Attention, Richard Ferrand bat la campagne bretonne…

Dans la 6ème circonscription du Finistère, papy est sourd et mamy a perdu la boule.

A peu de choses près, c’est à l’entendement de cet électorat-là que toute la France est suspendue jusqu’aux résultats des législatives.

Quelle honte !

 

http://www.europe1.fr/politique/malgre-la-polemique-richard-ferrand-occupe-le-terrain-dans-le-finistere-3343205

Malgré la polémique, Richard Ferrand occupe le terrain dans le Finistère

 

16h08, le 27 mai 2017

 

Soulagé de ne pas faire l’objet d’une enquête judiciaire dans l’affaire révélée par le « Canard Enchaîné », le ministre tente de s’afficher comme un candidat parmi d’autres dans le Finistère.

 

REPORTAGEC’est un ministre-candidat soulagé qui parcourt sa circonscription depuis samedi matin. Richard Ferrand sait, depuis la veille, que la justice n’ouvrira pas d’enquête sur l’affaire immobilière révélée cette semaine par le Canard Enchaîné. Alors il occupe le terrain sur ses terres du Finistère en vue des législatives.

Pas un mot sur les affaires. Samedi matin, le ministre de la Cohésion des territoires était présent à la commémoration de la création du Conseil national de la Résistance. Devant la petite chapelle Sainte-Marie du Ménez-Hom, il a longuement salué les anciens combattants. En ce qui concerne les affaires, pas un mot. Ce week-end, c’est la présence sur le terrain qui compte puisque, comme l’a dit le Premier ministre Édouard Philippe vendredi, ce seront les électeurs qui trancheront.

« On a beau dire, ça laisse des traces ».  »Les gens qui ne vont pas suivre M. Ferrand ne vont pas voter pour lui et puis voilà. Moi, ça me paraît correct comme philosophie », acquiesce Jean, sur place, au micro d’Europe 1. « C’est peut-être faire beaucoup de mousse autour de quelque chose qui était à la limite du raisonnable », souligne ce Breton. Sur le terrain, la campagne ne s’annonce pourtant pas de tout repos pour le ministre. « On a beau dire, ça laisse des traces. Le simple citoyen est marqué par tout ça », croit savoir Laurent.

Programme chargé. Mais Richard Ferrand n’entend pas lâcher un pouce de terrain. Au programme de son samedi : match de foot l’après-midi, réunion publique le soir, puis marché et course cycliste dimanche.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sixi%C3%A8me_circonscription_du_Finist%C3%A8re

Sixième circonscription du Finistère

 

La sixième circonscription du Finistère est l’une des huit circonscriptions législatives françaises que compte le département du Finistère.

 

Sommaire

La circonscription de 1958 à 1986

Description géographique

Dans le découpage électoral de 1958, la première circonscription du Finistère était composée des cantons suivants1 :

Historique des députations

Députés de la circonscription élus à l’Assemblée nationale pour les législatures de la Ve République v · d · m )
Législature Début de mandat Fin de mandat Député Parti politique Observations
Ire 9 décembre 1958 9 octobre 1962 Jean Crouan2 CNIP2 Mandat écourté à la suite d’une dissolution parlementaire décidée par Charles de Gaulle.
IIe 6 décembre 1962 2 avril 1967 Suzanne Ploux3 UNR3
IIIe 3 avril 1967 30 mai 1968 Suzanne Ploux4 UDR4 Mandat écourté à la suite d’une dissolution parlementaire décidée par Charles de Gaulle.
IVe 11 juillet 1968 1er avril 1973 Suzanne Ploux5 UDR5
Ve 2 avril 1973 2 avril 1978 Suzanne Ploux6 UDR6 Remplacée par Jean Crenn à partir du 12 mai 1973 à la suite de sa nomination au gouvernement.
VIe 3 avril 1978 22 mai 1981 Jean Crenn7 RPR7 Mandat écourté à la suite d’une dissolution parlementaire décidée par François Mitterrand.
VIIe 2 juillet 1981 1er avril 1986 Jean Beaufort8 PS8
VIIIe 2 avril 1986 14 mai 1988 Aucun9 Aucun9 Proportionnelle par département, pas de député par circonscription
Mandat écourté à la suite d’une dissolution parlementaire décidée par François Mitterrand.

La circonscription depuis 1986

Description géographique et démographique

220px-Circ29-2010-06.svg dans Calomnie

Localisation de la circonscription depuis 2010.

Dans le découpage électoral de la loi no 86-1197 du 24 novembre 1986 10, la circonscription regroupe les cantons suivants11 :

D’après le recensement général de la population en 1999, réalisé par l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE)12, la population totale de cette circonscription est estimée à 107 210 habitants13,14.

Le découpage de la circonscription n’a pas été modifié par le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 201015.

Historique des députations

Députés de la circonscription élus à l’Assemblée nationale pour les législatures de la Ve République v · d · m )
Législature Début de mandat Fin de mandat Député Parti politique Observations
IXe 23 juin 1988 1er avril 1993 Jean-Yves Cozan16 UDF16
Xe 2 avril 1993 21 avril 1997 Jean-Yves Cozan17,16 UDF17,16 Mandat écourté à la suite d’une dissolution parlementaire décidée par Jacques Chirac.
XIe 12 juin 1997 18 juin 2002 Kofi Yamgnane18 PS18
XIIe 19 juin 2002 19 juin 2007 Christian Ménard19,20 UMP19,20
XIIIe 20 juin 2007 19 juin 2012 Christian Ménard21 UMP21
XIVe 20 juin 2012 19 juin 2017 Richard Ferrand PS

Historique des élections

Élections de 1988

Les élections législatives françaises de 1988 ont eu lieu les dimanches 5 et 12 juin 1988.

2e tour des élections de 1988
Candidat Parti % Voix
A compléter A compléter A compléter A compléter
A compléter A compléter A compléter A compléter

Le taux d’abstention fut de ? % au premier tour, et de ? % au deuxième tour.

Élections de 1993

Les élections législatives françaises de 1993 ont eu lieu les dimanches 21 et 28 mars 1993.

2e tour des élections de 1993 17
Candidat Parti % Voix
Jean-Yves Cozan UDF 53,20 % 31 983
Kofi Yamgnane PS 46,80 % 28 132

Le taux d’abstention fut de 27,72 % au premier tour et de 25,91 % au deuxième tour17.

Élections de 1997

Les élections législatives françaises de 1997 ont eu lieu les dimanches 25 mai et 1er juin 1997.

2e tour des élections de 1997 22
Candidat Parti % Voix
Kofi Yamgnane PS 53,75 % 33 649
Jean-Yves Cozan UDF 46,25 % 28 957

Le taux d’abstention fut de 27,68 % au premier tour et de 20,97 % au deuxième tour22.

Élections de 2002

Les élections législatives françaises de 2002 ont eu lieu les dimanches 9 et 16 juin 2002.

2e tour des élections de 2002 20,23
Candidat Parti % Voix
Christian Ménard UMP 50,14 % 30 031
Kofi Yamgnane PS 49,86 % 29 864

Le taux d’abstention fut de 29,13 % au premier tour et de 28,25 % au deuxième tour20,23.

Élections de 2007

Les élections législatives françaises de 2007 ont eu lieu les dimanches 10 et 17 juin 2007.

Premier tour Second tour
Nombre d’inscrits 88 705 100,00 % 88 705 100,00 %
Nombre de votants 61 127 68,92 % 60 434 68,13 %
Suffrages exprimés 59 584 98,59 % 59 576 97,46 %
Candidats et résultats :
Nom du candidat Parti 1er tour 2e tour
Voix  % Voix  %
Christian Ménard, député sortant UMP 24 459 41,39 29 903 50,19
Richard Ferrand, conseiller général de Carhaix-Plouguer PS 15 050 25,26 29 673 49,81
Christian Troadec, maire de Carhaix-Plouguer Gauche alternative, autonomiste, UDB 7 393 12,41
Catherine Le Moan, maire de Telgruc-sur-Mer UDF 5 524 8,77
Matthieu Guillemot LCR 2 208 3,71
Danielle Lemoine GE 1 216 2,04
Marie-Anne Haas FN 1 173 1,97
Corinne Nicole PCF 1 081 1,81
Jean-Yves Queinnec FEA 522 0,88
Elisabeth Donnardieu MPF 478 0,80
Elisabeth Guillou-Piro LO 390 0,65
Philippe Milliau MNR 190 0,32

Le taux d’abstention fut de 31,87 % au premier tour et de 31,08 % au deuxième tour21.

Élections de juin 2012

Les élections législatives françaises de 2012 ont lieu les dimanches 10 et 17 juin 2012.

Résultats des élections législatives des 10 et 17 juin 2012 de la 6e circonscription du Finistère24
Candidat Parti Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Richard Ferrand PS 18 300 32,29 31 965 58,36
Dominique Cap UMP 15 733 27,76 22 807 41,64
Christian Troadec PS dissident-MBP 11 286 19,92 25
Marie Anne Haas FN 4 312 7,61
Noëlle Péoc’h FG (DVG) 2 999 5,29
Jocelyne Leclerc EELV 2 118 3,74
Marie Laurent PCD26 636 1,12
André Ménesguen NPA 556 0,98
Sophie Rossigneux DLR 540 0,95
Élisabeth Piro LO 188 0,33
Inscrits 89 396 100,00 89 355 100,00
Abstentions 32 033 35,83 32 769 36,67
Votants 57 363 64,17 56 586 63,33
Blancs et nuls 695 1,21 1 814 3,21
Exprimés 56 668 98,79 54 772 96,79

Notes et références

  1. Source : Journal Officiel du 14 octobre 1958 [archive]
  2. « Liste alphabétique des députés de la Ire législature 1958-1962 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  3. « Liste alphabétique des députés de la IIe législature 1958-1962 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  4. « Liste alphabétique des députés de la IIIe législature 1967-1968 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  5. « Liste alphabétique des députés de la IVe législature 1968-1973 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  6. « Liste alphabétique des députés de la Ve législature 1973-1978 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  7. « Liste alphabétique des députés de la VIe législature 1978-1981 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  8. « Liste alphabétique des députés de la VIIe législature 1981-1988 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  9. « Liste alphabétique des députés de la VIIIe législature 1986-1988 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  10. Loi relative à la délimitation des circonscriptions pour l’élection des députés, surnommée redécoupage Pasqua (du nom de Charles Pasqua, ministre de l’intérieur en 1986) : « Publication au JORF du 25 novembre 1986 » [archive], sur http://www.legifrance.gouv.fr/ [archive], site du service public de la diffusion du droit en France (consulté le 13 juin 2007). Cette loi crée en outre 86 nouvelles circonscriptions législatives en France, leur nombre total passant de 491 à 577.
  11. « Circonscriptions électorales du Finistère et divisions administratives associées » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 10 juin 2007)
  12. Résultats du recensement de 1999 : « Tableaux et Analyses de la sixième circonscrition du Finistère (Pour la population totale, consulter la page POP1) » [archive], sur http://www.insee.fr [archive], site de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (consulté le 10 juin 2007)
  13. « La population des circonscriptions électorales (Recensement de 1999) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 13 juin 2007)
  14. Ce qui fait que la circonscription est sous-représentée par rapport à la moyenne nationale (voir la carte de représentativité des circonscriptions législatives françaises), la représentativité théorique par circonscription étant de 105 600 habitants.
  15. Finistère – Carte de circonscriptions – Élections législatives 2012 [archive]
  16. a et b « Description et Atlas des circonscriptions électorales de France » [archive], sur http://www.atlaspol.com [archive], Atlaspol, site de cartographie géopolitique (consulté le 13 juin 2007)
  17. a, b et c « Législatives de 1993 : Circonscriptions du Finistère (29) » [archive], sur http://elections.figaro.net/popup_2004/accueil.html [archive], historique des scrutins organisés depuis 1989, site du journal Le Figaro (consulté le 13 juin 2007)
  18. « Liste des députés par département de la XIe législature » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 10 juin 2007)
  19. « Liste des députés par département de la XIIe législature » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 10 juin 2007)
  20. a, b et c « Résultats des élections législatives de 2002 : Finistère (29) — sixième circonscription (résultats officiels) » [archive], sur http://www.interieur.gouv.fr [archive], site officiel du Ministère de l’Intérieur français (consulté le 12 juin 2007)
  21. a et b « Résultats des élections législatives de 2007 : Finistère (29) — sixième circonscription (résultats officiels) » [archive], sur http://www.interieur.gouv.fr [archive], site officiel du Ministère de l’Intérieur français (consulté le 12 juin 2007)
  22. a et b « Résultats des élections de la XIe législature dans le département du Finistère » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 13 juin 2007)
  23. a et b « Résultats des élections de la XIIe législature dans le département du Finistère » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 13 juin 2007)
  24. Résultats officiels de la circonscription [archive], sur le site du ministère de l’Intérieur.
  25. Bien qu’en ballotage à l’issue du premier tour, ne se présente pas au second tour.
  26. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées PCD.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Département du Finistère

Circonscriptions en France



Nous n’avons pas entendu le camarade Mélenchon sur le cas Ferrand

 

 

Tout juste une de ses proches, la camarade Raquel Garrido, a-t-elle servi hier aux journalistes de BFMTV un discours facile sur une accumulation de richesses immorale.

