Les attentats de janvier 2015 à Paris et d’avril 2015 à Villejuif directement liés

C’est ce qui ressort des déclarations de Sonia M., une revenante de Syrie incarcérée à la prison de Fleury-Mérogis, lesquelles ont été versées ces derniers jours au dossier du procès en cours.

Je ne sais pourquoi certains journaux font remonter l’attaque de Villejuif au mois de mars 2015, elle a bien été commise le mois suivant, le dimanche 19 avril 2015 au matin, après que le terroriste eut reçu la veille, samedi 18 avril 2015, l’ordre de passer à l’acte, ce que je ne peux oublier.

En effet, sachant depuis le début quels sont les premiers commanditaires de tous ces attentats, vous pensez bien que je suis toujours à l’affût d’indices corroborant ce qui est pour moi bien plus qu’une conviction, une certitude absolue, en vue d’obtenir autant que possible la mise hors d’état de nuire de ces terroristes, tout en craignant aussi le prochain attentat, que je vois toujours venir avec un bon train d’avance sur tout le monde ou presque du fait que je connais par coeur tous les délires et sales manies du chef Pascal Edouard Cyprien Luraghi dont, de surcroît, toute la bande continue à me harceler en permanence – et j’évite actuellement de donner le lieu et la date approximative du gros attentat de cet automne 2020, lequel est bien déjà prévu, afin d’éviter d’en susciter moi-même de cette manière…

Or, en ce mois d’avril 2015, je sentais bien mes harceleurs tout à fait prêts à refaire un coup, la menace était bien là et j’avais bien relevé avec effroi les annonces publiques de PEC Luraghi, suivies de nouvelles discussions à propos du procès en appel alors tant attendu, notamment sur le blog d’un avocat ayant déjà publié un commentaire sur le jugement de première instance et que le malade mental susnommé citait fièrement sur sa grosse page de désinformation et calomnies publiques relative aux différents procès qu’il organisait à mon encontre avec tous ses complices harceleurs, cybercriminels et terroristes :

 

Ajouté le 28 janvier 2015

Fermé le 6 janvier par son hébergeur (voir plus haut), le blog http://petitcoucou.unblog.fr a été rouvert aujourd’hui. XXXXXXXXX X étale donc ses délires en boucle sur trois blogs, présentement… et ce à sept jours de son procès en appel à Rennes.

Ajouté le 29 janvier 2015

Une fois de plus − la sixième −, l’audience en appel qui aurait dû avoir lieu le 4 février, est reportée, probablement pour des raisons d’encombrement de ce Tribunal. Pour l’heure nous ignorons la date prévue pour cette future audience.

Ajouté le 4 février 2015

La date de l’audience en appel à Rennes est fixée au 9 avril.

Ajouté le 8 avril 2015

L’audience en appel est repoussée pour la septième fois à une date encore inconnue. Pendant ce temps XXXXXXXXX X. continue de délirer en mode paranoïaque, de harceler et d’injurier les magistrats brestois, moi-même, NEMROD34 et Josette publiquement sur trois blogs-miroirs, impunément.

Ajouté le 15 avril 2015

La date de l’audience-relais évitant l’extinction de l’affaire − la prescription est de trois mois pour la loi de 1881 sur la presse − est fixée au 7 juillet. La date de l’audience réelle n’est pas encore fixée. Nous en sommes donc à neuf reports successifs à ce jour.

 

Annonces donc suivies de cette discussion sur le blog de l’avocat le 17 avril 2015 :

https://www.legavox.fr/blog/maitre-anthony-bem/responsabilite-hebergeur-site-internet-propos-12519.htm#commentaires

Publié par Visiteur
17/04/2015 15:18

Bonjour,

« Concrètement, les hébergeurs de contenus sur internet doivent les retirer dès qui leur sont signalés comme illicites par la vicitme de ces contenus pour ne pas courir de risque de sanctions pénales et civiles en qualité de complice de diffamation ou d’injure, le cas échéant. »

Sauf si le contenu n’est pas manifestement illicite, n’est ce pas?

En matière de droit comment fait-on la différence entre « certainement illicite » et « manifestement illicite »?

merci

Publié par Maitre Anthony Bem
17/04/2015 16:08

Bonjour Erwan,

Compte tenu que le terme « manifestement illicite » n’est pas défini par la loi et les juges et que nul n’est censé ignoré la loi, on peut considérer que tout contenu illicite signifié comme tel aux sites internet hébergeurs de ces contenus par une victime est à supprimer par ces derniers sauf à ce que ces sites préfèrent risquer inutilement d’engager leur responsabilité.

Le terme de contenu « manifestement » illicite relève d’une appréciation subjective sur la licéité du contenu litigieux qui est source d’insécurité juridique.

Cordialement.

Publié par serge74
17/04/2015 16:44

c’est effectivement plus sur de faire ce qui est demandé, mais des fois, il n’y a tellement rien d’illicite que le fondement juridique évoqué est tellement farfelu que l’on n’a pas envie d’obéir.

http://www.legalis.net/spip.php?page=jurisprudence-decision&id_article=3716
« étant précisé en outre que diffamation, à la supposer constituée, n’égale pas forcément trouble manifestement illicite »
c’est un référé donc cela parle d’un trouble, mais cela dit que quelque chose qui peut être illicite n’est pas forcément manifestement illicite.

Publié par Visiteur
17/04/2015 16:57

Merci pour votre réponse Maitre.

Comment garantit-on la liberté d’expression dans ce cas la? Si je comprends bien, il « suffit » de se déclarer victime de diffamation pour déclarer un contenu illicite et le faire supprimer?

Si l’auteur fait valloir son droit à la liberté d’expression, que doit faire l’hébergeur?

Publié par Maitre Anthony Bem
17/04/2015 17:04

Cher Erwan,

La liberté d’expression est garantie par défaut comme un principe constitutionnel.

Il n’en demeure pas moins que la victime de diffamation peut en effet déclarer un contenu comme illicite auprès d’un site internet hébergeur ou éditeur du contenu litigieux pour le faire supprimer.

La diffamation est donc une limite à la liberté d’expression que doit respecter le site internet hébergeur.

Cordialement.

Publié par serge74
17/04/2015 17:18

à noter, que pour protéger la liberté d’expression, le législateur a mis :
« Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2 un contenu ou une activité comme étant illicite dans le but d’en obtenir le retrait ou d’en faire cesser la diffusion, alors qu’elle sait cette information inexacte, est puni d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 EUR d’amende. »
dans l’article 6 de la lcen.

Publié par Maitre Anthony Bem
17/04/2015 17:31

Bonjour Serge74,

Merci de votre contribution.

En effet, une sanction a été prévue par la loi pour les demandes de suppression abusives.

Cependant, la formulation de cette infraction est imparfaite s’agissant de la notion d’ « information inexacte » et justifie qu’en pratique aucune décision de justice n’ai prononcé à ce jour de sanction pour demande de suppression de contenus abusive.

Cordialement.

Publié par Visiteur
17/04/2015 17:38

Merci Serge pour le lien,

« à noter, que pour protéger la liberté d’expression, le législateur a mis :… »

Cela sous entend que le plaignant a déclenché une action en justice, or ceci n’est pas nécessaire pour se déclarer un contenu litigieux, un lettre recommendé avec mise en demeure suffit.

Dans le cas de cet article:

« A l’audience, le représentant de la société Overblog a reconnu avoir eu rapidement connaissance des problèmes posés par le blog de Mme L et avoir décidé de ne pas intervenir et en particulier de ne pas eu à avoir à retirer les propos litigieux… »

Je comprends que Overblog aurait du agir bien avant que l’affaire ne soit jugée.

Et c’est bien la mon questionnement, ce cas la est un cas d’école, mais ce n’est pas parce que le plaignant se dit diffamé qu’il y a diffamation, or ceci semble suffisant pour attaquer un hébergeur s’il ne supprime pas le contenu soit disant litigieux, donc l’hébergeur prends un risque en maintenant du contenu déclaré litigieux par un plaignant.
Par conséquent, il doit se faire juge, et décider de lui même s’il trouve du contenu litigieux, non?

Publié par serge74
17/04/2015 17:58

oui, il doit bien juger lui même du caractère manifestement illicite du propos tenu s’il est plutôt partant pour laisser le propos.

pour la notion d’ »information inexacte », c’est effectivement plus souvent de la mauvaise fois donc très difficile de prouver que le plaignant savait que c’est faux.
j’ai une fois reçu une notification, qui contient un propos, dont je peux prouver que l’auteur du propos savait ce propos inexact. Un courier à un procureur suffit à déclencher la justice ou il faut passer par un avocat, si je veux engager quelque chose ?

Publié par Maitre Anthony Bem

17/04/2015 18:39

A Serge74, si l’auteur de la notification savait que le contenu prétendument litigieux n’était pas manifestement illicite, le site internet peut le faire citer devant le tribunal correctionnel, par le biais d’une citation directe.

