de Brest

 

Jeudi 27 juin 2019, l’imam et un fidèle avaient essuyé plusieurs coups de feu devant la mosquée à Brest. De son lit à l’hôpital, l’imam a publié une vidéo sur sa chaîne YouTube.

 

Publié le 30 Juin 19 à 15:21
L'imam Rachid Eljay à l'hôpital de la Cavale-Blanche à Brest

L’imam Rachid Eljay à l’hôpital de la Cavale-Blanche à Brest (Capture d’écran © Pr Rachid Eljay chaine officielle 1 YouTube).

 

«Je vais mieux et je vous aime.» C’est le titre de la vidéo que l‘imam Rachid Eljay a publiée sur sa chaîne YouTube, samedi 29 juin. Soit deux jours après avoir été victime, avec un fidèle, d’une fusillade, devant la mosquée, 123 rue de Gouesnou dans le quartier de Pontanézen à Brest.

Lire aussi : Coups de feu devant la mosquée de Brest : le tireur est décédé

Allongé dans son lit, à l’hopital de la Cavale-Blanche à Brest, l’imam a voulu rassurer concernant son état de santé, remercier toutes les personnes qui sont intervenues ou qui ont apporté leur soutien et a dit, à la fin de la vidéo :

Nous ne répondrons jamais à la haine par la haine mais nous répondrons à la haine par la sagesse, le calme et l’intelligence.

«On fait confiance à la justice»

Préalablement, l’imam avait précisé  :

Pour ceux et celles, une minorité (mots prononcés en levant les yeux au plafond, NDLR) Dieu merci, qui ont utilisé cet événement pour avoir des pensées encore malsaine à travers certains articles, etc…, ou redéterré certains articles qui étaient passés, nous leur répondons simplement “Paix sur vous”, c’est triste, mais “Paix sur vous”.

Dans cette vidéo, Rachid Eljay dit aussi «La justice a pris le dossier sérieusement, l’enquête suit son cours. On fait confiance àla justice.»

Des nouvelles rassurantes

Une vidéo où il a donné des nouvelles rassurantes quant à son état de santé.

Que Dieu guérisse aussi le frère Osman, qui a aussi été blessé et qui s’est interposé entre moi et l’agresseur. Il a eu une balle au niveau de l’abdomen et de la cuisse aussi. Moi, j’ai reçu une balle au niveau de la main, une balle au niveau de la cuisse et une troisième balle au niveau du mollet.
Ça va bien, je sors du bloc opératoire, ça va bien, on vit cette épreuve de manière très apaisée.

Remerciements

Tout au long de son intervention, l’imam a remercié les personnes qui sont intervenues ou qui lui ont apporté leur soutien. Il a d’ailleurs débuté son propos par des remerciements :

Que la Paix soit avec vous. Je remercie sincèrement et chaleureusement toutes celles et ceux qui m’ont soutenu et qui me soutiennent à travers les réseaux sociaux, à travers les messages, à travers les vidéos, les personnes de confession musulmane ou n’étant pas de confession musulmane.

Il a ainsi cité les différents services de secours (pompiers, ambulanciers, services de sécurité) «pour leur intervention très rapide», les services hospitaliers, les voisins, le pharmacien qui leur ont prodigué les premiers soins, les jeunes du quartier «qui ont eu un comportement digne et qui sont restés auprès de nous», toute la communauté «musulmane et, je le répète, non musulmane», les fédérations, les conseils, les imams, les prédicateurs, les théologiens…

Cet élan de solidarité, de soutien, qui me rappelle qu’au fond de chacun d’entre nous se cache une part d’amour mutuel et, malheureusement, on a tendance à l’étouffer et c’est pour ça qu’il faut faire primer cet amour mutuel tout au long de l’année. En tout cas, vraiment sincèrement, merci à vous. Que Dieu vous préserve et vous bénisse pour votre soutien, ça me fait vraiment chaud au cœur et j’espère vous rencontrer prochainement.

Lire aussi : Coups de feu devant la mosquée de Brest : les motivations du tireur restent floues

 



Cyprien Luraghi connaît des magistrats…

Il l’a dit aujourd’hui même dans une discussion sur Twitter que je rapporte intégralement ci-dessous.

Voilà qui est très intéressant, parce que cela rejoint ce que je dis depuis longtemps pour m’en être rendue compte assez tôt : il est en contact direct avec les magistrats qu’il a CORROMPUS dès le début des années 2010 afin qu’ils prennent des décisions contraires aux lois de la République dans les affaires qui nous concernent.

