Attentat avorté de Villejuif : Sid Ahmed Ghlam dit avoir empêché l’attentat

L’ami de la jeune Brestoise pourrait être le premier des terroristes présumés impliqués dans les attentats et projets d’attentats commis sur le sol français depuis 2012 à rompre l’omerta qui entoure l’organisation de ces crimes.

En effet, tout doucement, il semble en prendre le chemin.

La famille de l’unique victime de ce projet d’attentat, Aurélie Châtelain, l’exhorte à en dire plus.

Sa mère ne croit pas en l’innocence du suspect, elle est convaincue qu’il ment.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/06/19/01016-20150619ARTFIG00417-villejuif-sid-ahmed-ghlam-affirme-avoir-empeche-l-attentat.php

Sid Ahmed Ghlam affirme avoir «empêché» l’attentat de Villejuif

Sid Ahmed Ghlam est soupçonné d'avoir planifié un attentat contre l‘église Saint-Cyr Sainte-Julitte de Villejuif notamment.
 

Dans l’enquête autour de l’attentat planifié contre une ou plusieurs églises dans le Val-de-Marne, le suspect numéro 1 a affirmé vendredi au juge d’instruction qu’il avait au contraire «fait ce qu’il fallait pour empêcher» l’attaque.

Mis en examen, notamment pour «assassinat» et «tentative d’assassinats» dans l’enquête sur l’attentat déjoué de Villejuif (Val-de-Marne) et dans la mort d’Aurélie Châtelain, Sid Ahmed Ghlam s’est expliqué pour la première fois, ce vendredi, devant un juge d’instruction. Soupçonné d’avoir tué la jeune femme de 32 ans et d’avoir projeté un attentat contre au moins une église en avril, le jeune algérien de 24 ans, qui reste le principal suspect dans cette affaire, continue de nier les faits qui lui sont reprochés, comme il l’avait déjà fait lors de sa mise en examen.

Mais il affirme désormais avoir, en plus, empêché l’attentat. «Il a reconnu avoir été à Villejuif le 19 avril 2015 en présence d’un autre individu. Il conteste en revanche toute responsabilité dans la mort d’Aurélie Châtelain et a également affirmé avoir fait ce qu’il fallait pour empêcher la commission d’un attentat ce jour-là», ont déclaré ses trois avocats, Mathieu de Vallois, Gilles-Jean Portejoie et Christian Benoît, sans donner plus de détails sur l’«autre individu» évoqué. La question s’était déjà posée de savoir si Ghlam était seul ou non à Villejuif. Une question renforcée par l’existence d’un message de ses commanditaires, retrouvé par les enquêteurs, et qui poussait l’étudiant à agir seul si son complice ne venait pas.

Les complicités au cœur de l’enquête

Le jeune homme, connu des services de renseignement pour avoir basculé dans l’islam radical, avait été arrêté de manière fortuite le 19 avril à Paris, après avoir été blessé dans des circonstances inexpliquées et avoir lui-même alerté le Samu. Dans sa chambre d’étudiant et près de sa voiture, les policiers avaient retrouvé un véritable arsenal: quatre fusils d’assaut kalachnikov, un pistolet, un revolver, des gilets pare-balles et des gilets multipoches, des munitions et des documents manuscrits avec des cibles potentielles.

Selon les enquêteurs, le suspect avait fait des recherches sur les églises de Villejuif. L’exploitation de son GPS atteste de sa présence dans cette ville de banlieue parisienne, à l’heure où Aurélie Châtelain a été tuée, le 19 avril, par un coup de feu alors qu’elle se trouvait dans son véhicule. La balle a été tirée avec un revolver du suspect, dont l’ADN a aussi été trouvé dans le véhicule de la jeune femme. Du sang de la victime a été retrouvé sur la parka de Sid Ahmed Ghlam.

Les enquêteurs ont la conviction que l’Algérien n’a pu agir seul et qu’il a été «téléguidé» depuis la zone irako-syrienne. Pour passer à l’acte, il a bénéficié «d’une aide qui s’est traduite par des véhicules et de la fourniture d’armement», avait affirmé le procureur de Paris, François Molins. Au tout début de l’enquête, le procureur avait aussi affirmé que Ghlam, qui avait chez lui des documents sur les «organisations terroristes al-Qaïda et État islamique», avait été en contact avec «une autre personne pouvant se trouver en Syrie», qui lui avait demandé «explicitement de cibler particulièrement une église». L’enquête se concentre depuis sur de possibles complicités. Trois hommes ont ainsi été mis en examen et écroués, soupçonnés de lui avoir apporté une aide logistique. Tous nient avoir été au courant d’un projet d’attaque.

 

http://www.lepoint.fr/justice/attentat-evite-a-villejuif-beaucoup-d-elements-accablent-ghlam-20-06-2015-1938473_2386.php

Le Point – Publié le 20/06/2015 à 14:33 – Modifié le 20/06/2015 à 15:02

Attentat évité à Villejuif : « Beaucoup d’éléments accablent » Ghlam

 

L’un des avocats de la famille d’Aurélie Châtelain appelle le suspect à « en dire plus », car « beaucoup d’éléments l’accablent » malgré ses dénégations.

 

"On aimerait bien qu'il nous explique pourquoi Aurélie est morte si ce n'est pas lui", demande l'avocat de la famille Châtelain.
« On aimerait bien qu’il nous explique pourquoi Aurélie est morte si ce n’est pas lui », demande l’avocat de la famille Châtelain. © RAYMOND TRUY / AFP

 

Attentat avorté de Villejuif : Sid Ahmed Ghlam dit avoir empêché l'attentat dans Attentats sourceafp

 

L’un des avocats de la famille d’Aurélie Châtelain, tuée en avril à Villejuif, le jour où un attentat a été évité, a appelé samedi le principal suspect Sid Ahmed Ghlam à « en dire plus », car « beaucoup d’éléments l’accablent » malgré ses dénégations. Sid Ahmed Ghlam a affirmé vendredi au juge d’instruction qu’il était bien dans cette ville du Val-de-Marne le 19 avril, avec « un autre individu ». Mais il a contesté « toute responsabilité dans la mort d’Aurélie Châtelain et a également affirmé avoir fait ce qu’il fallait pour empêcher la commission d’un attentat ce jour-là », selon ses avocats, Matthieu de Vallois, Gilles-Jean Portejoie et Christian Benoît.

Mis en examen et écroué, l’étudiant algérien de 24 ans est au contraire suspecté d’avoir tué la jeune femme, touchée d’une balle dans sa voiture, alors qu’il projetait de commettre une attaque contre au moins une église de Villejuif, à la demande de ses commanditaires, soupçonnés d’être installés en zone irako-syrienne.

« Pourquoi Aurélie est-elle morte si ce n’est pas lui ? »

« Il faut qu’il en dise plus, car pour l’instant la réalité du dossier ne correspond pas du tout à ses déclarations », a déclaré samedi l’un des avocats de la famille d’Aurélie Châtelain, Antoine Casubolo-Ferro. « Il faut qu’il s’explique sur toutes les preuves et les traces qui donnent la certitude qu’il a été en contact avec Aurélie Châtelain », a-t-il insisté.

L’exploitation de son GPS a attesté de la présence de Sid Ahmed Ghlam à Villejuif, à l’heure où Aurélie Châtelain a été tuée le 19 avril. Au tout début de l’enquête, le procureur de Paris, François Molins, avait expliqué que la balle avait été tirée avec un revolver du suspect, dont l’ADN a aussi été trouvé dans le véhicule de la jeune femme. Du sang de la victime a en outre été retrouvé sur la parka de Sid Ahmed Ghlam. « On aimerait bien qu’il nous explique pourquoi Aurélie est morte si ce n’est pas lui, a poursuivi Me Casubolo-Ferro. Et s’il y avait un complice, il doit nous dire de qui il s’agit. »

Vendredi, les avocats de Sid Ahmed Ghlam n’ont donné aucun détail sur l’ »autre individu » évoqué dans leur déclaration.

 

http://www.europe1.fr/faits-divers/attentat-de-villejuif-je-suis-revoltee-sid-ahmed-ghlam-ment-1358458

Attentat de Villejuif : « je suis révoltée, Sid Ahmed Ghlam ment »

 

Publié à 18h05, le 20 juin 2015, Modifié à 19h55, le 20 juin 2015

Attentat de Villejuif : "je suis révoltée, Sid Ahmed Ghlam ment"
Aurélie Châtelain © Mairie de Caudry
 

Par Gaétan Supertino
avec Martine David

La mère d’Aurélie Chatelain, retrouvée morte par balle dans sa voiture, ne croît pas en l’innocence du principal suspect.

 

INTERVIEW – « Je suis révoltée, il ment. Tout l’accable ». Marie-Evelyne Lerouge, la mère d’Aurélie Chatelain, retrouvée morte par balle dans sa voiture en avril dernier à Villejuif, ne croît pas aux arguments de Sid Ahmed Ghlam. Le principal suspect dans le projet d’attentat de Villejuif, également suspecté d’avoir tué Aurélie Chatelain, a affirmé vendredi au juge d’instruction qu’il avait au contraire empêché la commission de l’attaque.

« L’ADN, le sang… C’est lui. Ses avocats ont dû lui dire de dire ça mais c’est lui qui a tué ma fille. Elle s’est retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment, elle n’avait rien à faire là-dedans. Il lui a ôté la vie délibérément », assure Marie-Evelyne Lerouge.

