Le juge Trévidic autorisé à enquêter en Algérie et au Pakistan

Le juge antiterroriste Marc Trévidic a récemment été enfin autorisé à se rendre en Algérie et au Pakistan pour y enquêter sur l’assassinat, en 1996, des moines de Tibhirine, ainsi que sur l’attentat ayant coûté le 8 mai 2002 à Karachi la vie de onze Français employés de la DCN, en des lieux plus que jamais infestés de coupeurs de têtes, kamikazes et poseurs de bombes très irrités par l’ingérence de la France dans leurs affaires et la présence de Français sur leurs territoires.

On lui souhaite bien du courage.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/2014/09/05/le-juge-trevidic-va-pouvoir-enqueter-en-algerie-sur-les-moines-de-tibhirine-544872.html

Le juge Trévidic va pouvoir enquêter en Algérie sur les moines de Tibhirine

 

La justice algérienne a donné son feu vert à une visite, en octobre, du juge français chargé de l’enquête sur l’assassinat des sept moines de Tibhirine, en 1996. Après deux reports cette année, qui ont provoqué la colère du magistrat, l’Algérie semble enfin ouvrir ses portes.

  • F.G avec AFP
  • Publié le 05/09/2014 | 15:49, mis à jour le 05/09/2014 | 16:14
Hommage aux moines de Tibhirine en Algérie en 2007 © AFP
© AFP Hommage aux moines de Tibhirine en Algérie en 2007

 

Un certain nombre des moines assassinés il y a 18 ans avaient de la famille dans les Pays de Savoie. Ces hommes de prière étaient issus de l’Abbaye de Tamié, en Savoie. Dans les Alpes, on a donc toujours suivi, avec intérêt, l’enquête qui, au final, a beaucoup fait de surplace. Un espoir vient aujourd’hui de l’Algérie.  »Les autorités judiciaires ont donné leur feu vert à une visite les 12 et 13 octobre en Algérie » du juge français Marc Trévidic, a affirmé, mercredi 3 septembre, le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh.

Marc Trévidic © AFP

 
Le magistrat antiterroriste, qui enquête sur cet assassinat, a dû reporter deux fois cette année cette visite, notamment faute d’avoir reçu l’invitation officielle d’Alger. Le 9 juillet, M. Trévidic s’était montré excédé de ces reports: « il va falloir savoir si on se moque de nous », avait-il lancé sur la radio France Inter.M. Trévidic et sa consoeur Nathalie Poux avaient obtenu en novembre 2013 l’accord de principe des autorités algériennes pour assister à l’exhumation des têtes des moines enterrées à Tibhirine, et à leur autopsie dans le but de faire la lumière sur leur assassinat. On sait aujourd’hui que la procédure d’expertise et d’autopsie sera assurée par des experts algériens. Le magistrat algérien, en charge de ce dossier, doit, de son côté, se rendre en France le 21 octobre pour mener des auditions.

Seules les têtes avaient été retrouvées

Les moines avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, dans leur monastère isolé de Tibhirine, près de Medea (90 km au sud d’Alger). Le rapt avait été revendiqué un mois plus tard par le Groupe islamique armé (GIA) via un communiqué. Le 21 mai, un second communiqué annonçait l’exécution des religieux dont seules les têtes avaient été retrouvées, neuf jours plus tard, au bord d’une route de montagne. Trois moines, qui avaient échappé à l’enlèvement, ainsi que des villageois, ont confirmé aux gendarmes l’implication du GIA dans le rapt survenu dans une des zones les plus troublées d’une guerre civile qui a fait environ 200.000 morts en une décennie.

Des versions contradictoires

Le 25 juin 2009, l’ancien attaché militaire de l’ambassade de France à Alger, le général François Buchwalter, a livré à M. Trévidic le témoignage indirect d’un militaire algérien. Ce général a expliqué que « les hélicoptères (de l’armée) ont vu un bivouac (…) pour eux, ça ne pouvait être qu’un groupe armé. Ils ont donc tiré sur le bivouac (…) Une fois posés, ils ont découvert qu’ils avaient tiré notamment sur les moines. Les corps des moines étaient criblés de balles ». C’est pour dissimuler cette bavure que les corps auraient été décapités.

Outre la présence d’impacts de balles, les analyses prévues sur les têtes visent notamment à établir si la décapitation a été menée avant ou après la mort et pourraient permettre d’écarter certains témoignages et d’en accréditer d’autres.

Lors de sa visite en France, le juge algérien souhaite interroger Pierre le Doaré, ancien chef d’antenne des services secrets français (DGSE) à Alger (1994-1996), et Jean-Charles Marchiani, ancien officier du même service et ex-préfet du Var, selon le quotidien francophone algérien El Watan. M. Marchiani, qui avait été chargé d’une mission auprès du GIA, a confirmé à M. Trévidic en 2012 que cette mission avait été décidée par le président Jacques Chirac pour négocier une rançon, mais que le Premier ministre d’alors, Alain Juppé, qui n’en avait pas été informé, y a mis fin, signant « l’arrêt de mort des moines », selon le témoignage de M. Marchiani.

De son côté, Pierre le Doaré avait reçu dans les locaux de l’ambassade de France à Alger un émissaire du GIA qui lui avait remis une preuve de vie des religieux en captivité, selon plusieurs témoignages et documents versés au dossier.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentat-de-karachi-le-juge-trevidic-va-enfin-enqueter-au-pakistan-12-09-2014-4129745.php

Info le Parisien

Attentat de Karachi : le juge Trévidic va enfin enquêter au Pakistan

 

Elisabeth Fleury | Publié le 12.09.2014, 15h38 | Mise à jour : 15h42

Le juge français Marc Trevidic. 

Le juge français Marc Trevidic.  | LP / OC

 

Cela faisait presque deux ans que, pour les besoins de son enquête sur l’attentat de Karachi, le juge Marc Trévidic réclamait aux autorités d’Islamabad l’autorisation d’aller au Pakistan. A la faveur de l’été, le magistrat antiterroriste a enfin obtenu leur feu vert. De quoi relancer l’enquête sur ce drame qui, le 8 mai 2002, a causé la mort de 11 Français, employés de la Direction des constructions navales (DCN).

Reste à trouver une date et à s’entendre avec les autorités pakistanaises sur l’étendue des investigations qu’il pourra conduire sur place. Marc Trévidic espère s’y rendre au plus vite, «avant la fin de l’année», indique une source proche du dossier.

Son voyage peut s’avérer décisif . Car, aussi surprenant que cela puisse paraître dans une affaire criminelle de cette envergure, le dossier ne comporte quasiment rien sur les investigations menées, sur place, par les enquêteurs pakistanais. Aucun interrogatoire de suspect. Aucun témoignage. «Il n’y a pas, non plus, le moindre procès-verbal relatif à la scène de crime», relate une source judiciaire.

Les autorités pakistanaises ne sont pourtant pas restées inactives. Dès le lendemain de l’attentat, une centaine de suspects sont interpellés avant d’être, finalement, relâchés. En décembre 2002, trois hommes sont arrêtés, tous islamistes. L’un d’entre eux s’échappe. Ses complices présumés, condamnés à mort en 2003 par la cour anti-terroriste de Karachi, sont finalement acquittés et remis en liberté par la Haute Cour du Sind en juin 2009.

L’attentat n’a jamais été revendiqué

«L’accusation n’a pas pu apporter de preuve qui ne laisserait subsister aucun doute raisonnable», estime alors la haute juridiction. N’ayant été revendiqué par personne, l’attentat de Karachi n’a donc toujours pas, officiellement, d’auteur.

Des experts français, dépêchés sur la scène de crime au lendemain de l’attentat, ont pu analyser la nature de l’explosif utilisé. Leurs conclusions : il s’agit essentiellement de TNT, une substance utilisée par l’armée pakistanaise. Du coup, c’est sur les services secrets pakistanais que pèsent, aujourd’hui, les soupçons.

Ces derniers auraient pu organiser l’attentat pour punir la France d’avoir stoppé le versement de commissions en marge du contrat Agosta, signé en 1994 avec le Pakistan, et prévoyant la livraison de trois sous-marins. Cette hypothèse a abouti, en France, à l’ouverture du volet financier de l’enquête que le juge Renaud Van Ruymbeke a très récemment clôturé.

A l’occasion de sa visite, Marc Trévidic souhaite consulter l’intégralité de la procédure judiciaire pakistanaise, «y compris la retranscription des audiences». Douze ans après les faits, des témoins-clés ont peut-être encore des choses à dire : le magistrat entend réclamer, à cet effet, un certain nombre d’auditions. Si les autorités pakistanaises l’acceptent, c’est à coup sûr un travail de Titan qui attend le juge avec, qui sait, de nouveaux rebondissements à la clef.

LeParisien.fr

 

http://www.lepoint.fr/societe/djihad-en-syrie-trevidic-ceux-qui-rentrent-sont-degoutes-par-ce-qu-ils-ont-vu-08-09-2014-1861320_23.php

Djihad en Syrie – Trévidic : « Ceux qui rentrent sont dégoûtés par ce qu’ils ont vu »

 

Le Point – Publié le 08/09/2014 à 16:59

L’emblématique juge antiterroriste Marc Trévidic évoque les profils et les témoignages d’apprentis djihadistes français de retour de Syrie. Entretien.

 

Des combattants djihadistes du Front al-Nosra en Syrie.

Des combattants djihadistes du Front al-Nosra en Syrie. © GUILLAUME BRIQUET/CITIZENSIDE / AFP

 
Propos recueillis par
 

Le juge antiterroriste Marc Trévidic ©  JACQUES DEMARTHON/AFP PHOTO

 
D’après le procureur de Paris, 942 Français seraient partis en Syrie ces deux dernières années. Un phénomène de grande ampleur, qui touche aussi les femmes et les mineurs, en France comme à l’étranger. Et qui fait craindre la multiplication de Merah ou de Nemmouche en puissance. En France, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé en avril dernier l’activation d’un plan anti-djihad. Marc Trévidic, juge emblématique du pôle antiterrorisme du TGI de Paris et spécialiste des filières islamistes, revient pour Le Point.fr sur ces mesures. Il évoque aussi les profils, toujours plus diversifiés, les missions et les témoignages des apprentis djihadistes français partis rejoindre la Syrie. Entretien.

 
Le Point.fr : Quelles sont les différences entre vos premiers dossiers concernant les affaires liées à l’islamisme radical et ceux auxquels vous êtes confronté aujourd’hui ?

Marc Trévidic : La première évolution majeure, c’est que nous sommes passés d’un terrorisme professionnel à un terrorisme d’amateur. Le GIA (Groupe islamique armé en Algérie) – qui avait une mission très territoriale et non une logique internationale – expliquait ses actes par la raison. Il n’y avait pas d’attentats kamikazes à cette époque. Les gens ne se faisaient pas sauter, cela ne faisait pas partie de leur mode opératoire. C’étaient des actes plus longs qui s’inscrivaient dans la tradition du terrorisme d’État. Par ailleurs, les personnes concernées lisaient et avaient des fondements religieux : elles pouvaient passer des heures à tenter de convaincre, à prêcher. Désormais, les candidats au djihad ne sont le plus souvent convaincus que par l’image : des clichés ou des vidéos d’exécutions, d’égorgements, de kalachnikovs. Ils font appel à l’émotion, aux images fortes, pas à la raison. La plupart des jeunes qui partent en Syrie sont ainsi très peu radicalisés au fond.

Il semble difficile d’établir un profil-type des Français qui rejoignent la Syrie…

Il y a deux ans, j’aurais dit qu’il s’agissait d’un jeune, entre 20 et 22 ans, en difficulté sociale, qui a côtoyé les milieux radicaux. Aujourd’hui, il y a parfois des jeunes filles de 17 ans, de 14 ans… On voit des mineurs, des femmes partir, ce qui n’a jamais été le cas auparavant. C’est, entre autres, le fruit d’une radicalisation via Internet.

Quel est le rôle des femmes sur place ?

Nous n’avons pas de preuves qu’elles combattent. Il n’y a pas de prostitution les concernant, mais, le plus souvent, elles doivent épouser des combattants. Parfois, elles doivent en épouser quatre à cinq différents : il arrive que leur époux meure et soit immédiatement remplacé par un autre.

Quelles sont les tâches assignées aux hommes par l’État islamique ou, dans une moindre mesure, le Front al-Nosra ?

Ces missions peuvent être très différentes. Récemment, un Français a par exemple été chargé d’être fossoyeur : pendant trois mois, il a enterré des cadavres avant de rentrer ! Mais la plupart, bien sûr, combattent. Il arrive même qu’ils luttent contre des groupes opposés, où ils retrouvent d’autres Français ! Certains ont d’ailleurs quitté le Front al-Nosra pour l’EI et vice-et-versa.

