Harceleurs, violeurs… et tueurs…

Le pervers narcissique se contrefout de la vie d’autrui qui pour lui n’a strictement aucune valeur.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/sarthe/assassinat-etudiante-sarthoise-liege-voisin-interpelle-passe-aux-aveux-1345513.html

Assassinat de l’étudiante sarthoise à Liège. Un voisin interpellé passe aux aveux

 

Vue du quartier de Droixhe, à Liège. / © Stephane Mignon
Vue du quartier de Droixhe, à Liège. / © Stephane Mignon

 

Il s’agit d’un homme de 54 ans qui vivait dans le même immeuble que l’étudiante et qui était connu de la justice pour des faits de viol, a indiqué mercredi après-midi Catherine Collignon, premier substitut au parquet de Liège, en Belgique.

Par Evelyne Jousset Publié le 11/10/2017 à 17:32 Mis à jour le 11/10/2017 à 17:54

Les enquêteurs ont retrouvé une chaussette tachée de sang dans un sac poubelle qui appartenait au suspect. De même, des taches de sang ont été découvertes dans son logement. Âgé de 54 ans, il n’est pas inconnu de la justice.

La victime n’a pas été abusée sexuellement

La victime est une jeune Française de 24 ans, originaire du Mans, qui était en 4e année à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Liège. Alerté par une amie qui s’inquiétait de son absence en cours, lundi matin, son ami s’est rendu chez elle dans le quartier du Longdoz et a découvert le corps sans vie. L’autopsie a conclu à un étranglement et un coup de couteau dans le thorax. Mais la victime n’a pas été abusée sexuellement.

Rapidement un voisin était  interpellé. Déjà condamné pour des viols, il était sous surveillance électronique depuis deux ans, précise le Parquet. « Face à l’interrogatoire et aux incohérences pointées par les enquêteurs, il a reconnu son geste« , indique la porte-parole du Parquet de Liège.  Il a été placé mercredi sous mandat d’arrêt pour meurtre.

 



Harceleurs, violeurs : tous les mêmes…

Assisté d’une armée d’avocats et de son équipe de relations publiques, celui-là a pu faire en sorte que rien ne soit rendu public durant des décennies, mais aujourd’hui, c’est fini, et il doit faire face à une pluie de témoignages publics sur ses comportements à l’égard des femmes.

Au passage, l’on apprend que ces derniers mois il aurait eu le culot de demander à l’une de ses victimes de produire un témoignage en sa faveur… un peu comme l’un de mes harceleurs qui ne se gêne pas lui non plus pour présenter mensongèrement aux autorités judiciaires d’autres de ses victimes comme mes propres victimes que soi-disant j’aurais manipulées pour le calomnier et le harceler lui, ainsi que ses complices…

 

http://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/evenements/viol-et-harcelement-pluie-de-temoignages-contre-le-producteur-harvey-weinstein-263703

Viol et harcèlement sexuel : une pluie de témoignages contre le producteur Harvey Weinstein

 

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

Mis à jour le 11/10/2017 à 09H45, publié le 11/10/2017 à 09H40

 

Après les révélations du New York Times qui ont déclenché le scandale jeudi, de nouveaux témoignages accablants pour Harvey Weinstein ont été publiés dans le New Yorker. De nouvelles actrices accusent le producteur de films américain de harcèlement sexuel, de viol, de manipulation et de pressions.

L’actrice italienne Asia Argento et deux autres femmes ont assuré, dans un article du magazine « The New Yorker » paru mardi, avoir été violées par le magnat hollywoodien, dont les agissements supposés ont été dénoncés par Barack Obama et Hillary Clinton.

Selon Asia Argento, la fille du réalisateur italien Dario Argento, le producteur aurait eu une relation sexuelle orale non consentie avec elle en 1997 dans une chambre d’hôtel de la Côte d’Azur.

