Joël Le Scouarnec, chirurgien accusé de pédophilie : peut-être 250 victimes

Est-ce un effet de l’affaire Epstein ?

A la suite des journaux locaux lundi et mardi, c’est aujourd’hui toute la presse nationale qui se fait l’écho de cette affaire de pédophilie aussi effarante qu’effrayante.

Le chirurgien accusé de pédophilie est incarcéré pour ces faits depuis mai 2017, soit depuis plus de deux, mais personne n’en avait parlé jusque-là, hormis un des journaux locaux dans un article du 16 février dernier réservé à ses abonnés et passé totalement inaperçu.

Or, 24 heures seulement après la publication de lundi, nombre de nouvelles victimes se sont déjà manifestées…

Ne pouvait-elle avoir lieu beaucoup plus tôt ?

Qui aura encore protégé un tel prédateur ?

Notons qu’il est d’origine bretonne et a d’abord sévi dans plusieurs hôpitaux bretons, notamment celui de Quimperlé, épinglé en 2017 par la Chambre régionale des comptes de Bretagne pour avoir rémunéré durant 30 ans un médecin absent…

Cet hôpital avait été dirigé de 2007 à 2013 par Etienne Morel, ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars, un établissement où il s’était déjà rendu complice de nombreux faits de viols, pédophilie et proxénétisme…

 

A lire ou à relire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2017/12/21/lhopital-de-quimperle-epingle-par-la-chambre-regionale-des-comptes-de-bretagne/

http://petitcoucou.unblog.fr/2017/12/25/etienne-morel-ancien-directeur-hospitalier-de-brest-les-iles-kerguelen-apres-wallis-et-futuna/

 

https://www.charentelibre.fr/2019/08/19/pedophilie-200-victimes-dans-toute-la-france-pour-l-ex-chirurgien-de-jonzac,3473207.php

Pédophilie: 200 victimes dans toute la France pour l’ex-chirurgien de Jonzac ?

 

Pédophilie: 200 victimes dans toute la France pour l’ex-chirurgien de Jonzac ?
Me Francesca Satta, du barreau de Saintes, défend les parents d’une petite fille, victime du chirurgien de Jonzac.

Photo CL
Par Antoine BENEYTOU, publié le 19 août 2019 à 19h30, modifié le20 août 2019.

 

Un chirurgien de Jonzac est renvoyé devant les assises pour des actes pédophiles. Durant des années, il aurait agressé sexuellement des enfants. On recenserait plus de 200 victimes à travers la France.

Ce sont des carnets glaçants qui dessinent et narrent par le menu le plus sordide, ce qui pourrait être le plus grand scandale pédophile de France. Ces carnets, ce sont ceux du Dr Joël Le Scouarnec, spécialiste en chirurgie viscérale à l’hôpital de Jonzac de 2008 à 2017. Durant des décennies, ce médecin, aujourd’hui incarcéré, a raconté dans le détail les abus sexuels commis sur des enfants, ses fantasmes, mis des mots sur ses excitations nauséeuses. À l’intérieur de ces sordides journaux intimes tenus depuis les années 90, les enquêteurs ont retrouvé près de 200 noms d’enfants, qui auraient subi les sévices de ce docteur, aujourd’hui sexagénaire.

Spécialisé en chirurgie digestive, il a officié dans des hôpitaux bretons, en Touraine, mais aussi plus près de nous, à Jonzac, aux portes de la Charente. Et aurait agressé sexuellement des mineurs, parfois « en phase de réveil », lors de leur séjour à l’hôpital. « C’était un vivier facile pour lui », déplore une source. Selon nos informations, 200 noms figureraient à l’intérieur de ces journaux intimes. Soit autant de victimes potentielles.

Réalité ou fantasmes ?

Si ce chiffre se confirme, si toutes ces pages sont le récit de trente ans de pédophilie et non d’actes et de fantasmes mêlées, ce serait l’un des plus gros dossiers de pédophilie de France. Voire le plus gros. Car c’est justement en partant de ces écrits que les enquêteurs remontent jusqu’aux patients qui auraient croisé la route du docteur. Dont certains ont vécu dix, quinze, vingt ans, sans savoir qu’ils avaient été abusés.

C’est le cas de ce jeune trentenaire, opéré en 2004 à Lorient, 14 ans à l’époque. Ce sont les gendarmes qui lui ont appris en juin dernier que son nom apparaissait dans le journal intime du docteur… et que donc, il avait probablement été agressé. « Au début, j’avais du mal à comprendre. Puis après, j’ai été choqué, dégoûté, mais surtout en colère contre lui… » Maintenant, il tente de reprendre le dessus. « On doit vivre avec… » Il a déposé plainte.

Francesca Satta, l’avocate saintaise des parents d’une victime, confirme le côté insoutenable de ces carnets. « Vous ouvrez le cahier et vous le refermez aussitôt, dès la première page. C’est énorme de perversion. Il considère l’enfant comme un objet sexuel, comme s’il parlait d’une rencontre faite dans le quartier de Pigalle. Il n’y a pas de prise en considération de la personnalité des gens en face. C’est un récit où il relate les excitations qui sont les siennes », raconte l’avocate qui a pris soin de ne pas montrer ce carnet à ses clients pour les protéger.

L’avocat saintais du docteur confirme l’existence de ces carnets. « Il écrivait beaucoup », avance Thibault Kurzawa, qui précise que son client bénéficie de la présomption d’innocence. Mais selon le conseil du chirurgien, il ne s’agit pas pour autant d’aveux circonstanciés. Certains textes correspondraient davantage à des fantasmes et non à la réalité. « Il y a des noms qui sont donnés. Après, est-ce que cela correspond à des agressions? On n’en sait rien. On ne peut pas dire qu’il y ait autant de victimes que de noms. »

Poupées, vidéos, photos, perruques…

Selon nos informations, c’est ce que vérifient les enquêteurs, notamment en Bretagne. Sur les réseaux sociaux, des victimes tentent de se réunir, en recherchant dans l’ouest de la France, mais aussi en Saintonge, « toutes les personnes qui ont été entendues par la gendarmerie en lien avec cette affaire », écrit un homme, contacté par les services de gendarmerie récemment, tout comme un de ses proches. « Selon la gendarmerie, on serait 250 à avoir été victimes de ce chirurgien », ajoute-t-il.

Aujourd’hui, et depuis mai 2017, ce chirurgien dort derrière les murs de la maison d’arrêt de Saintes. Parce qu’une petite fille de 6 ans, voisine du docteur, a brisé le silence (lire ci-dessous). C’est là que l’enquête a démarré. Garde à vue, perquisition, saisie des carnets. Mais aussi de poupées cachées sous le parquet, que les enquêteurs ont évacuées à grand renfort de camions. Des perruques, des objets sexuels, des photos du mis en cause, nu… Et puis des images à caractère pornographique retrouvées dans l’ordinateur du médecin. « Un prédateur », souffle Me Satta qui décrit un homme « à l’intelligence au-dessus de la moyenne ».

Le 25 mars dernier, une ordonnance de mise en accusation d’un juge d’instruction rochelais l’a renvoyé devant la cour d’assises de Saintes. Pour deux faits de viols commis sur des petites filles (sa voisine et une petite de sa famille), ainsi que pour trois atteintes sexuelles, notamment sur une jeune patiente. Le procès, pourrait se tenir l’an prochain. En attendant que le reste de l’enquête ne permette de recenser davantage de victimes.

Déjà condamné en 2004 à du sursis

Incarcéré depuis le début du mois de mai 2017 à la maison d’arrêt de Saintes, le chirurgien jonzacais « conteste les faits de pénétration », dixit son avocat saintais, Me Thibault Kurzawa. « Il reconnaît des comportements déplacés et il travaille depuis son placement en détention provisoire. C’est presque un soulagement pour lui d’avoir été interpellé car il était dans un engrenage, il n’arrivait plus à faire autre chose que ça. » Par ailleurs, il n’est pas étranger de la justice. En 2005, alors qu’il officiait en Bretagne, il a en effet été condamné par le tribunal correctionnel de Vannes pour détention et importation de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique. Sa peine: quatre mois de prison avec sursis. Sans obligation de soins. « Je ne peux que m’étonner de cela », glisse Me Thibault Kurzawa. « Je m’étonne aussi de l’attitude de l’Ordre des médecins, même si on ne veut rejeter la faute sur personne. »

« Ma fille a fait tomber un phénomène »

Jamais ils n’auraient imaginé tant d’horreurs. C’est en rentrant d’une promenade avec sa fille de 6 ans que ce jeune papa, voisin du chirurgien de Jonzac, a recueilli ses confidences. À son père, elle évoque à tout le moins une exhibition sexuelle de la part du docteur. Puis les examens gynécologiques et les auditions de la petite fille par les gendarmes font penser qu’il y a sans doute eu davantage: un viol, commis près du grillage qui sépare les deux jardins. « Les gendarmes nous ont dit qu’on avait eu de la chance de la trouver vivante », se souvient la maman. « Elle a eu le courage de le dire tout de suite », souligne Me Francesca Satta, l’avocate des parents.

C’est donc de là qu’est partie l’enquête. Garde à vue, perquisition, découverte des carnets… « Ma fille, c’est devenu mon héros. Elle a fait tomber un gros phénomène, je suis si fier d’elle », confie son papa, la gorge nouée. Aujourd’hui, elle voit régulièrement un psychologue pour l’aider à avancer. Leur fils, âgé de 2 ans à l’époque des faits, a également été perturbé par ces actes commis sur sa sœur… sous ses yeux. Depuis, la famille a déménagé. « Pour ma fille, revoir ce grillage tous les matins quand elle se levait, c’était insupportable, explique le père, qui se rappelle de l’attitude de son voisin. C’était quelqu’un d’assez snob, il ne parlait à presque personne. On ne se connaissait pas plus que ça, on se disait juste bonjour/au revoir. C’était quand même un chirurgien, je ne pensais pas qu’il avait ça dans la tête. » Désormais, la famille attend le procès. « Je ne sais pas comment je vais réagir, confie le papa. Là, on a pris une grosse claque, on doit se relever, on n’a pas le choix. On s’est même fait traiter de menteurs. De plus, personne n’en parle! On ne comprend pas pourquoi. »

À l’hôpital de Jonzac, la plaque du médecin a été retirée en 2018. À Saintes, devant la cour d’assises, le chirurgien sera aussi jugé pour le viol d’une de ses nièces (âgée de 4 ans) dans les années 90. Mais aussi des atteintes sexuelles sur une autre petite fille de sa famille, en Touraine, ainsi que sur une autre, hospitalisée dans son service, à l’hôpital de Loches en Indre-et-Loire.