Que vous racontent ceux qui sont rentrés en France ?

La majorité d’entre eux témoignent de scènes abominables, notamment à Racca (dans le centre de la Syrie, NDLR). On a pu voir des photos qu’ils ont prises ou des photos publiées directement sur Internet. Il y a eu de nombreuses exécutions : sur certains clichés, on voit des têtes alignées sur la place publique. Certains ont été témoins, ou directement acteurs, d’atrocités. Ce n’est pas très encourageant d’entendre de tels témoignages.

Actuellement, existe-t-il beaucoup de potentiels Mohamed Merah qui ont regagné la France ?

Il y en a sûrement, c’est évident. Mais le profil de ceux qui sont partis en Syrie est tellement varié qu’il faut rester prudent. Il y a ceux qui versent dans le djihadisme comme dans le trafic de drogue, ceux qui deviennent incontrôlables en revenant – comme Mehdi Nemmouche -, et ceux qui sont partis combattre Bachar el-Assad et reviennent en disant « j’ai fait le djihad » et n’ont pas d’intention particulière à leur retour.

Selon le procureur de Paris, il y a 942 cas recensés de Français partis ou revenus de Syrie, 329 font l’objet d’une enquête et 35 d’une information judiciaire. Comment faites-vous pour les surveiller ?

Nous faisons vite, donc je pense qu’il nous arrive de faire mal. Dans les conflits précédents (Bosnie, Afghanistan, Irak), il n’y avait jamais plus de quarante Français concernés. Nous avions alors la capacité de les suivre. Mais ce n’est jamais évident de distinguer ceux qui, à leur retour, ont véritablement de mauvaises intentions. Avant, lorsqu’ils revenaient du Waziristan (région du nord-ouest du Pakistan hébergeant des talibans afghans et des islamistes d’al-Qaida, qui servirait de base d’entraînement aux apprentis djihadistes, NDLR), cela pouvait nécessiter un an d’enquête avant que nous ne décidions de les suivre. Désormais, on les arrête dès qu’ils rentrent sur le territoire. Ils écopent souvent de courtes peines, mais ensuite, nous ne savons pas ce qu’ils vont faire. La plupart de ceux que nous interrogeons à leur retour affirment être dégoûtés par ce qu’ils ont vu et ne plus vouloir y retourner. Faut-il pour autant les croire ? Le fait est que nous ne pouvons pas avoir un oeil sur tout le monde. D’autant que tous ne s’affichent pas sur Facebook et parfois, il n’est donc pas simple d’engager une procédure par manque de preuves.

Un plan antiterroriste a été décidé par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Répond-il à vos attentes ?

Pour l’instant, il n’est pas voté. Il sera discuté en commission des Lois au Sénat à la mi-septembre, avant que la discussion n’ait lieu à l’Assemblée nationale en octobre prochain. L’idée de la loi est de criminaliser le projet individuel, alors qu’auparavant, l’association de malfaiteurs à caractère terroriste obligeait à être au moins deux. Désormais, nous sommes dans l’idée d’arrêter quelqu’un qui est dans le projet d’un acte terroriste. Aussi, ce qu’il faudrait, c’est davantage de solidarité entre les nations pour lutter plus efficacement.

Le gouvernement a annoncé la création d’un numéro vert à destination des familles dont un membre serait tenté de partir en Syrie. Quelle est l’efficacité de ce service ?

Cela commence à porter ses fruits. En juin, 55 familles se sont signalées par ce biais. Nous constatons que la plupart d’entre elles ne sont pas radicales et ne sont pas musulmanes pratiquantes. Le numéro vert permet de faire remonter des informations et, surtout, de rassurer les familles.

>> Lire aussi Marc Trévidic : « Pas de repentir possible pour les terroristes »

 

http://www.roubaix.maville.com/actu/actudet_-marc-trevidic-%20les-profils-des-jihadistes-ont-change%20_une-2616198_actu.Htm

Mercredi 10 septembre 2014 22:01

Marc Trévidic : « Les profils des jihadistes ont changé »

photo marc trévidic, juge d’instruction et vice-président du pôle antiterrorisme de paris. © photo : daniel fouray / ouest-france

Marc Trévidic, juge d’instruction et vice-président du pôle antiterrorisme de Paris.© Photo : Daniel Fouray / Ouest-France

Les députés vont revoir le projet de loi visant à renforcer la lutte contre le terrorisme, dont les actions individuelles. « Indispensable », selon le juge Marc Trévidic.

 

« Une personne qui, sur le territoire français, fait des recherches sur le net, loue un local, achète du matériel, repère des cibles de façon complètement isolée, n’est pour l’instant pas punissable », rappelle Marc Trévidic, juge d’instruction et vice-président du pôle antiterrorisme de Paris. « Avec l’explosion de la radicalisation islamiste via internet, les profils ont changé. On se trouve confronté à des jeunes faiblement endoctrinés, au sens où leur culture de l’islam est faible, mais surexcités par les images ultraviolentes… »

Pour lire gratuitement notre entretien avec le juge Marc Trévidic dans l’édition du soir de ce mercredi, cliquez sur le lien ci-dessous :

>>> Marc Trévidic : « Les profils des jihadistes ont changé »

 

http://www.lefigaro.fr/international/2014/09/11/01003-20140911ARTFIG00105-djihad-le-juge-trevidic-alerte-sur-les-coupeurs-de-tete-francais.php

Djihad : le juge Trévidic alerte sur les coupeurs de tête français

    • Par Jean-Marc Leclerc
    • Mis à jour le 11/09/2014 à 11:12
    • Publié le 11/09/2014 à 10:24
Capture d'écran d'une vidéo d'exécution orchestrée par des djihadistes du Front al-Nosra en Syrie, le 16 mai 2013.

 

Selon le magistrat antiterroriste, de jeunes Français participent aux exécutions publiques en Syrie et s’exhibent même sur Internet, avec des têtes tranchées dans les mains. Certains ont des profils de tueurs en série, dit-il.

Après la diffusion, il y a neuf jours, par les islamistes, des images de la décapitation du journaliste israélo-américain, Steven Sotloff, le juge Trévidic, fait cette confidence inquiétante au Figaro: «Il y a dans nos dossiers antiterroristes des cas de jeunes Français qui ont été formés à couper des têtes par les djihadistes en Syrie. Certains ont directement mis en pratique ce qui leur a été enseigné en décapitant des personnes, lors d’exécutions publiques, notamment à Racca», ville syrienne tombée aux mains des djihadistes et proclamée capitale du califat créé le 29 juin dernier.

Ce magistrat français très chevronné, qui a repris le cabinet d’instruction du juge Bruguière depuis de nombreuses années, précise même que «circulent actuellement sur Internet des images de jeunes Français qui tiennent une tête coupée dans leur main». À le croire, «ils s’habituent à l’horreur», comme les enfants soldats d’Angola. «C’est dire leur degré de dangerosité» lorsqu’ils reviennent en France, selon lui.

Profils de plus en plus psychiatriques

Combien au juste de jeunes exaltés Français se livrent ou se sont livrés à de telles exactions? Une poignée sans doute parmi le millier de personnes, comptant les femmes et des mineurs, qui se sont rendus dans les zones de conflit. À ce jour, 370 djihadistes présumés font l’objet de poursuites judiciaires en France. Leurs parcours très variés nécessitent une action «sur mesure, au cas par cas», explique-t-on chez les experts du ministère de l’Intérieur.

Mais le juge Trévidic insiste sur le «durcissement des profils». Selon lui, «des profils de plus en plus psychiatriques émergent» dans les enquêtes. À l’entendre, «le djihad en Syrie draine des individus à ce point déséquilibrés que», même sans l’islam radical extrême dans lequel ils basculent, «l’on peut se demander s’ils n’auraient pas pu finir tueurs en série». Cet expert ajoute que «parmi les profils les plus pulsionnels, l’on croise des adolescents extrêmement isolés, y compris des gamins de 15 à 16 ans».

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/09/25/les-etats-unis-pas-au-courant-de-projets-d-attentats-de-l-ei-en-occident_4494665_3218.html

Sécurité renforcée dans les centres commerciaux et les grands magasins

 

Le Monde.fr | 25.09.2014 à 18h52 • Mis à jour le 26.09.2014 à 09h49 | Par Matthieu Suc

Patrouille de l'armée dans le cadre du plan Vigipirate à la gare du Nord, à Paris, le 4 octobre 2010.

 

Aucun détail n’avait filtré jusque-là sur le conseil de défense qui s’était tenu en milieu d’après-midi à l’Elysée, jeudi 25 septembre. « Les mesures de prévention contre les risques terroristes mises en œuvre sur le territoire national vont être renforcées dans les lieux publics et dans les transports », s’était contentée d’annoncer la présidence.

 

Jeudi soir, Matignon a détaillé dans un communiqué lesdites mesures. Il s’agit de l’application du plan « Vigipirate renforcé », et déjà adopté le 17 juillet. Avec néanmoins deux nouveautés : une intensification des patrouilles dans les gares et surtout un contrôle destiné à assurer la sécurité dans les grands magasins et les centres commerciaux.

Lire aussi : François Hollande rappelle la fermeté de la France face au terrorisme

La modalité de ces contrôles reste à déterminer après une concertation dans les jours qui viennent avec les entreprises concernées. Parmi les mesures envisagées, un contrôle systématique des sacs à l’entrée des grands magasins. Par ailleurs, note le communiqué, « le ministre de l’intérieur adressera aux préfets une instruction précisant ces différentes mesures dont le détail opérationnel ne saurait être rendu public ».

CONTRÔLES D’IDENTITÉ

Le secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale (SGDSN), qui gère « Vigipirate », a pécisé dans un communiqué que ces « patrouilles fréquentes », menées de « manière ponctuelle et aléatoire », pourront notamment « comporter des contrôles d’identité ».

Les mesures de sécurité en vigueur comportent « la restriction ou l’interdiction de stationnement ou de circulation aux abords de certains bâtiments, lieux ou installations sensibles ainsi que des opérations de surveillance des principaux sites touristiques, des lieux de culte, des aérogares et des gares ».

DÉMENTIS FRANÇAIS ET AMÉRICAIN

Enfin, Matignon a pris soin d’éteindre l’incendie après les propos d’Haïdar Al-Abadi, le premier ministre irakien, qui, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York, jeudi, a affirmé à des journalistes américains que l’Etat islamique préparait des attentats dans les métros de Paris et des Etats-Unis :

« Aujourd’hui, j’ai reçu des renseignements de Bagdad, où ont été arrêtés certains éléments, laissant penser que des réseaux présents en Irak préparent des attentats. Au vu des détails que j’ai reçus, cela semble crédible. »

Dans son communiqué, Matignon a pris soin de préciser que « les services de renseignement français ne disposent à cette heure d’aucun élément permettant de confirmer les propos tenus aujourd’hui par le premier ministre irakien concernant des menaces contre le métro. Les mesures décidées lors du conseil restreint de défense l’ont été indépendamment et préalablement à ces déclarations ».

Dans la soirée, diverses sources policières affectées à la surveillance des transports en commun nous ont assuré ne pas avoir reçu de consignes particulières de vigilance. Et, Place Beauvau, on confirmait que le niveau « alerte attentat », dernière étape du plan « Vigipirate », déclenché lorsque la menace est imminente et précise, n’était pas envisagé.

De leur côté, les Etats-Unis ont également affirmé jeudi ne pas disposer d’éléments corroborant des informations données par le premier ministre irakien. Les Etats-Unis ont eu connaissance par le passé de menaces de divers groupes radicaux, mais il n’y a rien eu de tel récemment concernant un éventuel projet imminent de la part de l’Etat islamique, selon un responsable américain, cité anonymement par l’agence de presse Reuters.

Toutefois, le chef de la police de New York, William Bratton, a indiqué que ses services avaient renforcé la présence policière dans les métros et les rues de la ville après la mise en garde du premier ministre irakien.

Les Etats-Unis et la France, avec plusieurs pays du Proche-Orient, mènent depuis plusieurs jours des frappes contres des cibles de l’EI en Irak et, plus récemment, en Syrie.

  • Matthieu Suc
    Journaliste au Monde


Affaires Méric et Gourdel : quels rapports ?

