Richard Ferrand a choisi l’exposition de la vie publique, il assume

Comme prévu hier soir, aujourd’hui la sauce s’allonge.

Après s’être tu et avoir dénoncé des « dénonciations calomnieuses » qui le poursuivraient depuis de nombreuses années, le ministre a décidé de s’expliquer et dit assumer les conséquences de son exposition publique.

Je rappelle ici que pour ma part, je ne m’étais jamais exposée d’aucune manière avant de voir, à compter des années 2008 à 2010, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi multiplier les « révélations » publiques à mon sujet, ou plus exactement, mener à train d’enfer de monstrueuses campagnes de calomnies publiques nominatives à mon encontre, et ne comprends toujours pas ce que peut faire avec sa bande de cybercriminels M. Richard Ferrand, que je n’avais jamais cité ni critiqué nulle part et connaissais à peine.

 

http://www.bfmtv.com/politique/richard-ferrand-accuse-d-avoir-favorise-sa-compagne-dans-une-affaire-immobiliere-1170660.html

Richard Ferrand fragilisé par un montage immobilier impliquant sa compagne

 

24/05/2017 à 08h21

C’est une affaire qui pourrait embarrasser le gouvernement d’Edouard Philippe. Selon Le Canard enchaîné, Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, a loué des locaux appartenant à sa compagne alors qu’il était directeur d’une mutuelle. Sur BFMTV, il dénonce une « pseudo-affaire ».

 

Sur le papier, rien d’illégal, pas d’argent public en jeu et aucune plainte. Mais depuis le scandale de l’affaire Penelope Fillon, le moindre soupçon de favoritisme familial peut devenir embarrassant. Le Canard Enchaîné révèle ce mercredi que la mutuelle dont Richard Ferrand, l’actuel ministre de la Cohésion des territoires, était à l’époque le directeur a loué ses bureaux à une société civile immobilière (SCI) dont la gestionnaire n’était autre que la compagne du député du Finistère.

« Faire d’un acte de gestion banal une pseudo-affaire »

Pour soutenir les candidats de La République en marche en campagne en vue des élections législatives de juin prochain, Richard Ferrand a tenu un meeting mardi à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Mais pas un mot sur les accusations à son encontre. Ce mercredi, il s’est défendu sur BFMTV et assure que tout est transparent.

« Ceci était connu de tous, c’est parce qu’il était le mieux placé et le moins cher qu’il a été choisi (…) et a fait l’objet d’un renouvellement de bail (…) C’est une sorte de cadeau de bienvenue pour ma nomination au gouvernement. On essaie de faire d’un acte de gestion banal une pseudo-affaire. »

Dans un communiqué, son ministère a également réagi: « Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au ministère de la Cohésion des territoires » et n’a « rien à se reprocher ». Matignon estime par ailleurs que l’honnêteté de Richard Ferrand « n’est pas en cause ».

Un prêt d’un peu plus de 402.000 euros

Selon Le Canard Enchaîné, qui estime que cette affaire ouvre « la saga des locations familiales », alors qu’il était encore directeur général des Mutuelles de Bretagne en 2011, le secrétaire général d’En Marche aurait favorisé sa compagne, Sandrine Doucen, dans le choix de locaux professionnels pour un loyer annuel de 42.000 euros. L’entreprise a signé un bail avec une SCI, au capital de 100 euros, qu’elle était en train de créer avec un ami de Richard Ferrand.

Elle aurait par ailleurs acheté les locaux « en mauvais état » à Brest en obtenant un prêt  »d’un peu plus de 402.000 euros », précise l’hebdomadaire, « traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis ». Des travaux de rénovation, d’un montant de 184.000 euros, ont par ailleurs été exécutés par la mutuelle. La valeur de la SCI de Sandrine Doucen aurait été « multipliée par 3000″.

Le ministre ne dément pas

Le Canard enchaîné assure que le fait que la gérante de la SCI soit la compagne de Richard Ferrand n’est pas mentionné dans le procès-verbal du conseil d’administration de la mutuelle. Le ministre ne dément pas mais assume les faits.

« C’était la proposition la moins chère. Le prix était conforme au marché, et rien n’a été caché: tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne », rapporte Le Canard Enchaîné.

Richard Ferrand a choisi l'exposition de la vie publique, il assume dans AC ! Brest 0c3593f280454006bc5e598328a81

Son fils employé comme assistant parlementaire

Dans un courrier envoyé au Canard enchaîné par le président des Mutuelles de Bretagne et que BFMTV s’est procuré, l’organisme à but non lucratif défend aussi son ancien collaborateur.

« J’ai bien compris qu’il s’agissait de mettre en cause l’honnêteté de notre ancien directeur général, devenu ministre, qui a non seulement pris une large part au redressement de notre Union mutualiste et a continué jusqu’à une date récente à accompagner son développement. »

Autre révélation de l’hebdomadaire: Richard Ferrand aurait employé son fils comme assistant parlementaire en 2014 durant plusieurs mois pour un montant total brut d’un peu moins de 9000 euros. Le ministre de la Cohésion des territoires a indiqué à BFMTV qu’il avait travaillé pour lui de mi-janvier à mi-mai 2014, rémunéré au Smic. « Effectivement, lorsque l’on ajoute les charges, cela donne la somme qui est indiquée ». Rédaction de sa lettre de député, de son blog, « un vrai travail d’assistant parlementaire classique », précise-t-il.

Reste que ces révélations pourraient embarrasser l’exécutif, en pleine préparation d’une loi de moralisation de la vie publique qui veut mettre fin aux emplois familiaux pour le personnel politique. Selon le journal, le nouveau ministre de la Cohésion des territoires aurait aussi employé son fils comme assistant parlementaire en 2014. Une pratique devenue très sensible depuis la révélation de l’affaire Fillon en janvier dernier et la démission de Bruno Le Roux, l’ancien ministre de l’Intérieur, accusé d’avoir employé ses filles de 15 et 16 ans lorsqu’il était député de Seine-Saint-Denis.

Céline Hussonnois-Alaya

 

 

http://www.francetvinfo.fr/politique/gouvernement-d-edouard-philippe/petits-arrangements-de-richard-ferrand-quelle-est-la-saga-immobiliere-du-ministre-de-la-cohesion-des-territoires_2204230.html

Ce que révèle « Le Canard enchaîné » sur « l’affaire immobilière » du ministre Richard Ferrand

 

Selon l’hebdomadaire satirique, le ministre a, du temps où il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, permis à son épouse de réaliser une bonne opération immobilière.

 

Richard Ferrand, le 11 mai 2017, au siège de La République en marche, à Paris, lors de la présentation des candidats du mouvement aux législatives.

Richard Ferrand, le 11 mai 2017, au siège de La République en marche, à Paris, lors de la présentation des candidats du mouvement aux législatives. (ERIC FEFERBERG / AFP)

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Mis à jour le 24/05/2017 | 12:42
publié le 23/05/2017 | 21:04

« Richard Ferrand piégé par une affaire immobilière et familiale. » C’est en ces termes que Le Canard enchaîné annonce les révélations à paraître dans son numéro du mercredi 24 mai concernant le ministre de la Cohésion des territoires et candidat de La République en marche aux législatives.

Alors que le gouvernement s’apprête à mettre sur la table sa loi sur la moralisation de la vie politique, cette affaire ouvre, selon l’hebdomadaire satirique, « la saga des locations familiales ». Mais de quoi s’agit-il exactement ? Franceinfo vous fait un résumé.

Que dévoile « Le Canard enchaîné » ?

L’affaire commence en 2011. Richard Ferrand est à l’époque directeur général des Mutuelles de Bretagne, un organisme à but non lucratif. Selon Le Canard enchaîné, le bureau du conseil d’administration des Mutuelles se réunit en janvier 2011 pour choisir un nouveau local destiné à un centre de soins à Brest. C’est une société civile immobilière (SCI), nommée Saca, qui est choisie « à l’unanimité », pour un loyer annuel de 42 000 euros. Celle-ci n’existe pas encore légalement, « n’est même pas encore propriétaire des surfaces qu’elle propose à la location », et sa future gérante n’est autre que… Sandrine Doucen, l’épouse de Richard Ferrand.

« Fort de [cet] accord financier, Sandrine Doucen peut passer la vitesse supérieure », ajoute le journal. Elle enregistre sa SCI au capital de 100 euros avec un ami de Richard Ferrand (une SCI doit compter au moins deux associés) qui investit « un euro pour acheter une action, pendant que Sandrine Doucen s’offre les 99 autres ». Quelques mois plus tard, elle achète les locaux brestois et obtient un prêt « d’un peu plus de 402 000 euros », soit 100% du prix d’achat ainsi que les frais de notaire : un « traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis », précise Le Canard.  »La décision des Mutuelles va permettre à la compagne du directeur général de rembourser, à terme, la totalité de son emprunt bancaire. »

En outre, « les lieux seront entièrement rénovés – et sans contrepartie – aux frais des Mutuelles, pour un montant de 184 000 euros », poursuit l’hebdomadaire.

Que répond le ministre ?