 

https://www.charentelibre.fr/2019/08/20/pedophilie-deux-victimes-de-l-ex-chirurgien-de-jonzac-temoignent,3473746.php

Ex-chirurgien de Jonzac: pour les victimes, « c’est une descente en enfer »

 

Ex-chirurgien de Jonzac: pour les victimes, "c’est une descente en enfer"
Le Dr Le Scouarnec a officié à l’hôpital de Jonzac entre 2008 et 2017. Il est incarcéré depuis cette date.

Capture d’écran Google Street View
Par Antoine BENEYTOU, publié le 20 août 2019 à 19h43, modifié à19h46.

 

Les carnets rédigés par le Dr Le Scouarnec, soupçonné d’actes pédophiles, permettent de remonter jusqu’à de nombreuses victimes. Deux d’entre elles racontent leur effroi.

« Les gendarmes m’ont dit que c’était la première fois en vingt ans de carrière qu’ils voyaient ça… » Vingt-quatre heures après la révélation par CL de l’ampleur inédite du scandale de pédophilie impliquant le docteur Joël Le Scouarnec, ce chirurgien qui a officié au centre hospitalier de Jonzac entre 2008 et 2017, d’autres témoignages recueillis donnent de l’épaisseur à un dossier jamais vu.

Pour rappel, les enquêteurs ont retrouvé chez ce sexagénaire des dizaines de carnets…

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https://www.sudouest.fr/2019/08/20/charente-maritime-l-enquete-sur-le-medecin-soupconne-de-pedophilie-toujours-en-cours-6463990-1368.php

Charente-Maritime : l’enquête sur le médecin soupçonné de pédophilie toujours en cours

 

Publié le 20/08/2019 à 17h12. Mis à jour à 17h16 par Eric Chauveau.
Charente-Maritime : l’enquête sur le médecin soupçonné de pédophilie toujours en cours
Joël Le Scouarnec exerçait à l’hôpital de Jonzac

Archives Marie-Laure Gobin

 

Il s’agit toujours de déterminer le nombre exact de victimes du praticien spécialisé en chirurgie viscérale en poste à l’hôpital de Jonzac entre 2008 et 2017.

En février, « Sud Ouest » faisait état de l’instruction du pôle criminel du tribunal de grande instance de La Rochelle et de l’enquête de gendarmerie concernant les viols et agressions sexuelles pour lesquels un chirurgien de Jonzac né en 1950 a été mis en examen et incarcéré en mai 2017, sous le régime de la détention provisoire. L’homme, Joël Le Scouarnec, est toujours présumé innocent.

A lire aussi. Charente-Maritime : à Jonzac, un médecin très inquiétant [Abonnés]

Nous indiquions alors que ce dossier comprenait quatre victimes identifiées : une fillette de 7 ans domiciliée dans le secteur de Jonzac, pour des faits subis en avril 2017 ; deux autres victimes – les propres nièces du médecin aux racines bretonnes -, respectivement nées en 1985 et en 1990, et domiciliées à Loches (Touraine) à l’époque des faits qui remontent, dans un cas, à la fin des années 1980 et à la moitié des années 1990, dans l’autre cas. La quatrième enfant, née en 1989, a subi une agression sexuelle en février 1993, également en Touraine.

Il était aussi écrit que l’enquête visait à déterminer si, au regard de cahiers trouvés au domicile du praticien, d’autres enfants, peut-être 200, n’avaient pas aussi été victimes. L’enquête est toujours en cours à ce sujet.

Un premier procès fin 2019 ou début 2020

Ce que confirme ce jour le parquet de La Rochelle via un communiqué où il est aussi précisé « qu’un premier procès sera organisé fin 2019 ou début 2020 dans cette affaire ».

Julien Wattebled, procureur adjoint, précise par ailleurs que « le 25 mars 2019, un juge d’instruction de La Rochelle a en effet ordonné la mise en accusation du praticien devant la cour d’assises de Charente-Maritime des chefs de : viol sur mineur par personne ayant autorité, viol sur mineur de 15 ans, agression sexuelle par personne abusant de l’autorité conférée par ses fonctions, agression sexuelle incestueuse sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité, exhibition sexuelle, consultation et diffusion d’image d’un mineur à caractère pornographique ». Il encourt une peine de vingt ans de réclusion.

 

https://www.sudouest.fr/2019/02/16/un-medecin-tres-inquietantdes-carnets-personnels-deroutants-5826707-1368.php

Charente-Maritime : à Jonzac, un médecin très inquiétant

 

Publié le 16/02/2019 à 10h00. Mis à jour le 18/02/2019 par Eric Chauveau.
Charente-Maritime : à Jonzac, un médecin très inquiétant
Si le nom du médecin spécialisé mis en examen pour viols et agressions sexuelles figure toujours sur le site Internet de l’hôpital de Jonzac, sa plaque a été enlevée, il y a environ un an, de la façade.

Marie-Laure Gobin
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La plainte d’une mère de famille a permis aux gendarmes d’identifier trois autres victimes, toutes fillettes lors de viols et agressions sexuelles. Reste la part d’ombre de ce praticien incarcéré depuis mai 2017.

Le nom du médecin spécialisé en chirurgie viscérale et digestive, né en 1950, est toujours présent sur le site Internet de l’hôpital de Jonzac. En poste depuis 2008, cet homme n’y travaille plus.La cause principale n’est pas le départ en retraite du praticien, depuis mai 2017 il est en détention provisoire en maison d’arrêt. Cette mesure découle de la décision du juge des libertés et de la détention du tribunal de grande instance de…

 

https://www.ouest-france.fr/faits-divers/pedophilie/pedophilie-un-chirurgien-soupconne-de-multiples-viols-et-agressions-notamment-en-bretagne-6486040

Pédophilie. Un chirurgien soupçonné de multiples viols et agressions, notamment en Bretagne

 

Le centre hospitalier de Quimperlé, le 21 décembre 2017
Le centre hospitalier de Quimperlé, le 21 décembre 2017 | JEAN-MARC PINSON / OUEST-FRANCE
Ouest-France Nadine BOURSIER. Modifié le 21/08/2019 à 07h49 Publié le 20/08/2019 à 16h43

 

Un chirurgien, qui a exercé à Vannes, Lorient et Quimperlé, dans les années 1990 et 2000, est renvoyé devant les assises de Saintes pour viols sur mineures. À l’intérieur de carnets terrifiants, les enquêteurs auraient retrouvé près de 200 noms d’enfants.

Un chirurgien de Jonzac (Charente-Maritime), qui a exercé en Bretagne, est en détention provisoire depuis mai 2017 pour des faits de viols et agressions sexuelles sur mineures à la maison d’arrêt de Saintes. C’est ce qu’a révélé, lundi 19 août, le quotidien La Charente libre.

Un premier procès doit se tenir d’ici la fin de l’année ou en début d’année prochaine, concernant quatre jeunes victimes, selon le journal Sud-Ouest. Une de ses nièces « âgée de 4 ans » dans les années 1990 ; une autre enfant de la famille, en Touraine ; une autre alors hospitalisée dans son service de Loches en Indre-et-Loire et une autre fillette par laquelle l’affaire est partie : une voisine de Jonzac, âgée de 6 ans à l’époque.

Le médecin pourrait être impliqué dans le plus grand scandale pédophile de France. Tenus depuis les années 1990, ses journaux intimes contiendraient plus de 200 noms, selon La Charente Libre . Autant de victimes potentielles. Il y racontait dans le détail et dessinait des abus sexuels, commis sur des enfants, mais aussi ses fantasmes.

250 victimes ?

Grâce à ces écrits, les enquêteurs remontent jusqu’à ces patients. Certains ont vécu des années sans savoir qu’ils avaient été abusés. C’est le cas de ce trentenaire morbihannais, contacté par la gendarmerie fin juin 2019. « On m’a dit que quand j’avais 11 ans, un médecin chirurgien avait abusé de moi, écrit-il sur un groupe qu’il a créé sur Facebook. Je me suis senti sali, très mal, et je pose des tas de questions sur mes blocages, mon caractère… Il a pris des notes personnelles sur des carnets sur chacune de ses victimes. » Son frère aurait lui aussi été contacté par la gendarmerie, victime du même chirurgien. Ensemble, ils ont créé un groupe pour tenter de rechercher et de rassembler les autres victimes. Actuellement, le groupe compte 39 membres. « On serait 250 personnes à avoir été victimes selon la gendarmerie. »

« Il écrivait beaucoup »

Incarcéré depuis mai 2017 à la maison d’arrêt de Saintes, à la suite d’une plainte pour viol sur une petite fille de 6 ans (sa voisine), le sexagénaire était spécialisé en chirurgie viscérale à l’hôpital de Jonzac de 2008 à 2017. Auparavant, il a officié en Touraine, mais aussi dans des hôpitaux bretons, notamment à Vannes, Lorient et Quimperlé. Il aurait exercé à Vannes de 1990 à 2004, à Quimperlé et Lorient de 2004 à 2008.

Il aurait agressé sexuellement des mineurs, parfois « en phase de réveil », lors de séjour à l’hôpital.

Si toutes ces pages noircies sont le récit de trente ans de pédophilies et non de fantasmes, ce serait l’un des plus gros scandales pédophiles en France.

Dans La Charente Libre, l’avocat saintais du docteur confirme l’existence de ces carnets et de noms inscrits. « Il écrivait beaucoup », avance à nos confrères Thibault Kurzawa, qui rappelle la présomption d’innocence de son client. Selon lui, il ne s’agit pas forcément d’aveux circonstanciés.

Y a-t-il autant de victimes que de noms ? C’est ce à quoi s’attellent les enquêteurs, notamment en Bretagne.

Déjà condamné à Vannes en 2005

Des poupées en nombre, des perruques, des objets sexuels, des photos du mis en cause nu auraient été retrouvées chez lui lors de perquisitions.

En 2005, le chirurgien a déjà été condamné par le tribunal de Vannes pour détention d’images à caractère pédopornographique, mettant en scène des mineurs sur des sites internet illicites, entre 2002 et 2004. Il avait écopé de 4 mois de prison avec sursis.