Sid Ahmed Ghlam accuse un autre individu. Sid Ahmed Ghlam conteste, lui, toute responsabilité dans la mort d’Aurélie Chatelain. Cet Algérien de 24 ans, mis en examen et détenu, s’est expliqué pour la première fois vendredi matin devant le magistrat instructeur. Un GPS atteste sa présence à Villejuif au moment du drame et la balle a été tirée avec un revolver du suspect, dont l’ADN a aussi été trouvé dans le véhicule de la jeune femme. Mais Sid Ahmed Ghlam accuse un autre individu, qui aurait aussi été présent sur les lieux.

« Défendre l’honneur de ma fille ». « C’est un monstre. On repart comme au premier jour, c’est terrible. Je sais que ce ne sera pas pour tout de suite mais j’attends que justice soit faîte, pour l’honneur de ma fille. On va le défendre, ne serait-ce que pour sa petite fille », témoigne samedi la mère d’Aurélie Chatelain. Au total, trois hommes ont été mis en examen et écroués dans le cadre de l’enquête, soupçonnés d’avoir apporté une aide logistique à de Sid Ahmed Ghlam.

 

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Attentat-dejoue-de-Villejuif-de-quelles-complicites-a-pu-beneficier-Sid-Ahmed-Ghlam-737236

Attentat déjoué de Villejuif : de quelles complicités a pu bénéficier Sid Ahmed Ghlam?

 

Deux hommes, soupçonnés d’avoir fourni une aide logistique à Sid Ahmed Ghlam, pour son projet présumé d’attaque d’au moins une église à Villejuif en avril, ont été mis en examen jeudi par des juges antiterroristes.

L’enquête continue autour des projets d’attetats qu’auraient fomenté par Sid Ahmed Ghlam, notamment contre une église à Villejuif. Jeudi, deux hommes, soupçonnés d’avoir fourni une aide logistique, ont été mis en examen par des juges antiterroristes. Ces deux suspects âgés de 35 et 38 ans avaient été arrêtés dimanche, le premier à Limay, le second à Mantes-la-Jolie, deux villes voisines des Yvelines où ils résident. Fin avril, un homme de 33 ans, Abdelkader J., soupçonné lui aussi d’avoir apporté une aide à l’étudiant algérien, avait été mis en examen et écroué.

Comme Abdelkader J., les deux hommes ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes en relation avec une entreprise terroriste, a indiqué le parquet, qui demande leur placement en détention provisoire. Les deux suspects nient avoir eu connaissance des projets de Sid Ahmed Ghlam, selon une source proche du dossier.

Sid Ahmed Ghlam a-t-il été « téléguidé »?

Les enquêteurs ont la conviction que cet étudiant algérien de 24 ans n’a pu agir seul et qu’il a été « téléguidé » depuis la zone irako-syrienne. Pour passer à l’acte, il a bénéficié « d’une aide qui s’est traduite par des véhicules et de la fourniture d’armement », avait affirmé le procureur de Paris, François Molins. Lors de son arrestation, le 19 avril, les policiers avaient retrouvé un véritable arsenal dans sa voiture et dans sa chambre d’étudiant à Paris : quatre fusils d’assaut kalachnikov, un pistolet, un revolver, des gilets pare-balles et des gilets multipoches, des munitions et des documents manuscrits avec des cibles potentielles.

Sur sa route ce matin-là, l’étudiant est soupçonné d’avoir tué par balles une jeune femme, Aurélie Châtelain, dans sa voiture à Villejuif. C’est dans cette ville du Val-de-Marne que Sid Ahmed Ghlam aurait eu pour projet d’attaquer au moins une église, à la demande de commanditaires à l’étranger. Lui-même blessé, Sid Ahmed Ghlam avait appelé le Samu, se disant victime d’un vol à main armée. Lors de sa mise en examen, il a contesté tous les faits qui lui étaient reprochés, selon ses avocats.

G.V. (avec AFP) – leJDD.fr

jeudi 11 juin 2015



Attentats de Paris : pas de nouvelle mise en examen

Les deux hommes arrêtés cette semaine ont été relâchés après avoir passé chacun deux jours en garde à vue :

 

http://www.ouest-france.fr/hyper-cacher-les-deux-gardes-vue-levees-3495154

Hyper Cacher. Les deux gardes à vue levées

 

Paris – 19 Juin
 

Les deux hommes interpellés cette semaine car ils auraient été en contact avec Amédy Coulibaly ont été relâchés respectivement jeudi et vendredi.

 

Le premier suspect a pu avoir été en contact avec Coulibaly, selon une source policière. Le deuxième, interpellé mercredi, est « une connaissance de l’homme interpellé mardi ». Ils auront passé chacun deux jours en garde à vue avant d’être laissés libres.

Amédy Coulibaly a assassiné quatre juifs le 9 janvier lors de la prise d’otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes, avant d’être lui-même abattu pendant l’assaut. La veille, il avait tué une policière municipale à Montrouge.

Amédy Coulibaly avait agi en lien avec les frères Chérif et Saïd Kouachi qui ont attaqué le 7 janvier la rédaction de Charlie Hebdo, dans le XIe arrondissement de Paris, tuant douze personnes. Ils ont été tués deux jours plus tard dans l’assaut contre l’imprimerie où ils s’étaient retranchés, à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne). Sept hommes soupçonnés d’avoir pu apporter un soutien à Coulibaly sont mis en examen. Ils nient tous avoir eu connaissance des projets criminels du tueur.

 

http://www.lepoint.fr/societe/la-compagne-de-coulibaly-aurait-accouche-19-06-2015-1938346_23.php

Le Point – Publié le 19/06/2015 à 19:27 – Modifié le 20/06/2015 à 11:17

La compagne de Coulibaly aurait accouché

 

Hayat Boumeddiene, compagne mais aussi complice du preneur d’otages de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, aurait donné naissance à leur bébé.

 

Hayat Boumeddiene à l'aéroport Sabiha Gokcen à Istanbul le 2 janvier 2015. La jeune femme était enceinte lors de son départ en Syrie quelques jours avant la prise d'otages d'Amedy Coulibaly porte de Vincennes.
Hayat Boumeddiene à l’aéroport Sabiha Gokcen à Istanbul le 2 janvier 2015. La jeune femme était enceinte lors de son départ en Syrie quelques jours avant la prise d’otages d’Amedy Coulibaly porte de Vincennes. © STR / IHLAS NEWS AGENCY / AFP
Attentats de Paris : pas de nouvelle mise en examen dans Attentats myad

 

Hayat Boumeddiene était enceinte d’Amedy Coulibaly lorsqu’elle a rejoint la Syrie via Madrid puis Istanbul le 2 janvier dernier. Selon une source diplomatique turque, elle a accouché. Aucun service de renseignements français n’était en mesure de le confirmer. Toutefois, le terme de sa grossesse a expiré il y a maintenant trois semaines, selon les documents consultés par Le Point. Les conditions sanitaires sont décrites comme correctes dans les zones gérées par l’organisation État islamique, la jeune femme a donc pu mener sa grossesse à terme.

Hayat Boumeddiene n’a donné aucune nouvelle à sa famille depuis son dernier appel téléphonique révélé par RTL en avril où elle confirmait sa présence en Syrie. Elle avait quitté Paris le 1er janvier, le 2, elle embarquait pour Istanbul depuis Madrid. Le 8, Coulibaly, son compagnon, ouvrait un autre front après l’attaque de Charlie Hebdo par les frères Kouachi. Les trois terroristes avaient coordonné leurs actions.

D’après les éléments recueillis par les enquêteurs et consignés dans le dossier d’instruction, Hayat Boumeddiene a bien participé à la préparation des attentats. Les services antiterroristes ont retrouvé sa trace dans ce qu’ils dénomment « l’appartement conspiratif », la petite maison de Gentilly où Coulibaly avait stocké son armement, notamment les détonateurs et les quatre pistolets automatiques ainsi que tous ses moyens de communication.



Attentats de janvier 2015 à Paris : deux nouvelles arrestations

L’enquête sur les complicités dont ont bénéficié les auteurs des tueries des 7, 8 et 9 janvier 2015 à Paris se poursuit.

Curieusement, les escrocs Donnadieu, Luraghi, Brenterch et consorts, qui violent toujours l’intimité de ma vie privée et celle de tous mes proches au quotidien depuis plusieurs années, ont éprouvé le besoin de me le rappeler mercredi, 17 juin 2015.

 

http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/attentats-de-janvier-deux-complices-presumes-damedy-coulibaly-arretes

Publié le : Jeudi 18 Juin 2015 – 14:52
Dernière mise à jour : Jeudi 18 Juin 2015 – 14:58

Attentats de janvier: deux complices présumés d’Amedy Coulibaly arrêtés

 

Deux hommes ont été arrêtés cette semaine dans le cadre de l’enquête pour mettre à jour l’ensemble du réseau d’aide dont à pu bénéficier Amedy Coulibaly lors des actions terroristes qu’il a commis en janvier dernier. Placés en garde à vue, ils auraient apporté un « soutien logistique ».

Attentats de janvier 2015 à Paris : deux nouvelles arrestations dans Attentats coulibaly-video-francesoir_2
Cache d’armes, location d’appartement, et vidéo posthume, Amedy Coulibaly a bénéficié d’un soutien logistique pour mener son action. ©Rex/Sipa

 

Deux hommes ont été placés en garde à vue suite à leur arrestation dans le cadre de l’enquête sur les attentats djihadistes qui ont secoué la France et fait 17 morts du 7 au 9 janvier. C’est le quotidien Le Parisien qui a donné l’information, confirmée peu après par Reuters.

Ils sont suspectés d’avoir apporté une « aide logistique de petit niveau » à Amedy Coulibaly, l’homme qui a semé la mort dans l’Hyper Casher tuant quatre personnes le 9 janvier, après avoir assassiné une policière municipale la veille à Montrouge (Hauts-de-Seine). Les deux hommes ont été appréhendés l’un à Paris, l’autre en Seine-Saint-Denis selon cette source. A priori, l’un des hommes auraient été directement en contact avec Amedy Coulibaly, le second n’étant qu’une « connaissance » du premier.

