Portrait du pédophile Cyprien Luraghi par une écolière du Népal

Très belle entrée dans le signe des Poissons et non moins superbe cadeau d’anniversaire pour la mère maquerelle Josette Brenterch du NPA de Brest, née le 23 février 1952 à Aunay-sur-Odon, dans le Calvados.

 
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Alexandre Djouhri interrogé par les juges dans l’affaire libyenne

Né Ahmed Djouhri le 18 février 1959 à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis, Alexandre Djouhri fait partie des natifs du Verseau qui n’ont pas du tout aimé la pleine lune du 9 février dernier.

Voir ici :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/02/16/9-fevrier-2020-une-pleine-lune-sensationnelle-anti-menteurs/

Et ci-dessous le compte rendu de son premier interrogatoire dans l’affaire libyenne, mercredi.

Très fâché avec des juges qui cherchent à lui extorquer quelques confidences sur sa vie privée, il n’a trouvé que des méchancetés à leur jeter à la figure et son avocat lui en a fait retirer pour les calmer.

Il n’a qu’à leur parler de moi, ils seront contents.

 

https://www.lepoint.fr/justice/exclusif-affaire-libyenne-ce-qu-alexandre-djouhri-a-dit-aux-juges-22-02-2020-2363929_2386.php

EXCLUSIF. Affaire libyenne : ce qu’Alexandre Djouhri a dit aux juges

 

VIDÉO. Lors de son premier interrogatoire, le 19 février, l’homme d’affaires, que la justice cherchait à entendre depuis des années, a dénoncé un « kidnapping judiciaire ».

 

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Modifié le 22/02/2020 à 15:10 – Publié le 22/02/2020 à 10:04 | Le Point.fr

 

Pour son premier interrogatoire face aux juges, Alexandre Djouhri aura fait en sorte que ses réponses – « C’est faux », « Je l’ai appris par la presse », « Des mensonges » – ne permettent en rien d’assembler les pièces du « puzzle » que constitue sa vie. Détenu à Fresnes depuis fin janvier et son extradition en provenance de Londres, l’homme d’affaires, considéré par les enquêteurs comme la clé de l’énigme libyenne, passé par les réseaux de Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, a enfin été entendu par la justice.

L’homme avait mis en place depuis des années une stratégie d’évitement, consistant, comme il l’avait confié à l’ancien député Alain Marsaud en 2015, à fuir la France ou à ne venir discrètement qu’en fin de semaine : « Parce que s’ils [les policiers, NDLR] me font une gardave [garde à vue, NDLR], ils la feront pas le week-end. »

Ce premier interrogatoire, qui s’est tenu dans la plus grande discrétion le 19 février dernier devant Aude Buresi et Marc Sommerer, a surtout été l’occasion pour les juges et Alexandre Djouhri de mesurer le rapport de force. Ce dernier réfutant la moindre assertion des magistrats – même devant l’évidence –, refusant de donner des indications sur son patrimoine ou l’état de ses affaires, et se permettant quelques sorties dont il a le secret : « Je sais qu’un complot médiatico-politico-judiciaire s’est mis en œuvre et je ne veux pas y participer. J’ai à faire à la face obscure de la justice », a-t-il expliqué.

Badge « Airbus »

Sur le fond de l’affaire, point de révélations. Les soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 n’ont pas été abordés à ce stade et feront l’objet d’une audition ultérieure. Les juges sont en revanche longuement revenus sur le rôle joué par Alexandre Djouhri dans l’obtention par Airbus de contrats juteux signés avec la Libye en juillet 2006. « Je n’ai pas joué le rôle d’intermédiaire ou de consultant pour Airbus. J’ai juste fait en sorte que Bechir Saleh [l'ancien président d'un fonds d'investissement libyen gérant plusieurs milliards de dollars, NDLR] choisisse Airbus contre Boeing », a assuré Alexandre Djouhri.

Lequel poursuit : « Cela consistait à lui dire qu’il serait en sécurité et que la Libye serait soutenue par la France pour retrouver sa place dans le concert des nations […] Après le règlement des indemnités pour les victimes du DC-10 d’UTA [un attentat ayant fait 170 morts, dont 54 Français en 1989, NDLR] pour aller de l’avant, il fallait acheter français. Il ne fallait pas laisser Boeing passer. » Le contrat se signera au Salon aéronautique de Farnborough en juillet 2006, en présence de Bechir Saleh. Une transaction pour laquelle Alexandre Djouhri jure aujourd’hui ne pas avoir touché de commission, ni en son nom ni en faveur du dignitaire libyen.

Et qu’importe si des photos le montrent sur place, un badge « Airbus » accroché au veston – « Je n’ai pas fait attention », dit-il – ou si des anciens cadres dirigeants du groupe d’aviation, comme Marwan Lahoud, ont fait état devant les enquêteurs de pressions amicales venues de l’Élysée en 2009 : « En sortant du bureau de Claude Guéant, il m’a très poliment indiqué qu’Alexandre Djouhri prétendait qu’on lui devait de l’argent. Claude Guéant me demandait de regarder », raconte l’ancien directeur général du groupe.

« Il est incorruptible, Bechir »

La question d’éventuelles commissions sur ces contrats libyens de 2006 intéresse particulièrement les enquêteurs, qui y voient une possible contrepartie. Selon eux, Alexandre Djouhri se cacherait en effet derrière le virement de 500 000 euros adressé à Claude Guéant en 2008, et que ce dernier a justifié par la vente de deux toiles flamandes à un obscur avocat malaisien – les toiles ne vaudraient en réalité, après expertise, pas plus de 40 000 euros. Interrogé, Alexandre Djouhri a déclaré avoir appris cette affaire par la presse et a nié que Claude Guéant ait pu intervenir en sa faveur auprès d’Airbus et d’EADS en 2006.

Il a rejeté, de la même façon, l’idée que Bechir Saleh ait pu, lui aussi, toucher une commission sur les contrats : « Il n’a pas besoin de commissions. Il est multimilliardaire. Il gère des centaines de milliards. C’est comme si, vous, vous vouliez corrompre Bill Gates. Il est incorruptible, Bechir. » Si l’apporteur d’affaires admet avoir parfois pris en charge certains frais pour le compte du président du fonds libyen, c’est parce que « c’est un ami ». « Ce sont les us et coutumes de la culture bédouine », ose Alexandre Djouhri, avant de poursuivre : « C’est une relation d’amitié, de fraternité. Ce n’est pas une relation de business. »

Un patrimoine très opaque

Alexandre Djouhri n’a pas davantage voulu s’expliquer sur son patrimoine qui, selon des documents bancaires d’UBS aux mains des juges, représentait 50 millions d’euros en 2006. « C’est faux, ils ont menti. » Et l’intermédiaire de jurer ne pas avoir le nez sur sa fortune : « Je ne sais pas, franchement. Je ne m’occupe de rien […] Peut-être maximum un million d’euros […] Quand j’ai besoin d’argent, j’appelle des amis qui me donnent de l’argent. Ils s’en foutent. C’est une autre culture. » L’argent ? « Je marche dessus, répond-il aux magistrats. Ce n’est pas important. Ça n’a jamais été ma motivation. »

L’homme d’affaires reste également sans explication plausible sur ces 465 000 euros de diamants acquis en 2011, et qui semblent avoir disparu : « J’ai dû en faire cadeau. Vous me demandez à qui ? C’est vieux. C’est ma vie privée quand même ! » Et les juges de se moquer gentiment de lui : « [Les cadeaux], c’est une tradition bédouine ? » « C’est une tradition universelle », rétorque Djouhri, qui s’est opposé, le 20 janvier dernier, à ce que UBS transmette ses relevés bancaires à la justice française : « Ce n’est pas moi qui décide, c’est mon avocat suisse. »

Guéant ? « On s’appelait pour se raconter des bêtises »

L’homme est brièvement revenu sur ses amitiés politiques : « J’aime bien que les gens s’entendent. J’aime bien que Nicolas Sarkozy s’entende bien avec Dominique de Villepin. Ce sont deux hommes d’État, deux vrais patriotes qui agissent pour le bien de notre pays. » Un Nicolas Sarkozy avec qui il dit avoir commencé à entretenir des relations amicales dans les années 2000. « C’est bonjour, bonsoir, tu fais du vélo ? […] C’est surtout à partir de 2006 que j’ai commencé à le fréquenter, à échanger sur lui, au sujet de la géopolitique, de ses relations avec Dominique de Villepin, Jean-Louis Borloo. On parlait aussi de foot, de vélo. Je fais beaucoup de vélo. »

Guéant ? « Un ami », lui aussi. « On déjeunait, on dînait, on s’appelait pour se raconter des bêtises », dit Djouhri. Lequel voit dans les procédures entamées à son encontre une véritable injustice : « Je fais l’objet d’un kidnapping judiciaire. »

Lire aussi Affaire libyenne : tournant ou impasse ?

Un complot politique visant à anéantir Nicolas Sarkozy

Mais c’est lorsqu’il dépeint un complot politique visant à anéantir Nicolas Sarkozy que l’homme d’affaires se fait le plus prolixe. Selon lui, « il y a un monsieur qui s’appelle Ziad Takieddine qui essaye de faire perdre Nicolas Sarkozy dans sa campagne de 2012. Il fallait coûte que coûte l’abattre avec un pseudo financement qui serait venu de Libye. Ensuite on fabrique un PNF [Parquet national financier, NDLR] en 2014 qui devient juste le glaive de la justice, et non plus le glaive et la balance. Le PNF est créé pour détruire la droite ».

Alors que les magistrats lui font remarquer que le PNF a été créé à la suite de l’affaire Cahuzac, un ministre de gauche, Djouhri répond qu’il s’agit d’un « subterfuge. Vous savez très bien que c’est M. Bauer avec Valls et Hollande qui ont orchestré tout cela. Le PNF a été créé dans le but de détenir un pouvoir coercitif sur tous ceux qui ne pensent pas comme eux. C’est l’exécutif qui commande […] Après la création du PNF, tout s’accélère. Il n’y a que les hommes politiques de droite qui se retrouvent poursuivis [une affirmation fausse, NDLR]. Ceux de gauche n’avaient plus d’idées, le Parti socialiste est mort. »

Et Djouhri de s’exaspérer auprès des juges de cette arène judiciaire, après avoir lui-même lancé la joute verbale : « Si je suis incarcéré, c’est parce que cela vous fait bien plaisir. » Avant, aussitôt, de regretter son propos : « Sur les conseils de mon avocat, je retire ce que je viens de dire. »

La rédaction vous conseille

INFO LE POINT. Affaire libyenne : Thierry Gaubert mis en examen

 

 

https://www.lepoint.fr/politique/info-le-point-affaire-libyenne-thierry-gaubert-mis-en-examen-03-02-2020-2361032_20.php

INFO LE POINT. Affaire libyenne : Thierry Gaubert mis en examen

 

INFO LE POINT. Après un jour et demi de garde à vue, l’ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 31 janvier pour association de malfaiteurs.