Le 25 mars dernier, une ordonnance de mise en accusation d’un juge d’instruction rochelais l’a renvoyé devant la cour d’assises de Saintes, pour deux faits de viols commis sur des petites filles (sa voisine et une enfant de sa famille) ainsi que pour trois atteintes sexuelles, notamment sur une jeune patiente. Le procès pourrait se tenir l’an prochain. Selon son avocat, toujours cité dans la Charente-Libre, il « reconnaît des comportements déplacés. C’est presqu’un soulagement pour lui d’avoir été interpellé car il était dans un engrenage. »

« Mon nom figurait dans ces cahiers »

Ouest-France a pu s’entretenir avec une victime potentielle mardi 20 août. La première, qui a près de trente ans aujourd’hui, réside près de Lorient. Elle a été contactée et auditionnée par les gendarmes fin juin. « Ils m’ont parlé de mon opération d’une péritonite en 2002 par ce chirurgien. » C’était à la polyclinique du Sacré cœur à Vannes. Elle avait alors 11 ans. « Mon nom figurait dans ces cahiers. Le passage me concernant raconte très en détails de quelle façon il m’a violée et sa déception de ne pouvoir recommencer car je ne suis pas seule. Je n’ai pas de souvenir de ces actes. Il y a beaucoup de questions auxquelles j’attend aussi des réponses. » Cette audition a été un « vrai choc » pour elle. « De voir l’ampleur que ça commence à prendre est un nouveau choc, ça rend l’horreur de ce qui s’est passé vraiment réelle. » Elle a déposé plainte pour viol sur mineure.

Une autre victime potentielle, qui avait été opérée par lui à l’hôpital Bodélio de Lorient en 2004, a été auditionnée en novembre 2018 par les gendarmes de Lorient.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-inquietant-profil-du-chirurgien-accuse-de-pedophilie-21-08-2019-8136660.php

L’inquiétant profil du chirurgien accusé de pédophilie

 

Ce praticien en retraite, bientôt jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre fillettes, est soupçonné d’avoir fait des dizaines d’autres victimes.

 

 C’est au palais de justice de Saintes que le procès aux assises devrait avoir lieu en début d’année prochaine.
C’est au palais de justice de Saintes que le procès aux assises devrait avoir lieu en début d’année prochaine. PhotoPQR/« Sud Ouest »/Dominique Paries
Par Pascale Égré et Jérémie Pham-Lê

Le 21 août 2019 à 06h29

Les mots de son enfant, l’image du grillage qui séparait leur jardin de celui de son agresseur présumé, hantent ce père de famille. C’était au printemps 2017, à Jonzac (Charente-Maritime), au retour d’une promenade, se souvient Pierre*. Alors qu’ils croisent leur voisin, sa petite fille de 6 ans le presse de rentrer à la maison pour « voir les photos de la balade », avant de lui confier : « Papa, tu sais que le monsieur m’a fait voir son zizi… »

Ainsi a commencé l’instruction visant Joël Le Scouarnec, médecin alors âgé de 66 ans, en poste comme chirurgien digestif à l’hôpital de Jonzac, déjà condamné en 2005 à Vannes (Morbihan) à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques.

Incarcéré depuis mai 2017, le praticien a depuis été renvoyé aux assises, en mars dernier, pour des agressions sexuelles et des viols commis sur quatre fillettes – « des faits susceptibles d’avoir été commis entre 1989 et 2017 », a précisé le parquet de La Rochelle. Son procès devrait se tenir début 2020. Mais une autre enquête à son encontre, ouverte en parallèle en 2018 et confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers (Vienne), se poursuit.

Poupées, perruques et sextoys à son domicile

Elle se fonde sur des carnets découverts chez lui en perquisition, où plus de 200 noms apparaissent, comme l’a révélé La Charente Libre. « Des dizaines de victimes potentielles ont été identifiées et entendues, pour des faits parfois très anciens », indique une source proche de l’enquête. Avec cette difficulté : « Toutes ne se souviennent pas de ce qu’elles ont subi, et certaines n’ont pas encore déposé plainte. »

Retour à Jonzac, il y a deux ans. Très vite, le soupçon d’une affaire d’exhibition sexuelle laisse place à celui de violences sexuelles sur sa petite voisine. Car l’enfant révèle des gestes perpétrés à travers le grillage, dont une pénétration, que corroborent les constatations médicales. En garde à vue, Joël Le Scouarnec – qui nie tout viol — admet son attirance pour les mineures et évoque sans détour sa première condamnation.

La perquisition de son domicile révèle qu’il possède de nombreux contenus pédopornographiques, mais aussi des poupées, cachées sous un plancher, des perruques, des sextoys… Et ces carnets, où il écrit et dessine, dont les titres évoquent sans ambiguïté des récits pédophiles : « Avec mes petites danseuses, mes lettres pédophiles, petite fille précoce, petites filles de l’île de Ré ».

De lui-même, lors d’un interrogatoire, le médecin avoue d’autres agressions sexuelles, commises notamment à l’époque où il exerçait à Loches, en Touraine. Certaines sur ses nièces et une voisine, d’autres sur des enfants hospitalisés dans son service – des scènes de ce type figurent dans ses carnets. Six victimes, nées entre 1977 et 1990, sont identifiées et localisées mais les faits sont prescrits pour trois d’entre elles. Les fillettes étaient âgées de 4 à 10 ans au moment des faits.

Retrouver les autres victimes

Confronté à leurs témoignages, voire à des photographies qu’il a prises, Joël Le Scouarnec reconnaît les agressions sexuelles, pas les pénétrations. Une position qu’il entend défendre au procès, avance son avocat, Me Thibaut Kurzawa : « Il ne conteste pas le caractère déviant de son comportement. Il assume ses responsabilités et cherche à comprendre ses actes et à se soigner en prison. »

Pour l’heure, dans le cadre de l’instruction initiale, Joël Le Scouarnec n’a été que brièvement entendu sur ses carnets. « Il affirme qu’il s’agit d’écrits romancés de ses fantasmes, aussi nauséabonds soient-ils », rapporte son conseil. La localisation des personnes qui y figurent reste le premier défi posé aux enquêteurs de Poitiers.

Convaincue de l’existence d’autres victimes, Me Francesca Satta, avocate de la famille de la fillette de Jonzac, souligne aussi que « les faits remontent dans le temps » et qu’« il est parfois compliqué de vouloir entrer dans le processus judiciaire ».

Pierre, lui, se félicite que la chape de plomb sur ce dossier se fissure, afin que d’autres paroles se libèrent. Et se dit « fier » de sa petite fille : « Qu’elle ait réussi à parler, à dénoncer, c’est un exploit ! Sans elle, cet homme serait encore en liberté. »

* Pierre, dont le prénom a été changé, tient à garder l’anonymat pour préserver sa fille.

 



Pascal Edouard Cyprien Luraghi ou Jeffrey Epstein ?

Le pédocriminel Jeffrey Epstein, retrouvé mort dans sa dernière demeure il y a tout juste dix jours, n’était pas le seul à aimer se représenter ou se faire peindre dans son environnement familier (cf. article ci-dessous).

En effet, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi s’adonne lui aussi très régulièrement à ce genre d’exercice, comme le savent bien tous ceux qui le suivent depuis longtemps – pour ma part, depuis ses premières agressions à mon encontre sur le site Rue89 en 2008.

La preuve avec cette capture d’écran que je viens d’effectuer sur Twitter, correspondant à la dernière image qu’il y a postée, aujourd’hui même :

 

Pascal Edouard Cyprien Luraghi ou Jeffrey Epstein ? dans AC ! Brest

 

 

Les deux précédentes sont celles-ci :

 

 dans Attentats

 

 dans Calomnie

 

 

A comparer à celles-ci :

 

A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation.

 

Voir l'image sur Twitter

 

Mêmes motifs géométriques, mêmes couleurs pour les deux premières, toutes deux emblématiques des deux personnages qui les affichent.

Idem pour les secondes : même corps bleu électrique, mêmes pointes rouges.

Deux teintes qui se retrouvent encore dans ces illustrations de deux billets de blog que le malade mental m’avait consacrés en juin 2010 et février 2011, l’éclat en moins, éteintes par la mort des sujets :

 

auclerc-poupon-1600px-500x690 dans Corruption

 

des-500x692 dans Crime

 

Ceux-là évoquent la poupée grandeur nature pendue à un chandelier et les animaux empaillés qui ont également impressionné tous les visiteurs de la résidence new-yorkaise d’Epstein, de ses divers invités jusqu’aux policiers qui l’ont récemment perquisitionnée.

Et cette dernière image, à votre avis, d’où provient-elle ?

 

%2524080 dans Folie

 

Décor mural chez Epstein ou blog Luraghi ?

 

 
http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-jeffrey-epstein-l-etrange-decoration-de-sa-residence-new-yorkaise-17-08-2019-8134785.php

Affaire Jeffrey Epstein : l’étrange décoration de sa résidence new-yorkaise

 

Après une perquisition menée au domicile du multimillionnaire, la police a fait part de ses trouvailles. Des éléments confirmés par plusieurs témoins.

 

 La résidence principale de Jeffrey Epstein se trouve dans l’Upper East Side, un quartier très chic de Manhattan, à New York

La résidence principale de Jeffrey Epstein se trouve dans l’Upper East Side, un quartier très chic de Manhattan, à New York AFP/Kevin Hagen

 

Par Marie Zafimehy

Le 17 août 2019 à 13h47, modifié le 17 août 2019 à 14h13

 

Quarante pièces, sept étages et près de 2000 mètres carrés. C’est la taille de la résidence principale de Jeffrey Epstein, homme d’affaires multimillionnaire accusé de trafic sexuel et retrouvé pendu dans sa cellule de prison le week-end dernier. Après une perquisition, la police a pu fournir des détails sur la décoration de cet hôtel particulier situé dans l’Upper East Side, le très chic quartier de l’île de Manhattan.

La maison, estimée entre 56 millions et 77 millions de dollars, est l’une des plus grandes de la ville de New York. Elle était le lieu des activités suspectes de Jeffrey Epstein. Il y rencontrait aussi certaines personnalités puissantes de la scène internationale qui foulaient régulièrement le seuil et son trottoir chauffé (pour mieux faire fondre la neige l’hiver).

 

Portrait de Bill Clinton et autre œuvres extravagantes

 

Bill Clinton, robe bleue et talons rouges (célèbre tenue de Monica Lewinsky mais qui ressemble également à une robe de Hillary Clinton), assis de travers sur un siège dans le Bureau ovale. C’est l’un des tableaux qu’il était possible d’apercevoir pour quiconque entrait dans la demeure de Jeffrey Epstein. « Il était ostensiblement accroché, juste à l’entrée, dans une pièce à droite », a confié une source policière au New York Post. Le journal n’a cependant pas pu se faire confirmer l’identité de l’artiste, à l’origine de l’huile sur toile.

 

60wfGe9e_normal dans LCR - NPA

New York Post @nypost
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uYNAYCaq_normal dans Le Post

Guy Benson @guypbenson

oh, it gets weirder, gang https://www.dailymail.co.uk/news/article-7353967/Did-Jeffrey-Epstein-portrait-Bill-Clinton-blue-dress-red-heels-NYC-mansion.html …

 dans Luraghi

Jeffrey Epstein had portrait of Bill Clinton in blue dress in his home

The painting was snapped inside convicted pedophile Jeffrey Epstein’s $56m New York mansion in 2012, seven years before his suicide in the wake of new charges of sex trafficking.

dailymail.co.uk

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Autre œuvre d’art citée à plusieurs reprises dans l’inventaire de la maison : une fresque représentant Epstein lui-même, entouré de surveillants de prison, sur fond de barbelés. « C’est moi, et j’ai commandé ce tableau parce qu’il y a une possibilité que ce soit de nouveau moi un jour », avait confié Epstein à un visiteur dont le témoignage est retranscrit par le New York Times.