Le parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire dès le 20 janvier pour « assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, transport d’armes et financement du terrorisme ». Sept hommes, de 22 à 33 ans, ont déjà été arrêtés, tous soupçonnés d’avoir apporté cette « aide logistique » qui a permis à Amedy Coulibaly de préparer ses attaques. Toutes ces personnes ont été mises en examen et placées en détention provisoire. En comparaison, seuls deux personnes ont été arrêtées et mis en examen (dans le cadre d’une autre enquête, distincte de celle ouverte en janvier).

A l’issue de l’assaut contre la supérette casher où il s’était retranché, Amedy Coulibaly avait été abattu par les forces de l’ordre. Les premiers éléments ayant suivi sa mort ont montré des caches d’armes, une location d’appartement à Gentilly, une vidéo posthume etc. Autant d’indice rendant probable l’existence d’un réseau de soutien pour préparer l’action de janvier.

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/attentat-de-l-hypercacher-ou-en-est-l-enquete-sur-les-complicites_1691091.html

Attentat de l’Hypercacher: où en est l’enquête sur les complicités?

 

Par Caroline Politi, publié le 18/06/2015 à 16:24 , mis à jour à 16:55
L'enquête sur les complicités dont a pu bénéficier Amedy Coulibaly se poursuit.
L’enquête sur les complicités dont a pu bénéficier Amedy Coulibaly se poursuit.AFP

Plus de six mois après la vague d’attentats qui a touché Paris, l’enquête se poursuit. Deux hommes soupçonnés d’avoir eu des liens avec Amedy Coulibaly, le preneur d’otages de l’Hyper Cacher, sont actuellement entendus par la police.

 

Six mois après les attentats de Paris, l’enquête sur les complicités dont ont pu bénéficier les frères Kouachi et Amedy Coulibaly se poursuit. Deux hommes soupçonnés d’avoir eu des liens avec le preneur d’otages de l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes ont été placés en garde à vue. Selon Le Parisien, le premier suspect aurait été en contact avec Amedy Coulibaly. Le deuxième, interpellé mercredi, est « une connaissance de l’homme interpellé mardi », a ajouté une source policière.

Depuis l’ouverture de l’information judiciaire, le 20 janvier, sept personnes ont été mises en examen pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteinte aux personnes ». Toutes sont soupçonnées d’avoir apporté un soutien logistique à Amedy Coulibaly, auteur du meurtre d’une policière à Montrouge et de l’assassinat de quatre otages dans l’Hyper Cacher. Ils nient avoir eu connaissance des projets criminels du terroriste. Qui sont les mis en examen?

Mickaël A., mis en examen le 21 janvier

Condamné à plusieurs reprises, ce jeune homme aurait rencontré Amedy Coulibaly en prison. Son ADN a été identifié sur la crosse, la culasse, le chien et la détente d’un pistolet semi-automatique et d’un revolver Tokarev retrouvés au domicile d’Amedy Coulibaly à Gentilly. Son profil génétique a été également mis en évidence sur un gant retrouvé dans l’Hyper Cacher. Au cours des quatre mois précédant l’attentat, il a été en contact très régulier avec le tueur: pas moins de 362 messages et 13 appels. Sur la seule journée du 6 janvier 2015, veille de l’attentat contre Charlie Hebdo, 18 échanges téléphoniques apparaissent entre Mickaël A. et Amedy Coulibaly.

Willy P., Christophe R. et Tonino G., mis en examen le 21 janvier

Les trois individus se sont rendus à trois ou quatre reprises fin décembre 2014 dans des armureries de Paris et de la petite couronne afin d’acquérir du matériel pour le compte d’Amedy Coulibaly, notamment des gilets tactiques, plusieurs couteaux, un taser et des bombes lacrymogènes. Ces matériels, selon le parquet, « correspondent en tous points au matériel retrouvé sur Coulibaly ou dans son appartement à Gentilly ». Les enquêteurs leur reprochent également d’avoir été présents lors de l’achat de la Renault Mégane, retrouvée à proximité immédiate de l’Hyper Cacher, et dont les clefs étaient sur Amedy Coulibay.

Amar R., mis en examen le 13 mars

Amar R., 34 ans, et Amedy Coulibaly se sont connus dans la maison d’arrêt de Villepinte. Selon les investigations, il a été en contact à de très nombreuses reprises avec Amedy Coulibaly entre septembre 2014 et le 6 janvier 2015, veille des attentats, échangeant avec lui plus de 600 SMS. Les deux hommes se sont vus la veille des attentats.

Les enquêteurs s’interrogent également sur son rôle dans la tentative de meurtre contre un joggeur de Fontenay-aux-Roses. La victime, qui s’est fait tirer dessus à cinq reprises, assure l’avoir reconnu lors d’un reportage télévisé.

Saïd M., mis en examen le 13 mars

L’ADN de Saïd M., 25 ans, condamné à plusieurs reprises notamment pour faits de violences en réunion ou tentative de vol aggravé, a été retrouvé sur la lanière d’un taser découvert dans l’arsenal de l’Hyper Cacher. Tout comme Amar R., Amedy Coulibaly s’entretenait très fréquemment avec Saïd: 1200 contacts entre février 2014 et janvier 2015. Ces deux proches du terroriste se sont retrouvés le 9 janvier 2015, jour de la prise d’otage meurtrière de l’Hyper Cacher, pour détruire leur puce téléphonique.

Neetin K., mis en examen le 28 mars

Le dernier mis en examen, fin mars, est Neetin K. L’homme, âgé de 29 ans et originaire de Grigny, comme Amedy Coulibaly, s’est présenté de lui-même aux enquêteurs quelques jours après les attentats. Il aurait servi d’intermédiaire entre le tueur et un homme résidant à Charleroi, en Belgique, pour la vente d’une Mini Cooper immatriculée au nom d’Hayat Boumedienne, la compagne d’Amédy Coulibaly. Neetin K., déjà connu pour des affaires de drogue et d’armes, aurait également été en contact jusqu’au 7 janvier, jour de la tuerie de Charlie Hebdo perpétrée par les frères Kouachi.



Attentat avorté de Villejuif : deux nouvelles incarcérations

Mes publications du 26 avril dernier avaient notamment porté sur l’arrestation toute récente de Sid Ahmed Ghlam, à la suite du meurtre d’Aurélie Châtelain à Villejuif le 19 avril 2015.

Fin avril, un de ses complices présumés pour des préparatifs d’attentats contre des églises de Villejuif avait été également mis en examen et écroué.

Deux autres viennent à leur tour d’être mis en examen et placés en détention préventive, portant à quatre le nombre de personnes actuellement poursuivies dans le cadre de cette affaire.

Par ailleurs, cinq mois après les attentats de Paris des 7, 8 et 9 janvier 2015, les enquêtes de police ont jusqu’à présent permis d’identifier sept individus susceptibles d’avoir aidé Amedy Coulibaly dans la préparation de ces tueries.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentat-evite-de-villejuif-deux-suspects-deferes-11-06-2015-4852861.php

Attentat évité de Villejuif : deux suspects mis en examen et écroués

 
11 Juin 2015, 12h09 | MAJ : 11 Juin 2015, 22h25
 

Villejuif, le 26 avril. L’église Saint-Cyr-Sainte-Julitte figurait sur les plans du terroriste présumé Sid Ahmed Ghlam.
Villejuif, le 26 avril. L’église Saint-Cyr-Sainte-Julitte figurait sur les plans du terroriste présumé Sid Ahmed Ghlam.
LP/Olivier Arandel
 

Les deux hommes arrêtés dimanche et soupçonnés d’avoir apporté une aide logistique à Sid Ahmed Ghlam dans son projet présumé d’attentat avorté en avril à Villejuif, ont été mis en examen et placés en détention provisoire ce jeudi pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

 

Ces deux hommes, âgés de 35 et 38 ans, ont été interpellés dimanche à l’aube, le premier à Limay, le second à Mantes-la-Jolie, deux villes voisines dans les Yvelines où ils résident. Le parquet de Paris a requis leur placement en détention provisoire, a précisé une source judiciaire. Selon une source proche du dossier, ils nient avoir eu connaissance des projets présumés de Sid Ahmed Ghlam.

Les enquêteurs ont la conviction que cet étudiant algérien de 24 ans n’a pu agir seul, notamment pour mettre la main sur l’important arsenal qui avait été retrouvé dans son véhicule et dans sa chambre d’étudiant, à Paris: quatre fusils d’assaut kalachnikov, un pistolet, un revolver, des gilets pare-balles et des gilets tactiques, etc. Le procureur de Paris, François Molins, avait affirmé que Sid Ahmed Ghlam avait reçu des «instructions données vraisemblablement de Syrie et pour le compte d’organisations terroristes», après avoir bénéficié «d’une aide qui s’est traduite par des véhicules et de la fourniture d’armement».

Les deux suspect n’ont pas un profil de grands délinquants

L’étudiant algérien, mis en examen et écroué depuis le 24 avril, est soupçonné de l’assassinat d’une femme à Villejuif, le 19 avril, et d’un projet d’attentat jihadiste contre au moins une église de cette ville du Val-de-Marne. Il avait lui-même appelé le Samu ce jour-là alors qu’il était blessé par balle. Fin avril, un premier suspect, un homme de 33 ans, avait été mis en examen et écroué. Son ADN avait été retrouvé dans une voiture volée et garée à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où avait été entreposé au moins une partie de l’arsenal découvert en possession de Sid Ahmed Ghlam lors de son arrestation. Son ADN a aussi été découvert sur un gilet pare-balles en possession de l’étudiant algérien.

