Nouveau projet d’attentat déjoué en France, arrestation de Reda Kriket

Tout comme l’un des individus ayant participé à la réunion de comploteurs des 12 et 13 mars derniers chez le cyberdélinquant et grand maître terro Pascal Edouard Cyprien Luraghi, l’homme interpellé, un braqueur, vivait très bien du produit de ses activités et se déplaçait dans une grosse berline allemande, une Mercedes.

Rappelons au passage que le malade mental de Puy-l’Evêque affectionne tout particulièrement les braqueurs depuis que l’un d’eux a été l’amant de sa soeur au milieu des années 1990.

Il s’est pris d’amour pour ce braqueur de banques multirécidiviste après sa dernière arrestation, suivie d’une nouvelle peine de réclusion criminelle puis de son suicide peu de temps après sa libération.

Un membre de la famille de sa nouvelle compagne l’avait « balancé », probablement Pascal Edouard Cyprien Luraghi lui-même.

Ce dernier n’aime pas sa soeur, il l’a toujours haïe depuis qu’elle l’a remplacé dans le coeur maternel, lui qui, habillé et coiffé en fille durant son enfance, était la petite chérie de sa mère avant la naissance de cette vraie fille.

Sa jalousie maladive à l’égard des filles s’est encore manifestée dans ses attaques insensées contre plusieurs riveraines du site Rue89 dont moi-même à compter de l’année 2008.

En effet, dès le début, il s’est pris de passion pour nos « amants » présumés, jusqu’à les rechercher pour tenter d’en faire ses propres amants à travers nous après nous avoir totalement détruites, éliminées, effacées, ensevelies sous des camions bennes d’ordures.

Les relations de couples ou autres peuvent être assez compliquées. Nous n’avions pas besoin qu’une sangsue comme ce malade mental vienne y ajouter son grain phénoménal.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/03/25/01016-20160325ARTFIG00001-un-projet-d-attentat-avance-dejoue-en-france.php

Un homme arrêté pour un projet «avancé» d’attentat en France

L'opération antiterroriste à Argenteuil, jeudi.
 

VIDÉO – Reda K., impliqué à «haut niveau» dans un réseau terroriste a été interpellé jeudi matin, à Boulogne-Billancourt. De l’explosif de type TATP, des armes de poing et au moins une kalachnikov ont été saisis en perquisition. Jugé «extrêmement dangereux», condamné par contumace en Belgique avec Abdelhamid Abaaoud, il faisait l’objet d’une fiche de recherche.

La France, encore endeuillée par les attaques kamikazes du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, vient, semble-t-il, d’échapper à un nouveau projet d’attentat sur son sol. Cette fois, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), déjà mobilisée à retrouver les derniers membres de la cellule qui a frappé la capitale puis Bruxelles, a neutralisé une nouvelle équipée terroriste fomentée à Argenteuil, dans le Val-d’Oise.

Dans la soirée, Bernard Cazeneuve a révélé que les policiers ont effectué, le matin même, une «interpellation importante», à Boulogne-Billancourt, qui a permis de «mettre en échec un projet d’attentat en France conduit à un stade avancé». «Aucun élément tangible ne lie ce projet aux attentats de Paris et de Bruxelles», a précisé le ministre de l’Intérieur. De l’explosif de type TATP, des armes de poing mais aussi au moins une kalachnikov ont été saisies.

Le suspect interpellé, Reda K., âgé de 34 ans et natif de Courbevoie (Hauts-de-Seine), a été condamné par contumace à 10 ans de prison en Belgique, lors du même procès que Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attaques du 13 novembre, pour appartenance à une filière d’acheminement de djihadistes en Syrie. Reda K. faisait l’objet, depuis janvier 2016, d’une fiche de recherche diffusée à tous les services de police. Dans celle-ci, l’homme âgé de 34 ans est décrit comme extrêmement dangereux et susceptible de se déplacer armé.

Peu avant minuit, une perquisition était menée par la DGSI avec l’appui des policiers d’élite du RAID dans un immeuble d’habitation sur commission rogatoire d’un juge d’instruction du pôle antiterroriste de Paris. Le bâtiment a été évacué de ses occupants et des opérations de déminage étaient menées afin que, selon la place Beauvau, «les policiers puissent procéder à la perquisition de l’appartement, du parking et des parties communes dans des conditions optimales». Un périmètre de sécurité a été déployé alors que les journalistes ont été invités à se tenir à distance.

«L’individu interpellé, de nationalité française, est suspecté d’être impliqué à haut niveau au sein d’un réseau terroriste qui projetait de frapper la France, a déclaré le ministre. Cette arrestation est le fruit d’une enquête minutieuse conduite depuis plusieurs semaines, qui a mobilisé d’importants moyens de surveillance physique et technique, ainsi qu’une coopération étroite et constante entre services européens».

Une nouvelle attaque déjouée

Si le projet se confirme, il s’agirait de la douzième tentative déjouée en quinze mois puisque, comme l’avait révélé fin janvier Bernard Cazeneuve, les services ont déjà tué dans l’œuf pas moins de «onze attentats dans le courant de l’année 2015, dont six depuis le printemps».

À la mi-décembre 2015, une équipée sanglante visant le commissariat d’Orléans avait notamment été stoppée par la DGSI. Deux Français de 24 et 25 ans avaient été interpellés dans le Loiret. Ils avaient déjà récupéré près de 4000 euros envoyés par mandat depuis la Syrie pour acheter des fusils d’assaut et passer à l’acte. Le principal instigateur faisait l’apologie de l’EI et s’était félicité des tueries de novembre.

Le 29 octobre, les hommes de la Sécurité intérieure basée à Levallois, encore eux, avaient appréhendé Hakim, Français de 25 ans, alors qu’il venait lui aussi de tenter de se procurer des armes pour attaquer la base navale de la ville afin d’assassiner des militaires de la marine nationale. À la veille du 14 juillet, la DGSI avait neutralisé un commando de trois hommes visant le Centre national d’entraînement du fort Béar, près de Collioure (Pyrénées-Orientales). Le groupe, dans lequel figurait un matelot révoqué, voulait décapiter un officier. Et il était lui aussi relié avec un combattant de Daech en Syrie.

Depuis le début de l’année 2016, quelque 75 individus en lien avec des activités terroristes ont déjà été interpellés à travers le pays. Ces interpellations ont donné lieu à 37 mises en examen et 28 incarcérations. Jamais le spectre du terrorisme n’a été aussi menaçant.

 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20160325.OBS7131/voyage-en-syrie-braquages-ce-que-l-on-sait-sur-reda-kriket-le-djihadiste-arrete-a-argenteuil.html

Voyage en Syrie, braquages… ce que l’on sait de Reda Kriket, le djihadiste arrêté à Argenteuil

 

Voyage en Syrie, braquages... ce que l'on sait de Reda Kriket, le djihadiste arrêté à Argenteuil
Reda Kriket ((D.R. – N.O.))

Les perquisitions menées dans la nuit ont permis de confirmer qu’il était impliqué dans un projet d’attentat en France.

 

Vincent MonnierPublié le 25 mars 2016 à 10h06

 

Après l’arrestation jeudi de Reda Kriket, la police a mené des perquisitions à Argenteuil, en région parisienne. Des explosifs ont été découverts dans un appartement. L’homme interpellé est suspecté d’être impliqué dans un projet d’attentat en France, comme l’a confirmé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

Reda Kriket est une nouvelle illustration des liens étroits qui unissent djihadistes belges et français. Selon nos informations, il est né à Courbevoie en 1982, et était surnommé « le Français » au sein de la filière Zerkani, du nom de celui que la justice belge considère comme le plus gros recruteur de combattants pour le djihad ayant opéré sur le sol belge. Le réseau au sein duquel évoluaient également Abdehamid Abaaoud, Chakib Akrouh, tous deux morts à Saint-Denis, et Gelel Attar, arrêté au Maroc dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris, sera démantelé en février 2014.

« Ghanima »

Résidant à Ixelles, une commune de Bruxelles, Reda Kriket aurait participé à plusieurs réunions du groupe dans un appartement de Molenbeek. Son rôle au sein de cette filière semble avoir été celui de « financier ». Un financement pratiqué par le vol avec violence.

