Les personnalités multiples de Jean-Luc Mélenchon…

Je vous en parlais il y a deux jours, son entourage confirme…

Apparemment, il en est le jouet…

Quant à Manuel Bompard, c’est un parfait soldat de Josette Brenterch du NPA de Brest, dont il recrache à la virgule près tous les discours creux et vides de sens pour justifier l’injustifiable : jusqu’en 2004, les « assemblées générales » de l’association AC ! Brest n’avaient toujours été qu’un pot où étaient conviés par annonce informelle lancée à la cantonade pour fêter avec quelques bonnes bouteilles la nomination par Josette Brenterch elle-même de tous les membres du bureau de l’association pour la nouvelle année, tous ceux des adhérents qui avaient envie de venir au local y boire autre chose que le café qu’on y proposait ordinairement… mais en février 2005, Josette Brenterch ayant décidé de passer le relais à Joël Roma qu’elle avait nommé président de l’association en 2004 et qui était toujours censé lui obéir au doigt et à l’oeil, deux autres adhérents, deux ingénieurs dont moi, devenus par participation au pot de 2004 membres du conseil d’administration de l’association, avaient organisé pour l’AG une vraie discussion sur les projets de l’association, dont j’avais ensuite rendu compte pour tout le monde, venant d’être élue secrétaire de l’association… petit compte rendu très imparfait (y manquait notamment tout le bilan comptable, la trésorière Josette Brenterch ayant toujours refusé de nous communiquer les informations qu’elle nous devait à ce sujet) qualifié début septembre 2005 de « plan quinquennal » par Josette Brenterch et ses amis de la LCR exigeant de Joël Roma qu’il convoque une assemblée générale extraordinaire destinée à tirer un trait sur tout ce que nous tentions avec moult difficultés toutes crées par Josette Brenterch de mettre en place depuis des mois… Passant sur toutes les violences que nous en avons subies, collectivement et chacun à titre individuel et personnel, dans sa vie privée (et ce, bien sûr, particulièrement moi qui étais la plus active et dont Josette Brenterch exigeait vainement l’exclusion de l’association ainsi que de tout tissu social depuis décembre 2004 en me présentant partout aux autres, bien évidemment toujours hors ma présence, comme une malade mentale, pour avoir osé évoquer le problème du harcèlement moral en entreprise lors d’une réunion publique d’octobre 2004), je rappelle que Joël Roma qui au fil des mois s’en était écarté de plus en plus précisément en raison de ces violences, avait refusé de lui obéir, à la suite de quoi, ne faisant même plus partie de l’association dont elle venait d’être virée pour d’excellents motifs, elle avait organisé son AGE avec quelques amis dont aucun membre actif de l’association pour y nommer parmi eux de nouveaux responsables qui sur ses ordres nous en avaient ensuite tous radiés pour le même motif de non reconnaissance de la légitimité de leur nomination par Josette Brenterch lors de cette AGE organisée carrément hors de l’association, ses adhérents réels n’y ayant pas été convoqués…

Ce monsieur (Manuel Bompard) étant lui-même ingénieur doit très bien savoir ce qu’il fait, au moins autant que Josette Brenterch du NPA de Brest qui après m’avoir fait virer de l’association AC ! Brest dans les circonstances et pour le motif que je viens de rappeler, en racontera partout, toujours dans mon dos jusqu’à l’été 2012 (c’est seulement là que j’ai pu prendre connaissance de ses plaintes de 2011), et donc, jusque devant les juges de 2011 à 2015, une tout autre histoire, sans aucun rapport avec la réalité…

A propos de juges, où en sont donc les informations judiciaires en cours ?

 

https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/12/jean-luc-melenchon-est-il-vraiment-derriere-son-compte-facebook-personnel_1732832

Jean-Luc Mélenchon est-il vraiment derrière son «compte Facebook personnel» ?

 

Par Service Checknews 12 juin 2019 à 06:25
Jean-Luc Mélenchon à Toulouse, le 21 mai. Photo Eric Cabanis. AFP

 

En plus de sa page Facebook, suivie par plus d’un million de personnes, Jean-Luc Mélenchon possède également un compte nommé «Jean-Luc Melenchon (compte officiel personnel)». Son entourage indique qu’il n’est pas le seul à y avoir accès.

 

Question posée le 10/06/2019

Bonjour,

Sur Twitter, des internautes se sont interrogés sur l’authenticité du compte Facebook «Jean-Luc Melenchon (compte officiel personnel)» après un commentaire posté dans la nuit de vendredi à samedi par le compte sous une publication Facebook d’Antoine Léaument, chargé de la communication numérique de Mélenchon et de La France insoumise.

A l’origine, Antoine Léaument poste un statut, dans lequel il tacle les auteurs d’une «note interne» au mouvement politique, qui a fuité dans la presse. Cette note, qui dénonçait le manque de démocratie à la FI, vise en fait «à transformer la France insoumise en parti avec des motions de congrès, des votes sur les virgules et ce genre de délices que les gens qui ont du temps à perdre apprécient beaucoup», ironise Léaument.

Les personnalités multiples de Jean-Luc Mélenchon... dans AC ! Brest pixel

«N’importe quoi», lui répond Christiane Chombeau, rédactrice en chef de l’Heure du peuple (qui se présente comme «le journal de la France insoumise») : «Cher Antoine ce que tu écris m’attriste. […] Comment se faire entendre quand on a essayé individuellement par moult moyens auprès de personnes ayant des responsabilités ? […] Déformer les propos pour dire entre autres que les militants veulent la fin du mouvement et souhaitent un parti… non c’est faux. Et tu ne peux pas l’ignorer.»

Le compte Jean-Luc Mélenchon prend alors à partie Christiane Chombeau : «Celle qui dit n’importe quoi, c’est toi chère Christiane. Vous êtes en pleine crise nombriliste. Vous avez « lancé des alertes ». Et alors ? Alerte de quoi ? Dans quel but ? Pourquoi seraient-elles par nature pertinentes ? Votre activité est démoralisante et destructrice. Pourquoi restez-vous membre d’un mouvement que vous dénoncez de cette façon ? Pourquoi ne faites-vous pas votre propre parti ? On pourrait alors vérifier la valeur de vos thèses !»

1226661-jlm-facebook-commentaire dans Attentats

Votre question porte sur ce compte Facebook, qui se présente comme compte officiel personnel de Jean-Luc Mélenchon. Contrairement à sa page officielle Facebook, le compte n’est pas certifié, entretenant le doute sur l’authenticité de ce profil qui compte un peu plus de 4 000 «amis» et près de 28 000 abonnés.

