Petitcoucou : à peine plus d’un an et déjà 250000 visites !

Le nombre de 250000 visites pour ce blog ouvert le 19 mars 2014 et suspendu durant trois semaines à compter du 6 janvier 2015 vient d’être dépassé.

Je pourrais en rire si je n’étais pas toujours piratée.

Voici mes statistiques « basiques » pour les trente derniers jours (cliquer sur l’image pour l’agrandir) :

 

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Depuis quelques jours, c’est Astro Zombie qui s’essaie à me faire les dents, mais il n’a pas la dextérité de ses collègues « déconnologues » les plus actifs, et le résultat est encore bien loin d’atteindre les 150000 hits de l’affaire Méric pour le seul volet de la violation du secret médical par les comploteurs du Front de Gauche ou du NPA :

 

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Voilà mes statistiques « avancées » pour la même période :

 

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24/03/2015 37 36 28
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20/03/2015 40 39 32
19/03/2015 41 41 31
18/03/2015 48 41 27
17/03/2015 48 44 35
16/03/2015 70 70 57
15/03/2015 54 53 38
14/03/2015 66 62 48
13/03/2015 39 32 26
12/03/2015 31 29 26
11/03/2015 44 38 30
10/03/2015 47 40 38
09/03/2015 50 47 40
08/03/2015 38 32 23
07/03/2015 35 32 24
06/03/2015 32 31 29
05/03/2015 45 40 31
04/03/2015 39 35 31
Unique TOTAL Somme: 1176 Moyenne: 39

 

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Aucune trace d’Astro Zombie de ce côté-ci, les hits enregistrés dans les statistiques « basiques » correspondent bien à des visites disons… artificielles.

Constatons par ailleurs que la grande dent du 8 mars 2015 est restée depuis lors inégalée, quoique les visites réelles de ce jour-là soient en-dessous de la moyenne pour la période considérée.



Attentat psychiatrique d’Andreas Lubitz : des psychiatres toujours dans le déni

Quoique l’enquête sur le crash de Barcelonnette de la semaine dernière se poursuive dans d’autres directions que celle d’un acte délibéré du copilote Andreas Lubitz, il paraît d’ores et déjà acquis qu’il se soit volontairement enfermé dans le cockpit de l’avion, dont il a dû tout à fait sciemment bloquer l’accès au commandant de bord lors de son retour après une absence de quelques minutes.

Cependant, tandis que par ailleurs sont quotidiennement révélés par les médias de nouveaux éléments confortant la thèse d’un suicide monstrueusement égoïste ou totalement fou, des psychiatres curieusement toujours français continuent à soutenir des « théories » toutes plus invraisemblables les unes que les autres.

Après le suicide « altruiste », la crise de somnambulisme…

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/03/29/01016-20150329ARTFIG00183-crash-a320-un-pilote-neerlandais-avait-prophetise-le-drame.php

Crash A320 : un pilote néerlandais avait prophétisé le drame

    • Par lefigaro.fr
    • Mis à jour le 30/03/2015 à 14:19
    • Publié le 29/03/2015 à 20:18
Attentat psychiatrique d'Andreas Lubitz : des psychiatres toujours dans le déni dans Attentats XVMfa3c5140-d639-11e4-8f75-cca6747c5f3f

 

Il y a deux mois, ce pilote avait expliqué, dans une publication professionnelle, le danger des cockpits ultra-sécurisé: «J’espère qu’après une pause pipi, je ne me retrouverai jamais devant une porte de cockpit verrouillée.»

Le déroulé du crash de l’A320 de Germanwings avait été imaginé il y a deux mois par un pilote néerlandais. Ce dernier avait décrit dans la publication professionnelle Piloot en Vliegtuig son scepticisme face aux cockpits ultrasécurisés imposés dans toutes les compagnies aériennes depuis le 11-Septembre. Certes, ces systèmes empêchent d’éventuels terroristes d’accéder aux commandes, mais le danger ne serait-il pas déjà présent dans la cabine de pilotage? «Grâce aux portes blindées extra-sécurisées, il n’est plus difficile pour un pilote d’empêcher à son collègue l’accès au cockpit», écrivait le commandant Jan Cocheret, qui travaille pour la compagnie Emirates. «Il suffit d’attendre qu’il aille satisfaire un besoin naturel pour ne plus jamais ouvrir la porte.»

Le texte prophétique a été repéré ce week-end par le site néerlandais AD, puis traduit en français par le site belge 7/7. «Je me demande régulièrement qui est à mes côtés dans le cockpit», poursuit le pilote. «Comment être sûr que je puisse lui faire confiance? Peut-être vient-il de se passer quelque chose de terrible dans sa vie qu’il est incapable de surmonter. J’espère qu’après une pause pipi, je ne me retrouverai jamais devant une porte de cockpit verrouillée.»

«Rien d’autre à faire que d’aller s’asseoir avec les passagers»

Les nouvelles normes édictées après le 11-Septembre empêchent toute entrée forcée dans un cockpit: ce dernier ne peut s’ouvrir que de l’intérieur de la cabine de pilotage. Il existe un code secret pour déverrouiller le cockpit depuis l’extérieur – par exemple, si le pilote est évanoui -, mais sa composition s’accompagne d’une alerte. Le pilote dispose alors de quelques secondes pour verrouiller définitivement la porte, grâce à un simple bouton. «Il n’y a alors rien d’autre à faire que d’aller s’asseoir avec les passagers et attendre de voir ce qu’il adviendra», explique Jan Cocheret.

«Ce scénario effroyable est malheureusement devenu réalité», a commenté le pilote sur sa page Facebook quelques jours après le drame. De nombreuses compagnies imposent depuis le crash de l’A320 la présence permanente de deux membres de l’équipage dans le cockpit, afin d’éviter qu’une telle tragédie se répète à nouveau.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/crash-de-l-a320-ouvre-cette-foutue-porte-a-supplie-le-pilote-en-hurlant-29-03-2015-4646927.php

Crash de l’A320 : «Ouvre cette foutue porte!», a supplié le pilote en hurlant

 

«Ouvre cette foutue porte!», a hurlé quelques minutes avant la catastrophe le commandant de l’Airbus A320 de Germanwings à son copilote qui précipitait l’appareil vers le sol et le crash qui a fait mardi 150 victimes.

 

Victor Fortunato | 29 Mars 2015, 06h49 | MAJ : 29 Mars 2015, 12h39

 

L'édition domicicale du quotidien allemand «Bild» dévoile les dernières minutes de la catastrophe et les échanges entre le pilote qui hurle à Andreas Lubitz, son copilote, d'ouvrir la porte du cockpit.

L’édition domicicale du quotidien allemand «Bild» dévoile les dernières minutes de la catastrophe et les échanges entre le pilote qui hurle à Andreas Lubitz, son copilote, d’ouvrir la porte du cockpit.
Capture d’écran Bild.

 

Des dernières minutes effroyables pour le pilote et les passagers de l’Airbus A 320 de Germanwings. Piégé à l’extérieur du cockpit de l’avion, le commandant de bord a hurlé «Ouvre cette foutue porte!» à Andreas Lubitz, son copilote, qui précipitait froidement l’appareil vers le sol.

Des instants terrifiants pour le pilote et les passagers qui criaient, paniqués, quelques minutes avant la catastrophe. Ces nouvelles révélations, issues de la boîte noire qui enregistrait les sons à l’intérieur du cockpit, ont été dévoilées par l’édition dominicale du quotidien allemand Bild.

Le procureur de la République de Marseille avait expliqué jeudi que cet enregistrement montrait que le copilote, Andreas Lubitz, avait verrouillé la porte du cockpit après la sortie momentanée du commandant de bord, avant de déclencher la descente de l’avion vers le sol. Mais il n’avait pas détaillé la teneur des échanges entre les deux hommes.

Le pilote tente d’ouvrir la porte à la hache

Selon Bild, les 20 premières minutes du vol sont l’occasion d’échanges banals entre le pilote, Patrick S., et Andreas Lubitz. Il explique notamment à ce dernier qu’il n’a pas eu le temps d’aller aux toilettes au départ, à Barcelone. A 10h27, le pilote demande à Andreas Lubitz de préparer l’atterrissage à Düsseldorf (ouest de l’Allemagne). Ce dernier prononce quelques mots: «J’espère», «On verra». Le pilote sort pour aller aux toilettes, l’appareil commence à descendre. Quelques minutes plus tard, on entend un «claquement fort», comme si quelqu’un essayait de rentrer dans le cockpit, écrit Bild. Puis la voix du pilote: «Pour l’amour de Dieu, ouvre la porte.» En arrière-fond, les passagers commencent à crier, note le journal. Le pilote essaie manifestement d’ouvrir la porte à la hache. Puis crie: «Ouvre cette foutue porte !»

Vers 10h40, l’Airbus touche une montagne, on entend les cris des passagers. Ce sont les derniers bruits sur l’enregistrement, écrit Bild. Aussitôt après, l’appareil percute de plein fouet un versant à 700 km/h et est instantanément pulvérisé avec ses 150 occupants.

La compagne d’Andreas Lubitz serait enceinte

Bild affirme aussi que la compagne du copilote, avec laquelle il vivait près de Düsseldorf, serait enceinte de lui : enseignante d’anglais et de mathématiques, déjà entendue par la police, elle aurait partagée cette nouvelle avec ses élèves, croit savoir le journal populaire, qui ne cite pas de sources.

Samedi, le journal allemand avait publié une interview d’une hôtesse de l’air présentée comme une ancienne petite amie de Lubitz, qui renforçait la piste selon laquelle le jeune copilote souffrait de troubles psychiatriques. La jeune femme affirme que lorsqu’elle a appris la catastrophe, une phrase du copilote lui est «revenue en mémoire: -Un jour, je vais faire quelque chose qui va changer tout le système, et tout le monde connaîtra mon nom et s’en souviendra-». Si Andreas Lubitz «a fait ça», «c’est parce qu’il a compris qu’à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d’un emploi à la Lufthansa, comme commandant de bord et pilote de long courrier était pratiquement impossible», selon elle.

De graves troubles psychiatriques

Un autre journal allemand, Welt am Sonntag, a affirmé que les enquêteurs ont découvert au domicile de Lubitz «de très nombreux médicaments» destinés à soigner des «maladies psychiques». Le jeune homme, «gravement dépressif», aurait souffert d’un stress important et avait été pris en charge par «plusieurs neurologues et psychiatres».

VIDEO. Crash A320 : le copilote a caché qu’il était en arrêt maladie

Vendredi, le parquet de Düsseldorf avait indiqué que des attestations d’arrêt maladie avaient été retrouvées déchirées chez Andreas Lubitz. Aucune lettre d’adieu dévoilant un acte prémédité à l’origine de la catastrophe n’a été retrouvée. Selon Bild et le New York Times, le jeune homme souffrait en outre de gros problèmes de vue susceptibles de remettre en cause son aptitude à piloter. Dimanche, Bild rapporte également qu’Andreas Lubitz aurait souffert d’un décollement de la rétine, une affection oculaire guérissable mais qui, si elle n’est pas prise à temps, peut définitivement empêcher un pilote de voler.

Le général de gendarmerie Jean-Pierre Michel, présent samedi à Düsseldorf parmi une délégation française de trois personnes venue collaborer avec les enquêteurs allemands, a confirmé que la «personnalité» d’Andreas Lubitz était «une piste sérieuse» et l’acte volontaire le scénario privilégié, tout en soulignant que les autres pistes, faute involontaire ou défaillance technique de l’appareil, n’étaient toujours pas exclues.

VIDEO. Crash A320: la personnalité du copilote, une «piste sérieuse»

Sixième jour de recherche sur les lieux du crash

Les rotations d’hélicoptères entre l’aérodrome de Seyne-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence) et le site du crash, distant d’une dizaine de kilomètres, ont repris vers 9 h 30, ce dimanche, pour la 6ème journée consécutive de recherches. Pour les enquêteurs, il s’agit avant tout de retrouver la deuxième boîte noire, «la priorité depuis le début», insiste le capitaine Yves Naffrechoux, du Peleton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) des Alpes-de-Haute-Provence, et d’identifier au plus vite les corps évacués de la montagne, notamment grâce à des prélèvements effectués sur les familles jeudi après-midi.Le terrain sur lequel évoluent les enquêteurs est très accidenté et nécessite l’encadrement permanent de militaires spécialisés dans le milieu montagnard: «on est sur une zone montagneuse, escarpée, difficile d’accès», confirme l’adjudant-chef Stéphane Laout, du PGHM de Grenoble. Les militaires doivent ainsi encadrer «des techniciens d’identification criminelle qui sont là pour faire des relevés» et des enquêteurs, précise-t-il, «des gens qu’il faut encorder» et «accompagner sur un terrain qu’ils ne maîtrisent pas du tout». Une cinquantaine de personnes environ travaillent sur le site du crash et à peu près 400 sont mobilisées au total, selon la préfecture, pour effectuer un travail parfois éprouvant.

VIDEO. Crash A320 : le père d’Andreas Lubitz «effondré»

VIDEO. Recueillement au Vernet en hommage aux victimes

VIDEO. Crash A320: une messe à Digne en hommage aux victimes

VIDEO. Crash A320 : la surveillance des pilotes en question

VIDEO. Crash A320: «Nous n’avons pas retrouvé un seul corps intact»

 

http://www.metronews.fr/marseille/exclusif-crash-de-l-a320-andreas-lubitz-connaissait-le-lieu-du-crash-depuis-l-age-de-9-ans/mocA!4lhhZpajEs1dE/

EXCLUSIF – Crash de l’A320 : Andreas Lubitz fréquentait les aéroclubs de la région depuis ses 9 ans

 

Mis à jour : 30-03-2015 17:25

- Créé : 27-03-2015 20:51

INFO METRONEWS – Un nouvel élément vient éclairer d’une manière un peu plus dramatique l’acte insensé d’Andreas Lubitz, copilote de l’A320 qui s’est crashé mardi 24 mars au Vernet. Il connaissait les lieux du drame depuis l’âge de 9 ans.

Andreas Lubitz connaissait parfaitement le secteur où l'A320 s'est crashé

Andreas Lubitz connaissait parfaitement le secteur où l’A320 s’est crashé Photo : SIPA

 

Nouveau détail troublant qui vient s’ajouter dans la compréhension du geste d’Andreas Lubitz, copilote de l’A320 qui aurait volontairement provoqué le crash, mardi 24 mars, de l’avion de la compagnie Germanwings dans les Alpes de Haute-Provence, engendrant la mort de 150 personnes.

EN SAVOIR +
>> Suivez les dernières informations en direct sur le crash de l’A320

>> Andreas Lubitz, sa dépression et le déni de Lufthansa

Sisteron, puis la Seyne-les-Alpes

En effet, un ami des parents du copilote de 28 ans a confié à metronews que ce dernier avait fréquenté, alors âgé de 9 ans, entre 1996 et 2003, l’aéroclub de Sisteron, situé à 69 km en voiture du Vernet, au coeur du Massif de l’Evêché. Avec ses parents, il logeait au camping attenant à l’aéroclub et était décrit comme « un garçon normal » par ceux qui l’ont fréquenté. Après quoi, il a alors rejoint le club de Seyne-les-Alpes, toujours en compagnie de ses parents.

La région comprend quantité de clubs de vol à voile, où nombre de touristes allemands, particulièrement attachés à ce sport, vont et viennent dès le mois de mars.

« On a l’impression qu’il a modifié sa trajectoire pour venir ici »

Les deux aéroclubs de Sisteron et Montabaur étant jumelés, « ses parents venaient y faire du planeur, confie Francis Keser, designer sur planeur à l’aéroclub de Sisteron. Il connaissait bien les lieux » De quoi penser qu’il aurait pu se crasher intentionnellement sur place ? « On ne pourra jamais comprendre une telle folie », reprend le designer, qui concède : « Ça commence à faire beaucoup de coïncidences. S’il est venu au club de Seyne, c’est troublant. Il y a probablement une relation. »

Jean-Pierre Revolat, instructeur de l’aéroclub, est plus catégorique : « C’est mon opinion, je ne peux pas le garantir, mais on a l’impression qu’il a modifié sa trajectoire pour venir ici. » De quoi donner plus d’épaisseur à la thèse de la préméditation qui hante les esprits depuis les révélations de ce jeudi matin.

