Cesare Battisti, recherché pour quatre assassinats, largement protégé par mes harceleurs

Comment s’en étonner ?

En comparaison de tous les assassinats dont ils sont les auteurs ou co-auteurs, cet homme n’a quasiment rien fait.

On rappelle par ailleurs que l’autoproclamé « écrivain » Pascal Edouard Cyprien Luraghi n’a jamais eu aucune des qualités qu’il s’attribue.

 

https://actu.orange.fr/monde/battisti-toujours-recherche-par-les-autorites-bresiliennes-CNT000001b5qWw.html

Battisti toujours recherché par les autorités brésiliennes

 

Battisti toujours recherché par les autorités brésiliennes
Cesare Battisti à Cananeia lors d’une interview avec l’AFP le 20 octobre 2017
©Miguel SCHINCARIOL, AFP

AFP, publié le samedi 15 décembre 2018 à 14h26

La police brésilienne n’est toujours pas parvenue à localiser l’ex-militant d’extrême gauche Cesare Battisti, sous le coup d’un mandat d’arrêt en vue d’une extradition vers l’Italie, où il a été condamné à la prison à perpétuité pour quatre homicides dans les années 70.

L’acte d’extradition signé vendredi par le président brésilien Michel Temer a été publié samedi au Journal Officiel.

Jeudi soir, le juge de la Cour suprême Luiz Fux avait ordonné  que Cesare Battisti, 63 ans, soit placé en détention pour éviter « une quelconque tentative de fuite » face à une éventuelle extradition.

Selon la radio brésilienne CBN, un avion militaire italien se trouve déjà à l’aéroport international de Guarulhos, près de Sao Paulo, pour ramener M. Battisti dans son pays d’origine une fois qu’il sera arrêté.

Des agents de la police fédérale se sont rendus au domicile de l’Italien à Cananeia, petite ville côtière de l’Etat de Sao Paulo (sud-est), où il réside depuis plusieurs années, mais ne l’ont pas trouvé. Il a également été recherché à certaines adresses à Sao Paulo, capitale économique du Brésil.

Vendredi, son avocat Igor Sant’Anna Tamasauskas a annoncé avoir présenté un recours contre la décision du juge Fux et affirmé à l’AFP ne pas savoir où se trouvait son client, expliquant qu’il ne lui avait pas parlé depuis le mois dernier.

Des voisins de M. Battisti à Cananeia ont révélé au quotidien O Globo qu’ils ne l’ont pas vu depuis la victoire du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro au second tour de l’élection présidentielle, le 28 octobre.

Selon un de ces voisins, il avait suivi le résultat du scrutin dans un petit bistrot local, mais n’avait pas été aperçu en ville par la suite.

« C’est la dernière fois qu’il est venu ici. Il venait tous les jours, prenait une bière et lisait le journal. Il a suivi les résultats de l’élection avec l’air inquiet », a raconté au journal le propriétaire du bistrot.

Ex-capitaine de l’armée brésilienne, Jair Bolsonaro a réitéré à plusieurs reprises son intention de livrer à l’Italie celui qu’il qualifie de « terroriste ».

Ancien militant d’un groupe d’extrême gauche classé comme terroriste par la justice italienne, Cesare Battisti a été condamné par contumace en 1993 en Italie à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970.

Aujourd’hui âgé de 63 ans, il a toujours clamé son innocence et vit exilé au Brésil depuis 2004, après avoir passé près de 15 ans en France.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cesare_Battisti_(1954)

      • Cesare Battisti (1954)

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        Cesare Battisti
        Description de cette image, également commentée ci-après
        Cesare Battisti en novembre 2009.
        Données clés
        Naissance 18 décembre 1954 (63 ans)
        Cisterna di Latina, Italie
        Pays de résidence Italie, Mexique, France,
        Brésil (à partir de 2004)
        Profession
        Autres activités

        Compléments

        En 1993, il est condamné, en Italie, à la réclusion criminelle à perpétuité pour assassinat et complicité d’assassinat de 4 personnes.

        modifier Consultez la documentation du modèle

        Cesare Battisti, né le 18 décembre 1954 à Cisterna di Latina, dans la province de Latina, au sud de Rome, est un criminel et terroriste italien, devenu écrivain. Durant les « années de plomb », il est membre du groupe des Prolétaires armés pour le communisme (PAC), classé comme terroriste par la magistrature italienne1. À ce titre, il est condamné par contumace pour quatre assassinats commis durant cette période. Réfugié en France, il y devient écrivain et publie plusieurs romans policiers. La France ayant finalement accepté de l’extrader vers l’Italie, il prend la fuite en 2004. Il se réfugie ensuite au Brésil, où il est arrêté en 2007. Après une longue controverse politique et judiciaire, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva décide de lui accorder l’asile dans ce pays2.

        Biographie

        Inscrit au Lycée, Cesare Battisti abandonne vite l’école3 et commet des délits de rapine et séquestration de personnes entre 1972 et 19744. Emprisonné en 1979 et condamné en 1981 pour appartenance à une bande armée, il s’évade et se réfugie alors au Mexique. En 1988, il est jugé par contumace par la Cour de Milan et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du surveillant de prison Antonio Santoro (Udine, 1978) et de l’agent de police Andrea Campagna (Milan, 1979), ainsi que pour complicité dans les assassinats le 16 février 1979 du boucher Lino Sabbadin (Santa Maria di Sala, Vénétie) et du bijoutier Pierluigi Torregiani (Milan).

        Il s’installe en France en 1990. Une demande d’extradition vers l’Italie est refusée en 1991. Il séjourne librement en France, devient gardien d’immeuble et publie plusieurs romans noirs à partir de 1993.

        Battisti déclarait en 2001, à propos des crimes lui ayant valu sa condamnation, « Politiquement, j’assume tout »5. Il a commencé à affirmer son innocence à partir de 2004, quand la situation judiciaire lui est devenue défavorable en France6,7.

        En 2004, le gouvernement français s’apprête finalement à l’extrader en Italie, ce qui nourrit un débat français sur l’opportunité de cette extradition. Cesare Battisti est alors en fuite, jusqu’à son arrestation au Brésil, le 18 mars 2007.

        Période italienne

        Les faits

        Dès 1968, il entre en contact avec la contestation étudiante8.

        Il vit de menus larcins et fait des séjours réguliers en prison à partir de 1971 pour des délits mineurs8. Il devient progressivement un délinquant : il est arrêté et condamné à six ans de prison pour vol à main armée en 1974. C’est lors de ses séjours en prison, qu’il entre en contact avec des militants d’extrême gauche qui influeront sur son évolution. Il est libéré puis poursuivi à nouveau en 1976 ; il rejoint alors la clandestinité et la lutte armée dans le cadre du groupuscule Prolétaires armés pour le communisme (PAC), dont l’organisation dite « horizontale » est peu structurée, contrairement aux Brigades rouges.

        L’organisation des Prolétaires armés pour le communisme a commis des hold-up et quatre meurtres ont été revendiqués au nom des PAC : ceux du gardien de prison Antonio Santoro (6 juin 1978 à Udine), du bijoutier Pierluigi Torregiani (16 février 1979 à Milan), du boucher Lino Sabbadin9 (le même jour près de Mestre) et du policier Andrea Campagna (le 19 avril 1979 à Milan), en tirant plusieurs fois au visage. Lors de la fusillade contre Pierluigi Torregiani, une balle perdue, tirée par Torregiani lui-même10, a blessé son jeune fils Alberto Torregiani, avec qui il se promenait11, ce dernier en est resté paraplégique. Les quatre tireurs, Gabriele Grimaldi, Giuseppe Memeo, Sebastiano Masala et Sante Fatone, ont été identifiés et condamnés en 198112,13. Les PAC reprochaient aux commerçants Torregiani et Sabbadin d’avoir résisté aux braquages commis par des membres de leur groupe14.

        Dans plusieurs textes publiés des années plus tard, Cesare Battisti indique avoir renoncé à la lutte armée en 1978, à la suite de l’assassinat d’Aldo Moro et se dit innocent des quatre assassinats revendiqués par les PAC.

        Il est arrêté le 26 juin 1979 et condamné en 1981 à treize ans de réclusion pour appartenance à une bande armée, grâce notamment aux témoignages de repentis13.

        Le 4 octobre 1981 des membres de PAC organisent son évasion de la prison de Frosinone et Cesare Battisti s’enfuit d’Italie pour rejoindre la France puis le Mexique en 198215.

        Pietro Mutti, un des chefs des PAC recherché pour le meurtre de Santoro (condamné par contumace), est arrêté en 1982 ; à la suite de ses déclarations, Cesare Battisti est impliqué par la justice italienne dans les quatre meurtres commis par les PAC, directement pour les meurtres du gardien de prison et du policier et pour complicité dans ceux des deux autres victimes16. Le procès de Cesare Battisti est donc rouvert en 1987, et il sera condamné par contumace en 1988 pour un double meurtre (Santoro, Campagna) et deux complicités d’assassinat (Torregiani, Sabbadin). La sentence est confirmée le 16 février 1990 par la 1re cour d’assises d’appel de Milan, puis après cassation partielle, le 31 mars 1993 par la 2e cour d’assises d’appel de Milan17. Il en résulte une condamnation à réclusion criminelle à perpétuité, avec isolement diurne de six mois, selon la procédure italienne de contumace.