 

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Modifié le 03/02/2020 à 19:28 – Publié le 03/02/2020 à 18:09 | Le Point.fr
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L’ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy Thierry Gaubert a été présenté à un juge d’instruction le 31 janvier.

© BERTRAND GUAY / AFP

 

Cascade de rebondissements dans l’affaire libyenne. Après l’extradition et la mise en examen d’Alexandre Djouhri vendredi dernier pour, entre autres, faux et usage de faux, corruption active, complicité de détournement de fonds publics et blanchiment de fraude fiscale, c’est au tour de Thierry Gaubert de connaître de nouveaux démêlés avec la justice. Selon nos informations, l’ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget en 1994 et à la mairie de Neuilly a été mis en examen le 31 janvier pour association de malfaiteurs.

Jusqu’à présent, aucune personne concernée par cette enquête à tiroirs, qui dure maintenant depuis huit ans, n’avait été mise en examen pour ce chef de prévention. Un réquisitoire supplétif a été accordé fin janvier aux juges d’instruction pour pouvoir enquêter sur ces faits qui, selon le Code pénal, répondent à « tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d’un ou plusieurs crimes ou d’un ou plusieurs délits punis d’au moins cinq ans d’emprisonnement ». Un délit particulièrement fourre-tout et qui permet de ratisser large.

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Lire aussi Affaire libyenne : tournant ou impasse ?

Association de malfaiteurs

Cette mise en examen fait suite à un article de Mediapart, publié début décembre, selon lequel Thierry Gaubert aurait reçu, en février 2006 de la part de la société Rossfield, 440 000 euros versés sur un compte offshore. Or, selon le site d’information en ligne, Rossfield appartient à l’intermédiaire Ziad Takieddine et n’aurait été « alimentée que par de l’argent du régime de Kadhafi », à hauteur de 6 millions d’euros en 2006.

Lors d’une audience devant le tribunal correctionnel en décembre dernier, pour fraude fiscale et blanchiment aggravé, Thierry Gaubert n’avait pas eu à s’expliquer sur le lien entre l’argent qu’il avait reçu de Takieddine et la Libye de Mouammar Kadhafi. Mais il avait justifié ce virement par des opérations immobilières en Colombie, où Thierry Gaubert possédait une splendide villa qu’il avait dissimulée au fisc.

Des retraits en cash

Fin janvier, les policiers qui enquêtent sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy ont donc tenu à entendre Thierry Gaubert. Ce dernier a assuré qu’il n’avait jamais su que l’argent viré par Ziad Takieddine était d’origine libyenne. L’argent est arrivé en 2006 sur son trust offshore, Cactus, dont il ne possédait même pas les relevés bancaires, a-t-il plaidé, concédant avoir retiré en liquide, en plusieurs fois, une somme totale de 180 000 euros entre 2006 et 2007.

Ces retraits en cash alimentent de nombreux soupçons. Alors que lui assure n’avoir utilisé cet argent que pour financer son train de vie, les enquêteurs cherchent à savoir si ces espèces n’ont pas servi à alimenter la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy. Plusieurs témoins ont en effet indiqué que des espèces avaient circulé au QG de campagne.

« Ce sera abandonné à l’audience »

Une thèse qui paraît peu crédible aux yeux d’une source proche de Thierry Gaubert : « On parle de quelques dizaines de milliers d’euros, on ne finance pas une campagne avec ça. » Contacté, l’avocat de l’ancien homme politique, Me Esclatine, prédit l’abandon des charges : «  On accuse Thierry Gaubert d’un financement politique comme dans l’affaire Karachi et, comme dans l’affaire Karachi, ce sera abandonné à l’audience. »

De nouveau auditionné mi-janvier, Ziad Takieddine a répété, quant à lui, qu’il s’agissait d’opérations immobilières et qu’il n’y « avait aucun lien avec la Libye », précise son avocate, Me Élise Arfi, qui conclut : «  Il n’y avait pas un compte pour la Libye, un compte pour la Colombie, un pour le Liban. L’argent est fongible. » De nouvelles révélations devraient en tout cas avoir lieu dans les prochains jours alors que les enquêteurs tentent d’éplucher l’intégralité des flux financiers issus des comptes en banque détenus par Rossfield, la société de Ziad Takieddine, dans plusieurs pays à travers le monde, dont le Liban.



Qui se moque de Denis Robert ?

C’est encore la Gauche de Boue, il n’y a pas le moindre doute à ce sujet.

Je reviendrai plus tard sur les motivations de la folledingue Josette Brenterch du NPA de Brest, qui n’ont jamais varié depuis que je la connais.

Je me contente ici, après mes deux précédents articles sur la question, de préciser que l’on retrouve l’auteur des sites « Mes Propres Recherches » dans l’équipe de « communication numérique » du collectif Nuit Debout.

Il n’est pas difficile à trouver, sa signature est toujours la même – à moins qu’il n’y ait quelque part usurpation d’identité, mais je ne pense pas.

Avant que ne commence son grand délire anti-Denis Robert, il avait signé cet article qui fut publié dans la Gazette Debout le 8 juin 2016 :

https://gazettedebout.fr/2016/06/08/ne-pas-publier-dans-la-poubelle-de-la-boite-mail-de-nuitdebout-fr/

Il y a trois ans, donc début 2017, il indiquait ici être toujours actif à Nuit Debout et faire partie d’un « groupe international de mouvements grassroots » :

https://social.apreslanu.it/@LukeRony

Yo tout le monde. Je viens sur ce mamot avec un but sous jacent : Je fais partie d’un groupe international de mouvements grassroots, et les outils pour communiquer et de convergences semblent limités. A se demander si mamot pourra répondre à un certain nombre de problemes. Je suis actif sur la com numérique de Nuit Debout. Y a t il des raisons de s’unir plus fortement entre personnes du numérique indé et libre ? (Question ouverte)

 

On rappelle qui sont les Nuit Debout (qui nuisent dans toutes les positions, assis devant un ordi aussi bien que debout dans la rue ou couchés devant les mafias, les patrons voyous et tous leurs associés fonctionnaires corrompus) :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_debout

Nuit debout

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Nuit debout
Description de cette image, également commentée ci-après
Assemblée générale de la Nuit debout à Paris, place de la République, le 10 avril 2016.
Informations
Date Printemps 2016
Localisation Drapeau de la France France (principalement)
Caractéristiques
Organisateurs Collectif pour la Convergence des Luttes (initialement)
Puis rapidement en autogestion
Revendications Réformes concernant la démocratie, le travail et l’économie (retrait de la « loi Travail », altermondialisme, anti-capitalisme, etc.)
Types de manifestations Occupations de places publiques
Actions Débats publics, manifestations, blocages, sit-inetc.

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Nuit debout est un ensemble de manifestations sur des places publiques, principalement en France, ayant commencé le 31 mars 2016 à la suite d’une manifestation contre la loi Travail.

Ce mouvement social est pluriel et cherche à construire une « convergence des luttes ». Sa revendication initiale, le refus de la loi Travail, s’élargit à une contestation plus globale des institutions politiques et du système économique.

Sans leader ni porte-parole, Nuit debout est organisé en commissions et les prises de décisions se font par consensus lors d’assemblées générales, suivant les principes de la démocratie directe.

Le mouvement s’étend sur une centaine de villes, certaines organisant des assemblées quotidiennes. L’affluence aux assemblées baisse à partir de fin mai 20161.

Déroulement

Contexte

Le 17 mars 2016, entre 69 000 et 150 000 personnes manifestent en France pour protester contre la loi Travail, à l’appel d’organisations de jeunesse2. La contestation prend de l’ampleur le 31 mars 2016 lorsque, soutenues par des syndicats de salariés, les manifestations rassemblent entre 390 000 et 1,2 million de personnes3. Cette contestation ne se limite pas au projet de loi, les manifestants se disant surtout « déçus par la gauche »4.

Les conséquences sécuritaires des attentats du 13 novembre 2015 font alors pleinement partie du contexte politique en France5,6.

Origine

220px-Fran%C3%A7ois_Ruffin_r%C3%A9pondant_%C3%A0_un_journaliste_%C3%A0_Longueau dans Calomnie
François Ruffin en juin 2017.

Le mouvement tire son origine d’une rencontre publique organisée à la bourse du travail de Paris le 23 février 2016, notamment par François Ruffin7, rédacteur en chef du journal de critique sociale Fakir et réalisateur du film alors en salles Merci Patron !, motivée par la « lutte contre l’oligarchie »7. Cette rencontre, baptisée « Leur faire peur » et motivée par les réactions du public au film Merci Patron !, a pour but de faire « converger des luttes dispersées, qu’il s’agisse de celle contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, de celle des ouvriers de Goodyear, de celle des profs contre la réforme des collèges, etc. »8.

Après la manifestation du 31 mars, le mouvement occupe la place de la République7.

Le « collectif de pilotage », une quinzaine de personnes, réunit Johanna Silva du journal Fakir, Loïc Canitrot, intermittent de la compagnie Jolie Môme, Leïla Chaibi du Collectif Jeudi noir et adhérente du Parti de gauche (PG), une syndicaliste d’Air France également au PG, un membre de l’association Les Engraineurs, ou encore un étudiant à Sciences Po, l’économiste atterré Thomas Coutrot et Nicolas Galepides de Sud-PTT7,9,10.

Le collectif refuse d’établir une plateforme revendicative mais dénonce « des réformes de plus en plus rétrogrades », un « déni démocratique » et lance un appel pour construire un « projet politique ambitieux, progressiste et émancipateur »7. Une cagnotte lancée sur Internet récolte 3 000 euros7. L’association Droit au logement offre son aide, notamment juridique et pratique, l’organisation altermondialiste Attac et l’union syndicale Solidaires se joignent également au collectif7.