Qui donc appelle-t-elle l’électeur à dégager par les urnes ? Elle est d’accord avec le Premier ministre, dit-elle…

 

https://www.marianne.net/debattons/editos/edouard-philippe-aux-electeurs-de-bretagne-degagez-moi-richard-ferrand

Edouard Philippe aux électeurs de Bretagne : dégagez Ferrand pour moi svp

 

Publié le 26/05/2017 à 16:50

Hervé Nathan

Directeur adjoint de la rédaction

 

Pour le Premier ministre, c’est aux électeurs de Bretagne, et non au gouvernement, de régler « l’affaire » Richard Ferrand lors des législatives. Pas de démission du ministre, donc, même si la prochaine loi sur la moralisation de la vie politique doit interdire le genre de pratiques révélées par le Canard enchaîné !

 

Heureusement qu’en France, il y a de temps en temps des élections. Cela permet aux responsables politiques de s’en remettre au peuple pour dire ce qu’il faut faire, quand soi-même on ne sait plus quoi faire. « Vox populi, vox dei » (la voie du peuple est celle des dieux), disaient les Anciens. L’aphorisme a beau avoir deux mille ans d’âge, il est repris sans vergogne par le gouvernement d’Emmanuel Macron, qui semblait pourtant adopter une vision plus moderne de la démocratie, et de la justice.

Que penser en effet de la déclaration d’Edouard Philippe à propos de « l’affaire Richard Ferrand », dont le Canard enchaîné révèle cette semaine qu’en 2011 son épouse a monté une société civile immobilière pour réaliser une affaire avec la Mutuelle de Bretagne dont Richard Ferrand était à l’époque directeur général ? « Il n’y a pas de procédure juridictionnelle en cours, il n’y a donc pas une affaire, il y a un débat. Ce débat, il est politique et il sera tranché par ceux qui sont les plus à mêmes et les mieux à même de trancher les débats politique, qui sont les électeurs et les citoyens français », a dit le Premier ministre ce vendredi 26 mai. Et d’ajouter : « Les électeurs de la circonscription dans laquelle Richard Ferrand se présente pourront dans deux semaines dire si, comme moi, ils ont confiance en Richard Ferrand, et ce sera le juge de paix, celui que personne ne peut dépasser en démocratie ».

L’argument de l’onction du suffrage universel qui laverait tous les péchés

Voici les citoyens de la 6e circonscription du Finistère, centrée sur la ville de Châteaulin, enjoints d’être tout à la fois procureurs, juges d’instruction et juges du siège de leur député puisqu’ils ont le choix entre le garder (à l’Assemblée, donc au gouvernement) ou de le « dégager ». La manœuvre qui qui consiste à recourir à une soi-disant justice « populaire » par l’intermédiaire d’un scrutin politique, n’est pas vraiment glorieuse et a peu à voir avec la justice. L’argument de l’onction du suffrage universel qui laverait tous les péchés avait été maintes fois utilisé pour lustrer des politiques pas très reluisants, à commencer par les époux Balkany, régulièrement réélus à leurs postes dans leur bonne ville de Levallois-Perret, bien arrosée par leurs soins, malgré leurs multiples affaires. Certes, il n’y a pour l’heure aucune action et le parquet financier ne s’est pas jeté sur l’affaire. Mais François Hollande s’était bien mordu les doigts d’avoir attendu que les juges se bougent pour se séparer de Jérôme Cahuzac. On entend aussi les avocats de Ferrand jurer que la faute (éventuelle) à lui reprocher serait bénigne puisqu’il ne s’agirait pas d’argent public. Une assertion dont on se demande ce qu’en pensent les cotisants de la Mutuelle de Bretagne…

Le ministre breton passera donc les 11 et 18 juin prochains devant un jury de plusieurs dizaines de milliers d’électeurs chargés de lever ou de baisser le pouce pour mettre à mort un coupable ou en faire un héros, comme au temps des jeux du cirque. Rassurez-vous bonnes gens, il semble que le risque électoral soit faible, au vu du score local d’Emmanuel Macron. Mais sait-on jamais : si la tête de Ferrand devait tomber (politiquement) sur le sable, alors « Vae Victis ! » (malheur aux vaincus ! ), le président de la République dont Ferrand est un des plus proches compagnons d’armes en tirerait immédiatement les conséquences, en le démettant de ses fonctions de ministre. Emmanuel Macron et Edouard Philippe pourraient alors se laver les mains de l’affaire, comme le fit Ponce Pilate. Décidément, la référence à l’Antique est furieusement tendance en ce moment…

« Ne pas se placer dans des situations qui seraient légales mais contestées« 

Droit dans ses bottes, le Premier ministre est néanmoins lézardé de contradictions, puisqu’il explique « en même temps » que « tout l’objectif du gouvernement dans la loi (sur la moralisation de la vie politique) que nous sommes en train de préparer, c’est justement de proposer des règles extrêmement strictes qui permettront à l’ensemble des parlementaires, et en vérité à l’ensemble de ceux qui exercent des responsabilités publiques, de ne pas se placer dans des situations qui seraient légales mais contestées« . Si on lit bien le français, cette dernière proposition s’adapterait clairement au cas de Richard Ferrand ! Et ce, d’autant plus qu’Edouard Philippe a publié le 25 mai une circulaire enjoignant tous les ministres de lui faire part « de tout intérêt antérieur à ces cinq ans susceptible d’influencer ou de paraître influencer une décision publique à laquelle vous serez associé ». Là encore, comment ne pas penser à Richard Ferrand ?

Résumons : le Premier ministre estime qu’il ne peut rien faire puisqu’il n’y a pas de poursuites contre le ministre de la Cohésion des territoires, mais que la loi future devrait probablement interdire à son ministre d’être élu ou de gouverner. Le problème, c’est que Richard Ferrand est un personnage d’un poids politique presque aussi lourd que le Premier ministre lui-même, puisqu’il fut le premier député PS à rejoindre l’aventure En Marche, et l’un des architectes de la victoire présidentielle… Un psychanalyste conclurait que le subconscient du Premier ministre impuissant, allié à son surmoi, appelle tout simplement les électeurs du Finistère à « dégager » Richard Ferrand du paysage politique, quoi qu’il affirme penser le contraire. Ce qui constitue le propre du déni…

 

Le procureur de Brest renonce à poursuivre Ferrand

 

Le 26.05.2017 à 17h30

 

Les faits dénoncés par le Canard Enchaîné sur une affaire immobilière concernant la compagne de Richard Ferrand ne constituent pas une infraction et à ce titre ne permettent pas d’ouvrir une enquête, a annoncé ce vendredi le procureur de la République de Brest.
Dans un communiqué, le procureur Eric Mathais dit avoir
« procédé à une analyse juridique pour déterminer s’il devait se saisir et diligenter une éventuelle enquête ». « Au terme de celle-ci », conclut-il, « il apparaît qu’en l’état, aucun des faits relatés n’est susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales permettant d’ouvrir une enquête préliminaire ».



De l’illettrisme en France et en Bretagne : instruisons Richard Ferrand

Bien des journalistes ont relevé comme étant pour le moins « maladroite » la justification donnée par Richard Ferrand ou son entourage politique pour l’emploi de son fils comme assistant parlementaire en 2014.

Tout comme moi, certains se sont aussi remémorés qu’au cours de la même année 2014, Emmanuel Macron avait déjà dû s’expliquer après avoir publiquement tenu des propos similaires.

Plusieurs médias avaient alors informé leur public sur la situation française en matière d’illettrisme.

Recommençons, puisque c’est nécessaire.

Il faut d’abord rappeler que les départements bretons, Finistère en tête, affichent tous les ans parmi les meilleurs taux de réussite au baccalauréat. Pour l’année 2015, la Bretagne dans son ensemble s’est classée en seconde position après la Corse et devant les Pays de la Loire.

On sait depuis longtemps que les bilinguismes régionaux ne sont pas facteurs d’analphabétisme ou d’illettrisme, bien au contraire.

Les chiffres produits par l’INSEE, un organisme bourré de matheux – de ces gens que Richard Ferrand et les pseudo-littéraires de son entourage n’aiment pas plus que les Bretons – confirment que la Bretagne n’est pas une des régions où l’illettrisme est le plus fort en France.

En la matière, c’est la Picardie dont est originaire Emmanuel Macron et le Nord-Pas-de-Calais qui tiennent le pompon, tandis que la situation bretonne est proche de la moyenne nationale.

Plus précisément, selon la dernière enquête de l’INSEE, réalisée entre 2011 et 2012, 7 % de la population française adulte âgée de 18 à 65 ans et ayant été scolarisée en France est illettrée, soit 2 % de moins qu’en 2004. 6 % de ceux qui exercent une activité professionnelle et 10 % des demandeurs d’emploi sont confrontés à l’illettrisme. Cette même enquête montre qu’au total 11% de la population française adulte âgée de 18 à 65 ans sont en « situation préoccupante face à l’écrit », 7% sont illettrés et 4% sont d’origine étrangère ou non scolarisés.

L’illettrisme touche plus les hommes (60,5 %) que les femmes (39,5 %). La proportion de personnes illettrées est relativement faible chez les jeunes (4 % des jeunes de 18 à 25 ans) mais plus importante chez les générations précédentes (53 % des illettrés ont plus de 45 ans). Ce taux important d’illettrisme n’empêche pas certaines de ces personnes d’avoir un emploi, 51 % étant dans la vie active et 23,5 % au chômage, en formation ou en inactivité. Cependant, 20 % des allocataires du revenu minimum d’insertion (RMI) sont en situation d’illettrisme.

Les illettrés ne sont donc pas les jeunes Bretons bardés de diplômes qui bien souvent sont obligés de s’expatrier pour trouver du travail à la hauteur de leurs compétences, mais des individus tels les psychopathes et cybercriminels Pascal Edouard Cyprien Luraghi et Jean-Marc Donnadieu, deux inadaptés sociaux ayant très tôt connu l’échec scolaire et qui s’avèrent autant l’un que l’autre incapables de comprendre ce qu’écrivent pourtant dans un français tout à fait clair les ingénieurs et autres victimes de harcèlement moral en entreprise sur lesquels ils s’acharnent depuis 2008.

 

https://www.marianne.net/politique/trouver-un-jeune-sachant-lire-en-bretagne-dur-dur-selon-le-cabinet-du-ministre-richard

Oups

Trouver un jeune sachant lire en Bretagne ? Dur dur, selon le cabinet du ministre Richard Ferrand…

 

Par Magazine Marianne

Publié le 24/05/2017 à 15:55

 

Pas sûr que la Bretagne, ça gagne Richard Ferrand… Invité ce mercredi 25 mai par franceinfo à justifier l’emploi par le député breton de son fils comme assistant parlementaire en 2014, le cabinet du ministre de la Cohésion des territoires a eu une réponse quelque peu surprenante…

Quand il s’agit de justifier l’emploi d’un membre de leur famille comme assistant parlementaire, les politiques nous ont montré cette année qu’ils n’étaient jamais à court d’imagination… Mais la palme d’or revient sans doute au cabinet de Richard Ferrand, le tout nouveau ministre d’Emmanuel Macron, interrogé ce mercredi 25 mai par franceinfo. Objet de l’appel : justifier l’emploi, révélé par le Canard enchaîné, du fils du député du Finistère comme assistant parlementaire de janvier en mai 2014.