EN SAVOIR +
>> L’incroyable scénario : seul dans le cockpit, le copilote a fait s’écraser l’appareil
>> Les précédents cas de suicide du pilote avec l’avion

 

http://www.atlantico.fr/pepites/a320-andreas-lubitz-venait-etre-quitte-compagne-enceinte-qui-jugeait-comportement-trop-erratique-2065110.html

A320 : Andreas Lubitz venait d’être quitté par sa compagne enceinte qui jugeait son comportement trop « erratique »

 

Les détails autour de la vie du copilote montrent un homme impulsif, capable de s’acheter deux voitures de sport sur un coup de tête ou complètement obsessionnel lorsqu’il s’agissait de commander une pizza.

Nouvelles révélations

Publié le 30 Mars 2015

Lorsqu’il a précipité l’avion de Germawings au milieu des Alpes, Andreas Lubitz venait d’apprendre, depuis à peine deux semaines, qu’il allait avoir un bébé. Mais cette bonne nouvelle en cachait une mauvaise : sa compagne, qui partageait sa vie depuis 7 ans, venait de le quitter de peur pour sa sécurité et jugeant le comportement du jeune homme trop « erratique. »

Leur relation était aussi inégale. Dans la presse allemande, une de ses connaissances raconte : « il a essayé de lui ordonner ce qu’elle devait porter, les hommes avec qui elle devait parler et même la longueur de ses jupes. » Peu à peu, cette professeure de 26 ans a perdu patience.

Au moment du suicide du pilote, elle cherchait un autre endroit pour vivre.

Son caractère imprévisible se vérifiait tous les jours. Quelques semaines avant le crash, Andreas Lubitz a dépensé des dizaines de milliers d’euros pour s’acheter deux voitures Audi. La première lui avait été livrée à peine 5 jours avant le drame.

Un vendeur de pizza se souvient aussi de son obsession pour les ingrédients : « Le menu ne l’intéressait pas, il voulait toujours du paprika, du jambon des oignons et brocolis. Toujours dans cet ordre » se souvient l’homme.

Parallèlement à sa relation avec la professeure, Lubitz a entretenu une brève relation, non-officielle, de quelques mois avec une hôtesse de l’air, dont l’interrogatoire à filtré récemment dans la presse. Celle-ci le présente aussi comme un paranoïaque, particulièrement en colère contre son employeur et fataliste face aux peu de chances de réaliser une grande carrière de pilote en raison de ses problèmes psychiatriques.

 

http://www.guineepresse.info/index.php?id=10,15583,0,0,1,0

Crash du A320 de la Germanwings : un jour après notre article, la copine du pilote Andreas Lubitz confirme notre analyse.

 

2015-03-28 13:33:57

Dans notre article d’hier (Lire), nous affirmions que les causes du crash de l’avion Airbus A320 de la Germanwings peuvent être la pression actuelle sur les employés. Dans la presse allemande de ce matin, cela semble se confirmer à travers les témoignages de l’ex-copine du copilote Andreas Lubitz qui serait responsable du drame.

Cette fille de 26 ans confirme qu’Andreas Lubitz était une personne très aimable et gentille, mais qu’il se plaignait très souvent de leurs conditions de travail devenues très mauvaises avec des pressions énormes et des salaires insignifiants.

« Un jour, parlant de son travail et de son employeur, il a perdu le contrôle et m’a crié dessus en disant : „Un jour, je vais faire quelque chose qui va obliger tout le système à changer. Ils connaitront tous mon nom qui restera inoubliable pour eux!“. Ce jour, je n’ai pas compris ce qu’il voulait dire, mais à présent, ces propos ont un sens. » (Lire).

Quelques changements sont déjà intervenus dans le système qui a poussé Andreas Lubitz à la folie. Les compagnies allemandes qui refusaient jusque-là certaines mesures de sécurités jugées couteuses sont désormais obligées de les appliquer. Le coût sera faramineux pour la compagnie allemande marionnette Germanwings et sa maman Lufthansa. En effet, pour un crash provoqué par une panne technique, le maximum que la compagnie doit payer par tête de victime est 150 000 euros, mais si l’accident est volontairement provoqué par le personnel de la compagnie, ce montant n’est qu’un minimum, pas de limite supérieure. Ainsi, cette compagnie risque de payer 1000 fois ce qu’elle aurait dû payer à ses travailleurs pour toute la durée de leur service en se garantissant la loyauté de ces derniers.

Espérons que les entreprises et institutions européennes finiront par considérer les conditions de travail et le salaire juste (équitable) comme également un facteur important de sécurité !

GUINEEPRESSE.INFO

 

http://www.lejdd.fr/Societe/Andreas-Lubitz-dans-trois-mois-il-pouvait-perdre-sa-licence-de-vol-725224

29 mars 2015

Andreas Lubitz : dans trois mois, il pouvait perdre sa licence de vol

 

Il prenait des médicaments, était suivi par psychiatres et neurologues… Derrière sa façade de gendre idéal, Andreas Lubitz, le copilote de Germanwings était psychiquement fragile. Une maladie qu’il a soigneusement cachée.

Le copilote devenu tueur s’appelait Andreas Lubitz. Mais les autorités allemandes ont, dès le début, écarté l’hypothèse d’un acte terroriste : le casier judiciaire de ce jeune homme de 27 ans, engagé en septembre 2013 comme pilote par Germanwings, est vierge ; et aucun document saisi dans ses appartements ne laisse supposer un quelconque engagement politique. À défaut d’une « faute involontaire ou d’une défaillance technique », que les enquêteurs n’évacuent pas totalement avant de retrouver la deuxième boîte noire, reste la personnalité de l’ex-steward devenu copilote. Qui était véritablement ce jeune homme aux cheveux châtains, au regard clair et au visage poupin?

Un jeune homme « discret, gentil, poli »

Lubitz vivait avec son frère au premier étage de la maison familiale de leurs parents, dans la bourgade de Montabaur, près de Coblence (Rhénanie-Palatinat). Il possédait aussi depuis quelques mois un appartement dans un quartier résidentiel bourgeois au sud de Düsseldorf. Ses voisins le décrivent comme un jeune homme « discret, gentil, poli, amical ». Un sportif qui courait et « prenait soin de son corps, ne fumait pas », confie Heike, une voisine de Lubitz à Düsseldorf.

Lire aussi : Le père d’Andreas Lubitz est « au bord du gouffre »

Selon son profil Facebook, le copilote aimait la musique électro – les DJ David Guetta et Paul Kalkbrenner –, le bowling, les burgers et les blagues potaches. Profil ordinaire d’un jeune homme de 27 ans dont rien n’indiquait qu’il avait l’intention de mettre fin à ses jours. « Encore hier, nous avons parlé de ce que nous ferons ensemble à ton retour », postait l’un de ses amis de Montabaur sur Facebook, le jour du crash. Il y a quelques semaines, Lubitz aurait même, selon le magazine Focus, acheté deux nouvelles Audi, l’une pour lui, l’autre pour son amie, enseignante, avec qui il vivait à Düsseldorf. Et aucune lettre d’adieu n’a été retrouvée.

Depuis son adolescence, Andreas Lubitz rêvait de devenir pilote. Il avait intégré à l’âge de 14 ans le LSC Westerwald, un club de vol à voile de Montabaur. C’est là qu’il a passé son premier brevet de pilote. « Andreas était heureux de son travail à Germanwings, il avait réalisé son rêve », a confié à la télévision allemande Peter Rücker, membre émérite du LSC Westerwald.

« Il se réveillait et criait : ‘Nous tombons’ »

Heureux? Pas si l’on en croit l’hôtesse de l’air de Germanwings, âgée de 26 ans, avec qui il a eu une relation pendant cinq mois l’an dernier. « Il s’énervait contre les conditions de travail, les salaires trop bas, la pression », confie l’ex-petite amie du copilote dans un entretien à Bild, publié samedi. La jeune femme explique s’être séparée d’Andreas Lubitz « parce qu’il devenait de plus en plus clair qu’il avait un problème ». La nuit, en proie à des cauchemars, « il se réveillait et criait : ‘Nous tombons’ ».

Lire aussi : Le commandant de bord de l’A320, « un des meilleurs »

En 2009, Lubitz aurait souffert d’une grave dépression et avait interrompu sa formation de pilote pendant six mois, a révélé vendredi Bild. Il était depuis l’objet d’un suivi « médical particulier et régulier », selon le quotidien, qui cite des documents de l’autorité allemande de supervision du transport aérien. « Andreas Lubitz était à 100% apte à voler », affirmait pourtant vendredi le patron de la Lufthansa, Carsten Spohr, soulignant que le copilote avait passé avec succès tous les tests, y compris psychologiques, au moment de son recrutement.

Vendredi, l’enquête a révélé que le copilote n’aurait pas dû voler le jour du crash. Des attestations d’arrêt maladie ont été retrouvées déchirées dans la poubelle de son appartement. Ils attestent d’une « maladie existante et de traitements médicaux correspondants », a déclaré le procureur de Düsseldorf, Christoph Kumpa. Ces arrêts, qui couvrent la période du 16 au 29 mars, ont selon Die Welt am Sonntag été prescrits par divers « neurologues et psychiatres ». La perquisition menée dans la nuit de jeudi à vendredi aurait aussi permis de mettre la main sur « un grand nombre de médicaments pour le traitement de maladies psychosomatiques », affirme le quotidien allemand. Andreas Lubitz souffrait, semble-t-il, d’un stress important et était gravement dépressif.

Des troubles psychosomatiques

Une clinique de Düsseldorf a également reconnu avoir reçu Andreas Lubitz le 10 mars pour « des diagnostics », se refusant toutefois à parler de « dépression ». Selon plusieurs sources, le copilote souffrait de troubles de la vue importants qui auraient pu l’empêcher de piloter. Ces troubles pourraient être d’origine psychosomatique. « Une baisse, voire une perte de la vue n’aurait pas pu échapper à la médecine du transport aérien, ce sont des données médicales que l’on ne peut pas dissimuler », a déclaré hier soir au JDD le porte-parole de Lufthansa, Wolfgang Weber. « Lors de sa dernière visite médicale annuelle », qui remonterait à l’été 2014, Lubnitz « a été déclaré apte à voler à 100% ». Pourtant Lubnitz, qui se faisait soigner, n’a rien dit.

« La loi allemande oblige tout pilote à se déclarer ‘unfit to fly’ », explique au JDD Markus Wahl, du syndicat de pilotes allemand Vereinigung Cockpit. Or la direction de Germanwings n’a reçu aucun arrêt maladie de la part d’Andreas Lubitz. Et les médecins qui ont signé ces arrêts n’ont pas alerté la compagnie en raison du secret médical. Lubitz a aussi pu ne pas leur mentionner sa profession.

Les parents du copilote, interrogés par les enquêteurs français, son amie, ses proches et ses médecins, diront si Andreas Lubitz était un grand dissimulateur. « Il a fait ça parce qu’il a compris qu’à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d’un emploi à la Lufthansa comme capitaine et comme pilote sur long courrier était pratiquement impossible », a déclaré l’ex-petite amie, Maria W., à Bild. La licence de pilote commercial de Lubitz arrivait à expiration en juin prochain.

Le jeune homme devait, pour la renouveler, réussir les tests médicaux annuels que subissent tous les pilotes. L’hôtesse de l’air a déclaré que lorsqu’elle a entendu parler du crash, une phrase de Lubitz lui est revenue en mémoire : « Un jour, je vais faire quelque chose qui va changer tout le système, et tout le monde connaîtra mon nom et s’en souviendra. » En Allemagne, il est aujourd’hui question de faire subir des tests psychiques réguliers aux pilotes.

Émilie Lévêque, correspondante à Düsseldorf (Allemagne) – Le Journal du Dimanche

dimanche 29 mars 2015

 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/33226/Crash-d-un-Airbus-A320-en-France/article/detail/2268863/2015/03/29/Le-corps-de-Lubitz-retrouve-son-pere-Je-suis-detruit.dhtml

Le corps de Lubitz retrouvé, son père: « Je suis détruit »

 

Par: rédaction
29/03/15 – 11h30  Source: Bild am Sonntag

media_xll_7595891 dans Corruption

© epa.Le père du copilote qui a vraisemblablement volontairement provoqué le crash de l’Airbus A320 de Germanwings est un homme ravagé. En plus d’avoir perdu son fils dans la tragédie de Digne, il porte également un lourd fardeau en tant que père de l’homme qui a délibérément précipité la mort des 149 autres occupants de l’appareil allemand. « La vie de cet homme est détruite », témoigne le maire de Prads-Haute-Bléone à qui le père de Lubitz s’est confié.

« Je suis un homme détruit. Je suis écrasé par la peine que mon fils soit mort et qu’il ait probablement fait ce dont on le soupçonne. Je porte tout le poids de cette tragédie sur mes épaules », a expliqué le père d’Andreas Lubitz au maire de la petite commune, Bernard Bartolini, lorsqu’il s’est rendu sur place cette semaine.

« Beaucoup de respect »

« C’était douloureux à voir. Cet homme était submergé par ses émotions parce qu’il venait de perdre un être cher, mais aussi parce que ce même être cher, son fils, était sans doute la cause de tout ce drame. J’ai beaucoup de respect pour cette personne. Il se retrouve au milieu d’une tragédie et en endosse l’entière responsabilité bien que personne ne le lui demande », a résumé l’élu.

Le corps du copilote identifié

Selon Bild am Sonntag aujourd’hui, le corps d’Andreas Lubitz aurait déjà pu être identifié lors des recherches en montagne. Selon des informations que le quotidien allemand aurait obtenues auprès des enquêteurs français, les tests ADN auraient déjà confirmé qu’il s’agit bien des restes humains du copilote.

Des problèmes de vision

Hier, il a également été annoncé que Lubitz avait récemment cherché à résoudre des problèmes de vision dont il souffrait. Plusieurs médias affirment que sa vue avait baissé de 30%, ce qui réduisait à néant ses rêves de devenir commandant de bord sur les longs courriers de la Lufthansa. Il est aussi établi maintenant que l’auteur présumé du crash de l’A320 pâtissait de troubles psychiques apparentés au stress et à la dépression et pour lesquels il ingérait de grandes quantités de médicaments en partie retrouvés lors des perquisitions à ses deux domiciles. Il avait par ailleurs outrepassé l’avis d’un médecin (neurologue ou psychiatre) qui lui avait prescrit un arrêt-maladie pour le jour du drame.

 

http://www.ouest-france.fr/crash-de-la320-les-theories-sur-le-passage-lacte-du-copilote-3292912

Crash de l’A320. Les théories sur le passage à l’acte du copilote

France – 29 Mars
  • L'ombre d'une femme sur la stèle dédiée aux victimes du crash de l'A320 à Seyne-les-Alpes. Les motivations qui ont poussé le copilote à précipiter l'avion sur la montagne sont encore mystérieuses.

    L’ombre d’une femme sur la stèle dédiée aux victimes du crash de l’A320 à Seyne-les-Alpes. Les motivations qui ont poussé le copilote à précipiter l’avion sur la montagne sont encore mystérieuses. | EPA / MAXPPP

Le crash de l’Airbus A320 de Germanwings, dans lequel 150 personnes ont péri, suscite de nombreuses théories pour tenter d’expliquer les motivations de son copilote.

 

L’hypothèse de troubles psychiatriques chez Andreas Lubitz a été largement relayée par les médias, qui y ont vu un élément-clé pour expliquer un passage à l’acte qui relèverait à la fois du suicide et du meurtre de masse.

Les experts mettent cependant en garde sur la complexité du suicide, qu’il est difficile de relier à un aspect ou événement isolé de la vie d’une personne.

Voici un point sur les principales théories avancées pour expliquer le geste du copilote et les confirmations officielles qu’elles ont reçu ou non :

> Andreas Lubitz souffrait-il d’une profonde dépression ?

Plusieurs journaux allemands ont repris cette idée. Vendredi, le quotidien populaire Bild, citant des documents officiels, affirmait que Lubitz avait traversé un « épisode dépressif lourd » il y a six ans, pour lequel il suivait toujours un traitement « médical particulier et régulier ».

