Trafic d’armes à Gaza : les relations France-Israël ne seront pas affectées par cette affaire

C’est ce qui est précisé dans l’article ci-dessous, publié à 12h44, avec bien d’autres détails sur le présumé coupable et les faits qui lui sont reprochés : pompier volontaire, il aurait agi seul, de son propre chef, et n’aurait été motivé que par l’argent.

Reste que tout à coup, l’affaire est révélée au public et embarrasse la diplomatie française une semaine avant la visite attendue du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian en Israël et dans les Territoires palestiniens, dans un contexte déjà tendu, de « crispations » ravivées ces dernières semaines…

Pour autant, un responsable israélien affirme sous le couvert de l’anonymat :

« Les relations avec la France sont excellentes et ne seront pas affectées par cette affaire ».

Conclusion : les autorités israéliennes ont juste voulu baffer un Romain.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/pompier-volontaire-originaire-laventie-accuse-trafic-armes-gaza-1443063.html

Un pompier volontaire originaire de Laventie accusé de trafic d’armes à Gaza

 

Le jeune homme doit être présenté ce lundi à un juge. / © Google Maps et Facebook
Le jeune homme doit être présenté ce lundi à un juge. / © Google Maps et Facebook

 

Un agent consulaire français doit être présenté lundi à un juge israélien pour avoir participé à un trafic d’armes dans les Territoires palestiniens, accusation très rare, grave pour lui et délicate pour la diplomatie française.

Par JB avec AFP Publié le 19/03/2018 à 12:44

Romain Franck, jeune contractuel originaire de Laventie et officiant comme chauffeur pour le consulat général français à Jérusalem, est accusé par Israël de s’être servi des privilèges associés aux activités diplomatiques pour faire sortir des dizaines d’armes de la bande de Gaza vers la Cisjordanie, pour le compte d’un réseau de trafiquants palestiniens, a indiqué la sécurité intérieure israélienne dans un communiqué.

Romain Franck, 23 ans, aurait agi pour l’argent et à l’insu du consulat général, dit le Shin Beth. Il se servait du véhicule consulaire, soumis à un régime d’inspection peu strict de la part des Israéliens à la sortie de la bande de Gaza, précise le Shin Beth. La bande de Gaza est gouvernée par le mouvement islamiste Hamas, considéré comme une organisation « terroriste » par Israël, qui lui a livré trois guerres depuis 2008.

L’enclave est soumise par ce dernier à un rigoureux blocus depuis dix ans, mais l’intérieur des véhicules diplomatiques est généralement exempt de contrôle. Romain Franck recevait les armes d’un Palestinien employé au Centre culturel français à Gaza, franchissait le poste frontière d’Erez avec Israël, parcourait à travers le territoire israélien les quelques dizaines de kilomètres jusqu’en Cisjordanie, autre territoire palestinien, sous occupation israélienne, indique le Shin Beth.

« Pour l’argent »

Là, il remettait les armes à un individu qui les revendait à des trafiquants, selon la même source. En tout, ce sont environ 70 pistolets et deux fusils automatiques qui auraient été transférés au cours de cinq voyages de Gaza en Cisjordanie. Neuf personnes en tout, dont un agent de sécurité palestinien du consulat général, ont été arrêtées, dit le Shin Beth.

Six d’entre elles, don Romain Franck, doivent être présentées lundi à un juge de Beer-Sheva (sud) qui devrait leur signifier leur inculpation. Romain Franck avait été recruté au consulat général de Jérusalem comme « volontaire international« , un statut qui permet à de jeunes adultes de bénéficier généralement d’un contrat d’un an, éventuellement renouvelable, pour une expérience professionnelle de terrain à l’étranger.

Le Shin Beth ne fait mention d’aucune motivation politique pro-palestinienne de sa part.  »L’enquête fait clairement apparaître que l’employé du consulat français a agi pour l’argent, de son propre chef et à l’insu de ses supérieurs« , dit-il. Cependant, ajoute-t-il, « c’est une affaire très grave, dans laquelle on a exploité de manière cynique l’immunité et les privilèges accordés aux représentants étrangers, pour se livrer au trafic de dizaines d’armes susceptibles d’être employées contre des civils et des membres des forces de sécurité israéliens« .

