Attentat de Bangkok : les pistes à explorer

Premier constat, première certitude : le « déconnologue » Homere ne fait pas partie des victimes de l’attentat, il me lit toujours. Il est donc permis de compter au nombre des suspects ce Français originaire de l’Hérault qui est installé comme hôtelier à Phang Nga depuis plus de vingt ans, se dit « bras armé du NPA en Thaïlande », ne se cache pas d’y corrompre bien du monde, fait l’apologie du terrorisme d’extrême-gauche sur Internet, et se réjouissait en ces termes sur le blog de son ami et complice le cyberdélinquant Pascal Edouard Cyprien Luraghi à la suite des attentats du début de l’année à Paris :

 

~ICY~
Chez Cyprien Luraghi − En ligne et à l’œil depuis 2001

Ô… Coq’ !

 

Par Homere | Publié : 24 janvier 2015
Photographie de Pierre Auclerc – tritouillage : Cyprien Luraghi © ICYP 2015Photographie de Pierre Auclerc – tritouillage : Cyprien Luraghi © ICYP 2015(poème fermier en prose et en rime, c’est selon)
(et allégorique étant donné les moments difficiles que traverse notre beau pays aujourd’hui)
(voire ironique)
(ou satirique ! mouaaaaarrrrffff)***
T’as eu du bol,
T’aurais pu finir à la coque,
T’aurais pas fait ton coquetier !
Les matins calmes,
La nuit est encore là,
Dans les chaumières ça ronfle,
Dans les étables ça vesse avec langueur,
La campagne gnengourdie
Retient encore son souffle…
Quand soudain !
Putain de coq !
T’es qu’un piaf qu’a du gosier,
Un nain dressé sur ses ergots,
Il aurait fallu te couper les roustons,
Ou te bourrer le cul à coup d’ sabots
Coq à la con,
Ce soir ce sera ta fête,
Tu vas mariner dans du Morgon
Fallait pas se moquer du prophète,
Tu m’as rendu amok
On va te bouffer aux petits oignons
Et j’en aurais pour mon pognon,
Tu vois, je t’aime bien, vieux coq

© Cyprien Luraghi 2015© Cyprien Luraghi 2015
***
(note du kondukator de service : ce poème plouquien provient de ce commentaire dans le fil de discussion précédent : CLIC.
…e la nave va…

Cet article a été publié dans Déconnologie, Tout court avec les mots-clefs : Bestioles, Chant de guerre, Coq, Pierre Auclerc, recette.

 

Le correspondant de Libération à Bangkok ayant lui aussi quelques idées sur de possibles pistes à explorer pour cet attentat inédit en Thaïlande, nous rappellerons par la suite que certains Brestois aiment beaucoup certains Thaïlandais, mais peut-être pas tous…

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/08/17/ce-que-l-on-sait-sur-l-attentat-commis-a-bangkok_1364883

Ce que l’on sait sur l’attentat commis à Bangkok

Luc MATHIEU 17 août 2015 à 18:17

Des secouristes évacuent un blessé après l'explosion d'une bombe à Bangkok le 17 août.
Des secouristes évacuent un blessé après l’explosion d’une bombe à Bangkok le 17 août. (Photo Pornchai Kittiwongsakul. AFP)

À CHAUD

Au moins seize personnes ont péri dans l’explosion d’une bombe devant un sanctuaire très touristique, en plein centre de la capitale thaïlandaise.

 

Il était 19 heures lundi (heure locale) quand la bombe a explosé en plein centre de Bangkok, devant un sanctuaire à ciel ouvert dédié au dieu hindou Brahma. La détonation a tué au moins 16 personnes et en a blessé 78 autres, selon la police. Les médias locaux évoquent, eux, 27 morts. La majorité des victimes seraient des Chinois et des Philippins.

Situé à un carrefour et proche d’hôtels de luxe et de centres commerciaux, le sanctuaire est visité chaque jour par des milliers de touristes venus du sud-est asiatique. «C’était une bombe de TNT […], les gens qui ont fait ça visaient les étrangers pour porter atteinte au tourisme et à l’économie», a déclaré le ministre de la Défense, Prawit Wongsuwan.

La police n’exclut pas que d’autres bombes étaient prêtes à exploser, après avoir repéré un engin suspect. La rue, jonchée d’éclats de verre et de carcasses de moto calcinées, a été bouclée par la police. «Nous ne savons pas de façon certaine qui a fait ça et pourquoi. Nous ne savons pas s’il y a une motivation politique, mais ils ont voulu fragiliser notre économie et nous les traquerons», a ajouté Wongsuwan, également vice-Premier ministre.

Aucune revendication n’avait été émise lundi en début de soirée. La puissance de l’explosion, et l’hypothèse d’une tentative d’attaques simultanées, sont inédites en Thaïlande. Le pays est certes confronté à des attentats mais ils restent de faible ampleur, ne causant en général que des blessés. Le dernier remonte à avril dernier, lorsqu’une voiture piégée avait explosé sur un parking de l’île Koh Samui. Il avait fait 7 blessés. Ses commanditaires n’ont jamais été retrouvés, le gouvernement avait seulement évoqué «un motif politique». En février, deux petites bombes avaient également explosé devant un centre commercial de Bangkok, sans faire de victimes.

Depuis mai 2014, la Thaïlande est gouvernée par une junte militaire qui a pris le pouvoir après des mois de manifestations. Le pays, qui a subi deux coups d’Etat, reste profondément divisé entre ennemis et partisans de l’ancien Premier ministre exilé Thaksin Shinawatra, renversé en 2006. Les deux camps ont été victimes d’attaques de groupes armés inconnus. 90 personnes ont été tuées en 2010 durant les manifestations des «chemises rouges» en faveur de Thaksin, réprimées par l’armée. Les rassemblements se tenaient au carrefour visé lundi par l’attentat.

Autre piste éventuelle : les séparatistes musulmans du sud du pays. En dix ans, ce conflit a fait plus de 6300 morts. La guérilla, opposée à l’armée thaïlandaise, a parfois eu recours à des voitures piégées, mais jamais en dehors du territoire qu’elle revendique. Elle privilégie en outre les attaques ciblées contre les policiers et soldats.

Luc MATHIEU

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/08/17/attentat-de-bangkok-trois-pistes-possibles_1364908

Attentat de Bangkok: trois pistes possibles

Arnaud DUBUS De notre correspondant à Bangkok 17 août 2015 à 18:47

L'explosion est survenue au carrefour où se trouve le sanctuaire Erawan, fréquenté par des milliers de personnes chaque jour.
L’explosion est survenue au carrefour où se trouve le sanctuaire Erawan, fréquenté par des milliers de personnes chaque jour. (Photo Pornchai Kittiwongsakul. AFP)

ANALYSE

Séparatistes musulmans du sud du pays, opposants à la junte ou militaires, voire policiers, écartés des postes de responsabilité, l’identité des poseurs de la bombe qui a fait 27 morts selon les médias reste mystérieuse.

 

Une puissante bombe a ébranlé le centre de Bangkok, près d’un sanctuaire hindouiste très fréquenté par les touristes lundi soir, faisant au moins 27 morts, dont 4étrangers, et 81 blessés selon un bilan encore provisoire donné par les médias thaïlandais. La bombe, placée sur une moto stationnée près du sanctuaire Erawan, dans le quartier commercial de la capitale, était constituée de 5 kilos de TNT, selon Somyot Poompanmoung, chef de la police thaïlandaise.

Le général Prawit Wongsuwan, vice-Premier ministre et ministre de la Défense, a affirmé peu après que les organisateurs de l’attentat visaient les touristes étrangers. «Il est clair que ceux qui ont fait cela visaient à détruire l’économie et le tourisme, parce que l’attentat a eu lieu au cœur du quartier d’affaires de Bangkok», a-t-il déclaré.

Alors que Bangkok, qui n’a jamais connu de tel attentat, était en état de choc, le général Prayuth Chan-ocha, Premier ministre et chef de la junte qui dirige le pays depuis le coup d’Etat de mai 2014, a nié qu’il avait déclaré l’état d’urgence, comme indiqué par certains médias locaux.

L’attentat n’a pas, pour l’instant, été revendiqué. Plusieurs hypothèses sont possibles, mais aucun élément ne permet de favoriser l’une d’entre elles.

L’extrême sud de la Thaïlande est en proie à une insurrection séparatiste musulmane récurrente qui s’est fortement intensifiée depuis 2004. Cette rébellion ethno-nationaliste – les habitants du sud sont à 80% des Malais musulmans – a causé la mort de 6 500 personnes dans la dernière décennie lors d’attentats à la bombe ou de fusillades. Jamais toutefois, les rebelles séparatistes n’ont étendu leur action au-delà de la région sud. S’il s’avérait qu’ils sont derrière l’attentat meurtrier de Bangkok, cela constituerait un changement radical de stratégie, indiquant que les séparatistes veulent internationaliser leur campagne contre le gouvernement central.

Chemises rouges

Deuxième hypothèse: l’attentat pourrait être lié à la situation politique très tendue dans laquelle se trouve le royaume depuis le coup d’Etat du 22 mai 2014. La junte militaire, qui a fortement restreint les libertés publiques et essaie de mettre en place une constitution qui limiterait le poids des politiciens élus, fait face à une résistance de plus en plus forte de la part de certaines sections de la population, notamment les étudiants, les universitaires et les Chemises rouges (les partisans de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, dont la sœur, Yingluck, dirigeait le gouvernement renversé lors du putsch).

La volonté de la junte de détruire le clan politique Shinawatra s’est traduite ces dernières semaines par une campagne pour retirer à Thaksin son grade de lieutenant-colonel de police et tous les titres qu’il avait reçus du roi de Thaïlande. Un porte-parole du gouvernement thaïlandais a d’ailleurs indiqué lundi soir que «des éléments qui ont perdu leurs intérêts politiques acquis étaient responsables» de l’attentat.

Il faut noter toutefois que ces groupes d’opposants n’ont jamais commis d’action violente contre la junte et se sont limités à des manifestations symboliques de résistance, comme défier la loi interdisant les rassemblements de plus de 5 personnes. Le degré de sophistication de l’attentat permet de douter que ces groupes épars d’opposants en soient les auteurs.

Une troisième possibilité, peu évoquée dans les médias locaux, serait celle d’une faction militaire – ou même policière – rivale du groupe de généraux qui contrôlent le pays. Le Premier ministre Prayuth Chan-ocha a placé des officiers qui lui sont fidèles à l’ensemble des postes de commandements, marginalisant notamment une autre faction puissante, nommée Wongtewan en thaï .