Mon Chinois de Thaïlande, qui était bien surexcité vendredi 19 septembre 2014, comme je l’ai montré dans les deux articles que je lui ai consacrés mardi 23 septembre 2014 à l’occasion de la cinquante-millième visite d’une page de mon blog « Petitcoucou », qu’il affectionne particulièrement, revient depuis hier sur l’affaire Clément Méric en me suggérant de faire des comparaisons, comme j’en ai déjà faites entre ce dernier et Michael Schumacher à propos de leurs traumatismes crâniens respectifs :

 

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L’affaire de la rixe ayant entraîné la mort de Clément Méric au mois de juin 2013, laquelle, médiatisée à l’excès, avait suscité une vive émotion juste avant que le tribunal correctionnel de Brest ne rendît, le 11 juin 2013, une décision d’importance concernant mes différends avec Josette Brenterch et son complice le cyberdélinquant Cyprien Luraghi, et celle de la décapitation présumée du guide de haute montagne Hervé Gourdel alors que les procédures judiciaires qui m’opposent au duo Josette Brenterch / Cyprien Luraghi en sont encore dans une phase décisionnelle assez importante, présentent en effet bien des similitudes.

Pour commencer, dans les deux cas, la mort de la victime a été annoncée prématurément.

Clément Méric n’est officiellement décédé que le lendemain de l’annonce publique de son « assassinat », qui effectivement pourrait bien en être un, vu les nombreux indices en faveur d’un coup monté, d’une préméditation, d’une mort programmée.

Quant à Hervé Gourdel, son cadavre n’a pas encore été retrouvé et rien ne prouve que la vidéo de sa décapitation ne soit pas pur cinéma, mais pour l’heure, elle fait foi pour à peu près tous et peut effectivement avoir présenté le guide décapité, dont l’assassinat était dans ce cas inéluctable (voir ci-dessous).

Les deux événements ont bénéficié d’une couverture politico-médiatique exceptionnelle et immédiatement suscité une vive émotion du public ou de sa frange la plus politisée, celle qui s’exprime à l’instar des responsables politiques du pays.

Dans les deux cas, la victime est devenue martyr d’une cause, celle de la lutte des « antifascistes » pour Clément Méric, celle de la guerre contre les islamistes pour Hervé Gourdel.

Mais très rapidement, dans les deux cas, maintes anomalies amènent à se poser des questions sur ce qu’ils pouvaient bien faire l’un et l’autre à l’endroit où ils sont tombés, ainsi que sur les personnes qui les ont appelés à s’y rendre et leurs responsabilités ou éventuelles complicités avec les auteurs de l’assassinat présumé.

Tandis que les accompagnateurs d’Hervé Gourdel, très suspects pour les autorités algériennes, sont actuellement toujours interrogés, il reste très surprenant que l’un des amis de Clément Méric ait totalement disculpé l’un de leurs agresseurs communs, à l’encontre de qui subsistent des éléments à charge.

Dans les deux cas, l’événement semble avoir été programmé pour répondre aux exigences d’une opération de communication, et la future victime délibérément choisie pour ses caractéristiques essentielles.

Comment ne pas reconnaître dans le guide de haute montagne Hervé Gourdel un représentant du cyberdélinquant Cyprien Luraghi quand le Brestois Clément Méric défendait à l’évidence les couleurs de ses mentors du NPA de Brest, Josette Brenterch en tête ?

Le message est toujours à double sens :

1. L’antifasciste brestois et son complice Cyprien Luraghi, on en a marre.

2. Non, non, non, ce sont des victimes et des héros, des martyrs, voyez toute l’émotion suscitée dans le public par leur assassinat.

Les différentes personnes impliquées sont toujours des relations de Cyprien Luraghi et de son égérie brestoise Josette Brenterch.

Qui a manipulé qui ?

 

http://www.alterinfo.net/Video-de-la-decapitation-d-Herve-Gourdel-ce-qu-il-faut-savoir_a106553.html

Vidéo de la décapitation d’Hervé Gourdel : ce qu’il faut savoir

 

Hicham Hamza
Jeudi 25 Septembre 2014

 

Vidéo de la décapitation d'Hervé Gourdel : ce qu'il faut savoir

 

VIDÉO DE LA DÉCAPITATION D’HERVÉ GOURDEL : CE QU’IL FAUT SAVOIR.

Hervé Gourdel, guide de haute montagne passionné par la photographie et âgé de 55 ans, a été assassiné par ses kidnappeurs en Algérie {http://panamza.com/akd }.

Voici plusieurs éléments -dont certains n’ont pas été évoqués par la presse traditionnelle- relatifs à la vidéo mise en ligne cet après-midi :

* d’une durée de 4’47, elle débute par des images extraites d’un JT arabe et relatives à la déclaration de François Hollande à propos de l’intervention militaire française contre Daesh.

* Élément singulier: en dépit de sa qualité d’image particulièrement médiocre (contrairement aux films haute-définition réalisés par Daesh), la vidéo semble avoir bénéficié d’un montage exactement similaire (comme si elle avait été montée par les mêmes équipes techniques de Daesh, censées être localisées en Irak et en Syrie).

* Sous la contrainte, Hervé Gourdel (qui avait demandé dans la première vidéo illustrant son kidnapping l’aide du chef de l’État) tient les propos suivants: « Hollande, tu as suivi le bourricot de Obama ». Il enchaîne directement sur ces mots adressés à ses proches : « Je vous aime ».

* Quatre hommes cagoulés l’entourent. L’un d’entre eux lit un papier contenant un message hostile à la France. Sa voix est déformée. De nombreux éléments visuels initialement présents dans la vidéo sont floutés.

* Contrairement aux autres victimes occidentales de Daesh, Hervé Gourdel a eu les yeux bandés. La scène s’interrompt alors et reprend après la pose du bandage.

* À l’instar des autres vidéos de décapitation de ressortissants occidentaux {http://panamza.com/8004}, la scène de l’égorgement n’est pas filmée. Un fondu enchaîné apparaît et laisse place à l’image du corps de la victime sur lequel repose sa tête.

* Les quatre hommes sont rejoints par un cinquième personnage pour poser, face caméra, avec la tête de la victime tenue par les cheveux.

*************************
« Je me suis longtemps contenté de photographier des paysages en milieu naturel car c’était ces endroits qui m’inspiraient.
C’est dans l’Atlas marocain que j’ai commencé à voir les choses autrement. J’ai été intéressé par les gens qui y vivent et j’ai eu envie d’en ramener des images.
J’ai connu ce même sentiment lors d’un voyage au Viêt-Nam et ensuite au Népal.
Je me sens maintenant de plus en plus attiré par les scènes de la vie en général, les paysages de bord de mer et urbains, le portrait et aussi le nu.
Je me suis ouvert aux différentes sensibilités qui émanent des photos des autres et me rends compte de l’intérêt d’échanger nos impressions et nos idées ».

Hervé Gourdel, 1959-2014
{http://panamza.com/akb; http://panamza.com/akc }

 

http://rmc.bfmtv.com/emission/herve-gourdel-est-devenu-un-martyr-international-836302.html

« Hervé Gourdel est devenu un martyr international »

RMC Claire Béziau avec Jean-Jacques Bourdin Publié le 25/09/2014 à 09h28

 

Au lendemain de l'assassinat d'Hervé Gourdel, la presse est presque unanime pour évoquer un climat de guerre (photo d'illustration).

Au lendemain de l’assassinat d’Hervé Gourdel, la presse est presque unanime pour évoquer un climat de guerre (photo d’illustration). – © Family Handout – AFP

 

Sur RMC, Jean-Michel Grinda, ami de Hervé Gourdel, l’otage assassiné par des jihadistes, a estimé qu’il n’y avait eu aucune chance de sauver ce dernier, et estime que cet acte va desservir les terroristes.

 

L’émotion est vive à Saint-Martin-Vésubie ce jeudi, après l’exécution de Hervé Gourdel, qui y travaillait quatre mois dans l’année en tant que guide de montagne. Après le maire de la commune, Henri Giuge, Jean-Michel Grinda, ami d’Hervé Gourdel, s’est exprimé sur la mort de son ami dans Bourdin Direct : « Il n’y avait pas de négociation possible, cela n’existe pas avec ces gens-là, ils n’ont pas laissé de numéro, c’est sans appel, la vidéo était déjà une condamnation. On n’est pas devant des soldats, mais des terroristes, ils cherchent à nous marquer. »

« Il n’envisageait pas ce genre de situation »

Pour Jean-Michel Grinda, Hervé Gourdel n’était pas conscient des risques : « Sa passion l’a emmené en Algérie, il n’envisageait pas ce genre de situation, au-delà de l’imaginable » a-t-il déclaré, avant de donner son opinion sur l’engagement français en Irak : « Je cautionne la position du gouvernement, dans la mesure où Hervé est devenu un martyr international, le président Barack Obama en a parlé. Il faut prendre du recul, et ne pas réagir au chaud, mais agir, c’est certain. Les ravisseurs ont dépassé le stade de l’horreur, ça va les desservir, la coalition va se resserrer, le débat a changé, il est devenu mondial, Hervé est devenu une cause internationale » a-t-il conclu.

A lire aussi >> Otage assassinée : « La France entière est concernée »

A lire aussi >> « Ce qui arrive fait terriblement mal au monde musulman »

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Écrit par Claire Béziau avec Jean-Jacques Bourdin
 
 
 
http://rmc.bfmtv.com/emission/herve-gourdel-son-guide-franco-algerien-suspecte-d-avoir-joue-un-role-dans-l-enlevement-836382.html

 

Hervé Gourdel: son guide suspecté d’avoir joué un rôle dans l’enlèvement

RMC Philippe Gril avec Céline Martelet Publié le 25/09/2014 à 16h11

 

Les enquêteurs soupçonnent le guide franco-algérien d'Hervé Gourdel d'avoir joué un rôle dans son enlèvement.

Les enquêteurs soupçonnent le guide franco-algérien d’Hervé Gourdel d’avoir joué un rôle dans son enlèvement. – © AFP – Ho

 

Les enquêteurs algériens interrogent le guide franco-algérien d’Hervé Gourdel, qu’ils soupçonnent d’avoir un joué un rôle dans son enlèvement par les jihadistes de Jund Al-Khalifa.

 

Au lendemain de l’exécution d’Hervé Gourdel par des jihadistes liés à l’organisation Daesh, les enquêteurs algériens s’intéressent de très près à un Franco-Algérien, qu’ils qualifient de principal suspect dans l’enlèvement du guide français. Il est entendu par les enquêteurs algériens, ce jeudi après-midi, à Blida. Selon le droit algérien, il peut être maintenu en garde à vue 20 jours dans des affaires liées au terrorisme.

Il aurait contacté Hervé Gourdel via Facebook

Karim O. est Lillois, passionné d’alpinisme. Il serait rentré en Algérie il y a environ un mois, pour reprendre des activités de guide de haute-montagne. D’après nos informations, il ne se serait pas déclaré aux autorités algériennes pour cette activité, et surtout il ne les a jamais avertis de son départ avec un Français dans une zone dangereuse où les guides algériens eux ne s’aventurent plus. C’est via Facebook qu’il aurait pris contact avec Hervé Gourdel, pour organiser sa randonnée dans le massif de Tikjad, en Kabylie. Lors de son enlèvement dimanche durant la randonnée, il était accompagné de quatre autres Algériens.

Sur le terrain, l’armée ratisse toujours une zone de plusieurs centaines de kilomètres entre Tizi Ouzou et Béjaia à la recherche du corps du touriste français, mais aussi d’éventuelles traces des ravisseurs.

Écrit par Philippe Gril avec Céline Martelet

 



Assassinat d’Hervé Gourdel : enquête sur ses accompagnateurs

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/algerie-l-otage-francais-decapite-par-ses-ravisseurs_1578891.html

Algérie: l’otage français décapité par ses ravisseurs

 

Par LEXPRESS.fr, publié le 24/09/2014 à 17:11, mis à jour à 17:54

Le groupe djihadiste Jund al-Khilafa annonce dans une vidéo avoir exécuté Hervé Gourdel, le Français pris en otage dimanche.

 

Algérie: l'otage français décapité par ses ravisseurs

Hervé Gourdel avait été kidnapé dimanche.

Youtube

Le pire est arrivé. Le groupe djihadiste Jund al-Khilafa a diffusé ce mercredi une vidéo montrant la décapitation de l’otage français Hervé Gourdel. Cette vidéo, pas encore authentifiée, s’intitule « Message de sang pour le gouvernement français ».

Le groupe avait menacé lundi dans une précédente vidéo de tuer ce guide de haute montagne de 55 ans enlevé en Kabylie, à l’est d’Alger, si la France ne renonçait pas « sous 24 heures » à ses frappes aériennes en Irak. L’ultimatum avait été rejeté mardi par le président François Hollande.