Lors de sa garde à vue, cet homme, qui nie toute implication dans un projet terroriste, avait déclaré qu’il avait remis le véhicule, une Renault Mégane, ainsi que des gilets pare-balles, à un autre homme à sa demande. Le plus jeune des deux déférés est soupçonné d’être cet homme, tandis que l’autre est soupçonné d’avoir été présent lors de la remise du véhicule, a indiqué une source proche du dossier.

Les deux hommes arrêtés dimanche n’ont pas un profil de grands délinquants, a précisé cette source. Le plus jeune a été condamné en 2013 à du sursis pour recel. Le plus âgé ne porte pas de mention à son casier judiciaire, ajoute la source proche du dossier.

VIDEO. Attentat déjoué à Villejuif : Sid Ahmed Ghlam était très discret

VIDEO. Attentat évité à Villejuif : «On a échappé à un massacre»

 

http://www.metronews.fr/info/attentat-evite-a-villejuif-un-complice-de-sid-ahmed-g-dit-avoir-agi-sur-l-ordre-d-un-commanditaire-base-en-france/modD!cwVvL3utGA/

Attentat évité à Villejuif : un complice de Sid Ahmed G. dit avoir agi sur l’ordre d’un commanditaire basé en France

 

Mis à jour : 30-04-2015 10:06

- Créé : 30-04-2015 08:46

FAIT DIVERS – L’homme mis en examen mercredi, complice présumé de Sid Ahmed G., affirme avoir agi sur ordre d’une personne qui serait dans l’Hexagone. Trois suspects avaient été interpellés dimanche dans le cadre de cette enquête. Deux garde à vue ont été levées.

 

SId Ahmed G, 24 ans,. a été interpellé dimanche 19 avril. Il vivait dans une résidence étudiante du 13e arrondissement. Dans sa chambre, de nombreuses armes ont été retrouvées.

SId Ahmed G, 24 ans,. a été interpellé dimanche 19 avril. Il vivait dans une résidence étudiante du 13e arrondissement. Dans sa chambre, de nombreuses armes ont été retrouvées.

Photo : AFP

Les déclarations du trentenaire sont-elles fiables ? Au cours des quatre jours de garde à vue, un des trois suspects dont l’ADN a été retrouvé dans la voiture de Sid Ahmed G. et sur des gilets pare-balles, a donné aux enquêteurs plusieurs pistes qui, si elles sont vérifiées, ne sont pas rassurantes.

Mis en examen mercredi pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », « recel de vol en bande organisée » et « usage de fausses plaques d’immatriculation », toutes infractions en relation avec une entreprise terroriste, cet homme de 33 ans, soupçonné d’avoir aidé Sid Ahmed G. dans son projet d’attentat contre au moins une église de Villejuif (Val-de-Marne), aurait en effet dit aux policiers avoir agi sur ordre d’un commanditaire basé en France, et non en Syrie, révèle RTL.

EN SAVOIR + >> Un complice présumé de Sid Ahmed G. mis en examen

Déjà connu de la police

Ce complice suspecté interpellé dimanche dernier était déjà connu des services de police pour des affaires d’extorsions, violences et drogues. Son ADN a été retrouvé dans le véhicule garé à l’endroit où Sid Ahmed G. aurait trouvé son armement, ainsi que sur un gilet pare-balles.

Deux autres gardes à vue ont été levées sans qu’il n’y ait de poursuite à l’encontre des suspects. L’une d’elle a été levée mardi, l’autre mercredi.

EN SAVOIR +
>> Attentat évité : les faux documents de Sid Ahmed G
. pour entrer à l’université
>> Mis en examen, Sid Ahmed G. nie les faits
>> Attentat évité : Sid Ahmed G., un étudiant en informatique « discret »

 

http://www.franceinfo.fr/actu/justice/article/le-petit-frere-de-sid-ahmed-ghlam-aurait-alerte-sa-maitresse-sur-la-radicalisation-de-son-aine-681733

Le petit frère de Sid Ahmed Ghlam avait alerté son institutrice sur sa radicalisation

 
par Arnaud Racapé mardi 19 mai 2015 15:09
 

Attentat avorté de Villejuif : deux nouvelles incarcérations dans Attentats

Bernard Cazeneuve rencontre les policiers à l’origine de l’arestation de Sid Ahmed Ghlam © Le Parisien/Matthieu de Martignac

 

Auditionné devant une commission d’enquête de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur a livré mardi quelques détails sur l’enquête autour de Sid Ahmed Ghlam, interpellé alors qu’il planifiait un attentat contre des églises de Villejuif. Agé de neuf ans, son petit frère avait « signalé » sa radicalisation à une enseignante dès le printemps 2014. Ce que dément toutefois leur soeur.

 

La radicalisation de Sid Ahmed Ghlam avait été signalée par un membre de sa famille. C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Intérieur mardi lors d’une audition devant une commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Il s’agit de son petit frère. Scolarisé en Haute-Marne, le garçonnet de neuf ans a raconté à sa maîtresse, avec ses propres mots, la dérive de son grand frère, Sid Ahmed Ghlam, et ce dès le printemps 2014. Il a alors confié que son aîné voulait faire le djihad, qu’il envisageait même de partir en Syrie.

Signalé par une enseignante

Interpellée, la maîtresse a, toujours selon Bernard Cazeneuve, signalé ces informations : signalement qui a conduit à une première convocation de Sid Ahmed Ghlam, 24 ans, par les services de renseignement. A noter que la soeur de Sid Ahmed Ghlam, a formellement démenti à France Info ces informations : selon elle, son petit frère n’a jamais rien dit à quiconque.

Bernard Cazeneuve raconte la première convocation de Sid Ahmed Ghlam

Sid Ahmed Ghlam se trouve depuis le 24 avril en détention provisoire. Après 96 heures de garde à vue, il a été mis en examen par des juges antiterroristes pour « assassinat et tentatives d’assassinats », « association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes d’atteinte aux personnes » et d’autres infractions, le tout en relation avec une entreprise terroriste.

Sid Ahmed Ghlam est également suspecté du meurtre d’Aurélie Chatelain, une jeune femme de 32 ans originaire de Caudry dans le Nord.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/05/19/01016-20150519ARTFIG00238-attentat-de-villejuif-sid-ahmed-ghlam-avait-ete-denonce-par-son-petit-frere.php

Attentat de Villejuif : Sid Ahmed Ghlam avait été dénoncé par son petit frère

Selon Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, les enquêteurs avaient entendu le terroriste présumé et n’avaient relevé aucun élément compromettant contre l’auteur de la tentative d’attentat déjouée.

«Mon fils, jamais il n’a fait ça.» La mère de Sid Ahmed Ghlam l’assurait en avril dernier: son fils de 24 ans est innocent. Sid Ahmed Ghlam venait alors tout juste d’être mis en examen pour «assassinat», «tentative d’assassinats» et «association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes d’atteinte aux personnes». Malgré les soupçons, sa mère insistait: il n’y aurait aucun rapport entre le meurtre d’Aurélie Châtelain commis le 19 avril à Villejeuif, le projet d’attentat contre une église de la ville et son fils. Des propos qu’une de ses sœurs avait alors confirmés: «Il n’y a pas eu de radicalisation. Je suis choquée par tout ça. Nous, on n’y croit pas». Mais c’était sans compter le petit frère de 9 ans.

Bernard Cazeneuve a révélé mardi, devant la commission d’enquête sur la surveillance des filières djihadistes, que l’étudiant en informatique avait été signalé par son frère: il «a indiqué aux services que son frère se radicalisait». Les enquêteurs ont alors procédé à une audition et à un suivi téléphonique. Les dates n’ont pas été rendues publiques mais elles auraient eu lieu en 2014 et 2015. Elles n’avaient alors révélé aucun élément compromettant. «Les moyens technologiques utilisés (…) sont de plus en plus sophistiqués», s’est justifié Bernard Cazeneuve auprès des députés. Le ministre cite la cryptologie comme permettant «d’échapper au contrôle des services».

Sid Ahmed Ghlam avait été arrêté le 19 avril. Après s’être blessé à la jambe, il avait appelé les secours, provoquant son interpellation. Le jour même, Aurélie Châtelain, 32 ans, avait été retrouvée morte dans sa voiture en flammes, le corps criblé de balles, à Villejuif. Sid Ahmed Ghlam aurait tenté de dérober son véhicule avant de la tuer.

Fiché au nom de la sûreté de l’État

Après le signalement de son frère, le jeune homme a fait l’objet d’une fiche S, établie par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Le fichier recense les personnes susceptibles de préparer des actions nuisibles contre la France. Il implique ainsi une surveillance discrète au nom de la sûreté de l’Etat.

Si les vérifications sur l’environnement de l’étudiant n’ont révélé aucun élément justifiant une enquête judiciaire, ce n’est pas le cas pour tous les terroristes présumés. Bernard Cazeneuve assure que «les services de renseignement procèdent au démantèlement de filières de recrutement» ou «terroristes préparant des actes d’attentats» tous les jours. Ces opérations se font «sans bruit et avec efficacité».

D’après les chiffres communiqués par le ministre, 475 Français, dont 137 femmes et 80 mineurs, se trouvent actuellement en Syrie et en Irak. 105 Français auraient déjà trouvé la mort, dont huit dans des attentats-suicide. Depuis le 1er janvier 2014, le nombre de Français impliqués a explosé: en quelques mois, il est passé de 555 à 1683.

 

http://www.liberation.fr/societe/2015/06/07/la-galaxie-des-complices-d-amedy-coulibaly_1324922

La galaxie des complices d’Amedy Coulibaly

 

Ondine MILLOT et Willy LE DEVIN 7 juin 2015 à 20:16

Lors d'un hommage à la Porte de Vincennes, le 5 février.

