Attentat du 12 mai 2020 dans une maternité à Kaboul : les mères étaient bien visées

Comme je le disais dès le 13 mai, les assaillants de la maternité ont bien visé les femmes et les enfants, lesquels ont pour eux la fâcheuse tendance à échapper à leur contrôle lorsqu’ils sont pris en charge par des ONG, mais c’est aussi celle-ci, MSF, française, qui devait ainsi recevoir un avertissement :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/05/13/deux-attentats-islamistes-meurtriers-en-afghanistan-mardi-12-mai-2020/

Comment pouvais-je le savoir sans être sur place – et n’y avoir jamais été – ni avoir mené la moindre enquête, ni de toute façon avoir jamais eu aucune relation avec aucun Afghan ?

C’est très simple : je suis sur Twitter le commanditaire de tous les attentats islamistes qui ont été commis contre des Français ou des intérêts français en France et à l’étranger depuis 2012, à savoir le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

 

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/attaque-d-une-maternite-en-afghanistan-les-assaillants-sont-venus-pour-tuer-les-meres-20200515

Attaque d’une maternité en Afghanistan : les assaillants «sont venus pour tuer les mères»

 

11 personnes ont été tuées mardi après l’intrusion de trois hommes armés dans une unité de soins maternels dans un hôpital de Kaboul.

Par Le Figaro avec AFP
Publié il y a 13 heures
Un policier afghan surveille l'extérieur de l'hôpital qui a été attaqué à Kaboul, le 13 mai 2020.
Un policier afghan surveille l’extérieur de l’hôpital qui a été attaqué à Kaboul, le 13 mai 2020. Omar Sobhani / REUTERS

 

Les hommes armés qui ont attaqué une unité de soins maternels gérée par Médecins sans frontières mardi dans la capitale afghane «sont venus pour tuer les mères», a déclaré l’ONG dans un communiqué.

 

«Il est devenu clair que cette attaque était ciblée contre une maternité dans le but de tuer des mères de sang froid», écrit MSF dans son communiqué publié jeudi soir. MSF réagissait à l’attaque perpétrée mardi à Kaboul qui a fait 24 morts –dont des nouveau-nés, mères et infirmières–et au moins 20 autres. «Ils sont entrés dans les chambres de la maternité, en tirant sur les femmes qui étaient dans leurs lits. C’était méthodique. Les murs étaient criblés d’impacts de balles, il y avait du sang sur le sol des chambres», poursuit MSF, en citant Frédéric Bonnot, responsable des programmes de l’ONG en Afghanistan.

Trois femmes sur le point de donner naissance

Cette attaque n’a pas été revendiquée, mais les États-Unis ont déclaré que le groupe Etat islamique était responsable. Au moment de l’attaque, qui a duré 4 heures, 26 mères étaient hospitalisées dans la maternité de Dasht-e-Barchi située dans l’ouest de Kaboul, a précisé MSF. «11 ont été tuées, dont trois étaient dans la salle d’accouchement sur le point de donner naissance à leur bébé, et cinq autres ont été blessées», poursuit l’ONG. «Parmi les morts figurent deux jeunes garçons et une sage-femme afghane qui travaillait avec MSF. Deux nouveau-nés ont été blessés», a ajouté MSF. L’un des nourrissons a notamment reçu une balle à la jambe.


» À voir aussi – Afghanistan: une clinique de Médecins Sans Frontières attaquée par des hommes armés

Afghanistan: une clinique de Médecins Sans Frontières attaquée par des hommes armés
Une clinique de l’ONG Médecins Sans Frontières a été attaquée, mardi 12 mai, par des hommes en armes, à Kaboul, capitale de l’Afghanistan. Selon un pédiatre sur place, l’hôpital était «rempli de patients et de médecins».
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Les assaillants sont rentrés dans l’hôpital par la porte principale et se sont rendus directement vers la maternité, selon le personnel de MSF présent lors de l’attaque. «Les violences contre la population sont malheureusement trop fréquentes en Afghanistan. Mais il n’y a pas de mots pour exprimer l’horreur de ce qui s’est passé mardi», a ajouté M. Bonnot. Selon les autorités afghanes, les trois assaillants qui ont commis l’attaque ont ensuite été tués par les forces gouvernementales. Le bâtiment se trouve à Dasht-e-Barchi, un quartier de l’ouest de Kaboul habité par la minorité chiite Hazara, plusieurs fois prise pour cible par la branche afghane du groupe Etat islamique ces dernières années.