« Croisés criminels français »

Ce montage vidéo de près de 4m45 secondes débute par les images de François Hollande annonçant le début des bombardements français en Irak. Avant d’être exécuté, Hervé Gourdel mentionne, sous la contrainte, Hollande et Obama, puis envoie un message d’amour aux membres de sa famille. S’en suit plus de deux minutes de discours des djihadistes avant leur passage à l’acte. Un des hommes lit notamment un message dans lequel il dénonce l’intervention des « croisés criminels français » contre les musulmans en Algérie, au Mali et en Irak notamment.

L’enlèvement d’Hervé Gourdel, venu en Kabylie pour pratiquer la randonnée, avait eu lieu dimanche. Les randonneurs algériens qui l’accompagnaient avaient été relâchés par les ravisseurs, mais de telle façon que l’alerte auprès des autorités laisse suffisamment de temps aux terroristes pour déjouer au mieux la traque qui s’annonçait. 1500 militaires algériens avaient été déployés depuis lundi dans cette région montagneuse difficile d’accès.

Jund al-Khilafa (« les soldats du califat ») a prêté allégeance à l’organisation Etat islamique (EI) en juillet dernier. Après les bombardements français contre ses positions en Irak, EI a appelé en vidéo et dans diverses langues le week-end dernier au meurtre de citoyens de pays engagés dans la coalition internationale, et particulier de Français. Quelques heures plus tard, Hervé Gourdel était enlevé.

Avec Assassinat d'Hervé Gourdel : enquête sur ses accompagnateurs dans Attentats fpa

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/mort-d-herve-gourdel-ces-djihadistes-nihilistes-sont-dans-une-surenchere-de-l-horreur_1579069.html

VIDEO. Mort d’Hervé Gourdel: « Des djihadistes nihilistes dans une surenchère de l’horreur »

 

Propos recueillis par , publié le 24/09/2014 à 21:56, mis à jour le 25/09/2014 à 10:28

Spécialiste de l’islamisme radical, le journaliste algérien H’mida Ayachi analyse pour L’Express la stratégie du groupe Jund al-Khilafa, qui a décapité l’otage français Hervé Gourdel.

VIDEO. Mort d'Hervé Gourdel: "Des djihadistes nihilistes dans une surenchère de l'horreur"

Capture d’écran d’un portrait d’Hervé Gourdel, placé sous les arcades de la mairie de Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes), le 23 septembre 2014.

afp.com

Comment interprétez-vous l’exécution de l’otage français Hervé Gourdel par le groupe djihadiste Jund al-Khilafa (les soldats du califat) aussitôt après l’expiration de l’ultimatum lancé à la France?

Cette issue terrible était malheureusement prévisible. Dès que leur ultimatum a expiré, ces djihadistes ont mis leur sinistre menace à exécution. Tout simplement parce qu’ils n’avaient aucune intention de négocier. A partir du moment où leur demande – impossible à satisfaire – d’arrêter les frappes de la coalition internationale en Syrie et en Irak contre Daech, l’organisation Etat islamique, a été refusée, ils ont assassiné leur otage, en le décapitant. Les gens de Jund-al-Khilafa sont des salafistes djihadistes « nihilistes » : contrairement à ce qu’ils prétendent, ils n’ont aucun projet politique. Ils s’opposent à tous les autres courants de l’islamisme politique. S’ils ont prêté allégeance à Daech, l’organisation de l’Etat islamique, c’est surtout parce que ce dernier est le mouvement le plus puissant et le plus visible aujourd’hui. Ces djihadistes ont une formation très pauvre sur le plan idéologique. Mais ils sont dans la surenchère en matière de violence et d’horreur.

Qui sont les membres de ce groupe?

Ils sont plutôt jeunes. Leur chef, Abdelmalek Gouri, a 37 ans. Ils sont pour beaucoup le produit de l’échec du processus de concorde civile en Algérie durant les années 2000. Ce processus octroyait une grâce aux djihadistes qui déclaraient vouloir rentrer dans le rang. Abdelmalek Gouri avait été condamné en 1997 à cinq ans de prison pour avoir appartenu à une cellule de soutien du Groupe islamique armé (GIA) qui a semé la terreur en Algérie entre 1992 et 1999. Gouri a été libéré en 1999, mais il a repris le maquis dès l’année suivante. Il a fait partie du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en 2007. Puis, le 13 septembre dernier, Abdelmalek Gouri et ses hommes ont fait allégeance à l’Etat islamique.

Hervé Gourdel est le premier français assassiné par des djihadistes algériens depuis 2008. Il est aussi le premier otage français décapité. Que cherche Jund al-Khalifa en perpétrant cet acte horrible et en diffusant la vidéo?

Il a voulu faire un coup d’éclat, avec une énorme répercussion médiatique. Tout d’abord, Jund al-Khalifa adresse un message effrayant à l’Occident et, en particulier, à la France. Ensuite, il émet un signal fort en direction de la galaxie djihadiste. En décapitant son otage, il signe son acte sanglant à la manière de Daech : c’est une manière de rappeler son allégeance à cette organisation et de gagner en crédibilité auprès d’elle. C’est aussi un moyen d’attirer à elle d’autres groupes djihadistes locaux. En dépassant Aqmi en terme d’horreur mise en scène, Jund al-Khalifa compte s’affirmer comme l’organisation la plus radicale en Algérie et dans la région. Il peut attirer de nouveaux militants et combattants en incarnant le label de Daech en Algérie. Cette surenchère pourrait malheureusement fonctionner.

 

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Mort d’Hervé Gourdel: choc, colère et sidération en Algérie

 

De notre correspondant à Alger, Anis Allik, publié le 25/09/2014 à 17:03, mis à jour à 19:19

Les recherches de l’armée algérienne pour retrouver l’otage français se sont avérées infructueuses. Ce crime perpétré au nom de l’EI ne devrait pourtant pas avoir d’impact sur les autorités algériennes.

 

Mort d'Hervé Gourdel: choc, colère et sidération en Algérie

L’entrée du village d’Ait Ouaban, à 80 km de Tizi Ouzou, dans les environs duquel l’armée algérienne a effectué des recherches pour retrouver Herve Gourdel

AFP PHOTO / FAROUK BATICHE

L’exécution en Algérie du randonneur français Hervé Gourdel par les djihadistes de « Jund al-khilafa », groupuscule dissident d’Aqmi et se réclamant de l’organisation Etat islamique, Daech, provoque un choc terrible dans le pays. Son intensité et son amplitude ne sont pas loin de celles ressenties en janvier 2013 après l’attaque de la plateforme gazière de Tinguentourine par un commando affilié à Al-Qaïda et l’assassinat sur ce site d’otages étrangers et occidentaux.

Mais, à la différence de ce qui s’est passé dans le désert de l’extrême sud du pays, les djihadistes qui ont tué le ressortissant français mercredi en haute Kabylie courent toujours. Dans leur sillage, et dans l’esprit des militaires algériens qui ont continué à mener ce jeudi matin des opérations de recherche, il s’est enkysté un terrible sentiment d’impuissance face au « manque de temps et de chance » de les intercepter ; et face au destin cruel qui a projeté dans le massif du Djurdjura le guide de montagne du pays niçois sur le chemin de ses assassins, la nuit du 21 septembre dernier.

Enquête en cours sur les accompagnateurs

« Les bourreaux auraient pu être n’importe où dans le massif du Djurjura où sont signalés de fréquents mouvements d’hommes armés, mais pas à Ait Ouabane, fief de résistance contre les islamistes retranchés dans la région durant les années 1990, pas où se trouvait Hervé Gourdel », rage un militaire algérien présent dans le massif avant de regagner Alger. Tant qu’ils n’ont pas été retrouvés et « écrasés comme à Tiguentourine », dira-t-il, il subsistera chez les « opérationnels » la frustration de n’avoir pas agi à temps. « L’enquête auprès des accompagnateurs algériens du randonneur français et sur les circonstances de son enlèvement n’est pas tout à fait terminée », laisse-t-il entendre. Elle peut conduire à de nouveaux éléments, mais il est très difficile selon lui de sortir de la « consternation » suscitée par des groupes qui ne sont plus ce qu’ils étaient, « ni en hommes ni en moyens », mais qui continuent de « donner de sales coups au pays ».

« Le crime odieux commis contre Hervé Gourdel, explique pour sa part le politologue Ahmed Khodja, n’a pas d’impact durable sur les autorités algériennes qui, bénéficiant du soutien précieux des Etats-Unis et de la France, passeront sous la crise » et continueront d’être écoutées sur le dossier de l’antiterrorisme. Il relance cependant le « vieux débat » du terrorisme résiduel -une « fiction fabriquée par le système Bouteflika » selon Athmane Mazouz du RCD, un parti de l’opposition-, et sur les moyens de combattre des djihadistes mondialisés et nihilistes, presque sanctuarisés en Kabylie, en impliquant une population dont la mobilisation s’est affaiblie.

Dilution du terrorisme dans le quotidien

En avril dernier, 11 militaires ont été tués dans les Ouacifs à quelques kilomètres du lieu où Hervé Gourdel a été enlevé. Dimanche dernier, près d’Iboudrarène, un bus transportant de jeunes soldats a été ciblé avant que le chef des assaillants ne soit éliminé. Tout cela s’est passé dans une passivité générale qu’on explique par le fait que des villageois, priés de se mettre de côté par les services de sécurité et par le gouvernement qui ne leur a pas restitué leurs fusils, ne défendent plus qu’eux-mêmes.

Pour le psychiatre Mahmoud Boudarene de Tizi-Ouzou, l’ancienne solidarité contre le terrorisme des groupes armés subsiste toujours là où existe le danger. Elle s’est cependant affaiblie sous le coup de l’ »inquiétante sidération » qu’ont les Algériens, en Kabylie en particulier, face à la violence dans sa globalité. C’est, d’après lui, le résultat de bouleversements sociaux dont le marqueur sombre est dans la « dilution » du terrorisme dans l’ »ordinaire » de rapts dont les motivations restent souvent inexpliquées. Selon un recensement non exhaustif, plus de 80 personnes ont été enlevées depuis 2005. Certaines ont perdu la vie. Mercredi, une quarantaine de citoyens se sont rassemblés devant l’université de Tizi-Ouzou pour dénoncer l’assassinat de Hervé Gourdel.

 

http://www.lefigaro.fr/international/2014/09/25/01003-20140925ARTFIG00188-assassinat-d-herve-gourdel-l-imprudence-des-accompagnateurs-algeriens.php

Assassinat d’Hervé Gourdel : l’imprudence des accompagnateurs algériens

    • Par Mélanie Matarese
    • Mis à jour le 25/09/2014 à 17:46
    • Publié le 25/09/2014 à 13:31
«Tous ceux qui font de la montagne savent que la zone de Tizi N'koulal est très dangereuse», affirme le président du Club sportif des montagnes d'Alger.

 

Selon le site arabophone al-Ahdat, le guide français serait entré en contact avec ses compagnons de randonnée algériens via Facebook.

«Tous ceux qui font de la montagne savent que la zone de Tizi N’koulal est très dangereuse. Moi-même, je n’y emmène plus personne depuis 1992. Quatre jours après l’enlèvement de Hervé Gourdel en Kabylie, exécuté mercredi par ses ravisseurs, Redouane Benzerroug, président du Club sportif des montagnes d’Alger, moniteur et guide de haut-montagne, se demande pourquoi ses accompagnateurs ont pris, selon lui, «un tel risque». «Il est très périlleux de s’aventurer au-delà du belvédère d’Assouil, (à trois km de Tizi N’Koulal, là où le groupe aurait été intercepté par les Soldats du Califat). Le terrain est encore dégagé et une caserne militaire se trouve à côté, précise-t-il. Mais au-delà du chemin forestier qui longe la forêt jusqu’à la grotte du Macchabée, la zone n’est plus sécurisée. En 2004, je me souviens que des skieurs algériens avaient été attaqués par des terroristes. Ici, tout le monde sait ça et un des accompagnateurs de l’otage le savait aussi».

Des Algériens qui se trouvaient avec Hervé Gourdel, on sait encore peu de choses. D’après des habitants de Tikdjda, ils seraient cinq. Il y aurait parmi eux un Franco-algérien, alpiniste amateur lillois originaire de Boufarik – un certain Karim Oukara, «électron libre qui vient souvent dans la région pour faire de l’alpinisme», et un certain Oussama Dehendi, qui serait âgé de 21 ans selon son frère, joint par téléphone en Allemagne. Sur sa page Facebook, celui-ci se présente comme «guide touristique à Tikdjda et précise qu’il habite à Boufarik. Son dernier post remonte au vendredi 19 septembre. Il indique dans son statut «ikdjda» (surexcité). D’après le quotidien Liberté, ces deux membres du club des alpinistes de Boufarik auraient été interpellés par les services de sécurité dans le cadre de l’enquête. La mère d’Oussama, que nous avons jointe par téléphone, précise avoir vu son fils «arriver mardi avec des gendarmes qui ont perquisitionné le domicile, avant de repartir avec les gendarmes pour Bouira».