Arnaud DUBUS De notre correspondant à Bangkok

 

http://www.lepetitjournal.com/bangkok/communaute/actualite/140389-cooperation-bangkok-rebaptise-vendredi-charoen-krung-36-la-rue-de-brest

COOPERATION – Bangkok rebaptise Charoen Krung 36 « Rue de Brest »

 

Vendredi après-midi, le soi 36 de Charoen Krung va sentir les galettes de blé noir et résonner du son du biniou ! La rue dans laquelle se trouve l’ambassade de France en Thaïlande depuis plus de 150 ans sera rebaptisé « Rue de Brest ».  Un nouveau moment fort dans la commémoration des relations franco-thaïlandaises qui sera célébré avec des animations culturelles et gastronomiques

Attentat de Bangkok : les pistes à explorer dans AC ! Brest Soi-Charoen-Krung-36

Le soi 36 de la rue Charoen Krung dans lequel se trouve l’Ambassade de France en Thaïlande (Photo LPJ Bangkok.com)

Une rue de Brest à Bangkok ! Vendredi 15 février, le soi 36 de Charoen Krung, le soi dans lequel se trouve depuis plus de 150 ans l’ambassade de France en Thaïlande sera rebaptisé « Rue de Brest » par les autorités de la ville de Bangkok en présence du maire de Brest et d’autres personnalités thaïlandaises et francaises.

Le choix de « Brest » n’a a priori rien à voir avec le tropisme breton légendaire de l’initiateur du projet, l’ancien ambassadeur de France Gildas Le Lidec, ou des nombreux autres Bretons qui font ou ont fait tourner l’ambassade – certainement un peu quand même. Il s’agit avant tout de donner la réciproque de la « Rue de Siam » à Brest, et surtout de rappeler le passage très remarqué, le 18 juin 1686, dans cette même rue de Siam, baptisée ainsi en 1742, de la première ambassade du Roi Naraï, venue rencontrer Louis XIV, que décrit Morgan Sportès dans son ouvrage « Pour la plus grande gloire de Dieu« .

Programme de la journée de baptême de la « Rue de Brest »

12h00 – Début de la cérémonie dans la future rue de Brest.
12h10 -  Dévoilement  de  la  plaque « Rue  de  Brest »  à  l’entrée  du  Soi  36  par l’Ambassadeur, par le Ministre de la Culture thaïlandais, par le Maire de Brest et par le représentant de la Ville de Bangkok.
12h20 – Mot de bienvenue de M. l’Ambassadeur et séance photo.
12h30 – Animations gastronomiques et culturelles bretonnes (danses) à l’OP Garden (Soi 36). Exposition sur la rue de Siam à Brest sur le mur extérieur de l’Ambassade de France.
15h30 – Fin des festivités

 

Les premières ambassades toujours présentes dans les esprits

Un événement historique lointain mais qui marque semble-t-il encore fortement les relations entre la France et la Thaïlande, d’autant que la Thaïlande est le premier pays d’Asie du Sud-est où est venue la France.

« L’ambassadeur est toujours frappé, lors de ses rencontres avec des ministres thaïlandais, qu’on lui parle aussi souvent de la première ambassade de France au Siam, d’échanges qui ont eu lieu il y a plus de 300 ans« , nous confiait il y a quelques jours Jérémy Opritesco, Conseiller pour la Coopération et l’Action Culturelle de l’ambassade de France. Et de souligner que « deux des quatre tableaux dans la salle du couronnement représentent les relations avec la France : l’un retrace la première ambassade du Roi Naraï et l’autre la réception de l’ambassadeur thaïlandais par Napoléon à Fontainebleau« .

Il y a en France une demi-douzaine de rues de Siam. En Thaïlande, il y a une « Rue de France », à Lop Buri. Le précédent ambassadeur de France, Gildas Le Lidec, avait donc proposé aux autorités de la ville de Bangkok de rebaptiser le soi 36 de Charoen Krung en « Rue de Brest« , pour faire le « buzz » et surtout redonner un coup de lustre à l’histoire des relations franco-thaïlandaises tout en laissant un témoignage durable de cette histoire très riche pouvant éventuellement donner lieu à des jumelages ou autres initiatives bilatérales en tous genres.

Cérémonie officielle et festivités culturelles et gourmandes

Une cérémonie présidée par l’ambassadeur de France, Thierry Viteau, est prévue à midi en présence de plusieurs personnalités dont le ministre thaïlandais de la Culture, Sontaya Kunplome, le Secrétaire permanent adjoint de la ville de Bangkok, Pirapong Saicheua, le Maire de Brest, François Cuillandre, et aussi l’ancien ambassadeur de France et initiateur du projet, Gildas Le Lidec, qui sera accompagné de son épouse.

A l’issue de la cérémonie, des animations culturelles et gastronomiques bretonnes organisées avec le soutien d’UbiFrance, de la Chambre de Commerce Franco-Thaïe, de l’OP Garden, de Thai Union Frozen et de l’hôtel Imperial Queen’s Park, seront proposées au public.
Les festivités dureront de 12h30 à 15h30 dans cette nouvelle rue de Brest, qui longe l’Ambassade de France.

Ce sera l’occasion de goûter aux spécialités culinaires bretonnes sur les stands du village breton installé à l’OP Garden, avec la participation de Breizh Crepes, Comte de Sibour, Big C (Casino Délices), Eurofood (Paysan Breton), Thai Union Frozen (Petit Navire), ainsi que l’Office de Tourisme du Finistère.

Un volet culturel sera assuré par des musiciens du bagad Kerlenn-Pondi de Brest, ainsi que par un cercle d’étudiants thaïlandais de l’Université Rangsit à Bangkok pour les danses bretonnes. Une exposition réalisée par les Archives municipales de la ville de Brest retraçant l’histoire de la rue de Siam à Brest du 17ème siècle à nos jours sera également visible sur le mur extérieur de l’Ambassade de France.

P.Q. (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) mercredi 13 février 2013

 

http://www.infoasie.net/analyse/16763-chronique-thailande-rue-de-brest-siam.html

 dans Attentats

 

Chronique de Thaïlande : une rue de Brest au Siam

fév 15, 2013

L’inauguration d’une rue de Brest à Bangkok évoque 330 ans d’amitié entre la France et la Thaïlande.

 

Les Suisses avaient leur « rue Henri Dunant » à Bangkok, les Français y auront désormais leur « rue de Brest ». En présence de l’ambassadeur de France Thierry Viteau, de l’ancien ambassadeur Gildas Le Lidec et du ministre thaïlandais de la Culture, Sontaya Khunpleum, le Soi 36 de Charoeng Krung, connue jusqu’à présent sous l’appellation Soi Rong Phasi Kao (la rue de la maison des douanes centre) a été rebaptisée le 15 février plus poétiquement « rue de Brest ». Elle donne accès à l’ambassade de France (maintenant en cours de reconstruction) sur la rive du fleuve Chao Phraya. C’est en effet au large de Brest que s’était ancré le 18 juin 1686 le vaisseau des premiers ambassadeurs siamois envoyés par le roi Narai au roi Louis XIV. La ville bretonne avait ensuite baptisée « rue de Siam », la rue où le principal ambassadeur du Siam, Kosa Phan, avait logé, dans la résidence même du roi Soleil près du grand port. Le projet de la rue de Brest avait été initié par Gildas le Lidec, breton d’origine, qui avait quitté ses fonctions d’ambassadeur à Bangkok en avril 2012. La cérémonie, qui a rassemblé de nombreux représentants des médias thaïlandais, a été placée sous le signe des « plus de trois siècles d’amitié entre la France et la Thaïlande ».

En 1685, un an avant l’ambassade siamoise de Kosa Phan,Versailles avait envoyé la célèbre ambassade menée par le Chevalier de Chaumont, qui marqua le début véritable de ces relations. Mais dès 1681, une première ambassade avait déjà été envoyée par Narai vers le royaume de France : elle périt en cours de route, le vaisseau disparaissant corps et biens au large du Cap de bonne espérance en décembre 1681. Aussi l’arrivée de Kosa Phan et de deux autres ambassadeurs de moindre rang à Brest fut le premier contact entre des Thaïlandais et le sol français. Les carnets de l’ambassadeur du Siam, dont seulement une partie est parvenue jusqu’à nous, fourmillent de détails sur son séjour de deux semaines à Brest. Il y décrit avec une précision étonnante son logement, la résidence du roi Soleil, allant jusqu’à mesurer la taille du miroir et énumère longuement les divers mets qui lui ont présenté lors des repas. Beaucoup de ces plats lui sont inconnus ; aussi pour en parler, il « siamise » les noms français. Artichaut devient alors « a-ra-ti-cho », champignon « ka-pe-ra-ya » et prune « pa-ron ». Les choses n’ont pas tant changé en trois siècles et, probablement, si vous dites au moto-taxi que vous allez « thanon brest », il vous regardera avec perplexité pendant quelques instants avant de s’écrier : « Ah ! thanon ba-ret ». Kosa Phan s’intéresse aussi beaucoup à l’arsenal et aux vaisseaux français ancrés dans le port ; il fit un compte rendu scrupuleux de sa visite à destination de son suzerain, le roi Narai.

Certes, les relations franco-siamoises prirent ensuite un tour moins consensuel, avec la crise de 1688 et le départ, la queue entre les jambes, des militaires français de Baan-kok, l’actuelle Bangkok. Mais, comme on sait, tout cela est de la faute d’un aventurier grec, un certain Phaulcon. La récente visite du Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a redonné vigueur aux relations bilatérales, tant sur le plan économique et politique qu’au niveau de l’éducation et de la culture. Il ne reste qu’à espérer qu’un artiste du royaume de Thaïlande évoque un jour la « thanon brest » dans une chanson nostalgique, à l’instar de Jacques Prévert et de sa rue de Siam.

 

L’amour que se manifestent réciproquement certains Brestois et Thaïlandais avait déjà donné lieu à de savoureux échanges au mois de janvier 2006 :

 

http://www.uihj.com/fr/des-stagiaires-thailandais-dans-la-rigueur-de-l-hiver-francais-_1018884.html

Des stagiaires thaïlandais dans la rigueur de l’hiver français !

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Dans le cadre de la charte de coopération signée entre la Thaïlande, l’UIHJ et la Chambre nationale des huissiers de justice français, des stagiaires thaïlandais se sont rendus en séminaire de formation en France, des 9 au 18 janvier 2006.

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Des stagiaires thaïlandais dans la rigueur de l’hiver français !
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Entourant les stagiaires, de gauche à droite : Bruno Villard, huissier de justice à Quimper, Tanguy Brelivet, huissier de justice à Concarneau, trésorier de la Chambre départementale, Dominique Le Gall, huissier de justice à Brest, président de la Chambre départementale, et Anne Kérisit

Accueil à la maison des huissiers de justice du mondePour Salichai Suwannimitr et Suebsakul Kasikrama, deux jeunes confrères thaïlandais, le choc à la sortie de l’avion à Roissy (France) est grand. Eux qui n’avaient jamais quitté leur Thaïlande natale, être confrontés aux rigueurs hivernales françaises restera la première de leur expérience européenne.