Dans un contexte de persistance du vieux conflit israélo-palestinien et d’attentats anti-israéliens, Israël déploie beaucoup d’énergie pour démanteler les trafics d’armes, détruire les ateliers de fabrication et empêcher le Hamas, enfermé dans la bande de Gaza, de porter la lutte en Cisjordanie.

Discrétion israélienne

Le Hamas et Israël observent depuis 2014 un cessez-le-feu tendu de part et d’autre de la barrière de sécurité qui ferme hermétiquement les frontières. Les dernières semaines ont vu se raviver les crispations autour de Gaza. L’affaire est potentiellement gênante pour la diplomatie française, une semaine avant la visite attendue du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian en Israël et dans les Territoires palestiniens.

Le consulat général de Jérusalem n’a pas seulement une tâche consulaire, mais assure aussi une mission sensible de représentation diplomatique auprès de l’Autorité palestinienne, embryon d’Etat palestinien indépendant. Sans avoir de contact avec le Hamas, considéré comme « terroriste » par l’Union européenne, les diplomates français se rendent régulièrement dans la bande de Gaza pour leur travail, à la différence par exemple des Américains.

Le Centre culturel français est la représentation étrangère la plus visible dans l’enclave. Les autorités israéliennes sont cependant restées extrêmement discrètes sur le sujet jusqu’à lundi. Tout en soulignant la gravité des faits présumés, un responsable israélien a remercié les Français pour leur coopération.  »Les relations avec la France sont excellentes et ne seront pas affectées par cette affaire« , a-t-il dit sous le couvert de l’anonymat  »Nous prenons cette affaire très au sérieux et sommes en lien étroit avec les autorités israéliennes« , a indiqué de son côté un porte-parole de l’ambassade de France à Tel-Aviv.

A suivre ► Les proches de Romain Franck sous le choc : « Je suis sûr qu’il a été manipulé »



Empoisonnements politiques : fin de l’impunité ?

Ce n’est en tous les cas toujours pas la volonté affichée pour les empoisonnements commis sur le sol français, notamment à Brest où j’ai été empoisonnée le 22 mars 2002.

Pour ma part, je n’avais trahi personne, sauf, peut-être, les trafiquants d’armes et proxénètes pour lesquels j’ai toujours refusé, et de trahir mon pays, et de me prostituer, puisque j’avais fini par porter plainte contre eux à raison de leurs innombrables exactions à mon encontre.

 

http://www.lefigaro.fr/international/2018/03/12/01003-20180312ARTFIG00118-londres-a-l-heure-des-represailles-apres-l-empoisonnement-de-l-ex-espion-russe.php

Ex-espion russe empoisonné : la France évoque une «attaque inacceptable»

 

VIDÉO – Theresa May, qui suspecte Moscou d’être «responsable» de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal, a donné jusqu’à mardi soir au Kremlin pour fournir des explications. Un ultimatum rejeté par la Russie, qui se dit «innocente» et évoque une «provocation».

Correspondant à Londres

Theresa May semble déterminée. Plus d’une semaine après l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à Salisbury (sud-ouest de l’Angleterre), la Première ministre a pris le régime du Kremlin de front. Après avoir présidé lundi matin une réunion du Conseil de sécurité nationale pour faire le point sur l’enquête et les commanditaires de l’attaque, la cheffe du gouvernement a affirmé devant les députés britanniques, qu’il était «très probable que la Russie soit responsable» de cet empoisonnement.

» LIRE AUSSI – Londres-Moscou: la relation s’envenime

Londres soutenue

La position de la Première ministre a été soutenue par les États-Unis. L’empoisonnement «ressemble» à un acte russe», a lancé Donald Trump mardi, depuis les jardins de la Maison-Blanche. Le chef d’État a également assuré qu’il allait «parler» à Theresa May ce mardi. Un peu plus tôt, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson, qui vient d’être limogé, avait déclaré que Washington faisait «toute confiance à l’enquête britannique». «Nous sommes d’accord sur le fait que les responsables – à la fois ceux qui ont commis le crime et ceux qui l’ont ordonné – doivent en subir les sérieuses conséquences appropriées», avait-il ajouté, après un entretien téléphonique avec son homologue britannique Boris Johnson.