Evidemment soucieux de se démarquer des soupçons d’emplois fictifs qui pèsent sur la famille Fillon, le cabinet assure que le travail d’Emile Ferrand, 23 ans à l’époque, était bien réel et nécessitait des compétences variées. Et c’est là que les choses se gâtent car voici comment est expliqu, par le cabinet du ministre auprès de franceinfo, le recrutement du fiston :

Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur Internet.

Le cabinet de Richard Ferrandjoint par franceinfo

Et bim pour les Bretons ! Espérons pour Richard Ferrand que son équipe ait raison et que les habitants concernés ne sachent pas lire. Rappelons néanmoins, c’est savoureux, que son cabinet, c’est le ministère… de la Cohésion des territoires ! Si apres ça, la Bretagne ne demande pas son indépendance…

Lire aussiMoralisation : ces tweets que Richard Ferrand aurait dû penser à effacer

 

 

http://www.bfmtv.com/politique/pas-simple-de-trouver-un-jeune-instruit-en-centre-bretagne-pour-le-cabinet-de-ferrand-1171953.html#content/contribution/edit

La petite phrase du cabinet de Ferrand qui ne passe pas

 

25/05/2017 à 12h36
  • Newsletter Elysée 2017
Richard Ferrand.

Richard Ferrand. – ERIC FEFERBERG / POOL / AFP

 

Le cabinet de Richard Ferrand à Franceinfo

 

Voilà qui devrait faire beaucoup pour la « Cohésion des territoires »: pour justifier l’emploi (légal et réel) du fils de Richard Ferrand par ce dernier, l’entourage du ministre s’est distingué, selon Franceinfo, par l’utilisation d’un argument aussi bancal qu’offensant.

« Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur internet », a ainsi expliqué mercredi le cabinet de Richard Ferrand.

L’exécutif semble avoir une vision bien particulière de la Bretagne, Emmanuel Macron ayant jugé par le passé les employées de l’abattoir Gad « illettrées ».

L.N.
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  • En février sur RMC, Ferrand fustigeait « l’embauche de conjoints ou enfants » à l’Assemblée

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http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/09/18/qui-sont-les-illettres-en-france_4490014_4355770.html

Qui sont les illettrés en France ?

 

La sortie du ministre de l’économie sur les « illettrées » de Gad était certes maladroite, mais le phénomène perdure aujourd’hui en France.

Le Monde.fr | 18.09.2014 à 16h33 • Mis à jour le 19.09.2014 à 15h15 | Par Mathilde Damgé et Matthieu Jublin

L'illettrisme concerne 2,5 millions de personnes en France. Ces personnes, des hommes à 60,5 %, ne maîtrisent pas les compétences de base nécessaires en lecture, écriture et calcul pour être autonomes dans des situations simples de leur vie quotidienne après avoir été pourtant scolarisés.

 

La sortie du ministre de l’économie sur les « illettrées » de Gad était certes maladroite et il s’en est excusé. Mais, au-delà du cas des employés de l’abattoir breton, l’illettrisme en France est une réalité. Le tour de la question en 5 points :

 

1. L’illettrisme, ce n’est pas l’analphabétisme

Une personne illettrée a déjà reçu un apprentissage de la lecture mais n’en a pas acquis une maîtrise suffisante pour être autonome, selon les définitions de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI).

Pour imaginer le niveau de compétence requis pour ne pas être considéré comme illettré, on peut consulter la méthodologie mentionnée à la fin de ce document résumant le test lors de la Journée défense et citoyenneté (JDC), à laquelle ont participé 750 000 jeunes en 2013.

En revanche, une personne analphabète n’a, elle, jamais été scolarisée. La définition retenue de l’alphabétisme par le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) est : « Le pourcentage des personnes âgées de 15 ans ou plus qui peuvent, en comprenant, lire et écrire un texte court en rapport avec leur vie de tous les jours. »

2. Des Bretons « analphabètes » jusque dans les années 1980

Jusqu’au début des années 1980, l’analphabétisme renvoyait à un problème d’insuffisance des compétences de lecture et d’écriture en français seconde langue, problème qui concernait les immigrés de la deuxième génération, notamment d’Afrique du Nord, ainsi que les Français originaires de régions ayant leur propre langue, comme le Pays basque, la Catalogne et la Bretagne.

C’est l’association caritative ATD Quart-monde qui conçoit le terme « illettrisme » pour que les Français pauvres aux compétences limitées en lecture et en écriture n’aient pas le sentiment qu’on les compare aux travailleurs immigrés qualifiés d’analphabètes.

Le groupe interministériel permanent de lutte contre l’illettrisme est créé en 1984 afin de résoudre le problème.

3. Combien de Français concernés par l’illettrisme ?

2,5 millions C’est, selon l’Insee, le nombre de 18-65 ans illettrés en 2011 en métropole, soit 7 % de la population. Cette proportion était de 9 % en 2004 (3,1 millions de personnes illettrées).

A titre de comparaison, seulement 1 % à 2 % des Français sont concernés par l’analphabétisme, selon l’Insee. Le taux d’alphabétisme en France est en effet évalué à 99 %.

Les personnes actives sont massivement représentées parmi les illettrés (51 %), tandis que seulement 10 % sont au chômage.

C’est dans l’agriculture, la pêche et l’agroalimentaire que se concentre le plus fort taux d’illettrisme (près de 10 %), secteurs suivis par l’industrie, le BTP et les services aux personnes (entre 7 et 8 %).

Concernant les catégories d’employés, les ouvriers ne sont pas les seuls concernés : le phénomène est difficile à quantifier, mais des chercheurs se penchent depuis plusieurs années sur la question et une association interentreprises qui lutte contre l’illettrisme au sein de grands groupes, B’A'BA, a été créée.

>> Lire : L’illettrisme des cadres, un phénomène méconnu et tabou

4. De fortes disparités géographiques

Toutes les régions ne sont pas atteintes dans les mêmes proportions par l’illettrisme. Alors que l’Ile-de-France compte environ 5 % d’illettrés, la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais en comptent au moins 11 %. La carte ci-dessous fait figurer ces disparités.

Dans le cas de la Corse, l’Insee ne dispose pas de statistiques sur l’ensemble de la population, mais sur les « jeunes » : 3,8 % d’entre eux sont en situation d’illettrisme.

La situation des départements et territoires d’outre-mer est largement plus problématique qu’en métropole. Les taux d’illettrisme sur la population entière y sont beaucoup plus élevés : 20 % en Guadeloupe et en Guyane, 23 % à La Réunion, 14 % en Martinique.

58% A Mayotte, en 2012, « 58 % des habitants en âge de travailler ne maîtrisent pas les compétences de base à l’écrit en langue française », selon l’Insee. La situation locale est cependant complexe, car le français n’est la langue maternelle que « d’un Mahorais sur dix » et seulement 48 % de la population a été scolarisée à Mayotte ou en France métropolitaine. Techniquement donc, un sixième de la population est en situation d’illettrisme, car un tiers des individus scolarisés sont illettrés. Mais Mayotte, reste, selon l’Insee, « le territoire le plus touché par l’illettrisme ».

5. Les femmes et les plus jeunes moins illettrés

Les femmes sont moins illettrées que les hommes, mais, avec l’âge, la différence entre les deux sexes augmente. Chez les plus vieux, elle atteint 5 points de pourcentage selon l’étude de l’ANLCI, datée de 2011 :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Illettrisme

Illettrisme

L’illettrisme désigne l’état d’une personne qui a été instruite (par une scolarisation ou autre) mais que cet apprentissage n’a pas conduit à la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul ou que cette maîtrise a été perdue1. L’illettrisme est une forme particulière de l’analphabétisme. L’illettrisme relève de l’accès au sens des écrits. Le texte que l’illettré ne comprend pas est accessible lorsque le texte est lu.

L’illettrisme engendre souvent des problèmes d’employabilité.

La notion voisine d’innumérisme s’applique aux personnes ayant des difficultés à maitriser les nombres, le raisonnement et le calcul.

Sommaire

Définition

Le mot illettrisme est un néologisme créé en 1978 à partir du terme « illettré » (issu du latin illitteratus signifiant « ignorant ») afin de désigner les seuls Français2, sortis en situation d’échec de l’école, ayant une connaissance insuffisante de l’écrit, perdue faute de pratique, par désocialisation ou aliénation (emploi dégradant)[citation nécessaire], et de les différencier des autres catégories de personnes en difficulté avec la langue3.

En 1995, le Groupe permanent de lutte contre l’illettrisme (GPLI) propose la définition suivante4 : « Le GPLI considère comme relevant de situations d’illettrisme, des personnes de plus de seize ans, ayant été scolarisées, et ne maîtrisant pas suffisamment l’écrit pour faire face aux exigences minimales requises dans leur vie professionnelle, sociale, culturelle et personnelle. Ces personnes qui ont été alphabétisées dans le cadre de l’école, sont sorties du système scolaire en ayant peu ou mal acquis les savoirs premiers pour des raisons sociales, familiales ou fonctionnelles, et n’ont pu user de ces savoirs et/ou n’ont jamais acquis le goût de cet usage. Il s’agit d’hommes et de femmes pour lesquels le recours à l’écrit n’est ni immédiat, ni spontané, ni facile, et qui évitent et/ou appréhendent ce moyen d’expression et de communication ».

En 2003 l’ANLCI reformule la définition5 : « L’illettrisme qualifie la situation de personnes de plus de 16 ans qui, bien qu’ayant été scolarisées, ne parviennent pas à lire et comprendre un texte portant sur des situations de leur vie quotidienne, et/ou ne parviennent pas à écrire pour transmettre des informations simples. Pour certaines personnes, ces difficultés en lecture et écriture peuvent se combiner, à des degrés divers, avec une insuffisante maîtrise d’autres compétences de base comme la communication orale, le raisonnement logique, la compréhension et l’utilisation des nombres et des opérations, la prise de repères dans l’espace et dans le temps, etc. Malgré ces déficits, les personnes en situation d’illettrisme ont acquis de l’expérience, une culture et un capital de compétences en ne s’appuyant pas ou peu sur la capacité à lire et à écrire. Certaines ont pu ainsi s’intégrer à la vie sociale et professionnelle, mais l’équilibre est fragile, et le risque de marginalisation permanent. D’autres se trouvent dans des situations d’exclusion où l’illettrisme se conjugue avec d’autres facteurs. »

Histoire du concept

En 1977 le père Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart Monde et inventeur du mot, lance un défi : « [...] que dans dix ans, il n’y ait plus un seul illettré dans nos cités. Que tous aient un métier en mains. Que celui qui sait apprenne à celui qui ne sait pas. » Dans le rapport moral du mouvement ATD quart monde, publié en 1978, il invente le mot « Illettrisme »6. Le mot est préféré à celui d’« analphabétisme », jugé péjoratif, et le mot « alphabétisation » est abandonné car utilisé pour les immigrés alors que le père Wresinski constate que les personnes rencontrées dans les cités et autres bidonvilles, qui sont en difficulté avec la langue sont souvent d’origine française et scolarisées en France.

L’illettrisme est un concept franco-français7,8. Il segmente ce qu’il est convenu d’appeler analphabétisme fonctionnel (notamment par l’UNESCO) en distinguant les personnes en difficulté de maîtrise de la langue vernaculaire selon leur origine. Ce concept ne s’est pas répandu à l’étranger, pas même dans les pays francophones9. Son invention résulte de la prise de conscience, en France, que la difficulté de maîtrise de la langue française n’est pas réservée aux allophones et aux analphabètes, elle touche aussi les personnes ayant été scolarisées.

Auparavant, la définition de l’UNESCO de l’analphabétisme ne permettait pas de faire cette distinction10, mais la définition de l’UNESCO n’a pas été modifiée.

Le concept fut ensuite développé pour aboutir à la création en 1984 du GPLI groupe permanent de lutte contre l’illettrisme11 puis en 2000 de l’ANLCI Agence nationale de lutte contre l’illettrisme. Le mot fut redéfini en 2003 par l’ANLCI, puis « Agir ensemble contre l’illettrisme » fut Grande cause nationale 2013.

