C’était quoi, ce « Baron Dimanche au trou zombie » ?

Depuis que ses victimes ont commencé à porter plainte contre lui, en 2010, le cyberdélinquant Pascal Edouard Cyprien Luraghi a plusieurs fois supprimé de ses textes publics les concernant, et même totalement fermé son blog principal une première fois le 13 décembre 2012 avant de le rouvrir le 25 juin 2013, et une seconde fois le 13 mai 2014 avant de le rouvrir le 24 décembre 2014.

Au cours de cette seconde fermeture, il a encore supprimé des textes, dont celui qui jusqu’au 13 mai 2014 précédait ses revendications terroristes du 17 novembre 2008, un billet de blog qu’il avait publié le même jour et intitulé « Baron Dimanche au trou zombie ».

Auparavant, il avait publié :

 

Chez Cyprien Luraghi − En ligne et à l’œil depuis 2001


Attaque personnelle

Par cyp | Publié : 27 octobre 2008

© Cyprien Luraghi 2007© Cyprien Luraghi 2007

 

Il ne veut à tout prix pas qu’on le maraboute. Pourtant j’élabore tous les jours les philtres délétères qui l’assécheront définitivement.

Si nous nous y mettons tous, nous aurons bien sa peau ; j’ai commandé le kit vaudou (douze euros trente franco de port) hier, qui rejoindra sur mon autel conspuatoire les nazes et les nazis que je honnis.

Il ne veut absolument pas qu’on lui noue l’aiguillette et pourtant je fais tout pour, dans le secret creuset au cœur de l’atelier, planqué derrière les étagères et les carcasses d’ordinateurs. Je lui inflige des piqûres à l’abdomen et dans les yeux et je souhaite qu’il crève dans toutes les douleurs et qu’il se vide de ses liquides.

Je suis le Jivaro déterminé à le réduire tant que je pourrais porter sa tête autour du cou. Elle fera peur aux gens et me protègera avec ses dents.

***

Je pense depuis au moins trente ans que les manifs ne servent plus à rien, d’ailleurs le présideur ne s’y est pas trompé : le pouvoir n’est plus dans la rue.

C’est pourquoi je préconise la pratique du maraboutage pour venir à bout de ce fléau de dictadent que le suffrage universel nous a infligé. Très efficace ; en plus ce con y croit, j’en suis certain. Je l’ai vu dans ma poule de cristal.

Le présideur dictadent ne m’a pas vu venir : j’ai préparé ma soupe de sorcière de longue date. Si, si : il suffit de mélanger intimement toutes les sales bêbêtes dont je me suis servi pour illustrer mon blog depuis deux ans et des pour s’en concocter une furieusement régicide.

Le peuple aura ta peau, Sarkolas !

 

 

Migration

Par cyp | Publié : 30 octobre 2008

© Cyp Luraghi 1982 – Dans un Twin Otter en route vers l’aérodrome de Lukla, non loin du camp de base de l’Everest© Cyp Luraghi 1982 – Dans un Twin Otter en route vers l’aérodrome de Lukla, non loin du camp de base de l’Everest

 

Tout doux à la manœuvre et ne pas se viander dans le nuage ou sur les cimes.

Après sept ans d’existence, mon site vient de migrer tout en douceur des lentissimes serveurs de chez Free à une Dédibox toute pimpante et très nerveuse. Un boulot pas de tout repos. J’aime beaucoup la classification des niveaux dans le monde informatique des réseaux qui font le Net : ça part de la piétaille des néophytes et ça va tout en haut chez les Barbus. Mais je n’ai d’autre barbe que celle en poils qui me gratte le menton présentement. Mon niveau à moi, c’est Velu Grave et Bidouillou Opinâtre Noctambule, et ça suffit à ma démerde.

Trente cinq euros par mois pour la bestiole ; c’est mon seul luxe ; le prix de ma rotative électronique. Après tout je n’ai pas de téléphone mobile, ni de télévision et mon trousseau se réduit à l’essentiel. Seul le tabac me coûte cher, à part ça.

C’est aussi le prix à payer pour pouvoir écrire librement au XXIème siècle, sans avoir à se maquer avec un éditeur véreux ou à s’abibocher avec la coterie des écrivains qui causent dans le poste. Un écrivain ne doit qu’écrire, je pense fermement.

Le vent du Nord pousse les grues cendrées !

 

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Marabout de ficelle

Par cyp | Publié : 1 novembre 2008

© Shanti Devi Luraghi 2008© Shanti Devi Luraghi 2008

 

Gentil, ♬ gentil petit lapin ♪, matou ronron.

Je me grime en bon citoyen mais n’étant pas doué, je passe pas dans la masse inaperçu, hélas, et pourtant je suis tout réjoui.

Faudrait qu’il se méfie à l’Élysée, le locataire : d’Albanel à Boutin je vais marabouter côté femelle, et chez les mâles faire souffler le ravage de l’Hirsch à l’Hortefeux.

Et quand toute la cour sera bien décimée, j’achèverai le rite en épinglant Nicolas-le-Vulgaire à côté de la carapace de Mussolini, au panthéon des crapauds-buffles de ma collection.

Il y aurait des funérailles générales où la gigasse fade Carla Bruni serait veuve échalas peu éplorée.

***

En tant que Kondukator de l’Ici-Blog, je préconise le port massif d’oreilles en peau de chat et le lancer de sortilèges antinicolesques. D’ailleurs j’ordonne à l’univers entier de mettre le paquet le jour de la Saint Nicolas de l’An 2008 de l’Ère du Têtard Épinglé, soit le 6 Décembre.

Les plus zélés d’entre vous peuvent commencer à éplucher leur chats.

Faute de greffier, faites avec ce qui vous tombe sous la main : le concours est ouvert.

Les oreilles félines, c’est une chose… mais le plus important, c’est la poupée. Qu’elle soit de cire ou de chiffon, ou de ce que vous voudrez, mais qu’elle soit épinglable.

 

J’exige des preuves : envoyez-moi vos photos de marabouteurs antinicolesques. Elles seront publiées ici-même en bonne place.

Allez hop, au boulot !

Maraboutons le Présideur Dictadent le jour de la Saint Nicolas !

Faites passer la nouvelle !

 

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YES WE CAN !

Par cyp | Publié : 5 novembre 2008

© Cyprien Luraghi 2008© Cyprien Luraghi 2008

 

Si les Ricains ont réussi à se débarrasser de cette crapule planétaire de Bush, il n’y a pas de raison pour que nous autres Français ne puissions pas remiser aux oubliettes de l’Histoire son ami Sarkolas, pour lequel je conçois le mépris le plus vif, tant pour son œuvre de destruction massive du système social, que pour sa personnalité, négation même du bel esprit des Montaigne, Rabelais, Villon et tant d’autres, cœurs palpitants de notre langue, notre culture.

 

Le 6 décembre, jour de la Saint Nicolas, maraboutons massivement !

 

Envoyez-moi vos photographies de poupées vaudoues antinicolesques dûment épinglées. Les créations personnelles sont furieusement encouragées.

Mon courriel, c’est : lurapuy (arobase) gmail (point) com.

Que cent mille blogs affichent leur dégoût de ce gouvernement inique !

Faites circuler l’information !

 

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Alors, qu’est-ce qui nécessitait d’être supprimé après tous ces cris de guerre ?

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Baron_Samedi

Baron Samedi

C'était quoi, ce
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Vévé de Baron Samedi

Dans le vaudou, Baron Samedi (ou Baron Samdi, Bawon Samedi, Bawon Sanmdi) est l’un des aspects du lwa Baron.

Sommaire

Attributs et représentation

C’est le lwa des morts, avec ses autres incarnations Baron Cimetière et Baron La Croix. C’est l’un des Guédés, ou leur père spirituel. Sa femme est Maman Brigitte.

Il est représenté vêtu d’un chapeau haut de forme blanc, d’un costume de soirée, de lunettes de soleil dont un verre est cassé, avec du coton dans les narines.

C’est l’esprit de la mort et de la résurrection, il se trouve à l’entrée des cimetières et se met sur le passage des morts vers la Guinée. Il représente aussi les excès sexuels : il mène une danse langoureuse, la banda, qui imite le coït.

Certains anciens mystiques haïtiens prétendent qu’une invocation rituelle de ce dieu le 1er samedi du mois de juin au lever du soleil permettrait d’obtenir la mort de certains ennemis ou d’obtenir la domination maléfique d’une femme qui se serait rebellée. Il s’agit bien entendu d’une croyance populaire des Haïtiens totalement indépendante du culte vaudou en général et des attributs qu’il prête à ce lwa en particulier. Il sert également à l’approche du jour des morts (1er novembre) à la vengeance des âmes errantes, des personnes persécutées, des sorcières et des consultantes des cultes vaudou. Il est invoqué avec l’aide de bourdons pour lequel un charme sera jeté sur les aiguillons selon la parole biblique « mort où est ton aiguillon? ».

Références dans la culture

Dans la littérature et la bande dessinée

Le culte de Baron Samedi est évoqué dans la Trilogie de Nick Stone dont l’action se passe entre Miami et Haïti (Tonton ClarinetteVoodoo LandCuba libre). Le Baron Saturday est un personnage (zombie) du roman de la fantasy burlesque Mécomptes de fées de Terry Pratchett. Le Baron Samedi est un des dieux négatifs de la série Amos Daragon. Il souhaite faire revenir sur terre sa race, les Anciens (des dragons). C’est un personnage secondaire de la série Requiem, Chevalier Vampire, d’Olivier Ledroit. Il apparait dans les bandes dessinées Bob Morane[réf. nécessaire] ainsi que dans le roman « Rituel de chair » de Graham Masterton. Il apparaît également comme un personnage de la bande-dessinée de monsieur le chien, « Didier Barcco t2 : Shotgun et Confiserie », comme un antagoniste très éphémère du personnage. Dans le jeu de rôle Scion, il est possible pour les joueurs de choisir pour personnage de jeu un avatar de Baron Samedi, ainsi que tous les autres dieux du Panthéon Vaudou.

Au cinéma et à la télévision

Il figure en outre dans les livres, films et jeux vidéo sur James Bond, dont Live and Let Die et GoldenEye 007. Il s’agit aussi du nom d’un personnage de la série Heroes. Le Baron Samedi apparaît dans l’épisode 19 de la saison 5 de la série américaine Supernatural ainsi que dans l’épisode 21 de la saison 2 de la série Grimm. Un ennemi de MacGyver se fait également passer pour le Baron Samedi lors de l’épisode 6 « Mort Vivant » de la saison 7. Le Baron samedi est aussi représenté par le Docteur Facilier, dans le dessin animé La Princesse et la Grenouille des studios Walt Disney. Il apparait aussi dans l’émission Histoire d’horreur de la saison 3, épisode 10.

Dans la musique

Le groupe de rock progressif anglais Pretty Things a écrit une chanson en référence à ce personnage, Baron Saturday, sur leur album S.F. Sorrow paru en 1968. Le Baron Samedi est un personnage présent dans l’album Voodoo du groupe de heavy metal King Diamond. Ainsi que l’album Baron Samedi de Bernard Lavilliers, sorti en 2013, ou l’album Blutschwur de Short And Crunch, sorti en 2015.

Dans les jeux vidéo et les jeux de société

Le Baron Samedi est une créature que l’on peut invoquer dans Dark Reign 2 et qui prend l’apparence d’un géant qui reste sur le champ de bataille pour un temps limité. C’est aussi un personnage principal du jeu Akuji The Heartless, basé sur le vaudouisme. Il a inspiré Samedi, un personnage du jeu Doodle Hex, Bwonsamdi, un PNJ du jeu World of Warcraft, et le gang des Sons of Samedi, du jeu Saints Row 2. Une allusion au Baron Samedi se retrouve dans le nom d’un personnage du jeu vidéo Dead Island, Sam B, auteur de la chanson Who Do You Voodoo. Le boss du donjon « Siège Du Trouble » dans le MMORPG Wakfu (jeu vidéo) est inspiré du Baron Samedi (« Baron Sramedi »).