« Cela ne s’arrêtait pas. C’était un cauchemar », a-t-elle déclaré au « New Yorker ». Elle dit avoir été invitée par l’un des membres de l’équipe d’Harvey Weinstein, avant de se retrouver seule avec lui. Dans l’article publié mardi sur le site du « New Yorker », elle explique que l’incident a été « un traumatisme horrible ». « J’ai été abimée », dit-elle.

Rosanna Arquette et Emma de Caunes harcelées

Asia Argento raconte que Harvey Weinstein a insisté pour la voir, ce qu’elle accepté. Il a aussi eu d’autres relations sexuelles avec elle durant les cinq années suivantes. Elle les qualifie de consenties mais dit s’être sentie « obligée » de céder à ses avances.

Dans le même article, Lucia Evans, une actrice, accuse le producteur de l’avoir forcée à lui faire une fellation en 2004 et une autre jeune femme, qui a souhaité garder l’anonymat, l’accuse d’une relation sexuelle forcée.

L’article du « New Yorker » mentionne également d’autres actrices, notamment Rosanna Arquette et la Française Emma de Caunes. Les deux femmes évoquent des rencontres lors desquelles le producteur a tenté d’avoir une relation sexuelle avec elles, sans succès.

Dans un article du New York Times également publié mardi, Gwyneth Paltrow et Angelina Jolie décrivent des moments similaires, lors desquels elles ont refusé les avances très appuyées de celui qui est désormais le paria d’Hollywood après en avoir longtemps été l’un des rois.

Judith Godrèche citée par le New York Times

Après l’incident impliquant Gwyneth Paltrow, Brad Pitt, qui était en couple avec l’actrice à l’époque, aurait demandé à Harvey Weinstein de ne plus jamais avoir de comportement équivoque avec elle, ce que l’acteur a confirmé au Times.

Le quotidien new-yorkais mentionne aussi l’actrice française Judith Godrèche.

Selon le « New Yorker », Harvey Weinstein lui-même, assisté des avocats et de son équipe de relations publiques a fait en sorte, depuis des décennies, que rien ne soit rendu public quant aux cas de harcèlement, d’agression ou de viols présumés. Il aurait même demandé à Asia Argento, ces derniers mois, de produire un témoignage en sa faveur.

Le « New Yorker » a également publié mardi l’extrait d’un enregistrement réalisé par la police de New York effectué alors que Harvey Weinstein tentait d’attirer une mannequin italienne, Ambra Battilana Gutierrez dans sa chambre. On y entend le discours insistant du producteur, entre menace et douceur, qui lui demande de « ne pas ruiner (leur) amitié pour cinq minutes » dans sa chambre.

C’est une enquête du New York Times qui avait mis le feu aux poudres la semaine dernière, révélant une série d’accusations de harcèlement : Harvey Weinstein était accusé par huit femmes, dont les actrices vedettes Ashley Judd et Rose McGowan.

Les Obama et Hillary Clinton « dégoûtés » et « écoeurée »

Michelle et Barack Obama se sont dits « dégoûtés » par les accusations visant Harvey Weinstein, tandis que l’ancienne candidate démocrate à la Maison Blanche, Hillary Clinton, se déclarait « choquée et écoeurée par les révélations sur Harvey Weinstein », qui a financé ses campagnes électorales et celles de nombreux démocrates depuis des années.

« Toutes les accusations de relations sexuelles non consenties sont réfutées par M. Weinstein », a commenté Sallie Hofmeister, sa porte-parole, dans une déclaration transmise à plusieurs médias américains. Mais depuis les révélations du New York Times, Harvey Weinstein s’est mis en congé de sa maison de production, The Weinstein Company, dont le conseil d’administration l’a ensuite licencié, dimanche.

Georgina Chapman, la femme de Harvey Weinstein, a annoncé mardi soir dans un communiqué adressé au magazine People sa séparation avec le producteur.

