Cherif Chekkat : manipulable et «déglingué du cerveau» selon son propre frère

C’est le profil type de tous les sbires de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, enseignante à la retraite, pour qui la rentrée est toujours fixée début septembre. Elle fait suite à l’Université d’été de la LCR ou du NPA, au cours de laquelle elle est bien préparée, et fut annoncée cette année dès le 22 août 2018 :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/08/23/mercredi-22-aout-2018-une-rentree-bien-annoncee/

L’on notera que c’était l’anniversaire du « chef » Jean-Marc Donnadieu de Béziers.

Or, en 2014, lui et ses amis terroristes avaient déjà choisi un marché de Noël pour cible, celui de Nantes, qui fut attaqué par l’ex-Bitterrois Sébastien Sarron le 22 décembre vers 19h, après que deux autres attentats se soient déjà produits à Joué-lès-Tours et Dijon les 20 et 21 décembre 2014.

On rappelle au passage le goût de Pascal Edouard Cyprien Luraghi et Jean-Marc Donnadieu pour les jeux de mots, le second affectionnant tout particulièrement les farces et attrapes :

 

https://www.facebook.com/jeanmarc.donnadieu

Balance : Vous ferez un stage d’observation dans une entreprise de farces et attrapes. On testera sur vous les boules puantes et autres « coussins péteurs » dans des réunions très sérieuses.

2

 

Quant au premier, il préconisait l’attaque au véhicule fou dès 2009 :

 

Cyp’ le 30/08/2009 à 12:12
@ les RG :
Je préfère écrabouiller les folles furieuses qui se jettent sous les roues de ma bagnoles alors que je roule pépère sur la départementale, plutôt qu’aller me frotter aux CRS ou planter ma caisse dans un platane pour éviter ces cinglées.

D’ailleurs, vous faites plaisir aux CRS, quand vous manifestez : c’est grâce à vous qu’ils peuvent écouter Sardou et payer les traites de leur pavillon Phénix ultra-moche.

Sans vous, ils n’existeraient pas et le monde serait plus sympathique.
Vroum !

 

Cette année 2018 aura encore été marquée par toute une série d’attentats pour les fêtes de fin d’année, comme je l’ai mis en évidence sur ce blog au fur et à mesure qu’ils se produisaient ou étaient déjoués.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/01/15/01016-20190115ARTFIG00196-attentat-de-strasbourg-cherif-chekatt-avait-premedite-l-attaque.php

Attentat de Strasbourg : Cherif Chekatt avait prémédité l’attaque

 

Le djihadiste préparait l’attentat, qui a tué cinq personnes le 11 décembre sur le marché de Noël de la ville, depuis plusieurs mois, selon les premiers éléments de l’enquête judiciaire révélée par Le Monde et France 3. Il cherchait des armes et avait fait part de ses funestes plans à sa mère ainsi qu’à un ancien codétenu.

Cherif Chekatt avait prémédité son attaque du 11 décembre. L’auteur de l’attentat de Strasbourg, qui a tué cinq personnes sur le marché de Noël de la ville, n’a pas agi sur un coup de tête: son acte a été préparé des semaines, voire des mois à l’avance, selon les premiers éléments de l’enquête judiciaire révélés par Le Monde et France 3. Cherif Chekatt avait fait part à ses proches de ses désirs de martyr et s’était démené pour trouver des armes.

» LIRE AUSSI – Strasbourg: le profil hybride de Chérif Chekatt, fiché S radicalisé et braqueur de banques

L‘attentat, qui a également blessé onze personnes, a été revendiqué par l’État Islamique (EI) dans une vidéo diffusée par Amaq, son agence de propagande quelques minutes après la mort du djihadiste. Dans la foulée, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait dénoncé une revendication «totalement opportuniste» de l’EI, et s’était montré très prudent sur la motivation terroriste de l’attaque. Si des témoins avaient bel et bien entendu Cherif Chekatt crier «Allahu Akbar» – «Dieu est le plus grand», fréquemment utilisé comme cris de guerre par les djihadistes – les enquêteurs ne voulaient pas privilégier trop vite la piste du djihadisme au détriment d’autres explications. Il n’est pas rare que l’organisation terroriste revendique des attaques qu’elle n’a pas organisées, comme à Las Vegas, lorsqu’un retraité avait tué 58 personnes. Aujourd’hui encore, cette revendication reste remise en cause car aucun élément ne permet d’affirmer que l’attentat de Strasbourg ait été effectivement organisé avec le concours de l’EI.

» LIRE AUSSI – Fiches S, mandats d’arrêt: ces individus déjà repérés qui sont passés à l’acte

Du désir de martyr à l’allégeance à l’État Islamique

Toutefois, les soupçons s’étaient rapidement confirmés lorsqu’une vidéo d’allégeance à l’État Islamique avait été retrouvée à son domicile le 22 décembre. Cherif Chekatt y arbore un keffieh rouge, et pendant trois minutes jure obéissance à Daech. Des armes y avaient également été retrouvées: des couteaux de chasses, une grenade défensive, un revolver de calibre 22 long rifle et ses munitions ainsi qu’un message écrit à la main «ô vous hommes, la bataille est engagée, les appels au djihad sont lancés, les portes du paradis sont ouvertes. Si vous n’êtes pas des cavaliers guerriers, poussez-vous et laissez place aux femmes pour diriger la bataille».

Chérif Chekatt déclarait vouloir « commettre un braquage avant de partir en Syrie ou mourir en martyr ».

En 2015, lors d’un de ses nombreux passages en prison, on apprend à travers l’enquête que Cherif Chekatt avait fait part de ses velléités terroristes à un codétenu, dont le témoignage a été recueilli par la police. Selon Le Monde et France 3, il déclarait déjà vouloir «commettre un braquage avant de partir en Syrie ou mourir en martyr». Sa mère a elle aussi raconté aux enquêteurs les confidences de son fils «environ cinq mois» avant l’attentat, qui lui avait fait par de «son intention de mourir». Décrit comme manipulable et «déglingué du cerveau» par son propre frère lors d’une conversation téléphonique avec sa mère, sa famille ne l’avait pas pris au sérieux.

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Trouver des armes

D’après les éléments de l’enquête judiciaire révélés par Le Monde et France 3, Cherif Chekatt cherchait aussi depuis plusieurs mois à se procurer une arme. Au cœur de l’enquête: un homme, Audrey M., rappeur de 37 ans au casier judiciaire chargé, père d’une famille de trois enfants franco ivoirienne. Cet ami de longue date du djihadiste n’est pas connu pour une quelconque accointance avec le terrorisme. Il s’est présenté lui-même à la police le jour même de la mort de son ami. Le rappeur a été mis en examen et placé en détention provisoire pour «participation à une association de malfaiteurs terroristes criminelle» et «acquisition, détention et cession d’armes de catégorie B».

Audrey M. nie cependant toute implication dans l’attentat. Il dit avoir rencontré Cherif Chekatt en prison, en 2012. Selon Le Monde, c’est vers lui que se tourne le terroriste «en septembre 2018» pour se procurer des armes afin de commettre des «braquages». Le rappeur en utilise fréquemment dans ses clips musicaux. Rapidement, Audrey M. met en contact son ami avec la communauté des gens du voyage, une rencontre est organisée avec une famille de Sélestat dans le Bas-Rhin, à 50 kilomètres de Strasbourg. Cette famille de vanniers est connue de la police pour donner dans le trafic d’armes. Le 11 décembre au matin, une autre rencontre est organisée par le rappeur sur un parking au nord de Colmar (Haut-Rhin). Le lendemain, Audrey M. reçoit un appel intercepté par les services de renseignement: «tu sais le pote avec lequel tu es venu à Sélestat (…) il a fait le con hier soir (…), le vieux il se chie dessus à mort».