Lors d’un hommage à la Porte de Vincennes, le 5 février. (Photo Mathieu Zazzo)

RÉCIT

De l’approvisionnement en armes à la logistique, les enquêteurs tentent de démêler l’implication de chacun dans l’aide apportée au terroriste.

 

Cinq mois après, l’enquête tentaculaire sur les attentats de Paris bute toujours sur de nombreux écueils. Malgré des heures d’auditions menées par la brigade criminelle et la Sous-Direction antiterroriste, il est encore difficile de délimiter le rôle des complices présumés d’Amedy Coulibaly. C’est toutefois le portrait de délinquants de droit commun comme la France en connaît des milliers qui apparaît au gré des 6 000 pages du dossier d’instruction.

Excepté l’un d’entre eux, intéressé par l’actualité syrienne et détenteur de photos de l’Etat islamique (EI) dans son iPad, aucun ne semble sur la voie de la radicalisation. Trafiquants de stups, voleurs, escrocs à la petite semaine, ils incarnent la pire crainte des services de renseignements : l’avènement d’un terrorisme dit «de connexions», où les frontières avec le banditisme sont de plus en plus poreuses. A ce jour, sept sont poursuivis pour «association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme» et écroués. Mi-janvier, les enquêteurs ont d’abord interpellé un premier cercle de quatre personnes : Tonino G. (22 ans), Christophe R. (25 ans), Nezar A. (30 ans), et Willy P. (28 ans). Ce groupe, complété par l’arrestation, fin mars, d’Ali Riza P. (30 ans), est composé d’amis et de connaissances d’Amedy Coulibaly. Willy P., Tonino G. et Christophe R. ont grandi comme lui à Grigny (Essonne), Ali Riza P., arrivé sur le tard dans la commune, prétend le connaître depuis 2007, alors que Nezar A., domicilié à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), était détenu avec le tueur de l’Hyper Cacher à la prison de Villepinte de 2010 à 2014. Coulibaly y était incarcéré pour sa participation à la tentative d’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem, l’un des auteurs des attentats de 1995.

Arsenal . Tous démentent avoir été au courant des intentions réelles d’Amedy Coulibaly. Au cours de leurs auditions, ils affirment que, s’ils avaient eu connaissance dès le départ de la finalité de l’opération, ils ne l’auraient pas épaulé dans la constitution de son arsenal. Les enquêteurs déclarent avoir obtenu des aveux de Willy P. pour l’achat, le 27 décembre, d’un gilet tactique noir, d’un électrochoc avec un jeu de piles et d’un couteau, à l’USMC – un magasin spécialisé dans les équipements militaires et le matériel de police et de sécurité – de Montrouge (Hauts-de-Seine).

L’ADN de Nezar A. était, lui, relevé à l’intérieur de l’un des gants saisis à l’Hyper Cacher ainsi que sur un revolver et un pistolet automatique Tokarev découverts dans la planque du tueur à Gentilly (Val-de-Marne). Les policiers le soupçonnent également d’avoir rencontré Coulibaly le 6 janvier, vers 23 h 30, chez lui à Epinay-sur-Seine. Il dément en bloc : «J’ai refusé de lui ouvrir la porte le 6 au soir. […] Concernant les armes, je n’ai fait qu’ouvrir un jour le coffre de sa voiture. […] Je me suis dit qu’il était dingue.»

Enfin, le rôle d’Ali Riza P. demeure particulièrement nébuleux. Né à Istanbul, d’origine kurde, il s’est rendu à de nombreuses reprises dans un garage de Charleroi, en Belgique, en compagnie d’Amedy Coulibaly. La dernière virée eut lieu le 3 janvier, soit quatre jours avant la tuerie perpétrée par les frères Kouachi à Charlie Hebdo. Ali Riza P. assure que le but était d’y revendre la Mini Cooper de Coulibaly, gagée en France. Cependant, les enquêteurs ont repéré des incohérences dans son récit, le prix de vente du véhicule variant par exemple de 12 000 à 22 000 euros. En clair, ils le suspectent d’être un des intermédiaires ayant permis au tueur de se connecter à un vaste réseau de trafic d’armes impliquant le Grec Epaminondas T., le Kurde Metin K., le Turc Segkin D. et le Belge Michel C.

Pour avancer masqués, Coulibaly et Ali Riza P. se sont fait appeler «Ali Kemal» et «Mourad» tout au long des négociations. En garde à vue, Ali Riza P. a justifié ses services par l’existence «d’une dette envers Amedy Coulibaly». En 2009, ce dernier a confié pour 15 000 euros de cannabis à Ali Riza P., chargé de les écouler. Converti à l’islam en 2014, le Kurde ne pouvait plus s’adonner à ce trafic «interdit par la religion musulmane». Du coup, il aurait accepté de «faire le chauffeur» pour Coulibaly – «qui n’aimait pas conduire»«sans poser de question».

Ali Riza P. semble avoir été pris de panique dès qu’il a su que Coulibaly était passé à l’action. Alors que la prise d’otage était toujours en cours à l’Hyper Cacher, il a foncé en Belgique. Les policiers lui reprochent d’y avoir menacé Metin K., autre intermédiaire, avec une arme à feu. Du 12 au 19 janvier, il s’est ensuite rendu au Liban. Son passeport comporte même un tampon du poste-frontière de Masnaa, juste avant la Syrie, en date du 17. La police pense qu’Ali Riza P. a tenté d’y rejoindre Mehdi Belhoucine, 23 ans, l’homme qui a exfiltré Hayat Boumeddiene, compagne de Coulibaly partie rejoindre le califat de l’EI quelques jours avant l’attaque de son mari.

Joggeur. Mi-mars, deux autres complices présumés, aux profils plus étonnants, ont été arrêtés. Ils émanent d’un second cercle et semblent avoir participé à la coordination de l’opération. Le premier, Amar R., 33 ans, a été confondu par un impressionnant travail d’analyse téléphonique. Entre le 13 février 2014 et le 23 janvier 2015, 31 lignes lui ont été attribuées. Ajoutées aux 13 de Coulibaly, aux 2 de Willy P., aux 6 d’Ali Riza P., etc. Condamné à cinq reprises pour vols en réunion, recels, vol avec arme, enlèvement et séquestration, Amar R. se trouvait en détention quand les enquêteurs ont été persuadés de son implication. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par l’Espagne pour un important trafic de stups. C’est également lui qui serait l’auteur du tir sur le joggeur de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) le 7 janvier. Tir jusqu’ici imputé à Coulibaly.

Le second, Saïd M., 25 ans, revendique une vie d’excès, de soirées alcoolisées et de virées en Belgique pour «voir des prostituées». Spécialiste de l’arnaque au crédit dans les garages, son ADN figurait sur la lanière d’un Taser retrouvé dans l’Hyper Cacher. Le 9 janvier, jour de l’assaut à Vincennes, Amar R. et Saïd M. ont détruit, ensemble, leurs puces de portable.

Ondine MILLOT et Willy LE DEVIN



Lille : une enquête chez les ultras du Nord a précédé les attentats de janvier 2015 à Paris

Le timing de cette enquête étant aussi intéressant que son contenu, il n’est pas inutile de la (re)découvrir.

 

http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/politique-enquete-chez-les-ultras-a-la-rencontre-des-ia0b0n2583138

Politique : enquête chez les ultras, à la rencontre des extrêmes (1/3)

 

Par la rédaction pour La Voix du Nord, Publié le 06/01/2015

Sophie Filippi-Paoli et Pierre-Laurent Flamen

La tension est montée d’un cran entre ultra-droite et antifascistes avec de gros affrontements en septembre à Calais, puis en octobre à Lille. Plus ou moins bien structurés, ces groupuscules mêlent idéologie radicale et méfiance vis-à-vis des médias. Premier volet de notre enquête en trois volets.

 

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Où l’on traque l’extrême gauche

Samedi 8 novembre, à Lille, tentative (avortée) de prise de contact. On vient de lancer l’enquête. Une manifestation en mémoire de Rémi Fraisse est organisée sur la grand-place de Lille. Lors des manifs précédentes, des autonomes étaient dans le cortège, ça ne s’est pas forcément bien passé avec les collègues de la presse. Raison de plus pour aller jeter un œil.

À l’heure convenue, pas grand monde. Et soudain, en quelques minutes, ils sont là. Visages couverts par des écharpes, habillés en noir pour la plupart. Une jeune fille prend la parole dans un mégaphone aux couleurs du syndicat CNT (anarchistes) et dénonce un État assassin. La grenade qui a tué Rémi Fraisse est très mal passée. On ne peut que le comprendre. La jeune fille est entourée de quatre-cinq types qui la dissimulent. Ils demandent aux photographes de ne pas déclencher : « Pas de photos, on ne veut pas de photos, c’est tout ! » On tente d’expliquer qu’on est là pour parler de la manif, que les visages ne sont pas identifiables. Peine perdue.

Le cortège s’ébranle. Visiblement, les autonomes ont fait le plein de pétards de gros volume. Ça explose de partout. Quand on passe devant les banques, ils lancent des billes de peinture. Un pétard explose entre mes jambes. Pas de bobo, juste un petit saut de cabri qui n’a pas dû être un modèle d’élégance. J’essaie de parler à plusieurs manifestants. À chaque fois, la réponse est similaire : « La Voix du Nord ? On n’a pas aimé ce que vous avez écrit. La dernière fois, vos collègues ont reçu de la lacrymo, mais ce sont eux qui ont commencé. Je n’ai rien contre les journalistes qui font de l’investigation. Mais vous, vous êtes au service du pouvoir. J’ai pas envie de vous parler. » Discussion compliquée, voire impossible.