 

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Merah : de la compassion exprimée au procès

Au 7ème jour de son procès, Abdelkader Merah exprime de la compassion pour les victimes en expliquant n’avoir pas perçu leur douleur ou celle de leurs familles durant tout le temps de sa détention.

Par ailleurs, les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest, manifestement très impliqués dans toutes les tueries terroristes de ces dernières années, n’ont pas cette excuse et sont toujours très loin d’exprimer la moindre compassion à l’égard de leurs victimes.

On notera au passage qu’il n’est pas surprenant que la nouvelle d’une manifestation policière historique le 16 mars 2012 se soit répandue à cette époque grâce aux bons offices du député finistérien Jean-Jacques Urvoas : des Brestois étaient bien à la manoeuvre avec les policiers du Sud-Ouest à l’origine de cette manifestation…

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/j-ai-honte-je-suis-sincerement-triste-indique-abdelkader-merah-au-sujet-actes-son-frere-1344203.html

“J’ai honte, je suis sincèrement triste” indique Abdelkader Merah au sujet des actes de son frère

 

Abdelkader Merah (à gauche) et son co-accusé Fettah Malki / © Benoît Perucq (AFP)
Abdelkader Merah (à gauche) et son co-accusé Fettah Malki / © Benoît Perucq (AFP)

 

Au 7ème jour de son procès, lors de l’évocation de la tuerie de l’école juive, le principal accusé a parlé de sa compassion pour les victimes et de sa tristesse.

Par Fabrice Valery Publié le 10/10/2017 à 12:56 Mis à jour le 10/10/2017 à 14:11

Depuis le début du procès des complices de Mohamed Merah, il y a plus d’une semaine, les avocats des parties civiles attendaient un geste, une parole de compassion de la part du principal accusé, Abdelkader Merah.

Ce geste est intervenu ce mardi matin, après le témoignage d’un rescapé de la tuerie de l’école juive : arrivé rue Dalou au volant d’une camionnette en même temps que le terroriste, ce bénévole de l’école a vu l’exécution de l’enseignant et des trois enfants avant lui-même d’essuyer des tirs qui ne l’ont pas blessé.

Profondément choqué, il a décrit devant la Cour d’assises spéciales ce qu’il a vu et ce qu’il a vécu, au moment des faits et après. Il a notamment insisté sur le meurtre de Myriam Monsonégo, 8 ans. Tuée d’une balle dans la tête alors qu’elle voulait ramasser son cartable qu’elle venait d’échapper.

C’est à la suite de cette déposition qu’Abdelkader Merah, interpellé par les avocats des parties civiles, a livré ses éléments de compassion : « J’ai honte, je suis triste. Je m’adresse aux croyants, on est des frères de religion, je suis dans un état d’émotion. « Voir ces actes de l’extérieur, c’est insoutenable, bien sûr je condamne les actes de mon petit frère, j’ai honte ».

Interrogé par un autre avocat des parties civiles, sur le fait qu’il n’avait jamais exprimé sa compassion depuis son interpellation le 22 mars 2012, Abdelkader Merah a répondu qu’il ne se rendait pas compte étant en garde à vue puis à l’isolement en détention provisoire : « Ici je vois les regards, la tristesse des victimes, alors qu’en prison je ne ressentais pas trop ça. Je suis sincèrement triste de ce qui est arrivé. »

 



Manifestation historique de policiers de la DCRI le 16 mars 2012

C’est ce qu’expliquait sur son blog Laurent Borredon le 14 mars 2012 (voir ci-dessous).

Et donc, cette manifestation historique aurait été programmée le 16 mars 2012, probablement à l’initiative de responsables du SNOP du Sud-Ouest, alors même que des militaires y étaient assassinés depuis moins d’une semaine, comme ça, tout à fait par hasard…

A d’autres…

On trouve parmi les organisateurs de cette manifestation de vraies pourritures qui depuis les années 1990 reprochaient aux autorités militaires d’avoir toujours refusé de faire des faux me concernant, afin de m’accuser mensongèrement de n’importe quoi, et à leurs collègues honnis de la DST d’avoir enquêté sur certains de leurs protégés, notamment en 1994, et notamment des complices de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest.