Cherif Chekatt est sans doute passé à l’acte plus rapidement que prévu. Selon les informations de France 3, l’intervention de la police le matin même des attentats a précipité ses plans. La DGSI surveillait de près le djihadiste mais n’avait aucun élément permettant d’arrêter le jeune homme. Le préfet, à la tête du groupe d’évaluation départemental de la radicalisation du Bas-Rhin, avait décidé de l’interpeller pour une affaire de droit commun. Le 11 décembre, la police était intervenu au domicile de son père, tandis que le jeune homme dormait exceptionnellement chez sa mère.

La rédaction vous conseille
Stanislas Poyet

 



Attentat de Strasbourg du 11 décembre 2018 : la préméditation se confirme

Mes lecteurs les plus assidus le savaient déjà, puisque je leur explique depuis assez longtemps et de plus en plus clairement ce que font les terroristes Jean-Marc Donnadieu, Pascal Edouard Cyprien Luraghi et autres.

Les éléments de preuve rapportés par l’enquête de la police le confirment, cet attentat semble bien avoir été prémédité et non commis dans l’improvisation la plus totale le 11 décembre 2018 après la perquisition ayant eu lieu le même jour au domicile du terroriste.

Je rappelle ici que le commanditaire Pascal Edouard Cyprien Luraghi avait publié le même jour son propre texte de revendication, dans lequel il vise explicitement les magistrats qui appliquent la loi, sans s’en abstenir lorsque les coupables sont ses complices et lui-même, ni condamner bien au-delà lorsque les accusés sont en réalité ses victimes et celles de ses complices « déconnologues ».

 

https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2019/01/14/l-attentat-de-strasbourg-etait-premedite_5409040_1653578.html

L’attentat de Strasbourg était prémédité

 

Selon les derniers éléments de l’enquête, dont « Le Monde » a eu connaissance, le djihadiste cherchait des armes depuis plusieurs semaines et avait confié à sa mère son « intention de mourir ».

Par Elise Vincent Publié aujourd’hui à 19h32

 

A proximité de l’endroit où a été tué Cherif Chekatt, à Strasbourg, le 13 décembre 2018.

A proximité de l’endroit où a été tué Cherif Chekatt, à Strasbourg, le 13 décembre 2018. CHRISTIAN HARTMANN / REUTERS

 

C’est désormais acquis. Contrairement à ce que laissaient penser les premières investigations, l’attentat du marché de Noël de Strasbourg, le 11 décembre 2018, était bien un acte prémédité. Recherche d’armes, vidéo de revendication, envie de mourir confiée à son entourage, etc., Cherif Chekatt, le djihadiste qui a tué cinq personnes et en a blessé onze autres ce soir-là, allait tôt ou tard passer à l’acte. A la veille du drame, il était depuis plusieurs semaines en plein préparatifs, selon les derniers développements de l’enquête judiciaire dont Le Monde a pu avoir connaissance.

Au lendemain de l’attentat, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d’Etat Laurent Nuñez s’étaient montrés très prudents quant à la motivation terroriste de Cherif Chekatt. Le jeune homme de 29 ans faisait l’objet d’un suivi « actif » de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). L’attaque semblait alors avoir été précipitée par son interpellation ratée, le matin des faits, dans une affaire distincte, pour tentative d’assassinat sur fond d’extorsion et de vol d’or. Une affaire dont le djihadiste allait être le seul à réchapper, les trois autres membres de sa bande – dont deux individus connus pour radicalisation – étant interpellés.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Attentat de Strasbourg : Cherif Chekatt, le profil hybride du voyou radicalisé qui hante les services

 

Couteaux de chasse et grenade défensive

Depuis, un certain nombre d’indices étayant les velléités djihadistes anciennes de Cherif Chekatt se sont cependant accumulés. A commencer par la vidéo de revendication du terroriste. Celle-ci a été découverte sur une clé USB au domicile où les gendarmes espéraient l’arrêter, le 11 décembre au matin. Sur cette vidéo, d’une durée de presque trois minutes, Cherif Chekatt se met en scène dans son appartement du 20 rue Tite-Live, à Strasbourg. Il y apparaît porteur d’un keffieh rouge. Puis il prête allégeance en français et en arabe à l’organisation Etat islamique (EI) en reprenant les leitmotivs classiques du groupe terroriste.

Lire aussi Attentat de Strasbourg : une vidéo d’allégeance à l’EI retrouvée sur une clé USB de Cherif Chekatt

 

le djihadiste avait déjà confié à un de ses codétenus « sa haine des policiers, des magistrats, et des juifs » ainsi que son intention de « commettre un braquage avant de partir en Syrie ou de mourir en martyr ».

Les enquêteurs n’ont pas pu dater avec précision cette vidéo. En bas de l’écran, une date assez ancienne a été remarquée : le 14 novembre 2015. A cette époque, le djihadiste avait déjà confié à un de ses codétenus, croisé au cours d’une de ses multiples incarcérations, « sa haine des policiers, des magistrats, et des juifs » ainsi que son intention de « commettre un braquage avant de partir en Syrie ou de mourir en martyr ». Mais une photo de Cherif Chekatt portant la même tenue que sur la vidéo, datant du 10 novembre 2018, a été découverte sur la clé USB. La justice estime donc très probable que les images aient été réalisées le même jour, soit quelques semaines seulement avant l’attaque…

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https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/fusillade-a-strasbourg/info-france-3-attentat-a-strasbourg-comment-cherif-chekatt-a-prepare-pendant-des-mois-son-projet-terroriste_3144731.html

INFO FRANCE 3. Attentat à Strasbourg : comment Cherif Chekatt a préparé pendant des mois son projet terroriste

 

Selon les informations de France 3, l’auteur de l’attentat à Strasbourg, fiché S et surveillé par les services de renseignement, avait un projet terroriste préparé de longue date. Il tentait notamment depuis plusieurs semaines de se procurer des armes.

 

Des forces de police sécurisent l\'entrée du centre-ville de Strasbourg (Bas-Rhin), après l\'attaque menée par Chérif Chekatt, le 11 décembre 2018.

Des forces de police sécurisent l’entrée du centre-ville de Strasbourg (Bas-Rhin), après l’attaque menée par Chérif Chekatt, le 11 décembre 2018. (CHRISTOPH SCHMIDT / DPA / AFP)

Les policiers en ont désormais acquis la conviction : lorsqu’il s’élance dans le centre-ville de Strasbourg (Bas-Rhin), le soir du mardi 11 décembre, Cherif Chekatt n’a pas agi sur un coup de tête, mais a accompli un projet terroriste mûrement réfléchi. Selon les informations de France 3, les enquêteurs ont recueilli les confidences d’un des ex-codétenus du terroriste, à qui il a confié en 2015 vouloir « commettre un braquage avant de partir en Syrie ou mourir en martyr ». L’été dernier, le jeune homme de 29 ans avait également assuré à sa famille vouloir mourir, mais ses proches ne l’avaient pas pris au sérieux.

Une vidéo d’allégeance à l’Etat islamique enregistrée un mois plus tôt

Plusieurs autres éléments accréditent la thèse d’un projet préparé de longue date. Notamment sa vidéo d’allégeance au groupe Etat islamique, qui a revendiqué l’attentat de Strasbourg. Cherif Chekatt a enregistré cette séquence mi-novembre, un mois avant de passer à l’acte. Les policiers chargés de le surveiller sont-ils passés à côté de cet élément ? Pas sûr, car rien n’indique qu’il a envoyé cette vidéo à des correspondants en Syrie ou en Irak. 