Nos confrères ont été pris en charge dès leur arrivée par Mathieu Chardon, membre du Comité de l’UIHJ, lequel leur a fait visiter les prestigieux locaux de la Chambre nationale des huissiers de justice français à Paris, « la maison des huissiers de justice du monde », comme l’aiment à le rappeler les différents présidents français, ainsi que les locaux de l’Ecole nationale de procédure française, situés dans le même bâtiment.

Mathieu Chardon leur a ensuite présenté la profession d’huissier de justice telle qu’elle est exercée en France : statut, déontologie, accès à la profession, fonctionnement d’un office, compétence, missions, formation, …

Cap sur la Bretagne !

Après ce court séjour parisien, ils ont mis le cap dès le lendemain sur l’Ouest, c’est-à-dire la Bretagne et plus précisément la pointe Sud : Quimper et Douarnenez, où ils ont été reçus pour cette formation par Anne Kérisit, huissier de justice à Douarnenez.

A leur arrivée, ils ont pu visiter son office, faire connaissance avec son personnel et découvrir sa façon de travailler. Ils ont ensuite reçu la visite d’un journaliste de « Ouest France », l’un des premiers quotidiens français, curieux de connaître les raisons de leur arrivée à Douarnenez.

Le lendemain, ils ont accompagné notre consoeur à un constat et ont ensuite mis le cap sur Lorient où ils ont été reçus par Joëlle Guerpillon, commissaire priseur à Quimper, qui effectuait une grande vente mobilière, accompagnée de son expert, Philippe Jamault. Ils ont assisté aux préparatifs, puis à la vente elle-même.

Rencontre avec le maire de Douarnenez et déjeuner avec le président de la chambre départementale

Le jeudi matin, ils ont pu poser de nombreuses questions sur la profession, tout en visitant le centre ville de Quimper en compagnie de deux confrères quimpérois, avant de passer l’après-midi chez Bernard Corre, mandataire liquidateur, pour y découvrir les rouages des procédures collectives françaises. Ils ont été reçus en fin d’après-midi par Monique Prévost, maire de Douarnenez, laquelle leur a fait visiter sa mairie et a tenu à leur offrir un petit souvenir de la ville de Douarnenez.

Le vendredi matin a été consacré à l’approfondissement de leurs connaissances puis à une visite de Douarnenez, avant d’être reçus à déjeuner par Dominique Le Gall, président de la chambre départementale des huissiers de justice du Finistère, qui a également tenu à leur offrir un petit cadeau en souvenir de leur visite en Cornouaille.

L’après-midi, ils ont été accueillis par deux confrères de Concarneau, Philippe Rabadeux et  Tanguy Brelivet. Ils ont accompagné Me Brelivet en tournée de saisies et significations pour finir par une visite guidée de Concarneau et sa Ville Close.

La découverte de la région n’a bien évidemment pas été oubliée pendant ce séjour où nos deux amis thaïlandais ont particulièrement apprécié les spécialités culinaires telles que les crêpes, le cidre et le kir breton, ainsi que l’accueil légendaire breton, la mer, les paysages, son architecture et ses faïences célèbres dans le monde entier.

Rencontre avec le président de la Chambre nationale des huissiers de justice français

Puis, nos confrères sont retournés à Paris. Après un débriefing réalisé par Mathieu Chardon, nos collègues thaïs ont été reçus par Paul Rochard, président de la Chambre nationale des huissiers de justice français et par Thierry Bary, délégué général. Au cours d’une réception informelle et chaleureuse, le président Rochard a remis aux deux stagiaires le diplôme de stage signé de sa main et de celle du président Isnard, empêché pour cause de voyage à l’étranger.

Le président Rochard n’a pas manqué de vérifier et d’apprécier les connaissances nouvellement acquises par nos confrères et de rappeler combien la formation était vitale pour l’avenir de nos professions. S’en est suivi un traditionnel échange de cadeaux. Nos deux confrères, visiblement touchés par un accueil si amical, ont indiqué qu’ils ne manqueraient pas de rapporter à leur autorité hiérarchique tout l’intérêt de leur séjour en France et l’excellence du niveau de la profession en France.

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Remise du diplôme
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Echange de cadeaux
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A l’office d’Anne Kérisit, à Douarnennez
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Signature du diplôme de fin de stage par Paul Rochard, président de la Chambre nationale des huissiers de justice français
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Coupure de presse (Ouest-France)
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Claude Hermant, indic de la gendarmerie, grossiste en armes prohibées ?

La journée du 15 août 2015 n’aura été marquée par aucun nouveau projet d’attentat manqué ou réussi sur le territoire français.

Mercredi dernier, 12 août 2015, La Voix du Nord avait publié la suite de ses reportages sur l’affaire du trafic d’armes qui est reproché à Claude Hermant, une figure de l’extrême-droite lilloise.

Les enquêteurs s’interrogent toujours sur ses relations avec les attentats du début de l’année à Paris, des questions qui méritent d’être réexaminées à la lumière des derniers résultats de l’enquête sur le projet d’attentat de Sid Ahmed Ghlam contre une église de Villejuif le 19 avril dernier.

En effet, ceux-ci font apparaître des connexions entre l’apprenti terroriste de Villejuif et les auteurs des précédentes tueries djihadistes commises en France depuis 2012.

Rappelons encore que les uns et les autres ont ou ont tous eu des contacts en Belgique.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/affaire-hermant-quand-l-indic-veut-sortir-de-l-ombre-ia0b0n2987240

Affaire Hermant : quand l’indic veut sortir de l’ombre

 

Publié le 12/08/2015

PAR PATRICK SEGHI, BENJAMIN DUTHOIT ET CLAIRE LEFEBVRE

Six mois après où en est-on de l’affaire Hermant, ancien « indic » lillois poursuivi dans le cadre d’un trafic d’armes présumé ? Le point sur l’enquête qui porterait selon les enquêteurs sur « près de 200 armes ». Ils s’interrogent toujours sur les liens entre ce prévenu qui est une figure locale de l’extrême droite, un sulfureux intermédiaire belge et les attentats islamistes commis en janvier à Paris. Filière inédite ou dossier ordinaire que la personnalité trouble de Claude Hermant hystérise ?

 

 Claude Hermant a le vocabulaire d’un ex-para, formé au service d’ordre du FN et organisateur de stages survivalistes en armes. Photo Archives Stéphane Mortagne

 

1. Des armes de guerre

Des fusils d’assaut, des pistolets-mitrailleurs, des pistolets semi-automatique auraient été saisis par les enquêteurs. C’est d’armes de guerre qu’on parle dans ce dossier. Même si les proches de Claude Hermant font état de « 90 armes démilitarisées et traçables » dans le dossier. Car selon eux, la filière d’approvisionnement serait tout au plus du marché noir : toutes auraient été achetées chez AFG Security Corporation, société slovaque de vente à distance d’armes. Un de ces sites internet qui a pignon sur rue et permet de se fournir en armes de guerre interdites à la vente en France. Si on n’y trouve pas une kalachnikov payable par carte bleue et livrable par la Poste, on y entre en contact avec un réseau de vendeurs. Les armes passent les frontières neutralisées – mais celles qui proviennent des Balkans (l’harmonisation des législations sur les armes n’est pas à l’ordre du jour…) sont très faciles à remettre en état pour un passionné d’armes un peu bricoleur.

Pour l’entourage du principal prévenu, il s’agirait donc de « commandes visibles sur le compte société et livrées à l’adresse de la société de la compagne de Claude Hermant… ». Sauf que les enquêteurs pensent qu’avant de commercer seul, il a acquis 90 autres armes auprès d’un contact belge à Charleroi.

2. Un mystérieux détective belge

Un échange de mails entre Claude Hermant et la gendarmerie prouve que ce dernier est entré en contact avec une « cible » qui aurait posté une annonce en 2013 sur le site de vente d’armes « de collection » Delcampe. La « cible » n’est autre qu’un détective belge, domicilié près de Charleroi, entendu dans le cadre de cette affaire. Ce dernier affirmerait que « Claude Hermant était son principal client ». Qu’il lui « achetait 95 % de ses armes démilitarisées provenant du site slovaque AFG », soit « plusieurs dizaines, sans savoir ce que le prévenu en faisait ensuite ». Les proches de Claude Hermant réfutent cette version. « Les transactions ne tournent, au maximum, qu’entre 4 et 6 armes en deux livraisons couvertes par la gendarmerie. » L’indic Claude Hermant a-t-il joué double jeu ?

3. Simple intermédiaire ou orfèvre de la kalach ?

Même si les sommes d’argent retrouvées jusqu’ici seraient insuffisantes pour le prouver, les enquêteurs soupçonnent qu’en plus des armes qu’il se serait fournies sous couvert de la gendarmerie, l’indic se serait approvisionné pour son propre compte. Les investigations porteraient sur un volume de « près de 200 armes ». Loin de l’amateur se livrant à ce qu’on appelle le « trafic de fourmi », le profil de Claude Hermant correspondrait plutôt à celui d’un grossiste remettant en état les armes lourdes neutralisées pour les revendre aux réseaux du grand banditisme. Ce qu’il nie, assurant « n’avoir jamais rien remilitarisé ».

Il conteste la réalité d’un atelier de remilitarisation situé dans la métropole lilloise, à Lomme, s’appuyant sur le fait qu’« aucun rapport ne ferait état de livraisons à cette adresse avant l’arrestation ». Un proche du dossier dément : « On a retrouvé l’arsenal du parfait orfèvre, avec des machines et des armes. » Au carrefour du trafic en provenance des Balkans et de celui entretenu par des « collectionneurs », la remilitarisation est une étape clé dans l’approvisionnement du marché illégal des armes en France. Les experts estiment qu’au total, de 3 à 7 millions d’armes illégales circuleraient ainsi sur le territoire.

4. Un lien avec les attentats de Paris ?

Les armes d’Amédy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher de Paris, ont-elles transité par le trafic présumé de Claude Hermant ? Cette hypothèse a été assénée à plusieurs reprises par des proches de l’enquête. L’entourage de Claude Hermant la conteste. « Si ce lien existe, il ne peut être qu’indirect, non connu et réprouvé. Les armes ont toutes eu des acheteurs signalés et ciblés ». Les enquêteurs excluent toute vente directe au terroriste, estimant qu’Hermant ignorait la destination finale de certaines armes. Ils creusent toujours la piste. Mais se montrent prudents pour la prouver. « Quand des armes passent par plusieurs mains, avec des paiements en liquide, c’est compliqué de reconstituer la chaîne. »

Trouble idéologique

Cette affaire, qui révèle, comme souvent dans ce type de trafic, la collusion des différents milieux gravitant autour des armes, se joue aussi sur fond de guerre entre police et gendarmerie. Un imbroglio où Claude Hermant pourrait bien chercher à jeter un trouble idéologique. Cet ancien para, formé au service d’ordre des « fantômes » du FN et aguerri au gré des conflits (Balkans, Afrique…), est aussi un organisateur de stages survivalistes (survie en cas de cataclysme) en armes.