Pourtant, aucune source officielle n’a pour l’heure confirmé qu’il souffrait de dépression.

Le Parquet de Düsseldorf (ouest de l’Allemagne) a dévoilé vendredi que des documents avaient été découverts à son domicile attestant d’« une maladie existante et de traitements médicaux correspondants », mais il n’a pas précisé la nature de cette maladie.

Une clinique de Düsseldorf a confirmé qu’elle avait reçu le jeune homme de 27 ans pour « des diagnostics », notamment le 10 mars dernier, mais a démenti l’avoir soigné pour dépression.

On sait également qu’il avait interrompu sa formation de pilote entamée en 2008 « pendant un certain temps », avant de la reprendre et de piloter à partir de 2013, comme l’a indiqué jeudi Carsten Spohr, le patron de Lufthansa, maison-mère de Germanwings. Mais il a refusé d’en donner les raisons, affirmant ne pas en avoir le droit.

Enfin, selon le quotidien Welt am Sonntag, qui cite un enquêteur anonyme, des médicaments destinés au traitement de maladies psychiques ont été retrouvés à son domicile. Lubitz aurait été suivi par plusieurs « neurologues et psychiatres », écrit le journal. Des enquêteurs français et allemands n’ont souhaité ni confirmer, ni démentir cette information.

> S’était-il séparé de sa petite amie ?

Bild l’écrivait vendredi, mais l’hypothèse n’a pas été confirmée. Le quotidien allemand, s’appuyant sur des sources judiciaires non précisées, évoquait une « crise dans sa vie personnelle ». Lubitz aurait eu des problèmes de couple importants, qui l’auraient gravement marqué, avant les faits.

Cependant, le général Jean-Pierre Michel, sous directeur de la police judiciaire à la direction générale de la gendarmerie nationale, présent samedi à Düsseldorf pour échanger avec les enquêteurs allemands, a affirmé à l’AFP qu’il n’y avait à ce stade de l’enquête, toujours « pas d’élément particulier » dans la vie du copilote qui expliquerait son geste. Il était notamment interrogé sur l’hypothèse d’une rupture amoureuse.

> Andreas Lubitz avait-il des problèmes aux yeux ?

Bild et le quotidien New York Times l’ont annoncé séparément samedi et dimanche. Le journal populaire allemand a précisé qu’il s’agissait d’un décollement de la rétine, lésion très embarrassante pour un pilote, mais guérissable si elle est prise à temps. Cette information n’a pas encore été confirmée.

> Aurait-il pu perdre sa licence de pilote en juin ?

Vendredi, Bild s’interrogeait : la licence de pilote de ligne d’Andreas Lubitz expirait en juin 2015, « redoutait-il qu’elle ne soit pas prolongée ? Craignait-il pour sa carrière de pilote ? »

C’est aussi ce que suggère une hôtesse de l’air de Germanwings, âgée de 26 ans, présentée comme une ancienne petite amie du copilote et citée samedi dans Bild. S’il « a fait ça (…) c’est parce qu’il a compris qu’à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d’un emploi à la Lufthansa, comme commandant de bord et pilote de long courrier était pratiquement impossible », a affirmé cette jeune femme dont l’identité n’a pas été révélée.

Mais ni Germanwings, ni les enquêteurs n’ont pour l’instant laissé entendre que Lubitz risquait de perdre sa licence.

> Avait-il planifié le crash depuis longtemps ?

Samedi, cette même hôtesse de l’air et ancienne petite amie supposée d’Andreas Lubitz, a déclaré à Bild qu’il lui avait confié vouloir commettre un « acte qui changerait tout le système » et que « tout le monde se souviendrait de (son) nom ».

Largement reprises dans la presse, ces déclarations n’ont pas été officiellement confirmées. Et le Parquet de Düsseldorf (ouest) a indiqué vendredi qu’aucune lettre d’adieu dévoilant un acte prémédité n’avait été retrouvée.

> Sa petite amie était-elle enceinte ?

C’est encore une affirmation de Bild… qui ne cite aucune source. Le journal soutient que la jeune femme, enseignante en mathématiques et en anglais, aurait annoncé la nouvelle à ses élèves il y a quelques semaines.

> Andreas Lubitz aurait-il fait une crise de somnambulisme ?

Cette théorie est très sérieusement défendue par le Quotidien du Médecin.

Selon le professeur Patrick Clervoy, chef du service de psychiatrie de l’hôpital militaire du Val de Grâce, spécialiste du stress et psychiatre référent du centre d’expertise médical des personnels navigants (CEMPN) de Toulon, « l’enregistrement de sa respiration régulière jusqu’au crash ne prouve pas que le copilote est dans une démarche volontaire, et par conséquent qu’il est en état de conscience, mais atteste qu’il est en vie, simplement en fonction végétative et inconsciente. Il semble dans un état dit de coma vigile, communément appelé état de rêve éveillé, ou encore état crépusculaire ; (…) le sujet est en capacité d’effectuer des gestes automatiques. En revanche, il n’est pas en mesure de réagir aux signaux que constituent les alarmes et les cris. (…) Cela corrobore aussi l’hypothèse somnambulique ».



Attentats psychiatriques : des témoignages probants

Rien de tel que la description par le sujet lui-même d’effets « secondaires » particulièrement indésirables de certains antidépresseurs pour mesurer à quel point ces médicaments sont dangereux, comme le dit bien cette personne venue en témoigner sur le forum médicaments du site Doctissimo sous le nom ou le pseudonyme de Soyen :

 

http://forum.doctissimo.fr/medicaments/antidepresseurs-anxiolytiques/deroxat-effexor-drogues-sujet_159469_1.htm

Auteur

 Sujet :

Deroxat, Effexor LP et autres drogues!

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n°253955
Posté le 22-06-2011 à 22:42:21   »>Attentats psychiatriques : des témoignages probants dans AC ! Brestansweranswer +
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bonjour,

je tiens à partager mon expérience avec vous car ça peut aider d’autres filles comme moi!

2011 est une sale année pour moi! perte de ma grand mère, perte d’un bébé, perte de travail… bref de quoi déprimer!

je vais chez mon médecin et je lui dit : bon j’ai retrouvé du travail mais je suis un peu déprimée! et je fais quelques crises d’angoisse!c’est dur tout ce qui vient de m’arriver!

résultat : Mlle vous souffrez d’une grave dépression! si vous ne vous soignez pas ça peut aller jusqu’au suicide!

wow! je commence à vraiment paniquer! pire qu’avant de rentrer dans son cabinet!

ordonnance: Deroxat LP+ alprazolam 0,50 mg!
moi je fais confiance à mon Dr donc je rentre chez moi et hop j’avale les cachets! mama mia! 15 mn apres c’est l’horreur! je sue, je tremble, je réussi tant bien que mal à me jeter dans mon lit et je me réveille 20h plus tard!!!!!!!

je retourne chez le Dr et je lui explique! ok pas de soucis! cette fois ce sera Effexor LP + Alprazolam!

je prends donc mon Effexor à 19h! et ça va! je vais me coucher et à 23h !!!! seigneur! yeux grands ouverts, palpitations, tremblements, douleurs, pensées morbides… je me traine sur le sol jusqu’aux wc pour vomir! et je reste là allongée, morte de peur! je hurle apres ma chienne pour qu’elle vienne m’aider! elle s’est blottie contre moi à même le sol!

je me suis accrochée à elle comme à une planche de salut!

comme ce médicament est un LP libération prolongée mon agonie a durée jusqu’à 8h du matin!

à 8h j’ai titubé jusqu’à mon lit et j’ai comaté plus de 24h!!!!!

alors maintenant je suis traumatisée à vie!!!! plus jamais on ne me fera prendre une de ces drogues!!!! j’ai arrêté tous les médicaments et mon angoisse maintenant c’est de revivre une de ces nuits de folie! maintenant je comprends pourquoi les gens se suicident! si on les drogue au Deroxat et Effexor!

les docteurs qui vous prescrivent des drogues ça comme ils ne se rendent pas compte que c’est dangereux? moi je prends rarement des médicaments et mon organisme a dû devenir fou avec ce que je lui ai envoyé d’un coup! à cause de ça je suis TRAUMATISEE et je vous jure que le mot est faible.

j’ai vraiment cru mourir!!!!!!

n°253964
Profil supprimé
Posté le 23-06-2011 à 06:53:10  answeranswer +
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Non ton message n’aidera personne désolée car tu as reagi comme ça ce n’est pas de chance pour toi mais ne vas pas generaliser !

Et crois moi quand on est vraiment déprimée on ne dit pas que ce sont les médicaments qui font que les gens se suicident, c’est s’ils ne se soignent !!

Apparemement tu fais une déprime pas une dépression et ton psy est un con de t’avoir donné tout ça voilà c’est simple !

n°253993
Posté le 23-06-2011 à 14:39:23   »> dans Attentatsansweranswer +
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heureusement que tu es là pechemelba pour m’expliquer la vérité ultime! si tu avais lu mon post avec un peu de discernement tu comprendrais que déjà je n’ai aps parlé de psy mais de docteur! donc il fallait comprendre que pour moi un docteur n’est pas à même de délivrer de pareil médicament!

ensuite si tu savais lire tu verrais que effectivement JE DIS que je suis déprimée POINT et que donc les médicaments ne me convenaient pas! et je ne juge en aucun cas les AUTRES ceux qui ont un grave probléme et on donc besoin de ces médicaments!

je veux juste mettre en garde celles qui comme moi font une petite déprime ATTENTION à ne pas prendre ces médicaments trop aisément!

ensuite je t’invite à lire la notice d’effexor ou de deroxat qui dit :arrêtez immédiatement le médicament et allez à ‘ peut vous donnez des envies suicidaires dans ce cas arrêtez immédiatement le médicament et allez à l’hopital!

bref je ne vais pas débattre avec toi hein! pour les autres filles qui ont pris le temps de lire et de mettre leur cerveau en mode ON, svp soyez prudente avec ce genre de médicaments! ce sont des médicaments trés dangereux si pri n’importe comment! ne laissez pas votre généraliste vous les prescrire! si vous vous sentez mal allez d’abord chez un psy!

et franchement à toutes celles qui encouragent des gamines à suivre ce genre de traitement sans même avoir été chez un psy vous êtes vraiment de sacrées IMBECILES! à bon entendeur!

n°254188

Profil : Doctinaute d’or

Posté le 27-06-2011 à 17:48:23   »> dans Corruptionansweranswer +
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Evidemment qu’il ne faut pas prendre ces médicaments à la légère, je pense que la France est championne du monde en matière de consommation par habitant d’AD. Mais quand on va vraiment mal, une béquille comme celle-ci ne se refuse pas.

Après, c’est vrai que c’est un parcours du combattant pour arrêter (expérience perso) mais cela dépend aussi de chacun.

Donc évitons de stigmatiser et de généraliser.

n°254248

Profil : Habitué

Posté le 28-06-2011 à 19:31:20   »> dans Crimeansweranswer +
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Les ad ne sont pas seulement des drogues, ils provoquent également suicides et meurtres. Leur caractère nocif ne se résume malheureusement pas à de l’accoutumance. Renseignez-vous sur l’akathisie.

Je te soutiens Soyen. Tu as fait les frais d’une hostilité injuste et injustifié. Je sais quel enfer peut provoquer les antidépresseurs (devrais-je dire suicidatifs?)
Soyen est une victime, pas un vilain petit canard parce qu’elle discrédite à raison un dangereux produit qui détruit des vies.

 

Comme je la comprends !

Il en va de même pour tous les attentats : un, passe encore, on en reste profondément sonné sans être irrémédiablement désabusé, mais deux… PLUS JAMAIS ÇA !!!

C’est ainsi qu’à compter de l’année 2006 j’ai dû me résoudre à ne plus jamais sortir de chez moi pour ne plus jamais être exposée aux agressions criminelles de complices de Josette Brenterch du NPA de Brest, c’est-à-dire de messieurs qu’elle persuade que je serais une prostituée débile mentale et malade mentale avec qui ils peuvent « jouer » autant qu’ils veulent sans jamais craindre de poursuites judiciaires, vu qu’elle obtient toujours ce qu’elle veut de ses complices magistrats, tous ultra CORROMPUS.

Je rappelle qu’elle a commencé à me haïr dans les années 1970 en raison de mes excellents résultats scolaires, lesquels avaient conduit à une suspicion de surdon qui sera confirmée en classe de 3ème par un test de QI dont je n’avais plus entendu parler depuis cette époque avant de faire sa connaissance en 2004 dans l’association AC ! Brest où elle mettait ses sbires en garde contre mon intelligence.

Revenons-en aux énormes problèmes de santé publique que génèrent la nécessité pour les firmes pharmaceutiques de sans cesse développer leurs chiffres d’affaires, et par voie de conséquence, leurs pratiques commerciales plus que douteuses, comprenant la corruption de nombreux professionnels du secteur de la santé, des médecins, des universitaires, des hospitaliers et bien d’autres fonctionnaires, des problèmes faisant partie de tous les sujets de préoccupation des militants d’AC ! Brest à propos desquels en 2005 Josette Brenterch du NPA de Brest avait pris des dispositions pour me faire taire de manière définitive.

Le témoignage de « myx0mat0si​s » à propos des effets secondaires des antidépresseurs, moins détaillé que celui de Soyen, est également intéressant :

 

n°254358

Profil : Habitué

Posté le 29-06-2011 à 22:54:22   »> dans Folieansweranswer +
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Il est intolérable que des vies soient sauvées au prix d’autres, qui n’ont pas moins de valeur.

Pour ce qui est du rapport antidépresseur/suicide, c’est très simple: tu fais de l’akathisie. Ton corps est tellement rongé de douleur que tu ne penses qu’à arrêter l’enfer en te supprimant. Ca marche aussi avec les meurtres. J’en aie fait deux crises aigues. Je t’assure que tu ne te possèdes plus. Tu es fou de douleur.
Par ailleurs, les ad peuvent provoquer l’idéation morbide. (Testé et épprouvé: j’aie vécu une semaine sans quasiment pouvoir bouger de mon lit, obsédé par le suicide, après changement d’AD). Mais bon je ne vais pas m’avancer pour la fréquence, je ne me suis pas vraiment renseigné là-dessus.

n°254365

Profil : Habitué

Posté le 29-06-2011 à 23:08:55   »> dans LCR - NPAansweranswer +
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Je suis désolé, mais je n’aie pas le monopole de l’akathisie. Il y a des témoignages sur internet. Des recensements pour les gens morts ou suicidés suite à la prise d’AD. Et on a pas le droit de négliger ces gens.
Je ne cherche pas à diaboliser les AD. Je veux juste qu’il soit reconnu que ces produits TUENT. Et ça aurait pu être ta tante.

n°254369
Profil supprimé
Posté le 29-06-2011 à 23:20:13  answeranswer +
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myx0mat0sis a écrit :Je suis désolé, mais je n’aie pas le monopole de l’akathisie. Il y a des témoignages sur internet. Des recensements pour les gens morts ou suicidés suite à la prise d’AD. Et on a pas le droit de négliger ces gens.
Je ne cherche pas à diaboliser les AD. Je veux juste qu’il soit reconnu que ces produits TUENT. Et ça aurait pu être ta tante.

Donc pour toi, les antidepresseurs tuent …

Alors que proposes tu ??

Il faut prendre ou faire quoi quand on fait une depression ou des problemes psychiatriques qui font qu’on ne guerira jamais seul ??

n°254378

Profil : Habitué

Posté le 29-06-2011 à 23:35:50   »> dans Perversitéansweranswer +
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Se suicider… ou tuer.

Je pense que les solutions à la dépression se présentent dès lors que l’on cesse de psychiatriser la dépression et de la traiter comme un trouble biologique. Je pense au sport, au voyage, à l’art (pratique et/ou intérêt), à la remise en question, au lien affectif, au changement de mode de vie… Je pense très sincèrement que tout ce qui réconforte, soutient, donne confiance en soi, aime, comprend, est la clé de la guérison.