Le terroriste, fiché S et suivi par les services de renseignement, recherchait activement des armes depuis plusieurs semaines et avait tenté de rencontrer des personnes connues dans le milieu du trafic d’armes. Il a essuyé un refus, avant de tenter de se fournir dans la ville de Metz (Moselle). Pour l’heure, rien n’indique où il s’est procuré le 22 long rifle saisi par les gendarmes au domicile de son père, puis le revolver de 1892 avec lequel il a commis l’attentat. Suspecté d’avoir aidé le terroriste à se procurer une arme, un homme a tout de même été placé en détention provisoire et mis en examen le 17 décembre dernier. Il nie toutefois toute complicité.

Comment a-t-il pu mener ces recherches sans éveiller les soupçons des services de renseignement censés le surveiller ? C’est l’une des questions qui se posent aujourd’hui. Reste que l’âge de l’arme ainsi que ses difficultés logistiques semblent démontrer qu’il ne faisait pas partie d’un réseau très structuré, contrairement aux terroristes du 13-Novembre.

Une interpellation manquée, élément déclencheur de l’attaque

Si l’attaque était planifiée, l’élément déclencheur reste, selon les informations de France 3, l’arrestation manquée de Cherif Chekatt, le matin même de l’attentat à Strasbourg. Ce jour-là, les gendarmes tentent de l’interpeller pour une affaire de droit commun, mais chez son père. Le jeune homme ne se cache pas, mais se trouve en réalité chez sa mère à ce moment-là. « Lundi soir [le 10 décembre], il est venu chez moi, on a fait la prière, on a mangé et le mardi matin [le 11 décembre], il est parti vers 7 heures », a expliqué cette dernière à France 2. Prévenu de la visite des gendarmes, Cherif Chekatt a quitté précipitamment l’appartement, avant de mettre à exécution son projet terroriste le soir-même, faisant cinq morts et une dizaine de blessés.

 

https://www.lalsace.fr/actualite/2019/01/14/attentat-de-strasbourg-chekatt-avait-prevu-son-passage-a-l-acte-de-longue-date

Attentat de Strasbourg : Chekatt avait prévu son passage à l’acte de longue date

 

Hier 20:21 , actualisé Aujourd’hui à 11:25 Vu 7100 fois
Des policiers à Strasbourg le 13 décembre dernier. Photo Sébastien BOZON/AFP
Des policiers à Strasbourg le 13 décembre dernier. Photo Sébastien BOZON/AFP

 

Les derniers éléments de l’enquête sur l’attaque de Strasbourg, qui a fait 5 morts et 11 blessés le 11 décembre dernier tendent à démontrer que Cherif Chekatt avait bien planifié son passage à l’acte. Sa vidéo de revendication serait bien antérieure à son passage à l’acte, tout comme sa volonté de se fournir en armes, selon les détails dévoilés par notre consœur du Monde.

Une vidéo datée du mois de novembre ?

Les gendarmes venus arrêter Cherif Chekatt le 11 décembre au matin avaient fait chou blanc. Ou presque : lors de la perquisition à son domicile, le jeune homme de 29 ans est absent, mais les militaires trouvent des armes et une clé USB, sur laquelle se trouve une vidéo d’allégeance à Daech. Les enquêteurs n’ont pu la dater avec précision, mais ils estiment qu’elle a été tournée courant novembre, près d’un mois avant l’attaque.

Chekatt cherchait des armes

Avant l’attaque du marché de Noël, Cherif Chekatt s’était mis en quête d’armes. Il avait fait appel à l’un de ses anciens codétenus, depuis mis en examen et placé en détention provisoire. Lors de son audition, Audrey M. a indiqué que Chekatt lui avait demandé des armes dès septembre 2018, évoquant des braquages. Une demande renouvelée à plusieurs reprises au cours de l’automne, qui aurait poussé ce proche de Chekatt à le mettre en relation avec des membres de la communauté des gens du voyage, impliqués dans le trafic d’armes. C’est par ce biais notamment que le terroriste se serait procuré le vieux revolver Lebel retrouvé sur son corps.

Confidences familiales

Le passage à l’acte de Cherif Chekatt ne semble pas surprendre sa famille, selon les éléments téléphoniques exploités par les enquêteurs. D’autre part, le terroriste de 29 ans aurait confié à sa mère « son intention de mourir », « environ cinq mois » avant l’attaque. Elle ne l’a pas pris au sérieux.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/l-attentat-de-strasbourg-etait-premedite_2057365.html

L’attentat de Strasbourg était prémédité

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 15/01/2019 à 08:29 , mis à jour à 16:12

Une photo de Cherif Chekatt, obtenue par l'AFP le 12 décembre 2018.

Une photo de Cherif Chekatt, obtenue par l’AFP le 12 décembre 2018.afp.com/Handout

 

Une enquête du Monde révèle que Cherif Chekatt préparait son attaque depuis plusieurs semaines.

 

La virée meurtrière de Cherif Chekatt, le 11 décembre à Strasbourg, ne doit rien à la précipitation. Tout était en réalité minutieusement préparé : les armes, l’envie de mourir, la vidéo de revendication… Une enquête du Mondepubliée lundi révèle comment le djihadiste est passé à l’acte.

Des indices dès 2015

La vidéo où l’homme prête allégeance à Daech, retrouvée sur une clef USB, semble être datée du jour de l’attaque ou du mois de novembre. Un ancien codétenu de Cherif Chekatt a aussi expliqué que, dès 2015, il aurait exprimé « sa haine des policiers, des magistrats, et des juifs » et son intention de « commettre un braquage avant de partir en Syrie ou de mourir en martyr ».

LIRE AUSSI >> Les dernières heures de Chérif Chekatt

Un proche du terroriste, qui a témoigné juste avant qu’il soit abattu, a expliqué que son ancien ami l’a contacté à plusieurs reprises, y compris le matin de l’attaque, pour se procurer des armes. « Tu seras le prochain sur ma liste, tu vas entendre parler de moi à BFMTV », lui aurait lancé Cherif Chekatt début décembre, après une dispute.

Il avait confié son « intention de mourir »

Les enquêteurs ont aussi écouté des messages audio envoyés entre membres de la fratrie Chekatt. « Cela devait arriver un jour », a déclaré un frère à l’une de ses soeurs. La mère du terroriste a aussi avoué que son fils lui avait confié « environ cinq mois » avant l’attentat « son intention de mourir ».

Son père, le matin de l’attentat, l’avait prévenu par SMS qu’il était recherché. « ‘Les chiens’ sont venus chez moi », lui avait-il écrit, tout en ajoutant qu’il ne l’avait pas dénoncé.

 



Le terroriste d’extrême-gauche italien Cesare Battisti est enfin sous les verrous

C’est une excellente chose, enfin une bonne nouvelle édificatrice à l’égard des foules qui en ont besoin, et des terroristes eux-mêmes : ils mentent et se mentent à eux-mêmes quand ils prétendent tout à la fois que nos vieux pays européens seraient des démocraties et qu’un quelconque terrorisme pourrait s’y justifier.

Ce ne sont pas ou ce ne sont plus ou de moins en moins des démocraties, particulièrement la France, précisément à cause de ces terroristes, toujours de l’extrême-gauche.

Ils y font régner la terreur en toute impunité avec pour objectif l’installation d’un régime dictatorial comparable à celui des soviets.

Ce n’est pas un secret, il a toujours été assez clairement exprimé.

La LCR fut d’ailleurs conçue dès sa création à la fin des années 1960 comme un embryon d’Armée Rouge.

En février 2009, elle est devenue le NPA pour une question d’image identique à celle qui en 2002 avait vu son vieil associé le RPR renaître de ses cendres sous l’appellation d’UMP.

Cependant, elle est toujours restée la milice ultra-violente doublée d’un service de renseignement occulte aux ramifications internationales qu’elle fut dès ses débuts.