Causes et conséquences

La ruralité, la pauvreté et le manque de développement du système éducatif d’un pays sont parmi les principaux facteurs d’illettrisme dans sa population. Ainsi, les pays du tiers-monde dans le monde arabe, l’Amérique centrale et l’Afrique subsaharienne ont le taux d’illettrisme le plus élevé, tandis qu’en Europe, aux États-Unis et au Japon, ce taux est le plus faible.

Au XIXe siècle, Max Weber et Auguste Comte ont émis l’hypothèse que la disparition de l’illettrisme allait de pair avec la fin des religions 12. Or, à la suite des interrogations d’André Malraux, les sociologues modernes ont remis en question la thèse de la fin des religions, notamment en observant la situation aux États-Unis, où le sentiment religieux demeure fort malgré le niveau d’instruction élevé des habitants.

Dans les pays occidentaux, comment expliquer le fait qu’il y ait encore aujourd’hui des adultes illettrés alors que l’école est obligatoire depuis plus de 80 ans ?

L’illettrisme est un phénomène complexe. Les causes sont multiples et souvent cumulées dans l’histoire d’un individu :

  • Rapport qu’entretient la famille avec l’école : De manière générale, l’attitude des parents face à l’écrit participe à la valorisation ou à la dévalorisation du mode de communication mis en avant dans l’apprentissage scolaire.
  • Corrélation entre les chances de réussite scolaire et le milieu socioéconomique d’origine de l’élève : Si l’enseignement s’est progressivement démocratisé en s’ouvrant aux élèves d’origines sociales diverses, cette ouverture cache de fortes inégalités dans les chances de réussite. Vu sous cet angle, l’École n’est pas « producteur » d’illettrisme mais plutôt reproducteur de positions sociales.
  • Enseignement inadéquat : L’enseignement peut faire obstacle à l’apprentissage de la lecture lorsqu’il manque de souplesse et n’est pas adapté aux conditions d’apprentissage de chaque enfant.
  • Difficultés personnelles : Des problèmes relevant de la médecine ou de la psychologie peuvent troubler la scolarité d’un individu.
  • Compétences oubliées : Faute d’entrainement et de pratique, certaines personnes désapprennent la lecture et l’écriture.
  • Contextes sociaux défavorables à la maitrise des savoirs de base : Parmi les facteurs socioculturels jouant sur la maitrise de l’écrit, on retrouve, par exemple, le statut de la langue orale et écrite dans le milieu familial et social de l’enfant, l’importance que prend l’image à travers les médias par rapport à l’écrit…
  • Facteurs socio-historiques et géopolitiques : Conflits, guerres, exodes sont des évènements qui ont des répercussions sur l’apprentissage des enfants, soit par un arrêt de la scolarité, soit par des traumatismes psychologiques ou des drames familiaux.
  • Augmentation des exigences de la société : L’illettrisme est à considérer comme un problème qui va en s’aggravant. La société exige de plus en plus de compétences liées à l’information écrite et les places de travail ne demandant pas l’utilisation de l’écrit se font de plus en plus rares13.

Les difficultés de lecture et d’écriture rendent l’insertion de l’adulte illettré dans son groupe et dans la société en général très difficile, notamment pour l’accès au marché du travail.

Bien parler une langue mais ne pas savoir l’écrire reste difficile à dire et provoque un sentiment de honte qui est un frein à un retour en apprentissage pour les adultes. Cependant diverses associations se mobilisent pour lever le tabou.

Par exemple, en Belgique, une association a réalisé en 2010 une campagne de sensibilisation du public14.

En France, le collectif « Agir ensemble contre l’illettrisme »15 qui regroupe 65 organisations nationales (du monde de l’éducation, de l’entreprise, de l’insertion, de la culture, de l’action sociale, des associations…) fédérées par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), qui avait présenté une candidature pour que l’illettrisme soit reconnu Grande Cause nationale de l’année 2013, travaille à sensibiliser le maximum de Français au phénomène de l’illettrisme.

Prévalence

Asie

Région autonome du Tibet (Chine)

Articles connexes : Enseignement dans la région autonome du Tibet et Éducation au Tibet.

Dans son ouvrage Education in Tibet : Policy and practice since 1950 (Zed Books (en), 1998) Catriona Bass révela que le taux d’illétrisme au Tibet était l’un des plus élevé au monde, atteignant 70 % dans la population rurale16. En 2001, le taux « d’illettrés et de semi-illettrés parmi les jeunes et les adultes » au Tibet était de 39 % selon le Quotidien du Peuple17. En 2004, selon des études officielles dont fait état l’économiste Andrew Martin Fischer, environ 41 % des résidents permanents adultes urbains de la région autonome du Tibet étaient illettrés. Cette situation était exceptionnelle en Chine18. Selon le livre blanc publié par le Bureau d’information du Conseil d’État en juillet 2011, les taux d’inaptitude à lire et à écrire pour les jeunes et les personnes d’âge mûr est tombé de 95 % à 1,2 % lors des six dernières décennies19,20.

Europe

En 1995, une étude de l’OCDE, Littéracie, économie et société, effectuée dans plusieurs pays développés, montre que la proportion de personnes de 16 à 65 ans éprouvant des difficultés pour l’écriture, la lecture, ou l’utilisation des informations serait de 40,1 % en France (la France est classée avant-dernière juste devant la Pologne), 20,7 % aux États-Unis, 16,6 % au Canada, 14,4 % en Allemagne, 10,5 % aux Pays-Bas, et 7,5 % en Suède. Cette étude, qui ne porte pas exactement sur l’illettrisme mais sur la littératie, c’est-à-dire, de façon plus générale et d’après l’OCDE, sur « l’aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités. », n’a pas été diffusée par les autorités publiques en France21.

Taux d’illettrisme des adolescents de 15 ans en Europe
Pays 201022
Pays-Bas < 15 %
Suède < 15 %
Danemark 15,2 %
Portugal 17,6 %
Royaume-Uni 18,4 %
Allemagne 18,5 %
Espagne 19,6 %
France 19,8 %
Italie 21 %

Le taux d’illettrisme dans la population carcérale est estimé, en France, à 40 %. En Belgique, 75 % des détenus sont sans diplôme ou ont, pour unique diplôme, le certificat d’études de base (fin du cycle primaire).

Belgique

Une série d’indices montrent qu’en Belgique le taux de personnes analphabètes (ou illettrées) tourne autour de 10 %, mais il n’y a pas d’étude approfondie sur les compétences des adultes. La situation en Belgique serait la même que dans tous les pays industrialisés. Néanmoins, la Belgique présente des particularités liées à la diversité des langues officielles (français, néerlandais et allemand), en plus de l’usage du wallon et des autres dialectes. Cet aspect doit amener à étudier le phénomène de l’illettrisme en considérant la communauté linguistique dans laquelle il se présente.

France

En France, selon une enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) réalisée entre 2011 et 2012, 7 % (soit environ 3 100 000 personnes) de la population française adulte âgée de 18 à 65 ans et ayant été scolarisée en France23 est illettrée, soit 2 % de moins qu’en 2004. 6 % de ceux qui exercent une activité professionnelle et 10 % des demandeurs d’emploi sont confrontés à l’illettrisme. Cette même enquête montre qu’au total 11% de la population française adulte âgée de 18 à 65 ans sont en « situation préoccupante face à l’écrit »24, 7% sont illettrés et 4% sont d’origine étrangère ou non scolarisés.

L’illettrisme touche plus les hommes (60,5 %) que les femmes (39,5 %). La proportion de personnes illettrées est relativement faible chez les jeunes (4 % des jeunes de 18 à 25 ans) mais plus importante chez les générations précédentes (53 % des illettrés ont plus de 45 ans). Ce taux important d’illettrisme n’empêche pas certaines de ces personnes d’avoir un emploi, 51 % étant dans la vie active et 23,5 % au chômage, en formation ou en inactivité. Cependant, 20 % des allocataires du revenu minimum d’insertion (RMI) sont en situation d’illettrisme.

Concernant la répartition géographique, il n’y a pas de différence notable entre les zones rurales et urbaines, même si dans les zones urbaines sensibles, le taux d’illettrisme est deux fois plus important (14 %) que dans la population générale (7 %)25.

Une autre statistique issue des enquêtes réalisées lors des journées défense et citoyenneté montre que « Les acquis en lecture sont très fragiles pour 9,6 % de jeunes français de 17 ans qui, faute de vocabulaire, n’accèdent pas à la compréhension des textes ». Et parmi eux, 4,1 % sont en situation d’illettrisme selon les critères de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI)26.

L’illettrisme a été déclaré Grande Cause nationale de l’année 201327.

Suisse

Le dernier rapport national sur les compétences de base des adultes mentionne que 16 % des Suisses28 ont de grandes difficultés en lecture et écriture.

Dans une société prônant l’efficacité et la rapidité, ne pas savoir suffisamment lire et écrire est un facteur évident d’exclusion économique, sociale et culturelle. Une étude29 effectuée en 2007 démontre que l’illettrisme a un coût estimé à plus d’un milliard de francs par année en Suisse, en raison, notamment, du taux de chômage accru chez les personnes concernées.

Références et notes

  1. définition par l’ANLCI [archive]
  2. par définition de l’ANLCI, voir référence ci-dessus
  3. « Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous – Alphabétisation et alphabétisme, quelques définitions » [archive], Unesco, 2006 (consulté le 28 avril 2009), p. 156 (2 du PDF)
  4. La lutte contre l’illettrisme : repères. In: Agora débats/jeunesses, 15, 1999. Illettrisme les conditions d’une seconde chance. pp. 11-22. article de Jean Vogler [archive]
  5. Cadre national de référence, ANLCI, sept 2003)
  6. L’illettrisme Mieux comprendre pour mieux agir, Marie-Thérèse Geffroy et Valérie Grasset-Morel, Les essentiels Milan, Éditions Milan 2005, (ISBN 2-7459-1847-8), page 5.
  7. Bernard Lahire, L’invention de l’illettrisme, Paris, La découverte
  8. Citation : l’association caritative ATD Quart-monde conçut le terme « illettrisme » pour que les Français pauvres aux compétences limitées en lecture et en écriture n’aient pas le sentiment qu’on les compare aux travailleurs immigrés qualifiés d’analphabètes. Ainsi, le terme « illettrisme » en est venu à qualifier ceux qui avaient suivi en totalité ou en partie le cycle de l’école primaire française sans y acquérir les compétences requises. Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous 2006, UNESCO Encadré 6.1 page 156 [archive]
  9. Littératie, mot censé remplacer analphabétisme dans les zones francophones ne reprend d’ailleurs pas cette segmentation
  10. Thérèse Jamin, « Analphabétisme, alphabétisation et Education Permanente quelques éléments d’histoire » [archive], École supérieure d’action sociale de Liège (consulté le 7 octobre 2009)
  11. Hau-Rouchard, Marie-France. Le groupe permanent de lutte contre l’illettrisme. Bulletin des bibliothèques de France, n° 2, 1986 [consulté le 01 mai 2014] : notice [archive]
  12. voir le désenchantement du monde et la loi des trois états
  13. Comité subrégional de l’emploi et de la formation du Hainaut occidental et Lire et Écrire Hainaut occidental, APELE – Accueil [archive] Comité suisse de lutte contre l’illettrisme, Accès à la lecture et à l’écriture pour tous !, UNESCO, Berne 2005 [archive].
  14. Action de l’Association Lire et Écrire Belgique à l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation [archive].
  15. Collectif Agir ensemble contre l’illettrisme [archive]
  16. Jamyang Norbu Back to the Future: Enduring Phobias and Superstitions in Tibetan Society (Part Two) [archive] Phayul.com, 29 mars 2005 : « Catriona Bass’s, Education in Tibet: Policy and Practise Since 1950 (TIN 1998) reveals that Tibetans suffer from what is probably the lowest literacy rate in the world, with as much as 70 per cent of the rural population unable to read. »
  17. Le Quotidien du Peuple : Baisse du taux des illettrés au Tibet [archive].
  18. L’économie politique de l’« aide boomerang » dans la Région autonome du Tibet [archive]
  19. (en) China pledges to send 3 out of every 10 Tibetan students to college [archive], English.news.cn, 19 juillet 2011, p. 1 : « The region’s illiteracy rate for young and middle-aged people has fallen from 95 percent to 1.2 percent over the last six decades, according to a white paper issued by the State Council Information Office in July. »
  20. (en) Full Text: Sixty Years Since Peaceful Liberation of Tibet [archive], GOV.cn (p. 12 du texte du Livre blanc 2011 sur le Tibet).
  21. L’illettrisme honteux [archive]L’Express, 19 décembre 1996
  22. (it) Italia, allarme della commissione Ue « Semianalfabeta un 15enne su cinque » [archive]La Repubblica, 3 février 2011
  23. L’interprétation de cette étude doit prendre en compte qu’elle n’a pas été réalisée dans les prisons ni dans les foyers, où l’illettrisme est important
  24. article du journal Le Monde du 28.11.2013 [archive]
  25. « L’évolution de l’illettrisme en France » [archive], Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), 9 janvier 2013 (consulté le 4 mai 2013) [PDF]
  26. Note d’information – DEPP MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE – N° 16 – mai 2015 [archive]
  27. Illettrisme ? Grande Cause 2013 [archive]Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI)
  28. Rapport national sur les compétences de base des adultes [archive] – Communiqué de presse de l’Office fédéral de la statistique, 25 juillet 2006 [PDF]
  29. Coûts économiques de l’illettrisme en Suisse [archive] – Étude du Bureau d’études de politique du travail et de politique sociale (BASS) sur mandat de l’Office fédéral de la statistique (OFS), avril 2007 [PDF]

