Amedy Coulibaly : derniers messages, dernières fêtes

 

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Les-instruction-recues-par-Coulibaly-Dormir-et-se-planquer-845593

Les instructions reçues par Coulibaly

« Dormir et se planquer »

"Dormir et se planquer"

Amedy Coulibaly a été tué par la police le 9 janvier. © AFP PHOTO / OFF
Le 14 octobre 2015 | Mise à jour le 14 octobre 2015
C.R.

 

Mardi,  BFMTV annonçait que des messages d’instructions avaient été découverts dans l’ordinateur d’Amedy Coulibaly. Ce mercredi, Europe 1 en dévoile une partie du contenu.

Les terroristes ont beau essayer de crypter leurs e-mails, certains parviennent malgré tout à se retrouver entre les mains des enquêteurs. Mardi, BMFTV révélait que des messages d’instructions avaient été découverts dans l’ordinateur d’Amedy Coulibaly, certains envoyés le 8 janvier, jour du meurtre de Clarissa Jean-Philippepolicière à Montrouge. Ce mercredi, Europe 1 dévoile le contenu d’autres messages, dont un envoyé la veille, journée tragiquement marquée par la tuerie de Charlie Hebdo. L’un des correspondants du terroriste lui demande de «dormir et de se planquer» et «d’attendre les indications pour la suite». Le lendemain, il lui est demandé d’aller «au plus facile et plus sûr» et est invité à «recommencer plusieurs fois».

Le commanditaire semble laisser Amedy Coulibaly libre de choisir sa ou ses cibles. «Peut-être grande ceinture si problème au centre. C’est toi qui vois le mieux», lui aurait-il écrit avant de lui demander d’enregistrer une vidéo et de se rapprocher de complices. «Si possible trouver et travailler avec zigoto expliquer dans vidéo que toi donner à zigoto les outils au nom de ‘d’», poursuit-il. D’après BFMTV, «zigoto» pourrait se référer aux frères Kouachi, responsables de la tuerie de Charlie Hebdo, et «D», à Daesh. Le commanditaire assurerait également à Amedy Coulibaly qu’il s’occupera de sa compagne Hayat Boumeddiene, qui a quitté la France pour la Syrie juste avant les attentats. Le message aurait été effacé à 19 heures le même jour, conformément aux instructions de l’expéditeur.

Des comptes ouverts partout dans le monde

Europe 1 révèle aussi la façon dont Amedy Coulibaly et ses interlocuteurs communiquent. D’après les informations de la radio, l’homme possédait une douzaine d’adresses mail, certaines qu’il avait en commun avec les commanditaires. Le but ? Pouvoir discuter directement via les brouillons sans avoir à envoyer de message et ainsi éviter de se faire repérer par les services de renseignement. Il aurait également ouvert des comptes sur des serveurs Internet basés dans le monde entier, notamment au Danemark, aux Etats-Unis, aux Pays-Bas ou en Turquie. Les messages d’instructions reçus au moment des attentats auraient d’ailleurs été envoyés depuis un faux compte hébergé aux Etats-Unis mais qui pourrait provenir de Syrie.

Amedy Coulibaly avait été interpellé en 2010, avec Chérif Kouachi, pour avoir participé au projet d’évasion, avec usage d’une arme et en bande organisée, de plusieurs détenus dont l’islamiste Smaïn Aït Ali Belkacem, l’un des cerveaux des attentats de 1995 qui avaient fait 30 blessés à la station RER Musée d’Orsay à Paris. Si Kouachi a été blanchi, faute de preuve, dans l’affaire du projet d’évasion, Coulibaly n’a pas eu cette chance. Parmi les éléments à charge, un lot de 240 cartouches de calibre 7.62 (la munition des kalachnikovs) avait été découvert lors de la perquisition de son domicile en 2010. Il a été tué par les forces de l’ordre en tentant de sortir armé de l’Hyper Cacher. Les attentats de Paris, commis les 7, 8 et 9 janvier dernier, ont en tout fait 17 morts.

 

http://www.europe1.fr/faits-divers/dormir-et-se-planquer-les-instructions-recues-par-coulibaly-le-jour-de-charlie-2529337

« Dormir et se planquer », les instructions reçues par Coulibaly le jour de Charlie

 

Publié à 07h57, le 14 octobre 2015, Modifié à 15h01, le 14 octobre 2015

"Dormir et se planquer", les instructions reçues par Coulibaly le jour de Charlie
© OFF TV / AFP
Par Chloé Triomphe et M.-A.B. 

Le jour même de l’attentat commis par les frères Kouachi, deux jours avant la tuerie de l’Hyper Cacher, le terroriste recevait un message lui indiquant la conduite à adopter.

 

INFO EUROPE 1 – Amedy Coulibaly, l’auteur des tueries de Montrouge et de l’Hyper Cacher de Vincennes, était bel et bien guidé dans son projet meurtrier. Le procureur de Paris avait évoqué cette possibilité en mai dernier. Aujourd’hui, selon les informations recueillies par Europe 1, les dernières expertises des ordinateurs du terroriste montrent un système de communication très sophistiqué mis en place pour échanger avec son ou ses donneurs d’ordres. Mais dans ces conversations parfois cryptées, les enquêteurs ont réussi à découvrir des mails d’instructions reçus juste avant son passage à l’acte, le jour-même de l’attentat de Charlie Hebdo, le 7 janvier.

Une douzaine de comptes mail. Selon les toutes dernières expertises des différents ordinateurs de l’auteur de la tuerie de l’Hyper Cacher, Amedy Coulibaly a utilisé des méthodes très sophistiquées pour échanger avec son ou ses donneurs d’ordres. L’homme disposait ainsi d’une douzaine d’adresses mail, dont la moitié était mutualisée avec ses interlocuteurs afin de discuter via les brouillons, sans jamais envoyer de courriel. Une façon simple et classique de passer sous les radars des services de renseignement. L’homme avait également ouvert des comptes sur des serveurs Internet basés partout dans le monde, du Danemark aux Etats-Unis en passant par les Pays-Bas et la Turquie, dans le but évident de brouiller les pistes.

« Attendre les indications pour la suite ». De nombreux messages cryptés apparaissent également sur ces appareils. Des fichiers sur lesquels les enquêteurs butent encore aujourd’hui. En revanche, dans ce qui a pu être déchiffré, les ordres apparaissent clairement. Selon nos informations, le 7 janvier, jour de l’attentat de Charlie Hebdo, un mystérieux correspondant conseille à Amedy Coulibaly de « dormir et de se planquer », « d’attendre les indications pour la suite. Le lendemain, il reçoit un nouveau message, qui lui demande d’aller « au plus facile et au plus sûre ».

Des courses de Noël ? Les enquêteurs ont également épluché les dépenses d’Amedy Coulibaly. Fin décembre, ce dernier achète des gants noirs et deux sacs de sport. Plus surprenant, les jours précédents les attaques, le terroriste se paye aussi … un lave-vaisselle et pour 2.000 euros de meubles en kit dans une célèbre enseigne suédoise. Sans oublier, le dernier IPhone et une PlayStation 4 : nous sommes alors juste avant Noël.

 

http://www.huffingtonpost.fr/2015/10/14/amedy-coulibaly-instructions-recues-etrangers_n_8291416.html

Amédy Coulibaly : les instructions retrouvées dans son ordinateur en partie dévoilées

 

Rédaction du HuffPost avec AFP
Publication: 14/10/2015 10h18 CEST Mis à jour: 14/10/2015 10h18 CEST
ATTENTATS PARIS COULIBALY

 

TERRORISME – On en sait plus sur les instructions reçues par l’auteur de l’attentat de l’Hyper Cacher. Les juges français ont d’ailleurs sollicité les autorités judiciaires américaines pour identifier la personne qui semblait donner par mail des ordres à Amédy Coulibaly au moment des attentats de Paris, a appris mardi l’AFP de source proche du dossier.

« Si possible trouver et travailler avec zigotos biens », recommande le mystérieux commanditaire du terroriste, selon le contenu d’un de ses mails du 8 janvier, détaillé mardi par BFMTV et dont l’AFP a eu connaissance. La teneur de ces échanges, partiellement révélée au début des investigations, est connue des enquêteurs depuis janvier et a permis d’écarter rapidement la thèse du « loup solitaire » au profit de celle de possibles commanditaires à l’étranger.

« Selon toutes hypothèses en cours de vérifications, Amédy Coulibaly a lui aussi reçu des instructions à l’étranger », avait déclaré en mai, au Figaro, le procureur de Paris François Molins.

Le système de la « boîte morte »

Les échanges avaient été repérés dans l’ordinateur retrouvé le 9 janvier à l’Hyper Cacher, où Amédy Coulibaly avait assassiné quatre juifs avant d’être tué dans l’assaut des forces de l’ordre. Le tueur et son interlocuteur échangeaient via le service de messagerie « netcourrier », créant quatre adresses le 1er janvier, a précisé la source proche du dossier.

Chacun disposant des codes, les messages n’étaient pas envoyés, chacun consultant les brouillons avant de les écraser, selon le système de la « boîte morte ». Le 8 janvier à 17H21, soit au lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo commise par les frères Kouachi et quelques heures après qu’une policière municipale avait été tuée par Amédy Coulibaly à Montrouge, un message est rédigé. Il sera mis à la poubelle deux heures plus tard par Coulibaly, détaille à l’AFP la source proche du dossier qui évoque un « message très opérationnel ».