Avec la bande de cybercriminels du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi, elle s’attaque très violemment à toutes les formes de journalisme participatif qui apparaissent sur la toile à compter de l’année 2007 et poursuivra son travail de sape de toute liberté d’expression sur Internet jusqu’à l’organisation d’attentats terroristes particulièrement meurtriers à compter de l’année 2012, ces attentats « islamistes » étant tous destinés à soutenir toutes ses revendications judiciaires illégales parallèles à mon encontre.

Il est inutile de rappeler à quel point ces dernières sont ahurissantes.

Pour leurs promoteurs, l’enjeu en est la viabilité de toutes leurs organisations criminelles.

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/italie/l-ex-militant-italien-d-extreme-gauche-cesare-battisti-a-ete-arrete-en-bolivie_3142843.html

Condamné à perpétuité en Italie pour homicides, l’ex-militant d’extrême gauche Cesare Battisti a été arrêté en Bolivie

 

En Italie, il a été condamné par contumace en 1993 à la prison à perpétuité pour quatre homicides et complicité de meurtres dans les années 1970.

 

Cesare Battisti lors d\'un entetien avec l\'AFP à Cananeia (Brésil), le 20 octobre 2017.

Cesare Battisti lors d’un entetien avec l’AFP à Cananeia (Brésil), le 20 octobre 2017. (MIGUEL SCHINCARIOL / AFP)

 

L’ex-militant d’extrême gauche italien Cesare Battisti, qui était en cavale depuis sa disparition au Brésil en décembre, a été capturé en Bolivie, annonce un conseiller du président brésilien, dimanche 13 janvier. Les principaux médias brésiliens ont indiqué que le fugitif avait été intercepté dans la ville de Santa Cruz de la Sierra (Bolivie), en citant des sources de la police fédérale brésilienne.

Traqué par une équipe d’Interpol composée d’Italiens, de Brésiliens et de Boliviens, Cesare Battisti a été arrêté dans la rue et n’a pas opposé de résistance, selon plusieurs médias italiens, dont le Corriere della sera (en italien). Lors de son arrestation, précise le quotidien, le fugitif portait une fausse barbe.

« Le terroriste italien Cesare Battisti a été arrêté en Bolivie cette nuit et sera ramené d’ici peu au Brésil, d’où il sera probablement envoyé en Italie pour purger sa peine à perpétuité, en accord avec la décision de la justice italienne », a tweeté Filipe G. Martins, conseiller spécial du nouveau président brésilien Jair Bolsonaro pour les affaires étrangères.

Le président Bolsonaro favorable à une extradition

L’ex-président brésilien Michel Temer avait signé mi-décembre l’acte d’extradition réclamé depuis des années par l’Italie, où Cesare Battisti a été condamné par contumace en 1993 à la prison à perpétuité pour quatre homicides et complicité de meurtres dans les années 1970. Ancien militant d’un groupe d’extrême gauche classé comme terroriste par la justice italienne, les Prolétaires armés pour le communisme, Cesare Battisti affirme être innocent et vivait exilé au Brésil depuis 2004, après avoir passé près de quinze ans en France.

Au terme d’un séjour en prison et d’un long processus judiciaire pour l’extrader, le président brésilien de gauche Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2011) avait décidé en 2010 de ne pas livrer le fugitif à l’Italie. Jair Bolsonaro, président d’extrême droite qui a pris ses fonctions le 1er janvier, avait, lui, réitéré en décembre son intention d’extrader l’ancien militant, affirmant sur Twitter que le gouvernement italien pouvait « compter » sur lui pour le renvoyer vers son pays d’origine.

« Le Brésil n’est plus une terre de bandits. Matteo Salvini [le ministre de l'Intérieur italien], le ‘petit cadeau’ va arriver », s’est félicité le fils du nouveau président brésilien, le député Eduardo Bolsonaro. L’ambassadeur d’Italie au Brésil, Antonio Bernardini, a également accueilli la nouvelle avec satisfaction : « Battisti est en prison ! La démocratie est plus forte que le terrorisme. »

 



En Grèce, une organisation d’extrême-gauche revendique un attentat du 17 décembre 2018

Elle n’existe que depuis 2013 et s’appelle l’OLA – tiens, comme Lola, la jeune femme condamnée pour l’assassinat de Jean-Jacques Le Page à Plougonvelin le 24 juillet 2009…

Ses cibles ou les motivations de ses attentats sont les mêmes que celles de ses homologues de la bande des terroristes Pascal Edouard Cyprien Luraghi, de Puy-l’évêque, Jean-Marc Donnadieu, de Béziers, et Josette Brenterch, du NPA de Brest, à savoir : presse ou liberté de la presse, et justice, à travers au moins une cour d’appel le 22 décembre 2017, et un magistrat de cour de cassation le 13 novembre 2018.

Deux différences notables, toutefois :

1°/ elle ne sous-traite pas ses attentats et les revendique clairement, même si un peu timidement… avec près d’un mois de retard sur les faits ;

2°/ elle n’a semble-t-il encore tué ni blessé personne.

 

https://www.dhnet.be/dernieres-depeches/afp/grece-une-organisation-d-extreme-gauche-revendique-un-attentat-contre-un-groupe-de-medias-5c360fd37b50a6072484be1e

Grèce: une organisation d’extrême gauche revendique un attentat contre un groupe de médias

 

Publié le mercredi 09 janvier 2019 à 15h58 à Athènes (AFP)

 

En Grèce, une organisation d'extrême-gauche revendique un attentat du 17 décembre 2018 dans AC ! Brest 5c360fd37b50a6072484be1d 

Un groupe d’extrême gauche a revendiqué mercredi un attentat à la bombe perpétré le mois dernier à Athènes contre un des principaux groupes de médias grecs.

L’explosion de l’engin artisanal, qui visait un bâtiment abritant le siège de la radiotélévision privée Skaï, dans la banlieue balnéaire d’Athènes, n’avait pas fait de victime. Mais elle avait provoqué des dégâts sur la façade de l’immeuble qui héberge également le quotidien Kathimérini, principal journal de centre-droit d’opposition.

Dans sa revendication, le Groupe des combattants populaires (OLA, extrême gauche) a dénoncé les liens corrompus prévalant selon lui entre les médias et la classe politique. L’OLA avait déjà revendiqué au moins cinq attentats similaires depuis son apparition en 2013.

Le gouvernement du Premier ministre Alexis Tsipras avait aussitôt fustigé un « attentat contre la démocratie » tandis que la Commission européenne condamnait « toutes les attaques contre la liberté d’expression et la liberté de la presse ».

Les attentats visant des radiotélévisions, banques, établissements publics ou représentations diplomatiques sont récurrents en Grèce depuis des années, imputés à des groupes anarchistes ou d’extrême gauche.

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/17/grece-une-bombe-explose-devant-le-siege-d-une-chaine-de-television-sans-faire-de-victimes_5398856_3210.html

Grèce : une bombe explose devant le siège d’une chaîne de télévision, sans faire de victime

 

Le groupe de radiotélévision privé Skai, dont le siège est à Athènes, a déploré d’importants dégâts matériels.

Le Monde avec AFP Publié le 17 décembre 2018 à 16h32 – Mis à jour le 17 décembre 2018 à 16h32

 

La façade de la chaîne de TV grecque Skai après l’explosion d’une bombe, le 17 décembre 2018.
La façade de la chaîne de TV grecque Skai après l’explosion d’une bombe, le 17 décembre 2018. ANGELOS TZORTZINIS / AFP

 

Une bombe artisanale a explosé dans la nuit de dimanche à lundi 17 décembre, devant le bâtiment où siège le groupe de radiotélévision privée Skai, dans la banlieue balnéaire d’Athènes, sans faire de victime.