Et tout comme l’intégralité des sbires de cette criminelle, ces mêmes policiers CORROMPUS, que leurs collègues honnêtes n’apprécient pas du tout, n’aiment eux-mêmes ni les études ni les diplômes ni les diplômés et massacrent toujours ces derniers avec plaisir, surtout lorsque ce sont des femmes.

Il s’agit bien d’un fait qu’avec eux j’ai expérimenté très tôt.

 

http://delinquance.blog.lemonde.fr/2012/03/14/une-manifestation-historique-chez-les-policiers-de-la-dcri/

Avis de manifestation historique chez les policiers de la DCRI

 

Il n’y aura pas de communiqué de presse, mais la nouvelle s’est répandue grâce aux bons offices du député (PS) Jean-Jacques Urvoas, sur Twitter: plusieurs dizaines de policiers de la prestigieuse direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) s’apprêtent à manifester leur mécontentement, vendredi matin 16 mars, dans le hall du siège de la direction, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Un évènement inédit pour des fonctionnaires qui évoluent tous dans le secret-défense et la plus grande discrétion. Ces 3100 policiers ont à leur charge la lutte contre l’espionnage étranger, la « répression des actes terroristes ou visant à porter atteinte à l’autorité de l’Etat », la « surveillance des communications », la surveillance des individus et groupes radicaux.

A la manoeuvre, la section du syndicat d’officier SNOP. Pour un responsable syndical, c’est un « ras-le-bol général » qui est en cause: « Cela fait des mois que ça bout. » Des problèmes de « gestion humaine », dans une direction où « tout est opaque ». C’est la nomination d’un commissaire sorti d’école dans l’un des services qui a déclenché l’ire des officiers. Pour les officiers, le choix d’un commissaire débutant plutôt que celui d’un commandant (le grade le plus élevé chez les officiers) témoigne du  manque de considération que la direction leur porte.

Le conflit entre officiers et commissaires – un classique du monde policier – a été relancé, ces dernières semaines, par la présentation au ministre d’un rapport sur une éventuelle fusion des deux corps. Le (très léger) rapport de l’Inspection générale de l’administration et de l’Inspection générale de la police nationale (composée uniquement de commissaires) a balayé tout projet de fusion – une revendication des syndicats d’officiers.

A la DCRI, ces tensions prennent une coloration particulière. La  direction est née d’un simple décret du 27 juin 2008 qui fusionnait la direction de la surveillance du territoire (DST, le contre-espionnage) et les renseignements généraux (RG). Ce qui s’est traduit en pratique par une absorption d’une partie des RG par la DST. Cette dernière a imposé, entre autres, le poids important des commissaires. La DCRI, à Levallois, compte environ 140 commissaires, près de 10% de tous les commissaires français.

Autre élément aggravant, qui est directement en cause ici, « le recrutement massif de jeunes commissaires sortis d’école à des postes élevés », estime Floran Vadillo, spécialiste des questions de renseignement. Un moyen, pour le directeur, Bernard Squarcini, de « faire disparaître la culture ST et la culture RG au profit d’une culture RI », explique M. Vadillo. Avec, comme victimes collatérales, les officiers.

Mais le malaise vient aussi de la personnalité contestée de Bernard Squarcini. « Il y a un effet d’opportunité. Le directeur central est fragilisé. Il n’arrive plus à tenir sa maison », explique Floran Vadillo. Déjà mis en examen, en octobre 2011 par la juge Sylvie Zimmerman, dans l’affaire des fadettes des journalistes du Monde, M. Squarcini a récemment été mis en cause dans le  livre L’Espion du président, des journalistes Olivia Recasens, Didier Hassoux, Christophe Labbé (Robert Laffont). La publication de cet ouvrage a secoué la DCRI. L’accélération de l’enquête sur le cercle Wagram, affaire dans laquelle une des proches de M. Squarcini est mise en examen, commence aussi à déranger à Levallois-Perret. Enfin, le nom du directeur apparaît dans le cadre de l’affaire Guérini. Un responsable syndical s’inquiète de « la pression médiatique » que subissent les policiers en raison de la personnalité de leur chef.