 

Claude Hermant, indic de la gendarmerie, grossiste en armes prohibées ? dans AC ! Brest 164373988_B976271210Z.1_20150811220835_000_GBS50H5M9.2-0

 

Son vocabulaire n’est pas neutre. Il se dit non pas simple « tonton », mais « free-lance de l’infiltration ». Et même « missionné par la gendarmerie ». De quoi affoler les adeptes de théories occultes sur une armée secrète qui prospérerait depuis la Seconde Guerre mondiale à la faveur des déstabilisations politiques – elles ont refleuri sur le Web au lendemain des attentats de janvier. Hermant s’était déjà épanché dans ces termes dans les médias, quand il avait été lâché il y a quinze ans par le service d’ordre du FN. L’ultime coup de bluff du mouchard qui gagne du temps ? Notre spécialiste des informateurs le rappelle : « C’est précieux, le temps, quand on a une défense à peaufiner et qu’on veut laisser se diluer d’éventuelles preuves et surtout des avoirs compromettants. »

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/attentat-manque-de-villejuif-relation-avec-merah-qui-est-fabien-clain_1704305.html

Attentat manqué de Villejuif, relation avec Merah: qui est Fabien Clain?

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 03/08/2015 à 12:32 , mis à jour à 12:49

Une voiture de police le 22 avril 2015 à Paris devant la résidence universitaire où vit Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d'avoir voulu préparer un attentat visant une église à Villejuif (photo d'illustration).
Une voiture de police le 22 avril 2015 à Paris devant la résidence universitaire où vit Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d’avoir voulu préparer un attentat visant une église à Villejuif (photo d’illustration).afp.com/KENZO TRIBOUILLARD

 

Selon Le Monde, Sid Ahmed Ghlam était en contact avec des djihadistes français en Syrie. Parmi eux, Fabien Clain, un Réunionnais qui gravitait dans l’entourage de Mohamed Merah, est suspecté d’être l’un des commanditaires de l’attentat déjoué.

 

Sid Ahmed Ghlam a bel et bien été téléguidé depuis la Syrie. Dans une enquête publiée ce lundi, Le Monde rapporte que l’étudiant algérien de 24 ans, suspecté d’avoir fomenté un projet d’attentat contre une église de Villejuif, était en relation avec des Français partis faire le djihad.

Sid Ahmed Ghlam communiquait avec ses commanditaires via des conversations chiffrées sur Internet. Dans un des messages, dans lequel ils lui indiquent comment récupérer une voiture, les djihadistes font l’erreur d’utiliser des pseudonymes. C’est comme cela que les enquêteurs remontent jusqu’à au moins trois hommes, tous connus des services de renseignement et localisés en Syrie. L’un d’eux s’appelle Fabien Clain, un homme qui a contribué à radicaliser les deux autres, relate le quotidien.

Surtout, celui-ci est réputé proche de Mohamed Merah, l’auteur des attentats de 2012. Réunionnais d’origine, surnommé « Omar » par ses proches, il a lui aussi longuement vécu à Toulouse. Le site Réunion Première raconte qu’il s’est converti à l’islam à la fin des années 90 et s’est radicalisé en 2004. Quatre ans plus tard, le trentenaire est condamné à 5 ans de prison pour avoir aidé des candidats au djihad à se rendre en Irak. C’est dans le cadre de cette filière, dite d’Artigat, qu’il côtoie les frères Merah. Fabien Clain est alors qualifié de « tête pensante » du groupe.

Mohamed Merah lui écrit depuis sa prison

Dans son livre Merah. L’itinéraire secret (2015, Nouveau Monde éditions), le journaliste Alex Jordanov raconte que « le tueur au scooter » s’inquiète à la fin des années 2000 du procès à venir de Fabien Clain. Si bien qu’il prend des nouvelles de lui grâce à son frère et va jusqu’à lui écrire une lettre depuis sa cellule, où il purge une peine pour des faits de délinquance.

Fabien Clain est à son tour en détention lorsque Mohamed Merah commet ses meurtres sanglants. Fait étrange, à sa sortie en août 2012, il s’installe en Normandie et s’insurge contre un reportage sur France 2 dans lequel il est décrit comme un proche du terroriste. Selon 20 Minutes, il assure à l’époque que sa vie est un enfer depuis la diffusion et qu’il porte plainte contre France télévisions. Et ce, malgré les preuves accablantes qui le contredisent.

Depuis, l’homme a rejoint les rangs de l’organisation Etat islamique (EI) et a disparu des radars des services de renseignement. Jusqu’à maintenant.

 

http://www.liberation.fr/societe/2015/08/04/fabien-clain-de-la-pme-islamiste-au-jihad_1358853

Fabien Clain, de la PME islamiste au jihad

 
Jean-Manuel ESCARNOT (à Toulouse) 4 août 2015 à 20:16

Les jihadistes français de l’Etat islamique ont pris du galon. Selon le Monde, Fabien Clain, 35 ans, un islamiste toulousain d’origine réunionnaise, proche des frères Merah, serait l’un des initiateurs du projet d’attentat contre une église de Villejuif, avorté in extremis le 19 avril. D’après les documents saisis par les policiers, il aurait activé depuis la Syrie l’auteur présumé, Sid Ahmed Ghlam, un étudiant algérien de 24 ans, arrêté fortuitement alors qu’il venait de se tirer une balle dans la jambe.

L’un de ses commanditaires présumés, Fabien Clain, alias Omar apparaît dès 2001 avec son frère Jean-Michel, 33 ans, dans les rapports de surveillance des renseignements généraux (RG) toulousains, dont Libération a eu connaissance. Convertis à l’islam, les deux frères Clain ne passent pas inaperçus dans leur quartier du Mirail. Ils dirigent alors un petit groupe salafiste, composé de jeunes des cités et de convertis. Eux-mêmes ont épousé deux converties qui portent la burqa, d’où le surnom de «clan des Belphégor». A la même époque, ils se rapprochent de la communauté islamiste d’Artigat dirigée par Olivier Corel, un Français d’origine syrienne, qui fait figure de «cheikh». Au cours des «stages de religion vraie» organisés dans la maison de Corel, les Clain côtoient Abdelkader Merah et Sabri Essid, frère et beau-frère de Mohamed Merah.

A Toulouse, ils échouent dans leur tentative de s’emparer de la mosquée de Bellefontaine dirigée, selon eux, par «de mauvais musulmans». L’anathème et l’activisme forcené leur tiennent lieu d’idéologie. Ils se rabattent dans des appartements du Mirail et la salle de prière d’un foyer Sonacotra pour y prêcher le jihad et leur haine des juifs et des Américains. Le tout sous l’œil des RG qui les observent «se monter le bourrichon». En 2004, les frères Clain partent en Egypte avec leur épouse pour étudier dans une école coranique près du Caire. L’intervention américaine en Irak en 2003 et l’apparition de la branche irakienne d’Al-Qaeda donne enfin à Clain et à ses comparses l’opportunité de s’engager dans la lutte armée. Mais, surveillés de près, des membres du groupe de Toulouse, dont Sabri Essid, sont arrêtés par la police syrienne avant de passer en Irak. Fabien Clain est, lui, encore en Egypte.

De retour en France, c’est libre qu’il se présente au procès de leur filière, en 2009, à l’issue duquel il écope de cinq ans de prison. S’il correspond durant sa détention avec Merah, Clain est toujours détenu lors des attentats de mars 2012. Et se défendra d’avoir inspiré le tueur des militaires et des enfants juifs. Avec son frère Jean-Michel, il disparaît en Syrie, vraisemblablement en 2014, tout comme Sabri Eissid et une dizaine de membres du groupe de Toulouse.

Jean-Manuel ESCARNOT (à Toulouse)

 

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Les-deux-visages-de-Sid-Ahmed-Ghlam-754406

Les deux visages de Sid Ahmed Ghlam

 

Les deux visages de Sid Ahmed Ghlam

Dimanche 19 avril, près de la résidence du Crous où il vit quand il est à Paris, la Renault Mégane de Sid Ahmed Ghlam dans laquelle les policiers viennent de retrouver une partie de son arsenal. © DR/Visual

 

Le 01 mai 2015 | Mise à jour le 29 avril 2015

De notre envoyée spéciale en Haute-Marne Pauline Delassus
@PaulineDelassus

 

A Saint-Dizier, il est Djillali en djellaba. A Paris, c’est un étudiant sans histoire… qui prépare le pire.

 

Lavés et repassés, ses vêtements l’attendent dans l’armoire d’un pavillon de la cité du Vert-Bois, le grand ensemble de Saint-Dizier. Ses sœurs en font l’inventaire : un jogging et un costume en flanelle, une djellaba grise et une jebba algérienne. Deux types d’allure pour deux types de vie, deux villes, deux langues et deux prénoms. A Paris, Sid Ahmed Ghlam porte un jean et des chaussures en cuir. Un étudiant ­inscrit en licence d’informatique à l’université, s’adressant dans un français parfait à ses voisins du XIIIe arrondissement. A Saint-Dizier, Djillali, du surnom donné par sa mère, arpente les rues en longue robe traditionnelle. Il est arrivé dans le quartier en 2001, à 10 ans. Né à Tiaret, dans la région d’Oran, Sid Ahmed a eu l’enfance d’un immigré ballotté d’une rive à l’autre de la Méditerranée, chassé de France vers 12 ans faute de papiers en règle, puis de retour en 2009, dans le cadre du regroupement familial. Ses parents ont rejoint au Vert-Bois une importante communauté d’ouvriers algériens, installés sur cette zone de forêt où poussent les barres bétonnées depuis les années 1950. Le couple Ghlam et ses six enfants emménagent d’abord dans une HLM des hauteurs, puis dans une maisonnette d’un lotissement moderne, construit à l’emplacement des tours que la municipalité a fait détruire en espérant améliorer la qualité de vie.

 

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La maison de la famille Ghlam, à Saint-Dizier. © DR

 

Entre ces murs en contre-plaqué avec vue sur les fenêtres des voisins, Aouali Ghlam, 48 ans, est désormais prostrée, tombée dans une torpeur inquiétante depuis l’arrestation de son fils. Les yeux ouverts mais le regard vide, elle reste allongée sur le petit lit de la chambre de Sid Ahmed et pleure son enfant mis en examen pour assassinat et terrorisme, persuadée de son innocence. Cette mère au foyer a délaissé la cuisine, ne se ­nourrit que de calmants et ne regarde même plus ses trois cadets jouer dans la rue, devant la façade décrépie. Sur le canapé du salon, face à la télévision allumée sur une chaîne d’information, Menouer, le père d’une cinquantaine d’années, regard sombre et physique musclé, est lui aussi couché. Il vient ­d’arriver d’Algérie où, commerçant aisé, il passe la plupart de son temps. A ­Tiaret, il habiterait une maison entretenue par du personnel et mènerait une vie bien différente. Le fils aîné, Mokhtar, avait même été choisi comme gestionnaire de ses diverses propriétés. Mais il est mort à l’été 2011, sur une plage algérienne, aux commandes d’un Jet-Ski. Ce drame a traumatisé le clan et divisé les parents. Il a aussi fait de Sid Ahmed « notre ­soutien moral », explique sa sœur, Fatima*, 20 ans. Avant, il voulait devenir pilote de ligne. Mais les études étaient longues ; les diplômes, chers. Il a abandonné. Il a choisi informatique, d’abord à Reims puis à Paris, d’où il revenait presque chaque week-end. Dans le quartier, on dit qu’il « marche avec » très peu de gens, uniquement ceux qui, comme lui, se rendent à la mosquée ­plusieurs fois par jour, dans la tenue des intégristes, longue tunique sur pantalon de coton.