Quand la manif passe devant « la Frite rit », établissement réputé pour pencher franchement à l’extrême droite (lire ci-dessous), ça se corse. Le volet mécanique en prend plein la tronche. Des CRS s’approchent. Quelques canettes vides volent, des poubelles brûlent. Il n’y aura pas d’autre contact avec les forces de l’ordre. Ni avec nous d’ailleurs…

Lundi 10 novembre : quelque part dans la métropole lilloise, tentative de contournement de l’obstacle. L’action directe ( sic ) sur le terrain n’ayant rien donné, on tente par des voies détournées. On a un pote qui a, autrefois, donné dans le militantisme (très) actif. Un repenti en somme. Lui aura peut-être des contacts. La cinquantaine bien tassée, il en profite pour se remémorer ses vieux souvenirs. Il est un tantinet hilare, tout de même, quand il évoque ce temps où il avait participé à l’aventure d’une librairie parallèle : « À l’époque, il y avait au moins une vingtaine d’organisations, la Gauche prolétarienne, le Parti communiste révolutionnaire marxiste-léniniste, Vive la révolution, la Ligue révolutionnaire, Lutte ouvrière, les lambertistes… » Notre contact et sa bande étaient « un peu bordéliques, un peu voleurs. On était anti-organisations. On a ouvert un squat. On s’est rapprochés des anars mais ils étaient aussi curés que ceux de la Ligue. » Ceci étant dit, il nous promet de retrouver les coordonnées d’un vieux pote qui est proche du CNT, la Confédération nationale du travail qui donne dans l’anarcho-syndicalisme.

Jeudi 20 novembre : le bureau, au téléphone. On s’abandonne sur la messagerie de l’anarcho-syndicaliste en question : « Bonjour, je suis le journaliste dont X vous a probablement parlé. Merci de me rappeler. » La scène va se répéter plusieurs fois. Sans la moindre réponse.

Samedi 22 novembre : une soirée dans la métropole lilloise. La piste des anciens semble compromise. On tente notre chance avec des trentenaires dont on sait qu’ils fréquentent parfois le « Resto Soleil » à Lille. Un lieu où plusieurs incidents ont opposé des antifascistes (qui y ont leurs habitudes) à des groupuscules d’extrême droite. Coup de chance : un couple connaît des types qui militent chez les antifas de la région. Le garçon comme sa copine promettent de les contacter et de me tenir au courant.

Samedi 27 novembre : échanges de SMS avec la jeune fille de la soirée du 22. - « T’as des nouvelles pour les antifas ? »

- « Réponse de mon pote : Pour ton ami, je serais prêt à faire un effort même si je me méfie des journalistes. Je vais en parler aux copains du groupe, voir si quelqu’un est prêt à m’accompagner. Je te donne des nouvelles bientôt. »

Lundi 1er décembre : enfin ! À 19 h 32, un SMS est tombé. Deux membres des antifas sont disposés à me rencontrer. Rendez-vous est pris pour le lundi suivant dans un café du quartier de Wazemmes à Lille.

Lundi 8 décembre : la rencontre. Le café est fermé. Il pleut des cordes. On patiente devant l’église Saint-Pierre – Saint-Paul. Sur le parvis, un « Antifas » tracé à la bombe de peinture. Un type, cheveux rasés, se présente. On dira qu’il se prénomme Manu. Un autre, franchement plus chevelu, Julien, ne va pas tarder. On se dirige vers un troquet. Trois grands cafés commandés plus tard, on entame la discussion.

Les deux gars, la trentaine, militent à l’Action antifasciste NP2C comme Nord – Pas-de-Calais. Pour parler à un journaliste, Manu et Julien ont « demandé l’accord des camarades ». Leur groupe, ils le décrivent comme « étant plutôt sur des bases libertaires, même s’il n’y a pas que des anarchistes ». Un groupe « autonome, pas lié à une formation politique traditionnelle ». D’après eux, on trouve des groupes antifas à Calais, Bruay-La Buissière, Valenciennes et Lille. Et pourquoi se masquer le visage et refuser les photos quand ils manifestent dans la rue ? « Il y a la répression policière et, surtout, on veut éviter de se faire ficher par les groupes d’extrême droite. »

Des groupes d’ultra-droite qui renaissent de cendres qu’on croyait éteintes depuis longtemps : « Il y a une présence de groupes d’ultra-droite qu’il n’y avait plus ou qu’il y avait moins. Avec la Manif pour tous, l’ultra-droite s’est recomposée. Avec le côté on adoucit les mœurs au FN, ces ultras ne s’y reconnaissent plus. » Quant aux affrontements réguliers qui les opposent : « Ce sont des épiphénomènes. Il y a eu deux attaques de petits nazillons lillois en quatre ou cinq ans. On ne cherche pas l’affrontement avec eux. S’il a lieu, il a lieu. On n’est pas obnubilés par la violence, on ne la refuse pas coûte que coûte par principe. Ce n’est pas de gaieté de cœur. Eux n’hésitent pas à recourir à la violence. Il n’y a rien qui nous lie. Ils cultivent la virilité. S’ils n’existaient pas, on ne taperait pas sur des gens dans la rue.

Où l’on rencontre l’extrême droite

Jeudi 13 novembre, Lille, devant « la Frite rit ». Mercenaire en Angola, Congo et Croatie, leader officieux de l’ex-Maison flamande à Lambersart, professionnel de la sécurité, notamment pour le Front national, Claude Hermant est l’une des figures de l’ultra-droite lilloise. Il a d’ailleurs été partie prenante lors des échauffourées de la nuit du 25 au 26 octobre rue Massena à Lille (une barricade, quatre interpellations) qui ont opposé l’extrême droite et l’ultra-gauche. Il donne quand même rendez-vous devant « la Frite rit », l’un des lieux de l’affrontement, où il travaille: « On m’a frappé avec un tesson de bouteille, juste à côté de la jugulaire là, vous voyez ? »

Habitué à la violence (« pour vous, une chaise qui vole, c’est remarquable ; pour moi, c’est le quotidien »), Claude Hermant souligne cependant que « cette fois, c’est allé très loin : des deux côtés, on avait des jeunes qui voulaient juste se battre ». Quant à un point de vue plus général sur les forces en présence dans la ville, il préfère se taire : « J’ai eu assez de soucis comme ça. »

Le même jour, on discute avec une source d’extrême droite, un vieux de la vieille rencontré lors de précédents reportages qui souhaite rester anonyme. Il nous explique qu’il y a trois secteurs de tensions « idéologiques » entre ultra-droite et ultra-gauche : Calais, les Flandres et Lille (1). « Il y a eu une vague avec la création de la Maison flamande mais elle est passée. Aujourd’hui, les deux mouvements montants pour l’extrême droite, c’est Sauvons Calais et Génération identitaire, soit entre 60 et 80 militants à chaque fois. » Ce dernier collectif « refuse de nous parler dans le cadre d’une enquête mais accepte un reportage autonome » (lire l’encadré). « La gauche radicale est plus difficile à compter, reprend notre source, ils sont beaucoup moins structurés mais, d’après moi, ils sont, à Lille, une bonne quarantaine, surtout des jeunes qui ont fait des études et sont très présents dans les lycées, plus que nous. » Au final, il nous donne un nom à citer dans un bar pour trouver un militant d’extrême gauche : « Eh oui, à force, on se connaît tous. »

1. Beaucoup ajoutent le bassin minier.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/politique-enquete-chez-les-ultras-a-calais-23-ia0b0n2584945

Politique : enquête chez les ultras, à Calais (2/3)

 

Par la rédaction pour La Voix du Nord, Publié le 06/01/2015

DOSSIER RÉALISÉ PAR SOPHIE FILIPPI-PAOLI

La tension est montée d’un cran entre ultras avec un face-à-face en septembre à Calais puis un affrontement en octobre à Lille.

 

http://www.lavoixdunord.fr/sites/default/files/articles/ophotos/20150106/458244781_B974450405Z.1_20150106111328_000_GCC3K9EFI.1-0.jpg

 

Où l’on discute avec l’extrême gauche

Lundi 3 et vendredi 7 novembre, Calais. Il pleut à verse sur Calais. On s’approche de la maison de Sonia qui nous attend avec trois de ses amis rencontrés cinq jours plus tôt, lors de la venue de Bernard Cazeneuve. Ces militants d’extrême gauche voulaient interpeller le ministre de l’Intérieur pour lui parler des migrants, à coup de slogans et de casseroles. Ils ont été refoulés par les CRS, on a pris leur numéro de portable. Sonia, donc, une belle plante de 29 ans, qui accueille des migrants chez elle et a épousé un Afghan religieusement.

Ses premiers réflexes : proposer un café, enlever la batterie de son portable – « On est tous sur écoute » – et inciter ses copains à faire pareil. Elle nous présente « Crapaud Buffle », un intermittent de 40 ans, caché derrière un foulard lors de la manif, qui est lié aux Antifas de Lille. Puis Aurore, 42 ans, proche des No Border, familière des squats. Puis, enfin, Medhi, d’aucun groupe et qui lutte simplement pour les migrants. Quatre amis, quatre activistes bien connus de leurs ennemis de Sauvons Calais. Avec une mention spéciale pour Sonia qui faisait partie du collectif : « Je ne me rendais pas trop compte. J’étais en fait amoureuse de Kevin Reche (le leader de Sauvons Calais) et il avait l’air de savoir ce qu’il faisait. » Elle rencontre des migrants, une association, tout change. Depuis, les rapports avec Sauvons Calais sont hyper tendus. Le groupe s’indigne, évoque des insultes, des tentatives d’intimidation : « Ils savent où on habite et nous, on a leur portable, on se traite par textos aussi. » En fait, ils se surveillent mutuellement. Sonia insiste d’ailleurs pour savoir où nous allons les rencontrer ensuite, à coups de blagues et de noms de bars. Mais les radicaux de Sauvons Calais n’ont pas encore d’endroit officiel, le choix du bar est dû au hasard. L’extrême gauche serait souvent vue à la Crypte. Eux, on ne sait pas.