«Il est de la plus haute importance que ceux qui sont responsables voient très clairement qu’il y a une solidarité européenne de façon qu’ils soient vraiment punis pour ce qu’ils ont fait»

Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne

Lundi soir, Emmanuel Macron s’est entretenu par téléphone avec Theresa May, le président de la République condamnant à cette occasion une «attaque inacceptable». Le chef de l’État a rappelé l’engagement de la France dans la lutte contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques. Il a assuré à la première ministre de la pleine solidarité de la France avec le Royaume-Uni.

«La chancelière condamne fermement cette attaque, assurant prendre extrêmement au sérieux l’avis du gouvernement britannique sur la question de la responsabilité russe dans l’attaque», a affirmé Angela Merkel. C’est «très grave» si la Russie est impliquée, a réagi le ministre des Affaires étrangères allemand, Sigmar Gabriel.

» L’ex-espion russe empoisonné toujours hospitalisé:

L’ex-espion russe empoisonné toujours hospitalisé
Un scénario digne de la Guerre froide. Sergueï Skripal, un ancien espion russe qui travaillait pour les services secrets britanniques a été hospitalisé dans un état critique dimanche 4 mars au sud-ouest de Londres. Il est traité pour une expos
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L’Union européenne a également fait part de son soutien à Londres. «Il est de la plus haute importance que ceux qui sont responsables voient très clairement qu’il y a une solidarité européenne – sans équivoque, inébranlable et très forte – de façon qu’ils soient vraiment punis pour ce qu’ils ont fait», a commenté le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, devant le Parlement européen à Strasbourg. Un autre vice-président, le Letton Valdis Dombrovskis, a exprimé sa «très grande préoccupation» à la suite de cette affaire.

Theresa May a donné jusqu’à mardi soir à Moscou pour fournir des explications à l’Organisation pour la prohibition des armes chimiques. Un ultimatum aussitôt rejeté par la Russie. Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué dans l’après-midi l’ambassadeur du Royaume-Uni en Russie, Laurie Bristow, pour protester «fermement contre les accusations gratuites avancées par les autorités britanniques contre la Russie». «Cet incident constitue une nouvelle tentative basse des autorités britanniques de discréditer la Russie», a souligné le ministère dans un communiqué.

Moscou exige de pouvoir accéder aux substances chimiques

De son côté, la Russie a rejeté ces accusations, dénonçant une «provocation». «C’est un numéro de cirque devant le Parlement britannique», a affirmé la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, citée par des agences de presse russes. L’allocution de Theresa May devant les députés britanniques constitue une nouvelle «campagne politique fondée sur la provocation», a-t-elle ajouté.

Lors d’une conférence de presse ce mardi, Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, a assuré que la Russie était «innocente» et «prête à coopérer» avec les autorités britanniques dans l’enquête. Une condition: que la Grande-Bretagne remplisse «ses obligations internationales». En effet, la Russie a exigé de pouvoir accéder à la substance chimique à l’origine de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal en Angleterre avant de fournir les explications exigées par Londres.

«Cet incident constitue une nouvelle tentative basse des autorités britanniques de discréditer la Russie»

Le ministère russe des Affaires étrangères

«Nous avons exigé par une note officielle d’accéder à cette substance et d’accéder à tous les faits de l’enquête, étant donné que l’une des victimes est la citoyenne russe Ioulia Skripal», a déclaré Sergueï Lavrov, ajoutant que ces demandes avaient pour l’instant été rejetées par Londres et accusant les autorités britanniques de violer la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. Dans la foulée, Moscou n’a pas tardé à convoquer l’ambassadeur du Royaume-Uni.

Theresa May réunira son conseil de sécurité nationale (NSC) mercredi pour examiner la réponse apportée par Moscou. Elle s’exprimera ensuite devant les députés pour annoncer les décisions prises.

Moscou accuse Londres de jouer à un «jeu très dangereux»

Un peu plus tôt lundi, le président russe, Vladimir Poutine, avait conseillé à Londres de «tirer les choses au clair». Interrogé par la BBC sur une éventuelle responsabilité de la Russie, le chef de l’État a répondu, selon les agences de presse russes: «Tirez les choses au clair de votre côté et après nous en parlerons avec vous». L’ambassade de Russie à Londres a, de son côté, accusé lundi le gouvernement britannique de jouer un «jeu très dangereux» vis-à-vis de la Russie dans sa manière de mener l’enquête. Cela «envoie l’enquête sur une piste politique inutile, et porte le risque de graves conséquences à long terme pour nos relations» bilatérales, a indiqué la représenation diplomatique dans un communiqué. L’ambassadeur a été convoqué lundi au Foreign Office.