L’opération n’a rien d’illégal, elle ne met pas en question de l’argent public et n’a débouché sur aucune plainte. Aussi Richard Ferrand, sollicité par Le Canard enchaîné, ne dément pas les faits et assure qu’il ne s’agit pas d’un arrangement : « c’était la solution la moins chère, plaide-t-il. Le prix était conforme au marché, et rien n’a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne. »

Dans un communiqué diffusé mardi, le ministère de la Cohésion des Territoires prend le relais. « Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires. Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200″, indique le ministère

Et d’ajouter : « Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre. »

Que disent les Mutuelles de Bretagne ?

Le président des Mutuelles de Bretagne savait-il que la SCI retenue allait appartenir à l’épouse du directeur général d’alors, demande Le Canard ? Interrogé, Michel Buriens assure n’avoir « aucun souvenir » de cette information.

L’actuel président des Mutuelles prend, lui, la défense du ministre. Dans une lettre jointe par le ministère à son communiqué, Rémi Salaün assure : « Nous savions que parmi les hypothèses, ce local appartenait à la compagne de Monsieur Ferrand. » Et de préciser que ce local « correspond, en tous points, à nos besoins ».

Quant à l’actuel président du conseil d’administration, cité par l’hebdomadaire, il rappelle que le contrat a été signé par son prédécesseur et que les locaux correspondent « en tous points » aux besoins de la mutuelle.

Quelles sont les réactions politiques ?

Benjamin Griveaux, porte-parole de la République en marche, a volé au secours de Richard Ferrand mercredi sur franceinfo. « On est dans le cadre d’une entreprise privée, il n’y a pas d’argent public », a-t-il rappelé. « Est-ce que la décision a été prise par Richard Ferrand, non. C’est le conseil d’adiministration qui prend la décision et pas le directeur général. Il ne siègeait pas. Il n’a pas le droit de vote. Est-ce qu’il a caché que c’était sa femme non », a-t-il ajouté, soulignant que  »la moralisation de la vie publique concerne l’argent public ».

« Ça tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré de son côté Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, sur Europe 1. « Ça meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…), mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

A droite, en revanche, certains demandent l’ouverture d’une enquête, comme le président (LR) des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti.

Idem à gauche, où le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a demandé « solennellement » au Premier ministre, Edouard Philippe, et au ministre de la Justice, François Bayrou, de s’exprimer au sujet des révélations du Canard enchaîné sur Richard Ferrand.

Quant à l’extrême droite, Marine Le Pen, présidente du Front national, dénonce un « enrichissement personnel parfaitement immoral » et estime que le ministre devrait « poser sa démission ».

 

http://www.lepoint.fr/politique/le-pen-ferrand-devrait-poser-sa-demission-24-05-2017-2129951_20.php

Le Pen: Ferrand devrait « poser sa démission »

AFP

Publié le 24/05/2017 à 12:21 | AFP

Le Pen: Ferrand devrait "poser sa démission"
Le Pen: Ferrand devrait « poser sa démission » © AFP / Philippe HUGUEN

 

Marine Le Pen, présidente du FN et candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais, a demandé mercredi à Richard Ferrand de « poser sa démission » après les révélations du Canard enchaîné sur le ministre de la Cohésion des territoires.

Alors qu’on lui demandait si elle souhaitait la démission de M. Ferrand, Mme Le Pen a répondu dans l’émission Questions d’info (LCP-AFP-Le Monde-France Info) que « quand on veut que la première loi soit une loi de moralisation, dans moralisation, il y a morale. M. Ferrand devrait en tirer les conséquences lui-même ».

« La moindre des choses, s’il en tire les conséquences, c’est de poser sa démission » de ministre de la Cohésion des territoires, a ajouté l’ex-candidate à la présidentielle, battue par Emmanuel Macron.

Selon l’hebdomadaire satirique, les Mutuelles de Bretagne, dont M. Ferrand était à l’époque directeur général, ont choisi en 2011 de louer un local d’une société immobilière appartenant à la compagne du futur ministre, parmi trois propositions. Le ministre a qualifié ces accusations de « dénonciations calomnieuses » assurant que le local retenu avait été choisi car il était « le mieux placé et le moins cher ».

Sur le fond, Mme Le Pen a estimé que M. Ferrand était mis en cause par Le Canard enchaîné pour « un enrichissement personnel parfaitement immoral. Est-ce que c’est illégal ou non ? La question n’est pas vraiment là en politique. »

« Je mets un trait d’égalité absolument total entre l’affaire Fillon et l’affaire Ferrand » a aussi assuré la patronne du FN, pour qui « à Matignon, ils disent exactement la même chose que ce que disaient +Les Républicains+ quand ils défendaient François Fillon. »

Cette candidate aux législatives s’est aussi inquiétée que « les journalistes se (soient) privés de donner ces informations avant le vote… On va avoir chaque jour aujourd’hui des révélations ? »

« On en a déjà sur des gens autour de M. Macron » a poursuivi la présidente du FN, demandant par exemple à François Bayrou de « s’exprimer sur les propos de Mme Lepage dans son livre » L’Etat nucléaire (Albin Michel, 2014), dans lequel elle affirme que le Modem dirigé par M. Bayrou « avait exigé d’(elle) qu’un de (ses) assistants parlementaires » européens « travaille au siège parisien » du parti.

« Tout faux ! Mes collaborateurs (même à 1/2 temps) ont toujours été pris en charge sur contrats MoDem », avait répondu M. Bayrou sur Twitter fin février.

Sur LCP, Florian Philippot a estimé que « évidemment ça fragilise Richard Ferrand et il s’en expliquera, moi je ne dis pas qu’il y a des choses illégales ou pas, je n’en sais rien (…). Il en tirera les conséquences judiciaires nécessaires s’il estime que c’est le cas (…). Ca fragilise le gouvernement ».

Comme Marine Le Pen, le vice-président du FN a déploré que « toutes ces affaires sortent après l’élection de M. Macron…. » « Donc certains qui font leur travail d’investigation préfèrent le faire après l’élection plutôt qu’avant, histoire que les Français n’aient pas toutes les informations, ce qui est toujours un peu dommage », a estimé l’eurodéputé.

24/05/2017 12:21:21 -          Paris (AFP) -          © 2017 AFP

 



Le Canard enchaîné allume Richard Ferrand

Et selon l’hebdomadaire du mercredi, ce n’est que le début de « la saga des locations familiales » de l’actuel ministre de la Cohésion des territoires et candidat de La République en marche aux législatives dans le Finistère.

Ouarf ! Encore un qui va pouvoir mener sa chasse aux « corbeaux » tel Don Quichotte celle aux moulins à vent…

 

http://www.francetvinfo.fr/politique/gouvernement-d-edouard-philippe/petits-arrangements-de-richard-ferrand-quelle-est-la-saga-immobiliere-du-ministre-de-la-cohesion-des-territoires_2204230.html

Que révèle « Le Canard enchaîné » sur « l’affaire immobilière » du ministre Richard Ferrand ?

 

Selon « Le Canard enchaîné », le ministre a, du temps où il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, permis à son épouse de réaliser une bonne opération immobilière.

 

Richard Ferrand, le 11 mai 2017, au siège de La République en marche, à Paris, lors de la présentation des candidats du mouvement aux législatives.

Richard Ferrand, le 11 mai 2017, au siège de La République en marche, à Paris, lors de la présentation des candidats du mouvement aux législatives. (ERIC FEFERBERG / AFP)
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Mis à jour le 23/05/2017 | 21:47
publié le 23/05/2017 | 21:04

« Richard Ferrand piégé par une affaire immobilière et familiale. » C’est en ces termes que Le Canard enchaîné annonce les révélations à paraître dans son numéro du mercredi 24 mai concernant le ministre de la Cohésion des territoires et candidat de La République en marche aux législatives.

Alors que le gouvernement s’apprête à mettre sur la table sa loi sur la moralisation de la vie politique, cette affaire ouvre, selon l’hebdomadaire satirique, « la saga des locations familiales ». Mais de quoi s’agit-il exactement ? Franceinfo vous fait un résumé.

Que révèle « Le Canard enchaîné » ?

L’affaire commence en 2011. Richard Ferrand est à l’époque directeur général des Mutuelles de Bretagne, un organisme à but non lucratif. Selon Le Canard enchaîné, en janvier 2011, le bureau du conseil d’administration des Mutuelles se réunit pour choisir un nouveau local destiné à un centre de soins à Brest. C’est une société civile immobilière (SCI) nommée Saca qui est choisie « à l’unanimité », pour un loyer annuel de 42 000 euros. Celle-ci n’existe pas encore légalement, « n’est même pas encore propriétaire des surfaces qu’elle propose à la location », et sa future gérante n’est autre que… Sandrine Doucen, l’épouse de Richard Ferrand.

« Fort de [cet] accord financier, Sandrine Doucen peut passer la vitesse supérieure », ajoute le journal. Elle enregistre sa SCI au capital de 100 euros avec un ami de Richard Ferrand (une SCI doit compter au moins deux associés) qui investit « un euro pour acheter une action, pendant que Sandrine Doucen s’offre les 99 autres ». Quelques mois plus tard, elle achète les locaux brestois et obtient un prêt « d’un peu plus de 402 000 euros », soit 100% du prix d’achat ainsi que les frais de notaire : un « traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis », précise Le Canard.  »La décision des Mutuelles va permettre à la compagne du directeur général de rembourser, à terme, la totalité de son emprunt bancaire. »

En outre, « les lieux seront entièrement rénovés – et sans contrepartie – aux frais des Mutuelles, pour un montant de 184 000 euros », poursuit l’hebdomadaire.