« Aller au plus facile »

« Pas possible amis, travailler tout seul, préférence au premier truc prévu », écrit l’interlocuteur. « Aller au plus facile et plus sûr et plus nombre pour recommencer plusieurs fois », poursuit-il, ajoutant la possibilité d’agir en « grande ceinture si problème au centre ». Il recommande d’ »expliquer dans vidéo que toi donner à zigoto les outils ». Dans une vidéo de revendication mise en ligne le 11 janvier, Amédy Coulibaly expliquera avoir fourni des armes aux deux frères. Selon Europe 1, son interlocuteur lui recommande le jour de l’attaque contre Charlie Hebdo « de dormir se planquer » et « d’attendre les indications pour la suite ».

L’auteur du message semble être à l’étranger, puisqu’il lui demande « si possible » de « parler de ce qui se passe ici en particulier ». Et en effet, Amédy Coulibaly a bien évoqué dans sa vidéo de revendication la situation en Syrie. Un porte-parole d’Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) avait revendiqué le 9 janvier la tuerie de Charlie Hebdo. L’interlocuteur de Coulibaly donne enfin la marche à suivre pour utiliser une nouvelle adresse mail.

Elle a été créée quelques heures plus tôt ce 8 janvier à 12H25. Cette nouvelle adresse est celle d’une messagerie éditée par une société située en Pennsylvanie, dans l’est des Etats-Unis, précise la source proche du dossier. C’est pour cette nouvelle adresse que les enquêteurs français ont demandé dès le 29 janvier l’aide des Américains, selon cette source. « L’homme avait également ouvert des comptes sur des serveurs Internet basés partout dans le monde, du Danemark aux Etats-Unis en passant par les Pays-Bas et la Turquie, dans le but évident de brouiller les pistes », indique ce mercredi Europe 1.

La France a demandé le 25 juin aux États-Unis de leur transmettre « l’ensemble des informations utiles » sur ce compte, ouvertures de session, carnet d’adresses, contenu des boîtes… Une requête dont ils ont souligné « l’urgence », selon la source qui précise que l’interlocuteur d’Amédy Coulibaly n’a pour l’heure pas été identifié.

Lire aussi :

• Deux complices de Sid Ahmed Ghlam interpellés en Seine-Saint-Denis

• Au cœur de la pensée apocalyptique de Daech

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/charlie-hebdo/20151013.OBS7535/travailler-seul-aller-au-plus-facile-les-mysterieuses-consignes-recues-par-coulibaly.html

« Travailler seul, aller au plus facile » : les mystérieuses consignes reçues par Coulibaly

L' Obs

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Publié le 13-10-2015 à 16h59

Un mail retrouvé dans l’ordinateur du djihadiste montre qu’Amedy Coulibaly n’a pas agi seul, même s’il semblait disposer d’une certaine marge de manœuvre.

 

Amedy Coulibaly revendique l'attaque de l'Hyper Cacher dans une vidéo publiée de façon posthume sur les sites djihadistes. (Uncredited/AP/SIPA)Amedy Coulibaly revendique l’attaque de l’Hyper Cacher dans une vidéo publiée de façon posthume sur les sites djihadistes. (Uncredited/AP/SIPA)

 

Le message est écrit dans un français approximatif, comme issu d’une traduction automatique. Truffé de noms de code, formulé de telle façon à ne pas attirer l’attention des mouchards électroniques. Pour autant, il livre de précieux renseignements sur la préparation de l’attaque de l’Hyper Cacher par Amedy Coulibaly, le 9 janvier dernier. Ou plutôt des confirmations : dès le mois de mai, le procureur de Paris François Molins indiquait que le djihadiste français pouvait avoir reçu des ordres de l’étranger avant de passer à l’acte, à la manière d’un Sid Ahmed Ghlam téléguidé depuis la zone irako-syrienne.

Le contenu d’un mail retrouvé dans la mémoire de l’ordinateur personnel d’Amedy Coulibaly, révélé ce mardi 13 octobre par BFMTV et dont plusieurs médias ont eu confirmation, est explicite en la matière. Le message, qui transite par une messagerie basée aux Etats-Unis, est daté du 8 janvier à 17h21 : le matin-même, Coulibaly a abattu une policière à Montrouge. Le lendemain, il attaquera l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, où il trouvera la mort après avoir tué quatre clients de sang froid.

« Trouver et travailler avec Zigoto »

Le commanditaire de l’attaque semble donner des conseils plutôt que des ordres à Coulibaly, lui laissant toute liberté pour choisir sa cible. Seul impératif : privilégier un site non protégé – Paris est déjà en alerte attentats après l’attaque de « Charlie » – , et qui accueille le maximum de public, dans la capitale ou sa proche banlieue. Le fait de s’en prendre spécifiquement à des juifs n’est pas mentionné dans le message :

Travailler tout seul. Aller au plus facile et plus sûr et plus nombre. Peut-être grande ceinture si problème au centre. C’est toi qui vois le mieux. »

 

L’auteur du message invite par ailleurs Coulibaly à « recommencer plusieurs fois ».

Si possible trouver et travailler avec zigoto. Expliquer dans vidéo que toi donner à zigoto les outils au nom de d. »

 

Selon BFMTV, Zigoto pourrait être un nom de code pour les frères Kouachi, auteurs de l’attaque de « Charlie Hebdo » la veille et alors en cavale. « D » pourrait dès lors être l’initiale de Daech.

L’auteur du message évoque aussi la question de la vidéo de revendication de l’attaque : sur des images publiées sur internet dans les jours qui suivent, Amedy Coulibaly expliquera avoir agi en parallèle de l’attentat contre « Charlie Hebdo« , en fournissant des armes aux frères Kouachi, et exprimera son allégeance au groupe Etat islamique… quand Chérif Kouachi, lui, avait dit agir au nom d’Aqpa (Al-Qaida dans la péninsule arabique). Synchronisation des attaques ou tentative de récupération entre djihadistes concurrents ?

L’exfiltration de sa compagne en récompense

Dans un paragraphe tout aussi sibyllin, l’auteur du message semble aborder l’après-attentat.

Ecrire lettre, dire moi charger de ta gadgie [argot pour 'femme', NDLR] et demander ce que tu veux (maison, voiture) comme ça reste avec nous sans problème. »

 

Manifestement, l’individu évoque l’exfiltration de la compagne d’Amedy Coulibaly, Hayat Boumeddiene, qui a fui vers la Syrie une poignée de jours avant les attentats de Paris. Comme une récompense à l’acte qu’il s’apprête à commettre en leur nom, le commanditaire offre à Amedy Coulibaly de prendre personnellement en charge le confort matériel de sa compagne.

Selon les autorités turques, la jeune fille de 27 ans, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la justice française, aurait franchi la frontière turco-syrienne le 8 janvier… soit précisément le jour de rédaction du message.

L’auteur du message demande à Coulibaly de supprimer le mail après lecture. Celui-ci s’exécute vers 19 heures. Le lendemain à 13 heures, il pénètre dans la supérette juive en pleine veille de Shabbat, porteur d’une Kalachnikov, de quatre armes de poing et de quinze bâtons d’explosifs.

Timothée Vilars

 

http://www.ledauphine.com/faits-divers/2015/03/09/amedy-coulibaly-et-les-freres-kouachi-etaient-a-annecy

Que faisaient à Annecy les Kouachi, Coulibaly et Boumédienne ?

 

L’entrée de l’hôpital d’Annecy où auraient été vus les terroristes. Malheureusement, les images de la vidéosurveillance de l’hôpital ne sont conservées qu’une semaine.  Photo Le DL/Norbert FALCO

L’entrée de l’hôpital d’Annecy où auraient été vus les terroristes. Malheureusement, les images de la vidéosurveillance de l’hôpital ne sont conservées qu’une semaine. Photo Le DL/Norbert FALCO
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L’entrée de l’hôpital d’Annecy où auraient été vus les terroristes. Malheureusement, les images de la vidéosurveillance de l’hôpital ne sont conservées qu’une semaine.  Photo Le DL/Norbert FALCO
Hayat Boumédienne, la compagne d’Amedy Coulibaly. Photos DR
Les frères Kouachi.

 

Fin décembre, quelques jours avant les attentats de Paris, un témoin, hôtesse d’accueil du centre hospitalier, affirme avoir vu les frères Kouachi, Amedy Coulibaly et Hayat Boumédienne à Annecy.

 

Deux hypothèses pourraient expliquer leur présence à Annecy.

Si le département était leur destination, ils auraient pu chercher à se rencontrer ou s’entraîner. Comme le centre de la France, où les Kouachi et le couple Coulibaly s’étaient entraînés au maniement des armes, la Haute-Savoie regorge de sites discrets et peu fréquentés.

Ils auraient aussi pu venir rencontrer d’éventuels contacts locaux, plusieurs foyers de radicalisation étant sous la surveillance des forces de l’ordre haut-savoyardes. Mourad Farès, un des principaux recruteurs d’apprentis djihadistes pour la Syrie, arrêté en septembre dernier en Turquie, est ainsi originaire de Thonon-le-Bains.

Seconde hypothèse, les quatre complices auraient pu traverser le département en cherchant à préparer la fuite d’Hayat Boumédienne en Syrie par la route, via la Suisse ou l’Italie. L’arrêt à l’hôpital pourrait s’expliquer par la grossesse de la jeune fille.