 

Le gouvernement afghan a accusé l’EI ainsi que les talibans. Ces derniers ont cependant démenti avoir participé à l’attaque. L’émissaire américain pour l’Afghanistan Zalmay Khalilzad a déclaré sur Twitter que l’EI était responsable.

L’EI, selon lui, «favorise ce type d’attaques odieuses contre des civils», «s’oppose à un accord de paix» entre le gouvernement afghan et les talibans, et «tente d’encourager une guerre sectaire comme en Irak et en Syrie».

 

https://actu.orange.fr/monde/afghanistan-une-femme-accouche-pendant-l-attaque-meurtriere-contre-une-maternite-CNT000001qbxAw/photos/une-femme-attend-pres-de-nouveaux-nes-qui-ont-perdu-leurs-meres-dans-une-attentat-suicide-contre-une-maternite-de-kaboul-le-13-mai-2020-a17eb36e996fdf5b224445bdc1437cc8.html

Afghanistan: une femme accouche pendant l’attaque meurtrière contre une maternité

 

Une femme attend près de nouveaux-nés qui ont perdu leurs mères dans une attentat suicide contre une maternité de Kaboul, le 13 mai 2020.
Une femme attend près de nouveaux-nés qui ont perdu leurs mères dans une attentat suicide contre une maternité de Kaboul, le 13 mai 2020.
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© AFP, STR

AFP, publié le vendredi 15 mai 2020 à 16h27

 

Pendant que des hommes armés tuaient mères et nouveaux-nés dans une maternité de la Kaboul mardi, un groupe de femmes enceintes a réussi à se cacher. L’une d’entre elles sur le point d’accoucher d’une petite fille.

« La mère souffrait, mais tentait de ne pas faire de bruit », a raconté à l’AFP sous couvert de l’anonymat une sage-femme qui a participé à l’accouchement.

« Elle a même mis son doigt dans la bouche du nouveau-né pour l’empêcher de pleurer », a-t-elle ajouté, lors d’une conversation téléphonique vendredi, la voix toujours tremblante, trois jours après l’incident.

Vingt-quatre personnes, dont des nouveaux-nés, des mères et des infirmières, sont mortes dans l’attaque contre l’unité de soins maternels de l’hôpital de Dasht-e-Barchi, situé un quartier de l’ouest de Kaboul où habitent de nombreux membres de la minorité chiite Hazara.

 

Attentat du 12 mai 2020 dans une maternité à Kaboul : les mères étaient bien visées dans Attentats

Des hommes armés, déguisés en membres des forces de sécurité, ont pris d’assaut l’hôpital « dans le but de tuer des mères de sang froid », selon l’ONG Médecins sans frontières, qui gère la maternité.

« Ils sont entrés dans les chambres de la maternité, en tirant sur les femmes qui étaient dans leurs lits. C’était méthodique. Les murs étaient criblés d’impacts de balles, il y avait du sang sur le sol des chambres », a poursuivi MSF, en citant Frédéric Bonnot, responsable des programmes de l’ONG en Afghanistan.

Au moment de l’attaque, qui a duré 4 heures, 26 mères y étaient hospitalisées. Onze d’entre elles ont été tuées, dont trois qui s’apprêtaient à donner naissance en salle d’accouchement. Cinq ont été blessées.

Après avoir entendu l’alarme, la sage-femme, qui a parlé à l’AFP sous couvert d’anonymat, s’est réfugiée avec dix des mamans dans une « pièce sécurisée » – un type de salle spécialement conçue pour protéger ses occupants en cas de tirs et explosions.

- Cordon ombilical coupé à la main -

Les femmes pouvaient entendre les tirs alors que les assaillants allaient de pièce en pièce à la recherche de nouvelles victimes.

C’est alors que l’une d’entre elles a commencé à accoucher.