Que répond Richard Ferrand ?

L’opération n’a rien d’illégal, elle ne met pas en question de l’argent public et n’a débouché sur aucune plainte. Aussi Richard Ferrand, sollicité par Le Canard enchaîné, ne dément pas les faits et assure qu’il ne s’agit pas d’un arrangement : « c’était la solution la moins chère, plaide-t-il. Le prix était conforme au marché, et rien n’a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne. »

Le président des Mutuelles de Bretagne savait-il que la SCI retenue allait appartenir à l’épouse du directeur général d’alors, demande Le Canard ? Interrogé, le président assure n’avoir « aucun souvenir » de cette information. L’hebdomadaire rappelle également que Richard Ferrand n’apparaît pas dans les statuts de la SCI. Et pour cause : un ami de la famille a accepté d’investir un euro afin de permettre sa création, avant de s’en retirer au profit de la fille de Richard Ferrand et Sandrine Doucen, explique Le Canard Enchaîné. En six ans, « la valeur des parts a été multipliée par 3 000″, précise le journal.

Quant à l’actuel président du conseil d’administration, cité par l’hebdomadaire, il rappelle que le contrat a été signé par son prédécesseur et que les locaux correspondent « en tous points » aux besoins de la mutuelle.



Enquête sur des soupçons de corruption lors de la vente de sous-marins au Brésil en 2008

Moralisation de la vie publique : Emmanuel Macron est-il prêt à scier la branche sur laquelle il est assis ? That is the question…

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20170521.OBS9672/vente-de-sous-marins-au-bresil-en-2008-une-enquete-pour-corruption-ouverte.html

Vente de sous-marins au Brésil en 2008 : une enquête pour corruption ouverte

 

Vente de sous-marins au Brésil en 2008 : une enquête pour corruption ouverte
Un sous-marin Scorpène indien, le 1er mai 2016 au large de Bombay. ((AFP))

 

La patronne du PNF, Eliane Houlette, s’est rendue récemment au Brésil, avec toute une délégation dont le chef des policiers de l’office anticorruption français (Oclciff).

 

L'Obs Publié le 21 mai 2017 à 11h08

 

La justice française enquête sur des soupçons de pots-de-vin autour d’une gigantesque commande de sous-marins passée à la France par le Brésil en 2008, pour plusieurs milliards d’euros, rapporte samedi « Le Parisien« .

Le parquet national financier (PNF) a ouvert en octobre une enquête préliminaire pour « corruption d’agents publics étrangers » autour de ce contrat signé le 23 décembre 2008, à l’occasion d’une visite de Nicolas Sarkozy, alors président de la République, à son homologue Lula, selon le site internet du journal. Une information confirmé ce dimanche par Franceinfo.

Soupçons de corruption

Une source proche du dossier a confirmé qu’une enquête était en cours sur des soupçons de corruption autour d’une commande de sous-marins par le Brésil, sans donner plus de précisions. Le PNF n’a pour sa part « ni confirmé, ni infirmé » les informations du Parisien.

Le Brésil avait, entre autres contrats, commandé quatre sous-marins d’attaque Scorpène. Ce programme, qui vise à protéger les côtes et les gisements de pétrole en eaux très profonde du Brésil, prévoit aussi d’importants transferts de technologie, la construction d’un chantier naval, d’une base militaire et d’un sous-marin à propulsion nucléaire.

Le Scorpène est un sous-marin d’attaque conventionnel, fabriqué par les chantiers français DCNS, en coopération avec l’industriel espagnol Navantia.

Le géant du BTP Odebrecht au coeur du scandale

Le constructeur naval DCNS a fait savoir qu’il n’avait « rien à voir avec l’affaire ‘lava jato’ », « lavage express », du nom d’une tentaculaire enquête anticorruption en cours au Brésil. L’entreprise « respecte partout dans le monde scrupuleusement les règles de droit », a indiqué un porte-parole.

Une source de la présidence française avait à l’époque évalué le contrat sur les sous-marins à 6,7 milliards d’euros dont 4,1 milliards pour la France, le reste allant à des entreprises brésiliennes. Selon « Le Parisien », le PNF s’interroge sur le versement éventuel de pots-de-vins, suivis de rétrocommissions, à cette occasion.

DCNS est partenaire au Brésil du géant du BTP Odebrecht, au coeur du méga-scandale de corruption qui agite le pays au travers du groupe pétrolier d’Etat, Petrobras. Odebrecht est accusé de verser systématiquement des pots-de-vin à des responsables politiques pour truquer des marchés publics. En avril dernier, le président de DCNS Brésil, Eric Berthelot, avait assuré à l’AFP que ces enquêtes ne « touchaient qu’Odebrecht elle-même. »

Enquête internationale ?

La patronne du PNF, Eliane Houlette, s’est rendue récemment au Brésil, avec toute une délégation dont faisait partie Thomas de Ricolfis, le chef des policiers de l’office anticorruption français (Oclciff). Dans un communiqué du 9 mai, son hôte brésilien, le procureur général de la République Rodrigo Jano, avait évoqué la possibilité de mener des enquêtes conjointes sur des « cas concrets » de corruption « intéressant les deux pays. »

Le Brésil est secoué par des scandales de corruption à répétition, visant l’actuel président Michel Temer, mais aussi ses prédécesseurs: l’icône de la gauche Luis Inacio Lula da Silva dit « Lula » (président de 2003 à 2010) et Dilma Rousseff (2010-2016).

L'Obs

L’Obs

Journaliste

 

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Affaire-Karachi-la-France-menacee-par-de-lourdes-penalites-1107818

Affaire Karachi : la France menacée par de lourdes pénalités

 

Paris Match| Publié le 01/11/2016 à 12h52

Au large de l'île de Groix, en juillet 2002, la frégate furtive "Al Riyad", premier bâtiment du programme Sawari II.
Au large de l’île de Groix, en juillet 2002, la frégate furtive « Al Riyad », premier bâtiment du programme Sawari II. VALERY HACHE / AFP

La Cour d’appel de Lyon examinera, ce 3 novembre, la validité du renvoi en correctionnelle de six des protagonistes du scandale Karachi. La défense de l’intermédiaire Ziad Takieddine évoque le risque d’importantes pénalités financières, semblables à celles des frégates de Taiwan, au détriment du Trésor public français.

Le versement de commissions occultes dans les ventes d’armes de l’affaire Karachi expose la France à des dédommagements pouvant atteindre plusieurs centaines de millions d’euros, pour cause de non respect des contrats signés. Cette alerte est lancé par Bérenger Tourné, l’avocat de l’homme d’affaires Ziad Takieddine, l’un des personnages clés du scandale, pour lequel il plaidera devant la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Lyon.

Celle-ci, à partir du 3 novembre prochain, doit examiner à huis clos la validité du renvoi devant le tribunal correctionnel de six protagonistes du dossier avec outre Takieddine, l’intermédiaire libanais Abdul Rahman el-Assir, les anciens membre de cabinets ministériels Nicolas Bazire, Renaud Donnedieu de Vabres et Thierry Gaubert, ainsi que Dominique Castellan, l’ex-patron de DCN-I, la filiale internationale de la Direction des constructions navales.

A lire :Qu’est-ce que l’affaire Karachi?

En juin 2014, les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ont ordonné le renvoi devant un tribunal de ces six prévenus, accusés d’abus de biens sociaux ou de recel. En cause : une vaste affaire de détournements de fonds, où se mêlent grands contrats à l’exportation, corruption et financement politique, lors de la vente par la France, fin 1994, de sous-marins Agosta au Pakistan puis de frégates de type Sawari à l’Arabie Saoudite. Après trois années d’enquêtes et le décryptage de centaines de documents bancaires, en provenance de Suisse et des paradis fiscaux, les deux magistrats ont établi qu’en marge de ces contrats près de 327 millions d’euros de commissions occultes ont été versés par DCN et la Sofresa, deux entreprises contrôlée par l’Etat, au «réseau K» des intermédiaires Takieddine et el-Assir. Une partie de cet argent serait revenue en France sous forme de «retrocoms» pour financer notamment la campagne présidentielle d’Edouard Balladur. Dans un arrêt du 10 février 2016, la Cour de cassation a pourtant annulé cette ordonnance de renvoi, en raison de son caractère «complexe» et de problèmes de procédure. Elle a demandé que le dossier soit réexaminé par la Cour d’appel de Lyon qui devra entre autres trancher sur l’éventuelle prescription des abus de biens sociaux reprochés qui datent de plus de vingt ans.