Plusieurs témoins rapportent également l’existence d’une poupée grandeur nature pendue à un chandelier ou encore un mur couvert de « rangs d’yeux de verre en provenance d’Angleterre, fabriqués pour les soldats blessés ». Au pied de l’escalier se trouve aussi un jeu d’échecs dont les pions ont été inspirés des membres du personnel de la maison, « habillés de manière suggestive ».

 

Des animaux empaillés

 

L’extravagance de Jeffrey Epstein ne s’arrêtait pas aux tableaux et sculptures. L’homme d’affaires possédait ainsi deux animaux empaillés. L’un, un caniche noir, se trouve debout sur un piano. « Aucun décorateur ne vous dirait de faire ça, confiait Epstein à Vanity Fair en 2011. Mais je veux que les gens pensent à ce qu’empailler un chien signifie ».

 

agzF7NLt_normal dans NEMROD34

Megha Mohan @meghamohan

Photos obtained by the New York Post supposedly inside Jeffrey Epstein’s New York home. Yes, that’s a stuffed tiger and a painting of Bill Clinton in a dress.

50 personnes parlent à ce sujet

 

Une fascination qui s’étend aux félins. The New York Post s’est ainsi procuré la photo d’un tigre empaillé qui décorait le bureau de Jeffrey Epstein. Celle-ci a été fournie par un investisseur venu s’entretenir avec l’homme d’affaires pour un projet. « Le bureau était le plus grand bureau que je n’ai jamais vu, et le tigre le faisait paraître petit », témoigne-t-il au journal américain.

 

« Excentrique » et « impersonnel »

 

Dans le portrait publié par Vanity Fair en 2011, la journaliste Vicky Ward décrivait déjà l’appartement d’Epstein comme à la fois « excentrique » et « impersonnel », « celui d’un homme qui veut être célèbre pour l’étendue de tout ce qu’il possède ».

Elle raconte y avoir été reçue dans la « salle en cuir » où les sièges sont couverts de tissus léopard, puis dans le « bureau » (différent de « la salle d’ordinateurs »). Là sur le sol se trouve un tapis. « Le plus grand tapis perse que vous verrez dans une maison de particulier, tellement grand qu’il doit provenir d’une mosquée », lui précise l’homme d’affaires.Dans ce même bureau, se trouve un « Mur des célébrités » affichant les portraits de Woody Allen ou Mohammed Ben Salmane, prince héritier aujourd’hui à la tête du royaume d’Arabie Saoudite.

L’hôtel particulier d’Epstein n’est qu’une petite partie de son patrimoine immobilier. L’homme d’affaires est entre autres aussi propriétaire d’une île privée, un ranch, mais aussi une maison à Palm Beach en Floride, où il est accusé d’avoir recruté certaines jeunes filles pour en faire ses esclaves sexuelles



Mort mystérieuse du pédocriminel Jeffrey Epstein au lendemain de révélations embarrassantes…

Il s’agit d’un « suicide apparent », comme pour David Hamilton, le photographe du Cap d’Agde, où Jean-Marc Donnadieu de Béziers s’adonne régulièrement à ses plaisirs favoris dans un « donjon » : échangisme, BDSM, etc…

… mais aussi comme pour les terroristes non reconnus Sébastien Sarron et Karl Foyer, lesquels ont tous deux laissé pour leurs actes criminels des explications qualifiées de « délirantes ». Rappelons ici que le premier avait vécu quelques années entre le Cap d’Agde et Béziers, où il avait eu maille à partir avec la justice, et avait bizarrement commis son attentat du 22 décembre 2014 au soir contre un marché Noël dans une ville où il n’avait strictement aucune attache, Nantes, après y avoir passé l’après-midi dans des établissements du quai de la Fosse, haut lieu de la prostitution locale où exerçait notamment l’ancien proxénète nantais José Antonio Freitas de Jesus, devenu voisin de cellule d’Amedy Coulibaly à la prison de Fleury-Mérogis à la suite de l’assassinat de l’ancien proxénète brestois Bernard Algret au mois de décembre 2005 (ils y avaient ensemble réalisé un film sur leurs conditions de détention en 2008, l’assasssin présumé de la personnalité brestoise étant soumis à l’isolement). Tout juste quinze jours avant le début des attentats organisés à Paris par le même Amedy Coulibaly, jamais interrogé par la justice pour des faits de détention de photos pédopornographiques pourtant connus de ses juges dès 2010, Sébastien Sarron, décrit comme un ours ne quittant jamais son domicile de Berneuil en Charente-Maritime, avait donc brutalement parcouru plus de 200 km pour se rendre à Nantes où il n’avait encore jamais mis les pieds, afin de foncer dans la foule du marché de Noël avec son véhicule, un mode d’attentat préconisé dès 2009 par le cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, et avait laissé après son acte des écrits semble-t-il assez confus dans lesquels il se plaignait tout à la fois de sa famille qui l’aurait diffamé sur Internet et d’un professeur de l’Education nationale qui aurait pu exercer des pressions à son encontre.

Le pédocriminel Jeffrey Epstein avait été le même genre de professeur que certains de mes harceleurs :

Les étudiants lui trouvent un côté Robin Williams du « Cercle des poètes disparus ». En long manteau de fourrure noire, chaîne en or sur chemise largement ouverte, « brillantissime » pendant ses cours, même s’il regarde les filles de manière insistante, il est à la fois copain et gourou. Invité à des boums chez les élèves, il est le seul prof présent. Ça détonne. Il finit par se faire virer mais ne reste pas longtemps au chômage.

Il affectionnait les mêmes motifs bizarres :

A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation.

Et Donald Trump le décrivait en 2002 comme «un type génial avec qui on s’amuse bien».

C’est ce que disent aussi de mes harceleurs tous leurs amis ou complices.

 

https://www.liberation.fr/planete/2019/08/10/la-mort-de-jeffrey-epstein-evite-un-proces-embarrassant-pour-de-nombreuses-personnalites_1744740

Le procureur du district sud de New York énonce les charges contre Jeffrey Epstein le 8 juillet. AFP

Le milliardaire poursuivi pour exploitation sexuelle de mineurs a été retrouvé pendu dans sa cellule d’une prison de New York. Il fréquentait le gratin et son procès promettait des révélations.

  • La mort de Jeffrey Epstein évite un procès embarrassant pour de nombreuses personnalités

Son arrestation début juillet, et son inculpation pour exploitation sexuelle de mineures, avait ouvert la porte à un procès d’ampleur et promettait un séisme politico-judiciaire. Mais le milliardaire et ami des puissants Jeffrey Epstein, 66 ans, a été retrouvé pendu dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center à Manhattan (New York), au petit matin samedi. Un «suicide apparent», selon un communiqué de l’administration pénitentiaire, sur lequel enquête le FBI. Il est mort peu après dans un hôpital des environs. Au lendemain de la publication, par le tribunal fédéral de New York, de centaines de pages de documents, révélant de nouveaux détails sur l’affaire et les noms de plusieurs complices présumés. Il encourait jusqu’à 45 ans de prison.

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«Vaste réseau de victimes mineures»

Inculpé pour trafic sexuel de dizaines de jeunes filles mineures, Jeffrey Epstein avait plaidé non coupable, et attendait son procès, prévu l’an prochain, depuis début juillet en prison. Craignant une éventuelle fuite à l’étranger, le milliardaire possédant un jet privé et plusieurs résidences (notamment une île privée aux Iles Vierges et un domicile à Paris), le bureau du procureur avait obtenu son maintien en détention. Le 23 juillet, il avait été retrouvé sans connaissance dans sa cellule avec des marques sur le cou, laissant croire à une possible tentative de suicide – Epstein aurait lui affirmé qu’il avait été agressé. Sa mort met déjà sous le feu des critiques la gestion, par l’administration pénitentiaire américaine (Bureau of Prisons), des conditions de détention et de surveillance de ce type de détenus très médiatisés. «La mort de M. Epstein soulève des questions graves auxquelles il faudra répondre», a indiqué dans un communiqué le ministre de la Justice, William Barr, annonçant une enquête en plus de celle du FBI. D’autant qu’Epstein avait été récemment retiré du programme de surveillance préventive pour les détenus suicidaires, affirme l’agence AP.

Le financier américain était accusé d’avoir, au moins entre 2002 et 2005, fait venir des jeunes filles, dont certaines seulement âgées de 14 ans, dans sa résidence de l’Upper East Side à New York, et celle de Palm Beach en Floride, pour «se livrer à des actes sexuels avec lui» contre rémunération, précisait l’acte d’accusation. «Afin d’augmenter son approvisionnement en victimes, Epstein a également payé certaines de ses victimes pour qu’elles recrutent d’autres filles, qui étaient à leur tour abusées», ajoutait la justice, pour qui le milliardaire avait «créé un vaste réseau de victimes mineures», avec la complicité de certains employés et associés.

Carnets d’adresse

La justice américaine s’intéressait également aux proches d’Epstein qui fréquentait les élites des milieux politiques, financiers, universitaires, de la mode et du divertissement depuis qu’il a fait fortune dans les années 1980 et 90. Dans ses carnets d’adresse, truffés des puissants du monde entier et épluchés par la presse, on trouve l’ancien président démocrate Bill Clinton, le Prince Andrew ou encore l’homme d’affaires Leslie Wexner. Après avoir longtemps côtoyé Epstein, «un type génial avec qui on s’amuse bien», disait-il en 2002, le président américain Donald Trump avait affirmé récemment qu’il «n’était pas un grand fan» du financier.

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Les accusations contre Epstein n’étaient pas nouvelles. Le riche investisseur avait été inculpé pour des faits similaires en Floride en 2007. Accusé de recourir aux services de mineures pour des «massages» et des relations sexuelles tarifées dans sa propriété de Palm Beach, il avait plaidé coupable en 2008 dans le cadre d’un accord, longtemps resté confidentiel, passé avec le procureur fédéral de Miami de l’époque, Alexander Acosta. Ministre du Travail de Donald Trump, Acosta avait dû démissionner mi-juillet, vivement critiqué pour cet accord jugé très favorable à Epstein: le milliardaire avait accepté d’être inscrit au registre des délinquants sexuels, en échange d’une peine réduite et aménagée. Il n’avait passé que treize mois derrière les barreaux, avec l’autorisation exceptionnelle de pouvoir continuer à travailler, et donc de quitter la prison douze heures par jour, six jours par semaine.