Cela me semble tout de même une action très périlleuse et risquée.

Cordialement.

 

Le fait est que mes propos qualifiés de « manifestement illicites » par mes harceleurs et calomniateurs n’en étaient absolument pas et qu’en outre ces malfrats savaient parfaitement bien qu’ils n’étaient pas davantage diffamatoires à leur encontre, puisque je m’étais contentée de publier quelques droits de réponse à la suite de leurs campagnes de calomnies publiques massives à mon encontre, afin de rétablir un minimum de vérités d’abord sur moi-même.

Par exemple celle-ci : je suis bien ingénieur d’études en informatique comme je l’ai toujours dit et n’ai jamais eu nulle part aucune autre sorte d’emploi contrairement à ce que prétendent ces désinformateurs, harceleurs et calomniateurs publics.

Je rappelle ici qu’en définitive, par arrêt rendu le 2 décembre 2015 par la Cour d’Appel de Rennes, j’ai bien été relaxée de tous les chefs de poursuite, non pas seulement en raison d’une nullité de la procédure, laquelle n’aurait probablement pas plus été retenue en appel qu’en première instance si j’avais eu tort sur le fond, mais également parce qu’en plaidant subsidiairement l’exception de bonne foi en appel, je démontrais avoir toujours été dans mon bon droit avec les publications qui m’étaient reprochées à tort par mes harceleurs et calomniateurs, lesquels mentaient et ont toujours menti à tout le monde, d’abord à leur public, puis aussi aux juges tout au long de leurs procédures diverses à mon encontre, toutes abusives et calomnieuses.

Connaissant bien depuis le début la fragilité extrême de toutes leurs prétentions à mon encontre, puisqu’ils ont toujours su que tout ce qu’ils inventaient pour me calomnier était entièrement faux, ils ont toujours ponctué toutes leurs attaques judiciaires à mon encontre de ces attentats terroristes dans une espèce de volonté d’imposer tous leurs délires calomnieux à mon encontre envers et contre tout, le droit comme la réalité.

Voilà pourquoi il s’agit toujours, aussi, de violentes attaques contre l’Etat français et la République française dont aucune des lois en vigueur n’a jamais permis à PEC Luraghi de faire ce qu’il fait depuis 2008, c’est-à-dire, pour la partie qui a quasiment toujours été publique et visible pour tout le monde, de violer l’intimité de ma vie privée et celles de tous mes proches par divers moyens illégaux tels des piratages informatiques et des écoutes illégales, dans le but affiché de se renseigner à notre sujet pour pouvoir écrire et publier nos « biographies », que par ailleurs il a toujours romancées à l’extrême, vu qu’en réalité quasiment rien ne nous correspond, hors les identités et coordonnées qu’il avait obtenues illégalement dès le début et publiées tout aussi illégalement à maintes reprises à compter de juin 2010 – mais il a aussi toujours affirmé publiquement sa volonté de nous détruire avec toutes ses inventions calomnieuses à notre encontre.

Au mois de janvier 2015, c’est donc ce fameux procès en appel devant la Cour d’Appel de Rennes qui se préparait, l’audience étant alors fixée au 4 février 2015.

En parallèle aux procédures abusives qui s’engageaient à mon encontre depuis 2010, je tentais moi-même de faire condamner mes harceleurs afin de voir s’arrêter l’enfer qu’ils me faisaient subir au quotidien depuis 2008 et avais déposé contre eux plusieurs plaintes, dont une avec constitution de partie civile qui s’était soldée au mois d’octobre 2014 par un refus d’informer prématuré, sans que ne soit respecté mon droit à présenter des observations. Le juge d’instruction de Brest s’était alors empressé de satisfaire PEC Luraghi avec cette décision aux contenus mensongers qui effaçait l’intégralité de ses exactions à mon encontre, car les gendarmes toulousains qui enquêtaient sur l’assassinat de Patricia Bouchon le 14 février 2011 à Bouloc commençaient à s’intéresser à lui et à sa bande de dégénérés dits « déconnologues », effectivement auteurs de ce crime odieux et de bien d’autres : il fallait donc les blanchir de toute urgence pour qu’ils ne soient inquiétés par aucune enquête alors qu’ils effectuaient pour les magistrats brestois un travail formidable en recherchant et identifiant toutes mes anciennes connaissances afin d’éliminer définitivement tous ces témoins gênants de ma vraie vie.

L’on notera que ce refus d’informer illégal du juge d’instruction de Brest a par la suite été annulé par la Cour d’Appel de Rennes, comme quasiment toutes les autres décisions rendues par les juges brestois dans les affaires me concernant, que je sois partie civile ou accusée. Ces magistrats ultra CORROMPUS, tous complices du terroriste PEC Luraghi, mentent et affabulent au moins autant que lui et ne respectent bien évidemment pas davantage les lois de la République française.

Cette nouvelle annulation d’une décision illégale d’un juge brestois me concernant implique naturellement que j’avais immédiatement interjeté appel de son ordonnance de non-lieu – ou plutôt, de refus d’informer, puisqu’en réalité, le juge d’instruction m’opposait depuis le début le même refus d’informer totalement illégal – et qu’il aurait dû, conformément aux prescriptions du Code de Procédure Pénale, transmettre sans délai le dossier de l’information judiciaire ou sa copie à la Cour d’Appel de Rennes.

Or, ce juge d’instruction de Brest avait tranquillement attendu la commission des attentats de janvier 2015 à Paris et leurs premiers résultats avant de se décider, à la mi-janvier 2015, à transmettre enfin ce dossier à la Cour d’Appel de Rennes, après quoi, fin janvier 2015, avait été décidé un nouveau report de mon procès en appel devant cette même Cour, tandis que mon hébergeur Unblog me rendait mon blog « Petitcoucou », lequel avait été subitement et mystérieusement suspendu la veille des attentats, le 6 janvier 2015.

Le procès en prévision duquel avaient été organisés les attentats de janvier 2015 à Paris étant à nouveau reporté, il était évident que les terroristes allaient en commettre au moins un autre au moment pour eux le plus opportun, c’est-à-dire pour accueillir la décision qu’ils attendaient, et dont ils escomptaient bien évidemment qu’il s’agirait d’une confirmation de ma condamnation de juin 2013.

Ce furent les attentat du 13 novembre 2015 à Paris.

Comme à son habitude depuis le début de ses harcèlements à mon encontre, le chef PEC Luraghi me les avait annoncés à sa manière avec un peu d’avance, un mois plus tôt.

Pour en revenir à l’attentat manqué de Villejuif du 19 avril 2015, lequel apparaît bien avoir été commandité et organisé par les mêmes personnes que ceux de janvier et novembre 2015 à Paris, impliquant toujours les amis toulousains du trafiquant de drogue bien connu dans le Sud-Ouest Pascal Edouard Cyprien Luraghi, je fais remarquer encore une fois que la Brestoise Émilie Lechat-Boizumeau, qui manifestement n’y était quand même pas totalement étrangère, n’aura curieusement vraiment pas été trop inquiétée par la « justice ».

Je rappelle encore que lors de mon procès brestois, au printemps 2013, mon avocat s’étant contenté de demander une annulation de la procédure afin de permettre à la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et à son conseil David Rajjou de me calomnier publiquement dans la grande salle d’audience archi comble du Tribunal Correctionnel de Brest autant qu’ils le voulaient sans être aucunement dérangés par la moindre contradiction, la seule défense entendue sur le fond, et renouvelée par la suite lors d’interviews, avait été celle de mon ancien hébergeur de blog OVERBLOG arguant sur la liberté d’expression, laquelle fut donc le thème principal des attentats de janvier 2015 à Paris, en prévision de l’audience alors fixée au 4 février 2015 devant la Cour d’Appel de Rennes.

Puis il y eut une nouvelle série de reports, totalement inattendue pour mes harceleurs.

Aussi, l’attentat ordonné le 18 avril 2015 pour le lendemain à Villejuif apparaît finalement assez clairement comme une volonté de réaffirmer l’autorité du chef PEC Luraghi à la suite de nouvelles discussions publiques comme celle rapportée ci-dessus, du 17 avril 2015.

 

https://actu.fr/ile-de-france/saint-mande_94067/attentat-de-l-hyper-cacher-le-commanditaire-deja-a-l-origine-de-la-tentative-d-attentat-a-villejuif_35909910.html

Attentat de l’Hyper Cacher : le commanditaire déjà à l’origine de la tentative d’attentat à Villejuif ?

 

C’est ce qu’avance une revenante de Syrie dans une déposition, révélée ce jeudi par le quotidien Libération. Explications.

 

L'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, en 2015
L’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, en 2015 (©Wikimedia Commons)

 

Par David Leduc Publié le 4 Sep 20 à 12:13

Une revenante de Syrie, incarcérée à la prison de Fleury-Mérogis, a désigné son ex-mari comme commanditaire de l’attentat de l’Hyper Cacher. Ce dernier, présumé mort, est aussi suspecté d’être derrière l’attentat avorté de Villejuif (Val-de-Marne) en 2015.