Le Baron Samedi est un zombie et l’une des 6 créatures jouables du jeu de société interactif Atmosfear. Dans le jeu de figurines Confrontation, c’est un petit singe possédant un pistolet qui fait partie de l’équipage pirate Gobelin.

Il est aussi représenté dans le jeu Shadow Man (et sa suite Shadow man 2nd coming) comme la partie maléfique de Mike Leroy qui s’est vu implanté le masque de la mort sur les côtes par une prétresse Vaudou. Il incarne le Baron à chacune de ses morts.

Dans la série de jeux de Rôle Scion : Héros, Scion : Demi-dieu et Scion : Dieu, il est possible pour les joueurs d’incarner l’un des enfants du Baron Samedi. Les Samedis sont des vampires haïtiens dans le jeu Vampire : la Mascarade et le fondateur de leur lignée est appelé Baron.

Il fait aussi partie du bestiaire du jeu indépendant Dungeons of Dredmor dans lequel il apparaît dans son apparence traditionnelle.

Il est l’un des dieux adversaires dans le jeu Pocket God Facebook.

Pour Halloween, FUNCOM, dans son MMORPG « The Secret World », donne aléatoirement la tenue du Baron Samedi aux joueurs qui tuent « Jack’O'Lanterne ».

On le retrouve aussi dans le jeu Warframe sous la forme de Limbo : un personnage vêtu d’un haut de forme pouvant se déplacer entre les dimensions.

Sources

  • Laënnec Hurbon, Les Mystères du Vaudou, Gallimard, 1993.
  • Gede.org


Que fait Cyprien Luraghi le 12 novembre 2008 ?

Comme à son habitude, lorsqu’à 4h47 le 12 novembre 2008 un message électronique véhiculant un logiciel espion m’est envoyé par un hacker fermement décidé à violer l’intimité de ma vie privée par tous les moyens à sa disposition, le psychopathe et mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi qui dans sa folie m’assimile déjà à Nicolas Sarkozy et ne se couche jamais avant 5 heures du matin lit la presse et écrit sur Internet.

Il s’intéresse tout particulièrement aux articles et commentaires qu’il peut lire sur le site Rue89, et à l’affaire de Tarnac qui vient d’éclater dans la journée du 11 novembre 2008 avec l’arrestation très médiatisée de Julien Coupat et de neuf autres personnes.

Il l’écrit sur son blog le 17 novembre 2008, dans cet article délirant où, entre autres choses jetées sur le net dans le plus grand désordre, il se revendique terroriste, comme il le faisait assez souvent avant de n’en craindre quelques retombées désagréables :

 

 

Terreur au terrier

Par cyp | Publié : 17 novembre 2008

© Annie Luraghi 2008© Annie Luraghi 2008

 

Allez hop, c’est la saison des terroristes.

Roger Velu tremblote de tous les poils de ses oreilles : des anarchistes de l’ultra gauche vivant en communauté sexuelle se sont faits arraisonner au petit matin dans le paisible bourg de Tarnac, Corrèze, en possession de tout l’attirail nécessaire pour faire sauter la France.

Monsieur de  Kerdrel vient de le proclamer haut et fort : « Après un siècle de domination marxiste,  le cauchemar a pris fin à Tarnac  » J’ai trouvé ça sur le petit forum du site de Tarnac. Le ci-devant Kerdrel pourra enfin dormir pépère, comme la France entière, abrutie aux neuroleptiques : les successeurs de Ravachol sont au cachot républicain.

Roger Velu commençait à se lasser de la teigne car ça faisait bien dix ans que le Présideur Sarkolas, dès qu’il prit place au poste de Joseph Fouché, avait mis la haute pression sur les islamoterroristes peuplant nos bidonvilles périurbains, livrés à eux-mêmes depuis l’escampette des courageux industriels vers des pays où la main-d’œuvre est encore moins onéreuse et rouspétante que celle qui, sous forme de bétail berbère et nègre, avait été importée dans les années 60, afin de mieux casser les revendications démentielles des ouvriers bien de chez nous… Ceux-là mêmes dont fait partie mon Roger Velu, et qui urinent un coup FN, pour mieux chier dans l’urne à l’UMP quand vient le temps de la grosse commission.

Mais qui sont donc ces enragés, ces autonomes, ces totos comme ils se nomment eux-mêmes ?

Chloé Leprince, à travers deux articles publiés dans Rue89, tente de les entrevoir mais ce n’est pas évident. Et pour cause : ils n’aiment pas la presse et les médias bourgeois.

En un sens je les comprends : rue89 est un journal de gauche, oui mais quelle gauche ? Celle du Libération de Joffrin, celle du Charlie de Val, c’est-à-dire bien proprette, pas comme chez ce vieux cochon de Siné.

Comme partout dans la presse, j’y lis avec plaisir de bons articles et j’apprécie beaucoup leur forum ; j’y ai quelques excellents copains et mes petits habitudes. Je ne crache pas dans la soupe à l’encre, vu que j’écris avec. Un peu quand même…

Vous pouvez les lire ICI et .

Les centaines de commentaires qui leur font suite sont des plus intéressants ; Chloé et quelques uns des lecteurs nous gratifient d’un nombre de liens conséquents pointant vers les œuvrettes absconses de nos ultragauchistes de la mouvance anarchiste autonome, qui sont devenus d’un seul coup les Goldstein de la séance de haine publique de notre petite province d’Eurasia.

Ceci posé, ça me permet d’écrire que nous nageons en pleine science-fiction : j’ai beau brasser du document à m’en faire péter la pensette, je ne sais que penser de ces conditionnels qui s’additionnent : le gang des Corréziens a bel et bien les fers aux pieds, mais l’enquête suit son cours et les journaleux n’ont pas grand-chose à se coller sur le clavier. Comme le résume le procureur en charge de l’affaire : le silence des accusés est suspect en soi et se rajoute au faisceau de présomptions.

Or les faisceaux et moi… Je vais donc me plonger dans l’imaginaire, puisque je ne vaux pas un clou dans la réalité, laquelle souffre déjà terriblement dans cette affaire.

***

Il n’y a plus rien. Nada, nihil. Juste le monstre oppresseur, et nous là tout en-bas.

Là-haut, ils disent que c’est une démocratie, mais loin s’en faut : je n’ai aucune prise sur leurs décisions, bien que je sois comme tout un chacun : soufflé par la violence extrême des gouvernements qui se succèdent depuis que je suis né, et particulièrement par celui de l’infâme et vulgaire Sarkolas qui cumule l’intégralité des tares de Napoléon III, tout en s’offrant le luxe laid d’une effarante inculture.

C’est en cela d’ailleurs qu’il est le plus nocif : notre gouvernement ne déteste rien tant que la culture, et par extension la pensée. Il nous dicte et nous obéissons. Et il est tout à fait normal qu’il nous insulte à la télévision : nous sommes des chiens et il n’aime pas les chiens non plus, sauf s’ils ont quatre pattes et les chiennes des cuisses écartées.

 

Je suis un dangereux terroriste.

Je me suis fait rafler dans une de ces fameuses opérations coup de poing de Raymond Marcellin un soir des années 70, à la sortie du théâtre où je travaillais, en compagnie d’un gang de chevelus pas frais sous les aisselles.

J’ai trafiqué des émetteurs de radios pirates en 1980.

J’ai milité pour la légalisation des drogues illicites.

Je donne des ordinateurs aux écoles et aux pauvres.

J’ai les portraits de Louise Michel et du Mahatma Gandhi bien en vue dans mon atelier.

J’ai des amis arracheurs de plantes OGM.

Je maraboute Sarkolas.

Je n’aime pas mon notaire.

***

Pendant longtemps, j’ai ourdi des complots : heureusement que je n’avais pas sous la main la kalachnikov salvatrice ! J’ai même pensé un temps, avec un groupuscule, faire sauter la colonne de la place de la Bastille. Vraiment. C’était en 1980 et nous nous réunissions dans la chambre 1005 du Foyer de Jeunes Travailleurs, au 165 de la rue de Charonne, Paris 11. Mais nous étions de bien piètres artificiers, et puis on n’avait aucun contact avec aucun autre groupuscule… et puis bon, on avait beau être minots, on n’était tout de même pas si cons. Et cette peur de faire du mal aux autres, si ça tournait mal. Nous avons donc fumé tous les pétards et oublié tout ça.

***

Pendant longtemps, ils ont ourdi des complots.

Faire trembler le moloch. Secouer les chaînes des serfs hébétés en les mettant face à la fragilité du système aliénant dans lequel ils ne sont que des rouages. Faire le coup de poing contre la Force Bleue de l’État Policier. Faire des coups d’éclats, des coups tout court ou bien foireux, qui donnent le goût du danger.

Tout petits ils en rêvaient déjà avec la pelle et le râteau en plastique rouge sur le bac à sable dans la cour de récréation : étaler des punaises sur la chaise de l’institutrice, fabriquer des super gros pétards avec du sucre, du charbon pilé et du désherbant en granulés jaunes. Essayer vainement de foutre le feu au gymnase municipal avec du mazout mais ça ne marche pas. C’est là qu’ils sont heureux, la la la.

***

De quoi semer panique et souk.

Et faire changer le monde si hideux ; faire justice où il n’y en a pas.

À cause des petits riches et des petits pauvres, comme dans un conte du Moyen-Âge ; ça n’avait pas changé quand ils ouvraient les yeux : toujours cette injustice, primaire ; ces seigneurs. Tous les jours sous les yeux, que tu ne peux pas éviter du regard, étant riche ou pauvre toi-même.

Pauvre de chez nous, pas autant que ceux des ailleurs qu’on voit à la télévision, ces Soudanais si maigrelets qu’on entasse à trois cent derrière un arbre du désert pour jouer à cache-cache, dans les blagues. Ces Soudanais du monde entier qui nous mettent dans l’embarras parce que du coup on se sent riches.

Et si je suis riche, j’aide les pauvres dans mes rêveries ; déjà au secondaire je grave le nom du Che sur le pupitre ; je les défends en étudiant pour plus tard, comme lui, aider les masses populaires ; je suis de toutes les manifs à dix-sept ans et soudain propulsé dans l’haleine piquante de la Force Bleue ; je sens ses coups battre mes flancs, ses injures sonner à mes tympans.

J’élabore des théories et j’imagine ; je mets au point des stratagèmes ; je dissèque la dialectique ; je veux comprendre et dès lors que ce sera fait, je cesserai de piaffer pour voir le monde autour de moi ; voir dans ceux des premiers rangs les pionniers des nouveaux territoires de l’impensé. Je fais du tas de sable table rase.

***

Ou je vais loin, dans le perdu, le trou du ; au fin fond du pays : pionnier encore, pionnier toujours. Mais pas colon, mon bon.

Je tâte le fumier et le pis des biquettes ; à la cuisine ça sent les haricots. Aux rebords de la toile cirée, les coudes sont posés, les mains sous les mentons, le soir. Les oreilles écoutent parler. Une voix fait autour d’elle silence et je l’entend sortir de moi ; elle résonne dans l’os et la dentine, et volubile enroule les idées, happées de mille discussions.

Je ne veux pas de centre parce que je suis un anarchiste et il y en a un pourtant ; c’est moi. Je sais enfreindre le modèle et les autres aussi ; tout se fait en silence et on ne prie ni dieu ni maître. C’est la question du chef, délicate et taboue. Le collectif est une roue dont les rayons vont au moyeu, classiquement.

Avec eux je peux faire et nous serons alors, bruyants, gênants, piquants de banderilles le taureau noir, lilliputiens qui par millions achèveront le règne des ruffians.

***

Plusieurs fois dans ma vie, j’ai rencontré une foule de gens comme les encagés de Tarnac : des qui en connaissaient d’autres aussi, des qui avaient dynamité des lignes à haute tension près des centrales nucléaires. Il y a très longtemps et puis n’insistez pas : je ne les connais pas nommément.

Il y a eu Gégé et sa raïa qui sont allés bousiller l’incinérateur municipal de Fumel (Lot-et-Garonne).

Les détails de l’histoire ici : CLIC.

J’ai bossé un an pour ce Gégé, enfin pour son association… mais surtout pour sa pomme. Quand j’ai lu l’histoire des Tarnacois, j’ai tout de suite senti la similitude, bien que Gérard soit nettement plus bas de gamme que nos embastillés corréziens et ne soit en rien un théoricien allumé.. ou fumeux, comme vous voudrez.

