La chlorpromazine contre le Covid-19 : un éclairage intéressant

 

 

 
Je commente depuis mardi l’annonce faite lundi d’un premier essai clinique de traitement du Covid-19 par la chlorpromazine, qui est le plus vieux des neuroleptiques utilisés en psychiatrie  :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/05/05/un-antipsychotique-contre-le-covid-19/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/05/06/la-chlorpromazine-contre-le-covid-19-complements-dinformations/

Je complète aujourd’hui avec deux vidéos et toute une série d’articles concernant l’unique producteur de ce médicament.

Dès mardi, j’expliquais comment cette annonce recèle, cache ou dévoile plusieurs mensonges des psychiatres.

Egalement, je m’interrogeais sur le choix de ce neuroleptique particulier qui fait partie de la sous-classe des plus dangereux, ceux de la première génération, qui d’ailleurs ne devraient plus être prescrits en psychiatrie, mais sont encore très utiles et utilisés pour incapaciter divers gêneurs : victimes de toutes sortes, particulièrement celles de violeurs, de pédophiles et autres pervers narcissiques, de leurs employeurs, de notables, etc… lanceurs d’alertes, opposants politiques, etc…

Et mercredi, des compléments d’informations trouvés dans l’intervalle me permettaient d’être plus précise sur certains – très gros – mensonges de toute la corporation psychiatrique : oui, la chlorpromazine est encore très largement prescrite dans certains services, à des patients par conséquent assez nombreux qui ne sont pas traités en psychiatrie pour de quelconques maladies mentales mais au contraire en raison de fonctionnements cérébraux trop performants pour ceux qu’ils dérangent, d’où l’absence totale de questionnement des psychiatres concernant leur peu de réactions au Covid-19 : elle résulte de leur traitement neuroleptique et non d’une quelconque maladie ou anomalie sous-jacente, telle la schizophrénie que l’on sait depuis très longtemps intimement liée à un déficit immunitaire qui limite les manifestations habituelles d’une infection grippale ou par coronavirus.

M’étant depuis intéressée au producteur du Largactil (chlorpromazine), il me semble être tombée sur le pot aux roses.

En effet, étant données les difficultés de ce dernier depuis un an, il apparaît que l’on tente de les sauver l’un et l’autre d’une disparition programmée à relativement brève échéance (3 juillet 2020).

 

 

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/coronavirus-covid-19-premiers-essais-cliniques-demarrent-lyon-1804596.html

Coronavirus Covid 19 : les premiers essais cliniques démarrent à Lyon

 

Les essais cliniques pour trouver un remède au coronavirus Covid 19 commencent à Lyon dimanche 22 mars. Bientôt un traitement contre la pandémie ? / © F. Cottereau / MaxPPP

Les essais cliniques pour trouver un remède au coronavirus Covid 19 commencent à Lyon dimanche 22 mars. Bientôt un traitement contre la pandémie ? / © F. Cottereau / MaxPPP

 

Discovery est lancé dimanche 22 mars depuis Lyon : il s’agit d’un vaste essai clinique sur des milliers de patients atteints du coronavirus Covid 19, pour tester 4 molécules contre le virus, dont la chloroquine.

Par Renaud Gardette Publié le 22/03/2020 à 15:55

Dans la lutte contre le coronavirus, une première étape est peut-être franchie dimanche 22 mars : un essai clinique démarre sur 800 patients français, piloté par les Hospices civils de Lyon.

Discovery

L’essai est baptisé Discovery, mené par l’Inserm. En plus des malades français, 3.200 patients européens sont concernés, pour tester quatre traitements expérimentaux contre le Covid-19.

La partie française est pilotée par Florence Ader, infectiologue dans le service des maladies infectieuses de l’hôpital de la Croix-Rousse et chercheuse au Centre international de recherche en infectiologie (CIRI) à Lyon.

La chloroquine, un médicament antipaludéen, fait partie de cet essai. Certains médecins placent beaucoup d’espoirs dans cette molécule, d’autres se montrent plus prudents.

Une liste de molécules

Pour l’Inserm, en termes scientifiques: « l’objectif est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de 4 stratégies thérapeutiques expérimentales qui pourraient avoir un effet contre le Covid-19 au regard des données scientifiques actuelles. Nous avons analysé les données issues de la littérature scientifique concernant les coronavirus SARS et MERS ainsi que les premières publications sur le SARS-COV2 émanant de la Chine pour aboutir à une liste de molécules antivirales à tester : le remdesivir, le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l’interféron bêta, et l’hyroxychloroquine. La liste de ces médicaments potentiels est par ailleurs basée sur la liste des traitements expérimentaux classés comme prioritaires par l’Organisation Mondiale de la Santé. »

Un essai adaptatif

L’Inserm assure que la grande force de cet essai est son caractère « adaptatif ». Cela signifie que très rapidement les traitements expérimentaux inefficaces pourraient être abandonnés et remplacés par d’autres molécules qui émergeront de la recherche. « Nous pourrons donc réagir en temps réel, en cohérence avec les données scientifiques les plus récentes, afin de mettre en évidence le meilleur traitement pour nos malades« , explique Florence Ader dans un communiqué.

Les patients européens sont soignés en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, au Royaume uni, en Allemagne et en Espagne, et peut être d’autres pays.

Cinq hôpitaux français participeront au départ (Bichat et AP-HP à Paris, Lille, Nantes, Strasbourg et Lyon) puis d’autres centres doivent ouvrir pour arriver au moins à une vingtaine d’établissements.

« C’est une démarche de recherche résolument proactive contre la maladie » conclue Florence Ader.

Cet essai va par ailleurs compléter les données qui seront recueillies au cours d’un autre essai clinique international qui va bientôt commencer sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé, baptisé  « Solidarity ».

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/coronavirus-covid-19-saint-genis-laval-seul-fabricant-francais-chloroquine-est-redressement-judiciaire-1804830.html

Coronavirus – COVID 19: à Saint-Genis-Laval, le seul fabricant français de chloroquine est en redressement judiciaire

 

Des comprimés de Nivaquine, contenant de la chloroquine et des comprimés de Plaqueril, contenant de l'hydroxychloroquine. Des médicaments qui auraient montré des signes d'efficacité contre le coronavirus. / © GERARD JULIEN / AFP

Des comprimés de Nivaquine, contenant de la chloroquine et des comprimés de Plaqueril, contenant de l’hydroxychloroquine. Des médicaments qui auraient montré des signes d’efficacité contre le coronavirus. / © GERARD JULIEN / AFP

 

Le sous-traitant pharmaceutique FAMAR se situe à St-Genis-Laval. En juin, ce site de production lyonnais a été placé en redressement judiciaire. Il risque la fermeture. Or, il est  »l’unique usine enregistrée pour délivrer le marché français en Nivaquine (Chloroquine) », rappelle la CGT.

Par Dolores Mazzola Publié le 23/03/2020 à 12:39 Mis à jour le 24/03/2020 à 10:25

L’usine  FAMAR Lyon, installée à Saint-Genis Laval, fabrique un éventail de produits pharmaceutiques (antidiabétique, neuroleptique, cardiovasculaire, antibiotique, antiparasitaire, antipaludéen, dermatologique et antifongique). « Parmi ce portefeuille, le site compte 12 médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) dont la NIVAQUINE (Chloroquine), » a indiqué le syndicat CGT dans un communiqué diffusé la semaine dernière.

De la Chloroquine produite pour le marché français

La chloroquine serait une molécule prometteuse dans la lutte contre le Covid 19. Cet antipaludique utilisé depuis plusieurs décennies et commercialisé notamment sous le nom de Nivaquine. Ce traitement est souvent recommandé lorsqu’on prévoit de se rendre en zone infestée par le parasite du paludisme, transmis par les moustiques. Des essais ont débuté dans la lutte contre le Coronavirus…

L’entreprise FAMAR Lyon est « l’unique usine enregistrée pour délivrer le marché Français en NIVAQUIN (Chloroquine), » précise le communiqué.  Or, le site de Saint-Genis-Laval est actuellement en redressement judiciaire. La production de Chloroquine sulfate, pour le compte de Sanofi, reste cependant mineure aujourd’hui sur ce site.

Audience reportée au Tribunal de Commerce pour cause de Coronavirus

Le site FAMAR Lyon a été placé redressement judiciaire le 24 juin 2019. Le groupe FAMAR était détenu par le fonds d’investissement américain KKR qui a mis en vente tous les sites du groupe à travers le monde. Sur les douze sites, seul restait celui de Saint-Genis-Laval qui n’a pas trouvé preneur. « Les différents appels d’offre réalisés depuis l’ouverture de cette procédure collective sont restés sans suite, » indique le syndicat CGT dans son communiqué.

Sous-traitante de l’industrie pharmaceutique employant un peu plus de 250 salariés, l’entreprise FAMAR Lyon « risque une fermeture si aucune solution de reprise n’est présentée au Tribunal de Commerce, » rappelle le syndicat.

Pour l’heure, malgré les mesures de confinement et la crise du Coronavirus, le site de production fonctionne en équipes (en 3X8).

Mais dans un avenir proche, faute de trouver un repreneur, l’usine pourrait donc fermer. Or, le syndicat précise :« pour pouvoir intéresser de potentiels repreneurs, le maintien des productions sur le site est nécessaire. » 

L’audience devant le tribunal de commerce qui devait statuer sur l’avenir de FAMAR Lyon et sur une éventuelle prolongation devait se tenir le mardi 17 mars. Elle a été reportée aux calendes grecques en raison des mesures de confinement adoptées pour cause de Coronavirus.

Un appel aux pouvoirs publics

Le syndicat avait déjà alerté l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn sur la situation de l’entreprise. Face à la crise sanitaire du Coronavirus, le syndicat en appelle une nouvelle fois à l’Etat et notamment au ministre de la Santé Olivier Véran: « Le site de Saint-Genis Laval est à disposition pour répondre aux besoins sanitaires de milliers de patients en souffrance et ainsi satisfaire les intérêts de santé publique. »

Le syndicat demande ainsi que le nécessaire soit fait de la part des pouvoir publics pour préserver « l’indépendance pharmaceutique » du pays. Le syndicat n’hésite pas à rappeler que FAMAR Lyon « participe également à la constitution de stocks de sécurité ». Cette mission prendrait fin, explique-t-on, si le site disparaissait au risque de voir les productions « transférées vers d’autres pays, et pas forcément en Europe. »

Dans l’attente de trouver un repreneur pour le site de Saint-Genis, le syndicat demande l’aide de l’Etat, qui passerait soit par « une réquisition » du site, soit par une « nationalisation temporaire ». Un appel resté pour l’heure sans réponse.

Le soutien du maire de Saint-Genis-Laval

Lundi 23 mars, Roland Crimier, maire de la commune de Saint-Genis-Laval sur laquelle est implantée FAMAR Lyon, a également lancé un appel aux pouvoirs publics et aux investisseurs pour soutenir le sous-traitant pharmaceutique, dans l’attente des résultats des essais menés sur la Chloroquine.

« Au regard de la situation sanitaire, j’en appelle aux investisseurs et à l’Etat pour sauvegarder le potentiel de production du site FAMAR de Saint-Genis-Laval dans l’attente des résultats des tests cliniques de la chloriquine. L’entreprise est la seule en France à produire cet antipaludique susceptible d’être utilisé dans le traitement du COVID19. »
Quid de l’après-crise ? Le maire ne se prononce pas et évoque la seule production de Chloroquine : » Le maintien de cette production sera à examiner après la crise sanitaire dans le cadre du système de santé au regard des capacités nationales de production de médicaments. »

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/coronavirus-wauquiez-veut-sauver-famar-chloroquine-1806622.html

Coronavirus. Wauquiez veut sauver “Famar” et la chloroquine

 

Laurent Wauquiez / © MaxPPP/Nicolas Parent

Laurent Wauquiez / © MaxPPP/Nicolas Parent

 

Le président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé, ce mercredi 25 mars, la mobilisation de la Région pour sauver le seul producteur français de chloroquine, l’antipaludéen testé contre le coronavirus. L’entreprise Famar en redressement judiciaire depuis 2019.

Par AFP Publié le 25/03/2020 à 19:44 Mis à jour le 25/03/2020 à 19:48

Située à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, l’usine pharmaceutique Famar, qui compte 250 salariés, est la seule en France habilitée par l’agence du médicament à fabriquer la chloroquine.

« Va-t-on en pleine crise du coronavirus laisser disparaître sans rien faire le seul producteur français de ce qui peut être un espoir » pour lutter contre le Covid-19, questionne Laurent Wauquiez dans un communiqué.

« Il faut un projet de reprise pour cette entreprise avec un accompagnement permettant par le biais de commandes et d’investissements d’assurer sa transmission », poursuit-il.

C’est pourquoi « la Région est prête à mobiliser ses aides régionales sous forme de prêts et d’accompagnement direct pour réussir ce projet », annonce M. Wauquiez.

Ce dernier indique avoir demandé à l’Agence économique de la région et aux services régionaux « de fédérer les acteurs et de voir tous les moyens permettant de sauver Famar dans les jours à venir ».

Placée en redressement judiciaire depuis le 24 juin 2019, Famar n’a jusqu’à présent jamais intéressé de repreneur.

Le Haut conseil de santé publique a décidé lundi que la chloroquine, dont l’utilisation contre le Covid-19 divise à ce stade le monde médical, pourra être administrée aux malades souffrant de « formes graves » du coronavirus, mais pas pour des formes « moins sévères ».

Un essai clinique européen a commencé dimanche dans au moins sept pays pour tester quatre traitements expérimentaux contre le coronavirus, dont la chloroquine.

 

https://www.marianne.net/economie/chloroquine-qui-veut-sauver-l-usine-famar-lyon-unique-productrice-francaise-de-nivaquine

Le site de Saint-Genis-Laval a livré 180.000 boîtes de Nivaquine à Sanofi, en janvier dernier.

Le site de Saint-Genis-Laval a livré 180.000 boîtes de Nivaquine à Sanofi, en janvier dernier. – PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

 

Économie
Souveraineté sanitaire

Chloroquine : qui veut sauver l’usine Famar Lyon, unique productrice française de Nivaquine ?

 

Par Mathilde Régis

Publié le 30/03/2020 à 17:38

 

En redressement judiciaire et sans commandes au-delà du 3 juillet, l’usine Famar Lyon pourrait fermer ses portes alors même que sort de ses chaînes le fameux antipaludéen à base de chloroquine.

Les avertissements sur une « inquiétante perte d’indépendance sanitaire » lancés il y a un an par Famar Lyon prennent une tournure tristement prophétique. À Saint-Genis-Laval, l’usine fabrique douze médicaments d’intérêts thérapeutiques majeurs. Le site est le seul du pays à en fournir deux à destination du marché français : le Notézine et la Nivaquine. Commercialisée par Sanofi, la Nivaquine est à base de chloroquine, molécule dont le dérivé – l’hydroxychloroquine – fait l’objet d’essais – plus personne ne peut désormais l’ignorer vu l’ampleur du débat – contre le Covid-19. Malgré cette production hautement stratégique, l’usine de 250 salariés et 35 intérimaires est en redressement judiciaire. Soumise à une activité d’intérêt pour la nation, elle continue de tourner pendant le confinement et a livré à Sanofi, en janvier, 180.000 boîtes de Nivaquine. Mais les salariés le savent : le carnet de commandes s’arrête net au 3 juillet.

 

Pour en arriver là, l’usine a connu tous les maux du siècle commençant. Elle est d’abord vendue par Aventis en 2003 au groupe grec Famar, qui appartient à la famille Marinopoulos, géant de la grande distribution. En 2008, c’est la banqueroute, quatre banques grecques créancières reprennent la main. Le fonds d’investissement new-yorkais KKR prend le relai en 2017 et annonce réduire l’activité de moitié en 2020. Lorsque l’investisseur décide de revendre les neuf sites Famar de France, tous trouvent repreneur, sauf celui de Saint-Genis-Laval. Dans un courrier adressé, pour sauver la boîte et répondre aux besoins du pays, à la mission d’informations sur la pénurie de médicaments du Sénat et au ministère de la Santé, le représentant CGT évoque un prélèvement douteux de 30 millions d’euros dans la trésorerie qui aurait été transférée à la filiale grande distribution de la famille Marinopoulos. Pendant ce temps-là l’entreprise, elle, a des commandes, mais peine à acheter les matières premières…

Mais il n’y a pas que cela qui manque. « Depuis que nous sommes devenus sous-traitants, les investissements sur les équipements sont mis de côté », ajoute Yannig Donius, représentant CGT. Il faut pourtant répondre aux règlementations de plus en plus nombreuses. « Ce retard a des répercussions sur l’image et les laboratoires Sanofi puis Merck ont voulu arrêter. Avec un tiers du business qui part, le site ne pouvait pas se relever. Et faire de nouveaux produits à l’heure de la délocalisation, c’était une équation impossible », souffle la direction. Lorsque l’entreprise se retrouve en cessation de paiement, les laboratoires consentent à augmenter les prix de 60 %. A vrai dire, ils n’ont pas le choix : ils ne peuvent transférer la production de Famar ailleurs si rapidement. « La contrepartie, c’est que nous n’avions plus de commandes après juillet 2020. » Pour sauver l’activité, l’usine espère et parie donc sur une commande de Nivaquine.

prise dans Une guerre Nivaquine vs Plaquenil ?