C’est l’économiste Frédéric Lordon qui est sollicité par le collectif d’initiative pour ouvrir cette première nuit parisienne du 31 mars. Il y prononce un discours, notamment sur la convergence des luttes11,12, qui se conclut ainsi : « Apportons-leur la catastrophe13. » Lors de ses différentes prises de parole, Frédéric Lordon expose ses idées, telle celle d’un mouvement « destituant », idée développée notamment dans un article publié dans Le Monde diplomatique de mars 2016, intitulé « Pour la république sociale »14,15.

Ainsi naît le mouvement, présenté comme citoyen et pacifique. Mais le collectif se reconnaît rapidement « dépassé » par le succès et l’ampleur de la mobilisation et passe la main à un mouvement horizontal et qui n’a pas de représentant7.

Occupations

220px-Nuit_Debout_-_Paris_-_41_mars_02 dans Corruption
Paris, place de la République, 10 avril 2016.
220px-Nuit_Debout_-_Paris_-_42_Mars_01 dans Crime
Paris, place de la République, 11 avril 2016.

Des structures s’organisent progressivement à Paris pour tenir la place de la République le plus longtemps possible : accueil, infirmerie, cantine, nettoyage12, campement16.

Des rencontres s’opèrent entre les participants de profils divers (étudiants, ouvriers, précaires, chômeurs, universitaires, migrants)12,17.

Différentes formations politiques se joignent au mouvement, mais la récupération politique semble discrète18,19. Olivier Besancenot, ancien porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste , et Julien Bayou, porte-parole de Europe Écologie Les Verts, viennent régulièrement participer à Paris, mais en leur nom propre, pas au nom de leurs partis politiques20.

Le mouvement se répand dès le 5 avril dans plusieurs villes de France21, puis continue à croître. Toutefois, il peine dans un premier temps à s’étendre en banlieue22. Les premiers jours, quelques habitants de Seine-Saint-Denis participent au rassemblement de Paris23 avant que des Nuits debout ne soient organisées à Montreuil24, Saint-Denis, Saint-Ouen et Marne-la-Vallée25.

Le 8 avril, le mouvement s’exporte en France d’outre-mer à Saint-Denis (La Réunion)26. À cette date, en comptant les mouvements réguliers, mais aussi les initiatives irrégulières liées au mouvement, le journal Ouest-France relève plus de cinquante villes concernées16.

Lors de la seconde semaine d’occupation à Paris se posent les questions de la structuration du mouvement ainsi que de la précision de ses objectifs. Le 12 avril, lors d’un débat public, l’anthropologue David Graeber et l’économiste Frédéric Lordon s’interrogent sur les relations entre démocratie horizontale et nécessité d’organiser des « débats stratégiques » pour éviter que le mouvement ne tombe dans une « dynamique nombriliste et régressive ». Frédéric Lordon précise que « les porte-parole ne [lui] posent aucun problème s’ils sont élus, mandatés, contrôlés et révocables »27,28,29.

Mobilisation contre la « loi Travail »

Initialement formé dans un contexte de mobilisation contre la loi Travail, le mouvement aborde des sujets nombreux. François Ruffin et Frédéric Lordon demandent, le soir du 9 avril, que le retrait du projet de loi redevienne un objectif clair du mouvement30. Frédéric Lordon explique que Nuit debout « a besoin d’objectifs et de victoires intermédiaires30. »

Le 20 avril, une assemblée est convoquée par le journal Fakir et le collectif Convergence des luttes, à l’origine de Nuit debout, pour tenter de définir « l’étape d’après ». Un rapprochement avec les syndicats opposés à la Loi Travail est proposée pour les manifestations du 1er mai « un moment d’unité, de combativité et de fraternité. Il s’agit là d’un geste symbolique, voire historique. Seule cette jonction est en mesure, aujourd’hui, de faire peur à l’oligarchie, et de faire reculer le pouvoir ». Aucun consensus ne se dégage sur cette proposition31,32,33. Finalement, une motion est approuvée par les assemblées des 22 et 23 avril appelant ces syndicats à participer à des débats communs les 28 avril et 1er mai pour « faire le point sur [leurs] accords et désaccords »34.

Le 28 avril à Paris, une première jonction est réalisée avec les syndicats. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, ainsi que des membres de l’Union syndicale Solidaires et de la CNT, prennent la parole lors de l’assemblée populaire. Des appels à la grève reconductible sont lancés, sans plus de précisions35,36,37.

Le même jour à Dijon, peu avant 9h du matin, une vingtaine de manifestants de Nuit debout Dijon investissent le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté38 afin de protester contre le projet de loi El Khomri. Ils demandent à prendre la parole38. La présidente de région, Marie-Guite Dufay, refuse et suspend la séance une vingtaine de minutes39, le temps que la police fasse évacuer calmement38 les manifestants, malgré des tensions entre les conseillers régionaux FN et les militants de Nuit debout39.

Le matin du 3 mai 2016, jour de l’ouverture des débats sur le projet de loi El Khomri à l’Assemblée Nationale, une centaine de participants de Nuit debout bloquent le pont de la Concorde par un sit-in40 – le pont étant situé en face de l’Assemblée. Un peu plus tard dans la matinée, les manifestants libèrent le pont afin de laisser passer la circulation, et se rapprochent des grilles de l’Assemblée nationale40. Ils sont rapidement délogés de là par des CRS40.

La majorité parlementaire nécessaire pour faire voter la Loi Travail n’étant pas assurée41, le Premier Ministre Manuel Valls décide, le 10 mai 2016, de la faire passer en utilisant l’article 49-3 de la Constitution. Dans l’après-midi, plusieurs centaines de manifestants, dont ceux de Nuit debout, viennent occuper le pont de la Concorde, face à l’Assemblée nationale42. Dans plusieurs villes — notamment Lyon, Toulouse, Montpellier, Grenoble43 et Nantes — des manifestations spontanées se mettent en place42. Dans d’autres villes, comme à Chalon-sur-Saône44, où les rassemblements de Nuit debout ne sont pas forcément quotidiens, des « Nuits debout exceptionnelles »44 se prévoient pour le soir même. À Paris et Toulouse se produisent des heurts entre les manifestants et la police42.

Le mouvement parisien envoie un communiqué qui déclare : « Ce déni de démocratie après un mouvement social qui a regroupé des centaines de milliers de personnes dans la rue, dans les entreprises, les universités, les lycées et sur les places de France est une insulte au peuple de ce pays » [...] Cette loi « serait un recul sans précédent des droits des travailleuses et des travailleurs en France, un retour au XIXe siècle » [...] les militants répondront « par tous les moyens légitimes en proportion au mépris affiché », et appellent à la mobilisation « contre cette dernière attaque contre nos droits sociaux et notre démocratie »43,45.

Fin mai 2016, des opposants à la Loi Travail bloquent les huit raffineries de pétrole de France métropolitaine et plusieurs dépôts de carburant. Les membres de Nuit debout Lorient y participent activement, en tenant la barricade du port de pêche de Lorient46 – troisième barricade du dispositif de blocage du dépôt de carburant de Lorient. De plus, ils assurent un petit service médical contre les blessures qui peuvent survenir au cours des manifestations, notamment celles liées au gaz lacrymogène46.

Manifestations ponctuelles

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Manifestations spontanées

Dans la nuit du samedi 9 avril, plusieurs centaines de participants ont décidé de « prendre l’apéro chez Valls » et sont partis en manifestation spontanée vers le domicile parisien du chef du gouvernement47,48.

Le 14 avril, à la suite d’une émission de télévision à laquelle participait François Hollande retransmise place de la République, 300 manifestants tentent de converger vers l’Élysée et sont détournés par les forces de l’ordre49.

Occupation d’enseignes commerciales

Le 20 avril 2016, des manifestants occupent une agence de la BNP Paribas à Toulouse, puis continuent leur manifestation théâtre de la Cité TNT après avoir été évacués par la police50.

Le 23 avril 2016, une quarantaine de manifestants du mouvement grenoblois investissent un hypermarché Carrefour, afin d’y faire un pique-nique en se servant dans les rayons. Avec diplomatie, le directeur donne la possibilité aux manifestants d’intervenir au micro du magasin afin de clore la manifestation dans le calme51.

Le 3 mai 2016 en soirée, 400 manifestants de Nuit debout de Toulouse occupent le McDonald’s pour protester contre l’évasion fiscale et la précarité des employés de la chaîne52,53.

Le 11 mai, une cinquantaine de participants à Nuit debout Montélimar organisent une distribution de jus de fruit devant une usine de l’entreprise d’emballage Autajon afin de protester contre le PDG, Gérard Autajon, impliqué dans le scandale des Panama Papers et soupçonné d’avoir dissimulé plus de 20 millions d’euros au fisc54.

Soutien à d’autres mouvements

Le 25 avril, l’assemblée générale de Paris est délocalisée devant le Théâtre de l’Odéon occupé, depuis la veille, par des intermittents du spectacle55,56.

Fin-avril, les participants à Nuit debout Montpellier aident les habitants du quartier populaire des Cévennes en établissant une zone à défendre dans le parc de la Colline de Las Rébès, empêchant la mairie de le raser et de construire de nouveaux logements sociaux57.

Début septembre, le mouvement relaie l’action de Blockupy et tente de manifester devant le ministère du travail, puis l’assemblée nationale. Sans autorisation de manifester, il est dispersé par la police58.

Irruptions en conseil municipal

Le vendredi 29 avril, le Conseil municipal de Clermont-Ferrand est envahi par une vingtaine de militants, qui protestent contre l’interdiction d’ériger des constructions en dur sur la place de Jaude. Après trois heures d’occupation et d’interruptions au mégaphone, le maire Olivier Bianchi doit annuler le conseil municipal59,60.

Le 9 mai, une quinzaine de manifestants de Nuit debout Poitiers investissent l’Hôtel de ville de Poitiers pendant une séance du conseil municipal6162. Une fois la délibération prévue à l’ordre du jour adoptée, le député-maire Alain Claeys accepte de donner la parole aux manifestants6162. Le groupe a débattu dans le calme62 sur différents sujetsnote 1,61.

École des Beaux-Arts à Paris

Plusieurs manifestants parisiens ont occupé l’École des beaux arts le jeudi 12 mai 2016, en rappel symbolique d’une même occupation en mai 6863. Ils espèrent une installation pérenne, mais sont évacués le samedi matin63. Des portes ont alors été fracturées dans le but de retirer le drapeau français du toit64. Des cannettes abandonnées participeront au blocage du système d’évacuation d’eau pluviale en juillet 201765.

