Daniel Polette, nouvelle idole du pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi

Il le défend à fond la caisse, il est comme lui…

 

https://www.ouest-france.fr/societe/justice/proces-de-valerie-bacot-un-scenario-de-film-d-horreur-4becfafa-cf4c-11eb-ae01-ad91b71840e2

Le procès de Valérie Bacot, accusée d’avoir tué son mari après 24 ans de calvaire, s’ouvre ce lundi

 

Valérie Bacot, 40 ans, passera devant la cour d’assises de Saône-et-Loire à partir de ce lundi 21 juin, pour avoir tué son mari qui l’a violée enfant et martyrisée par la suite.

Valérie Bacot a tué son mari en mars 2016 après avoir subi des années de violences.
Valérie Bacot a tué son mari en mars 2016 après avoir subi des années de violences. | PHOTOPQR/JOURNAL SAONE ET LOIRE
 
Ouest-France Lou PHILY. Modifié le 21/06/2021 à 07h15 Publié le 21/06/2021 à 06h31

Que ça s’arrête, que ça s’arrête… ​ce sont les mots que s’est répété Valérie Bacot, en mars 2016, avant de tuer son mari d’une balle dans la nuque. Elle venait de mettre fin à vingt-quatre ans de calvaire, de violences, d’abus et de terreur. Ce lundi 21 juin, elle sera jugée devant la cour d’assises de Saône-et-Loire pour son geste, désespéré, qui lui est apparu comme la seule solution pour se libérer.

Un calvaire qui dure depuis l’enfance

Son mari, qui a d’abord été son beau-père, commence à la violer à l’âge de 12 ans. Dénoncé par sa sœur, Daniel Polette est condamné pour viol sur mineure de 15 ans et passe deux ans et demi en prison, avant de retourner au domicile familial et de recommencer à abuser de la jeune fille. À 17 ans, elle tombe enceinte et sa mère la met à la porte. Se retrouvant seule, mineure et enceinte, elle suit malgré elle son beau-père, qui va devenir son conjoint.

Pendant les dix-huit années suivantes, ils auront quatre enfants. Valérie Bacot vivra cloîtrée à la maison, empêchée de travailler, d’avoir des amis, de sortir, de s’échapper. Elle sera battue, violée et forcée à se prostituer par son mari. En 2016, lorsqu’elle comprend qu’il envisage de prostituer leur fille de 14 ans et après de énièmes violences, Valérie Bacot tue Daniel Polette.

Pour son avocate, Me Nathalie Tomasini, ce procès sera aussi celui du système police-justice qui a échoué à protéger Valérie Bacot depuis son enfance. Les viols ont été ramenés en correctionnel alors qu’il y a eu une expertise gynécologique, il y a eu un juge pour enfant et un éducateur mobilisés, mais elle n’a pas été placée alors que sa mère ne la protégeait pas, cite l’avocate. Des dysfonctionnements qui ont mené à une vie digne d’un scénario de film d’horreur ​pour la jeune femme. Par la suite, ses enfants tentent d’alerte la police à deux reprises, mais ils ne sont pas écoutés car c’est à la victime de porter plainte. Après une vie passée sous l’emprise de son mari, Valérie Bacot se sait surveillée, elle est terrorisée et ne peut pas prendre le risque de se rendre à la police, de peur qu’il la tue elle et ses enfants, comme il avait menacé de le faire.

« Tout le monde savait »

C’est la responsabilité de la société qui est engagée, explique Me Tomasini. ​Beaucoup de gens savaient, ont eu des doutes, et n’ont pas parlé, n’ont pas offert leur aide ni leur soutien à Valérie. ​La mère de famille était complètement seule. L’an dernier, elle a écrit un livre pour raconter son histoire : « Tout le monde savait »​, sorti en mai 2021. Clémence de Blasi, qui a coécrit l’ouvrage, parle d’un livre témoignage. « C’est d’abord pour ses enfants, pour qu’ils connaissent l’histoire depuis le début et comprennent ce qu’il s’est passé, explique la journaliste. C’est aussi pour toutes les femmes dans sa situation, qu’elles sachent qu’elles ne sont pas seules. »

Si les consciences se sont éveillées sur les violences conjugales ces dernières années, Me Tomasini n’est pas soulagée pour autant. Aujourd’hui les femmes portent plainte, mais il n’y a toujours pas de filet de sécurité suffisant pour elles​, regrette l’avocate. Un filet de sécurité, c’est une solution d’hébergement d’urgence, avec les enfants, une protection contre le conjoint violent et des mesures d’éloignement immédiates. Tout ce que Valérie Bacot savait qu’elle n’aurait pas, en allant porter plainte, ce qui l’aurait mise encore plus en danger.