Laurent Borredon

 



Procès Merah : on se moque du monde…

Les enquêteurs se sont trouvés dans l’incapacité de déterminer lequel des deux frères Merah s’était connecté à la Freebox du domicile de Zoulikha Aziri, leur mère, le 4 mars 2012, une semaine avant le premier assassinat de militaire, le 11 mars 2012, qui soit dit en passant avait bien retenu mon attention dès la première dépêche AFP y relative, vu que j’avais bien compris certains échanges sur la toile et craignais précisément ce genre de choses depuis quelques temps…

Eh bien moi, je répète comme je l’ai toujours dit depuis lors qu’il n’était vraiment pas difficile d’établir avec certitude l’identité de mon lecteur d’Auterive, qui à mon avis ne peut être qu’Abdelkader Merah.

La criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest l’avait branché sur mon « cas » au plus tard en 2010 avec des intentions très précises que connaissent bien dès le début ses complices magistrats corrompus du Tribunal de Grande Instance de Brest.

Pourquoi n’a-t-il jamais été interrogé sur ses régulières visites de mon blog « Un petit coucou » chez OverBlog durant un an ou deux avant les faits ? Quel intérêt pouvait-il y trouver ? Je ne parlais pas encore de l’affaire Merah ni d’attentats terroristes ou islamistes, et pour cause… Pourquoi ses visites de mon blog sont-elles subitement devenues quotidiennes et frénétiques à partir du 18 mars 2012, après ma première publication sur les assassinats de militaires qui venaient de se produire dans le Sud-Ouest ?

J’émets l’hypothèse qu’il n’a jamais été interrogé à ce sujet pour la bonne raison qu’un certain nombre de responsables parmi les enquêteurs connaissaient déjà toutes les réponses aux questions qui pouvaient se poser, tout comme les magistrats ultra corrompus du Tribunal de Grande Instance de Brest, et notamment tous ses juges d’instruction à cette époque, dont c’est bien le cas.

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/10/10/au-proces-merah-une-sensation-de-deja-vu_5198580_1653578.html

Au procès Merah, une sensation de déjà-vu

 

La deuxième semaine d’audience s’est ouverte lundi et le problème reste entier pour l’accusation, dont on se demande comment elle va parvenir à prouver la culpabilité du grand frère de Mohamed Merah.

LE MONDE | 10.10.2017 à 03h18 | Par Henri Seckel

Abdelkader Merah au Palais de justice de Paris, le 3 octobre 2017.

L’impression d’assister au procès de Mohamed Merah, mort il y a cinq ans et demi, plus qu’à celui de son frère Abdelkader, présent dans le box des accusés; des témoignages anonymes de policiers enfermés dans un écran, visage caché, voix déformée; le récit en longueur et en détail des attentats et de l’enquête; une vive tension entre la poignée d’avocats de la défense d’un côté et l’armée d’avocats des parties civiles de l’autre. Lundi 9 octobre s’est ouverte la deuxième semaine du « procès Merah », et elle ressemble pour l’instant furieusement à la première, avec cette similitude au-dessus de toutes les autres : la difficulté pour l’accusation à prouver la complicité d’Abdelkader Merah dans les sept assassinats commis par son petit frère en mars 2012 à Toulouse et Montauban.