Avec l’aide d’au moins deux complices, celle-ci a finalement quitté la France pour la Turquie quelques jours plus tard, le 2 janvier (cinq jours avant les attentats), via Madrid.

La direction de l’hôpital d’Annecy s’est refusée à tout commentaire, se retranchant derrière la procédure judiciaire et le secret médical.

Par Stéphane BOUCHET | Publié le 10/03/2015 à 06:08 Vu 43334 fois

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2015/01/14/2028585-mohamed-belhoucine-un-ex-albigeois-proche-des-terroristes.html

Mohamed Belhoucine, un ex-Albigeois proche des terroristes

 

Publié le 14/01/2015 à 07:39

Attentats de Paris – L’enquête

 

Mehdi Belhoucine  passant la douane à l'aéroport turc d'Istanbul le 2 janvier avec Hayat Boumeddiene./Capture d'écran.

Mehdi Belhoucine passant la douane à l’aéroport turc d’Istanbul le 2 janvier avec Hayat Boumeddiene./Capture d’écran.

Amedy Coulibaly : derniers messages, dernières fêtes dans Attentats zoom

Épouse du terroriste Amedy Coulibaly, Hayat Boumeddiene a débarqué le 2 janvier à l’aéroport d’Istanbul en Turquie en compagnie de Mehdi Belhoucine, 23 ans. Déjà condamné, son frère aîné Mohamed est un ancien élève ingénieur d’Albi.

Une nouvelle fois, Albi est citée, mais ce coup-ci indirectement, dans une affaire de djihadisme.

La Turquie vient de révéler qu’Hayat Boumeddiene était passée par son territoire, avant de se rendre probablement en Syrie où elle se trouverait. Hayat Boumeddiene, 26 ans, est devenue «la femme la plus recherchée de France». Elle est l’épouse d’Amedy Coulibaly, qui a tué cinq personnes la semaine dernière à Paris, une policière municipale et quatre autres lors de la prise d’otages de l’Hyper casher ; le couple est proche aussi des frères Kouachi auteurs de l’attentat terroriste contre Charlie Hebdo, qui a fait douze morts mercredi dernier.

Une chaîne de télévision turque a diffusé lundi une vidéo de la caméra de surveillance, montrant le passage d’Hayat Boumeddiene à la douane, le 2 janvier à l’aéroport Sabiha-Gökçen d’Istanbul, c’est-à-dire avant les attaques à Paris. La tête ceinte par un foulard, la jeune femme est accompagnée par un jeune homme portant un sac-à-dos et aux cheveux longs attachés. Il s’agirait de Mehdi Sabry Belhoucine, 23 ans, selon le quotidien turc Yeni Safak.

Son grand frère, Mohamed Belhoucine, 28 ans, est un ancien élève de l’école des mines d’Albi. Un lien avec Albi qui ramène loin en arrière. C’est en 2006 que ce jeune de Bondy (Seine-Saint-Denis) avait réussi le concours difficile puis intégré l’école d’ingénieurs albigeoise. Boursier, il n’y était resté que deux ans et n’en a jamais été diplômé. «Il n’avait pas le niveau et après avoir redoublé la première année , il a quitté l’école en juin 2009. Il a préféré se réorienter plutôt que d’attendre une décision d’exclusion inéluctable», indique l’école des mines, qui n’a plus eu de nouvelles.

Embauché pour faire du soutien scolaire par la mairie d’Aulnay-sous-Bois, Mohamed Belhoucine est arrêté en mai 2010 pour sa participation à la «filière afghane», qui aidait des combattants à partir en Afghanistan et au Pakistan. Le 11 juillet 2014, le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis. Son cadet Mehdi, dont il est question aujourd’hui, avait été entendu lors de l’enquête, mais rien n’avait été retenu contre lui.

Mohamed Belhoucine avait raconté au tribunal son parcours de «cyber-djihadiste». À son arrivée à Albi, où l’ancien élève-ingénieur logeait dans une des résidences étudiantes de l’école des mines, jusque-là bon élève – «premier d’une fratrie de quatre à intégrer une école d’ingénieurs»-, Mohamed se serait senti mal à l’aise, ne connaissant personne dans la ville. Ses résultats s’en seraient ressentis. Lui qui n’était auparavant «pas spécialement intéressé par la religion», a tué le temps en fréquentant des sites islamistes. Il a fini par y prendre une participation active sur internet, traduisant notamment des vidéos. Marié et père de famille, il affirmait s’être détaché de l’islamisme radical et n’avoir jamais eu l’intention de partir faire le djihad.

Lui peut-être. Mehdi, alors étudiant en mécanique électronique à la faculté de Jussieu, avait selon une dépêche AFP rendant compte du procès de son aîné déclaré le 16 mai 2010 aux enquêteurs se sentir «particulièrement concerné par la situation» en Afghanistan, en Irak mais aussi en Palestine, en Somalie et en Tchétchénie. «J’ai pensé à me rendre dans l’un de ces pays mais pas forcément pour prendre les armes dans un premier temps. L’idée pour moi serait d’être la` avec eux, de les aider, peut-être sous forme d’aide humanitaire et peut-être que, poussé, je pourrais être amené à prendre les armes.» Est-ce ce qui explique la présence à l’aéroport de Mehdi Belhoucine au côté d’Hayat Boumeddiene, qu’il est suspecté d’avoir aidée à partir ? Quel lien a-t-il avec les Coulibaly? Que savait-il du projet terroriste en préparation à Paris? La vidéo turque est en tous cas la preuve qu’ils se connaissaient et de l’existence d’une mouvance aux multiples ramifications.

Alain-Marc Delbouys

 

http://www.lepoint.fr/societe/mort-en-syrie-d-un-complice-d-amedy-coulibaly-06-08-2015-1955170_23.php

Mort en Syrie d’un complice d’Amedy Coulibaly

 

INFO LE POINT.FR. Mehdi Belhoucine, 24 ans, avait rejoint Daesh accompagné de Hayat Boumeddiene, l’épouse du tueur de l’Hyper Cacher.

 

Par

Publié le 06/08/2015 à 12:22 – Modifié le 07/08/2015 à 12:47 | Le Point.fr
Hayat Boumeddiene à l'aéroport d'Istanbul le 2 janvier. Mehdi Belhoucine l'avait aidée à rejoindre les zones contrôlées par l'EI en Syrie.
Hayat Boumeddiene à l’aéroport d’Istanbul le 2 janvier. Mehdi Belhoucine l’avait aidée à rejoindre les zones contrôlées par l’EI en Syrie.AFP PHOTO / IHLAS NEWS AGENCY / TURKEY OUT©STR

 

Cent vingt-six Français ont trouvé la mort en Syrie, principalement aux côtés des djihadistes d’Al-Qaïda et de l’organisation État islamique. À ce décompte, arrêté début juillet par le ministère de l’Intérieur, pourrait bien s’ajouter le décès de Mehdi Belhoucine, originaire d’Aulnay-sous-Bois, qui aurait succombé à ses blessures consécutives à une explosion. Il aurait contracté une septicémie.

Comme son frère aîné Mohamed – déjà condamné et également en Syrie avec femme et enfant –, le jeune djihadiste était connu pour ses convictions radicales. Il avait escorté Hayat Boumeddiene, 27 ans, mariée religieusement, mais non civilement, à Amedy Coulibaly lorsqu’elle a quitté l’Hexagone pour Istanbul via Madrid le 2 janvier, soit cinq jours avant que les frères Kouachi et son « mari » coordonnent leurs actions mortifères contre la rédaction de Charlie Hebdo à Paris et le magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes. La jeune femme était enceinte d’Amedy Coulibaly. Elle a vraisemblablement accouché depuis.

800 jeunes Français combattants de l’EI

Avant de se lancer dans une carrière de djihadiste, Mehdi Belhoucine était étudiant en génie mécanique et avait été un temps employé par la mairie d’Aulnay-sous-Bois comme animateur socio-culturel.

Selon les services de renseignements, près de 800 jeunes Français se trouveraient entre l’Irak et la Syrie, dont 500 dans des zones de combat. Selon nos informations, entre 80 et 100 militants radicalisés font également l’objet d’une stricte surveillance en France. Ils sont susceptibles de passer à l’acte d’un jour à l’autre.



Un message d’un commanditaire d’Amedy Coulibaly exhumé par les enquêteurs

Curieusement, l’auteur de ce message s’exprime dans le même genre de « français » que certains de mes commentateurs de blog du 26 mars 2012 au 10 avril 2012 sur mon blog « Un petit coucou » sur la plateforme de blogs « OverBlog ».

Il s’agissait de mes harceleurs de la bande de Cyprien LURAGHI et de leurs complices brestois, comprenant comme toujours Josette BRENTERCH du NPA de Brest.

Selon l’un de mes commentateurs, la gendarmerie de Brest aurait été concernée.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/10/13/01016-20151013ARTFIG00112-les-enqueteurs-auraient-retrouve-un-mail-du-commanditaire-de-coulibaly.php

Les enquêteurs auraient retrouvé un mail du commanditaire de Coulibaly

    • Par lefigaro.fr
    • Mis à jour le 13/10/2015 à 11:33
    • Publié le 13/10/2015 à 11:10
«Si possible trouver et travailler avec Zigoto, expliquer dans vidéo que toi donner à Zigoto les outils au nom de ‘‘d''», préconise le mail adressé à Amedy Coulibaly.
 