Un procès très attendu

Ces cinq jours devant la cour d’assises de Saône-et-Loire sont autant redoutés qu’attendus. Valérie Bacot sera défendue par les deux avocates qui avaient représenté Jacqueline Sauvage en 2014. Si les deux affaires sont similaires (meurtre du conjoint après des années de violences intrafamiliales), Me Tomasini estime que l’affaire Bacot est un cran au dessus en termes d’horreur, avec des violences qui durent depuis l’enfance et la menace directe que représentait son mari sur ses enfants, encore mineurs à l’époque.

Depuis la médiatisation de l’affaire, Valérie Bacot reçoit enfin du soutien, après des années de solitude. La sœur de son mari a pris contact, évoquant un frère très violent depuis l’enfance, et qui avait abusé d’une de leurs sœurs pendant des années. Les anciennes compagnes de Daniel Polette relatent les mêmes comportements violents, les menaces de mort contre elles et leurs enfants.

Un comité de soutien a été lancé par une ancienne voisine, et une pétition en ligne a atteint 500 000 signatures jeudi matin. Des arguments qui peuvent faire poids ​pendant le procès selon Me Tomasini, qui espère que sa cliente ne retournera pas en prison, elle ne représente aucune menace pour la société . ​Clémence de Blasi, qui est devenue une amie de Valérie Bacot, espère un jugement raisonnable​, pour qu’elle puisse être présente pour ses enfants, dont le cadet a tout juste 14 ans.

Justice : faut-il filmer les procès ?

Valérie Bacot risque la réclusion criminelle à perpétuité pour assassinat de conjoint.

 



Ouverture du procès de Valérie Bacot, jugée pour avoir assassiné son mari bourreau

L’on notera que le pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lui, sait bien déjà qui est la méchante coupable de toute cette histoire : comme d’habitude, c’est bien la femme…

Quant à sa copine journaliste Florence Saint-Arroman, comme au premier jour, je reste totalement médusée par sa sympathie pour ce criminel notoire…

 

https://www.nouvelobs.com/justice/20210621.OBS45529/valerie-bacot-jugee-pour-avoir-assassine-son-mari-bourreau-histoire-d-un-soutien-populaire-inedit.html

Valérie Bacot jugée pour avoir assassiné son mari bourreau : histoire d’un soutien populaire inédit

 

Valérie Bacot avait 35 ans quand elle a tué son mari qui la maltraitait et la prostituait depuis des années. Elle est jugée à partir du 21 juin, devant la cour d’assises de Chalon-sur-Saône. Près de 540 000 personnes ont déjà signé une pétition en sa faveur, et son livre « Tout le monde savait » (Fayard) est un succès en librairie.

 

Par Cécile Deffontaines

Publié le 21 juin 2021 à 07h00

Temps de lecture 7 min

Valérie Bacot lors de son passage à l’émission « Sept à huit ». (Capture d’écran Sept à Huit / TF1)

Valérie Bacot lors de son passage à l’émission « Sept à huit ». (Capture d’écran Sept à Huit / TF1)

 

Ça a tout l’air d’une campagne de com. Un livre, « Tout le monde savait », publié chez Fayard le 12 mai et déjà vendu à près de 20 000 exemplaires ; un passage dans l’émission de TF1 « Sept à huit » le 9 mai ; huit pages d’interview dans « le Parisien magazine », le 14 mai, avec photo pleine page de la jeune femme… L’histoire de Valérie Bacot qui, en mars 2016, a assassiné son mari qui la maltraitait et la prostituait, s’étale partout. La quadragénaire dispose même d’un comité de soutien et d’un site internetUne pétition lancée début janvier pulvérise aussi tous les records, franchissant la barre symbolique des 500 000 signatures. Et ce, alors que son procès est sur le point de s’ouvrir pour cinq jours, du 21 au 25 juin, devant les assises de Chalon-sur-Saône (Bourgogne-Franche-Comté). Même l’ancienne ministre aux Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a apporté son soutien en signant la pétition, sans craindre d’influencer une décision de justice à venir : « La victime, c’est elle ! » a-t-elle déclaré dans « le Pays roannais », journal régional, ajoutant :