Dans le groupe se trouvait aussi un certain Boukamoun, dont le père possède des chalets privés à Tikdjda. Toujours selon des habitants de la petite station, située à proximité d’une caserne militaire, d’une auberge et du Centre national des sports et loisirs, c’est dans sa maison qu’Hervé Gourdel aurait passé la nuit du samedi au dimanche après son arrivée à Alger. Il aurait même «appelé sa famille pour la prévenir qu’il se trouvait chez des amis». Beaucoup de mystère entoure encore l’identité du quatrième Algérien, que certaines sources décrivent comme «un mineur de Lakhdaria».

Ils seraient toujours retenus par les services de sécurité, qui leur reprocheraient de ne pas avoir signalé la présence d’un étranger parmi eux comme l’exige la procédure de sécurité. Selon le site arabophone al-Ahdat, qui cite des responsables sécuritaires, l’enquête a été confiée à la gendarmerie de Blida, aidée par des officiers du DRS (services de renseignement). Le site rapporte aussi qu’Hervé Gourdel est entré en contact avec ses accompagnateurs via Facebook. C’est Karim Oukara, le Franco-algérien de Lille qui l’aurait invité à venir en Algérie et qui aurait fourni l’attestation de résidence nécessaire pour l’obtention du visa. À l’aéroport, où l’attendaient Kamel et un des jeunes du groupe, le Niçois a ensuite pris directement la route pour Tikdjda dans une Kia Picanto. Le dimanche à 16h, ils auraient décidé de partir en promenade. Toujours selon al-Ahdat, les terroristes les auraient interceptés à proximité d’Ait Ouabane, relâchant quinze minutes plus tard les Algériens en leur disant: «prévenez les autorités si vous voulez».

 

http://www.lefigaro.fr/international/2014/09/25/01003-20140925ARTFIG00398-l-algerie-pourchasse-les-terroristes.php

L’Algérie pourchasse les terroristes

Convoi militaire de l'armée algérienne dans la région de Tizi Ouzou, au nord-est de l'Algérie, le 23 septembre.

 

Les accompagnateurs algériens d’Hervé Gourdel ont pris des risques en s’aventurant dans le massif du Djurdjura.

«Le ratissage se poursuivra nuit et jour jusqu’à ce que le corps d’Hervé Gourdel soit retrouvé» et que ses ravisseurs soient «neutralisés». Alors que les opérations de ratissage menées par près de 3000 militaires ne donnaient hier, toujours rien, les autorités algériennes ont répété que l’assassinat d’Hervé Gourdel ne resterait pas «impuni». Malgré le peu d’informations officielles données sur l’enquête, menée par la gendarmerie et les services de renseignements, des sources sécuritaires anonymes ont laissé entendre que les cinq Algériens qui accompagnaient le touriste français étaient toujours auditionnés.

Il y aurait parmi eux un Franco-Algérien, un Lillois originaire de Boufarik, un certain Karim Oukara, «un électron libre qui vient souvent dans la région pour faire de l’alpinisme», et un certain Oussama Dehendi, qui selon son frère en Allemagne joint par téléphone, aurait 21 ans. Sur sa page Facebook, il se présente comme «guide touristique à Tikjda» et précise qu’il habite à Boufarik. Son dernier post remonte au vendredi 19 septembre: il indique dans son statut «Tikjda! – surexcité!». D’après le quotidien Liberté, ces deux membres du club des alpinistes de Boufarik auraient été interpellés par les services de sécurité dans le cadre de l’enquête. La mère d’Oussama, que nous avons jointe par téléphone, précise avoir vu «son fils arriver mardi avec des gendarmes qui ont perquisitionné le domicile, avant de repartir avec les gendarmes pour Bouira.»

Les services de sécurité, qui ont perquisitionné les ordinateurs portables, les téléphones et les documents, n’auraient pas établi de lien entre les jeunes et les terroristes, mais ils leur reprochent de ne pas avoir signalé la présence d’un étranger parmi eux comme l’exige la procédure de sécurité. Une négligence dont les accusent aussi les connaisseurs de la région adeptes des sports de montagne. «Tous ceux qui font de la montagne savent que la zone de Tizi N’kouilal est très dangereuse. Moi-même, je n’y emmène plus personne depuis l’insurrection islamiste de 1992.»

Des villageois toujours en alerte

Quatre jours après l’enlèvement d’Hervé Gourdel en Kabylie, assassiné mercredi par ses ravisseurs, Redouane Benzerroug, président du Club sportif des montagnes d’Alger, moniteur et guide de haute montagne, se demande pourquoi ses accompagnateurs ont pris, selon lui, «un tel risque». «Il est très périlleux de s’aventurer au-delà du belvédère d’Assouil, (à 3 km de Tizi N’kouilal, là où le groupe aurait été intercepté par les Soldats du califat). Le terrain est encore dégagé et une caserne militaire se trouve à côté, précise-t-il. Mais au-delà – du chemin forestier qui longe la forêt jusqu’à la grotte du Macchabée – la zone n’est plus sécurisée. En 2004, je me souviens que des skieurs algériens avaient été attaqués par des terroristes. Ici, tout le monde sait ça et un des accompagnateurs de l’otage le savait aussi.»

Méziane, un habitant de Bouira adepte de randonnées, confirme, un peu gêné: «Oui, on sait que les terroristes sont là, comme dans d’autres coins non sécurisés au pied du Djurdjura. Dans les années 1990, en plein terrorisme, les gens de la région se sont armés pour se défendre et j’en connais dans des petits villages isolés, qui ont encore des armes.» Le sujet pourrait revenir d’actualité puisque le ministre de l’Intérieur, Tayeb Belaïz, a affirmé hier que tous les fusils de chasse confisqués durant la décennie noire devaient être restitués à leurs propriétaires. «Mais à Tikjda, poursuit Méziane, on ne risque rien. La semaine dernière, des membres du conseil d’administration de Danone, des Autrichiens, des Anglais, des Français et des Suisses, ont été hébergés au Centre national des sports et loisirs de Tikjda et sont partis en randonnée dans la montagne.»

Tikjda, c’est la petite station de montagne à 1475 m d’altitude où Hervé Gourdel a passé la nuit de samedi à dimanche, chez un autre Algérien du groupe, un certain Boukamoun, dont le père possède des chalets privés à Tikjda. Selon le site arabophone al-Ahdath, qui cite des responsables sécuritaires, le touriste français y est venu directement après son arrivée à l’aéroport où l’attendaient Karim Oukara et un autre de ses compagnons, avec qui il était entré en contact via Facebook. Le Franco-Algérien de Lille l’aurait invité à venir en Algérie, fournissant au consulat l’attestation de résidence nécessaire pour l’obtention du visa. Le dimanche à 16 heures, ils auraient décidé de partir en promenade. Toujours selon al-Ahdath, les terroristes les auraient interceptés à proximité d’Aït Ouabane, relâchant quinze minutes plus tard les Algériens en leur disant: «Prévenez les autorités si vous voulez.»

 

http://www.europe1.fr/international/otage-assassine-ses-compagnons-de-trek-entendus-2242557

Assassinat d’Hervé Gourdel : ses compagnons de trek entendus

 

Publié à 20h54, le 25 septembre 2014, Modifié à 06h57, le 26 septembre 2014

Assassinat d'Hervé Gourdel : ses compagnons de trek entendus

© SIPA
europe 1

Par Barthélémy Gaillard avec AFP 

COMPLICITÉ – La sûreté algérienne soupçonne l’un des compagnons d’Hervé Gourdel de complicité avec les terroristes responsables de sa mort.

 

Les compagnons de randonnées entendus par la police. Alors que l’opinion publique est en émoi après la décapitation d’Hervé Gourdel dans les montagnes de Kabylie, les enquêteurs de la police algérienne, eux, poursuivent leurs investigations. Elles les mènent pour l’instant aux cinq compagnons de randonnée d’Hervé Gourdel.

>> LIRE AUSSI – Hervé Gourdel a été décapité en Kabylie

En contact avec les ravisseurs ? De lourds soupçons pèsent sur les cinq personnes avec qui il se trouvait dans le massif du Djurdjura, selon un officier de la sûreté algérienne qui s’est confié au micro du correspondant d’Europe 1 en Algérie. En effet, l’armée est convaincue que l’un de ses accompagnateurs est en fait un complice de Jund Al-Khilafa, le groupe islamique qui revendique l’assassinat de l’otage français. Et pour cause, peu d’Algériens osent se rendre dans ce massif montagneux de Kabylie ou règnent les organisations terroristes. Pour l’armée, si un guide français a pu s’y rendre, c’est donc qu’un des accompagnateurs était en contact avec les ravisseurs.

>> LIRE AUSSI – Les musulmans de France entre colère et inquiétude

Jusqu’à douze jours de garde à vue. Aucune charge n’a été encore retenue contre ces amateurs de sports de montagne qui se sont rendus aux autorités après avoir été relâchés par les ravisseurs d’Hervé Gourdel selon ces sources. Selon la loi, ils auraient dû prévenir les autorités qu’ils accueillaient un étranger. En Algérie, la garde à vue peut aller jusqu’à 12 jours en matière de faits liés au terrorisme. Les enquêteurs cherchent à comprendre comment les quatre hommes ont rencontré l’otage décapité et dans quelles circonstances ils l’ont conduit à effectuer une randonnée dans une zone réputée pour abriter des groupes armés islamistes.

>> LIRE AUSSI – Comment expliquer la mort d’Hervé Gourdel aux enfants ?

« Ce sont des amateurs de trekking et de ski qui connaissent très bien la zone et qui servent de guides aux randonneurs », a expliqué un employé du parc national du Djurdjura, en excluant une possible relation entre eux et le groupe Jund al-Khilafa qui a revendiqué l’enlèvement et la décapitation de l’otage.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/enquete-sur-les-accompagnateurs-d-herve-gourdel-en-algerie-27-09-2014-4168485.php

Enquête sur les accompagnateurs d’Hervé Gourdel en Algérie

 

Alger (Algérie) de notre correspondant Fayçal Métaoui | Publié le 27.09.2014, 07h10

Hervé Gourdel. 

Hervé Gourdel.  | (Document Facebook.)

 

Les cinq accompagnateurs d’Hervé Gourdel, le touriste français assassiné par l’organisation terroriste les Soldats du califat, mercredi, sont toujours en détention provisoire. Les services de sécurité poussent leurs investigations à propos de Karim Oukara, Hamza Boukamoum, Oussama Dehendi, Amine Ayache et Kamel Saâdi.

Il s’agit d’abord de déterminer les circonstances exactes de l’enlèvement du guide de montagne français dimanche dernier dans la région de Tikjda, en Kabylie.

Karim Oukara, membre d’un club amateur d’alpinistes, a été arrêté mardi à Boufarik, à 30 km au sud-ouest d’Alger. Chez lui, les policiers ont saisi du matériel informatique et un appareil photo. Karim Oukara, qui est de mère française et qui vit entre Lille et Boufarik, était en contact avec Hervé Gourdel avant son arrivée en Algérie. Oussama Dehendi, ami de Karim Oukara et membre du même club, a été interpellé le même jour. Selon des témoignages, les deux hommes ne sont pas connus pour être des radicaux islamistes. Hamza Boukamoum a loué un chalet à Hervé Gourdel à côté de la station d’hiver de Tikjda. Amine Ayache est un sportif, Kamel Sâadi est guide au centre des sports et de loisirs de Tikjda, qui dépend de l’Etat algérien. Un silence total englobe l’enquête sur ces cinq hommes. Leurs familles évitent tout contact avec la presse.

Passivité des autorités

Depuis la mort d’Hervé Gourdel, de nombreuses questions surgissent sur l’imprudence d’une telle expédition. La forêt de Tikjda est régulièrement visitée par des touristes algériens et étrangers, surtout le week-end. Les sportifs s’y rendent pour des entraînements. La région est partiellement sécurisée. De temps à autre, des groupes terroristes au nombre réduit signalent leur présence, surtout autour de la colline de Tizi N’Koulal et du village d’Iboudrarène, dans le département (wilaya) de Tizi-Ouzou.