Il a du charisme, mon Gége, un peu comme ce Julien Coupat, que le Ministère du Contrôle présente comme un chef terroriste. Ce que je ne crois pas une seule seconde. Terroriste c’est autre chose que Pied Nickelé. Détruire un incinérateur… Sabotage. Je vous dis pas le destroy qu’ils y ont fait : éclaté les chaudières en fonte à coups de masse, bousillé toute l’installation électrique… et pochetronné en vomissant partout jusqu’au petit matin, où les camionnettes à gyrophares bleus sont venues les cueillir.

***

Tous les Roger Velu du voisinage ont poussé un grand ouf : d’une pierre deux coup : bon débarras les anarchistes d’ultra gauche révolutionnaires autonomes et adios l’incinérateur qui pue. Car le bestiau n’a jamais repris du service depuis. Les Roger Velu aiment les terroristes quand ça les arrange, et de très loin, avec un pince à linge sur le nez et le calibre 12 prêt à tirer.

***

Les arracheurs de caténaires ont raisonné comme des bourrins. Il faut savoir se rendre populaires, sinon tu as tout faux. Règle d’or.

Gégé tout con qu’il est, avait bien appris sa leçon. Terroriste, c’est quand on veut la mort des gens. Arracher des caténaires…

Que les encagés de Tarnac soient coupables ou non, et que l’on trouve trop risqué de s’impliquer et d’impliquer d’autres personnes pour passer à l’action, et même si on pense que cette action est vaine et puérile comme je le fais, il faut garder raison et trouver totalement disproportionné le déploiement criard de la force publique pour arraisonner ceux sur lesquels la police politique savait tout depuis toujours.

En cela, les autorités au pouvoir en France sont condamnables. Délit de putasserie. En cela, les accusés de Tarnac deviennent de facto des victimes expiatoires de la vindicte d’un gouvernement extrêmement réactionnaire et d’une rare brutalité qui cherche à satisfaire sa populace pour masquer son naufrage.

***

De tous les gouvernements de la Ve République, celui-ci est le pire, et de loin. Comme celui du criminel George W. Bush aux USA.

 

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Les articles de Chloé Leprince qu’il cite dans ce billet de blog ne sont plus accessibles sur la dernière version, récente, du site Rue89.

Le moteur de recherche Google en garde encore ces traces :

Comment je n’ai jamais pu interviewer un autonome – Rue89

rue89.nouvelobs.com/…/comment-je-nai-jamais-pu-interviewer-un-autono

12 nov. 2008 – Depuis mardi soir, les médias relatent l’arrestation de dix militants autonomes placés en garde à vue pour quatre jours, comme le permet la …

On a retrouvé les écrits du gardé à vue pour sabotages à la …

rue89.nouvelobs.com/…/on-a-retrouve-les-ecrits-du-garde-a-vue-pour-sa

… Russie · Canal+. Enquete 13/11/2008 à 23h07. On a retrouvé les écrits du gardé à vue pour sabotages à la SNCF. Chloé Leprince | Rue89. Partager. · · …

 

Le second article se trouve toujours en cache :

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:3eVs_M5EQ7oJ:rue89.nouvelobs.com/2008/11/13/on-a-retrouve-les-ecrits-du-garde-a-vue-pour-sabotages-a-la-sncf%3Fpage%3D0+&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

Ceci est le cache Google de http://rue89.nouvelobs.com/2008/11/13/on-a-retrouve-les-ecrits-du-garde-a-vue-pour-sabotages-a-la-sncf?page=0. Il s’agit d’un instantané de la page telle qu’elle était affichée le 9 sept. 2015 15:00:39 GMT.
La page actuelle peut avoir changé depuis cette date. En savoir plus
Version intégraleVersion en texte seulAfficher la sourceAstuce : Pour trouver rapidement votre terme de recherche sur cette page, appuyez sur Ctrl+F ou sur ⌘+F (Mac), puis utilisez la barre de recherche.

 

Enquete 13/11/2008 à 23h07

On a retrouvé les écrits du gardé à vue pour sabotages à la SNCF

 

 

Julien Coupat, présenté comme leader du groupe des autonomes de Tarnac, avait fondé une revue philosophique, Tiqqun, que Rue89 a exhumée.

 

Que fait Cyprien Luraghi le 12 novembre 2008 ? dans AC ! Brest 20081113autonomesinsideok_0
Les trois premières pages du numéro 1 de la revue Tiqqun

 

Depuis la mise en examen de dix militants soupçonnés d’être derrière les sabotages de caténaires de la SNCF, les médias s’essayent à reconstituer le parcours de ces jeunes réputés autonomes, souvent présentés (un peu vite) comme « terroristes d’extrême gauche ». Les équipes de télé défilent en Corrèze, où est installé Julien Coupat, présenté par les médias comme « le leader du groupe » (un terme que réprouvent les Autonomes eux-mêmes). Tandis que les voisins y vont chacun de sa petite anecdote, on apprend au passage que le FBI enquêtait depuis le printemps sur ces Français en rupture. Jeudi après-midi, un universitaire visiblement proche de Julien Coupat dénonçait sur LeFigaro.fr qu’on place « un intellectuel en garde à vue pour ses idées ». Autant le dire, je ne savais rien de ces dix personnes avant leur interpellation. Mais, depuis qu’elles ont été placées en garde à vue (laquelle peut durer jusqu’à quatre jours à la faveur des lois antiterroristes), je cherche. Et voilà que, dans un commentaire posté sous l’article de mercredi sur la mouvance autonome, un riverain indique qu’il a déjà croisé les auteurs de « Tiqqun », la revue fondée par Julien Coupat à l’époque où il était encore thésard à l’EHESS, l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Des riverains lecteurs de la prose de Julien Coupat… en 1999 Numerosix, ce riverain, se souvient les avoir rencontrés « en 1999, à vue de nez ». Il se rappelle d’un « vieux rade fermé » dans le XIIe arrondissement à Paris, où il était allé acheter cette fameuse revue « formidable,intelligente, très bien faite, très situationniste et parfaitement légale avec aucun appel au meurtre ». Lui qui précise n’avoir plus jamais eu de contacts avec « l’utragauche » par la suite a gardé en mémoire un groupe d’étudiants « un tout petit peu exaltés mais tres gentils et super sympas ». Au lancement du premier numéro (Tiqqun en comptera deux en tout et pour tout avant de s’autodissoudre en 2001), Julien Coupat abandonnera l’EHESS.

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Or il se trouve qu’un autre riverain croise son chemin à peu près au même moment. Cet internaute-ci, qui tient à rester anonyme, conserve un souvenir sensiblement plus critique. A propos de Tiqqun, il parle carrément de « dérive mystique et bouffonne ». Avant de m’aiguiller dans la foulée vers une autre contribution, extrêmement à charge, qui s’intitule : « Avant-garde et mission : la Tiqqounnerie ». La référence à la mystique juive : « un pot-pourri fantaisiste » Ce riverain n’est pas seul à prendre ses distances avec la pensée situationniste développée par Julien Coupat dans ses écrits. Ainsi, jeudi matin, Jean-Yves Camus, notre blogueur, restait sceptique quand à l’usage-même du terme « tiqqun », emprunté à la mystique juive de la Kabbale :

 : « Cette notion que le monde est imparfait et qu’une observance et de bonnes pratiques religieuses permettront de le réparer était très présente chez les gauchistes juifs des années 60-70, qui n’étaient pas religieux. Mais qu’est ce que ça veut dire de mélanger Talmud et Heiddeger dans un tel pot-pourri fantaisiste ? Guy Debord et les situationnistes n’avançaient rien de tel. »

 

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De fil en aiguille, j’ai fini par retrouver sur la Toile le premier numéro de cette fameuse revue Tiqqun, qui date donc de 1999. En voici plusieurs extraits en PDF, sur un total de 162 pages intitulées « Tiqqun, organe conscient du parti imaginaire ». Sous-titre : « Exercices de métaphysique critique ». Toujours sur le Web, on découvre un article que Jacques Guigou, universitaire à Montpellier III et fondateur de la revue Temps critiques, a justement consacré à cette revue dans le sillage de Guy Debord, il y a deux ans. Pour Rue89, il a accepté de décrypter les principaux points théoriques et métaphysiques étayés par les auteurs de Tiqqun. Proche du mouvement autogéré dans les années 60, il n’est pas aussi assassin que Jean-Claude Camus. Pour lui, cette revue « érudite » n’est pas aussi dépourvue de références, « même si l’on peut pointer des contradictions et des faiblesses du raisonnement », voire des culs de sac. Sur la violence et la lutte armée : « un discours plutôt sophistiqué » Il y est certes question de violence dans le premier tome de Tiqqun : « La période historique dans laquelle nous entrons doit être un temps d’une extrême violence et de grands désordres », écrivent les auteurs de Tiqqun. Mais pour sophistiquer tout de même un peu plus leur pensée en matière d’insurrection :

« On se méprendrait gravement sur la stratégie du Parti Imaginaire en la réduisant à la poursuite de lacatastrophe. On ne se méprendrait pas moins en nous prêtant l’enfantillage de vouloir pulvériser en un coup on ne sait quel quartier général où le pouvoir se trouverait concentré (…) Quoique le Parti imaginaire n’abandonne à aucun instant le dessein de l’achever lui-même, sa tactique n’est pas de l’attaquer de front mais, dans l’acte même de se dérober, d’orienter et hâter l’issue de sa maladie. »

Pour Jacques Guigou, il ne faut pas infantiliser le rapport de ces jeunes penseurs de l’autonomie en matière de violence :

« Leur critique de l’Etat est plutôt intéressante, ce ne sont pas des forcenés de la critique radicale en la matière, même si l’on peut noter des contradictions sur ce point. Bien sûr, il y a une radicalité dans leur discours : ils sont dans la scission. Mais il n’y a pas d’appel au meurtre, contrairement à la prose qui s’inscrit dans la lutte des classes. D’ailleurs, je serais extrêmement étonné de les entendre revendiquer quelque chose, comme c’était le cas pour Action directe, qui avait décidé de passer à la lutte armée et au meurtre. Eux préconisent le silence. »

Rejet de la société marchande… et ses symboles Puisqu’il est question de caténaires et de la SNCF, puisque le mouvement autonome, infiniment protéiforme comme on le rappelle depuis plusieurs jours, se retrouve globalement sur l’anticapitalisme, voilà ce qu’on peut aussi trouver dans la prose de Julien Coupat, en 1999 :

« C’est dans la mesure exacte où la catastrophe est la vérité à l’état de fulguration que les hommes du Parti Imaginaire travaillent à la faire advenir, par tous les moyens. Les axes de communication sont pour eux des cibles privilégiées. Ils savent comment des infrastructures qui “valent des milliards” peuvent être anéanties en un coup d’audace. “

Autonome, kesako ici ?

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Dans leurs écrits, Julien Coupat et les siens reposent la question de l’individu par rapport à la communauté et critiquent la passivité des individus. Leur cynisme, aussi :

‘La domination dans ses formes les plus avancées a incorporé à son discours la critique de la société de consommation, du spectacle et de leur misère. La culture Canal+’ et ‘l’esprit Inrockuptibles’ en donnent, pour la France, des exemples passagers mais significatifs. C’est plus généralement le language scintillant et sophistiqué du cynique moderne, qui a définitivement identifié tout usage de la liberté à la liberté abstraite de tout accepter, mais à sa manière.”

En s’exprimant sur les ruines des théories révolutionnaires, ils s’inscrivent dans un sillage qui est loin d’être décérébré, note Jacques Guigou :

“Tiqqun arrive après la fin du cycle des révolutions prolétariennes. Ils ont lu le situationnisme, notamment en Italie où le mouvement autonome a duré plus de dix ans dans les années 60-70. Ils connaissent aussi Negri et son concept d’empire, mais encore Deleuze et Guattari et leur ‘individu-réseau’. Inspirés par Castoriadis, ils critiquent même l’aliénation au sein des groupes révolutionnaires, comme la CNT, les syndicats.”