« C’est un braqueur qui pratique la Ghanima », dira de lui un des membres de la filière lors de son audition devant les policiers belges.

Reda Kriket aurait ainsi versé 12.000 euros à un aspirant au départ en Syrie pour financer son voyage ainsi que celui de sa femme. Des bijoux volés avaient également été retrouvés lors des perquisitions à son appartement.

Condamné en 2015

Khalid Zerkani avait été vu en Belgique circulant à bord d’une Mercedes immatriculée au nom de Soufiane B, connu pour des vols qualifiés en compagnie de Kriket. Ce dernier aurait gagné la Syrie durant l’année 2014. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international depuis le 4 mars 2014. Ce qui ne l’a pas empêché de revenir en France.

En mai 2015, il avait été condamné par défaut à 10 ans de prison pour sa participation aux activités d’un groupe terroriste.

V.M., V.L.

Vincent Monnier

Vincent Monnier

Journaliste

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/projet-d-attentat-liens-avec-abaaoud-syrie-qui-est-reda-kriket-suspect-interpelle_1776814.html

Projet d’attentat, liens avec Abaaoud, Syrie… Qui est Reda Kriket, suspect interpellé?

 

Par , publié le 25/03/2016 à 14:13 , mis à jour à 14:57

 

Des policiers sécurisent un immeuble à Argenteuil. L'immeuble est le lieu de résidence d'un suspect qui prévoyait de commettre un attentat à Paris.
Des policiers sécurisent un immeuble à Argenteuil. L’immeuble est le lieu de résidence d’un suspect qui prévoyait de commettre un attentat à Paris.

AFP

L’homme fomentait un « projet d’attentat en France », selon Bernard Cazeneuve. Ce Français a été arrêté jeudi à Boulogne-Billancourt entraînant une opération politicière à Argenteuil. Il avait de lourds antécédents, en France et en Belgique.

 

C’est un Français qui avait fait parler de lui jusqu’en Belgique bien avant les attentats de Bruxelles. Reda Kriket, 34 ans, interpellé jeudi à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, illustre une nouvelle fois l’importance de la nébuleuse djihadiste franco-belge. L’homme fomentait un « projet d’attentat en France, conduit à un stade avancé », selon les mots du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve jeudi soir. Des armes lourdes et des explosifs ont été retrouvés au logement qu’il occupait à Argenteuil, dans le Val-d’Oise.

Originaire de Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine, l’homme résidait dans la commune bruxelloise d’Ixelles avant de rejoindre la Syrie, vraisemblablement à la fin de l’année 2014, selon Le Parisien. Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, il est activement recherché depuis le 15 janvier par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Sur cette fiche titrée « diffusion urgente » que Le Point publie, il est décrit comme « extrêmement dangereux » et « susceptible de se déplacer avec une arme ».

Le « financier » d’une filière djihadiste

Reda Kriket était recherché pour « association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme ». Comment est-il rentré en France? A-t-il emprunté comme d’autres terroristes du 13 novembre la « route des migrants« ? Comment enfin les enquêteurs sont-ils remontés jusqu’à lui? De nombreuses questions sont encore en suspens à ce stade de l’enquête.

Selon nos informations, une information judiciaire a été ouverte fin novembre 2015, sans lien avec les attentats de Paris. Elle ne ciblait pas non plus directement Reda Kriket à l’origine mais a fini par déboucher sur lui. Quatre mois plus tard, les hommes de la DGSI mettent la main sur l’homme dans les Hauts-de-Seine.

Condamné à dix ans de prison par contumace

Le suspect est loin d’être un inconnu. Son nom apparaît dans un vaste procès d’acheminement de djihadistes vers la Syrie pour lequel il a été condamné en juillet 2015 en Belgique, en son absence, à dix ans de prison. Cette filière était dirigée par un Bruxellois de 41 ans, Khalid Zerkani, qualifié par les autorités judiciaires belges de « plus grand recruteur de candidats au djihad qu’on ait jamais connu en Belgique ».

Surnommé « le Français » au sein de la filière Zerkani, selon L’Obs, Reda Kriket jouait un rôle de « financier ». Cet ancien braqueur reversait une partie de ses gains et activités de recel, au nom du principe musulman de la « Ghanima », qui signifie « le partage du butin de guerre ». Il mettait également sa Mercedes à disposition de Zerkani pour aider les recrues.

Des complices dans la nature?

Élément troublant: deux autres condamnés par défaut lors de ce procès sont des personnages-clé des attentats du 13 novembre: Abdelhamid Abaaoud, coordinateur des attaques et Chakib Akrouh, membre du commando des terrasses qui s’est fait exploser à Saint-Denis quelques jours plus tard. Pour autant, « à ce stade, aucun lien n’a été établi [entre ce suspect et] les attentats de Paris et de Bruxelles. Rien ne permet de dire pour le moment qu’il est lié à la cellule du 13 novembre », précise à L’Express une source proche de l’enquête.

La question des complicités dont il a pu bénéficier se pose. Bernard Cazeneuve évoquait dès jeudi soir un « réseau terroriste » dans lequel il « évoluait », lui conférant une implication à « haut niveau » dans le projet d’attentat. « Compte tenu de ce qui a été découvert à son domicile et du profil de l’individu, le but est de trouver toute personne liée à cet homme qui aurait pu lui apporter un soutien », commente notre source. « La vraie difficulté est de savoir s’il n’était pas en contact avec d’autres personnes qui eux disposent de moyens logistiques », précise-t-elle.

 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2657544/2016/03/25/L-homme-qui-projetait-un-attentat-en-France-etait-un-proche-d-Abaaoud.dhtml

L’homme qui projetait un attentat en France était un proche d’Abaaoud


Par: rédaction
25/03/16 – 08h50  Source: Belga

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vidéo L’homme interpellé jeudi pour un projet d’attentat en France avait été condamné en son absence avec Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attaques du 13 novembre, l’an passé à Bruxelles dans un procès de filière jihadiste vers la Syrie.

L’interpellation de cet homme, Reda Kriket, 34 ans, un ancien braqueur, a conduit jeudi soir les policiers à un appartement d’Argenteuil, dans le Val d’Oise, près de Paris, où une petite quantité d’explosifs a été découverte.

Pas lié aux attentats de Paris et Bruxelles
« A ce stade, aucun élément tangible ne relie ce projet aux attentats de Paris et de Bruxelles », a toutefois affirmé jeudi soir le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. La capitale belge a été frappée mardi par un double attentat dans un aéroport et dans le métro qui a fait 31 morts et 300 blessés.

Résident d’Ixelles
Né le 17 janvier 1982 à Courbevoie (Hauts-de-Seine), Reda Kriket, de nationalité française, résidait à Ixelles, commune de Bruxelles, lorsqu’un mandat d’arrêt international a été émis contre lui en mars 2014. Lors d’un vaste procès d’acheminement de jihadistes vers la Syrie, une filière dirigée par un Bruxellois de 41 ans, Khalid Zerkani, qualifié par les autorités judiciaires belges de « plus grand recruteur de candidats au jihad qu’on ait jamais connu en Belgique », Reda Kriket avait écopé en juillet 2015 de dix ans de prison par défaut, le jugement soulignant qu’il avait déjà été condamné à cinq ans de prison à Nanterre en 2005.

Financier
D’après les éléments de l’enquête, il a joué un rôle important dans le financement de la filière, en reversant une partie de ses braquages et activités de recel, au nom du principe musulman de la Ghanima (le partage du butin de guerre). Abdelhamid Abaaoud, tué le 18 novembre 2015 dans l’assaut du Raid contre l’appartement de Saint-Denis dans lequel il avait trouvé refuge, était lui condamné en son absence à 20 ans de réclusion. Au total, 28 personnes avaient été condamnés le 29 juillet 2015 dans cette vaste filière qui avait recruté et envoyé en Syrie de nombreux jeunes, parmi lesquels figuraient Abdelhamid Abaaoud et Chakib Akrouh, deux des auteurs des attentats du 13 novembre.