        Le débat

        Dans son livre sur le sujet, Guillaume Perrault fait la liste des éléments que la cour d’assises a recensés comme preuve : analyses balistiques, documents retrouvés dans la planque de 1981, et recoupements de témoignages extérieurs et de repentis des PAC18. Selon Fred Vargas13 et d’autres auteurs (Valerio Evangelisti19, Bernard-Henri Lévy20), aucune preuve matérielle n’incriminerait Cesare Battisti (y compris les analyses balistiques) et ce procès aurait été entaché d’irrégularités.

        Dans les publications issues de l’affaire de 2004, les indications divergent sur la façon dont Cesare Battisti a été défendu lors de ces procès en Italie à partir de 1987. Ce dernier affirme qu’il n’a pas eu de communication avec sa défense, tandis que le gouvernement italien indique qu’il menait sa défense secrètement depuis sa fuite. Ce point semble important dans la perspective de l’affaire en France, car ce n’est que dans le cas où il est réputé avoir pu mener sa défense lui-même, que la contumace italienne, qui ne permet pas de nouveau procès, peut être compatible avec les règles françaises de l’extradition21). Sur ce point, Guillaume Perrault, journaliste au Figaro, rappelle à son tour qu’« en Italie, au contraire [de la France], un accusé a le droit de ne pas comparaître devant les jurés s’il l’estime utile à son système de défense. Qu’il attende en face du tribunal ou soit en fuite sous les tropiques, l’essentiel est qu’il ait eu connaissance de sa convocation, des voies de recours possibles et, surtout, qu’il ait pu préparer librement sa défense avec les avocats de son choix22 ». Il rappelle en outre22,23 que cette procédure de contumace a été approuvée, le 14 décembre 1993, par le comité des ministres du Conseil de l’Europe, instance politique chargée de l’application des décisions de la Cour européenne des droits de l’homme, bien que, comme l’indique la défense de Cesare Battisti, les décisions judiciaires de la Cour de Strasbourg en elles-mêmes aient plusieurs fois contesté la condamnation par contumace italienne24,25,26.

        En fuite

        Au Mexique, pendant neuf années27, il vit d’emplois alimentaires. Il travaille dans des restaurants. Il crée une revue littéraire (via Libre en 1986, dont une version électronique existe encore aujourd’hui28), participe à la création du Festival du livre de Managua, organise la première Biennale d’Arts Graphiques à Mexico. Il commence à écrire sous l’impulsion du romancier Paco Ignacio Taibo II, il collabore à plusieurs journaux.

        En 1985, le président François Mitterrand s’engage à ne pas extrader les anciens activistes italiens ayant rompu avec la violence, à l’exclusion des crimes de sang29. C’est la doctrine Mitterrand. Sur la base de cet engagement politique, Cesare Battisti revient en France en 1990. Cesare Battisti, étant réclamé notamment pour homicide volontaire aggravé d’autres faits de violences graves, n’était pas protégé par cette doctrine, mais dans les faits jouit de la même protection30,31.

        Il y est cependant arrêté à la demande de l’Italie en 1991. Il passe cinq mois à la prison de Fresnes. La chambre d’accusation de la cour d’appel de Paris rejette la demande d’extradition le 29 mai 1991, par deux arrêts ; à l’époque, la justice française estime que les lois adoptées en Italie contre le terrorisme « allaient à l’encontre de la conception française du droit »32, notamment en appliquant le principe Non bis in idem, selon lequel on ne peut être jugé deux fois pour les mêmes faits33.

        Les craintes d’extradition vers l’Italie écartées, sous la protection juridique de la France, il s’installe à Paris, où il prend un travail de gardien d’immeuble, en même temps qu’il continue son activité littéraire et commence une carrière d’écrivain qui va lui conférer une certaine notoriété et des articles favorables dans des journaux orientés à gauche5.

        Il écrit son premier roman Les Habits d’ombre. Ce roman et les deux qui suivront L’Ombre rouge et Buena onda sont des romans noirs qui prennent pour toile de fond le monde des exilés italiens à Paris. Il publie également Dernières cartouches qui se déroule dans l’Italie des Années de plomb.

        Pendant ce temps, le 31 mars 1993, il est condamné définitivement pour assassinat (Antonio Santoro, Andrea Campagna) et complicité d’assassinat (Lino Sabbadin). En 1997, il obtint une carte de séjour pour dix ans34.

        L’affaire Battisti

        2004 : en France

        Le 10 février 2004, les policiers de la Direction nationale antiterroriste l’arrêtent à nouveau dans le hall de son immeuble, où il arrondit ses fins de mois comme concierge, pour être extradé, à la suite d’une nouvelle demande de l’Italie. C’est le début de l’« affaire Battisti »35.

        Cette affaire suscite une vive polémique en Italie et en France où cet homme marié et père de deux enfants est surtout connu comme homme de lettres. Plusieurs artistes, écrivains, journalistes, personnalités politiques et publiques, incluant une partie de la gauche et l’extrême gauche française protestent contre l’extradition de Battisti, dont le collectif du Poulpe, qui rassemble des auteurs de polars, dont la romancière Fred Vargas, l’humoriste Guy Bedos, le chanteur Georges Moustaki, le maire de Paris Bertrand Delanoë, le philosophe Bernard-Henri Lévy, l’Abbé Pierre. François Hollande lui rend visite à la prison de la Santé alors que Battisti y est incarcéré. Le gouvernement français communique que cette procédure est habituelle36. Le 2 mars 2004, le Conseil de Paris vote une résolution le soutenant37. Ces réactions de soutien suscitent par ailleurs des critiques en France, comme celle du journaliste Guillaume Perrault qui, dans un ouvrage consacré à l’affaire, estime que les soutiens de Battisti obéissent essentiellement à une logique politique et ne défendent pas son innocence mais demandent l’« indulgence due à la pureté de sa cause »38. En 2012, l’essai du journaliste d’investigation Karl Laske, La mémoire du plomb met également en évidence les aveuglements d’une classe politico-médiatique française pratiquant le déni de la réalité par proximité idéologique avec l’ancien militant d’extrême gauche39.

        Ces réactions de soutien suscitent en retour des réactions de groupes politiques français et italiens, et d’une partie de l’opinion publique internationale40 et italienne. L’Italie, tout comme la France, est divisée sur l’affaire mais le sentiment prédominant est défavorable à Battisti : il est condamné aussi bien par la gauche et la droite politique, par la plupart des médias, ainsi que par les autorités41,42. Le traitement de l’affaire diffère également entre les médias français et italiens : tandis que la majorité des médias français utilisent pour décrire Cesare Battisti le qualificatif d’« activiste », les médias italiens adoptent pour la plupart celui de « terroriste ».

        Dans cette polémique, les deux parties s’accusent mutuellement de campagne de désinformation. Le procureur adjoint de Milan, Armando Spataro, qui était déjà procureur à l’époque et avait participé aux procès de Cesare Battisti, parle dans l’Express de « formidable désinformation en France43 », tandis que Cesare Battisti et ses soutiens parlent de cet acharnement, cette intoxication, et cette désinformation44.

        Cesare Battisti est mis en liberté surveillée le 3 mars 2004. Assigné à résidence à Paris, il s’installe dans le studio du 14e arrondissement d’un membre influent de son comité de soutien, son amie Fred Vargas, où il est surveillé en permanence par une équipe de la B.R.I.45.

        Le 30 juin 2004, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris rend une décision favorable à son extradition46,47.

        Le 2 juillet 2004, le président de la République française Jacques Chirac déclare qu’il ne s’opposera pas à la décision de la justice française de l’extrader48. Dominique Perben, Garde des sceaux, confirme ce changement de position : « Il n’y a pas d’ambiguïté. Il y a un changement d’attitude de la part de la France et je l’assume » (en référence à la doctrine Mitterrand)49,50. Le 8 juillet 2004, le gouvernement retire le décret d’application51 concernant sa naturalisation, qui était en passe d’aboutir à la suite d’une procédure commencée en 200152.

        Le 21 août 2004, Cesare Battisti se soustrait à son contrôle judiciaire, et annonce qu’il reprend la clandestinité53,54. Il était alors recherché par la police française. Cesare Battisti affirme en janvier 2009 que cette fuite a été facilitée par les services secrets français55.

        Un pourvoi formé devant la chambre criminelle de la Cour de cassation française est examiné le 29 septembre, puis rejeté le 13 octobre 200456.

        Le décret d’extradition est signé par le premier ministre. Les avocats introduisent un recours en annulation devant le Conseil d’État français, qui confirme le décret d’extradition le 18 mars 200517.