Selon BFM-TV, un e-mail d’instructions a été retrouvé dans l’ordinateur de l’auteur de l’attentat de l’Hyper Cacher. Le message lui conseille « d’aller au plus simple et plus sûr et de recommencer plusieurs fois ». Le rédacteur du courriel serait sans doute basé en Syrie.

«Selon toute hypothèse, Amedy Coulibaly a reçu des instructions depuis l’étranger», déclarait en mai le procureur de Paris, François Molins. Selon BFM-TV, les enquêteurs auraient effectivement retrouvé dans l’ordinateur de l’auteur de l’attentat de l’Hyper Cacher un mail d’instructions émanant probablement d’un correspondant basé en Syrie.

Rédigé dans un français approximatif, le courriel a été envoyé le 8 janvier 2015 à 17h21, quelques heures après l’assassinat d’une policière de Montrouge par Amedy Coulibaly, et au lendemain de l’attaque des frères Kouachi contre Charlie Hebdo. Le mail conseille au terroriste de «travailler tout seul», «aller au plus facile et plus sûr» et à «recommencer plusieurs fois». Sur le choix de la cible, le commanditaire laisse carte blanche: «Peut-être grande ceinture si problème au centre. C’est toi qui vois le mieux». Le jour suivant la réception de ce message, Amedy Coulibaly fera irruption dans l’Hyper Casher de la Porte de Vincennes, tuera quatre personnes avant d’être abattu par la police.

Un faux compte qui transite par les États-Unis

Le commanditaire enjoint aussi à Amedy Coulibaly de se rapprocher de complices – les frères Kouachi ne sont pas nommés explicitement et de faire une vidéo. «Si possible trouver et travailler avec zigoto expliquer dans vidéo que toi donner à zigoto les outils au nom de ‘‘d »», préconise la missive. BFM-TV s’interroge: cette initiale «D» est-il un nom de code pour Daech. Dans une vidéo posthume, Amedy Coulibaly revendiquera ses actes au nom de l’État islamique et affirmera avoir financé les frères Kouachi.

Le commanditaire semble aussi faire allusion à la compagne d’Amedy Coulibaly, Hayat Boumeddiene, qui est passée en Syrie quelques jours avant les attentats. Le commanditaire assure qu’il la prendra en charge. Comme demandé dans le message, Amedy Coulibaly a effacé le courriel une heure et demie après sa réception.

Remonter la trace du rédacteur du message n’est pas aisé. L’expéditeur qui est probablement basé en Syrie et a pris soin de n’employer aucun mot qui aurait pu alerter les renseignements français, a utilisé un faux compte qui transite par une messagerie basée aux États-Unis. La justice française a demandé l’aide de Washington.

La rédaction vous conseille :

 

Voilà quatre articles de mon blog « Un petit coucou » chez OverBlog où se trouvent rassemblés des commentaires de mes harceleurs dont certains s’exprimaient dans un style semblable tout en me parlant de djihad dans la foulée de l’affaire Merah :

 

2012-03-29 Des Brestois surveillaient mes écrits anonymes sur le site Rue89 en 2008 - Un petit coucou

 

2012-04-02 Hallucinante attaque mafieuse contre le Petit Coucou - Un petit coucou

 

2012-04-04 Quand les barjes s'excitent sur les mots Secret Défense - Un petit coucou

 

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Brest fait l’actualité du jour pour sa mosquée Sunna

Hum… encore des singes et des porcs au menu…

Naturellement, l’extrême-gauche locale a défendu son imam anti-musique.

Comment aurait-il pu en être autrement alors que dans les années 1970, ses professeurs se plaisaient déjà à montrer du doigt pour « élitisme » supposé de leurs parents, à dénigrer et filer la honte devant tous leurs camarades de classe pour les dissuader de poursuivre dans cette voie ceux de leurs élèves qui fréquentaient l’Ecole Nationale de Musique de Brest ?

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/10/10/97001-20151010FILWWW00097-brest-une-manifestation-pour-exiger-la-fermeture-d-une-mosquee.php

Brest: une manifestation pour exiger la fermeture d’une mosquée

    • Par Le Figaro.fr avec AFP
    • Mis à jour le 10/10/2015 à 15:53
    • Publié le 10/10/2015 à 15:49

Environ 150 personnes, selon la police, ont manifesté aujourd’hui à Brest pour exiger la fermeture de la mosquée Sunna, un des deux lieux de culte musulman de Brest, dont l’imam fait l’objet de controverses depuis plusieurs semaines. Deux organisations appelaient au rassemblement, le mouvement nationaliste ADSAV (parti du peuple breton) et Résistance républicaine, un « mouvement anti-islamisation », selon une de ses responsables.

Une contre-manifestation à l’appel de l’extrême gauche a réuni une centaine de personnes, selon la police. Les deux rassemblements se sont retrouvés face-à-face dans une ambiance tendue, échangeant slogans et insultes, mais un cordon de CRS et de policiers a empêché tout contact entre les groupes opposés.

L’imam de la mosquée Sunna, Rachid Abou Houdeyfa, fait l’objet depuis plusieurs semaines de polémiques et de controverses après la diffusion sur internet d’un prêche abordant la question de la musique dans le Coran. L’imam affirmait devant des enfants que « Allah n’aime pas la musique parce que c’est le diable qui l’aime », ajoutant que « ceux qui chantent, le prophète dit qu’ils seront engloutis sous la terre, transformés en singes ou en porcs ».

« Nous assistons à un endoctrinement des enfants, comme dans des sectes, le préfet et le procureur doivent réagir », a affirmé lors d’une prise de parole Ronan Le Gall, porte-parole d’ADSAV, appelant à « fermer les mosquées salafistes ». Dans un tract, les contre-manifestants affirmaient « ne pas cautionner les propos de l’imam », mais se positionner « contre l’instrumentalisation raciste et islamophobe qui en est faite » .

Face à de nombreuses réactions, l’imam avait publié un communiqué sur son site internet, affirmant que ses « propos concernant la transformation portaient sur une métaphore » et n’étaient « pas à prendre au premier degré ». Il ajoutait également que cette vidéo « datait d’un peu moins de deux ans, et que si j’étais amené à traiter le même sujet aujourd’hui, je ne l’aurais pas abordé de la même manière ».

Interrogé le 30 septembre sur l’antenne de France Bleu Breizh Izel, Anouar Kbibech, nouveau président du Conseil français du culte musulman, avait jugé « ahurissant » le fait de tenir de tels propos devant des enfants, ajoutant que cette affaire « posait la question de l’habilitation des imams en France ».



Des Rafale français « délivrent » des bombes en Syrie

L’Armée de l’Air française avait débuté ses interventions en Syrie il y a un mois, les 8 et 9 septembre 2015, par des missions de reconnaissance annoncées seulement la veille par le chef de l’Etat.

Elle a frappé des positions de Daech en Syrie une première fois le 27 septembre 2015, et une seconde fois cette nuit.

« Des Rafale français ont délivré des bombes sur ce camp d’entraînement et les objectifs ont été atteints. Je remercie et félicite les pilotes français pour cette opération », a déclaré ce matin sur Europe 1 le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

On ne largue plus des bombes, on les délivre comme des messages.

Rappelons cet autre message récemment délivré par la Cour d’Appel de Paris :

 

http://actualitesdudroit.lamy.fr/Accueil/Articles/tabid/88/articleType/ArticleView/articleId/126882/Premiere-application-de-la-loi-Loppsi-2-.aspx

 

Un éditeur et trois journalistes étaient les premiers à être poursuivis en justice en vertu de la loi « Loppsi 2 »  sur la sécurité intérieure promulguée en mars 2011.Ils ont été condamnés chacun à 2.000 euros d’amende avec sursis par la Cour d’appel de Paris, le 17 septembre.

On rappellera que ce texte punit de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende « la révélation de toute information qui pourrait conduire, directement ou indirectement, à la découverte de l’identité (…) d’un agent des services spécialisés de renseignement ».
Dans son arrêt, la Cour d’appel a relaxé les journalistes et l’éditeur pour quatre des cinq agents cités considérant que « seule l’appartenance au service » de l’un d’entre eux n’avait en réalité jamais « été précédemment divulguée« .

Pour la Cour, « le souci des auteurs de dénoncer les conditions, selon eux, contraires aux règles acceptables de recrutement de ce fonctionnaire en raison de ses liens familiaux avec une personne condamnée à plusieurs reprises, ne peut justifier, par ce seul motif (…) de divulguer la fonction qu’il exerce au sein d’un service de renseignement« .

Lionel Costes
CA Paris, 17 sept. 2015
21/09/2015

 

 

http://www.europe1.fr/politique/le-drian-la-france-a-frappe-daech-en-syrie-cette-nuit-2526911

Le Drian : « la France a frappé Daech en Syrie cette nuit »

Publié à 08h20, le 09 octobre 2015, Modifié à 09h41, le 09 octobre 2015

Par L.H. 

Le ministre de la Défense a annoncé une deuxième frappe française, vendredi sur Europe 1.

 

INTERVIEW – Pour la deuxième fois, l’aviation française a mené une frappe sur le territoire syrien. « La France a frappé Daech en Syrie cette nuit, à Raqqa. Ce n’est pas la première fois, ce n’est pas la dernière fois », a annoncé Jean-Yves Le Drian, vendredi sur Europe 1. « Nous avons frappé parce que nous savons qu’il y a en Syrie, en particulier dans les environs de Raqqa, des centres de combattants étrangers dont la mission n’est pas d’aller combattre pour Daech sur le Levant, mais de venir en France, en Europe, pour commettre des attentats », a expliqué le ministre de la Défense au micro de Jean-Pierre Elkabbach.