Interpellation importante
L’interpellation de Reda Kriket par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a été qualifiée d’ »importante » par Bernard Cazeneuve, car elle a selon lui permis « de mettre en échec un projet d’attentat en France, conduit à un stade avancé ». Dans la nuit de jeudi à vendredi, des policiers ont mené des perquisitions dans un immeuble évacué de ses occupants à Argenteuil (Val-d’Oise). Des opérations de déminage ont été nécessaires pour que les enquêteurs puissent travailler en sécurité.

Quartier bouclé
Des policiers barraient toujours l’accès à la rue menant à cet immeuble vendredi matin. « J’ai essayé de rentrer chez moi mais les policiers ne m’ont pas laissé », pestait dans la nuit Karim, 19 ans, habitant dans l’immeuble voisin. Pour sa soeur Kolod, 23 ans, « normalement c’est très tranquille comme quartier ». « C’est bizarre mais en même temps c’est rassurant de voir ces policiers », a-t-elle ajouté.

Projet d’attentat
Kriket est « suspecté d’être impliqué à haut niveau dans ce projet (d’attentat). Il évoluait au sein d’un réseau terroriste qui projetait de frapper la France », a expliqué le ministre de l’Intérieur. L’enquête, conduite depuis « plusieurs semaines » sous l’autorité d’un juge d’instruction antiterroriste, « a mobilisé d’importants moyens de surveillance physique et technique, ainsi qu’une coopération étroite et constante entre services européens », selon Bernard Cazeneuve.

Multiplication des attaques
Outre les attaques de Paris, les plus meurtrières qu’aient connues la France, les attentats, pour certains avortés, se sont multipliés depuis les attaques contre Charlie Hebdo et le supermarché Hyper Cacher en janvier 2015. De même que les projets non aboutis: au moins six projets d’attentats ont été déjoués depuis janvier 2015, outre les deux tentatives qui ont échoué à Villejuif en avril et à bord du Thalys reliant Amsterdam à Paris en août, avait indiqué Bernard Cazeneuve début mars.

Interpellations
Depuis le début de l’année, 75 personnes « en lien avec des activités terroristes » ont été interpellées, 37 d’entre elles ont été mises en examen, dont 28 incarcérées, a rappelé Bernard Cazeneuve.

Lire aussi



Nouveaux attentats ce 22 mars 2016, à Bruxelles

Tout le monde redoutait de nouveaux attentats, et moi particulièrement cette journée du 22 mars.

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201603/22/01-4963268-des-attentats-font-au-moins-28-morts-et-90-blesses-a-bruxelles.php

Publié le 22 mars 2016 à 07h11 | Mis à jour à 07h11

Des attentats font au moins 28 morts et 90 blessés à Bruxelles

 

Des vitres ont volé en éclat à l'aéroport... (PHOTO FRANÇOIS LENOIR, REUTERS)

Des vitres ont volé en éclat à l’aéroport de Zaventem, à Bruxelles.

PHOTO FRANÇOIS LENOIR, REUTERS

Associated Press
Bruxelles

 

Au moins 28 personnes ont été tuées et 90 autres blessées mardi en Belgique, quand de multiples explosions ont secoué l’aéroport international de Bruxelles et une station de métro. Le bilan fait état de 13 morts et 35 blessés à l’aéroport, et de 15 morts et 55 blessés à la station de métro Maelbeek. Au moins une explosion serait l’oeuvre d’un kamikaze.

 

«Nous redoutions un attentat et c’est arrivé», a déclaré en conférence de presse le premier ministre de la Belgique, Charles Michel, qui a ensuite dénoncé des attentats «aveugles, violents et lâches».

Les autorités craignent maintenant de nouvelles attaques, a-t-il dit.

«Dans ce moment noir pour notre pays, je veux appeler chacun à faire preuve de calme mais aussi de solidarité. Nous devons faire face à cette épreuve en étant unis, solidaires, rassemblés», a lancé le premier ministre.

La Belgique a rehaussé son niveau d’alerte au seuil le plus élevé. Les trains et les avions qui se dirigeaient vers la capitale ont été redirigés ailleurs et on a conseillé à la population d’éviter tout déplacement. Les aéroports à travers l’Europe ont resserré leurs mesures de sécurité, notamment à Paris, Londres, Prague, Amsterdam et Bucarest.

Le service Eurostar qui relie Londres, Bruxelles et Paris a été interrompu.

Pour sa part, Affaires mondiales Canada signale qu’à sa connaissance, aucun Canadien ne figure dans les listes de personnes tuées ou blessées dans les attentats.

L’Ambassade du Canada à Bruxelles suit de près la situation dans la capitale belge afin de déterminer si des Canadiens ont été affectés d’une manière ou d’une autre par les attaques terroristes. Le ministère canadien des Affaires étrangères recommande sur son site Web la plus grande prudence aux Canadiens présents à Bruxelles.

Le bureau du procureur de Bruxelles a confirmé qu’il s’agit d’attaques terroristes. Celles-ci surviennent quelques jours seulement après l’arrestation de Saleh Abdeslam, qui était traqué depuis les attentats de Paris en novembre. Abdeslam a confié aux autorités qu’il avait mis sur pied un nouveau réseau et qu’il planifiait d’autres attaques.

L’aéroport de Bruxelles a été le théâtre d’au moins deux explosions. Les murs du hall des départs étaient éclaboussés de sang et une partie du plafond s’est effondrée. Des témoins ont raconté à l’Associated Press qu’une explosion s’est produite à un comptoir d’enregistrement des bagages et l’autre près d’un café Starbucks.

Des responsables européens de la sécurité se préparent depuis plusieurs semaines à une attaque d’envergure et prévenaient que le groupe armé État islamique s’apprêtait à frapper. L’arrestation d’Abdeslam, vendredi, a rehaussé ces craintes quand les enquêteurs ont découvert que plusieurs auteurs des attaques du 13 novembre à Paris étaient toujours en fuite.

Rien ne permet toutefois pour le moment de relier Abdeslam aux plus récentes attaques, selon le premier ministre belge Charles Michel.

L’attentat de mardi n’a pas encore été revendiqué.

Près de l’entrée de la station de métro Maelbeek, qui se trouve à proximité du siège de l’Union européenne, les secouristes ont installé un centre de traitement improvisé dans un pub. Des passagers en état de choc émergeaient de la station pendant que les policiers essayaient de boucler le secteur.

Un témoin a raconté que l’explosion s’est produite au moment où le train quittait la station de Maelbeek pour celle de Schuman.

Une porte-parole du métro de Bruxelles, Françoise Ledune, a dit à la station de télévision BFM qu’une seule explosion s’est produite à bord d’un wagon immobilisé à Maelbeek.

Des secouristes ont emporté sur des civières au moins deux victimes aux vêtements en lambeaux.

Les explosions se sont produites alors que l’aéroport était bondé de voyageurs. Des images amateures diffusées par la chaîne française i-Télé montrent des passagers, dont un enfant avec un sac à dos, qui s’enfuyaient en courant pendant que de la fumée se dégageait de l’aérogare. D’autres personnes été emmenées vers les pistes de l’aéroport, le plus important de Belgique. D’autres images font voir un gardien de sécurité qui patrouille une salle qui a été lourdement endommagée.

L’aéroport de Bruxelles relie la ville à 226 destinations à travers le monde. Il a accueilli près de 23,5 millions de passagers en 2015.

Le président français François Hollande s’est réuni d’urgence avc le premier ministre Manuel Valls, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

«Nous sommes en guerre et subissons depuis plusieurs mois, en Europe, des actes de guerre», a déclaré M. Valls.



Claude Hermant, trafics d’armes et attentats : l’enquête se poursuit à Lille

 

 

http://www.huffingtonpost.fr/2015/12/15/claude-hermant-attentats-de-janvier-amedy-coulibaly-arsenal-trafic-armes-terrorisme-extreme-droite-identitaires_n_8810698.html

Qui est Claude Hermant, détenu pour trafic d’armes et soupçonné de liens avec l’arsenal d’Amédy Coulibaly

 

Le HuffPost  |  Par
Publication: 15/12/2015 17h34 CET Mis à jour: 15/12/2015 17h34 CET

 

TERRORISME – Il s’agit d’une figure connue de l’extrême droite nordiste. Déjà en détention dans une affaire de trafic d’armes, Claude Hermant a été placé en garde à vue avec sa femme ce mardi 15 décembre dans l’enquête sur les attentats de janvier à Paris.