Ils esquissent quelque chose : ils créent bien un “Parti imaginaire” mais c’est justement un antiparti ; ils rejettent l’être vivant mais il veulent quand même faire avec lui pour agir : ils lui parlent, ils lui font des serments, c’est leur côté mystique et messianique. »

Au final c’est un autre individu qu’ils exhaltent, plus anonyme, plus invisible aussi :

« On a vu se répandre parmi les Bloom [les individus aliénés par le système, appelés à se révolter, ndlr], en même temps que la haine des choses, le goût de l’anonymat et une certaine défiance enfers la visibilité (…) Que son ennemi n’ait ni visage ni nom ni rien qui puisse lui tenir lieu d’identité est propre à déchainer la paranoïa du pouvoir. »

Un dernier constat pour terminer : ces derniers mots, exhumés d’ecrits datant de 1999, résonnent comme un écho à de nombreux commentaires publiés sur Rue89, lorsqu’il s’agissait de brosser les contours de ce que le ministère de l’Intérieur appelle « la mouvance anarcho-autonome » depuis le printemps. Illustration : Les trois premières pages du numéro 1 de la revue TiqqunA lire aussi : Comment je n’ai jamais pu interviewer un autonome

 

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Attentats de Paris : le point sur les enquêtes en cours

Samedi 7 novembre 2015, Le Monde a publié deux articles payants relatifs aux attentats de janvier 2015 à Paris.

Le premier fournit des précisions sur les échanges d’Amedy Coulibaly et ses complices, ainsi que leurs modalités, et le second se rapporte au trafic d’armes de Claude Hermant à Lille, au sujet duquel il convient de rappeler qu’une information judiciaire avait été ouverte le 7 mai 2014, soit deux jours après la réalisation des étranges vidéos des frères Kouachi qui ont été retrouvées par les enquêteurs et concomitamment à l’ensemble des faits que j’ai révélés ou rappelés dans mon précédent article.

Rappelons ou précisons encore que l’avocat brestois de Josette Brenterch, Maître David Rajjou, est aussi depuis de nombreuses années celui des salafistes locaux et mène parallèlement à sa carrière d’avocat celle d’un homme politique local se manifestant comme « de gauche ».

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/11/07/attentats-de-paris-la-justice-sur-les-traces-du-donneur-d-ordres_4805115_1653578.html

Attentats de Paris : la justice sur les traces des commanditaires

 

LE MONDE | 07.11.2015 à 10h49 • Mis à jour le 08.11.2015 à 13h49 | Par Elise Vincent

Amedy Coulibaly dans une vidéo de revendication des attentats de janvier 2015 à Paris. .

 

L’enquête colossale sur les attentats de Paris en janvier s’oriente aujourd’hui, notamment, sur la piste d’un donneur d’ordre. Une personne susceptible d’avoir coordonné à distance les attaques des frères Kouachi contre Charlie Hebdo, le 7 janvier, et d’Amedy Coulibaly à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, le 9 janvier. C’est la découverte de quelques-uns de ses échanges avec ce dernier qui ont trahi l’existence de ce commanditaire. En l’état, impossible d’identifier son nom ou sa localisation exacte. Les éléments qui attestent de sa présence ne sont que des morceaux de mails et des adresses IP disparates repérées dans l’immensité du Web.

Mais dix mois jour pour jour après les attentats, l’étau se resserre progressivement, d’après les éléments que Le Monde a pu consulter, autour d’un individu basé à l’étranger. Un homme qui, à l’évidence, avait une vision d’ensemble des tueries qui ont coûté la vie à 17 personnes et en a piloté en partie les opérations.

Rédigés dans le langage lapidaire des SMS mais toujours précis dans leurs instructions, les messages de ce mystérieux commanditaire s’apparentent à chaque fois à de véritables ordres guerriers. « Ok, fé ske ta a fair aujourdhui ms simple com ça tu rentr dormir ensuit tu plank et verifi adress 1 ts les jrs : indications bientot pr recup amis aider toi. debarasse toi puce, maintenant passe sur adress 1, fini adress 2 », écrit-il ainsi à Amedy Coulibaly le 7 janvier, à 14 heures. Soit seulement deux heures après la tuerie de Charlie Hebdo

Un carnage beaucoup plus important aurait pu avoir lieu

Un peu plus tôt, à 12 h 48 exactement, le coordinateur inconnu a consulté un message du futur tueur de l’Hyper Cacher contenant plusieurs fichiers intitulés « Inventaires ». Un seul d’entre eux n’était pas chiffré et donne une idée du contenu des autres. « J’ai un AK74 avec 275 cartouches. Six tokarev avec 69 cartouche. Trois gillet par balle militaire trois gillet tactique deux bombe a gel et a gaz deux gros couteaux un choqueur ». Un mail à l’orthographe hasardeuse sans doute rédigé par Amedy Coulibaly lui-même.

En plus d’établir qu’il y avait donc bien une personne, en coulisse, tirant les ficelles du drame, ces échanges laissent entrevoir la possibilité de ce que les services de police redoutent depuis toujours : des attaques simultanées sur le territoire de plusieurs djihadistes embusqués. Au-delà des frères Kouachi, Amedy Coulibaly devait, semble-t-il, recevoir le renfort de plusieurs compagnons d’armes pour son épopée macabre. Un carnage beaucoup plus important aurait pu avoir lieu, le 9 janvier. Mais pour une raison que l’on ignore encore, ces complices-là, qui pourraient être parmi les sept hommes aujourd’hui mis en examen dans le cadre de l’enquête en cours, ont dû faire machine arrière.

Un scénario redoutable qui semble avoir échoué à la dernière minute, et dont atteste, en filigrane, un dernier mail du donneur d’ordre présumé, dévoilé par BFM-TV, le 13 octobre. Le message date cette fois du 8 janvier à 17 h 21. « 1) pas possible amis, travailler tt seul », écrit notamment l’insaisissable correspondant avant d’ajouter : « 2) si possible trouver et travailler avec zigotos bien. 3) si possible expliker ds video ke toi donner zigoto les outils au nom de d, préciser leskels. » Les « zigotos » désigneraient les frères Kouachi, alors en pleine cavale. « D » signifierait « Daech ». L’enquête a par ailleurs permis de rassembler des éléments soutenant l’hypothèse selon laquelle c’est effectivement Amedy Coulibaly qui a fourni les armes aux Kouachi.

Officiellement, les frères Kouachi ont revendiqué seuls l’attaque du journal satirique au nom d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique (AQPA). Revendication appuyée, dès le 9 janvier, par un message vidéo sur YouTube du porte-parole d’AQPA au Yémen, Nasser Ben Ali Al-Anassi. Dans une autre vidéo posthume, Amedy Coulibaly, lui, s’est réclamé de l’Etat islamique (EI). Mais en exhumant tous ces échanges, le travail minutieux des enquêteurs spécialisés en cybercriminalité montre que les frontières peuvent être poreuses entre les deux organisations.

La filière dite des « Buttes-Chaumont »

Quel individu, francophone, a pu avoir l’expérience, le parcours et le réseau, pour se retrouver informé à la fois du projet des frères Kouachi contre Charlie Hebdo au nom d’AQPA et de celui d’Amedy Coulibaly au nom de l’EI ? Quel itinéraire derrière ce soin inattendu à ne pas laisser AQPA « bénéficier » seule des retombées médiatiques de l’attentat contre le journal satirique ?

En la matière, les experts de l’antiterrorisme français ont assez vite fait le tour de leur documentation. Et une nouvelle fois, ils en sont revenus à ce dossier maudit qui n’était qu’un parmi d’autres lors du procès de ses auteurs, en mars 2008 : la filière dite des « Buttes-Chaumont ». Un petit groupe d’amis issus du Nord-Est parisien, condamnés pour avoir été candidats au djihad en Irak, au début des années 2000, et dont a notamment fait partie Chérif Kouachi.

Parmi les protagonistes de ce dossier aux ramifications sans fin, un nom suscite un intérêt particulier : celui de Peter Cherif, 33 ans. Aucune note, aucun rapport ne fait le lien direct entre lui et les attentats de Paris. Mais son nom revient avec insistance dans l’épluchage des répertoires téléphoniques et les diverses auditions de l’entourage des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly.

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Le 17 octobre, le journal régional L’Union a de son côté exhumé le témoignage d’un ancien moniteur d’auto-école. Sous le pseudonyme de Patrick, celui-ci se dit toujours intrigué par le fait que les frères Kouachi ont trouvé leur dernier refuge dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne), située à moins de 300 m d’un centre de formation routière que Peter Cherif a fréquenté en 2010. Son prosélytisme religieux avait, déjà, à l’époque, marqué les esprits.

Cet ancien délinquant compte parmi les Français les plus aguerris au sein d’une organisation terroriste étrangère. Combattant expérimenté, il a été au front en Irak, en 2004. Capturé à Falloujah, il est passé tour à tour par le sinistre camp Bucca et la prison d’Abou Ghraib. Il a réussi à s’échapper en 2007 avant d’être arrêté en Syrie, puis extradé vers la France. Remis en liberté avant d’être jugé, il a réussi une nouvelle fois à s’échapper le dernier jour de son procès, en 2011. C’est là qu’il a fui au Yémen. Nul ne sait s’il y est toujours. Hasard du calendrier, Peter Cherif a, le 29 septembre, rejoint le cercle très restreint des Français ajoutés à la liste noire des Etats-Unis des « combattants étrangers ».

Un autre nom revient également dans l’énorme instruction dirigée par la juge Nathalie Poux : celui de Salim Benghalem. Ce geôlier présumé des quatre journalistes français retenus en otages en Syrie, libérés en 2014 après dix mois de détention, a été l’une des principales cibles des premières frappes françaises en Syrie, début octobre. Sa particularité : avoir fait le voyage avec Chérif Kouachi, en 2011, vers Oman, d’où ils seraient tous les deux passés au Yémen. Un séjour de quelques semaines au cours duquel Chérif Kouachi a sans doute reçu l’entraînement commando qui lui a servi lors de l’attaque de Charlie Hebdo.

Salim Benghalem – qui a rejoint mi-2013 les rangs de l’EI en Syrie – connaît aussi de loin Amedy Coulibaly. En 2010, il a été entendu dans une affaire où le tueur de l’Hyper Cacher a été condamné : le projet d’évasion d’Aït Ali Belkacem, un des artificiers des attentats de la station RER Musée-d’Orsay, à Paris, en 1995. Salim Benghalem est surtout apparu, en février, dans une vidéo de propagande publiée sur le site Internet d’Al Hayat, le « centre de presse » de l’EI, où il se réjouissait des attentats de Paris.

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Aujourd’hui, aucune trace d’échanges directs entre le mystérieux interlocuteur d’Amedy Coulibaly et les frères Kouachi n’a été retrouvée. Peut-être ont-elles existé, mais à la différence de leur camarade dont l’ordinateur a été découvert dans l’Hyper Cacher, les Kouachi ont soigneusement pris le temps de nettoyer leur matériel informatique avant de se lancer dans leur cavale mortifère. De leurs dernières heures, les enquêteurs, n’ont retrouvé que quelques images de famille, où ils posent sur le canapé familial, en oncles modèles, leurs neveux sur les genoux.

Saura-t-on donc jamais ce qui s’est vraiment tramé derrière l’une des adresses mail utilisées par le mystérieux commanditaire ? Notamment « lawrence0122007@gmx.com », un compte ouvert le 8 janvier, à 12 h 25. Nom : Patriks Lawrence. Domicile : « JP ». Né le 13 septembre 1981. Jusque-là, l’enquête a pu établir qu’une personne située sur le territoire français avait pu, par un cheminement indirect, encore tenter de s’y connecter fin janvier. Il s’agirait d’un proche de Mehdi Belhoucine, un jeune homme qui a fui en Syrie début janvier avec Hayat Boumedienne, l’épouse religieuse d’Amedy Coulibaly. Cet ami resté en France souhaitait-il lui aussi récupérer des instructions ?