Contactées par CheckNews en octobre 2017, les équipes de La France insoumise avaient confirmé qu’il s’agissait bien du compte privé de Jean-Luc Mélenchon. A l’époque, il était reproché au compte d’avoir partagé une vidéo au sujet des liens de Manuel Valls avec Israël, postée par un compte ouvertement antisémite. Mais les équipes de Jean-Luc Mélenchon assuraient que le leader de La France insoumise n’avait pas lui-même posté cette vidéo. Jointe par CheckNews, Raquel Garrido confirme aujourd’hui qu’il s’agit bien du «compte perso» de Jean-Luc Mélenchon, tout en avertissant «Je crois qu’il n’est pas seul à y avoir accès». Malgré nos nombreuses demandes de confirmation, nous n’avons pas reçu de réponses d’Antoine Léaument permettant de déterminer si Jean-Luc Mélenchon est à l’origine du commentaire adressé à Christiane Chombeau.

En plus de cette confirmation par ses proches, plusieurs indices montrent que le profil est authentique : la page officielle de Jean-Luc Mélenchon, certifiée par Facebook, relaie souvent des statuts postés par le compte privé ; il est l’administrateur de la page Marseille Insoumise, ville dont Jean-Luc Mélenchon est député ; et surtout, le profil compte dans ses amis Facebook la plupart des cadres de LFI comme Alexis Corbière, Manuel Bompard ou Ugo Bernalicis.

Cordialement

Service Checknews

 

http://www.regards.fr/la-midinale/article/manuel-bompard-federer-le-peuple-c-est-ramener-la-gauche-au-peuple

Manuel Bompard : « Fédérer le peuple, c’est ramener la gauche au peuple »

 

Manuel Bompard a été élu député européen de la France insoumise le 26 mai dernier. On fait le point avec lui sur les critiques qui émergent au sein de son mouvement quant à son avenir, sur la Fédération populaire, sur la gauche et sur le peuple. Il est l’invité de #LaMidinale.

 

 

VERBATIM

 

 Sur les critiques au sein de la France insoumise 
« C’est légitime qu’on puisse avoir un débat et des discussions notamment après des élections qui n’ont pas été à la hauteur de nos espérances. »
« La France insoumise est un mouvement qui est un jeune mouvement et qui a besoin d’améliorer et de progresser dans ses modalités de fonctionnement. »
« Il ne faut pas tout réinventer tout le temps, il faut fonctionner par améliorations successives. »
« Il y a eu des critiques qui ont été exprimées : je regrette quand elles se traduisent par un départ surtout quelqu’un comme Charlotte Girard que j’apprécie beaucoup. »
« Je ne vois pas d’autres meilleurs outils dans le paysage politique que la France insoumise aujourd’hui. »

 Sur la priorité de la France insoumise 
« La priorité, c’est de repartir de l’avant. »
« On a subi un revers électoral, personne ne peut le contester. »
« On a encore besoin d’une France insoumise. En tout cas, on a besoin d’une force politique qui contribue à construire un pôle face au duopole qui a émergé. »
« La France insoumise n’a jamais considéré qu’elle était toute seule la solution politique à tous nos problèmes. »
« La question qui se pose, c’est la question stratégique et elle est un peu caricaturée. »

 Sur la stratégie de la France insoumise 
« On oppose deux termes dans le débat stratégique qui ne sont pas à opposer. »
« Ce n’est pas vrai que, dans l’élection européenne, on aurait abandonné une ligne de populisme de gauche. Ce n’est pas vrai non plus de dire qu’on aurait tourné le dos à toute possibilité de travailler avec d’autres. »
« On doit d’abord s’adresser aux citoyennes et aux citoyens qui ne se retrouvent pas dans les organisations politiques et qui constituent le plus grand parti de France : les abstentionnistes. »
« [Notre stratégie] ne nous empêche pas de converger avec des organisations politiques. »
« La gauche s’est coupée du peuple et il faut reconstruire ce lien. Il faut fédérer le peuple mais fédérer le peuple, c’est aussi ramener la gauche au peuple. »
« Le populisme ne tourne pas le dos aux organisations politiques si elle sont d’accord pour se mettre au service des constructions politiques nouvelles. »
« Il faut tourner le dos avec la formule de l’union de la gauche, c’est-à-dire des accords entre organisations politiques au sommet. »

 Sur la Fédération populaire 
« L’idée de la Fédération populaire, c’est de partir d’abord des revendications populaires et ensuite de permettre aux organisations politiques qui le souhaitent de se mettre en appui et en soutien des ces dynamiques-là. »

 Sur les municipales 
« La première étape, c’est d’être ensemble dans les mobilisations. »
« L’élection municipale est une bonne élection pour mettre en place la Fédération populaire. »
« Il faut partir des forces vives qui existent et qui se battent dans la société. »

 Sur le rôle de Jean-Luc Mélenchon 
« La prise de parole de Jean-Luc Mélenchon est attendue. Il est l’une des figures importantes de la vie politique aujourd’hui et il est identifié comme une des figures principales de l’opposition à Emmanuel Macron. »
« Jean-Luc Mélenchon est un militant politique infatigable (…) et je ne crois pas qu’il abandonnera le combat politique. »
« Sa prise de parole sera importante pour nous donner sa lecture des élections européennes et pour nous communiquer de l’énergie pour avancer. »

 Sur la présidence de la délégation de la France insoumise au Parlement 
« Rien ne va de soi parce qu’on doit en discuter collectivement. »
« On recherche juste la manière avec laquelle nos six parlementaires européens seront les plus utiles et les plus efficaces dans le combat politique qu’ils veulent mener dans les cinq prochaines années. »

 



Jean-Luc Mélenchon et LFI : lancer d’éponge en vue…

Reste à savoir dans quoi le maître l’aura trempée…

Gare aux retombées d’acide…

 

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-brief-politique/oui-il-pourrait-jeter-l-eponge-le-silence-de-jean-luc-melenchoninquiete-ses-proches_3461655.html

« Oui, il pourrait jeter l’éponge » : le silence de Jean-Luc Mélenchon inquiète ses proches

 

Le leader de La France insoumise garde le silence depuis le résultat décevant de La France insoumise aux élections européennes.

Jean-Luc Mélenchon, à Paris, le 2 décembre 2018.