« Nous l’avons aidé à mains nues, nous n’avions rien d’autre dans la pièce que du papier toilette et nos foulards », a raconté la sage-femme.

« Lorsque le bébé est né, nous avons coupé le cordon ombilical avec nos mains. Nous avons enroulé le bébé et la mère dans les foulards que nous avions sur nos têtes », a-t-elle continué.

Alors que les femmes, terrifiées, tentaient de rester calmes, les assaillants leur demandaient d’ouvrir la porte.

« Mais nous savions qu’ils n’étaient pas (des membres des forces de sécurité) », a-t-elle ajouté.

Les trois hommes ont plus tard étaient tué par les forces afghanes.

Après l’attaque, 18 nourrissons ont été amenés dans un autre hôpital pour être soigné, certains évacués des lieux dans les bras des soldats.

L’attaque n’a pas été revendiquée, mais les Etats-Unis en ont attribué la responsabilité aux jihadistes du groupe Etat islamique, qui a multiplié les attentats dans la capitale afghane, souvent contre les minorités religieuses.

Elle est survenue à un moment où l’Afghanistan fait face à de nombreux défis, dont l’intensification de l’offensive des talibans contre les forces gouvernementales et la propagation du coronavirus.

 

https://www.lefigaro.fr/international/le-directeur-general-de-l-oms-horrifie-par-l-attaque-contre-une-maternite-en-afghanistan-20200513

Le directeur général de l’OMS «horrifié» par l’attaque contre une maternité en Afghanistan

 

Par Le Figaro avec AFP
Publié le 13 mai 2020 à 17:51, mis à jour le 13 mai 2020 à 18:21

 

Le directeur général de l’OMS s’est dit horrifié mercredi par l’attaque meurtrière la veille en Afghanistan d’une maternité soutenue par l’ONG Médecins sans frontières (MSF).

À lire aussi : Afghanistan: un groupe affilié à l’EI revendique l’attaque de Nangarhar

 

«J’ai été choqué et horrifié d’apprendre qu’une attaque avait visé un hôpital de MSF en Afghanistan dans laquelle des infirmières, des mères et des bébés ont été tués», a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d’une conférence de presse virtuelle depuis le siège de l’OMS à Genève, avant d’observer une minute de silence à la mémoire des civils et des personnels soignants tués dans le monde dans les zones de conflit. «Les civils et les personnels médicaux ne devraient jamais constituer une cible (…). En période de pandémie mondiale, j’exhorte toutes les parties prenantes à mettre de côté la politique et à oeuvrer ensemble à un cessez-le-feu mondial et à vaincre la pandémie», a ajouté le directeur général de l’agence sanitaire de l’ONU.

Au moins 24 personnes, dont des nouveau-nés et des infirmières, ont été tuées mardi et 16 autres blessées par trois hommes armés dans un hôpital d’un quartier habité par la minorité chiite à Kaboul, a annoncé mercredi le vice-ministre afghan de la Santé. Un collaborateur afghan de MSF ferait partie des personnes tuées, a indiqué mercredi un porte-parole de l’organisation à l’AFP.

À lire aussi : Afghanistan : des dizaines de victimes, morts ou blessés, dans une attaque suicide lors de funérailles

 

«Une femme a accouché pendant que l’attaque avait lieu. La mère et son bébé se portent bien», a par ailleurs précisé MSF, basée à Genève, dans un communiqué. L’attaque, qui n’a pas été revendiquée, a coïncidé avec la célébration de la Journée mondiale des infirmiers et infimières, a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus.

 

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/afghanistan-un-groupe-affilie-a-l-ei-revendique-l-attaque-de-nangarhar-20200513

Afghanistan: un groupe affilié à l’EI revendique l’attaque de Nangarhar

 

Par Le Figaro avec Reuters
Publié le 13 mai 2020 à 07:12

 

Un mouvement djihadiste afghan affilié au groupe Etat islamique (EI) a revendiqué l’attentat suicide dans la province de Nangarhar, dans l’est du pays, qui a fait mardi 24 morts et 68 blessés, a rapporté le SITE Intel Group, un organisme américain qui suit l’activité de l’extrémisme islamiste.