« Le fabricant indien de la substance active a annoncé arrêter sa production. Nous avions acheté les derniers lots pour Famar », répond Sanofi. Mais du côté de Famar Lyon on s’inquiète de cette décision et l’on se demande si Sanofi ne voudrait pas en fait laisser tomber la Nivaquine au profit du Plaquenil. Car pour ce dernier médicament à base d’hydrochloroquine, le groupe maîtrise la chaîne de production du début à la fin. « Les principes actifs sont en Europe et nous pouvons monter en production en France si le médicament s’avère nécessaire et efficace contre le Covid », prévient d’ailleurs le groupe. Seul détenteur de l’autorisation de mise sur le marché, Sanofi a annoncé une livraison gracieuse de 350.000 boîtes de Plaquenil aux hôpitaux. « Des médecins traitants prescrivent actuellement la Nivaquine et vu l’actualité, ils ne le font pas pour traiter le paludisme », fait valoir la direction de Famar.

 

Alors que l’audience du tribunal de commerce censée statuer sur l’avenir de l’usine a été reportée en raison de à l’épidémie, la CGT tente de demander une nationalisation temporaire, soulignant que l’État marocain réquisitionne les stocks de Nivaquine et de Plaquenil du site Sanofi de Casablanca. Du côté de Bercy, on rappelle que Bruno Lemaire s’exprimait de « manière générale » sur de possibles nationalisations. Comprendre : il n’avait pas spécifiquement en tête le cas Famar. « L’entreprise est certes en redressement judiciaire, mais elle tourne », indique Bercy qui s’active, nous assure-t-on, dans la recherche d’un repreneur. 
« Si nos clients ne nous passent pas des volumes de commandes importants, l’industriel qui reprendra va devoir faire face à un temps incompressible compris entre 12 et 18 mois pour relancer des productions. Dans cet espace, un support de l’État peut-être souhaitable », plaide la direction.

« Trois investisseurs m’ont appelé à la mairie. Il faut aller vers un partenariat public-privé. La nationalisation, c’est une réponse simple à des thématiques compliquées », estime le maire de Saint-Genis-Laval, Roland Crimier. En tant que maire de l’une des 59 communes de la Métropole de Lyon, il siège dans la collectivité présidée par David Kimelfeld. Dans les tuyaux, l’idée d’un achat du foncier par la collectivité ferait son chemin.
 La situation de l’usine a également fait sortir Laurent Wauquiez du bois. Le patron d’Auvergne-Rhône-Alpes serait disposé à apporter des aides « sous forme de prêts et d’accompagnement direct ». « La Région ne va pas devenir actionnaire, mais intervenir pour accompagner. Les approches sont confidentielles, mais la volonté est de trouver directement un repreneur », glisse son entourage. « Demander la nationalisation a au moins le mérite de pousser à la recherche d’un acteur privé », constate Yannig Donius. Il y a un an, le maire avait bien tenté de réunir les acteurs publics pour une table ronde. L’État était absent.

 

https://www.lyonmag.com/article/106683/nationalisation-de-l-usine-famar-lyon-deux-senateurs-du-rhone-demandent-une-decision-immediate

Economie    01-04-2020 à 14:48  

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Nationalisation de l’usine Famar Lyon : deux sénateurs du Rhône demandent une décision immédiate

 

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L’usine de Saint-Genis-Laval est pour rappel placée en redressement judiciaire depuis juin dernier.

Famar Lyon est également la seule à produire en France la Nivaquine à base de chloroquine qui fait actuellement l’objet de tests comme possible traitement contre le Covid-19.

C’est la raison pour laquelle une nationalisation de l’usine était espérée par les 250 salariés afin de sauver l’entreprise. C’est également le souhait d’Annie Guillemot et de Gilbert-Luc Devinaz. Les deux sénateurs du Rhône demandent « que le gouvernement prenne une décision immédiate compte tenu de l’urgence sanitaire actuelle. Il nous apparait nécessaire que la nationalisation de cette entreprise soit envisagée dans les meilleurs délais ».

Ils avaient d’ailleurs écrit au mois de mars au Premier ministre Édouard Philippe afin de lui faire part de la situation de Famar Lyon. Une lettre restée pour le moment sans réponse.

 

https://www.lyonmag.com/article/106747/famar-lyon-producteur-de-nivaquine-a-enfin-recu-une-offre-ferme-de-reprise

Economie    03-04-2020 à 22:35  

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Famar Lyon, producteur de Nivaquine, a enfin reçu une offre ferme de reprise

 

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L’épidémie de coronavirus aura-t-elle au moins permis de sauver Famar Lyon ?

Une offre ferme de reprise est enfin arrivée dans les mains des administrateurs judiciaires. Car le producteur de Nivaquine (nom sous lequel est vendu la chloroquine promue par Didier Raoult ndlr) basé à Saint-Genis-Laval et employant 250 salariés est en redressement judiciaire depuis bientôt un an et risquait de ne pas passer l’été.

Le tribunal de commerce de Paris doit prochainement statuer sur cette offre émanant d’un repreneur dont l’identité n’est pas encore connue.

Pour rappel, deux sénateurs PS du Rhône, Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz, avaient demandé à l’Etat de nationaliser Famar pour la sauver et garantir la production de Nivaquine pour lutter plus efficacement contre le Covid-19. Le site au sud de Lyon est en effet capable de produire 80 millions de boîtes de médicaments chaque année. Outre le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, Jean-Luc Mélenchon avait également pris la parole pour réclamer le sauvetage de Famar.

 

https://www.industriepharma.fr/une-reprise-de-famar-lyon-motivee-par-la-chloroquine,109776

Un repreneur pour le site Famar de Lyon

 

Mathilde Lemarchand

Publié le 08/04/2020à 12h00

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Un repreneur pour le site Famar de Lyon
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L’offre de reprise prendra fin le 10 avril prochain.

Placée en redressement judiciaire le 24 juin 2019, l’usine Famar de Saint-Genis-Laval dans le Rhône a reçu, début avril une offre de reprise. Une décision motivée par deux produits que le site est habilité à produire.

Le premier est la Nivaquine, ou chloroquine sulfate, une molécule sous le feu des projecteurs depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19. Le second est un antibiotique à base d’Azithromycine, un actif retrouvé dans les travaux du Professeur Didier Raoult sur l’hydroxychloroquine.

Un espoir donc, mais un espoir tout relatif selon Frédéric Gibert, représentant du personnel CGT : « cette offre a été considérée comme non sérieuse en raison de l’insuffisance de son plan de développement industriel pour assurer la pérennité du site ». « C’est également une offre au plus bas en terme d’emplois, puisque seuls 50 seraient conservés sur les 250 que compte le site », nous précise le délégué du personnel.

Alors opportunisme ou réelles ambitions industrielles de la part de ce repreneur dont l’identité n’a pas été divulguée ? A cette question, les syndicats ont un début de réponse : « ce repreneur cherche à profiter du buzz que suscite la chloroquine actuellement, rien n’est gagné pour le site ». Les syndicats ont d’ailleurs appelé à la nationalisation de l’usine « pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique ».

L’usine Famar Lyon est spécialisée dans la formulation et le conditionnent de médicaments sous différentes formes galéniques (comprimés, crèmes, poudres et sirops) avec une capacité de production de 80 millions de boîtes de médicaments par an. Parmi ses clients, Merck, Sanofi ou encore Mylan.

 

https://tribunedelyon.fr/salade-lyonnaise/article/saint-genis-laval-plusieurs-candidats-a-la-reprise-de-famar/

Saint-Genis-Laval. « Plusieurs candidats » à la reprise de Famar

 

David GOSSART -
10 avril 2020, 14h48

 

L’avenir de Famar, seul fabricant français de Nivaquine (lire ici), produit à base de chloroquine est toujours, à ce jour, très incertain. Les appels à la nationalisation (lire là) n’ont pour l’instant pas encore eu de suite, comme le confirment les sénateurs du Rhône qui, début avril, avaient demandé « que le gouvernement prenne une décision immédiate compte tenu de l’urgence sanitaire actuelle. Il nous apparait nécessaire que la nationalisation de cette entreprise soit envisagée dans les meilleurs délais  ».

Nationalisation ? « L’État devrait se positionner dans les jours qui viennent »

Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz n’en savent guère plus aujourd’hui, comme nous le confirme l’élu socialiste villeurbannais. « Nous avions aussi fait un courrier en mars, et nous n’avons eu de retour pour aucun des deux textes. Je veux bien que les ministres aient 1 000 choses à faire en ce moment, mais Famar s’inscrit dans un contexte qui joue fortement avec ce que l’on est en train de vivre : on manque de médicaments, et notre production est dépendante de pays étrangers  ».

C’est pour cela que Gilbert-Luc Devinaz émet le souhait que la commission en charge d’examiner les possibilités de nationalisation temporaires incluent Famar dans ces réflexions. « Il y a urgence à essayer de garder les entreprises productrices que l’on a encore sur le territoire  », souligne le sénateur, qui estime que « l’État devrait se positionner dans les jours qui viennent ».

Pour l’instant, la seule parole officielle à ce sujet est celle de Bruno Le Maire, la semaine dernière, qui affirmait privilégier une reprise à une nationalisation.

Annie Guillemot est sur la même ligne, alertant sur un projet de reprise à tout crin : “un repreneur, oui mais lequel? Avec quelle stratégie industrielle derrière?”

Lettres d’intention attendues pour la fin avril

Une offre ferme aurait pourtant bien atterri sur le bureau de l’administrateur judiciaire du producteur de médicaments de Saint-Genis-Laval, mais elle aurait été considérée comme « peu sérieuse  » par les syndicats.

L’administrateur parisien, Frédéric Abitbol, confirme en tout cas que « le processus de recherche de repreneurs est en cours et il est très actif. Plusieurs candidats travaillent activement. Des premières lettres d’intention structurées sont attendues pour la fin avri ».

Selon nos informations, des visites devraient encore être organisées la semaine prochaine au bénéfice de candidats repreneurs.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/coronavirus-deja-deux-propositions-loi-nationaliser-luxfer-famar-deux-societes-auvergne-rhone-alpes-1816794.html

Coronavirus : déjà deux propositions de loi pour nationaliser Luxfer et Famar deux sociétés d’Auvergne-Rhône-Alpes

 

© BOILEAU FRANCK / MAXPPP
© BOILEAU FRANCK / MAXPPP

 

Après la France Insoumise, le groupe socialiste (SOC) a déposé mardi 14 avril une proposition de loi de nationalisation de Luxfer et de Famar. Deux sociétés d’Auvergne-Rhône-Alpes « particulièrement nécessaires à l’indépendance sanitaire de la Nation » dans le contexte d’épidémie de coronavirus.

Par Alexandre Rozga Publié le 15/04/2020 à 19:29 Mis à jour le 16/04/2020 à 15:13

Cela fait près d’un an que l’usine Luxfer de Gerzat (Puy-de-Dôme) a cessé son activité. Mais le contexte de crise sanitaire engendré par l’épidémie de coronavirus a remis sa survie au centre des débats. Après l’alerte lancée par la CGT 63, les premiers écrits du maire (PS) de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, et celui de Gerzat, Jean Albisetti, une première proposition de nationalisation a été déposée début avril par le groupe la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Une nouvelle étape est franchie. Le groupe socialiste (SOC) à l’assemblée nationale a déposé mardi 14 avril une deuxième proposition de loi de nationalisation de Luxfer et de Famar, deux sociétés d’Auvergne-Rhône-Alpes « particulièrement nécessaires à l’indépendance sanitaire de la Nation » écrivent les signataires.

Nationaliser Luxer sinon rien ?

« Cette proposition de loi arrive au bon moment » estime la première signataire du texte, Christine Pires-Beaune, députée PS de la 2e circonscription du Puy-de-Dôme. « La crise sanitaire fait que ce dossier prend une autre importance, compte tenu de la pénurie de médicaments. Même si, le Ministère des Solidarirés et de la santé nous dit : « Les stocks d’oxygène sont suffisants pour faire face à cette crise !  » Qui nous dit que demain, on n’aura pas une autre crise ? s »interroge l’élue. « Dépendre de la Turquie, de la Chine ou des Etats-Unis pour nous fournir en oxygène, pour le coup se serait très dangereux «  met elle en garde.

Avant sa fermeture définitive en mai 2019, l’usine de Gerzat (Puy-de-Dôme) produisait 220 000 bouteilles par an d’oxygène médical destiné aux hôpitaux. Elle était alors la seule à en produire dans l’Union européenne. Le site fabriquait aussi des bouteilles de gaz haute pression pour les sapeurs-pompiers. De son côté la société Famar basée à Saint-Genis-Laval près de Lyon fabriquait de la chloroquine, médicament testé dans le traitement du coronavirus.
Dans leur proposition de loi, les parlementaires socialistes prennent au mot le Président de la République: « Ce que révéle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché » a reconnu Emmanuel Macron lors de son son allocution du 12 mars dernier.
« Qu’il s’agisse des respirateurs si nécessaires à la réanimation, des équipements de protection ou de certains médicaments, nos stocks étaient insuffisants. Cette situation est le résultat » selon les parlementaires socialistes  » de décennies d’absence de vision stratégique sur l’indépendance sanitaire de la France » peut-on lire dans l’exposé des motifs de la proposition de loi.

Favoriser un repreneur privé..?

Pour la députée de la majorité présidentielle Valérie Thomas:  » On est un peu dans la précipitation. La question de notre indépendance se pose en termes sanitaires, c’est une évidence. Est-ce que demander la nationalisation de Luxfer, un peu dans l’urgence, est une réponse à apporter à cette entreprise ? Je n’en suis pas sûre » tempère l’élue LREM de la 1ère circonscription du Puy-de-Dôme. « Est-ce que la France a un problème avec les bouteilles d’oxygène ? Si j’entends ce que dit le Ministère ? Non ! «  constate V. Thomas. « Il n’y a pas de problèmes sur ces bouteilles qui ne servent finalement » selon la députée « que pour le transport des malades, mais ce n’est pas du tout ce qui est utilisé en réanimation ». Et de préconiser « de travailler sur des solutions de reprises par un ou des acteurs privés, de réfléchir plus stratégiquement sur le devenir de l’entreprise. »
La députée se défend d’être fondamentalement contre « dans la mesure ou elles répondent à des besoins identifiés, je ne suis pas certaine que ce soit le cas pour celle ci. » conclut-elle.

Faut-il réquisitionner Luxfer ? 

A chaque parlementaire sa solution. Le député communiste André Chassaigne « apporte son soutien à toutes les actions qui soutiennent la lutte des salariés. » Mais plutôt que le dépôt d’une proposition de loi, il a fait le choix  » de demander au gouvernement d’actionner l’article de la loi d’urgence Covid 19 qui permet la réquisition immédiate ». La nationalisation viendra ensuite estime le patron de la Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée Nationale..
Une nationalisation qui, en tout état de cause, ne doit pas se faire sur l’achat d’actions. Ce serait faire « un cadeau aux liquidateurs » estime l’élu . D’autant qu’ « avec un immobilier estimé à 4,4 millions d’euros, des machines non transportables sans valeur marchande et un passif environnemental (dépollution) estimé à 20 millions d’euros » sa valeur est nulle conclut le parlementaire.

« La nationalisation de Luxfer c’est faisable » abonde Christine Pires-Beaune. Et sans craindre une irrecevabilité financière. De plus, le projet de loi de finances rectificative a inscrit 20 milliards d’euros dans le budget de l’Etat « pour des prises de participation de l’Etat qui pourraient aller jusqu’à des nationalisations pour une liste d’entreprises. Une liste classée confidentielle » souligne l’élue.

Une reprise d’activité de Luxfer est-elle possible ?