Auparavant, il n’en connaissait pas.

A noter : sa copine Muriel Corre est déjà quasi convaincue de corruption mais n’a eu pour seule sanction qu’une mutation à Lorient en 2017.

 

Conversation

Cyprien Luraghi connaît des magistrats... dans AC ! Brest 90X_wZ6q_bigger
Julien Mucchielli
@JMucchielli
·

10h

C’est tout de même inouï que cet état de fait, l’indigence crasse de la justice, son budget riquiqui, soit devenu à ce point un thème habituel des débats de professionnels, sans qu’au niveau politique on se décide à la résoudre.
Citer le Tweet
 dans Attentats
Frédéric Lauféron
@Fred92140
· 11h
Il y a des constances dont on se passerait bien… @USM_magistrats
Image
90X_wZ6q_bigger dans Calomnie
Julien Mucchielli
@JMucchielli
·

11h

Franchement, amis greffiers, personnels de justice, magistrats, enfilez des gilets jaunes et relaxez tout le monde, ça va voir floue à l’Élysée.
wacpeS_-_bigger dans Corruption
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

4h

S’il n’y avait que ce que vous dites, qui est très vrai, mais il y a avant tout qu’il s’agit d’une justice de classe. Le gilet jaune serait irrémédiablement pollué s’il était porté par des magistrats.
7rp6x_xR_bigger dans Crime
Chris S.
@WannabeALawyer
·

3h

Les magistrats ne sont clairement pas ceux qui sont le plus éloignés des préoccupations des pauvres gens, comme vous semblez l’indiquer. Au contraire, ils y ont affaire au quotidien et connaissent probablement mieux ces problématiques que vous ne connaissez la justice.
wacpeS_-_bigger dans Folie
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

3h

Vous êtes de la partie et vous défendez votre partie. Seulement je suis totalement insensible à ces arguments, ressassés à l’envi et jusqu’à l’écœurement sur les réseaux. Nous ne sommes pas du même monde et ne le serons jamais.
7rp6x_xR_bigger dans LCR - NPA
Chris S.
@WannabeALawyer
·

3h

Vous êtes en plein rêve avec vos certitudes. Vous ne connaissez d’autre avocat ou magistrat que ceux que vous voyez à la télé. La fermeture d’esprit est patente.
wacpeS_-_bigger dans Le Post
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

2h

Pas du tout. Vous ne savez rien de moi. Primo je n’ai pas de télévision depuis au moins quarante ans et je connais et des magistrats et des avocats. En vrai, s’entend.
7rp6x_xR_bigger dans Luraghi
Chris S.
@WannabeALawyer
·

2h

Et les 3 ou 4 que vous connaissez représentent toute la profession, c’est ça ? Y a des fonctionnaires fainéants, tous le sont ? Des policiers ripoux, tous le sont ?
wacpeS_-_bigger dans NEMROD34
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

2h

Je n’aime pas quand quelqu’un me fait dire ce que je n’ai ni dit ni même pensé et c’est ce que vous faites. Je n’ai aucune estime − c’est peu de le dire − pour cette institution, c’est clair. C’est une justice de classe : c’est tout ce que je disais dans mon tweet initial.
7rp6x_xR_bigger dans Perversité
Chris S.
@WannabeALawyer
·

2h

Allez dire ça à Balkany.
  • wacpeS_-_bigger dans Politique
    Cyprien Luraghi
    @CyprienLuraghi
En réponse à

et

Bon écoutez : ça ne m’intéresse pas du tout de discuter avec vous. Donc je vous souhaite une bonne fin d’après-midi et adieu.
5:10 PM · 26 juin 2019 · Twitter Web Client

 



Attentat de Trèbes : cinq nouvelles gardes à vue…

… et toujours aucune pour les commanditaires de l’attentat, pourtant connus avant même la commission des faits…

Il y a aussi dans cette affaire une question à laquelle ne répond clairement aucune des informations rendues publiques jusqu’à ce jour : le boucher était-il spécialement recherché et visé ? Pourquoi le tueur est-il allé parler avec la boulangère avant de revenir vers les caisses et le tuer ? De quel genre d’assassinat s’agit-il réellement ?