Je sais que je suis un peu ridicule d’avancer tout ça. Je ne vaux rien et je ne suis pas un spécialiste. Mais au moins, ce sont des moyens profondément humains, qui restituent à l’homme sa dignité et sa dimension affective, et qui ne font aucun mal.

n°254384

Profil : Habitué

Posté le 30-06-2011 à 00:13:15   »> dans Politiqueansweranswer +
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J’avoue que c’est troublant… Mais ce qui me trouble aussi, c’est que ça aille mal quand tu l’arrêtes. Les sevrages sont toujours très pénibles et peuvent être confondus avec une rechute. Peut être même que ton cerveau a été intoxiqué et a besoin de sa dose pour fonctionner normalement. C’est juste une hypothèse, je ne sais rien de ce que tu peux vivre, et je ne me permets nullement d’asséner une certitude. C’est juste une interrogation.

n°254391
Profil supprimé
Posté le 30-06-2011 à 00:34:02  answeranswer +
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myx0mat0sis a écrit :Se suicider… ou tuer.Je pense que les solutions à la dépression se présentent dès lors que l’on cesse de psychiatriser la dépression et de la traiter comme un trouble biologique. Je pense au sport, au voyage, à l’art (pratique et/ou intérêt), à la remise en question, au lien affectif, au changement de mode de vie… Je pense très sincèrement que tout ce qui réconforte, soutient, donne confiance en soi, aime, comprend, est la clé de la guérison.

Je sais que je suis un peu ridicule d’avancer tout ça. Je ne vaux rien et je ne suis pas un spécialiste. Mais au moins, ce sont des moyens profondément humains, qui restituent à l’homme sa dignité et sa dimension affective, et qui ne font aucun mal.

Tu sais si l’amour, l’amitié, le soutien , le sport, les voyages, une bonne hygiene de vie, etc, SUFFISAIENT à aller bien, tu ne crois pas qu’on se passerait tous d’antidepresseurs ??!!

Mais non voyons quand le cerveau ne fonctionne pas comme il faut malheureusmeent il faut des medicaments on n’a pas le choix !!

Oui ils peuvent donner des effets secondaires, oui il faut faire attention quand on les arrete, oui il faut faire attention aux interactions, non ce n’est pas inoffensif, mais non je ne ne crois pas un seul instant que ta vie puisse etre detruite parce que tu as pris des antidepresseurs !!

Je ne sais pas ce qui s’est passé dans ta vie mais le noeud du probleme est là ..

Tu n’as pas rencontré les bonnes personnes et tu t’es enferme dans tes certitudes et ta colere .

Tu dois reagir en consultant d’autres psychiatres, je suis sure que tu peux atre aidé ..

n°254395

Profil : Doctinaute d’argent

Posté le 30-06-2011 à 00:42:20   »>answeranswer +
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Pourquoi ne pas essayer le SEROPLEX ?

n°254397

Profil : Doctinaute d’argent

Posté le 30-06-2011 à 00:49:12   »>answeranswer +
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Prozac_Nation a écrit :Depuis que je prends des AD l’envie de picoler a complètement disparu et je ne suis plus du tout agressif.

:d  :d  :d  :d  :d  !!!!!!!!!!!!!

n°254408

Profil : Habitué

Posté le 30-06-2011 à 10:10:36   »>answeranswer +
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Non le nœud de mon problème est là.
Mes principales souffrances on été induites par la prise de médicaments (akathisie, angoisse, apathie). Depuis que j’en prends, je suis victime d’un amoindrissement et de souffrances supplémentaires. Je crois à la nocivité des médicaments parce que cette théorie (que je n’aie pas inventé) et toutes les information que j’aie pu en tirer corroborent ma propre expérience, et explique mes souffrances, contrairement aux médecins qui ne comprennent pas et ne cherchent pas à comprendre.Il n’y a malheureusement pas d’autres explication rationnelle non plus.
Et malheureusement, les dommages du cerveau sont irréversibles…Je ne critique pas les médicaments gratuitement, loin de là. C’est bien la seule cause de mon enfer. Après, je n’aie plus qu’à espérer que ça ne soit pas le cas pour trop de monde.

 

 

Et le témoignage de l’internaute « alchimix » est tout à fait clair :

 

Posté le 17-03-2015 à 09:33:54   »>answeranswer +
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Bonjour,

Ceci est juste un témoignage pour dire que, helas oui, chez certaines personnes, les antidépresseurs peuvent induire de graves problèmes de santé et des idées suicidaires. Je ne le savais pas, j’ai fais confiance à mon médecin et cela a ruiné 5 ans de ma vie.

Au départ, une déprime suite à une perte d’emploi, un divorce qui s’est très mal passé, une situation financière précaire pendant des mois… je m’adresse à un psy car j’avais besoin de soutient. J’avais des crises d’angoisse et de l’insomnie.

Je me retrouve avec du Deroxat, de l’alaprazolam et un neuroleptique à faible dose. Au début je n’ai rien senti comme amélioration de mon état général avec l’anti-dépresseur mais l’alaprazolam agissait bien sur mes angoisses, c’était déjà cela. Par contre le neuroleptique m’a plongé dans une apathie plus que profonde. Je n’avais plus envie de rien. Je ne dirigeais plus rien. Je n »était plus ni mal ni bien… juste là. Je me disais que cet état allait passer. Je retrouve un boulot, la vie reprend…monotone et ennuyeuse…mais bon je me dis que cela va passer aussi…

Au fil des mois j’ai développé d’intenses douleurs musculaires, surtout au dos et à la nuque… Je consulte un spécialiste du dos : j’ai une petite hernie discale mais qui s’est résorbée… en gros, cela n’explique pas les douleurs… Je me retrouve avec des myorelaxants à rajouter au reste, et de la kiné… Sauf que les douleurs ne passent pas. Je reste presque un an en incapacité de travail : me tenir assise sur une chaise plus de 30 minutes était une vraie galère. Le seul endroit où je pouvais gérer mes douleurs c’était couchée dans mon lit ou par terre. Je me sens très dévalorisée, n’étant plus capable d’assurer mon travail, et aussi je ne comprends rien à ce qu’il m’arrive. Je dois de surcroit abandonner mes hobbys : escrime et violon.

La tête va mieux (parait-il), le psy supprime les neuroleptiques mais change mes anti-dépresseurs : je passe de la paroxétine à la venlafaxine…mes douleurs musculaires s’amoindrissent en l’espace de quelques mois… mais je ne sais pas encore dans quel enfer je vais tomber durant 3 ans… Je passe à peu près 2 à 3 nuits sans dormir chaque semaine. J’entre dans un cycle de burn out dont je ne sors plus. Problème au travail : aux yeux de mon employeur, je suis juste une grosse paresseuse et je « joue avec les congés de maladie quand j’ai pas envie de venir travailler »… cela fait toujours plaisir à entendre… Je suis les conseils du psy : me forcer à sortir prendre l’air, voir des gens, reprendre des hobbies…

Bref, au cours d’un de ces x-ième burnout, je consulte un autre psy car mes crises d’angoisses sont revenues à tel point que je n’ose plus prendre les transports en commun… donc re-alprazolam (qui fonctionne bien) et un deuxième anti-dépresseurs avec effet sédatif à prendre le soir… et là, une vraie galère qui dure 3 mois : douleurs musculaires qui réapparaissent, importantes raideurs (nuque, dos, jambes), prise de poids (7 kg en 3 mois). Une prise de sang révèle que je suis en hyperglycémie à jeûn (alors que je n’avais aucun problème de diabète). Au repos mon rythme cardiaque est passé de 90 à 110 pulses par minutes… mon corps me fait souffrir… je ne me sens plus capable d’affronter la moindre journée. Je développe alors des pensées suicidaires et une addiction à l’alcool, je culpabilise de surcroît de n’etre plus qu’une épave. J’essaie de me dégouter de la mort en regardant des photos de cadavres sur internet et en lisant des cours de médecine légale…çà ne marche pas, je deviens fascinée par la mort qui apparaît comme la seule solution à mes problèmes… Je finis pas me jeter dans un cours d’eau pour en finir.

Bon, un type me repêche et je me retrouve à l’hosto ou mon traitement est changé. Autre antidépresseur : je ne dors… plus du tout… on me rajoute alors des hypnotiques… avec le maximum autorisé, j’arrive à dormir 4 heures par nuit…Bref, je reste 3 semaines hospitalisée car « j’ai besoin de repos »…Je comprends que je dois être docile pour sortir de là le plus vite possible. Mon salut : me débarasser des médocs car je prends conscience que tous mes problèmes sont liés à cela. De retour chez moi (et donc de nouveau en incapacité de travail), je décide d’en savoir un peu plus sur toutes ces molécules dont on m’a gavée depuis 5 ans). Mes études de biochimie (master chimie + doctorat biologie moléculaire) me permettent de comprendre pas mal de choses… Je me procure des cours de neuro-pharmacologie, des cours de psychiatrie et je fais des recherches d’articles scientifique sur Medline… Horreur. Je constate que tous mes problèmes sont dus aux médicaments… Je me retrouve avec l’impression que l’on m’a littéralement empoisonnée à mon insu. Je me sens littéralement trahie!

Je décide d’arrêter toutes ces merdes… Evidemment, on n’arrête pas du jour au lendemain. Je demande à mon psy de m’aider, je lui explique pourquoi je veux arrêter. Elle n’est pas d’accord mais accepte de supprimer l’un des deux anti-dépresseurs (le plus récent). Les symptomes de sevrage sont tellement violents que je passe 7 jours au lit : tremblements, sueurs, vomissements, diarrhée, grosses crises d’angoisses…je perds 2 kg en une semaine (efficace !)…. Pas drôle mais je me sens mieux dans ma tête ET toutes mes raideurs musculaires s’en vont… Je peux remarcher et faire du shopping sans commencer à boiter après 1 h :)

Je poursuis sur cette lancée… je lui dis que je veux arrêter l’autre anti-dépresseur car je pense qu’il est responsable de mes insomnies… Bien sûr, elle n’est pas d’accord mais me propose de réduire la dose de moitié. De nouveau, symptômes de sevrages assez violents, les mêmes que précédemment, avec des gziiit en plus derrière les yeux (comme si j’avais des décharges électriques dans le cerveau,juste derrière les yeux). Bref, pas drôle… mais je tiens et cela passe au bout de 10 jours… Moralement, je ne note aucune différence. Par contre, j’ai des « trous de mémoire »…

Je décide de me débarasser complètement de ce médoc avec l’aide du psy. Elle accepte. L’étape suivante est de diminuer la dose de moitié puis de supprimer le médicament. Oui, sauf que je dois reprendre le travail car cela fait 3 mois que je paie mon loyer à crédit… et que ce n’est pas possible de continuer le sevrage si les symptomes sont aussi violents que les fois précédentes… Je lui demande si on peut faire cela en plus « doux »… Non… il n’existe pas d’autres dosages pour ces gélules… Je replonge le nez dans des données pharmaceutiques ; je démonte une gélule et voit qu’elle est bourrée de petites billes. Comme le médicament agit sur 24h, je me dis que le principe de libération prolongée est contenu dans les billes elles-mêmes. Je compte combien de billes il y a dans 10 capsules, fait une moyenne et en déduit le nombre de billes pour 5 mg du médoc… Je vais chez mon pharmacien et lui pose plein de questions (il ne sait pas tout mais téléphone à la firme pour avoir les infos). Grâce à lui, je peux continuer mon sevrage en le gérant moi-même. Je diminue de 5 mg la dose initiale, par paliers de 4 semaines. Cela se passe bien et aujourd’hui, quand je vais chez la psy, c’est elle qui prend des notes…

Actuellement je suis toujours en sevrage (je prends toujours 20 mg de venlafaxine)
1) mes douleurs musculaires ont totalement disparus mais les raideurs sont toujours là : le violon, c’est terminé pour moi :(
2) mes insomnies ont disparus ! Quel bonheur de pouvoir dormir au moins 5 heures par nuit chaque nuit !
3) j’ai beaucoup plus d’énergie en journée (forcément puisque je dors !)
4) je me sens beaucoup mieux dans ma tête également, à part ces trous de mémoire…
5) ma glycémie est redevenue normale.
6) j’ai retrouvé mon poids normal.
7) mon rythme cardiaque est redevenu normal (75 pulses par minute au repos… au lieu de 100-115 !)
8) je ne fais plus de rétention urinaire (mais j’ai plein de calcifications dans les reins et la vessie, c que je n’avais pas avant le traitement… mon uro dit que, hélas, çà ne partira pas)
9) je ne chope plus le moindre microbe qui passe (j’étais souvent enrhumée), mon immunité est meilleure
10) ma libido est revenue (parce que c’était mort mort hein) yes ! :)

A mettre aussi sur le compte des médicaments certaines incommodités qui sont apparus en cours de traitement et qui s’arrangent maintenant :
- sécheresse de la peau (j’ai développé de l’eczéma)
- sécheresse occulaire (il me fallait des larmes artificielles dans les yeux plusieurs fois par jour ; quant au port des lentilles de contact, j’ai du tout simplement abandonner, c’était devenu impossible)
- moins de problèmes dentaires (je n’ai jamais eu autant de problème dentaire qu’en l’espace de 4 ans de traitement : dents qui cassent en mangeant, caries… j’ai lu après que cela pouvait être due aux médicaments)

Bref, franchement…

OUI je peux dire que le neuroleptiques et ces anti-dépresseurs m’ont fait vivre un vrai enfer et m’ont pourri la vie. .

OUI on peut se suicider à cause des antidépresseurs.

OUI certains effets sont irréversibles…

NON je n’aurais jamais pris ces horreurs si on m’avait expliqué les conséquences que cela pouvait avoir

OUI j’aurais arrêté bien plutôt si j’avais su que mes douleurs musculaires et tout le reste pouvaient être liées aux médicaments et je regrette vraiment de ne pas avoir compris plus tôt…

Je ne dis pas que les antidépresseurs sont à bannir… mais je pense que les médecins prescrivent sans doute trop vite des traitements qui ne sont pas justifiés pour tout le monde…y compris à des très jeunes patients ! Je pense aussi que le suivi n’est pas toujours fait correctement… Je pense aussi que les patients auraient droit à être mis au courant de certaines choses comme les effets secondaires par exemple… le patient pourrait être alors plus vigilant…

n°349892
Jean-Médoc​s

Invité

Posté le 17-03-2015 à 12:18:18  answeranswer +
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Mais va expliquer tout cela à leucoptera, il va te répondre que c’est impossible, que tous les effets indésirables des AD sont cantonnés au début du traitement, qu’ils disparaissent au bout d’un moment et qu’il ne peut pas y avoir de séquelles.

 

 

En complément, je vous invite tous à aller voir sur le site Wikipédia ce que sont et font les deux antidépresseurs cités dans ces témoignages, à savoir le Deroxat (paroxétine) et Effexor (venlafaxine) :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parox%C3%A9tine

http://fr.wikipedia.org/wiki/Venlafaxine

La dangerosité de ces médicaments est bien connue du corps médical, ce qui n’empêche pas certains psychiatres de continuer à nous bassiner avec des arguments aussi fallacieux que la plupart de ceux qui se retrouvent exposés dans l’article suivant, exclusivement consacré à la défense de l’industrie psychiatrique, si avantageuse et rentable pour tellement de monde :

 

http://www.huffingtonpost.fr/elise-soli/dangers-antidepresseurs-prescription-medecins_b_1854653.html

Médecin psychiatre et psychothérapeute

Antidépresseurs: la guerre médiatique continue!

 

Publication: 05/09/2012 07h14 CEST Mis à jour: 04/11/2012 11h12 CET

 

Les antidépresseurs, classe de médicaments traitant spécifiquement la dépression d’intensité moyenne à sévère, est en train de devenir championne toutes catégories de publications et statistiques hâtives, scientifiquement contestables, généralement récusées dans un deuxième temps, mais susceptibles de réapparaitre quelques années plus tard.

Une conséquence en est sûre : les patients présentant une dépression sont de plus en plus hésitants à accepter un traitement, convaincus par ce qu’ils ont lu, ou entendu (sur internet notamment).