 

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La salle de prière que fréquentaient la sœur et le beau-frère de Sid Ahmed Ghlam à Pargny-sur-Saulx (Marne), ravagée par un incendie le jeudi 23 avril. © DR

 

Au Vert-Bois, l’oisiveté a augmenté aussi vite que le taux de chômage. Depuis une dizaine d’années, la plupart des usines ont fermé. Aux alentours, la région vallonnée offre des paysages champêtres préservés. Pourtant, on ne décolle guère du bitume. Dans cette cité-village, où les parkings des centres commerciaux font office de place du marché, les hommes se retrouvent dans les cafétérias pour lire le journal, jouer au tiercé. « Djillali [Sid Ahmed] ne venait jamais au café, raconte un voisin. J’ai l’impression qu’il sortait peu, sauf pour aller prier. » La mosquée El Fath (L’ouverture) sert de lieu de culte autant que de cohésion sociale. Dans cette communauté appauvrie écono­miquement, que l’on soit originaire du Maroc, de Tunisie, de Syrie ou d’Algérie, la solidarité est le premier des commandements. « L’entraide, il n’y a que ça de bon ici », témoigne un habitant. Chacun cotise 45 euros par an pour le rapatriement des morts au pays. Les responsables de la mosquée, affiliée à la Fédération de la Grande Mosquée de Paris, veillent aussi au soutien des plus démunis­, récoltant quelques sous pour améliorer l’ordinaire. Ainsi, l’étudiant boursier Sid Ahmed a quelquefois reçu une centaine d’euros de la part des fidèles. En retour, il a bénévolement fait office de professeur d’arabe littéraire pour les enfants, entre 2013 et 2014. « Il est bilingue et maîtrise la grammaire, ce qui est rare, raconte le président de la mosquée. C’est pour cela que je l’ai recruté, mais ça n’a pas duré. » Cet ouvrier, investi dans la construction d’une extension de la mosquée, d’une salle polyvalente et de salles de classe, assure n’avoir jamais observé de phénomène de radicalisation entre ses murs. « La politique n’a rien à faire ici, assure-t-il. La foi est une affaire personnelle. D’ailleurs, les croyants n’ont pas le droit de discuter ensemble dans notre enceinte. Nous dispersons les rassemblements pour éviter les débats. »

 

Sid Ahmed voulait être pilote de ligne. Mais les études étaient longues…

 

De toute façon, après la dernière prière, vers 22 heures, il faut se dépêcher de rentrer chez soi. « C’est l’heure où sortent les rats [les dealers] », explique Djibril*, un riverain. Jusque tard dans la nuit, la cité change de vie, elle aussi. Assis dans des voitures devant les magasins fermés, des hommes vendent des barrettes de shit là où, d’habitude, on achète sa baguette. En bas des tours s’attardent les « têtes de mort », comme certains les surnomment, des ­silhouettes masculines aux longues robes et aux barbes fournies. Côté femmes, quatre seulement porteraient la burqa ou le niqab, long voile noir qui recouvre le corps, la tête et le visage, et qui est interdit­ en France. « Ce sont les Zorro du quartier, plaisante un habitant de Saint-Dizier. Il y en a même une en burqa verte, c’est le géant vert ! » L’une d’elles a déjà été verbalisée. Blonde aux yeux bleus, originaire de Brest, elle porte des baskets sous sa burqa noire. C’est ­Emilie L.B., une des proches de Sid Ahmed Ghlam, placée en garde à vue puis remise en liberté. « Je l’ai rencontrée à la mosquée. Elle faisait des allers-retours en Bretagne et, un jour, elle est revenue en burqa. Elle m’a convaincue de la porter. J’ai essayé quinze jours puis je l’ai enlevée », dit Fatima, la sœur de Sid Ahmed, avant de poursuivre : « Je l’ai présentée à mon frère. Elle est tombée amoureuse de lui mais ce n’était pas réciproque. » Tout le monde n’est pas d’accord… Divorcée et mère de deux enfants, Emilie, 25 ans, n’était pas bien vue dans la famille Ghlam. « Aouali, la mère de Sid Ahmed, avait refusé qu’ils se marient, raconte un ami. Parce qu’elle est plus âgée que lui et qu’elle avait déjà été mariée. » Cela n’a pas empêché Emilie de déménager pour s’installer près de leur domicile. Claude, un voisin, voyait de temps en temps Sid Ahmed lui rendre visite à la nuit tombée. « Les cris de leurs ébats nous réveillaient ! »

 

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Manuel Valls et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, sortent de l’église Saint-Cyr-Sainte-Julitte à Villejuif, mercredi 22 avril. © PHOTOPQR/LE PARISIEN/Lejeune

 

Sid Ahmed peut aussi compter sur son beau-frère, K., marié à sa sœur Fatima depuis moins d’un an. « Il porte une longue barbe et une djellaba, dit celle-ci. Il s’entend très bien avec mon frère. » Sid Ahmed était d’ailleurs présent à leur mariage. « Une fête au Fanta, bien sûr ! se souvient un invité. Où l’on n’a même pas dansé. Djillali était très élégant, en costard noir. » Au domicile des jeunes mariés, pas de table ni de chaises, mais des coussins à même le sol « comme au temps du Prophète ». Fatima, coquette, porte un voile de couleur par-dessus de longues robes fleuries, des bijoux, du vernis sur les ongles. Son allure juvénile et soignée cache un tempérament ferme, voire agressif. « J’ai parlé à mon frère au téléphone la veille de son arrestation. Il m’a dit qu’il hébergeait quelqu’un.

Je ne sais pas qui. Une semaine avant, j’ai été chez lui, à Paris. J’ai nettoyé sa chambre, lavé son linge et fait ses courses. » Ce week-end-là, autour du 12 avril, un de leurs oncles était en visite à Paris. Fatima, son mari et Sid Ahmed auraient alors passé du temps ensemble. Sid Ahmed a accompagné l’oncle sur les Champs-Elysées et à la tour Eiffel. A ces mêmes dates, selon la police, il effectuait un repérage des églises de Villejuif. C’est le mari de Fatima qui a fait découvrir à Sid Ahmed la toute nouvelle salle de prière de ­Pargny-sur-Saulx, le bourg dont il est originaire. Pour y aller depuis Saint-Dizier, il faut parcourir 21 kilomètres sur une route de campagne bordée de vieux clochers et de troupeaux de vaches. Non loin de la chapelle Sainte-Thérèse, dans une ruelle, un homme barbu, vêtu d’une djellaba et coiffé d’un turban, nous dévisage. Dans le village champenois, sa tenue traditionnelle afghane étonne. « Il y a beaucoup de convertis qui prient ici », indique un voisin, habitué à les voir ­passer plusieurs fois par jour devant ses fenêtres. Cinq jours après l’arrestation de Sid Ahmed, la salle de prière a été détruite par un incendie.

Enquête Margaux Rolland

* Les prénoms ont été changés.

 

http://www.letelegramme.fr/france/attentat-dejoue-ghlam-mis-en-examen-25-04-2015-10606726.php

Attentat déjoué. Ghlam mis en examen

 

25 avril 2015 / Didier Déniel et AFP /

 

 

Après cinq jours de garde à vue, Sid Ahmed Ghlam a été mis en examen, ce vendredi, pour un projet d’attentat au nom de l’islam contre au moins une église et pour l’assassinat d’une femme à Villejuif (Val-de-Marne),

Sid Ahmed Ghlam avait lui-même provoqué, dimanche, son interpellation après avoir été blessé dans des circonstances encore inexpliquées. Cet Algérien de 24 ans est soupçonné d’avoir voulu attaquer au moins une église de Villejuif (Val-de-Marne) et d’avoir tué Aurélie Châtelain, une femme de 32 ans dont le corps avait été retrouvé, dimanche matin, dans sa voiture. Présenté, hier, à des juges antiterroristes parisiens, le jeune homme a été mis en examen, hier, vers 18 h, pour « assassinat et tentatives d’assassinats », pour « association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes d’atteinte aux personnes », et pour diverses autres infractions, le tout en relation avec une entreprise terroriste.

Deux heures auparavant, deux de ses avocats, M e Gilles-Jean Portejoie et Matthieu de Vallois, étaient arrivés à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, dans le centre de Paris, où le suspect était en garde à vue depuis dimanche en raison de ses blessures. Sid Ahmed Ghlam « a contesté vigoureusement tous les faits qui lui sont reprochés », a déclaré M e Matthieu de Vallois. « On attend surtout que la procédure évolue, que l’information bouge et elle pourrait nous réserver des surprises », a indiqué, de son côté, M e Gilles-Jean Portejoie sans autre précision.

La jeune femme laissée en liberté

Quelques heures plus tôt, la garde à vue d’une femme de l’entourage de Sid Ahmed Ghlam, âgée de 25 ans, interpellée mercredi à Saint-Dizier (Haute-Marne), avait été levée. Elle a été laissée en liberté.

Selon nos informations, la jeune femme, de nationalité française, serait bien originaire de Brest (Finistère). Elle aurait habité le quartier de Pontanézen pendant deux ans avant de s’établir à Saint-Dizier. Cette mère de deux enfants aurait vécu avec un jeune Français bien connu des services de police pour des faits de grande délinquance. Son compagnon se serait converti à l’islam dans les murs de la prison de l’Hermitage, à Brest, où il purgeait une peine de prison. C’est à ses côtés, et sous son influence, que la jeune femme aurait choisi de devenir musulmane. Au fil du temps, elle aurait opté pour le port de la burqa comme une quinzaine de femmes de ce quartier populaire de Brest.

Les enquêteurs chercheraient aussi à clarifier les liens qui auraient existé entre elle et la mosquée Sunna du quartier de Pontanézen qu’elle aurait fréquentée régulièrement. Contacté hier, Rachid Abou Houdeyfa, l’imam de cette mosquée, niait connaître la jeune femme. « Les gens qui sombrent dans l’islam radical ne nous fréquentent pas. Ils ne supportent pas certains prêches ».

Marche blanche à Villejuif

Hier, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a appelé les préfets à renforcer la « vigilance » près des églises, dès aujourd’hui. Une marche blanche est prévue le même jour à Villejuif en hommage à Aurélie Châtelain, une autre, dimanche, à Caudry (Nord) où la victime habitait.