Jean-Luc Mélenchon, à Paris, le 2 décembre 2018. (DELPHINE GOLDSZTEJN / MAXPPP)

 

Quand Jean-Luc Mélenchon sortira-t-il du silence ? C’est la question que se posent de nombreux élus de La France insoumise, deux semaines après l’échec du mouvement aux élections européennes. L’un d’entre eux, qui assure avoir beaucoup parlé avec lui, se confie à franceinfo : « Je ne sais pas ce qu’il va faire. Sa première tentation c’est de prendre du recul, comme il l’a annoncé. Mais jusqu’où ? Je n’en sais rien. Oui, Il pourrait jeter l’éponge. »

« Tout faire exploser »

Ce même élu craint aussi des répercussions, après la sortie de Clémentine Autain qui avait été très critique sur la ligne politique du mouvement : « Il peut aussi tout faire exploser, il est tenté de lui régler son compte ». Enfin, une autre frondeuse a quitté le parti samedi 8 juin, Charlotte Girard, une figure de La France insoumise, ancienne coordinatrice du programme de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle.

L’élu qui s’est confié à franceinfo et qui tient à garder l’anonymat se dit « très pessimiste », à la fois sur le choix de Jean-Luc Mélenchon et sur l’avenir du mouvement. Il décrit enfin une personnalité « aux aguets », le député de la Somme, François Ruffin, avec un brin d’ironie : « Il nous fait profiter de son talent par son silence ».

Depuis le 26 mai et le faible score (6,31%) de la liste de La France insoumise aux européennes, Jean-Luc Mélenchon a assuré de manière elliptique sur son blog qu’il se prononcerait après le 6 juin sur le « moment politique » :  »Je proposerai une suite pour notre chemin et je dirai ce qu’il en sera pour moi. »

 



France Insoumise : on essaie d’y retenir Jean-Luc Mélenchon…

Comme je l’ai déjà dit hier, s’il part, il n’y a plus de parti, tonnent aujourd’hui certains éditorialistes.

Et alors ? Sera-ce un mal ? Etait-ce vraiment un parti ? Quel besoin d’une personnalité quelconque à la tête d’un parti pour « fédérer » ses différentes composantes ? Vous n’avez là qu’une secte et son gourou, en l’occurrence bien mal en point l’une et l’autre : ça craque de partout, les fissures sont béantes, une belle scission de fait s’affiche déjà et le gourou lui-même est sacrément « morcelé », comme disent certains psychiatres pour caractériser leurs diagnostics de schizophrénie…

Toute la question est maintenant de savoir s’il a vraiment envie de subir le supplice de la roue, s’il va se laisser attacher au poteau d’exécution par ceux qui tentent de le retenir…

Son double astrologique vient de nous fournir une réponse il y a tout juste 43 mn : dans certaines circonstances, il part de lui-même, et sans demander son reste…

 

France Insoumise : on essaie d'y retenir Jean-Luc Mélenchon... dans AC ! Brest
Jean-marc Donnadieu
43 min ·

Après 12 ans de travail l’hôpital dont 8 aux urgences j’ai démissionné.
J’ais été un des premiers après ça a été une hémorragie…
J’avais des collègues qui accumulés 4 mois en heures sup qui ne seront jamais payées ou rendues…

 dans Attentats
À propos de ce site web

 

 

https://www.rtl.fr/actu/politique/si-jean-luc-melenchon-part-il-n-y-a-plus-de-parti-selon-alba-ventura-7797809923

« Si Jean-Luc Mélenchon part, il n’y a plus de parti », selon Alba Ventura

 

ÉDITO – Il n’y a pas qu’à droite que les portes claquent. Grosse dépression à la France insoumise ! Jean-Luc Mélenchon ne se remet toujours pas de son échec à la présidentielle.

 

Alba Ventura
Alba Ventura édité par Marie-Pierre Haddad
 
Publié le 10/06/2019 à 08:04

 

Ce n’est pas seulement la panique chez Les Républicains, après les européennes. Le faible score de la France insoumise fait des vagues. Plusieurs cadres ont remis en cause le fonctionnement du mouvement. Une des figures des mélenchonistes a claqué la porte ce week-end. Que se passe-t-il ?

Il se passe que ce mouvement a déçu, d’abord parce qu’il n’est pas structuré, parce qu’il a toutes les difficultés à définir une ligne politique. La France insoumise, c’est un conglomérat de personnalités très différentes, une armée dispersée avec d’un côté des altermondialistes, de l’autre des Indigénistes, et puis encore d’anciens socialistes ou d’anciens communistes, des associatifs. Ils ne pensent pas la même chose sur l’immigration ou ne partagent pas les mêmes valeurs.

Et comme ce n’est pas organisé, c’est un petit groupe qui est à la manœuvre, avec à sa tête Jean-Luc Mélenchon. Les plus déçus diront « un clan ».

À lire aussi

Charlotte Girard, ancienne coordinatrice de campagne de Jean-Luc Mélenchon La France insoumise

 

Mélenchon contesté en interne

En tout cas dans les critiques que l’on a entendues ces derniers jours, il y avait : autoritarisme, absence de démocratie, pas d’instance de décision collective. C’est ce que dénonce Clémentine Autain, quand elle réclame un changement de ligne et c’est ce qui a provoqué le départ samedi de Charlotte Girard.

Il faut savoir que Charlotte Girard n’est pas une personnalité publique. Elle est dans l’ombre mais c’était un pilier chez les Insoumis. Elle était très reconnue, très appréciée et très proche de Jean-Luc Mélenchon à l’origine. Ça veut dire que la personnalité de Jean-Luc Mélenchon est contestée en interne ?

Jean-Luc Mélenchon vous savez, il n’a pas bien géré la descente après la présidentielle. Il n’est jamais vraiment redescendu sur terre. Pourtant, il a fait sa meilleure campagne. Quand on songe qu’il faisait 10% en 2012 et près de 20% en 2017. Sauf qu’il s’est mis à répéter en boucle qu’il lui avait « manqué 600.000 voix » alors qu’il n’était arrivé que 4ème.

Failles personnelles et idéologiques

C’est là qu’il est devenu le mauvais joueur. Et c’est là que ses failles sont apparues. Faille personnelle. On l’a vu lors de la perquisition de son domicile et des locaux de la France Insoumise, ce moment où il perd ses nerfs. C’était un peu du même effet que Marine Le Pen lors de son débat télévisé raté.