Les contrats prohibent la corruption et le paiement de commissions

En préparant cette audience, Me Tourné a exhumé des «scellés» du dossier des pièces capitales : les contrats d’origine signés par le gouvernement français en 1994 avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite pour la vente des sous-marins Agosta et des frégates Sawari. Il a alors constaté que ces documents d’Etat à Etat comportent des clauses prohibant formellement la corruption, l’intervention d’intermédiaires et le paiement de commissions, sous peine de recours en arbitrage et de sanctions financières conséquentes pour «rupture fautive du contrat». Intitulée «Corrupt Gifts/Commission» (Cadeaux corruptifs/Commission), la clause 47 du contrat Agosta est très explicite sur le sujet. Quant au contrat «Sawari 2» des frégates saoudiennes, il se réfère à l’«accord cadre intergouvernemental» signé le 8 juin 1989 par Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Défense, et son homologue saoudien, le prince Sultan Bin Abdul Aziz. Il y est stipulé, à l’article 1 du titre IV : «Les relations entre les deux gouvernements seront directes et sans intermédiaires. Les contrats d’armements et de prestations de service y afférant le seront également.»

Un schéma d’escroquerie d’Etat

Pourtant, comme l’a montré l’instruction du juge Van Ruymbeke, DCN-I et Sofresa, les deux entreprises para-publiques chargées de ces commandes, ont multiplié le recours à des intermédiaires (dont Takieddine et el-Assir) et à des sociétés off-shore, avec le versement de dessous de table pudiquement camouflés dans les comptes sous le nom de FCE : Frais Commerciaux Exceptionnels. Le caractère illicite de ces FCE, même s’ils étaient validés par les douanes et les services fiscaux, étaient bien connu des entreprises concernées. Ainsi, à la Sofresa, l’une des responsables a déclaré aux juges: «Les contrats de commissions ne se traitaient pas en Arabie Saoudite. En effet, pour la partie saoudienne, il ne faut pas que l’on sache qu’il y a des commissions puisque c’est interdit. La discrétion impose une négociation avec des intermédiaires, en dehors de l’Arabie.» De même, Anne Le Lorier, alors conseillère économique d’Edouard Balladur, soulignait le risque, en cas de révélation des FCE à l’Arabie Saoudite, de voir la France être accusée de «faux contrat». «Le système a duré des années, dénonce Bérenger Tourné. Nous sommes dans un schéma d’escroquerie d’Etat à Etat où la France gonflait sciemment le prix des matériels livrés pour pouvoir corrompre, avec les propres deniers de ses clients, les dignitaires des pays acheteurs. Si le Pakistan ou l’Arabie Saoudite décident aujourd’hui de déclencher les clauses anti-corruption des contrats, la facture pourrait êtes salée pour le Trésor public».

A lire :Un conseiller de Trump… épinglé dans l’affaire Karachi

En effet, l’article 47, interdisant les «cadeaux corruptifs» du contrat Agosta est rédigé à peu près dans les mêmes termes que celui figurant dans le contrat «Bravo» signé entre Paris et Taipei en août 1991 pour le vente des fameuses «frégates de Taiwan». Après la mise au jour de commissions illicites dans ce marché -autre affaire d’Etat déjà instruite par le juge Van Ruymbeke-, le gouvernement taïwanais a réclamé des sanctions devant une Cour d’arbitrage. Et en 2011, après dix années de bataille judiciaire, la France a été condamnée à lui régler des pénalités record de 630 millions d’euros, dont 460 millions à la charge de l’Etat et 170 millions pour Thales (anciennement Thomson-CSF), le vendeur des frégates. «Il va sans dire que le parallèle entre les frégates de Taiwan et les contrats Agosta ou Sawari 2 est édifiant, renchérit Me Tourné, puisque le même schéma d’escroquerie d’Etat se retrouve dans ces deux contrats, au préjudice cette fois du Pakistan et de l’Arabie Saoudite».

 

http://www.lepoint.fr/justice/karachi-un-scandale-d-etat-bientot-devant-le-tribunal-03-11-2016-2080383_2386.php

Karachi : un scandale d’État bientôt devant le tribunal ?

 

La chambre d’instruction de la cour d’appel de Lyon se penche depuis jeudi sur le financement de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995.

 

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Modifié le 03/11/2016 à 14:21 – Publié le 03/11/2016 à 13:00 | Le Point.fr
Ziad Takieddine a reconnu devant les juges avoir versé des fonds au camp Balladur.
Ziad Takieddine a reconnu devant les juges avoir versé des fonds au camp Balladur. © AFP/ JACQUES DEMARTHON

 

Rétrocommissions dans l’affaire Karachi en 1995, fonds libyens en 2007, Bygmalion en 2012… À droite, la liste des instructions ouvertes pour financement illégal de campagne électorale commence à être longue. Les enquêtes, toujours plus fastidieuses. Ce jeudi 3 novembre 2016, plus de 20 ans après les faits, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon se penche enfin sur l’affaire Karachi. Et doit confirmer ou non le renvoi devant le tribunal correctionnel de plusieurs « seconds couteaux » d’Édouard Balladur, soupçonnés d’avoir aidé l’ancien Premier ministre à réunir des fonds en vue de l’élection présidentielle de 1995. De son côté, Balladur, 87 ans, profite pour le moment des lenteurs de la Cour de justice de la République, seule compétente à juger des délits commis par les ministres dans l’exercice de leurs fonctions.

L’affaire est certainement un des plus gros scandales politico-financiers des dernières décennies. En 1994, alors qu’Édouard Balladur est chef de gouvernement et François Léotard ministre de la Défense, la Direction des constructions navales internationales (DCN-I) s’attelle à conclure un contrat très juteux avec le Pakistan portant sur la construction de trois sous-marins. L’entreprise Thomson, elle, appuyée par la Sofresa – un organisme mandaté par l’État français chargé de veiller à la bonne exécution des contrats commerciaux avec l’Arabie saoudite –, remporte un marché de plusieurs milliards de francs. La survenue d’un attentat à Karachi, au Pakistan, le 8 mai 2002, causant la mort de 11 salariés français de la DCN, poussera les juges d’instruction à s’intéresser de plus près à la manière dont ces contrats d’armement ont été conclus. Et, surtout, qui en a profité…

Magouille politique

Alors que le procès de plusieurs personnes avait été ordonné en 2014 par les juges d’instruction, la Cour de cassation a demandé, début 2016, à ce que le dossier soit réexaminé par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon, qui doit statuer sur d’éventuelles prescriptions. Fin octobre, l’avocat général Jean-Paul Gandolière, en vue de l’audience, a adressé aux différentes parties un épais réquisitoire cité par Mediapart et que Le Point.fr a pu consulter. Ce document, très précis, résume des années de magouille politique et de soupçons de financement véreux de campagne électorale.

Tout part d’une rencontre fortuite dans les années 80 entre un homme d’affaires sulfureux, Ziad Takieddine, ancien directeur général de la station Isola 2000, et François Léotard, futur ministre de la Défense du gouvernement Balladur. Les deux hommes se connaissent un peu et Takieddine va rapidement faire fructifier ses relations. En avril 1993, les voilà donc qui dînent ensemble à l’hôtel de Brienne. L’homme d’affaires tente de convaincre le ministre du rôle que pourrait jouer un certain Ali Ben Moussalem dans les relations commerciales de la France avec l’Arabie saoudite. L’idée suit son chemin et les deux intermédiaires sont introduits auprès du Premier ministre, Édouard Balladur, de son directeur de cabinet Nicolas Bazire, de Thierry Gaubert (membre du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy) et surtout de Renaud Donnedieu de Vabres, conseiller spécial du ministre de la Défense.

Des intermédiaires « inutiles »

Petit à petit, le clan Balladur va réussir à imposer le « réseau K », en tant qu’intermédiaire, dans les contrats d’armement passés entre la DCN et le Pakistan, d’une part, Thomson et l’Arabie saoudite d’autre part. Les entreprises françaises n’ont pas voix au chapitre : « J’aurais été fou de ne pas prendre en considération ce conseil qui venait du cabinet du ministre », confie aux enquêteurs l’ancien PDG de la DCN. Entendus, de nombreux cadres du groupe auront le même discours, comme le vice-président international de la DCN-I : « [Takkieddine] m’a déclaré qu’il venait me voir pour le contrat Agosta Pakistan, que nous étions en train de le perdre, que les Allemands revenaient en force, que nous nous occupions mal du niveau politique. (…) Takieddine se proposait de remédier à cette lacune. Pour ce faire, il lui fallait un accord de consultant. (…) Nous étions proches de la victoire. Il était courant que des agents viennent au secours de la victoire peu avant la signature d’un contrat. Par contre, c’était la première fois que ceux-ci [venaient] sur recommandation du pouvoir politique français. »

Interrogé, Gérard-Philippe Menayas, directeur administratif et financier de la DCN-I, ira encore plus loin : « À l’époque où monsieur Takieddine est apparu, la signature du contrat était certaine dans cette affaire. » Ziad Takieddine a été « imposé par le pouvoir politique », à savoir le « ministre de la Défense ou son cabinet », ajoutera-t-il. Autant de témoignages qui permettent à l’avocat général, dans son réquisitoire, de qualifier le réseau « K » de « réseau inutile ». Le même procédé sera utilisé avec l’Arabie saoudite, alors même que, selon une note retrouvée par les enquêteurs, et signée de la main d’Alain Juppé, ex-ministre des Affaires étrangères, « le roi, comme le prince Sultan et le prince Saoud [avaient] confirmé qu’ils souhaitaient, dans ce domaine, des relations d’État à État sans intermédiaires ou agents qui touchent des commissions ».