        Cesare Battisti dépose une plainte auprès de la Cour européenne des droits de l’homme, au titre que son extradition vers l’Italie porterait atteinte à son droit à un procès équitable (en référence au fait, entre autres, qu’il n’était pas présent lors de son procès). La Cour européenne des droits de l’homme, à l’unanimité, a déclaré, par la décision du 12 décembre 2006, que les jugements sur Battisti en Italie ont été effectuées en stricte conformité avec les principes de procédure régulière57.

        La Cour européenne des droits de l’homme déclare le 19 mars 2007 que sa demande est irrecevable58,59. Là elle motive sa décision par le motif qu’il avait « renoncé d’une manière non équivoque à son droit de comparaître personnellement et d’être jugé en sa présence » en étant en fuite et note que « le requérant, qui avait délibérément choisi de rester en situation de fuite après son évasion en 1981, était effectivement assisté de plusieurs avocats, spécialement désignés par lui durant la procédure »60,61

        À partir de 2004 : au Brésil

        Cesare Battisti, recherché pour quatre assassinats, largement protégé par mes harceleurs dans AC ! Brest 220px-Battisti_Nov_2009
        Battisti en 2009.

        À partir de 2004, Cesare Battisti séjourne clandestinement au Brésil62.

        Il est arrêté par la police brésilienne le 18 mars 2007,63,64,63,65 à Rio de Janeiro. Dès les premiers jours, la presse a relayé qu’il avait été arrêté en compagnie d’une femme, Lucie Abadia, membre de son comité de soutien, prise en filature depuis la France, et qui allait lui apporter 9 000 €, mais cette version a été par la suite contestée66,67,68. L’opération était appuyée par des policiers français, présents lors de l’arrestation.

        L’Italie a appelé immédiatement à son extradition, mais la justice brésilienne doit elle-même se prononcer, auparavant, sur la légalité de cette procédure69, c’est-à-dire déterminer si le jugement italien, y compris la procédure de jugement par contumace, est en conformité avec la procédure criminelle brésilienne.

        Le 20 mars 2007, la Cour suprême brésilienne donne quarante jours à l’Italie pour présenter une demande formelle d’extradition de Cesare Battisti. À la suite de quoi, la Cour pourra statuer dans un délai non précisé. Si la Cour conclut que les crimes dont il est accusé constituent des actes de terrorisme, il pourra être extradé, mais s’il demande et obtient le statut de réfugié politique, l’extradition ne pourra pas avoir lieu. La Cour devra également prendre en compte le fait que le Brésil n’extrade pas pour des peines de plus de trente ans de prison et que les lois brésiliennes ne reconnaissent pas les jugements prononcés en absence de l’accusé (alors qu’il est condamné à perpétuité par contumace)70.

        Les autorités judiciaires italiennes se disent satisfaites de cette arrestation71,72. Romano Prodi, président du Conseil a félicité Giuliano Amato, ministre de l’Intérieur, de l’arrestation de Battisti. En effet, des membres de la police antiterroriste italienne, l’Ucigos, se trouvaient depuis le mois d’octobre au Brésil à la recherche de l’ex-membre des Prolétaires armés pour le communisme.

        À la suite son arrestation, Piero Fassino, secrétaire général des Démocrates de gauche (Democratici di sinistra, DS) et porte parole du plus important parti de la coalition au pouvoir, déclara qu’il était temps « que les responsables de graves actes de terrorisme ayant fait des victimes innocentes et bouleversé la vie de ce pays paient leur dette envers la justice »73,74. Cesare Battisti a obtenu le soutien de quelques rares personnalités italiennes, comme l’écrivain Valerio Evangelisti. Des personnalités et des groupes se sont manifestés et réclament une amnistie pour cette période de l’Histoire de l’Italie75, mais ils sont une minorité en Italie, et sont face à une opposition virulente de la part des associations de victimes. Maurizio Puddu, président de l’Association italienne des victimes du terrorisme a déclaré que « la grâce et l’amnistie ne peuvent pas être appliquées envers qui a commis des crimes de terrorisme et de massacre. De nombreux terroristes se sont réfugiés en France et ont reconstruit leur vie mais nos proches ne peuvent pas le faire, car ils sont dans des cimetières76 ».

        La classe politique et l’opinion française ont aussi réagi. La droite se félicitant de sa capture. Tandis que des responsables de la gauche française et le centriste François Bayrou, appellent le gouvernement français à faire pression sur l’Italie pour que Cesare Battisti soit rejugé (dans l’hypothèse d’une extradition, et en référence au fait qu’il n’aurait pas pu présenter sa défense lors de sa contumace de 1988)77. Constatant la participation de policiers français présents à l’arrestation, et la proximité avec la présidentielle française, des observateurs, avec parmi eux les sympathisants de Cesare Battisti, voient dans cette arrestation une manipulation de Nicolas Sarkozy, lui-même candidat. Le quotidien italien La Repubblica a par ailleurs indiqué que Nicolas Sarkozy savait dès 2006 où se trouvait Cesare Battisti78,79,80,67. Dans des propos rapportés par Bernard-Henri Lévy, Cesare Battisti raconte comment il était surveillé de près depuis un an par la police68. Nicolas Sarkozy répond en arguant que c’est une coïncidence, et que l’assistance de la police française était un devoir en vertu de la demande de collaboration émise par la justice italienne81

        Certains, au Brésil, ont protesté contre l’extradition. Le Groupe Tortura Nunca Mais/RJ82, la Commission des droits de l’homme de l’Ordre des avocats du Brésil (OAB-CE), des groupements sociaux, des partis politiques, des avocats et des enseignants ont lancé une campagne contre l’extradition. Ils demandent l’octroi de l’asile politique à Cesare Battisti en s’appuyant sur la tradition d’asile qu’a jusqu’ici accordé le Brésil aux réfugiés italiens des années de plomb (Luciano Pessina ex-militant du mouvement Autonomie Ouvrière, Toni Negri) et sur l’article 5º, alinéa LII de la Constitution : « Il ne sera accordé aucune extradition d’étranger pour crime politique ou d’opinion »83.

        À l’issue du délai de quarante jours accordé par le Brésil, le ministre de la Justice italienne, Clemente Mastella, a fait une demande formelle d’extradition. Afin d’éviter un blocage dû à la législation brésilienne qui refuse l’extradition pour des peines de plus de trente ans de réclusion, le ministre italien a précisé que la peine de Cesare Battisti ne serait pas nécessairement une perpétuité effective84, ce qui a déclenché une polémique en Italie et la colère des victimes des Prolétaires armés pour le communisme.

        Le 5 avril 2008, le procureur général du Brésil a donné un avis favorable à l’extradition de Cesare Battisti considérant que ce dernier avait bien « des motivations politiques », mais que celles-ci étaient insuffisantes pour justifier « la mise en danger de responsables de l’autorité et de civils sans défense »85, ses crimes étant marqués par une « certaine froideur et un certain mépris pour la vie humaine »86. Le procureur a également précisé qu’en cas d’extradition, la condamnation à perpétuité de Battisti devra être transformée en trente ans de réclusion et le temps passé en prison au Brésil décompté de sa peine86. La commission nationale pour les réfugiés, organisme relevant du ministère de la Justice, refuse pour sa part le statut de réfugié politique à Cesare Battisti87.

        Le 14 janvier 2009, le ministre brésilien de la justice Tarso Genro émet une opinion contraire à celle de la commission nationale pour les réfugiés, comme lui permet la loi, et donne un avis favorable à l’octroi à Battisti du statut de réfugié politique, arguant d’une « crainte fondée de persécution » dans son pays88. La décision revient désormais à la Cour suprême du Brésil, qui examine la demande italienne et l’avis du ministère public, organisme qui n’est pas soumis à l’autorité du pouvoir exécutif. En Italie, l’association « Domus Civitas » regroupant victimes du terrorisme et de la mafia, a qualifié la demande du ministre brésilien d’« humiliation ». Sabina Rossa, députée du Parti démocrate et membre d’une autre association de victimes du terrorisme, dont le père a été tué par les Brigades rouges, a déclaré que la décision du ministre brésilien « démontre encore une fois une insensibilité totale et un manque de respect pour notre démocratie ». Le ministère italien des affaires étrangères a aussitôt demandé au président brésilien Lula de revenir sur la décision de son ministre89. Le 27 janvier, l’Italie rappelle pour consultations son ambassadeur au Brésil. Sergio Romano, dans un éditorial du Corriere della sera, commente : « Le Brésil, en ce moment, se sent puissant en vertu de son succès économique et du modèle qu’il représente et il est vraiment dommage qu’il n’ait pas compris qu’il y avait en Italie cette blessure encore ouverte du terrorisme »90. Battisti demeure incarcéré en l’attente d’une décision de la cour suprême du Brésil.

        Dans une lettre publiée par ses avocats le 30 janvier 2009, Cesare Battisti nie une nouvelle fois avoir commis les meurtres pour lesquels il fut condamné et dénonce nommément quatre de ses anciens complices des PAC – Gabriele Grimaldi, Sebastiano Masala, Giuseppe Memeo et Sante Fatone, tous condamnés des années plus tôt et dont l’un est décédé en 2006 – comme responsables des assassinats91. Les trois ex-membres des PAC répliquent en qualifiant l’attitude de Battisti d’« infamante »92.