Maquerelle

Les 2000 documents rendus publics vendredi par le tribunal de New York apportent de nouveaux détails sinistres sur l’affaire. Dépositions, rapports de police, photos…  Entre autres, sur les tactiques de recrutement de jeunes filles, notamment dans un lycée de Floride, et sur le rôle d’une complice, Ghislaine Maxwell, décrite comme sa maquerelle dans la première moitié des années 2000.

Les documents soulèvent de nouvelles questions sur l’accord de plaider coupable de 2008, qui aurait également permis de protéger d’autres personnes dans l’entourage d’Epstein. Dans une interview accordée en 2017 au Miami Herald, en pointe sur les révélations de l’affaire, l’une des victimes d’Epstein, Virginia Roberts Giuffre, affirmait que le financier américain lui avait demandé d’avoir des rapports sexuels avec des hommes influents pour qu’Epstein connaisse leurs «excentricités sexuelles et puisse les utiliser comme levier, si besoin», écrit le quotidien de Floride. Dans les documents publiés par la justice américaine, Giuffre affirme avoir eu des rapports sexuels, commandités dans ce cadre par Epstein, avec de nombreux hommes politiques (dont l’ancien sénateur du Maine George Mitchell et l’ex-gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson, tous deux démocrates), et hommes d’affaires (le magnat Tom Pritzker, entre autres président des hôtels Hyatt, ou encore le gestionnaire de fonds spéculatifs Glenn Dubin). Lors de déclarations précédentes, Virginia Roberts Giuffre avait également affirmé avoir eu des rapports sexuels avec l’avocat d’Epstein, Alan Dershowitz, et le prince Andrew.

Tous ces hommes ont publié des communiqués pour démentir les affirmations de Guiffre et Epstein était le seul accusé dans l’affaire. Les documents révélés vendredi ne livrent pas de preuve directe des accusations de Giuffre, mais la jeune femme, aujourd’hui âgée de 36 ans, a fourni de nombreux éléments pour corroborer le système mis en place par Epstein et Ghislaine Maxwell. Photographies, carnet de vol, et même un dossier médical du Presbyterian Hospital de New York, où elle avait été admise après un épisode d’abus sexuel particulièrement violent.

Dans ses dépositions sous serment, Giuffre a également affirmé avoir rencontré l’ancien vice-président Al Gore, Bill Clinton et Donald Trump (ces deux derniers ayant été visés par d’autres accusations d’abus sexuels, dans des affaires distinctes), mais n’avait pas eu de rapports sexuels avec eux. «Nous savons que ces hommes étaient associés à Epstein à différentes périodes et pour différentes raisons, mais de ce que nous savons, il n’y a pas d’indication qu’ils aient fait quoi que ce soit de déplacé», avait affirmé l’avocat de Virginia Roberts Giuffre. Bill Clinton avait reconnu avoir fait plusieurs séjours à bord de l’avion privé d’Epstein, mais indiqué qu’il ne savait «rien des crimes terribles pour lesquels Jeffrey Epstein avait plaidé coupable il y a quelques années en Floride, ni de ceux pour lesquels il a été récemment inculpé à New York», selon une déclaration de son porte-parole, publiée en juillet.

Egalement dans les documents, la déposition d’une ancienne assistante de Maxwell, Johanna Sjoberg, dont le rôle était de fournir à Epstein plusieurs jeunes filles quotidiennement. «Il m’avait expliqué que, à son avis, il devait avoir trois orgasmes par jour, avait affirmé Sjoberg lors d’une déposition sous serment, en 2015. Que c’était biologique, comme le fait de manger». La mort de Jeffrey Epstein court-circuite un procès qui aurait pu impliquer de nombreuses personnalités puissantes, et met fin à toute possibilité de justice pour ses dizaines de victimes.

Isabelle Hanne correspondante à New York

 

 

https://francais.rt.com/international/64937-affaire-epstein-premiers-noms-reveles-documents-rendus-publics

Affaire Epstein : les premiers noms révélés dans des documents rendus publics

 

10 août 2019, 14:51

Affaire Epstein : les premiers noms révélés dans des documents rendus publics© Shannon Stapleton Source: Reuters
Le procureur de New York Geoffrey Berman pointe du doigt une photographie du milliardaire Jeffrey Epstein lors de l’inculpation de ce dernier, le 8 juillet.

 

Plusieurs hommes politiques américains, des hommes d’affaires et le prince Andrew, fils d’Elisabeth II, sont accusés par une «esclave sexuelle» du milliardaire Jeffrey Epstein d’avoir eu des relations sexuelles avec elle alors qu’elle était mineure.

Les premiers documents liés à l’affaire Epstein, inculpé le 8 juillet pour «exploitation sexuelle de mineures», ont été rendus publics le 9 août. Ils concernent une plainte en diffamation déposée en 2015 par Virginia Roberts Giuffre – qui se décrit elle-même comme une ancienne «esclave sexuelle» du milliardaire – contre la complice présumée de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell.

Dans ces documents, Virginia Roberts Giuffre accuse Ghislaine Maxwell d’avoir aidé Jeffrey Epstein à la contraindre à participer, avec d’autres filles mineures, à des orgies sexuelles dans les nombreuses résidences du milliardaire. La jeune femme, mineure au moment des faits, donne également les noms de plusieurs personnalités publiques qui auraient pris part à ces activités.

«Ils m’ont demandé d’aller voir George Mitchell [un homme politique américain], Jean-Luc Brunel [qui tient une agence de mannequins], Bill Richardson [un homme politique américain], un autre prince dont je ne connais pas le nom», a notamment déclaré la jeune femme dans sa déposition. «Un type qui possède un hôtel, une très grande chaîne d’hôtels, je ne me souviens plus de quel hôtel il s’agissait», a-t-elle ajouté. Et de poursuivre : «Il y avait un autre président étranger, vous savez, je ne me souviens plus de son nom. Il y en a tout un tas, il m’est difficile de me souvenir de tous.»

Plus loin dans sa déposition, Virginia Roberts Giuffre a été interrogée sur les détails de sa prétendue relation sexuelle avec Glenn Dubin, un homme d’affaires américain : «Quels termes a employé Ghislaine Maxwell pour vous demander d’avoir une relation sexuelle avec Glenn Dubin ?» «C’était la même chose tout le temps. Ils voulaient que j’aille « faire un massage » à ces hommes», a-t-elle répondu.

Le mot «massage» est devenu un code pour «sexe», a-t-elle poursuivi dans sa déposition. «Toute ma vie a consisté simplement à plaire à ces hommes et à rendre heureux Ghislaine et Jeffrey», a-t-elle encore déclaré.

Hormis Jeffrey Epstein, aucun des accusés n’est à l’heure actuelle poursuivi en justice pour les faits dénoncés par Virginia Roberts Giuffre. Plusieurs d’entre eux, ont par ailleurs catégoriquement réfuté ces accusations.

Prince Andrew

Dans cette masse de documents rendus publics, se trouvent également des photographies, des reçus, les journaux de vol du «Lolita express» ou encore un mémoire écrit par une femme qui dit avoir été victime d’exploitation sexuelle par Jeffrey Epstein et ses connaissances. On trouve ainsi une photographie du prince Andrew, le deuxième fils d’Elisabeth II, la main autour de la taille nue de Virginia Roberts Giuffre à l’intérieur de la maison de Ghislaine Maxwell à Londres. Un cliché qui, selon les avocats de la jeune femme, vient appuyer les allégations de cette dernière, qui affirme avoir été contrainte à avoir une relation sexuelle avec ce membre de la famille royale.

«Cette photographie confirme les affirmations de [Virginia Roberts] Giuffre. Il n’y a aucune autre explication raisonnable selon laquelle un enfant américain devrait être en compagnie d’adultes et non de membres de sa famille, dans la maison londonienne de la petite amie d’un homme désormais reconnu coupable d’être un délinquant sexuel», ont ainsi fait valoir les avocats de la jeune femme, mineure au moment où a été pris le cliché.

Des accusations que le palais de Buckingham a pourtant nié à de nombreuses reprises. Dans une déclaration très inhabituelle publiée en 2015, Buckingham Palace avait ainsi assuré que «toute suggestion d’irrégularité envers des mineures [était] absolument fausse», niant explicitement que le prince Andrew ait eu des rapports sexuels avec Virginia Roberts Giuffre, comme le rappelle le Guardian.

Une position fragilisée par un autre témoignage, celui de Joanna Sjoberg, qui selon ces documents rendus publics a affirmé avoir été victime d’attouchements sexuels de la part du prince Andrew au même titre que Virginia Roberts Giuffre, dans la maison de Jeffrey Epstein à Manhattan.

Virginia Roberts Giuffre a par ailleurs accusé Ghislaine Maxwell de l’avoir recrutée pour devenir la masseuse de Jeffrey Epstein à 15 ans, alors qu’elle travaillait à la résidence de Donald Trump de Mar-a-Lago, en Floride. Toutefois, dans ces documents, aucune allégation n’est portée contre l’actuel président des Etats-Unis. «Il n’a jamais eu de relations sexuelles avec aucune d’entre nous [...] Il n’a jamais flirté avec moi», a déclaré Virginia Roberts Giuffre, précisant n’avoir jamais vu Donald Trump sur l’île du milliardaire, ni dans l’une des résidences de ce dernier.

Ces documents, qui lèvent le voile sur les personnes accusées d’avoir participé au trafic sexuel de mineurs pour lequel a été inculpé Jeffrey Epstein, ne sont que les premiers d’une longue série à être rendus publics.

Lire aussi : Le milliardaire Jeffrey Epstein retrouvé blessé et presque inconscient dans sa cellule à New York

 

 

https://www.nicematin.com/faits-divers/le-suicide-en-prison-du-milliardaire-jeffrey-epstein-declenche-le-scandale-aux-etats-unis-404228

Le suicide en prison du milliardaire Jeffrey Epstein déclenche le scandale aux Etats-Unis

PAR La rédaction avec l’AFP Mis à jour le 11/08/2019 à 08:13 Publié le 11/08/2019 à 08:13
Le Metropolitan Correctional Center de New York, où était détenu Jeffrey Epstein, le 10 août 2019
Le Metropolitan Correctional Center de New York, où était détenu Jeffrey Epstein, le 10 août 2019 AFP / Don Emmert

Le suicide dans sa cellule de prison new-yorkaise du financier et figure de la jet set américaine Jeffrey Epstein, accusé d’agressions sexuelles sur mineures, a causé la stupeur aux Etats-Unis et délenché des enquêtes du FBI et du ministère de la Justice.