«Le citoyen russe mentionné avait travaillé pour l’un des services secrets britanniques, l’incident s’est passé sur le territoire britannique et ce n’est d’aucune façon le problème de la Russie, encore moins de ses dirigeants», a, de son côté, balayé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov au cours d’un point presse.

La cheffe du gouvernement britannique a voulu écarter les accusations de «mollesse» dans la réaction de Londres. Elle était suspectée de prudence, après que le Parti conservateur a reçu environ 1 million d’euros de donateurs russes depuis qu’elle en est à la tête. Traditionnellement, le Royaume-Uni hésite à frapper au portefeuille la riche communauté russe expatriée qui soutient en large partie l’activité économique de la capitale (City, immobilier, restaurants…).

Marina Litvinenko: «On voit que rien n’a été fait»

 

Espion russe empoisonné : une affaire de plus
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Veuve d’Alexandre Litvinenko, ancien espion retourné du KGB empoisonné au polonium-210 à Londres en 2006, Marina Litvinenko avait accusé dimanche Theresa May d’inaction. Elle a rendu publique une lettre dans laquelle l’actuelle première ministre, alors ministre de l’Intérieur, lui promettait de «tout faire pour qu’un tel crime ne se reproduise jamais». Or «on voit que rien n’a été fait», a-t-elle déclaré à la télévision.

Les autorités britanniques sont aussi sur la sellette pour leur lenteur à alerter le public des mesures de protection nécessaires. Ce n’est qu’une semaine plus tard que les autorités sanitaires ont conseillé à 500 clients d’un restaurant et d’un pub, où les victimes s’étaient rendues avant de perdre connaissance, de bien laver leurs vêtements et objets personnels. Plus d’une trentaine de personnes, principalement parmi les services de secours, ont subi des traces légères de contamination. Un policier, plus gravement touché, est toujours hospitalisé mais fait de «bons progrès». Sergueï et Ioulia Skripal sont pour leur part gardés en soins intensifs dans un état»critique», selon Scotland Yard mardi.

L’enquête mobilise plus de 250 policiers spécialistes de l’antiterrorisme, appuyés sur le terrain par 180 militaires. Elle étudie des centaines d’indices et a identifié 200 témoins potentiels. Mardi, l’ambassade de Russie a réclamé une «enquête conjointe».

 

Florentin Collomp
Journaliste – Sa biographie

 



Double attaque de Ouagadougou le 2 mars 2018 : un « cerveau » identifié

Il s’agit d’un combattant malien qui serait entré au Burkina Faso le 9 février 2018, soit avant le raid français du 14 février 2018 censé justifier l’attaque.

Les enquêteurs disent comme moi : attaque préparée bien en amont, pas de surprise.

 

http://www.jeuneafrique.com/mag/541100/politique/burkina-un-combattant-dal-mourabitoune-suspecte-detre-le-coordonnateur-des-attentats-de-ouaga/

Burkina : un combattant d’Al-Mourabitoune suspecté d’être le coordonnateur des attentats de Ouaga

 

Publié le 12 mars 2018 à 14h34 — Mis à jour le 12 mars 2018 à 14h34

Par Jeune Afrique
Double attaque de Ouagadougou le 2 mars 2018 : un

 

Les services burkinabè ont identifié celui qu’ils considèrent comme le coordonnateur des attentats du vendredi 2 mars : il s’agit d’un combattant d’Al-Mourabitoune, déjà soupçonné d’être impliqué dans l’attaque contre le café Cappuccino, en janvier 2016.

Dans un communiqué de revendications publié le 3 mars, au lendemain des attentats contre l’état-major burkinabè et l’ambassade de France à Ouagadougou, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) a affirmé avoir agi en représailles à un raid militaire français contre plusieurs de ses chefs, le 14 février, dans l’extrême nord du Mali. Les enquêteurs estiment que cette double attaque simultanée, dont une à la voiture piégée, a en réalité été préparée bien en amont.