« Des Rafale français ont délivré des bombes sur ce camp d’entraînement et les objectifs ont été atteints. Je remercie et félicite les pilotes français pour cette opération », a poursuivi Jean-Yves Le Drian. « Il y avait deux Rafale frappeurs plus des Rafale d’accompagnement », a-t-il précisé.

« 80 à 90% » des actions militaires russes « ne visent pas Daech ». Interrogé sur l’intervention de l’armée russe en Syrie, Jean-Yves Le Drian a estimé que  »80 à 90% » des actions militaires russes « ne visent pas Daech. Elles visent en priorité la sécurité de Bachar al-Assad ». Une déclaration qui va dans le sens des affirmations de Washington cette semaine.

« C’est Daech notre adversaire principal ». Le groupe Etat islamique ou Bachar al-Assad, qui est le plus grand ennemi de la France ? « La menace pour la France, c’est Daech », a tranché Jean-Yves Le Drian. « C’est en Syrie que s’organisent potentiellement des attentats, que s’organise la formation de combattants étrangers dont la mission est de venir nous frapper ici ». « Bachar, c’est l’ennemi de son peuple depuis longtemps », a ajouté le ministre. « Bachar est le point de départ du chaos. Bachar a éliminé 250.000 Syriens. Bachar assassine son peuple », a-t-il énuméré. Toutefois, « nous estimons que c’est Daech notre adversaire principal », a-t-il martelé.

« Ne pas faire de victimes collatérales ». Les frappes en Syrie risquent-elles de provoquer des victimes civiles ? « Daech s’est organisé de telle sorte que des enfants, des femmes, des civils soient en première ligne. Les responsables se cachent dans des écoles, des mosquées, des hôpitaux, ce qui rend l’action de la coalition en Irak et l’action de la France et d’autres partenaires en Syrie difficile, parce que nous ne souhaitons pas faire de victimes collatérales », a admis Jean-Yves Le Drian. « Nous sommes donc très exigeants sur les cibles que nous avons l’intention de viser, en étant en même temps très exigeants sur la nécessité de combattre Daech ».

L’interview intégrale de Jean-Yves Le Drian :

Sur le même sujet

http://www.avionslegendaires.net/2015/09/actu/france-intervient-enfin-syrie/

La France intervient (enfin) en Syrie

7 septembre 2015

Des Rafale français

 

C’est désormais officiel, le Président de la République François Hollande l’a annoncé lors de sa traditionnelle conférence de presse : l’Armée de l’Air va procéder à des vols de reconnaissance au-dessus du territoire syrien, afin de repérer des positions armées du groupe terroriste Daech. Ces vols devront préfigurer de futures frappes aériennes menées par nos aviateurs.

François Hollande a par ailleurs annoncé que les premiers de ces vols de reconnaissance auront lieu dès ce mardi 8 septembre 2015. On ignore cependant s’ils seront le fait de drones de reconnaissance ou d’avions de combat. Il est à signaler que les Dassault Mirage 2000D et Rafale B/ C déployés dans la région sont totalement adaptés à ce type de missions. Le fameux Dassault Atlantique 2 de la Marine Nationale pourrait lui aussi être mis à contribution.

Cependant on peut « parier » que ces reconnaissances aériennes seront réalisées par des chasseurs, les équipages de l’Armée de l’Air ayant démontré leur très grand professionnalisme dans ce type de vols beaucoup plus risqués qu’il n’y parait de prime abord. Au-dessus de l’Irak les premiers vols réalisés par nos aviateurs voici un an étaient déjà des missions de renseignement. La reconnaissance armée est même devenue une spécialité des hommes et des femmes évoluant sur Rafale, eux qui ont la possibilité ainsi de frapper d’éventuelles cibles dites d’opportunités au moyen de leurs bombes à guidage laser et/ou GPS.

Dans le même temps le Président de la République a exclu l’envoi de troupes françaises sur les sols irakiens et syriens, refusant je cite de « transformer une opération en force d’occupation ». Il ne devrait donc pas à priori y avoir de sitôt d’hélicoptères de transport et de manœuvres aux couleurs de l’Armée de l’Air et de l’ALAT dans la région. Bien entendu les déclarations du Chef de l’État n’impliquent pas une éventuelle participation des équipages du GAM-56 Vaucluse. Il n’est en effet pas à exclure la possibilité que des barbouzes soient déjà présentes dans la région. Vous me l’accorderez c’est là un tout autre débat.

Avec ce nouveau front qui s’ouvre pour nos pilotes et équipages la BAP, la très discrète Base Aérienne Projetée en Jordanie prend tout son sens. Elle pourrait dans les prochaines semaines monter en puissance, et ne plus uniquement servir au profit des Mirage 2000D de l’Armée de l’Air.

Cette décision présidentielle française d’élargir l’opération Chammal au théâtre syrien démontre bien que la France a dans son ensemble pris conscience du drame humain (et humanitaire) né de l’implantation progressive de cet autoproclamé État Islamique. Celui-ci met en effet en péril non seulement la stabilité régionale du Proche Orient mais aussi celle de l’Europe au travers de la fameuse crise des migrants qui se joue actuellement en Méditerranée. Hors les services de renseignement des différents pays européens, mais aussi de nos alliés nord-américains, ont clairement établis depuis plusieurs mois que la Syrie est aussi (et surtout) l’une des principales bases arrières pour le terrorisme djihadiste.

Photo © Armée de l’Air

 

http://www.avionslegendaires.net/2015/09/actu/survols-francais-de-syrie-senchainent/

Les survols français de la Syrie s’enchaînent

10 septembre 2015

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Depuis la décision présidentielle d’engager la force Chammal dans des opérations au-dessus du territoire syrien les opérations se multiplient. Entre ce mardi 8 et ce mercredi 9 septembre 2015 pas moins de deux missions de reconnaissance aérienne ont été réalisé par les équipages français afin de localiser les positions des troupes ennemies. Si la première a été particulièrement médiatisée la seconde le fut beaucoup moins.

Ce mardi 8 septembre 2015 donc deux avions de combat Dassault Rafale appartenant à l’Armée de l’Air ont réalisé le premier survol opérationnel de la Syrie par des aéronefs de la force Chammal. Partis de la base émiratie les chasseurs omnirôles français ont pu réaliser leur mission grâce au soutien d’un de nos ravitailleurs en vol Boeing C-135FR.

Les images et informations collectées par les équipages des biréacteurs permettront d’élaborer des schémas d’engagement et de définir les futures cibles des frappes aériennes de la coalition internationale contre l’autoproclamé État Islamique.

Le lendemain, mercredi 9 septembre, c’est l’avion de patrouille maritime Dassault ATL-2 de la Marine Nationale qui a lui aussi pour la première fois atteint l’espace aérien syrien. Grâce à ses puissants capteurs le biturbopropulseur français a pu repérer les positions de Daech, et là aussi préparer au mieux les frappes à venir des avions de combat français, mais aussi étrangers.

Si ces vols sont encore des opérations de reconnaissance il ne faut se faire d’illusions les missions de frappes aériennes contre les positions syriennes de Daech viendront très vite. En effet on imagine mal que les tergiversations françaises sur la nécessité ou non d’intervenir en Syrie ne concernent que du renseignement. D’autant que l’Armée de l’Air ne semble pas avoir détachée dans la région de drone, ce sont donc uniquement les chasseurs et l’Atlantique 2 qui remplissent cette mission. Les bombes à guidage laser ne devraient donc pas tarder à être larguées.

Photo © ministère de la défense.

 

http://www.lepoint.fr/monde/premieres-frappes-francaises-en-syrie-les-reactions-politiques-27-09-2015-1968471_24.php

Premières frappes françaises en Syrie : les réactions politiques

 

Alors que Marine Le Pen critique le « temps perdu » par le gouvernement français, François Fillon juge que les frappes « n’auront pas d’effets significatifs ».

 

Source AFP

Publié le 27/09/2015 à 14:17 – Modifié le 27/09/2015 à 18:24 | Le Point.fr
Deux avions Rafale, Photo d'illustration.
Deux avions Rafale, Photo d’illustration.©-

 

L’annonce des premières frappes aériennes françaises en Syrie contre le groupe État islamique a été faite dimanche matin par l’Élysée alors que le président François Hollande est à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU.

Manuel Valls a déclaré dimanche, lors d’un déplacement dans la Drôme, que les récentes frappes aériennes de la France en Syrie visaient les « sanctuaires de Daesh où sont formés ceux qui s’en prennent à la France », ajoutant que cette action serait poursuivie « autant que nécessaire ». Dans une brève intervention devant la presse, à son arrivée à une Fête de la rose à Bourg-de-Péage, le Premier ministre a affirmé : « Nous frappons Daesh en Syrie, car cette organisation terroriste prépare les attentats vers la France depuis la Syrie, depuis ces sanctuaires. »

« Nous agissons donc en légitime défense », conformément à l’article 51 de la charte des Nations unies, a-t-il fait valoir, mais aussi « de manière autonome, en fonction de nos objectifs, en lien avec nos alliés », notamment américains. Sans préciser quand exactement ces frappes avaient eu lieu, le Premier ministre a ajouté qu’il fallait aussi « faire en sorte de trouver une solution diplomatique, politique (en Syrie, NDLR) sur la base d’une transition avec des éléments modérés de l’opposition et avec des éléments du régime de Bachar el-Assad pour permettre à la Syrie de retrouver la paix ».