 

Vers 06H30 heure locale (10H30 GMT) samedi, « Jeffrey Epstein a été retrouvé inanimé dans sa cellule », il s’agit « apparemment d’un suicide », a confirmé l’administration pénitentiaire après que le New York Times, notamment, eut annoncé qu’il s’était pendu au Metropolitan Correctional Center, la prison fédérale de Manhattan.

« Le personnel a immédiatement tenté de le ranimer », avant de le faire transporter à l’hôpital où sa mort a été prononcée, a-t-elle ajouté, annonçant l’ouverture d’une enquête du FBI.

Le ministre de la Justice William Barr s’est dit « effaré » par la mort en détention du financier de 66 ans, qui « pose de graves questions ». Il a dit que l’inspection générale du ministère allait enquêter parallèlement au FBI.

Le 23 juillet, Epstein avait déjà été retrouvé allongé sur le sol de sa cellule, blessé, avec des marques sur le cou.

Certains sources avaient alors assuré qu’il avait tenté de se suicider, mais ses blessures étaient sans gravité et il s’était présenté peu après à une audience.

Il avait ensuite fait l’objet d’une surveillance particulière antisuicide, mais celle-ci s’était arrêtée le 29 juillet, selon le New York Times. Il était depuis simplement placé dans une unité de la prison à sécurité renforcée.

Si certains sur les réseaux sociaux n’hésitaient pas à s’interroger sur le fait de savoir à qui profiterait sa mort, beaucoup exprimaient simplement leur stupéfaction devant un tel dénouement, la prison fédérale de Manhattan étant considérée comme l’une des plus sûres des Etats-Unis.

« Il nous faut des réponses. Beaucoup », a réagi sur Twitter l’influente élue démocrate new-yorkaise du Congrès Alexandria Ocasio-Cortez.

M. Epstein avait été arrêté le 6 juillet à son retour d’un voyage en France et inculpé à New York pour avoir organisé, de 2002 à 2005 au moins, un réseau constitué de dizaines de jeunes filles, certaines ayant été des collégiennes, sous son emprise. Il avait avec elles des rapports sexuels dans ses nombreuses propriétés, notamment à Manhattan et en Floride.

Un prédateur insatiable

Les témoignages qui sont ressortis via des documents judiciaires brossaient de ce brillant et riche homme d’affaires, un ex-professeur de mathématiques, l’image d’un prédateur insatiable de jeunes filles, qu’il faisait recruter par dizaines et aller dans ses somptueuses résidences.

Selon plusieurs témoignages, employées et recruteuses géraient au millimètre un sombre emploi du temps, avec prise de rendez-vous, transport, parfois même en jet privé, instructions et rétribution, souvent 200 à 300 dollars par visite, voire cadeaux.

Bien que son nom ait déjà été inscrit au fichier des délinquants sexuels après une première condamnation en 2008 pour avoir conduit des jeunes filles à se prostituer en Floride – il s’était alors vu infliger une peine minime de 13 mois après un accord contesté avec un procureur fédéral – une perquisition dans sa maison du quartier huppé de l’Upper East Side à Manhattan en juillet avait permis de mettre au jour une salle de massage où il aurait entraîné ses victimes présumées.

Le journal Miami Herald avait enquêté sur cet accord fin 2018, relançant l’enquête. En juillet, après l’inculpation de Jeffrey Epstein à New York, l’ex-procureur de Floride, Alexander Acosta, devenu ministre du Travail de l’administration Trump, avait dû démissionner.

Des centaines de pages de documents judiciaires rendus publics vendredi avaient permis de confirmer qu’il avait longtemps été une figure incontournable des soirées mondaines new-yorkaises, proche de nombreuses personnalités.

« Je connais Jeff depuis 15 ans. Un type génial », disait ainsi Donald Trump, alors lui-même membre éminent de la jet set, dans un entretien en 2002. « On dit même qu’il aime les jolies femmes autant que moi, et beaucoup sont plutôt jeunes ».

Samedi, le président républicain a retweeté un message complotiste alléguant, sans preuve, que l’ex-président démocrate Bill Clinton, autre ami d’Epstein, pourrait être lié à sa mort.

Victimes privées de procès

Ses anciens amis influents avaient affirmé après son inculpation ne pas avoir été au courant de ses délits présumés et avoir coupé tout lien avec lui.

Inculpé le 8 juillet d’exploitation sexuelle de mineures et d’association de malfaiteurs en vue d’exploiter sexuellement des mineures, il était passible de 45 ans d’emprisonnement.

Son procès devait s’ouvrir au plus tôt en juin 2020. Il s’était vu refuser une remise en liberté sous caution, les procureurs estimant qu’il risquait fort de fuir à l’étranger, vu sa fortune – évaluée à plus de 500 millions de dollars – et ses connexions.

Pour les victimes présumées, sa mort les prive d’un procès qu’elles attendaient avec impatience, même si le procureur fédéral de Manhattan a promis de poursuivre l’enquête sur ses agissements et ses éventuels complices.

« Nous ne pourrons jamais tourner la page », a lâché une des victimes, dans un message rediffusé par son avocate Lisa Bloom. « Vous nous avez volé ce grand morceau de guérison dont nous avions besoin pour passer à autre chose ».

« Ce n’est pas la fin que quiconque attendait », a déclaré Brad Edwards, un avocat d’une autre victime présumée.

 

 

https://www.parismatch.com/Actu/International/Jeffrey-Epstein-l-homme-qui-jonglait-avec-les-milliiards-et-les-jeunes-filles-1639476

Jeffrey Epstein, l’homme qui jonglait avec les milliards et les jeunes filles

 

Paris Match | Publié le 28/07/2019 à 06h55 |Mis à jour le 28/07/2019 à 10h27

De notre correspondant aux Etats-Unis Olivier O’Mahony
A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation.
A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation. Reuters, Getty Images
 

Après vingt ans de quasi-impunité et de débauche, le financier Jeffrey Epstein va rendre des comptes… à la justice américaine

Il croupit dans une petite cellule infestée de souris, sous une lumière allumée vingt-trois heures sur vingt-quatre. En détention provisoire depuis le 6 juillet dernier, Jeffrey Epstein est à l’isolement au « 10 South », le quartier des grands criminels et des terroristes au Metropolitan Correctional Center, sinistre prison du sud de Manhattan. Un de ses voisins s’appelle Joaquin Guzman, alias El Chapo, le baron de la drogue qui a écopé d’une peine de perpétuité. Jeffrey Epstein, lui, n’encourt « que » quarante-cinq années mais, à 66 ans, ça lui laisse peu d’espoir de revoir jamais la mer…

Lire aussi:Tentative de suicide ou agression ? Jeffrey Epstein blessé en prison

Quelle chute spectaculaire ! Quand il se fait interpeller, Epstein sort de son Boeing 727 privé. Il rentre d’un mois de repos à Paris, où il possède deux appartements, de 430 et 367 mètres carrés, dans un immeuble haussmannien au 22, avenue Foch, une des artères les plus chères de Paris. Et encore, l’endroit fait-il pâle figure en comparaison de sa résidence de New York, à côté de Central Park. C’est, paraît-il, la plus grande maison privée de Manhattan – 2 000 mètres carrés ! Un hôtel particulier parisien version XL. Il s’est offert ce bijou en pierre de taille dans les années 1990 et a aussitôt fait installer un trottoir chauffant. Ça lui évite de « déraper » les jours de verglas. Pratique. Pour les vacances, il possède son île privée dans les Caraïbes. Une des îles Vierges, choisie peut-être pour son nom, comme on le découvrira plus tard. Il mériterait d’être le héros d’un tome II du « Bûcher des vanités », le best-seller de Tom Wolfe.

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Comme dans toute success story à l’américaine, le bonhomme sort de nulle part. Papa est jardinier à la municipalité de New York ; maman, employée à domicile. La famille vit à Coney Island, modeste quartier de Brooklyn. Jeffrey, l’aîné, semble avoir reçu à profusion tout ce qui avait été refusé à ses parents : belle gueule, physique athlétique, intelligence au laser, talent artistique au piano – dans son hôtel particulier, il joue toujours sur son Steinway. Jeffrey est un scientifique inclassable, qui n’arrive pas à décrocher des diplômes mais parvient à se faire engager comme prof de maths à la Dalton School, école privée particulièrement huppée et coûteuse.

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Les étudiants lui trouvent un côté Robin Williams du « Cercle des poètes disparus ». En long manteau de fourrure noire, chaîne en or sur chemise largement ouverte, « brillantissime » pendant ses cours, même s’il regarde les filles de manière insistante, il est à la fois copain et gourou. Invité à des boums chez les élèves, il est le seul prof présent. Ça détonne. Il finit par se faire virer mais ne reste pas longtemps au chômage.

Conférence de presse de David Boies et Bradley Edwards, avocats de plusieurs victimes, alors que le milliardaire est entendu à la cour fédérale de New York, le 15 juillet.
Conférence de presse de David Boies et Bradley Edwards, avocats de plusieurs victimes, alors que le milliardaire est entendu à la cour fédérale de New York, le 15 juillet. © Drew Angerer / AFP

 

Alan « Ace » Greenberg, le tout-puissant patron de la banque d’affaires Bear Stearns, a entendu parler de ses talents en mathématiques par un de ses amis, parent d’élève à la Dalton School. « Ace » l’embauche comme trader. C’est l’époque où la planète finance explose. Il faudrait avoir fait Polytechnique pour comprendre quelque chose aux nouveaux produits « dérivés » et autres « options » ou « futures » qui se multiplient sur les marchés. Mais Epstein est à l’aise dans cet univers. Il fait gagner des millions à sa banque, qui le nomme « associé »… avant de le virer pour « délit d’initié ». Déjà, il se croit au-dessus des lois. A Wall Street, c’est un atout. Leslie Wexner, fondateur de la chaîne de sous-vêtements féminins Victoria’s Secret, le trouve épatant. Il lui confie la gestion de sa fortune : 1 milliard de dollars. D’autres businessmen du même calibre vont suivre. Avec une telle clientèle, le jeune gestionnaire de patrimoines, qui fait merveille sur les marchés, ne va pas tarder à rouler sur l’or.

