Samedi 29 décembre 2018 : pas d’attentat aux Pays-Bas, mais cinq suspects arrêtés

 

https://www.rtl.be/info/monde/europe/un-attentat-aux-pays-bas-dejoue-4-personnes-arretees-a-rotterdam-1088116.aspx

Un attentat déjoué aux Pays-Bas? 4 personnes arrêtées à Rotterdam et une à Mayence

 

Publié le 29 décembre 2018 à 17h14 , mis à jour à 21h16   |
Un attentat déjoué aux Pays-Bas? 4 personnes arrêtées à Rotterdam et une à Mayence

 

Les forces de sécurité néerlandaises ont arrêté dans la ville portuaire de Rotterdam 4 personnes soupçonnées de préparer un « acte terroriste », a indiqué samedi la police, alors qu’une autre personne apparemment impliquée a été interpellée en Allemagne.

 

Les unités anti-terroristes de la DSI de la police nationale et la police de Rotterdam (ouest) ont arrêté ces hommes et effectué des perquisitions, a précisé la police. « Ils sont suspectés d’être impliqués dans la préparation d’un acte terroriste », selon une brève déclaration de police, qui ajoute que « les investigations vont continuer ces prochains jours et l’accent sera particulièrement mis sur la nature et l’échelle de la menace terroriste ».
La police n’a pas donné pour le moment plus de détails sur le profil des suspects ou l’attaque terroriste qu’ils sont soupçonnés d’organiser.

Dans la soirée, la police criminelle de Mayence a annoncé dans un communiqué avoir arrêté samedi après-midi un Syrien de 26 ans sous le coup d’une demande d’extradition des autorités néerlandaises. Il est « fortement soupçonné de participer à la préparation d’un attentat aux Pays-Bas », ont précisé les autorités allemandes. L’individu n’a pas de domicile officiel en Allemagne et n’est pas connu des services de police locaux. L’appartement dans lequel il a été appréhendé a été fouillé par les enquêteurs. Le tribunal de Coblence devra valider prochainement son extradition vers les Pays-Bas, a ajouté la police.

Plutôt épargnés par rapport à la Belgique, la France ou l’Allemagne

Les Pays-Bas ont été relativement épargnés par la menace d’attentats qui a frappé ses plus proches voisins européens ces dernières années, mais a récemment connu quelques frayeurs. En juin, deux suspects avaient été arrêtés peu de temps avant de perpétrer plusieurs attaques, visant notamment le célèbre pont de Rotterdam et un autre lieu non précisé en France, selon les procureurs néerlandais. Un jeune Afghan de 19 ans, avec un permis de séjour allemand, avait poignardé et blessé deux touristes américains en août, au coeur de la gare centrale d’Amsterdam, avant d’être blessé par des tirs. En septembre, la police néerlandaise avait arrêté sept hommes soupçonnés de vouloir perpétrer un « attentat terroriste majeur » au cours d’ »un grand événement » aux Pays-Bas à l’aide de ceintures explosives et de fusils d’assaut de type AK-47. Au cours des perquisitions effectuées au domicile des suspects, la police avait trouvé une grande quantité de matériel nécessaire à la fabrication de bombes, dont 100 kg d’engrais susceptibles d’être utilisés dans une voiture piégée.



Terrorisme : attention, Jean-Marc Donnadieu revient d’Espagne

Il l’a dit sur Facebook il y a 3 h, soit vers 15h :

 

Retour d’espagne et je me suis fais un piti kdo …

 

Le 27 décembre, il annonçait un « cadeau de Noël » nommé « Cat’s Rules », sachant que depuis quelques temps il prétend être un chat :

 

Commentaires
L’image contient peut-être : nuit

 

Le 22 décembre, il écrivait :

 

 

    • Jean-marc Donnadieu
      Jean-marc Donnadieu Si les gilets jaunes voulaient bien me laisser acheter mon tabac en Espagne, et de la viande aussi , parce que un mois ça va, deux je peut pas suivre.. Je me lève 6/7 a 4 h du matin pour moins de 700 balles alors si je pouvais économiser un peu …
  •  · Répondre
  •  · 6 j