« Des décisions encore plus importantes »

Le président du MoDem, François Bayrou, a exprimé dimanche sa « solidarité » après les frappes françaises en Syrie en estimant qu’il y aura « des décisions encore plus importantes à prendre ». « Ce terrorisme-là, cette volonté d’écraser tout ce qu’il y a de divers, d’humain, de libre, mérite en effet que nous unissions nos forces contre ces exactions », a lancé le président du MoDem en commençant son discours de clôture des universités de rentrée du parti centriste à Guidel (Morbihan).

« Cela exige une double solidarité, entre nations et forces qui veulent réduire le pire du pire, et solidarité à l’intérieur de notre pays entre les sensibilités différentes qui animent le débat démocratique français », a-t-il fait valoir devant plusieurs centaines de militants du MoDem. « Cette solidarité, je crois qu’elle ne devra pas s’arrêter à de seules frappes aériennes, il y aura un jour des décisions encore plus importantes à prendre », a souligné M. Bayrou.

Quant à l’ancien Premier ministre François Fillon, il a assuré dimanche sur BFM TV que « c’est mieux d’aller frapper Daesh que de ne rien faire », jugeant toutefois qu’il s’agit de frappes « qui n’auront pas d’effets significatifs » sur le groupe État islamique et qu’il s’agit d’ »un acte symbolique de la France ».

« Que de temps perdu »

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a critiqué dimanche le « temps perdu » par le gouvernement français dans la gestion de la crise syrienne et a appelé la communauté internationale à « se mettre autour de la table » avec la Russie et le gouvernement de Bachar el-Assad. « Je ne vais sûrement pas lui accorder un satisfecit, pour une raison simple, c’est que de temps perdu« , a répondu Marine Le Pen, interrogée lors de l’émission Le Grand Jury RTL/Le Figaro/ LCI sur les premiers bombardements français en Syrie. « Dès le début, le Front national a réclamé qu’en accord avec le gouvernement syrien on puisse intervenir en Syrie, car c’est en Syrie que Daesh développait son organisation logistique ». « On a perdu des années très précieuses », a-t-elle poursuivi.

Selon la présidente du FN, « il faut maintenant se mettre autour de la table et avoir une action qu’on aurait dû avoir il y a plusieurs années. Mettre autour de la table la Russie, le gouvernement de Bachar « l-Assad, car on ne peut pas intervenir sur le territoire syrien sans, bien entendu, coordonner ses efforts avec (ce) gouvernement ». « La responsabilité d’un politique, c’est de déterminer quel est le moindre mal. Le moindre mal, c’est Bachar el-Assad. Le grand danger gigantesque pour la France, pour le monde, c’est le développement de Daesh », a-t-elle insisté.

Marine Le Pen a réaffirmé ne pas être « pour une intervention au sol », faute pour la France d’en avoir les « capacités ». « Il faut demander au gouvernement syrien ce dont il a besoin. Il faut se mettre autour d’une table avec les états-majors militaires pour savoir quel pays doit apporter quoi, dans quelles circonstances. La réalité, c’est qu’aujourd’hui les États-Unis, la Russie sont en discussion sur ces opérations militaires et que la France apparaît complètement isolée dans son refus de discuter avec Bachar, avec la Russie », a-t-elle estimé.

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/09/28/frappes-en-syrie-la-france-veut-peser-dans-la-bataille-diplomatique_4774562_3218.html

Paris revendique sa place sur le front de Syrie

 

LE MONDE | 28.09.2015 à 06h49 • Mis à jour le 28.09.2015 à 14h27 | Par Yves-Michel Riols et Bastien Bonnefous (New York, envoyés spéciaux)

François Hollande après ses déclarations sur l’intervention française en Syrie, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, dimanche 27 septembre.

 

C’est une opération qui tombe à point nommé. L’annonce des premières frappes aériennes françaises en Syrie, dimanche 27 septembre, ne doit rien au hasard. Elles sont intervenues à la veille de l’ouverture, lundi, à New York, de l’Assemblée générale de l’ONU, qui sera dominée par le retour en force de la Russie sur le devant de la scène diplomatique à la faveur de l’aggravation de la crise syrienne.

 

Lire notre décryptage : L’intervention militaire française en Syrie décryptée en 5 points

Alors que le président russe, Vladimir Poutine, monopolise l’attention depuis le renforcement de la présence militaire de Moscou, la France a voulu signifier qu’elle compte aussi peser et jouer sa partition dans les tractations en cours sur l’avenir de la Syrie. Le calendrier des frappes n’est pas « fortuit », souligne un proche du président Hollande. « C’est le moment d’envoyer un message et de montrer la volonté française d’agir en Syrie », poursuit cet interlocuteur.

Quelques heures après l’annonce de cette opération, François Hollande a précisé, dimanche, au siège de l’ONU, que l’aviation française avait frappé un camp d’entraînement de l’Etat islamique (EI) proche de Deir ez-Zor, dans l’est de la Syrie, qui menaçait « la sécurité de notre pays ». Cette intervention, conduite par sept avions dont cinq Rafale, visait à « protéger notre territoire », a indiqué M. Hollande. Ce raid a « atteint son objectif » en détruisant la « totalité du camp » d’entraînement, a-t-il affirmé, en ajoutant que « d’autres frappes pourraient avoir lieu dans les prochaines semaines si nécessaire ». Selon des informations du Monde, l’opération a été lancée en fin de semaine, et la campagne, comme l’a indiqué le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, vise également des cibles à Rakka, le fief de l’EI en Syrie.

Lire aussi : Frappes en Syrie : une opération militaire menée « en coordination », selon l’Elysée

François Hollande avait posé les jalons de cette opération, le 7 septembre, en dévoilant que la France comptait mener des frappes en Syrie, alors qu’elle ne participait jusque-là qu’aux raids contre l’EI en Irak, dans le cadre de la coalition internationale mise en place en septembre 2014 sous l’égide des Etats-Unis. Lorsque le président américain, Barack Obama, avait annoncé en 2014, lors de la dernière Assemblée générale de l’ONU, que Washington avait décidé d’étendre les frappes de la coalition à la Syrie, la France avait alors refusé d’y participer, estimant que de telles actions ne conduisent, in fine, qu’à renforcer le pouvoir du dirigeant syrien, Bachar Al-Assad.

Des avions Rafale de l'armée française en vol lors d'une opération en Syrie le 27 septembre 2015.

 

« Légitime défense »

Si la France s’y associe désormais, a expliqué dimanche M. Hollande, c’est pour mener « des actions militaires ciblées qui doivent à chaque fois nous permettre de prévenir un certain nombre d’actes qui pourraient être commis dans notre pays ». C’est donc au nom de la « légitime défense » que la France a consenti à infléchir sa position. « On ne fait pas une révolution copernicienne, on prend acte d’une situation », décrypte un diplomate, en soulignant que l’objectif prôné par Paris demeure toujours le même : le départ de Bachar Al-Assad.

Dans la foulée de l’annonce des frappes françaises en Syrie, François Hollande s’est entretenu pendant une demi-heure avec son homologue iranien, Hassan Rohani, dont le pays est, avec la Russie, le principal parrain du régime syrien. L’atmosphère était cordiale, mais chacun a campé sur ses positions. Le président Hollande a souligné à son hôte que l’Iran pourrait jouer un rôle de « facilitateur » dans la crise syrienne, tout en rappelant que la France jugeait « impossible » de mettre autour de la même table « Assad et les opposants qui se battent contre lui ».

Frappes françaises en Syrie.

 

En fin de journée, le président Rohani a clairement fait comprendre que la priorité de l’Iran était ailleurs. « Je pense qu’aujourd’hui tout le monde a accepté que le président Assad devait rester [au pouvoir] afin de combattre les terroristes », a-t-il déclaré sur CNN. « En Syrie, notre premier objectif est de combattre les terroristes et de les défaire, et nous n’avons pas d’autre solution que de renforcer l’autorité centrale et le gouvernement comme les principaux centres de pouvoir », a-t-il insisté.

Camouflet pour le président Obama

C’est aussi le message que compte adresser, lundi, le président russe à la tribune de l’ONU. A la veille de son intervention, la chaîne américaine CBS a diffusé, dimanche soir, un entretien réalisé quelques jours plus tôt avec M. Poutine dans lequel il affirme vouloir mettre en place une « plate-forme commune pour une action collective contre les terroristes » de l’EI.

Lire aussi : Poutine appelle à une alliance avec Assad contre l’Etat islamique

Les prémices d’un tel projet ont été dévoilées, dimanche, avec l’annonce par les autorités irakiennes de la création d’une cellule de coordination du renseignement sur l’EI entre la Russie, l’Iran, la Syrie et l’Irak. C’est un camouflet pour le président Obama, car Bagdad n’a visiblement pas prévenu Washington, qui a aussitôt déploré cette initiative. « Si la Russie veut s’appuyer sur Bachar pour lutter contre l’EI, ce n’est pas notre analyse », a, pour sa part, constaté un diplomate français.

Dans cet entretien à CBS, M. Poutine n’a d’ailleurs pas dit un mot sur un processus politique en Syrie et a qualifié le pouvoir de M. Assad de « légitime ». S’il s’en tient à cette position lors de sa rencontre avec Barack Obama, lundi à New York, il n’y a pas grand-chose à attendre d’un échange dont serait exclu le principal obstacle mis en avant par les Occidentaux à un règlement du conflit : le sort du président syrien.