Un réseau « parasite »

 

Pour obtenir des contrats, l’usage, pratiqué à l’époque par toutes les grandes entreprises mondiales était de copieusement arroser les dignitaires des régimes étrangers. Les commissions étaient si importantes – « exorbitantes », selon l’expression de l’avocat général – que, couplées à d’autres problèmes relatifs à l’exécution du marché, la perte totale du contrat pakistanais Agosta s’élèvera… à 1,3 milliard de francs. Lorsque Jacques Chirac arrive au pouvoir, il fait immédiatement cesser ces commissions, soupçonnant qu’une partie d’entre elles soient destinées à financer la carrière politique de son plus grand rival. Un contrôleur général des armées, chargé par le ministère de la Défense de faire le clair sur cette histoire en octobre 1997, ne dira pas autre chose aux enquêteurs qui l’interrogent : des rétrocommissions ont probablement été versées : « C’était la vraie finalité du contrat », affirmera-t-il.

De facto, les juges vont s’apercevoir que, non contents d’encaisser leurs commissions via des sociétés offshore, les membres du réseau « K » retiraient des espèces en Suisse avant de les faire entrer en France… Les banques ne sont pas regardantes. « Pourriez-vous me confirmer la signature de Ziad Takieddine ? Il n’avait pas son passeport sur lui. Merci », lit-on ainsi dans une note de la BCP entre les mains de la justice.

Des liasses de 500 francs dans du papier journal

À l’approche des élections françaises, les retraits se font beaucoup plus importants. Takieddine craint les douanes françaises et s’arrange pour apparaître le moins possible. Les fonds transitent par les comptes d’un cheikh au Koweït et sont retirés à la banque suisse par un homme de confiance, qui les empile par liasses de 500 francs dans du papier journal et des sacs en plastique. Questionné, Takieddine finira par reconnaître avoir remis des espèces au clan Balladur, qui continue, encore aujourd’hui, à nier ardemment. Les preuves sont pourtant accablantes.

En octobre 1995, le Conseil constitutionnel fait remarquer que des dépôts d’espèces de 13 millions de francs sur les comptes de campagne du candidat sont dépourvus du moindre justificatif et que certaines dépenses n’ont pas été comptabilisées. « M. Balladur a reçu plus de 13 millions de francs en espèces, ce qui représente 26 fois les sommes ainsi recueillies par M. Jospin et 30 fois celles reçues par M. Chirac », notent, espiègles, les sages. Des sommes qui correspondent à des ventes d’objets divers et le produit de quêtes pendant la campagne, répondra le clan Balladur. Certaines personnes suggérant que les fonds spéciaux de Matignon avaient été utilisés.

Dans un autre volet de l’affaire, les juges soupçonnent que l’arrêt du versement des commissions décidé par Jacques Chirac en arrivant au pouvoir soit à l’origine de l’attentat de Karachi de mai 2002. Les victimes de l’explosion, défendues par plusieurs avocats, dont les pugnaces Marie Dosé et Olivier Morice, font pression pour que les investigations se poursuivent. Leur constitution de partie civile est contestée par les avocats de la défense. La Cour de justice de la République (CJR), où sont poursuivis Édouard Balladur et François Léotard, vient de reconnaître que les faits n’étaient pas prescrits. « Nous voulons que tout cela accélère », conclut Me Morice.

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/12/16/97001-20161216FILWWW00287-attentat-de-karachi-le-parquet-de-paris-refuse-l-ouverture-d-une-nouvelle-enquete.php

Attentat de Karachi: le parquet de Paris refuse l’ouverture d’une nouvelle enquête

 

  • Mis à jour le 16/12/2016 à 19:04
  • Publié le 16/12/2016 à 18:48

Selon des informations de France Info, le parquet de Paris a refusé aux victimes de l’attentat de Karachi, au Pakistan, l’ouverture d’une enquête pour violation du secret défense. Cette attaque avait coûté la vie à 14 personnes, dont 11 employés français de la DCN en 2002.

Dans le détail, un des blessés de l’attentat, Gilles Sanson, demandait en effet la déclassification d’un audit de sécurité réalisé sur le site de Karachi par le GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale) cinq mois après l’attaque. Ce document n’a jamais été déclassifié. Pourtant, l’armée pakistanaise, soupçonnée d’être impliquée dans l’attentat, y aurait eu accès, selon l’enquête. Des responsables de la DCN auraient ainsi envoyé des extraits de ce rapport à l’armée et au ministère de la Défense pakistanais.

Le procureur adjoint, Véronique Degermann, a expliqué dans un courrier, toujours selon France Info, qu’elle « n’envisage pas d’ouvrir une enquête préliminaire du chef de compromission, en l’absence de dénonciation de l’autorité qui aurait procédé à la classification de l’audit de sécurité visé [le ministère de la Défense]« . Le parquet de Paris précise que les faits  »supposés établis, apparaissent en toute hypothèse, prescrits ».

En 2008, des perquisitions menées au siège de la DCNS, dans le cadre d’une enquête sur des faits présumés de corruption, relancent l’affaire. Les enquêteurs mettent en effet la main sur des documents faisant état de commissions versées en marge de contrats de ventes d’armes. En l’espèce la vente, en 1994 au Pakistan, de sous-marins français Agosta pour un montant de 850 millions d’euros. Pour faciliter la transaction, le versement de commissions à des intermédiaires pakistanais aurait donc été prévu, comme il est alors d’usage et comme la loi ne l’interdit pas encore. Mais à son arrivée à l’Élysée en 1995, Jacques Chirac ordonne l’arrêt du versement de ces commissions.

Or l’une des notes versées au dossier de l’instruction indique que «l’attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l’armée (pakistanaise) et au sein des bureaux de soutien aux guérillas islamistes» des services secrets pakistanais. Selon le document, «les personnalités ayant instrumentalisé le groupe islamiste qui a mené à bien l’action poursuivaient un but financier : obtenir le versement de commissions non honorées». En clair, l’attentat aurait été commandité, en manière de représailles, par de hauts responsables pakistanais mécontents de ne pas recevoir l’argent promis.

À partir du moment où les enquêteurs envisagent l’existence d’un réseau de corruption autour du contrat Agosta, ils tentent d’en identifier les bénéficiaires. En France, les regards se tournent vers Édouard Balladur. Comme premier ministre, c’est lui qui a autorisé la vente des sous-marins. Comme candidat à la présidentielle de 1995, il aurait pu bénéficier de l’argent des rétrocommisisons pour financer une partie de sa campagne. C’est en tout cas la thèse d’Olivier Morice, avocat de plusieurs familles des victimes de l’attentat de Karachi. Cela expliquerait selon lui pourquoi Jacques Chirac a ordonné en 1995 l’arrêt du versement des commissions, ne voulant pas que celles-ci financent la campagne de son ex-rival.

LIRE AUSSI :
» De l’attentat de Karachi au «Karachigate»
» Dossier spécial : Karachi, de l’attentat à l’affaire

 

http://www.editions-stock.fr/le-contrat-9782234062399

Le contrat

 

Le contrat

Karachi, l’affaire que Sarkozy veut oublier

 

Enquêter sur l’affaire de Karachi, c’est un peu comme essayer d’ouvrir un coffre-fort enfoui dans les sous-sols de l’État. Rares sont ceux qui veulent faire le casse avec vous.
L’affaire de Karachi débute le 8 mai 2002. Ce jour-là, à six mille kilomètres de Paris, onze ingénieurs et techniciens français de la Direction des constructions navales (DCN) sont tués dans un attentat à la voiture piégée au Pakistan. Al-Qaida est immédiatement désigné comme responsable. Très vite, la raison d’État s’empare du dossier.
Comme dans une poupée russe, une deuxième affaire va s’emboîter dans la première. Les employés de la DCN morts à Karachi travaillaient à l’exécution d’un contrat d’armement signé en toute hâte le 21 septembre 1994 par le gouvernement d’Édouard Balladur. Un an avant l’élection présidentielle. Nom du contrat : Agosta. Montant de l’opération : 825 millions d’euros. Derrière Agosta se cache en réalité une incroyable affaire de corruption internationale où l’on voit défiler intermédiaires sulfureux, commissions occultes, paradis fiscaux et appétits politiques voraces.
Après plus de deux ans d’enquête, les auteurs livrent aujourd’hui de nombreux témoignages et documents inédits sur une affaire d’États dont ils ont pu établir que l’un des principaux acteurs est un certain Nicolas Sarkozy. Un ouvrage aux multiples révélations qui jette une lumière crue sur le business étatique des ventes d’armes et son corollaire, le financement occulte de la vie politique française. Le trou noir de la République.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Classe_Scorp%C3%A8ne

Classe Scorpène

(Redirigé depuis Scorpène)
Classe Scorpène
Image illustrative de l'article Classe Scorpène
Le scorpène malaisien Tunku Abdul Rahman lors d’essais à la mer
Caractéristiques techniques
Type Sous-marin d’attaque conventionnel (SSK)
Longueur de 60 à 76 m
Déplacement de 1650 t à 1870 t (surface)
2000 t (plongée)
Vitesse plus de 20 nœuds (37 km/h)
Profondeur plus de 300 mètres
Caractéristiques militaires
Armement 6 tubes de 533 mm avec 18 torpilles.
Rayon d’action 6 500 milles marins (12 000 km) à 8 nœuds (15 km/h) en surface, 550 milles marins (1 000 km) à 4 nœuds (7 km/h) en plongée
Autres caractéristiques
Équipage 33
Histoire
Constructeurs
Commanditaire
Navires construits 4
Navires prévus 19
Navires annulés 4
Navires en activité 4
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modifier Consultez la documentation du modèle

La classe Scorpène est un type de sous-marin à propulsion classique de nouvelle génération développé et fabriqué en France par le groupe DCNS en coopération avec l’industriel espagnol Navantia à des fins de ventes à l’exportation, DCNS étant autorité de conception des Scorpène. Le Chili et la Malaisie ont déjà passé commande de deux de ces sous-marins chacun, l’Inde et le Brésil ont commandé respectivement 6 et 4 unités avec un transfert de technologie.