A son mystérieux tuteur opérationnel, Amedy Coulibaly avait en tout cas confié jusqu’à ses prescriptions testamentaires. Dans un ultime message non daté intitulé « salam », il demande à ce que l’on prenne soin d’Hayat Boumedienne : « Je voudrais que le frère s’occupe de ma femme dans les regles de l’Islam. Je voudrais pour elle qu’elle ne se retrouve pas seule qu’elle est une bonne situation financiere qu’elle ne soit pas dellaiser. Surtout qu’elle apprenne l’arabe, le Coran et la science religieuse. Veillez a se quel aye bien religieusement. Le plus important c’est le dine [la religion en arabe] et la foi et pour sa elle a besoin d’etre accompagné. Qu’Allah vous assiste. »

Après de longs mois d’attente, la demande d’entraide judiciaire adressée à la société américaine éditrice de l’adresse mail « lawrence0122007@gmx.com » a fini par revenir au ministère de la justice. C’était mi-octobre. Le résultat a été aussi décevant que prévisible : compte « bidon », « fermé le 28 janvier », était-il seulement fait mention.

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/11/07/les-remords-de-l-ex-parachutiste-devenu-marchand-d-armes_4805125_1653578.html

Les remords de l’ex-parachutiste devenu marchand d’armes

 

LE MONDE | 07.11.2015 à 10h58 • Mis à jour le 08.11.2015 à 19h07 | Par Elise Vincent

Les frères Kouachi après l'attentat à Charlie Hebdo, à Paris, le 7 janvier 2015.

 

Il s’appelle Claude H. Ce Lillois de 52 ans déclare officiellement exercer le métier de « veilleur de nuit ». Mais sa vie est un roman noir. D’abord engagé dans le régiment de parachutistes de Pau au début des années 1980, Claude H. a œuvré pendant quinze ans dans la zone grise du secteur de la « sécurité » et autres barbouzeries en Croatie, au Congo et en Angola. Puis il a doucement glissé vers le monde des « portiers » de boîtes de nuit et des professionnels de la boxe thaïlandaise.

Mais, si son nom a rejoint, au printemps, l’enquête sur les tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, c’est parce que Claude H. est aussi devenu marchand d’armes. Les enquêteurs sont remontés jusqu’à lui, inopinément, en étudiant à la loupe les très nombreuses armes détenues par Amedy Coulibaly, dans son appartement conspiratif de Gentilly et dans l’Hyper Cacher.

Une partie de ces armes pourraient avoir transité par un autre artisan de ce marché clandestin. Un certain Metin K., d’origine kurde, boulanger de formation et garagiste à ses heures. Basé en Belgique, très connecté à la mouvance islamiste radicale, il est déjà mis en examen dans l’enquête sur les attentats. Mais d’autres armes, au moins quatre pistolets semi-automatiques Tokarev et sans doute un fusil d’assaut CZ, auraient pu passer entre les mains de Claude H.

La transaction de trop?

Les bases documentaires d’Europol et d’Interpol ont permis d’établir que cet arsenal avait été acheté par une société slovaque et vendu sur Internet, avant d’arriver entre juillet et novembre 2014 jusqu’à la société gérée par la compagne de Claude H. Souci de taille : Claude H., ancien animateur de la Vlaam Huis (« maison du peuple flamand ») à Lambersart (Nord), un lieu chargé de regrouper la mouvance identitaire, est un indicateur patenté des gendarmes. La bienveillance relative des forces de l’ordre à l’égard de sa double activité a-t-elle laissé passer la transaction de trop ?

Poursuivi depuis mai 2014 dans une affaire de trafic d’armes en bande organisée dans la région lilloise, il a finalement été placé en détention provisoire le 23 janvier. Un dossier, pour l’heure, distinct de l’instruction sur les tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Même si, interrogé le 22 janvier sur les armes retrouvées en possession d’Amedy Coulibaly, Claude H. s’est confié : « En détaillant ce qui a pu paraître dans la presse, (…) j’ai pris conscience que ces armes citées [auraient] pu être des armes que j’ai été amené à fournir. »

Claude H. assure qu’il travaillait toujours avec le même intermédiaire. Un jeune trentenaire, originaire de Roubaix, proche des milieux du banditisme. Lui aussi a été placé en détention provisoire depuis fin avril. Claude H. dit l’avoir rencontré mi-2014, à l’occasion « d’opérations d’infiltrations pour le compte de la gendarmerie ». Il lui aurait alors vendu une quarantaine de pièces en quelques mois. La dernière commande, composée de six armes, serait arrivée juste avant les attentats.

Stupéfait par les « faits de Paris », comme il les appelle, Claude H. dit avoir interrogé très directement son client pour savoir « s’il était impliqué ». Ce dernier, qui se mure dans le silence face aux accusations, lui aurait alors répondu « qu’il allait se mettre au vert ».

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/09/25/le-djihadiste-francais-salim-benghalem-aurait-ete-le-geolier-des-ex-otages-en-syrie_4771104_1653578.html

Le djihadiste français Salim Benghalem aurait été le geôlier des ex-otages en Syrie

 

Le Monde.fr | 25.09.2015 à 07h03 • Mis à jour le 25.09.2015 à 11h45 | Par Soren Seelow

Salim Benghalem en 2010.

 

A Cachan, dans le Val-de-Marne, ses anciens camarades se souviennent de lui comme d’un jeune homme « drôle », volontiers « taquin », et « pas spécialement courageux ». Salim Benghalem est aujourd’hui soupçonné d’être un des principaux geôliers de l’Etat islamique (EI). Le 23 juillet, une information judiciaire a été ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris pour enlèvement et séquestration visant Mehdi Nemmouche, Salim Benghalem « et tous autres ». Ces deux ressortissants français ont été identifiés parmi le groupe de djihadistes francophones chargés de surveiller les quatre journalistes français – Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres – gardés en otage par l’EI entre juin 2013 et avril 2014.

 

La présence dans les geôles de l’EI de Mehdi Nemmouche, l’auteur présumé du quadruple assassinat du 24 mai 2014 au Musée juif de Bruxelles, avait été révélée par Le Monde en septembre 2014. Selon nos informations, il était en réalité encadré dans ses basses œuvres par un Français bien plus important au sein de la hiérarchie de l’EI : Salim Benghalem, 35 ans, compagnon d’armes des frères Kouachi et connu des services de renseignement depuis près de cinq ans. Ces deux djihadistes auraient gardé en binôme les quatre otages français dans une prison d’Alep sur une période de six mois, entre juillet et décembre 2013.

Mehdi Nemmouche a été décrit par les témoignages des anciens otages comme un exécutant de base au tempérament brutal, qui semblait se servir de son engagement djihadiste pour assouvir sa soif de notoriété – il rêvait qu’un épisode de Faites entrer l’accusé, son émission préférée, lui soit consacré. Son supérieur hiérarchique, Salim Benghalem, apparaît, lui, comme un professionnel aguerri du djihad ayant patiemment gravi les échelons de l’EI. « Quand Nemmouche cognait, c’est Benghalem qui posait les questions », précise une source proche du dossier.

Une ascension fulgurante dans la hiérarchie de l’EI

Une note de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) permet de mesurer l’ascension de cet ancien petit délinquant de Cachan dans l’organigramme de l’EI : Salim Benghalem « ferait actuellement partie de la police islamique de l’EI et participerait aux exécutions et châtiments corporels administrés aux personnes jugées par leurs soins ». Une autre note précise qu’il a occupé « les fonctions de bourreau au sein du Tribunal Islamique à proximité d’Al-Bara [près d’Alep], où il aurait déjà exécuté une sentence de mort ». Une information corroborée par le département d’Etat américain, qui l’a placé en septembre 2014 dans sa liste des dix « Specially Designated Global Terrorists » – désignant les personnes les plus dangereuses aux yeux de Washington – pour avoir participé à des exécutions.

Salim Benghalem n’est pas uniquement soupçonné d’être un geôlier. Il est également visé dans la procédure du 23 juillet pour « provocation à commettre des actes de terrorisme », en raison de son apparition dans une vidéo de propagande diffusée le 12 février 2015. Dans ce « reportage » tourné sous la contrainte par un otage britannique, John Cantlie, un djihadiste français, identifié comme étant Benghalem, se félicite à visage découvert des attentats commis en janvier à Paris par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, dont il a croisé la route quelques années plus tôt. Il y exhorte ses « frères » en France à devenir des « loups solitaires » et à combattre les mécréants : « Tuez-les avec des couteaux, crachez-leur au minimum à la figure, mais désavouez-vous d’eux. »

L’ascension fulgurante de Benghalem au sein de la hiérarchie de l’EI est un cas d’école pour les services de renseignement, qui n’ont pas su interpréter le parcours initiatique de cet ancien délinquant, radicalisé sur le tard…

Pour en savoir plus : Salim Benghalem, le petit bandit français devenu geôlier de l’Etat islamique



Attentats de Paris : deux vidéos des frères Kouachi découvertes par les enquêteurs

Pour l’heure, difficile d’en dire grand-chose.

Cela m’évoque la manière dont j’avais été accueillie dans l’association AC ! Brest en début d’année 2004 par un militant de la LCR aux ordres de Josette Brenterch. Il faisait mine de tenir un fusil et mimait les gestes consistant à le pointer dans ma direction, me viser et tirer. « Pan ! Pan ! » faisait-il alors, « les ingénieurs, je les tue ! »

La date de ces vidéos, maintenant. Elles ont été tournées le 5 mai 2014.

Sachant à quel point les anniversaires ont d’importance pour certains, cela m’évoque d’abord le 5 mai 1994, un jour où, arrivant au bureau comme tous les matins, j’en ai « tué » quelques-uns de mes collègues de travail qui me croyaient bien morte depuis la veille au soir…

Mais il est d’autres évènements qui, bien plus récents, peuvent être rapprochés assez sûrement de cette date du 5 mai 2014 :

1°/ en date du 6 mai 2014, c’est-à-dire le lendemain, l’avocat de Josette Brenterch a communiqué au mien ses conclusions en appel pour la procédure engagée à mon encontre par sa cliente à compter du 19 août 2011 à raison de soi-disant injures et diffamations publiques qu’auraient consisté les droits de réponse que je publiais sur mon blog « Un petit coucou » chez OverBlog à la suite de ses campagnes de calomnies publiques nominatives à mon encontre, afin de démentir la version de ma biographie qu’elle faisait publier sur ses blogs par son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi depuis le 19 juin 2010, et de rétablir quelques vérités à ce sujet, me concernant au plus haut point, puisqu’il s’agit de ma vie comme de mon honneur et de ma réputation;

2°/ Souad Merah, son mari et ses enfants ont quitté la France entre le 6 et le 9 mai 2014;

3°/ Cyprien Luraghi a « déménagé » du site Rue89 le 10 mai 2014 et ne s’y est plus exprimé jusqu’au 7 novembre 2014, jour où, y reprenant son activité habituelle de troll, il troquait son dernier avatar, une tête de mort, pour celui de son tout nouveau « Numeric », et indiquait avoir « tenu six pieds sous terre » durant « six mois et un jour »; il avait donc retenu la date du 6 mai 2014;

4°/ Cyprien Luraghi a suspendu son blog public le 13 mai 2014 et ne l’a rouvert que le 24 décembre 2014.

 

http://www.rtl.fr/actu/politique/deux-videos-recuperees-dans-l-enquete-sur-les-freres-kouachi-7780431970

Deux vidéos récupérées dans l’enquête sur les frères Kouachi

 

INFO RTL – Les enquêteurs continuent de décrypter les centaines de mails que les deux terroristes ont tenté d’effacer avant les attentats de janvier 2015.

 

La page de l’émission : RTL Matin
Attentats de Paris : deux vidéos des frères Kouachi découvertes par les enquêteurs dans AC ! Brest 7776169442_000-ts-hkg10134563
Deux vidéos récupérées dans l’enquête sur les frères Kouachi Crédit Image : FRENCH POLICE / AFP Crédit Média : Nicolas Burnens

 

par Nicolas Burnens , Geoffroy Lang publié le 09/11/2015 à 08:14 mis à jour le 09/11/2015 à 08:31

 

Malgré les précautions pris par les frères Kouachi pour faire disparaître les traces de leur préparation des attentats de janvier, l’enquête continue de progresser. Ils avaient pourtant pris le soin de supprimer toutes leurs données avant de commencer leur tuerie. Mais les experts en cybercriminalité ont réussi à récupérer ces deux vidéos effacées sur une carte mémoire. Sur une première vidéo de 57 secondes, on y voit l’un des deux frères, probablement Chérif, debout dans une cave. Il fait semblant de tenir un fusil et mime une revendication sans prononcer le moindre mot. La seconde séquence, filmée au même endroit, simule une attaque. On aperçoit une main qui tient une arme de poing, sans tirer de coups de feu.