Vous assistez soudain à une forme d’effondrement. Et puis, il y a eu le Mélenchon qui fait la course derrière les « gilets jaunes ». La faille idéologique. Voir Jean Luc Mélenchon dire son admiration pour Éric Drouet, tenter de récupérer grossièrement ce mouvement. Tout ça a démobilisé et ses électeurs, et ses partisans.

Mais de quoi le « mélenchonisme » est-il le nom ?

Jean-Luc Mélenchon

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Mais donc, il doit partir ? Ça, c’est à lui d’en décider mais il n’a pas l’air sur le départ. « Je ne déprime pas. Je ne vais pas partir à la retraite. Je suis au combat et j’y resterai jusqu’à mon dernier souffle, si je le peux », c’est ce qu’il a écrit sur son blog après les européennes.

Ça ressemble à quelqu’un qui n’a pas l’intention de s’en aller ! Mais de quoi le « mélenchonisme » est-il le nom ? De Jean-Luc Mélenchon. Le mélenchonisme comble un vide à gauche et c’est Jean Luc Mélenchon qui l’incarne, personne d’autre. S’il part, il n’y a plus de parti. Accessoirement s’il part, que devient Jean Luc Mélenchon ? Parce qu’il n’a échappé à personne qu’il a un ego particulièrement bien dimensionné !

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https://actu.orange.fr/politique/lfi-personne-n-est-capable-de-federer-comme-melenchon-selon-coquerel-CNT000001glqtd.html

LFI: « personne n’est capable de fédérer » comme Mélenchon, selon Coquerel

 

LFI: "personne n'est capable de fédérer" comme Mélenchon, selon Coquerel
Eric Coquerel à l’Assemblée le 15 mai 2018
©CHRISTOPHE SIMON, AFP

 

AFP, publié le lundi 10 juin 2019 à 10h31

« Personne n’est capable de fédérer » la France insoumise comme Jean-Luc Mélenchon, a assuré lundi le député LFI Eric Coquerel, estimant que le mouvement avait « besoin » d’une telle « figure tribunitienne », malgré l’échec des Européennes.

« On est dans la Vème République, on a besoin d’une figure tribunitienne. Moi, ce que je constate, c’est que pour l’instant, je ne vois personne qui est capable de fédérer de manière aussi naturelle les choses » que Jean-Luc Mélenchon, a souligné sur Europe 1 le député de la Seine-Saint-Denis.

Le résultat très décevant (6,31%) aux élections européennes a ouvert une crise à LFI avec la fronde de plusieurs cadres dénonçant le fonctionnement en interne, l’offensive de la députée Clémentine Autain pour changer la ligne ou encore le départ de Charlotte Girard, une figure du mouvement.

Jean-Luc Mélenchon lui-même a laissé planer un doute sur son avenir à la tête du mouvement, qui a frôlé les 20% à la présidentielle de 2017. Après le 6 juin, « je proposerai une suite pour notre chemin et je dirai ce qu’il en sera pour moi », a-t-il écrit sur son blog, sans plus de précisions.

Eric Coquerel estime que l’échec des Européennes « peut-être juste une chute de tension » si LFI réussit à ne pas « partir dans des affrontements internes qui n’ont pas lieu d’être ». Tout en avouant « sentir monter des tensions, des mots, des anathèmes », suffisamment fort pour lancer lundi un « appel à la raison ».

Contestant les accusations d’autoritarisme contre M. Mélenchon, le député de la Seine-Saint-Denis a qualifié de « piège » la colère très médiatisée du chef de file de LFI durant les perquisitions au siège du mouvement en octobre.

« On a par exemple laissé monter une caméra comme celle du (l’émission) Quotidien qui nous a jamais été véritablement très favorable. Il y a eu des erreurs. Mais une scène d’une heure a été synthétisée en une minute. On a été manipulés. Le vrai problème, c’est qu’aucune force démocratique (…) ne se soit insurgée contre le fait que nous ayons été perquisitionnés comme des terroristes », s’est-il ému.



France Insoumise : Jean-Luc Mélenchon sur le départ après Charlotte Girard ?

Explications précises d’un côté, invectives, bruit et fureur de l’autre : il n’y a pas photo pour toute intelligence normalement élaborée… non corrompue…

Jean-Luc Mélenchon devrait donc quitter le mouvement, après quoi LFI ne pouvant y survivre disparaîtra, et les Arnaud Hell, Hubert Casel, Josette Brenterch et autres criminels de l’extrême-gauche venus y imposer leur dictature iront se trouver un autre parti à dégager…

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/06/08/charlotte-girard-figure-de-la-france-insoumise-quitte-le-mouvement_5473698_823448.html

Charlotte Girard, figure de La France insoumise, quitte le mouvement

 

Dans un long texte, l’universitaire met en avant les dysfonctionnements internes au mouvement populiste de gauche.

Par Abel Mestre Publié hier à 17h40, mis à jour à 11h08

 

Charlotte Girard en campagne avec Jean-Luc Mélenchon en amont de l’élection présidentielle, à Dijon, en avril 2017.
Charlotte Girard en campagne avec Jean-Luc Mélenchon en amont de l’élection présidentielle, à Dijon, en avril 2017. PHILIPPE DESMAZES / AFP

 

C’est une réplique de plus du séisme qui secoue La France insoumise (LFI) depuis plusieurs jours. Charlotte Girard, ancienne responsable du programme, a décidé de quitter le mouvement mélenchoniste. Elle s’en est expliquée dans un long texte publié sur Facebook, samedi 8 juin. Une décision qui intervient trois jours après l’envoi d’une note interne incendiaire, critiquant le fonctionnement interne de LFI, dont Charlotte Girard était l’une des quarante et un signataires et que Le Monde a révélée.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Une note interne à La France insoumise dénonce « un fonctionnement dangereux pour l’avenir du mouvement »

 

La France insoumise risque d’avoir du mal à se remettre du départ de Mme Girard, tant elle était un élément central du mouvement. Non seulement cette universitaire avait des compétences extrêmement pointues et était respectée pour sa pensée et ses analyses politiques, mais elle était aussi appréciée des autres dirigeants de gauche. Son mari, feu François Delapierre, qui avait jeté les fondations de LFI avec Jean-Luc Mélenchon, est une personne à laquelle se réfèrent encore souvent les « insoumis ». C’est donc un pilier du dispositif qui vient de claquer la porte.