Le 10 avril dernier, les anciens salariés ont écrit au Président de la République pour redemander la nationalisation de l’entreprise. Ce jour là, le Figaro révélait qu’ « un repreneur potentiel du site Thierry Torti Holding (TTH) » s’était manifesté auprès de la Préfecture du Puy-de-Dôme « sans formaliser d’offre auprès du Ministère de l’Economie ». La possibilité d’une reprise du site de Luxfer « a fait l’objet de contacts préliminaires, sans garantie de faisabilité à ce stade » aurait confié Bercy au journal.

Dans ce contexte, le dépôt d’une nouvelle proposition de loi demandant la nationalisation de l’entreprise est forcément bien accueillie par les anciens salariés. « On est assez content de son contenu » se réjouit Alex Peronczyck, ancien représentant CGT Luxfer. « Elle est calquée sur une proposition de loi faite en 1982 . On appartenait alors au groupe Péchiney, on avait été nationalisés en 1982 jusqu’en 1995. On espère qu’elle va aboutir ». Pour l’ancien syndicaliste, il suffit de lever l’obstacle : « Aujourd’hui le blocage à la reprise, c’est Luxfer, qui abuse du droit de propriété privée et continue à prendre à la gorge tout le marché de la bouteille de gaz en abusant de sa position dominante ».

Le 2 avril dernier, Bruno Le Maire, le Ministre de l’Economie et des Finances avait opposé une fin de non recevoir à la demande de nationalisation de l’usine. Motif avancé selon la CGT 63, « ni les salariés, ni les machines ne sont disponibles pour reprendre l’activité, interrompue depuis fin 2019, ce qui rend la production impossible ». C’est faux ! rétorque Axel Peronczyck « C’est un manque de respect total, une méconnaissance de notre dossier » s’insurge l’ancien syndicaliste. « Sur les 136 salariés licenciés et les 27 intérimaires de l’usine, on est en contact avec chacun d’eux. 32 personnes sur les 136 ont retrouvé un travail , dont 12 en contrat précaire ». Depuis le début de l’année et jusqu’au début du déconfinement, une vingtaine d’entre eux s’était barricadé dans les locaux de Luxfer pour éviter le démantèlement du matériel. Sur les 4,5 hectares de l’usine de Gerzat, entre 60 et 70 machines seraient encore opérationnelles. « Les machines sont en l’état et il y a un plan qui a été monté sur un redémarrage en 9 semaines » avance Axel Peronczyck.« Cela c’est la Cgt qui le dit, seuls des experts indépendants pourraient nous dire si la reprise est possible ou pas «  tranche la députée de LREM Valérie Thomas. « Plus de la moitié des salariés ont trouvé une solution d’emploi ou sont en création d’entreprises ou en formation » soutient la députée.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/famar-lyon-seul-fabricant-francais-chloroquine-n-est-toujours-pas-sauve-1817144.html

Famar Lyon, fabricant de Nivaquine (chloroquine), n’est toujours pas sauvé

 

© Rolland Quadrini / MaxPPP

© Rolland Quadrini / MaxPPP

 

Située à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, l’usine pharmaceutique Famar, -qui compte 250 salariés-, est la seule en France habilitée par l’agence du médicament à fabriquer la Nivaquine à base de chloroquine. La société est toujours en redressement judiciaire, et l’inquiétude grandit.

Par Franck Grassaud Publié le 16/04/2020 à 15:04 Mis à jour le 16/04/2020 à 16:35

« Les dernières commandes des clients fixent un arrêt des productions le 3 juillet 2020. L’urgence est d’obtenir de la part de ces donneurs d’ordre un maintien de l’ensemble des activités pour trouver une solution de reprise« , explique Yannig Donius, délégué syndical CGT chez Famar.La société basée dans la Métropole de Lyon, sous-traitante de l’industrie pharmaceutique, notamment de Sanofi et Merck, risque toujours la fermeture. Une seule offre a été déposée auprès des administrateurs judiciaires. Et le tandem d’investisseurs ne reprendrait que 50 des 250 salariés. Leur projet « ne permet pas de garantir un avenir pharmaceutique ni de pérenniser les emplois sur le site », ajoute la CGT.

Beaucoup pensaient que la crise sanitaire allait favoriser la reprise, que le coup de projecteur indirectement donné sur le traitement antipaludique à base de chloroquine allait aider. Pour les salariés, la réponse tarde.

C’est le Cabinet de la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances qui suit le dossier côté gouvernement. « On a un objectif clair, c’est le maintien de l’industrie sur ce site, on y travaille et on y travaillait avant même la crise sanitaire », explique un proche de la secrétaite d’Etat Agnès Pannier-Runacher.

« On attend la confirmation de marques d’intérêt, c’est un travail qui est discret. Il nous faut une reprise adossée à un projet industriel solide. On reste raisonnablement optimistes », ajoute cette source qui explique que l’Etat a « un rôle de conseil pour faire émerger les meilleurs offres. »

Famar Lyon est le seul site industriel à fabriquer et conditionner la Nivaquine, un composé de chloroquine sulfatée, pour le marché français. Parmi la soixantaine de produits fabriqués, 12 médicaments sont « d’intérêt thérapeutique majeur » et restent donc indispensables pour des milliers de patients. Une gamme d’antibiotiques contre les infections poumons/bronches peut également être produite sur le site comme l’Azithromycine.

Secrétaire du comité social et économique, Yannig Donius espère donc une intervention rapide de l’Etat. « La nationalisation de l’entreprise devient une décision incontournable pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique », explique le délégué syndical dans un communiqué.

La nationalisation demandée à l’Assemblée nationale

Le 14 avril, les députés socialistes ont aussi demandé la nationalisation de Famar (chloroquine) mais aussi de Luxfer (bouteilles à oxygène), des sociétés jugées « particulièrement nécessaires à l’indépendance sanitaire de la Nation ». Une proposition de loi a été déposée. Les parlementaires disent s’inspirer « du dispositif propre aux entreprises industrielles de la loi de nationalisation de 1982″.

Outre Famar, les élus défendent également le cas de Luxfer (Gerzat, Puy-de-Dôme). Avant sa fermeture en 2019, l’entreprise était la seule en Europe à fabriquer des bouteilles à oxygène médical.

Les députés Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Le Pen (RN) ont, eux-aussi, réclamé la nationalisation de Luxfer et Famar.

 

https://www.lyonmag.com/article/107023/famar-lyon-la-seule-offre-de-reprise-ne-permettrait-de-garder-que-50-salaries-sur-250

Social    17-04-2020 à 08:59  

Photo d'illustration - DR

 

Famar Lyon : la seule offre de reprise ne permettrait de garder que 50 salariés sur 250

 

Photo d’illustration – DR

L’inquiétude grandit au sein de l’usine de Saint-Genis-Laval en redressement judiciaire.

L’arrivée d’une offre ferme de reprise n’a pas permis aux 250 salariés de voir l’avenir plus sereinement. « Une seule offre de reprise a été déposée auprès des administrateurs judiciaires par un tandem d’investisseurs dont le projet industriel ne permet pas de garantir un avenir pharmaceutique ni de pérenniser les emplois sur le site (reprise de 50 salariés sur 250) », assure la CGT.

Pour rappel, Famar Lyon est la seule usine en France à produire la Nivaquine à base de chloroquine ; un traitement donné à des patients atteints du Covid-19.  »Les dernières commandes des clients (SANOFI, Merck, Astellas, Mylan, Abbott, P&G…) fixent un arrêt des productions le 3 juillet 2020″, précise le syndicat qui tire la sonnette d’alarme. « L’urgence est d’obtenir de la part de ces donneurs d’ordre un maintien de l’ensemble des activités pour trouver une solution de reprise », demande la CGT qui estime une nouvelle fois que « la nationalisation de l’entreprise devient une décision incontournable pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique ».

Ce souhait de nationalisation a déjà fait l’objet d’un courrier d’Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz, deux sénateurs du Rhône. Famar Lyon avait également reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon ou encore Laurent Wauquiez.

 

https://rebellyon.info/FAMAR-Lyon-une-alternative-aux-besoins-de-22178

FAMAR Lyon : une seule solution, la nationalisation

 

Publié le 18 avril 2020

 

La société FAMAR Lyon située à Saint-Genis-Laval (Métropole de Lyon), sous-traitante de l’industrie pharmaceutique employant un peu plus de 250 salariés, risque toujours une fermeture. La nationalisation de l’entreprise devient une décision incontournable pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique.

FAMAR Lyon : une alternative aux besoins de santé publique

La société FAMAR LYON située à Saint-Genis-Laval (Métropole de Lyon), sous-traitante de l’industrie pharmaceutique employant un peu plus de 250 salariés, risque toujours une fermeture.

Une seule offre de reprise a été déposée auprès des administrateurs judiciaires par un tandem d’investisseurs dont le projet industriel ne permet pas de garantir un avenir pharmaceutique ni de pérenniser les emplois sur le site (reprise de 50 salariés sur 250).

Les dernières commandes des clients (SANOFI ; MERCK ; ASTELLAS ; MYLAN ; ABBOTT, P&G…) fixent un arrêt des productions le 3 juillet 2020. L’urgence est d’obtenir de la part de ces dormeurs d’ordre un maintien de l’ensemble des activités pour trouver une solution de reprise.

Cette crise sanitaire doit être le détonateur pour construire une alternative industrielle aux antipodes des logiques de délocalisations et des poli-tiques d’austérité qui fragilisent notre système de santé et multiplient les ruptures de médicaments.

FAMAR LYON est le seul site industriel â fabriquer et conditionner la NIVAQUINE (Chloroquine) pour le marché français. Le porte-feuille produit de l’usine compte parmi sa soixantaine de produits, 12 médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) qui sont indispensables à des milliers de patients.

Une gamme d’antibiotiques contre les infections poumons/ bronches est également enregistrée sur le site (ORDIPHA (Azithromycine) ; ROVAMYCINE (Spiramycine) ; PYOSTACINE (Pristinamycine).

L’indépendance sanitaire doit se construire autour de la création d’un pôle public du médicament et l’entreprise FAMAR LYON doit être une des priorités à intégrer au plan de « participations financières de l’Etat

Voici certaines propositions qui pourraient ré-pondre en partie aux carences avérées de notre système de santé mais également garantir un développement de l’activité sur le site de St Genis Laval dans le cadre d’un programme public de production et de distribution des médicaments :

  • Effectuer sur le territoire, un recensement de tous les derniers lieux de fabrication des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) localisés chez les sous-traitants.
  • Mettre en place une protection particulière (financière et administrative), pour ces MITM sur les sites façonniers (hors réseau de commercialisation du laboratoire phar-maceutique).
  • Constituer un fonds de garantie alimenté par une cotisation des laboratoires pharmaceu-tiques, dont la stratégie d’externalisation a contribué à la situation actuelle.
  • Redémarrer la fabrication des MITM actuellement importés qui ne seraient plus livrés aux patients de façon régulière ou qui seraient identifiés comme à risque de rupture, en privilégiant les sites façonniers disposant déjà des capacités opérationnelles nécessaires. Procéder au même processus pour leurs principes actifs.
  • Constituer des stocks minimum de MITM pour le marché ville et hôpital, indépendamment des choix commerciaux des laboratoires pharmaceutiques.

Ces quelques pistes doivent alimenter le débat sur le renforcement de l’éthique de santé publique dans la chaîne du médicament, mais le temps de la procédure judiciaire pour FAMAR LYON n’est pas extensible et le risque d’une fermeture de l’établissement dés cet été reste entier.

FNIC CGT FAMAR Lyon

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https://www.lyonmag.com/article/107113/le-senat-se-penche-sur-la-nationalisation-de-famar-lyon

Politique    21-04-2020 à 13:25  

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Le Sénat se penche sur la nationalisation de Famar Lyon

 

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Deux sénateurs du Rhône ont déposé un amendement dans le cadre du projet de loi de finances rectificative.

Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz annonce dans un communiqué commun que le Sénat va débuter ce mardi les discussions concernant la nationalisation de Famar Lyon. « Nous serons particulièrement attentifs aux suites données à notre démarche », assurent-ils. Les deux élus avaient déjà écrit au mois de mars au Premier ministre, Édouard Philippe, afin de lui part de la situation inquiétante de l’entreprise.

Pour rappel, l’usine de Saint-Genis-Laval, produisant la Nivaquine à base de chloroquine, est actuellement en redressement judiciaire avec pour l’instant une seule offre de reprise qui ne permettrait de reprendre que 50 salariés du site.

 

https://www.lyonmag.com/article/107167/famar-lyon-un-voeu-pour-la-nationalisation-vote-par-le-conseil-de-la-metropole-de-lyon

Politique    23-04-2020 à 20:02  

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Famar Lyon : un vœu pour la nationalisation voté par le conseil de la Métropole de Lyon

 

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Le cas de l’usine de Saint-Genis-Laval produisant la Nivaquine, actuellement en redressement judiciaire, a été évoqué ce jeudi par les élus.

A la fin de la séance exceptionnelle du conseil de la Métropole de Lyon, le conseiller métropolitain et sénateur, Gilbert-Luc Devinaz, a fait part de son souhait à soumettre au vote un vœu pour la nationalisation de Famar Lyon.

« La crise que nous vivons pose évidemment la question de notre souveraineté sur des secteurs stratégiques, tels que la production de médicaments. Le Président de la République l’a également reconnu lors de sa dernière intervention en évoquant la nécessité de « rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française ». Dans ce contexte, comment abandonner l’entreprise à son sort judiciaire et sa mort programmée en juillet prochain », a notamment déclaré l’élu mobilisé depuis plusieurs semaines sur le sujet.

Gilbert-Luc Devinaz a appelé la Métropole de Lyon à demander au Premier ministre, Édouard Philippe, que son gouvernement « accompagne l’engagement des clients actuels après le 3 juillet«  mais aussi « examine la possibilité de nationaliser (même temporairement) l’entreprise FAMAR« .

Le vœu a finalement été voté à 89 voix pour.

 

https://tribunedelyon.fr/salade-lyonnaise/article/saint-genis-laval-vers-une-nationalisation-de-famar/

Saint-Genis-Laval. Vers une nationalisation de Famar ?

 

David Gossart -
30 avril 2020, 08h14

 

Le Sénat a examiné le 22 avril dernier deux amendements demandant la nationalisation de Famar, le producteur de médicaments de Saint-Genis-Laval (lire ici et ). Un de ces deux amendements avait été déposé par les sénateurs PS du Rhône Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz (en savoir plus).

La secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher a rappelé que le gouvernement suivait ce dossier depuis des mois « comme le lait sur le feu » mais était surtout en attente « d’un projet de reprise solide ».

Le lendemain, la Métropole de Lyon a voté un vœu en faveur d’un « accompagnement des clients » de Famar au-delà du 3 juillet, date d’expiration de son carnet de commandes, afin d’envisager une nationalisation, même temporaire. La Métropole a par ailleurs proposé de reprendre le foncier pour ne laisser à un repreneur que l’investissement dans l’outil de production.

 

https://www.lettrevalloire.com/flash-eco/2020-franck-supplisson-veut-rebondir-dans-le-medicament/

Frank Supplisson veut rebondir dans le médicament

 

le 30 avril 2020 à 18h15

Frank Supplisson veut rebondir dans le médicament

EXCLUSIF

Sur le point de tourner le dos à la politique, Frank Supplisson – encore président pour quelques semaines de l’Agglomération Montargoise et Rives du Loing (AME) – pourrait rebondir dans l’industrie pharmaceutique.
À la tête d’un groupe d’entrepreneurs, l’ancien directeur de cabinet d’Éric Besson à Bercy a déposé une offre ferme de reprise de l’usine Famar de St-Genis-Laval, près de Lyon (69), la seule de ce groupe grec de sous‑traitance pharmaceutique qui n’avait pas été confiée à Delpharm au début de l’automne. Frank Supplisson (ci-dessus), qui a déjà redressé avec plus ou moins de succès plusieurs entreprises en difficulté (Ascométal, Montataire Industry et plus récemment Tarbes Industry), ne prévoirait que la reprise d’environ 50 des salariés d’une unité qui en compte 290, dont 40 intérimaires. Selon nos informations, les administrateurs judiciaires, Me Éric Étienne‑Martin et Me Frédéric Abitbol, auraient demandé à Frank Supplisson et à ses associés de formuler une proposition un peu plus ambitieuse sur le plan social. Ils ont jusqu’au 30 mai pour le faire.