Selon nos informations, les services de renseignements burkinabè ont identifié Ayouri al-Battar comme étant le coordonnateur de ces opérations. D’après une source sécuritaire malienne, il s’agit d’un combattant arabe d’Al-Mourabitoune, déjà suspecté d’être impliqué dans l’attentat perpétré contre le café-restaurant Cappuccino à Ouaga, le 15 janvier 2016.

En provenance du Mali

Ayouri al-Battar aurait franchi la frontière le 9 février depuis le Mali, après être probablement passé par la zone montagneuse de Bandiagara. Les huit membres du commando, dont certains parlaient l’arabe et le bambara, l’auraient rejoint au Burkina durant les jours qui ont suivi, également depuis le Mali.

Informés a posteriori de leur arrivée, les services de renseignements burkinabè ont diffusé une note d’alerte aux différentes forces de défense et de sécurité le 22 février pour signaler leur présence sur le territoire national. Cette vigilance renforcée n’a pas empêché les assaillants de frapper le 2 mars.

Pour les responsables sécuritaires du pays, ce double attentat n’a donc malheureusement pas été une surprise. Ayouri al-Battar, lui, serait toujours dans la nature. Après Bamako en 2015, puis Ouagadougou et Grand-Bassam en 2016, Al-Mourabitoune – dont le chef au Mali, Mohamed Ould Nouini, fait partie des victimes du raid français du 14 février – confirme, avec cette nouvelle attaque à Ouaga, sa capacité à frapper loin de ses bases maliennes.



La juge brestoise Muriel Corre soutient que les femmes ingénieurs sont des prostituées

Aujourd’hui étant la 41ème journée internationale des droits des femmes, je lis ou écoute toutes les annonces gouvernementales relatives à l’égalité hommes-femmes et répète qu’aucune des lois ou mesures envisagées ou existant déjà ne sera jamais efficiente tant que nous n’avons aucune justice pour les faire appliquer ou respecter.

A titre d’exemple, je vais encore donner celui de mon cas personnel, une femme ingénieur dont tous les employeurs, supérieurs hiérarchiques et clients ont toujours loué les compétences professionnelles, jusqu’au jour où l’un d’eux, un proxénète disposant aussi de quelques sociétés à l’activité en apparence légale, eut décidé de s’approprier de sa personne.

D’emblée, il m’a fait vivre l’enfer, et j’ai très vite été victime d’agressions physiques graves.

Le harcèlement moral est une infraction pénale définie et réprimée par la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002 dite de modernisation sociale.

A l’époque où j’ai commencé à en être victime, dans les années 1990, elle n’existait pas et personne ne parlait de l’ensemble des faits aujourd’hui connus sous ce vocable de « harcèlement moral » dans le travail, hormis dans les milieux où il était couramment pratiqué pour casser des salariés gênants, comme celui des ingénieurs informaticiens où j’évoluais.

Les professionnels du harcèlement utilisaient d’ailleurs d’autres termes que ceux de « harcèlement moral » pour décrire leurs pratiques quotidiennes, ils parlaient d’ »action psychologique ». Celle-ci était et est toujours réellement inspirée de toutes les méthodes militaires connues sous le même vocable. C’est en réalité de la torture psychologique, termes que pour ma part, en tant que victime, j’ai toujours préféré employer dans les différentes plaintes que j’ai pu déposer avant que l’expression de « harcèlement moral » ne s’impose à tous après les premières publications de Marie-France Hirigoyen à ce sujet à la fin des années 1990.

Dans la plupart des cas, à l’époque comme aujourd’hui, il s’agit, non pas de pousser le salarié à la démission pour éviter un licenciement qui serait beaucoup plus coûteux pour l’entreprise, surtout s’il est sans cause réelle et sérieuse, mais véritablement de conduire la cible jusqu’au suicide.

Le but de l’employeur qui cherche à se débarrasser d’un de ses salariés de cette manière assez radicale, puisqu’il s’agit quand même de lui donner la mort, est précisément d’éviter tous les ennuis que pourrait lui faire son employé après avoir quitté l’entreprise dans les conditions d’un licenciement injustifié ou d’une démission forcée à l’issue d’une période de harcèlement : procès prud’homal ou autre, divulgation de secrets, dénonciations pour malversations diverses, des plus légères jusqu’aux plus graves.

En ce qui me concerne, la première période des harcèlements dont j’ai été victime dans le travail n’avait ainsi absolument pas pour but de me faire quitter l’entreprise, mais au contraire de m’en empêcher, mon employeur cherchant à s’assurer de manière définitive l’exclusivité de mes services.