À lire aussi : Attentats de janvier 2015 : ouverture d’un procès hors normes à Paris

« Plausible »

Selon Libération, qui révèle les faits, le Parquet national antiterroriste a livré à la cours d’assises du procès des attentats de janvier 2015 la déposition d’une revenante de Syrie, Sonia M. Cette dernière, qui a rejoint la Syrie en 2014, affirme que son ancien mari est derrière l’attentat de l’Hyper Cacher, perpétré par Amedy Coulibaly. Il serait par ailleurs le commanditaire de l’attaque avortée contre une église de Villejuif, survenue en mars 2015.

À lire aussi : Attentat avorté de Villejuif en 2015 : un procès aux assises fin 2020

Son nom ? Abdelnasser Benyoucef. L’Algérien, combattant de l’Etat Islamique, aurait déclaré à son épouse Sonia M. en 2015 qu’il « avait trouvé la personne qui avait commis l’attentat de l’Hyper Cacher et il en vantait les mérites et disait qu’il était sincère envers Dieu ». Les sources judiciaires du quotidien Libération estime cette affirmation « plausible », voire « hautement probable ». L’homme est présumé mort depuis une attaque en Syrie survenue en mars 2016.

À lire aussi : Attentat de l’Hyper Cacher : à Saint-Mandé, un souvenir toujours vivace cinq ans après

Pour rappel, en mars 2015, Sid Ahmed Ghlam, étudiant algérien alors âgé de 23 ans et fiché S pour sa radicalisation, est soupçonné d’avoir voulu attaquer une église de Villejuif, au sud de Paris, à l’heure de la messe. Il a finalement renoncé à son projet et appelé les secours car il s’était tiré par accident une balle dans la jambe après avoir tué Aurélie Châtelain, croisée sur le parking où il préparait son assaut.

À lire aussi : Procès des attentats de janvier 2015 : Amedy Coulibaly, de la délinquance à l’islamisme meurtrier

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Sid_Ahmed_Ghlam

Affaire Sid Ahmed Ghlam

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Attentat avorté de Villejuif en 2015

Localisation Villejuif
Cible Civils
Date 19 avril 2015
Morts 1
Blessés 0
Auteurs Sid Ahmed Ghlam
Participants 1
Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste
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L’affaire Sid Ahmed Ghlam, est une enquête menée sur un étudiant algérien, islamiste radical1, mis en examen dans le cadre du meurtre ou de l’assassinat d’Aurélie Châtelain et d’actes de terrorisme commis au nom de l’islam2.

Biographie

Enfance et études

Sid Ahmed Ghlam, surnommé Djillali, est né à Tiaret, dans la région d’Oran, en Algérie en 19913.

Il arrive avec sa famille en 2001 à Saint-Dizier et retourne en Algérie en 2003 faute de papiers en règle. Il y passe son baccalauréat en 2010 et retourne en France la même année4 dans le cadre du regroupement familial5. Il enseignait l’arabe à la mosquée El-Fath de Saint-Dizier affiliée à la Grande mosquée de Paris6. La presse indique qu’il a été étudiant de 2010 à 2012 à l’école d’informatique SUPINFO de Paris et la quitte au bout de sa deuxième année7. Cependant SUPINFO n’est pas en mesure de confirmer cette information du fait qu’il existe des risques d’homonymie, seul le nom de l’individu ayant été divulgué8.

En septembre 2014, il s’inscrit à l’université Pierre-et-Marie-Curie, mais ne participe ni aux cours ni aux travaux dirigés (TD). L’université a engagé une procédure contre lui pour falsification de note9. L’UNEF est accusée par le Canard Enchaîné, qui cite une source ministérielle, d’avoir aidé Sid Ahmed Ghlam. L’UNEF rétorque que « Ghlam indique qu’il a été boursier échelon 6 (correspondant à une aide de 4 768 euros par an)… Ses demandes de logement ont fait l’objet d’un traitement prioritaire »10.

En 2015, il habite dans une résidence étudiante, rue Julie-Daubié à proximité de la Bibliothèque nationale de France, dans le 13e arrondissement de Paris. Le weekend, il rejoint sa famille dans le quartier sensible du Vert-bois à Saint-Dizier. Selon les médias, certains de ses proches à Saint-Dizier se sont rapprochés des thèses de l’islam radical11. Son frère et sa belle-sœur appartiendraient à la mouvance tabligh12.

Radicalisation

Il séjourne en 2013 et 2014 dans le quartier Croix-Rouge de Reims. Le domicile de Saïd Kouachi, le tueur de Charlie Hebdo, se trouve alors à quelques dizaines de mètres. La police évoque des liens possibles entre Sid Ahmed Ghlam et la « bande des Buttes-Chaumont »13,14.

En février 2014, il passe une semaine en Turquie. Il est placé en garde à vue à son retour. Selon le procureur de Paris, aucun élément ne permet de « justifier l’ouverture d’une information judiciaire ». Il est néanmoins l’objet d’une fiche des renseignements français notamment pour « velléité de départ en Syrie ». Cette « fiche S » (« Sûreté de l’État ») implique son placement sous surveillance policière « sans attirer l’attention »15.

Au printemps 2014, son petit frère de 9 ans signale « que son frère se radicalise ». La police est prévenue. Des écoutes téléphoniques menées à la suite, probablement en 2014 et 2015, n’ont rien révélé  ; ce que le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve justifie par le fait que « les moyens technologiques utilisés (…) sont de plus en plus sophistiqués »16.

Le suivi lancé en 2014 depuis l’alerte à la radicalisation de Sid Ahmed Ghlam n’a rien donné. C’est « parce que la nouvelle menace terroriste qui plane sur la France se caractérise par des techniques de dissimulation que les services secrets peinent à contrer. Cette technique a même un nom, la taqiya »17.

Le 15 octobre il se rend en Algérie, ce qui n’inquiète pas les services de renseignement, puisqu’il emprunte régulièrement cette destination pour se rendre dans sa nation d’origine. Depuis l’Algérie, le 29 octobre, il se rend à Istanbul, en Turquie, où il reste un mois. On lui paye alors des « frais de retour » (2000 euros), en échange de contreparties à venir18.

Assassinat et tentatives d’attentats

Meurtre d’Aurélie Châtelain

Localisation Villejuif , Drapeau de la France France
Cible civils
Date 19 avril 2015
Type fusillade , meurtre
Armes arme de poing , kalachnikov
Morts 1
Blessés 1 (le terroriste)
Auteurs Sid Ahmed Ghlam
Participants 1
Organisations Flag of the Islamic State of Iraq and the Levant2.svg État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste
modifier Consultez la documentation du modèle
Les attentats de janvier 2015 à Paris et d'avril 2015 à Villejuif directement liés dans AC ! Brest 220px-SacreCoeur_tb
La basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, l’une des trois églises ciblées par Sid Ahmed Glam.

En 2015, il effectue des repérages autour des deux principales églises de Villejuif : l’église Saint-Cyr-Sainte-Julitte au centre ville et l’église Sainte-Thérèse au nord19. Selon l’historien Camille Pascal, cette ville au nom symbolique n’aurait pas été choisie au hasard et lui permettait de cibler deux religions en même temps20.

L’examen de son ordinateur révèle qu’il prévoyait également de s’en prendre à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, à Paris21.

Le samedi 18 avril, « Sid Ahmed Ghlam reçoit plusieurs nouveaux messages l’incitant « fortement » à passer à l’acte »22. Toujours selon le procureur, le dimanche 19 avril, tôt le matin, il tente de voler la voiture d’Aurélie Châtelain à Villejuif. Celle-ci est tuée d’une balle dans le cœur et il aurait ensuite brûlé la voiture, qui contenait le corps de la jeune femme, avant de regagner le 13e arrondissement.

Le dimanche 19 avril 2015, il préparait à l’heure de la messe un attentat contre les deux églises qu’il avait repérées. D’après le curé de Saint-Cyr-Sainte-Julitte, il y aurait eu « un carnage » car l’église accueille 300 personnes le dimanche23,24.

À 8 h 50, il appelle le SAMU car il est blessé gravement à la hanche et à la rotule par deux balles. Selon les enquêteurs, il se serait lui-même blessé au cours de la tentative de vol du véhicule. Interrogé par la police, il évoque un règlement de comptes. La police remonte les traces de sang et arrive à son véhicule, une Renault Mégane dans laquelle elle trouve un gyrophare, un fusil d’assaut Kalachnikov et un revolver. Les enquêteurs perquisitionnent son domicile et trouvent trois Kalachnikov supplémentaires, des gilets pare-balles25, un minutage précis entre les églises ciblées et les commissariats les plus proches. Il est placé en garde à vue et hospitalisé à l’Hôtel-Dieu26. La garde à vue est prolongée au maximum prévu dans les cas de risque d’attentat maximum.