Mais l’homme d’affaires montargois n’est pas le seul à convoiter cette usine en redressement judiciaire depuis juillet 2019, dont on a beaucoup parlé il y a peu. Elle conditionne en effet, pour le compte de Sanofi, l’antipaludique Nivaquine, dont le principe actif est la désormais fameuse chloroquine. On a d’ailleurs cru à tort que Famar Lyon produisait elle‑même la chloroquine alors qu’elle importe ce principe actif du Sud‑Est asiatique pour ne fabriquer que le médicament.

Le libanais Benta Pharma Industries (BPI), qui exploite deux unités industrielles à Dbayeh, au nord de Beyrouth, et au Caire pour y employer quelque 400 salariés, aurait adressé une lettre d’intention aux administrateurs en faisant également part de son intérêt pour le site de St-Genis-Laval, sans préciser à ce stade le périmètre de son projet. Celui‑ci devra être confirmé par une offre ferme et déposé avant la date fatidique du 30 mai.

 

https://www.leprogres.fr/edition-sud-lyonnais/2020/05/06/a-saint-genis-laval-famar-bientot-sauvee-par-le-largactil

À Saint-Genis-Laval, Famar bientôt sauvée par le Largactil?

 

En redressement judiciaire depuis juin 2019, Famar Lyon cherche toujours un repreneur. Ce sous-traitant des grands labos fonde à présent des espoirs sur le Largactil (chlorpromazine).

Par Fabrice DUFAUD – Hier à 20:00 | mis à jour à 23:35 – Temps de lecture : 2 min

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La chlorpromazine contre le Covid-19 : un éclairage intéressant dans Corruption title-1588791853

Famar Lyon est l’unique fabricant de Largactil, un médicament qui pourrait être efficace contre le covid-19. Photo Progrès /Joël PHILIPPON

 

En redressement judiciaire depuis le 24 juin 2019, Famar Lyon cherche toujours un repreneur. Ce sous-traitant des grands labos tente de se montrer sous ses plus beaux atours. Après avoir mis en lumière sa production de Nivaquine (sulfate de chloroquine) , l’entreprise saint-genoise fonde des espoirs sur le Largactil (chlorpromazine).

La production de ce vieux médicament commercialisé par Sanofi est, pour l’heure, exclusivement confiée à Famar. Or, le Largactil pourrait être efficace contre le covid-19. Depuis lundi, ce neuroleptique fait l’objet d’un essai clinique.

Un médicament utilisé dans l’étude “reCoVery”

Cette première étude sur l’homme, baptisée “reCoVery”, est menée au sein du Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris psychiatrie & neurosciences, en partenariat avec l’Institut Pasteur. Une expérimentation in vitro vient de rendre ses conclusions, publiées sur l’archive MedRxiv. Elle confirme l’action antivirale de la chloropromazine sur le SARS-CoV-2.

« Le premier traitement antipsychotique de l’histoire pourrait donc jouer un rôle clé dans la lutte contre la prolifération d’une pandémie », précise un communiqué du GHU paru lundi. Famar Lyon attend les résultats de reCoVery avec impatience. Et se dit capable de produire 500 000 unités de Largactil par an.

« L’approvisionnement en principe actif ne devrait pas poser de problème, précise Yannig Donius, délégué syndical CGT. Il est produit à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence), sur un site de Sanofi. »

 

https://www.lyonmag.com/article/107449/apres-la-nivaquine-le-largactil-pour-sauver-famar-lyon

Santé    07-05-2020 à 09:21 

Photo d'illustration - DR

 

Après la Nivaquine, le Largactil pour sauver Famar Lyon ?

 

Photo d’illustration – DR

L’usine de Saint-Genis-Laval veut montrer qu’elle est plus que jamais impliquée dans la lutte contre le Covid-19.

Après la Nivaquine (nom sous lequel est venu la chloroquine promue par Didier Raoult ndlr), Famar Lyon met en avant un autre médicament que l’entreprise produit sur son site et commercialisé par Sanofi. Il s’agit du Largactil, connu également sous le nom de chlorpromazine, un antipsychotique faisant l’objet d’un essai depuis le début de la semaine dans la course contre la montre pour trouver un traitement contre le Covid-19.

« Le repositionnement du neuroleptique Largactil (Chlorpromazine), dans le traitement du Covid-19 pourrait diminuer l’évolution défavorable de l’infection et réduire sa contagiosité. Un essai pilote de phase III est en cours, protocole répondant aux recommandations de l’OMS », explique la CGT du site dans un communiqué.  »Le bénéfice potentiel du Largactil contre le Covid-19 pourrait placer Famar Lyon au centre de l’échiquier, apportant la preuve que le site apparaît comme stratégique dans la lutte contre ce coronavirus et participant ainsi à l’indépendance de notre système de santé », poursuit le syndicat.

Pour rappel, l’usine de Saint-Genis-Laval, dont la nationalisation est demandée, est actuellement en redressement judiciaire. Les 250 salariés de Famar Lyon attendent de connaître les offres de reprise dont la date de limite de dépôt est fixée au 25 mai.

 



La chlorpromazine contre le Covid-19 : compléments d’informations

On devrait toujours tout rechercher et lire avant de se lancer dans le commentaire… ce que je fais habituellement, autant que possible.

Cependant, hier, j’ai réagi à un article assez succinct de Nice Matin sur l’essai clinique « reCovery » qui avait été annoncé lundi, le premier que je venais de trouver sur le sujet, immédiatement après l’avoir lu et sans avoir pris le temps de chercher autre chose :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/05/05/un-antipsychotique-contre-le-covid-19/

Ayant moi-même mes petits problèmes de santé, j’émerge tout juste d’un épisode un peu difficile et n’ai pas encore toute ma tête ni tous mes réflexes habituels…

Je corrige aujourd’hui, après avoir déjà lu hier soir l’article de France Info, mais j’étais trop claquée pour reprendre tout de suite… et là, bizarrement, j’ai l’impression qu’il a été modifié sur plusieurs points… Est-ce la fatigue qui me joue des tours, ou non ?

Enfin, ce n’est pas grave, il tend toujours à confirmer que les psychiatres qui se lancent dans cet essai ont bien traité un taux non négligeable de leurs patients avec de la chlorpromazine, alors que d’autres médias, notamment Libération hier, disent bien comme moi que ce médicament est aujourd’hui peu prescrit. J’en ai déjà donné les raisons, assez logiques, évidentes, tout à fait compréhensibles.

Or, nous apprenons donc avec le lancement de cet essai qu’il existe encore des services de psychiatrie qui le prescrivent très largement… ce qui est confirmé non seulement par une partie des journalistes ayant interviewé ces audacieux psychiatres mais également par leurs propres communiqués :

https://www.ghu-paris.fr/fr/actualites/recherche-covid-19-recovery-effets-anti-viraux-de-la-chlorpromazine-confirmes-vitro-le

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0013700620300798

Questions : à quels patients ? internés pour quels motifs ?

Par ailleurs, ils exposent que des retours d’expérience similaires aux leurs sont « rapportés de Chine, d’Italie, d’Espagne et d’autres hôpitaux de l’Hexagone». Rien de surprenant là-dedans, contrairement à ce qu’ils laissent entendre (voir mon article d’hier). On notera seulement que ni les Chinois ni les Italiens ni les autres n’ont pour autant imaginé d’utiliser la chlorpromazine ou d’autres neuroleptiques pour traiter les malades du Covid-19.

Et j’ai bien lu ce matin que certains annoncent déjà que les mêmes essais cliniques sont aussi envisagés pour d’autres neuroleptiques, ce qui paraît somme toute assez logique, vu qu’ils ont à peu près tous les mêmes propriétés.

Pourquoi donc la chlorpromazine ?

Eh bien, il existe une littérature… des tests in vitro anciens et renouvelés récemment…

France Info :

« On connaissait des travaux développés depuis les années 80 sur les propriétés antivirales de plusieurs traitements utilisés en psychiatrie, explique-t-elle, « on s’est plongé dans la littérature et on a découvert trois articles qui avaient été publiés en 2014 et 2018. Ils montraient qu’un antipsychotique, la chlorpromazine, avait déjà démontré, in vitro sur des cellules, son efficacité sur les coronavirus qui étaient responsables des précédentes épidémies en 2002 et en 2012. » La psychiatre et son équipe se sont alors tournés vers l’Institut Pasteur pour tester si la chlorpromazine pouvait être efficace sur le coronavirus actuel. « Les résultats de l’étude à Pasteur montrent qu’effectivement la chlorpromazine a une efficacité contre le coronavirus responsable de l’épidémie actuelle. L’équipe de Pasteur a pu tester cela sur des cellules animales et aussi des cellules humaines, ce qui est une première mondiale », souligne Marion Plaze.

France Inter :

Le docteur Marion Plaze, cheffe de service à l’hôpital Sainte-Anne, s’est associée à l’institut Pasteur pour la première étape. « Avec l’institut Pasteur, nous avons pu montrer que la chlorpromazine avait bien une efficacité antivirale contre le nouveau coronavirus. Elle va venir gêner l’entrée des virus dans les cellules en bloquant les outils que les virus vont utiliser pour rentrer dans la cellule », explique-t-elle. « Cela a été démontré sur des cellules animales et aussi sur des cellules humaines, ce qui est une première mondiale. »

Ah ouais… bof… ce truc-là est de toute façon aussi aimable qu’une porte de prison ou un Luraghi sur Twitter : il bloque tout…

On rappelle ici que l’hydroxychloroquine du Pr Raoult a aussi fait la preuve de son efficacité contre le virus in vitro, mais que pour l’instant, aucune étude sur l’homme qui soit exempte de toute critique n’est venue confirmer qu’elle soit appropriée pour traiter les malades du Covid-19.

Quant aux résultats déjà patents de la pandémie en psychiatrie, ils procèdent à n’en pas douter des mécanismes que j’expliquais hier et qui sont parfaitement connus depuis longtemps.

Il ne faut pas croire pour autant que les virus restent sans aucun effet sur les schizophrènes ou les personnes traitées par neuroleptiques, ils les attaquent directement dans leurs points faibles ou fragilisés par les traitements : le cerveau, le coeur, les organes nobles que les réactions habituelles du système immunitaire ont pour but de protéger au maximum.

Vous voulez que je vous dise ?

Une balle dans la tête du malade aussi, ça peut très bien marcher contre le Covid-19 qui dès lors ne pourra plus se répliquer ni survivre très longtemps là où il a élu domicile…

Cela dit, on constate aussi depuis le début du confinement que les personnes psychiatrisées, qu’elles soient hospitalisées ou non, n’en sont absolument pas gênées.

Pensez donc, entre les enfermements en psychiatrie et tous les viols qui la plupart du temps en sont la cause, que les victimes aient pu craquer ou être internées à la demande de leurs bourreaux afin de garantir à ces derniers une impunité totale, elles en ont vu bien d’autres…

Ce sont des jeunes sans antécédents que l’on voit actuellement se présenter aux services d’urgences avec des bouffées délirantes dont il est précisé dans l’article de Libération faisant le point sur la question qu’elles « se soignent assez vite, même si elles peuvent présager d’une entrée dans une maladie mentale… » … en raison du traitement neuroleptique…

Sans traitement, elles disparaissent comme elles sont venues et restent la plupart du temps sans conséquence…

 

 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/traitement-contre-le-covid-19-les-effets-dun-antipsychotique-prometteurs-une-premiere-etude-sur-lhomme-lancee-en-france_3948041.html

Traitement contre le Covid-19 : les effets d’un antipsychotique prometteurs, une première étude sur l’homme lancée en France

 

Les médecins-chercheurs du groupement hospitalier universitaire Paris psychiatrie et neurosciences ont constaté que les soignants étaient davantage contaminés par le Covid-19 que leurs patients, pour beaucoup traités avec la chlorpromazine.

 

Le service de soins intensifs réservés aux malades du Covid-19, au sein de l\'hôpital Saint-Anne, à Paris, le 10 avril 2020. 
Le service de soins intensifs réservés aux malades du Covid-19, au sein de l’hôpital Saint-Anne, à Paris, le 10 avril 2020.  (MERYL CURTAT / HANS LUCAS)

 

La chlorpromazine est à l’essai pour tester un effet antiviral sur le Covid-19, indiquent les médecins-chercheurs du Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris psychiatrie & neurosciences dans un communiqué publié ce lundi 4 mai. La chlorpromazine est un antipsychotique utilisé depuis des décennies notamment dans le traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires.

>> Coronavirus : suivez l’évolution de la crise sanitaire dans notre direct

Baptisée « reCovery », la première étude sur l’homme dans le monde débute au sein du GHU parisien en partenariat avec l’Institut Pasteur, explique le communiqué. « Les services de soins en psychiatrie constatent une faible prévalence de formes symptomatiques et sévères du Covid-19 chez les patients atteints de troubles psychiques »  pourtant « à risque » (surpoids, troubles cardio-vasculaires), est-il expliqué.

La chlorpromazine pourrait agir comme un inhibiteur de l’entrée du virus dans les cellules, ou endocytose. Ce phénomène serait opérant à des stades précoces, mais aussi tardifs, de l’infection.GHU Paris psychiatrie et neurosciences

D’après le GHU Paris psychiatrie & neurosciences, le même phénomène a été constaté dans d’autres hôpitaux de l’Hexagone, en Chine, en Italie et en Espagne. À l’hôpital Saint-Anne, situé au sein du GHU, les médecins-chercheurs ont constaté que « 19% du personnel soignant ont contracté le Covid-19″, contre « seulement 3% des patients hospitalisés », indiquent les chercheurs.

« Une piste intéressante qui nécessite d’être confirmée chez l’homme »

Le premier médicament antipsychotique de l’histoire médicale est encore largement prescrit pour traiter des troubles relevant de la bipolarité ou de la schizophrénie, il peut aussi servir en anesthésie ou en obstétrique. Son usage est « une piste intéressante qui nécessite d’être confirmée chez l’homme » explique sur franceinfo le docteur Marion Plaze, psychiatre et chef de service à l’hôpital Sainte-Anne à Paris. Elle coordonne l’étude sur l’homme pour tester les propriétés antivirales de la chlorpromazine.

« On connaissait des travaux développés depuis les années 80 sur les propriétés antivirales de plusieurs traitements utilisés en psychiatrie, explique-t-elle, « on s’est plongé dans la littérature et on a découvert trois articles qui avaient été publiés en 2014 et 2018. Ils montraient qu’un antipsychotique, la chlorpromazine, avait déjà démontré, in vitro sur des cellules, son efficacité sur les coronavirus qui étaient responsables des précédentes épidémies en 2002 et en 2012. » La psychiatre et son équipe se sont alors tournés vers l’Institut Pasteur pour tester si la chlorpromazine pouvait être efficace sur le coronavirus actuel. « Les résultats de l’étude à Pasteur montrent qu’effectivement la chlorpromazine a une efficacité contre le coronavirus responsable de l’épidémie actuelle. L’équipe de Pasteur a pu tester cela sur des cellules animales et aussi des cellules humaines, ce qui est une première mondiale », souligne Marion Plaze.

Nous allons débuter une étude pilote sur 40 patients pour essayer de démontrer l’intérêt de cette molécule dans le traitement du Covid-19.Marion Plaze, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne sur franceinfo

L’étude  »reCovery » va prendre environ un mois, précise Marion Plaze. « Si les résultats étaient probants, il faudrait d’abord les confirmer sur un plus grand groupe de patients. C’est ce qu’on appelle une étude pivot. Elle est nécessaire avant de pouvoir passer un traitement en utilisation routine clinique. La chlorpromazine pourrait tout à fait être donnée le temps du Covid-19, pendant quelques semaines, lorsque les patients sont hospitalisés afin de réduire la durée de la maladie et de réduire sa sévérité », détaille-t-elle. Pour l’instant, son équipe est la seule qui ait proposé une étude chez l’homme pour traiter le Covid-19 avec la chlorpromazine.

 

La sélection de franceinfo sur le coronavirus

 

La chlorpromazine contre le Covid-19 : compléments d'informations dans Calomnie coronavirus

 

 

https://www.franceinter.fr/un-antipsychotique-va-etre-teste-contre-le-coronavirus-une-premiere-mondiale

Un antipsychotique va être testé contre le coronavirus, une première mondiale

 

par Danielle Messager publié le 5 mai 2020 à 7h07

Le médicament est utilisé pour les troubles de schizophrénie ou de bipolarité. Son efficacité antivirale contre le nouveau coronavirus a été montrée par des chercheurs.

L'efficacité de l'antipsychotique a été montrée par des chercheurs.
L’efficacité de l’antipsychotique a été montrée par des chercheurs. © AFP / NICOLA VIGILANTI

 

C’est une première mondiale. La chlorpromazine (Largactil pour son nom commercial), un antipsychotique largement prescrit en psychiatrie pour les troubles de bipolarité ou de schizophrénie, va être testé contre le Covid-19. Son action antivirale avait déjà été remarquée.