Bibliographie

  • Besse J.-M. (2003). Qui est illettré ? Paris, Retz. 223 p.
  • El Hayek C. (Coord.). (2000). Illettrisme et monde du travail, Paris, La documentation française. 434 p.
  • Esperandieu V. & Volger J. (2000). L’illettrisme, Paris, Flammarion. 125 p.
  • Geffroy M.-T. & Grasset-Morel V. (2003). L’illettrisme. Mieux comprendre pour mieux agir, Toulouse, Éditions Milan. 63 p.
  • Lahire B. (2005). L’invention de l’illettrisme, Paris, La découverte. 370 p.
  • Leclercq V. (1999). Face à l’illettrisme, enseigner l’écrit à des adultes, Paris, ESF. 198 p.

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https://www.insee.fr/fr/statistiques/2012792#tableau-TCRD_071_tab1_departements

Réussite au baccalauréat – session 2015

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Réussite au baccalauréat – session 2015 : comparaisons départementales

Réussite au baccalauréat – session 2015 : comparaisons départementales
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Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%)
Ain 2 655 92,7 1 072 94,1 1 311 85,0 5 038 90,9
Aisne 2 012 89,6 1 008 87,7 1 778 78,3 4 798 84,7
Allier 1 253 90,6 560 93,0 859 79,0 2 672 87,0
Alpes-de-Haute-Provence 659 92,0 330 92,7 402 80,7 1 391 88,6
Hautes-Alpes 644 93,1 226 92,6 384 83,8 1 254 90,0
Alpes-Maritimes 5 458 91,4 2 015 92,1 2 279 78,8 9 752 88,2
Ardèche 1 397 92,4 613 94,2 890 83,1 2 900 89,7
Ardennes 1 060 85,1 423 86,3 798 79,9 2 281 83,4
Ariège 617 86,8 227 92,3 391 77,6 1 235 84,5
Aube 1 292 89,8 549 91,5 932 83,9 2 773 88,0
Aude 1 447 92,4 722 88,8 1 072 79,3 3 241 86,9
Aveyron 1 120 94,3 543 94,9 809 84,0 2 472 90,8
Bouches-du-Rhône 9 607 88,4 3 882 88,2 4 928 77,2 18 417 85,0
Calvados 3 514 91,5 1 203 91,2 1 854 82,0 6 571 88,6
Cantal 497 93,4 214 92,6 440 81,3 1 151 88,3
Charente 1 449 93,0 545 94,8 978 79,4 2 972 88,3
Charente-Maritime 2 707 92,8 1 148 91,3 1 451 81,3 5 306 89,0
Cher 1 129 90,8 484 92,0 710 77,3 2 323 86,4
Corrèze 975 93,7 434 91,4 803 83,8 2 212 89,4
Corse-du-Sud 567 96,9 220 95,2 289 86,3 1 076 93,5
Haute-Corse 644 96,4 264 89,8 267 78,5 1 175 90,2
Côte-d’Or 2 740 92,3 937 90,4 1 418 83,2 5 095 89,3
Côtes-d’Armor 2 583 92,0 1 030 93,2 1 982 86,8 5 595 90,3
Creuse 344 92,5 214 90,7 254 84,9 812 89,5
Dordogne 1 460 91,4 611 87,9 1 078 83,9 3 149 88,0
Doubs 2 557 93,2 950 91,3 1 401 81,7 4 908 89,3
Drôme 2 584 93,8 914 93,5 1 260 81,9 4 758 90,3
Eure 2 534 90,4 1 023 88,3 1 399 79,1 4 956 86,5
Eure-et-Loir 1 872 89,2 748 89,5 1 040 81,3 3 660 86,9
Finistère 4 456 94,8 1 811 94,3 2 636 86,9 8 903 92,2
Gard 2 989 90,4 1 360 90,7 1 971 79,7 6 320 86,8
Haute-Garonne 6 770 92,3 2 264 89,3 3 071 81,4 12 105 88,7
Gers 960 94,9 262 92,6 523 83,3 1 745 90,7
Gironde 7 430 90,5 2 501 90,6 3 757 83,2 13 688 88,4
Hérault 5 320 90,1 2 027 90,0 2 780 81,5 10 127 87,6
Ille-et-Vilaine 5 809 93,4 2 388 94,1 3 170 86,7 11 367 91,5
Indre 895 89,0 285 86,4 503 75,6 1 683 84,1
Indre-et-Loire 2 889 93,0 1 087 93,1 1 701 85,6 5 677 90,7
Isère 6 736 93,0 2 451 93,7 3 229 81,6 12 416 89,9
Jura 1 149 90,9 491 95,5 888 86,7 2 528 90,2
Landes 1 507 92,5 651 94,1 1 092 84,5 3 250 89,9
Loir-et-Cher 1 232 92,4 658 93,6 828 82,6 2 718 89,4
Loire 3 283 91,4 1 474 92,1 2 417 83,7 7 174 88,8
Haute-Loire 1 080 94,2 381 92,3 552 83,4 2 013 90,6
Loire-Atlantique 6 736 94,6 2 589 94,3 3 792 88,5 13 117 92,7
Loiret 3 348 92,8 1 434 92,6 1 825 81,1 6 607 89,2
Lot 652 91,6 295 95,8 499 86,5 1 446 90,5
Lot-et-Garonne 1 334 92,1 659 89,8 844 81,2 2 837 88,1
Lozère 311 95,1 198 94,7 300 85,5 809 91,2
Maine-et-Loire 3 840 94,2 1 409 95,3 2 609 84,4 7 858 90,9
Manche 2 212 92,8 807 92,1 1 593 85,8 4 612 90,2
Marne 2 762 90,8 979 89,2 1 555 76,9 5 296 86,0
Haute-Marne 666 89,4 423 93,8 600 78,6 1 689 86,2
Mayenne 1 391 95,7 536 93,9 1 075 84,8 3 002 91,2
Meurthe-et-Moselle 3 224 90,2 1 436 91,9 1 822 78,9 6 482 87,1
Meuse 644 92,0 435 92,8 675 77,2 1 754 85,9
Morbihan 3 400 94,2 1 471 94,2 2 270 87,3 7 141 91,9
Moselle 4 623 91,5 2 099 91,6 2 853 79,2 9 575 87,5
Nièvre 717 89,7 357 92,5 720 85,4 1 794 88,5
Nord 12 511 91,0 4 961 92,6 7 666 80,0 25 138 87,6
Oise 3 706 89,8 1 601 88,6 2 132 78,7 7 439 86,1
Orne 1 125 91,9 450 91,5 970 78,6 2 545 86,3
Pas-de-Calais 6 110 91,0 3 126 91,2 4 560 79,6 13 796 86,9
Puy-de-Dôme 2 704 92,4 1 005 92,3 1 734 83,2 5 443 89,2
Pyrénées-Atlantiques 3 343 94,8 1 248 95,8 1 927 87,7 6 518 92,7
Hautes-Pyrénées 1 083 93,1 362 86,8 674 84,6 2 119 89,1
Pyrénées-Orientales 1 840 89,7 940 90,0 1 002 75,7 3 782 85,6
Bas-Rhin 5 335 94,0 2 164 93,8 2 660 80,4 10 159 90,0
Haut-Rhin 3 545 92,7 1 406 91,8 2 055 80,6 7 006 88,6
Rhône 9 652 91,7 3 578 88,8 4 550 81,6 17 780 88,3
Haute-Saône 836 93,4 311 94,0 708 76,5 1 855 86,2
Saône-et-Loire 2 369 92,9 958 89,7 1 530 82,3 4 857 88,7
Sarthe 2 539 91,6 1 023 95,3 1 871 82,4 5 433 88,8
Savoie 2 023 94,6 832 93,6 1 257 84,2 4 112 91,0
Haute-Savoie 4 108 94,9 1 400 92,7 2 037 86,9 7 545 92,2
Paris 14 851 92,5 3 353 89,7 4 455 80,1 22 659 89,4
Seine-Maritime 6 203 91,1 2 573 89,5 3 766 78,7 12 542 86,7
Seine-et-Marne 7 414 88,4 3 209 91,6 3 539 76,4 14 162 85,7
Yvelines 9 700 94,1 3 024 91,7 3 120 78,9 15 844 90,3
Deux-Sèvres 1 540 93,8 649 94,3 1 046 82,2 3 235 89,8
Somme 2 432 88,8 1 009 84,6 1 770 78,3 5 211 84,2
Tarn 1 721 92,7 698 88,2 1 165 84,5 3 584 89,0
Tarn-et-Garonne 1 003 88,7 437 88,6 690 79,8 2 130 85,6
Var 4 616 91,3 1 728 92,5 2 219 79,7 8 563 88,2
Vaucluse 2 618 90,1 1 234 90,3 1 712 79,8 5 564 86,7
Vendée 2 941 94,4 1 147 95,5 1 948 88,1 6 036 92,4
Vienne 1 938 91,5 683 89,5 1 312 82,6 3 933 88,0
Haute-Vienne 1 648 92,0 537 91,0 896 78,3 3 081 87,4
Vosges 1 802 92,9 704 93,0 1 255 80,1 3 761 88,2
Yonne 1 352 88,7 542 84,7 751 74,0 2 645 83,2
Territoire de Belfort 750 89,5 289 88,4 351 77,3 1 390 85,9
Essonne 7 194 89,8 2 875 87,3 3 094 75,9 13 163 85,6
Hauts-de-Seine 9 315 92,3 2 203 88,2 2 628 75,1 14 146 87,9
Seine-Saint-Denis 5 960 83,9 3 165 88,3 4 151 70,8 13 276 80,2
Val-de-Marne 6 358 91,0 2 468 89,2 3 122 75,3 11 948 86,0
Val-d’Oise 6 217 87,5 2 828 86,4 3 101 74,4 12 146 83,5
France de province 239 135 91,9 95 922 91,5 141 821 81,7 476 878 88,5
France métropolitaine 306 144 91,6 119 047 91,0 169 031 80,7 594 222 88,1
Guadeloupe 2 592 90,4 1 151 92,5 1 712 78,3 5 455 86,6
Martinique 1 964 93,4 923 90,0 1 423 81,1 4 310 88,2
Guyane 984 86,7 576 82,2 937 72,9 2 497 80,0
La Réunion 4 395 92,0 2 498 87,6 2 814 75,6 9 707 85,5
Mayotte 975 68,7 949 67,6 729 72,7 2 653 69,3
France 317 054 91,5 125 144 90,7 176 646 80,5 618 844 87,9
  • Source : Ministère en charge de l’éducation, DEPP