Le gouvernement a condamné cet « acte terroriste », le premier ministre Alexis Tsipras dénonçant un « attentat contre la démocratie ». La police antiterroriste a ouvert une enquête, privilégiant la piste des groupes extrémistes grecs.

La bombe artisanale de « grande puissance » a explosé vers 2 h 30, heure locale (00 h 30 GMT), quarante minutes après un appel téléphonique anonyme à une autre chaîne de télévision et à un site d’information pour prévenir de l’imminence de l’explosion, selon une source policière.

Après cet appel, la police a aussitôt bouclé les rues avoisinantes et évacué l’immeuble où siège la radiotélévision Skai, l’une des plus importantes du pays, appartenant à la famille d’armateurs Alafouzos.

Selon la police, la bombe a été placée dans une rue étroite près de la clôture entourant l’immeuble, ce qui a causé une « grosse déflagration ». Les vitres de la façade du bâtiment de Skai ont volé en éclat, provoquant « d’importants dégâts », selon un communiqué de la station.

« Un attentat contre la démocratie »

Les attentats visant des radiotélévisions, banques, établissements publics ou représentations diplomatiques sont récurrents en Grèce depuis des années, et sont imputés à des groupes anarchistes ou d’extrême gauche.

Lire aussi Colis piégé au FMI : qui se cache derrière la Conspiration des cellules de feu ?

 

Le 13 novembre, une tentative d’attentat à l’engin incendiaire avait eu lieu devant le domicile d’un vice-procureur de la Cour de cassation, à Athènes. Le dispositif avait été découvert par la police et désamorcé à la suite de deux appels téléphoniques anonymes d’avertissement à deux médias.

L’attentat contre Skai est « un attentat des puissances lâches et obscures contre la démocratie ; elles ne vont pas toutefois réussir leur objectif, de terroriser ou de désorienter », a déclaré Alexis Tsipras, cité dans un communiqué de ses services.

Le chef du gouvernement de coalition, menée par son parti de gauche Syriza et le petit parti souverainiste de droite Anel, a exprimé « son soutien sincère aux journalistes et à tous ceux qui travaillent à la chaîne ».

Menaces récurrentes contre la station

Kyriakos Mitsotakis, le chef du parti de droite Nouvelle Démocratie, principal parti d’opposition, s’est rendu sur place pour exprimer « son soutien aux employés ». « La démocratie et la pluralité ne peuvent être muselées », a-t-il déclaré.

L’immeuble de plusieurs étages de Skai abrite également le quotidien Kathimerini, principal journal de centre droit d’opposition, comme la radiotélévision.

« L’attentat terroriste ne va pas nous décourager (…). Nous allons continuer à faire notre travail en surveillant le pouvoir avec indépendance », a indiqué Skai dans un communiqué, accusant le gouvernement de ne pas protéger suffisamment les médias malgré « les menaces récurrentes contre la station ». « Certains cadres gouvernementaux et des mécanismes de propagande ont transformé la station en une cible », poursuit ce communiqué.

Le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, a rejeté ces accusations et « toute tentative de lier cet acte terroriste à la confrontation politique ».

L’attentat n’a pas été pour le moment revendiqué mais, selon certains experts, le mode d’action renverrait au groupe grec d’extrême gauche OLA (Groupe des combattants populaires), qui a revendiqué au moins cinq attentats similaires, sans victime, depuis son apparition en 2013. Son dernier attentat à la bombe avait eu lieu le 22 décembre 2017 contre la cour d’appel d’Athènes, provoquant des dégâts matériels.



Terrorisme : le motif des criminels de Brest n’a toujours été que l’argent

Un de mes lecteurs de Villeurbanne me rappelle bien à propos cette affaire Troadec ou Caouissin qui a éclaté au mois de mars 2017 :

 

Terrorisme : le motif des criminels de Brest n'a toujours été que l'argent dans AC ! Brest frVilleurbanne, Rhone-alpes, France, Free Sas    

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A l’époque, j’avais souligné son caractère typiquement brestois, puis ne m’en suis plus occupée.

Aujourd’hui, l’instruction de cette affaire est toujours en cours, et n’a pas permis de rapporter beaucoup plus d’éléments qu’à ses débuts.

Sa fiche Wikipédia s’en est toutefois bien allongée.

Et le mobile du crime est désormais bien établi : il s’agit, comme en témoignent très vite des proches des victimes, de la jalousie du meurtrier à leur égard à propos d’un hypothétique héritage de 50 kg de pièces et lingots d’or.

C’est exactement la même rapacité motivant aussi toutes les exactions dont je suis victime depuis des lustres de la part de Brestois, la perverse Josette Brenterch du NPA de Brest en tête.

Mais elle sous-tend de même très puissamment celles de ses complices « déconnologues » Pascal Edouard Cyprien Luraghi, de Puy-l’Evêque, et Jean-Marc Donnadieu, de Béziers.

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/affaire-troadec-18-mois-apres-les-faits-le-mystere-du-tresor-demeure-intact-3754835

Affaire Troadec : 18 mois après les faits, le mystère du trésor demeure intact

 

16h05 , le 13 septembre 2018

 

Hubert Caouissin, qui a avoué avoir tué les membres de la famille Troadec dans la nuit du 16 au 17 février 2017, souffrait d’une abolition partielle du discernement au moment des faits, selon des experts psychiatres. Les parties civiles ont demandé une contre-expertise. Plus de 18 mois après les faits, les enquêteurs n’ont pas trouvé de trace du trésor évoqué par l’accusé pour expliquer son geste.

 

Voici la maison familiale des Troadec, située à Orvault, dans la banlieue de Nantes.
Voici la maison familiale des Troadec, située à Orvault, dans la banlieue de Nantes. (Sipa)

 

Depuis un an et demi, les enquêteurs cherchent à résoudre l’énigme de l’affaire Troadec, du nom de cette famille – Pascal et Brigitte, les parents, Charlotte et Sébastien, les enfants – massacrée à Orvault, près de Nantes, dans la nuit du 16 au 17 février 2017. Et l’une des réponses pourrait se trouver du côté des expertises psychiatriques. Selon son avocat maître Patrick Larvor, Hubert Caoussin – qui a avoué avoir tué les Troadec et qui était en couple avec la sœur du père de famille, Lydie -, souffrait en effet d’une abolition partielle du discernement au moment des faits, selon Le Télégramme. Une conclusion qui pourrait éventuellement avoir pour conséquence d’atténuer sa peine, lors de son procès devant la cour d’assises, pas prévu avant 2020.

Lire aussi – Affaire Troadec : les enquêteurs sur la piste du « trésor »

Une hypothèse rejetée par les parties civiles, qui ont aussitôt demandé une contre-expertise psychiatrique. « Il est difficile de parler d’un dossier en cours d’instruction aussi complexe et dans lequel de nombreux éléments restent à établir », a simplement commenté maître Cécile De Oliveira, l’avocate des deux sœurs et de la mère de Brigitte Troadec. « Dans les dossiers criminels, il y a une expertise psychiatrique et une expertise psychologique. Cette dernière n’est pas encore arrivée », a pour sa part déclaré maître Patrick Larvor, la qualifiant « d’importante ».

Plusieurs éléments manquants compliquent l’affaire

Car plus de 18 mois après les faits, les enquêteurs ont du mal à démêler les fils de l’histoire et à établir un scénario précis du drame. Leur tâche est rendue compliquée par plusieurs éléments :

  • Le pied de biche, qu’Hubert Caouissin dit avoir utilisé pour tuer la famille, n’a jamais été retrouvé. Lui assure l’avoir jeté par-dessus un pont. Malgré les fouilles, l’arme n’a pas été retrouvée.
  • Les corps des quatre victimes n’ont pas été retrouvés entiers. Hubert Caouissin a en effet raconté les avoir démembrés, puis d’en avoir dispersé une partie dans le vaste terrain de sa propriété de Pont-de-Buis-lès-Quimerch, dans le Finistère. Il aurait, selon ses dires, brûlé une autre partie dans le four de sa propriété. Les crânes n’ont jamais été retrouvés.
  • Malgré leurs recherches, les enquêteurs n’ont pas trouvé trace du trésor évoqué par Hubert Caouissin pour expliquer son geste.