Saint-Nicaise à Rouen

À partir du 5 mai, à Rouen, les manifestants de Nuit debout occupent l’église désacralisée Saint-Nicaise66. Jusqu’en 2014 le Secours catholique y distribuait des repas dans ce lieu historiquement destiné à la charité envers les pauvres67. L’église a été fermée pour des raisons de sécurité à cause du délabrement, et la mairie de Rouen veut la vendre67. Les participants de Nuit debout s’y installent pour nettoyer le sol67 et consolider les parties fragiles67 ainsi que les œuvres d’art66. Leur revendication est que les habitants du quartier soient consultés sur l’avenir de l’édifice6768 (vente ou rénovation). Ils demandent également l’expertise d’un conservateur de patrimoine pour savoir s’il serait encore possible de continuer à l’utiliser pour distribuer des œuvres de charité67. Ils en sont expulsés le 6 juin69.

Incidents

Violences et dégâts

Dans les nuits des 14 et 15 avril, des débordements poussent les CRS à disperser des « casseurs », qui occasionnent alors des dégâts, notamment sur des établissements bancaires. Le préfet de police de Paris déplore la présence de « petits groupes violents » et de manifestations non autorisées70.

Ces débordements sont évoqués, le 16 avril, lors de l’assemblée populaire qui approuve largement un projet de communiqué de presse qui précise que « Céder à la violence est contre-productif et fragilise le mouvement. S’attaquer à des biens privés qui n’ont aucune portée symbolique jette un discrédit » tout en dénonçant la responsabilité de ces dérapages sur les « provocations policières incessantes [...] C’est une stratégie délibérée pour décrédibiliser Nuit debout »71.

Le 18 avril, après deux jours sans constater de violence ni de dégradation, la préfecture de police indique dans un communiqué que les organisateurs de Nuit debout « ont pris acte de [ses] demandes et mis en œuvre les dispositions nécessaires » pour éviter de futurs débordements72,73.

Lors de la nuit du vendredi 22 au samedi 23 avril, divers incidents[précision nécessaire] provoquent des dégâts, notamment une voiture en feu74.

Le dimanche 24 avril, une « journée thématique » est organisée place de la République sur le thème de la violence75.

Dans la nuit du 28 au 29 avril, des manifestants, qui voulaient occuper le lieu en construisant « en dur », sont évacués de façon « très musclée » de la place de la République par les forces de police qui utilisent des grenades et des flashballs76,77,78. Plusieurs manifestants sont frappés à coups de poing alors qu’ils n’opposent aucune résistance et sont déjà menottés79,80.

Le 1er mai, à la suite d’incidents lors du défilé, la police demande la dispersion de Nuit debout puis évacue 600 personnes de la place. À la suite de cela, un arrêté de la préfecture de police durcit les conditions de rassemblement81.

Visite d’Alain Finkielkraut

Le 16 avril 2016, l’essayiste Alain Finkielkraut assiste à plusieurs prises de paroles lors de l’assemblée générale de Nuit debout, avant de faire un tour de plusieurs stands de la manifestation82. Puis, s’éloignant de l’assemblée populaire, il est pris à partie par une quinzaine de manifestants83 du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF)84,85 qui le huent et l’insultent, ce à quoi il répond par des insultes86,87. Des membres de la commission Accueil et Sérénité de Nuit debout s’interposent entre les protagonistes86,87 et escortent Alain Finkielkraut alors qu’il quitte les lieux, malgré le fait que d’autres manifestants tentent de le convaincre de rester88.

Alain Finkielkraut dénonce avoir « été expulsé d’une place où doivent régner la démocratie et le pluralisme »89, expulsion d’ailleurs revendiquée par le MJCF84, tandis que deux des manifestants qui l’ont escorté affirment ne pas l’avoir contraint à partir87.

Cet événement est largement commenté dans la classe politique française, notamment de la part de la droite qui dénonce ce qu’elle identifie comme « l’intolérance » du mouvement Nuit debout90, ainsi que par de nombreux éditorialistes91 et journalistes qui le qualifient d’« expulsion ». L’association de critique des médias Acrimed qualifie le traitement médiatique de cet incident d’emballement disproportionné et biaisé, basé sur des informations non vérifiées et souvent sur la seule version des faits de l’essayiste92.

Violences contre Nuit debout

Le soir du 22 avril 2016 à Lyon, des membres du groupe d’extrême-droite GUD ont attaqué deux participants à la Nuit debout de Lyon, qui s’étaient isolés à l’écart de la Place Guichard. Les assaillants auraient fui face à l’intervention d’une trentaine d’autres participants à la Nuit debout93.

Le même soir, également Place Guichard, des membres du groupe monarchiste Action française, en état d’ébriété, commencent à endommager les installations de Nuit debout, avant que des policiers ne les arrêtent93.

Le soir du 28 avril à Paris, à 1h10 du matin, des CRS évacuent de force la Place de la République, après avoir essuyé des jets de projectiles9495. Après 1h30 du matin, les CRS décident de disperser les derniers individus présents sur la place. Au vu des oppositions violentes, les CRS décident de charger les derniers manifestants. Les policiers frappent alors plusieurs d’entre-eux au visage, alors qu’ils sont menottés et qu’ils n’opposent plus de résistance9495. Le réalisateur Matthieu Bareyre et son preneur de son, qui ont filmé – puis diffusé – une vidéo des faits, sont également pris à partie physiquement et verbalement par les policiers9495.

Expulsion des veilleurs

Le 8 juin 2016, les Veilleurs tentent d’organiser une veillée place de la République sur le thème du travail avec Joseph Thouvenel (Vice-Président de la CFTC). Ils sont mal accueillis et finissent par être expulsés par les partisans de Nuit debout sous les insultes et les jets de projectiles96. Ils entament alors leur veillée au quai de Valmy, mais sont violemment pris à partie et chassés par des activistes antifa se réclamant de Nuit debout (certains armés de battes de baseball et de barres de fer97,98). Ces mêmes activistes agressent des journalistes qui couvraient l’évènement99. Après s’être regroupés rue de la Fontaine au Roy, ils sont une nouvelle fois agressés par ces activistes qui les chassent de nouveau. Ils terminent leur veillée place du Palais-Bourbon. Plusieurs personnes sont blessées parmi les Veilleurs et il y a quelques dégâts matériels100,101.

Baisse d’affluence

Fin mai, une baisse significative d’affluence aux assemblées est remarquée dans toute la France, certains participants préférant se concentrer sur les manifestations contre la loi travail, ou simplement démotivés en période de partiels et de météo pluvieuse1.

Certaines Nuits debout recherchent des parades à cela. Ainsi, à Lyon, le mouvement ne se contente plus de l’occupation systématique de la Place Guichard la nuit, mais organise aussi des actions et des débats en pleine journée sur d’autres places de la ville102. Ou, en Ariège, la concentration des différentes Nuits debout à Foix relance localement le mouvement103.

Fin juin, l’assemblée générale parisienne ne réunit plus qu’une « poignée de personnes »104. Les participants s’interrogent sur une possible suite de Nuit debout sous une autre forme104,105. La mobilisation contre la loi travail prenant fin, celle contre le projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes est citée comme un nouvel objectif possible105.

Pendant deux mois estivaux le mouvement semble retombé, même si certains participants militent dans différentes ZAD106.

Retour occasionnel

Depuis, il arrive qu’à l’occasion de certains événements, un rassemblement Nuit debout se mette parfois en place.

Fin août et début septembre 2016, différentes villes organisent une « rentrée »107,108. Nuit debout Paris met en place un programme sur cinq jours106,109.

Le 19 février 2017, en réaction à des affaires de corruption (affaire Fillon, manifestations en Roumanie), plusieurs dizaines de villes organisent des rassemblements110,111.

A l’occasion du premier anniversaire du mouvement, des Nuit debout sont organisées sur la Place de la République à Paris, chaque nuit du 31 mars au 3 avril. Elles réunissent une cinquantaine de personnes112. Une Nuit Debout est également organisée à Lyon, Place Guichard, pour le 8 avril113.

Le soir du 26 janvier 2019, à l’occasion de la manifestation nationale « acte 11 » des Gilets jaunes, les Gilets jaunes présents à Paris avaient prévu de réoccuper la Place de la République au cours d’une « Nuit Jaune », basée sur le modèle de Nuit Debout. La Nuit Jaune ne se produit cependant pas, car si des manifestants s’assemblent bien Place de la République vers 17h, la place est évacuée par la police avant 22h, avec du gaz lacrymogène, des grenades de désencerclement et un canon à eau114. Une deuxième Nuit Jaune a lieu le soir du 2 février, pour l’« acte 12 »115. A Paris, elle réunit un faible nombre de personnes, malgré la manifestation qui avait eu lieu à Paris durant l’après-midi115. D’autres Nuits Jaunes sont organisées dans d’autres villes de France, et sont interdites à Rouen et au Havre116.

Analyses et réactions

Comparaisons

Ces occupations de places publiques peuvent évoquer l’Agora grecque117,118. Elles évoquent aussi celles de la Puerta del Sol à Madrid par le Mouvement des Indignés (2011)119, de la place Syntagma à Athènes par la « Génération des 700 euros », les actions du mouvement Occupy aux États-Unis ou encore selon Yves Sintomer des mobilisations telles que celles des parapluies de Hongkong ou des tournesols à Taiwan120.

L’appel à la grève générale et l’implication des jeunes et des étudiants dans le mouvement rappellent Mai 68 à certains121. Cette comparaison est cependant critiquée122, les deux mouvements se déroulant dans des contextes économiques et politiques différents123.

Analyses

L’intérêt du public envers Nuit debout est interprété comme un désaveu envers la classe politique traditionnelle124,125, mais aussi comme un signe de repolitisation91.

L’organisation horizontale du mouvement est parfois perçue comme une force126,127, mais aussi comme un manque de réalisme face à l’ambition des revendications128.

Selon le politologue Thomas Guénolé, l’occupation de la Place de la République par Nuit debout applique d’une part le concept de « zone autonome temporaire » du poète américain Hakim Bey et d’autre part les méthodes de démocratie délibérative129 théorisées par Jürgen Habermas130.