Depuis le début de l’épidémie, peu de malades hospitalisés en psychiatrie – seulement 3% – ont été touchés par le Covid-19. Un chiffre qui monte à 19% chez les soignants alors qu’ils partagent le même espace, la distanciation étant difficile à appliquer en psychiatrie. D’où cette interrogation sur cet antipsychotique que prennent les malades, alors que la littérature scientifique avait démontré son efficacité sur d’autres coronavirus ou sur le virus de la grippe.

« Une efficacité antivirale contre le nouveau coronavirus »

Le docteur Marion Plaze, cheffe de service à l’hôpital Sainte-Anne, s’est associée à l’institut Pasteur pour la première étape. « Avec l’institut Pasteur, nous avons pu montrer que la chlorpromazine avait bien une efficacité antivirale contre le nouveau coronavirus. Elle va venir gêner l’entrée des virus dans les cellules en bloquant les outils que les virus vont utiliser pour rentrer dans la cellule », explique-t-elle. « Cela a été démontré sur des cellules animales et aussi sur des cellules humaines, ce qui est une première mondiale. »

Une démonstration in vitro qui justifie maintenant un passage à l’homme : « La prochaine étape sera de confirmer cette hypothèse intéressante en réalisant un essai clinique chez quarante patients hospitalisés pour la prise en charge du Covid-19. »

Cet essai, avec ce qui fut le premier antipsychotique de l’Histoire, devrait donner de premiers résultats dans un mois.

 

 

https://www.liberation.fr/france/2020/05/05/covid-19-nouvelles-du-front-des-fous_1787404

Covid-19 : nouvelles du front des fous

 

Par Eric Favereau — 5 mai 2020 à 14:42
A l’hôpital psychiatrique du Clos-Bénard à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le 12 février. Photo Christophe Archambault. AFP

L’hôpital psychiatrique a bien tenu le coup, en dépit de moyens dérisoires. Les malades longue durée n’ont pas craqué avec le confinement. En revanche, les urgences ont vu affluer des patients inconnus jusque-là, avec des bouffées délirantes inédites.

  • Covid-19 : nouvelles du front des fous

C’est la bonne surprise, inattendue et réconfortante. Alors que bon nombre de psychiatres redoutaient ces dernières semaines les conséquences du confinement pour leurs patients, les choses se sont plutôt bien passées. «Dans nos unités d’hospitalisations, nos patients longue durée en particulier, n’ont pas craqué», rapporte le Dr Laurent Vassal qui dirige la Commission médicale d’établissement de l’hôpital Ville-Evrard à Neuilly-sur-Marne, en charge entre autres de l’est et du nord de Paris, une des parties les plus défavorisées de l’Ile-de-France. «Le confinement ils connaissent», poursuit la Dr Françoise Linard. «Certains patients n’ont pas vu de grande différence. Ce qui est très lourd, ce sont les angoisses sans objet. Là, il y avait un objet.»

De fait, cette bonne surprise se retrouve un peu partout, aussi bien dans les hôpitaux psychiatriques autour de Paris, que ceux du Havre, de Bayonne ou de Strasbourg. «Nos patients que l’on voyait en ambulatoire, s’en sont également bien sortis. On a continué à les suivre avec les téléconsultations. Cela a bien fonctionné. Et quand on n’avait pas de nouvelles, on allait les voir», détaille le Dr Laurent Vassal. «On a beau être fou, on a des ressources», rappelle Tim Greacen, chercheur à Maison-Blanche et proche des associations de malades. «C’est sur ces ressources propres à chacun qu’il faut s’appuyer pour les accompagner. Et non pas les abrutir ou les enfermer», souligne-t-il.

La psychiatrie, parent pauvre du Covid-19

A côté de cette bonne surprise, il y a le contexte. Cette crise sanitaire n’a fait que confirmer que la psychiatrie publique reste le parent pauvre de notre système de santé. «Nous n’avons rien obtenu. Zéro de chez zéro», raconte le Dr Laurent Vassal. Et cela n’a pas été sans conséquence. A Ville-Evrard, certaines unités de soins ont vu leur personnel ravagé par le Covid-19. «Dans l’une d’entre elles, détaille le médecin, près de 80 % des soignants étaient absents, la plupart parce qu’ils étaient infectés. On n’avait pas de masques. Rien. On a même monté des ateliers pour fabriquer des tenues de protection avec des sacs-poubelles.»

Ce médecin et plusieurs autres psychiatres de Ville-Evrard se sont retrouvés, eux aussi, infectés. «C’était le dénuement total. A nous de nous débrouiller. Mais, ce que j’ai trouvé insupportable, c’est d’avoir infecté ma compagne.» Pour autant, une solidarité inédite s’est construite. «Entre médecins, entre hôpitaux, on s’est entraidés, poursuit le Dr Vassal. Des hôpitaux de Clermont-Ferrand et d’ailleurs, avec qui on avait des liens, nous ont envoyé des infirmières, des médecins. L’ONG Aviation sans frontières a assuré leur transport en avion. Une aide magnifique. Mais c’est nous, médecins, qui avons tout monté.» Et quid des autorités sanitaires ? «Zéro. A part des recommandations qui ne servaient à rien, cela a été la république autonome de la psychiatrie», lâche Laurent Vassal. «Au niveau de la direction de l’hôpital, ils ont fait tout ce qu’ils ont pu», tempère une chef de pôle de Ville-Evrard.

Ceux qui perdent la tête

Le coronavirus a fait affluer vers des hôpitaux des patients inconnus jusque-là du monde de la santé mentale : des personnes qui craquent après de semaines de confinement à leur domicile. Ils délirent. Se prennent pour le virus, ou se lancent dans des diatribes messianiques. D’autres évoquent encore leur responsabilité coupable dans cette épidémie.

La Dr Marie-Christine Beaucousin, cheffe de secteur de psychiatrie à l’hôpital Ville-Evrard en a vu et entendu beaucoup. Avec quelques autres psychiatres, elle s’est démenée depuis deux mois pour construire une sorte de veille commune sur le nord de l’Ile-de-France et apporter ainsi une réponse commune face à des urgences en psychiatrie. Elle raconte : «Au début, l’activité s’était effondrée. Et depuis quelques semaines, nous voyons arriver des jeunes, sans antécédent. Ils présentent des bouffées délirantes aiguës. Aussi bien des garçons que des filles. On a regardé s’il y en avait plus qu’avant. C’était bien le cas. Et on ne s’y attendait pas du tout», lâche la Dr Beaucousin.

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Comment peut-on l’expliquer ? «Les éléments déclenchants ? Bien sûr il y a le climat très anxiogène de ce confinement, analyse Marie Christine Beaucousin. Et nous sommes dans un des départements les plus pauvres avec des conditions de logement parfois très difficiles. Le confinement pouvait être très tendu. Mais ce n’est pas très clair. On s’attendait à voir nos malades habituels, et bien non. Certains de mes collègues ont mis en avant des hypothèses sur l’usage de toxiques [médicaments notamment, ndlr], des abus de drogues ou des drogues nouvelles. On va essayer de comprendre. Peut-être ? Mais on n’a pas de réponses.»

En tout cas, ces bouffées délirantes se soignent assez vite, même si elles peuvent présager d’une entrée dans une maladie mentale…

Et si les antipsychotiques se révélaient anti-coronavirus ?

Dans la course aux traitements contre le Covid-19, voilà que ces jours-ci sont apparus les molécules antipsychotiques, et en particulier le largactil, une molécule très largement prescrite en psychiatrie.

Selon des chercheurs de l’hôpital Sainte-Anne à Paris, les services de soins en psychiatrie ont constaté un faible nombre de formes symptomatiques et sévères du Covid-19 chez les patients atteints de troubles psychiques.

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«Pourtant, les populations concernées présentent des tableaux cliniques (surpoids, troubles cardio-vasculaires) les plaçant a priori dans les catégories à risque», notent ces chercheurs. Or, dans le XVarrondissement de Paris et au sein de l’hôpital, «alors qu’en moyenne 19 % du personnel médico-soignant avait contracté le Covid-19, seuls 3 % des patients hospitalisés ont été dépistés positifs. C’est peu. Des retours similaires ont été rapportés de Chine, d’Italie, d’Espagne et d’autres hôpitaux de l’Hexagone».

Coincidence ou lien de causalité. Ces médecins-chercheurs, en partenariat avec l’Institut-Pasteur, ont lancé le projet reCoVery : avec le repositionnement de la chlorpromazine (le largactil) dans le traitement du Covid-19. «Il s’agit de la première étude mondiale sur le sujet.» Non sans raison, ils ajoutent : «Dans la course à la recherche sur le Covid-19, ce sont les stratégies de repositionnement de molécules connues qui priment, compte tenu de l’urgence à développer des thérapeuties. La chlorpromazine pourrait agir comme un inhibiteur de l’entrée du virus dans les cellules, ou endocytose.» Une hypothèse qui reste évidemment à vérifier. Ce médicament est aujourd’hui peu prescrit.

Eric Favereau

 

 

https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200505.OBS28404/oestrogenes-anticorps-de-lama-antipsychotiques-la-science-explore-toutes-les-pistes-contre-le-coronavirus.html

Oestrogènes, anticorps de lama, antipsychotiques… la science explore toutes les pistes contre le Covid

 

Partout dans le monde, des hypothèses sont explorées tous azimuts pour contrer le Covid-19.

 

Par L’Obs

Publié le 05 mai 2020 à 16h11 Mis à jour le 05 mai 2020 à 16h12

Temps de lecture 3 min
Le monde scientifique s’affaire depuis des mois pour trouver un traitement au coronavirus. Photo d’illustration. (TEK IMAGE/SCIENCE PHOTO LIBRARY / Science Photo Library via AFP)
Le monde scientifique s’affaire depuis des mois pour trouver un traitement au coronavirus. Photo d’illustration. (TEK IMAGE/SCIENCE PHOTO LIBRARY / Science Photo Library via AFP)

 

Le monde est lancé dans une course pour trouver un traitement ou un vaccin contre le coronavirus. Les essais se comptent par dizaines, et leurs résultats sont attendus avec fébrilité. Parmi les plus scrutés, on trouve notamment l’essai européen Discovery, qui teste plusieurs médicaments, dont l’hydroxychloroquine, le Kaletra et le Remdésivir.

D’autres pistes de traitement, passées plus inaperçues, pourraient faire hausser le sourcil. Elles sont pourtant très sérieuses.

Suivez la crise du Covid-19 avec « l’Obs »

 

Des morts qui se comptent par dizaines de milliers, des milliards d’humains confinés : la pandémie de coronavirus a plongé le monde dans un scénario digne d’un film catastrophe. « L’Obs » vous offre des clés pour comprendre : en explorant les pistes pour affronter cette récession historique ; en réfléchissant au monde de demain avec les plus grands philosophes ; en couple, au travail, comment vivons-nous le confinement ?… Pour tout savoir, suivez notre rubrique dédiée.

Le lama, allié contre le virus ?

« Un lama belge pourrait détenir la clé qui permettrait de produire un anticorps neutralisant le coronavirus qui cause le Covid-19 », annonce ainsi un article du quotidien de Hong Kong « South China Morning Post » repéré par le « Courrier international ».

Ce lama de quatre ans, nommé Winter, aurait développé des anticorps contre les coronavirus lorsqu’on lui a injecté les virus Sars et Mers dans l’espoir de développer un traitement pour ces maladies en 2016, dans le cadre d’une expérience menée par des scientifiques de l’Université du Texas et du Centre de biotechnologie médicale de Gand, en Belgique.

 

Les lamas, tout comme d’autres camélidés, produisent en effet deux types d’anticorps lorsqu’ils détectent des agents pathogènes : l’un ressemble aux anticorps humains tandis que l’autre, plus petit, a une action plus spécifique sur les virus. Selon Jason McLellan, de l’Université du Texas à Austin et co-auteur de l’étude, ce nouvel anticorps développé par Winter le lama est l’un des « premiers anticorps connus pour neutraliser Sars-CoV-2 [le nom officiel du nouveau coronavirus, NDLR]».

L’équipe de scientifique s’est dite encouragée par ses résultats préliminaires, qui seront publiés dans la revue scientifique « Cell » la semaine prochaine. Des études et des essais cliniques sont toutefois nécessaires pour voir si cet anticorps être utilisé chez l’homme.

La piste des hormones « féminines »

Des deux côtés des Etats-Unis, à Los Angeles et à New York, des médecins se sont eux penchés sur une statistique : les hommes meurent plus que les femmes du coronavirus. Ils en ont tiré cette interrogation : et si la progestérone ou les oestrogènes, ces hormones « féminines » (présentes dans le corps humain mais en plus grand nombre chez la femme), protégeaient mieux de la maladie ?

A New York, les médecins ont donc débuté en avril un essai dans lequel ils ont injecté des oestrogènes chez des patients atteints du Covid-19. A Los Angeles, les médecins se sont tournés vers la progestérone, qui a des propriétés anti-inflammatoires et pourrait potentiellement prévenir des réactions dangereuses du système immunitaire, rapportait le « New York Times » fin avril.

 

Interrogée par le quotidien, le docteur Sharon Nachman, de l’université Stony Brook, reste toutefois prudente, estimant qu’« on ne comprend peut-être pas très bien comment l’œstrogène fonctionne, mais on peut peut-être voir comment le patient y réagit ».

Les résultats de ces essais pourraient être connus dans les mois à venir.

Un antipsychotique bientôt testé en France

En France, c’est l’efficacité de la chlorpromazine qui va être mise à l’essai, rapporte France Inter ce mardi. L’action antivirale de cet antipsychotique prescrit en psychiatrie pour les troubles de bipolarité ou de schizophrénie, notamment contre d’autres coronavirus ou encore contre la grippe, avait déjà été remarquée.

Seulement 3 % des malades hospitalisés en psychiatrie ont été touchés par le Covid-19 depuis le début de l’épidémie, rappelle la radio publique, alors que 19 % des soignants partageant le même espace ont été atteints.

 

« Avec l’institut Pasteur, nous avons pu montrer que la chlorpromazine avait bien une efficacité antivirale contre le nouveau coronavirus », explique à France Inter le docteur Marion Plaze, cheffe de service à l’hôpital Sainte-Anne, qui s’est associée à l’institut pour la première étape de ce test.

« Elle va venir gêner l’entrée des virus dans les cellules en bloquant les outils que les virus vont utiliser pour rentrer dans la cellule. Cela a été démontré sur des cellules animales et aussi sur des cellules humaines, ce qui est une première mondiale. »Après cette démonstration in vitro, quarante patients hospitalisés pour Covid-19 vont participer à la prochaine étape de cet essai clinique. Les résultats devraient être connus dans un mois.

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L’Obs

 



Un antipsychotique contre le Covid-19…

Que de présumés malades mentaux tous enfermés en hôpital psychiatrique soient moins atteints par le Covid-19 que les « soignants » qui s’en occupent (voir article ci-dessous) n’est pas a priori pas très surprenant, vu que les seconds mènent leurs vies en dehors de l’hôpital et multiplient ainsi les chances de rencontrer le Convid-19 et d’être contaminés par ce virus, ce dont les premiers sont totalement privés.

Cependant, les antipsychotiques dont sont gavés les présumés malades mentaux qui séjournent en hôpital psychiatrique ont aussi pour effet, tous, de limiter de façon drastique chez les personnes qui en prennent le stress et toutes ses conséquences, dont, de manière automatique, une baisse des défenses immunitaires de l’organisme qui favorise le développement de toutes les maladies infectieuses.

Or, à l’inverse, leurs soignants sont actuellement particulièrement stressés, ce qui les fragilise grandement face au virus auquel ils sont déjà, a priori, bien plus exposés que leurs malades.

Mais ce n’est pas tout.

On sait aussi depuis très longtemps que le système immunitaire des schizophrènes est déficient et ne réagit pas ou peu aux différentes agressions qui ordinairement provoquent les réponses / symptômes visibles, sinon spectaculaires, caractéristiques des maladies provoquées par divers agents pathogènes extérieurs à l’organisme. Ainsi, par exemple, ne souffrent-ils jamais d’allergies, dont les manifestations ne sont que des réponses exagérées du système immunitaire, qui chez eux, au contraire, ne réagit pas suffisamment.

Or, l’on commence aussi à savoir qu’une bonne partie des troubles provoqués par le Covid-19, notamment parmi les plus sévères, résulte des réponses immunitaires de l’organisme à son agression.