Dans cette zone montagneuse, la population a exprimé sa colère à l’égard de la passivité des autorités qui n’auraient pas mis tous les moyens nécessaires pour traquer les terroristes qui passent par la région. En Kabylie, le crime organisé s’est également développé ces deux dernières années, avec notamment des cas de kidnapping qui ciblent des familles fortunées, des commerçants et des hommes d’affaires. Les bandes armées exigent souvent de fortes rançons pour libérer les otages. L’opposition accuse la justice de n’avoir pas fait grand-chose pour élucider ces cas d’enlèvement et poursuivre les ravisseurs qui semblent jouir d’une certaine impunité. En attendant les suites de l’enquête, les autorités algériennes traquent toujours le groupe terroriste et tente de récupérer le corps d’Hervé Gourdel.

 

Le Parisien

 

http://www.letempsdz.com/content/view/131667/182/

23-09-2014

Ali Zaoui, expert en questions sécuritaires et lutte antiterroriste, au Temps d’Algérie :

«L’enlèvement est monté de toutes pièces par les services secrets français»

Ali Zaoui, ancien militaire, expert en questions sécuritaires et lutte antiterroriste, ne croit pas à la version donnée par les autorités françaises  sur l’enlèvement du touriste français en Algérie. Il a indiqué que le rapt  du ressortissant français Pierre Hervé Gourdel à Bouira est monté de toute pièce par les services secrets français afin d’entraîner l’Algérie dans la lutte contre Daech.

Le Temps d’Algérie : Quelle analyse faites-vous du rapt du ressortissant français Pierre Hervé Gourdel à Bouira ?  
Ali Zaoui : Pour moi, cet enlèvement est monté de toute pièce par les services secrets français. La France veut forcer l’Algérie à s’ingérer militairement dans la région et notamment en Libye. C’est le même scénario de Pierre Camatt. On se souvient encore de son affaire.

Les Français veulent resserrer l’étau sur l’Algérie et lui forcer la main pour entrer dans ces conflits, surtout après la création de la coalition pour lutter contre l’Etat islamique (EI), et la participation de 10 pays arabes, comme déclaré par le président américain Barack Obama. L’Algérie est une puissance régionale à ne pas négliger.

La France ainsi que d’autres pays ont besoin de cette force pour les aider à combattre le terrorisme qu’ils ont même soutenu et financé. Alors que l’un des principes indéfectibles du pays est celui de ne jamais s’ingérer dans les affaires internes des pays et encore loin de sortir son armée hors de ses frontières.

Pourquoi vous pensez que ce rapt est un scénario monté par les parties citées ? Disposez-vous de preuves ?
Tous les indices indiquent que ce rapt combien même revendiqué par le groupuscule «Djound al khilafa» a été déjà planifié. Comment se fait-il que Pierre Hervé Gourdel soit enlevé le lendemain de son arrivée en Algérie ?

Pourquoi ne s’est-il pas conformé aux consignes de sécurité ? Le ressortissant français faisait de la randonnée dans cette région connue pour son insécurité. Pourquoi a-t-il donc choisi cet endroit ? Le kidnappé avait loué un chalet au nom de son ami algérien afin d’éviter d’être identifié par les services de sécurité algériens.

Et puis, dans son dernier tweet, on pouvait lire «Quand je rentre d’Algérie après le premier octobre, si je rentre». Cela indique qu’il était certainement destiné à mener une mission précise en Algérie. Les deux premiers ressortissants français enlevés en Algérie ont déjà été identifiés comme étant des agents d’espionnage français. Pour moi, il n’y a pas de doute. Gourdel serait un agent français bien rusé.

Mais le groupe dit «Djound el khilafa» a revendiqué ce rapt…
Le groupe terroriste activant dans cette région, baptisé «Djound el khilafa» qui a porté allégeance il y a quelques jours à l’organisation terroriste Daech, est composé de douze membres. Il serait vrai qu’ils ont pu enlever ce ressortissant français.

Le chef de ce groupe, de son vrai nom Djamel Aissaoui (Abou Djahada), a cherché par cet acte un nouveau coup médiatique. Mais je pense que cet enlèvement est de la pure propagande médiatique dans la région et au niveau international. Les médias servent de trait d’union entre «Djound el khilafa» et Daech. En réalité, ce groupe terroriste n’a pas de contact direct avec cette organisation et utilise les médias pour atteindre ce but.

Ces dissidences ne sont, dans le fond, qu’une guerre de leadership entre eux. Le but d’une telle annonce est d’attirer le plus grand nombre de jeunes et de les enrôler dans leurs rangs. Mais ce n’est pas sans compter sur la volonté de l’ANP qui est de combattre sans relâche le terrorisme et son financement. Qu’il s’agisse d’Aqmi ou de «Djound el khilafa», c’est juste les noms qui changent mais la détermination de l’armée reste la même.

Croyez-vous que les services de sécurité seraient en mesure de le sauver ?
L’ANP est capable de défendre et de protéger l’intégrité du territoire, du peuple et des ressortissants étrangers en Algérie. L’opération de ratissage menée hier aboutira. Les services de sécurité ont acquis une expérience en la matière. L’ultimatum de 24 heures fixé par ce groupe terroriste par la voix du kidnappé via la vidéo diffusée hier ne doit pas être une entrave dans les recherches menées par l’ANP.

Entretien réalisé par Fella Hamici

 

Hum…

Il y aurait parmi eux un Franco-Algérien, un Lillois originaire de Boufarik, un certain Karim Oukara, «un électron libre qui vient souvent dans la région pour faire de l’alpinisme», et un certain Oussama Dehendi, qui selon son frère en Allemagne joint par téléphone, aurait 21 ans. Sur sa page Facebook, il se présente comme «guide touristique à Tikjda» et précise qu’il habite à Boufarik. Son dernier post remonte au vendredi 19 septembre: il indique dans son statut «Tikjda! – surexcité!».

Tous les indices indiquent que ce rapt combien même revendiqué par le groupuscule «Djound al khilafa» a été déjà planifié. Comment se fait-il que Pierre Hervé Gourdel soit enlevé le lendemain de son arrivée en Algérie ?

Pourquoi ne s’est-il pas conformé aux consignes de sécurité ? Le ressortissant français faisait de la randonnée dans cette région connue pour son insécurité. Pourquoi a-t-il donc choisi cet endroit ? Le kidnappé avait loué un chalet au nom de son ami algérien afin d’éviter d’être identifié par les services de sécurité algériens.

Et puis, dans son dernier tweet, on pouvait lire «Quand je rentre d’Algérie après le premier octobre, si je rentre».



Assassinat d’Hervé Gourdel : qu’est-ce au juste ?

Depuis l’annonce de la décapitation du guide de haute montagne Hervé Gourdel moins de trois jours après son enlèvement en Algérie dans la soirée du dimanche 21 septembre 2014, de nombreuses questions se posent à propos de cette opération très surprenante.

Certains vont jusqu’à se demander si assassinat il y a bien eu, et exposent des arguments non dénués de sens, comme « jaiunequestion » sur le site Agoravox (voir ci-dessous).

Ce qui est certain, c’est que le corps de la victime présumée n’a pas été retrouvé ni livré par ses ravisseurs et assassins présumés, il est activement recherché à la manière du Boeing 777 de Malaysia Airlines qui a disparu le 8 mars dernier, pour la Journée internationale de la femme.

On est également frappé par tous ses points communs avec le cyberdélinquant et génial fouteur de merde Cyprien LURAGHI, qui en 2009 avait lancé toutes ses attaques systématiques et quotidiennes à mon encontre précisément le 8 mars, pour cette Journée de la femme.

 

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/herve-gourdel-decapitation-montee-157277

Hervé Gourdel, décapitation… montée ?

vendredi 26 septembre 2014

Assassinat d'Hervé Gourdel : qu'est-ce au juste ? dans Attentats herve_gourdel_0-7356b

Après les Etats-Unis et le Royaume-Uni qui ont eu leurs “décapitations” dans des circonstances plus que suspectes, c’est au tour de la France de se faire attaquer par l’état islamique/daesh/EIIL à travers un groupe affilié via la “décapitation” d’Hervé Gourdel. A nouveau, des incohérences viennent s’immiscer dans ce scénario poussé par l’ensemble des médias de masse.

Rappelons-nous que de nombreux experts ont clairement indiqué que la vidéo du “décapité” James Foley était fausse. Rappelons-nous aussi, qu’en 2004, Benjamin Venderford, suite aux décapitations américaines de Nick Clegg et d’autres ressortissants américains, avait réalisé une fausse vidéo de la décapitation de son ami pour montrer à quel point il était facile de duper les médias. La vidéo a d’ailleurs été reprise par l’Associated Press plusieurs mois plus tard, qui l’a estampillée comme étant véritable au départ. De nombreux médias occidentaux et orientaux type Al Jazeera ont relayé l’information.

Pour juger de la véracité de la thèse officielle, nous devons répondre à quelques questions clefs :

  1. Mais qui est vraiment Hervé Gourdel ?

  2. Quel est le profil des anciens otages français ?

  3. Et qui est ce groupe “Jund al Khalifa” qui était inconnu jusqu’alors ?

  4. Quel a été le parcours d’Hervé Gourdel avant le kidnapping ?

  5. Qui a trouvé la vidéo de la décapitation ?

  6. Les vidéos sont-elles crédibles ?

  7. “Cui Bono” – A qui profite le crime ?

  1. Portrait d’Hervé Gourdel

Hervé Gourdel est peint comme un guide de montagne, avec un penchant pour celle du mercantour, il est aussi un amoureux de la photographie – il aime se qualifier de “guide photographe”. Quelqu’un de tout à fait normal somme toute. Une rapide recherche sur Google images ou son profil facebook montre un photographe qui aime aussi prendre des photos de demoiselles plutôt jeunes et… nues.

Site officiel 1Site officiel 2Book Hervé GourdelExemple d’une modèle

Ce côté d’Hervé Gourdel n’est pas mis en avant par les journalistes, il est pourtant assez facile d’accéder à ces informations. Que nous cache-t-on de plus sur cette personne ?

  1. Profil des anciens otages

Si nous nous penchons sur les anciens otages français, on se rends vite compte que les “photographes”, “humanitaires”, “présidents d’ONG” ont une double casquette, celle d’agents de la DGSE ou pour user du langage courant, d’espions.

Le coordinateur national du renseignement à la présidence de la république, Pierre Barjolet, s’est vu demandé par Guillaume Garot, député, combien d’agents des renseignements étaient pris en otage. Sa réponse était claire, en évoquant le nombre d’agents otages à 8 en début 2010 (il y avait 8 otages français fin 2010 dans le monde), la totalité des otages à l’époque étaient donc des… espions. La probabilité qu’Hervé Gourdel soit un agent est donc très élevée, son métier de guide alpiniste étant une couverture.

Extrait de l’échange – audition complète :

M. Guillaume Garot. “Quelles informations pourriez-vous nous transmettre sur les agents de nos services retenus en otage, leur nombre, leur situation ? Quelles sont les perspectives les concernant ?”

M. Bernard Bajolet. “Nous avons actuellement huit otages. Un au Mali, Pierre Camatte, quatre au Soudan, un en Somalie et deux en Afghanistan.”

De plus, nous savons qu’au moins 3 des otages en question étaient peints comme des civils au départ :

Hervé Gourdel serait-il l’un de ces agents secrets ?

  1. Joud al Khalifa

Un autre groupe du même nom que “Joud al-Khalifa” est actif au Khazakstan et en Afghanistan, ce qui a amené certains journalistes à les confondre. Le terme signifie “soldats du califat”, c’est donc encore un énième groupe islamiste. Son leader, Gouri Abdelmalek, était un ancien chef de file de l’AQMI (Al Qaeda au Maghreb islamique) et a été condamné à mort par contumace à plusieurs reprises. A ce jour, on en sait peu sur ces capacités militaires et sur le nombre de personnes du groupe.

Le 14 septembre, ils ont décidé de prêter allégance à Al Baghdadi, le calife de l’état islamique/daesh qui fait bien plus parler de lui que le démodé groupe terroriste AQMI. Le timing était étonnement bien choisi puisque quelques jours plus tard, Hervé Gourdel est enlevé. Et quelques heures avant le kidnapping, l’Etat Islamique menaçait la France en appelant a tuer les “sals français de n’importe quelle manière”.

C’est la première fois qu’un groupe terroriste donne un ultimatum aussi court à la France, ultimatum qui était fixé à 24H. L’otage fut déclaré décapité 48H après. Un groupe émergeant de nulle part voulant réellement négocier donnerait-il si peu de temps ? Ou la “décapitation” était-elle prévue depuis le départ, quoiqu’il arrive ?