Le politologue Gaël Brustier déclare : « On peut sans doute dire que Nuit debout est le premier mouvement social post-marxiste. »123 Il explique le rejet de Nuit debout par la plupart de la droite et de l’extrême-droite ainsi : « La figure du “bobo” est devenue une figure répulsive au fil des années à droite et à l’extrême droite. La droite et l’extrême droite surfent dessus pour en faire un épouvantail afin d’effrayer et de mobiliser leur électorat. L’anti-intellectualisme diffus en France, est paroxystique dès qu’il s’agit de disqualifier des gens “qui ont le temps de parler et ne doivent pas travailler beaucoup”, rengaine désormais habituelle… »123.

Selon le sociologue Albert Ogien : « Cette forme d’action politique du rassemblement [l'occupation de places publiques] est devenue une forme reconnue, désormais utilisée comme la grève, la manifestation, le sit-in, l’émeute […] C’est une forme moderne d’action politique, hors partis, hors syndicats, sans chef, sans programme, qui dit « on discute entre citoyens de ce qu’il faut faire » […] et cela est tout à fait nouveau en France131,132. »

Le mouvement est décrit par le politologue Philippe Marlière comme « antiautoritaire »133, « d’inspiration libertaire » selon le politologue Yves Sintomer134.

Le réalisateur de cinéma, Romain Goupil, ancien militant trotskiste et ancien responsable du service d’ordre de la Ligue communiste, désormais néo-conservateur, analyse l’horizontalité prêtée au mouvement Nuit debout : « Je veux bien continuer à faire semblant de croire qu’il n’y a pas de “direction du mouvement” mais je sais pertinemment par vieille expérience que c’est faux et manipulatoire. La direction est contre “toute direction” pour mieux conserver la “bonne direction” »135.

Fin avril 2016, le quotidien conservateur Le Figaro désigne le Monde diplomatique comme étant la matrice idéologique du mouvement136.

Dans L’Opinion, journal libéral, Nicolas Beytout, ex-PDG du Groupe Les Échos, dénonce certaines propositions de Nuit debout qu’il qualifie de dangereuses et anti-démocratiques137.

Pour l’historien Jean-Louis Margolin, « c’est l’uniformité idéologique de Nuit Debout qui l’a empêché d’apporter une innovation durable »138.

Pour Brice Couturier, ce rassemblement de quelques milliers de personnes a été essentiellement un battage médiatique. Il compare la « surexposition médiatique » de ce mouvement « avec l’affligeante pauvreté des propositions qui en émanaient »139.

Eugénie Bastié dans le Figaro estime qu’il est « difficile de mesurer la fécondité d’un mouvement qui revendiquait pour principes une absence de centralisation et de leadership »105.

Frédéric Lordon estime début septembre que le « feu n’a pas (ou pas encore) pris », mais que l’attention du public sur le mouvement pourrait indiquer que certaines idées ont infusé140.

Réactions politiques

Anne Hidalgo, maire de Paris ne veut pas laisser « privatiser » la place de la République mais tolère cette occupation en se réjouissant de la « vitalité » de la jeunesse parisienne141. Elle regrette néanmoins les débordements qui pourraient désavouer l’aspect non-violent de la manifestation142.

Diverses personnalités politiques, notamment chez Les Républicains et les élus municipaux socialistes, soulignent les risques encourus, alors que l’état d’urgence est en vigueur, et dénoncent les violences et dégradations liées au mouvement143,6.

L’extrême gauche soutient très activement le mouvement144, tandis que le Front national demande la « dissolution » de Nuit debout145.

Le 16 avril 2016, Nuit debout reçoit le soutien et la visite de Yánis Varoufákis, ancien ministre des Finances de Grèce146,147.

Le 22 avril, Serge Bambara, figure de la deuxième révolution burkinabé, vient à Paris donner son soutien à Nuit debout en France et en Belgique148. Il tient un discours devant l’Assemblée générale, dans lequel il ne cesse de dresser des parallèles entre ce mouvement et la révolution à laquelle il a participé148.

Le 26 avril, lors d’un discours à Nice, Nicolas Sarkozy déclare que « les gens de Nuit debout n’ont rien dans le cerveau »149,150. Un mois plus tard, il déclare sur TF1, « La place de la République est occupée on se demande pourquoi. »151 Le 28 avril, l’ancien premier ministre François Fillon déclare : « Ça suffit, ce qui s’installe dans notre pays ça s’appelle la chienlit »152.

Le 28 avril ont lieu des manifestations violentes en France contre la Loi El Khomri153,154,155. À la suite de cela, le député Éric Ciotti demande « l’interdiction des manifestations, l’interdiction de Nuit debout »153. Le 29 avril, il lance une pétition pour interdire le mouvement156. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve réagit : « Ceux qui essaient d’instrumentaliser ce contexte à des fins politiques en proposant qu’on interdise tout sont à la fois ignorants du droit et ignorants de ce qu’est l’état d’urgence et ignorants de ce qu’est la République et des principes de liberté qui la guident. »20

Selon Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’état aux relations avec le Parlement, l’extrême gauche manipule le mouvement157.

Le député centriste Jean Lassalle et l’ancienne ministre de droite Nathalie Kosciusko-Morizet, candidats à la présidentielle de 2017, soutiennent le mouvement158,159.

Le vice-président de la CFTC Joseph Thouvenel, suite aux violences contre le mouvement des Veilleurs, dénonce le fait que les militants de Nuit debout « fassent régner la terreur en toute impunité dans la capitale » et condamne des pratiques qui, selon lui, « relèvent d’un véritable fascisme rouge »99.

Couverture médiatique

Selon Ugo Morel, « Le refus d’une représentation incarnée du mouvement Nuit debout est le reflet d’une compréhension du fonctionnement médiatique. »160.

À la suite de l’« incident Finkielkraut », Laurent Joffrin signe un éditorial dans le journal Libération où il écrit notamment : « Mais, outre qu’il [Alain Finkielkraut] n’a pas demandé à parler ce soir-là, le mouvement Nuit debout n’a-t-il pas bénéficié d’une bienveillance médiatique qui va bien au-delà de son importance numérique ? Dans une majorité de médias — à commencer par Libération qui s’est efforcé encore ce week-end de rendre compte au long des débats tenus dans ces assemblées —, le mouvement a été présenté à juste titre, comme un signe positif de repolitisation civique91

Le 20 avril, à la Bourse du travail, Frédéric Lordon répond aux réactions suscitées dans la presse par cet incident161, notamment nommément à Laurent Joffrin et à Najat Vallaud-Belkacem162, et « prévient les médias choqués par l’altercation avec Alain Finkielkraut  : « Nous n’apportons pas la paix. » »163 ».

Pour Frédéric Lordon, l’attention des média a été, d’abord, bonne de la part de journalistes « représentants typiques de cette jeunesse qu’ils venaient interroger », puis il estime que le ton s’est renversé car le système cherche à éluder la question du capitalisme du débat public140.

Organisation et activités

Organisation interne

220px-Nuit_Debout_-_Paris_-_42_Mars_09 dans Folie
Vote à main levée de l’assemblée générale.

Même si quelques figures se distinguent164, les participants ne veulent pas de leader12. Ils tiennent des assemblées générales où toutes les décisions sont votées selon le principe de la démocratie directe165,166. Une gestuelle se met en place pour permettre à l’assemblée de réagir aux prises de paroles (agiter les mains en l’air pour approuver, bras croisés en l’air pour s’opposer et proposer autre chose…). Certaines assemblées générales du mouvement sont traduites simultanément en langue des signes167.

Les participants s’organisent en groupes appelés « commissions » pour aborder des sujets précis (commissions thématiques : économie, féminismeetc.), et pour permettre le bon fonctionnement de la manifestation (commissions structurelles : accueil, infirmerie, etc.)168,169.

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Plateau de tournage de TV Debout.

Nuit debout se méfie des médias traditionnels, et communique grâce à ses propres moyens170. Dès la quatrième nuit de mobilisation, les manifestants de la place de la République à Paris ont trouvé un relais important sur Periscope, l’application de partage en direct de vidéos. Au plus fort de l’audience, 80 000 personnes ont suivi les événements171. Une « Radio debout » et une « TVDebout » sont ensuite mises en place170,172.

Décentralisé, le mouvement organise et recense ses initiatives locales sur les réseaux sociaux et sur un wiki dédié169. Des commissions numériques permettent la présence du mouvement sur internet172.

Activités

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Atelier d’écriture de constitution.
220px-Nuit_debout%2C_10_avril_2016_-_5 dans Luraghi
Un potager est créé après avoir ôté des dalles.

Différentes motions sont soumises aux participants lors des assemblées générales sur la place de la République à Paris.

  • 1er avril 2016 : se fournir autrement qu’au supermarché. Faire contribuer les AMAP et les producteurs locaux (adopté) ; faire de la place de la République une base d’accueil des réfugiés et mal-logés (adopté) ; faire un système de vote au son (refusé).
  • 2 avril : les propositions sont adoptées à 80 % de pour (adopté), organiser une assemblée générale tous les jours sur la place de la République à 18 heures (adopté).
  • 5 avril : occupation de la place également la nuit (adopté), déclaration en faveur de la régularisation de tous les sans papiers et condamnation des violences policières (adopté)173, ajout de la langue des signes dans la constitution (adopté), déménager l’assemblée générale en banlieue une fois par semaine (pas de consensus), diffusion d’un communiqué de presse écrit par la commission « communication international » (adopté).
  • 6 avril : après la tentative d’infiltration de militants d’extrême droite le 3 avril, l’assemblée générale examine la question : « Devons-nous interdire la place [de la République] à certaines personnes ? » Après un vote négatif, le débat est repris et se termine sur une absence de consensus.
  • 15 avril : discussion autour de l’avenir du mouvement en tant que parti politique (pas de consensus) ; opposition radicale à la déchéance de nationalité pour les « tueurs » et les délinquants fiscaux.
  • 25 avril : la commission écologie/climat de Nuit debout (Paris) diffuse un « manifeste pour une démocratie écologique » qui propose des « orientations pour la construction d’un destin commun »174.

En parallèle des débats et des assemblées générales, diverses activités de sensibilisation ou de loisir sont organisés (concerts, projections, ateliers, bals). Différentes initiatives sont récurrentes : « la cantine » préparant des repas, ou « Biblio debout » encourageant la circulation gratuite et libre de livres106,175.

Folklore

La première Nuit debout a eu lieu le 31 mars et les jours suivants sont comptés en restant en mars : « 32 mars », « 33 mars », etc.176,141

Certains étudiants à l’université Paris VIII, affichent leur soutien à Nuit debout en portant un rectangle rouge, symbolisant à la fois le Code du travail français et le carré rouge qui fut le symbole du mouvement québécois contre la précarisation des conditions d’étude en 2012177.