Je suis quasi certaine qu’il était bien spécialement visé et tout aussi certaine de savoir pourquoi, mais bon… pour des individus tels, par exemple, les nuls en tout et néanmoins très ambitieux, férus de pouvoir, qui à Brest nous tiennent lieu de parquetiers ou juges d’instruction, une femme ingénieur n’a toujours pas la « crédibilité » d’une vraie prostituée…

 

https://actu.fr/occitanie/carcassonne_11069/attentat-trebes-coup-filet-raid-police-judiciaire-montpellier_25190988.html

Attentat de Trèbes : coup de filet du RAID et de la police judiciaire de Montpellier

 

Un coup de filet a été lancé à 6h ce mardi à Carcassonne et alentour par les policiers du SRPJ et du RAID de Montpellier, avec la SDAT, dans le cadre de l’attentat de Trèbes.

 

Publié le 25 Juin 19 à 8:43
Le Raid est intervenu
Le Raid est intervenu (©DGPN – SICOP)

 

INFO MÉTROPOLITAIN. Une importante opération de police est en cours à Carcassonne et alentour, dans l’Aude, dans le cadre de l’attentat de Trèbes. La sous-direction antiterroriste -SDAT- de la direction centrale de la police judiciaire descendue de Paris, des enquêteurs du Service régional de police judiciaire -SRPJ- de Montpellier et les policiers d’élite de l’antenne du RAID de Montpellier ont investi des appartements ciblés.

Il s’agit de proches de Redouane Lakdim, le terroriste abattu le 23 mars 2018 dans le Super U de Trèbes, qui ont été identifiés lors des investigations pointues et minutieuses qui se poursuivent depuis plus d’un an. Des perquisitions sont en cours. Cinq suspects âgés de 19 à 29 ans ont été placés en garde à vue.

Lire aussi : Attentat de Trèbes, un an après : l’hommage aux victimes d’Edouard Philippe et Nicole Belloubet

Quatre morts

Plus d’un an après les attentats de Trèbes et de Carcassonne, où quatre personnes ont perdu la vie, l’enquête se poursuit pour tenter d’identifier les soutiens de Redouane Lakdim, passé à l’acte le 23 mars 2018. Alors qu’un proche de l’auteur de l’attaque a été placé en garde à vue au début d’avril, avant d’être relâché, les investigations se portent une nouvelle fois sur son entourage.

La mère et les deux sœurs de l’assaillant avaient été placées en garde à vue, mardi 16 avril dernier par les policiers de la sous-direction antiterroriste, avant d’être finalement levées 48 heures plus tard, iAucune charge n’avait été retenue contre la mère de Redouane Lakdim et ses sœurs.

Déjà entendues au début de l’enquête, ces trois femmes, âgées de 47, 22 et 18 ans, vivaient avec le délinquant de 25 ans « fiché S » (pour sûreté de l’Etat).

Lire aussi : Attentats dans l’Aude : Jean, Hervé, Christian et Arnaud, qui sont les quatre victimes

 

Cinq mises en examen

Cinq personnes sont mises en examen, quatre hommes et une jeune femme, âgés de 19 à 24 ans, qui étaient tous des proches du terroriste. Des profils qui illustrent en creux un environnement de cité très radicalisé où la détention d’arme est monnaie courante : un champ de travail difficile pour les enquêteurs.

Douze mois après les faits, les éléments manquent encore pour étayer la façon dont Radouane Lakdim, 25 ans à l’époque, s’est procuré une arme de poing de calibre 7,65 mm, et identifier les personnalités qui ont clairement pu l’inciter à passer à l’acte.

Le jeune homme était suivi depuis 2013 par la direction générale de la sécurité intérieure, la DGSI. Ses amitiés étaient connues. Quelques jours avant son périple sanglant achevé par la prise d’otages du Super U de Trèbes – lors de laquelle il a trouvé la mort –, il avait reçu une convocation pour un entretien avec le service de renseignement. Mais ses préparatifs n’en demeurent pas moins obscurs.

Lire aussi : Attentats de Trèbes et Carcassonne : trois proches du terroriste arrêtés dans l’Aude et à Mayotte

Otages dans le Super U

Le 23 mars 2018, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d’entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client, ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’était livré comme otage à la place d’une femme. Le djihadiste avait été ensuite tué par des membres de l’antenne du groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) de Toulouse.

Tombé en héros

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, officier adjoint commandement du groupement de gendarmerie départementale de l’Aude, avait succombé aux blessures par balle. Dépêché sur place dans le cadre du dispositif de gendarmerie, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame s’était volontairement substitué au dernier otage entre les mains du terroriste.