Yves-Michel Riols
Journaliste au Monde



Attentats de Paris : bientôt neuf mois d’enquête

Le point sur l’enquête aujourd’hui, avec Le Journal du Dimanche, Le Monde et Le Soir.

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Attentats-de-Paris-Ou-en-est-on-dans-l-enquete-sur-Amedy-Coulibaly-753617

Où en est-on dans l’enquête sur Amédy Coulibaly?

L’enquête sur l’attaque de l’Hypercacher de la porte de Vincennes suit son cours. Un homme soupçonné de complicité avec le terroriste Amédy Coulibaly a été libéré en juin, tandis que la compagne gendarme d’un autre complice, actuellement écroué, vient d’être révoquée. Le point sur l’affaire. 

Le 8 janvier, au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo qui a fait douze morts, Amédy  Coulibaly abat froidement une policière de 26 ans, Clarissa Jean-Philippe, et blesse un agent municipal à Montrouge au sud de Paris. Le 9 janvier, l’homme de 32 ans, originaire de Grigny prend en otages les clients et employés de l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes à Paris. Il en tue quatre, tous juifs, avant d’être abattu par le Raid.

Lire aussi : Le patron de la BRI raconte l’assaut contre Coulibaly dans l’Hyper Cacher

Le parquet de Paris a ouvert le 20 janvier une information judiciaire pour assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, transport d’armes et financement du terrorisme. De nombreuses zones d’ombre subsistent et sa compagne, soupçonnée d’être en Syrie, reste introuvable. Le JDD.fr fait le point sur cette enquête tentaculaire.

Un homme suspecté de complicité libéré

A ce jour, sept personnes ont été mises en examen et placés en détention provisoire dans le cadre de l’enquête sur Amédy Coulibaly. Ils sont tous  soupçonnés d’avoir apporté une aide « logistique » au terroriste et sont poursuivis pour  »association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme ».

Selon Le Parisien, l’un d’entre eux, Tonino G. a été discrètement libéré en juin dernier et placé sous contrôle judiciaire. Il reste poursuivi pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. « Son absence de casier judiciaire, sa constance dans ses déclarations et, plus généralement, sa faible implication présumée dans la préparation de l’attaque de l’Hyper Cacher ont fait pencher la balance en faveur d’un placement sous contrôle judiciaire », a fait savoir une source proche du dossier. Le jeune homme était notamment présent lors de l’achat de la voiture dont s’est servi Amédy Coulibaly pour se rendre porte de Vincennes. Il a aussi fourni sa carte d’identité à un ami proche de Coulibaly lors de l’achat de bombes lacrymogènes, retrouvées en perquisition au domicile du terroriste.

Les autres restent écroués

Les autres personnes mises en examen ont pour certains un profil de petits délinquants. Quelques uns sont originaires de Grigny (Essonne), comme Coulibaly, ou l’ont côtoyé en détention. Armes ou véhicules, tous sont soupçonnés d’avoir apporté un « soutien logistique » au tueur. Tous nient avoir été au courant des projets d’attaques. Parmi eux ressortent deux noms : Amar R. et Ali P. Ce dernier, âgé de 30 ans, a fréquenté Coulibaly jusqu’aux heures précédant les attentats. Les enquêteurs pensent qu’ils se sont retrouvés dans la nuit du 6 au 7 janvier à Montrouge, peu après que Coulibaly a rencontré Chérif Kouachi à Gennevilliers. Ali Polat apparaît aussi comme le relais de Coulibaly en Belgique, où ce dernier a pu acheter une partie de son arsenal. Le 9 janvier, il se rend outre quiévrain réclamer de l’argent à un homme qu’il a mis en contact avec Coulibaly. Puis il s’envole à Beyrouth. Son passeport montre que le 17 janvier, il a été stoppé par les autorités libanaises au poste-frontière syrien de Masnaa. Il revient en France, puis repart pour un bref aller-retour en Thaïlande, à Phuket. En garde à vue, il a condamné les attentats et attribue ses déplacements à la « panique ».

Amar R. a vu Coulibaly le 5, puis le 6 janvier au soir, à Gentilly (Val-de-Marne). Entre septembre et le 6 janvier, ils avaient échangé plus de 600 SMS. Plusieurs fois mis en cause pour des faits de droit commun, ce trentenaire ne revendique qu’une relation « amicale » avec Coulibaly, rencontré en détention en 2010. Il réfute toute relation d’affaires et dit n’avoir rien su de ses projets. Il est connu des services de renseignement pour être proche des milieux islamistes

La compagne gendarme d’un proche de Coulibaly révoquée

La compagne d’Amar R. est une femme gendarme en poste au fort de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Cette dernière, suspendue en février dernier, a été révoquée comme a indiqué la gendarmerie nationale cette semaine. La décision lui a été notifiée le 21 septembre dernier. Elle est soupçonnée d’avoir apporté, notamment, des lettres à son ami écroué depuis la fin janvier. Le Canard enchaîné, qui avait révélé la liaison, a précisé qu’Amar R. avait pu entrer dans la caserne de Rosny et que sa compagne gendarme s’était convertie à l’islam il y a quelques années.

Lire aussi : Quand le complice d’Amédy Coulibaly avait une liaison avec… une gendarme

Hayat Boumedienne toujours introuvable

Mariée religieusement à Amédy Coulibaly, Hayat Boumedienne, 27 ans, est introuvable depuis début janvier et fait l’objet d’un mandat d’arrêt. Elle est soupçonnée d’avoir rejoint la Syrie, via la Turquie, quelques jours avant les attaques, accompagnée des frères Mohamed et Mehdi Belhoucine, dont le premier a été condamné pour sa participation à une filière djihadiste. Selon Le Point, son frère Mehdi serait mort en Syrie. Il aurait succombé à ses blessures consécutives à une explosion, contractant une septicémie.

L’hebdomadaire précise aussi que la compagne d’Amédy Coulibaly, enceinte du terroriste, a vraisemblablement accouché.  En février dernier, le magazine francophone de l’Etat islamique dit l’avoir interviewée. Hayat Boumeddiene, nommée « la soeur » ou « l’épouse » dans le papier, y  affirme ressentir « un soulagement » d’avoir rejoint les territoires contrôlés par l’Etat islamique. En avril, elle a à nouveau refait surface appelant sa famille. Selon RTL, elle a parlé à ses frères et soeurs pendant « plusieurs minutes », assurant par ailleurs ne pas être impliquée dans les attentats de Paris. Elle déclare aussi qu’elle ignorait les agissements de son compagnon. Selon elle, ce dernier lui avait demandé de rejoindre la Syrie, une semaine avant les attentats, lui affirmant qu’il la retrouverait bientôt.

Les liens entre Coulibaly et les frères  Kouachi

Amédy Coulibaly et Chérif Kouachi se connaissaient depuis une dizaine d’années. Tous deux ont été détenus à Fleury-Mérogis pendant environ cinq mois en 2006. Coulibaly reconnaîtra avoir connu Kouachi à ce moment-là. Quatre ans plus tard, des enquêteurs chargés de surveillances dans le cadre du projet d’évasion de Smaïn Ait Ali Belkacem, l’auteur de l’attentat du RER C en octobre 1995, condamné en 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité, les repèrent. Ils rendent visite ensemble à Djamel Beghal, islamiste radical condamné pour un projet d’attentat contre l’ambassade des Etats-Unis. L’épouse de Chérif Kouachi a dit avoir connu Coulibaly et Hayat Boumeddiene, en février 2010, quelques mois avant l’interpellation de Coulibaly dans l’affaire Aït Ali Belkacem pour laquelle il a été condamné à cinq ans de prison en 2013.

Lire aussi : Amédy Coulibaly, un petit caïd aux méthodes ultraviolentes

Fin novembre-début décembre 2014, Coulibaly et Boumeddiene passent à l’appartement des Kouachi à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Le soir du 6 janvier, Kouachi et Coulibaly échangent des SMS. Chérif Kouachi quitte brièvement son appartement, probablement pour retrouver Coulibaly, présent sur les lieux selon son téléphone portable. Le lendemain matin, Cherif Kouachi envoie un SMS à Coulibaly, vraisemblablement pour lui signifier qu’il se dirige vers Charlie Hebdo avec son frère Saïd.

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Les commanditaires de l’attaque

Dans une vidéo posthume postée au surlendemain de l’attentat contre l’Hypercacher, Amédy Coulibaly se revendique de l’Etat islamique et dit avoir synchronisé son action avec celle des frères Kouachi.  »Selon toute hypothèse en cours de vérification, Amédy Coulibaly a (…) reçu des instructions depuis l’étranger« , déclarait en mai le procureur de Paris, François Molins. Des liens peuvent-ils être établis avec la zone irako-syrienne sous contrôle de l’organisation djihadiste Etat islamique?

Le mystère du joggeur de Fontenay-aux-Roses

Le 7 janvier au soir un joggeur a été grièvement blessé par balles  alors qu’il courait sur la coulée verte de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). Les enquêteurs ont un temps estimé que le trentenaire avait été atteint par des coups de feu tirés par Amédy Coulibaly qui s’entraînait à la veille de sa première attaque.