Les schizophrènes, dont le système immunitaire est déficient et réagit peu, sont donc assez logiquement épargnés par tous ses emballements destructeurs.

Aussi, il n’est absolument pas surprenant de constater aujourd’hui qu’ils sont bien moins atteints que leurs « soignants » par le Covid-19.

C’est d’ailleurs le même constat que pour un grand nombre d’autres maladies, notamment les simples rhumes, grippes ou angines : les malades mentaux n’en ont jamais, ou presque jamais, tous les soignants des hôpitaux psychiatriques le savent bien.

On peut se demander pourquoi le système immunitaire de ces malades ne réagit pas ou peu : est-ce lié à leur maladie psychiatrique ou est-ce un effet de son traitement usuel ? Répondre à cette question est assez difficile du fait que le schizophrène n’existe pas avant d’avoir été diagnostiqué comme tel, et donc, de recevoir un traitement neuroleptique : comment alors faire la part des choses ?

Il est probable que l’un et l’autre provoquent ou soient chacun plus ou moins associés à ce même effet (voir second article ci-dessous), les neuroleptiques ayant quand même tous un effet dépresseur majeur qui éventuellement pourrait encore une fois être démontré par l’essai clinique reCoVery (voir ci-dessous), auquel cas les psychiatres seraient amenés à reconnaître publiquement que les déficiences du système immunitaire des schizophrènes ou personnes diagnostiquées comme telles sont au moins en partie provoquées par les neuroleptiques qui leur sont prescrits.

Or, ayant aussi constaté un risque accru de survenue d’un trouble bipolaire ou d’une schizophrénie chez l’enfant après une infection périnatale, le plus souvent grippale (d’où, également, un plus fort taux de schizophrènes chez les enfants nés après ou durant la période où sévit la grippe, en corrélation avec l’enseignement séculaire des astrologues qui ont toujours désigné le signe hivernal du Verseau comme celui de la schizophrénie et de la paranoïa), les chercheurs soupçonnent ou accusent depuis longtemps une déficience immunitaire résultant de cette infection d’être responsable de la schizophrénie.

Les psychiatres seraient donc amenés à reconnaître, d’une part, qu’ils fabriquent eux-mêmes des schizophrènes en traitant des personnes parfaitement saines avec des neuroleptiques, lesquels produisent cette même déficience immunitaire responsable de la schizophrénie, et d’autre part, qu’ils aggravent systématiquement la maladie mentale des schizophrènes qu’ils traitent avec ces médicaments particulièrement délétères.

Intéressons-nous maintenant à la chlorpromazine, qui est le médicament retenu pour l’essai clinique qui va démarrer en France.

Il s’agit historiquement du premier antipsychotique de première génération, c’est-à-dire du tout premier neuroleptique utilisé en psychiatrie (voir article Wikipédia ci-dessous).

Or, comme tous les autres neuroleptiques de sa sous-classe, il a depuis longtemps été abandonné dans le traitement médicamenteux des troubles psychiatriques au profit des antipsychotiques dits de seconde génération, dont les effets indésirables sont bien moindres.

Aucun des malades dont il a été constaté qu’ils étaient moins atteints que leurs « soignants » n’était donc, a priori, traité avec ce neuroleptique.

Il est toutefois possible qu’un certain nombre d’entre eux aient bien été traités avec ce neuroleptique, lequel reste effectivement utilisé en psychiatrie, mais uniquement dans le but d’incapaciter des gêneurs à l’aide de tous les effets « indésirables » provoqués par cet antipsychotique de première génération. Dans ce cas, ces effets néfastes sont précisément les effets recherchés.

Que des malades aient ou non été traités avec ce neuroleptique dans les services où les observations ont été réalisées, dans les deux cas, donc, on nous ment :

1°/ Dans le premier cas, la proposition d’essai clinique ne résulte pas directement et uniquement de ces observations mais de la connaissance de longue date qu’ont tous les médecins et plus spécialement les psychiatres des propriétés communes à tous les neuroleptiques, les anciens comme les nouveaux. Il n’y a aucune découverte sensationnelle dans leurs observations actuelles, qui étaient tout à fait prévisibles. Il est quand même assez surprenant d’envisager d’emblée que le nombre réduit de cas de Covid-19 chez les présumés malades mentaux ne résulte que de leur traitement alors qu’à l’évidence il s’agit d’une conséquence de la déficience immunitaire qui est constamment associée à la schizophrénie et qui pourrait n’être liée qu’à cette maladie au lieu de résulter de son traitement médicamenteux. Les médecins nous cacheraient-ils qu’ils savent tous pertinemment que cette déficience immunitaire est effectivement exclusivement provoquée par le traitement neuroleptique chez les personnes qui ne présentent aucun trouble psychiatrique, et systématiquement aggravée par le traitement chez les malades mentaux ?

2°/ Dans le second cas, il y a quand même fort à parier que tous les malades n’ont pas été traités avec la chlorpromazine. Donc, comme dans le premier cas, la proposition d’essai clinique se base en réalité sur les propriétés communes à tous les neuroleptiques, bien connues de tout le corps médical, et depuis fort longtemps. Et par ailleurs, les malades qui ont été traités avec la chlorpromazine ne sont pas des malades mentaux, mais des gêneurs qu’il s’agit tout à la fois de discréditer avec un faux diagnostic de schizophrénie et d’incapaciter avec ce neuroleptique aux effets extrapyramidaux (syndrome parkinsonien) particulièrement marqués. Or, ils sont bien compris dans les observations de malades moins atteints par le Covid-19 que leurs « soignants », effet chez eux consécutif à une déficience immunitaire ne résultant effectivement que du traitement subi, ce que savent donc fort bien les médecins, contrairement à ce qu’ils prétendent habituellement lorsqu’ils évoquent le lien indéfectible qui existe entre schizophrénie et trouble déficitaire de l’immunité.

Quel que soit l’angle sous lequel on aborde les problèmes jusqu’à ce stade, il est donc tout à fait clair que les médecins nous mentent.

Examinons de plus près la chlorpromazine : elle « est issue de recherches sur la famille des phénothiazines menées par le laboratoire Rhône-Poulenc. À partir du noyau de phénothiazine, c’est toute une série d’antihistaminiques (antiallergiques) qui ont été mis au point, comme le Phénergan (prométhazine), l’Antergan, etc. Ces produits présentent un effet secondaire sédatif. » (Wikipédia)

Eh bien voilà : dès le départ, il s’agit d’un médicament dont on connaît très bien l’effet antihistaminique ou antiallergique… Il assomme aussi bien le système immunitaire que le système nerveux central, c’est un dépresseur majeur.

Toute la question est maintenant de savoir pourquoi proposer celui-là plutôt qu’un autre.

 

N.B. : J’ai depuis toujours une tendance aux allergies excluant chez moi tout diagnostic de schizophrénie…

 

 

https://www.nicematin.com/sante/un-vieux-medicament-efficace-contre-le-covid-19-un-essai-clinique-va-etre-lance-en-france-505967

Un vieux médicament efficace contre le Covid-19? Un essai clinique va être lancé en France

 

PAR L. S. Mis à jour le 05/05/2020 à 10:54 Publié le 05/05/2020 à 10:54
Illustration.
Illustration. Photo Jean-François Ottonello

 

La chlorpromazine, médicament antipsychotique, pourrait être efficace contre le nouveau coronavirus, d’après une étude révélée lundi 4 mai. Un essai clinique sur 40 patients va démarrer en France.

 

La chlorpromazine est un traitement utilisé principalement pour les troubles liés à la schizophrénie. Et il serait efficace contre le Covid-19.Un essai clinique va commencer pour mesurer l’effet de ce médicament sur les formes symptomatiques de la maladie, annonce le Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris psychiatrie & neurosciences dans un communiqué publié ce lundi 4 mai.

Baptisé reCoVery, il est le premier essai clinique dans le monde à utiliser la chlorpromazine à cet effet.

Moins de cas chez les patients que chez les soignants

Les chercheurs sont partis du constat suivant: « la prévalence du Covid-19 dans ses formes les plus symptomatiques et sévères est moindre chez les patients atteints de troubles psychiques qu’au sein du personnel médico-soignant » du pôle hospitalo-universitaire Paris 15e, indique le communiqué.

Seuls 3% des patients hospitalisés ont été testés positifs au nouveau coronavirus, contre 19% du personnel médico-soignant.

« Les résultats de l’étude à Pasteur montrent qu’effectivement la chlorpromazine a une efficacité contre le coronavirus responsable de l’épidémie actuelle. L’équipe de Pasteur a pu tester cela sur des cellules animales et aussi des cellules humaines, ce qui est une première mondiale », précise sur Franceinfo le Dr Marion Plaze, qui conduit l’essai clinique.

Il s’agit d’une « piste intéressante qui nécessite d’être confirmée chez l’homme », ajoute la psychiatre et chef de service à l’hôpital Sainte-Anne à Paris.

Étude pilote sur 40 patients

L’essai clinique reCoVery concerne 40 patients et va durer un mois environ. Le but: démontrer l’intérêt de la chlorpromazine dans le traitement contre le Covid-19.

« Si les résultats étaient probants, il faudrait d’abord les confirmer sur un plus grand groupe de patients. C’est ce qu’on appelle une étude pivot. Elle est nécessaire avant de pouvoir passer un traitement en utilisation routine clinique », détaille le Dr Marion Plaze sur Franceinfo.

« La chlorpromazine pourrait tout à fait être donnée le temps du Covid-19, pendant quelques semaines, lorsque les patients sont hospitalisés afin de réduire la durée de la maladie et de réduire sa sévérité. »

 

 

https://www.fondation-fondamental.org/quand-limmunite-deraille

Quand l’immunité déraille

Publié : 01 mars 2019

 

Système immunitaire et maladies psychiatriques, quels sont les liens ?
Trois chercheurs lauréats du Prix Marcel Dassault – Fondation FondaMental apportent leur éclairage.

Pr Joël Doré, Directeur de recherche, INRA, Jouy-en-Josas – Pr Nicolas Glaichenhaus, Immunologiste, Université Sophia Antipolis, Nice – Pr Marion Leboyer, Directrice Fondation FondaMental – Dr Laurent Groc, Directeur de recherche, CNRS, Université Bordeaux 2

Le système immunitaire est en charge de protéger le corps contre les infections et les maladies. A première vue, la relation avec la psychiatrie semble bien improbable… Et pourtant, la découverte de liens entre des dérèglements du système immunitaire et les troubles psychiatriques majeurs fait partie des grandes avancées de la dernière décennie.

Les liaisons dangereuses

Le Pr Nicolas Glaichenhaus, immunologiste, revient pour nous sur quelques-unes des liaisons dangereuses mises au jour entre immunité et maladies mentales.
« On compte de nombreuses corrélations troublantes dans la littérature. Par exemple, la contraction d’une infection par la grippe ou la toxoplasmose pendant la grossesse ou en période périnatale est associée à un risque accru de survenue ultérieure d’un trouble bipolaire ou d’une schizophrénie chez l’enfant. D’autres travaux ont mis en évidence la présence, à des taux élevés, de molécules inflammatoires dans le sang de personnes atteintes de schizophrénie, de troubles bipolaires ou encore d’autisme, indiquant un dysfonctionnement de la réponse immunitaire. La lutte contre le cancer est également riche d’enseignements : des patients traités par immunothérapie voient leur tumeur régresser mais développent des symptômes dépressifs ou des hallucinations. Dans l’autisme, la flore intestinale, qui est un des sièges de l’immunité, présente des anomalies chez les patients… La liste des indices qui révèlent des interactions fortes est longue entre système immunitaire et fonctionnement cérébral. »
Pour la Pre Marion Leboyer « Un schéma semble se dessiner selon lequel certaines personnes seraient porteuses d’un patrimoine génétique les rendant plus vulnérables à des événements extérieurs comme des infections précoces et répétées ou des stress sévères. L’exposition à ces facteurs environnementaux et la moins bonne réponse du système immunitaire déclencheraient une inflammation chronique impactant le cerveau, mais aussi le système digestif ou l’auto-immunité. »

Le rôle du microbiote

Le Pr Joël Doré (Directeur de recherche à l’INRA) a orienté ses travaux autour de l’axe cerveau-intestin.
« Les microbes présents dans notre flore intestinale jouent un rôle essentiel : ils stimulent le système immunitaire, font office de barrière naturelle contre les infections et influencent notre comportement. Dans le cas de l’autisme, de nombreux patients se plaignent de troubles gastro-intestinaux. »
L’ambition de son équipe de recherche est de documenter les relations entre perméabilité de la barrière intestinale, inflammation, flore microbienne et troubles du spectre de l’autisme. Dans un second temps, ils chercheront à démontrer le lien de causalité par un essai préclinique de transplantation de microbiote fécal chez l’animal pour étudier l’impact sur les symptômes gastro-intestinaux, la socialisation et la cognition.

Auto-immunité et cerveau

Dans la schizophrénie, l’impact délétère d’auto-anticorps ciblant certains récepteurs cérébraux a été très bien démontré dans le cadre d’une collaboration entre les équipes de la Pre Marion Leboyer (Université de Créteil), du Pr Jérôme Honnorat (Université de Lyon) et du Dr Laurent Groc (Université de Bordeaux). 20 % des patient·e·s seraient porteurs et porteuses d’auto-anticorps qui altèrent la transmission d’information entre les neurones. « Jusqu’à présent, précise le Dr Laurent Groc, les médicaments existants cherchent à stimuler ou inhiber la communication cérébrale. Or, nos découvertes penchent plutôt vers un défaut d’orientation. Ces malades n’ont pas tant besoin d’un moteur performant que d’un GPS efficace qui place les récepteurs au bon endroit, ce qui expliquerait pourquoi ils et elles répondent moins bien aux traitements classiques ».

Les espoirs

Qu’il s’agisse d’autisme, de dépression, de suicide, de troubles bipolaires ou de schizophrénie, les hypothèses immuno-inflammatoires sont riches d’espoirs tant au niveau diagnostique que thérapeutique.
Associant immunologie et technologies du big data, le Pr Nicolas Glaichenhaus a obtenu des premiers résultats encourageants permettant, sur la base d’une simple prise de sang, de prédire la réponse à un traitement antipsychotique chez des patients présentant un premier épisode psychotique. « Ces résultats préliminaires nous confortent mais, précise-t-il, nous avons encore beaucoup à faire avant que ce soit utilisable en soins courants. »
Pour la Pre Marion Leboyer, «Il nous faut mettre tout en œuvre, pour parvenir à identifier des formes cliniques homogènes, développer des outils diagnostiques plus fiables et innover dans les stratégies thérapeutiques. »

Demain, peut-être, nous pourrons envisager une immunothérapie pour traiter les psychoses auto-immunes. Pour cela, il faut que la recherche avance !

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chlorpromazine

Chlorpromazine

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Chlorpromazine
Image illustrative de l’article Chlorpromazine
structure de la chlorpromazine
Identification
Nom UICPA 2-chloro-10-[3(-diméthylamino)
propyl] phénothiazine
No CAS 50-53-3
No ECHA 100.000.042
No CE 200-045-8
Code ATC N05AA01
Propriétés chimiques
Formule brute C17H19ClN2S  [Isomères]
Masse molaire1 318,864 ± 0,022 g/mol
C 64,03 %, H 6,01 %, Cl 11,12 %, N 8,79 %, S 10,06 %,
Données pharmacocinétiques
Biodisponibilité de 10 à 70 %
Métabolisme hépatique
Demi-vie d’élim. 16 à 30 heures
Excrétion bile et urine
Considérations thérapeutiques
Voie d’administration orale, rectale, IM, IV

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.
modifier Consultez la documentation du modèle

La chlorpromazine est historiquement le premier médicament antipsychotique. Vendue sous forme de chlorhydrate de chlorpromazine, elle fut initialement surnommée la « lobotomie chimique » par le Dr Heinz Lehmann2 en raison des effets similaires avec cette pratique neurochirurgicale controversée. Le surnom de « camisole chimique » fut par la suite généralisé en raison de son effet narcotique. Elle possède un effet anxiolytique, hypnotique, antihypertenseur, antiémétique et anticholinergique. Elle est aujourd’hui considérée comme un antipsychotique typique.

Classée comme antipsychotique de 1re génération, elle est utilisée dans le traitement des psychoses aiguës et chroniques, comme la schizophrénie et certaines phases maniaques du trouble bipolaire. On l’utilise aussi dans le traitement de la porphyrie, du tétanos, de certains problèmes liés à la croissance chez l’enfant, et comme préanesthésique[Quoi ?].