Grâce à son téléphone laissé ouvert, les forces d’intervention ont pu suivre l’évolution de la situation à l’intérieur du supermarché. Ce  23 mars 2018, à 14 h 25, après de nouveaux tirs, les militaires de l’antenne GIGN de Toulouse ont déclenché le plan d’assaut d’urgence. Touché par balle à trois reprises par le terroriste, le lieutenant-colonel Beltrame est décédé dans la nuit du 23 au 24 mars des suites de ses blessures, malgré l’intervention rapide des secours et sa prise en charge au centre hospitalier de Carcassonne.

Âgé de 44 ans, il était marié.. Depuis, plus de 200 villes en France ont baptisé des artères, places, squares etc. du nom de cet officier de gendarmerie.

De nombreuses villes en France ont baptisé des lieux en hommage à Arnaud Beltrame.
De nombreuses villes en France ont baptisé des lieux en hommage à Arnaud Beltrame. (©Archives La Gazette de la Manche / Actu.fr)
Métropolitain

 

 

https://www.liberation.fr/france/2018/07/22/attentat-de-trebes-plus-beltrame-avancait-plus-je-sentais-lakdim-trembler_1668188

Attentat de Trèbes : «Plus Beltrame avançait, plus je sentais Lakdim trembler»

 

Par Willy Le Devin — 22 juillet 2018 à 21:16
Le Super U de Trèbes, le 27 mars, au lendemain de l’attentat. Photo Tien Tran

Quatre mois après l’attaque jihadiste qui a fait 4 morts dont un gendarmerie, dans l’Aude, «Libération» a eu accès au dossier, et notamment aux PV issus de la vidéosurveillance, qui éclairent les coulisses de l’assaut mené par le GIGN.

  • Attentat de Trèbes : «Plus Beltrame avançait, plus je sentais Lakdim trembler»

Il est 10 h 38, ce matin du 23 mars, lorsque la caméra numéro 40 du Super U de Trèbes filme l’arrivée d’une Opel Corsa blanche. Le véhicule roule à faible allure, avant de s’immobiliser sous un arbre touffu. Une minute plus tard, un homme vêtu d’un pantalon de treillis, d’une doudoune marron clair et d’un tee-shirt long à capuche bleu marine s’en extirpe. A petites foulées, il se précipite alors vers l’entrée du supermarché, et s’apprête à semer quatre heures et demie d’horreur.

Cet homme s’appelle Radouane Lakdim. Fiché S depuis l’été 2014, il ne semblait plus inquiéter la Direction générale de la sécurité intérieure, qui a plusieurs fois envisagé de cesser sa surveillance faute d’éléments probants. Pourtant, ce 23 mars, le Franco-Marocain a bel et bien commis l’une des attaques jihadistes les plus meurtrières de l’histoire du pays. Avant d’arriver au Super U de Trèbes, Lakdim a déjà abattu Jean Mazières, un viticulteur de 61 ans. Il a également tiré sur des policiers revenant d’un footing, appliquant à la lettre les préceptes de l’Etat islamique.

A l’intérieur du supermarché, il ne faut que vingt-six secondes à Radouane Lakdim pour faire une nouvelle victime. L’un des deux bouchers de l’enseigne, Christian Medvès, 50 ans, badine avec l’employée de la caisse numéro 6. Le terroriste, qui revient précipitamment du rayon boulangerie, fond dans son dos. Il ne s’aperçoit de rien. Bras tendu, il porte alors son arme à «bout touchant», à l’arrière de son crâne. Mais le coup ne part pas. Lakdim recharge. Devant l’effroi de la caissière, qui se dissimule sous le tapis roulant, Medvès se retourne légèrement. Cette fois, Lakdim fait feu, toujours à «bout touchant».

«Allumer une mèche»

Les clients du magasin comprennent alors qu’ils vivent une attaque terroriste. Dans le champ de la caméra numéro 29, Radouane Lakdim brandit son arme et invective la foule. Aussi hallucinant que cela puisse paraître, à quelques mètres de là, à hauteur de la caisse numéro 3, deux hommes continuent de déposer leurs articles sur le tapis roulant. Est-ce par tétanie qu’ils ne fuient pas ? Le PV issu de la vidéosurveillance ne laisse planer aucun doute quant à leur compréhension de la scène en cours : «Nous pouvons les voir accuser le coup de feu quand ils contractent tous les deux leurs épaules et s’affaissent légèrement.» A 10 h 40, Lakdim s’avance vers l’un d’eux, Hervé Sosna, maçon retraité de 65 ans. Une balle dans la tête, de nouveau à «bout touchant».