Récemment, une étude INSERM- ANSM (Agence Nationale de Surveillance du Médicament) « commettait » un article expliquant une découverte : dans les premiers jours, voire le premier jour de prise de traitement, le risque d’accident de la route était augmenté (par rapport à la population générale). L’étude précisait toutefois que ce risque n’était noté que dans les premiers jours de prise du médicament. Quelle surprise pour les prescripteurs, qui expliquent que les premières prises peuvent rendre somnolents (ce qui s’efface ensuite), et recommandent à leur patient de commencer le traitement un week-end, ou durant des congés, sauf en cas de grande urgence (où l’utilisation de la voiture est exclue de fait, pour cause d’arrêt de travail indispensable).

Etrange rigueur scientifique que de comparer le risque d’accidents sous antidépresseur tout juste commencé à la population générale, au lieu de le comparer au risque d’accident chez des patients déprimés non traités! En effet, la dépression en elle-même entraine manque de concentration, lenteur, angoisse, irritabilité, insomnie, voire idées suicidaires (pour ne citer que quelques symptômes) susceptibles d’entrainer une fréquence accrue d’accidents! Il n’est d’ailleurs pas rare que des patients consultent en ayant remarqué que leur comportement au volant avait changé, en s’en inquiètent..

L’étude se termine par une étrange déclaration de Mr Lagarde:

« Ce serait une catastrophe que les patients abandonnent leur traitement parce qu’ils pensent qu’ils ne peuvent pas conduire ! »

C’est pourtant bien ce qui va arriver : il n’est pas facile d’accepter et de prendre un traitement, et ne sont retenus d’articles de ce type, en général que ce qui fait peur : « je ne veux pas prendre d’antidépresseurs parce que je dois conduire ».

Des articles « décourageants » de ce type, il y en a eu de nombreux dans le passé.

Citons « l’affaire du Prozac » (Fluoxétine), apparu dans les années 80, chef de file d’une nouvelle famille d’antidépresseurs, accusé de provoquer des suicides, voire des meurtres (affaire plaidées au pénal aux Etats Unis, et reprises en France quelques années plus tard, même si le laboratoire n’a pu être incriminé dans aucune des plaintes).

Le rapport  »ZARIFIAN », demandé en 96 par le ministère de la Santé, soulignait une surconsommation de psychotropes, amalgamant antidépresseurs, anxiolytiques et somnifères (qui posent des problèmes d’addiction, à la différence des antidépresseurs). Il opposait aussi traitement par antidépresseur et psychothérapie, alors que les deux approches sont tout à fait complémentaires, que l’urgence est d’améliorer l’humeur, et d’ensuite comprendre quel est le problème dont la dépression est un signal d’alarme.

C’est en 2003 au tour du Deroxat (Paroxétine) d’être accusé de « syndrôme de sevrage » (confondant la mauvaise tolérance à une diminution brusque du traitement, et les sevrages facteurs d’accidents – crise d’épilepsie par exemple, différés dans le temps – tels qu’on peut les voir avec les anxiolytiques ou somnifères). On sait qu’aucun antidépresseur n’entraine ni dépendance ni accoutumance. Il n’y d’ailleurs pas eu de toxicomanie aux antidépresseurs vrais répertoriée au monde. C’est pourtant devenu une croyance ancrée chez la plupart des patients…

Le Zoloft (ou sertraline), ayant fait l’objet d’études spécifiques portant sur les moins de quinze ans, a été rendu responsable d’idées suicidaires (2004 puis 2007), voire de suicides chez des jeunes gens (déprimés!), alors qu’on sait cela depuis les premiers antidépresseurs mis au point dans les années 60 : tout antidépresseur peut lever une inhibition avant d’avoir un effet antidépresseur quinze jours après environ. Les idées suicidaires existent à des degrés divers dans les dépressions moyennes à sévères. Les prescripteurs savent être très vigilants, voire hospitaliser quand les idées suicidaires sont très importantes avant tout traitement.

En 2008, un journal anglais respecté pointait l’inefficacité des antidépresseurs dans les dépressions mineures (ce que tous les prescripteurs aguerris savaient depuis longtemps). L’intensité d’une dépression s’évalue sur des critères objectifs !

Voilà maintenant que les antidépresseurs, les premiers jours où ils sont prescrits (voire, dans l’étude, le premier jour !) provoquent des accidents de la route… quid des somnifères, des antalgiques codéinés (ixprim, efferalgan codeiné etc..), infiniment plus redoutables ?

Le manque de sérieux scientifique, et l’idéologie sous tendant ces attaques sont préoccupantes, quand on sait qu’on peut estimer qu’il y aurait 7% de dépressions sévères sur un an dans la population en Europe (chiffre très probablement sous-estimé). Il existe en effet également des dépressions « masquées », avec plaintes somatiques, sans cause organique.

Les conséquences d’une dépression non traitée sont catastrophiques sur le plan professionnel, social, privé, avec des complications connues (absentéisme , chômage, désinsertion sociale, alcoolisme, conséquences sur les enfants…). La survenue, et/ou l’aggravation de nombre de maladies organiques semble favorisée par la dépression Bien évidemment, la complication la plus grave est le suicide.

A l’heure actuelle, il faut une heure de consultation ou plus pour convaincre un patient de se traiter. Avec d’autres publications du type « vous allez voir un accident », on atteindra bientôt une heure et demie, consacrée pour partie à répondre à tout ce qui a été écrit (et lu par les patients) sur le sujet. Je ne vois pas quel médecin généraliste (prescripteurs en grande majorité des psychotropes) peut consacrer un tel temps à la mise en place d’un traitement.

Aucun antidépresseur n’est une pilule miracle, il est souvent nécessaire d’associer dans un deuxième temps un accompagnement psychothérapique, ce sont des médicaments, qui, comme tous, ont éventuellement des effets secondaires. Mais ils sont efficaces, dans une très grande majorité de cas.

Le Pr Henri Loo estimait il y a plusieurs années, que seuls 5% des dépressions majeures étaient correctement traitées : en effet, seuls un tiers des patients déprimés consultent, parmi ceux-ci un tiers se voit prescrire un antidépresseur adapté. Et seuls la moitié le prennent !

Continuez à faire les antidépresseurs une cible : cette proportion chutera encore, on déplorera des suicides, véritable gâchis dans une maladie qui se soigne bien. Mais un but très discutable aura été atteint : on prescrira moins (et on n’aura donc pas à rembourser) les antidépresseurs, quel que soit le coût humain.

Il semble que la psychiatrie ne soit pas « rentable ».

Après tout, les patients pourront toujours se tourner vers les médecines parallèles, inefficaces sur la dépression.

Et non remboursées !



Antidépresseurs : d’innombrables attentats psychiatriques passés sous silence

http://philum.info/?read=7463&look=suicide

par Malika Es-Saïdi

Monday, 12 March 2007

Une mère apparemment aimante tue ses 5 enfants, avant de tenter de se suicider à son tour. Un fait-divers effroyable. L’une des premières explications avancées est interpellante : Geneviève Lhermitte était en dépression. Et qui dit dépression dit, souvent, antidépresseurs… Dans ce cas précis, comme l’enquête suit son cours, on ne connaît pas encore les détails du traitement suivi ou pas par la meurtrière. Ce qui peut nourrir la réflexion, c’est qu’il est prouvé que les antidépresseurs ont notamment pour effet secondaire de pousser une minorité de patients au suicide… voire au meurtre.

C’est en 2001, aux Etats-Unis. Un avocat, Andy Vickery, défend une famille qui attaque le géant pharmaceutique GlaxoSmith Kline (GSK). En cause : le Deroxat, l’antidépresseur vedette du laboratoire, qui serait responsable d’un triple meurtre suivi d’un suicide. Les faits avaient eu lieu en 1998. Donald Schell, alors âgé de 60 ans, tue sa femme, sa fille, ainsi que sa petite fille de 9 mois, avant de se suicider. David Healy, un chercheur et psychiatre irlandais, est appelé comme expert à étudier le dossier médical de Donald Schell. Il découvre que l’homme avait déjà eu des difficultés avec le Prozac. Le changement d’antidépresseur et l’utilisation du Deroxat pouvaient être, selon Healy, la cause du massacre. Pour étayer ces affirmations, l’avocat qui a fait appel à l’expertise du psychiatre lui demande d’enquêter sur le médicament, à l’intérieur même du laboratoire pharmaceutique. La loi américaine le permet en effet dans le cadre d’une procédure judiciaire. C’est ainsi que le psychiatre irlandais découvre plusieurs études scientifiques jamais publiées…

Une enquête judiciaire américaine révèle des études tenues cachées

Grâce à ces études, le médecin a pu démontrer que 34 expériences cliniques conduites avec le médicament Deroxat, avant sa commercialisation, faisaient apparaître que 25% des patients devenaient « très agités » pendant le traitement. Après deux semaines de débats, le jury a reconnu la responsabilité du Deroxat.

David Healy a travaillé sur de nombreux autres cas où les antidépresseurs étaient en cause. Il estime qu’une petite minorité de patients peut développer des tendances suicidaires ou meurtrières sous l’emprise des antidépresseurs, et préconise donc de mieux surveiller les malades, en particuliers durant les premiers jours de traitement (*). Selon lui, les laboratoires ne mettent pas assez en garde les médecins contre ces effets secondaires.

La firme GSK n’est pas la seule à avoir caché des résultats d’études cliniques à l’opinion publique. Le laboratoire Pfizer à New York a également fait les frais des investigations de David Healy sur un autre antidépresseur, le Zoloft, également mis en cause lors de procédures judiciaires. Les archives du laboratoire Pfizer ont révélé que la firme a tenté de minimiser certaines tentatives de suicide survenues au cours des études cliniques de ce médicament. L’avocat de la firme Pfizer a démenti ces accusations, en précisant que si « ce genre de mensonge devait être publié, les médecins auraient peur de prescrire ces médicaments et les patients auraient peur de suivre les instructions de leur médecin. »

Malgré les tentatives visant à discréditer ses recherches, David Healy n’a eu de cesse de rappeler, notamment, que les différents ministères de la Santé, la FDA (Food and Drug Administration)(**) aux USA, la MCA en Angleterre, et l’Agence du Médicament en France, sont principalement informés par les laboratoires pharmaceutiques. Les rapports consultent sur les études cliniques de ces médicaments que ces organismes sont donc préparés par les firmes elles-mêmes, lesquelles, bien entendu, peuvent se garder de fournir l’entièreté des informations dont elles disposent sur un médicament. L’enjeu est de taille puisque à la clé, il y a l’autorisation de mettre lesdits médicaments sur le marché.

On maximise les effets thérapeutiques et on minimise les effets secondaires

En Belgique, rares sont les médecins qui déclarent ouvertement leur prudence à l’égard du médicament. Philippe Hennaux, psychiatre, est une exception. Dans sa pratique privée, il dit même ne jamais prescrire de médicaments. En revanche, dans le cadre institutionnel, il se dit bien obligé de tenir compte des prescriptions drainées par les patients qui arrivent jusqu’à lui par ce biais. Mais, comme David Healy, il n’est pas hostile aux médicaments en général, ni aux antidépresseurs, en l’occurrence, dont l’utilisation peut s’avérer judicieuse. Ce qu’il dénonce, c’est un système d’information qui consiste à maximiser les effets thérapeutiques de ces médicaments et à en minimiser les effets secondaires, potentiellement dangereux. Par ailleurs, il est particulièrement scandalisé par la tendance d’une certaine presse, encouragée par les firmes pharmaceutiques elles-mêmes, à présenter la dépression comme un diagnostic valable pour tous, lorsqu’elle annonce joyeusement, par exemple : « sachez reconnaître votre dépression ». Au lieu d’attendre le diagnostic du médecin, le patient arrive en consultation chez son généraliste avec le sien, déjà établi par ses lectures. Quant à la prescription d’antidépresseurs, chacun peut se rendre compte de la facilité avec laquelle un médecin généraliste s’exécute, car ces derniers sont encore très souvent considérés comme universels et inoffensifs.

Or, le danger existe bel et bien, comme celui, même rare, du passage à l’acte violent, et parfois du suicide, voire du meurtre. C’est un fait, aujourd’hui reconnu par les scientifiques (**) : seules les firmes pharmaceutiques ont encore parfois intérêt à minimiser ces risques avérés.

Les firmes pharmaceutiques évoluent

Mais il y a des progrès, puisqu’en 2006 la FDA (Food and Drug Administration) ainsi que la firme Glaxo Smith Kline (GSK) confirmaient que les adultes déprimés de tous âges prenant de la Paroxetine, un autre antidépresseur analogue au Prozac, ont un taux de mortalité par suicide plus élevé et un taux d’idéations suicidaires –capable de provoquer des idées suicidaires- 6,4 fois plus élevé que les patients sous placebo.

Aux Etats-Unis, les récents débats ne portent d’ailleurs plus, désormais, sur la véracité de ces effets secondaires, mais sur la volonté de groupes de pression de voir figurer sur les boîtes d’antidépresseurs, une indication claire : que ce médicament peut engendrer des idées ou des actes suicidaires, voire de la violence à l’égard d’autrui. Le danger existe surtout au début du traitement, lors d’un changement de dose ou de molécule ou encore en cas d’arrêt brutal du traitement. Parler d’homicides ou de suicides fait évidemment peur, mais il est impossible de taire les cas avérés, même s’ils sont peu nombreux. C’est pourquoi l’utilisation de ces molécules devrait être suivie de très près par les médecins, et l’arrêt du traitement toujours se faire prudemment et très progressivement. En aucun cas l’antidépresseur ne peut être prescrit automatiquement, mais uniquement lorsque le rapport bénéfice-risque pour chaque patient est mesuré avec le plus grand sérieux. En est-on là en Belgique ?

(*) Le Point, 12 avril 2002 (N°1543), p.78

(**) l’administration américaine de contrôle des denrées alimentaires et des médicaments.

(***) David Healy, Andrew Herxheimer, David B. Menkes, Antidépressants and violence : Problems at the interface of medecine and law. www.plosmedicine.org, Sept 2006, Vol 3, Issue 9.


190 millions d’euros par an pour les antidépresseurs !

Ce sont surtout –mais pas uniquement- les antidépresseurs de type inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS) qui sont mis en cause pour leurs effets secondaires parfois violents. Le plus connu d’entre eux, le Prozac, représentait en 1997 un marché de plus de 86 millions d’euro en Belgique. En 2005, ce chiffre a dépassé les 118 millions d’euros, mais est en perte de vitesse par rapport à 2004 où l’INAMI et le patient avaient déboursé plus de 137 millions d’euros pour ce seul médicament…

Le coût global des antidépresseurs prescrits en Belgique en 1997 représentait déjà plus de 112 millions d’euros et a grimpé progressivement jusqu’à atteindre plus de 190 millions d’euros en 2005.

journaldumardi.be

 

http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2007-01-21/la-bete-noire-des-labos/919/0/61969

Le Point – Publié le 12/04/2002 à 04:23 – Modifié le 21/01/2007 à 04:23

La bête noire des labos

 

Par Luc Hermann

«J ‘ai mis le pied sur une pente, et je crains fort de ne plus pouvoir m’arrêter. Je suis trop impliqué » , confesse David Healy, avec un petit sourire plein d’humilité. Il n’imaginait pas qu’il deviendrait un jour le seul expert indépendant à pénétrer au coeur des secrets de l’industrie pharmaceutique. Un peu malgré lui, d’ailleurs. 47 ans, irlandais, David Healy est chercheur en psychiatrie et vit en Angleterre, où il dirige le service de psychologie de l’hôpital universitaire du pays de Galles, le plus grand campus du pays. Il y partage son temps entre ses patients, près de 300 par an, et ses recherches, consacrées aux effets secondaires des médicaments antidépresseurs, notamment le Prozac et le Zoloft. Il a ainsi mis en évidence des comportements violents ou suicidaires chez certains patients soumis à ces médicaments.