Il voulait une esclave de plus dans son cheptel et prévoyait notamment de m’utiliser pour commettre des crimes et délits contre la Nation, sachant que j’étais déjà bien introduite dans les milieux de la Défense nationale, ce qui n’était pas son cas.

Mais j’ai refusé d’obéir à tous ses oukases illégitimes en dépit de toutes les contraintes qu’il avait élevées autour de moi pour s’assurer que je ne puisse rien lui refuser, et dès lors, les harcèlements dont j’étais victime de sa part n’ont plus eu pour but que de me conduire au suicide pour me faire taire sur tout.

Ses exigences secondaires, comme celles relatives à la prostitution, relèvent déjà de l’ensemble des processus susceptibles de me conduire au suicide ou à une mort certaine à brève échéance.

Près de trente ans plus tard, nous en sommes toujours là.

L’action psychologique n’ayant jamais produit le plus ultime des effets escomptés, j’ai fait l’objet de multiples tentatives d’assassinat et la proxénète Josette Brenterch du NPA de Brest, relais dans cette ville du premier de mes harceleurs, continue à gérer la situation depuis l’année 1994 au moins avec l’aide de tous ses sbires de l’extrême-gauche et celle de ses complices magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest .

En 2013, la juge Muriel Corre m’avait renvoyée en correctionnelle à sa demande pour le procès dont plusieurs de ses complices cyberharceleurs avaient commencé à assurer la publicité sur la toile dès ma première mise en examen en début d’année 2012.

Alors même qu’elle me faisait poursuivre pour avoir publié quelques démentis et droits de réponse à la suite de ses campagnes de calomnies publiques nominatives ayant débuté le 19 juin 2010, lesquelles s’accompagnaient notamment de harcèlement sexuel, et par voie de conséquence, pour m’être plainte aussi de ce type de harcèlement de sa part, tout en niant toutes ses exactions à mon encontre devant les juges, Josette Brenterch continuait à me faire calomnier et harceler sexuellement par de nombreux pervers, sur la toile comme dans la « vraie vie », à telle enseigne que j’ai dû aussi porter plainte contre ceux de ses complices qui me harcelaient hors Internet.

La juge brestoise Muriel Corre a traité mes plaintes à ce sujet comme elle avait traité celles de la proxénète en chef Josette Brenterch, c’est-à-dire qu’elle a continué à soutenir l’intégralité des inventions calomnieuses de cette femme à mon encontre, et a donc rejeté mes plaintes au motif, entre autres, que j’étais bien une prostituée comme le soutenaient Josette Brenterch et ses amis harceleurs.

Elle se permettait d’ailleurs de tenter de dissuader mon avocate de me défendre en lui soutenant que j’étais bien une prostituée.

Ceci étant, comme tous ses collègues magistrats du Tribunal de Grande Instance de Brest à la suite de mes premières plaintes portant sur les difficultés que je rencontrais dans l’exercice de ma profession dans les années 1990, depuis son arrivée à Brest en 2012 la juge Muriel Corre a toujours su que ma formation et mon parcours professionnels étaient ceux d’un ingénieur d’études en informatique.

Tout comme Josette Brenterch du NPA de Brest et son complice mon harceleur primitif, elle soutient donc avec une grande constance que les femmes ingénieurs sont des prostituées.

Ses collègues de la Cour d’Appel de Rennes n’étant toujours pas d’accord avec elle, elle devra bien un jour rendre des comptes pour toutes ses décisions scandaleuses à mon encontre.

Cependant, à ce jour nous en sommes toujours là : des magistrats en exercice, notamment à Brest, et particulièrement cette juge, soutiennent que les femmes ingénieurs sont des prostituées.

Combien de temps leurs victimes vont-elles encore devoir supporter toutes leurs persécutions ?



Journée de la femme : du discours à la réalité…

Aujourd’hui, 8 mars 2018, est la 41ème journée internationale des droits des femmes.

Vous trouverez ci-dessous à ce propos la copie d’un article rédigé et publié par tout un ensemble de journalistes dont le professionnalisme n’est pas discuté.