Selon François Molins, procureur de la République, au moment de son arrestation, il « était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d’un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église »27.

Victime

Aurélie Châtelain était mère d’une fille de cinq ans. Elle avait 32 ans. Elle était originaire de Caudry. Elle a été retrouvée dans sa voiture, dans un début d’incendie, à Villejuif après avoir été tuée par balle. Les enquêteurs pensaient initialement que le motif du meurtre était une tentative de vol de la voiture28. Après coup, ils supposent plutôt que Sid Ahmed Ghlam aurait voulu tuer Aurélie car il « la suspectait d’être un agent du renseignement. Il aurait été intrigué par la présence de cette voiture, au milieu de la rue, et de cette femme assise sur le siège passager avec un ordinateur portable sur les genoux28. »

Elle était professeur de fitness et ancienne conseillère municipale de Caudry. Elle allait participer à un stage à Villejuif pour se perfectionner dans son métier en prenant des cours de pilates29,30.

Le dimanche 26 avril 2015, trois mille personnes participent à une marche blanche dans sa ville d’origine, Caudry31.

Tandis que sa meilleure amie la considère comme une « héroïne », Guy Bricout, le maire de Caudry, suggère que « le décès d’Aurélie avait permis de sauver des vies »32 et demande qu’elle soit décorée de la Légion d’honneur à titre posthume33. Sa fille aura le statut de pupille de la Nation34.

Le 5 janvier 2016, on apprend qu’Aurélie Châtelain ne figure pas parmi les victimes des récents attentats décorées de la légion d’honneur. Le maire de sa commune fait aussitôt part de sa grande déception et de son incompréhension35. Il est alors annoncé que l’omission source de polémique sera réparée lors de la promotion de Pâques 201636. Elle fait finalement l’objet d’une nomination exceptionnelle le 18 mars 201637.

En hommage, son nom a été donné au Palais des Sports de Caudry38.

Version de Sid Admed Ghlam

D’après ses avocats : « Il a reconnu avoir été à Villejuif le 19 avril 2015 en présence d’un autre individu. Il conteste en revanche toute responsabilité dans la mort d’Aurélie Châtelain et a également affirmé avoir fait ce qu’il fallait pour empêcher la commission d’un attentat ce jour-là ». Il ne donne pas plus de détail sur cet autre individu39.

L’un des avocats de la famille d’Aurélie Châtelain, Antoine Casubolo Ferro, réfute cette version : « Il faut qu’il en dise plus, car pour l’instant la réalité du dossier ne correspond pas du tout à ses déclarations … Il faut qu’il s’explique sur toutes les preuves et les traces qui donnent la certitude qu’il a été en contact avec Aurélie Châtelain »40.

Commanditaire et complicités

Présumés complices

Sid Admed Ghlam ne semble pas être un loup solitaire. En plus du fait qu’il possédait trop d’armes pour un seul homme41, les enquêteurs ont trouvé que « Sid Ahmed Ghlam reçoit en effet l’ordre de passer à l’acte, même seul, même si « il » ne le rejoint pas ». Ils recherchent activement ce « il »42.

Commanditaire, complices et implication

Les armes ont été récupérées dans une voiture volée de type Renault Mégane stationnée sur une place de stationnement de la commune d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.

Le terroriste a ensuite récupéré une seconde voiture, de type BMW 318, dans un garage de Pierrefitte-sur-Seine (toujours en Seine-Saint-Denis) où opéraient ses complices « Vega » (pseudonyme de Macreme Abrougui) et Thomas (Thomas Mayet). Ils sont allés en Syrie début 2015. Ces deux complices ont été endoctrinés par Fabien Clain, un toulousain né à l’île de la Réunion qui est aussi le fondateur du « clan des Belphégor » dans le quartier toulousain du Mirail. Fabien Clain était également un proche d’Olivier Corel, surnommé « l’émir blanc », qui organisait des réunions dans sa ferme d’Artigat, cellule très liée au terrorisme djihadiste.

Rabah B., connu sous le surnom de « le Kabyle », est supposé avoir livré les armes cachées dans la voiture Mégane53.

Macreme Abrougui

Macreme Abrougui est un terroriste islamiste de nationalité française originaire de Seine-Saint-Denis, en banlieue parisienne54. Il est garagiste de profession. Il est proche de Fabien Clain avec lequel il quitte la France au printemps 2015 pour rejoindre les territoires contrôlés par l’État islamique en Irak et en Syrie54.

Plusieurs médias français annoncent en octobre 2016 sa mort qui serait survenue le 7 du même mois au cours de frappes aériennes françaises dans les environs de Raqqa, la capitale du groupe djihadiste54.

Compagne du mis en examen

Émilie Lechat-Boizumeau55 est élevée dans une famille catholique. Elle effectue toute sa scolarité à Brest. Elle obtient à Vannes, un BEP dans la restauration. Elle a deux garçons à 19 puis 21 ans56. Elle se marie à un Brestois du quartier sensible de Pontanézen. Son mari est « connu des services de police pour des faits de grande délinquance », et se serait converti à l’islam pendant une peine effectuée à la prison brestoise de l’Hermitage57. Elle se convertit alors aussi à l’islam à 22 ans. Elle adopte la burqa comme une quinzaine de femmes de Pontanézen. Rachid Abou Houdeyfa, l’imam salafiste de la mosquée du quartier déclare qu’il ne la connaît pas car, dit-il, « les gens qui sombrent dans l’islam radical ne nous fréquentent pas. Ils ne supportent pas certains prêches ». Émilie part alors pour Saint-Dizier. Son nouveau compagnon a un frère arrêté en 2014 en Belgique pour possession d’armes de guerre. Sid Ahmed Ghlam devient son compagnon un peu plus tard «  mais Aouali, la mère de Sid Ahmed, avait refusé qu’ils se marient, raconte un ami. Parce qu’elle est plus âgée que lui et qu’elle avait déjà été mariée »3.

En février 2015, elle se présente entièrement voilée dans une grande surface de Gouesnou. Ce qui provoque l’intervention de la gendarmerie58.

Le 22 avril 2015, elle est arrêtée à Saint-Dizier. Les voisins parlent d’elle comme d’une femme discrète, convertie à l’islam radical, qui ne sort de chez elle que pour aller chercher ses enfants à l’école en burqa. Les volets de sa maison sont toujours clos. C’est la seule femme en burqa du quartier sensible du Vert-Bois à Saint-Dizier. Le voisinage « confie avoir vu des hommes à la nuit tombée rendre visite à plusieurs reprises à la jeune femme »59,60. Les enquêteurs disposent de trois éléments à charge :

  • Elle possédait des clés de chiffrement permettant d’échanger des messages cryptés.
  • Sid Ahmed Ghlam possédait un deuxième téléphone dédié uniquement à l’appeler.
  • Un des derniers SMS qu’il ait envoyé à son contact syrien était : « Après le coup, j’irai me réfugier chez Jennifer ». Jennifer est le nom d’Émilie Lechat-Boizumeau dans le répertoire de Sid Ahmed Ghlam61.

Le 24 avril 2015, elle sort libre de sa garde à vue sans être mise en examen.

Réactions

Selon Bernard Bajolet le 22 avril, le directeur général de la Sécurité extérieure, ses hommes ont déjoué six attentats depuis le début 2015, cependant, le lendemain, Manuel Valls parle de cinq attentats déjoués y compris celui-ci. L’attaque planifiée ici serait le septième attentat évité62. 20 minutes note l’importance de la communication gouvernementale, en plein débat sur la loi Renseignement, au sujet d’un événement qui, de l’avis d’un officier de la DGSI, montre les failles des services de renseignement63.

Événements potentiellement liés

Dans la nuit du 23 au 24 avril 2015, un incendie volontaire ravage la salle de prière musulmane de Pargny-sur-Saulx dans la Marne, la sœur de Sid Ahmed Ghlam y donnait des cours64,65.

Incarcération

Le 20 novembre 2015, l’administration pénitentiaire découvre au moins une puce téléphonique dans sa cellule d’isolement à la prison de Fresnes. Il a ainsi, pendant les premiers mois de sa détention, communiqué avec l’extérieur. Ces appels ont cessé le jour même des attentats du 13 novembre 201566.

Il est alors transféré au centre pénitentiaire de Beauvais, où les brouilleurs d’ondes sont plus sophistiqués67.

En avril 2019, l’instruction durant depuis quatre ans sans procès, il a atteint la limite que la loi fixe pour la détention préventive. De manière exceptionnelle, cette détention a été prolongée de quatre mois. De manière encore plus exceptionnelle, elle pourrait être prolongée une deuxième et dernière fois, toujours de quatre mois68.