Le joggeur a plusieurs fois modifié la description de son agresseur. Dans la foulée de son hospitalisation, il a décrit un homme de 1,80 m, puis a parlé de 1,70 m lors de sa première audition. Pour lui, le tireur était trapu, âgé de plus de 30 ans et plutôt de type nord-africain et non africain ou antillais. Plus tard, il dit avoir reconnu Amar Ramdani, suspectés d’être un complice du terroriste et actuellement écroué, qui n’est pas trapu et mesure 1,80 m. Les enquêteurs restent prudents.

E.C. – leJDD.fr

jeudi 01 octobre 2015

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/09/10/les-juges-demandent-la-levee-du-secret-defense-sur-la-surveillance-des-auteurs-des-attentats-de-janvier_4751840_1653578.html

Kouachi, Coulibaly : les juges demandent la levée du secret-défense sur leur surveillance

 

LE MONDE | 10.09.2015 à 16h26 • Mis à jour le 11.09.2015 à 10h58 | Par Matthieu Suc

La police à Reims, le 8 janvier, au lendemain de l'attentat contre "Charlie Hebdo".

Les trois juges d’instruction en charge du dossier des attentats de janvier ont demandé la levée du secret-défense de tous les actes d’enquête effectués par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sur les frères Chérif et Saïd Kouachi et Amedy Coulibaly avant que ceux-ci ne commettent les tueries de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’Hyper Cacher.

 

Dans une requête adressée le vendredi 3 juillet au ministre de l’intérieur, les magistrats réclament, comme le prévoit l’article L. 2312-4 du code de la défense, « la déclassification et la communication de l’ensemble des documents, rapports et notes établis par la DGSI et autres services de renseignement placés sous votre autorité, sur les surveillances (dates, nature, contenu) dont ont fait l’objet Saïd Kouachi, Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly ».

Lire aussi : De « Charlie » à « Charlie » : les sept jours qui ont changé la France

La promesse en avait été faite, le 19 mai, aux trente-trois personnes et associations qui se sont constituées partie civile dans ce dossier. Lors de cette réunion organisée au palais de justice de Paris, les juges d’instruction avaient annoncé leurs investigations à venir. Au premier rang desquelles la demande de déclassification des actes d’enquête de la DGSI.

Cela faisait suite aux révélations du Monde qui, dans son édition du samedi 4 avril, pointait des dysfonctionnements dans les surveillances supposées effectuées en 2013 et 2014 par la DGSI sur les frères Kouachi, répertoriés depuis une dizaine d’années comme membres de la mouvance islamiste radicale. Des dysfonctionnements de nature à s’interroger sur la réalité même de ces surveillances.

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Trois adresses « erronées »

Ainsi, le 7 janvier, dans les heures qui suivent la tuerie de Charlie Hebdo, la DGSI fournit une note de renseignement sur Saïd Kouachi dont les dernières informations datent d’avant 2012. Il faudra attendre le 9 janvier et une note « mise à jour » pour que la DGSI communique un état civil complet. Quant aux trois adresses données pour son mandat de recherche, elles se révèlent « erronées ». L’une d’elles, à Pantin, concerne un homonyme de 81 ans… En réalité, le terroriste vit à Reims depuis des années. Son adresse n’a jamais changé, à un détail près : le nom de la rue a été rebaptisé le 26 février 2014, date à laquelle la DGSI est censée le surveiller.

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Par ailleurs, dans les jours qui suivent les attentats, plusieurs médias, citant « Beauvau » ou « certains cadres du renseignement », affirment que les écoutes administratives concernant les frères Kouachi avaient dû être interrompues à la demande de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), l’autorité administrative indépendante chargée du contrôle de ces enquêtes. Ce qui provoque, le 12 janvier, un démenti de la CNCIS : « A aucun moment, [la Commission] n’a manifesté d’opposition (…). Les affirmations contraires sont, par conséquent, au mieux une inexactitude, au pire une manipulation. »

« Plusieurs articles de presse ont fait état des surveillances des frères Kouachi »

La requête en déclassification s’appuie sur ces éléments. « Plusieurs articles de presse ont fait état des surveillances des frères Kouachi », écrivent les magistrats. Dans leur requête adressée à Bernard Cazeneuve, les juges soulignent, non sans ironie, que ces « surveillances (…) ont été confirmées, selon ces mêmes articles, par vos services ou vous-même ». Dans son article du 4 avril, Le Monde relatait l’organisation par Beauvau d’un débrief avec une dizaine de médias, le samedi 10 janvier, afin d’expliquer que rien dans les surveillances effectuées ne laissait penser que les frères Kouachi et Amedy Coulibaly préparaient un attentat.

« Nécessaire à la manifestation de la vérité »

Considérant que cela est « nécessaire à la manifestation de la vérité », les juges réclament aujourd’hui que leur soient communiqués « les périodes pendant lesquelles les frères Kouachi et Amedy Coulibaly ont été surveillés, la nature de ces surveillances (physiques, téléphoniques, numériques) et le contenu de ces surveillances ». Une demande suffisamment précise pour éviter une réponse partielle du ministère de l’intérieur. Il sera de toute manière difficile au gouvernement de ne pas faire droit à cette requête.

En mars 2012, alors dans l’opposition et en pleine campagne présidentielle, le Parti socialiste avait évoqué les failles dans la surveillance de Mohamed Merah, après avoir découvert que la DCRI – l’ancienne appellation de la DGSI – avait stoppé ses surveillances sur le tueur de Toulouse et Montauban, six mois avant son passage à l’acte. Le candidat François Hollande avait estimé que « des questions [seraient] nécessairement posées ». Une fois nommé ministre de l’intérieur, Manuel Valls avait lui assuré que c’était « l’intérêt de l’Etat que la vérité soit faite ». Vingt-quatre documents de la DCRI avaient été déclassifiés.

Vendredi 11 septembre matin, le ministère de l’intérieur n’avait pas donné suite aux sollicitations du Monde.

  • Matthieu Suc
    Journaliste au Monde

 

http://www.lesoir.be/996309/article/actualite/belgique/2015-09-22/une-arme-coulibaly-provenait-marcinelle

Une arme de Coulibaly provenait de Marcinelle

Marc Metdepenningen
Mis en ligne mardi 22 septembre 2015, 17h36

Charlie Hebdo

Un fusil-mitrailleur utilisé par le terroriste a transité par un collectionneur belge.

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Une des armes utilisées à Paris le 9 janvier 2015 (deux jours après l’attentat contre Charlie Hebdo) lors de l’attaque du magasin Hyper Cacher (4 morts) par Amedy Coulibaly a transité par un marchand d’armes de collection belge, Patrick H., indique Mediapart. Un des deux fusils d’assaut du terroriste, un (CZ)VZ 58 avait été acheté le 13 janvier 2014 par H., un ancien ingénieur de Proximus, auprès de la firme slovaque AFG.

Au total, le collectionneur de Marcinelle aurait acquis, selon un décompte de la compagnie slovaque, 174 armes démilitarisées entre le 18 juin 2013 et le 28 mai 2014, soit près d’un an avant l’attaque contre l’hypermarché juif de Paris. Ces armes avaient été acquises légalement et étaient écoulées auprès d’une clientèle, tant en contact direct que sur l’internet. Patrick H. vendait notamment sa marchandise sous son compte « Patrick » (aujourd’hui fermé) du site Delcampe.net. Il renseignait comme contact une adresse email : fa214292@skynet.be . Ces armes (parmi lesquelles des fusils-mitrailleurs et des pistolets) y étaient également vendues légalement. Les offres (475 euros pour un CZ 58) précisaient qu’elles étaient démilitarisées, avec les poinçons légaux.

Aucun lien entre Claude Hermant et Coulibaly

H., écrit Médiapart, a été entendu par le juge d’instruction lillois Stanislas Sandraps le 21 avril 2015, en commission rogatoire en Belgique. Il n’a fait l’objet d’aucune mesure de contrainte. Son nom avait été livré aux enquêteurs de la gendarmerie française par Claude Hermant, un français proche de l’extrême droite, dont le domicile de Comines avait été perquisitionné. Ce barbouze de 52 ans, ancien sergent parachutiste, était un indicateur rémunéré de la gendarmerie française. Il a été arrêté en France fin janvier. Le parquet de Paris a précisé à Mediapart qu’aucun lien n’existait «  entre le protagoniste du dossier lillois, Claude Hermant, et Coulibaly ».

Il pourrait toutefois être en lien avec des milieux du grand banditisme et du trafic d’armes au sein duquel des armes démilitarisées sont reconditionnées afin de pouvoir à nouveau fonctionner.

Une arme utilisée contre l’Hyper Cacher

L’arme livrée par le slovaque AFG à Patrick H. et porteuse du numéro de série 2138M est l’un des deux fusils-mitrailleurs utilisés contre l’Hyper Cacher. Les enquêteurs parisiens chargés de l’enquête sur l’attentat doivent déterminer le cheminement suivi par cette arme qui a abouti dans les mains du terroriste après avoir été mise en vente par Patrick H. qui n’a pas eu de contact direct avec Coulibaly et qui ignorait, a fortiori, l’usage qui serait fait de l’arme démilitarisée qu’il mettait en vente.

En 1999, des voleurs et incendiaires s’étaient introduits à Marcinelle au domicile de Patrick H., y volant un lot d’armes. Nous avons tenté, sans succès de joindre Patrick H. mardi.

Les ministres européens de la Justice et de l’Intérieur ont décidé d’adopter de nouveaux protocoles pour lutter contre la remilitarisation d’armes déclassées vendues principalement dans les pays de l’Est.



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