  1. Parcours d’Hervé Gourdel pré-kidnapping 

Reprenons le parcours d’Hervé Gourdel qui avait annoncé sur son facebook où il serait et était même jusqu’à dire qu’il ne reviendrait peut-être pas après un trekking d’une dizaine de jours. Savait-il quelquechose ? Une fois arrivé en Algérie le samedi 20 septembre, il aurait rejoint au moins 3 algériens d’après son père. Et c’est le dimanche 21 septembre à Tizi ouzou, d’après le quai d’orsay, qu’il se serait fait enlever en voiture avec ses collègues algériens (collèges immédiatement libérés). Nous savons c’est que la région dans laquelle le trekking était prévu a connu 80 enlèvements depuis 2005. Pourquoi donc aller dans une région à risque connue de tous ?

Soulignons que le timing de la dite décapitation arrive à point nommé, quelques moments avant le discours d’Hollande à l’ONU et en pleine session générale du conseil de sécurité. C’est le langage de “la force” qui est utilisé par Obama pour combattre le message “de sang” des terroristes, la résolution 2178 est passée.

  1. Origine des vidéos

Toutes les vidéos des décapitations récentes (Foley, Sotloff, Haines, Gourdel) ont un autre point commun : elles sont systématiquement découvertes par la même association : SITE (Search for international terrorist entities) qui dispose de moyens “très avancés” nous dit-on pour trouver et mettre en ligne les vidéos de groupes terroristes… avant même que les terroristes eux-mêmes… ne les mettent en ligne d’après les dires mêmes de la fondatrices Rita Katz. Une des vidéos de Bin Laden mise en ligne par cette même association s’est avérée fausse par la suite.

Rita Katz a également écrit un livre anonyme où elle aurait elle-même infiltré des groupes radicaux islamistes aux USA. On connaît la propension des groupes radicaux à s’entourer de femmes. Elle fuit l’Irak après que son père, un espion israélien, ait été tué.

  1. Crédibilité des vidéos

Dans la première vidéo, dérangeante de par ses incongruités, nous avons :

  • un otage qui a les mains… libres

  • un otage qui a son appareil photo autour du cou et son sac de randonnée en face de lui, autant de projectiles qu’il peut utiliser face à ses ravisseurs

  • un des gardes qui parle et a son arme posée sur son genou la rendant facilement attrapable par l’otage

  • une couverture colorée en fond pour, semble t-il, cacher ce qu’il s’y trouve derrière

  • une voix calme et limpide, à l’image des autres otages

Dans la deuxième vidéo, tout aussi étonnante, on perçoit :

  • une voix calme et un enchaînement des mots limpides d’Hervé Gourdel

  • des terroristes qui lui mettent un bandeau autour de la bouche pour aucune raison apparente

  • une vidéo à nouveau coupée au moment de la décapitation

  • un couteau pour la décapitation qui est très court

  • pas une trace de sang sur les habits des terroristes après la “décapitation”

  • les côtés de la vidéo sont floutés vers la fin alors qu’ils ne le sont pas au départ

Pourquoi couper systématiquement la vidéo lors du moment le plus traumatisant si le but est bien de terroriser les populations ?

  1. A qui profite le crime ?

Dans tous les cas, ce que nous pouvons constater, c’est l’impact sur l’opinion public : les Français à supporter les frappes contre la Syrie étaient minoritaires en début de mois de septembre, avec 64% d’opinions défavorables. Nous sommes aujourd’hui a 53% pour des frappes contre l’état islamique en Irak. Et nous avons maintenant Le Drian qui nous parle de faire la même chose en Syrie pour, évidemment, combattre l’Etat islamique.

Nous avons fait la même erreur pour la Libye où, suite à une forte propagande médiatique, nous sommes passé de 63% d’opinions défavorables pour une intervention (début mars 2011) à 66% pour fin mars pour finir à 51% contre 3 mois après.

Beaucoup d’éléments nous amènent à remettre en question la thèse officielle qui tombe à pic pour justifier une nouvelle guerre dans un énième pays et qui entraînera de nombreuses morts.

Ne retombons pas à nouveau dans le piège de l’intervention illégale.

 

http://www.lejdd.fr/International/La-difficile-recherche-du-corps-d-Herve-Gourdel-en-Kabylie-689792

26 septembre 2014

La difficile recherche du corps d’Hervé Gourdel

 

Au lendemain de l’annonce de l’exécution d’Hervé Gourdel en Algérie, une vaste opération pour retrouver le corps de l’ancien otage a été lancée jeudi. Mais la zone de recherche, montagneuse et difficile d’accès, complique la tâche des militaires.

Près de 3.000 militaires algériens, des troupes d’élite du service de lutte anti-terrorisme algérienne… L’Algérie se mobilise pour retrouver le corps d’Hervé Gourdel, dont l’annonce de l’exécution a été rendue publique mercredi. Les recherches risquent d’être longues. Hervé Gourdel était dans le massif montagneux du Djurdjura, long de près de 60 kilomètres. La zone de ce parc national recouvre une superficie de 18.500 hectares. L’armée algérienne qui a réussi à reconstituer le trajet d’Hervé Gourdel devra donc explorer chaque m2 de cet espace.

Le Quai d’Orsay, joint par leJDD.fr, refuse de communiquer sur les recherches en cours : « Le Quai d’Orsay ne communique aucun élément (à propos de la recherche du corps d’Hervé Gourdel) par respect pour la famille et par souci de confidentialité. »

Des recherches minutieuses dans un terrain difficile

Les recherches seront d’autant plus ardues que le nord du massif du Djurdjura est particulièrement accidenté : le point culminant s’élève à 2.308 mètres d’altitude. Il faudra donc que les soldats explorent une zone très montagneuse. L’armée ne connaît pas l’endroit précis de l’enlèvement d’Hervé Gourdel, même si elle semble penser qu’il a été enlevé au col Tizi n’Kouilal, qui se situe loin de tout village. Les auditions toujours en cours des amis algériens du Français devraient apporter de nouvelles précisions.

Très accidenté, le Nord du parc national est aussi un maquis historique, principal repère des groupes terroristes de la région. Les militaires eux-mêmes ne s’y aventurent qu’en très grand nombre en raison de la dangerosité du site. Depuis 2005, 80 personnes se sont fait enlever par des groupes installés dans la zone.

Une intervention à haut risque

Dès lundi dernier, les recherches étaient coordonnées par le patron de la Gendarmerie nationale, Ahmed Boustila et supervisées par l’Etat-major algérien. C’est désormais près de 3.000 militaires et des troupes d’élite de la lutte anti-terrorisme algérienne qui sont chargés de retrouver le corps d’Hervé Gourdel.

Selon le journal algérien El Watan, 300 paras et 200 soldats sont déjà déployés dans la zone. Ils couvriront à la fois la route empruntée par Hervé Gourdel, mais aussi plusieurs zones supplémentaires, autour du trajet parcouru par l’ancien otage.  Un ancien garde communal cité par le journal affirme que certains habitants participeraient également aux recherches. Cette collaboration va à l’encontre de la politique tacite de non-agression mise en place entre la population et les groupes terroristes.

Les recherches devraient prendre du temps, au vu de la zone à parcourir. En effet, le groupe terroriste qui a enlevé Hervé Gourdel maîtrise particulièrement les régions montagneuses de l’Algérie et notamment le parc national dans lequel évoluait l’otage.

Louise-Camille Bouttier – leJDD.fr

vendredi 26 septembre 2014

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/disparition-du-mh370-l-avion-peut-etre-deroute-vers-le-sud_1571052.html

Disparition du MH370: l’avion peut-être dérouté vers le sud

 

Par LEXPRESS.fr, publié le 28/08/2014 à 07:42, mis à jour à 07:44

Le vol MH370 de Malaysia Airlines, disparu en mars avec 239 personnes à son bord, pourrait s’être dérouté plus tôt qu’estimé vers le sud. Ces conclusions résultent d’un « nouvel affinement » de l’examen des données satellitaires.

 

Disparition du MH370: l'avion peut-être dérouté vers le sud
 

Le MH370 de la Malaysia Airlines pourrait s’être dérouté plus tôt qu’estimé vers le sud.

afp.com/Manan Vatsyayana

Cinq mois après la disparition du vol MH370 de Malaysia Airlines les recherches se poursuivent. L’avion pourrait avoir fait cap sur le sud, à l’opposé de son plan de vol, plus tôt qu’estimé, a annoncé ce jeudi l’Australie. Ces conclusions résultent d’un « nouvel affinement » de l’examen des données satellitaires réalisé par les enquêteurs en vue de localiser l’épave du Boeing, volatilisé le 8 mars avec 239 personnes à son bord peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin.

L’avion a changé radicalement de plan de vol, virant vers l’ouest, puis le sud. Aucune trace de l’appareil n’a été retrouvée depuis malgré de vastes recherches aériennes et sous-marines menées dans l’océan Indien au large des côtes occidentales de l’Australie.

 

« Le périmètre des recherches reste le même »

 

« Le périmètre de recherches reste le même mais certaines informations nouvelles suggèrent que des zones situées un peu plus au sud — à l’intérieur de la zone de recherches, mais un peu plus au sud — sont particulièrement intéressantes et prioritaires », a indiqué le vice-Premier ministre australien Warren Truss.

Ses déclarations coïncident avec la signature à Canberra d’un mémorandum entre l’Australie et la Malaisie concernant l’organisation de la prochaine phase de recherches sous-marines qui doivent démarrer dans les toutes prochaines semaines. Un périmètre de 60.000 kilomètres carrés a été circonscrit.

Selon Warren Truss, les spécialistes restent convaincus que l’avion, à court de carburant, s’est abîmé dans le sud de l’océan Indien quelque part sur le « 7ème arc de cercle » défini à partir de ses positions reçues automatiquement par les satellites.

Avec fpa dans Crime



Deux djihadistes présumés arrêtés à Albi le 22 juillet 2014

Rappelons que les interpellations ayant mené à la découverte du traqueur du scooter utilisé par Mohamed Merah au mois de mars 2012 auraient eu lieu le lundi 21 juillet 2014.

 

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/albi-trois-jihadistes-presumes-interpelles-23-07-2014-4020925.php

Albi : trois jihadistes présumés interpellés

 

Adrien Cadorel | 23 juil. 2014, 07h00

 

Deux djihadistes présumés arrêtés à Albi le 22 juillet 2014 dans Attentats 4020925_11-1-279248188_545x341
Quartier Cantepau, Albi (Tarn), hier. Deux hommes et une femme suspectés d’appartenir à une cellule jihadiste ont été arrêtés dans cet immeuble. (PhotoPQR/« la Dépêche du Midi »/Jean-Marie Lamboley.)

 

Une cellule Jihadiste prospérait-elle en plein coeur du Tarn ? Hier matin, un imposant dispositif policier a procédé à une série d’arrestations à Albi, visant trois personnes soupçonnées d’être membres d’une cellule dormante qui s’apprêtait à perpétrer des actions en France. Lors de cette opération, trois personnes – deux hommes de 21 et 27 ans et une femme de 30 ans – ont été interpellées dans deux appartements du quartier Cantepau et placées en garde à vue dans les locaux du commissariat de la ville, où ils étaient toujours interrogés hier soir.

Selon plusieurs sources policières, les deux hommes étaient suivis par les fonctionnaires de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), et ce particulièrement depuis leur retour de Syrie, aux mois d’avril et mai derniers, où ils seraient restés un peu plus de trois mois chacun. D’après les mêmes sources, les deux suspects auraient notamment combattu dans les rangs de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL).

Des attaques en projet

Comme une centaine de Français rentrés ici avant eux, le retour de ces deux hommes aurait alerté les services de police spécialisés, qui soupçonnent l’un des deux suspects d’avoir regagné la France dans le but d’identifier, d’organiser et de permettre le départ de jeunes Français désireux de s’engager dans les rangs de l’EIIL. D’après une source judiciaire – qui laisse entendre qu’au moins deux départs imputables à cette cellule auraient été déjoués au cours des dernières semaines –, les différentes exploitations d’échanges électroniques entre les suspects soulignent que ceux-ci avaient émis le projet de réaliser des attaques sur le territoire national, sans toutefois distinguer de lieux ni de dates.

Dans le même temps, cette cellule aurait été en lien avec un Albigeois de 37 ans, Thomas Barnouin, condamné en juillet 2009 à Paris à cinq ans de prison, dont un avec sursis, dans une affaire de filière de recrutement de jihadistes à destination de l’Irak. Lors de séjours en Arabie saoudite ainsi qu’en Syrie, celui-ci aurait régulièrement échangé par téléphone et e-mails avec plusieurs personnes basées dans la région Midi-Pyrénées, suspectées d’être liées à des filières de recrutement, dont l’un des suspects arrêtés hier.