 

 

Ce à quoi les services secrets américains ayant sans aucun doute capté tous ses messages publics du 13 décembre 2018, ainsi que les réponses entendues de sa complice Francine Cordier, et bien d’autres auxquels je n’ai pas accès, répliquaient en avertissant de menaces d’attentats à Barcelone pour les fêtes de fin d’année :

 

https://www.equinoxmagazine.fr/2018/12/26/alerte-terroriste-barcelone-la-rambla-quadrillee-par-la-police/

Alerte terroriste Barcelone : la Rambla quadrillée par la police

 

26 décembre 2018

La police catalane, les Mossos d’Esquadra, et la municipale Guardia Urbana ont déployé pour les fêtes de fin d’année un dispositif majeur afin de sécuriser la Rambla de Barcelone.

Le 23 décembre, la diplomatie américaine a lancé un avertissement à ses ressortissants : une attaque serait imminente dans la capitale catalane. L’alerte vise les lieux touristiques de Barcelone : Ramblas, plaça Catalunya et Sagrada Familia.

La décision de déployer un dispositif de protection de la Rambla est antérieure au message en provenance des USA et s’inscrit dans un programme de sécurité renforcée de Barcelone. La capitale de la Catalogne est régulièrement la cible de menaces terroristes. Le 13 décembre dernier, dans une vidéo glaçante, Daesh annonçait un attentat imminent à Barcelone.

La police contrôle aléatoirement, durant toute la période des fêtes, les véhicules de grandes dimensions (mini-bus, fourgonettes, camions) qui circulent autour de la Rambla : aux entrées Canaletes et Statue Colomb.

La présence policière avec mitraillettes est particuliérement visible sur la Rambla.

 



Attentat de Strasbourg : le criminologue Xavier Raufer est-il « complotiste » ?

 


 

Je pose la question, car depuis quelques années ce qualificatif est régulièrement utilisé pour désigner des personnes trop bien renseignées au goût de certains comploteurs, notamment ceux de la bande de cybercriminels de Pascal Edouard Cyprien Luraghi, et particulièrement leurs victimes.

Ce dernier l’employait d’ailleurs à mon sujet dès les débuts de ses harcèlements à mon encontre, sur le site Rue89, en 2009.

Et j’ai encore été traitée de « complotiste » par son avocat dans l’enceinte du Tribunal de Grande Instance de Paris lors de l’audience du 8 novembre 2016 dans le cadre de sa procédure à mon encontre, au motif qu’à ses yeux j’avais le tort de me défendre, c’est-à-dire de dénoncer comme fausses ou mensongères toutes ses prétentions à mon encontre et d’exposer preuves à l’appui la réalité de nos contentieux.

En effet, cet avocat m’a toujours explicitement reproché de me défendre, dans plusieurs écrits comme par oral.

Cela le dérangeait énormément car, disait-il, son client attendait que je sois condamnée conformément à ses demandes le plus rapidement possible, quasiment dès la première audience fixée devant le juge des référés, le 13 septembre 2016.

A cette date, et juste avant l’audience, il m’avait même carrément demandé de reconnaître avoir commis tous les faits imaginaires dont son client m’accusait mensongèrement, en me promettant que si je persistais à vouloir me défendre, je serais de toute façon condamnée de la même manière, et devrais de plus lui payer les 10 000 euros (bien dix mille euros) de frais d’huissier que selon lui je l’obligeais à engager à raison de ma défense.

D’où je déduis assez logiquement que ses clients, au premier rang desquels, en réalité, la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, très présente à ses côtés durant ces deux audiences de première instance, avaient fait le calcul que je ne pourrais pas du tout me défendre contre eux à Paris et qu’ils pouvaient ainsi raconter au juge et lui demander tout ce qui leur chantait, avec la quasi certitude de tout obtenir.