L’affaire du « trésor » de famille

Toute l’affaire se situe dans ce dernier point. Passé aux aveux le 6 mars 2017, après avoir dans un premier temps assuré aux enquêteurs qu’il n’était plus en contact avec sa belle-famille, Hubert Caouissin a en effet expliqué q’un trésor était au coeur des tensions familiales.

Lire aussi - Affaire Troadec : ce que l’on sait de Hubert Caouissin, écroué pour assassinats 

Selon lui, l’histoire commence quand le père de Pascal Troadec découvre, en faisant des travaux dans un logement qui lui appartient dans le quartier de Recouvrance, à Brest, des lingots et des pièces d’or. Il s’en serait emparé et aurait dissimulé ce trésor dans le garage de la maison familiale. Gravement malade, il aurait confié à son fils, Pascal, l’existence et le lieu de ce trésor, juste avant de mourir, en 2010. La femme du défunt, Renée, a témoigné dans les médias pour confirmer l’existence de ce trésor, tout en disant ne l’avoir jamais vu elle-même. Elle avait même raconté que son fils Pascal avait profité de son absence pour récupérer le trésor, sans le partager avec sa soeur, Lydie.

Une histoire qui aurait provoqué de vives tensions dans la famille. Hubert Caouissin, en couple avec Lydie Troadec, n’aurait pas supporté que sa compagne soit ainsi flouée par son frère. Selon son récit, c’est pour espionner la famille Troadec et trouver des preuves de l’existence de ce trésor qu’Hubert Caouissin se serait rendu à Orvault la nuit du drame. Il s’était, à cet effet, muni d’un stéthoscope à l’aide duquel il espérait les écouter à travers les murs. C’est alors que le couple l’aurait surpris, qu’il aurait saisi un pied de biche et massacré toute la famille.

Il assure donc que son geste n’était pas prémédité. Ce que refusent de croire les sœurs de Brigitte Troadec, qui évoquent la haine que vouait, selon elles, Hubert Caouissin à Pascal Troadec, et qui l’accusent d’avoir organisé « le crime parfait ». Elles racontent notamment que Hubert Caouissin avait fait supprimer le nom Troadec de sa boîte aux lettres, pour faire seulement apparaître le prénom de sa compagne, Lydie.

Le trésor reste introuvable… mais un trésor a bien disparu à Brest

Les enquêteurs ont fait de nombreuses recherches pour retrouver la trace de ce trésor. Ils se sont notamment rendus à Monaco et en Andorre. Les Troadec s’étaient rendus à plusieurs reprises à Perpignan avant le drame, et les enquêteurs ont cherché à savoir s’ils n’avaient pas ouvert un compte dans le micro-Etat voisin. Ils ont également étudié le train de vie des Troadec, afin de voir s’il avait changé après la découverte de ce trésor, ce qu’assurent par exemple Hubert Caouissin et Renée Troadec. Mais rien n’a permis de faire ce constat.

Cette affaire a eu une résonance particulière parce qu’un trésor constitué de lingots d’or a bel et bien disparu à Brest. En 1940, face à l’arrivée des Allemands, le ministre des Finances de l’époque, Lucien Lamoureux, décide en effet d’évacuer en urgence l’or de la Banque de France vers l’étranger. Partis en train, les lingots et les pièces d’or transitent par Brest avant d’être embarqués sur des bateaux. Mais un paquet contenant 50 kilos d’or tombe à l’eau au moment du chargement et n’a jamais été officiellement retrouvé.

A l’époque du drame d’Orvault, une habitante du Finistère avait témoigné de l’existence de cet or dans Le Télégramme. Elle avait ainsi raconté que son père, en juin 1940, avait plongé dans le port de Brest et découvert, avec trois amis, la caisse d’or. Il l’avait conservée, dans le but de la soustraire aux Allemands. Après la libération, pris de panique à l’idée d’être condamné pour ce « vol », il l’aurait dissimulée dans un immeuble abandonné du quartier brestois de Recouvrance.

L’accusé a exprimé des remords

Les parties civiles, elles, ne croient pas à l’existence de ce trésor. « Qu’on arrête avec cet or! C’est n’importe quoi! Il n’y en a pas. Il n’y en a jamais eu », a ainsi témoigné l’une de sœurs de Brigitte, Hélène. Même la mère d’Hubert Caouissin n’y croit pas. « Encore les lingots d’or? Mais c’est vraiment n’importe quoi! », avait-elle dit au début de l’enquête. Toujours est-il que si Pascal Troadec possédait bel et bien ce trésor, nulle trace n’a été trouvée. Par ailleurs, il n’aurait pas pu utiliser cet argent, les lingots étant marqués et impossible à écouler.

Qu’il ait existé ou non, il est établi que ce trésor était à l’origine des tensions dans la famille, et du ressentiment de Hubert Caouissin envers Pascal Troadec, ayant mené, d’une certaine façon, à son geste fatal. L’avocate de la famille de Brigitte Troadec estime ainsi que l’accusé « harcelait » la famille. Depuis son incarcération, le suspect a exprimé des regrets. Mais il n’en démord pas : pour lui, Pascal Troadec a bien privé sa compagne Lydie du trésor familial.

Sur le même sujet :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Troadec

Affaire Troadec

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N’oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.
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Affaire Troadec
Façade du 24 rue d'Auteuil, à Orvault.Scène de crime dans l'affaire Troadec
Façade du 24 rue d’Auteuil, à Orvault.
Scène de crime dans l’affaire Troadec

Type Quadruple meurtre, faits divers
Pays Drapeau de la France France
Localisation Orvault
Coordonnées 47° 15′ 26″ nord, 1° 36′ 03″ ouest
Date 16 février 2017
Participant(s) Hubert Caouissin
Lydie Troadec
Bilan
Morts 4
Répression
Arrestations 2

Géolocalisation sur la carte : Nantes

(Voir situation sur carte : Nantes)

Affaire Troadec
modifier Consultez la documentation du modèle

L’affaire Troadec (parfois appelée affaire d’Orvault) concerne l’assassinat, dans la nuit du 16 au 17 février 2017, des quatre membres de la famille Troadec à Orvault, commune de l’agglomération nantaise, en Loire-Atlantique. Dans un premier temps, une alerte pour disparition inquiétante a été émise le 23 février 20171. Le 5 mars, Hubert Caouissin, ex-beau-frère du père de la famille, déclare avoir commis le quadruple meurtre et fait disparaître les corps en les démembrant puis en les brûlant ou en les enterrant.

Origine de l’affaire

Hélène M., une des deux sœurs de Brigitte Troadec, s’inquiète du silence inhabituel de sa sœur, de son beau-frère et de leurs enfants. En effet aucun membre de la famille n’a donné signe de vie depuis le 16 février 2017 à leur domicile de la rue d’Auteuil, un secteur plutôt résidentiel et pavillonnaire, situé non loin du centre d’Orvault2,3.

Toujours sans nouvelle à la date du 23 février 2017, cette sœur de Madame Troadec décide, ce jour-là, d’alerter les autorités compétentes.