Références

  1. Terrorisme Quatre ans de mystère pour Sid Ahmed Ghlam, suspecté du meurtre d’Aurélie Chatelain [archive]

Articles connexes

 



Ligue du LOL, David Doucet, Marvel Fitness, Taku Sekine et autres : où l’on reparle de cyberharcèlement…

 

 

Voilà un sujet sur lequel je ne pouvais pas rester totalement muette alors qu’il revient à l’actualité avec plusieurs affaires, moi qui suis victime des harcèlements de très grande ampleur des cybercriminels de la bande du pédophile, mythomane et trafiquant de drogue notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi depuis maintenant plus d’une douzaine d’années.

Pour l’aborder, je vous propose donc, outre les deux articles ci-dessous et les quelques commentaires qui suivent, la vidéo illustrant ce billet, qui m’a été communiquée il y a trois jours par le cybercriminel Jean-Marc Donnadieu, de la bande du précédent, qui continue à me harceler et me menacer de mort en douce… car pour une fois, ce faisant, il m’a fait découvrir un contenu assez intéressant : entre autres, l’auteur de cette vidéo explique bien ce qu’est la « déconnologie » de son complice le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, que le pirate informatique Jean-Marc Donnadieu pratique aussi lui-même, pour ce qui est de sa partie visible sur le net : « rire » ou « se moquer » en bande organisée (aujourd’hui, on dit « raids numériques ») des « folles » qui se prétendent victimes de harcèlement moral dans le travail, ce qui bien évidemment n’a jamais existé nulle part, comme l’avait expliqué à la Gendarmerie de Puy-l’Evêque lors de son interrogatoire du mois de mars 2011 son génial « inventeur » PEC Luraghi.

En fait, ces harcèlements n’ont jamais été gratuits, il s’agissait dès le début, comme ce fut également explicité à maintes reprises dans leurs écrits publics par les harceleurs eux-mêmes, de faire taire toutes les victimes de tels procédés, parfaitement rodés dans le monde du travail et ailleurs bien avant l’avènement des réseaux sociaux sur Internet, avec toujours les mêmes objectifs ou effets : conduire la cible au suicide ou à tout le moins obtenir sa mort sociale.

Il n’y a donc vraiment rien de nouveau dans tous les phénomènes aujourd’hui décrits ou décryptés à propos de cyberharcèlement ou de lynchage en ligne ou sous ces vocables. Simplement, comme pour tout le reste, aujourd’hui le harcèlement passe aussi par Internet, mais pas seulement, tous les autres moyens à disposition des harceleurs restant également usités.

Aussi, d’une part, il est inutile d’attendre qu’ils puissent s’estomper d’eux-mêmes dans l’hypothèse d’une plus grande ou meilleure réactivité de la « justice » quant à divers crimes et délits (attente par ailleurs tout aussi vaine à l’heure où quasiment toute la magistrature française manifeste pour être maintenue dans tous ses privilèges, notamment celui de tourner en roue libre…), puisqu’ils ne résultent absolument d’aucun besoin de « justice », mais toujours de la même volonté de détruire un concurrent ou un rival trop brillant, ou d’éliminer un témoin gênant ou une victime trop encombrante, et d’autre part, les victimes de longue date dont je suis restent totalement médusées à la lecture d’auteurs comme David Doucet qui, feignant de découvrir l’existence du harcèlement, continuent à le nier totalement dans toutes ses formes concrètes autres que celle dont ils se disent victimes, laquelle serait spécifiquement liée à Internet et au droit d’expression publique dont tout internaute y dispose, mais n’a en fait résulté dans son cas particulier que d’activité journalistique.

Comment ces gens a priori assez instruits peuvent-ils donc ignorer que les phénomènes dont ils parlent ou se plaignent ont en réalité toujours existé ?

Quand même, je lis bien sur la fiche Wikipédia de M. David Doucet :

https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Doucet

« Il est titulaire d’un master d’histoire obtenu à l’université Paris-IV. »

Et il n’aurait jamais entendu parler ni de cabale, ni de quarantaine ou autres mises au ban ?

Je suis choquée.

 

https://www.lepoint.fr/societe/ligue-du-lol-cancel-culture-le-plaidoyer-de-l-ex-redacteur-en-chef-des-inrocks-28-09-2020-2394032_23.php

Ligue du LOL, cancel culture : le plaidoyer de l’ex-rédacteur en chef des « Inrocks »

 

Interrogé par « L’Express », David Doucet revient sur cette affaire qui a secoué plusieurs médias français en 2019 et à l’issue de laquelle il a perdu son emploi.

 

Par

Modifié le 29/09/2020 à 06:32 – Publié le 28/09/2020 à 20:11 | Le Point.fr
L'ancien redacteur en chef des << Inrocks >> fait partie des journalistes qui ont ete pointes du doigt dans l'affaire de la Ligue du LOL l'annee passee.
L’ancien rédacteur en chef des « Inrocks » fait partie des journalistes qui ont été pointés du doigt dans l’affaire de la Ligue du LOL l’année passée. © Soumyabrata Roy / NurPhoto / NurPhoto via AFP

 

« J’espère pouvoir laver mon honneur. » Pour David Doucet, le mot d’ordre est clair. L’ancien rédacteur en chef des Inrocks fait partie des journalistes qui ont été pointés du doigt dans l’affaire de la Ligue du LOL l’année passée. Un groupe sur Facebook dont il ne nie pas avoir fait partie, mais dont il n’était pas l’un des meneurs, comme cela a pu être présenté, et qu’il a été l’un des premiers à quitter. C’est ce qu’il explique dans un entretien accordé à L’Express. L’occasion pour lui d’évoquer cette affaire médiatique et l’emballement qui a suivi. Mais aussi son livre La Haine en ligne, dans lequel il s’interroge sur « le tribunal » d’Internet et ses conséquences à travers divers exemples.

« Cette enquête représente plus d’un an de travail, une centaine d’entretiens, et propose une analyse en profondeur du phénomène de mort sociale suite aux lynchages en ligne », explique le journaliste, licencié par Les Inrocks en mars 2019 pour son rôle présumé dans la Ligue du LOL. « Cette haine qui s’exprime sur les réseaux sociaux est malheureusement devenue un sujet d’actualité incontournable, et sans doute l’un des enjeux sociétaux majeurs de ces prochaines années. » Il est bien placé pour évoquer ce « lynchage en ligne », lui qui a reçu « des milliers d’insultes et de menaces de mort via les réseaux sociaux » quand son nom a été cité dans l’affaire de la Ligue du LOL.

Lire aussi Ligue du LOL : notre contre-enquête

« Ma vie s’est effondrée »

« En l’espace d’un week-end, ma vie s’est effondrée. D’un seul coup, j’ai vu les gens se détourner de moi, je suis devenu radioactif », se remémore-t-il. Il confirme n’avoir participé à « aucun harcèlement », mais confesse un « canular téléphonique » qu’il « regrette puisqu’il a blessé quelqu’un ». « J’ai d’ailleurs longuement échangé avec cette personne pour comprendre la façon dont elle l’avait reçu, vécu, pour comprendre où j’avais fauté, et je m’en suis platement excusé… », explique-t-il. « Toutefois, perdre son poste pour un canular réalisé sept ans plus tôt, à cause d’un emballement médiatique aveugle, n’est pour moi que la cristallisation des dérives de notre époque », ajoute David Doucet, qui pointe du doigt l’attitude de la direction des Inrocks, lui qui a été soutenu par téléphone dans un premier temps avant d’être mis à pied. « Ensuite, le journal a tout fait pour accréditer l’image que j’étais une brebis galeuse et qu’avec mon départ on tournait la page d’un management toxique », regrette-t-il alors qu’il a attaqué son ancien employeur pour licenciement abusif.

« L’emballement médiatique » qui a suivi les premières révélations est comparé à « un trou noir journalistique » par David Doucet en raison du traitement qui a été fait de cette affaire. « Un an et demi après, plusieurs patrons de presse ont regretté auprès de moi cet emballement médiatique, mais ils n’ont pas encore osé le reconnaître publiquement. J’espère qu’ils le feront, mais je ne suis pas le porte-parole de cette ligue du LOL. Je ne suis même pas ami avec la majorité d’entre eux », ajoute le journaliste, qui évoque «  des licenciements, mais aussi des dépressions et des tentatives de suicide » d’autres personnes liées à ce dossier, dont il ne cite pas les noms.

Lire aussi Victor Hugo avait-il découvert l’ancêtre de la Ligue du LOL ?

Les revers de la « cancel culture »

Dans son livre, il revient sur « quelques histoires emblématiques » de personnes ayant subi un lynchage en ligne comme des membres de la Ligue du LOL, à l’image de «  la chanteuse Mennel, l’éditorialiste Julie Graziani ou bien encore du comédien Philippe Caubère ». « Ce qui m’intéressait, c’était de raconter le processus de lynchage en ligne et de mort sociale, et de voir quelles étaient les conséquences psychologiques et sociales sur ces personnes. C’est un phénomène neuf, et assez peu documenté d’un point de vue universitaire », explique David Doucet. Il souligne au passage que la « cancel culture » a des aspects négatifs parfois oubliés et qui peuvent se révéler dévastateurs pour ceux qui « n’ont pas les clés pour se faire oublier ou se reconstruire ».