Dans son post publié sur Facebook, l’universitaire explique :

« Je n’ai jamais voulu déranger. J’ai été élevée comme ça. Quand les désaccords sont venus, j’aurais beaucoup donné pour pouvoir partir sur la pointe des pieds. On m’a dit alors que ça n’allait pas être possible. Se rendre à l’évidence : ni vous, ni les journalistes n’auraient laissé faire. (…) Comment faire alors pour dire ce qu’il y a à dire… et pour partir ? Surtout quand il n’y a pas de lieu permettant de s’adresser aux insoumis.es sans qu’une nuée de caméras et de micros fasse écran entre vous et moi. »

Celle qui a longtemps été une personnalité centrale de la « mélenchonie » et qui est extrêmement populaire au sein des militants insoumis continue : « La question de ma mise en retrait n’est plus posée. C’est un fait acquis. (…) [Les] doutes exprimés lors de la constitution de la liste et de la rédaction chaotique du programme n’ont pas trouvé de cadre où être travaillés et élaborés suffisamment pour qu’il en sorte une perspective claire et partagée ; en l’occurrence une véritable stratégie politique qui oriente à proprement parler la campagne et, au-delà, le mouvement lui-même. » Mme Girard reprend ici l’un des arguments avancés dans la note interne du 5 juin, mais aussi dans une lettre que Le Monde avait révélée en janvier et qui pointait déjà les nombreux dysfonctionnements internes de La France insoumise.

Et elle continue :

« Souvenons-nous de la présidentielle. Des interventions toujours fondées sur l’explication, jamais sur l’invective. Une anticipation précieuse qui avait permis que tout le monde s’approprie les contenus chemin faisant. Parler à l’intelligence. (…) La campagne [européenne] est passée. Les camarades sont restés avec leurs questions pendant tout ce temps, quoique certains, dont je suis, ont alerté, à plusieurs reprises, au sujet du fonctionnement – juste le fonctionnement – de La France insoumise. (…) Mais pour ma part, le chemin fléché par La France insoumise s’arrête. »

Si elle ne nomme jamais ni Jean-Luc Mélenchon (leader de fait de LFI) ni Manuel Bompard (leader statutaire), Charlotte Girard adresse des critiques précises, sur un ton clinique, loin du « bruit et de la fureur » de l’ancien candidat à l’élection présidentielle.

« Défiance »

Elle le reconnaît sans mal : sa « défiance porte sur l’outil », « la désorganisation ». Revenant sur la jonction qui ne s’est pas faite avec le mouvement des « gilets jaunes » alors que leurs revendications étaient proches, selon elle, du programme des « insoumis », Mme Girard déplore que le mouvement soit « trop tourné vers l’exercice institutionnel du pouvoir ». Elle vise en particulier « l’exploitation du seul contre-pouvoir parlementaire que nous avons encore. (…) La forme institutionnalisée de notre mouvement ajoutée à son expression électoraliste ont révélé deux handicaps ».

Elle précise : « Tant qu’on est d’accord tout va bien. Mais il n’y a pas de moyen de ne pas être d’accord. Or une dynamique politique – surtout révolutionnaire – dépend de la capacité des militants à s’approprier des raisonnements, c’est-à-dire potentiellement à les contester. Cette option est obstruée pour le moment, d’autant plus que dernièrement, on a eu parfois du mal à identifier avec quoi être d’accord ou pas. Le reproche d’inefficacité se confond finalement avec celui du manque de démocratie. »

Lire aussi Jean-Luc Mélenchon pourrait se mettre − un temps – en retrait de la vie politique

 

La crise à La France insoumise a débuté pendant la campagne européenne (de nombreux départs ont scandé les six derniers mois des « insoumis »), mais a pris une ampleur inédite après le score cinglant des élections européennes, où la liste emmenée par Manon Aubry a réuni 6,31 % des voix. Les dissensions de fond se sont matérialisées dans le débat stratégique opposant Alexis Corbière, partisan d’une ligne « populiste et humaniste », à Clémentine Autain, qui veut rompre avec le populisme. La France insoumise n’a pas l’air, pour l’heure, prête à se réconcilier avec elle-même.

Abel Mestre

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/06/04/a-la-france-insoumise-une-crise-de-basse-intensite_5471139_823448.html

Jean-Luc Mélenchon pourrait se mettre − un temps – en retrait de la vie politique

 

« Je ne déprime pas, je ne pars pas à la retraite. Je suis au combat et j’y resterai jusqu’à mon dernier souffle », a expliqué le député des Bouches-du-Rhône, samedi sur son blog.

Par Abel Mestre Publié le 04 juin 2019 à 09h26 – Mis à jour le 04 juin 2019 à 10h09

 

Au Belushi's, QG de La France insoumise le soir des élections européennes, à Paris (10e), dimanche 26 mai.
Au Belushi’s, QG de La France insoumise le soir des élections européennes, à Paris (10e), dimanche 26 mai. IVAN GUILBERT / REA POUR « LE MONDE »

 

Le « mélenchonisme » sans Jean-Luc Mélenchon est-il possible ? Les cadres et les militants de La France insoumise (LFI) devront bientôt résoudre cette épineuse question. Dans une note de blog sibylline parue le 1er juin, le député des Bouches-du-Rhône laisse entendre qu’il pourrait se mettre − un temps – en retrait de la vie politique. « Après le 6 juin, je m’exprimerai plus largement, aussi clairement que j’en suis capable. Je dirai mon appréciation du moment politique. Je proposerai une suite pour notre chemin et je dirai ce qu’il en sera pour moi, écrit l’ancien sénateur socialiste. Quelques précisions pour éviter les fantasmes médiatiques traditionnels à mon sujet : je ne déprime pas, je ne pars pas à la retraite. Je suis au combat et j’y resterai jusqu’à mon dernier souffle, si je le peux. » Et de citer Albert Camus : « Il faut imaginer Sisyphe heureux ».

Repli stratégique

Dans la garde rapprochée du leader « insoumis », personne ne veut lui subtiliser la primeur de l’annonce, mais tous laissent entendre qu’il prendra du champ, « de la hauteur », pour s’extraire de la gestion quotidienne. « Mais il n’a pas encore tranché tout ce qu’il voulait faire », avertit une figure du mouvement.

Ce repli stratégique, s’il est confirmé, laissera un vide dans cette famille politique qui est structurée autour du chef charismatique. Et ajoutera un peu plus à la confusion qui règne au sein de La France insoumise, depuis les mauvais résultats des élections européennes, où la liste emmenée par Manon Aubry a rassemblé 6,31 % des voix, très loin de l’objectif annoncé de 11 % des suffrages.