        Le 31 décembre 2010, le président Lula fait annoncer au dernier jour de son mandat son refus de l’extradition. La classe politique italienne s’insurge contre cette décision. Le gouvernement italien rappelle pour consultation son ambassadeur au Brésil, Gherardo La Francesca, et promet des sanctions contre le Brésil93, envisageant également un recours devant la Cour pénale internationale de La Haye94. Les soutiens français de l’ex-militant italien se sont félicités de la décision du président brésilien. « Je me réjouis de la sagesse du président Lula. C’est une décision avisée. C’est la décision d’un homme qui a pris le temps de se plonger dans le dossier, de vérifier ses nombreuses irrégularités et de prendre la mesure de sa dimension exagérément passionnelle », écrit Bernard-Henri Lévy sur son site internet, La règle du jeu95. En Italie, des manifestations ont lieu contre la décision du président brésilien, et réunissent des responsables politiques de droite et de gauche. Silvio Berlusconi, tout en promettant la fermeté, déclare ne pas souhaiter que l’amitié entre l’Italie et le Brésil souffre de l’affaire, ajoutant « cette affaire ne concerne pas les rapports entre nos deux pays, c’est une affaire judiciaire »96.

        Le 6 janvier 2011, le Tribunal fédéral suprême du Brésil rejette la demande de libération présentée par les avocats de Cesare Battisti, et renvoie l’affaire à l’un de ses magistrats, déjà rapporteur du cas Battisti, et partisan de l’extradition devant la cour suprême. Plusieurs juristes brésiliens se déclarent convaincus que l’Italie obtiendrait gain de cause en cas de recours à La Haye97. Le 20 janvier 2011, le Parlement européen approuve, avec un seul vote contre, une résolution demandant l’extradition de Cesare Battisti. La Commission européenne estime pour sa part que le différend à ce sujet doit être réglé de manière bilatérale entre l’Italie et le Brésil98.

        Le 9 juin 2011, Cesare Battisti est sorti de la prison de haute sécurité de Papuna99 près de Brasilia où il était incarcéré depuis quatre ans, après que la Cour suprême du Brésil a rejeté son extradition vers l’Italie. Le 22 juin 2011, le Conseil national de l’immigration lui accorde un permis de résidence permanente au Brésil100.

        Le 3 mars 2015, la juge fédérale Adverci Mendes de Abreu ordonne son expulsion vers la France ou le Mexique, pour séjour irrégulier au Brésil. Cette sentence remet en question la décision de la Cour suprême de juin 2011101. Le 12 mars, Cesare Battisti est interpellé par la police fédérale du Brésil à Embu das Artes, une ville de l’État de Sao Paulo. Il est retenu dans les locaux de la superintendance régionale de la police fédérale de Sao Paulo en attente de son expulsion102. Il est libéré quelques heures plus tard grâce à l’intervention de son avocat qui dénonce une arrestation et une détention arbitraires. Le 14 septembre, la Cour fédérale régionale de Sao Paulo déclare illégale l’expulsion de Battisti et annule la décision de la juge fédérale.

        Le 27 juin 2015, il se marie dans l’État de Sao Paulo, avec sa compagne brésilienne Joice Lima, à Cananeia, une ville côtière du sud-est du Brésil100.

        Le 4 octobre 2017, Battisti est interpellé dans la ville brésilienne de Corumbá, à la frontière bolivienne. Il aurait tenté de traverser la frontière en possession de 5 000 dollars et 2 000 euros, selon le quodien O Globo, « les autorités brésiliennes pensent qu’il tentait de se réfugier en Bolivie »103. Il est remis en liberté le 7 octobre 2017104 mais la question de son extradition vers l’Italie se pose à nouveau105.

        Le 16 octobre 2018, le candidat à l’élection présidentielle brésilienne Jair Bolsonaro promet, via Twitter, qu’en cas de victoire il romprait avec la politique menée jusqu’alors par la gauche brésilienne au pouvoir, et livrerait Battisti aux autorités italiennes106. Le 29 octobre 2018, Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur du gouvernement italien, salue la victoire de Jair Bolsonaro et déclare sur Twitter : « Et après des années de vains discours, je demanderai qu’ils nous renvoient en Italie le terroriste rouge Battisti »107.

        Le 13 décembre 2018, la justice brésilienne ordonne l’arrestation de Cesare Battisti en vue de son extradition en Italie108.

        Cesare Battisti dans les œuvres de fiction

        • 2017 – Le film Après la guerre s’inspire des premiers jours de la cavale de Cesare Battisti en France.

        Œuvre

        Romans

        Collectif, recueils et anthologies

        • Via Libre 5, Cesare Battisti (dir.), [présentation en ligne] [lire en ligne]
        • « Quattro passi di danza », dans : Daniele Brolli (dir.) et al. (collectif), Italia odia, Arnoldo Mondadori Editori
        • « Super snail in action », (trad. de l’italien par Sonia Fanuele et Catherine Siné), dans : Serge Quadruppani (dir.) et al. (collectif) (entretien-préface avec Valerio Evangelisti), Portes d’Italie, Fleuve Noir, 2001, [présentation en ligne]
        • « Choice », dans : Gérard Delteil (dir.) et al. (collectif), Noir de Taule, Société d’Édition Les Belles Lettres, 2001
        • « L’air de rien », dans : J.P. Pouy (dir.) et al. (collectif), Paris rive noire, Autrement, Paris, 1996
        • Terres brûlées, Cesare Battisti (dir. et préf.) et al. (collectif), Paris, Payot et Rivages, coll. « Rivages thriller », 2000, 172 p. (ISBN 2-7436-0648-7). Rééd. coll. « Rivages noir », 2003, 201 p. (ISBN 2-7436-1121-9).[présentation en ligne]

        Bibliographie

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        Notes et références

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        8. a et b Cesare Battisti, « Cesare Battisti : biographie », dans Via Libre 5, Cesare Battisti (dir.), [lire en ligne]
        9. L’écrivain italien Gilda Piersanti rappelle que ce n’est pas pour leurs sympathies d’extrême droite que ces commerçants furent assassinés mais pour s’être défendu face à un braquage des PAC. Ces derniers « les ont revendiqués comme exemple de justice prolétaire contre deux commerçants coupables d’avoir tiré, pour se défendre, sur les braqueurs armés de ces mêmes PAC. » (Lettre ouverte à Fred Vargas par Gilda Piersanti [archive]). Ces propos sont confirmés par le procureur adjoint de Milan dans L’Express [archive]
        10. La balle perdue qui a rendu paraplégique le fils du bijoutier a été tirée par son père in Guillaume Perrault, Génération Battisti. Ils ne voulaient pas savoir, février 2006 p. 188
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        20. Cesare Battisti, Ma Cavale, 27/4/2006,
          en préface

          p. 13

        21. Fred Vargas écrit : « L’autre grande force du dossier de Battisti était qu’il avait été condamné en Italie en son absence. Selon la loi française, il devait donc bénéficier d’un nouveau procès en sa présence, et ne pouvait donc pas être envoyé directement en prison en Italie, encore moins pour une peine de perpétuité » dans la postface de Cesare Battisti, Ma Cavale, 27 avril 2006, p. 370.
        22. a et b Guillaume Perrault (préface de Gilles Martinet), Génération Battisti. Ils ne voulaient pas savoir, Plon, février 2006, 186 p., p. 28-29
        23. Elle « respectait pleinement le principe du débat contradictoire »
        24. Mémoire de la défense de Cesare Battisti présenté à la1re Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris : Maître Irène Terrel, Maître Jean-Jacques de Félicie (collectif), « Mémoire n°II – in limine litis et en réplique au fond », (10/5/2004), Paris, dans Via Libre 5, [lire en ligne]
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        28. Via Libre 5, Cesare Battisti (dir.), [lire en ligne]
        29. Les réfugiés italiens (…) qui ont participé à l’action terroriste avant 1981 (…) ont rompu avec la machine infernale dans laquelle ils s’étaient engagés, ont abordé une deuxième phase de leur propre vie, se sont insérés dans la société française (…). J’ai dit au gouvernement italien qu’ils étaient à l’abri de toute sanction par voie d’extradition (…). [La France] refusera toute protection directe ou indirecte pour le terrorisme actif, réel, sanglant. »
        30. Le Point [archive]
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        36. Communiqué de presse du Ministère français de la justice, « La Chancellerie souhaite préciser que Monsieur Cesare BATTISTI fait l’objet d’une procédure judiciaire tout à fait habituelle et prévue en cas de demande d’extradition d’un pays tiers. », Paris, 20 février 2004, [lire en ligne [archive]]
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        42. Vera Gonçalves de Araujo, Terroriste ou intellectuel ?
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        107. « Matteo Salvini félicite Bolsonaro pour sa victoire et attend l’extradition de Battisti », Libération.fr,‎ 29 octobre 2018 (lire en ligne [archive])
        108. « La justice brésilienne ordonne l’arrestation de Cesare Battisti en vue de son extradition », Le Figaro,‎ 14 décembre 2018 (lire en ligne [archive])