Les personnes disparues4 sont les suivantes : Pascal, le père, né le 12 septembre 1967 (49 ans), plasturgiste dans l’entreprise Arlux-Visotec (PME spécialisée dans la fabrication d’enseignes lumineuses) ; Brigitte, la mère, née le 2 novembre 1967 (49 ans), fonctionnaire du Trésor public à Nantes5 ; Sébastien, leur fils, né le 11 février 1996 (21 ans) et Charlotte, leur fille, née le 29 juin 1998 (18 ans), tous les deux étudiants.

Enquête

Le procureur de la République déclare le 27 février que :

« Si le contexte de violences graves ayant présidé à la disparition de la famille Troadec semble désormais établi ; en revanche les circonstances entourant la commission des faits demeurent indéterminées et ne permettent pas de savoir si nous avons affaire à un drame familial ou à l’intervention d’une ou plusieurs personnes étrangères à la famille6. »

Les enquêteurs ont en effet relevé des éléments inquiétants : des traces de sang identifiées comme appartenant à trois des membres de la famille, hormis le sang de Charlotte, qui n’apparaît nulle part2, et des indices suggérant un départ précipité sans qu’on sache s’il était volontaire ou contraint. Les véhicules des deux parents sont restés dans la propriété de la famille, seule la voiture Peugeot 308 du fils a disparu7.

Le 1er mars, une joggeuse retrouve un pantalon et la carte Vitale de Charlotte8 près de Dirinon, dans le Finistère (département dont sont originaires les parents). Un livre scolaire au nom de Pascal Troadec est également retrouvé en bord de route, ainsi que deux linges semblables à des draps, dans cette même ville de Dirinon7.

Le lendemain 2 mars, les policiers retrouvent le véhicule de Sébastien garé sur le parking de l’église Saint-Joseph, dans le quartier de Méan-Penhoët à Saint-Nazaire9,7 .

220px-Orvault_Troadec dans Calomnie
Boîte aux lettres de la famille Troadec, placée sous scellés

Le 5 mars, Lydie Troadec, la sœur de Pascal Troadec et son ex-compagnon, Hubert Caouissin, sont placés en garde à vue au commissariat de Brest. Des traces d’ADN de ce dernier sont retrouvées au domicile des victimes, ainsi que dans le véhicule de Sébastien, alors que le suspect avait déclaré, lors d’une précédente audition, ne plus avoir de contact avec la famille Troadec depuis plusieurs années. Dans la soirée, l’homme avoue être l’auteur du quadruple meurtre. Il est mis en examen et écroué pour « assassinats » et « atteinte à l’intégrité d’un cadavre ». Sa compagne, Lydie Troadec, a, quant à elle, été mise en examen et écrouée pour « modification de l’état des lieux d’un crime et recel de cadavres ». Le mobile serait dû à un différend survenu lors d’un partage d’héritage : le suspect aurait soupçonné Pascal Troadec de s’être approprié, après le décès de son père en 2010, des lingots et pièces d’or que ce dernier aurait détenus. Ces lingots proviendraient d’un trésor découvert en 2006 par le père de Pascal, alors artisan plâtrier, au cours de travaux effectués dans un immeuble ancien du quartier de la Recouvrance, à Brest10. En infraction avec la législation, celui-ci aurait subtilisé la totalité du trésor sans informer de sa trouvaille le propriétaire de l’immeuble ni l’administration11. À ce jour, ce prétendu trésor reste introuvable12.

Le 10 mars, des « fragments de quatre corps humains et des bijoux appartenant à la famille » ont été retrouvés à Pont-de-Buis-lès-Quimerch dans la ferme appartenant au suspect, Ils sont expertisés pour identification ADN 13.

Le 21 mars, l’analyse ADN confirme que les fragments de corps retrouvés appartiennent à Pascal, Brigitte, Sébastien et Charlotte Troadec14.

Le 6 avril 2017, devant le juge d’instruction, Hubert Caouissin passe aux aveux et livre une description détaillée de la nuit du meurtre. Il prétend avoir tué les quatre membres de la famille après avoir été surpris dans la maison le soir du crime, mais cette version ne convainc pas les enquêteurs15,16. Comment un homme seul aurait-il pu tuer quatre adultes simultanément ? Les enquêteurs penchent pour un crime avec préméditation où les victimes auraient été tuées pendant leur sommeil. Au 14 avril, après les aveux détaillés, les résultats d’une analyse morphoanalyse des traces de sang, dans la maison d’Orvault, sont très attendus par la police pour trancher la question : meurtre ou crime avec préméditation17.

Dans son numéro du 13 avril 2017, Le Télégramme révèle que la gendarmerie a été mise sur la piste du beau-frère par une lettre anonyme venant de la famille : « Arrêtez de chercher du côté de Sébastien. Il n’a rien à voir avec tout ça. Allez plutôt voir le beau-frère de Pascal. Il est jaloux de lui à en crever ». Les soupçons au début de l’enquête se sont en effet portés sur Sébastien, étudiant en BTS informatique, décrit comme un geek ayant « souffert de fragilités psychologiques ». Ce sont les traces d’ADN de Hubert Caouissin, retrouvées sur un verre d’eau au domicile des victimes, qui ont persuadé la gendarmerie du sérieux de cette piste18,19.

Obsèques

Les obsèques des quatre membres de la famille Troadec ont lieu le vendredi 19 mai 2017 dans l’église Saint-Houardon de Landerneau, commune où réside la famille de Brigitte Troadec. Les corps sont inhumés dans le cimetière de cette même commune20.

Conjectures initiales sur le déroulement des faits

Localisation des lieux cités :
City locator 14.svgLieux des évènements.
City locator 4.svgAutres villes importantes.

Le 16 février, l’ex-beau-frère de Pascal Troadec, Hubert C., 46 ans, serait venu au domicile des Troadec avec un stéthoscope qu’il aurait appliqué aux fenêtres pour tenter de savoir ce qui se serait dit à l’intérieur. Il aurait espionné ainsi la famille une bonne partie de la soirée et serait ensuite entré au domicile des victimes par le garage. Il semblerait peut-être que Pascal Troadec et sa femme, ayant entendu du bruit, soient descendus au rez-de-chaussée. Selon les déclarations de Hubert C., le père de famille muni d’un pied-de-biche aurait eu une altercation avec lui. Hubert C. se serait alors emparé du pied-de-biche pour frapper et tuer les parents puis leurs enfants21.

Selon les aveux d’Hubert C., il serait alors resté dans la maison jusqu’au petit matin puis serait rentré à son domicile en Bretagne. Le 17 au soir, il serait retourné à Orvault pour effectuer un nettoyage de la maison. Dans la soirée du 18, il serait revenu à Orvault et y aurait rentré la voiture de Sébastien dans le garage pour y mettre les cadavres et les transporter dans sa ferme du Stang de Pont-de-Buis.

Dans la ferme, Caouissin démembre les corps à l’aide d’une hache et des tenailles à métaux22. Certaines parties de corps sont enterrées dans les vasières de l’Aulne maritime, et d’autres brûlées dans la chaudière à bois de sa ferme23. Avec l’aide de sa compagne, il nettoie le véhicule puis la dépose à Saint-Nazaire, au hasard, pour faire diversion24.

Conjectures sur le mobile supposé

Dans un entretien au quotidien Le Parisien, jeudi 9 mars, la mère de Pascal Troadec explique qu’un trésor « de lingots et de pièces d’or », découvert par son époux, est à l’origine de la tragédie25. Un or « volé peut-être », croit-elle savoir, « à la Banque de France » lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle ajoute que son mari, ex-artisan plâtrier, a récupéré cet or en 2006, lorsqu’il a effectué des travaux dans un immeuble datant de 1907 du vieux quartier de Recouvrance, à BrestNotes 1. Il l’aurait ensuite caché dans le garage de leur maison26.