La suite se déroule dans le huis clos de la salle des coffres, un réduit un peu foutraque duquel Lakdim ne sortira pas vivant. Avant d’y pénétrer, le jihadiste lance une grenade artisanale en direction de l’îlot des caisses 1 et 2. Elle n’explosera jamais. Une fois à l’intérieur, il découvre que l’hôtesse d’accueil du magasin, Y., 39 ans, s’y est retranchée. D’un ton satisfait, Lakdim lui lance : «Ben tiens, voilà mon otage.»

Lors d’une incroyable audition, Y. met des mots précis sur ses cinquante-deux minutes de captivité : «Il avait l’air content de trouver son otage, assez vite il m’a dit qu’il ne me ferait rien, il m’a demandé de trouver un téléphone. J’ai pris celui qui se trouve derrière la pièce où je me trouvais. A sa demande, j’ai contacté la gendarmerie de Carcassonne. Il m’a dit de dire qu’il s’agissait d’une prise d’otage au supermarché de Trèbes, il m’a dit de dire que c’était pour les frères en Syrie.»

Au bout du fil, une voix de femme :

«La gendarmerie, j’écoute, bonjour…

- Oui, bonjour madame, je m’appelle Y., je travaille à Super U à Trèbes.

- Oui ?

- Et je suis actuellement, euh… prise en otage par un monsieur armé.»

L’enregistrement intégral de l’appel – qui, étrangement, n’est pas horodaté – permet de mesurer la détermination sans faille de Radouane Lakdim. Même s’il ne se saisit pas directement du combiné, les revendications du terroriste sont aisément audibles : «Allah fait de moi un martyr. Donne-moi un martyr, Allah. Donnez-moi un martyr […]. Moi, j’ai pas peur là. Moi, j’ai envie de mourir.» Y. l’interrompt : «Moi, je ne suis pas prête à ça.» «Mais moi j’suis prêt», vocifère le jihadiste.

Pour survivre, Y. tente de se montrer réceptive et compréhensive à l’égard de Lakdim. «Il m’a posé des questions, il m’a demandé mon âge, mes origines, si j’avais des enfants. J’ai compris avec ce qu’il me disait, qu’il faisait une distinction entre ceux qu’il allait abattre et ceux qu’il allait laisser en vie. Il m’a dit qu’il avait tué le client dans le magasin car il ne le prenait pas au sérieux. Donc je me suis concentré pour avoir une attitude pour conserver son respect. Je lui ai dit que je comprenais sa démarche à lui, j’ai gardé mon sang-froid. J’allais dans son sens dès qu’il me parlait.» En psychologie, ce procédé, qui consiste à faire preuve d’un intérêt et d’une certaine empathie vis-à-vis d’un agresseur, a un nom : l’écoute active. Et la technique fonctionne. Moins agressif, Radouane Lakdim explique à Y. «que sa démarche était juste d’allumer une mèche, de faire une petite action, pour donner envie à ses frères de faire des actes plus violents». Il aimerait par exemple «que ses frères lancent un camion sur le magasin».

La gendarmerie est toujours en ligne. Radouane Lakdim empoigne désormais de temps à autre le combiné, pour cracher sa propagande : «J’vais la faire à la Coulibaly, j’vais rejoindre mes frères, Mohammed Merah, Coulibaly, ils ont raison […], j’vois que les soldats français violent des enfants au Mali, après ils ont une relaxe, ça se fait ça ? [les faits concernaient la Centrafrique, un non-lieu a été prononcé le 11 janvier, ndlr] Plus tard, il reprend : «Je représente l’Etat islamique, vous voyez tous les bombardements que vous avez faits en Syrie, en Irak, au Mali, faut le payer, vous voyez. Là, j’ai un otage maintenant, je vais vous dire un truc. Je sais que vous allez pas vouloir, vous allez ramener Abdeslam Salah [seul survivant des commandos du 13 Novembre]. Je veux que vous le libériez, on fait un échange.»

Dehors, les gendarmes s’activent. Selon le rapport d’intervention du GIGN, que Libération a pu consulter, l’unité est prévenue à 10 h 56. Il est indiqué : «Devant la gravité des faits annoncés, le colonel Laurent P., commandant le GIGN, sollicite dès 10 h 58 auprès de la direction des opérations et de l’emploi de la DGGN, l’engagement du GIGN [basé à Versailles-Satory, près de Paris] et l’envoi immédiat de l’antenne GIGN de Toulouse.» Cette dernière, partie de la Ville rose par la route, est la première unité d’intervention à prendre position au Super U. Le rapport précise : «Douze personnels de l’antenne GIGN d’astreinte arrivent sur le site à 12 h 10. Dix-huit autres gendarmes supplémentaires de l’AGIGN rejoignent Trèbes ultérieurement.»