Grâce à sa fiancée Ghislaine, Epstein rencontre le prince Andrew, fils cadet de la reine Elizabeth, et Bill Clinton

Au même moment, Epstein rencontre la femme de sa vie, Ghislaine Maxwell. Il est taciturne et déteste porter des costumes, elle est mondaine et connaît la terre entière. Ghislaine est une héritière, fille préférée de Robert Maxwell, propriétaire du puissant tabloïd londonien « Daily Mirror », mort dans des conditions troubles en laissant beaucoup de dettes, mais aussi un carnet d’adresses dont Jeffrey va largement bénéficier. « Il était très avide de connaître du beau monde », me confie Conchita Sarnoff, qui a passé plusieurs réveillons de Nouvel An avec le couple avant d’écrire « Trafficking », un livre à charge où elle dénonce les agissements de son ex-ami. « Quand nous nous sommes rencontrés, il m’a posé beaucoup de questions sur le grand-père de mon mari, David Sarnoff, pionnier de la télévision en Amérique. J’avais trouvé ça étrange car j’étais en instance de divorce. »

Donald Trump dans son club de Mar-a-Lago à Palm Beach avec Melania (sa future femme), Jeffrey Epstein et sa « fiancée » Ghislaine Maxwell, en février 2000.
Donald Trump dans son club de Mar-a-Lago à Palm Beach avec Melania (sa future femme), Jeffrey Epstein et sa « fiancée » Ghislaine Maxwell, en février 2000. © Getty Images

 

Conchita est néanmoins sous le charme de l’ombrageux financier. A l’époque, Jeffrey Epstein est un jeune multimillionnaire au-dessus de tout soupçon. Donald Trump, avec qui il fait la fête à Mar-a-Lago, le trouve « très drôle ». Grâce à sa fiancée Ghislaine, Epstein rencontre le prince Andrew, fils cadet de la reine Elizabeth, et Bill Clinton, qui vient de quitter la Maison-Blanche et à qui il voue une admiration sans bornes. Il donne des millions de dollars à la fondation humanitaire tout juste créée par l’ancien président et finance la campagne de sa femme, Hillary, alors sénatrice. En 2002, il propose à Bill Clinton son avion pour un voyage en Afrique. Celui-ci accepte volontiers : il n’y a pas malice puisqu’il s’agit d’aider le « continent noir » à lutter contre l’épidémie de sida. Epstein, qui est du déplacement, entre dans la cour des grands.

Certes, l’homme a sa part d’ombre. Il éconduit Ghislaine, qui voulait l’épouser, mais reste son ami. Il n’a pas d’enfants. Surtout, on le voit toujours entouré de très jeunes filles qu’il emmène dans son Boeing privé, au point que celui-ci est rebaptisé « Lolita Express ». Le plancher y est molletonné pour, dit-on, mieux s’envoyer en l’air à 10 000 mètres d’altitude.

Virginia Roberts avec sa photo à 16 ans, l’âge auquel elle aurait commencé à être abusée par le milliardaire.
Virginia Roberts avec sa photo à 16 ans, l’âge auquel elle aurait commencé à être abusée par le milliardaire. © TNS via Getty Images

 

Le scandale éclate en mars 2005, quand la police de Palm Beach, où Epstein vit une partie de l’année, apprend qu’il a abusé d’une jeune fille de 14 ans. La mineure, qui tient à garder l’anonymat (elle s’est mariée depuis et a eu des enfants), s’est laissé piéger par une « recruteuse ». Une fois chez Epstein, elle a été priée de se déshabiller pour un « massage », avant de repartir avec 300 dollars. Michael Reiter, le « chief » du commissariat local, découvre l’existence d’un ballet incessant de jeunes filles qui entrent et sortent de sa maison à toute heure de la nuit. Quand elles se retrouvent dans la rue, ces mineures, entre 13 et 17 ans, souvent issues de foyers d’assistance publique, saccagent le quartier, ce qui, à Palm Beach, ne passe pas inaperçu. Reiter recueille sous serment 17 dépositions de victimes. Des perquisitions menées dans la maison du suspect révèlent des milliers de photos de mineures. Mais, à la surprise générale, Epstein s’en sort avec seulement dix-huit mois de prison, dont il ne purgera que treize, et dans des conditions ultra-privilégiées…

Ses avocats ont passé un accord avec le procureur de Floride, Alexander Acosta. Epstein a accepté de plaider coupable pour « sollicitation de prostitution de mineures », en échange de quoi il est inscrit sur la liste des délinquants sexuels, ce qui lui permet d’échapper aux accusations d’abus et de viols qui auraient pu l’envoyer derrière les barreaux pour quarante-cinq ans. A sa copine Conchita, il explique, droit dans ses bottes, que les jeunes filles étaient en réalité des « opportunistes » qui auraient tenté de lui « soutirer de l’argent ». Refrain connu, à l’heure de #MeToo. Reiter est scandalisé. Virginia Roberts aussi. Elle avait 16 ans quand elle a découvert l’univers d’Epstein, ses rabatteuses (elle accuse Ghislaine Maxwell d’en être une), les massages, les orgies avec les puissants de la terre entière, dont le prince Andrew, avec qui elle dit avoir eu au moins six rapports sexuels, ce que l’intéressé dément… En 2015, Virginia se confie dans une interview au tabloïd britannique « Daily Mail ».

Parce qu’il a réussi à amadouer le parquet de Floride, il ne prête pas attention aux autres Etats où les procureurs travaillent dans l’ombre.

Mais à l’époque, tout va bien pour Jeffrey Epstein. Il est réhabilité, ou presque. Peggy Siegal, attachée de presse qui fait la pluie et le beau temps à New York, l’invite à des premières de cinéma. Tout le monde a compris que Jeffrey Epstein est redevenu fréquentable, même si Trump a préféré prendre ses distances. Epstein se serait-il alors cru intouchable ? Quand le premier article sur Harvey Weinstein est publié dans le « New York Times », le 5 octobre 2017, il ne comprend pas que le monde a changé, qu’un mouvement est lancé. Selon Peggy Siegal, il se réfugie « dans le déni ». Pédophile, lui ? Allons donc ! « Les jeunes filles étaient pubères, pas enfants », se défend-il devant un journaliste du « New York Post ».

Quand, en novembre 2018, Julie K. Brown, journaliste d’investigation au quotidien « Miami Herald », publie une longue enquête titrée « Perversion of justice » où elle identifie 80 victimes, il ne voit pas que la fin est proche. Parce qu’il a réussi à amadouer le parquet de Floride, il ne prête pas attention aux autres Etats où les procureurs travaillent dans l’ombre. Ceux de New York, en particulier, qui font de nouvelles découvertes… Le 6 juillet, Jeffrey Epstein tombe des nues quand il est cueilli par les flics de la ville à la descente de son Boeing. Treize jours plus tard, Alexander Acosta, l’ex-procureur de Floride grâce à qui il n’a passé que treize petits mois en détention, doit démissionner de son poste de ministre du Travail de Donald Trump. On ne plaisante plus avec les histoires de jeunes filles. Le fait qu’Epstein soit aujourd’hui mis à l’isolement à la prison de Manhattan donne la mesure de la détermination des autorités judiciaires. Il s’agit de le faire craquer. Et de lui faire avouer des noms. Epstein est à terre, d’autres têtes vont rouler.

 



Attentat de la rue des Rosiers : des révélations bienvenues

Une instruction qui s’enlise… des coupables libres comme le vent… mais c’est bien sûr !

La « justice » française est encore aux ordres des terroristes…

Et maintenant, combien d’années pour faire toute la lumière sur les attentats islamistes de ces dernières années ?

 

https://www.lepoint.fr/justice/attentat-de-la-rue-des-rosiers-un-pacte-avec-les-terroristes-avait-ete-conclu-09-08-2019-2329148_2386.php

Attentat de la rue des Rosiers : un pacte conclu entre les renseignements et les terroristes

 

L’ancien chef des renseignements français a reconnu avoir laissé les terroristes libres en échange de la fin de tout attentat sur le sol français.

 

avec AFP

Modifié le 10/08/2019 à 08:09 – Publié le 09/08/2019 à 19:10 | Le Point.fr
<< On a passe une sorte de deal verbal en leur disant : &quot;Je ne veux plus d'attentat sur le sol francais et en contrepartie, je vous laisse venir en France, je vous garantis qu'il ne vous arrivera rien&quot; >>, a confirme Yves Bonnet.
« On a passé une sorte de deal verbal en leur disant : “Je ne veux plus d’attentat sur le sol français et en contrepartie, je vous laisse venir en France, je vous garantis qu’il ne vous arrivera rien » », a confirmé Yves Bonnet.

© JACQUES DEMARTHON / AFP

 

Trente-sept ans après l’attentat de la rue des Rosiers à Paris, de nouveaux éléments permettent d’accréditer la thèse d’un pacte conclu entre les renseignements français et le groupe Fatah-Conseil révolutionnaire. Un ex-chef des renseignements français a été interrogé en janvier par la justice après des déclarations sur le « marché non écrit » qu’il aurait noué avec le groupe palestinien auteur de l’attentat, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier. Le 9 août 1982, trois terroristes armés de pistolets-mitrailleurs et de grenades ont tué 6 personnes et en ont blessé 22 lors de cette attaque contre le restaurant Jo Goldenberg, dans le quartier juif historique de la capitale. Selon ces sources, confirmant une information du Parisien, l’ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Yves Bonnet, a été interrogé le 30 janvier par le juge d’instruction à la demande des parties civiles.

Yves Bonnet, 83 ans, avait en effet déclaré dans le documentaire Histoire secrète de l’antiterrorisme, diffusé en novembre 2018 sur France 2, avoir envoyé ses hommes négocier avec des émissaires d’Abou Nidal, chef du groupe Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR), une faction dissidente de l’OLP à laquelle l’attentat a été attribué. Selon Yves Bonnet, l’accord prévoyait que le groupe s’engage à ne plus commettre d’attaque en France, en échange de quoi ses membres pourraient continuer à venir en France sans être inquiétés. « On a passé une sorte de deal verbal en leur disant : Je ne veux plus d’attentat sur le sol français et, en contrepartie, je vous laisse venir en France, je vous garantis qu’il ne vous arrivera rien », a-t-il confirmé le 30 janvier, rapporte Le Parisien. Selon lui, il n’aurait pas rencontré les auteurs des attentats, mais des « comparses ».

D’après Le Parisien, Yves Bonnet se défend par ailleurs de toute « collaboration » avec le groupe terroriste, préférant évoquer un pacte de « non-agression ». Cette rencontre est pour lui un succès : « Ça a marché, il n’y a plus eu d’attentats à partir de fin 1983, en 1984 et jusqu’à fin 1985. » L’existence d’un tel accord avec Abou Nidal, mort en 2002 en Syrie dans des conditions suspectes, ainsi que l’infiltration du groupe dans la foulée par un agent français avaient été dévoilées en 2011 dans les carnets du général Philippe Rondot, figure des renseignements, fournissant la trame du film L’Infiltré.

Lire aussi Général Rondot : révélations sur un agent de légende

Encore des informations « secret défense »

Selon Le Parisien, « le magistrat instructeur a également convoqué, les 6 et 14 février derniers, Jean-François Clair et Louis Caprioli, deux ex-responsables de la lutte antiterroriste à la DST ». « Mais tous deux se sont réfugiés derrière le secret défense concernant l’accord », ajoute le quotidien. Des proches des victimes entendent demander la levée du secret défense, ont-elles indiqué vendredi lors d’une commémoration organisée pour la deuxième année consécutive sur les lieux de l’attaque par l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT). Elles ont aussi réitéré leur appel aux autorités françaises à se mobiliser pour obtenir l’extradition de l’organisateur présumé et de trois membres possibles du commando, visés depuis 2015 par un mandat d’arrêt que la Jordanie, la Palestine et la Norvège n’ont pas exécuté à ce jour.