Sommaire

Description

La famille Scorpène est composée de 3 types de sous-marins :

  • le Scorpène Compact, adapté aux eaux littorales est particulièrement discret grâce à l’utilisation du système sous-marin anaérobie Mesma comme mode de propulsion principal ;
  • le Scorpène Basic, sous-marin multimission ;
  • le Scorpène 2000, sous-marin anaérobie, équipé du système de propulsion anaérobie Mesma comme mode de propulsion secondaire.

Ils bénéficient d’une coque en acier HLES 80, d’un système de combat français intégré et d’un système de conduite de plate-forme centralisé complètement automatisé qui permet de réduire l’équipage tout en maintenant un haut niveau de sécurité en plongée.

Historique

Les premiers Scorpène ont été construits pour la marine chilienne sur les chantiers de Cherbourg et de Carthagène, la première unité ayant été livrée en septembre 2005. Deux autres Scorpène ont été commandés par la Marine royale malaisienne en 2002 : le Tunku Abdul Rahman, lancé en octobre 2007 à Cherbourg, livré le 27 janvier 20091, et le Tun Razak, lancé à Carthagène en octobre 2008. À cette occasion, les industriels espagnols et français du secteur de la défense navale ont été appelés à participer activement au développement en Malaisie d’une industrie locale dans le domaine de la réparation et de l’entretien des sous-marins2.

En 2008, DCNS demande à son avocat Me Jean-Georges Betto 3 de traduire Navantia devant la Cour internationale d’arbitrage pour avoir pillé ses droits de propriété intellectuelle en vue de développer le programme de sous-marins domestiques espagnols de la classe S-80. En 2010, les parties mettent fin à leur litige en cessant leur coopération sur les sous-marins Scorpène qui seront désormais commercialisés et réalisés uniquement par DCNS4.

Caractéristiques

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DCNS a étudié sur les Scorpène l’intégration d’accumulateurs lithium permettant de doubler l’autonomie en plongée5.

Exploitants

Enquête sur des soupçons de corruption lors de la vente de sous-marins au Brésil en 2008 dans AC ! Brest 220px-Scorpene_malaisien_2_vue_de_trois_quart_arriere_2

Le Tunku Abdul Rahman malais à Lorient durant ses essais

Brésil

Article détaillé : Marine brésilienne.

Le pays construit sous licence 4 Scorpène2000 dans le cadre du Plan stratégique de défense annoncé le 7 septembre 2008. Ils sont plus lourd de quelque 150 tonnes et plus long de 5 mètres que le modèle standard soit 71,62 m de long avec un déplacement de 1 870 t en surface6.

Le contrat est signé à Rio de Janeiro le 23 décembre 2008 pour un montant estimé à 6,7 milliards d’euros, dont 4,1 à DCNS7 et le solde à son partenaire local de génie civil Odebrecht pour la construction d’une base navale à Itaguaí devant abriter ces navires8. Les bâtiments sont assemblés sous transfert de technologie à l’Arsenal de Marinha do Rio de Janeiro par Itaguaí Construções Navais, une coentreprise entre Odebrecht (59 %) et DCNS (41 %)9. Par ailleurs, la France assistera le Brésil dans le développement d’un sous-marin nucléaire d’attaque10,11. En date d’octobre 2016, alors que près de 700 personnes sont impliqué dans la construction des deux premiers submersibles, il est prévu que les « SBR »-1 à 4 (Scorpène Brazil) dont les numéros de coque vont de S-40 à S-43 soit lancé en juillet 2018, septembre 2020, décembre 2021 et décembre 202212 après prés de trois de retard sur le programme initial suite à des restrictions budgétaires.

no  coque Nom Construction Lancement (estimation) Mise en service Base navale
S-40 Riachuelo (pt) juillet 2018
S-41 Humaitá septembre 2020
S-42 Tonelero décembre 2021
S-43 Angostura décembre 2022

Chili

Article détaillé : Marine chilienne.
no  coque Nom Construction Lancement Mise en service Base navale
SS-22 General Carrera (es) 24 novembre 2004 20 juillet 2006
SS-23 General O’Higgins (es) 1er novembre 2003 9 septembre 2005

Inde

Article détaillé : Marine indienne.

En octobre 2005, dans le cadre du programme P-75, un accord a été conclu à Paris sur la construction en Inde de six Scorpène dont 2 équipés d’une propulsion anaérobie AIP avec une option pour 3 à 6 autres au-delà de 201813, accompagnée de la vente de 36 missiles antinavires Exocet SM-39, pour un montant annoncé de 2,4 milliards d’euros. La construction des sous-marins d’attaque conventionnels doit se faire dans les docks de Mazagon (port de Bombay). La marine indienne doit être le maître d’ouvrage du projet qui prévoit un transfert partiel de technologie, la fourniture de certains équipements et une assistance technique, notamment du groupe Thales et de DCNS. Comme pour les frégates La Fayette vendues à Taïwan (affaire des frégates de Taiwan), une clause de transparence financière a été signée lors de la signature des contrats pour permettre « d’éviter toutes formes de corruption« . Le programme connaît un retard d’environ trois ans en raison des difficultés de remise à niveau du chantier indien et surtout par leur propension à ne pas respecter les procédures du transfert de technologie du groupe français DCNS. Le premier Scorpène indien, l’INS Kalvari, a été mis à l’eau le 29 octobre 2015 a Bombay pour commencer les essais à quai préalables aux premiers essais en mer prévus en 2016, le sixième Scorpène ne sera livré qu’au second semestre 2020 avec trois ans de retard sur le calendrier initial. En janvier 2016 le directeur des programmes de DCNS déclare que la marine indienne veut trois Scorpène de plus, identiques aux six premiers et dans les mêmes conditions commerciales14. Par ailleurs le Scorpène ou le Marlin de DCNS sont en concurrence avec les produits de TKMS et du Bureau d’étude Rubin pour un nouveau contrat de 6 nouveaux sous-marins, dont 4 seraient construits en Inde, dans le cadre du Projet P-75 I afin de faire face à la puissance navale montante de la Chine13,14.

no  coque Nom Construction Lancement Mise en service Base navale
S50 INS Kalvari (en) 1er avril 2009 28 octobre 2015 juin 2017
S51 INS Khanderi (en) 12 janvier 2017 Avant 2020
S52 INS Vela (en) Avant 2020
S53  ? Avant 2020
S54  ? Avant 2020
S55  ? Avant 2020

Malaisie

Article détaillé : Marine royale malaisienne.
no  coque Nom Construction Lancement Mise en service Base navale
KD Tunku Abdul Rahman (en) décembre 2003 octobre 200715 janvier 200915 Port Klang
KD Tun Abdul Razak (ms) octobre 200815 200915 Port Klang