Les enquêteurs les ont interrogés car des armes découvertes dans l’arsenal d’Amédy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher, ont transité par une société gérée par la compagne d’Hermant, a expliqué une source proche de l’enquête. Il s’agit d’un fusil d’assaut et quatre pistolets Tokarev retrouvés dans l’épicerie casher, théâtre d’une prise d’otages meurtrière le 9 janvier, et dans l’appartement occupé par Coulibaly à Gentilly, près de Paris, a ajouté cette source.

Comme le précisait Le Monde, « les bases documentaires d’Europol et d’Interpol ont permis d’établir que l’arsenal du terroriste a été « acheté par une société slovaque et vendu sur Internet, avant d’arriver entre juillet et novembre 2014 jusqu’à la société gérée par la compagne » de Claude Hermant. Ce dernier a été mis en examen début 2015 à Lille dans un dossier distinct de trafic d’armes en bande organisée.

« Carrure de catcheur » et « look de videur »

En mai dernier, La Voix du Nord avait révélé les soupçons des enquêteurs sur de possibles liens entre ce trafic d’armes et les attentats de janvier, mais aussi que Claude Hermant avait lui-même servi d’ »indic’ » pour la gendarmerie et les douanes. Le quotidien, qui publiait des échanges de mail avec un gendarme, se demandait si les forces de l’ordre n’ont pas « laissé filer un gros poisson au risque d’alimenter une filière d’armes parisienne ».

Décrit par Libération comme un homme « encombrant » à la « carrure de catcheur » et au « look de videur » – il exerce officiellement la profession de veilleur de nuit -, Claude Hermant est un ancien militaire et ancien champion de boxe. Il a aussi été l’animateur de la Vlaams Huis (Maison Flamande), un groupuscule identitaire.

Par ailleurs, Claude Hermant a aussi été membre du DPS (Département protection sécurité), service d’ordre du Front national, dans les années 90. Selon Marianne, il y a servi six ans puis aurait agi en tant que barbouze, notamment au Congo. En 2001, Claude Hermant avait parlé à Libération de ses activités clandestines au sein des « fantômes », « groupe de choc » du DPS regroupant 200 anciens militaires et autres « baroudeurs sur la touche ».

« Expéditions punitives »

Le rôle de ce groupe? « Infiltrer des associations ou mener des ‘expéditions punitives’ dans des banlieues », des faits qui avaient été relatés en 1999 dans le rapport d’une commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale, pointant du doigt « un mouvement aux accents paramilitaires ». Cette structure, dont le coût s’élevait à « plusieurs millions de francs annuels », aurait couvert ses frais grâce à « des opérations internationales de mercenariat ou de vente d’armes » via la Croatie.

Marianne, qui qualifie Claude Hermant de « chef de file nordiste du Bloc identitaire », raconte que l’homme est un passionné d’armes qui s’est spécialisé dans la remilitarisation de pièces neutralisées, bien qu’il ait démenti ces informations dans un droit de réponse transmis à l’hebdomadaire par son avocat. Le Dauphiné Libéré note qu’il travaillait avec « un trafiquant de Charleroi (Belgique) chez qui Amédy Coulibaly s’est fourni.

Claude Hermant aurait importé « plus d’une centaine » d’armes neutralisées, qu’il aurait « remilitarisées et revendues ensuite dans les milieux délinquants » même si le lien entre l’ancien militaire et l’arsenal de Coulibaly reste à préciser. « Dans ce genre de trafic, il y a toujours un ou des intermédiaires. Claude Hermant ne connaissait pas forcément la destination finale des armes, souligne un enquêteur qui relève « la porosité entre certains milieux islamistes et du banditisme ».

 

http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/attentats-de-janvier-claude-hermant-et-sa-compagne-en-ia0b0n3220797

Attentats de janvier : Claude Hermant et sa compagne en garde à vue

 

Publié le 16/12/2015

PAR BENJAMIN DUTHOIT

Figure de l’ultra-droite lilloise, il est déjà détenu pour trafic d’armes. Depuis hier, il est entendu dans un autre dossier par les services antiterroristes. En cause, la provenance de l’arsenal d’Amédy Coulibaly.

 

d-20151215-G4T2ZJ 2015-12-15 23:41:44

L’étau se resserre sur Claude Hermant, figure de l’ultra-droite lilloise de 52 ans, et sa compagne. Depuis hier, ils sont en garde à vue dans les locaux de la SDAT (sous-direction antiterroriste), à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Leur garde-à-vue a été prolongée une première fois ce mercredi matin et peut durer 96 h au maximum. Ils sont entendus dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris, en janvier. La SDAT veut établir la provenance de l’arsenal d’Amédy Coulibaly, tueur de Montrouge et de l’Hyper Cacher.

Des armes auraient été achetées par une société gérée par la femme de Claude Hermant entre juillet et novembre 2014. Il s’agit d’un fusil d’assaut et de quatre pistolets semi-automatiques Tokarev. Ils ont été retrouvés sur les lieux de la prise d’otages meurtrière du supermarché casher, et dans l’appartement occupé par Amédy Coulibaly à Gentilly (Val-de-Marne).

Ce rebondissement survient alors que Claude Hermant est déjà détenu pour trafic d’armes dans un dossier distinct, mais aux similitudes troublantes. Il est mis en examen depuis fin janvier par un juge lillois, ainsi que sa compagne, sous contrôle judiciaire. Dès les premiers jours de sa garde à vue, nous avions évoqué l’hypothèse d’un lien avec les armes d’Amédy Coulibaly.

Cette piste s’est confirmée au fil des mois. L’éventuel circuit d’écoulement n’était toutefois pas clair. « Dans ce genre de trafic, il y a toujours un ou des intermédiaires, nous confiaient en mai des proches de l’enquête. Claude Hermant ne connaissait pas forcément la destination finale des armes. Ça montrerait en tout cas la porosité entre certains milieux islamistes et du banditisme. »

Au départ, les investigations portaient sur un trafic alimentant les milieux de la délinquance lilloise et d’ailleurs. Claude Hermant est soupçonné d’un rôle de grossiste. Il aurait acquis beaucoup d’armes de guerre neutralisées sur le site Internet de la société slovaque AFG. Selon des enquêteurs, il y en aurait eu près de 200. Certaines seraient passées par un contact à Charleroi (B). Claude Hermant aurait remilitarisé la marchandise avant de la revendre.

Pour colorer un peu plus l’affaire, il était indic des douanes et de la gendarmerie : un douanier a été mis en examen. Claude Hermant aurait contesté le nombre d’armes achetées et affirmé avoir agi comme informateur pour remonter des filières. Des proches du dossier estiment qu’il a joué double-jeu et trafiqué pour son propre compte.

 

http://www.nordeclair.fr/info-locale/trafic-d-armes-garde-a-vue-levee-pour-claude-hermant-jna49b0n969854

Trafic d’armes : garde à vue levée pour Claude Hermant

 

Publié le 17/12/2015 – Mis à jour le 17/12/2015 à 22:04

Nord Eclair

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La garde à vue de Claude Hermant, figure de l’ultra-droite lilloise, et de sa compagne a été levée dans la nuit de mercredi à jeudi. Ils étaient auditionnés depuis mardi par la sous-direction antiterroriste dans l’enquête sur les attentats de Paris en janvier.

Des armes utilisées par Amédy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher, auraient été achetées par une société de la femme de Claude Hermant. Le circuit serait indirect. «  On n’a pas la chaîne entre cette société et Coulibaly, souligne Maxime Moulin, avocat de Claude Hermant. On peut penser qu’il y a eu suffisamment d’intermédiaires pour que nos clients ne soient pas mis en cause à l’issue de la garde à vue. » Pour l’instant, aucune poursuite n’est engagée.