« Nous sommes nombreux à considérer que sa place n’est pas en prison. »« Mon dieu, mais je n’en peux plus de ces horreurs, et personne ne doit plus en pouvoir ! De grâce Emmanuel Macron, liberté pour Valérie Bacot », a-t-elle tweeté.

Du jamais-vu.

Une mobilisation inédite

Même pour l’affaire Jacqueline Sauvage, la mobilisation populaire n’était arrivée qu’après la condamnation en 2014 à dix ans de prison, en première inst

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https://twitter.com/CyprienLuraghi/status/1406681787309428745

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Ouverture du procès de Valérie Bacot, jugée pour avoir assassiné son mari bourreau dans AC ! Brest otLW550l_normal
Flo Saint-Arroman
@Florence_StA
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13h

Un procès surmédiatisé s’ouvre lundi devant la Cour d’assises de Saône-et-Loire – L’accusée, rendue nationalement célèbre par des versions publiques de son histoire – Á se demander qui manipule qui – La presse se précipite – Á suivre
 dans Calomnie
Un procès surmédiatisé s’ouvre lundi devant la Cour d’assises de Saône…
Le 13 mars 2016, une femme alors âgée de 35 ans a tué son mari d’une balle tirée dans la nuque, puis elle a fait enfouir le corps dans un bois vers la Clayette, par deux de leurs fils et le petit…
info-chalon.com
wacpeS_-_normal dans Corruption
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi

En réponse à

C’est quasi impossible à faire comprendre que l’égalité implique d’abandonner le réflexe paternaliste consistant à ‘angéliser’ le genre féminin. Je suivrais cette affaire assidûment… et comme en plus demain s’entame le procès d’Hubert Caouissin dans l’affaire Troadec…
otLW550l_normal dans Crime
Flo Saint-Arroman
@Florence_StA
·

12h

En réponse à

Je vais également suivre ce procès assidûment :)

 



Affaire Takieddine : des journalistes mis en examen pour subornation de témoin

 

Dès décembre dernier, un des journalistes de Médiapart informe François de Labarre de l’ouverture de l’information judiciaire pour subordination de témoins ayant débouché sur sa garde à vue.
Aux enquêteurs il déclare :
«… Madame la juge, comprenez mes réticences à parler si tout ce que je dis finit chez Mediapart…»

 

Ouarf ! Pareil pour moi… Tout ce que je peux dire aux juges bretons finit immanquablement chez leur Dieu vivant le malade mental et pédophile notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi, et ils en réclament toujours plus, n’ayant semble-t-il toujours pas identifié l’intégralité des témoins de ma vraie vie… Vous savez, tous ces hommes très intelligents que tout au long de mon existence j’aurais soi-disant manipulés contre cette bonne et brave Josette Brenterch du NPA de Brest qui n’a toujours pas fini de s’en venger et cherche encore à en faire assassiner…

Du coup, je manifeste quelques réticences qui déplaisent très fortement…

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/affaire/financement-de-la-campagne-de-sarkozy/soupcons-de-financement-libyen-mimi-marchand-et-un-journaliste-de-paris-match-en-garde-a-vue-pour-subornation-de-temoin_4649445.html

Soupçons de financement libyen : « Mimi » Marchand et un journaliste de « Paris Match » en garde à vue pour « subornation de témoin »

 

A l’origine de ces gardes à vue, un entretien accordé en novembre dernier par Ziad Takieddine au journaliste de « Paris Match » dans lequel il dédouanait Nicolas Sarkozy des soupçons de financement libyen pesant sur sa campagne de 2007.