 

http://www.ouest-france.fr/attentats-dejoues-la-derive-dune-brestoise-ex-compagne-de-ghlam-3356044

Attentats déjoués. La radicalisation d’une Brestoise ex amie de Ghlam

 
Brest – 25 Avril

  • Le domicile de Saint-Dizier où a été arrêtée l'ex-compagne de Sid Ahmed Ghlam.

    Le domicile de Saint-Dizier où a été arrêtée l’ex-compagne de Sid Ahmed Ghlam. | Photo: AFP

 

Mickaël LOUÉDEC

Son ancien compagnon est soupçonné d’avoir préparé des attentats contre des églises en région parisienne. La garde à vue de la jeune femme a pris fin vendredi.

 

Enquête

Sa famille est particulièrement touchée par les événements. « Était-elle manipulée ? En tout cas, en notre présence, c’était quelqu’un de tout à fait normal. Elle disait même qu’elle était prête à enlever son voile pour trouver du travail ».

Morgane (*) a 25 ans. Cette Brestoise d’origine, mère de deux enfants, est installée près de Saint-Dizier, en Haute-Marne. Mercredi, elle est interpellée et passe près de deux jours en garde à vue avant d’être relâchée. Elle a été la compagne, il y a quelques semaines, de Sid Ahmed Ghlam, qui avait planifié l’attaque d’églises catholiques dans la région parisienne.

Convertie à 22 ans

Un membre de sa famille avoue être tombé des nues quand il a appris la nouvelle, mercredi soir. « Au début de sa relation, elle m’avait dit être avec quelqu’un de très bien, de très posé ». Le glissement de la jeune femme vers l’islam radical ne date pourtant pas d’hier.

C’est à Brest que tout commence. Élevée dans une famille catholique, elle a effectué sa scolarité dans les collèges et lycées de la ville. Elle est aussi titulaire d’un BEP dans la restauration, obtenu à Vannes, et a une expérience de vendeuse à Quimper. À Brest, elle se convertit brusquement à l’Islam, sur les conseils d’une amie. Sa famille pointe de mauvaises fréquentations dans une période de faiblesse. Elle est âgée de 22 ans. Elle est « perdue ». Rapidement, elle se radicalise et vient à porter le niqab. Elle est alors mariée à un Brestois dans le quartier de Pontanézen. L’homme a déjà été condamné à plusieurs reprises.

Sous influence ?

L’année dernière, elle s’en sépare, change de vie et part vivre à Saint-Dizier pour « raisons personnelles ». Elle noue alors une relation sentimentale avec un autre homme, dont le frère se fait arrêter en 2014 en Belgique, alors qu’il est en possession d’un véritable arsenal militaire.

Sid Ahmed Ghlam devient son compagnon un peu plus tard. Selon nos informations, il s’agit alors d’une liaison de nature sentimentale, autocentrée sur lui. Est-elle alors soumise à l’influence totale de son compagnon ? Toujours est-il qu’elle se radicalise encore davantage, vit recluse dans une zone pavillonnaire et devient indésirable à la mosquée. Elle est aussi verbalisée à de multiples reprises pour port du niqab.

Elle continue néanmoins d’effectuer des aller-retour entre la Haute-Marne et la Bretagne. Une partie de sa famille est dans le Finistère, une autre dans le Morbihan. En février dernier, dans une grande surface de Gouesnou, près de Brest, elle se présente entièrement voilée. Ce qui ne manque pas de créer un nouvel incident et une intervention de la gendarmerie.

Une nouvelle étape dans un parcours chaotique. « Elle devait venir nous voir dans un petit mois », déplore sa famille.

(*) Prénom d’emprunt.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/faits-divers/20130529.OBS1025/le-dernier-voyage-de-mohamed-merah-en-belgique.html

Le dernier voyage de Mohamed Merah en Belgique

L' Obs

Publié le 29-05-2013 à 12h15

Trois semaines avant de passer à l’acte, le tueur de Toulouse et Montauban aurait rendu visite à Abou Jaber, éminence grise d’une cellule djihadiste bruxelloise.

 

Des documents et des photos, comme celle-ci, dévoilées par France 3 Midi-Pyrénées, montrent que Mohamed Merah était dans le viseur des renseignements français depuis 2006. (France 3 Midi-Pyrénées)Des documents et des photos, comme celle-ci, dévoilées par France 3 Midi-Pyrénées, montrent que Mohamed Merah était dans le viseur des renseignements français depuis 2006. (France 3 Midi-Pyrénées)

 

Mohamed Merah pourrait avoir été chercher du soutien en Belgique. Selon des informations révélées par « Le Parisien » (article payant), trois semaines avant de passer à l’acte, l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban aurait passé une journée avec Abdelkader el-Farssaoui, alias Abou Jaber, un Marocain vivant en Belgique et interrogé par la justice belge dans le cadre d’une enquête sur une cellule djihadiste de Bruxelles.

Décrit comme l’éminence grise du groupe, Abou Jaber est un proche de Mohamed Achamlane, dit Abou Hamza, le leader du groupe terroriste niçois Forsane Alizza, démantelé peu après les tueries de Mohamed Merah. C’est par l’intermédiaire de ce dernier que le tueur de Toulouse et Montauban lui a rendu visite, selon les déclarations d’el-Farssaoui à la justice belge.

Des liens étroits entre Merah et la Belgique

Mais pourquoi Merah a-t-il fait cet étrange déplacement ? Non pas pour parler de son projet meurtrier mais pour échanger sur sa vision curieuse de l’islam, selon Abou Jaber. « Il m’a notamment dit que la première femme qu’il aurait serait une femme du paradis », assure-t-il. Merah évoque néanmoins brièvement ses voyages en Afghanistan et au Pakistan. Ce nouvel élément est d’autant plus troublant que ce n’est pas la première fois que la Belgique apparaît dans le dossier, relève « Le Parisien ».

Pas moins de 22 numéros belges ont été relevés sur les factures téléphoniques de Merah, dont l’un correspond à une prostituée bruxelloise, ex-épouse d’un caïd local. En 2006, Merah se serait également rendu dans le plat pays avec Sabri Essid, un ami toulousain condamné en 2009 pour son appartenance à une filière jihadiste irakienne. Enfin, Moez Garsallaoui, un cadre d’Al-Qaïda soupçonné d’avoir formé Merah au Pakistan, a longtemps vécu à Bruxelles, dans les années 2000 avant d’être abattu à l’automne dernier près de la frontière afghano-pakistanaise.

 

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/l-etrange-dernier-voyage-de-mohamed-merah-29-05-2013-2845239.php

L’étrange dernier voyage de Mohamed Merah

 

Trois semaines avant de commettre ses crimes, le tueur au scooter s’est rendu en Belgique pour y rencontrer un cheikh et lui poser des questions religieuses.

 

Le Parisien | 29 Mai 2013, 07h00

 
Et si Mohamed Merah était allé chercher de l’aide… en Belgique ? C’est d’outre-Quiévrain que vient l’un des éléments les plus troublants de l’enquête ces derniers mois. Entendu dans une affaire de terrorisme à l’automne, un Marocain vivant en Belgique a assuré avoir passé une journée avec le Français seulement trois semaines avant les tueries de Toulouse (Haute-Garonne) et Montauban (Tarn-et-Garonne).

Un témoignage étonnant qui vient d’être porté à la connaissance des juges français chargés du dossier.

C’est la justice belge, saisie par les magistrats français, qui a transmis ces renseignements. En novembre, Abdelkader el-Farssaoui, alias Abou Jaber, est entendu comme témoin dans le cadre d’une enquête sur une cellule jihadiste autour de Bruxelles. Ce Marocain de 40 ans, décrit comme le « cheikh », l’éminence grise du groupe, a longtemps vécu en Espagne où il aurait été entendu après les attentats de Madrid. Il est surtout un proche de Mohamed Achamlane, dit Abou Hamza, le leader du groupe terroriste niçois Forsane Alizza, démantelé peu après les tueries de Mohamed Merah.

Selon l’audition d’El Farssaoui, c’est justement par l’intermédiaire d’Achamlane que Merah est venu lui rendre visite. « C’est Abou Hamza qui a demandé à avoir de mes nouvelles […] et me faire part que quelqu’un souhaitait me voir. Ce quelqu’un s’avérera être Mohamed Merah. […] Il voulait avoir des réponses en matière religieuse. » Merah se serait rendu à Bruxelles depuis Lille avant de rejoindre un ami d’El Farssaoui dans la banlieue de Bruxelles, puis de gagner la capitale belge. Là, « je les ai reçus chez moi, nous y avons fait la prière et bu du thé avant de nous rendre dans un restaurant ».

Une curieuse vision de l’islam

Le futur tueur au scooter, toujours selon le témoin, ne parle pas de son projet meurtrier, mais échange sur sa curieuse vision de l’islam. « Il m’a notamment dit que la première femme qu’il aurait serait une femme du paradis », assure-t-il. Merah évoque également brièvement ses voyages en Afghanistan et au Pakistan. « Il ne m’a pas communiqué de détails. Il m’a dit qu’il y est allé avec les frères. » Le Toulousain serait ensuite reparti dans la voiture de l’ami d’El Farssaoui direction la France. « Cela se situe trois semaines avant le massacre de Toulouse », affirme le Marocain aux enquêteurs. Dans son ordinateur ont été retrouvés « des photographies et du courrier relatif à Merah », selon la justice belge.

Ce nouvel élément est d’autant plus troublant que ce n’est pas la première fois que la Belgique apparaît dans le dossier. Ainsi, 22 numéros belges ont été relevés sur les factures de téléphone de Merah, dont l’un correspondait à une prostituée bruxelloise, ex-épouse d’un caïd local. Merah se serait également rendu en Belgique en 2006 avec Sabri Essid, un ami toulousain condamné en 2009 pour son appartenance à une filière jihadiste irakienne. Enfin, Moez Garsallaoui, un cadre d’Al-Qaida soupçonné d’avoir formé Merah au Pakistan, a longtemps vécu à Bruxelles, dans les années 2000 avant d’être abattu à l’automne dernier près de la frontière afghano-pakistanaise.

Par ailleurs, hier, six proches du tueur au scooter et de son frère, deux à Paris et quatre à Toulouse, ont été placés en garde à vue, soupçonnés de l’avoir assisté financièrement dans son projet terroriste.



Merah, Kouachi, Coulibaly, Ghlam : même groupe, même combat

Tout compte fait, mon Chinois de Thaïlande avait bien raison de s’inquiéter ces derniers jours : Sid Ahmed Ghlam, l’homme aux trois avocats dont la petite amie brestoise est toujours libre comme l’air a bien commencé à parler au juge le 19 juin dernier, tandis que son ordinateur l’avait déjà trahi.