A cause de ses conclusions plutôt radicales, rares sont les médecins qui osent le soutenir. « Les gens sont très méfiants. Et en raison du pouvoir énorme de l’industrie pharmaceutique, très peu de publications se sont intéressées à mes recherches, confie-t-il. Jusqu’à ce que je reçoive un appel des Etats-Unis. » A l’autre bout de la ligne, Andy Vickery, un avocat texan. Depuis son bureau de Houston, il défend plusieurs familles américaines dont un membre s’est suicidé alors qu’il prenait des médicaments antidépresseurs. En cherchant un expert scientifique pour témoigner en faveur de ces familles, il a repéré les travaux de David Healy. Pourquoi lui, en Angleterre ? « II y a évidemment de nombreux experts ici aux Etats-Unis, qui pourraient nous aider, explique Vickery. Mais, malheureusement, soit ils n’ont pas le courage d’affronter les géants pharmaceu-tiques, soit ils sont trop liés financiè- rement aux laboratoires. Le docteur Healy, lui, est courageux et indépendant. » David Healy accepte d’aider l’avocat texan.

« Les laboratoires sont prêts à tout pour défendre leurs médicaments. Ils ont toujours gagné leurs procès contre les familles de victimes, j’en ai moi-même perdu plusieurs » , reconnaît l’avocat, avant d’ajouter : « Et puis, il y a eu cette fameuse affaire du Wyoming. » Un procès retentissant. C’était il y a presque un an, en juin 2001. Andy Vickery défend une famille qui attaque le géant pharmaceutique GlaxoSmith Kline (GSK). En cause : le Déroxat, l’antidépresseur vedette du laboratoire, qui serait responsable d’un triple meurtre suivi d’un suicide. En 1998, après avoir pris du Déroxat pendant deux jours, Donald Schell, 60 ans, tue sa femme, sa fille, puis sa petite-fille âgée de 9 mois, avant de retourner l’arme contre lui. En étudiant le dossier médical de Donald Schell, David Healy découvre que « cet homme avait déjà eu des problèmes avec le Prozac. Pour moi, le Déroxat est la cause de ce massacre » .

Pour étayer cette thèse, Andy Vickery demande à David Healy d’enquêter sur le médicament, à l’intérieur même du laboratoire. « Le docteur Healy a pu consulter les rapports internes du laboratoire concernant le Déroxat en toute légalité » , explique Vickery. C’est une subtilité de la loi américaine. Au cours de la procédure, les avocats et leurs experts peuvent avoir accès à toutes les informations. Ainsi la justice a obligé GSK à ouvrir ses archives à David Healy. C’était au siège britannique du laboratoire, dans l’Essex. « C’était assez surprenant. Il y avait plusieurs centaines de milliers de documents , se souvient David Healy. J’avais deux jours pour les compulser. Il y avait toujours auprès de moi des responsables du laboratoire pour me surveiller. » Au cours de ses recherches, au grand dam du laboratoire, David Healy trouve des documents compromettants, notamment plusieurs études scientifiques jamais publiées.

« Les découvertes du docteur Healy ont été déterminantes pour prouver que la prise de Déroxat était la cause de ces quatre morts » , affirme Vickery. Un peu intimidé, le médecin a démontré que 34 études cliniques, conduites sur le médicament Déroxat avant sa commercialisation, faisaient apparaître que 25 % des patients devenaient agités pendant le traitement. Après deux semaines de débats, le 6 juin 2001, le jury a reconnu la responsabilité du Déroxat. Pas peu fiers, Andy Vickery et David Healy sont aujourd’hui les seuls à avoir rem- porté un procès ayant trait à un antidépresseur aux Etats-Unis. L’avocat a obtenu que le laboratoire verse 6,4 millions de dollars de dédommagement à la famille.

Le laboratoire a payé

Le laboratoire avait tout d’abord fait appel de ce verdict, mais a préféré, in extremis, négocier à l’amiable. La famille a retiré sa plainte. Pour éviter une mauvaise publicité à son médicament vedette, GSK a donc cédé, mais le montant de la transaction est « secret défense ». Et GSK dément formellement les accusations de David Healy. « Le docteur Healy n’a pas vu toutes les données , affirme le docteur David Wheadon, responsable du service juridique du laboratoire. Ses attaques sont sans fondement. » Sauf que le laboratoire a accepté de payer, à la suite des découvertes du psychiatre irlandais.

David Healy estime qu’une petite minorité de patients peuvent développer des tendances suicidaires ou meurtrières sous l’emprise des antidépresseurs et préconise donc de mieux surveiller les malades, particulièrement pendant les premiers jours de traitement. Selon lui, les laboratoires ne mettent pas assez en garde les médecins contre ces effets secondaires. David Healy enquête actuellement, dans plusieurs procédures judiciaires, sur un autre antidépresseur : le Zoloft, du laboratoire américain Pfizer. Le Zoloft a dépassé les ventes de Prozac dans le monde, son chiffre d’affaires annuel s’élève à 2 milliards de dollars. En France, l’année dernière, 485 000 patients ont été traités avec du Zoloft. David Healy a ainsi pu visiter, pendant trois jours, les archives du laboratoire Pfizer à New York. « J’ai vu de nombreux documents qui ne sont pas dans le domaine public. » Il aurait ainsi découvert que Pfizer aurait tenté de minimiser certaines tentatives de suicide survenues au cours des études cliniques du Zoloft.

Confidentiel ou dangereux ?

En Australie, son expertise a permis de réduire la peine d’un condamné pour meurtre. David Hawkins, 76 ans, avait étranglé sa femme alors qu’il prenait du Zoloft. Dans son verdict, le juge australien a précisé que « toutes les preuves scientifiques tendaient à démontrer que, si le prisonnier n’avait pas pris du Zoloft, il est très peu probable qu’il aurait commis ce crime » . Une autre affaire en cours concerne le suicide d’un garçon de 13 ans dans le Kansas. Traité depuis sept jours avec du Zoloft, pour une légère dépression, Mathew Miller s’est pendu dans sa chambre.

L’expert irlandais est devenu la bête noire de l’industrie pharmaceutique. Pfizer réfute ses accusations et affirme ne rien avoir à cacher. Mais alors, pourquoi les documents trouvés par David Healy sont-ils à ce point confidentiels ? « Ce serait une tragédie de laisser le docteur Healy utiliser ces documents pour qu’il les publie et les détourne , estime Malcolm Wheeler, l’avocat de Pfizer aux Etats-Unis. Si ce genre de mensonge est publié, les médecins auront peur de prescrire ces médicaments, et les patients auront peur de suivre les instructions de leur médecin. » Pour Pfizer, les thèses du docteur Healy sont dangereuses. « Le docteur Healy a beaucoup de charme, et il en joue pendant les procès ou devant les journalistes. Mais il n’est pas crédible », ajoute l’avocat. Mais David Healy persiste : « En ce qui concerne les différents ministères de la Santé, la FDA aux Etats-Unis, la MCA en Angleterre, et l’Agence du médicament en France, mon sentiment est que les rapports qu’ils consultent sur les études cliniques de ces médicaments sont préparés par les laboratoires eux-mêmes. Et les contacts que j’ai eus ici avec le ministère, en Angleterre, me font craindre qu’il n’ait pas vu toutes les données. » Les laboratoires pharmaceutiques ont des médicaments à vendre, certes. Mais il semble donc que pour obtenir l’autorisation de les mettre sur le marché ils ne publient que les rapports qui les arrangent.

Un contrat annulé

Dans sa maison avec vue sur la mer, David Healy reste serein. Il rétorque à ses détracteurs qu’il n’est pas un militant antimédicaments. « Je prescris du Déroxat, du Zoloft ou du Prozac à certains de mes patients, je reconnais leur utilité. Mais nous avons perdu un peu de notre sagesse. De nos jours, nous voulons tous être soignés rapidement. Et l’industrie pharmaceutique capitalise sur ce besoin, avec des campagnes marketing ciblées très efficaces, par exemple pour désormais prescrire ces médicaments aux enfants. »

Entre ses expertises judiciaires, David Healy poursuit ses activités universitaires à Cardiff, au pays de Galles. Si les laboratoires pharmaceutiques tentent par tous les moyens légaux de l’écarter des actions intentées contre leurs médicaments, ils n’ont jamais fait pression directement sur lui. A l’exception peut-être de cette étrange affaire canadienne. David Healy avait accepté de diriger le département de psychiatrie de la prestigieuse université de Toronto. Il s’apprêtait à déménager avec femme et enfants. Mais, deux mois avant le départ, son contrat a été annulé. Le directeur de l’université lui reproche un de ses discours au Canada, dans lequel il disait sa conviction que le Prozac peut déclencher des pulsions suicidaires. Le laboratoire Eli Lilly, propriétaire de l’antidépresseur vedette, est le principal sponsor de l’université de Toronto. Officiellement, il n’y a aucun rapport. Mais David Healy a décidé d’attaquer l’université en justice. « Une question d’honneur » , dit-il. Il est soutenu par de nombreux scientifiques de renom, dont deux prix Nobel. Certains ne partagent pas ses idées, mais tous protestent contre la censure dont il fait l’objet

 

http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2011/01/21/violence-homicides-agressions-effets-secondaires-frequents-d.html

21/01/2011

Violence, homicides, agressions : effets secondaires de 31 médicaments tels que Champix, antidépresseurs, sédatifs / hypnotiques, Ritaline…

 

Un article paru le 15 décembre 2010 dans la revue en libre accès PLoS One (Public Library of Science) sous le titre « Prescription Drugs Associated with Reports of Violence Towards Others » (Médicaments d’ordonnance signalés pour leurs effets secondaires de violence envers autrui) rend compte d’une étude rétrospective des signalements à la pharmacovigilance des Etats-Unis (FDA : Food and Drug Administration) entre 2004 et 2009.

31 médicaments ont été mis en cause pour 1527 actes de violence : crimes, idéation meurtrière, violences sur les personnes, abus sexuel et autres actes de violence commis sur d’autres personnes.

Le médicament le plus incriminé pour de tels effets secondaires est le Champix (tartrate de varénicline), suivi de onze antidépresseurs, six sédatifs / hypnotiques et trois médicaments prescrits dans le TDAH (trouble déficit d’attention avec hyperactivité). Voir plus bas pour la liste.

 

Image tirée du site des Revolting Broadcasters: « Le Champix peut-il tuer? »

Les preuves ont été beaucoup plus faibles pour des effets secondaires de violence induits par des antipsychotiques et absentes pour les antiépileptiques, à l’exception d’un seul médicament de cette classe. Les auteurs mettent une telle différence entre le Champix et les antidépresseurs, d’une part, et les autres médicaments ayant des effets indésirables violents, d’autre part, sur le compte de l’impact des premiers sur des neurotransmetteurs : le circuit dopaminergique pour le Champix et celui sérotoninergique pour les antidépresseurs (quantité, libération, durée de présence dans les synapses, recapture…).

Les auteurs, Thomas J Moore, Joseph Glenmullen et Curt D Furberg (de l’Institute for Safe Medication Practices et plusieurs universités), n’ont aucun conflit d’intérêt et l’étude n’a pas eu de financement industriel.

 

Champix, champion toutes catégories…

L’effet secondaire qu’est l’idéation suicidaire et les tentatives de suicide a été assez bien étudié, notamment pour les antidépresseurs [et les antiépileptiques – voir article sur Pharmacritique]. Mais pas la violence envers autrui, même si elle a été évoqué dans certains cas et clairement affirmé pour ce qui est du Champix (varénicline), en association avec l’agressivité, les hallucinations, les troubles psychotiques, etc., comme on peut le lire dans le rapport de l’Institute for Safe Medical Practices. Rapport dont j’ai rendu compte sur Pharmacritique dans l’article daté du 25 mai 2008 : « Une étude détaille les effets neurologiques et cardiovasculaire du Champix, médicament d’aide au sevrage tabagique ».

Des réactions de violence grave ont été décrites aussi chez les vétérans de guerre enrôlés dans une étude sur le Champix, ou plutôt servant de cobayes, avec des résultats désastreux (voir cet article sur Pharmacritique) ; des réactions psychiatriques et neuropsychiatriques graves ont été signalés aussi par Santé Canada (agence de sécurité sanitaire, équivalent de notre AFSSAPS ; voir cet article et quelques autres de la catégorie « Tabac, sevrage tabagique, Champix) ».

 

Voici la liste des médicaments les plus incriminés dans l’article de PLoS One, avec le nombre de cas de violence envers autrui (toutes formes confondues) signalés à la FDA.

Pour faciliter la lecture et rendre l’information accessible à tout le monde, j’ai cherché les noms de marque français, lorsqu’ils existent (l’original ne mentionne que les DCI, la dénomination commune internationale, que la plupart des usagers ne connaissent pas) et les indications principales dans lesquels ils sont utilisés.

Le Champix devance les autres de très loin. (D’ailleurs, dans l’article déjà cité, l’Institue for Safe Medical Practices désignait le Champix comme étant le médicament ayant fait l’objet de la plupart de notifications d’effets secondaires).

 

Champix (tartrate de varénicline), sevrage tabagique ; 408 cas

Prozac (Fluoxétine), antidépresseur ISRS (inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine) ; 72 cas

Déroxat / Séroxat / Paxil (paroxétine), antidépresseur ISRS ; 177 cas

Amphétamines, 31 cas

Lariam (Méfloquine), antimalaria, prophylaxie du paludisme ; 10 cas

Strattera (Atomoxétine, de la classe des amphétamines), TDAH : hyperactivité ; 50 cas

Halcion (Triazolam, classe des benzodiazépines), somnifère ; 7 cas

Luvox, Floxyfral (Fluvoxamine), antidépresseur, trouble obsessionnel-compulsif) ; 5 cas

Effexor (Venlafaxine), antidépresseur ISRSN (inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline ); 85 cas,

Pristiq (Desvenlafaxine), antidépresseur ISRSN ; 8 cas

Singulair (Montélukast), traitement additif de l’asthme ; 53 cas

Zoloft (Sertraline), antidépresseur ISRS, 64 cas

Stilnox (zolpidem), somnifère ; 48 cas

Seroplex / Siprolex / Lexapro (Escitalopram oxalate), antidépresseur ISRS, trouble panique ; 31 cas

Xyrem (Sodium oxybate, dérivé du GHB), traitement de la narcolepsie ; 6 cas

Seropram (Citalopram), antidépresseur ISRS ; 34 cas

Abilify (Aripiprazole), neuroleptique antipsychotique atypique ; 23 cas

Oxycontin (Oxycodone), opioïde, douleurs intenses, en particulier cancéreuses ; 46 cas

Zyban (Bupropion), antidépresseur ISRSN et dopaminergique utilisé comme aide au sevrage tabagique ; 35 cas

Géodon, Zeldox (Ziprasidone), antipsychotyque atypique, en schizophrénie ; 19 cas

Ritaline (Méthylphénidate, de la classe des amphétamines), TDAH : hyperactivité ; 27 cas

Norset, Remeron (Mirtazapine), antidépresseur tétracyclique (à effet noradrénergique prédominant); 15 cas

Neurontin (Gabapentine), antiépileptique, traitement des douleurs neuropathiques ; 35 cas

Keppra (Lévétiracétam), antiépileptique, aussi en algologie ; 21 cas

Valium (Diazépam), benzodiazépine anxiolytique (tranquilisant), parfois anticonvulsivant ; 11 cas

Xanax (Alprazolam), benzodiazépine anxiolytique, anxiété ; 15 cas

Cymbalta (Duloxétine), antidépresseur ISRSN, dépression, douleurs neuropathiques ; 45 cas

Rivotril (Clonazépam), benzodiazépine : sédatif, hypnotique, anxiolytique et antiépileptique ; 10 cas

Interféron alpha, cytokine, traitement de certains cancers et maladies chroniques (selon les formes) ; 54 cas

Risperdal (Rispéridone), neuroleptique dit « antipsychotique atypique », en schizophrénie ; 29 cas

Seroquel (Quétiapine), neuroleptique dit « antipsychotique atypique », en schizophrénie ; 53 cas

 

Antiépileptiques et antidépresseurs problématiques, mais largement utilisés aussi en algologie, discipline décrédibilisée par la fraude de Scott Reuben

Pour d’autres effets secondaires de certains médicaments mentionnés ou non dans cette étude, reportez-vous à la liste de catégories à gauche des pages de Pharmacritique. J’aimerais rappeler ici l’avertissement récent de la FDA, inséré dans les RCP (résumé des caractéristiques du produit) portant sur le risque de suicide des médicaments antiépileptiques, dont j’ai rendu compte dans un article en date du 2 février 2008.