Le 10 mars, le journal régional Le Télégramme publie le témoignage d’une femme qui déclare : « c’est mon père avec trois amis qui ont remonté du fond du port de Brest les lingots tombés à l’eau, lors du chargement du trésor de la Banque de France, en juin 1940, pour le soustraire aux mains des Allemands ». Ce témoignage précise les circonstances de cette « subtilisation » et le devenir du trésor par la suite27. S’il est vrai que ces témoignages sont sans preuve, ils s’appuient toutefois sur une anecdote historique et véridique de la débâcle française de 1940 : l’évacuation par bateau de 750 tonnes d’or appartenant à la Banque de France et chargées à Brest le 14 juin 194028.

Trois mois après le début de l’enquête, la police recherche toujours activement cet hypothétique trésor. La police judiciaire a mis la main dans la maison d’Orvault, un paquet de lettres écrites par Renée Troadec, la mère de Pascal, dans lesquelles elle reproche à son fils d’avoir volé «l’héritage». Toutefois elle ne fait pas référence directement à cet or qui n’aurait jamais été déclaré. Un magot qui, selon elle, aurait dû être partagé avec Lydie, la sœur de Pascal et compagne d’Hubert Caouissin. La justice délivre, fin avril, des commissions rogatoires internationales (CRI) pour tenter de retrouver la trace de cet or éventuel dans les principautés d’Andorre et de Monaco, où Pascal et Brigitte se seraient targués d’avoir mis à l’abri le pactole29.

Aveux détaillés des suspects

Hubert Caouissin, a longuement détaillé aux enquêteurs ce qu’il s’est passé dans la nuit du 16 au 17 février, lorsqu’il s’est introduit dans la maison familiale d’Orvault (Loire-Atlantique) et aurait tué ses occupants. Ses aveux qui tiennent sur dix-sept pages et sont largement publiés dans la presse locale le jeudi 13 avril par Le Télégramme qui reprend les PV d’audition du suspect et ce qu’il a déclaré aux enquêteurs le 5 mars, lors de sa garde à vue15,30.

Le 9 juin 2017, Hubert Caouissin est à nouveau entendu par les juges d’instruction sur le transport des corps jusqu’à la ferme d’Hubert Caouissin, à Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère) et sur le nettoyage de la maison des Troadec, à Orvault (Loire-Atlantique)31.

Le 6 février 2018, Hubert Caouissin est à nouveau entendu par le juge d’instruction sur ses relations avec les membres de la famille Troadec avant les faits32.

Polémique sur le traitement médiatique

Dans les premiers jours de l’affaire, un emballement médiatique a conduit certains médias, liés aux chaines d’informations en direct, à présenter à tort Sébastien Troadec, l’une des victimes, comme l’assassin potentiel33. Ils vont même enquêter eux-mêmes en recherchant sur internet les commentaires, ou autres posts du fils pour y trouver des traces de culpabilité. Cette accusation et ce manque de déontologie ont été dénoncés par leurs confrères34,35.

Par la suite, l’affaire Troadec a donné lieu à des investigations très complètes de la part de certains hebdomadaires qui en rendent compte dans des articles détaillés36.

Expertise psychiatrique

Hubert Caouissin a été confronté à des psychiatres depuis son incarcération. Le compte-rendu de ces entrevues a été rendu public. Dans un rapport à l’automne 2017, remis aux juges d’instructions, l’expertise conclut à «une altération du discernement». Cependant en septembre 2018 une contre-expertise va être menée afin de vérifier les conclusions d’une première expertise37.

Notes et références

Notes

  1. Cette version reste plausible, car le vieux quartier historique de Recouvrance à Brest est le seul à avoir échappé en partie à la destruction totale lors des bombardements alliés de la Seconde Guerre mondiale.

Références

  1. « Disparus d’Orvault : ce que l’on sait de l’enquête » [archive], sur Midi-Libre, 28 février 2017 (consulté le 5 mars 2017)
  2. a et b « Disparus d’Orvault : le procureur de Nantes craint un « jeu morbide » » [archive], sur Ouest-France, 4 mars 2017 (consulté le 5 mars 2017)
  3. « « Je veux croire qu’ils sont encore vivants » : la sœur de Brigitte Troadec sort du silence », LCI,‎ 2 mars 2017 (lire en ligne [archive])
  4. voir Fiches de recherches
  5. Jean-Marc Ducos, « Disparition des Troadec : ce que l’on sait sur chacun des membres de la famille » [archive], sur leparisien.fr, 2 mars 2017.
  6. « Disparus d’Orvault : les détails qui chiffonnent [Enquête] » [archive], sur Ouest-France, 28 février 2017 (consulté le 5 mars 2017)
  7. a b et c « Disparition de la famille Troadec à Orvault : Sébastien, 21 ans, au cœur de l’enquête » [archive], sur Le Parisien, 28 février 2017 (consulté le 5 mars 2017)
  8. « Disparus d’Orvault. Dans le Finistère, une journée de recherche » [archive], sur Ouest-France, 1er mars 2017 (consulté le 5 mars 2017)
  9. « Disparus d’Orvault. La voiture du fils retrouvée à Saint-Nazaire » [archive], sur Ouest-France, 2 mars 2017 (consulté le 5 mars 2017)
  10. « Affaire Troadec : un trésor en or à l’origine de la tragédie, selon la mère de Pascal » [archive], sur Le Monde, 9 mars 2017 (consulté le 11 mars 2017).
  11. « Affaire Troadec. Un trésor hypothétique, d’autres restes humains retrouvés » [archive], sur ouest-france.fr, 9 mars 2017 (consulté le 10 mars 2017).
  12. Anne-Hélène Dorison, « Affaire Troadec : le beau-frère a avoué avoir tué les quatre membres de la famille » [archive], sur Le Monde, 6 mars 2017 (consulté le 6 mars 2017).
  13. « Affaire Troadec. À Pont-de-Buis, les recherches sont terminées » [archive], sur ouest-france.fr, 10 mars 2017 (consulté le 10 mars 2017).
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  30. « Orvault : les aveux terrifiants du suspect de l’affaire Troadec » [archive], sur rtl.fr, 13 avril2017 (consulté le 14 avril 2017)
  31. « Affaire Troadec: Le suspect interrogé a passé cinq heures devant les juges » [archive], sur 20minutes.fr, 9 juin 2017 (consulté le 9 juin 2017)
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  33. Capucine Truong, « Comment la presse a transformé le fils Troadec en assassin potentiel » [archive], sur arretsurimages.net, 6 mars 2017 (consulté le 11 mars 2017).
  34. Vincent Monnier, « Affaire Troadec : le poison du doute », L’Obs, no 2731,‎ 9 mars 2017, p. 62 (lire en ligne [archive]).
    Article initialement publié le 7 mars 2017, sous le titre « Affaire Troadec : comment les médias se sont emballés », sur le site tempsreel.nouvelobs.com, où il est ensuite devenu consultable en accès payant.
  35. Adriano, « Affaire Troadec, les médias coupables ? » [archive], sur Associated Press News, 11 mars 2017 (consulté le 18 mars 2017).
  36. « Affaire Troadec : un tueur dans la famille » [archive], sur parismatch.com, 25 mars 2017 (consulté le 28 mars 2017)
  37. (fr) Le Figaro, « Affaire Troadec : un expert conclut à l’«altération du discernement» d’Hubert Caouissin » [archive], sur msn, le 13 septembre 2018.

Documentaires télévisés

  • « Disparitions mystérieuses de familles » le 11, 18 et 30 mars et 9 avril 2017 dans Chroniques criminelles sur NT1.
  • « L’affaire Troadec : la haine en héritage » dans « Spécial familles disparues » le 1er mai 2017 dans Crimes sur NRJ 12.
  • « L’affaire Troadec » (premier reportage) le 29 juillet 2017 dans Reportages faits divers sur TF1.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

 



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