 

L’attaque a été commise lors des funérailles d’un chef de la police auxquelles assistaient des responsables nationaux et un député, a dit un porte-parole de l’exécutif provincial, craignant que le bilan s’alourdisse.

 

Par ailleurs des hommes armés ont attaqué un hôpital de la capitale Kaboul au sein duquel l’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) s’occupe d’une maternité, tuant au moins 16 personnes dont deux nouveaux-nés.

 



Nouvelles demandes de suppression de Satanistique fin avril et début mai 2020

J’avais oublié d’en faire part à mes réguliers lecteurs, ce que je corrige vite fait en précisant qu’il y en a bien eu fin avril, avec passage subséquent de Google sur le blog en date du 1er mai 2020, mais que je n’ai pas conservé ces traces. A priori, c’est toujours Patrice Seray qui fait ces demandes, il n’aime pas que je m’exprime, ni, surtout, que je dise la vérité sans commettre aucune sorte d’infraction pénale, raison pour laquelle il n’obtient toujours pas les suppressions qu’il demande.

Ses amis et ceux de Jean-Marc Donnadieu me visitent toujours un peu eux aussi.

Et Jean-Marc Donnadieu est toujours mon lecteur le plus assidu.

 

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Johnny Depp « violé » durant des années : comme moi !

Contente de voir que cette autre victime de piratages en parle dans les mêmes termes que moi…

Je rappelle qu’en ce qui me concerne le violeur n’est pas « The Sun » mais le tabloïd français « ICYP.FR », du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qui viole l’intimité de ma vie privée en usant de multiples moyens frauduleux depuis au moins douze ans.

Il s’en explique en se disant « écrivain » et donc, selon lui, poussé par la nécessité d’écrire, car ce serait son métier, mais sans la moindre inspiration ni aucune imagination, si bien qu’incapable d’écrire autre chose que des récits de la vie réelle, il serait aussi selon lui « obligé » de violer l’intimité de la vie privée de tous ses « personnages », des internautes aux vies bien plus intéressantes que la sienne ou celles de ses proches ou de ses amis et qui lui apportent bien malgré eux et sans toujours en avoir conscience toute la matière première de ses « bouquins »…

Ce grand prédateur s’attache en fait à détruire les vies de ses « personnages », qu’il jalouse à mort.

 

 

https://www.purepeople.com/article/johnny-depp-son-portable-pirate-pendant-14-ans-vanessa-et-lily-rose-epiees_a388076/1

Johnny Depp : Son portable piraté pendant 14 ans, Vanessa et Lily-Rose épiées

 

Johnny Depp à la sortie de la Royal Court of Justice, à Londres, le 26 février 2020, dans le cadre de son bras de fer judiciaire contre le tabloïd "The Sun".
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Johnny Depp à la sortie de la Royal Court of Justice, à Londres, le 26 février 2020, dans le cadre de son bras de fer judiciaire contre le tabloïd « The Sun ».

 

Les démêlés judiciaires se multiplient pour Johnny Depp. Après son divorce chaotique avec Amber Heard, l’acteur s’attaque aujourd’hui au journal « The Sun » pour la seconde fois en quelques mois. La star affirme que le tabloïd anglais a piraté son téléphone durant de longues années pour ensuite publier des informations personnelles.

Les faits remonteraient à plus de dix ans, mais Johnny Depp compte bien régler ses comptes. Comme l’a rapporté le média américain The Blast le 12 mai 2020, l’acteur américain a engagé une nouvelle procédure judiciaire contre le groupe de presse anglais News Group Newspapers, qui possède le tabloïd The Sun. La star affirme que son téléphone a été piraté entre 1996 et 2010.

Dans sa plainte, Johnny Depp accuse le groupe de « multiples violations » de sa vie privée et d’utilisation abusive d’informations personnelles, y compris des messages vocaux. Parmi les « divulgations illicites« , la star de Pirates des Caraïbes déplore la publication d’informations sur ses enfants, Lily-Rose et Jack (20 et 18 ans), qu’il partage avec son ex-compagne Vanessa Paradis. L’acteur affirme que The Sun a révélé les deux grossesses de sa compagne, en 1998 puis en 2002, en prétendant détenir ces informations sensibles grâce à « des amis« .