Article rédigé par

Affaire Takieddine : des journalistes mis en examen pour subornation de témoin dans AC ! Brest francetv-info-36b69ec8
France Télévisions
Publié le 03/06/2021 18:05 Mis à jour le 03/06/2021 18:24
Temps de lecture : 1 min.
La patronne de l'agence Bestimage, Michèle Marchand, alors conseillère du candidat à la présidentielle Emmanuel Macron, le 22 avril 2017 au Touquet (Pas-de-Calais). (ERIC FEFERBERG / AFP)
La patronne de l’agence Bestimage, Michèle Marchand, alors conseillère du candidat à la présidentielle Emmanuel Macron, le 22 avril 2017 au Touquet (Pas-de-Calais). (ERIC FEFERBERG / AFP)

 

Michèle « Mimi » Marchand, la patronne de l’agence photo Bestimage, a été placée jeudi 3 juin en garde à vue pour « subornation de témoin » dans l’affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a appris France Télévisions de source proche du dossier, confirmant une information de Mediapart.

Un journaliste de Paris Match a également été placé en garde à vue pour « subornation de témoin » et  »association de malfaiteurs », et son appartement a été perquisitionné dans le cadre de la même affaire, a annoncé l’hebdomadaire qui l’emploie. Ces gardes à vue sont menées à Nanterre, à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

« Ils ont déformé mes propos »

A l’origine de ces gardes à vue, un entretien accordé en novembre dernier par l’homme d’affaires Ziad Takieddine au journaliste de Paris Match, qui s’était rendu au Liban avec un photographe de Bestimage, selon les sources de France Télévisions.

Dans cet entretien, qui avait également fait l’objet d’une diffusion vidéo sur BFMTV, Ziad Takieddine avait retiré ses accusations contre Nicolas Sarkozy, ce dont l’ancien chef de l’Etat et ses soutiens s’étaient immédiatement félicités. Mais, deux mois plus tard, interrogé le 14 avril à Beyrouth par les juges d’instruction Aude Buresi et Marc Sommerer chargés du tentaculaire dossier libyen, Ziad Takieddine avait déclaré qu’il ne « confirm[ait] pas les propos » de l’entretien à Paris Match, « qui ont été mal tournés par le journaliste ».  »‘Paris Match’ appartient à un ami de Sarkozy, ils ont déformé mes propos », avait-il soutenu, dans cet interrogatoire dévoilé par l’AFP.

Sollicité, le parquet national financier a répondu ne pouvoir « communiquer aucune information à ce stade ». L’avocate de Mimi Marchand, Caroline Toby, n’a pas non plus souhaité commenter l’information.

 

https://actu.orange.fr/france/financement-libyen-mimi-marchand-figure-de-la-presse-people-mise-en-examen-CNT000001ByXUv/photos/la-journaliste-mimi-marchand-en-avril-2017-au-touquet-6e1d7a586a525009ae1680a00271afcd.html

Financement libyen: Mimi Marchand, figure de la presse people, mise en examen

 

La journaliste Mimi Marchand en avril 2017 au Touquet
La journaliste Mimi Marchand en avril 2017 au Touquet
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© AFP, Eric Feferberg

AFP, publié le samedi 05 juin 2021 à 17h45

Mimi Marchand, célèbre figure de la presse people, a été mise en examen samedi pour « subornation de témoin » sur l’intermédiaire sulfureux Ziad Takieddine, dans un nouveau volet de l’affaire du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Au terme de deux jours de garde à vue, la patronne de l’agence de paparazzi BestImage, Michèle Marchand, a été présentée samedi à un juge d’instruction parisien, qui l’a également mise en examen pour « association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie en bande organisée » et placée sous contrôle judiciaire, a indiqué à l’AFP son avocate, Me Caroline Toby.

« Elle conteste fermement les faits reprochés », a souligné cette dernière.

Surnommée « Mimi », cette figure haute en couleurs de la presse people, devenue proche du couple Macron, avait été placée en garde à vue jeudi à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff), dans une enquête ouverte à la suite d’un entretien accordé en novembre dernier par Ziad Takieddine à un journaliste de l’hebdomadaire Paris Match, qui s’était rendu au Liban avec un photographe de BestImage.