Lire aussi Schiappa sur la Ligue du LOL : « Le sexisme se nourrit de la bêtise »

« Le problème avec la « cancel culture », c’est quand cela se transforme en une sorte de magistrature totale, sans respect de la présomption d’innocence ou de bonne foi », plaide le journaliste. « Cette absence de contradictoire va à l’encontre des droits fondamentaux de la défense. Je nourris l’espoir que, le jour où la justice répondra plus rapidement aux sollicitations des personnes victimes, ce besoin de clouer au pilori s’estompera… » Mais son livre, dont la sortie est attendue le 30 septembre, n’est pas destiné à faire le « procès » d’Internet, assure-t-il : « Je continue de penser que c’est un formidable outil de démocratisation de la parole qui a fait sauter bien des chapes de plomb. À l’image de #MeToo qui a fait savoir aux femmes agressées qu’elles n’étaient pas seules. »

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/gastronomie-chef-parisien-taku-sekine-s-est-suicide-1879014.html

Gastronomie : le chef parisien Taku Sekine s’est suicidé

 

Le chef parisien Taku Sekine a mis fin à ses jours, a annoncé sa compagne sur les réseaux sociaux. Chef du restaurant Dersou, dans le XIIe arrondissement, il était l’une des étoiles montantes de la gastronomie parisienne.

 

Publié le 29/09/2020 à 20h42 • Mis à jour le 30/09/2020 à 08h59
Ligue du LOL, David Doucet, Marvel Fitness, Taku Sekine et autres : où l'on reparle de cyberharcèlement... dans AC ! Brest 5f737f2d6529c_rdyzsrem-5022108

Paris

Une figure montante de la gastronomie parisienne a mis fin à ses jours. Taku Sekine, 39 ans, chef du restaurant Dersou, dans le XIIe arrondissement de la capitale, s’est suicidé, a annoncé ce mardi sa compagne sur les réseaux sociaux.

Dans un message posté sur Instagram, celle-ci déclare que le chef, « a mis fin à ses jours, emporté par une grave dépression consécutive à sa mise en cause publique » sur fond de rumeurs de violences sexuelles.

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© Capture d’écran du communiqué divulgué par l’épouse de Taku Sekine sur Instagram.

 

« Les conditions de la mort de Taku SEKINE ne sont ni ordinaires ni accidentelles. Taku SEKINE a mis fin à ses jours, emporté par une grave dépression consécutive à sa mise en cause publique – sur les réseaux sociaux et sur un site spécialisé -, avec une récurrence s’apparentant à un véritable acharnement. Certains acteurs, notamment de la presse, ont sciemment, en quelques semaines et en l’absence totale de plainte, ruiné la réputation de Taku SEKINE.

Ces personnes mal intentionnées, bafouant toute déontologie et toute règle de respect de la présomption d’innocence, ont fait courir des ragots mensongers sur les réseaux sociaux et ont organisé une brutale campagne de destruction du réseau de Taku SEKINE, appelant chaque acteur du milieu de la gastronomie pour répandre des calomnies et les mettant en garde de travailler avec lui. Ils n’ont bien sûr jamais osé le contacter directement », a affirmé l’épouse du chef sur son compte Instagram.

Une enquête publiée au cœur de l’été

Au mois d’août le journal gastronomique en ligne Atabula publiait une grande enquête consacrée aux violences sexuelles en cuisine. Le nom du chef n’y était pas mentionné, aucune des personnes interrogées n’ayant porté plainte. Quelques semaines plus tard, face aux spéculations, le journal décide de dévoiler l’identité du chef, avec l’explication suivante  : « Il y a quelques semaines, nous avons publié une longue enquête sur les violences sexuelles en cuisine, et que de nombreux noms ont été cités pendant les multiples entretiens menés. Un seul revenait sans cesse, avec des faits précis et graves. Ce nom lâché ne sortait donc pas de nulle part, il était le fruit d’un travail journalistique, avec des sources croisées. Peut-être aurions-nous dû publier son nom à ce moment-là. Mais tel n’a pas été mon choix, espérant peut-être que d’autres s’en chargeraient et que, surtout, cela pousserait les victimes à déposer plainte, un acte aussi difficile que salutaire. »

Né au Japon, Taku Sekine s’était formé à la cuisine aux côtés d’Alain Ducasse et d’Hélène Darroze, avant d’ouvrir Dersou, micro-restaurant élu Meilleure Table du Fooding en 2016. Trois ans plus tard il inaugure, Cheval d’Or, cantine chic franco-asiatique du XIXe récompensée du Fooding d’honneur 2020. Ce site lui a donné  » la possibilité d’élargir [sa] palette créative et de se confronter à d’autres challenges culinaires », affirmait-il dans une interview accordée à GQ, qui plaçait parmi les 25 personnes les plus influentes de la gastronomie.

YLG / ET /CR

 



Manifestation de magistrats corrompus du TGI de Brest contre leur ministre

 

 

L’une des premières organisatrices de tous les attentats islamistes commis sur le sol français depuis mars 2012, notamment ceux de janvier 2015 à Paris, se trouvait hier sur les marches du Palais de Justice de Brest pour protester avec ses collègues contre toute tentative d’ingérence dans ses sales affaires…

Quelle honte !

Fort heureusement, deux commentaires de lecteurs du Télégramme postés hier sur son site Internet témoignent qu’ils ne se laissent pas tous complètement abuser par cette bande de criminels.

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/a-brest-des-magistrats-manifestent-contre-leur-ministre-video-24-09-2020-12624477.php

Publié le 24 septembre 2020 à 15h15 Modifié le 24 septembre 2020 à 16h16

À Brest, des magistrats manifestent contre leur ministre [Vidéo]

 

Brest. Une trentaine de magistrats manifestent contre leur ministre
Lecture : 2 minutes

 

Une bonne trentaine de magistrats, greffiers et autres fonctionnaires du palais de justice de Brest, ont manifesté, ce jeudi midi, contre les récentes prises de position du garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti.

 

Tout à la fois plaidoirie et jugement, sans réquisition toutefois, ni de peine prononcée bien sûr : une bonne trentaine de professionnels du palais de justice brestois ont critiqué vivement leur ministre, Eric Dupond-Moretti, ce jeudi 24 septembre. Juges, procureurs, greffiers et autres fonctionnaires sont descendus sur les marches du bâtiment, vers 13 h, dans le cadre d’un mouvement national, à l’appel de l’Union syndicale des magistrats et du Syndicat national de la magistrature. Des déclarations récentes de l’ancien avocat et, c’était moins clairement verbalisé, l’arrivée de Nathalie Roret à la tête de l’École nationale de la magistrature, une avocate et non, pour la première fois, une magistrate, ont échauffé les esprits.

Conflit d’intérêts majeur ?

« Suite à la décision du garde des Sceaux de saisir l’Inspection générale de la Justice d’une enquête administrative contre trois magistrats, publiquement et nommément visés, du parquet national financier et aux propos [qu’il] a pu tenir ces derniers jours sur le corporatisme des magistrats », ils ont souhaité réagir dans une motion.

Ils dénoncent « le conflit d’intérêts majeur dans lequel se situe le garde des Sceaux, qui a mis en cause le parquet financier alors qu’il avait déposé plainte il y a moins de six mois, précisément au sujet de la procédure à l’origine de cette enquête administrative ». Ils rappellent que « l’inspection de fonctionnement ordonnée par Madame Belloubet (son prédécesseur) portait déjà en elle-même gravement atteinte à l’indépendance juridictionnelle, en ce qu’elle ne concernait pas le fonctionnement général d’un service mais une enquête en cours ».

« La séparation des pouvoirs mise à mal »

« Nous constatons que le ministre de la Justice, sous couvert d’un discours d’ouverture et de transparence, met à mal des principes démocratiques tel que celui de la séparation des pouvoirs, au profit d’intérêts privés », ont ajouté Audrey Berrier, magistrate du siège, déléguée de l’Union syndicale des magistrats, et Romain Liverato, vice-procureur de la République, devant leurs collègues.

Les avocats n’étaient pas présents. Nous avons interrogé Me Bertrand Audren, le bâtonnier. « Nous avons un dialogue régulier avec les magistrats et les chefs de juridiction, ici à Brest, et nous partageons un certain nombre de leurs préoccupations », a-t-il simplement déclaré.