En revanche, le couple est mis en examen depuis janvier, à Lille, dans un dossier distinct – malgré des liens – de trafic d’armes. Détenu dans cette affaire, Claude Hermant est reparti en prison. «  Il est innocent  », clame Maxime Moulin. Indic des gendarmes, Hermant affirme avoir acheté des armes neutralisées, sous leur couvert, pour infiltrer des filières. Le secret défense a été opposé aux juges lillois.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/attentats-de-paris-trafic-d-armes-le-point-sur-ia0b0n3228561

Attentats de Paris, trafic d’armes: le point sur l’affaire Claude Hermant

 

Publié le 19/12/2015

PAR BENJAMIN DUTHOIT

Deux dossiers distincts, mais avec des liens. Dans le premier, les juges lillois ont placé en détention Claude Hermant, figure de l’ultra-droite locale, pour trafic d’armes. Dans le second, l’antiterrorisme l’a entendu cette semaine à propos de l’arsenal de Coulibaly, tueur de l’Hyper Cacher en janvier à Paris.

 

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1 Claude Hermant a-t-il vendu des armes à Coulibaly ?

Mardi, l’ex-mercenaire d’extrême droite Claude Hermant et sa compagne ont été placés en garde à vue par la SDAT (sous-direction antiterroriste). Ils ont été entendus dans l’enquête sur les attentats de Paris, en janvier. Cinq armes découvertes dans l’arsenal d’Amédy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher, auraient été achetées sur un site slovaque par une société de la femme de Claude Hermant. Selon Mediapart, les autorités slovaques avaient transmis cette information à la justice française dès janvier. De Hermant à Coulibaly, le lien serait indirect. « On peut penser qu’il y a eu beaucoup d’intermédiaires », souligne Maxime Moulin, avocat de Claude Hermant. « Il ne connaissait sans doute pas la destination finale des armes », confirme un proche du dossier. La garde à vue du couple a été levée, sans poursuites. Mais il peut à nouveau être auditionné.

2 Indic et trafiquant d’armes ?

Après sa garde à vue à la SDAT, Claude Hermant est reparti en prison. Car il est écroué depuis janvier dans une affaire de trafic d’armes instruite à Lille, en partie liée avec le dossier parisien. Il aurait acheté sur un site slovaque de nombreuses armes de guerre neutralisées, certaines seraient arrivées dans les mains de Coulibaly. « Mais il ne les a jamais remilitarisées », martèle Maxime Moulin. Les enquêteurs pensent le contraire et auraient découvert un atelier de remilitarisation. L’avocat évoque de simples « outils ». Indic des douanes, puis des gendarmes, Claude Hermant affirme avoir agi sous leur couvert, afin d’infiltrer la délinquance. Les magistrats lillois estiment qu’il a joué double jeu et trafiqué pour son compte. Ils ont aussi mis en examen sa femme, un douanier et une figure roubaisienne du banditisme.

3 Les gendarmes ont-ils failli ?

Claude Hermant était informateur de la section de recherches de Lille. Ces gendarmes ont-ils laissé des armes infiltrer des réseaux, notamment celles parvenues à Amédy Coulibaly ? Selon Mediapart, ils ont nié. Mais les juges lillois se sont heurtés au secret défense pour la déclassification de rapports. « Ils n’ont pas accès à des éléments qui permettraient d’éclairer la vérité », constate Maxime Moulin.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/attentats-de-paris-dans-l-affaire-hermant-un-journal-ia19b0n3267152

Attentats de Paris : dans l’affaire Hermant, un journal croate s’intéresse au «vétéran»

 

Publié le 12/01/2016

PATRICK SEGHI

Le Slobodna Dalmacija tente d’établir un lien non seulement entre Claude Hermant et Amedy Coulibaly mais encore avec les récents attentats qui ont endeuillé Paris. L’hypothèse repose sur le fait que la kalachnikov utilisée lors de la tuerie de l’Hyper Casher faisait partie d’un arsenal laissé à l’abandon après la guerre de l’ex-Yougoslavie ; que, d’autre part, les terroristes, qui ont frappé Paris le 13 novembre dernier, « ont utilisé des armes fabriquées avant la guerre au sein de l’usine Crvena Zastava de Kragujevac (ville serbe) », révèle le grand quotidien croate.

 

Si la relation entre les deux tueries n’est pas établie, le Slobodna Dalmacija évoque une double coïncidence. Claude Hermant, « vétéran de guerre croate » et poursuivi dans le cadre d’un vaste trafic d’armes en bande organisée, connaissait le pays et les réseaux pour y avoir combattu comme engagé volontaire.

Le prévenu (présumé innocent) a toujours précisé, pour sa part, que les armes qu’il achetait sur un site slovaque « étaient démilitarisées ». Le journal croate contredit cette version. « U ne analyse microscopique a prouvé que des traces présentes sur le fusil d’Amedy Coulibaly correspondent aux traces laissées par les outils retrouvés dans l’atelier de Claude Hermant ». Maxime Moulin, l’avocat de Claude Hermant, tombe des nues : « C’est un tissu d’inepties au moment où l’on va se pencher sur la question de la détention provisoire de mon client. L es armes de Coulibaly ont été expertisées ». Aucune nouvelle pièce n’aurait été, « à sa connaissance », portée à ce dossier que Maxime Moulin espère voir « s’accélérer ».

Piste kurde ?

Entendu avec son épouse en décembre dernier par la cellule antiterroriste de Levallois-Perret, Claude Hermant a, de nouveau, clamé, qu’il n’existait « aucun lien direct » entre lui et les terroristes. Il n’a pas été mis en examen du chef d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste à la suite d’une garde à vue de 48 h contre les 96 h autorisées. Il reste un peu de mou aux enquêteurs. D’autant qu’une piste belge pourrait refaire surface. Les Croates affirment que le barbouze aurait « vendu une partie de ses armes grâce à un intermédiaire kurde lié aux extrémistes islamistes basés à Bruxelles ». Plausible ou non ? La question est posée dans le cadre d’un dossier si sensible qu’il est couvert par le secret défense.

 

http://www.lequotidien.lu/politique-et-societe/exclusif-le-luxembourg-plaque-tournante-du-trafic-darmes-de-guerre/

[Exclusif] Le Luxembourg, plaque tournante du trafic d’armes de guerre

 

Dans Dossiers, Kalachgate, Politique et société, 09/03/2016

Une photo diffusée en juin 2015 par la gendarmerie française des 546 armes saisies, dans le cadre d'une vaste opération touchant le territoire national français mais aussi le Luxembourg et les Pays-Bas. Trente armes ainsi que des machines-outils avaient été saisies au Grand-Duché. (photo gendarmerie nationale française)
Une photo diffusée en juin 2015 par la gendarmerie française des 546 armes saisies, dans le cadre d’une vaste opération touchant le territoire national français mais aussi le Luxembourg et les Pays-Bas. Trente armes ainsi que des machines-outils avaient été saisies au Grand-Duché. (photo gendarmerie nationale française)

Les ministres de la Sécurité intérieure et de la Justice affirment que le Luxembourg ne joue pas de rôle dans le trafic international d’armes de guerre. C’est faux. Un réseau en partie implanté au Grand-Duché et démantelé en février 2015 alimentait le grand banditisme français mais aurait peut-être aussi fourni les terroristes de janvier 2015 à Paris.

  • Ces armes ne sont pas destinées au «marché» national mais transitent par le Luxembourg pour alimenter les filières internationales du grand banditisme auprès desquelles se fournissent aussi les terroristes.
  • Le trafic d’armes de guerre touche le Grand-Duché en raison de sa position géographique, mais peut-être aussi à cause de sa législation.
  • L’exemple du démantèlement d’un atelier de remilitarisation d’armes de guerre au Luxembourg, en 2015, permet de mieux cerner les contours de ce trafic.
  • Notre entretien avec la journaliste Vanessa Kanban, dont le documentaire La Route de la kalachnikov provoque des remous au Luxembourg.

Enquête : Fabien Grasser

Le 7 janvier dernier, le député socialiste Yves Cruchten s’inquiète du rôle du Luxembourg dans le trafic international d’armes auprès des ministres de la Sécurité intérieure, Étienne Schneider, et de la Justice, Félix Braz. Une question parlementaire réitérée le 12 février par la députée chrétienne-sociale Octavie Modert.