 

Sonia (à g.) et Aurore militent ensemble pour la défense des migrants de Calais.

 

Quelles sont leurs idées ? Clairement, une volonté lie fortement Medhi, Sonia, Aurore et « Crapaud Buffle » : la protection des migrants et l’obtention de meilleures conditions de vie pour eux. « On est aussi tous contre le racisme. » Ensuite, Aurore est, comme les No Border, pour la libre circulation des individus sans que des papiers soient nécessaires. Pour, en fait, l’absence de frontière. Ni No Border ni anarchiste, leur copain anonyme ajoute à cela l’autogestion, la suppression de l’argent et d’un quelconque gouvernement. Mehdi, lui, est « pour l’humain avant tout » : « Je n’appartiens pas vraiment à un groupe. »

Où l’on écoute les militants de Sauvons Calais

Vendredi 7 novembre. On a rendez-vous au « Cheval noir » avec, au programme, un « apéro militant » qui succède à la conférence de presse de Kevin Reche pour son entrée en politique. À 20 ans, le leader de Sauvons Calais rejoint très officiellement le Parti de la France.

De ruelle sombre en pavés mouillés, on arrive devant un bar où attendent des jeunes au crâne rasé, avec bombers à doublure écossaise et rangers au pied. Dans l’après-midi, Kevin Reche nous a appelés trois fois pour nous dire tout d’abord que non, on ne pourrait pas assister à « l’apéro militant », puis que oui puis, finalement, non : « Le Parti de la France n’y tient pas, ce sont eux qui ont loué la salle. » Intéressant.

À l’entrée, on nous fait répéter qui on est avant de nous guider jusqu’à une arrière-salle où Thomas Joly (secrétaire général du Parti de la France), Carl Lang (ex-élu régional Front national du Nord et actuel président du parti) et le leader aux allures adolescentes s’alignent derrière une table et devant des journalistes de la BBC.

D’entrée, ça parle protection des Calaisiens, unité nationale, identité française, « destruction des identités par l’immigration-colonisation »… Frêle silhouette à la voix peu sûre, Kevin Reche sera bref : « C’est avec la politique que nous pouvons changer les choses. » La main sera vite reprise par l’ex-frontiste Carl Lang.

 

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On en profite pour se glisser dans le couloir, histoire de discuter avec la « garde rapprochée » du chef de file de Sauvons Calais, qui « le suit lors de tous ses déplacements ». Bigre. En fait de garde, on trouve trois ados (17 ans et 19 ans) qui manient avec délice les termes de nationalistes et d’insécurité. Ils ont l’air de jouer à la guerre. Et ce n’est pas dû qu’aux bombers : ils contrôlent chaque entrée de leur apéro avec une liste d’invités (une cinquantaine de noms), parlent de « gérer » les gens, sortent si des voix s’élèvent. Tout ça avec des joues enfantines, un sérieux qui prêterait presque à sourire et des idées ultra-tranchées sur le « problème » que représentent les migrants.

Tous trois ont des familles qui votent Front national et deux sont entrés très jeunes dans les mouvements nationalistes. « Marine Le Pen nous a dit : Vous êtes trop radicaux, cassez-vous. Elle a tort, il y a de l’électorat à Calais et l’élue FN est trop discrète. »

Oui, Tanguy, Sylvain et Benjamin croient en Kevin : « Il peut y arriver. » Au quotidien, ils surveillent le camp d’en face : « On connaît tous les sites antifas comme La Horde » et se plaignent de Sonia : « C’est n’importe quoi ce qu’elle fait. » Des lycéens qui manient les mots comme des grenades et en veulent à leur ex-copine.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/politique-enquete-chez-les-ultras-dans-les-flandres-33-ia0b0n2586674

Politique: enquête chez les ultras, dans les Flandres (3/3)

 

Par la rédaction pour La Voix du Nord, Publié le 07/01/2015

Sophie Filippi-Paoli

La tension est montée d’un cran entre ultras avec un face-à-face en septembre à Calais puis un affrontement en octobre à Lille.

 

Extremes (2)

 

Où un radical de gauche livre son analyse

7 décembre, Flandres intérieures. Un village flamand . Grâce au collègue d’un collègue, on a déniché un portable puis un rendez-vous avec un militant actif d’extrême gauche qui habite un village des Flandres et souhaite rester anonyme.

Il était à la manif de Calais qui, en septembre, a mis en présence les quelque 200 à 300 militants de Sauvons Calais et des dizaines d’antifas. Il assure qu’il y a eu des affrontements physiques : « Quand t’as dix bonhommes qui t’arrivent dessus, tu réfléchis pas, tu te défends. »

Il n’est pas pour la violence mais souligne qu’« elle fait partie des moyens de lutte » : « J’ai déjà pris des coups de la part des flics ou des fachos mais je ne suis pas radical, je vais pas me cagouler et m’habiller en noir et je n’ai jamais fait partie du black bloc (NDLR : les Black Blocs forment, dans les manifestations, des groupes éphémères, dont l’objectif est de commettre des actions illégales, en restant anonymes. C’est pourquoi ces individus portent des vêtements noirs, ce qui rend difficile le travail d’identification.). Pour moi, défoncer un faf pour défoncer un faf, ça fait pas avancer la lutte. »

Globalement, l’extrême droite est, pour lui, mieux structurée avec des militants plus nombreux. « Dès qu’il y a une grosse mobilisation de notre côté, c’est souvent grâce à des interventions extérieures, avec des antifas de Paris, Marseille ou Londres. Et puis, on a des anarchistes qui ne veulent pas entendre parler de hiérarchie. »

Dans les Flandres plus précisément, on évoque l’actuel collectif anti-mosquée d’Hazebrouck, l’affrontement entre syndicalistes et ultras (dont Claude Hermant) à Auchel en 2011, la feue Maison de l’Artois qui avait réuni des néo-nazis, l’implantation d’une antenne de Génération Identitaire…

Rien à faire : pour lui, le combat est devenu souterrain. « S’il y a un concert, par exemple, oui il y aura des affrontements mais aujourd’hui tout passe par les réseaux sociaux. Il n’y a plus d’endroits idéologiques clairement identifiés. Vous évoquez Génération Identitaire dans les Flandres mais ça a fait flop, il n’ont fait aucune action, ils n’existent que par Internet et encore ! »

Là, il nous parle d’une boutique de vêtements identitaires à Merville qui aurait déménagé à cause de trop fortes tensions. ∙∙∙

Où l’on cherche l’ultra-droite

Merville. On y va. Sweat à capuche, chemises, tee-shirts noirs, treillis… Urban ressemble à n’importe quelle boutique de streetwear. Sauf que les marques n’ont rien d’anodin : Fred Perry, Lonsdale, Thor Steinart. On retrouve un peu l’ambiance de celle de Luc Pécharman, en moins offensif. Le client peu vigilant peut totalement passer à côté.

Très mal à l’aise, le gérant accepte du bout des lèvres de nous dire que son déménagement près de la gendarmerie est simplement dû à un loyer trop élevé et n’a rien à voir avec une quelconque pression. « J’ai parfois des remarques mais c’est aussi parce que j’ai été sur une liste Front national. »

Il voit qui est Luc Pécharman, situe sa boutique mais « reste dans son coin ». On n’en saura pas plus.

Des clients entrent. Jeunes, cheveux courts, bardés de marques qui se trouvent déjà dans la boutique. On les attend à la sortie et leurs réponses s’avèrent décevantes. Morgan, 20 ans, d’Hazebrouck et Christopher, 21 ans, de Steenvoorde adorent ce genre de marques parce qu’elles sont provoc’s et qu’il y a un défi à entrer avec en boîte de nuit.

«On les interdit parce qu’elles sont conotées racistes. Mais une fois j’ai réussi à entrer avec un Fred Perry. Regardez, j’ai la photo.» On regarde, on le voit faire la fête avec son tee-shirt. Ils sont une vingtaine en tout, habillés avec ces fringues-là « pour le délire ». «On ne cherche pas ce qu’elles veulent dire, on évite juste de les mettre quand on va à Lille parce qu’on sait que là, on aurait des problèmes. » Fausse piste.

Bailleul. Il fait nuit. On s’oriente vers la gare. Notre source ultra-droite lilloise nous a indiqué qu’il y a encore des skinheads dans ce coin-là. Et là, rien, personne.

On attend, on attend. On pousse la porte d’un café où on nous indique que oui, il y en a eu. Mais qu’ils sont partis. Poussés par la SNCF pour les uns, par la police pour les autres. Non, personne ne sait où ils sont partis. «Ils ne se montrent plus. Pour voir des ultras dans le coin, il faut que vous alliez à des concerts antifas ». Oui, on sait.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/trafic-d-armes-claude-hermant-figure-de-la-mouvance-ia0b0n2613554

Trafic d’armes : Claude Hermant, figure de la mouvance identitaire régionale, en garde à vue

 

Publié le 22/01/2015 – Mis à jour le 22/01/2015 à 11:37

PAR BENJAMIN DUTHOIT, VINCENT DEPECKER ET LAKHDAR BELAID

Claude Hermant, une figure de la mouvance identitaire régionale, est en garde à vue depuis mardi dans les locaux de la PJ de Lille. Il est entendu dans le cadre d’une enquête sur un trafic d’armes. Une proche a également été placée en garde à vue.