Elle fait partie des médicaments existants testés contre la Covid-19, dans le cadre du projet ReCovery, au Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris psychiatrie & neurosciences3.

Histoire

La chlorpromazine est issue de recherches sur la famille des phénothiazines menées par le laboratoire Rhône-Poulenc. À partir du noyau de phénothiazine, c’est toute une série d’antihistaminiques (antiallergiques) qui ont été mis au point, comme le Phénergan (prométhazine), l’Anterganetc. Ces produits présentent un effet secondaire sédatif.

Après la découverte par Henry Dale, en 1910, du rôle de l’histamine dans le choc anaphylactique, les chercheurs s’intéressèrent aux antihistaminiques de synthèse. Les premiers résultats essentiels furent atteints dans le laboratoire de chimie thérapeutique d’Ernest Fourneau, à l’Institut Pasteur4. Dans le prolongement de ces découvertes et des travaux de chimistes américains, Mosmier et Halpern obtinrent, en 1942, la phenbenzamine, médicament actif et peu toxique. Et c’est en 1951 que Paul Charpentier mit au point la chlorpromazine (Largactil), d’abord utilisée en chirurgie par Henri Laborit en association avec la prométhazine (Phénergan). L’année suivante, en 1952, J Delay et P Deniker virent dans le Largactil, médicament psychotrope, le prototype du médicament psychiatrique. La voie était ouverte à la chimiothérapie des maladies mentales5.

Henri Laborit (1914-1995), chirurgien de la Marine, alors en poste au Val-de-Grâce, menait des recherches, depuis la guerre, sur le choc, ou maladie post-opératoire. C’est en plaçant des cochons d’Inde, fragiles au niveau tissulaire, en état de choc traumatique pour lutter contre ce syndrome, qu’il débute l’utilisation d’antihistaminiques (antihistamine libérée dans les états de choc) dont les échantillons lui sont fournis par Rhône-Poulenc6.

Utilisés seuls, ces produits ne peuvent rien contre le choc. Laborit, avec l’aide de Pierre Huguenard, un des fondateurs de l’anesthésie moderne en France, mélange différents antihistaminiques dans ce qu’ils appellent désormais des « cocktails lytiques ». Laborit remarque que ses patients sont détendus avant l’opération, de laquelle ils récupèrent parfaitement, et qu’en outre, l’usage de ses cocktails lui permet d’opérer quasiment sans anesthésique, ce qui le met sur la voie de l’anesthésie sans anesthésique (neuroleptanalgésie) et de l’anesthésie potentialisée.

Très intrigué par ce qu’il décrit comme « un effet de désintéressement », il demande à Rhône-Poulenc une molécule qui présenterait cet effet non pas en effet secondaire, mais en qualité centrale. Il s’agit du 4560 RP, écarté par Rhône-Poulenc (car trop sédatif et pas assez antihistaminique). Laborit l’expérimente en 1951 avec une collègue psychiatre, Cornélia Quarti, mais cette expérience restera inédite.

Laborit, qui comprend l’intérêt de cette molécule pour la psychiatrie7, demande à Hamon, Paraire et Velluz, psychiatres au Val-de-Grâce, d’essayer la molécule. Les psychiatres ne disposent alors que des cures de sommeil par les barbituriques ou des thérapies de choc pour tenter de traiter des patients qui, le plus souvent, sont destinés à passer leur vie à l’asile. Les psychiatres du Val-de-Grâce essaient la molécule en association avec des cures de sommeil et ratent l’effet central de la molécule.

Le gendre de Pierre Deniker, assistant de Jean Delay à Sainte-Anne, assiste aux réunions hebdomadaires que Laborit tient au Val-de-Grâce et où il expose ses résultats. Il sensibilise Deniker aux promesses du 4560 RP. Delay et Deniker commencent alors à effectuer des tests systématiques avec la molécule et ils observent des effets spectaculaires : les catatoniques reprennent la parole et deviennent accessibles à la psychothérapie, les agités maniaques se calment, cessent de hurler et s’alimentent normalement : les asiles, lieux de bruits et de fureur, se transforment radicalement8.

C’est le début de ce qui deviendra le premier neuroleptique et qui va, dans un premier temps, se propager en Europe. Deniker sillonnera les asiles d’Europe avec des échantillons de chlorpromazine. Par la suite, sous l’impulsion de Heinz Lehmann, les États-Unis adopteront la molécule, commercialisée sous la dénomination de thorazine. Dès 1953, la Sté Bayer commercialise la molécule dans le monde germanophone sous licence Rhône-Poulenc9.

Son nom commercial « Largactil » signifie « large action ». Il est commercialisé dès 1952 alors que la molécule est encore en test en psychiatrie. Elle n’est à cette époque pas utilisée comme un médicament spécifique du traitement de la psychose. Ses premières indications sont vastes, elles s’étendent du prurit du nourrisson aux règles douloureuses. Néanmoins, l’usage de la chlorpromazine amène Deniker et Delay à repenser totalement la catégorisation des molécules à effet psychotrope et à inventer le terme de « neuroleptique ».

Cette découverte majeure des qualités centrales d’une molécule issue des phénothiazines ne fera pourtant pas l’objet d’un prix Nobel pour Henri Laborit. Il partagera le prix Albert-Lasker (petit Nobel américain) avec Lehman et Deniker en 1957, tandis que Daniel Bovet obtient le prix Nobel la même année pour la découverte des antihistaminiques10.

Effet antiviral ?, dont contre le SARS-CoV-2 ?

Durant la pandémie de COVID-19 en France, un service hospitalier spécialisé en psychiatrie a constaté que ses soignants étaient plus contaminés par la Covid-19 que ses malades (souvent traités par la chlorpromazine). En mai 2020, une étude-pilote sur 40 malades, coordonnée par le docteur Marion Plaze 11 teste les propriétés antivirales de la chlorpromazine contre le virus de la COVID-19. Cette molécule avait été repérée par deux articles scientifiques (en 2014 et 2018) comme ayant des effets (in vitro) contre l’infection de cultures cellulaires par les coronavirus responsables des deux précédentes épidémies par le SRAS (en 2002) et le MERS (en 2012).
Cette molécule s’est avérée, lors de travaux conduits par l’Institut Pasteur, freiner la duplication virale in Vitro du SARS-CoV-2 tant sur des cellules animales qu’humaines, et semble diminuer la sévérité des symptômes chez certains patients à risque « à risque » (obésité, troubles cardiovasculaires), aux stades précoces et tardifs de l’infection par le SARS-CoV-2.12,3.

Effets indésirables

Les effets indésirables concernent notamment le système moteur extrapyramidal : tremblements, dyskinésies précoces, tardives et invalidantes. Les symptômes extrapyramidaux apparaissent lorsque le taux d’occupation des récepteurs D2 striataux dépassent 80 % (Nyberg et al. 1998). Ces effets secondaires apparaissent moins fréquents lors de l’utilisation d’antipsychotique atypique tel la clozapine du fait d’une moindre occupation des récepteurs dopaminergiques et d’une activité antagoniste 5-HT2 sur les récepteurs sérotoninergiques ; fréquence d’apparition du SEP supérieure à 10 %.

Hyperprolactinémie par inhibition de la voie dopaminergique tubéro-infandibulaire entraînant une sécrétion inappropriée d’une hormone : la prolactine, potentiellement responsable d’une impuissance réversible chez l’homme et d’une aménorrhée et d’une galactorrhée chez la femme.

Dyslipidémie possible, avec prise de poids et risque de développement d’un diabète de type 2.

Effets anticholinergiques fréquents : dysurie en cas d’hypertrophie bénigne de la prostate, aggravation d’un glaucome pré-existant, sécheresse buccale et infection associée. Mydriase et trouble de l’accommodation.

Abaissement du seuil épileptogène potentiellement responsable de crises épileptiques. Recherche d’antécédents épileptiques éventuels et EEG de surveillance à prévoir si traitement indispensable.

Chimie

La chlorpromazine est un dérivé de la phénothiazine.

Fonctions physiologiques

La chlorpromazine est un antagoniste des récepteurs dopaminergiques D2 uniquement, mais pas des récepteurs sérotoninergiques 5HT2A caractéristiques des antipsychotiques atypiques plus récents.

100 mg de chlorpromazine équivaut 2 mg d’halopéridol, autre antipsychotique typique de la famille des butyrophénones.

Spécialités

Chlorpromazine
Noms commerciaux
  • Chlorazin (Suisse),
  • Thorazine (États-Unis),
  • Largactil (France),

N’est plus commercialisé en Belgique

Classe antipsychotique
Autres informations Sous-classe : phénothiazines
Identification
No CAS 50-53-3
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No ECHA 100.000.042
Code ATC N05AA01
DrugBank 00477
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Divers

La chlorpromazine fait partie de la liste des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la santé (liste mise à jour en avril 2013)13.

Évocations artistiques

Le nom commercial de la chlorpromazine, « thorazine » en anglais, est déformé en « thorizene » dans la chanson Kill your sons de Lou Reed : (…) when they shoot you up with thorizene on crystal smoke / you choke like a son of a gun (…)

Le groupe de métal canadien The Agonist a écrit une chanson nommée Chlorpromazine sur l’album Lullabies for the Dormant Mind..

L’artiste lyonnais K-Cosmik, aussi appelé 2b, a écrit une chanson nommée Chlorpromazine parue en janvier 2019, sur la plateforme youtube.

Le groupe de punk-rock américain The Ramones a également réalisé plusieurs chansons qui évoquent la thorazine, l’auteur-compositeur et bassiste du groupe, Dee Dee Ramone, ayant été atteint de troubles bipolaires. Dans ce registre se trouve notamment We’re a Happy Family sur l’album Rocket to Russia, sorti en 1977.

Dans le film Shutter Island et dans le roman Shutter Island, le docteur Cawley fait part de l’utilisation de la chlorpromazine dans l’hôpital psychiatrique.

Dans l’épisode 22 de la saison 1 de la série X-Files, une petite fille au pouvoir surnaturel est soignée à l’aide de thorazine.

Dans l’épisode 2 de la saison 1 de la série LORE (Amazon prime video) la thorazine est évoqué comme remplacent avantageux de la lobotomie.

Sur son album « Arise » sorti en 1985 sur l’etiquette « alternative tentacles », le groupe punk britannique Amebix joue la pièce « largactyl ».

Dans leur mini album « New Orleans », le groupe punk français Ludwig von 88 chante une chanson intitulé « 4560RP ».

Dans l’épisode 10 de la saison 6 de Dexter, Debra trouve une boîte de Chlorpromazine prescrite à l’antagoniste principal de la saison.

Notes et références

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Jean-Noël Missa, Naissance de la psychiatrie biologique : Histoire des traitements des maladies mentales au XXe siècle, Presses universitaires de France, Paris, 2006.

Liens externes

 



Un OVNI à Cahors : même les extra-terrestres en ont marre de Luraghi…

Aussi, ils sont venus examiner le phénomène de plus près… là où a exercé jusqu’à sa retraite, au Commissariat de Cahors, un policier comptant parmi les meilleurs amis du trafiquant de drogue et pédophile notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi…

 

https://www.ladepeche.fr/2020/04/16/un-ovni-au-dessus-du-college-une-photo-et-de-nombreux-temoins-oculaires,8848893.php

Cahors. Un Ovni au-dessus du collège, une photo et de nombreux témoins oculaires

 

  • L’objet de forme ovoïde s’est immobilisé un court instant, puis est reparti vers le haut à une vitesse vertigineuse.
    L’objet de forme ovoïde s’est immobilisé un court instant, puis est reparti vers le haut à une vitesse vertigineuse.
Publié le 16/04/2020 à 05:07 , mis à jour à 09:41

l’essentiel

Le confinement et ses effets insolites ! Exemple ici. Confinés, les Cadurciens passent beaucoup de temps à leur fenêtre le soir. Certains ont vu un étrange objet dans le ciel au-dessus du collège Gambetta. Sûrs de ce qu’ils ont observé, ils témoignent.

David Vincent les a vus ! De nombreux habitants de Cahors aussi.

Pour le héros de la série « Les Envahisseurs » c’est en cherchant « un raccourci que jamais il ne trouva » qu’il est tombé nez à nez avec une soucoupe volante. « Pour lui tout a commencé par une nuit sombre, le long d’une route solitaire de campagne ». Pour au moins une dizaine de Cadurciens qui commentaient samedi sur le marché une étrange observation dans le ciel, survenue deux jours auparavant, tout a commencé au-dessus du collège Gambetta. Étrange et troublante comme en témoigne cette photo prise dans le ciel nocturne dégagé de toute pollution. « Jeudi, j’étais à ma fenêtre. En ces moments de confinement j’y passe de longues heures pour flâner ou fumer. Je regarde le ciel. J’ai vu cette chose. Pour moi, il s’agissait bien d’un objet et sûrement pas de l’étoile du berger, ni de la station orbitale ISS que l’on peut voir parfois à l’œil nu tellement le ciel est limpide en ce moment. C’était un engin. Pas une étoile filante non plus. Une étoile filante tombe. Cette chose étrange est restée un moment immobile, puis a effectué un léger déplacement sur la gauche avant de prendre soudain une trajectoire ascendante à une très grande vitesse. Cela ne pouvait pas être non plus un avion ou un ballon-sonde. Je suis certaine de ce que j’ai vu » affirmait Géraldine sur le marché où l’apparition de cet Ovni a longuement alimenté les conversations.

« Il avait une forme ovale »

Frédéric, un autre habitant, livre son propre témoignage qui vient étayer celui de Géraldine.

« Il avait une forme ovale. Je n’ai aucun doute là-dessus. Il ne dégageait aucune traînée et n’émettait aucun son. C’est difficile d’évaluer sa taille. Je l’ai vu prendre de la vitesse et disparaître en s’élevant très haut » décrit-il.

Le lendemain, six avions de chasse ont été aperçus dans le ciel lotois. Cet inhabituel ballet aérien a été très commenté sur les réseaux sociaux. De là à dire que ces appareils étaient en quête d’un signe après l’observation de l’Ovni, il n’y a qu’un pas que certains n’hésitent pas à franchir. L’armée, quant à elle, ne commente pas. Bref, quelque chose est apparu dans le ciel. C’est certain. Quelque chose d’extraordinaire qui n’a rien livré de son mystère. L’Ovni a disparu, mais le doute plane toujours. Était-ce humain ou bien…

L’éclairage de Pierre Lasvènes

Connu sur la place de Cahors, au même titre que son confrère et ami Claude Méric, lui aussi fin observateur du ciel et des étoiles, Pierre Lasvènes est « Le » photographe que nous devions appeler pour un éclairage technique avisé sur cette apparition. Pierre, en véritable extraterrestre de l’humour, est resté très sérieux… au début. « Si cette chose a été vue par plusieurs personnes, il faut se poser des questions. Le mieux pour réaliser des photos du ciel nocturne, c’est d’avoir un pied et de faire une pause relativement longue sans avoir à trop augmenter la sensibilité. Là on ne cherche pas à avoir le tracé de l’objet qui va tenir compte de la rotation de la Terre. Ces photos sont faites à main levée. C’est un geste rapide. Cela peut être trompeur et difficile à interpréter. Mas on peut s’interroger » admet l’homme qui a photographié bien d’autres phénomènes comme de doux agneaux au dernier Salon de l’agriculture. Il parachève son commentaire par une boutade : « Il pourrait s’agir d’agneaux du Quercy ». Des agneaux qui volent ! Bien sûr Pierre, nous allons suggérer cette hypothèse aux scientifiques.

Jean-Luc Garcia

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https://www.ladepeche.fr/2020/04/16/lenquetrice-ce-nest-pas-un-phenomene-naturel,8848894.php

Cahors. L’enquêtrice : « Ce n’est pas un phénomène naturel »

  • L’Ovni qui avait été observé en 1990 à Sauzet par un Cadurcien était de très grande taille.
    L’Ovni qui avait été observé en 1990 à Sauzet par un Cadurcien était de très grande taille.
Publié le 16/04/2020 à 05:07 , mis à jour à 09:42

 

Pour la Cadurcienne Isabelle Deléry « ils ont vu le Petit Prince et son étoile. Les étoiles sont éclairées pour que chacun puisse un jour retrouver la sienne » ajoute-t-elle en citant Saint-Exupéry.