Ces vidéos sont datées du 5 mai 2014, soit huit mois avant les attentats. A l’époque, les frères Kouachi sont encore sous la surveillance des services de renseignement et déjà en contact avec Amedy Coulibaly, le tueur de Montrouge et de l’Hyper Cacher. Plusieurs questions entourent ces images : est-ce la répétions de leurs futures attaques ou une simple revendication qui était censée être publiée plus tard ? Et à qui ces vidéos sont-elles destinées ?

Un commanditaire identifié

Au fil de l’enquête, un homme bien connu des services de renseignement apparaît de plus en plus comme un possible commanditaire. Salim Benghalem, un Français de 35 ans originaire de la région parisienne, a rejoint Daech en octobre 2013. D’abord simple combattant, il serait devenu très vite un recruteur et un bourreau présumé de l’État Islamique. Mais les enquêteurs s’intéressent surtout à cette vidéo diffusée en février dernier. Salim Benghalem se réjouit des attentats et appelle ses frères d’armes à frapper à nouveau.

L’enquête n’a pas permis de démontrer qu’il était effectivement le commanditaire des attentats de janvier. Mais le terroriste a bien été en relation avec ses auteurs. En 2011, il se rend aux côtés de Chérif Kouachi au Yémen pour s’entraîner au maniement des armes. Les deux hommes s’étaient rencontrés dans les années 2000 au sein de la bande des « Buttes Chaumont », un groupe lié à l’islamisme radical. Et puis, Salim Benghalem connaît également Amedy Coulibaly. Ils sont mêlés à la même affaire : la tentative d’évasion d’un des responsables des attentats de 1995 à Paris. En tout cas, l’homme est aujourd’hui jugé suffisamment dangereux, pour être désigné, depuis octobre, comme l’une des cibles des frappes françaises en Syrie.

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par Nicolas BurnensJournaliste RTL

 

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/salim-benghalem-un-delinquant-sans-envergure-devenu-l-un-des-jihadistes-francais-les-plus-dangereux-7780150003

Salim Benghalem, un délinquant sans envergure devenu l’un des jihadistes français les plus dangereux

 

PORTRAIT – Geôlier et sans doute bourreau de Daesh, le Français aurait été une cible d’un bombardement français en Syrie.

 

Des membres de l'État islamique (photo d'illustration).
Crédit : TAUSEEF MUSTAFA / AFP

Des membres de l’État islamique (photo d’illustration).

 

par La rédaction numérique de RTL , Avec AFP publié le 18/10/2015 à 15:07 mis à jour le 18/10/2015 à 15:09

 

Qui pouvait prévoir que Salim Benghalem, petit délinquant de Cachan, serait considéré aujourd’hui comme l’un des plus dangereux parmi les jihadistes français partis en Syrie et en Irak ? Geôlier et sans doute bourreau de Daesh, Benghalem a été selon Le Monde une cible d’un bombardement français à Raqqa, en Syrie le 8 octobre. Une information que la Défense n’a pas commenté.

Jugé en 2007 devant les assises du Val-de-Marne, alors qu’il était âgé de 26 ans, pour un assassinat dans un règlement de comptes entre cités en 2001, il se repent de sa « totale erreur », . En détention, il se conduit bien; sa contrition convainc. L’avocat général réclame 18 ans de réclusion, il en prend onze.

Radicalisé en prison

Mais la prison a changé ce dragueur, consommateur de « shit ». Selon un proche du dossier, elle l’a placé sur le chemin d’islamistes violents, comme Mohammed El Ayouni, pilier de la filière des Buttes-Chaumont, groupe radical du nord parisien. El Ayouni est une « figure », auréolé de son « jihad » en Irak où il a perdu un œil et un bras en 2004. Benghalem se marie religieusement en janvier 2010 avec une femme qui lui a été présentée, et à sa sortie, fréquente le groupe des Buttes-Chaumont, y rencontre les futurs assassins de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, les frères Kouachi et Amédy Coulibaly.

Désormais « client » identifié de l’antiterrorisme, il est interpellé en septembre 2010 pour le projet avorté d’évasion d’un auteur des attentats de 1995, Smaïn Aït Ali-Belkacem. Coulibaly et Chérif Kouachi sont condamnés. Benghalem s’en tire avec une garde à vue.

Le Yémen, un tournant

En juillet 2011, il est avec l’un des Kouachi dans un avion pour Oman, porte d’entrée pour le Yémen. Il n’a pas prévenu ses proches. Après trois semaines, Benghalem revient. Ce court séjour semble un tournant. Il raconte à son entourage avoir payé un bédouin pour traverser le désert jusqu’au Yémen. Une « tribu de jihadistes » l’aurait formé aux armes, selon la déposition d’une proche dont l’AFP a eu connaissance.

Il croise sans doute un gros poisson du radicalisme islamiste français, Peter Chérif, et raconte avoir rencontré des responsables d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), dont Anwar al-Awlaki, un Américain d’origine yéménite tué peu après par un drone américain. Un haut responsable de la nébuleuse islamiste que Chérif Kouachi évoquera aussi en janvier dans une interview donnée avant d’être abattu.

À en croire les confessions d’un proche aux policiers, Benghalem aurait raconté avoir reçu pour mission « de commettre un attentat en France contre des Américains ». Il aurait renoncé, entretenant « un doute sur le bien-fondé » d’une telle action. 

Départ en Syrie

Ses envies d’ »hijra », d’émigration en terre d’islam, s’ancrent. En décembre 2012, il part en Tunisie, impose le niqab à sa femme, mais ne trouve pas de travail et rentre. Selon un proche du dossier, il y tisse des liens avec des Tunisiens qu’il retrouvera en Syrie. Une destination naturelle pour un islamiste radical français. Benghalem y part mi-2013, brièvement rejoint par son épouse et leurs deux enfants. « Il y avait plein d’armes dans la maison, elles étaient en hauteur à cause des enfants et la plupart n’étaient pas chargées », a raconté à son retour la jeune femme aux policiers.

Celui qui se fait appeler « Abou Mohamed » reste en contact avec la France par Skype et Viber, raconte les combats, les rivalités entre jihadistes, affiche son souhait de « mourir en martyr ». En novembre 2013, selon le récit de son épouse, il est blessé par balle à une jambe. Mais il guérit. Un proche du dossier décrit un homme endurci, « insensible ».

Exécuteur de Daesh

Il travaillait dans une prison et il participait aux interrogatoires », notamment de soldats de Bachar al-Assad mais aussi de personnes ayant commis des infractions au regard des règles de l’État islamique « car il fait partie de la police islamique », explique en audition un membre de son entourage. Benghalem concède que des jihadistes peuvent être exécutés pour « quelque chose qui selon le Coran méritait la peine de mort« , selon ce témoignage. Des femmes aussi, accusées de cacher des puces électroniques pour guider les frappes.

Comme l’a révélé Le Monde, il a été avec Mehdi Nemmouche, le tireur du musée juif de Bruxelles, un des geôliers des quatre journalistes français libérés en avril 2014 après dix mois de détention. En le plaçant en septembre 2014 sur leur liste noire, les Américains n’ont exprimé aucun doute : loin d’être chargé de verbaliser des infractions mineures comme l’affirmaient récemment certains proches à Cachan, Benghalem « effectue des exécutions pour le compte » de l’EI.

Plus de doutes

Ses doutes sur le bien-fondé d’actes terroristes, ont disparu. Un proche décrit aux enquêteurs comment il se compare à Mohamed Merah : délinquance, prison, radicalisation. Il lui explique que les attentats à la bombe ne sont « plus trop d’actualité », que ce sont « les tueries en série qui sont préconisées » désormais. Le 9 février, dans une vidéo de propagande tournée par le Britannique John Cantlie, journaliste otage de Daesh, il exprime sa joie après les tueries de Paris, invoque Merah, appelle ses « frères » à des actions similaires.

Ce quatrième d’une fratrie de sept enfants, n’est plus le « gringalet », « très taquin », décrit par ses amis de Cachan. Benghalem est devenu un nom qui compte parmi les quelque 850 jihadistes français. Au même titre que Cherif, El Ayouni, Mourad Farès -incarcéré après avoir fui la Syrie-, Oumar Diaby ou David Drugeon -sans doute tués.

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par La rédaction numérique de RTL

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/enquete-comment-souad-merah-a-prepare-son-depart-en-syrie-13-05-2015-4767399.php

Enquête : comment Souad Merah a préparé son départ en Syrie

 

La sœur du tueur à scooter avait minutieusement préparé son départ vers les terres du jihad, où elle a fini par partir en 2014 avec son mari et ses quatre enfants.

 

Le Parisien | 13 Mai 2015, 06h59

 

Elle est toujours l’une des femmes les plus recherchées de France. Elle était pourtant l’une des plus surveillées avant de disparaître en Syrie. Selon nos informations, Souad Merah, la sœur de Mohamed Merah, l’auteur des tueries de Montauban et Toulouse en mars 2012, a été placée sur écoute par les enquêteurs de la SRPJ de Toulouse pendant plus d’un an, et jusqu’à son départ pour les terres du jihad, en mai 2014.

Lors de ses conversations, Souad, radicalisée de longue date, a distillé des indices laissant peu de doute sur son désir de quitter la France pour un long voyage dans un pays musulman, sans toutefois évoquer clairement la Syrie. Nous avons pu consulter les retranscriptions de l’essentiel des échanges alors interceptés par la police toulousaine, qui ne ratait aucun de ses faits et gestes mais n’a pas pu l’empêcher de mener à bien son projet de départ. Eloquent.

Un an avant le départ : « Je sais, ça se prépare »
Une première conversation sans équivoque est interceptée le 23 avril 2013 entre Souad et l’une de ses confidentes. Les deux femmes discutent de la nécessité de faire la « hijra », terme qui désigne le retour en terre d’islam. La sœur de Mohamed Merah fait alors part de ses errements sur le sujet. « Moi par exemple, ne serait-ce que pour faire hijra, je fais trop de manières avec mon mari : Non on va pas là, non la Mauritanie c’est trop dur… »

Plus loin, elle se montre pourtant bien moins hésitante. « Je sais, ça se prépare. Moi j’ai dit à mon mari : on partira. Quand on aura les moyens de s’acheter quelque chose. En fait non, on doit pas réagir comme je réagis ! Tu vois, parce que normalement on n’a pas le droit de rester dans ce pays (NDLR : la France), déjà, à la base. »

Quatre mois avant : « On va faire les cartes d’identité pour tout le monde »
En janvier 2014, le doute n’est plus permis. Plusieurs conversations interceptées entre Souad et son mari, Abdelouahed, indiquent que le couple cherche à refaire les passeports et cartes d’identité de toute la famille. Lors de l’échange qui suit, l’époux se trouve manifestement à la mairie de Toulouse. « Faut faire les cartes d’identité, les trucs ? », demande-t-il. « Ben oui, pour Mohamed (NDLR : l’un de leur fils), et pour moi, la mienne est périmée », répond sa femme.

Pour éviter tout malentendu, elle résume finalement la tâche à accomplir : « Tu demandes deux dossiers pour passeport, un pour bébé et un pour adulte… et d’identité pour adulte, et carte d’identité pour enfants. [...] Non, excuse-moi, en fait on va faire les cartes d’identité pour tout le monde. »

Trois mois avant : « Il faudrait pas que je dépasse fin avril »
Nouvel indice, plus précis encore, fin février. Cette fois, une date approximative de départ est évoquée. Dans cet échange a priori banal, Souad Merah informe son mari qu’elle doit prendre rendez-vous chez une dentiste. Mais la date proposée par la praticienne semble poser problème. « Elle pourrait finir [les soins] le 6 mai », indique-t-elle. Abdelouahed tique : « Ah non, non le 6 mai c’est beaucoup trop. » Sa femme insiste : « Je vais pas partir avec mes dents à moitié. » Elle demande conseil pour la date à choisir lors d’un nouvel appel quelques minutes plus tard : « En fait, il faudrait pas que je dépasse fin avril, c’est ça ? – Fin avril, ouais. Pas fin, vers le 25 avril. »

Le 9 mai, Souad, son mari et leurs quatre enfants embarquaient sur un vol Barcelone-Istanbul avant de gagner la frontière syrienne.