 

 

Des perquisitions ont été menées à différents endroits, notamment dans une maison de Comines-Belgique, mardi soir : durant trois heures, 82 habitants de cette ville située non loin de la métropole lilloise ont été évacués en toute urgence. Les services de police et les démineurs ont inspecté une maison suspectée d’être une cache d’armes. Si aucune arme ni explosif n’ont été découvert, le parquet de Tournai fait état de la saisie de « documents intéressants ».

Selon nos informations, la police judiciaire de Lille mène depuis mardi des opérations d’envergure afin de démanteler un trafic d’armes. C’est dans ce cadre que Claude Hermant, figure de la mouvance identitaire régionale, est en garde à vue. L’homme, âgé d’une cinquantaine d’années, est par ailleurs employé à la Frite Rit, rue Solférino à Lille. Une proche a également été placée en garde à vue.

Perquisitions dans le Nord et en Belgique

Des perquisitions ont été menées à différents endroits dans le Nord et en Belgique, des armes auraient été découvertes. Ces investigations, sur commission rogatoire internationale d’un juge lillois, ont ainsi débouché sur une spectaculaire descente de la police belge, mardi soir, à Comines-Belgique : une trentaine d’habitations situées le long de la Grand-Rue ont été évacuées en urgence. D’après les premiers éléments recueillis sur les lieux, il s’agissait d’une « importante opération » visant à « sécuriser » un domicile pouvant servir de cache d’arme. Sur place, de nombreux policiers belges ainsi que leur service de déminage étaient présents.

Comme nous vous l’annoncions dans notre édition papier publiée ce mercredi matin, la perquisition n’a rien donné. Ou presque. Aucune arme ni explosif n’ont été découverts dans cette maison. « Il fut par contre procédé à la saisie de nombreux objets pouvant intéresser l’affaire. Les habitants purent regagner leur domicile de manière progressive à partir de 20h45. Les devoirs judiciaires ont été clôturés vers 23h00 », précise dans un communiqué Frédéric Bariseau, substitut du procureur du roi de Tournai.

Commission rogatoire délivrée le 18 décembre 2014

Le parquet tournaisien confirme par ailleurs l’information selon laquelle cette « descente » est liée à une enquête menée par la police judiciaire française concernant un dossier de vente illégale d’armes. Les autorités belges agissaient sous couvert d’une commission rogatoire internationale délivrée le 18 décembre dernier par un juge d’instruction lillois. Bien avant, donc, les attentats commis à Paris, début janvier.

De par la nature du dossier, des mesures particulières furent mises en oeuvre en raison du risque de présence de produits explosifs. Le service de déminage est dès lors intervenu de 18h30 à 20h00 en collaboration avec un maître-chien spécialisé en recherche d’explosifs. L’habitation sécurisée, la perquisition a pu être menée par quatre membres de la police judiciaire fédérale de Mons-Tournai. Deux membres des services de police français les accompagnaient.

« Il s’agissait d’une intervention sur une possible planque, expliquait une source judiciaire française. Les démineurs n’ont rien découvert dans la maison ». Rien à voir, donc, avec la sphère djihadiste. Mais plutôt avec le milieu des trafiquants d’armes.

Côté belge, on évoquait, mardi soir, un lien entre cette opération et l’interpellation d’une personne, mardi après-midi, dans la métropole lilloise. Celle-ci aurait été en possession d’un pistolet-mitrailleur. C’est cette arrestation qui aurait conduit les policiers et les démineurs jusqu’à cette petite maison de Comines. Cette information ne nous a pas été confirmée.

Au total, ce sont donc 82 personnes qui ont été priées de quitter leur habitation en toute hâte. La police a demandé aux riverains concernés de se rendre à l’Office du Tourisme de Comines-Warneton dans les plus brefs délais. Un centre d’accueil y avait été installé en urgence par les autorités.

À 21 heures, trois heures après le début des opérations, les forces de l’ordre ont quitté les lieux et les premiers habitants ont pu commencer à regagner leur domicile dans une atmosphère pesante.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/trafic-d-armes-la-police-judiciaire-va-t-elle-remonter-ia0b0n2617224

Trafic d’armes : la police judiciaire va-t-elle remonter de l’ultra-droite jusqu’à Coulibaly ?

 

Publié le 23/01/2015 – Mis à jour le 23/01/2015 à 18:05

PAR B. DUTHOIT, V. DEPECKER, P. RADENOVIC ET L. belaid

La garde à vue de Claude Hermant, figure de l’ultra-droite régionale, s’est poursuivie ce jeudi. Selon différentes sources, les enquêteurs s’intéressent à un éventuel lien entre le trafic d’armes présumé et les attentats commis en région parisienne. Pour le moment, rien n’est confirmé officiellement.

 

 Ce terrain de paint-ball, géré notamment par Claude Hermant (photo), a été perquisitionné mercredi. photo « la voix »

 

L’affaire de trafic d’armes dans laquelle Claude Hermant est en garde à vue depuis mardi a-t-elle une ampleur supplémentaire ? Selon plusieurs sources concordantes, les enquêteurs de la PJ de Lille vérifient si des armes utilisées lors des attentats sanglants en région parisienne peuvent provenir de la filière présumée de cette figure de la mouvance identitaire. Ces éléments sont pour l’instant à prendre avec prudence. Interrogés, le parquet de Lille, celui de Paris, tout comme la PJ et l’avocat de Claude Hermant se refusent au moindre commentaire. Ni confirmation, ni démenti. Un black-out total, de part et d’autre de la frontière, rare et troublant.

Si rien n’est donc encore avéré, un proche du dossier concède que des « rebonds » ne sont pas à exclure dans les investigations, dirigées par un juge d’instruction lillois depuis décembre.

Des armes saisies

Ce qui est sûr, c’est que Claude Hermant et sa compagne sont en garde à vue pour trafic d’armes en bande organisée. Leurs auditions peuvent durer 96heures. Des armes ont été saisies. Mais on ignore leur nature et là où elles ont été trouvées. Plusieurs lieux ont été perquisitionnés. À commencer par la Frite Rit, à Lille, où tous deux travaillent.

Le terrain de paintball, rue de la Vallée à Ennetières-en-Weppes, géré notamment par Claude Hermant, a été perquisitionné mercredi, aux alentours de 10 h. « Il y avait une dizaine de policiers », indique une voisine. Y ont-ils trouvé des armes ? La question reste en suspens. Quant aux propriétaires du terrain, les riverains décrivent « des gens discrets, qui gèrent tout par Internet ». Et le maire avoue ne pas les connaître. Le son de cloche est identique à Comines (B) où la police belge avait déployé les grands moyens, mardi soir. Selon le parquet de Tournai, aucune arme ni explosif n’ont été découverts. Mais des éléments « intéressants pour l’enquête » ont été saisis.

Depuis l’Europe de l’Est

Selon nos informations, la PJ lilloise travaille sur un trafic d’armes remilitarisées en provenance d’Europe de l’Est, notamment de la République tchèque. « Nous sommes dans le cadre d’un trafic d’armes, explique une source judiciaire. Pas dans la sphère terroriste. Rien n’indique que les têtes d’un tel réseau s’intéressent à la destination finale de ces armes, marchandises comme une autre. »

Si cette piste est avérée, elle ne serait cependant pas une surprise. Depuis les attentats, policiers belges et français sont persuadés que certaines armes proviennent d’outre-Quiévrain. Ils s’intéressent à celles utilisées par Amédy Coulibaly, notamment un Skorpio tchèque. Le Français aurait d’ailleurs cherché à s’approvisionner auprès d’un fournisseur belge. Aux enquêteurs de déterminer si le clan Hermant est l’un des maillons, même indirect, de la chaîne.

 

http://www.20minutes.fr/lille/1525815-20150126-lille-trois-personnes-ecrouees-trafic-armes

Lille: trois personnes écrouées pour trafic d’armes

 

Le Palais de Justice de Lille
Le Palais de Justice de Lille – M. Libert

M.L. avec AFP

    • Publié le 26.01.2015 à 16:40
    • Mis à jour le 26.01.2015 à 16:40

Les trois personnes entendues la semaine dernière dans le cadre de l’enquête sur un trafic d’armes en bande organisée, entre le Nord et la Belgique, ont été mises en examen et écrouées, a-t-on appris, lundi, de source judiciaire.

Détention provisoire

Ces trois personnes ont été entendues, par la police judiciaire de Lille, au cours de 96 heures de garde à vue, comme l’autorise la loi dans le cadre d’enquêtes portant sur le trafic d’armes. Parmi elles, se trouvait Claude Hermant, figure de la mouvance identitaire du Nord, ainsi que son épouse. Les chefs de mise en examen retenus contre lui n’ont cependant pas été détaillés. Tous trois ont été placés en détention provisoire.

Avant les mises en examen de ces trois personnes, le parquet de Lille avait cité, dans un communiqué, les chefs d’accusation suivants: «exercice sans autorisation, en bande organisée, d’activité intermédiaire pour la fabrication ou le commerce de matériels de guerre, armes ou munitions» et «association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et de délits punis de dix ans d’emprisonnement».

L’information judiciaire, qui a mené à ces mises en examen, avait été ouverte au tribunal de grande instance de Lille le 7 mai 2014 et l’enquête confiée à la police judiciaire de Lille. Le 20 janvier, une perquisition avait été menée dans une maison à Comines, en Belgique, dans le cadre d’une commission rogatoire internationale du 18 décembre 2014 émanant des autorités françaises. L’opération avait été exécutée par des policiers belges, accompagnés de collègues français. Aucune arme ni aucun explosif n’avaient été découverts.



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