Une défaite qui a ouvert une crise de basse intensité au sein de LFI et qui révèle les faiblesses de l’organisation « gazeuse » du mouvement. Il n’y a pas de lieu de débat où la ligne peut être tranchée, et le leader n’a pas de fonction statutaire : son sort ne dépend que de son bon vouloir. En période de tumultes, tout se règle donc en public, sur les réseaux sociaux et dans la presse, y compris les débats stratégiques.

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Depuis une semaine, justement, on voit que deux positions sont en train de se définir pour rebondir après la débâcle européenne. La première est celle défendue par Clémentine Autain ; la seconde est incarnée par Alexis Corbière.

« Big bang »

Mme Autain a, dès l’annonce des résultats, sévèrement critiqué le discours porté par LFI et Jean-Luc Mélenchon depuis deux ans. « Notre famille politique prospère quand elle s’appuie sur le ressort de l’espérance et non sur celui de la haine, expliquait-elle dans un entretien à L’Obs. Le mouvement a mis l’accent sur le clivage entre le “eux” et le “nous”, qui ne me paraît ni juste ni efficace. Cela revient à rejeter d’un bloc les élites, cela s’est traduit par un rejet global des médias et une prise de distance à l’égard du monde intellectuel. » En disant cela, la députée de Seine-Saint-Denis se met à distance de la stratégie populiste dont l’un des axiomes est de tracer une ligne entre un « eux » et un « nous ». Le retrait de M. Mélenchon et la panique générale à bord de LFI donnent une opportunité à la parlementaire pour pousser son avantage et proposer une voie alternative au populisme.

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Dans une tribune au Monde, Mme Autain et sa camarade communiste Elsa Faucillon (elles dirigent ensemble la revue Regards) appellent à un « big bang nécessaire pour construire une espérance capable de rassembler et de mobiliser ». « Le pire serait de continuer comme avant, de croire que quelques microaccords de sommet et de circonstances pourraient suffire à régénérer le camp de l’émancipation, que l’appel à une improbable “union de la gauche” à l’ancienne serait le sésame. (…) Il est temps de se parler et de s’écouter, de se respecter pour pouvoir avancer en combinant le combat pour les exigences sociales et écologiques », peut-on notamment y lire. Ce texte a été signé par plusieurs figures de la gauche et de l’écologie antilibérales, qui viennent du mouvement social, de Génération.s (dont Guillaume Balas, le bras droit de Benoît Hamon), du Parti communiste français (PCF) ou des proches de LFI. Il y a également des intellectuels, des artistes et des militants associatifs. Une réunion doit se tenir le 30 juin à Paris pour mettre tout cela en musique.

Lire la tribune : « Pour un big bang de la gauche »

 

« Il faut mettre ensemble des gens d’horizons différents, faire vivre le pluralisme, précise Mme Autain. Je ne parle surtout pas d’un cartel électoral. Il faut abattre les murs, fédérer des courants politiques organisés avec des citoyens, des artistes, des intellectuels, des acteurs du monde associatif et syndical. » Seule manière, selon elle, de renouer avec l’esprit de la campagne présidentielle de 2017, où Jean-Luc Mélenchon avait réuni plus de 19 % des voix.

Age d’or

2017 : la référence de tous les « insoumis », sorte d’âge d’or du mélenchonisme. Cet esprit de la présidentielle, Alexis Corbière veut également le retrouver mais en adoptant une stratégie différente de celle de Mme Autain. Le député défend une ligne « populiste et humaniste ». « Le débat doit s’engager chez nous, reconnaît-il. Mais il faut que cela soit propre, que ce ne soit pas un moment d’éclatement, mais de rassemblement autour d’une orientation stratégique. »

Selon lui, il faut abandonner la référence au mot « gauche », vide de sens depuis le quinquennat de François Hollande. Surtout, il estime que le clivage droite-gauche n’a plus de pertinence. « On doit redonner le pouvoir aux gens, défendre l’intervention directe des citoyens, continue M. Corbière, qui estime que les élections municipales sont l’occasion rêvée de mener ce combat. Il y a les garants de la Ve République et les partisans de la VIe, avec des contrôles citoyens très forts, la question de la démocratie est essentielle. Lors de la présidentielle, nous avions une singularité, celle d’un mouvement qui veut redonner le pouvoir au peuple. Il faut retrouver cela. C’est le seul moyen de convaincre les abstentionnistes. »

Cette option populiste est également défendue par Adrien Quatennens. Le député du Nord, de plus en plus présent au nom de son mouvement, a ainsi estimé que « La France insoumise n’a pas vocation à être un énième parti de gauche. Elle est née pour être l’outil du peuple et de sa révolution citoyenne. C’est avec cela que nous devons renouer. C’est à cela que nous allons travailler. » Tous ensemble ? Rien n’est moins sûr.

Abel Mestre

 



Jean-Luc Mélenchon et LFI : le fonctionnement à la mode Brenterch précisément mis en cause

Le p’tit prof’ qui se la pète et impose aux autres tous ses desiderata sur le mode dictatorial a du souci à se faire pour son avenir politique.

En effet, il a bien mangé tout son pain blanc…

 

https://actu.orange.fr/politique/crise-ouverte-a-la-france-insoumise-magic-CNT000001ggw4W.html

Crise ouverte à La France insoumise

 

Crise ouverte à La France insoumise©Panoramic

6Medias, publié le jeudi 06 juin 2019 à 11h30

Une note interne signée par 42 cadres et militants LFI, que Le Monde s’est procuré, critique le fonctionnement et la stratégie du parti alors que son leader Jean-Luc Mélenchon doit s’exprimer ce jeudi.

Les élections européennes secouent à droite comme à gauche, les Républicains comme La France insoumise. Le parti de Jean-Luc Mélenchon, déjà fragilisé par les attaques de Clémentine Autain, affronte une nouvelle déferlante jeudi matin quelques heures avant que son leader, désormais contesté, prenne la parole lors de l’installation des six députés européens LFI à Bruxelles, bien moins qu’espéré.

Le Monde dévoile un texte long de cinq pages signé par une quarantaine de cadres et militants La France insoumise, parmi lesquels Charlotte Girard, ex-responsable du programme ou Manon Le Bretton, qui dirige l’école de formation.

Son titre veut tout dire : Repenser le fonctionnement de La France insoumise.Les signataires attaquent vivement les patrons Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard sans les nommer.

Après la séquence présidentielle de 2017, le parti n’a pas su « maintenir la dynamique » ni « s’ancrer durablement dans la société », est-il écrit, soulignant « l’affaiblissement du réseau militant et le départ de plusieurs responsables » mettant en péril les municipales de 2020 dus « en grande partie au mode de fonctionnement du mouvement depuis sa création ».