Selon le ministère de l’Intérieur, près de 800 jeunes Français sont concernés par les départs en Syrie. Parmi eux, on retrouve ceux déjà partis sur les zones de combats (environ 300), ceux en transit (environ le même nombre) et ceux suspectés de vouloir s’y rendre.

 

http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/23/1923139-temoignages-a-albi-depuis-l-affaire-merah-il-a-change.html

Témoignages à Albi : «Depuis l’affaire Merah, il a changé…»

 

Publié le 23/07/2014 à 07:29

Albi (81)

Les habitants du quartier de Cantepau ont exprimé à la fois leur surprise et leur inquiétude après l'intervention des policiers venus interpeller au petit matin des membres présumés d'une cellule jihadiste./DDM T. Bordas
Les habitants du quartier de Cantepau ont exprimé à la fois leur surprise et leur inquiétude après l’intervention des policiers venus interpeller au petit matin des membres présumés d’une cellule jihadiste./DDM T. Bordas

zoom dans Crime

Dans les quartiers de Cantepau et de Rayssac à Albi, c’est la stupeur et l’inquiétude qui dominent après l’annonce hier matin de l’arrestation de trois personnes d’une présumée cellule djihadiste. «Vers 6 heures, j’ai vu une première voiture de police puis deux autres, témoigne une habitante de Rayssac. Ils étaient cagoulés et armés. Il y avait un chien, je pensais que c’était pour de la drogue. Les policiers ont commencé à faire des allers-retours. Ils étaient très discrets car je n’ai pas entendu un bruit. Sinon, j’aurais fait ma curieuse plus tôt ! Le monsieur est sorti menotté et la dame aussi. Ils sont partis vers 9 heures moins le quart».

«Toute la semaine, les policiers ont tourné»

Même scène presque au même moment dans le quartier de Cantepau. Vers 6 h 30, au 16 avenue Mirabeau, les habitants d’un immeuble voient défiler les policiers. «Il y en avait au moins 60», lance un jeune homme. Une Albigeoise de 56 ans qui habite non loin de là résume : «Il y avait des policiers, la BAC qui encerclait la zone autour du rond-point. J’ai vu des hommes encagoulés, je pensais qu’ils venaient pour un trafic de drogue car il y en a pas mal dans ce bloc. Je pense que c’était une filature car toute la semaine les policiers ont tourné dans le quartier.» Avant de conclure : «S’il y en a eu trois d’arrêtés, ça veut dire qu’il y en a d’autres. J’ai très peur».

«Maintenant, j’ai peur»

Au premier étage d’un immeuble, une habitante accoudée à sa fenêtre confirme : «Je ne sors jamais de chez moi mais maintenant, j’ai peur pour ma petite fille de 13 ans». Un autre riverain tempère : «Je suis inquiet sans l’être car je ne pense pas que c’est à Albi qu’ils vont faire quelque chose».

Un habitant du 2e étage d’un immeuble de l’avenue Mirabeau a vu les policiers monter juste au-dessus de chez lui. Le jeune homme explique avoir croisé «deux ou trois fois» le couple de trentenaires qui vit là. Il ajoute «que, dans le quartier, il y a eu des rumeurs sur leurs voyages en Syrie».

À Rayssac aussi, les rumeurs allaient bon train depuis quelques mois. «On ne les a plus vus pendant deux mois. C’était vers mars-avril». L’homme a dit qu’il s’était rendu «en Turquie pour le travail.». Le couple avec quatre enfants était selon les dires des voisins «très discret». «Je l’ai croisé il y a encore trois jours en train de monter ses courses, il m’a dit bonjour, il était très gentil», témoigne une voisine.

«Il ne parlait plus que de religion»

«Ce n’est pas quelqu’un de méchant , poursuit un autre habitant du quartier. Mais, depuis l’affaire Merah, il a changé. Avant, il descendait en bas de l’immeuble pour fumer un joint. Il ne doit pas avoir encore 30 ans. C’est un Français d’origine tunisienne qui a fait des études, intégré l’armée je crois au sein de la Marine nationale. Depuis quelques mois, il ne parlait plus que de religion.»

Le riverain «s’attendait à ce qu’il soit arrêté» mais, paradoxalement, il a été très surpris hier matin de voir débarquer «le Raid et les voitures de Paris».

Les enquêteurs soupçonnent l’une des trois personnes interpellées d’être un des recruteurs pour le jihad en Syrie. «Je n’y crois pas trop», lance sceptique le même riverain.

«ça fait deux grosses histoires dans le quartier»

Ce n’est pas la première fois, qu’Albi est sous les feux de l’actualité dans une affaire de terrorisme. Déjà en décembre 2012, un Albigeois de 38 ans converti à l’Islam avait été arrêté à Rayssac dans le cadre de l’enquête sur les éventuelles complicités dont aurait pu bénéficier Mohammed Merah. L’homme avait finalement été relâché quelques jours plus tard.

«Cela fait deux grosses histoires dans le quartier», lâche un habitant de Rayssac. Pourtant, l’Albigeois décrit son quartier comme plutôt «tranquille» : «L’entente entre les jeunes et les anciens se passe très bien. Je n’aurais jamais imaginé que cela arrive chez nous». L’homme s’inquiète surtout de «l’amalgame entre les djihadistes et les musulmans avec ce que l’on voit à la télévision».

Florine Galéron

 

http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/23/1923137-des-suspects-proches-de-la-nebuleuse-merah.html

Des suspects proches de la nébuleuse Merah

 

Publié le 23/07/2014 à 07:28
Olivier Corel, dit «l'émir blanc», avait été placé en garde à vue en janvier 2013 dans le cadre des complicités supposées dont aurait bénéficié Mohamed Merah. Il avait été relâché sans qu'aucune charge ne puisse être retenu contre. Vivant dans un petit village en Ariège, décrit comme un chef religieux, il serait soupçonné d'être à l'origine de la radicalisation de plusieurs jeunes,/Photo prise en novembre 2012. Thierry Bordas.
Olivier Corel, dit «l’émir blanc», avait été placé en garde à vue en janvier 2013 dans le cadre des complicités supposées dont aurait bénéficié Mohamed Merah. Il avait été relâché sans qu’aucune charge ne puisse être retenu contre. Vivant dans un petit village en Ariège, décrit comme un chef religieux, il serait soupçonné d’être à l’origine de la radicalisation de plusieurs jeunes,/Photo prise en novembre 2012. Thierry Bordas.

zoom dans Folie

Les deux hommes et la femme interpellés, hier, et dont on ne connaît pas encore les identités, étaient, selon plusieurs sources, des proches du Toulousain Sabri Essid et de l’Albigeois Thomas Barnouin qui s’était converti à l’Islam en 1999 sous le nom d’Abdelhakim. Si proches qu’ils avaient, selon nos informations, entrepris, au mois de mars dernier, avec lui, dans le même avion, le voyage vers la Syrie dont Essid n’est toujours pas rentré. Via Barcelone puis la Turquie, ils avaient rallié la Syrie. Un itinéraire emprunté quelques semaines plus tard par Souad Merah, la sœur du tueur au scooter.

Sabri Essid, qui se présente comme le «demi-frère» de Merah, son père ayant épousé Zoulika Merah, est quant à lui très proche de Thomas Barnouin. Ces deux hommes sont bien connus des services antiterroristes : En 2006, déjà, ils avaient été interpellés à leur retour forcé de Syrie, après avoir été arrêtés par les Américains à la frontière irako-syrienne. Reconnus coupables d’association de malfaiteurs à visée terroriste, ils avaient été condamnés à 5 ans de prison dont un an avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve de 3 ans. Essid a été également été mis en cause dans une affaire de mariage forcée et de viol. Pendant cette période, il recevra le soutien de Mohammed Merah.

Tous deux faisaient partie de la filière jihadiste toulousaine.

Sabri Essid s’était distingué, après les sept assassinats perpétrés par Mohammed Merah, sur des militaires et des Juifs à Montauban et Toulouse en mars 2012. En effet, il avait été l’une des rares personnes à assister à ses obsèques.

C’est donc tout le clan Merah élargi aux radicaux toulousains et albigeois qui semble avoir pris le chemin de la Syrie ces dernières semaines.

Plus inquiétant, les personnes interpellées hier à Albi, avaient, elles, choisi de rentrer en France d’où, selon certaines sources, elles envisageaient des «actions violentes». Après les massacres perpétrés par Mohammed Merah à Toulouse et Montauban, cette révélation pose la question de savoir si, une nouvelle fois, la Ville rose et le Grand Sud étaient visés par les candidats au jihad, et notamment les lieux de cultes juifs.

Les trois arrestations menées hier, à Albi, sur commission rogatoire d’un juge d’instruction, font en effet écho, à Toulouse, aux interrogations sur des filières qui semblent bien implantées, depuis plusieurs années dans la région. Les personnes gardées à vue depuis hier matin semblent toutes avoir des liens avec la famille Merah et les filières que les deux frères, Mohammed et Abdelkader, ont pu fréquenter.

Le circuit, entre Toulouse et la Syrie, semble désormais éprouvé. Le «demi-frère» de Mohammed et Abdelkader Merah, Sabri Essid, longue barbe et costume traditionnel, est un salafiste radical bien connu des services français. Pilote-t-il à distance un réseau bien organisé et très radicalisé prêt au jihad en France ?

Autre cellule repérée, autre point commun avec la sphère Merah, Sabri Essid comme la famille du tueur au scooter, a gravité également autour de la «cellule d’Artigat», en Ariège, et d’Olivier Corel, originaire de Syrie.

La Dépêche du Midi

 

http://www.ladepeche.fr/article/2014/07/27/1925258-cellule-jihadiste-deux-hommes-mis-en-examen-et-ecroues.html

Cellule jihadiste : deux hommes mis en examen et écroués

 

Publié le 27/07/2014 à 07:11

Albi (81) – Enquête

Les immeubles où résidaient les personnes impliquées dans la cellule jihadiste présumée à Albi./Photo DDM, J. M. Lamboley.
Les immeubles où résidaient les personnes impliquées dans la cellule jihadiste présumée à Albi./Photo DDM, J. M. Lamboley.

zoom

Deux hommes et une femme soupçonnés d’appartenir à une cellule djihadiste liée à la Syrie avaient été interpellés mardi 22 juillet à Albi, dans le Tarn. La femme avait été libérée jeudi. Les deux hommes ont quant à eux été placés en détention provisoire.

Les deux hommes soupçonnés d’appartenir à une cellule jihadiste du sud-ouest, où gravitent d’anciens proches de Mohamed Merah, ont été mis en examen et écroués dans la nuit de vendredi à samedi.

Les deux hommes, âgés de 20 et 29 ans, ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, puis placés en détention de provisoire, conformément aux réquisitions du parquet de Paris.

Suspect signalé via le numéro vert

Ils sont soupçonnés de s’être rendus plusieurs mois en Syrie, où de nombreux groupes islamistes radicaux sont actifs contre le régime de Bachar al-Assad. Selon une source proche de l’enquête, le plus âgé, qui a gardé le silence, a été signalé de manière anonyme via le numéro vert récemment mis en place par le gouvernement pour lutter contre les départs vers les zones de jihad. Ce numéro, qui permet aux proches de candidats potentiels au jihad de les signaler aux autorités, fonctionne depuis fin avril.

Une troisième personne, une femme, avait été également arrêtée mardi à l’aube à Albi par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), mais elle a été remise en liberté après 48 heures de garde à vue.

Une enquête ouverte depuis 2013

La DGSI, assistée du Raid, unité d’élite de la police, pour les arrestations, agissait sur commission rogatoire de juges antiterroristes parisiens. Les magistrats sont saisis d’une information judiciaire, ouverte depuis septembre 2013, notamment pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme.

D’après une source policière, la cellule jihadiste présumée rayonnait sur Albi et Toulouse. Cette cellule est notamment liée à Thomas Barnouin, un homme connu des enquêteurs qui le soupçonnent de s’être rendu en Syrie avec femme et enfants.

Originaire d’Albi, Thomas Barnouin avait été condamné à Paris en juillet 2009 avec Sabri Essid à 5 ans de prison dont un avec sursis dans une affaire de filière jihadiste vers l’Irak.

Lui aussi soupçonné d’être parti pour la Syrie, Sabri Essid est une figure de la cellule salafiste toulousaine et un ancien proche de Mohamed Merah, son père ayant vécu avec la mère du tueur au scooter. Parmi les proches de Mohamed Merah, sa sœur Souad est également soupçonnée d’être partie en Syrie.

La Dépêche du Midi



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