«Non, colonel, reculez !»

Entre-temps, l’un des personnages les plus célébrés de l’histoire récente est entré en scène : le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, 44 ans. A 11 h 21, la caméra numéro 32 filme l’entrée dans le magasin des premiers gendarmes à intervenir. Le PV issu des images de vidéosurveillance souligne : «La progression se fait par binômes, à la tête desquels se trouve le lieutenant-colonel Beltrame.» Un peu plus de trois minutes plus tard, à 11 h 24 et 40 secondes, la caméra 1 montre «le lieutenant-colonel Beltrame les deux bras en l’air, mains bien visibles au-dessus de la tête ; face au bas flanc de l’accueil, derrière lequel se trouve la salle des coffres et Lakdim. Immédiatement, une négociation s’engage entre les deux hommes. Nous voyons le lieutenant-colonel Beltrame agitant les deux mains vers le bas en signe d’apaisement à l’attention de Lakdim, puis vers ses effectifs ayant pris position derrière lui».

A cet instant, le destin du gendarme bascule. En prenant ses fonctions quelques heures plus tôt, Arnaud Beltrame était loin d’imaginer qu’il ferait face à «un soldat de l’Etat islamique» venu répandre la terreur dans cette petite ville de l’Aude. C’est seul que le lieutenant-colonel décide de négocier sa captivité contre celle de l’otage. A l’arrière, ses collègues du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie l’en dissuadent fortement. Certains s’écrient «non, colonel, reculez !» ou encore «vous n’avez pas de gilet pare-balles !». Mais sourd et déterminé, Arnaud Beltrame avance vers Radouane Lakdim. Une initiative qui le conduit tout droit vers la mort. Contactées par Libération, six sources familières de ce type d’intervention peinent à masquer leur embarras à l’évocation des faits. Si toutes rendent hommage à la bravoure d’Arnaud Beltrame, qui a payé de sa vie la libération de Y., elles insistent sur le caractère «cavalier» et «inconscient» de la manœuvre. En clair, Beltrame n’aurait jamais dû procéder ainsi. «Les situations de crise telles que les prises d’otage requièrent des protocoles d’intervention des plus rigoureux. Les effectifs sont déployés selon des plans adaptés à la typicité des lieux, ainsi qu’au profil de l’assaillant. Ces schémas complexes sont le fruit d’une élaboration hiérarchique collective, dont l’objectif est d’aboutir à une libération avec le moins de dommages possibles. Arnaud Beltrame est un héros, cela ne fait aucun doute, mais il n’a pas agi selon les règles enseignées. Il les connaissait pourtant parfaitement», regrette, très ému, un gradé de la gendarmerie.

«Là, j’ai vraiment eu peur»

Dans la salle des coffres, Lakdim, qui craint d’être abattu lors de la progression de Beltrame, tient désormais Y. en joue. Lors de son audition, elle raconte : il «a menacé de m’abattre et une minute après il est entré en négociation avec un gendarme [Beltrame, ndlr]. Le gendarme lui demandait exactement ce qu’il voulait mais il n’avait pas grand-chose à demander car je pense qu’il savait comment ça finirait […]. L’auteur m’a mis le canon de son arme sur la tempe, plus précisément derrière l’oreille […]. Plus [Beltrame] avançait, plus [Lakdim] tremblait. Là, j’ai vraiment eu peur. Il a demandé au gendarme d’enlever son arme, ce qu’il a fait en la posant sur la table de l’accueil […]. Quand le gendarme s’est retrouvé avec nous à l’accueil, [Lakdim] a demandé son arme. Le gendarme a fait demi-tour, a pris son arme, a enlevé le chargeur, il l’a fait glisser au sol vers nous. Le gars [Lakdim] a vu tout de suite qu’il n’y avait pas le chargeur avec. Il lui a demandé le chargeur. Du coup, le gendarme s’est exécuté, et il a fait passer l’arme au sol. Là, [Lakdim] a ramassé le chargeur et l’arme […]. Il a mis le chargeur dans l’arme. Le gendarme était avec nous dans la pièce. Je lui ai dit « ok, je vais sortir doucement ». Pendant que je m’éloignais, le gendarme a pris ma place». A 11 h 32 et 37 secondes, la caméra 3 filme Y. en train de prendre la fuite en courant. «A compter de cette heure, révèle le PV issu de la vidéosurveillance, l’action est figée dans la salle des coffres. Aucun mouvement n’est détecté par la caméra 3 ou la caméra 1 ; c’est-à-dire que nous n’avons aucun élément sur le huis clos qui s’est déroulé entre le lieutenant-colonel Beltrame et Lakdim.»