Les deux élus réagissent à la diffusion par les chaînes française Canal+ et allemande ZDF de La Route de la kalachnikov, un documentaire où l’on voit un trafiquant masqué acheter à deux vendeurs, également masqués, des kalachnikovs dans un coin perdu près de Sarajevo (Bosnie-Herzégovine). L’arsenal, dit-il, sera livré au Luxembourg.

«Le gouvernement ne dispose pas d’informations ou éléments permettant de conclure […] que le Luxembourg servirait de pays de transit pour les activités de trafic d’armes illicites», répondent les deux ministres le 12 février à Yves Cruchten. Faut-il en douter? À la lumière de ce qui s’est passé le 10 février 2015, peut-être bien.

Sur le même sujet : Dans les rues de nos villes [éditorial]

 

Ce jour-là, à Rumelange, la police démantèle un atelier clandestin de remilitarisation d’armes de guerre préalablement neutralisées. Ce n’est pas banal. Dans la cave d’une maison, les policiers tombent sur des machines-outils de bonne facture, des tours, des fraiseuses et un imposant stock de pièces détachées, destinés à rendre à nouveau utilisables des armes mises hors d’usage selon des techniques variant au gré des législations en vigueur dans chaque pays.

Des fusils d’assaut acquis en Slovaquie

Agissant sur commission rogatoire internationale française, les policiers luxembourgeois perquisitionnent cette « maison mitoyenne, avec un jardinet, dont la cave abritait l’atelier », raconte le colonel Franck Auneau, commandant la section de recherches de la gendarmerie de Rouen, qui pilote alors l’enquête sous l’égide de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lille.

Pour mener à bien son opération de Rumelange, la police grand-ducale limite les risques et déploie en appui les hommes de l’unité spéciale. Un couple et plusieurs individus, quatre ou cinq, sont interpellés. En fouillant la maison, les policiers mettent la main sur des pistolets et des fusils d’assaut acquis en Slovaquie, pays dont la législation sur la neutralisation des armes est précisément réputée souple.

Fusils d'assaut et kalachnikovs saisis par la police grand-ducale. (photo JC Ernst)

Fusils d’assaut et kalachnikovs saisis par la police grand-ducale. (photo JC Ernst)

La situation n’est pas plus reluisante au Luxembourg, car il n’y existe aucune loi sur le sujet. Le Grand-Duché se montre tout de même plus regardant sur les ventes et les exportations d’armes que ne l’est la Slovaquie.

Quoi qu’il en soit, l’affaire de Rumelange trouve un premier épilogue le 2  juin 2015. Après plusieurs mois d’investigations, la gendarmerie française déclenche une vaste opération simultanée dans 18  départements hexagonaux.

Des types «au beau pedigree»

Au total, dans cette affaire, les gendarmes saisissent 546 armes (dont 251 fusils d’assaut), 30 000 munitions et une poignée de grenades. Outre la dizaine de trafiquants arrêtés en février dans le volet luxembourgeois de l’enquête, ils interpellent 70 clients du réseau.

Des collectionneurs, mais surtout des gros poissons du banditisme, des types au « beau pedigree, membres des milieux corse, marseillais ou parisien », égrène le colonel Franck Auneau.

Au début de leur business illégal, les trafiquants écoulent une grosse part de leur marchandise sur la toile. « D’abord sur des sites connus comme naturabuy.fr », avant d’emprunter des voies plus discrètes, relate encore l’officier de gendarmerie. Le principal protagoniste du réseau est arrêté dans les Pays de la Loire, en France, le jour même où la police luxembourgeoise perquisitionne la maison de Rumelange. «Le responsable présumé de ce trafic est mis en examen puis écroué par le magistrat instructeur», rapportent les gendarmes de Rouen dans un communiqué daté du 3  juin 2015.

Pour les gendarmes, le dossier est clos. Ce n’est pas le cas au tribunal de grande instance de Lille où l’instruction se poursuit, fait savoir le procureur de la République.

Pas question, en tout cas pour l’instant, de livrer les noms des personnes impliquées. Dans cette affaire de trafic d’armes, comme dans d’autres, la discrétion est absolue depuis que les enquêteurs français traquent aussi les filières ayant approvisionné les terroristes de janvier et novembre 2015.

Les mêmes armes que les Kouachi et Coulibaly

Les réseaux qui alimentent le banditisme sont aussi ceux auprès desquels s’étaient équipés les auteurs des deux vagues d’attentats à Paris, presque tous d’anciens délinquants connaissant des vendeurs d’armes.

Une relation entre l’atelier clandestin de remilitarisation de Rumelange et les attaques de janvier 2015 est-elle dès lors possible? Un proche des milieux judiciaires, rencontré par Le Quotidien, ne l’exclut pas et la juge même « probable ». L’homme, qui s’exprime sous le couvert de l’anonymat, attire l’attention sur les armes saisies à Rumelange et celles utilisées par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, en grande partie des armes remilitarisées.

Les armes dont étaient équipés Coulibaly et les frères Kouachi, correspondent au type d'armes remilitarisées clandestinement à Rumelange. (capture vidéo / AP)

Les armes dont étaient équipés Coulibaly et les frères Kouachi, correspondent au type d’armes remilitarisées clandestinement à Rumelange. (capture vidéo / AP)

Lors de leur perquisition dans l’ancienne cité minière, en février 2015, les enquêteurs luxembourgeois trouvent des pistolets Glock et des AR-15, l’ancêtre du M16 américain. Surtout, ils mettent la main sur des fusils automatiques et pistolets mitrailleurs VZ-58, VZ-59 et VZ-61 de fabrication tchèque, mais aussi des kalachnikovs, ou du moins des pièces permettant leur remise en état. Or l’on retrouve là presque tout l’arsenal utilisé par les tueurs de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, à l’exception des pistolets Tokarev de Coulibaly.

Un garagiste fournisseur d’armes

On sait aussi que ce dernier s’est équipé en Belgique auprès d’un ou plusieurs intermédiaires, dont un garagiste qui s’était lui-même fourni auprès de Claude Hermant. Ce Français de 52  ans, ancien du Front national au passé de barbouze, est l’un des principaux suspects mis en cause dans le réseau ayant alimenté Coulibaly. Incarcéré depuis plus d’un an dans le cadre d’une autre affaire de trafic d’armes, il ne nie pas que cet arsenal soit passé entre ses mains, mais récuse formellement être l’homme qui a remilitarisé les armes.

Des éléments troublants qui ne prouvent cependant rien. La seule certitude à ce jour est que l’atelier de Rumelange nourrissait des bandes de truands français de haut vol.

Cette affaire ajoutée à d’autres plus récentes, comme la saisie cette année de 50  fusils semi-automatiques ou d’un stock de kalachnikovs, attestent que la position du Luxembourg dans le trafic international d’armes de guerre n’est pas si anodine que le prétendent les ministres de la Sécurité intérieure et de la Justice.

Fabien Grasser

Armes saisies et stockées par la police. (photo JC Ernst)

Armes saisies et stockées par la police. (photo JC Ernst)

Deux affaires majeures depuis le début de l’année

Depuis janvier, au moins deux grosses affaires de trafic d’armes ont eu le Luxembourg pour toile de fond. La première était la saisie en janvier, près de Trèves, de 50  fusils semi-automatiques par la douane allemande. Les armes étaient dissimulées dans le coffre d’un véhicule venant du Luxembourg. Les douaniers avaient interpellé deux ressortissants polonais, le conducteur et son passager, qui ont déclaré avoir acheté les armes au Grand-Duché pour les revendre à un client polonais.

Plus impressionnant, il y a de cela deux ou trois semaines, les forces de l’ordre luxembourgeoises ont saisi un impressionnant stock de kalachnikovs, accompagnées de très nombreux chargeurs et plusieurs caisses de munitions. Mais selon nos informations, le propriétaire de ces armes posséderait les autorisations nécessaires à leur détention.

Les armes saisies au Luxembourg

Les armes saisies au Luxembourg finissent toutes à l’armurerie de la police, à Luxembourg-Hamm. Cela va de la banale bombe lacrymogène au fusil d’assaut, en passant par les couteaux, tasers, matraques, etc. Les armes y sont répertoriées, certaines, conservées, la plupart, détruites.