        Voir aussi

        Article connexe

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Drôle : je demande Luraghi et j’obtiens Mélenchon qui manifestement me lit toujours…

Depuis trois jours, je me suis remise à parler d’animaux préhistoriques ou quasi pour décrire Pascal Edouard Cyprien Luraghi, parce que ce sont bien ces images-là qui s’imposent en l’occurrence, comme je l’avais déjà fait fin août 2010 avec une belle série de vidéos sur le tyrannosaure rex (cliquer sur les images pour les agrandir et lire les textes, qui s’ils ne sont pas très propres, vu que nous luttions contre un animal particulièrement primaire et vulgaire en vue de le faire reculer, ont quand même pour énorme avantage de témoigner de la réalité de nos échanges publics à cette époque) :

 

2010-08-25 Et hop ! On change de rythme ! - Un petit coucou

 

2010-08-25 Et hop ! On change de rythme ! - Un petit coucou - 2

 

2010-08-25 Et hop ! On change de rythme ! - Un petit coucou - 3

 

Du coup, son supporter Jean-Luc Mélenchon accuse Libération de l’avoir traité de « diplodocus » il y a 32 ans… à la manière dont Cyprien Luraghi et avant lui son complice Georges Cortez m’ont tous deux mensongèrement accusée de les avoir traités de « pédophiles » à compter de l’année 2009 : je ne l’ai en réalité jamais fait, ce sont eux-mêmes qui se vantaient d’en être dans leurs écrits publics…

Avec ça, son délire victimaire à l’égard des « classes prétentieuses » est aussi, très exactement, celui de mes agresseurs depuis le début ou presque, dans les années 1990. Il fut clairement exprimé par le proxénète B.I. dans une attestation qu’il s’était faite pour lui-même contre moi… ainsi que par sa complice la mère maquerelle Josette Brenterch du NPA de Brest à de multiples reprises dans ses propos publics me concernant, à compter de l’été 2010.

Histoire de remettre les pendules à l’heure, je rappelle que ces gens, qui multiplient crimes et délits en tous genres depuis des lustres, ont tenté de m’assassiner à de multiples reprises à compter des années 1990 et bel et bien assassiné des ingénieurs de mon entourage et bien d’autres personnes… en toute impunité jusqu’à ce jour.

 

http://www.ozap.com/actu/32-ans-apres-jean-luc-melenchon-charge-liberation-pour-une-phrase-de-jean-luc-melenchon/571444

32 ans après, Jean-Luc Mélenchon charge « Libération » pour une phrase de… Jean-Luc Mélenchon

 

Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon © Abaca
Drôle : je demande Luraghi et j'obtiens Mélenchon qui manifestement me lit toujours... dans AC ! Brest 33-58ff6e4a8dc51-article_author_media-1

publié par
Vendredi 30 Novembre 2018
 
Dans un billet hier soir sur son blog, le leader de la France insoumise a de nouveau attaqué les médias.

 

Sans le savoir, il s’attaque… à lui-même. Hier soir, Jean-Luc Mélenchon a signé un billet sur son blog afin de répondre à ses « détracteurs » qui critiquent les « conditions de la composition de la liste pour les élections européennes » de la France insoumise. Il y a quelques jours, trois personnes ont quitté le mouvement avec fracas critiquant le fait d’être « mal placées sur la liste« , précise le leader de gauche. Ainsi, le député des Bouches-du-Rhône a vilipendé les médias, qui, selon lui, ne cherchent qu’à nuire à la France insoumise en relayant notamment la parole de ces anciens membres de son mouvement.

« Un bashing permanent qui cherche à nous dénigrer »

« Le parti médiatique continue son pilonnage de commande : un bashing permanent depuis des mois où pas une semaine, pas un jour ne passent sans un article, un son ou une image qui cherche à nous dénigrer. J’en prends la large part comme on le sait« , écrit Jean-Luc Mélenchon, ajoutant : « Cela me vaut une incroyable ferveur dans le milieu populaire qui déteste tout ce que ces gens de média aiment (…) Et cela me vaut un dédain confirmé des classes prétentieuses. »

Le leader de la France insoumise cible ensuite un article de « Libération » datant de près de 30 ans. « Je vis avec (les classes prétentieuses, ndlr) depuis trente ans au moins, lorsque élu pour le première fois, je fus qualifié le lendemain dans ‘Libération’ de ‘dernier dinosaure marxiste’« , lance Jean-Luc Mélenchon. Avant de conclure : « J’ai eu le temps d’en prendre mon parti. Je prends doucement l’habitude de vivre entouré d’une telle haine de caste. »

« Je suis le dernier diplodocus du Parti socialiste »

Ce matin, « Chez Pol« , la newsletter de « Libération » sur l’actualité politique française, a tenu à répondre aux accusations du député LFI. Tout d’abord, le quotidien reconnaît que le 30 septembre 1986, il y a 32 ans, deux jours après l’élection de Jean-Luc Mélenchon au Sénat, « il était bien question de dinosaure » dans un article consacré à l’homme politique alors âgé de 35 ans. « Sauf que cette métaphore n’est pas faite par notre quotidien mais par… Jean-Luc Mélenchon lui-même. Qui déclare donc : ‘Je suis le dernier diplodocus du Parti socialiste’« , précise « Libération » avec une photo de l’article à l’appui.

« Le leader de la France insoumise accuse donc ‘Libé’ de l’avoir dénigré dès son premier jour de mandat alors que c’est lui-même qui s’est comparé à un dinosaure« , souligne le journal, ajoutant qu’il s’était également défini lui-même comme « marxiste » dans l’article. Par ailleurs, le journaliste Guy Benhamou, qui avait rédigé l’article en 1986, avait aussi relativisé l’expression de Jean-Luc Mélenchon : « Mais s’il revendique 140 millions d’années, il sera quand même le plus jeune sénateur de France, avec tout juste 35 ans. »

 

 

https://www.liberation.fr/politiques/2018/11/30/la-confusion-prehistorique-de-melenchon_1695162

«Chez Pol»

La confusion préhistorique de Mélenchon

 

Par Sylvain Chazot — 30 novembre 2018 à 11:21
Jean-Luc Mélenchon Photo Boris Allin. Hans Lucas

Dans son dernier billet de blog, Jean-Luc Mélenchon accuse «Libération» de l’avoir qualifié, dès 1986 et sa première élection, de «dernier dinosaure marxiste». Sauf que c’est lui-même qui se qualifie de la sorte.

  • La confusion préhistorique de Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon l’a dit, en février dernier : «Nous n’avons pas d’autre adversaire concret que le « parti médiatique ».» Aussi, lorsque son mouvement La France insoumise est en proie à de grosses tensions internes et que la presse, toute dingo qu’elle est, s’en fait l’écho, le député des Bouches-du-Rhône voit rouge. Et s’en prend logiquement aux médias. Hier, dans une nouvelle note de blog, Jean-Luc Mélenchon bourrine sans retenue contre ce qu’il présente comme «un bashing permanent depuis des mois où pas une semaine, pas un jour ne passent sans un article, un son ou une image qui cherche à dénigrer» LFI.

Il estime, comme on le lit dans la capture d’écran ci-dessous, qu’il subit un tel bashing depuis 1986 et son premier jour d’élu : «Cela me vaut un dédain confirmé des classes prétentieuses. Je vis avec depuis trente ans au moins lorsque élu pour la première fois, je fus qualifié le lendemain dans Libération de « dernier dinosaure marxiste ». J’avais trente-cinq ans.»

 dans Attentats

«Le plus jeune des diplodocus»

Effectivement, le 30 septembre 1986, Libération avait bien consacré un article à «Jean-Luc Mélenchon (sic)», élu deux jours plus tôt au Sénat dont il devenait le benjamin. Il est bien question de dinosaures dans cet article. Sauf que cette métaphore n’est pas faite par notre quotidien mais par… Jean-Luc Mélenchon lui-même. Qui déclare donc : «Je suis le dernier diplodocus du Parti socialiste.» Le leader de La France insoumise accuse donc Libé de l’avoir dénigré dès son premier jour de mandat alors que c’est lui-même qui s’est comparé à un dinosaure. C’est aussi Jean-Luc Mélenchon qui se définissait, tout seul comme un grand, comme «marxiste».

 dans Calomnie

Le journaliste faisait les sous-titres : il s’agissait pour le nouvel élu «d’affirmer qu’il a pour lui la durée, thème cher aux mitterrandistes». «Mais s’il revendique 140 millions d’années, il sera quand même le plus jeune sénateur de France, avec tout juste 35 ans», écrivait Guy Benhamou. Une jeunesse remise en avant à la toute fin de l’article, lorsque Jean-Luc Mélenchon faisait preuve de son côté provoc’. «Un vrai diplodocus, il l’avait bien dit. Mais le plus jeune des diplodocus», concluait le journaliste.