Pour comprendre la suite des événements, il faut donc s’en remettre au rapport d’intervention sibyllin du GIGN. En préambule, le document indique que 24 personnels du GIGN décollent à 12 heures, en hélicoptères, de l’aéroport de Villacoublay (Yvelines). Dix minutes plus tard, leurs collègues partis de Toulouse arriveront sur site. Durant toute la durée du vol, les liaisons téléphoniques seront conservées. Le rapport insiste sur un autre point essentiel : le terroriste dispose désormais d’une arme supplémentaire, le pistolet automatique de dotation d’Arnaud Beltrame, garni d’un chargeur de 15 cartouches.

A 12 h 25, un tireur d’élite de l’antenne de Toulouse se positionne face à la porte de l’accueil du Super U, à une distance de trente mètres. Une escouade de cinq gendarmes s’installe également près de l’accueil, pour intervenir en cas urgence. A 12 h 45, Arnaud Beltrame contacte le commandant de groupement. Ce dernier fait savoir au GIGN par téléphone que Radouane Lakdim exige une nouvelle fois la libération de Salah Abdeslam, faute de quoi il fera sauter ses grenades. Nouveau rebondissement à 13 h 10, le jihadiste apparaît dans l’encadrement de la porte de la salle des coffres, légèrement entrouverte. Arnaud Beltrame lui sert de bouclier humain, empêchant le tireur d’élite d’ouvrir le feu. Mais la porte se referme brutalement. Parallèlement, les gendarmes font sonner différents téléphones dans l’espoir d’entamer une négociation. A 13 h 30, le rapport d’intervention du GIGN mentionne : «L’utilisation d’un moyen d’acquisition du son à travers les murs permet d’entendre T. [Radouane Lakdim, ndlr] prier.»

Une dizaine de minutes plus tard, le terroriste s’irrite. Par la voix d’Arnaud Beltrame, il exige qu’on lui remette un chargeur de téléphone sur le comptoir de l’accueil. Le lieutenant-colonel réapparaît dans l’encadrement de la porte de la salle des coffres, et fait «ok» avec sa main. Il annonce en outre que Lakdim dispose de deux armes à feu et d’une grenade. A ce moment précis, un dilemme naît dans l’esprit des gendarmes. L’antenne GIGN de Toulouse intervient-elle seule ? Ou attend-elle le contingent d’Ile-de-France ? A 14 heures, un compromis est adopté. Le commandant du GIGN donne les directives suivantes : «Jouer la fourniture du chargeur sans attendre si le terroriste s’énerve. Etre en mesure de déclencher un plan d’assaut d’urgence en cas de brusque dégradation de la situation à l’intérieur de la pièce.» A 14 h 08, Beltrame récupère un téléphone – probablement le sien – sur le comptoir de l’accueil.

Depuis le PC arrière de Versailles-Satory, les négociateurs s’activent pour nouer une liaison téléphonique avec Radouane Lakdim. Après de multiples essais infructueux sur les lignes fixes du Super U, une communication s’engage, à 14 h 13, sur le portable d’Arnaud Beltrame. Le lieutenant-colonel demande à Lakdim s’il peut mettre le haut-parleur. Le terroriste accepte :

«Bonjour Radouane, c’est le négociateur du GIGN.

- Oui, alors j’ai demandé qu’on fasse un échange, le lieutenant-colonel gendarme contre Salah Abdeslam, Fleury-Mérogis.

- Oui, c’est ce que vous souhaitez ça, c’est exact ?

- Vous serez pas capables alors d’échanger un de vos membres contre un de mes membres ?

- Ben, Radouane, vous savez très bien que ça ne se fait pas comme ça, non…»

«Attaque… assaut, assaut»

Une bonne minute passe. Le négociateur évoque la présence de la mère de Radouane Lakdim à son côté quand, soudain, Arnaud Beltrame hurle : «Attaque… assaut, assaut.» Il est 14 h 16.