Chaque entrée est consignée par le service commandé par le commissaire principal Nico Biver, chef de l’armurerie, qui suit et entretient aussi les armes de service des 1 800 policiers luxembourgeois.

Depuis le début de l’année 2016, 94 infractions aux armes prohibées ont été relevées, correspondant à quelque 200 armes saisies, sachant qu’une affaire peut mener à la saisie de plusieurs armes. En 2015, 1 546 armes avaient été saisies (501  affaires).

En 2014, ces chiffres étaient de 986  armes saisies (491 affaires) et en 2013 de 1 808 armes (470 affaires). « Il y a peu d’armes à feu, mais beaucoup de couteaux », précise le commissaire Nico Biver.

Armurerie police grand-ducale armes prohibées saisies

Douilles stockées par la police grand-ducale. (photo JC Ernst)

86 427 armes légalement enregistrées

Par ailleurs, un total de 86 427 armes détenues par 15 670 propriétaires était légalement enregistré au Luxembourg au 31 décembre 2012, selon le service des armes prohibées et de gardiennage du ministère de la Justice. Ces chiffres sont en constante augmentation, enregistrant une hausse de 16 % sur dix ans.

Ils recouvrent aussi bien les armes à feu que certains couteaux requérant une déclaration. Lors de leur publication, François Biltgen, alors ministre de la Justice, avait trouvé ces chiffres «alarmants» et appelé à renforcer la législation.

Du Front national aux armes du jihad

Claude Hermant, un ancien du FN, est suspecté d’avoir vendu les armes avec lesquelles Coulibaly a commis les attaques de Montrouge et de l’Hyper Cacher.

Claude Hermant lors d'un meeting de l'extrême droite, à Lille, en 2011. (photo DR)

Claude Hermant lors d’un meeting de l’extrême droite, à Lille, en 2011. (photo DR)

Claude Hermant est ce que les enquêteurs appellent un «sacré client». L’homme de 52  ans, natif du pays minier du nord de la France, a été tour à tour para dans l’infanterie de marine, membre du DPS, le service d’ordre du Front national avec qui il s’est brouillé, combattant volontaire en Croatie et barbouze au Congo-Brazzaville, avant de devenir un pilier du mouvement identitaire de la région lilloise et adepte du survivalisme d’extrême droite.

Employé officiellement dans la friterie de sa compagne, Claude Hermant est écroué à la prison de Lille depuis janvier 2015 dans une affaire de trafic d’armes. Des armes qu’il vendait notamment sur internet via Seth Outdoor, une autre société gérée par sa compagne et spécialisée dans les articles de paintball, de survie et les équipements militaires, en principe hors armement.

En décembre dernier, les juges l’entendent en raison de son implication présumée dans la filière qui a fourni les armes à Amedy Coulibaly, le terroriste islamiste. Claude Hermant aurait fourni le garagiste belge qui aurait lui-même vendu les armes au tueur de Montrouge et de l’Hyper Cacher.

Les enquêteurs ont remonté la piste sur la foi de renseignements fournis dès le 14 janvier 2015 par les services secrets slovaques, numéros de série de cinq armes à l’appui. A priori, Claude Hermant ne nie pas que ces armes sont passées entre ses mains, mais il refuse de porter le chapeau en ce qui concerne leur remilitarisation.

Ce qu’a encore confirmé hier au Quotidien son avocat, Me Maxime Simon, du barreau de Lille. Un avocat qui n’hésite pas à parler d’« affaire d’État » quand il évoque le dossier de son client. Car avec Claude Hermant, rien ne semble vraiment simple. Comme l’ont démontré nos confrères de La Voix du Nord, parallèlement à ses activités de trafiquant d’armes, l’homme était aussi un indic des gendarmes et des douanes qui l’employaient pour démanteler des réseaux de… trafic d’armes.

Il se dit victime d’une machination

Et c’est pour cette raison qu’en septembre dernier, le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, suivant l’avis de la Commission consultative du secret de la défense nationale, a opposé le «secret défense» aux demandes de déclassification de documents des juges lillois qui mènent l’instruction.

Claude Hermant se dit victime d’une machination, lâché par les services de l’État en raison du caractère hautement sensible qu’a pris son dossier. Pour son avocat, la messe est déjà dite  : « L’instruction est asymétrique, laissant présager une affaire d’État où la garantie à un procès équitable passe au second plan. Nous envisageons donc la saisine de la Cour de cassation puis de la Cour européenne des droits de l’homme. »

Pas sûr qu’il se trouve beaucoup d’âmes charitables pour verser une larme sur le sort de Claude Hermant.

Fabien Grasser

Un règlement européen sur les armes de guerre

Des normes plus restrictives pour rendre les armes de guerre inutilisables entreront en vigueur le 8 avril.

Tous types de fusils à recycler, à l'armurerie de la police grand-ducale. (photo JC Ernst)

Tous types de fusils à recycler, à l’armurerie de la police grand-ducale. (photo JC Ernst)

Le Luxembourg ne possède actuellement pas de loi imposant la neutralisation des armes de guerre. Un collectionneur ou un tireur sportif peut ainsi posséder par exemple une kalachnikov en parfait état de marche, à condition qu’elle soit déclarée et qu’il soit détenteur d’un permis de détention, s’il la conserve à son domicile, et d’un permis de port s’il se déplace avec, pour se rendre à un stand de tir, par exemple.

Après les attentats de Paris, la Commission européenne a fait face aux critiques récurrentes sur l’absence d’une harmonisation européenne de la législation sur la neutralisation des armes de guerre. Elle a donc établi un règlement d’exécution qui s’imposera à l’ensemble des pays de l’UE. Ce texte technique définit avec précision les points à neutraliser sur ces armes afin de les rendre inutilisables.

Les collectionneurs rencontrés au Luxembourg sont vent debout contre cette mesure, estimant qu’elle va transformer leurs armes en « simples presse-papiers ». « C’est un peu comme un collectionneur de voitures anciennes, il aime avoir dans son garage des véhicules en état de marche », résume un gendarme français. Si l’on n’est jamais à l’abri « d’un type qui pète les plombs, les collectionneurs présentent généralement peu de danger. Le vrai risque, ce sont les cambriolages, d’autant qu’il n’y a pas de plainte quand les armes sont détenues illégalement », poursuit-il.

Quoi qu’il en soit, le règlement européen doit entrer en vigueur le 8  avril, au Luxembourg comme ailleurs dans l’UE. Il en va tout autrement d’une directive européenne en discussion depuis de longs mois et prévoyant des contraintes qui toucheraient aussi bien les collectionneurs que les organismes à vocation culturelle et historique.

Des États membres qui freinent

Ce texte a fait l’objet de deux réunions d’experts, les 26  novembre et 18  décembre, sous présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne. Mais il ne fait pas l’unanimité. « Un certain nombre d’États ont fait savoir qu’ils ne pouvaient accepter cette réglementation, car les modifications techniques à apporter à ces armes en vue de leur désactivation causeraient une perte de valeur définitive, tant d’un point de vue historique que purement économique », raconte un collaborateur du ministre luxembourgeois de la Justice.

« Selon ces États, la Commission n’a pas démontré de façon convaincante que les armes détenues par les musées posent un problème, notamment dans le contexte du trafic en relation avec le terrorisme », ajoute-t-il. Les discussions se poursuivent sous présidence néerlandaise du Conseil de l’UE et le texte risque fort d’être amendé dans un sens moins restrictif.



Bataclan : des complices dans la salle le 13 novembre

Des noms ! Des noms ! Des noms !

Rouillan ? Besancenot ? Autre ?

Victimes ou témoins, nous restons tous menacés, d’abord par l’incurie judiciaire – je reste prudente…

Cela ne doit pas nous empêcher de causer, bien au contraire.

La vérité viendra des victimes, qui ne peuvent toujours compter que sur elles-mêmes.

 

http://www.lepoint.fr/societe/bataclan-des-complices-dans-la-salle-le-soir-des-attentats-10-03-2016-2024369_23.php

Bataclan : des complices dans la salle le soir des attentats ?

 

Le chanteur d’Eagles of Death Metal a critiqué la sécurité et a laissé entendre que les terroristes auraient pu avoir des complices dans la salle.