En Egypte et au Maroc, les « plaisanteries » de mes harceleurs « déconnologues » n’amusent pas

En fait, il n’y a guère que des magistrats brestois que j’aie vus louer la « déconnologie » de Pascal Edouard Cyprien Luraghi et de sa bande de cybercriminels dits « déconnologues » dans des écrits officiels après que celui-ci ait lui-même expliqué à la gendarmerie de Puy-l’Evêque que leur science consistait en cyberharcèlements massifs et totalement démentiels à l’encontre de divers internautes, journalistes et autres personnages publics, notamment sur le site Rue89.

On rappelle que cette activité est dès son origine en 2008 pénalement répréhensible et que de nouvelles lois la condamnant encore plus précisément et fermement ont depuis lors été votées, notamment au cours de cette année 2018.

Par ailleurs, les mêmes magistrats savaient aussi parfaitement bien que la « déconnologie » de Pascal Edouard Cyprien Luraghi s’exerce depuis ses débuts avec la complicité de terroristes islamistes, dont les activités particulières sur le territoire français, notamment depuis mars 2012, ont également justifié l’apparition de nouvelles lois théoriquement destinées à les restreindre.

 

http://lavdn.lavoixdunord.fr/514097/article/2018-12-29/40-terroristes-tues-en-egypte-apres-l-attentat-meutrier-contre-un-bus-de

Le Caire «40 terroristes» tués en Egypte,

après l’attentat meurtrier contre un bus de

touristes vietnamiens

 

Les forces de sécurité ont tué samedi «40 terroristes» dans plusieurs raids en

Egypte, au lendemain d’un attentat meurtrier contre un bus de touristes

vietnamiens près du Caire, a indiqué le ministère de l’Intérieur

dans un communiqué.

 

LA VDN | 29/12/2018

Les forces de sécurité ont tué samedi «40 terroristes» dans plusieurs raids en Egypte. photo AFP

Les forces de sécurité ont tué samedi «40 terroristes» dans plusieurs raids en Egypte. photo AFP – AFP

 

Les raids ont été menés contre des combattants jihadistes présumés à Guizeh, lieu de l’attaque de vendredi, et dans le Sinaï (est), selon le ministère qui précise que 30 d’entre eux ont été tués à Guizeh. «Ils planifiaient une série d’agressions contre le secteur du tourisme, les lieux de culte chrétiens et les forces de sécurité».

Le ministère n’a pas lié directement ces raids policiers à l’attaque de vendredi qui n’a pas été revendiquée, mais une source sécuritaire a précisé qu’ils avaient eu lieu «tôt» samedi matin, donc après l’attentat.

Cet attentat est le premier contre des touristes en Egypte depuis juillet 2017. Le secteur crucial du tourisme a souffert de l’instabilité politique et des attentats de groupes extrémistes, dont le groupe jihadiste Etat islamique (EI), à la suite du soulèvement populaire de janvier 2011.

 

https://www.jeuneafrique.com/696020/politique/attentat-au-maroc-les-salafistes-marocains-condamnent-le-crime-terroriste/

Attentat au Maroc : les salafistes marocains condamnent le crime terroriste

 

28 décembre 2018 à 12h08 | Par
En Egypte et au Maroc, les

 

Le principal groupe politique salafiste du royaume a condamné le meurtre des deux randonneuses scandinaves au pied du Mont Toubkal et a rediffusé ses principales revendications.

C’est par voie de communiqué que la Coordination commune pour la défense des détenus islamistes (CCDDI) a condamné le 27 décembre le récent double assassinat à caractère terroriste commis à Imlil, dans la région de Marrakech.


>>> À LIRE – Maroc : le terrorisme frappe au pied du mont Toubkal


La CCDDI, née afin de porter la voix des prisonniers salafistes marocains – souvent arrêtés dans le cadre de la principale loi antiterroriste n°03-03, promulguée au lendemain des attentats de mai 2003 –, est au fil du temps devenue l’un des principaux groupes du salafisme militant marocain. La Coordination est notamment active à Rabat, Salé, Fès, Tanger et Tétouan.

Un communiqué militant

Dans son communiqué, la CCDDI a gardé un ton militant et condamné ceux qui profitent de la séquence pour accuser à tort l’islam. La CCDDI a réitéré sa demande de voir abroger la loi antiterroriste. Cette dernière avait été étendue en 2015, notamment sous la houlette du ministre de la Justice, l’islamiste Mustapha Ramid, avocat anciennement engagé dans la défense des droits des prisonniers salafistes.