 

David Cormier

Réactions & Commentaires

  • Bole FARI

    24 Septembre 2020 à 19h48

    Comment faire confiance à une justice qui ment ?
    La séparation des pouvoir n’est pas mise en danger, ce sont des magistrats qui vont enquêter en particulier sur une retraité qui a refusée de répondre à une convocation ! Que je sache la garde des sceaux a aussi le pouvoir de saisir le CSM lorsqu’il qu’il juge qu’il y a manquement d’un juge !!
    Quelle honte de voir le parvis d’un palais de justice occupé par des juges qui devraient juger !

    Signaler un abus Répondre

  •  

    MAR LEF

    24 Septembre 2020 à 17h04

    Manifestation corporatiste. Les juges seraient donc au-dessus des lois ? Ils ne pourraient jamais être mis en cause ?

    Signaler un abus Répondre

 



Alexandre Djouhri vient d’échapper de peu à une nouvelle incarcération

Dans ma boîte aux lettres ce matin. Comme ça, je ne risquais pas de passer à côté…

 

https://www.letelegramme.fr/france/la-grande-manip-21-09-2020-12621536.php

Publié le 21 septembre 2020 à 06h00

[Édito] La grande manip’

 

Alexandre Djouhri, alors à Londres en 2018.

Alexandre Djouhri, alors à Londres en 2018. (Photo EPA)
Lecture : 2 minutes

 

Notre éditorialiste, Hubert Coudurier, donne son point de vue sur l’influent personnage Alexandre Djouhri.

 

« Qui que ce soit qui veut jouer avec moi a la roulette russe, je réponds présent. » C’est toujours intéressant pour un journaliste de rencontrer un personnage à la réputation sulfureuse au carrefour de nombreuses affaires politico-industrielles d’une décennie (2002-2012) durant laquelle la droite, malgré la guerre entre balladuriens et chiraquiens, détenait tous les leviers de pouvoir. Très proche du Premier ministre Dominique de Villepin, qu’il surnommait par ironie « le poète », puis finalement adoubé par le clan Sarkozy et son « vice-président », le secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant, « monsieur Alexandre » est un personnage truculent, volontiers fanfaron. Un personnage de roman qui fera sûrement tôt ou tard l’objet d’un film.
Ne disposant pas de toutes les pièces d’un dossier complexe, il ne s’agit pas de le juger mais de reconnaître qu’il paie aujourd’hui au prix fort ses jeux d’influence après avoir connu une détention inhumaine comme s’il était le dommage collatéral de règlements de comptes entre la droite et la gauche soucieuse d’écarter définitivement du pouvoir Nicolas Sarkozy. « Celui-là, tu ne le verras plus », avait un jour lancé François Hollande à un petit garçon qui évoquait son adversaire. L’ancien chef de l’État, lui-même soupçonné d’avoir lancé une guerre pour destituer Kadhafi afin d’effacer les traces… d’un document pour le moins controversé diffusé par Mediapart entre les deux tours de la présidentielle qui vit l’élection de Hollande ! Qui a manipulé qui dans cette affaire, sachant que l’État profond, selon l’expression à la mode, souhaitait depuis longtemps se débarrasser de Kadhafi ? Et aurait su habilement instrumentaliser l’Élysée à cet effet ?

Notre sélection d’articles pour comprendre le dossier Affaire du financement libyen

 

 

https://www.letelegramme.fr/france/djouhri-je-suis-l-instrument-d-un-reglement-de-comptes-21-09-2020-12621553.php

Publié le 21 septembre 2020 à 06h00 Modifié le 21 septembre 2020 à 09h00

Alexandre Djouhri : « Je suis l’instrument d’un règlement de comptes » [Exclusif]

 

Réservé aux abonnés

Alexandre Djouhri, à Londres, en 2018.

Alexandre Djouhri, à Londres, en 2018. (Photo EPA)
Lecture : 4 minutes

 

[Exclusif] Sous le coup de neuf chefs de mise en examen dans le cadre de l’affaire du présumé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, Alexandre Djouhri nie en bloc les faits qui lui ont valu d’être interpellé à Londres, en 2018. Dans une interview au Télégramme, il se dit victime d’un « règlement de comptes ».

 

Comment expliquez-vous ce mandat d’arrêt européen ayant abouti à votre arrestation à Londres en janvier 2018 ?

On a prétexté que j’étais en fuite alors que je n’avais aucun antécédent judiciaire. Et la justice anglaise a été manipulée car on lui a dit qu’on m’avait perdu de vue en Suisse. Or mon avocat helvète avait déclaré au procureur du canton de Genève que je répondrai à une convocation légale. Les Anglais m’ont convoqué comme si j’étais résident français, faisant fi de mon permis C de résident suisse. J’avais pensé qu’en me rendant au pays de l’habeas corpus pour voir ma fille, je ne risquais rien. Pourtant ils m’ont incarcéré au département des drogués. J’ai été enchaîné pendant 18 jours, avec des gardes jour et nuit. J’ai fait deux arrêts cardiaques. Ils m’ont sauvé de la mort sans qu’aucun représentant de l’ambassade de France à Londres ne vienne me voir.

Un deuxième mandat, plus argumenté, a été émis avant votre extradition deux ans plus tard vers la France ?

Je ne correspondais à aucun cas justifiant un mandat d’arrêt européen (MAE). Après que son vice-président ait été présent en Suisse, lors de la perquisition du juge Tournaire à mon domicile, le Parquet national financier (PNF) est venu valider à Londres ce MAE. Le deuxième mandat était donc moins approximatif, évoquant un transfert de 500 000 euros à Claude Guéant (ancien secrétaire général de la Présidence de la République française et ancien ministre, NDLR) et une plus value de 8 millions d’euros sur la vente d’une villa à Mougins (Alpes-Maritimes, NDLR). Or, à mon domicile à Genève, ils ont mis un RIB de la femme de Claude Guéant que je n’ai jamais rencontrée. Quant à la villa, elle appartenait à une société dont je n’ai jamais été l’ayant droit. Qu’est-ce que je viens faire dans cette affaire où je n’ai pas de compte en banque ni de procuration ?

Marwan Lahoud, ancien directeur d’EADS, vous a accusé d’avoir voulu lui extorquer une commission sur une vente d’Airbus à la Libye ?

J’ai convaincu « Sergio » (Serge Dassault, NDLR) de faire un chèque contre l’avis du numéro deux du groupe Dassault, Charles Eldestenne, pour racheter les 26 % que Thales possédait dans EADS. Grâce aussi à Nicolas Sarkozy, j’ai réussi à lui expliquer que pour que le Rafale coûte moins cher, il fallait que 33 % de la charge industrielle de sa fabrication revienne au groupe Dassault. Lequel fit du coup une très belle opération. Quant à Marwan Lahoud, il voulait quitter EADS pour devenir président de Thales. Et Charles Eldestenne m’avait confié qu’il lui avait demandé de devenir président de Dassault Aviations. J’ai raconté tout cela dans ma déposition à la juge Aude Buresi.

Y a-t-il un agenda politique dans cette affaire ?

L’agenda politique, ce fut la primaire à droite. Je suis l’instrument d’un règlement de comptes visant à éliminer Nicolas Sarkozy. Le mandat d’arrêt s’appuie au départ sur cette somme de 50 millions d’euros selon un faux attribué à Bechir Saleh, le directeur de cabinet de Muammar Kadhafi qui prétend avoir financé la campagne électorale de Sarkozy. 50 millions d’euros dont on n’a jamais retrouvé la trace ! Et qui ont été ramenés par une contre-enquête menée par Hervé Gattegno dans le JDD, à 5 millions versés par Ziad Takieddine. Takieddine qui ce faisant s’incrimine lui-même d’avoir fait du lobbying en faveur d’Abdallah Senoussi, l’ex-chef des services secrets libyens, beau-frère de Kadhafi et organisateur des attentats de Lockerbie et du DC10 d’UTA.

Vous seriez un dommage collatéral de la gauche dans sa volonté d’empêcher Nicolas Sarkozy de se représenter ?

Manuel Valls avait dit à Hollande que j’étais le von Karajan (NDLR : célèbre chef d’orchestre) du financement politique et donc le meilleur moyen pour atteindre Nicolas Sarkozy. Valls a « rusé » Hollande en lui disant qu’en le nommant Premier ministre, il lui permettrait d’être réélu. Avant de lui expliquer qu’il ne pouvait plus se représenter. Avec Alain Bauer, Valls fit la tournée des capitales africaines pour dire aux chefs d’États que Hollande ne se représenterait pas. Mais au départ, ils n’y croyaient pas ! En ce qui me concerne, au départ j’ai été victime d’une lettre de cachet car les réquisitions du PNF ne peuvent être prises sans l’accord de l’Élysée. Je crains que ça ne recommence. Mais je dois rendre hommage à Alix Le Masson, vice-présidente, juge des libertés et de la détention près le tribunal de grande instance de Paris, d’avoir résisté aux pressions du Parquet national financier pour me faire réincarcérer. Ça, c’est la vraie justice

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https://www.letelegramme.fr/france/milieu-show-biz-affaires-l-incroyable-parcours-de-monsieur-alexandre-21-09-2020-12621444.php

Publié le 21 septembre 2020 à 06h00

Milieu, show-biz, affaires : l’incroyable parcours de « monsieur Alexandre »

 

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Alexandre Djouhri (au centre), au côté de Dominique de Villepin, lors d’un match du PSG, le 23 avril 2014.