Dans cette interview, Ziad Takieddine avait retiré ses déclarations contre Nicolas Sarkozy, alors qu’il l’accusait depuis des années d’avoir touché de l’argent pour sa campagne présidentielle de 2007 de la part du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

L’intermédiaire franco-libanais, en fuite au Liban depuis sa condamnation en juin 2020 à cinq ans de prison ferme dans le volet financier de l’affaire Karachi, avait aussi parlé brièvement à BFMTV depuis Beyrouth.

« La vérité éclate », avait immédiatement triomphé l’ancien chef de l’Etat.

Ces déclarations avaient amené le procureur national financier Jean-François Bohnert à souligner que les mises en examen de Nicolas Sarkozy dans cette enquête ne s’appuyaient pas seulement sur les déclarations de M. Takieddine.

- Mouvements de fonds suspects -

Deux mois plus tard, interrogé le 14 janvier à Beyrouth par les juges d’instruction Aude Buresi et Marc Sommerer, chargés du dossier libyen, l’intermédiaire, connu pour sa versatilité, avait déclaré qu’il ne confirmait « pas les propos » de l’entretien, prétendant qu’ils avaient été « déformés » par Paris Match, qui « appartient à un ami de Sarkozy ».

L’hebdomadaire est la propriété du groupe Lagardère, dont Nicolas Sarkozy est membre du conseil de surveillance.

M. Takieddine était donc revenu à sa première version, selon laquelle la campagne présidentielle 2007 de M. Sarkozy avait reçu l’apport de fonds libyens. Tout en insistant sur le fait que lui n’y était pour rien.

L’entretien à Paris Match avait été publié peu après son incarcération au Liban dans le cadre d’une procédure judiciaire engagée contre lui. Le quotidien Libération avait évoqué en mars des mouvements de fonds suspects, évoquant de possibles tractations en marge de l’interview.

Mimi Marchand « a agi en qualité de journaliste qui a eu l’exclusivité de cette interview de M. Takieddine », a déclaré samedi Me Caroline Toby. « Elle n’a fait qu’organiser les photos et l’interview, dans le périmètre de son métier », a-t-elle expliqué.

Cinq autres personnes avaient également été placées en garde à vue jeudi dans cette information judiciaire ouverte le 7 mai, après près d’un mois d’enquête préliminaire, a indiqué samedi le parquet national financier dans un communiqué.

Le journaliste de Paris Match, François de Labarre, avait été libéré dans la soirée, sans poursuite à ce stade.

Les quatre autres ont aussi été mises en examen samedi, selon le PNF.

Parmi elles, le publicitaire Arnaud de la Villesbrunne, ancien directeur de l’agence Publicis. « Mon client a à peine compris les termes de sa mise en examen tant il se sent étranger à tout cela, et il s’en expliquera plus tard devant les juges », a déclaré à l’AFP son avocat, Me Eric Morain.

L’homme d’affaires Pierre Reynaud et Noël Dubus, un homme déjà condamné pour escroquerie, figurent aussi parmi les personnes poursuivies.

Selon Le Parisien, Noël Dubus, qui s’est rendu à deux reprises à Beyrouth pour y rencontrer M. Takieddine avant sa rétractation, aurait bénéficié de versements suspects, via M. Villesbrunne, qui était un des prestataires de la campagne présidentielle de M. Sarkozy.

Selon le quotidien Libération, l’homme d’affaire Pierre Reynaud aurait, quant à lui, avancé à M. Dubus des fonds à remettre à M. Takieddine.

 

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Affaire-Takieddine-la-justice-attaque-Paris-Match-1741810

Affaire Takieddine: la justice attaque Paris Match

Paris Match | Publié le 10/06/2021 à 06h45

Notre collaborateur devant l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à Nanterre, où il a été conduit le 3 juin.
Notre collaborateur devant l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à Nanterre, où il a été conduit le 3 juin. Pascal Rostain

 

Mettre un journaliste en garde à vue pour avoir accès à son ordinateur, à son mobile et à ses notes, est-ce la nouvelle procédure du Parquet national financier ?