La suite s’avère relativement confuse. Au téléphone, le négociateur ne semble pas percevoir immédiatement que la situation lui échappe. Il s’égosille, malgré «des bruits de lutte et de cris» (audibles grâce au haut-parleur) : «Vous m’entendez ? Arnaud, vous êtes là ? Radouane, tu m’entends ?» Ses appels désespérés, entrecoupés de «bruits de râle», durent plusieurs minutes. Dehors non plus les effectifs ne semblent pas réagir dans la seconde. Le contingent du GIGN parisien est sur le site depuis à peine une minute lorsque Beltrame s’époumone «attaque… assaut, assaut». Faute de temps pour se coordonner, seuls les gendarmes de l’antenne toulousaine investissent le Super U. A la lecture du dossier, il s’avère très compliqué de connaître le laps de temps précis entre les cris d’Arnaud Beltrame et l’arrivée des gendarmes d’élite dans la salle des coffres. Etrangement, le rapport du GIGN ne donne jamais cette indication. Le PV issu de la vidéosurveillance livre cependant un indice : à 14 h 24 et 30 secondes, la caméra 32 filme l’arrivée des effectifs. Soit donc 8 minutes et 30 secondes après les premiers cris du lieutenant-colonel, une éternité.

Lorsque les hommes du GIGN pénètrent dans la salle des coffres, Radouane Lakdim est assis, dos à la porte. Arnaud Beltrame, porteur de plusieurs impacts de balles et tailladé au niveau du cou, est allongé sur lui, inanimé. Le terroriste crie «allah akbar», tente de se redresser. Mais il est finalement abattu. A 14 h 28, l’assaut est terminé et les premiers soins d’urgence sont apportés au lieutenant-colonel. Ils ne permettront pas de le sauver.

Willy Le Devin



Attentat de Magnanville : trois nouvelles gardes à vue…

… mais toujours pas dans l’Hérault, où réside un des commanditaires de l’attentat, probablement celui qui en a désigné les cibles…

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/25/attentat-de-magnanville-trois-hommes-places-en-garde-a-vue_5481236_3224.html

Attentat de Magnanville : trois hommes placés en garde à vue

 

Ces trois suspects, âgés de 32, 34 et 36 ans, appartiennent à l’entourage du tueur et de l’homme soupçonné d’avoir été un complice. Les enquêteurs tentent de déterminer comment il a choisi ses victimes et localisé leur adresse.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 13h05, mis à jour à 13h11

Temps de Lecture 1 min.

 

Hommage aux policiers assassinés le 13 juin 2016 à Magnanville (Yvelines).

Hommage aux policiers assassinés le 13 juin 2016 à Magnanville (Yvelines). DOMINIQUE FAGET / AFP

 

Trois hommes ont été interpellés et placés en garde à vue, mardi 25 juin au matin, dans l’enquête sur l’assassinat, par un djihadiste, d’un commissaire adjoint et de sa compagne en juin 2016 à Magnanville (Yvelines), a-t-on appris de source judiciaire.

Ces trois suspects, âgés de 32, 34 et 36 ans, appartiennent à l’entourage du tueur, Larossi Abballa, et de l’homme soupçonné d’avoir été un complice, Mohamed Aberouz. Ils résident eux aussi dans les Yvelines, a précisé cette source, confirmant une information du Parisien. Ce coup de filet s’inscrit dans les recherches des enquêteurs qui tentent depuis trois ans de déterminer comment Larossi Abballa a choisi ses victimes et localisé leur adresse.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Magnanville : Larossi Abballa, histoire d’une haine « anti-police »

 

Trois hommes mis en examen dans cette affaire

Le 13 juin 2016, ce jeune homme de 25 ans avait assassiné le couple à son domicile, à coups de couteau, sous les yeux de son fils de 3 ans. Il avait ensuite été abattu par les forces de l’ordre après avoir revendiqué son acte au nom de l’organisation Etat islamique (EI).

Trois suspects sont déjà mis en examen dans cette affaire. Condamnés en 2013 aux côtés d’Abballa dans une filière afghano-pakistanaise de recrutement au djihad, Charaf Din Aberouz et Saad Rajraji sont soupçonnés d’avoir pu lui apporter un soutien logistique. Mais les enquêteurs n’ont pas retenu leur complicité directe dans l’attaque et ils ont été relâchés sous contrôle judiciaire. En revanche, ils pensent avoir identifié un possible « deuxième homme » : Mohamed Aberouz, 24 ans. Ce frère cadet de Charaf Din Aberouz, dont l’ADN a été trouvé sur les lieux du crime, a été mis en examen pour « complicité d’assassinats terroristes » en décembre 2017 et incarcéré.

L’an passé, six personnes, dont une policière, avaient été placées en garde à vue dans le cadre des investigations sur la possible fuite ayant conduit à la localisation des victimes par le tueur. Toutes avaient été relâchées, sans faire l’objet de poursuites.

 



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