Une partie des participants de Nuit debout se réclame régulièrement de l’héritage de la Commune de Paris178.

Revendications

Motivations communes

De manière générale, le mouvement a des revendications anticapitalistes, au sens large du terme179.

Pour Cyril Castelliti dans Libération, « en s’inscrivant comme une alternative au système libéral, le mouvement veut expérimenter une démocratie directe et participative »180.

Pour Annick Cojean dans Le Monde, l’engagement se situe à très long terme et se donne pour objectif de réinventer la démocratie12.

Mouvement hétérogène

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Place de la République à Paris le 31 mars 2016.

On assiste à une convergence des luttes de groupes ayant différents objectifs. En effet, après des incidents et quelques affrontements entre des manifestants et des CRS sur des barricades dressées dans le Quartier latin, la nuit du 5 avril 2016, François Ruffin, comme d’autres intervenants, insiste sur la nécessité d’ouvrir le mouvement à toutes les classes sociales et aux personnes non engagées politiquement, à décentraliser la Nuit debout en banlieue, afin d’éviter une radicalisation par l’entre-soi173.

Divers sujets sont débattus, sans être nécessairement une revendication représentative de tous les participants. Par exemple :

La vocation affichée par Nuit debout est de donner à chaque personne l’occasion de s’exprimer, indépendamment de son opinion186, durant son tour de parole. Seuls les propos racistes, sexistes, homophobes ou violents envers les personnes, ne sont pas acceptés lors des rassemblements186. Un traitement différent est appliqué pour les propos violents envers des institutions ou des phénomènes économiques. Ainsi des propos violents « contre la mondialisation ou contre les banques » sont tolérés186. Dans les faits, cette vocation de parole libre est parfois confrontée à des réactions hostiles, de la part de certains individus refusant d’attendre le tour de parole186, ou d’autres marqués à gauche qui insultent des personnalités dont elles estiment que les opinions sont malvenues88,186.

Motivations locales

En raison de sa répartition sur le territoire français et de sa volonté d’être plus proche des citoyens et du terrain, plusieurs implantations du mouvement comportent des revendications locales.

Certaines obtiennent un certain soutien national, en étant défendues à l’assemblée générale de Paris. Notamment la lutte pour la zone à défendre contre le projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes187188, ou la lutte contre la fermeture de l’usine Goodyear d’Amiens et la condamnation de syndicalistes de cette usine pour avoir retenu quelques heures leur patron188.

Lors de l’assemblée parisienne du 11 avril, des habitantes et habitants de la zone à défendre contre le projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes prennent la parole pour partager quelques questions189.

D’autres revendications restent à l’échelle purement locale. On trouvera par exemple, à Dijon, des opposants au bétonnage des terres maraîchères du quartier des Lentillères190, à Poitiers en soutien à une famille roumaine191 ou, à Montpellier, des opposants à la déforestation de l’espace vert de la colline de Las Rébes dans le quartier des Cévennes192.

Refus d’alliance avec certains groupes

Nuit debout se revendique comme en dehors du système politique en place, ainsi aucune alliance claire n’est nouée avec les partis politiques, ni avec les syndicats[réf. souhaitée].

Bien que le mouvement se dise ouvert à tous, « la lutte contre toutes formes de discrimination telles que le sexisme, le racisme et l’homophobie » est une motivation omniprésente193, cela amène Nuit debout à refuser le rapprochement avec certains autres groupes, même ceux opposés à la Loi El Khomri.

Début avril, une tentative de noyautage de l’assemblée générale de Nuit debout Paris par le groupuscule Égalité et Réconciliation échoue19.

Début juin, Nuit debout Paris rejette la proposition de rapprochement des Veilleurs (mouvement proche de la Manif pour tous), jugeant la position de ces-derniers sur le mariage homosexuel discriminatoire193. Plusieurs parallèles sont pourtant faits entre Nuit Debout et le mouvement des Veilleurs, en particulier par le politologue Gaël Brustier194. Axel Rokvam, fondateur des Veilleurs, affirme qu’il existe des différences fondamentales de forme et de fond entre les deux mouvements195 mais reconnaît une « intuition commune que des ordres injustes sont en place » et une volonté d’y répondre par une forme de résistance196.

Ampleur du mouvement

Le 14 avril 2016, plus de 80 villes françaises , 8 villes espagnoles, 9 villes belges, 1 ville allemande (Berlin), 1 ville néerlandaise (Amsterdam), 1 ville portugaise (Lisbonne), et 1 ville taïwanaise (Taichung) sont concernées197.

En France

220px-Nuit_Debout_Nice_du_46_mars_2016 dans Perversité
Assemblée générale à Nice le 15 avril 2016.

Le mouvement est représenté dans toute la France, notamment à partir du 5 avril21. Soixante villes sont concernées le samedi 9 avril198.

Les assemblées sont quotidiennes à Paris, et rassemblent des milliers de participants chaque soir début avril199. Elles regroupent quotidiennement des centaines de personnes à Lyon200.

En tout, 140 villes en France ont organisé des rassemblements Nuit Debout201.

[afficher]

Liste des mouvements « Nuit debout » en métropole
  • 240px-Nuit_debout_Grenoble_20160410_7080 dans Politique

    À Grenoble.

  • 269px-Nuit_Debout_-_La_Rochelle_-_46_mars_-_06 dans Rue89

    À La Rochelle.

  • 240px-AG_Nuit_Debout_Lille dans Sceptiques du Québec

    À Lille.

  • 240px-Assembl%C3%A9e_G%C3%A9n%C3%A9rale_3_-_Nuit_Debout_Lyon dans Troll

    À Lyon.

  • 270px-Atelier_lors_de_la_Nuit_Debout_%C3%A0_Montpellier_%28_40_mars_%29 dans Ufoscepticisme

    À Montpellier.

France d’outre-mer

Le mouvement est également représenté en France d’outre-mer :

En Belgique

Hors de France, c’est en Belgique que le mouvement a pris le plus d’ampleur380 ; notamment à Bruxelles à partir du 7 avril (place des Barricades puis mont des Arts)381,382.

Les premières Nuit debout se tiennent le 9 avril 2016 à Liège23,383, le 12 avril à Namur384, le 16 avril à Charleroi385 et Mons386,387, le 17 avril à Tournai388, le 21 avril à Louvain-la-Neuve389.

En Région flamande, la première Nuit debout se tient le 14 avril 2016, à Gand390,391.

Autres pays

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Nuit debout à Madrid.

Le mouvement apparaît en Allemagne à Berlin où une soixantaine de personnes se sont réunies392,393 et à partir du 17 avril à Leipzig, manifestation qui a réuni une cinquantaine de personnes394,395.

Le 9 avril, le mouvement s’exporte au Portugal, dans sa capitale Lisbonne396. Et en Espagne, symboliquement, il atteint Madrid396, point de départ du Mouvement des Indignés en 2011, puis Valence, Saragosse, Tarragone, Murcie, Barcelone315.

Le 14 avril 2016, Nuit debout se tient pour la première fois aux Pays-Bas, à Amsterdam où quelques personnes se sont réunies397,398 et le 15 avril 2016 à Luxembourg399.

Le 22 avril 2016, Nuit debout s’exporte vers l’autre côté de l’Atlantique, au Québec, à Montréal où environ 200 personnes se sont rassemblées400.

Le 11 juin, des jeunes Congolais essayent d’importer Nuit debout à Kinshasa, mais l’événement ne réunit que quelques dizaines de personnes et est dispersé par la police. 5 manifestants sont arrêtés, et tous relâchés dans la soirée ou le lendemain401.

Global Debout

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Global Debout à Paris
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Assemblée générale à Salamanque en Espagne, dans le cadre de Global Debout.

Les 7 et 8 mai 2016, Nuit debout en France appelle, par un texte traduit en huit languesnote 2 à internationaliser le mouvement le 15 mai (« 76 mars ») en occupant des places partout dans le monde402. Cette date a l’avantage d’être fériée dans plusieurs pays (Dimanche de Pentecôte), et correspond symboliquement au cinquième anniversaire du Mouvement des Indignés403.

Cet appel est suivi en Espagne, avec des rassemblements de plusieurs milliers de personnes à Madrid404,405,406 et environ 1 200 à Barcelone407.

Au total, des manifestations sont organisées dans 300 villes en France403, et 130 autres villes réparties dans 28 pays403,404, mais en dehors de Madrid, Paris et Barcelone, les rassemblements restent de taille modeste, voire très modeste406.

Quelques chiffres :

Littérature

Dans Chants d’utopie, premier cycle de Brice Bonfanti, le chant XVIII du livre 1 est consacré à Laylâ (la nuit, en arabe), une Nuit Debout rêvée, mêlant l’hégéliano-marxisme à l’alchimie, d’inspiration aussi zapatiste, sous le titre : Nous sommes ce que nous ne sommes pas encore409.

Notes et références

Notes

  • La loi Travail, les migrants, la démocratie, le renseignement et les caméras de vidéo-protection.

Références

  1. Brice Bonfanti, Chants d’utopie, premier cycle, Paris, Sens & Tonka, 19 avril 2017, 188 p. (ISBN 978-2357291034)

Annexes

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Articles connexes

Bibliographie

Filmographie

Lien externe

 



Pourquoi mes harceleurs détestent tellement Denis Robert

Ben c’est évident : il leur a cassé la baraque, à ces escrocs !

Quand le cybercriminel et mythomane notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi avait révélé mon identité au public, au mois de juin 2010, personne ne s’était interrogé sur la manière dont il avait pu l’obtenir, alors que jusque-là j’étais toujours restée parfaitement anonyme, aussi bien sur la toile qu’auprès des internautes avec lesquels j’avais eu quelques échanges privés.

Je n’avais même jamais fourni le moindre indice qui permette à quiconque de m’identifier ou d’identifier des tiers qui auraient pu me connaître, par exemple la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, source de toutes les pseudo « informations » me concernant que publie le malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon sujet à compter du 19 juin 2010.

Autant dans ses écrits publics de cet été 2010 que plus tard dans le cadre de deux des différentes procédures judiciaires qui nous ont opposés, il a raconté qu’il aurait identifié cette femme à partir de certains de mes commentaires publics, mais il a toujours menti à ce sujet. Il d’ailleurs donné au fil du temps plusieurs versions différentes de cette histoire et par ailleurs, dès le fin de l’été 2010, il disait bien dans ses écrits publics avoir en fait toujours eu mon identité depuis le début de ses harcèlements à mon encontre.