Eh oui, comme je suis une femme, pour être crédible même à propos d’informations déjà publiques et diffusées à grande échelle, je ne peux pas me contenter de quelques lignes de mon cru, auquel cas je ne serais pas crue et sitôt abondamment traitée de menteuse, de mythomane ou de folle délirante, je suis obligée de procéder ainsi.

Aujourd’hui est donc la 41ème journée internationale des droits des femmes, l’article copié ci-dessous atteste que je ne raconte pas d’histoires, c’est bien la vérité.

En France, au XXIème siècle, nous en sommes encore là : tout comme au siècle passé, la parole d’une femme ne vaut toujours strictement rien, elle n’a aucune crédibilité.

Aussi, lorsqu’elle a besoin d’ester en justice et n’a pas la possibilité de se faire représenter ou appuyer par un homme, d’abord pour convaincre un avocat de la suivre, ensuite pour convaincre un ou plusieurs magistrats de bien vouloir faire l’effort de considérer ses demandes avant de les rejeter au motif habituel que ce serait inutile, c’est quasiment peine perdue.

En France, une femme seule se voit quasiment toujours refuser l’accès à la justice.

Et là, contrairement à ce que prétendent tous ces gauchistes qui passent leur temps à tromper le peuple, ce n’est pas du tout une question d’argent.

Si la femme seule a de l’argent, il faut qu’elle s’attende à payer très cher des avocats qui au final ne lui garantissent que le droit d’être condamnée à payer des amendes colossales pour avoir osé se plaindre, ainsi que des dommages et intérêts de montants tout aussi ahurissants pour ses agresseurs ou les éventuels escrocs qui l’ont déjà escroquée avant l’étape judiciaire, ce qui justifie celle-ci.

Ainsi ai-je moi-même très souvent été trompée ou escroquée par ceux-là même qui étaient censés me défendre et ne travaillaient toujours, en réalité, que pour mes adversaires.

A titre d’exemple, l’un de mes défenseurs contre une bande de mes harceleurs, toujours des complices de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, m’avait jadis fait le coup suivant, parmi d’autres non moins crapuleux : après avoir maquillé mon dossier de manière à faire apparaître en hommes tous ceux de mes témoins qui étaient en réalité des femmes, il était allé voir les juges pour leur faire remarquer que mes témoins n’étaient tous que des hommes et leur soutenir que j’avais « couché » avec tous ces messieurs pour en obtenir des attestations en ma faveur; il leur promettait donc qu’il apporterait dans cette affaire, avec mes attestations de témoins, tout un paquet de pièces confirmant ce que mon adversaire leur soutenait lui aussi en coulisses, à savoir que je n’aurais été qu’une prostituée; puis il m’avait justifié la chose à l’audience de jugement où je l’avais découverte en m’expliquant qu’il ne pouvait pas conserver dans le dossier des attestations de femmes, étant donné que les femmes ne sont pas crédibles et que leurs témoignages ne peuvent donc être retenus en justice, ce qui l’avait obligé à présenter mensongèrement comme des hommes ceux de mes témoins qui étaient en réalité des femmes.

Dans ce dossier, j’avais une douzaine d’attestations de témoins tous très crédibles venant conforter d’autres éléments de preuve tous indiscutables, et mon adversaire, encore un pervers ayant toujours menti et affabulé, n’avait que sa parole.

C’est donc mon propre défenseur, acheté par la partie adverse (une somme d’environ 500 000 francs escroquée par elle à une tierce personne, encore une femme), qui aura multiplié les manoeuvres frauduleuses à mon encontre pour réussir à obtenir à ce stade de la procédure que je sois déboutée de toutes mes demandes, notamment en utilisant mes attestations de témoins, non pas pour ce qu’elles étaient, mais pour attester que je n’aurais été qu’une prostituée, comme l’avait toujours soutenu mon adversaire après avoir échoué à me convaincre de me prostituer pour lui.

Ce n’est là qu’un exemple parmi bien d’autres de toutes les escroqueries judiciaires commises en bande organisée dont sont régulièrement victimes les femmes déjà victimes d’autres faits répréhensibles, et dont j’ai pu constater la réalité par moi-même pour plusieurs cas, comme témoin ou comme victime.

Bien évidemment, dans tous ces cas, les prétentions de la victime ne reposaient pas sur sa seule parole, laquelle ne vaut strictement rien, mais étaient solidement étayées par de nombreux éléments de preuve, voire la totalité des preuves nécessaires pour établir la vérité de manière absolument indiscutable.