>>> À LIRE – Antiterrorisme : le modèle marocain


Enfin, la Coordination n’a pas caché sa crainte d’abus après la confirmation de la piste terroriste du crime d’Imlil. En 2005, Mohammed VI lui-même avait reconnu l’existence d’« abus » dans la répression post-attentats de 2003 dans une interview au quotidien espagnol El País. À Jeune Afrique, Abdelhak Bassou, ancien directeur central des renseignements généraux marocains, avait assuré que l’organisation du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), créé en 2015 et chargé de l’enquête sur le crime d’Imlil, permettait aussi d’éviter les atteintes aux droits.

Dans son communiqué, la CCDDI a regretté des « arrestations préventives » dans les milieux salafistes à l’orée de la fin d’année 2018, dont témoignent aussi des articles de la presse arabophone, notamment le quotidien à grand tirage Al Massae.

Les chouyoukh condamnent

Le texte de la Coordination n’est pas la première réaction à l’assassinat des deux jeunes touristes scandinaves par des individus visiblement radicalisés à grande vitesse émanant de la galaxie salafiste marocaine. Le cheikh Mohamed Fizazi avait rapidement condamné l’assassinat des deux jeunes touristes.

« Le meurtre des femmes est illicite en temps guerre, comment tuer en paix ? » Fizazi avait été libéré en 2011, après plusieurs années de prison. Cette voix influente du salafisme contemporain marocain avait été arrêtée dans la foulée des attentats de mai 2003, alors qu’il était connu pour ses prêches enflammés. Aujourd’hui, toujours très conservateur, il est devenu bien moins politique dans ses propos et s’érige souvent en ardent défenseur de l’ordre. Mais comme un certain nombre de chouyoukh enfermés dans une période courant du 11 septembre 2001 aux printemps arabes et libérés dans la foulée de ces derniers, il a perdu de son influence dans le milieu salafiste.

Le cheikh Hassan Kettani, enfermé lui aussi dans la foulée des attentats de 2003 pour ses prêches et gracié par le roi en 2012, a également condamné un « crime odieux ». Kettani est resté plus proche des bases militantes que Fizazi et apparaît parfois aux côtés des militants de la CCDDI dans des manifestations publiques. Avec les réactions des salafistes dits « quiétistes », comme le Marrakchi Hammad el Kabbaj, qui ont tâché de condamner les assassinats tout en insistant sur la dissociation de l’islam et du terrorisme, c’est le gros de la sphère salafiste marocaine qui a désavoué le crime d’Imlil.

 



Le terroriste et ses drames : toujours les mêmes responsables ?

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_paillotes

Affaire des paillotes

 

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L’affaire des paillotes est le nom donné à une affaire politico-juridique en Corse faisant suite à l’incendie nocturne d’une paillote servant de restaurant sur une plage et installée illégalement sur le domaine public maritime. L’enquête a démontré l’implication de plusieurs gendarmes dans l’incendie, ayant obéi sur ordre de leur hiérarchie et du préfet de Corse, Bernard Bonnet, en dehors de tout cadre légal.

Contexte

Début 1999, le préfet de Corse Bernard Bonnet, successeur de Claude Érignac, mort assassiné, souhaite mettre fin à l’installation illégale de paillotes sur le domaine public maritime, beaucoup d’entre elles étant la propriété de nationalistes corses et soupçonnées de servir à blanchir de l’argent ou à financer des actions criminelles. Le 9 avril 1999, suite à une décision judiciaire, il fait intervenir des bulldozers du génie militaire pour deux paillotes de la plage Mar e Sol dans le golfe d’Ajaccio mais doit reculer : des paillotiers et des nationalistes s’interposent ; François Léotard et le président de l’Assemblée de Corse, José Rossi, viennent leur apporter leur soutien. Yves Féraud, homme proche des milieux nationalistes et propriétaire de la paillote Chez Francis, organise le blocage du port. Le préfet accepte finalement de suspendre les destructions en échange de la promesse écrite de huit des propriétaires de raser eux-mêmes leurs constructions, à la fin de la saison touristique1.