Échecs de vente

Notes et références

  1. « DCNS livre un sous-marin du type Scorpène à la Malaisie » [archive], sur www.meretmarine.com, Mer et Marine, 28 janvier 2009 (consulté le 2 février 2009)
  2. (en) « Spain, France Invited To Help Develop Malaysia’s Submarine Maintenance Industry » [archive], sur bernama.com.my, Bernama, 8 octobre 2008 (consulté le 9 octobre 2008)
  3. Submarine dispute runs aground, Global arbitration Revview, 23 November 2010, http://globalarbitrationreview.com/news/article/28927/submarine-dispute-runs-aground/ [archive]
  4. Sous-marins : DCNS et Navantia reprennent leur liberté, Les Echos, 12 novembre 2010, http://www.lesechos.fr/12/11/2010/lesechos.fr/020927714393_sous-marins—dcns-et-navantia-reprennent-leur-liberte.htm [archive]
  5. (fr) « Sous-marins Scorpène et batteries Li-ion : doublement de l’autonomie en plongée » [archive], sur dcnsgroup.com, DCNS (consulté le 13 novembre 2008)
  6. « Brésil : Report de mise à l’eau du premier Scorpène » [archive], sur http://www.ttu.fr/ [archive], 9 novembre 2016 (consulté le 17 novembre 2016).
  7. (fr) Yann Le Guernigou et Sophie Louet, « France et Brésil signent pour 6 milliards d’euros de contrats » [archive], sur fr.reuters.com, Reuters, 23 décembre 2008 (consulté le 23 décembre 2008)
  8. (fr) Alain Ruello, « Paris va signer une importante vente d’armes avec Brasilia », Les Échos,‎ 23 décembre 2008 (lire en ligne [archive])
  9. (pt) Roberto Silva, « Brasil Construirá 6 FREMMs e 4 Scorpènes » [archive], sur defesabr.com, Defensa BR, 4 septembre 2008 (consulté en 6 septembre 2008 la première tôle a été découpée en juillet 2011 en présence de la présidente brésilienne et du ministre gérard longuet)
  10. (fr) Emmanuel Gaudez, « DCNS remporte un contrat majeur au Brésil » [archive], sur dcnsgroup.com, DCNS, 23 décembre 2008 (consulté le 23 décembre 2008)
  11. (pt) « Submarino Nuclear: Nota à imprensa » [archive], sur naval.com.br, Ministère de la Défense brésilien, 17 juillet 2009 (consulté le 20 juillet 2009)
  12. « Sous-marins brésiliens : calendrier de construction des 4 sous-marins classiques » [archive], sur http://www.corlobe.tk/ [archive], 7 octobre 2016 (consulté le 13 octobre 2016).
  13. a et b « Actualités-Inde », SUB-MARINE, no 9,‎ janvier-février-mars 2016, p. 19
  14. a et b « L’Inde veut trois sous-marins Scorpène supplémentaires de DCNS » [archive], sur La Tribune (consulté le 25 janvier 2016)
  15. a, b, c et d (en) « SSK Scorpene Class Attack Submarine, France » [archive], sur naval-technology.com
  16. (en) « Pakistan to buy German subs, ignore French » [archive], sur paktribune.com, Pak Tribune, 26 novembre 2008 (consulté le 26 novembre 2008)
  17. Henri Kenhmann, « Le CSIC confirme la vente des sous-marins au Pakistan » [archive], sur http://www.eastpendulum.com/ [archive], 15 octobre 2016 (consulté le 17 novembre 2016).

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Des journalistes disent leur inquiétude pour la liberté de la presse en France

Mieux vaut tard que jamais, m’enfin bon, ils auraient quand même pu écouter beaucoup plus tôt les victimes de Josette Brenterch du NPA de Brest et de ses divers complices, au lieu de les mépriser ou de s’en « moquer » avec le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi…

 

http://www.liberation.fr/france/2017/05/18/monsieur-le-president-il-n-appartient-pas-a-l-elysee-de-choisir-les-journalistes_1570485

Monsieur le Président, il n’appartient pas à l’Elysée de choisir les journalistes

 

Par LIBERATION — 18 mai 2017 à 17:12
Arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée pour la passation de pouvoirs avec François Hollande, le 14 mai. Photo Albert Facelly pour Libération

Une vingtaine de sociétés des journalistes de médias nationaux, dont celle de «Libé», et des directeurs de rédactions s’inquiètent de l’organisation de la communication présidentielle, à l’occasion du déplacement d’Emmanuel Macron au Mali.

  • Monsieur le Président, il n’appartient pas à l’Elysée de choisir les journalistes

Monsieur le Président,

Vous effectuez demain votre premier déplacement de chef d’Etat au Mali. Avant votre décollage, nous souhaitons vous transmettre nos inquiétudes quant à l’organisation de la communication présidentielle qui est en train de se mettre en place depuis votre entrée en fonction.

Pour des raisons de place ou de sécurité, nous comprenons la nécessité de constituer des pools de journalistes – parfois, et à condition que toutes les rédactions y aient accès selon un roulement établi. En revanche, il n’appartient en AUCUN CAS à l’Elysée de choisir ceux d’entre nous qui ont le droit ou non de couvrir un déplacement, quel qu’en soit le thème (défense, diplomatie, économie, éducation, social…). Ce n’est pas au président de la République, ou à ses services, de décider du fonctionnement interne des rédactions, du choix de leurs traitements et de leurs regards. Ce choix relève des directions des rédactions et des journalistes qui les composent, qu’ils soient permanents ou pigistes, JRI ou reporters, photographes ou dessinateurs.

Aucun de vos prédécesseurs ne s’est prêté à ce genre de système, au nom du respect de la liberté de la presse. Alors que la défiance pèse de plus en plus sur l’information, choisir celui ou celle qui rendra compte de vos déplacements ajoute à la confusion entre communication et journalisme, et nuit à la démocratie.

Premiers signataires :

Les sociétés des journalistes de l’AFP, BFM TV, Les Echos, Europe 1, Le Figaro, France 2, Rédaction nationale de France 3, France Culture, France Info, France Inter, Libération, les JT de M6, Mediapart, Le MondeLe Parisien, Le Point, RFI, RMC, RTL, Télérama, TF1, La Vie

Jean-Philippe Baille, directeur de la rédaction de RTL
Frédéric Barreyre, directeur de la rédaction de France Culture
Luc Bronner, directeur de la rédaction du Monde
Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières
Guillaume Dubois, directeur de L’Express
Nassira El Moaddem, directrice du Bondy Blog
Michel Field, directeur de l’information de France Télévisions
Jean-Marc Four, directeur de la rédaction de France Inter
Johan Hufnagel, directeur des éditions de Libération
Laurent Joffrin, directeur de la publication de Libération
Eric Kervellec, directeur de la rédaction de France Info
Edwy Plenel, directeur de Mediapart

LIBERATION



La CFDT n’est pas convaincue par la « démarche » extrême-gauchiste annoncée par le nouveau chef de l’Etat

« Par expérience, je sais qu’une sécurité financière permet de se concentrer sur sa recherche d’emploi », répond Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, interrogé sur le « système universel » d’indemnisation du chômage que les extrême-gauchistes brestois de l’équipe d’Emmanuel Macron nous préparent pour la rentrée.

Tous les chômeurs, tous les salariés ayant connu le chômage le savent eux aussi, naturellement.

Mais à l’instar des professeurs d’économie qui les encadrent, tels Josette Brenterch et son vieux complice Arnaud Hell, les fonctionnaires qui militent à l’extrême-gauche ne veulent pas entendre parler de ces contingences matérielles qui ne les intéressent pas, vu qu’ils ne risquent pas de se retrouver un jour au chômage, même en multipliant quotidiennement les fautes professionnelles les plus lourdes – le cas de l’ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars et compatriote ruthénois de Richard Ferrand qui aura finalement été révoqué de la fonction publique et condamné pour de multiples infractions pénales, dont des faux, des usurpations de titres, des dénonciations calomnieuses, diverses violences avec armes, du proxénétisme aggravé, constitue à cet égard l’exception qui confirme la règle.

« Notre enquête auprès des salariés l’a montré, il y a une profonde aspiration à rendre plus visible ce qui fait la vie quotidienne des salariés, les questions de conditions de travail, la construction de vrais espaces de dialogue pour les salariés… » dit aussi Laurent Berger.

Mais encore une fois, les conditions de travail des salariés n’intéressent pas les fonctionnaires de l’extrême-gauche, ils refusent d’en entendre parler.

En fait, comme l’ont appris à leurs dépens quasiment tous les chômeurs, précaires et exclus qui à compter de la création du réseau de collectifs AC ! au cours de l’année 1993-1994 ont rejoint ce mouvement et tenté d’y proposer ou développer d’autres activités que de la distribution de tracts pour les campagnes électorales de la LCR après ses fameuses « marches » initiales, ces fonctionnaires réagissent même de façon extrêmement violente à toute tentative d’expression de salariés sur leurs conditions de vie.

Leur vrai problème, c’est de les faire taire, comme l’ont bien vu à compter de l’année 2008 tous les témoins des harcèlements et autres exactions dont je suis victime depuis le début de mon expression publique anonyme sur le sujet du harcèlement moral en entreprise, d’abord sur le site Rue89 en 2008 et 2009, puis sur Le Post et les différents autres sites où j’ai pu m’exprimer, toujours anonymement.

Car ils s’opposent radicalement à toute forme d’indemnisation ou de rémunération du chômage, qu’ils jugent toujours scandaleuse alors qu’eux-mêmes se battent, non pas pour être payés à ne rien faire, mais pour être mieux payés à travailler – et à travailler dur -, leurs traitements de fonctionnaires étant toujours insuffisants et selon eux de montants très inférieurs aux salaires du privé.

Ils considèrent aussi que contrairement à ce qu’ils en pensent eux-mêmes, les chômeurs n’auraient pas à chercher du travail mais à accepter celui que peuvent leur offrir les organismes compétents, l’ANPE autrefois, aujourd’hui Pôle emploi, et peut-être demain l’Etat, conformément à leurs voeux les plus chers.

Ainsi sont-ils cohérents dans leur perception du chômage et de la condition salariale : toujours trop payés, qu’ils soient en poste ou au chômage, même en fin de droit ou au RSA, les salariés nécessitent d’être cassés, mis au pas ou plus bas que terre, surtout lorsqu’ils sont ingénieurs ou cadres.