En 2015, le militant associatif Serge Havet se présente au suffrage universel

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/departementales-canton-de-villeneuve-d-ascq-front-de-ia24b58799n2701514

Départementales-canton de Villeneuve-d’Ascq: Front de gauche, «Nous ne sommes pas de doux rêveurs»

 

Publié le 09/03/2015

Par Franck Bazin

Comme le sud de l’Europe ose les politiques alternatives, les candidats Front de gauche aux élections départementales du mois de mars nourrissent de nouveaux espoirs. Y compris face au président sortant du Département.

 

Dominique Lecomte et Marie-Pierre Cauwet prennent part à une élection locale aussi pour peser sur la politique nationale.
Dominique Lecomte et Marie-Pierre Cauwet prennent part à une élection locale aussi pour peser sur la politique nationale.

 

Si le nouveau canton de Villeneuve-d’Ascq s’est élargi à quatre communes tournées vers Roubaix, ce sont bien quatre Villeneuvois qui défendront les couleurs du Front de gauche lors des élections départementales de mars. Des candidats entourés d’un collectif comme le symbolisait la présence d’une dizaine de personnes autour de Marie-Pierre Cauwet et Dominique Lecomte, samedi matin pour la présentation de l’équipe.

Chacun est d’ailleurs intervenu tour à tour pour défendre la candidature, les ambitions, les enjeux et les moyens. Les candidats revendiquent haut et fort la défense de l’institution départementale, pour sa proximité. Pour l’essentiel, les candidats de « la gauche de la gauche » veulent renforcer, intensifier l’action du conseil général en faveur des plus faibles sur les questions de santé, de logement, d’emploi, de handicap…

Les mesures proposées demandent bien évidemment des financements : « L’argent existe, nous ne sommes pas des doux rêveurs », s’emporte Marie-Pierre Cauwet. Pour financer leur programme, les candidats Front de gauche « exigent le remboursement de la dette de trois milliards que l’État doit au département du Nord et la suppression du cadeau de 40 milliards fait chaque année aux entreprises ; l’annulation des 156 millions réclamés par les banques aux collectivités du Nord, suite des emprunts toxiques et alors que les contribuables ont déjà financé le sauvetage des banques ; une augmentation des ressources allouées par l’État aux départements les plus pauvres ; un impôt sur les bénéfices des groupes du CAC 40 aligné sur le taux d’imposition des salariés ».

Les titulaires :

Marie-Pierre Cauwet, formatrice-consultante dans le domaine sanitaire et social, militante de l’égalité des droits, membre de la Coordination communiste. Dominique Lecomte, enseignant, militant syndical, membre du Parti communiste français.

Les remplaçants :

Claudine Regulski, militante associative et écologiste, non cartée. Serge Havet, militant associatif en faveur des chômeurs et des précaires, membre du Parti communiste français.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/elections-departementales-dans-le-canton-de-ia28b50417n2710594

Élections départementales : dans le canton de Villeneuve-d’Ascq, le patron du département défend son bilan

 

Publié le 14/03/2015 – Mis à jour le 14/03/2015 à 13:21

par Jean-Marie Guichard

Le Parti Socialiste maintiendra-t-il ses (très) bons scores antérieurs dans un contexte de grogne à l’égard du pouvoir actuel ? Le Front national est-il en mesure de battre à nouveau la droite « classique » comme en 2011 ? Cette élection sera en tout cas un test pour le niveau de la gauche dans ce canton où se représente le président du conseil général.

 

 Le nouveau collège Simone-de-Bauvoir est une réalisation du département, comme le rappelle Didier Manier qui revendique un bilan très riche. Photo Alexis Christiaen
Le nouveau collège Simone-de-Bauvoir est une réalisation du département, comme le rappelle Didier Manier qui revendique un bilan très riche. Photo Alexis Christiaen

 

Principal enjeu du scrutin : la cote de popularité du conseiller général sortant de Villeneuve-d’Ascq nord, Didier Manier, qui se représente sous l’étiquette Union de la gauche (« majorité départementale ») avec Françoise Martin, de Rassemblement citoyen, en binôme. Or Didier Manier est devenu président du conseil général quand Patrick Kanner a été appelé au gouvernement l’année dernière. Rappelant « qu’il ne faut pas se tromper d’élection », il sait aussi que le contexte politique général va jouer. La gauche dirige le canton depuis l’origine et un mauvais score serait mal vu d’autant que Didier Manier a été confortablement élu en 2011 avec 73,56 % des voix au deuxième tour contre le Front national, après élimination de la candidate UMP Florence Bariseau. De son côté, Monique Lempereur, de Rassemblement citoyen, a remporté le canton Villeneuve sud en 2008 avec 45,22 % des voix au deuxième tour à l’issue d’une triangulaire l’opposant au PS (Olfa Laforce) et au Mouvement démocrate (Christian Carnois).

Pour éviter un remake de 2011, l’UMP-UDI a misé sur la jeunesse – Sophie Lefebvre n’a que 21 ans – et l’expérience du terrain avec Thierry Rolland, maire de Willems.

De son côté, le Front national, fort des sondages nationaux, ne cache pas ses ambitions d’autant qu’il a atteint 18,91 % des voix à Villeneuve-d’Ascq aux européennes de 2014, soit un gain de 5,15 points en trois ans. Finalement, le poids de l’abstention sera déterminant, y compris pour les socialistes : « Nous sommes à quatre listes de gauche contre deux de droite, il faut se méfier de l’éparpillement des voix », avertit Didier Manier.

binomes

Nouvelle donne

Anne Betting (ND), 52 ans, professeur d’art à la retraite, de Villeneuve-d’Ascq et Xavier Roussel (ND), 50 ans, artisan menuisier, de Villeneuve-d’Ascq.

Pour la justice sociale, la solidarité, le référendum local.

Suppléants : David Basseux (ND), 37 ans, fonctionnaire territorial, de Pérenchies et Jeanne Parreau (ND), 77 ans, professeur retraitée, de Mons-en-Barœul.

Front de gauche

Marie-Pierre Cauwet (Coordination communiste), formatrice-consultante, de Villeneuve-d’Ascq et Dominique Lecomte (PC), enseignant, de Villeneuve-d’Ascq.

Proposent le renforcement des actions du Département en direction « des plus faibles ».

Suppléants : Claudine Regulski (non cartée) et Serge Havet (PC).

Union de la droite

Sophie Lefebvre (UMP), 21 ans, étudiante en sciences politiques, conseillère municipale à Villeneuve-d’Ascq et Thierry Rolland (DVD), 45 ans, cadre, maire de Willems. Pour une politique départementale « à l’écoute des jeunes ».

Suppléants : Isabelle Lefebvre (DVD), 44 ans, de Villeneuve-d’Ascq et Christophe Bonnard (MoDem), 40 ans, conseiller d’opposition à Villeneuve-d’Ascq.

Union de la gauche

Didier Manier (PS), 53 ans, cadre territorial, président du conseil général, conseiller communautaire à Villeneuve-d’Ascq et Françoise Martin (Rassemblement citoyen), 54 ans, enseignante-chercheuse, adjointe à Villeneuve-d’Ascq.

Suppléants : Yves Vanbeneden, 59 ans, facteur retraité, conseiller municipal à Willems et Dominique Furne (RC), adjointe à Villeneuve-d’Ascq.

Front national

Véronique Descamps (FN), 50 ans, gérante d’entreprise, conseillère municipale à Villeneuve-d’Ascq et Pascal Reignier (FN), 54 ans, chef d’entreprise, de Villeneuve-d’Ascq. Ils proposent un audit des dépenses sociales et la lutte contre la fraude aux allocations.

Suppléants : Guy Quintric (FN), 42 ans, employé, de Villeneuve-d’Ascq, Colette Lemaître (FN), retraitée, de Villeneuve-d’Ascq.

Europe écologie les Verts

Xavier Hardy (Europe Écologie-Les Verts), directeur de Mission locale, de Villeneuve-d’Ascq et Sandrine Rousseau (Europe Écologie-Les Verts), 43 ans, économiste, auteure, vice-présidente du conseil régional, de Villeneuve-d’Ascq. Au programme : «solidarité avec les personnes, solidarité avec les territoires, solidarité avec la planète».

Suppléants : Douglas Galleguillos et Catherine Boutté.

 

http://www.rtl.fr/elections-departementales/departement-nord/canton-villeneuve-d-ascq-40

Elections départementales 2015 : Villeneuve-d’Ascq

 

Résultats du canton : Villeneuve-d’Ascq (47 808 inscrits)

Participation 2nd tour: 40,72%

M. MANIER Didier et Mme MARTIN Françoise ÉLU Union de la Gauche 10 197 votes

52,38%

Mme LEFEBVRE Sophie et M. ROLLAND Thierry Union de la Droite 9 270 votes

47,62%
Participation 1er tour: 45,01%

M. MANIER Didier et Mme MARTIN Françoise BALLOTAGE Union de la Gauche 6 673 votes

31,01%

Mme LEFEBVRE Sophie et M. ROLLAND Thierry BALLOTAGE Union de la Droite 5 814 votes

27,02%

Mme DESCAMPS Véronique et M. REIGNIER Pascal Front National 5 017 votes

23,31%

M. HARDY Xavier et Mme ROUSSEAU Sandrine Europe-Ecologie-Les Verts 1 903 votes

8,84%

Mme CAUWET Marie-Pierre et M. LECOMTE Dominique Front de Gauche 1 380 votes

6,41%

Mme BETTING Anne et M. ROUSSEL Xavier Divers gauche 732 votes

3,4%

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/villeneuve-d-ascq-didier-manier-prend-ce-resultat-ia28b0n2741529

Villeneuve-d’Ascq: Didier Manier «prend ce résultat comme une injustice»

 

Publié le 29/03/2015 – Mis à jour le 29/03/2015 à 23:33

La Voix du Nord

Didier Manier, président sortant du département du Nord, commente les scores du PS. Bien que réélu dans le canton de Villeneuve-d’Ascq avec 52,38 % des voix, il estime que le contexte national l’a emporté, et que la majorité sortante n’a pas été jugée sur son action.