Régions

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Réussite au baccalauréat – session 2015 : comparaisons régionales

Réussite au baccalauréat – session 2015 : comparaisons régionales
Bac général Bac technologique Bac professionnel Tous baccalauréats
Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%)
Auvergne-Rhône-Alpes 37 972 92,7 14 494 92,0 20 536 82,9 73 002 89,6
Bourgogne-Franche-Comté 12 470 91,8 4 835 90,5 7 767 81,4 25 072 88,1
Bretagne 16 248 93,7 6 700 94,0 10 058 86,9 33 006 91,6
Centre-Val de Loire 11 365 91,7 4 696 91,9 6 607 81,5 22 668 88,5
Corse 1 211 96,6 484 92,2 556 82,4 2 251 91,8
Grand Est 24 953 91,6 10 618 91,9 15 205 79,6 50 776 87,7
Hauts-de-France 26 771 90,5 11 705 90,5 17 906 79,4 56 382 86,6
Île-de-France 67 009 90,5 23 125 89,1 27 210 75,8 117 344 86,3
Normandie 15 588 91,4 6 056 90,1 9 582 80,5 31 226 87,5
Nouvelle-Aquitaine 25 675 92,2 9 880 91,7 15 438 83,0 50 993 89,1
Occitanie 25 833 91,4 10 335 90,2 14 947 81,3 51 115 87,9
Pays de la Loire 17 447 94,1 6 704 94,8 11 295 86,0 35 446 91,5
Provence-Alpes-Côte d’Azur 23 602 90,0 9 415 90,3 11 924 78,6 44 941 86,8
France de province 239 135 91,9 95 922 91,5 141 821 81,7 476 878 88,5
France métropolitaine 306 144 91,6 119 047 91,0 169 031 80,7 594 222 88,1
Guadeloupe 2 592 90,4 1 151 92,5 1 712 78,3 5 455 86,6
Martinique 1 964 93,4 923 90,0 1 423 81,1 4 310 88,2
Guyane 984 86,7 576 82,2 937 72,9 2 497 80,0
La Réunion 4 395 92,0 2 498 87,6 2 814 75,6 9 707 85,5
Mayotte 975 68,7 949 67,6 729 72,7 2 653 69,3
France 317 054 91,5 125 144 90,7 176 646 80,5 618 844 87,9
  • Source : Ministère en charge de l’éducation, DEPP

 



Le très sarkozyste Henri Guaino vole au secours de Richard Ferrand, accusé d’une « faute »

 

Luc Carvounas juge que Richard Ferrand a commis… par franceinfo
 

La polémique concernant Richard Ferrand ne s’éteint pas, les arguments de ses détracteurs sont sérieux.

Et voilà que tout à coup, tel le loup sortant du bois, le fidèle défenseur de Nicolas Sarkozy intervient aussi en faveur de l’accusé du jour…

Je redis là ce que j’ai déjà écrit récemment : lorsqu’en 2005 ma fonction de représentation de l’association AC ! Brest m’amenait parfois à contacter des responsables de la gestion des RMI pour le Conseil général du Finistère, avant de répondre à mes questions, la personne que j’avais au bout du fil me faisait patienter ou me demandait de la rappeler afin de lui laisser le temps de se renseigner auprès de ses collègues des Hauts-de-Seine…

Mais ce n’est pas le plus gros problème que me pose M. Richard Ferrand, non, loin de là : ce monsieur a quand même été l’auteur, en 2011, d’un texte public ne laissant planer absolument aucun doute quant à sa connaissance des conflits qui en 2008 et 2009 m’avaient opposée sur Internet, et notamment sur le site Rue89, au malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi ainsi qu’à toute sa bande de cybercriminels… Pire encore : partisan, son propos était à mon égard exactement celui de mes bourreaux, des ASSASSINS de ma famille, une famille d’ingénieurs tous haïs à la hauteur de leur intellect uniquement par des CRAPULES.

Dans ces conditions, je m’interroge et attends la suite d’investigations que j’espère toujours en cours.

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/8h30-aphatie/revelations-du-canard-enchaine-luc-carvounas-juge-que-richard-ferrand-a-commis-une-faute_2186515.html

Révélations du « Canard enchaîné » : Luc Carvounas juge que Richard Ferrand a commis « une faute »

 

Le porte-parole du PS pour les législatives, invité jeudi de franceinfo, a estimé que le ministre de la Cohésion des territoires avait commis « une faute » en 2011, « en laissant faire sa femme » dans l’affaire immobilière révélée par le « Canard enchaîné ».

 

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franceinfoRadio France

Mis à jour le 25/05/2017 | 11:52
publié le 25/05/2017 | 09:26

 

Luc Carvounas, maire d’Alfortville, sénateur PS du Val-de-Marne.
Luc Carvounas, maire d’Alfortville, sénateur PS du Val-de-Marne. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)

 

Le sénateur-maire PS d’Alfortville, invité jeudi 25 mai de franceinfo, a estimé que Richard Ferrand avait commis « une faute », dans l’affaire immobilière et familiale révélée mercredi par le Canard enchaîné. Luc Carvounas s’est aussi étonné du silence du ministre de la Justice, François Bayrou, sur ce « premier couac », dit-il, dans le gouvernement. Le porte-parole du Parti socialiste pour les législatives n’a pas apprécié les premières réactions de Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires.

« Ce qui m’intéresse, comme parlementaire de gauche et je voterai la première loi sur la moralisation de la vie publique, c’est de savoir ce que pense le Garde des sceaux, François Bayrou, qui est en train de plancher et d’écrire une loi. Quelle est son appréciation sur l’échelle des valeurs ? Je n’entends rien », a déclaré Luc Carvounas, en campagne pour les législatives dans le Val-de-Marne. « S’il n’y pas la réaction à la hauteur des enjeux qui sont censés être les nôtres dans ce texte, alors cela veut dire que nous sommes sur du cynisme, des mensonges, de l’hypocrisie et des coups de communication », a-t-il ajouté.

« Je pense qu’il y a une faute de la part de Monsieur Ferrand qui a laissé faire sa femme vis à vis de cette affaire », a estimé Luc Carvounas, qui engage à vérifier si’il n’y a pas d’argent public dans ce dossier immobilier.

>>>Retrouvez ici la liste des candidats aux législatives dans la 9e circonscription du Val-de-Marne

Des « garde-fous » de gauche à l’Assemblée

Appelé à préciser les ambitions du PS pour les législatives, Luc Carvounas a déclaré que l’objectif était que « des hommes et des femmes de  gauche socialistes puissent être un peu les garde-fous de ce qui nous est annoncé dans ce quinquennat ». Le sénateur-maire PS d’Alfortville a estimé qu’il y a « besoin de gauche à l’Assemblée nationale et d’un débat ». « Je ne redoute pas le pire, mais pense qu’il va y avoir des déçus, y compris dans l’électorat naturellement socialiste qui a voté pour Emmanuel Macron. Il y a des choses qu’on ne peut pas accepter. Je ne peux pas accepter de franchir le Rubicon sur l’augmentation de la CSG qui va pénaliser le pouvoir d’achat des retraités ou le Code du travail réformé par ordonnance », a précisé Luc Carvounas. « C’est une politique de droite qui va s’appliquer dans notre pays. Ce n’est pas insultant de le dire (…) Il faudra bien qu’il y ait des gens de gauche pour préserver nos acquis sociaux », a-t-il ajouté.

Interrogé sur la prolongation de l’état d’urgence souhaitée par Emmanuel Macron, Luc Carvounas aurait souhaité que le Premier ministre « consulte les grands partis traditionnels ». « Il aurait été sain et démocratique, face à la verticalité du pouvoir, qu’Edouard Philippe consulte les grands partis politiques de ce pays », a déclaré le sénateur PS, précisant qu’il votera la prolongation jusqu’en novembre.

Manuel Valls a « le même parcours » qu’Éric Besson

Interrogé sur les ralliements pressentis ou actés à la majorité présidentielle, Luc Carvounas, a comparé Manuel Valls à Éric Besson, qui avait accepté en 2007 d’entrer au gouvernement sur demande de Nicolas Sarkozy. « Dans le passé, il y a eu Eric Besson et Jean-Marie Bockel qui ont soutenu une politique de droite. Manuel Valls a le même parcours politique aujourd’hui », a lancé le candidat PS aux législatives dans le Val-de-Marne. « Je suis là pour vous le dire franchement, j’ai un désaccord politique profond avec Manuel Valls, tout en ayant du respect et de l’amitié pour lui », a précisé Luc Carvounas.

« Quand l’ancien Premier ministre de François Hollande soutient le nouveau président de la République mais surtout le chef de la majorité Edouard Philippe, qui a voté contre toutes les lois pendant cinq ans présentées par Manuel Valls, il y a juste un problème de cohérence », a-t-il poursuivi. Le porte-parole du PS pour les législatives regrette cependant le traitement « non bienveillant » qui a été réservé à l’ancien Premier ministre, même si La République en marche (LREM) n’a pas investi de candidat face à lui dans l’Essonne. « Ils ont été sur la retenue mais avec une pince à linge pour se boucher le nez. Je trouve que tout cela n’est pas à la hauteur des enjeux », a regretté Luc Carvounas.

: élections 2017

 

http://www.bfmtv.com/politique/en-fevrier-sur-rmc-ferrand-fustigeait-l-embauche-de-son-conjoint-ou-enfants-a-l-assemblee-1171749.html

En février sur RMC, Ferrand fustigeait « l’embauche de conjoints ou enfants » à l’Assemblée

 

25/05/2017 à 11h14
  • Newsletter Elysée 2017

Peut-il tenir? C’est la question qui affleure après que le nouveau ministre a confirmé, en plus d’un montage immobilier favorisant sa compagne, avoir embauché son fils en tant qu’assistant parlementaire.

 

Les archives vidéo ne pardonnent rien aux politiques. Aujourd’hui ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand s’impose comme un fervent partisan d’un renforcement de la morale en politique. Invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC en février dernier, il préconisait notamment de « s’engager, par exemple, à ne pas embaucher son conjoint ou ses enfants lorsque l’on a une fonction publique ». L’affaire Fillon venait d’éclater à la suite d’un article du Canard Enchaîné daté du 25 janvier 2017.

Mercredi, Le Canard enchaîné révélait que Richard Ferrand, pièce maîtresse du nouveau président, avait embauché de son fils quelques mois en tant que collaborateur parlementaire entre janvier et mai 2014. Selon l’hebdomadaire, Richard Ferrand a versé 8.704 euros brut à son fils pour ces tâches sur l’ensemble de la période.

Le Canard enchaîné a également épinglé Richard Ferrand pour une affaire immobilière, alors qu’il était encore directeur général des Mutuelles de Bretagne en 2011. L’organisme avait souhaité louer des locaux commerciaux à Brest (Finistère) pour ouvrir un centre de soins et avaient choisi entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de Richard Ferrand.

Une affaire qui tombe au plus mauvais moment

« Je vois bien qu’aujourd’hui. Il y a un rejet total de l’idée qu’un parlementaire puisse embaucher l’un de ses proches. Je ne le referais pas », a insisté le député du Finistère sur franceinfo.

« Ça meurtrit évidemment Richard, qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a assuré Christophe Castaner.

Dans son programme, Emmanuel Macron a dit vouloir interdire à tout élu ou ministre d’embaucher un membre de sa famille et, pour prévenir les conflits d’intérêts, empêcher les parlementaires d’exercer des activités de conseil parallèlement à leur mandat.

David Namias avec Anne-Sophie Warmont

 

 

http://www.lefigaro.fr/elections/legislatives/2017/05/25/38001-20170525LIVWWW00052-en-direct-le-fil-politique-du-jeudi-25-mai-2017.php

à 14:02

En campagne dans le Finistère, Richard Ferrand exclut toute démission

 

Au cours du déplacement dans le Finistère dont nous vous parlions plus bas, le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand a exclu toute démission.

Lire aussi : Richard Ferrand pris à son tour dans la tourmente des affaires

« Pas une seconde », Richard Ferrand n’a pensé à démissionner. « On démissionne quand on est coupable de quelque chose. Je ne suis coupable de rien ni sur le plan légal, ni sur le plan moral », a affirmé le ministre face à des journalistes présents à Huelgoat (Finistère), des propos diffusés par BFMTV.