Les enquêteurs soupçonnent aujourd’hui Fabien Clain, un Toulousain d’origine réunionnaise proche des frères Mohammed et Abdelkader Merah, d’avoir commandité son attentat manqué à Villejuif depuis la Syrie où il se trouve.

On apprend également qu’Aurélie Châtelain aurait été tuée pour avoir été soupçonnée d’être un agent de renseignement.

Notons par ailleurs qu’à l’égal de Josette Brenterch du NPA de Brest et de ses complices les cybercriminels Pascal Edouard Cyprien Luraghi, NEMROD34 et autres « déconnologues », celui qui apparaît désormais comme l’un des chefs du djihadisme français s’était plaint en 2013 d’être « diffamé » par la diffusion d’informations pertinentes le concernant.

Curieusement, selon une information exclusive de 20minutes.fr du 5 juin 2013, Fabien Clain avait décidé d’attaquer France Télévisions en diffamation pour cette diffusion très précisément ce 5 juin 2013.

Rappelons que la rixe ayant conduit à la mort très médiatisée du jeune Brestois Clément Méric s’était produite le même jour, dans l’après-midi.

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/08/03/sur-la-piste-des-commanditaires-de-l-attentat-dejoue-de-villejuif_4709532_1653578.html

Attentat manqué de Villejuif : sur la piste des commanditaires

 

LE MONDE | 03.08.2015 à 08h28 • Mis à jour le 03.08.2015 à 13h12 | Par Soren Seelow

 

Devant l'église Saint-Cyr-Sainte-Julitte, à Villejuif (Val-de-Marne), le 26 avril, une semaine après l'attentat raté de Sid Ahmed Ghlam.

 

L’enquête a débuté comme un gag. Au bout du fil, un apprenti terroriste un peu maladroit vient de se tirer une balle dans la jambe :

« Le SAMU de Paris, bonjour !

– Oui, bonjour, au secours…

– Vous êtes sur la voie publique, monsieur ?

– Oui, sur la voie publique… Ahhh ! (…) J’suis dehors là. Ils ont tiré dans mon pied…

– Tiré dans vos pieds ! Avec.. avec une arme, monsieur ? »

Quelques minutes plus tard, la police découvre le blessé gisant sur le trottoir au pied de sa résidence étudiante, dans le 13e arrondissement de Paris : Sid Ahmed Ghlam, un étudiant algérien de 24 ans. Tandis qu’il est emmené à l’hôpital, les policiers remontent une trace de sang jusqu’à sa voiture. A l’intérieur, une kalachnikov, deux armes de poing, un gilet pare-balles et des documents manuscrits sur un projet d’attentat. Dans sa chambre, ils mettent la main sur trois autres kalachnikov et trois gilets pare-balles. L’analyse du matériel informatique confirme leurs inquiétudes : le jeune homme envisageait, comme il l’a reconnu par la suite, d’attaquer une église de Villejuif, dans le Val-de-Marne, le matin même, le dimanche 19 avril.

L’attentat n’a jamais eu lieu. Dans des circonstances qui restent à éclaircir, une jeune femme, Aurélie Chatelain, a été tuée dans sa voiture, garée à quelques centaines de mètres de l’église Sainte-Thérèse de Villejuif. Sid Ahmed Ghlam attribue ce meurtre à un complice, mais l’ADN de la victime a été retrouvé sur sa manche et l’expertise balistique a établi que la même arme avait tué Aurélie Chatelain et transpercé sa jambe. Toujours est-il que ce meurtre, apparemment non prémédité, a fait dérailler un scénario écrit depuis plusieurs semaines.

Scellés sur la porte de la chambre de Sid Ahmed Ghlam dans sa résidence universitaire, à Paris.

 

Téléguidé de l’étranger

La maladresse du jeune Algérien est un coup de chance inédit dans les annales de l’antiterrorisme, et va permettre aux enquêteurs de mettre au jour un projet d’attentat orchestré de Syrie par des djihadistes français, que les services de renseignement pensent avoir identifiés. Sur leur principale hypothèse de travail plane un spectre, connu des services depuis plus de dix ans : Fabien Clain, un proche de Mohamed Merah, considéré comme un des principaux animateurs de la filière dite « d’Artigat », dans l’Ariège, au début des années 2000.

Le dossier d’instruction dresse, par le jeu des relations de ses protagonistes, un tableau vivant de la galaxie djihadiste de ces quinze dernières années. Cette enquête à tiroirs commence par le décryptage de dizaines de fragments de correspondance retrouvés dans le matériel informatique de Sid Ahmed Ghlam. En moins de trois jours, les hommes de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) restaurent les fichiers effacés. Leurs auteurs n’apparaissent pas, mais le contenu est explicite : l’étudiant a visiblement été téléguidé de l’étranger.

L’aspect le plus intéressant de ces échanges réside dans la précision des instructions qui lui sont envoyées. Une de ces missives lui indique comment récupérer des armes dans une voiture volée sur un parking d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis :

« Tu vas trouver sur cette rue une sandwicherie qui est dans un angle, ça s’appelle L’Atmosphère. (…) Tu regardes parmi les voitures garées là, et tu cherches une Renault Mégane. (…) Tu regardes sur la roue avant droite, tu vas trouver les clés posées dessus. (…) Tu ouvres, tu récupères le sac et tu vas le ranger dans ta voiture. (…) Une fois que c’est fait tu vas garer ta voiture plus loin et tu la laisses, tu reviendras la récupérer demain matin. (…) Tu rentres en transport à la maison. (…) Mets des gants quand tu touches la voiture. (…) Le paquet, c’est ce que tu as besoin pour travailler. Quand tu as récupéré le sac, envoie-moi un message. »

Mais c’est une autre instruction qui va permettre aux enquêteurs de remonter jusqu’aux possibles commanditaires. Son auteur suggère à l’étudiant de se rendre dans un garage de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), pour récupérer une deuxième voiture afin d’y cacher son arsenal : « Quand tu arrives là-bas, tu demandes à parler à Rabi. Dès que tu le vois tu lui dis : “Je viens de la part de Vega et Thomas pour récupérer la BMW 318”. » Les acteurs de l’opération ont pris soin de crypter toutes leurs conversations. Mais ils ont commis un impair : ils ont livré aux enquêteurs un surnom et un prénom.

Lire aussi : Sid Ahmed Ghlam, entre les mailles du filet

Des vieilles connaissances de l’antiterrorisme

Il faudra quelques jours seulement à la DGSI pour exploiter cet indice : Vega s’appelle en réalité Macreme A., comme l’a confirmé le gérant du garage, et son acolyte Thomas M. Les deux hommes, originaires de Seine-Saint-Denis, sont partis en Syrie au début de 2015 et apparaissent dans la même procédure de filière djihadiste que Fabien Clain. Présenté comme leur « comparse », ce Toulousain de 36 ans d’origine réunionnaise aurait joué de la Syrie un rôle majeur dans leur endoctrinement.

Selon une note des services de renseignement, Fabien Clain apparaît dès 2001 dans le radar de l’antiterrorisme. Son frère Michel et lui ont fondé un groupuscule salafiste et épousé deux converties qui portent la burqa – ce que leur vaut le surnom de « clan des Belphégor » dans le quartier du Mirail. Leur groupuscule fusionne à la fin de 2004 avec une autre communauté, structurée autour d’un Français d’origine syrienne, Olivier Corel, dit « l’Emir blanc ».

A l’occasion des réunions organisées dans la ferme de l’émir, à Artigat, les frères Clain rencontrent Abdelkader Merah et Sabri Essid, les frère et beau-frère de Mohamed Merah. Considérée comme un des noyaux historiques du djihadisme français, la cellule d’Artigat apparaît dans plusieurs dossiers de terrorisme, dont celui de Merah. En 2009, Fabien Clain a été condamné à cinq ans de prison pour avoir animé une filière d’acheminement vers l’Irak. Parti rejoindre les rangs de l’Etat islamique après sa libération, il n’a pu être entendu par les enquêteurs.

Le volet français de l’enquête a en revanche permis la mise en examen de trois personnes elles aussi connectées – de façon plus ou moins directe – à d’anciennes cellules djihadistes. Parmi elles figure une autre vieille connaissance de l’antiterrorisme : Rabah B., dit le « Kabyle », soupçonné d’avoir organisé la livraison des armes cachées dans la Mégane à l’attention de Sid Ahmed Ghlam. Il avait été interpellé puis relâché faute de preuves lors du démantèlement en 2005 du réseau Chérifi, dont onze membres ont été condamnés en 2011 pour un projet d’attentat contre la DST, la Direction de la surveillance du territoire, l’ancêtre de la DGSI. Le « Kabyle » a continué à en fréquenter plusieurs après leur sortie de prison.

Les deux autres mis en examen, également soupçonnés d’avoir participé à la livraison des armes, n’ont jamais été impliqués dans des affaires de terrorisme. Mais leur cercle relationnel illustre là encore le microcosme de la nébuleuse djihadiste et sa porosité avec le milieu du banditisme. Le premier est un proche de Moussa Coulibaly, qui avait agressé trois militaires au couteau à Nice le 3 février. Quant au second, il fréquente un ancien membre du Groupe islamique combattant marocain, suspecté d’avoir commandité les attentats de Casablanca et de Madrid au début des années 2000.

Un autre homme, Pascal K., a été interpellé après l’identification de son ADN sur une brosse à cheveux retrouvée chez Ghlam. Il a finalement été relâché, mais les enquêteurs ont découvert que son frère Franck, un déserteur de l’armée française ayant participé à une opération extérieure au Liban, avait été l’élève de Farid Benyettou – l’ancien mentor de Chérif Kouachi, l’un des auteurs de la tuerie de Charlie Hebdo. Autant de connexions qui retracent l’historique de la famille du djihadisme français. Les anciens réseaux des années 2000 ont planté leurs graines. Sid Ahmed Ghlam était leur dernière jeune pousse. Jusqu’à ce qu’il se tire une balle dans le pied.

Lire aussi : La « crêperie conspirative », concentré français du djihadisme

 Soren Seelow
Journaliste

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/08/03/01016-20150803ARTFIG00108-sid-ahmed-ghlam-evoluait-dans-la-meme-sphere-que-mohamed-merah.php

Sid Ahmed Ghlam évoluait dans la même sphère que Mohamed Merah

    • Par lefigaro.fr
    • Mis à jour le 03/08/2015 à 12:57
    • Publié le 03/08/2015 à 12:28

     

L'église de Villejuif où Sid Ahmed Ghlam planifiait de commettre un attentat.
 

Principal suspect dans l’enquête sur l’attentat déjoué contre une église de Villejuif, l’homme était piloté par deux Français partis en Syrie, eux-mêmes recrutés par une cellule terroriste liée à Mohamed Merah, selon Le Monde.