Alexandre Djouhri (au centre), au côté de Dominique de Villepin, lors d’un match du PSG, le 23 avril 2014. (Photo Arnaud Journois, Le Parisien, PQR)
Lecture : 2 minutes

 

De Sarcelles à l’Élysée, des fréquentations du milieu des années 1980 aux grands patrons du CAC 40, Alexandre Djouhri a connu une trajectoire aussi mystérieuse que vertigineuse.

 

Il est une ombre qui a flotté dans les arcanes du pouvoir pendant plus de vingt ans. Essentiellement sous Chirac, puis Sarkozy. D’Alexandre Djouhri, à l’époque, aucune photo. Il est alors un très discret « intermédiaire », un « apporteur d’affaires », qui tutoie d’abord Dominique de Villepin (qu’il appelle « le poète »), puis Nicolas Sarkozy et les présidents d’Afrique centrale, les milliardaires saoudiens et les patrons du CAC 40 : Serge Dassault, Henri Proglio (Veolia puis EDF), Patrick Kron (Alstom)…

«Valeur montante du milieu »

Aujourd’hui âgé de 61 ans, « monsieur Alexandre » est soupçonné par la Justice française d’être au cœur de l’affaire de financement libyen (Kadhafi) de la campagne de Sarkozy de 2007 (Mediapart révèle entre les deux tours de la présidentielle de 2012 un document, contesté par la défense mais validé par la Justice, évoquant le versement de 50 M€ pour la campagne de Nicolas Sarkozy). Il est notamment mis en examen, depuis fin janvier dernier, pour corruption active, complicité (et recel et blanchiment) de détournement de fonds publics.

La vie de cet habitué des palaces de luxe, amateur de grands crus (et de boîtes de sardines millésimées, selon L’Obs), débute en 1961. Ahmed (son vrai prénom) Djouhri naît en Seine-Saint-Denis, d’un père kabyle, soudeur, et d’une mère kabyle au foyer, et grandit à Sarcelles aux côtés de neuf frères et sœurs. Il quitte l’école à l’âge de 16 ans et se met alors à fréquenter le milieu du banditisme. Il échappe à une première tentative d’assassinat, et est ensuite sérieusement blessé par balles (qui ne lui étaient pas destinées, selon lui) au cours d’une fusillade. Contre lui, la police ne retient alors rien, mais il est alors décrit comme « une valeur montante du milieu » et « un individu de moralité douteuse et dont les activités paraissent aussi lucratives qu’obscures ».

Anthony Delon, puis la voie de la Françafrique

Il multiplie les virées nocturnes parisiennes où il rencontre malfrats et jeunesse dorée. Se lie d’amitié avec le bouillonnant Anthony Delon, qui se brouille avec son père. Échappe encore à la mort, au guidon de la moto d’Anthony, dont les câbles de freins ont été coupés. Il rencontre aussi le fils d’un ancien directeur général de l’Unesco, qui lui ouvre les portes des réseaux de la Françafrique (Alfred Sirven, André Tarallo, pour Elf et le pétrole…) et Michel Roussin (cabinet Chirac), qui le connecte aux politiques (Marsaud, Villepin, Guéant)… Une étourdissante trajectoire racontée dans le détail, dans un livre coécrit par deux journalistes du Monde (Simon Piel et Joan Tilouine), publié fin 2019 : « L’Affairiste » (Stock, 19,50 €).

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https://www.letelegramme.fr/france/quand-le-medecin-de-djouhri-alertait-l-elysee-21-09-2020-12621439.php

Publié le 21 septembre 2020 à 06h00

Quand le médecin de Djouhri alertait l’Élysée

 

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Les honneurs de la Garde républicaine lors de la réception de Kadhafi à l’Élysée, le 10 décembre 2007.

Les honneurs de la Garde républicaine lors de la réception de Kadhafi à l’Élysée, le 10 décembre 2007. (Photo EPA)
Lecture : 1 minute

 

La Justice française cherchait à l’entendre depuis 2015. Alexandre Djouhri, qui évitait la France, est finalement arrêté en janvier 2018 à Londres, en vertu d’un mandat d’arrêt européen. L’extradition demandée par la France ne sera autorisée que deux ans plus tard.

Durant sa détention au Royaume-Uni, il fait deux arrêts cardiaques, « dus à ses conditions d’incarcération avec stress intense », assure son médecin traitant. « Il a failli par deux fois perdre la vie et les séquelles sont irréversibles », poursuit le Dr Alexandre Nairi, qui s’inquiète dans un courrier adressé à l’Élysée le 24 février 2020, que « les autorités françaises ne tiennent pas compte de ces éléments ».

« C’est politique »

Déjà, le 10 mai 2019, dans un premier courrier, dont Le Télégramme a obtenu la copie, le même médecin alertait déjà l’Élysée. « À mon grand étonnement, monsieur l’ambassadeur (de France à Londres ; NDLR) m’a répondu « C’est politique », suivi d’un « Je vais me renseigner », sans suite ».

Placé en détention provisoire à l’hôpital pénitentiaire de la prison de Fresnes début février 2020, Alexandre Djouhri avait été libéré pour raison médicale (risque Covid) le 16 mars, et placé sous surveillance électronique. Selon nos informations, il aurait failli être de nouveau placé en hôpital pénitentiaire, vendredi dernier. Mais Alix Le Masson, vice-présidente, juge des libertés et de la détention près le tribunal de grande instance de Paris, aurait décidé sa remise en liberté.

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Denis Robert confronté aux méthodes de mes harceleurs…

 

 

 

Et hop ! Encore un…

Harcelé, il se fait traiter de harceleur…

 

https://www.ouest-france.fr/medias/remous-a-la-webtele-le-media-denis-robert-prie-de-quitter-la-direction-6971868

Remous à la webtélé Le Média : Denis Robert prié de quitter la direction

 

Le journaliste Denis Robert a été prié de renoncer à ses fonctions de directeur de la rédaction de la webtélé Le Média. Officiellement, le poste est devenu incompatible avec une réorganisation prévue, mais les relations sont aussi difficiles avec la rédaction.

Denis Robert en 2016.
Denis Robert en 2016. | PHOTO WIKIMEDIA COMMONS CC 4.0 / POTEREALPOPOLO
Ouest-France avec AFP. Publié le 13/09/2020 à 17h22

 

La webtélé Le Média a demandé au journaliste Denis Robert de renoncer à son poste de directeur de la rédaction, sa fonction étant incompatible avec une réorganisation de la chaîne, a-t-on appris dimanche auprès de la direction, qui lui reproche aussi d’avoir instauré un climat de mal-être.

Denis Robert, connu pour ses révélations sur le scandale Clearstream dans les années 2000, avait remplacé Aude Lancelin en avril 2019 à la tête de la rédaction du Média, une web TV de gauche financée par ses souscripteurs.

Vendredi, la direction de la chaîne a demandé au journaliste de ne plus exercer cette fonction, selon un courrier consulté par l’AFP, confirmant une information du Monde.

Choix structurel

Pour le président de l’entreprise de presse Le Média, Julien Théry, l’existence d’un directeur de la rédaction n’est pas compatible avec le projet de réorganisation de la chaîne, aujourd’hui association financée par ses souscripteurs, qui doit se transformer en coopérative.

Ce poste est donc supprimé, et structurellement, cette décision n’est pas liée à la personnalité de Denis, a affirmé à l’AFP Julien Théry, qui est son employeur. Il n’a jamais été question de demander à Denis de quitter Le Média, où il a toute sa place, a-t-il précisé.

Depuis le début, le projet du Média est un projet collectif, avec un idéal de collégialité dans la gouvernance, supposant une absence de directeur de la rédaction, a-t-il développé.

Mais il y a d’autant plus une volonté de supprimer ce poste que ça se passe très mal entre lui et la rédaction, a-t-il ajouté, parlant d’un climat de mal-être qui règne dans l’équipe. Et de facto, Denis Robert n’occupait plus sa fonction depuis six mois.

Climat délétère

De son côté, la Société des journalistes (SDJ) du Média a évoqué, dans un communiqué, un climat délétère que les méthodes de management de Denis Robert auraient instauré.

Sollicité par l’AFP, Denis Robert n’avait pas répondu dans l’immédiat.

La chaîne va lancer en octobre une campagne de souscription de parts sociales auprès de ses socios – ses 13 000 adhérents – pour devenir une coopérative en janvier. Depuis son lancement, elle a été secouée par plusieurs crises, notamment lors des départs de Sophia Chikirou et Aude Lancelin.

 



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