 

Lily-Rose Depp et son petit frère Jack sur Instagram, le 9 avril 2020.
Lily-Rose Depp et son petit frère Jack sur Instagram, le 9 avril 2020.

 

Plus tard, ce même tabloïd a divulgué des détails sur les problèmes de santé qu’a rencontrés Lily-Rose : en 2007, la fillette avait été hospitalisée neuf jours pour une insuffisance rénale dont elle s’est ensuite remise avec succès. En voyant ces informations personnelles dans la presse, dont la nature de la maladie, le nom de l’hôpital et les mesures prises pour entrer et sortir discrètement du bâtiment, Johnny Depp dit s’être senti « plus que jamais en colère et violé« . L’acteur de 56 ans explique vouloir engager des poursuites judiciaires, non par motivation financière, mais par « principe » : il souhaite « protéger sa famille, faire appel à la justice pour réparer un tort totalement injustifiable qui n’a pas été pleinement reconnu [par la société, NDLR], et découvrir la vérité sur ce qu’il s’est passé« .

Cette procédure judiciaire s’ajoute donc à celle que Johnny Depp a déjà entamée en début d’année contre ce même groupe, après que The Sun l’a qualifié de « batteur de femme » dans un article publié en 2018, évoquant son divorce tumultueux avec l’actrice Amber Heard.

Le 13 Mai 2020 – 12h58



Deux attentats islamistes meurtriers en Afghanistan mardi 12 mai 2020

Je m’y attendais lorsque j’ai publié l’article suivant hier, les visites de Satanistique à partir du Turkménistan étaient en fait déjà finies :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/05/12/cyprien-luraghi-et-ses-geekeries-cest-bien-reparti/

Ces « geekeries » du malade mental extrêmement dangereux et pédophile notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi, également connu pour avoir eu dans les années 1980 une activité de guide trek en Himalaya qui lui servait de couverture pour un trafic de drogue entre la France et l’Afghanistan, ont en effet toujours tendance, d’une part, à annoncer de nouveaux attentats islamistes, et d’autre part, à cesser brutalement dès lors qu’ils ont été commis et revendiqués par ses amis et complices de Daech.

En l’occurrence, ces derniers doivent tout comme lui regretter le temps où la « modernité » n’atteignait toujours pas les femmes et enfants que tradition et pauvreté destinaient alors irrémédiablement à la prostitution…

A noter : ayant laissé tomber hier sa machine à clics du Turkménistan, il a repris aujourd’hui celle de Chicago :

 

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Deux attentats islamistes meurtriers en Afghanistan mardi 12 mai 2020 dans Attentats us Chicago,
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https://www.lemonde.fr/international/article/2020/05/13/afghanistan-attaque-meurtriere-contre-un-hopital-soutenu-par-msf-a-kaboul_6039515_3210.html

Afghanistan : attaque meurtrière contre un hôpital soutenu par MSF à Kaboul

 

L’assaut du mardi 12 mai a fait 14 morts, dont deux nouveau-nés. Le président Ashraf Ghani a ordonné la reprise des combats contre les mouvements insurgés.

Par Jacques Follorou Publié aujourd’hui à 10h39, mis à jour à 11h12

 

Des agents de sécurité évacuent un bébé de l’hôpital Dasht-e-Barchi lors d’une attaque terroriste, le 12 mai, à Kaboul.
Des agents de sécurité évacuent un bébé de l’hôpital Dasht-e-Barchi lors d’une attaque terroriste, le 12 mai, à Kaboul. REUTERS TV/REUTERS

 

Le processus de paix lancé, fin février, par un accord entre talibans afghans et Américains n’a pas arrêté la violence. Un commando armé de quatre à six hommes, selon les sources, a pénétré, mardi 12 mai, dans l’hôpital Dasht-e-Barchi, à l’entrée ouest de Kaboul. Comptant une centaine de lits, celui-ci est soutenu par Médecins sans frontières (MSF), qui gère en direct, depuis 2014, le service de maternité. Les combats avec les forces de sécurité ont duré quatre heures, jusqu’à la mort des assaillants. Le bilan officiel provisoire faisait état, mardi soir, de quatorze morts, dont deux nouveau-nés, et de dizaines de blessés. En réponse, le président afghan, Ashraf Ghani, a ordonné la reprise active des combats contre les mouvements insurgés, faute d’avancées sur le terrain de la réconciliation nationale.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Afghanistan, les Américains veulent sauver leur accord avec les talibans