 

Par

Publié le 10/03/2016 à 10:50 | Le Point.fr
Jesse Hughes, le chanteur des Eagles of Death Metal, est très critique sur la sécurité du Bataclan le soir du concert du 13 novembre.
Jesse Hughes, le chanteur des Eagles of Death Metal, est très critique sur la sécurité du Bataclan le soir du concert du 13 novembre. © AFP/ KEVIN WINTER

 

Le chanteur d’Eagles of Death Metal sort de sa réserve et de son extrême prudence quand il s’agissait de parler du Bataclan et des autorités françaises. Sur la chaîne américaine Fox Business, Jesse Hughes a donné son point de vue sur la sécurité de la salle de spectacles le soir du concert du 13 novembre : près de quatre mois après les attentats de Paris, il laisse entendre que les terroristes auraient pu avoir des complices dans la salle.

Il raconte notamment avoir été frappé dès son arrivée dans la salle de spectacle parisienne du comportement d’un des agents chargés de la surveillance. « Quand je suis arrivé, je suis passé devant le mec qui était censé être l’agent de sécurité surveillant les coulisses. Il ne m’a même pas regardé », affirme-t-il. Et de préciser en avoir averti le promoteur du concert. « Je lui ai dit : C’est qui ce mec ? Je veux quelqu’un d’autre. Mais il m’a répondu que certains agents n’étaient pas encore arrivés. J’ai finalement découvert que six agents et quelques ne se sont jamais pointés. » Et de conclure : « Il semble assez évident que ces hommes avaient une raison de ne pas venir. »

Ces insinuations ne devraient pas laisser les autorités indifférentes. Joints par RTL, les forces de l’ordre ont toutefois estimé que le témoignage du leader des Eagles of Death Metal n’était pas de nature à remettre en cause les conclusions de l’enquête.



Voiture bélier contre le commissariat de police de Firminy

Je ne peux pas changer de sujet deux jours et tenter de me divertir avec ma Mère l’Oye sans qu’aussitôt le malade mental de Puy-l’Evêque ne recommence ses merdes infâmes.

Je rappelle ici qu’il a commencé à m’attaquer sur le site Rue89 en 2008 d’abord par jalousie.

Mes commentaires écrits dans un français correct et portant toujours sur le sujet d’actualité abordé étaient souvent sélectionnés comme pertinents ou intéressants par les journalistes du site, tandis que les siens, quasiment toujours hors-sujet et injurieux à l’égard de diverses personnes, provoquaient régulièrement les plaintes d’autres riverains et l’intervention des modérateurs.

Or, le psychopathe tentait de s’y faire reconnaître de tous comme « écrivain », ce qu’il n’a jamais été. Même ses courriers officiels au procureur de la République de Brest (qui n’est pas le sien, mais il me dénonce calomnieusement à des tas de gens) sont emplis de fautes d’orthographe et de syntaxe, ce qui est dire tout son niveau « littéraire » : il ne donne pas dans la vulgarité outrancière que tout le monde lui connaît pour faire genre, il ne sait pas faire autrement.

Il y a trois mois, il avait décidé de rester totalement muet sur ma relaxe en appel à Rennes, comme il le fait systématiquement pour tout ce qui ne va pas dans le sens de ses délires à mon sujet. Et aujourd’hui, il ne se contente pas de l’annoncer, il publie la décision dans son intégralité.

Cette publication n’a pas d’autre intérêt que de révéler une fois de plus au public en toute illégalité les identités et coordonnées de ses victimes et celles de sa copine Josette Brenterch, des victimes d’exactions diverses et variées, de tentatives d’assassinat à répétition, dont certaines récentes, manifestement consécutives à la décision du 2 décembre 2015. Je précise aussi à ce sujet que l’un de mes témoins contre Josette Brenterch est décédé début janvier, le magistrat instructeur de sa procédure scandaleuse à mon encontre étant lui-même décédé au mois d’octobre dernier.

Des procédures sont toujours en cours, Josette Brenterch et ses divers complices n’en ignorent absolument rien, ils savent aussi qu’il est interdit de publier les identités de victimes.

Au demeurant, et comme toujours, ce que publie le malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon sujet ne le concerne absolument pas. Il n’a pas la moindre information à livrer à qui que ce soit à propos de ma biographie ou des différentes tentatives d’assassinat dont j’ai été victime, ce ne sont pas ses affaires.

A l’évidence, il ne cherche qu’à provoquer de nouveaux assassinats et attentats.

Pas plus tard que ce matin, une voiture bélier à été lancée contre un commissariat de police, à Firminy.

Je prédis sans mal que ce n’est que le début d’une nouvelle série, ordonnée comme toutes les précédentes par le malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi ou sa complice Josette Brenterch.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/loire/firminy-une-voiture-s-encastre-dans-la-facade-du-commissariat-947425.html

Firminy : un Franco-Algérien lance sa voiture contre la façade du commissariat de police

 

Une voiture a été lancée tôt ce matin contre la porte d’accès du commissariat de Firminy.Il s’agit d’un acte délibéré.L’homme qui la conduisait a été arrêté et placé en garde à vue.Il s’agit d’un franco-algérien de 30 ans.Aucun policier n’a été blessé.

  • Par Philippe Bette
  • Publié le 09/03/2016 | 10:32, mis à jour le 09/03/2016 | 18:02
© France 3 Loire© France 3 Loire

La voiture,une Renault Laguna immatriculée dans le Rhône, a défoncé tôt ce matin,vers 8 h du matin, la porte d’accès du commissariat de police de Firminy,partiellement protégée par des barreaux. Le choc a été violent puisque tout l’avant du véhicule s’est encastré dans l’entrée. Aucun des quatre policiers qui se trouvaient à l’intérieur n’a été blessé.Ils ont néanmoins été choqués.

© Anaëlle Blanchard© Anaëlle Blanchard

Noëlle Deraime,directrice départementale de la sécurité publique explique qu’il ne s’agit pas d’un accident. Le véhicule a été lancé à faible vitesse contre la façade. L’homme qui la pilotait a été blessé dans le choc frontal et hospitalisé. Il a été arrêté mais rien ne permet encore d’expliquer son geste.
L’ homme âgé de trente ans est de nationalité franco-algérienne.Hospitalisé,il a été placé en garde à vue.Il n’a émis aucune revendication et n’a fait aucune déclaration.Si aucune piste n’est privilégiée, il s’agit quoi qu’il en soit d’un acte délibéré de sa part.

Dans l’après-midi,on apprenait que l’homme devrait être entendu dans les prochaines heures par la police judiciaire. « Dans l’état actuel des investigations, aucun élément ne permet de ramener ce geste à une quelconque radicalisation »,ont précisé deux sources proches de l’enquête.Selon ces mêmes sources, le suspect n’est pas fiché « S » et la voiture n’ a pas été déclarée volée.

Voiture bélier  

Les explications de Noëlle Deraime ,directrice départementale de la sécurité publique :

Voiture bélier contre le commissariat de police de Firminy dans Attentats NI_649366_1457520193_1457520198_1200
Noëlle Deraine

 

Une homme de nationalité algérienne âgé d’une trentaine d ‘années a lancé sa voiture contre la façade du commissariat de Firminy.Pas de revendication .Il a été placé en garde à vue.Noëlle Deraine, directrice départementale de la sécurité publique dans la Loire explique qu’il s’agit là d’un acte intentionnel.

Les images de la voiture bélier :

NI_649394_1457521794_1457521810_1200 dans Corruption
Voiture bélier contre commissariat de Friminy

 

Une voiture immatriculée dans le Rhône a été délibérément lancée contre la facade du commissariat de Firminy ce matin. L’homme qui la pilotait ,un algérien d’une trentaine d’années a été placé en garde à vue .Il n’a émis aucune revendication.

NI_649800_1457542332_1457542344_1200 dans Crime
Voiture bélier contre commissariat de Firminy

 

Un homme de nationalité franco-algérienne, âgé de 30 ans a lancé sa voiture immatriculée dans le Rhône contre le commissariat de Firminy (Loire).Si l’acte intentionnel est établi, on ne connaît pas les raisons de son geste .



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