La réalité, c’est qu’il m’a toujours piratée depuis l’année 2008 au moins avec sa bande de cybercriminels dits « déconnologues » et la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui en fait partie dès l’origine et me faisait elle-même pirater depuis 2005.

C’est ainsi qu’ils ont tous toujours eu mon identité dès mes premiers commentaires anonymes sur le site Rue89, en 2008.

Mais personne ne s’interroge lorsque je suis brutalement « outée » en juin 2010 et mes plaintes à ce sujet comme à propos des campagnes de calomnies publiques assorties de harcèlement moral, de harcèlement sexuel, d’incitation au suicide, de menaces de mort et de menaces de viol dont je suis désormais victime – sans compter que j’ai déjà fait l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat par le passé et me retrouve ainsi, à l’évidence, de nouveau exposée à de grands et vrais dangers – ne donneront jamais aucun résultat du fait que les magistrats brestois, ultra CORROMPUS, refusent illégalement d’y donner suite.

En revanche, lorsque six ans plus tard le journaliste Denis Robert révèle au public les identités de plusieurs twittos qu’il qualifie assez curieusement de « corbeaux » alors qu’apparemment ils se comportaient tout simplement en trolls – mais c’est ainsi que les malades mentaux de la bande du cybercriminel et mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi m’ont eux aussi toujours qualifiée à compter de février 2009 sous le seul prétexte que j’étais anonyme -, c’est le tollé : aucun d’entre eux n’ayant mon profil de « sale pute de femme ingénieur » ayant de plus toujours refusé de se prostituer, leur droit au respect de l’intimité de la vie privée est immédiatement et spontanément reconnu par tous et le journaliste est sommé de s’expliquer sur la manière dont il est parvenu à les identifier, d’autant que l’un d’eux assure avoir été « outé » à tort.

L’ensemble des discussions auxquelles, de mon côté, je n’ai jamais eu le droit, s’enclenchent, dans les médias comme au tribunal.

Dès le 11 juin 2016, Denis Robert voit démonter tous ses arguments contre celui qu’il a désigné à tort et critiquer sa méthode d’identification, absolument pas fiable.

Voir ici :

http://blog.marcelsel.com/2016/06/11/exclusif-alexandre-perrin-nest-pas-skyzelimit/

Or, c’est exactement la même méthode dont le mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi prétend avoir usé à mon encontre en juin 2010…

Avec le cas Denis Robert, il est établi qu’elle ne peut rien donner tant que l’internaute s’exprimant sous pseudonyme n’a pas lui-même révélé son identité, ce que pour ma part je n’avais jamais fait.

Celui qui prétend le contraire ment, le mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi et ses complices « déconnologues », notamment la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, ont toujours menti.

Par ailleurs, le cas du trader Ali Bodaghi qui s’exprimait sous pseudonyme mais avait bien lui-même révélé au public son identité et tous les éléments de sa vie privée y agrégés par Denis Robert critiquant son comportement de troll sur Twitter est tout à fait comparable à celui du cyberharceleur NEMROD34 qui passe aussi beaucoup de temps à raconter sa vie sur Internet tout en y donnant sur tous les sites où il s’exprime sous ce pseudonyme sa véritable identité et toutes ses coordonnées, au moins jusqu’en 2010 lorsqu’il se lance dans sa série de procès contre mon hébergeur de blog d’alors, OverBlog, en m’accusant mensongèrement d’avoir révélé au public son identité et des éléments de sa privée.

En attaquant le journaliste pour « atteinte au droit au respect de sa vie privée » dans le cadre d’une procédure contradictoire, le premier a naturellement perdu son procès (voir ci-dessous), tandis que le second n’a pu gagner contre OverBlog qu’en m’écartant de ses procédures afin de s’éviter toute contradiction quant aux faits d’atteinte à l’intimité de la vie privée allégués.

Avec ses révélations outrées et imprudentes concernant ces twittos, Denis Robert a donc bien embouti mes harceleurs dans toutes leurs prétentions et tous leurs arguments de droit à mon encontre.

Ils ne l’en remercient pas.

 

https://www.liberation.fr/checknews/2019/07/09/le-journaliste-denis-robert-s-est-il-trompe-en-revelant-l-identite-d-un-twittos_1738897

Le journaliste Denis Robert s’est-il trompé en révélant l’identité d’un Twittos ?

 

Par Jacques Pezet 9 juillet 2019 à 15:37
Le journaliste Denis Robert, à Paris, le 22 septembre 2009. AFP

En juin 2016, Denis Robert révélait l’identité de plusieurs Twittos «virulents» qui insultaient les opposants à la loi El Khomri. Il avait ensuite reconnu s’être trompé pour l’un d’eux (@SkyZeLimit), mettant en cause – à tort – un jeune analyste financier.

 

Question posée le 09/07/2019

Bonjour,

Nous avons raccourci votre question initiale : «Est-il vrai que le journaliste Denis Robert a doxxé des personnes sur Twitter, révélations ayant conduit à avoir failli faire licencier une personne n’ayant rien à voir avec Twitter ?»

Dans un article consacré à la signification du préfixe «Ze» dans les pseudonymes de certains utilisateurs de Twitter, nous expliquions qu’il s’agissait d’un signe de soutien au compte @Zebodag, dont le journaliste d’investigation Denis Robert avait révélé l’identité et la profession au printemps 2016.

En plein mouvement social contre la loi El Khomri, le journaliste avait agi ainsi contre @Zebodag, mais également contre ceux qu’il surnommait les «Golden Corbeaux de Twitter», soit les comptes @LacruzFX, @jabial et @SkyZeLimit, les décrivant comme des «comptes très virulents [qui] jouent de leur anonymat pour propager des idées nauséabondes en termes d’ultralibéralisme, d’antisyndicalisme, et pour certains [de] racisme et [de] sexisme».

De leur côté, les mis en cause considéraient leurs interventions sur le réseau social comme une forme d’humour provocateur. Interprétant l’acte de Denis Robert comme un «doxxing», c’est-à-dire comme une révélation de l’identité de quelqu’un dans l’intention de lui nuire, plusieurs internautes avaient alors adopté le «Ze» en solidarité à @Zebodag.

Denis Robert avait reconnu «une erreur» en accusant un jeune analyste financier

Ces révélations de Denis Robert avaient conduit @LacruzFX, cadre supérieur chez Danone, à supprimer son compte, et le trader londonien @Zebodag à assumer son vrai nom, Ali Bodaghi. Ce dernier a par la suite perdu son procès contre Denis Robert pour «atteinte au droit au respect de sa vie privée», avant de faire appel, selon le journaliste.

En revanche, un dénommé Alexandre Perrin, un analyste financier suisse de 26 ans, a contesté être @SkyZeLimit. Dans une lettre ouverte parue dans l’Opinion, il racontait vivre «un cauchemar». Recevant de nombreuses insultes en ligne depuis que son nom et son compte LinkedIn avaient été publiés par Denis Robert, il craignait que cette affaire ne lui fasse perdre son emploi. Il avait ensuite démontré qu’il ne pouvait être le «Alex Perrin» mis en cause, n’ayant jamais travaillé pour l’entreprise Murex ni vécu au Japon, comme l’indiquait un compte vers lequel renvoyait Denis Robert.

Si dans un premier temps, Denis Robert n’avait pas cru la version d’Alexandre Perrin, le journaliste avait fini par publier une lettre d’excuse, dans laquelle il reconnaissait «ce qui peut apparaître comme une erreur» de sa part, et de celle de la réalisatrice de documentaires Myriam Tonelotto, avec qui il avait co-enquêté sur l’identité des Twittos masqués. «Nous nous sommes fait avoir», notait le journaliste, pour qui l’erreur était due à un piège du véritable titulaire de @SkyZeLimit et de ses alliés, qui auraient monté un plan pour le mettre sur la voie d’«un profil de jeune homme travaillant dans la finance, nommé Alex ou Alexandre Perrin, étant allé à Singapour». Denis Robert se disait alors «désolé des angoisses et frayeurs occasionnées» par cette affaire, où le nom du jeune homme avait été mêlé.

Jacques Pezet

 

https://www.letemps.ch/opinions/denis-robert-justicier-lynche

Denis Robert, le justicier lynché

 

Sur les réseaux

Parti pour dénoncer des usagers agressifs et anonymes sur Twitter, l’ancien journaliste de «Libération» devient à son tour la cible des «Golden corbeaux» qui attaquent ses méthodes jugées diffamatoires

Pourquoi mes harceleurs détestent tellement Denis Robert dans AC ! Brest
n/a
Publié mercredi 8 juin 2016 à 14:06

 

Il s’imaginait justicier. Ils étaient les méchants sans cœurs, friqués, twittant des posts d’un goût douteux, sous couvert d’anonymat. Le 28 mai dernier, le journaliste Denis Robert les a dénoncés, eux, ces twittos agressifs «qui en veulent tant aux femmes, aux hommes, aux pauvres, aux communistes, aux socialistes, aux socialo communistes, à Gérard Filoche et à Léo Ferré». Dans une virulente tribune sur Facebook, il a révélé au grand jour leur identité, captures d’écran à l’appui. Traders, banquiers, cadres de multinationales: les profils «tous des salauds» collent au scénario.

Mais depuis quelques jours, l’affaire dérape, se renverse sur elle-même avec grand fracas. Le lynchage en règle et l’auto-justice primitive visent désormais l’ancien journaliste de «Libération», accusé d’avoir «outé» un certain Alexandre Perrin, jeune employé, en lieu et place du vil trader officiant sous le pseudonyme @SkyZeLimit. Un dégât collatéral englué dans une affaire qui le dépasse. «Alexandre est analyste, en période d’essai, bosse 15h par jour et sa hantise était de perdre son travail à cause de cette histoire», s’insurge @zebodag alias Ali Bodaghi. «Trader et pilote privé», c’est l’un des rares «démasqués» à tweeter le visage découvert.

Méthodes contestées

«Je n’ai fait que sortir de leur bouillon moisi quelques cadavres pour les exposer en pleine lumière. Où est le mal?», se défend Denis Robert, connu pour ses enquêtes contre la chambre de compensation Clearstream. Noble intention, mauvaise exécution? Poussée à son paroxysme, la recherche de la transparence manque sa cible et aboutit à la délation. Contestées pour leur côté jusqu’au-boutiste, les méthodes musclées du journaliste finissent par se retourner contre lui.