En effet, « le fonctionnement actuel de LFI combine une certaine horizontalité en termes de fonctionnement, mais une grande verticalité en termes de décisions collectives« , selon les auteurs qui présentent leur note comme « une contribution interne et positive ».

Les rebelles du parti se font ensuite plus précis et plus virulents : « Aucune véritable instance de décision collective ayant une base démocratique n’a été mise en place.

(…) Les décisions stratégiques fondamentales sont finalement prises par un petit groupe de personnes (…) sans qu’ils aient pour autant reçu de véritables délégations de la part du mouvement pour le faire ».

Ils poursuivent : « Les positions politiques publiques proviennent essentiellement du groupe parlementaire, qui a bien entendu toute légitimité pour prendre des positions, mais qui n’a pas reçu de mandat de la part du mouvement pour le faire en son nom. (…) Si nous n’y prenons garde, notre mouvement finira par tomber dans les excès de ceux qu’on a appelés des ‘partis d’élus’. »

« Dangereux pour l’avenir »

Les exemples de dysfonctionnements n’ont pas manqué durant la dernière campagne électorale. Les signataires citent : « mot d’ordre de ‘référendum anti-Macron’, relativisation du rôle des députés européens, procédures d’arbitrage autour des questions animales/agricoles ou bien des droits d’auteur en lien avec le programme et les livrets, annonce d’une ‘fédération populaire’ à venir »…

En conséquence, « un tel fonctionnement n’a plus de justification et n’a pas d’avenir (…). Et il est dangereux pour l’avenir du mouvement ».

La note se termine par trois exigences constructives pour la tenue de l’assemblée représentative de La France insoumise le 23 juin à Paris : « Que de véritables débats contradictoires puissent avoir lieu » ; « que les ‘insoumis’ aient la possibilité de proposer des textes au vote de l’Assemblée » pour « trancher la ligne politique et les contre-pouvoirs internes permettant de la valider » ; « le principe d’une assemblée constituante du mouvement pour la rentrée ».

En attendant peut-être la réaction de Jean-Luc Mélenchon cet après-midi, Manuel Bompard, le dirigeant statutaire de LFI, a affirmé sèchement au Monde : « Cette note ne pose pas de problème. Les propositions vont être prises en compte. Je ne me sens pas visé. »

 

https://www.nouvelobs.com/politique/20190606.OBS14013/une-note-interne-a-la-france-insoumise-etrille-sans-le-nommer-jean-luc-melenchon.html

Une note interne à La France insoumise étrille (sans le nommer) Jean-Luc Mélenchon

 

Jean-Luc Mélenchon, devant l'Elysée, le 6 février 2019.
Jean-Luc Mélenchon, devant l’Elysée, le 6 février 2019. (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

Le fonctionnement du mouvement, pensé par le député de Marseille, serait désormais « dangereux pour l’avenir ».

 

Par L’Obs

Publié le 06 juin 2019 à 11h23

C’est une pierre de plus – et elle est de taille – dans le jardin de Jean-Luc Mélenchon. Fragilisé par les déclarations de la députée « insoumise » Clémentine Autain et son appel en faveur d’un « big bang de la gauche », le leader de La France insoumise est en réalité face à une contestation bien plus large dans ses rangs. « Le Monde » révèle ce jeudi 6 juin l’existence d’une note interne qui critique vertement le fonctionnement du mouvement et le leadership imposé par Jean-Luc Mélenchon. La note, intitulée « Repenser le fonctionnement de La France insoumise », est signée par 42 cadres et militants « insoumis ». Parmi eux : « Charlotte Girard, ex-responsable du programme ; Manon Le Bretton, qui dirige l’école de formation ; ou encore Hélène Franco, magistrate et coanimatrice du livret Justice de LFI », détaillent nos confrères.

Jean-Luc Mélenchon, qui s’est (presque) abstenu de tout commentaire depuis la débâcle des européennes, doit prendre la parole ce jeudi ou dans les prochains jours. Les auteurs de la note ont pris le soin de ne jamais nommer le député de Marseille, ni son bras droit, Manuel Bompard, dirigeant statutaire LFI.

Manque de « base démocratique »

« Aucune véritable instance de décision collective ayant une base démocratique n’a été mise en place. […] Les décisions stratégiques fondamentales sont finalement prises par un petit groupe de personnes, dont on ne connaît même pas précisément la démarcation – prérogatives, champ d’action, identité, statut, sans qu’ils aient pour autant reçu de véritable délégation de la part du mouvement pour le faire », écrivent les auteurs de la note, laquelle se veut néanmoins une « contribution interne et positive ».Le poids trop important pris par le groupe parlementaire LFI ferait également partie des enseignements à tirer du revers des européennes :

« Les positions politiques publiques proviennent essentiellement du groupe parlementaire, qui a bien entendu toute légitimité pour prendre des positions, mais qui n’a pas reçu de mandat de la part du mouvement pour le faire en son nom. Ne pas reproduire les travers des partis traditionnels est évidemment une problématique cruciale ; mais si nous n’y prenons garde, notre mouvement finira par tomber dans les excès de ceux qu’on a appelés des partis d’élus” ».

Les Insoumis dans le gaz

Plus généralement, c’est toute l’organisation « gazeuse » du mouvement qui est visée, en témoigne l’absence de fonction statutaire du député de Marseille.

« Un tel fonctionnement n’a plus de justification et n’a pas d’avenir une fois cette phase [élections présidentielle et législatives] passée. Et il est dangereux pour l’avenir du mouvement. […] Cette prétention de construction d’un mouvement suffisamment “gazeux” pour être à l’abri des tensions entre “courants” ou “fractions”, et à l’abri des enjeux de pouvoir, est un leurre », insiste la note.Les auteurs du texte font ainsi le constat que les « conditions ne sont plus réunies » pour que le leadership de Jean-Luc Mélenchon et la ligne politique décidée par les dirigeants ne soient plus contestés.

« Le fonctionnement pouvait ne pas poser de problème majeur tant qu’il n’y avait pas de débats de fond à arbitrer (question européenne, relations avec le reste de la gauche…), tant que l’attitude et la stratégie des dirigeants semblaient incontestables et tant que la question de la nomination de candidats à une élection nationale ne se posait pas. Mais dès que ces conditions n’ont plus été réunies, suite notamment aux perquisitions et dans le cadre de la préparation des élections européennes, nous avons pu constater que les problèmes pouvaient surgir très rapidement. »Enfin, trois exigences sont formulées dans la note, énumère « le Monde » : « Que de véritables débats contradictoires puissent avoir lieu », « que les “insoumis” aient la possibilité de proposer des textes au vote de l’Assemblée » et « le principe d’une assemblée constituante du mouvement pour la rentrée ».