 

Lire aussi :   L’indispensable et impossible procès Merah

Un point précis, au sixième jour des débats, est venu illustrer cette difficulté. La Freebox du domicile de Zoulikha Aziri, la mère du tueur, est formelle : le 4 mars 2012, sept jours avant le premier assassinat de Mohamed Merah, quelqu’un s’est connecté chez elle au site internet « Le Bon Coin », à 23 h 08 puis à 23 h 11. Objet de ces deux visites : la petite annonce déposée par le soldat Imad Ibn Ziaten, qui vendait une moto. C’est au rendez-vous où il pensait réaliser la transaction qu’Imad Ibn Ziaten sera tué une semaine plus tard.

Les deux frères sont souvent tout près

Qui a effectué cette visite sur « Le Bon Coin » ? Si c’est Abdelkader, sa complicité est établie, et son sort réglé : coupable, perpétuité. Le témoin n° 19, capitaine de police qui travaillait à la cybercriminalité en mars 2012, a enquêté pour identifier l’auteur de cette connexion. Me Eric Dupond-Moretti, avocat de l’accusé, interroge l’enquêteur anonyme :

« Avez-vous établi que c’est Abdelkader Merah qui s’est connecté ?

- La seule chose que je peux établir, c’est que la connexion a été établie depuis la Freebox.

- Oui ou non, monsieur ? Ce n’est pas compliqué.

- Je n’ai pas pu établir que c’était Abdelkader Merah ou Mohamed Merah qui était derrière la Freebox. »

Lire aussi :   Terrorisme : le procès Merah sans Merah

Pas impossible que ce soit l’un. Pas impossibe que ce soit l’autre. Impossible à déterminer. Voilà un élément à la décharge d’Abdelkader Merah, lequel, avant et pendant la période des attentats, n’est jamais loin de son petit frère avec qui il a toujours entretenu des relations tumultueuses, puis renoué le contact dans les semaines qui ont précédé les tueries. Il n’est jamais loin, et il est même parfois tout près, puisque les deux hommes se voient au bord d’un terrain de football trois heures avant le premier assassinat le 11 mars, et dînent ensemble quatre jours plus tard, le 15, alors que dans l’après-midi, Mohamed Merah a tué deux autres militaires, et en a blessé grièvement un troisième.

Un tiers du procès a eu lieu

Là encore, le détail manque pour démontrer la culpabilité d’Abdelkader Merah : qui peut prouver ce que les deux hommes se sont dit lors de ces rencontres ? Comment l’accusation va-t-elle prouver que Mohamed et Abdelkader Merah ont alors évoqué les tueries, et que le cerveau du second a guidé la main du premier ? Comment va-t-elle prouver qu’Abdelkader Merah savait que le vol du scooter par son petit frère le 6 mars 2012 – alors que les deux frères roulaient dans la même voiture juste avant le larcin – allait servir son à dessein terroriste, et non à des braquages quelconques ? Comment va-t-elle pouvoir établir que la communauté idéologique entre les deux – un islam rigoriste – signifie complicité ? Ces éléments additionnés les uns aux autres pourront-il, au bout du compte, constituer une preuve ?

Lire aussi :   « Les terroristes habitent nos pensées »

Dans la salle Voltaire du Palais de justice de Paris, depuis l’ouverture du procès, les échanges sont plus que vifs. Le président de la Cour, Franck Zientara, essaie tant bien que mal de les maintenir dans les frontières de la dignité, et de ne pas se laisser perturber par les coups de pression de Dupond-Moretti, qui fait du Dupond-Moretti. Pas une heure sans que le ton ne monte, pas un jour sans incident majeur.

Lundi, on a carrément eu droit à la révélation involontaire, en pleine audience, de l’identité du témoin policier anonyme n° 45 par l’avocate générale, identité ensuite soulignée tout à fait volontairement par Me Dupond-Moretti, que l’anonymat des témoins exaspère. Le président de la Cour a dénoncé la « tension permanente » des débats. Le procès est encore long, mais le temps file. Six jours d’audience se sont déjà écoulés. Il en reste douze avant le début des plaidoiries. Verdict le 2 novembre.

 



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