Soupçonné de « subornation de témoin » dans l’affaire du possible financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy, François de Labarre a été interpellé à son domicile dans le but, à demi avoué par les enquêteurs et les juges, de récolter des informations protégées sur ses sources et son activité. Relâché sans condition après quelques heures d’un interrogatoire décousu, François est sorti libre à 22 heures. Il raconte…

Lire aussi :Affaire Takieddine: notre colère, nos réponses

Extraits :
«… J’ai deux options : soit mon appartement est retourné, soit je leur remets Smartphone et ordinateur avec les codes …»
«… Tous les messages contenant les mots « Beyrouth », « Liban », « Nicolas Sarkozy », « notaire », « sommation » sont passés au crible …»
Dès décembre dernier, un des journalistes de Médiapart informe François de Labarre de l’ouverture de l’information judiciaire pour subordination de témoins ayant débouché sur sa garde à vue.
Aux enquêteurs il déclare :
«… Madame la juge, comprenez mes réticences à parler si tout ce que je dis finit chez Mediapart…»
Lire aussi :Exclusif : l’insaisissable Ziad Takieddine

Retrouvez l’intégralité du récit de notre journaliste dans le numéro 3762 de Paris Match, en vente jeudi.

 

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Affaire-Takieddine-notre-colere-nos-reponses-1741717

Affaire Takieddine: notre colère, nos réponses

Paris Match | Publié le 09/06/2021 à 12h40 |Mis à jour le 09/06/2021 à 14h08

Hervé Gattegno
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L’éditorial d’Hervé Gattegno, directeur général de la rédaction de Paris Match.

Quel crime avons-nous bien pu commettre pour être traités de la sorte ? La semaine dernière, un journaliste de notre rédaction, François de Labarre, a vu surgir chez lui à l’aube une escouade de policiers sous la conduite de deux juges – on voudrait en rire : l’un d’eux portait un gilet pare-balles. Ils ont fouillé son appartement devant son fi ls de 8 ans, l’ont emmené, placé en garde à vue jusqu’au soir, assailli de questions. Il est ressorti libre, c’était bien le moins ; mais voilà notre journal flétri par le soupçon. L’enquête est ouverte pour « subornation de témoin » et « association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie en bande organisée », excusez du peu. Et les investigations, nous prévient-on, ne font que commencer. Paris Match n’est l’objet d’aucune poursuite « à ce stade », indiquent certains confrères empressés. Diable. Le motif, le voici : une interview publiée en novembre 2020 qui a fait bondir le très susceptible Parquet national financier. L’homme d’affaires Ziad Takieddine, que notre reportage débusquait à Beyrouth (où il a fui sans encombre pour échapper à la prison), y rétractait l’accusation la plus lourde portée contre Nicolas Sarkozy dans l’abracadabrantesque affaire dite du « financement libyen » : après s’être longtemps présenté comme le porteur de valises, Takieddine affirmait n’avoir rien porté du tout – il l’a d’ailleurs répété le même jour dans une vidéo diffusée par BFMTV, puis confi rmé et même plus dans un document tamponné devant notaire un mois plus tard.

Lire aussi :Exclusif : l’insaisissable Ziad Takieddine

On comprend que les juges aient vu rouge : contrairement à nous, voilà des années qu’ils se fondent sur les propos dudit intermédiaire, expert en virements et en revirements, s’égarant derrière lui dans un dédale d’assertions contradictoires, mais sélectionnant entre ses ellipses, ses fluctuations et ses invraisemblances celles qui leur conviennent le mieux. Autrement circonspect, notre article du 12 novembre prenait ce énième virage avec des pincettes ignifugées (le texte est accessible sur notre site, vérifiez par vous-mêmes). « Fuyant comme un agent double, changeant comme un caméléon, Takieddine a retrouvé sa liberté mais pas son crédit », écrivions-nous. Drôle de subornation de (faux) témoin : l’aurions-nous circonvenu pour mieux mettre sa parole en doute ? Dans les pages qui suivent, François de Labarre raconte cette étrange journée où il a passé des heures dans une cage pour avoir fait son métier. Il le fait sans pathos et même avec humour – à Match, nous avons l’expérience des reportages périlleux. De fait, tout cela serait risible si, dans leur zèle, nos fi ns limiers ne foulaient d’un même pied le bon sens et les principes. Le bon sens : parler de « subornation », c’est décréter que Takieddine dit vrai quand il accuse Sarkozy et ment quand il l’innocente ; c’est donc postuler que ce dernier a reçu de l’argent – mais voilà neuf ans que les juges eux-mêmes échouent à le prouver ! Les principes : si la loi protège nos enquêtes et nos sources, ce n’est pas pour couvrir les turpitudes des journalistes mais pour garantir le droit des citoyens à être informés. En démocratie, on n’enquête pas avec les moyens de l’État sur les journaux qui déplaisent, on n’arrête pas les journalistes dont les écrits dérangent ; la police ne fouille pas leurs ordinateurs ni ne surveille leurs téléphones. Disons-le ici avec force : Paris Match n’a commis aucun délit, soudoyé ni manipulé personne, participé à aucune manœuvre contraire à l’éthique.