 

http://www.europe1.fr/societe/journee-des-droits-des-femmes-les-politiques-simpliquent-les-feministes-manifestent-3593483

Journée des droits des femmes : les politiques s’impliquent, les féministes manifestent

 

06h01, le 08 mars 2018, modifié à 06h53, le 08 mars 2018
Journée des droits des femmes : les politiques s'impliquent, les féministes manifestent

Des manifestations se tiendront toute la journée (image d’archives de 2017) @ ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

 

À l’occasion de la 41ème journée des droits des femmes, le Premier ministre va annoncer des mesures pour améliorer l’égalité, tandis que des rassemblements sont prévus dans toute la France.

 

La 41ème journée internationale des droits des femmes sera marquée jeudi par des rassemblements dans toute la France, un comité interministériel et un déplacement d’Emmanuel Macron dans une entreprise modèle en matière de féminisation.

Des mesures pour l’égalité femmes-hommes

Une « cinquantaine de mesures » annoncées dans la matinée. Le chef du gouvernement Édouard Philippe rassemblera dans la matinée tous les ministres pour annoncer « une cinquantaine de mesures » tirées d’initiatives locales identifiées lors d’un « Tour de France de l’égalité », selon Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’égalité femmes-hommes.

Contrats locaux et places d’hébergement d’urgence. Parmi elles, un « référent égalité » sera nommé dans chaque établissement scolaire à la rentrée 2019, une initiative inspirée d’un lycée du Val-d’Oise. Des contrats locaux seront par ailleurs signés entre préfets, magistrats, hôpitaux et associations pour mettre en place un système d’ »alerte en réseau » destiné à mieux repérer les violences conjugales, comme cela se fait à Angoulême.

Une plateforme de géolocalisation des hébergements d’urgence des femmes victimes, accessible seulement par les professionnels (associations, urgentistes, travailleurs sociaux …) sera développée pour les aider à trouver un refuge. « Deux mille places d’hébergement seront réservées courant 2018, avec un accompagnement pour ces femmes et leurs enfants », a précisé Marlène Schiappa, mercredi à l’Assemblée nationale.

Visite dans une entreprise modèle pour Macron. En fin de matinée, le président Emmanuel Macron se rendra dans l’entreprise Gecina, « exemplaire en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes », selon l’Élysée. Basée dans le centre de Paris, cette société foncière comptant près de 500 salariés s’est placée en novembre 2017, pour la deuxième fois consécutive, en tête du palmarès de la féminisation des instances dirigeantes, réalisé par Ethics & Boards.

Réduire l’inégalité salariale. Dès mercredi, le Premier ministre a annoncé des mesures visant à résorber d’ici à trois ans l’écart salarial de 9% existant entre hommes et femmes à poste équivalent. « Ce qui est fou, c’est que tout existe dans le droit, mais dans les faits l’égalité n’est pas là. Notre objectif, c’est de passer de belles déclarations juridiques à une véritable égalité réelle », a-t-il déclaré à l’issue d’une rencontre à Matignon avec syndicats et patronat sur la question.

Des rassemblements dans toute la France

Une heure de rassemblement symbolique. Associations féministes et représentants de syndicats ont appelé hommes et femmes à se mobiliser jeudi dans plusieurs villes de France à partir de 15h40, pour faire de cette journée du 8 mars « une lutte collective », pas « une fête ». À Paris, c’est un rassemblement place de la République qui marquera « l’heure à partir de laquelle [symboliquement, dans une journée] les femmes commencent à travailler gratuitement », suivi d’une manifestation, selon Ana Azaria, présidente de l’association Femmes Egalité.

Une résonance de l’affaire Weinstein. Les participants porteront un ruban blanc, symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes popularisé lors de la récente cérémonie des César. Ce sujet a pris une résonance particulière depuis le scandale Weinstein aux États-Unis, qui a déclenché depuis octobre un mouvement massif de libération de la parole des femmes.

« Paroles, Paroles ». Un « karaoké géant » sera organisé sur l’air de la chanson de Dalida Paroles, Paroles, pour « cibler et caractériser la politique d’Emmanuel Macron, parsemée de discours forts et de grandes phrases mais qui ne sont pas suivis d’actes forts », a ajouté Ana Azaria.

 



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