Interrogé sur son avenir après les législatives, le ministre a répondu: « J’espère bien que Dieu me prêtera vie longtemps », avant d’ajouter: « Les Françaises et les Français veulent que le président ait une majorité pour gouverner et je suis un maillon de cette majorité ».

Selon Le Canard enchaîné, les faits remontent à 2011: à Brest, les Mutuelles de Bretagne, qui souhaitaient louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, avaient choisi parmi trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de Ferrand.

Dans une interview au quotidien Le Télégramme parue jeudi, Richard Ferrand assure que sa « compagne s’était déjà engagée dans l’acquisition de ces locaux avant la décision des Mutuelles ». « A l’unanimité, précise-t-il au journal breton, le conseil d’administration, qui est l’instance de décision (et dont je ne fais pas partie !), a choisi pour le prix et pour leur emplacement les locaux possédés par ma compagne. D’ailleurs, le bail a été reconduit en 2014, preuve que ces locaux conviennent… étant précisé que j’ai quitté la direction des Mutuelles en 2012. »

« Ça durcit le cuir, mais je m’en serais bien passé », admet Ferrand. « Je suis sans doute devenu une cible du fait de mon engagement très exposé et de ma récente nomination. Mais j’ai ma conscience pour moi et le caractère résistant des Bretons ! Je suis aussi républicain : le respect de la loi prime sur tout. »
à 13:26

Macron reçu par Trump à Bruxelles

Le président américain Donald Trump a accueilli son homologue français Emmanuel Macron à l’ambassade des Etats-Unis à Bruxelles pour leur toute première rencontre, un déjeuner de travail en marge d’un sommet de l’Otan.

Le très sarkozyste Henri Guaino vole au secours de Richard Ferrand, accusé d'une

crédits : REUTERS/Jonathan Ernst

Melania Trump était également sur le perron de l’ambassade pour recevoir le nouveau président français. Au menu, chargé, de la rencontre prévue pour durer plus d’une heure: le sommet de l’Otan et celui du G7 qui s’ouvrira jeudi en Italie, les crises régionales (Syrie, Ukraine, Corée du Nord…), l’économie et le respect, toujours incertain, par la nouvelle administration américaine de l’accord de Paris sur le climat.

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crédits : AP Photo/Evan Vucci

à 12:58

Pendant ce temps-là, Richard Ferrand fait campagne

Comme si de rien n’était, Richard Ferrand, au coeur d’une tourmente, fait campagne dans sa circonscription et use des vieilles méthodes de la politique, à savoir être sur le terrain et le faire savoir :

Comme chaque année depuis 2009, j’ouvre avec Françoise Livinec une nouvelle et passionnante exposition à l’École des filles #circo2906 pic.twitter.com/bbhJAtdBYA

– Richard Ferrand (@RichardFerrand) May 25, 2017

Plus tôt, il était sur un marché à Huelgoat.

à 11:59

Affaire Ferrand : Guaino lui vient en aide

Henri Guaino, candidat aux législatives à Paris, a dénoncé « l’hystérie » qui a « conduit à une espèce de chasse à l’homme », à propos de Richard Ferrand. « Je suis frappé par cette hystérie qui, brusquement, à partir d’une information dont personne ne connaît réellement les tenants et les aboutissants, conduit à cette espèce de chasse à l’homme », a regretté Guaino sur RTL, également « choqué par l’espèce de folie de la transparence et de l’inquisition ».

Richard Ferrand doit-il démissionner de son poste de ministre de la cohésion sociale? « C’est à lui d’en juger (…) Mais, « pour l’instant, on n’a pas les éléments en main d’un énorme scandale qui justifie qu’il quitte son poste », a répondu ce député LR sortant des Yvelines et ex-plume de Nicolas Sarkozy.

« Je connais Richard Ferrand pour l’avoir côtoyé pendant 5 ans à l’Assemblée, il me paraît être plutôt quelqu’un d’honnête et de sérieux. Ce n’est pas une affaire d’argent public, pas une affaire de marché public. Il appartient, s’il y a un doute, au parquet de diligenter une enquête préliminaire. Et on verra bien », a ajouté ce candidat aux législatives dans la 2e circonscription de Paris, où LR et l’UDI ont investi Nathalie Kosciusko-Morizet.

Selon Guaino, « il est important que la vie politique soit morale, et si l’on veut moraliser, il est important aussi que chacun garde son sang froid , n’accuse pas à tort et à travers sans avoir les éléments pour le faire ». Il a également estimé que la saisie annoncée par Bernard Accoyer, secrétaire général de LR, du Parquet national financier (PNF) n’était « pas la meilleure idée » qui soit. « Condamner avant même d’avoir ouvert le dossier me fait un peu froid dans le dos », a-t-il lancé.

Interrogé sur la loi de moralisation de la vie politique préparée par le gouvernement, le député LR a affirmé: « on verra ce qu’il y a dedans, mais à force d’en rajouter toujours, en jouant sur la suspicion générale qui existe aujourd’hui vis-à-vis des responsables politiques, on va finir par détruire la vie politique ». « Il faut être raisonnable » et ne pas « tomber dans une espèce d’ordre moral qui va finir par tuer la politique. On est parti dans une espèce de délire général qui commence à devenir un peu inquiétant », a-t-il estimé. « Cette loi, je verrai ce qu’il y a dedans, mais n’en faisons pas l’outil de toutes les démagogies ».
à 11:21

Affaire Ferrand : le FN dénonce un « deux poids deux mesures »

Le sénateur-maire FN de Fréjus David Rachline a dénoncé un « deux poids deux mesures » à propos de l’attitude de la justice après les révélations du Canard enchaîné sur le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand.

Selon Rachline, interrogé sur BFMTV, Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais, « a eu raison » en demandant mercredi la démission du ministre. Jugeant que « la justice ne semble pas se passionner pour ce sujet, tandis qu’elle était beaucoup plus dynamique dans le cas de plusieurs autres candidats ou personnalités il y a encore peu de temps », il a déclaré que « c’est un deux poids deux mesures assez étrange ».

« Peut-être qu’il n’y a rien d’illégal, c’est à la justice de le dire », a ajouté l’élu du Var, reprochant tout de même à Ferrand de faire « comme ce qu’il dénonçait il y a encore quelques semaines ».

Le parti Les Républicains a annoncé mercredi son intention de saisir le parquet national financier (PNF) pour qu’il ouvre une enquête. Mais, selon une source proche du dossier, « les faits évoqués à ce stade n’entrent pas dans le champ de compétence du PNF ».

Selon l’hebdomadaire satirique, les Mutuelles de Bretagne, dont Ferrand était à l’époque directeur général, ont choisi en 2011 de louer un local d’une société immobilière appartenant à sa compagne, parmi trois propositions. Le ministre a qualifié ces accusations de « dénonciations calomnieuses » assurant que le local retenu avait été choisi car il était « le mieux placé et le moins cher ».

Sur un autre volet dévoilé par Le Canard, l’embauche de son fils quelques mois comme collaborateur parlementaire, le ministre de la Cohésion des territoires a toutefois évoqué des regrets en déclarant : « Si c’était à refaire, je ne le referais pas ».
à 11:18

Bonjour à tous et bienvenue

Merci de suivre avec nous cette nouvelle journée d’actualité politique, animée notamment par la campagne des législatives ou les remous de l’affaire Richard Ferrand. N’hésitez pas à nous faire part de vos avis dans les commentaires.


Richard Ferrand n’aime pas les Bretons, ce n’est pas nouveau…

 

Emmanuel Macron et les « illettrés » des… par Europe1fr
 

Et voilà, le mot de « corbeau » a bien été lâché ce matin et depuis, Richard Ferrand en a encore remis une couche sur les Bretons…

Qui donc avait soufflé à Emmanuel Macron son délire de 2014 sur les Bretons soi-disant « illettrés » ?

En charge de l’insertion pour le Conseil général du Finistère, Richard Ferrand n’affichait bien que mépris, condescendance, cynisme ou moquerie à l’égard de sa population de « fragiles » RMIstes finistériens ou bretons en 2005 lorsque, secrétaire de l’association AC ! Brest, je l’avais entendu s’exprimer à ce sujet devant un public idoine.

Soyons tout à fait clairs sur la haine des Bretons qui anime en France un certain nombre d’individus d’autres origines, particulièrement des chefs d’entreprise véreux, des fonctionnaires ou des élus CORROMPUS : nous sommes toujours, globalement, plus instruits qu’eux, mieux éduqués, mieux formés, ce qui insupporte tous ceux d’entre eux qui pour d’obscures raisons continuent à s’estimer supérieurs, mais redoutent par-dessus tout nos lumières…

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/05/23/richard-ferrand-reste-muet-sur-le-montage-immobilier-revele-pa_a_22106203/?utm_hp_ref=fr-richard-ferrand

Richard Ferrand reste muet sur le « montage immobilier » révélé par le « Canard enchaîné », un porte-parole dénonce des « boules puantes »

 

En meeting ce mardi 23 mai, le ministre de la Cohésion des territoires a refusé de répondre aux questions sur un lucratif montage immobilier.

 

24/05/2017 04:45 CEST | Actualisé il y a 11 heures

 

POLITIQUE – Une « boule puante »… Mardi 23 mai, en meeting à Aubervilliers pour présenter les candidats franciliens de « La République en marche ! » aux législatives, le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand a ostensiblement refusé de répondre aux questions sur un « montage immobilier » révélé par le Canard enchaîné. Selon un article à paraître ce mercredi 24 mai dans l’hebdomadaire, la compagne du ministre aurait remporté un appel d’offre auprès des Mutuelles de Bretagne en 2011, alors que Richard Ferrand en était le directeur général.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, c’est plutôt Benjamin Griveaux, porte-parole du parti et candidat aux élections législatives dans la 5ème circonscription de Paris, qui s’est chargé de fustiger ces révélations avant le début du rassemblement.

« Que les boules puantes arrivent une semaine après la nomination de quelqu’un au poste de ministre alors que le sujet est connu aux Mutuelles de Bretagne depuis des années, franchement, ça ne trompe personne », a laissé entendre le porte-parole, dénonçant des « âneries » qui reposent sur « aucun fondement juridique ». « Revoyez vos cours de droit, c’est un conseil d’administration qui prend les décisions dans une mutuelle, pas le directeur général », a ajouté ce fidèle d’Emmanuel Macron.

Si cette affaire ne concerne aucun argent public et n’est en rien illégale, elle intervient au tout début d’un quinquennat promis comme exemplaire en matière de favoritisme familial et de moralité des représentants de l’État. Après les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et de ses enfants, Emmanuel Macron compte notamment interdire aux parlementaires l’embauche de proches ou membres de leur famille pour mettre fin au « népotisme ».

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/05/24/attaque-sur-un-montage-immobilier-richard-ferrand-sinsurge-con_a_22106737/?utm_hp_ref=fr-homepage

Attaqué sur un montage immobilier, Richard Ferrand s’insurge contre des « dénonciations calomnieuses »

 

Les cadres d’En Marche! tentent de dédramatiser la polémique naissante autour du montage immobilier du ministre.

 

24/05/2017 09:46 CEST | Actualisé il y a 4 heures

 

Richard Ferrand n'aime pas les Bretons, ce n'est pas nouveau... dans AC ! Brest

POOL New / Reuters
Attaqué sur un montage immobilier, Richard Ferrand s’insurge contre des « dénonciations calomnieuses »

 

POLITIQUE – Après le silence, la riposte. Mis en cause par un article du Canard Enchaîné qui lui reproche à mots couverts d’avoir loué à sa femme des locaux lorsqu’il était à la tête d’une mutuelle, le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand et ses amis politiques ont contre-attaqué ce mercredi en qualifiant de « dénonciations calomnieuses » les révélations de l’hebdomadaire satirique.

La veille au soir, à l’occasion d’un meeting en vue des législatives, le ministre avait refusé de répondre aux sollicitations de la presse tout en affirmant au Canard que la location s’était faite au prix du marché. Ce mercredi, l’objectif est d’éteindre l’incendie avant qu’il ne s’étende.