La poésie s’invite dans notre récit argumenté par les témoignages de l’observation de l’étrange objet dans le ciel de Cahors. Le phénomène Ovni a toujours fasciné et continuera tant qu’il y aura des apparitions inexpliquées, des scientifiques qui buteront sur la question, l’armée avare de réponses et des poètes qui considéreront finalement toujours que derrière chaque étoile peut se cacher un Ovni. Quelle que soit la catégorie dans laquelle on se trouve, le phénomène interpelle. Dans le Lot, à Albas, Monique Gabrielli, enquêtrice spécialisée dans le domaine des phénomènes spatiaux, a eu le temps d’analyser la photographie ou apparaît la mystérieuse forme lumineuse.

« Pour moi, c’est certain, ce n’est pas un phénomène naturel. Il faut écarter cette idée. Il ne peut pas s’agir d’une étoile, c’est une certitude. Ce n’est pas l’étoile du berger. En ce moment, elle est plein ouest dans la constellation du Taureau. Ce ne peut pas être elle. Cette forme est immobile. Ce ne peut donc pas être une comète non plus. Certaines sont annoncées d’ailleurs. Puisque c’était fixe et qu’ensuite cela a filé vers le haut sans un bruit, ce n’est pas une fusée, un explosif, ni un feu d’artifice. L’apparition soudaine suivie d’une accélération dans le ciel, ce n’est pas une chose logique » insiste l’enquêtrice lotoise. Monique Gabrielli a longtemps collaboré pour la revue « Lumière dans la nuit » qui recense l’ensemble des observations ufologiques. Observations qui sont ensuite portées à la connaissance du CNES à Toulouse (Centre national d’études spatiales).

Monique Gabrielli avait recueilli le très intrigant récit relatif à un objet présent dans le ciel lotois en novembre 1990.

« Un informaticien cadurcien rentre chez lui. Il est un peu moins de 19 heures.

À l’entrée de Trespoux-Rassiels il découvre en face de lui, vers le sud-ouest, des lumières blanches qui se déplacent très lentement, assez bas dans le ciel. Il poursuit son chemin. La route étant sinueuse, il voit ses lumières apparaître tantôt face à lui, tantôt sur sa droite.

Dans la ligne droite, après Villesèque, les lumières se trouvent face à lui, ou légèrement sur sa gauche. Arrivant à Sauzet, il voit une masse énorme passer au-dessus de lui. La masse gigantesque se stabilise à droite de la route, entre l’église et le carrefour. Il sort de sa voiture et traverse la route de Luzech. Une lumière orangée, ronde, s’allume, puis une seconde, identique et de même couleur, un peu plus à gauche. Ces lumières sont parfaitement statiques. La masse est toujours stationnaire, entre la route de Luzech et celle d’Albas » conclut-elle.

Encore aujourd’hui, cette affaire reste classée dans les dossiers inexpliqués des phénomènes spatiaux en France.

 

https://www.ladepeche.fr/2020/04/17/ovni-observe-a-cahors-dans-la-peau-de-mulder-et-scully-les-internautes-se-lachent-sur-la-toile,8851602.php

Ovni observé à Cahors : dans la peau de Mulder et Scully, les internautes se lâchent sur la toile

 

  • L'observation du ciel passionne  et intriguera toujours. Y découvrir d'éventuelles formes de vie fascine.
    L’observation du ciel passionne et intriguera toujours. Y découvrir d’éventuelles formes de vie fascine. Photo DDM
Publié le 17/04/2020 à 19:50

l’essentiel

L’Ovni observé à Cahors la semaine dernière, dans la nuit de jeudi à vendredi, continue à faire parler de lui et à enflammer les réseaux sociaux. Les internautes se métamorphosent parfois en agents du FBI et plus particulièrement les fameux Fox Mulder et Dana Scully (X-Files). Que pensent les Lotois de cette étrange apparition dans le ciel de Cahors ? Des étoiles à la toile, ils se lâchent.

Un Ovni à Cahors. Le fait est assez rare et ne manque pas de faire réagir les Lotois sur Facebook et Twitter où ils s’en donnent à cœur joie. Il y a ceux qui prennent l’affaire très au sérieux, tandis que d’autres se laissent aller à des commentaires ironiques ou empreints de poésie avec finesse. Voici un florilège de réactions.

Sandrine Delcayre : « Et bien en tout cas, ça donne à réfléchir ».

Véronique Gardes-Nougaret : « Nous avons été intrigués et filmé le point très lumineux que nous avons regardé longuement. parfois il y en avait deux ! ».

Peter Tierrie : « Il faut appeler les Men in black ! ».

Isabelle Garcia : « L’autre soir, le lendemain de la pleine lune, mon frère m’a appelé pour sortir et voir dans le ciel pendant une demi-heure des points lumineux qui se suivaient, en direction la Grande Ourse. Sur Saint-Céré, une amie a vu un point lumineux en plein jour ».

André Tremeau : « Téléphoner maison ! ».
Ah, nous voici donc ici carrément dans l’univers… du cinéma. Restons-y.

A lire aussi : Un mystérieux ovni aperçu dans le ciel de Cahors, des témoins racontent

De l’enthousiasme et de la curiosité d’abord

Ovni : Objet volant non invité ? Faux ! En 1977 la sonde Voyager 2 a lancé une invitation gravée sur un disque d’or où les mots « Je vous salue » sont prononcés dans 54 langues à l’attention d’éventuels êtres voisins de notre galaxie.

Sur le disque figurent également des images résumant l’histoire de l’humanité. John Carpenter a fait de cette invitation réelle le socle de son excellent film « Starman » (1984) méconnu, mais pourtant très bon au moins pour le message qu’il véhicule : un message de fraternité. Le film montre à quel point l’accueil que réservent les terriens à Scott (alias Jeff Bridges) a juste zappé la notion de chaleur humaine.

Le Covid-19 est peu à peu en train de démonter le contraire avec des actes solidaires exemplaires. Que penser définitivement de l’Ovni de Cahors ?

Ni avion, ni drone, ni ballon-sonde, ni étoile filante ou du berger. Alors quoi ? « Je l’ai vu aussi, le même soir, j’ai pris des photos » ; « J’ai bien vu quelque chose » lancent encore les internautes sur la toile et un peu dans les étoiles surtout lorsque les commentaires deviennent carrément poétiques avec « Le Petit Prince » en toile de fond.

En résumé, cela traduit de l’enthousiasme et de la curiosité. Deux valeurs qu’il sera alors facile, normalement, de convertir en hospitalité. Oui, normalement si jamais un jour, ou peut-être une nuit un visiteur d’une autre galaxie décide de venir nous dire : « Je vous salue ».

 

https://www.ladepeche.fr/2020/04/18/ovni-les-internautes-dans-la-peau-de-mulder-et-scully,8852100.php

Ovni : les internautes dans la peau de Mulder et Scully

 

  • L’observation du ciel passionne. Y découvrir des formes de vie fascine.
    L’observation du ciel passionne. Y découvrir des formes de vie fascine.
Publié le 18/04/2020 à 05:06 , mis à jour à 10:05

 

L’Ovni observé à Cahors la semaine dernière, dans la nuit de jeudi à vendredi, continue à faire parler de lui dans le Lot et à enflammer les réseaux sociaux.

En effet, sur Facebook et Twitter notamment, les internautes se sont emparés de l’affaire pour, parfois, se métamorphoser en agents du FBI et plus particulièrement ceux du département des affaires non-classées (X-Files). Les fameux Fox Mulder et Dana Scully. Que pensent les Lotois de cette étrange apparition dans le ciel de Cahors ?

Il y a ceux qui prennent l’affaire très au sérieux, tandis que d’autres se laissent aller à des commentaires ironiques ou empreints de poésie avec finesse. Voici un florilège de réactions. Sandrine Delcayre : « Et bien en tout cas, ça donne à réfléchir » ; Véronique Gardes-Nougaret : « Nous avons été intrigués et filmé le point très lumineux que nous avons regardé longuement. parfois il y en avait deux ! » ; Peter Tierrie : « Il faut appeler les Men in black ! » ; Isabelle Garcia : « L’autre soir, le lendemain de la pleine lune, mon frère m’a appelé pour sortir et voir dans le ciel pendant une demi-heure des points lumineux qui se suivaient, en direction la Grande Ourse. Sur Saint-Céré, une amie a vu un point lumineux en plein jour » ; André Tremeau : « Téléphoner maison ! ». Ah, nous voici donc ici carrément dans l’univers… du cinéma. Restons-y.

De l’enthousiasme et de la curiosité d’abord

Ovni : Objet volant non invité ? Faux ! En 1977 la sonde Voyager 2 a lancé une invitation gravée sur un disque d’or où les mots « Je vous salue » sont prononcés dans 54 langues à l’attention d’éventuels êtres voisins de notre galaxie. Sur le disque figurent également des images résumant l’histoire de l’humanité. John Carpenter a fait de cette invitation réelle le socle de son excellent film « Starman » (1 984) méconnu, mais pourtant très bon au moins pour le message qu’il véhicule : un message de fraternité. Le film montre à quel point l’accueil que réservent les terriens à Scott (alias Jeff Bridges) a juste zappé la notion de chaleur humaine.

Le Covid-19 est peu à peu en train de démonter le contraire avec des actes solidaires exemplaires. Que penser définitivement de l’Ovni de Cahors ?

Ni avion, ni drone, ni ballon-sonde, ni étoile filante ou du berger. Alors quoi ? « Je l’ai vu aussi, le même soir, j’ai pris des photos » ; « J’ai bien vu quelque chose » lancent encore les internautes sur la toile et un peu dans les étoiles surtout lorsque les commentaires deviennent carrément poétiques avec « Le Petit Prince » en toile de fond.

En résumé, cela traduit de l’enthousiasme et de la curiosité. Deux valeurs qu’il sera alors facile, normalement, de convertir en hospitalité. Oui, normalement si jamais un jour, ou peut-être une nuit un visiteur d’une autre galaxie décide de venir nous dire : « Je vous salue ».

J.-L.G.

 



OVNIs : le Pentagone rend publiques trois vidéos de l’US Navy

Cette communication au public fait suite à celle-ci, d’il y a deux semaines :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/14/le-phenomene-ovnis-est-trop-serieux-pour-etre-laisse-aux-sceptiques-dogmatiques/

… ainsi qu’aux nouvelles velléités de mes harceleurs de me faire condamner pour avoir dit la vérité sur ce que je suis et avoir aussi évoqué le cas de leur ami pédophile Serge Rodallec dans des commentaires publics anonymes sur le site Rue89 en 2008 :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/09/ufoscepticisme-sale-temps-pour-les-menteurs-et-cela-va-continuer/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/28/comment-le-negationniste-patrice-seray-defend-le-pedophile-serge-rodallec/

J’invite mes lecteurs à visiter l’un des nombreux sites qui republient actuellement ces trois vidéos afin de les visionner, par exemple celui de Paris Match dont l’article à ce sujet est recopié ci-dessous.

Quant à la réaction hilarante du négationniste et comploteur complotiste Patrice Seray à cette nouvelle communication, elle se trouve ici et date d’hier :

 

https://www.facebook.com/groups/UFOSCEPTICISME/

    • Patrice Seray
      Patrice Seray Je pense qu’il convient à ne pas prendre à la légère ces « nouvelles » révélations. Certes elles ne prouvent aucunement quelque chose d’exotique mais peut-être une démarche plus ou moins officielle ne fermant aucune porte afin de préserver un test, des essais, (hypothèse) d’un système d’acquisition plus sophistiqué de radar embarqué. ce qui pose problème dans toute cette histoire c’est la manière dont sont sorties ces vidéos, pourquoi, comment, qui est le ou les responsables? Il est inutile de voir LA révélation des OVNIs’ ici.

 

Je rappelle que j’avais prévenu dès le mercredi 2 juin 2010 tous mes harceleurs de sa bande de « déconnologues » et « ufosceptiques » des problèmes que posaient toutes leurs publications délictueuses me concernant (cliquer sur l’image pour l’agrandir et lire les textes) :

 

2010-06-02 A tous ceux qui s'obstinent à m'injurier, me diffamer, me calomnier - Un petit coucou

 

Cela ne les a malheureusement jamais arrêtés…

Compte tenu de l’énormité des dégâts produits, comprenant non seulement l’ensemble des exactions dont mes proches et moi-même avons été victimes depuis 2008, mais également tous les attentats islamistes commis en Europe, et notamment en France, depuis mars 2012, il est certain que les magistrats du Finistère et de l’Hérault qu’ils ont achetés finiront par payer toutes leurs saloperies après avoir été révoqués de la fonction publique et non plus seulement mutés de tribunal en tribunal à l’instar de l’ancienne juge d’instruction de Brest Muriel Corre.

Cependant, le degré d’impunité des magistrats français est tel que cela prend du temps, beaucoup de temps…

En attendant, après qu’en 2015 j’aie dû écrire aux responsables de l’Armée de l’Air française en raison des incroyables difficultés que je rencontrais avec la magistrature brestoise, des frappes aériennes avaient été décidées contre leurs complices en Syrie, et maintenant le Pentagone publie ces vidéos perturbantes pour les « ufosceptiques » de la bande qui cette année ont décidé de m’attaquer en justice comme précédemment la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et son complice le pédophile notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi de Puy-l’Evêque…

 

https://www.parismatch.com/Actu/Insolite/OVNIS-le-Pentagone-publie-des-videos-de-phenomenes-aeriens-non-identifies-1683553

OVNIS: le Pentagone publie des vidéos de « phénomènes aériens non identifiés »

 

Paris Match | Publié le 28/04/2020 à 15h51

La Rédaction avec AFP
Capture d'écran d'une vidéo du Pentagone.
Capture d’écran d’une vidéo du Pentagone. DR
 

Le Département américain de la Défense a expliqué lundi dans un communiqué qu’il avait décidé de diffuser officiellement des vidéos montrant des rencontres en vol avec ce qui semble être des ovnis.

Le Pentagone a officiellement diffusé trois vidéos prises par des pilotes de la Marine américaine montrant des rencontres en vol avec ce qui semble être des ovnis. Une de ces vidéos, toutes en noir et blanc, date de novembre 2004 et les deux autres de janvier 2015. Elles circulaient déjà, après avoir été notamment rendues publiques par le New York Times

Le Département américain de la Défense a expliqué lundi dans un communiqué qu’il avait décidé de les diffuser officiellement « de manière à dissiper toute idée fausse du public sur sur la véracité ou non des images qui ont été propagées ou sur le fait de savoir s’il y en avait ou non davantage ». « Le phénomène aérien observé dans les vidéos reste qualifié de +non identifié+ », a ajouté le Pentagone.

Sur une de ces vidéos, on peut voir un objet de forme oblongue se déplaçant rapidement qui, quelques secondes après avoir été repéré par un des capteurs à bord de l’appareil de l’US Navy, disparaît sur la gauche à la suite d’une soudaine accélération.

Dans une autre vidéo, on distingue un objet au-dessus des nuages, le pilote se demandant s’il s’agit d’un drone.

« Il y en a tout un essaim (…) La vache, ils vont tous contre le vent ! Un vent d’ouest de 120 noeuds ! », lâche son compagnon de vol. « Regarde cette chose ! », enchaîne son interlocuteur au moment où l’objet commence à effectuer une rotation.

« Les Etats-Unis doivent jeter un regard sérieux et scientifique à ceci »

Le pilote de la Marine aujourd’hui à la retraite David Fravor, qui a rencontré un de ces « ovnis » en 2004, avait raconté en 2017 à la chaîne de télévision américaine CNN que cet objet se déplaçait de façon erratique. « Alors que je m’approchais de lui (…), il a rapidement accéléré en direction du sud et a disparu en moins de deux secondes », c’était « comme une balle de ping-pong rebondissant sur un mur », avait-il alors résumé.

De son côté, Harry Reid, un ex-sénateur du Nevada, où se trouvent les installations ultra-secrètes Zone 51 de l’Armée de l’air, s’est dit dans un tweet « content que le Pentagone diffuse finalement ces images », tout en déplorant que « cela ne fasse qu’égratigner la surface des recherches et de la documentation disponibles ». « Les Etats-Unis doivent jeter un regard sérieux et scientifique à ceci et à toutes les implications potentielles sur la sécurité nationale. Le peuple américain mérite d’être informé », a-t-il poursuivi.

A lire :Alain Juillet; « Le phénomène ovni échappe à la dimension terrestre »

En décembre 2017, le Département de la Défense a reconnu avoir financé jusqu’en 2012, date officielle de son achèvement, un programme secret d’un coût de plusieurs millions de dollars destiné à enquêter sur les observations d’ovnis.

Les trois vidéos « FLIR, » « GOFAST » et « GIMBAL » peuvent être téléchargées à partir du site internet du « Naval Air Systems Command ».



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