Si d’autres que nous ont fauté, que la justice l’établisse – nous ne confondons pas, nous, les soupçons avec des preuves. En attendant, le scénario de cette enquête aux frontières de la déraison se dessine : notre scoop libanais aurait été de nature à « tromper les magistrats » – on le lit en toutes lettres dans la procédure. Ainsi, ces juges nous prêtent un grand pouvoir pour mieux abuser du leur. Il y a près d’un siècle, Albert Londres, qui donna au reportage ses lettres de noblesse, écrivait ceci : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle n’est pas de précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. » On le mesure aujourd’hui : les plaies de l’époque, ce sont les jugements expéditifs bafouant la présomption d’innocence, les piloris numériques dont tout le monde s’accommode, une certaine presse d’investigation transformée en presse d’inquisition, des mensonges répétés mille fois pour supplanter les vérités, les errements d’une justice déboussolée, tantôt désinvolte et tantôt tyrannique ; toutes calamités qu’une information honnête et sans entrave contribue à réduire. À sa juste place et de toutes ses forces – celles que nous donne chaque semaine votre confiance –, Paris Match mène le combat pour un journalisme indépendant et de qualité, quitte à se faire des ennemis. Nous ne nous laisserons pas intimider ni salir sans réagir. À la volonté de déformer, nous opposerons encore, toujours, la liberté d’informer

 



Affaire Karachi : le pourvoi de François Léotard a été rejeté ce vendredi 4 juin 2021

Ah… ça aussi c’était aujourd’hui…

Décidément…

 

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/affaire-karachi-rejet-du-pourvoi-de-francois-leotard-20210604

Affaire Karachi: rejet du pourvoi de François Léotard

 

Par Le Figaro avec AFP

Publié il y a 4 heures

 

La Cour de cassation a rejeté vendredi 4 juin le pourvoi de l’ancien ministre de la Défense François Léotard contre l’arrêt de la Cour de justice de la République (CJR) qui l’a condamné, début mars, pour complicité d’abus de biens sociaux.

À lire aussi :Affaire Karachi : Édouard Balladur relaxé, François Léotard condamné à deux ans de prison avec sursis

Jugé au côté de l’ancien premier ministre Édouard Balladur pour des soupçons de financement occulte de sa campagne présidentielle malheureuse de 1995, l’un des volets de la tentaculaire affaire Karachi, François Léotard, 78 ans, avait été condamné à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 100.000 euros d’amende. Il avait été reconnu coupable de «complicité» d’abus de biens sociaux, tandis qu’Édouard Balladur qui était poursuivi pour les mêmes faits et pour recel avait été relaxé.

Selon l’accusation, François Léotard a participé à la mise en place d’un réseau d’intermédiaires chargés de favoriser la signature de contrats d’armement conclus avec l’Arabie saoudite et le Pakistan, avec des conditions de rémunération anormales. Ces rémunérations litigieuses ont permis de générer des rétrocommissions destinées au financement de la campagne électorale présidentielle d’Édouard Balladur en 1995. Les intermédiaires concernés et d’autres personnes ayant pris part à l’organisation de la fraude font l’objet de poursuites devant les juridictions de droit commun.

L’arrêt de la Cour de justice de la République confirmé

La Cour de justice de la République est la seule habilitée à juger des membres du gouvernement pour des infractions commises lors de leur mandat. Dans son arrêt, la Cour de cassation a souligné que l’ancien ministre n’a pas rapporté la preuve d’un grief résultant de la notification tardive de son droit de se taire. «Les autres moyens étant également rejetés, l’arrêt de la Cour de justice de la République condamnant l’ancien ministre est confirmé», a indiqué la Cour de cassation dans un communiqué.