 

https://www.lesechos.fr/economie-france/social/0212088588003-laurent-berger-passer-a-la-hussarde-sur-le-code-du-travail-ca-ne-marchera-pas-2087072.php

Laurent Berger : «Passer à la hussarde sur le Code du travail, ça ne marchera pas»

 

 

INTERVIEW – Le secrétaire général de la CFDT met en garde le chef de l’Etat contre une forme de pouvoir trop verticale. Il l’appelle à développer la cogestion dans les entreprises.

 

Quelle lecture la CFDT fait-elle des résultats de l’élection présidentielle ?

Ce qui frappe, c’est le peu d’enthousiasme après la victoire d’Emmanuel Macron sur le Front national, l’absence d’émotion, contrairement au 21 avril 2002. Cette élection présidentielle révèle plusieurs choses : une formidable attente de renouvellement, mais aussi beaucoup de défiance à l’égard des responsables politiques ainsi qu’un sentiment d’abandon de la part de certains Français. Il y a une sorte de « nihilisme » politique qui s’est exprimé. Trop de Français sont tout simplement « paumés ». La société française est en attente de sens et de décisions « à hauteur d’homme », au service d’un projet collectif et non pas imposé d’en haut. Le nouveau président doit faire attention à sa façon de fonctionner : une forme de pouvoir jupitérien, trop vertical, ne pourrait pas marcher.

Edouard Philippe vient d’être nommé Premier ministre. Y voyez-vous un signal positif ou négatif ? Et quel devrait être, selon vous, le profil du futur ministre du Travail ?

La CFDT prend acte de la nomination d’Edouard Philippe. Nous ne choisissons pas nos interlocuteurs. Personnellement, je ne le connais pas. Je ne sais pas quelle est sa conception du dialogue social. Il faudra qu’on le rencontre très vite pour entrer dans le fond des dossiers.

Pour ce qui est du prochain ministre du Travail, pour nous, dans l’idéal, ce doit être quelqu’un qui connaît le monde du travail, ses nécessités économiques mais aussi son besoin de justice sociale, quelqu’un qui croit au dialogue social et qui a envie de s’occuper d’emploi, mais aussi de travail. Notre enquête auprès des salariés l’a montré, il y a une profonde aspiration à rendre plus visible ce qui fait la vie quotidienne des salariés, les questions de conditions de travail, la construction de vrais espaces de dialogue pour les salariés…

Où sont les lignes de fracture dans la société française, selon vous ?

Ce ne sont pas 7 millions de partisans d’extrême droite qui ont voté Marine Le Pen au premier tour, ce sont souvent des Français qui ont l’impression d’être oubliés, à cause d’industries qui sont parties, de services publics qui ont fermé… Quand le premier médecin est à 45 kilomètres de chez vous, vous avez le sentiment d’être abandonné. Il faut sortir de la seule macroéconomie et faire des propositions qui changent réellement la vie de ces citoyens.

L’explosion des partis politiques préfigure-t-elle celle de certains syndicats ?

Nous devons tous nous demander si nous produisons des idées nouvelles depuis quinze ans. LR, PS… Les grands partis ont manifestement déserté ce champ. Pas nous. A la CFDT, nous sommes à l’écoute des demandes concrètes des travailleurs et dans un monde en forte mutation, nous portons un projet et des propositions.

Certains mettent la légitimité du président en doute parce qu’une partie de ses électeurs a voulu faire barrage au FN et n’a pas soutenu son programme. Qu’en pensez-vous ?

Emmanuel Macron est arrivé en tête au premier tour et il a obtenu 66 % des suffrages au second. Il est légitime. Il n’y a aucun doute là-dessus. Et personne n’a intérêt à ce qu’il échoue. On ne sait pas ce qui se passerait alors, je pense même au risque d’affrontements violents. Face à une société angoissée, le nouveau chef de l’Etat doit être vigilant sur la méthode. Il n’a aucun intérêt à y aller « à la hache » en déroulant un programme technocratique sans concertation. Ce serait perdant pour le pays et perdant pour lui. Le dialogue n’est jamais une perte de temps. Emmanuel Macron doit se nourrir des réflexions des acteurs et de la diversité de la société.

N’est-ce pas encore et toujours des grand-messes, donner du temps au temps alors qu’il y a une demande de résultats ?

La CFDT n’est ni une opposante ni une alliée par principe. Mais il faut faire attention à l’empilement. Prenons l’exemple de l’emploi. Ces dernières années, de nombreuses réformes ont été lancées pour lutter contre le chômage : rupture conventionnelle, nouvelles procédures pour les plans sociaux, restauration des marges des entreprises… Je demande qu’une éva­luation en soit faite.

Même chose sur les indemnités prud’homales que le président veut plafonner. On a mis en place un barème indicatif, ne faudrait-il pas d’abord mesurer ses résultats ? Nous pensons que le préjudice subi doit être réparé intégralement. J’attends d’ailleurs la démonstration de l’efficacité d’un plafonnement.

Il marche en Allemagne…

En Allemagne, ce qui est efficace, c’est le dialogue social. Quand on parle de souplesse du marché du travail, on cite aussi toujours ce pays en exemple. Mais j’aimerais que le patronat s’inspire de celui d’outre-Rhin également sur la cogestion. Le patronat allemand est moins conservateur que le nôtre. En France, la CFDT a pris le risque de soutenir la politique de restauration des marges des entreprises, mais le patronat ne joue pas le jeu en ne prenant aucun engagement sur l’emploi. Il faut qu’il sorte de la plainte permanente et s’engage réellement dans le dialogue social.

Donc vous ne voulez pas de la réforme du Code du travail qu’Emmanuel Macron a promise pour la rentrée par ordonnance ?

Ordonnance ou pas, ça, c’est une question qui concerne l’exécutif et le Parlement. Nous, c’est le fond qui nous intéresse. Une réforme du Code du travail à elle seule ne va pas créer de l’emploi. Nous croyons au renforcement du dialogue social dans l’entreprise, mais pas dans n’importe quelles conditions. Il faut y renforcer le pouvoir des salariés. Il faut dans le même temps que le socle garanti par la loi en l’absence d’accord reste à un niveau élevé, voire plus élevé qu’aujourd’hui.

En outre, une réforme hâtive du Code du travail serait contre-productive. Il faut regarder sujet par sujet ce qui relève de la négociation d’entreprise. Le temps de la concertation est indispensable. Si Emmanuel Macron veut passer à la hussarde, ça ne marchera pas. Il se trompe s’il croit que légiférer par ordonnance dès la rentrée lui permettra d’éviter un conflit social.

La CFDT défend donc le statu quo ?

Non, cela ne veut pas dire que la CFDT défend le statu quo. Mais le gouvernement devra commencer par évaluer, écouter, parler. Il devra jouer la transparence et la concertation, et donner du sens à son projet. Et ne pas se focaliser sur le seul Code du travail. Il ne faut pas oublier que les leviers essentiels pour développer l’emploi sont nombreux : investissements massifs dans la transition écologique, montée en gamme de nos industries, formation professionnelle et accompagnement soutenu pour les salariés comme pour les demandeurs d’emploi, action publique plus efficace, mais également développement de la cogestion dans les entreprises. Emmanuel Macron a évoqué ce sujet pendant la campagne électorale. Il est pour nous essentiel.

Le président de la République veut renforcer le rôle de l’Etat dans l’assurance-chômage. Craignez-vous d’être laissés de côté, comme c’est le cas pour l’assurance-maladie ?

Au départ, Emmanuel Macron parlait d’étatisation. Maintenant, il parle de tripartisme, ce qui n’est pas la même chose. Aujourd’hui, nous sommes dans une forme de tripartisme non avouée : l’Etat est concerné, ne serait-ce que parce qu’il agrée les conventions et qu’il garantit la dette du régime. Et, en réalité, il y a déjà un dialogue constant ­ – mais informel – entre l’Etat et les partenaires sociaux.

Une discussion va s’ouvrir à l’automne. Nous y sommes prêts. Mais il n’est pas question que nous soyons exclus de la définition des règles et de la gestion de l’assurance-chômage. Par ailleurs, le projet d’Emmanuel Macron pour aller vers un système universel amène plusieurs questions : quel niveau d’indemnisation serait garanti, quelle ampleur serait proposée pour l’aide au retour à l’emploi… Par expérience, je sais qu’une sécurité financière permet de se concentrer sur sa recherche d’emploi.

Que pensez-vous de la suppression de l’indemnisation pour les chômeurs qui refuseraient deux offres d’emploi, annoncée par le chef de l’Etat ?

C’est un pur affichage politique et une mesure cosmétique. Il y a déjà un dispositif de sanction ! Il faut arrêter avec cette idée reçue du chômeur à qui on doit mettre un coup de pied aux fesses pour qu’il retrouve du travail. Croyez-moi, j’ai côtoyé beaucoup de chômeurs qui n’attendaient que de l’accompagnement et des offres d’emploi.

Nicolas Barré, Les Echos
Leïla de Comarmond, Les Echos
Alain Ruello, Les Echos
Dominique Seux, Les Echos


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