(Extrait de Chez Pol, notre newsletter politique quotidienne réservée aux abonnés)

Sylvain Chazot

 



Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Tariq Ramadan et le maire de Brest : tous « fragilisés »…

Quel effet cela vous fait-il, MM. Richard Ferrand et autres qui vous êtes toujours tant moqués des plus démunis ?

Leur colère ne va pas s’éteindre comme par enchantement.

On veut la tête du Luraghi, non pas au bout d’une pique, mais dans le journal avec la liste de tous les crimes et délits pour lesquels il doit être poursuivi et condamné.

 

https://www.rtl.fr/actu/politique/gilets-jaunes-le-gouvernement-a-perdu-la-bataille-de-l-opinion-selon-duhamel-7795741882

« Gilets jaunes » : « Le gouvernement a perdu la bataille de l’opinion », selon Duhamel

 

ÉDITO – Le discours d’Emmanuel Macron censé calmer la colère des Français n’a pas eu l’effet escompté. L’impopularité du président entraîne avec lui tout le gouvernement.

 

Alain Duhamel
Alain Duhamel Journaliste RTL

 

publié le 28/11/2018 à 20:15

 

Les résultats du sondage OpinionWay pour RTL-LCI-Le Figaro sont sans appels : malgré le discours d’Emmanuel Macron mardi 27 novembre, les Français ne décolèrent pas. « Le mécontentement non seulement il ne recule pas, mais il se consolide. Même, il progresse. On voit très bien que les deux tiers des Français soutiennent le mouvement (des ‘gilets jaunes’ NDLR) », appuie Alain Duhamel.

« 75% considèrent que le Président ne les a pas compris. Ça fait beaucoup. Pour dire les choses, ça signifie que le gouvernement a perdu la bataille de l’opinion. Ça veut dire que non seulement le Président et le Premier ministre sont devenus impopulaires, mais que c’est dans son ensemble que le gouvernement est considéré comme impopulaire », s’inquiète-t-il.

« Le gouvernement pourrait dire : ‘Mais on n’a pas encore annoncé les mesures‘. Mais rien ne prouve qu’elles satisferaient », prévient l’éditorialiste de RTL.

 

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http://www.europe1.fr/politique/le-depart-dun-proche-de-melenchon-provoque-une-crise-a-lfi-3809984

Le départ d’un proche de Mélenchon provoque une crise à LFI

 

18h22, le 28 novembre 2018, modifié à 18h54, le 28 novembre 2018
Le départ d'un proche de Mélenchon provoque une crise à LFI
Ras-le-bol des médias qui nous grillent la moitié de notre temps de parole à nous faire commenter les déclarations personnelles de tel ou tel des 500.000 insoumis », s’est borné à commenter Jean-Luc Mélenchon.@ AFP

 

Des dissensions s’accumulaient en interne depuis six mois, mais le départ de Djordje Kuzmanovic, un proche de Jean-Luc Mélenchon, fait éclater les tensions au sein de LFI.

 

Le départ d’un proche de Jean-Luc Mélenchon, Djordje Kuzmanovic, assorti d’un grand déballage sur le « manque profond de démocratie » dans une France insoumise « aux mains d’un petit groupe de nouveaux apparatchiks », fait éclater au grand jour les tensions qui agitent le mouvement.

Une seconde crise violente. Les dissensions s’accumulaient en interne depuis six mois, et une première vague de départs avait eu lieu à l’été. Mais une seconde crise, plus violente, a éclaté mercredi avec la tribune abrasive dans Marianne par laquelle Djordje Kuzmanovic, qui a co-rédigé le programme de LFI en matière internationale, annonce et justifie pourquoi il quitte le camp mélenchoniste.

« Ras-le-bol des médias ».  »Ras-le-bol des médias qui nous grillent la moitié de notre temps de parole à nous faire commenter les déclarations personnelles de tel ou tel des 500.000 insoumis », s’est borné à commenter Jean-Luc Mélenchon sur Twitter. Djordje Kuzmanovic connaît pourtant Jean-Luc Mélenchon depuis 2005. Il est le tenant d’une ligne associant « souverainisme », défens »e stricte de la laïcité et héritage social de Jean Jaurès. Sa volonté d’ »assécher les flux migratoires » avait provoqué la controverse à gauche en septembre. La goutte d’eau, pour lui, a été son éviction signifiée en début de semaine de la liste LFI pour les élections européennes de mai, a-t-il expliqué.

Un « manque profond de démocratie ». Plusieurs avant lui, tels l’économiste Liêm Hoang-Ngoc et le Collectif des insoumis démocrates (CID), avaient pointé la mainmise d’un cercle autour de Jean-Luc Mélenchon. Mais c’est en réalité « la vaste majorité des militants et des responsables régionaux », selon Djordje Kuzmanovic, qui regrette le « manque profond de démocratie » au sein de LFI.  »La forme horizontale et gazeuse du mouvement, censée reposer sur les initiatives du terrain, recouvre, comme souvent, l’extrême concentration du pouvoir aux mains d’un petit groupe de nouveaux apparatchiks », écrit Djordje Kuzmanovic.

« La critique interne (…) est vécue comme une attaque ». La critique interne, même bienveillante, est vécue comme une attaque, le pas de côté comme une trahison », a raconté dimanche sur Facebook Corinne Morel Darleux, conseillère régionale d’Auvergne Rhône-Alpes, en actant son départ de la direction du Parti de gauche, composante fondatrice de LFI. Elle dénonçait, elle, « les signifiants vides du populisme », montrant que la critique sur l’organisation provient de diverses tendances idéologiques. LFI justifie sur son site: « Le comité électoral a décidé de retirer Djordje Kuzmanovic de la liste, après qu’il a publiquement réitéré des propos considérant comme secondaires les luttes féministes et LGBT », et après « des remarques sexistes ».

« C’est la question de la mort de LFI qui est en question ». Alors que LFI vient d’être sèchement battue, dimanche dans une partielle de l’Essonne, et que la cote de popularité de Jean-Luc Mélenchon s’est affaissée dans divers sondages, un cadre du mouvement confie le climat délétère qui règne en son sein : « Il y a quelque chose dans l’air, entre les affaires, le pilotage sectaire et l’effondrement personnel de Mélenchon suite aux perquisitions. C’est la question de la mort de LFI qui est en question ».

 

 

https://www.liberation.fr/france/2018/11/28/affaire-ramadan-en-suisse-et-au-qatar-de-gros-revers-pour-le-theologien_1694801

Affaire Ramadan : en Suisse et au Qatar, de gros revers pour le théologien

 

Par Bernadette Sauvaget — 28 novembre 2018 à 20:06

 

Au Bourget, le 7 avril 2012, à une rencontre de l’UOIF. Le prédicateur musulman est mis en examen pour «viols». Photo Julien Mignot

A Genève, un rapport officiel confirme sa conduite inappropriée avec d’anciennes élèves tandis qu’à Doha, un ancien proche demande aux musulmans de ne plus le soutenir à cause de sa double vie avérée.

 

  • Affaire Ramadan : en Suisse et au Qatar, de gros revers pour le théologien

Sorti de détention provisoire il y a deux semaines, le théologien Tariq Ramadan, mis en examen pour trois viols en France et en Suisse, n’en a pas fini avec les soucis. A Genève, un rapport officiel remis aux autorités politiques du canton le 31 octobre, et qui devrait être prochainement rendu public, confirme les conduites inappropriées de Ramadan à l’égard d’élèves dans les années 80 et 90, révélées en novembre 2017 par le quotidien la Tribune de Genève.

A lire aussiTariq Ramadan remis en liberté, et après ?

«Tariq Ramadan a eu des attouchements, des propositions à connotation sexuelle avec au moins trois de ses élèves mineures dans les années 1986, 87, 89», lit-on dans ce rapport que Libération a pu consulter. Professeur très charismatique de français de 1984 à 2004 dans divers établissements scolaires de Genève, il avait l’habitude d’inviter au restaurant des élèves qu’il raccompagnait en voiture. Lors de leur audition en septembre par les auteurs du rapport, cinq d’entre elles ont rapporté des faits similaires.

Polémique

Après avoir dîné avec lui au restaurant, l’une d’elles raconte «qu’il s’était arrêté sur un parking isolé, l’avait embrassé et avait eu des attouchements sexuels à son égard». Selon le rapport, Ramadan aurait aussi entretenu une liaison avec une ancienne élève, âgée de 18 ans. Son petit ami a prévenu la responsable de l’établissement scolaire où il exerçait sans qu’il y ait de suites. En revanche, selon le rapport, le petit ami aurait été menacé de représailles par le théologien.

La révélation par la Tribune de Genève du comportement de Tariq Ramadan à l’égard de certaines de ses élèves a provoqué une polémique politique à Genève. Au printemps 2018, le Grand Conseil (le Parlement cantonal) a ainsi demandé un rapport sur les abus sexuels dans les établissements scolaires.