Incendie de la paillote

Dans la nuit du 19 au 20 avril 1999, à une heure du matin, un incendie ravage la paillote Chez Francis d’Yves Féraud, construite dans l’illégalité en bord de mer, sur le domaine public maritime, plage de Cala d’Orzo au sud du golfe d’Ajaccio en Corse (France)2.

Enquête

Alertée, la gendarmerie de Pietrosella trouve sur place, après l’attentat, des tracts « Féraud balance des flics », laissés près de la paillote pour faire croire à un règlement de comptes entre Corses. Le 23 avril 1999, les militaires de la section des recherches de la gendarmerie d’Ajaccio qui ont pris le relais des gendarmes de Pietrosella découvrent certains objets3 (deux jerricans, une cagoule tachée de sang, et un « Corail », appareil de transmission radio de marque Alcatel réglé sur la fréquence du GPS, Groupe de pelotons de sécurité4) ensevelis dans le sable non loin de la paillote incendiée. Interrogé, le colonel Henri Mazères qui dirige la gendarmerie en Corse, explique que trois hommes du GPS étaient « en mission de surveillance » cette nuit-là, et, au moment où l’un d’entre eux, un capitaine, s’approchait du restaurant, le bâtiment s’est embrasé. « Effrayés, les gendarmes se sont enfuis en craignant une embuscade », selon le colonel, et le capitaine, blessé, a abandonné sa cagoule et son poste radio-émetteur. Le parquet d’Ajaccio, territorialement compétent, ordonne aussitôt une enquête préliminaire qui révèle que le capitaine Norbert Ambrosse, commandant le GPS, a été exfiltré pour être hospitalisé à l’hôpital Rangueil de Toulouse, pour des brûlures au second degré au visage, à la main et à une jambe. L’Inspection générale de la gendarmerie retrouve rapidement les trois hommes du GPS qui donnent plusieurs versions contradictoires au sujet des objets du GPS retrouvés sur la plage. Le 26 avril, le juge d’instruction Patrice Camberou met en examen et place en détention provisoire cinq militaires de la gendarmerie dont le capitaine Norbert Ambrosse et le colonel Mazères afin d’éviter tout maquillage de preuves et de collusion de témoins. Trois gendarmes du GPS reconnaissent avoir incendié volontairement la paillote sur ordre du colonel Mazères. Le préfet de Corse Bernard Bonnet est également placé en garde à vue et suspendu de ses fonctions. Le colonel de gendarmerie Mazères avoue lors d’un interrogatoire avoir incendié la paillote sur ordre de Bonnet5.

Le 3 mai 1999, le lieutenant-colonel Bernard Cavalier, chef d’état-major de la légion de gendarmerie, demande à être entendu par le juge d’instruction Patrice Camberou. Il lui explique que l’opération contre les paillotes a été commanditée, bien qu’il ait exprimé son opposition, par le colonel Mazères et que le préfet Bonnet était au courant, détenant la preuve de son implication grâce à l’enregistrement clandestin de leur conversation. Le soir, le préfet Bernard Bonnet et son directeur de cabinet Gérard Pardini sont placés en garde à vue et deux jours plus tard, mis en examen et écroués par le juge d’instruction Patrice Camberou pour « complicité de destruction de biens par incendie en bande organisée » ; Bonnet invoque la thèse du complot judiciaire6.

Le Premier ministre Lionel Jospin tente de minimiser l’affaire en déclarant devant les députés à l’Assemblée « c’est une affaire de l’État, et non une affaire d’État »7.

Le Président Jacques Chirac demande au gouvernement que « les faits soient éclaircis et les responsabilités établies ».