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https://www.liberation.fr/france/2019/08/09/accord-secret-de-nouvelles-revelations-sur-l-attentat-de-la-rue-des-rosiers_1744569

«Accord secret» : de nouvelles révélations sur l’attentat de la rue des Rosiers

 

Par David Pargamin — 9 août 2019 à 16:05
En 1982, l’attentat de la rue des Rosiers, à Paris, a fait six morts et vingt-deux blessés. Photo Michel Clément. AFP

L’ancien patron de l’antiterrorisme, Yves Bonnet, a reconnu face au juge avoir passé un accord secret avec le groupe palestinien d’Abou Nidal afin d’éviter d’autres attentats sur le sol français dans les années 80.

  • «Accord secret» : de nouvelles révélations sur l’attentat de la rue des Rosiers

La confession, trente-sept ans après l’attentat de la rue des Rosiers, révèle tout un pan de l’histoire du renseignement français. Le Parisien a révélé jeudi le témoignage de l’ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Yves Bonnet, aujourd’hui âgé de 83 ans. Entendu au mois de janvier par le juge d’instruction en charge de l’enquête, l’ancien responsable du renseignement intérieur a reconnu avoir passé un pacte secret avec le groupe terroriste palestinien d’Abou Nidal (Fatah – conseil révolutionnaire), une faction dissidente de l’Organisation de libération de la Palestine dont au moins trois membres sont soupçonnés d’être à l’origine de l’attaque.

Le 9 août 1982, une grenade explose la vitrine du restaurant chez Jo Goldenberg, au 9 rue des Rosiers, dans le quartier du Marais à Paris. Un commando masqué et armé de fusils-mitrailleurs, débarque dans le restaurant et ouvre le feu sur les clients. L’attentat fait six morts, 22 blessés. Les premiers portraits-robots sont émis. La piste de nationalistes irlandais fait un temps son chemin, quelques semaines après l’attentat. Le capitaine Paul Barril prétend avoir arrêté les suspects. La piste s’avérera être un mensonge monté de toutes pièces par le gendarme qui aurait lui-même déposé les explosifs pour faire arrêter les nationalistes.

«Je ne veux plus d’attentat sur le sol français»

En 2011, par l’entremise du juge antiterroriste Marc Trévidic mais surtout par des policiers acharnés de la DCRI (la nouvelle DST), les auteurs présumés de la tuerie sont identifiés. Il s’agit de trois hommes, réfugiés à l’étranger et membres de l’organisation Abou Nidal. Le premier, Walid Abdulrahman, alias Abou Zayed, 56 ans, est domicilié à Skien, en Norvège ; le second, Mahmoud Khader Abed, alias Hicham Harb, 60 ans, à Ramallah, en Cisjordanie ; et enfin, Mohamed Souhair al-Abassi, alias Amjad Atta, 64 ans, qui se présente comme le logisticien du groupe, se trouverait en Jordanie. C’est la confrontation entre l’audition de plusieurs anciens membres d’Abou Nidal et les témoignages de l’époque qui aurait permis aux agents de la Direction centrale du renseignement intérieur de remonter leur trace et de déposer, par la suite, trois mandats d’arrêt internationaux à leur encontre.

A lire aussiRue des Rosiers : une traque de trente ans

Le témoignage d’Yves Bonnet, plus de trente ans après les faits, éclaire une partie encore méconnue de l’affaire, quoique déjà évoquée dans ses carnets (saisis lors d’une perquisition dans le cadre de l’affaire Clearstream) par feu le général Rondot. A en croire le procès-verbal dressé en janvier dernier par le juge d’instruction, Régis Pierre, une rencontre clandestine aurait été organisée quelques mois après l’attentat de la rue des Rosiers entre des agents du renseignement français et l’organisation Abou Nidal, afin de garantir que la France serait épargnée à l’avenir par les attentats. «Je ne veux plus d’attentat sur le sol français, aurait alors déclaré le chef de la DST. En contrepartie, je vous laisse venir en France, je vous garantis qu’il ne vous arrivera rien.» Un pacte de «non-agression», en somme, résume l’ancien taulier des services secrets.

Secret-défense

«Et ça a marché, raconte Yves Bonnet contacté directement par le Parisien. Il n’y a plus eu d’attentats à partir de fin 83, en 84 et jusqu’à fin 1985.» Le président de la République de l’époque, François Mitterrand, a-t-il pu ignorer qu’une telle rencontre avait été organisée ? A-t-il donné son aval à cet «accord» passé entre les services de renseignement et un groupe armé ? Dans le Parisien, Bonnet assure qu’il disait tout à Gilles Ménage, directeur de cabinet de Mitterrand…

Au lendemain de ces révélations, l’avocat des parties civiles, Avi Bitton, confie à Libération son intention de déposer très prochainement une «requête auprès du juge d’instruction pour demander la levée du secret-défense dans cette affaire». Auditionnés également en février par le juge Régis Pierre, deux anciens membres de la DST, dont Louis Caprioli, s’étaient, eux, réfugiés derrière le «secret-défense» pour ne pas avoir à revenir sur le fameux pacte secret.

Quant aux suspects, toujours réfugiés à l’étranger, ils restent à ce jour protégés par leur pays d’accueil, qui refusent de les extrader. «Maintenant que les mandats d’arrêt ont été émis, encore faut-il que l’Etat français fasse tout son possible pour mettre en œuvre les extraditions, poursuit l’avocat Avi Bitton. Or, avec ce que l’on apprend aujourd’hui, les victimes ont toutes les raisons d’avoir des doutes.»

David Pargamin

 



Le procureur de Nice bientôt muté

Quels que soient les problèmes que pose un magistrat, la solution envisagée par son administration n’est quasiment toujours, au mieux, qu’une simple mutation…

Lamentable.

 

https://www.liberation.fr/france/2019/08/05/le-procureur-de-nice-va-etre-mute_1743794

Le procureur de Nice va être muté

 

Par Julie Brafman — 5 août 2019 à 13:30
Jean-Michel Prêtre à Nice, en janvier 2017. Photo Valery Hache. AFP

Selon nos informations, Jean-Michel Prêtre sera proposé au poste d’avocat général près la cour d’appel de Lyon par la chancellerie. Cette nomination sera examinée par le Conseil supérieur de la magistrature en septembre.

  • Le procureur de Nice va être muté

Le dernier faux pas du procureur de la République de Nice aura signé la fin de sa carrière à la tête de ce parquet. Selon nos informations, Jean-Michel Prêtre, 61 ans, va être muté à Lyon, où il deviendra avocat général près la cour d’appel. Cette proposition devrait être examinée par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) début septembre. Autrement dit, il s’agirait d’une rétrogradation puisqu’il ne sera plus à la tête d’un parquet, mais désormais soumis aux ordres d’un procureur général. «Sa position était intenable», glisse une source proche du dossier.

Dans le cadre de l’affaire Geneviève Legay (cette septuagénaire blessée lors d’une charge policière pendant une manifestation interdite des gilets jaunes le 23 mars), Jean-Michel Prêtre avait initialement dédouané les forces de l’ordre. Avant d’être obligé de reconnaître leur implication : «Au regard des images extrêmement détaillées, on peut dire d’une manière certaine que le policier a bien poussé Mme Legay.» Lors d’une audition, en avril, menée par Robert Gelli, le procureur général d’Aix-en-Provence (demandée par le directeur des services judiciaires), le magistrat a avoué avoir menti. Et a avancé une explication déconcertante de franchise, qui s’est retrouvée dans la presse le 24 juillet, après que le Monde l’a révélée : il ne voulait pas mettre le chef de l’Etat dans l’embarras puisque ce dernier affirmait que la manifestante n’avait pas été touchée par la police. Quelques heures avant la conférence de presse du parquet, Emmanuel Macron avait en effet enjoint Geneviève Legay à faire preuve «d’une forme de sagesse» à l’avenir.

Restaurer l’image de l’institution

De sa propre initiative, Jean-Michel Prêtre aurait donc transformé les déclarations présidentielles en une vérité judiciaire. Avant d’être obligé de rétropédaler publiquement. Ce n’est pas tout : il avait confié l’enquête à la concubine du commissaire qui sera mis en cause… En juillet, le ministère de la Justice s’était contenté d’une brève assertion : Jean-Michel Prêtre «est totalement indépendant, et décide souverainement de la communication qu’il souhaite mener dans chaque affaire». Aucune poursuite disciplinaire n’avait alors été engagée, mais la chancellerie n’a visiblement pas passé l’éponge sur la communication trop zélée du magistrat. Il écope aujourd’hui d’une «mutation dans l’intérêt du service». Contacté par Libération, le ministère de la Justice se refuse à tout commentaire. On imagine volontiers que c’est pour restaurer l’image de l’institution, et contrer toute suspicion dans les enquêtes à venir que Jean-Michel Prêtre, procureur de Nice depuis 2015 (après être passé par le parquet d’Aix-en-Provence, de Pointe-à-Pitre ou de Vesoul), est prié de faire ses valises.

Durant quatre ans, à Nice, il aura eu à connaître plusieurs dossiers emblématiques comme l’affaire Omar Raddad, dont il prononcera l’épilogue : «Pour moi l’affaire est finie.» Ou encore l’attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais, qui a fait 86 morts et une centaine de blessés. Chargé des premières investigations sur le dispositif de sécurité, il a très vite – trop vite, lui reprochera-t-on – classé l’enquête pour mise en danger de la vie d’autrui.

Les controverses ou critiques autour de Jean-Michel Prêtre ne sont pas récentes. Mediapart révélait qu’en 2009, alors qu’il était en poste en Guadeloupe, il a été soupçonné d’avoir fait de fausses déclarations au sujet d’une perquisition survenue dans une enquête sur le meurtre d’un syndicaliste. Et ce, juste après avoir annoncé l’identité d’un premier suspect (qui sera innocenté). Le site rappelait également cet épisode : en 2018, son bureau et son domicile ont été perquisitionnés dans l’affaire de la succession de l’hôtel Negresco. Les enquêteurs cherchaient à savoir quel rôle il avait pu jouer dans cette transaction de plusieurs millions d’euros, et s’il avait pu favoriser un repreneur en saisissant le tribunal de commerce. L’enquête est toujours en cours. Contacté par Libération, Jean-Michel Prêtre n’était pas joignable dans l’immédiat.

Julie Brafman

 



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