Les soupçons de financement occulte de la campagne Balladur avaient émergé en 2010, au fil de l’enquête sur l’attentat de Karachi commis le 8 mai 2002, qui avait coûté la vie à onze Français de la Direction des constructions navales (DCN) travaillant à la construction de sous-marins. Toujours en cours, l’enquête sur cet attentat a au départ privilégié la piste d’Al-Qaïda, puis exploré celle – non confirmée à ce jour – de représailles pakistanaises après l’arrêt du versement des commissions, une fois Jacques Chirac élu président.

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Pédophilie : l’Etat français condamné pour faute lourde et déni de justice

C’est une première, et l’institution fautive est encore, singulièrement, bretonne…

 

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Karine, violée par un ami de ses parents : l’Etat condamné pour faute lourde

 

Violée pendant son enfance par un ami de ses parents, la jeune femme a fait condamner l’État pour faute lourde et déni de justice, alors qu’une dizaine de signalements au parquet de Rennes étaient restés sans réponse.

 

Karine Jambu (de dos, face à sa tante qui l’a adoptée) a vécu l’enfer dans le foyer familial, sans que l’Etat ni les services sociaux ne réagissent malgré les signalements. LP/Delphine Goldsztejn

Karine Jambu (de dos, face à sa tante qui l’a adoptée) a vécu l’enfer dans le foyer familial, sans que l’Etat ni les services sociaux ne réagissent malgré les signalements. LP/Delphine Goldsztejn 

 

Par Le Parisien avec AFP

Le 18 mai 2021 à 19h08
 

« C’est une avancée dans la protection de l’enfance », a estimé l’avocat de la victime, Me Grégory Thuan. Karine J. qui, enfant, avait été violée et agressée sexuellement par un homme hébergé chez ses parents, a fait condamner l’État pour faute lourde et déni de justice, mardi, en appel. En première instance, en 2018, le tribunal avait reconnu le déni de justice mais estimé que l’action pour faute lourde était prescrite. La cour d’appel de Paris a infirmé sa décision.

La « succession d’insuffisances […] dans le travail d’enquête et dans la communication interservices, et le manque de clairvoyance qui a gouverné l’appréciation de la situation et les prises de décision, constituent des fautes lourdes engageant la responsabilité de l’Etat », indique la cour dans son arrêt, dont l’AFP a eu connaissance. L’Etat est condamné à verser 55 000 euros en réparation du préjudice à cette jeune femme, maintenant âgée de 23 ans.

Les faits remontent à 2002. Cette année-là, les parents de la jeune femme avaient hébergé à leur domicile Roland Blaudy, en connaissant pourtant ses antécédents de pédophilie. Cet homme de 65 ans a reconnu l’avoir agressée sexuellement et violée entre 2002 et 2005, alors qu’elle était âgée de cinq à sept ans. Il a été condamné à 30 ans de réclusion par la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine en 2018.

 


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Les parents de la jeune femme avaient été condamnés pour lui avoir demandé de ne pas raconter ce que Roland Blaudy lui avait fait subir, en la menaçant : trois ans de prison dont six mois ferme pour le père, deux ans avec sursis pour la mère. Cette dernière avait déjà été condamnée dans les années 1980 pour avoir tué à la naissance, de plus d’une centaine de coups de couteau, son premier enfant, issu d’un viol.

Placée chez son oncle et sa tante en 2010, Karine a attaqué l’État pour faute lourde en 2016 car la dizaine de signalements au parquet de Rennes effectués dès sa naissance par les médecins, l’école ou les services sociaux étaient restés sans réponse.

L’avocat de la jeune femme, Me Grégory Thuan, s’est dit « extrêmement satisfait » de la décision. « La cour a été à la hauteur des enjeux, c’est une avancée dans la protection de l’enfance, et des obligations de l’institution judiciaire », s’est-il réjoui. En première instance, le tribunal de Paris avait condamné l’Etat à verser 12 000 euros à la jeune femme en réparation du préjudice subi au titre du déni de justice.



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