Alexandre Perrin n’a même pas à démontrer qu’il n’est pas SkyZeLimit! Devant le juge c’est à Denis Robert de prouver qu’il l’est.

— Ali Bodaghi alias Ze (@zebodag) 6 juin 2016

Sur Twitter, deux univers hermétiques s’affrontent désormais à l’aveugle. Un clash aux extrêmes, gauche contre droite avec, au centre, la liberté d’expression, le droit de rire de tout. Ou pas. «Exécuter les syndicalistes en les balançant dans la flotte depuis un hélico, c’est illégal?», s’interrogeait fin mai @Jabial, aussitôt rejoint par @lacruzFX, visiblement remonté contre ces «sales fonctionnaires de merde», qui rêve de #tueruncheminot.

Les corbeaux contre-attaquent

Pas de doute, les excès verbaux, sont récurrents du côté des «Golden corbeaux de Twitter», ces anonymes décomplexés qui tapent fort sur leur gauche. Rien que du «second degré» et des «comptes parodiques» arguent les intéressés qui dénoncent une «chasse aux sorcières». Rien de très différent des «unes provocantes de Charlie Hebdo», des «titres grotesques du Gorafi» ou des «sketchs de Bedos». Mais où se situent les limites du politiquement correct quand derrière l’écran, comptes et profils se désactivent d’un clic, articles et tweets disparaissent puis réapparaissent d’une heure à l’autre? Comme si, sur la Toile, les règles du monde réel ne s’appliquaient qu’à moitié. Comme si tout était permis.

Au milieu des détracteurs, des messages de soutien émergent. «Quand Denis Robert démasque des twittos anonymes et haineux, Facebook le censure. Normal, ce sont des banquiers…», s’insurge Jean Quatremer, le correspondant européen de «Libération» qui milite pour la transparence. «Je suis contre l’anonymat sur Twitter. Faut assumer ou fermer sa gueule». «Denis Robert se focalise sur des trolls bruyants mais anecdotiques», répond Guillaume Laurent. «Il donne l’impression d’avoir découvert Twitter lundi dernier», appuie Sébastien Lefebvre.

Sur le site des Inrocks, les internautes s’affrontent encore. Sur le fond et la forme. Pour Philippe Houbé, «Denis Robert s’est (encore) trompé. Trompé dans le choix de la méthode, comme dans celui de ses cibles. Et au lieu de s’excuser et de se faire oublier, ce monsieur persiste dans l’erreur et signe son minable méfait en l’agrémentant de délires de persécution. Pathétique.» En face, Hubert Jaulin soutient la démarche. «Ça doit être ça… C’est vrai qu’il est de bon ton, sous couvert d’anonymat, de vomir sa haine… Vous devez avoir raison M. Houbé, dénoncer les abus est sans doute une «mauvaise méthode. Il aurait dû «s’excuser» d’avoir combattu la banalisation de la bêtise.»

Denis Robert persiste

Devenu le «twittos à abattre», @Denis_Robert_, de retour sous un nouveau compte, ne se laisse pas démonter. «J’ai été menacé de mort, piraté, injurié. Mais plus ils en font des caisses, plus je me sens légitime à poursuivre ce travail.» Il s’en explique dans une interview publiée sur le site des Inrocks.

Dans la frénésie du tourbillon médiatique, le débat sur l’anonymat se trouve relancé. Et les rôles s’inversent. C’est l’histoire d’une polémique embourbée dans ses stéréotypes, d’une caricature absurde où le gentil devient de moins en moins gentil et les méchants toujours aussi insaisissables.

 

https://www.telerama.fr/medias/un-trader-richissime-a-voulu-lattaquer,-denis-robert-gagne-son-proces,n5349889.php

Un trader richissime a voulu l’attaquer, Denis Robert gagne son procès

Denis Robert en 2015.

Le journaliste d’investigation était poursuivi en justice par un trader français installé à Londres. Il l’accusait d’avoir révélé son identité cachée suite à des tweets rageurs sur les opposants à la loi travail.

Il ne se vantera peut-être plus sur Twitter de payer 450 000 euros d’impôts. Ali Bodaghi, un Français londonien, vient d’être débouté de ses demandes par le tribunal d’instance de Paris ce mercredi 15 novembre. Il attaquait en justice le journaliste d’investigation Denis Robert pour atteinte au droit au respect de sa vie privée, et lui demandait 10 000 euros de dommages et intérêts et 8 000 euros de frais de justice.

Le problème ? En 2016, au moment des manifestations contre la loi El Khomri, Denis Robert avait, dans plusieurs posts Facebook, dénoncé la violence des propos de certains utilisateurs anonymes sur Twitter. Il en profitait aussi pour révéler qui étaient ces internautes qui se cachaient derrière des pseudonymes et qui « jouent de leur anonymat pour propager des idées nauséabondes en terme d’ultra-libéralisme, anti-syndicalisme, et pour certains racisme et sexisme », écrivait-il. Car « derrière les masques » se trouvaient… « un trader londonien et un cadre sup de chez Danone ». Du coup, Denis Robert n’avait pas hésité dévoiler le vrai nom du trader en question, Ali Bodaghi, donc, et à donner le montant de ses impôts, le nom de sa société ou à lister quelques-uns de ses biens, notamment un avion.

Ali Bodaghi s’était déjà vanté de sa fortune

Ali Bodaghi considérait que ces posts dépassaient les limites acceptables de la liberté d’expression, le tribunal en a jugé autrement.« La jurisprudence rappelle qu’il n’y a aucune atteinte à la vie privée quand la révélation d’un nom n’est pas adjoint à d’autres éléments privés », explique l’avocate du journaliste, Bénédicte Litzler.

D’autant qu’il apparaît que le compte Twitter d’Ali Bodaghi, dont il changeait régulièrement le pseudonyme, regorgeait déjà d’éléments révélant son identité : des prête-noms plus ou moins transparents, des tweets d’amis qui l’appelaient par son nom, des liens vers d’autres sites (comme son compte LinkedIn), etc. En outre, Ali Bodaghi s’était déjà vanté de sa fortune ou de l’achat d’un avion privé avant que Denis Robert n’en fasse mention dans son post sur Facebook.

« Les preuves étaient connues, complète Me Litzler. Denis Robert s’est contenté de relayer des informations personnelles déjà disponibles dans le cadre d’un journalisme dit d’investigation et non en agrégeant celles-ci via un moteur de recherche. » La bonne nouvelle, c’est que le tribunal a donc considéré que Denis Robert n’a fait que son travail de journaliste. Reste que celui-ci a tout de même été débouté de sa plainte pour procédure abusive et qu’il devra s’acquitter de ses frais de justice. Une somme qui aurait pourtant été une broutille pour Ali Bodaghi…



Denis Robert moqué par Jean-Marc Donnadieu et ses amis

 

 

Ceci est la toute première vidéo mise en ligne par « Mon Propre Journal », le 21 août 2016.

 

Informations associées :

 

RUE 89 MENSONGE DE LA TERRE PLATE

414 vues
•21 août 2016

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Denis Robert moqué par Jean-Marc Donnadieu et ses amis dans AC ! Brest

Mon Propre Journal

324 abonnés

Rue 89 dans son article mensonger sur la communauté française des platistes a multiplié les déformations et les malhonnêtetés. Quelques preuves pour ceux qui sont prêts à faire leurs propres recherches et oublier la soupe des merdia et autres…

Site: http://www.mespropresrecherches.com/
Facebook : https://www.facebook.com/mespropresrecherches
Notre Chaine et Emission « Mon Propre Journal » : https://www.youtube.com/c/MonPropreJournal
Twitter : https://twitter.com/proprerecherche
Instagram : https://www.instagram.com/mespropresrecherches/
bitchute : https://www.bitchute.com/channel/mespropresrecherche/
Rutube : https://rutube.ru/video/person/2925099/

 

Je suis tombée là-dessus en fouillant un peu dans les comptes parodiques et grossièrement usurpateurs d’identités créés par Jean-Marc Donnadieu et ses amis « ufosceptiques » pour se « moquer » de personnes qu’ils harcèlent sur Internet, tout comme le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et sa bande de cybercriminels dits « déconnologues », tous des professionnels du cyberharcèlement qui usaient déjà de ces pratiques particulières quand ils ont commencé à m’attaquer sur le site rue89 en 2008.

 

Les premiers sites et la chaîne Youtube, qui aujourd’hui compte 324 abonnés et affiche 30 305 vues, ont donc été créés le 21 août 2016.

Leur gestionnaire a son propre compte, celui-ci :

https://www.facebook.com/luke.rony.33

Le compte Twitter a été ouvert en septembre 2016 et affiche actuellement 234 followers tous aussi tarés les uns que les autres, dont celui-ci, ouvert en mai 2017 et alimenté uniquement du 10 au 24 mai 2017 :

https://twitter.com/2nirobert

Il existe aussi une seconde page Facebook accrochée à la première ainsi qu’au site « Mes Propres Recherches », celle de « De Nirobert », habitant à Landerneau, ouverte le 22 juillet 2017, ici :

https://www.facebook.com/profile.php?id=100020164213749

 

J’ai vaguement jeté un oeil sur le tout et l’ai repris très vite, c’est effarant.

Vu la quantité de débilités, les auteurs y passent nécessairement un temps fou. En pure perte…

En effet, quel intérêt ? Qui peut bien perdre son temps à lire, visionner ou écouter toutes ces débilités ?

J’en retire quand même une information importante : ils n’apprécient pas Denis Robert.

Etonnant.

J’ai le souvenir qu’au début de leurs harcèlements à mon encontre sur le site Rue89, en 2008, les « déconnologues » de la bande du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi en étaient au contraire tous dingues.

J’imagine que c’est sa chasse aux trolls de juin 2016 – ressemblant beaucoup à mes recherches d’informations publiques et toutes fournies par lui-même sous son pseudonyme habituel de NEMROD34 ou son identité véritable de Jean-Marc Donnadieu, concernant celui-là, donc – qui aura changé la donne.

 

Pour mémoire :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1524140-les-golden-corbeaux-de-twitter-sentent-le-rance-et-la-fin-de-regne.html

https://www.telerama.fr/medias/un-trader-richissime-a-voulu-lattaquer,-denis-robert-gagne-son-proces,n5349889.php

 



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