 

 Le vote de Didier Mannier, président sortant du conseil départemental du Nord. Photo Pierre LE MASSON VDN

 

« La gauche sera dans l’opposition départementale, c’est le contexte national qui l’a emporté », commente Didier Manier au soir du deuxième tour des élections départementales, où la gauche a perdu sa majorité dans le Nord. « Nous n’avons pas été jugés sur notre travail ni sur notre projet. Les résultats montrent une sanction de l’action du gouvernement. Il va nous falloir analyser ces jours prochains les raisons de l’abstention d’une partie des électeurs de gauche et éviter de stigmatiser ceux qui ont voté pour le Front national mais plutôt comprendre pourquoi ils se jettent dans les bras de l’extrême droite. »

Il revient ensuite sur la déconcenue de la gauche. « Sur 41 cantons, la gauche en conserve entre 13 et 15 ce soir, je prends ce résultat comme une injustice. Si nous avions été jugés sur notre bilan dès dimanche, le résultat ne serait pas le même. Je regrette aussi la non-alliance de la gauche au premier tour et souhaite qu’on en tire des leçons. »

 

http://election-departementale.linternaute.com/resultats/villeneuve-d-ascq/ville-59009

Résultats départementales Villeneuve-d’Ascq

30/03/15 18:03

Résultat départementales 2015 – Villeneuve-d’Ascq

Résultats des départementales

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Canton Villeneuve-d’Ascq

Résultat canton Villeneuve-d’Ascq : 2ème tour

Candidats % voix commune % voix canton Statut
Didier MANIER et Françoise MARTIN

Union de la Gauche
56,58% 52,38% Elu
Sophie LEFEBVRE et Thierry ROLLAND

Union de la Droite
43,42% 47,62%
Villeneuve-d’Ascq Canton Villeneuve-d’Ascq
Nombre d’inscrits 39 513 47 808
Nombre de votants 16 998 21 124
Taux de participation 43,02% 44,19%
Votes blancs (en % des votes exprimés) 5,29% 5,31%
Votes nuls (en % des votes exprimés) 2,65% 2,53%

Résultat canton Villeneuve-d’Ascq : 1er tour

Candidats % voix commune % voix canton Statut
Didier MANIER et Françoise MARTIN

Union de la Gauche
33,50% 31,01% Ballotage
Sophie LEFEBVRE et Thierry ROLLAND

Union de la Droite
24,04% 27,02% Ballotage
Véronique DESCAMPS et Pascal REIGNIER

Front National
21,99% 23,31%
Xavier HARDY et Sandrine ROUSSEAU

Europe-Ecologie-Les Verts
9,42% 8,84%
Marie-Pierre CAUWET et Dominique LECOMTE

Front de Gauche
7,26% 6,41%
Anne BETTING et Xavier ROUSSEL

Divers gauche
3,80% 3,40%
Villeneuve-d’Ascq Canton Villeneuve-d’Ascq
Nombre d’inscrits 39 513 47 808
Nombre de votants 17 877 22 263
Taux de participation 45,24% 46,57%
Votes blancs (en % des votes exprimés) 2,05% 2,16%
Votes nuls (en % des votes exprimés) 1,12% 1,18%

EN VIDEO – Ce qu’il faut retenir en 5 minutes

[MIS A JOUR LE 30 mars 2015] Election 2015 à Villeneuve-d’Ascq : les résultats officiels du 2nd tour des élections départementales 2015 sont disponibles sur Linternaute dès leur communication par le ministère. Que vont préférer les 39 513 électeurs de Villeneuve-d’Ascq pour présider le conseil départemental ? Au premier tour, l’Union de la gauche a pris le plus de suffrages exprimés (avec 33,50%), suivi par l’Union de la droite (24,04%) et le Front national (21,99%). L’analyse du rapport de forces à Villeneuve-d’Ascq indique que la gauche engrange 46,72% des suffrages, contre 24,04% pour le mouvement de Nicolas Sarkozy et 21,99% pour le rassemblement Bleu Marine. Ce dernier pourrait donc faire figure d’arbitre aussi bien pour les résultats du second tour dans les 41 cantons rattachés au département que lors d’un conditionnel 3e tour en occasionnant le choix du président du conseil général pour l’un ou l’autre parti. Zoom sur le département du Nord où Didier Manier mène le conseil général qui oriente les prestations sociales des 2 579 208 personnes de ce département, pour 41 cantons. Alors que le pourcentage de demandeurs d’emploi s’élève à 12,1% pour le département du Nord (selon des chiffres INSEE, 2011) soit plus que la moyenne nationale, Villeneuve-d’Ascq se différencie avec 16,6% de personnes sans emploi, un sujet incontournable alors que la compétitivité des entreprises est au coeur des tourments des électeurs. Les résultats des départementales du Nord et de Villeneuve-d’Ascq découleront de trois paramètres : le taux de participation, le score du FN et le nombre de suffrages exprimés. En moins de 2 années, le résultat du Parti de Marine Le Pen a progressé de 5,15 points dans la zone de Villeneuve-d’Ascq, dont les plus de 60 ans représentent 13,47% de la population. Ce qui illustre le fait que que les résultats des départementales à Villeneuve-d’Ascq seront particulièrement étudiés dans le département du Nord, voire en Nord-Pas-de-Calais. Plus précisément, le résultat du parti fondé par Jean-Marie Le Pen était de 18.91% aux européennes de 2014 (moins que le score atteint dans l’Hexagone) et de 13.76% aux présidentielles de 2014 (moins que la moyenne française). Villeneuve-d’Ascq couvre un canton aux problématiques diversifiées. Concernant la circonscription du canton de Villeneuve d’Ascq : Au 1er tour, le pourcentage de citoyens s’étant abstenus à Villeneuve-d’Ascq représentait 54,76%, soit plus que la moyenne du canton. Les 39 513 inscrits à Villeneuve-d’Ascq pour ce canton devront choisir au 2e tour entre M. MANIER Didier et Mme MARTIN Françoise (Union de la Gauche, 33,50% à Villeneuve-d’Ascq) et Mme LEFEBVRE Sophie et M. ROLLAND Thierry (Union de la Droite, 24,04% à Villeneuve-d’Ascq) pour les représenter au sein de l’assemblée du Nord.

Score du Front National / Rassemblement Bleu Marine au premier tour des élections à Villeneuve-d’Ascq

Score du FN à Villeneuve-d’Ascq20042007200920122012201420140510152025

Résultat cantonales 2011 – Villeneuve-d’Ascq

Résultats des départementales

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Canton Villeneuve-d’Ascq-Nord

Résultat canton Villeneuve-d’Ascq-Nord : 2ème tour

Candidats % voix commune % voix canton Statut
Didier MANIER

Socialiste
73,56% 73,56% Elu
François DE WEPPES

Front National
26,44% 26,44%
Villeneuve-d’Ascq Canton Villeneuve-d’Ascq-Nord
Nombre d’inscrits 20 162 20 162
Nombre de votants 8 266 8 266
Taux de participation 41,00% 41,00%
Votes blancs et nuls (en % des votes exprimés) 6,48% 6,48%

Résultat canton Villeneuve-d’Ascq-Nord : 1er tour

Candidats % voix commune % voix canton Statut
Didier MANIER

Socialiste
35,65% 35,65% Ballotage
François DE WEPPES

Front National
19,98% 19,98% Ballotage
Malik IFRI

Europe Ecologie / Les Verts
15,26% 15,26%
Florence BARISEAU

Union pour un Mouvement Populaire
13,40% 13,40%
Roland DIAGNE

Communiste
8,04% 8,04%
Christian CARNOIS

Majorité présidentielle
7,67% 7,67%
Villeneuve-d’Ascq Canton Villeneuve-d’Ascq-Nord
Nombre d’inscrits 20 162 20 162
Nombre de votants 7 313 7 313
Taux de participation 36,27% 36,27%
Votes blancs et nuls (en % des votes exprimés) 1,81% 1,81%

Résultat cantonales 2008 – Villeneuve-d’Ascq

Résultats des départementales

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Canton Villeneuve-d’Ascq-Sud

Résultat canton Villeneuve-d’Ascq-Sud : 2ème tour

Candidats % voix commune % voix canton Statut
Monique LEMPEREUR

Divers gauche
45,22% 45,22% Elu
Olfa LAFORCE

Socialiste
28,20% 28,20%
Christian CARNOIS

UDF- Mouvement Démocrate
26,57% 26,57%
Villeneuve-d’Ascq Canton Villeneuve-d’Ascq-Sud
Nombre d’inscrits 19 123 19 123
Nombre de votants 11 162 11 162
Taux de participation 58,37% 58,37%
Votes blancs et nuls (en % des votes exprimés) 2,71% 2,71%

Résultat canton Villeneuve-d’Ascq-Sud : 1er tour

Candidats % voix commune % voix canton Statut
Monique LEMPEREUR

Divers gauche
32,70% 32,70% Ballotage
Olfa LAFORCE

Socialiste
22,76% 22,76% Ballotage
Christian CARNOIS

UDF- Mouvement Démocrate
18,33% 18,33% Ballotage
Jean-François HILAIRE

Union pour un Mouvement Populaire
9,75% 9,75%
Pierre-Jocelyn HUYGHE

Les Verts
8,75% 8,75%
Martine BERTHOULOUX

Communiste
4,63% 4,63%
Frédéric GOSSART

Front National
3,07% 3,07%
Villeneuve-d’Ascq Canton Villeneuve-d’Ascq-Sud
Nombre d’inscrits 19 123 19 123
Nombre de votants 10 970 10 970
Taux de participation 57,37% 57,37%
Votes blancs et nuls (en % des votes exprimés) 1,58% 1,58%

 

 

http://www.lemonde.fr/nord-pas-de-calais-picardie/nord,59/villeneuve-d-ascq,59009/elections/municipales-2014/

Villeneuve-d’Ascq 59 491 Résultats des élections municipales

La commune Villeneuve-d’Ascq – Les enjeux des élections régionales

 

La tension monte dans la nouvelle grande région Nord Pas-de-Calais Picardie. Voilà des mois que les actuels présidents socialistes Daniel Percheron (Nord- Pas-de-Calais) et Claude Gewerc (Picardie) sentent leurs territoires échapper à la gauche. Les récents sondages ont annoncé que la grande gagnante des élections régionales des 6 et 13 décembre serait Marine Le Pen, qui est créditée de près de 39 % des suffrages en cas de triangulaire (32% pour le candidat LR Xavier Bertrand et 29 % pour le socialiste Pierre de Saintignon).

Avec près de 6 millions d’habitants, le territoire est plombé par un taux de chômage de 12,5%, soit deux points de plus que la moyenne nationale. Une aubaine pour le FN qui accroît son assise depuis l’élection présidentielle de 2012 dans les villes du Nord, touchées de plein fouet par la crise. L’emploi sera donc au cœur de cette campagne. Le candidat Les Républicains, l’ancien ministre Xavier Bertrand, a d’ailleurs choisi comme slogan « Notre région au travail ». De son côté, l’aubryste Pierre de Saintignon mise sur son expérience de premier vice-président de la région Nord-Pas-de-Calais chargé des affaires économiques pour proposer des solutions aux 200 000 entreprises et aux industries telles que la métallurgie, la sidérurgie, l’automobile et l’agro-alimentaire.

Mais l’heure n’est pas encore aux débats d’idées et aux programmes. Le scrutin régional est pollué par l’hyper-médiatisation suscitée par l’éventuelle victoire de l’extrême droite. Marine Le Pen va-t-elle remporter la présidence de la deuxième région de France par sa jeunesse, troisième région de France par sa population (derrière l’Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes) et première région agricole de France (pour la production de céréales, pommes de terre et betteraves) ? Après Hénin-Beaumont, la terre des chtis deviendrait le symbole de la conquête du FN. A droite, on s’inquiète du séisme économique et de la désertion des investisseurs en cas de victoire de la fille de Jean-Marie Le Pen.

Quel que soit le résultat au soir du 13 décembre, ces régionales auront aussi un impact sur la présidentielle. Xavier Bertrand maintient sa candidature aux primaires à droite en vue de 2017. A gauche, on dénonce le marche-pied vers la présidentielle que constituerait son élection ou celle de Marine Le Pen à la tête de cette grande région. Mais l’argument ne prend pas. Le mécontentement des Nordistes vis-à-vis de la politique gouvernementale est tel qu’il plombe le PS. Europe écologie-Les Verts, allié au Parti de Gauche, et le PS n’ont d’ailleurs pas su se mettre d’accord pour une union de la gauche dès le premier tour. Et ce malgré des années passées à travailler main dans la main.

Laurie Moniez

LES DERNIÈRES ÉLECTIONS

Retrouvez l’ensemble des résultats des élections présidentielles, législatives, municipales et départementales de 2002 à aujourd’hui.

 

Municipales 2014 – Villeneuve-d’Ascq

Premier Tour

  • Gérard CAUDRON Liste Union de la Gauche

    45.54 %

  • Florence BARISEAU Liste Union de la Droite

    21.93 %

  • Véronique DESCAMPS Liste Front National

    14.47 %

  • Sandrine ROUSSEAU Liste Europe-Ecologie-Les Verts

    9.94 %

  • Martine BERTHOULOUX Liste Front de Gauche

    6.24 %

  • Pascale ROUGÉE Liste Extrême gauche

    1.85 %

Second Tour

  • Elu Gérard CAUDRON Liste Union de la Gauche

    58.43 %

  • Florence BARISEAU Liste Union de la Droite

    26.84 %

  • Véronique DESCAMPS Liste Front National

    14.71 %

Les Élus

  • Maire : Monsieur CAUDRON Gérard (DVG)


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