L'Obs

L’Obs

 

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/apres-ses-critiques-clementine-autain-devient-la-femme-a-abattre-a-la-france-insoumise-20190605

Après ses critiques, Clémentine Autain devient «la femme à abattre» à La France Insoumise

 

 

LE SCAN POLITIQUE – En sortant du bois pour critiquer la campagne de La France Insoumise aux européennes et proposer un «big bang» à gauche, la députée LFI s’est mis à dos ses collègues.

La traditionnelle réunion du groupe LFI à l’Assemblée semble interminable ce mardi matin pour Clémentine Autain. En face d’elle, la députée Danièle Obono l’accuse devant les autres de tous les maux. Comme beaucoup d’Insoumis, elle semble ne pas avoir digéré les critiques de sa collègue dans les médias ces derniers jours. Clémentine Autain a durement remis en cause «la ligne politique» adoptée par le mouvement pour les européennes. Pire dans la maison Insoumise, elle a osé s’attaquer à Jean-Luc Mélenchon, déplorant notamment sa «logique du clash», celle «du bruit et de la fureur». Ce mardi matin, le chef des troupes préfère rester silencieux. D’autres parlent à sa place. Ils reprochent à la députée sa manière de faire, remettent en cause sa fidélité, l’accusent même de trahison.

» VOIR AUSSI – LFI aux Européennes: «Un problème de ligne», selon Clémentine Autain

LFI aux Européennes : «Un problème de ligne politique», selon Clémentine Autain
Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis a fustigé sur France Inter «le profil politique» de son parti aux Européennes, soulignant qu’il était «trop dans la haine».
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«Elle en prend plein la gueule»

Pour Clémentine Autain, la situation au sein du groupe Insoumis est devenue critique. «Mis à part François Ruffin, tous les députés sont contre elle. Elle en prend plein la gueule. C’est la femme à abattre», s’alarme un de ses proches. Dans les couloirs du Palais Bourbon, de nombreux attachés parlementaires des élus LFI ont arrêté de la saluer. «On a peur qu’elle connaisse le même sort qu’un Djordje Kuzmanovic ou un François Cocq, virés du mouvement par un simple tweet», s’inquiète son entourage. À l’hiver dernier, les deux hommes du courant souverainiste ont été exclus sans aucun ménagement après avoir émis publiquement des critiques.

Clémentine Autain paie aussi sa dernière initiative. Après la débâcle des européennes (un peu plus de 6% des voix), la députée de Seine-Saint-Denis a lancé un appel pour un «big bang» à gauche avec Elsa Faucillon, son amie et députée communiste. Un projet qui a vocation à «construire une espérance capable de rassembler et de mobiliser» la gauche radicale, au-delà de La France Insoumise. Une tribune publiée dans Le Monde a déjà recueilli plus d’un millier de signataires et un événement est prévu le 30 juin au cirque Romanes, à Paris.

Les proches de Clémentine Autain assurent cependant qu’il ne s’agit «pas d’une initiative contre» le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. «LFI a connu un essoufflement lors de la campagne des européennes. Nous devons prendre notre part de réflexion sur les causes qui nous incombent. On ne peut pas trouver des solutions tout seul, il faut discuter avec les autres formations de gauche, les associations, les syndicats…», explique Laurence Lyonnais, candidate sur la liste LFI aux européennes, du courant Ensemble Insoumis, et signataire de l’appel.

De sévères critiques

Rien qui n’apaise l’agacement des cadres Insoumis. Parmi eux, le député Éric Coquerel. Mardi après-midi, il enchaînait les prises de parole dans les couloirs du Palais Bourbon pour dire tout le mal qu’il pensait de l’initiative. «Avec La France Insoumise, on a réussi à bâtir une force qui a quand même représenté 19% à la présidentielle, 11% aux législatives. On s’est planté aux européennes mais on a tout de même six élus. Est-ce la peine de laisser penser que tout est à reconstruire? Je ne crois pas. Ce n’est pas rendre service à notre espace politique», a-t-il martelé.

La semaine dernière, l’ancienne chroniqueuse de C8 Raquel Garrido, épouse du député LFI Alexis Corbière et historique du mouvement, avait déjà ouvert les hostilités lors d’un entretien vidéo à Regards. «Ce que fait Clémentine Autain est déloyal mais, comme elle ouvre la discussion, discutons», avait-elle raillé. Raquel Garrido estimait que, contrairement à ce qu’avance la députée, c’est bien «la ligne Autain» qui avait «été mise en œuvre lors de cette élection européenne». À savoir parler à «la gauche» plutôt qu’au «peuple», contrairement à la présidentielle. «Et sa ligne a pris 6%», soulignait-elle. Des propos sévères, sous fond de provocation. Le média en ligne Regards est en effet codirigé par… Clémentine Autain. «Raquel Garrido était à la limite de l’insulte en souriant», grince-t-on en interne.

C’est justement sur Regards que Clémentine Autain a répliqué mercredi. «Ce que j’ai fait est assez banal», assure-t-elle. «Les leaders politiques sont amenés à s’exprimer et à donner des éléments d’explications du résultat et des éléments pour pouvoir se relancer». Sur son initiative, pas question de faire machine arrière. «Je continue de penser que ce qui rétrécit notre espace, c’est de ne pas avoir une culture du pluralisme suffisamment affirmée pour que tout le monde puisse se retrouver dans le grand espace commun que doit être La France Insoumise», explique-t-elle. Jeudi matin, Clémentine Autain montera dans le même train que le reste de son groupe parlementaire. Direction Bruxelles pour accompagner les nouveaux eurodéputés LFI au Parlement européen. Même François Ruffin, qui pensait pouvoir se porter pâle, en sera. Objectif: apparaître uni…

» VOIR AUSSI – Gauche: Jean-Luc Mélenchon doit-il passer la main?

Gauche : Jean-Luc Mélenchon doit-il passer la main ?
Débat dans Points de vue sur l’avenir de Jean-Luc Mélenchon. Le chef de La France insoumise a annoncé sur son blog qu’il allait certainement prendre du champ.
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Pierre Lepelletier
Auteur – Sa biographie

 



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