« Personne ne conteste que l’opération ait été réalisé en totale transparence et au bénéfice des Mutuelles de Bretagne. La probité de Richard Ferrand n’est pas en cause », a-t-on indiqué à Matignon, le jour de la publication par le Canard enchaîné de ces informations.

A BFMTV, le ministre a ironisé sur ce « cadeau de bienvenue pour (s)a nomination au gouvernement ». « Les administrateurs et les administratrices du conseil d’administration, dont je ne suis pas, ont retenu la meilleure offre pour les conditions de travail des salariés », s’est-il justifié en rappelant que le bail, arrêté en janvier 2011, avait été renouvelé après son départ de la mutuelle.

Dans un communiqué, le ministère a lui aussi dénoncé une polémique lancée à dessein dans la foulée « de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires ». « Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200″, précise le ministère.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

« Ça tombe mal »

Alors qu’Emmanuel Macron s’est engagé à engager une loi de moralisation de la vie publique dès le début de son quinquennat, l’affiare tombe mal, même si elle n’a pour l’heure aucune répercussion judiciaire.

« Ça tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a réagi ce mercredi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner au micro d’Europe1. « Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

Porte-parole d’En Marche!, Benjamin Griveaux reconnait lui aussi que l’affaire « jette un trouble » mais y voit surtout les agissements d’un « corbeau » sans aller jusqu’à parler de « cabinet noir » comme l’avait fait la droite pendant l’affaire du PenelopeGate.

« La moralisation de la vie publique concerne l’argent public. Là, c’était de l’argent privé, dans le cadre de fonctions privées. Ca n’a rien à voir », a plaidé Benjamin Griveaux sur Franceinfo. »Soit vous voulez des gens qui viennent et qui ont eu une expérience dans le secteur privé, qui ont exercé pendant près de 25 ans dans le privé, et vous pouvez leur faire tous les procès que vous voulez sur leurs 25 années et donc vous n’aurez jamais ni de députés ni de ministres qui viennent du secteur privé », a poursuivi le porte-parole.

Dans une allusion à l’affaire Fillon, Eric Ciotti (LR) et Wallerand de Saint-Just (FN) ont tous deux ironisé sur le sujet en évoquant la saisine du Parquet national financier.

De son côté, le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a réclamé des comptes au ministre de la Justice François Bayrou, chargé de porter la future loi sur la moralisation de la vie publique. « Je demande tout simplement que le Premier ministre et surtout le Garde des Sceaux, qui nous a dit qu’il faisait de la transparence la question de son accord avec Emmanuel Macron, je demande solennellement qu’aujourd’hui ils s’expriment sur le sujet », a-t-il déclaré sur Radio Classique.

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/05/24/les-arguments-du-camp-ferrand-sur-son-fils-ecartent-tout-soupcon_a_22107178/

Les arguments du camp Ferrand sur son fils écartent tout soupçon (mais vont vexer les Bretons)

 

L’entourage du ministre de la Cohésion des territoires dément tout emploi fictif et livre le détail des salaires perçus par Emile Ferrand.

 

24/05/2017 15:40 CEST | Actualisé il y a 7 minutes

 

 dans Attentats

Charles Platiau / Reuters
Richard Ferrand en conférence de presse au QG d’En Marche! le 8 mai.

 

POLITIQUE – On en sait plus sur l’autre volet de « l’affaire Ferrand », celui de l’emploi de son fils comme attaché parlementaire. Dans son édition de ce mercredi 24 mai, le Canard enchaîné révèle que le député du Finistère, en plus d’avoir organisé un montage immobilier impliquant son épouse, avait embauché son fils comme collaborateur parlementaire en 2014.

L’hebdomadaire satirique reste cependant évasif quant aux détails de ce contrat, évoquant un salaire total de 8704 euros brut correspondant à « quelques mois » de travail. « Un petit job d’été », ironise le « Canard ». Sauf que les détails révélés ce mercredi par France info sur la réalité du travail d’Emile Ferrand éloignent le parfum de scandale qui entoure les informations du palmipède, au moins du point de vue légal.

Après consultation des e-mails échangés entre Richard Ferrand et ses collaborateurs, France info assure que le travail d’Emile Ferrand, embauché entre le 13 janvier et le 16 mai 2014, n’avait rien de fictif. Le jeune homme, 23 ans à l’époque, s’occupait alors de « rédiger la lettre d’information bimestrielle du député, de mettre à jour son blog ou son compte Facebook ou même de réserver des trains ».

Surtout, on apprend que les sommes perçues par le fils de Richard Ferrand sont moins spectaculaires que ce que le récit du Canard enchaîné le laissait penser. Voici donc les salaires perçus par Emile Ferrand durant ces cinq mois: « 776,03 euros net en janvier pour 27 heures, 1 266,16 euros net en février, mars, avril pour 35 heures et 2 222 euros en mai », détaille france info. Si le jeune homme a touché plus en mai 2014, c’est en raison du versement de son solde de tout compte. « Emile Ferrand a donc touché 796,51 euros nets, soit 1699,13 euros par mois en moyenne », explique le site de la radio.

Pour autant, si ces éléments peuvent écarter les soupçons de malversation, la justification du camp Ferrand quant aux raisons qui ont conduit le député PS à embaucher son fils sont pour le moins laborieuses. « Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur internet », a justifié son entourage à France info. Les Bretons apprécieront.

 

http://www.europe1.fr/economie/macron-et-les-illettres-des-abattoirs-gad-un-vrai-sujet-2234175

Macron et les « illettrés » de Gad : une polémique et un vrai sujet

 

15h19, le 17 septembre 2014, modifié à 23h03, le 17 septembre 2014

Macron et les "illettrés" de Gad : une polémique et un vrai sujet

RETOUR SUR – Le ministre de l’Economie a jugé qu’une partie non négligeable des employés bretons  étaient « illettrés » avant de regretter ses propos.

 

L’info. Pour sa première interview en tant que ministre de l’Economie, mercredi sur Europe 1, Emmanuel Macron est revenu sur le dossier Gad, dont de nombreuses employées seraient « illettrées ». Des propos fraîchement accueillis sur les réseaux sociaux où, quelques jours après la polémique sur les « sans dents », on oppose fréquemment le profil surdiplômé de l’ancien banquier d’affaires au profil des Français lambda. Emmanuel Macron a donc été contraint d’exprimer ses regrets, mercredi après-midi à l’Assemblée nationale. Sauf que, sur le fond, ses propos renvoient à une réalité bien concrète.

La déclaration. Alors que le ministre détaillait les blocages de la société française, il s’est attardé sur les tarifs et les délais d’attente pour passer le permis de conduire, que le gouvernement souhaite réduire. Et Emmanuel Macron d’expliquer qu’il y avait urgence en la matière, citant l’exemple des salariés des abattoirs Gad, dans la tourmente depuis 2013 et pour qui le permis est indispensable pour retrouver un emploi. Sauf que décrocher le fameux sésame suppose de maitriser la lecture et l’écriture.

« Dans les sociétés dans mes dossiers, il y a la société Gad : il y a dans cet abattoir une majorité de femmes, il y en a qui sont pour beaucoup illettrées ! On leur explique qu’elles n’ont plus d’avenir à Gad et qu’elles doivent aller travailler à 60 km ! Ces gens n’ont pas le permis ! On va leur dire quoi ? Il faut payer 1.500 euros et attendre un an ? Voilà, ça ce sont des réformes du quotidien, qui créent de la mobilité, de l’activité ! », a-t-il déclaré.

Emmanuel Macron et les "illettrés" des...par Europe1fr

>> VIDEO – L’intégralité de l’interview d’Emmanuel Macron sur Europe 1

Macron accusé de mépris. Cette déclaration n’a pas tardé à faire réagir, notamment sur Twitter.

Si tu es #SansDents est #illettré tu es vraiment  Mal barré #Macron— JEREMY GOULET  (@JERGOU84) 17 Septembre 2014

Et même les politiques s’en sont emparés, à l’image de l’UMP Valérie Debord :

En déclarant que les salariées de #Gad  étaient illettrées #Macron fait tomber le masque d'une gauche d'en haut méprisante et blessante— Valérie Debord ن (@DebordValerie) 17 Septembre 2014

Mais il soulève un vrai problème. Face à l’émoi provoqué, notamment en Bretagne, le cabinet d’Emmanuel Macron n’a pas tardé à contacter le rédaction du quotidien régional Le Télégramme pour concéder que le ministre  avait utilisé un terme « extrêmement blessant ». Et qu’il n’avait « aucun mépris envers les salariés » de Gad.

gad abattoir 1280

Une fois ce volet politique et sémantique refermé, qu’en est-il des faits ? En décembre 2013, Europe 1 précisait que le taux d’illettrisme avoisinait les 20% chez les salariés des abattoirs Gad, un chiffre confirmé à Europe 1 mercredi par des sources syndicales. Or ce taux s’établit à 9,5% au niveau national, selon les chiffres de l’Insee datant de 2010. Le taux d’illettrisme est donc deux fois supérieur chez les employés des abattoirs, et cela s’explique : toujours selon l’Insee, l’illettrisme est plus important dans les zones rurales et augmente avec l’âge. Or la moyenne d’âge des employés Gad est de 42 ans, avec un parcours scolaire souvent raccourci. Emmanuel Macron a juste oublié de préciser qu’il s’agit d’une minorité.Une problématique dont les abattoirs Gad se sont déjà emparés. Conscient de ce problème d’illettrisme, les abattoirs Gad se sont penchés sur le sujet dès 2010 en proposant à leurs salariés volontaires une formation « Maîtrise des savoirs fondamentaux ». Pendant quatre mois et demi, les salariés intéressés participent tous les mercredis à cette formation prodiguée par l’Arep, l’organisme de formation continue du Pays de Ploërmel, comme le racontait Ouest France en avril 2014.

« L’entreprise et les différents postes de travail sont des supports pour travailler la lecture, l’écriture et l’expression orale. Au-delà de l’acquisition des savoirs de base, ce dispositif permet aussi aux salariés de reprendre confiance en eux. Chaque année, deux sessions de formations sont organisées », précise le Gref Bretagne.

Lire et écrire, indispensable pour retrouver un emploi. La déclaration malencontreuse d’Emmanuel Macron renvoie donc à une réalité bien concrète. Et les employés des abattoirs Gad de Josselin risquent bien de devoir trouver un travail : après la fermeture du site de Lampaul-Guimiliau, fin 2013, le tribunal de commerce de Rennes a prononcé jeudi la liquidation judiciaire du site avec une poursuite d’activité de trois mois pour permettre au groupe Intermarché de déposer une offre de reprise.

permis de conduire ceinture de sécurité

En cas de non-reprise, près de 1.000 personnes vont devoir chercher un emploi. Et les statistiques sont formelles : « à niveau et sexe identiques, un jeune actif possédant le permis de conduire a deux fois plus de chances de trouver un travail », selon l’Insee. D’où la déclaration d’Emmanuel Macron, pour qui une réforme du permis de conduire, avec un délai raccourci et une baisse des tarifs, est un levier pour relancer l’emploi. Mais qui nécessite aussi une amélioration de la formation continue pour permettre à tous une mise à niveau des capacités de lecture et d’écriture, indispensables pour décrocher le fameux permis.Ce que n’a pas manqué de souligner Emmanuel Macron dans son mea culpa quelques heures plus tard : « Je prenais cet exemple précisément parce qu’il est une injustice exemplaire, parce que précisément cet exemple de Gad pour lequel plusieurs députés ici se sont battus (…) c’est que ces salariées n’ont pas eu la formation et la formation continue qu’elles étaient en droit d’attendre ». « C’est parce que souvent, elle n’ont précisément pas eu, c’était l’exemple que je voulais prendre, le permis de conduire qu’on doit (le) leur donner », a ajouté le ministre, avant de présenter à nouveau ses « excuses les plus plates ».

NB : il ne faut pas confondre l’illettrisme et l’analphabétisme. Dans le premier cas, les personnes concernées ont appris à lire et écrire mais en ont perdu la maîtrise. Dans le second, les personnes n’ont pas bénéficié d’un enseignement en bonne et due forme.

Europe1
Par Gabriel Vedrenne

 



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