«Tromperie»

Mais pour Tariq Ramadan, les ennuis ne se limitent pas à la Suisse. Un autre coup est venu du Qatar, le principal bailleur de fonds du théologien qui finance sa chaire à l’université d’Oxford et qui lui verse aussi de très généreux émoluments pour diriger le CILE, centre de recherches sur l’éthique islamique rattaché à l’université de Doha. Mohamed el-Moctar el-Shinqiti, analyste politique et intervenant très écouté sur la chaîne Al Jazeera, a publié mercredi sur son blog un texte appelant les musulmans à ne plus soutenir Tariq Ramadan, «accro au sexe avec un mépris des personnes abusées et usant de tromperie envers les musulmans».

Réputé proche des autorités politiques du Qatar, El-Shinqiti avait pris, à l’automne 2017, la défense de Ramadan lorsque les premières plaintes pour viol avaient été déposées en France. Sans trancher dans le volet judiciaire, il condamne maintenant fermement le mode de vie du théologien, qualifié de «construction illusoire». Il «menait une vie parallèle éloignée de la morale islamique et de ses valeurs.» Ce n’était pas, ajoute El-Shingiti, «une tentation» ou une «faiblesse» mais un «choix conscient».

«Résilience»

Depuis le déclenchement de l’affaire Ramadan, c’est la première condamnation publique émanant de milieux musulmans au sujet de la double vie du théologien. Cependant, les révélations sur ses conquêtes et ses pratiques sexuelles violentes l’ont déjà privé, au fil des mois, de ses principaux soutiens.

Le texte d’El-Shinqiti a provoqué, selon un de ses proches, «un tremblement de terre à Doha» où le prédicateur dispose encore de soutiens. Sa version française commence à circuler dans les milieux musulmans francophones. La stratégie de reconquête lancée par Tariq Ramadan qui affirmait, dès la semaine dernière, avoir été détenu en France pour des «raisons politiques» risque fort d’être contrariée. Usant d’une tonalité très spirituelle, il a publié mardi soir, sur Twitter, un texte où il reconnaît «ses erreurs» et «ses fautes», ajoutant que Dieu lui «a offert la purification et la résilience, intérieurement et intimement.» A la manière de prédicateurs évangéliques faisant repentance après des scandales sexuels, il affirme être sorti «grandi» de l’épreuve et demande, très à demi-mot, pardon à ses anciens soutiens. Pour nombre d’entre eux, cela ne sera pas suffisant pour effacer l’ardoise.

Bernadette Sauvaget

 

https://actu.fr/bretagne/brest_29019/finistere-maire-brest-francois-cuillandre-se-sent-trahi_19776975.html

Finistère. Le maire de Brest, François Cuillandre, se sent trahi

 

François Cuillandre, maire de Brest et président de Brest métropole, s’est expliqué sur l’affaire des indemnités des élus de la majorité qui a contraint deux hommes à démissionner.

 

Publié le 27 Nov 18 à 21:04

 

Le maire de Brest et président de Brest métropole, François Cuillandre, s'est expliqué au sujet de la démission forcée de deux hommes forts de sa majorité, devant la presse lundi 26 novembre 2018
Le maire de Brest et président de Brest métropole, François Cuillandre, s’est expliqué au sujet de la démission forcée de deux hommes forts de sa majorité, devant la presse lundi 26 novembre 2018 (© Côté Brest). 

 

Si je me sens trahi par Alain Masson ? Oui !

La réponse de François Cuillandre est sans équivoque. Lundi 26 novembre 2018, dans une salle de réunion du quatrième étage de l’hôtel de ville, le maire de Brest et président de la métropole, avait convié les media pour s’expliquer sur la démission (contrainte) de deux de ses adjoints à la Ville, et par ailleurs vice-présidents métropolitains, la semaine dernière.

«Ce n’est pas acceptable»

Alain Masson, premier vice-président de Brest métropole et deuxième adjoint au maire, avait avoué, dans une enquête visant les indemnités des élus socialistes, percevoir 4400 euros mensuels net, qu’il ne reversait pas au pot commun géré par l’association Vivre à Brest, dont il recevait, pourtant, un chèque de 3470 euros, soit une indemnité supplémentaire, non déclarée.

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«Cette indemnité supplémentaire est illégale, et cela n’est pas acceptable, a poursuivi le maire de Brest. Je suis stupéfait et je comprends l’émoi que chacun ressent.»

François Cuillandre l’a affirmé sans détour :

On me dit : « Mais vous étiez au courant ! » Vous vous doutez bien que si j’avais su, je n’aurais pas été assez naïf pour être aux côtés d’Alain Masson pour répondre, il y a huit mois, à l’accusation de détournements de fonds publics qui mettait en cause la collectivité. L’enquête est en cours et la presse de ces derniers jours a confirmé qu’il n’y a pas d’infraction pénale sur ce point.

Un système mutualiste

Il certifie avoir appris, par la presse, mercredi 21 novembre, qu’Alain Masson s’octroyait ladite indemnité supplémentaire. «J’étais au congrès des maires, à Paris. Je l’ai appelé et lui ai demandé de démissionner. Ce qu’il a fait. Depuis, je ne l’ai pas revu.»

Le maire de Brest et président de Brest métropole a précisé que, pour sa part, il percevait son indemnité de premier magistrat de  la Ville directement, depuis son élection en 2001, sans lien avec l’association Vivre à Brest présidée par Alain Masson et dont le trésorier était Jean-Luc Polard.

Et est revenu sur le système de versement des indemnités des élus socialistes à l’association. «Système qui n’a plus cours depuis janvier dernier. Un système mutualiste (et j’insiste sur ce terme qui, pour moi, est fort) qui existait depuis longtemps à Brest et ailleurs. Il permettait une redistribution des indemnités à des conseillers municipaux pour compenser leur perte de rémunération due à leur investissement dans la vie publique.»

«Ce sont les élus socialistes qui ont été lésés»

François Cuillandre l’a martelé : «Les délibérations concernant la fixation des indemnités sont conformes aux lois et règlements. Elles ont été soumises au contrôle de légalité. La Chambre régionale des comptes, qui nous contrôle depuis quelques mois, a reconnu que nous n’avons pas été au maximum de l’enveloppe globale, compte tenu de certaines majorations possibles.
Les indemnités versées ont été soumises aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu pour la quasi-totalité des élus qui étaient au prélèvement à la source spécifique élus.
Depuis près de 40 ans, aucun trésorier municipal (agent du ministère des Finances) chargé du paiement et responsable de celui-ci, n’a fait d’observations.»

Et il va plus loin. «Cette affaire, ce n’est pas l’affaire du parti socialiste mais l’affaire Masson. Ce sont les élus socialistes qui ont été lésés ! Nos deux collectivités n’ont pas été financièrement pénalisées, les sommes dont on parle correspondant aux indemnités versées aux élues. Les contribuables brestois non plus, et j’insiste sur ce point : aucun euro n’a été détourné au détriment des Brestoises et des Brestois. Les impôts et cotisations sociales ont été payés par les élus destinataires des cotisations.»

Manque de vigilance

Le maire de Brest et président de Brest métropole a également évoqué Jean-Luc Polard. «Pour moi, sa position était différente. Il a certainement manqué de vigilance, d’attention dans ses responsabilités. Sa démission était, dès lors, inévitable. Dans un communiqué (lire, ci-dessous, Jean-Luc Polard démissionne à son tour, NDLR), il a d’ailleurs déclaré qu’il percevait bien moins que le montant des indemnités prévues par la loi.»

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«La majorité reste unie»

François Cuillandre se dit habité par «un sentiment d’amertume. Tout ceci m’attriste profondément. Oui, une telle affaire nous fragilise, bien entendu. Si je disais le contraire, ce serait mentir effrontément.»

Rentré précipitamment du congrès des maires, il a réuni les élus de la majorité à plusieurs reprises.

Malgré la tempête, l’unité n’est pas remise en cause. Les élus sont tous au travail, même si le contexte est un peu plus compliqué.

Remise à plat des délégations

La suite ? «Concernant le conseil municipal, les deux suivants de la liste majoritaire pourraient être appelés à siéger (Marie-Josée Yao et Fragan Lemeni, NDLR). Les deux élus qui ont démissionné vont être remplacés par Hosny Trabelsi et Yann Guével au conseil de métropole. Un conseil municipal extraordinaire sera convoqué dans les délais les plus brefs et, tant à la Ville qu’à la Métropole, j’engagerai une mise à plat de l’ensemble des délégations. J’ai profité de dimanche dernier pour avancer sur tout cela.»

François Cuillandre n’en dira pas plus. «Hormis le fait que Bernadette Abiven occupera les fonctions de première vice-présidente de Brest métropole et que le poste de premier adjoint à la Ville sera occupé par quelqu’un d’autre. Et qu’à la demande de certains élus, nous engagerons une réflexion sur la manière d’assurer plus de transparence.»

Côté Brest

 



Le maire de Brest vient de perdre deux de ses adjoints en deux jours

 

 

Et voilà, tout le bol alimentaire du lapin sur son clavier…

Ce n’est toujours pas mon nom qui est dans le journal, mais celui d’un vieil ami de Josette Brenterch, Jean-Luc Polard.