Procès et condamnations

L’affaire des paillotes est jugée le 19 novembre 2001 au tribunal correctionnel d’Ajaccio. Après trois semaines d’audience, le verdict tombe le 11 janvier 2002 : Bernard Bonnet, considéré comme l’instigateur des faits, est condamné à trois ans de prison, dont un ferme et trois ans de privation de ses droits civiques et civils ; Gérard Pardini, ancien directeur de cabinet à la préfecture, à 30 mois d’emprisonnement dont 6 fermes ; Henri Mazères, colonel de gendarmerie, à 30 mois dont 6 mois ferme. Le capitaine Norbert Ambrosse est condamné, à 18 mois dont 6 mois ferme. Les cinq sous-officiers sous ses ordres sont condamnés chacun à 18 mois d’emprisonnement avec sursis8.

Les condamnés font appel. Lors du procès devant la cour d’appel de Bastia, Bonnet prend un cinquième avocat, Jacques Vergès qui plaide. Selon ce dernier, l’opération paillote n’a été qu’une « manipulation barbouzarde » visant à « éliminer un préfet de Corse qui devenait gênant pour un gouvernement qui s’apprêtait à dialoguer avec les clandestins ». Le 15 janvier 2003 voit la confirmation de la condamnation en appel. Le 13 octobre 2004 marque le rejet du recours en cassation9,10. Dans un entretien publié par Le Monde daté du 13 octobre 2004, l’ancien préfet de Corse reconnaît sa responsabilité dans l’affaire des paillotes, il considère qu’il s’agissait d’un ordre « implicite mais non formalisé ». Lucien Felli avocat du gérant de la paillote Chez Francis estime alors que « l’État y trouve son compte ».

Mars 2005 marque le rejet du recours en grâce.

« Le tribunal a jugé, après analyse de la loi, que si l’État était bien propriétaire, selon lui, des constructions incendiées, puisqu’établies illicitement sur le domaine public maritime, cela ne pouvait cependant autoriser le préfet à ordonner la destruction des paillotes dans les conditions réalisées. En ce sens, les prévenus ont été condamnés solidairement à payer environ 17 600 euros de dommages-intérêts aux parties civiles pour les seuls meubles entreposés dans les immeubles qui, juridiquement, ne leur appartenaient pas. »

— Jean-Michel Dumay, Le Monde du 11 février 2002

Après cette affaire, les militaires ont trouvé une nouvelle affectation sur le continent8.

Documentaire télévisé

Notes et références

  1. Laurent Chabrun, Eric Conan, Fabrice Lhomme, Jean-Marie Pontaut, « Crise d’Etat » [archive], sur lexpress.fr, 6 mai 1999.
  2. Alain Bauer, Christophe Soullez, Une histoire criminelle de la France, Odile Jacob, 2012, p. 233.
  3. Henri Mazères, L’honneur bafoué d’un officier, Rocher, 2000, p. 28.
  4. Composé de 95 hommes, dont une moitié venant de l’escadron de gendarmerie mobile d’Ajaccio, le GPS fondé en juillet 1998 a pour missions le maintien de l’ordre, les opérations de renseignement, les interventions discrètes, la lutte contre le terrorisme et la traque des assassins du préfet Claude Érignac. Cet escadron d’élite est placé sous l’autorité de la légion de gendarmerie de Corse, dirigée par le colonel Henri Mazères, lui-même sous l’autorité du préfet. cf. Sylvie Maligorne, Duel au sommet, Seuil, 2001, p. 152
  5. Pierre Montagnon, Histoire de la gendarmerie, Pygmalio, 2014, p. 26-27.
  6. Bernard Bonnet, Le sang et le pilori, Archipel, 2005, p. 301.
  7. Christophe Deloire, Christophe Dubois, L’Enquête sabotée, Albin Michel, 2014, p. 57.
  8. a et b Gilbert Thiel, Magistrales insomnies, Fayard, 2005, p. 87.
  9. Crim. 13 octobre 2004, n° 00-86726 00-86727 01-83943 01-83944 01-83945 03-81763 [archive]
  10. Christian Lavialle, « L’affaire « des paillotes » et la domanialité publique », RFDA 2005, p. 105

Voir aussi

Bibliographie

  • Christophe Deloire, Christophe Dubois, L’Enquête sabotée, Albin Michel, 2014
  • Patrice Camberou et François Pottier, Daniel Blancou (dessin), Sous le feu corse. L’enquête du juge des paillotes, Futuropolis, 2016

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