Il y a de quoi frémir quand on se rappelle que les antiépileptiques – mais aussi les antidépresseurs – sont largement utilisés aussi en algologie, sans qu’il y ait eu le moindre débat digne de ce nom lorsque la fraude massive de Scott Reuben a été découverte : au moins 21 des 72 études signées ou co-signées par ce médecin qui mangeait à tous les râteliers pharmaceutiques ont été partiellement ou intégralement falsifiées, afin de « démontrer » l’utilité de certains médicaments dans le traitement des douleurs post-opératoires, mais aussi neuropathiques. Cela a été qualifié de « séisme dans l’algologie », avec la possibilité que cette discipline ait été en grande partie faussée par cette fraude et les études et pratiques qui se sont basées là-dessus. Et pourtant, rien n’a changé.

Voir l’article sur Pharmacritique, daté du 13 mars 2009 : « Séisme en algologie et anesthésie : fraude scientifique majeure de Scott Reuben, financé surtout par Pfizer, concernant l’efficacité antalgique de Lyrica, Célébrex, Effexor… »

***

Il faut rappeler aussi l’autre avertissement de la FDA sur les certains effets secondaires des somnifères, tels que comportements compulsifs, incontrôlables, en plus des autres effets indésirables. Donald Light s’étonnait de ne pas voir ce type d’avertissement dans les notices européennes des médicaments, ni discutés dans les media. Le titre de son intervention peut servir de conclusion :

« Médicaments dangereux : les Européens tenus dans l’ignorance ».

Elena Pasca

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/07/02/01016-20100702ARTFIG00475-tuerie-de-pouzauges-un-antidepresseur-mis-en-cause.php

Tuerie de Pouzauges : un antidépresseur mis en cause

    • Par Flore Galaud
    • Mis à jour le 15/07/2010 à 10:44
    • Publié le 02/07/2010 à 10:43
Des gendarmes en faction devant la maison du docteur Emmanuel Bécaud, à Pouzauges, en Vendée, là où s'est déroulé la tuerie.
 

Le médecin, soupçonné d’avoir massacré le 31 mai dernier sa femme et ses 4 enfants avant de se donner la mort, pourrait avoir eu un coup de folie déclenché par un médicament.

Emmanuel Bécaud, médecin de province sans histoire, était-il en pleine possession de ses moyens au moment où il a tué sa famille ? Plus d’un mois après les faits, un nouvel élément vient relancer l’enquête sur cette tuerie survenue le 31 mai dernier à Pouzauges, petite commune de Vendée. Selon Le Parisien, les enquêteurs privilégient désormais l’hypothèse d’un antidépresseur – la sertraline – pour expliquer le coup de folie du médecin, qui a abattu sa femme et quatre enfants avant de se suicider. Une première en France.

«Nous n’avons pas trouvé trace d’autres produits dans son organisme, indique une source proche de l’enquête au quotidien. On soupçonne ce médicament d’avoir été l’étincelle qui a mis le feu aux poudres et a déclenché le massacre». La sertraline se vend le plus souvent sous la marque Zoloft. Les enquêteurs ignorent, pour l’heure, depuis combien de temps le médecin de 34 ans, «surmené» selon son entourage, prenait ce médicament. Mais le dosage était à «dose thérapeutique, et sans excès», précise la source.

Certains sujets peuvent «perdre les pédales»

L’hypothèse selon laquelle ce type de médicament peut provoquer un coup de folie a déjà été prise au sérieux dans plusieurs affaires criminelles survenues à l’étranger. En juin 2001, une cour américaine condamnait ainsi le laboratoire SmithKline Beecham, propriétaire de l’antidépresseur Deroxat, à verser 6,4 millions de dollars aux proches des victimes de Don Shell, un homme sous antidépresseur qui avait tué toute sa famille avant de se suicider dans le Wyoming. Trois ans plus tard, un tribunal australien accordait des «circonstances atténuantes» à une jeune femme qui avait tenté de tuer ses enfants avant d’essayer de mettre fin à ses jours.

D’après Guy Hugnet, ancien cadre dans l’industrie pharmaceutique auteur du livre «Antidépresseurs : mensonges sur ordonnance», ces affaires ont permis de révéler des études scientifiques qui indiquent bien que certains patients peuvent être en proie à des «agitations sévères» qui amènent à «perdre les pédales». Un phénomène appelé l’akathisie, indique-t-il au Parisien. Les antidépresseurs mis en cause sont appelés IRS (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine). Parmi eux, on trouve notamment le Zoloft , le Deroxat, le Seropram mais aussi le très célèbre Prozac. «En France (…), ils sont prescrits comme des petits pains alors que les médecins sont sous-informés des risques», estime Guy Hugnet. La France détient en effet le record du monde de prises d’antidépresseurs : 5 millions de Français avouent en consommer régulièrement.

 

http://www.lenouveleconomiste.fr/art-et-culture/psychotropes-lenquete-16776/

Psychotropes, l’enquête

 

Les Français détiennent le record mondial de leur consommation. Or, ces molécules – comme les drogues – modifient la chimie de nos neurones…

Psychotropes, l'enquête

(…)
Il est de notoriété publique que les ordonnances des médecins généralistes regorgent de ces molécules – deux, trois, et bien plus, on le verra – prescrites comme des bonbons dans le but non de traiter des maladies, mais en quelque sorte d’“améliorer l’ordinaire”. Tous les prétextes sont bons pour ingurgiter des cocktails de gélules. Dormir, se réveiller, être stimulé, moins angoissé, moins stressé, plus performant, plus en confiance, mieux concentré, moins timide, pour ne pas perdre pied, ne pas s’endormir au volant, se désinhiber, par peur de l’échec à un examen, à cause d’un chagrin d’amour, d’une rupture, d’un deuil, du chômage, de problèmes familiaux, etc.

C’est ainsi que, selon les rapports officiels, 50 % de ceux qui prennent des antidépresseurs ne sont pas dépressifs. Le constat est encore plus flagrant pour les tranquillisants et somnifères et, de plus en plus, pour les neuroleptiques, puissantes drogues dont une seule dose suffit à assommer pendant plusieurs jours un individu normalement constitué. Quelles peuvent être les répercussions de cette overdose nationale et légale sur le cerveau de millions de gens – des plus jeunes en passant par les femmes enceintes jusqu’aux vieillards – qui ne sont pas à proprement parler malades, ou qui n’ont pas bénéficié d’un diagnostic fiable ? C’est ce que j’ai cherché à savoir en explorant ce continent noir de notre pharmacopée. On a tendance à l’oublier ; pourtant, à l’instar des drogues illégales – cocaïne ou amphétamines, par exemple –, ces chères petites pilules agissent en modifiant la chimie de nos neurones. Pour le meilleur et… pour le pire !

chapitre 1
Un homme bien

Ce dimanche 30 mai 2010, jour de la Fête des mères, Bernard et Geneviève se réjouissent de recevoir leur fille Sylvie et son charmant mari, le docteur Emmanuel Bécaud, ainsi que leurs quatre petits-enfants : Eloi, 3 ans, Noé, 5 ans, Arthur, 8 ans, et Juliette, 9 ans. Tout ce petit monde turbulent va égayer leur après-midi. Les parents de Sylvie, des retraités, habitent un pavillon dans un bourg des Deux-Sèvres, à la frontière avec la Vendée.

Midi vient de sonner au clocher du village, le déjeuner est prêt, la journée s’annonce radieuse. Il ne reste plus qu’à attendre. Une bise légère caresse les fleurs du jardin. Le ciel est d’un bleu limpide. Un coup bref sonne au clocher : 12 h 30. Ils ne vont pas tarder.

La famille Bécaud habite le village de Pouzauges, à quelques kilomètres de là. Pourtant, à 13 heures, ils ne sont toujours pas arrivés. Bernard passe un coup de fil. Pas de réponse. C’est qu’ils sont en route. Une heure plus tard, même constat : aucune nouvelle de la joyeuse troupe. Cette fois, cela devient franchement inquiétant. Bernard et Geneviève font le tour des hypothèses. Un oubli ? Peu probable. Un accident sur la route ? Ils auraient été prévenus. Emmanuel retenu par une urgence ? Sylvie aurait téléphoné. Pour en avoir le cœur net, Bernard décide de se rendre sur place, à Pouzauges. Les Bécaud occupent une belle maison moderne sur une colline à la sortie du village. On la repère facilement avec son toit de tuile et son bout de façade en bois peint en rouge. Emmanuel et Sylvie, 34 et 35 ans, tous deux natifs des environs, se sont rencontrés à la faculté de médecine à Poitiers.

Ils se marient au cours de l’année 2000. Juliette arrive au monde peu après, puis Arthur. Emmanuel, lui, réalise son rêve : s’installer comme médecin de campagne non loin de la terre de son enfance. Confrontée à la pénurie de médecins, la petite commune de Montourtais lui a proposé un local que le jeune carabin a accepté. Dans la foulée, le couple fait bâtir cette belle maison. Sur place, Bernard constate que les volets du pavillon sont fermés. Bizarre, se dit-il. Apparemment, il n’y a personne. Le garage est fermé, lui aussi. Ou peuvent-ils bien être ? Un silence pesant émane de cette maison. Bernard possède un double des clés. Il hésite, puis se décide à entrer. Quelques secondes plus tard, il ressort en larmes, épouvanté, comme s’il avait vu le diable lui-même. Le pauvre homme s’empresse d’appeler les secours.

Lorsque les gendarmes poussent la porte de la maison, ils n’en croient pas leurs yeux. Une vision de cauchemar s’offre à eux. C’est d’abord Emmanuel qui est pendu à une cordelette au milieu du salon. Il porte des blessures au pied. A proximité de son corps, une bûche et un couteau ensanglanté. Puis, dans la chambre du couple, ils découvrent Sylvie baignant dans une mare de sang. Elle a été poignardée d’une dizaine de coups de couteau avant d’être égorgée. Le pire, si l’on peut dire, est à venir : un à un, les gendarmes trouvent dans les autres chambres les corps des petits, privés de vie, gisant face contre l’oreiller, le crâne fracassé par une bûche.

Des crimes d’une barbarie inouïe qui suscitent une intense émotion chez les habitants du village. Très vite, une question effleure les lèvres : qui a bien pu commettre de telles horreurs ? Xavier Pavageau, le procureur de la République de Vendée, ouvre une enquête et s’attelle à la tâche. On pense d’abord à un rôdeur psychopathe, ou encore à un fou furieux échappé d’un hôpital psychiatrique. Pourtant, il faut rapidement se rendre à l’évidence. “Aucun élément, constate le procureur, ne laisse penser à une intervention extérieure : pas d’objet disparu, ni de trace d’effraction.” De plus, la maison était verrouillée de l’intérieur. Seule certitude, “il y a eu lutte. Le désordre dans la chambre du couple atteste que Sylvie Bécaud a essayé de se défendre. Un vase brisé a été retrouvé par terre”. Elle porte des plaies aux mains, signe qu’elle a tenté de résister à son meurtrier. Mais qui ? Quand ? Et surtout, pourquoi ?

L’enquête de voisinage apporte quelques éléments de réponse. Emmanuel a été aperçu le vendredi soir vers 22h30 sortant ses poubelles. Mais, ensuite, la famille tout entière semble disparaître de la circulation. Un vrai mystère. Personne ne se souvient de les avoir vus. Deuxième indice : selon un autre voisin, les volets sont restés clos toute la journée du samedi. Or, les gendarmes ont trouvé les enfants en pyjama. Vraisemblablement, les crimes ont donc eu lieu le vendredi soir. Ce que les autopsies vont confirmer. Mais, surtout, la scène de crime va parler. Et elle impose une vérité, impen- sable, monstrueuse: le docteur Emmanuel Bécaud a lui-même massacré les êtres qu’il chérissait le plus au monde avant de mettre fin à ses jours. Dans le village, c’est la stupeur. Les habitants sont en état de choc, les proches anéantis.

“Un acte contre nature”, s’insurge aussitôt le maire, Michel Guignard, un architecte. L’élu connaît bien le docteur. Il le rencontrait régulièrement pour discuter de questions sanitaires, de l’agrandissement éventuel de son cabinet. De plus, en tant que maître d’œuvre, c’est lui qui a dessiné les plans de sa maison et surveillé les travaux. A ce titre, il a eu de longues discussions avec le couple. Que pense-t-il d’eux ? Emmanuel, dira-t-il, “c’est un homme bien, la simplicité incarnée, qui savait mettre à l’aise”. Sylvie, “une femme simple également, gentille, catholique pratiquante, très impliquée dans des associations liées à l’école dans laquelle ses enfants étaient scolarisés”.

La grande majorité des témoignages recueillis par le procureur ira dans ce sens. “Un couple uni” qui a fait “un mariage d’amour, ça se voyait à leurs yeux”. “Il adorait ses enfants.” “Il était tellement gentil, calme, posé, facile d’abord.” “Une personne extraordinaire”, confiera l’un de ses voisins. “Gentil, simple, dévoué, proche de ses patients.” Tout le contraire d’un meurtrier sanguinaire. Mais alors, comment expliquer cette folie qui semble s’être emparée de lui ?

Les enquêteurs explorent les pistes habituelles. Un problème conjugal caché derrière le vernis des conventions ? Rien ne permet de le penser. Au contraire, le couple apparaît soudé, sans problème particulier. Des ennuis financiers ? Pas davantage. L’activité professionnelle est florissante. Les enfants ? De l’avis général, ils sont équilibrés, épanouis.

Seul point noir dans ce tableau idyllique : le jeune médecin, qui se donnait corps et âme à ses patients, traversait une période de surmenage. Le maire l’avait remarqué: “Il faisait des heures à n’en plus finir. Il m’arrivait de passer devant le cabinet le soir, vers 21 heures, et de constater qu’il était toujours en consultation.” Même son de cloche du côté de la pharmacienne : “Son cabinet était toujours ouvert et il était prêt à résoudre tous les soucis des gens.” Le procureur dresse le même constat. Pour autant, explique-t-il, “le surmenage ne peut être suffisant pour expliquer un tel geste”. Il ajoute : “Nous devons découvrir l’élément déclencheur.”

En France, les tragédies familiales font environ trois cents morts par an. Elles alimentent quotidiennement la rubrique des faits divers avec des titres qui provoquent l’effroi – “Un père a poignardé ses trois enfants”, “Un homme élimine sa femme avant de tuer ses deux enfants”, “Une femme noie ses bambins et agresse son mari” – avant de sombrer dans l’oubli. Selon les statistiques, les hommes passent plus souvent à l’acte que les femmes – deux tiers des meurtriers sont des pères. Toutefois, cette violence conjugale touche tous les milieux. “La hantise de la séparation peut conduire à de l’acharnement ou à des actes irréversibles”, constate le psychiatre Roland Coutanceau. Rupture, jalousie, marasme financier… autant d’éléments déclencheurs qui permettent de s’accrocher à un minimum d’explication. Aussi atroces soient-ils, ces drames restent à l’intérieur des frontières de l’humain.

D’autres, par contre, semblent nous conduire au-delà de ces limites, directement aux portes de l’enfer. Ils restent hermétiquement fermés à l’entendement humain. En août 2005, près de Laval, en Mayenne, un homme de 51 ans massacrait sa femme et ses deux enfants dans le pavillon familial avant de se lacérer les bras, puis la nuque, et de se donner la mort. Un scénario proche de celui de Pouzauges : ni antécédent de violence, ni conflit familial, ni difficultés financières… une énigme totale.

C’est pourquoi le procureur de Vendée met tous ses espoirs dans le résultat des analyses toxicologiques. On a trouvé divers médicaments dans l’armoire à pharmacie de la maison, et jusque dans les poches du médecin : aspirine, anxiolytiques, morphine, ainsi qu’une ordonnance de paroxétine – un antidépresseur plus connu sous le nom de marque Deroxat. Mais ça ne prouve rien. Qu’un médecin ait des médicaments à portée de main, quoi de plus normal? Ont-ils un lien avec les crimes ? C’est la seule question qui vaille, et seule l’analyse toxicologique peut apporter sur ce point une preuve indiscutable.