Il ne sautille plus, le lapin aux yeux bandés, il saute toujours plus en espérant voir son rêve éveillé se concrétiser et son estomac ne supporte plus ces violents va-et-vient entre sol et plafond…

Trêve de plaisanterie.

Alain Masson étant passé aux aveux vendredi 16 novembre 2018, Pascal Edouard Cyprien Luraghi devait bien savoir que son nom allait être publié sans tarder lorsqu’il a lui-même rédigé son billet de blog du 17 novembre 2018 intitulé « Lutte à mort ! ».

Qu’espère-t-il, au juste ?

Voir tous ces gens-là me retomber dessus avant qu’il ne les ait tous dézingués ?

Et pour quel motif ? Ils n’en ont jamais eu un seul qui soit valable.

Et s’ils décidaient, au contraire, de lui régler son compte, à lui le harceleur, cybercriminel, maître chanteur et fouteur de merde ?

A cet effet, ce ne sont pas les motifs qui manquent, puisque notamment, il espionne comme moi-même tous ceux qui le dérangent ou refusent de lui obéir à mon sujet : piratages informatiques, écoutes illégales, etc, etc…

D’ailleurs, il dit bien craindre pour ses grandes oreilles…

 

https://actu.fr/bretagne/brest_29019/finistere-jean-luc-polard-demissionne-tour-conseil-municipal-brest_19731755.html

Finistère. Jean-Luc Polard démissionne à son tour du conseil municipal de Brest

 

Après Alain Masson, c’est Jean-Luc Polard qui quitte ses fonctions du conseil municipal de Brest et de Brest métropole.

 

Publié le 23 Nov 18 à 16:40
Jean-Luc Polard a démissionné de son poste d'adjoint au maire de la ville de Brest vendredi 23 novembre 2018
Jean-Luc Polard a démissionné de son poste d’adjoint au maire de la ville de Brest vendredi 23 novembre 2018 (© Côté Brest).

 

C’était l’hypothèse la plus probable.
Après le coup de tonnerre survenu mercredi 21 novembre 2018 dans la majorité municipale de la Ville de Brest avec la démission d’Alain Masson, ancien deuxième adjoint au maire chargé du patrimoine et des élections, mais aussi premier vice-président de la métropole chargé des grands projets, de l’énergie, du plan climat, c’est au tour de Jean-Luc Polard, désormais ex adjoint au maire chargé de la participation des habitants, du domaine communal, du commerce, des halles et marchés, et vice-président de Brest métropole chargé des services à la population, de quitter ses fonctions.

Une décision qui fait suite à la polémique sur le fonctionnement de l’association Vivre à Brest dont il est le trésorier et une potentielle affaire de fraude fiscale.

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«C’est avec regret et tristesse que je quitte aujourd’hui mes fonctions»

Jean-Luc Polard s’est exprimé via un communiqué transmis à notre rédaction vendredi après-midi, 23 novembre 2018, et dont voici l’intégralité :

J’ai décidé de démissionner de mon mandat d’élu municipal et métropolitain, et conformément à la loi, soumis ma démission au maire et l’ai adressée à Monsieur le Préfet.
En tant que trésorier de l’association Vivre à Brest, je n’ai aucunement perçu d’indemnités au-delà de celles qui m’étaient dues. Bien au contraire, dans notre objectif de mutualisation entre élus, je percevais bien moins que le montant des indemnités prévues par la loi.
Je démissionne aujourd’hui car je souhaite pouvoir me défendre librement, compte tenu des informations parues ces derniers jours.
Je démissionne aujourd’hui car je souhaite que l’équipe municipale puisse continuer à mener efficacement son travail. Dans le cadre de la majorité, qui a rassemblé avec succès toutes les tendances de la gauche, je suis convaincu que nous avons changé le visage de cette ville, et amélioré le quotidien des habitants.
J’ai consacré une grande partie de ma vie à défendre les intérêts de ce territoire, c’est avec regret et tristesse que je quitte aujourd’hui mes fonctions.

François Cuillandre, maire de Brest et président de Brest métropole, a prévu de faire le point sur l’avenir de la majorité qui dirige la Ville de Brest lundi 26 novembre. Il annoncera alors probablement la composition de la nouvelle équipe.

Côté Brest

 

https://actu.fr/bretagne/brest_29019/finistere-alain-masson-demissionne-conseil-municipal-brest_19697145.html

Finistère. Alain Masson démissionne du conseil municipal de Brest

 

Suite à un article paru dans Le Télégramme ce mercredi 21 novembre 2018, Alain Masson a démissionné du conseil municipal de Brest.

 

Publié le 21 Nov 18 à 17:30
Alain Masson (ici avec le maire de Brest François Cuillandre) a démissionné du conseil municipal de Brest.
Alain Masson (ici avec le maire de Brest François Cuillandre) a démissionné du conseil municipal de Brest. (©Côté Brest)

 

Mercredi 21 novembre 2018,  la préfecture du Finistère a annoncé qu’Alain Masson  «a présenté sa démission du conseil municipal de Brest au représentant de l’État, qui l’a acceptée». L’ancien deuxième adjoint au maire chargé du patrimoine et des élections, mais aussi premier vice-président de la métropole chargé des grands projets, de l’énergie, du plan climat a donc quitté ses fonctions.

Une décision qui fait suite à un article du Télégramme  du 21 novembre, évoquant un rebondissement dans l’enquête ouverte pour détournements de fonds publics concernant l’association Vivre à Brest des élus socialistes brestois. Le quotidien expliquant :

Lors de son audition, vendredi dernier, l’élu a concédé aux policiers que ses indemnités n’étaient pas versées à l’association, et que le chèque de 3470 euros perçu chaque mois, prélevé dans le pot commun depuis au moins 2014 (et un peu moins lors du précédent mandat), l’était «au titre de sa fonction de président de l’association et de ce que cela impliquait en termes de responsabilités et de temps passé». Une somme qu’il touchait donc en plus de ses indemnités d’élu municipal et communautaire (4400 euros net).

Dans un communiqué, le maire de Brest, François Cuillandre a réagi :

Suite à l’article du Télégramme «Indemnités des élus PS. À Brest, coup de théâtre judiciaire» paru ce jour, je souhaite apporter les informations suivantes.
Aucun fond public n’est sorti illégalement de la collectivité : comme le rappelle l’article «dans l’analyse des flux financiers, l’enquête judiciaire n’a mis aucune infraction pénale en évidence». Le service des impôts et les organismes sociaux ont perçu les sommes dues.
Alain Masson ne peut plus aujourd’hui assurer sereinement ses fonctions. Il a souhaité ce matin me remettre sa démission que j’ai acceptée.
Je souhaite que la justice puisse faire désormais son travail sereinement.

Côté Brest

 



Le pervers narcissique et son complice… NEMROD34 !

 

 

L’un ne va plus sans l’autre depuis longtemps…

Puisque le second aime les psychiatres et s’y réfère de préférence à tous autres spécialistes de ses déviances, aujourd’hui je lui propose cette vidéo d’une interview du Dr Alberto Eiguer, auteur d’un ouvrage sur les pervers narcissiques.

Va-t-elle trouver grâce à ses yeux ?

La réponse dès demain matin dans mes statistiques de blog. comme pour la précédente :

 

Le pervers narcissique et son complice... NEMROD34 ! dans AC ! Brest frParis, Ile-de-france, France, Easy Networks Solutions Ou   185.56.160.17  

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Win10, Chrome 70.0, 1920×1080
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18 Nov 09:03:50
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18 Nov 09:06:32
18 Nov 09:06:48
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19 Nov 04:53:23
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19 Nov 10:13:50

 

 

Eh oui, il m’a encore signalée partout à partir de 9h06 hier matin…

Et aujourd’hui, j’ai encore eu droit à une petite visite de la Direction Interministérielle du Numérique qui serait certainement passée dès hier si ses bureaux avaient été ouverts le dimanche :

 

fr dans AttentatsParis, Ile-de-france, France, Direction Interministerielle Du Numerique Et Du Sy     

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Win7, Firefox 52.0, 1920×1080
https://www.qwant.com/
19 Nov 14:02:28

 

 

Je complète la vidéo avec le texte qu’il a lui-même indiqué ce matin sur son mur Facebook :

 

 

Un super article qui dépeint très bien la personnalité de cinglés comme Unpetitcoucou:

 dans Calomnie
À propos de ce site web

 

 

Oui, en bon pervers inversant toujours tout, c’est moi qu’il accuse – mensongèrement – de présenter toutes ses déviances et celles de ses complices, mais le texte, lui, est tout à fait sérieux et vaut la peine que l’on s’y attarde, car il décrit bien très exactement les activités de Jean-Marc Donnadieu et ses complices.

Entre autres choses, je rappelle ici qu’ils ont bien tué.

Aucun de mes harceleurs ne m’a jamais mise sur écoute, et tous mes proches de même, dans le but de nous laisser vivre.



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