Le 19 avril dernier, le SAMU de Paris reçoit un appel étonnant depuis le XIIIe arrondissement: un étudiant algérien de 24 ans prétend qu’on vient de lui tirer dans la jambe. Dépêchée sur place, la police ne tarde pas à découvrir que la victime, Sid Ahmed Ghlam, est en possession de plusieurs kalachnikovs, d’un revolver, d’un gilet pare-balles et de notes sur la planification d’un attentat contre une église de Villejuif. Plus tard, l’individu prétendra s’être lui-même tiré dessus pour se faire arrêter et échapper au courroux de l’État islamique s’il n’allait pas plus loin.

Quatre mois plus tard, l’enquête des services de renseignement progresse. Dans un article publié ce lundi, Le Monde révèle que la DCRI relie désormais l’apprenti terroriste à de nombreuses figures du djihadisme français. Surtout, il semble que l’homme était téléguidé depuis la Syrie par des Français partis faire le djihad. «Autant de connexions qui retracent l’historique de la famille du djihadisme français. Les anciens réseaux des années 2000 ont planté leurs graines. Sid Ahmed Ghlam était leur dernière pousse», affirme le quotidien qui aurait eu accès au dossier d’instruction.

Piloté depuis la Syrie

C’est l’analyse du matériel informatique retrouvé chez Sid Ahmed Ghlam qui a rapidement permis de mettre au jour une série de messages cryptés, indiquant que l’individu était en contact avec l’étranger, assure Le Monde. Ces messages, riches en instructions, ont conduit les enquêteurs jusqu’à deux complices ; Macreme A. et Thomas M., tous deux originaires de Seine-Saint-Denis et partis pour la Syrie début 2015. Ces deux hommes auraient été recrutés par Fabien Clain, un Toulousain d’origine réunionnaise cofondateur d’un groupuscule salafiste – «la cellule d’Artigat»-, notamment lié à Mohamed Merah. Fabien Clain a été condamné en 2009 à cinq ans de prison pour avoir animé une filière à destination de l’Irak ; à sa libération il est parti rejoindre l’État islamique.

Si ces hommes n’ont pas pu être entendus, l’enquête de la DCRI a aussi permis, en France, la mise en examen ces dernières semaines de trois personnes, dont au moins une, Rabah B. dit «Le Kabyle», a déjà été citée dans une ancienne affaire de djihadisme. Un deuxième mis en examen serait un proche de Moussa Coulibaly, responsable en février dernier de l’agression au poignard de trois militaires à Nice. Enfin le frère du troisième homme arrêté, un certain Franck. K, fréquentait Farid Benyettou, ancien mentor de «la filière des Buttes-Chaumont» à laquelle appartenaient les frères Kouachi, responsables de la tuerie de Charlie Hebdo.

Une victime collatérale

Sid Ahmed Ghlam est également soupçonné d’être le meurtrier d’Aurélie Châtelain, une professeur de fitness retrouvée carbonisée dans sa voiture à Villejuif et qu’il soupçonnait d’être un agent du renseignement. L’intéressé prétend que c’est un complice, dont il n’a jamais livré le nom, qui a agi. Une version qui pose problème puisque c’est bien l’ADN de Sid Ahmed Ghlam qui a été retrouvé dans la voiture. L’analyse balistique a également confirmé que l’arme qui a servi à tuer la jeune femme était celle de l’apprenti terroriste.

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/attentat-manque-de-villejuif-relation-avec-merah-qui-est-fabien-clain_1704305.html

Attentat manqué de Villejuif, relation avec Merah: qui est Fabien Clain?

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 03/08/2015 à 12:32 , mis à jour à 12:49

 

Une voiture de police le 22 avril 2015 à Paris devant la résidence universitaire où vit Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d'avoir voulu préparer un attentat visant une église à Villejuif (photo d'illustration).

Une voiture de police le 22 avril 2015 à Paris devant la résidence universitaire où vit Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d’avoir voulu préparer un attentat visant une église à Villejuif (photo d’illustration).

afp.com/KENZO TRIBOUILLARD

Selon Le Monde, Sid Ahmed Ghlam était en contact avec des djihadistes français en Syrie. Parmi eux, Fabien Clain, un Réunionnais qui gravitait dans l’entourage de Mohamed Merah, est suspecté d’être l’un des commanditaires de l’attentat déjoué.

 

Sid Ahmed Ghlam a bel et bien été téléguidé depuis la Syrie. Dans une enquête publiée ce lundi, Le Monde rapporte que l’étudiant algérien de 24 ans, suspecté d’avoir fomenté un projet d’attentat contre une église de Villejuif, était en relation avec des Français partis faire le djihad.

Sid Ahmed Ghlam communiquait avec ses commanditaires via des conversations chiffrées sur Internet. Dans un des messages, dans lequel ils lui indiquent comment récupérer une voiture, les djihadistes font l’erreur d’utiliser des pseudonymes. C’est comme cela que les enquêteurs remontent jusqu’à au moins trois hommes, tous connus des services de renseignement et localisés en Syrie. L’un d’eux s’appelle Fabien Clain, un homme qui a contribué à radicaliser les deux autres, relate le quotidien.

Surtout, celui-ci est réputé proche de Mohamed Merah, l’auteur des attentats de 2012. Réunionnais d’origine, surnommé « Omar » par ses proches, il a lui aussi longuement vécu à Toulouse. Le site Réunion Première raconte qu’il s’est converti à l’islam à la fin des années 90 et s’est radicalisé en 2004. Quatre ans plus tard, le trentenaire est condamné à 5 ans de prison pour avoir aidé des candidats au djihad à se rendre en Irak. C’est dans le cadre de cette filière, dite d’Artigat, qu’il côtoie les frères Merah. Fabien Clain est alors qualifié de « tête pensante » du groupe.

Mohamed Merah lui écrit depuis sa prison

Dans son livre Merah. L’itinéraire secret (2015, Nouveau Monde éditions), le journaliste Alex Jordanov raconte que « le tueur au scooter » s’inquiète à la fin des années 2000 du procès à venir de Fabien Clain. Si bien qu’il prend des nouvelles de lui grâce à son frère et va jusqu’à lui écrire une lettre depuis sa cellule, où il purge une peine pour des faits de délinquance.

Fabien Clain est à son tour en détention lorsque Mohamed Merah commet ses meurtres sanglants. Fait étrange, à sa sortie en août 2012, il s’installe en Normandie et s’insurge contre un reportage sur France 2 dans lequel il est décrit comme un proche du terroriste. Selon 20 Minutes, il assure à l’époque que sa vie est un enfer depuis la diffusion et qu’il porte plainte contre France télévisions. Et ce, malgré les preuves accablantes qui le contredisent.

Depuis, l’homme a rejoint les rangs de l’organisation Etat islamique (EI) et a disparu des radars des services de renseignement. Jusqu’à maintenant.

+ Plus d’actualité sur : Attentats déjoués en France

 

http://www.20minutes.fr/societe/1168487-20130605-20130605-presente-comme-proche-merah-reportage-attaque-france-televisions-justice
 
EXCLUSIF – Condamné en 2008 dans une autre affaire de terrorisme à Toulouse, Fabien Clain se plaint d’avoir été «assimilé» au tueur au scooter…

Présenté comme proche de Merah dans un reportage, il attaque France Télévisions en justice

 

Mohamed Merah dans le documentaire "Affaire Merah, itinéraire d'un tueur" de Jean-Charles Doria diffusé sur France 3
Mohamed Merah dans le documentaire « Affaire Merah, itinéraire d’un tueur » de Jean-Charles Doria diffusé sur France 3 – France Télévisions/ Jean-Charles Doria

 

* Vincent Vantighem
    • Publié le 05.06.2013 à 00:00
    • Mis à jour le 05.06.2013 à 17:29

Cela ne fait pas un an que Fabien Clain s’est installé en Normandie. Mais il envisage déjà de déménager. Présenté comme un proche de Mohamed Merah dans un reportage de «Pièces à conviction», ce trentenaire assure que sa vie est devenue un «enfer» depuis la diffusion de l’émission le 6 mars. Il a donc décidé d’attaquer France Télévisions en «diffamation». Contacté par 20 Minutes, Grégory Saint-Michel, son avocat, confirme que «la plainte en diffamation devant le tribunal correctionnel de Paris visant Rémy Pflimlin, le président de France TV, sera délivrée ce mercredi après-midi».

Une palette de photos et de noms

Diffusé en deuxième partie de soirée sur France 3, le reportage d’un peu plus d’une heure affiche à cinq reprises une palette où l’on découvre les photographies et les noms de personnes qui auraient été en contact avec Mohamed Merah. «Il existe bien des connexions entre le tueur au scooter et ce groupe», assure à l’appui des images la voix off.

Cette émission, Fabien Clain ne l’a pas vue. Enseignant l’arabe, ce n’est que le lendemain qu’il a été prévenu par l’un de ses élèves. «C’était une catastrophe. Tout le monde s’est passé le mot très rapidement, confie-t-il aujourd’hui. J’ai vite été assimilé au tueur d’enfants…»

«Quand il a tué ces gens, j’étais en prison!»

Car le trentenaire ne nie rien de son passé. Condamné en 2008 à Toulouse (Haute-Garonne) pour son rôle dans une filière d’acheminement de djihadistes français vers l’Irak, il a passé cinq ans derrière les barreaux. «Mais je n’ai jamais été proche de Merah! Quand il a tué tous ces gens, j’étais en prison. J’ai découvert cela dans ma cellule», s’insurge-t-il. Or «la diffusion de cette planche photographique laisse supposer au public la participation de Fabien Clain sinon aux actes criminels perpétrés [par Mohamed Merah], au moins à leur préparation», déplore la citation directe que 20 Minutes a consultée.

Sorti en août 2012, il lui est aujourd’hui toujours interdit d’entrer dans vingt-deux départements français. C’est donc en Normandie qu’il a décidé de poser ses valises avec son épouse. «Aujourd’hui, elle a peur. On est dans une petite ville. On sent tous les regards sur nous. Alors que je voulais juste refaire ma vie tranquillement…»



7 juillet 2015 à 14 h : mon Chinois de Thaïlande très excité

En cette journée du 7 juillet 2015, mon Chinois de Thaïlande continue à s’exciter comme il l’a fait hier sur mes deux blogs Petitcoucou et Justinpetitcoucou :

 

Justinpetitcoucou :

 

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Petitcoucou :

 

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Si aujourd’hui il s’intéresse encore aux archives de Justinpetitcoucou, en revanche, pour Petitcoucou, c’est terminé :

 

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Les belles pousses constatées à cette heure dans les graphes de statistiques « basiques » des deux blogs promettent de belles dents pour chacun d’eux pour cette journée du 7 juillet 2015.



Quand les archives de Justinpetitcoucou provoquent l’émoi…

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2015/07/06/quand-les-archives-de-justinpetitcoucou-provoquent-lemoi/

Nous venons de voir qu’en ce lundi 6 juillet 2015, mon Chinois de Thaïlande s’est particulièrement intéressé aux archives du Petitcoucou.

Mais le phénomène est encore plus net pour Justinpetitcoucou :

 

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