Comme souvent en matière criminelle, les résultats se font attendre. Mais, lorsqu’ils arrivent, trois semaines plus tard, ils provoquent un double coup de théâtre. D’une part, parce qu’ils révèlent la présence insoupçonnée de la sertraline – un autre antidépresseur longtemps commercialisé sous le nom Zoloft, avant de devenir un générique. Le procureur précisera que “les doses absorbées étaient normales”. Il ajoutera : “On n’a pas trouvé trace d’un autre médicament dans le sang du médecin.” D’autre part, parce que ce même procureur orientera ses soupçons vers cette molécule, déclarant publiquement qu’“il peut y avoir un lien de causalité entre le médicament et l’acte”. C’est lui qui aurait pu déclencher un véritable ouragan dans le cerveau du jeune praticien jusqu’à le conduire à cette folie sanguinaire.

Des propos qui interpellent et suscitent le scepticisme. En effet, comment un médicament supposé soigner les gens pourrait-il pousser au crime? Question pertinente. Et d’abord, Emmanuel Bécaud était-il dépressif ? Pour certains spécialistes, “c’est une évidence car il avait beaucoup maigri”, note le docteur Alain Gérard, psychiatre. La maladie dépressive serait donc responsable de l’acte criminel.

Pourtant, cette hypothèse reste sujette à caution. Elle est intervenue a posteriori, comme pour fournir une explication rationnelle qui nous rassure. C’est souvent le cas dans ce genre d’affaires. La presse titre sur la “dépression” supposée de la personne et on tourne la page. Ce qui évite d’aller chercher plus loin. En réalité, l’entourage du médecin a davantage décrit le docteur Bécaud comme “surmené” et “surinvesti” dans son travail, plutôt qu’abattu. Depuis quelque temps, pour tenter de décompresser, il s’offrait même des plages de repos, fermant son cabinet le mercredi après-midi pour se consacrer à ses enfants et à son potager.

A vrai dire, il est plausible qu’Emmanuel Bécaud, se sentant en perte de vitesse, se soit prescrit un antidépresseur pour faire face, tenir le coup. Rien d’étonnant à cela. Des millions de Français avalent ces molécules pour les mêmes mauvaises raisons. Sans qu’un diagnostic fiable ait été posé. Selon les chiffres officiels, 50 % des prescriptions se font en effet hors indication, c’est-à-dire chez des gens non dépressifs, mais qui ressentent le besoin d’un coup de pouce. Les médecins ne sont pas épargnés, eux qui à longueur de journée voient défiler toute la misère du monde dans leur cabinet.

Pourquoi, comme le commun des mortels, n’éprouveraient-ils pas le besoin de se shooter pour tenir bon ? Selon une enquête, un grand nombre d’entre eux ont pris l’habitude de se soigner eux-mêmes, sans consulter un confrère pour établir un diagnostic. Plus de 80 % se prescrivent leur propre traitement psychotrope.

Outre la dépression, une autre thèse a été avancée pour expliquer le massacre de Pouzauges : celle du suicide altruiste. Un expert le définit comme “l’obligation imposée à quelqu’un de tuer ses proches pour les préserver d’un malheur et, ensuite, de se supprimer. La personne, dans sa pathologie, pense que la vie est trop difficile pour elle et sa famille. Et donc, elle préfère mettre fin à leur vie afin d’abréger leurs souffrances”. Chaque être humain a sa part d’ombre. On ne peut donc pas totalement exclure cette hypothèse. Pour autant, elle n’explique pas le déchaînement de violence du médecin envers des êtres qu’il chérissait tant. En revanche, cette folie destructrice apparaît comme la signature des médicaments psychotropes dans de nombreuses affaires d’homicides ou de suicides répertoriées par certains pays – Etats-Unis, Royaume-Uni, Australie, pays nordiques… –, alors qu’en France, pourtant championne du monde de la consommation par habitant, c’est l’omerta. Or, on va le voir, l’hypothèse du procureur – un lien entre l’antidépresseur et la folie criminelle du docteur Bécaud – n’a rien de farfelu. Bien au contraire !

On s’en doute, Xavier Pavageau ne lance pas une telle accusation au hasard, ni sans avoir mené son enquête sur la sertraline. Qu’a-t-il découvert? D’abord, que ce médicament appartient à une illustre famille d’antidépresseurs, apparue au début des années 1990 et dont le célèbre Prozac fut le chef de file. Ce qui signifie que la sertraline, le Prozac et les autres membres de cette famille – Deroxat, Seropram, Seroplex, pour les plus connus – possèdent des propriétés pharmacologiques communes. Sans entrer pour l’instant dans les détails, retenons qu’ils agissent de manière similaire sur le cerveau en augmentant le taux de sérotonine, un messager chimique – neurotransmetteur en langage médical – qui intervient dans les échanges entre les neurones. Propriétés qui sont à la base même de leur succès phénoménal dans le monde occidental. Les fabricants se partagent aujourd’hui un marché mondial estimé à près de 20 milliards de dollars annuel. Pour donner un ordre de comparaison, ce gâteau atteignait à peine le milliard de dollars à la fin des années 1980.

(…)

Psychotropes : l'enquête
Psychotropes : l’enquête,
Archipel Editeur
Disponible en librairie ici

Par admin

Publié le 23/11/2012



Crash de l’A320 : la thèse de l’attentat psychiatrique se confirme

Les « problèmes » décrits par l’ex-petite amie d’Andreas Lubitz correspondent bien aux effets secondaires de nombreux psychotropes.

L’enquête se poursuit sur d’éventuelles autres pistes, mais l’acte délibéré du copilote est largement privilégié comme hautement probable.

Les motifs que suggère le témoignage de son ex-petite amie évoquent un suicide à caractère bigrement égocentrique (je tue 149 personnes et détruis l’appareil que m’a confié mon employeur pour être sûr que mon suicide ne passe pas inaperçu et que mon nom reste dans l’histoire), à l’opposé des délires de la référence psychiatrique du Nouvel Obs quant à un suicide « altruiste », mais de la même veine exactement que les nombreux actes violents accompagnant les revendications de militants de l’extrême-gauche, toujours à la recherche d’une médiatisation pour se faire entendre et obtenir satisfaction.

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/03/27/crash-a320-le-copilote-voulait-que-tout-le-monde-connaisse-son-nom_1230090

Andreas Lubitz : «Tout le monde connaîtra mon nom et s’en souviendra»

 

LIBERATION avec AFP 27 mars 2015 à 20:16 (Mis à jour : 28 mars 2015 à 12:10)

 

Andreas Lubitz lors d'un marathon le 13 septembre 2009 à Hambourg
Andreas Lubitz lors d’un marathon le 13 septembre 2009 à Hambourg (Photo Foto team Mueller. AFP)
 

Selon son ex-petite amie qui témoigne ce samedi, le copilote soupçonné d’avoir provoqué délibérément le crash de l’Airbus A320 de Germanwings, était «angoissé par ses problèmes de santé».

 

Elle aurait été sa petite-amie pendant cinq mois. Maria W. une hôtesse de l’air de 26 ans, de la compagnie Germanwings, témoigne ce samedi dans les colonnes du tabloid allemand Bild. Selon elle, leur relation n’a duré que le temps de leur travail en commun sur des vols européens et n’a jamais été officielle.

Le copilote soupçonné d’avoir provoqué délibérément le crash de l’Airbus A320 de Germanwings, qui a fait 150 morts, était angoissé, selon elle, par ses «problèmes de santé», apparemment des troubles psychiatriques.

Dans son entretien au Bild, la jeune femme affirme qu’une phrase du copilote lui est «revenue en mémoire» lorsqu’elle a entendu parler du crash. Andreas Lubitz lui aurait en effet dit : «Un jour, je vais faire quelque chose qui va changer tout le système, et tout le monde connaîtra mon nom et s’en souviendra».

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Si Andreas Lubitz «a fait ça», «c’est parce qu’il a compris qu’à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d’un emploi à la Lufthansa, comme commandant de bord et comme pilote de long courrier était pratiquement impossible», affirme-t-elle. «Nous avons toujours beaucoup parlé du travail, et là, il devenait quelqu’un d’autre, il s’énervait à propos des conditions de travail», affirme l’hôtesse de l’air.

«La nuit, il criait « Nous tombons »»

«Il était capable de cacher aux autres ce qui se passait vraiment en lui», estime-t-elle, expliquant qu’il «ne parlait pas beaucoup de sa maladie, seulement qu’il suivait un traitement psychiatrique à cause de cela», affirme-t-elle, alors que vendredi, l’enquête a révélé que le copilote avait caché qu’il faisait l’objet d’un arrêt maladie le jour de l’accident.

Des documents découverts lors des perquisitions menées dans l’appartement d’Andreas Lubitz et dans la maison de ses parents à Montabaur, dans l’ouest de l’Allemagne, attestent que le copilote suivait un traitement médical. Le parquet de Düsseldorf a annoncé vendredi qu’Andreas Lubitz avait caché qu’il faisait l’objet d’un arrêt maladie le jour du drame.

La nature de la maladie n’a pas été précisée mais, selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, qui ne cite pas de source, les arrêts seraient «apparemment» signés d’un «neurologue et psychiatre».

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Maria W. explique s’être séparée de lui au bout de cinq mois «parce qu’il devenait de plus en plus clair qu’il avait un problème. Pendant les discussions, il craquait et me criait dessus (…) La nuit, il se réveillait et criait « Nous tombons »», en proie à des cauchemars, a-t-elle ajouté, dans un témoignage confortant la piste selon laquelle le jeune copilote souffrait de troubles psychiatriques.

Egalement interrogé par Bild, un pilote de Germanwings, Frank Woiton, explique avoir volé avec Andreas Lubitz : «il parlait de sa formation, disait combien il était heureux. Il disait qu’il allait bientôt voler en long courrier et devenir commandant de bord». «Il maîtrisait très bien l’appareil (…), c’est pourquoi je le laissais (parfois) seul dans le cockpit pour aller aux toilettes».

Le médecin qui a signé l’arrêt maladie n’a averti personne

Samedi matin, les journaux allemands consacrent toujours plusieurs pages à l’histoire et s’interrogent notamment sur le secret médical. Bild note que le médecin qui a signé l’arrêt maladie n’avait averti personne, notamment pas l’employeur d’Andreas Lubitz, Germanwings, en raison du secret médical, passible de sanctions s’il est rompu.

«Le cas Andreas Lubitz a déjà déclenché un débat sur la nécessité que le secret médical doit être limité pour des professions comme celle de pilote», relève le quotidien Süddeutsche Zeitung, tandis que pour Die Welt et le Berliner Zeitung, Andreas Lubitz «n’aurait jamais dû voler».

Il y a six ans, alors qu’il suivait sa formation de pilote, Andreas Lubitz avait souffert d’une grave dépression, avait révélé le quotidien Bild, sur la base de documents officiels. Le pilote, originaire de la petite ville tranquille de Montabaur, dans l’ouest de l’Allemagne, faisait depuis l’objet d’un suivi «médical particulier et régulier», selon le quotidien. Vendredi, une clinique de Düsseldorf a reconnu l’avoir reçu pour «des diagnostics», notamment le 10 mars, sans plus de précision.

Les recherches ont repris

Dans le sud-est de la France, les recherches, interrompues vendredi, ont repris samedi vers 9 heures à Seyne-les-Alpes, à une dizaine de kilomètres de la zone du crash. Au total une soixantaine de personnes, doivent se relayer sur la zone, grâce aux rotations de deux hélicoptères, selon un porte-parole de la gendarmerie.

A une quarantaine de kilomètres au sud, à Digne-les-Bains, où de nombreux journalistes français et étrangers sont présents, une cérémonie religieuse s’est déroulée ce samedi matin à la cathédrale en hommage aux victimes.

Les circonstances de l’accident ont poussé plusieurs compagnies à décréter la présence permanente de deux personnes dans le cockpit de leurs avions, déjà obligatoire pour les compagnies américaines. Vendredi, l’Agence européenne de la sécurité aérienne (Easa) a préconisé l’adoption de cette règle, destinée à éviter qu’un geste suicidaire ne détruise un appareil.

Une cérémonie nationale de deuil à la mémoire des victimes est prévue le 17 avril en la cathédrale de Cologne (ouest de l’Allemagne), a indiqué une porte-parole du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, d’où sont originaires plusieurs des victimes. La chancelière Angela Merkel y sera présente, selon la même source. Les représentants des pays frappés par la catastrophe sont également conviés.

 

 

http://www.lepoint.fr/societe/enquete-sur-le-crash-de-l-a320-d-autres-pistes-sont-a-l-etude-28-03-2015-1916654_23.php

Le Point – Publié le 28/03/2015 à 15:19

Enquête sur le crash de l’A320 : d’autres pistes sont à l’étude

L’hypothèse d’un acte délibéré d’Andreas Lubitz est privilégiée, mais l’enquête est loin d’être achevée, notamment en l’absence de la seconde boîte noire.

 

Sur les lieux du crash, les enquêteurs sont toujours à la recherche de la deuxième boîte noire.
Sur les lieux du crash, les enquêteurs sont toujours à la recherche de la deuxième boîte noire. © AFP/HO/Francis Pellier/Ministère de l’Intérieur
Crash de l'A320 : la thèse de l'attentat psychiatrique se confirme dans Attentats myad

 

(avec AFP)

 

La « personnalité » du copilote, soupçonné d’avoir provoqué volontairement le crash de l’avion de Germanwings et qui semblait souffrir de troubles psychologiques, est « une piste sérieuse », « mais pas la seule », a déclaré samedi à l’AFP un enquêteur français à Düsseldorf. « On a un certain nombre d’éléments qui nous permettent d’avancer dans cette piste, qui est présentée comme une piste sérieuse, mais qui ne peut pas être uniquement la seule », a déclaré le général Jean-Pierre Michel, sous-directeur de la police judiciaire à la direction générale de la gendarmerie nationale. Il n’écarte pas l’hypothèse d’une « faute involontaire ou une défaillance technique ». Rappelons qu’à ce jour la seconde boîte noire n’a toujours pas été retrouvée.

« L’importance de la dernière boîte noire (…), comprendre en gros ce qui s’est passé dans les dernières minutes sur les commandes de l’appareil (…), essayer de comprendre bien sûr s’il y a une action volontaire ou une faute involontaire ou une défaillance technique », a précisé Jean-Pierre Michel. Si tout milite à ce stade sur un acte délibéré du copilote, l’enquête « n’écarte pas un travail sur d’autres hypothèses », a-t-il assuré.

« Mieux comprendre l’homme qu’il est »

Jean-Pierre Michel ajoute qu’à ce stade de l’enquête, il n’y a toujours « pas d’élément particulier » dans la vie du copilote, comme une rupture amoureuse ou un problème professionnel, qui pourrait expliquer un geste volontaire pour détruire l’avion. Andreas Lubitz était en arrêt maladie le jour du vol, selon une attestation d’un médecin retrouvée à son domicile de Düsseldorf. Il semblait souffrir de problèmes psychiatriques, selon des informations recueillies par la presse allemande, notamment Bild, qui a retrouvé une ex-petite amie du copilote. « On va essayer de comprendre ce qui dans sa vie aurait pu l’amener à ce passage à l’acte », a déclaré l’enquêteur, ajoutant que la reconstitution par l’enquête de « l’environnement d’Andreas Lubitz va être extrêmement importante et il l’est déjà parce qu’il nous permet déjà de mieux comprendre l’homme qu’il est ».

Le général Michel fait partie d’une délégation de trois enquêteurs français venue à Düsseldorf pour coopérer avec les autorités allemandes. Il a expliqué qu’il s’agissait notamment de faire le lien entre les « constatations techniques » ainsi que les relevés effectués en France et les éléments sur la vie et la personnalité d’Andreas Lubitz rassemblés en Allemagne lors d’auditions et de perquisitions. « Le travail actuellement conduit par nos camarades allemands est orienté vers la compréhension de ce qui s’est passé, sur une éventuelle préméditation ou prédisposition peut-être à ce genre d’acte », a-t-il dit.



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