 

L’attaque a débuté vers 10 heures en deux temps, tout d’abord une forte explosion puis des hommes déguisés en policiers qui sont entrés dans la cour de l’établissement en faisant feu et en lançant des grenades. Une file de personnes était déjà formée à l’extérieur afin de satisfaire aux mesures de contrôle sanitaire prises pour lutter contre le Covid-19, qui sévit dans le pays. Plusieurs ont été tuées, dont le gardien de l’hôpital, ou blessées. D’autres membres du commando auraient pénétré dans l’enceinte par un autre endroit.

Selon le ministère de la santé, des mères, des enfants et du personnel soignant figurent parmi les victimes. Une femme a été retrouvée abattue sur son lit à la maternité. Des personnes ont réussi à fuir ou à se réfugier dans les abris sécurisés. Des personnels afghans de MSF ont également perdu la vie. Les médias audiovisuels montraient, mardi, en boucle, les images de nourrissons évacués par des soldats, certains enveloppés dans des draps tachés de sang.

Des doutes sur la vraie nature de la cible

L’hôpital de Dasht-e-Barchi est situé dans une zone habitée par la communauté chiite des Hazara, qui est, de manière répétée, la cible des groupes affiliés à l’organisation Etat islamique (EI). Ce quartier pauvre de près de un million de personnes bénéficie, avec cet hôpital et notamment cette maternité, qui assure des soins obstétricaux et néonataux complexes, de l’une des rares offres de soins gratuites dans la capitale. MSF gère aussi le laboratoire de l’établissement, une banque de sang et une unité de stérilisation.

L’ONG française s’est refusée, mardi, à tout commentaire, souhaitant mener, dans un premier temps, son enquête auprès de ses personnels, des témoins et des blessés. Une prudence qui s’expliquerait, notamment, par l’existence de doutes, exprimés par des sources sécuritaires afghanes, sur la vraie nature de la cible du commando, qui aurait pu utiliser l’hôpital comme passage pour atteindre une maison mitoyenne très sécurisée abritant des agents de renseignement occidentaux. Certains d’entre eux auraient été vus participant au combat contre les assaillants.

Néanmoins, cette attaque est un nouveau coup dur pour MSF après le bombardement, début octobre 2015, de son hôpital à Kunduz, dans le nord du pays, par un avion américain, qui avait fait 42 morts. Présente en Afghanistan depuis 1980, l’ONG avait dû cesser ses activités entre 2004 et 2009 après l’assassinat de cinq employés dans la province de Badghis.

Lire aussi L’hôpital de Kunduz a été ciblé « dans le but de tuer et de détruire », selon le rapport de MSF

 

Pour assombrir plus encore ce mardi noir, dans la province nord-est de Nangarhar, 24 personnes ont été tuées et 68 autres blessées dans un attentat-suicide commis lors des funérailles d’un chef de la police. Sans que l’on sache si cela a un lien, le chef régional de l’EI, Abou Omar Khorasani, avait été arrêté lundi à Kaboul. Les talibans ont démenti avoir participé à ces deux attaques.

Jacques Follorou

 

https://actu.orange.fr/monde/reprise-de-l-offensive-des-forces-afghanes-suite-a-deux-attaques-meurtrieres-CNT000001q6s1a/photos/des-membres-des-forces-de-securite-afghanes-devant-l-entree-d-un-hopital-attaque-par-des-hommes-armes-le-12-mai-2020-a-kaboul-a4296e49e58a65e811473c9c9e08773d.html

Reprise de l’offensive des forces afghanes suite à deux attaques meurtrières

 

Des membres des forces de sécurité afghanes devant l'entrée d'un hôpital attaqué par des hommes armés, le 12 mai 2020 à Kaboul
Des membres des forces de sécurité afghanes devant l’entrée d’un hôpital attaqué par des hommes armés, le 12 mai 2020 à Kaboul
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© AFP, STR

AFP, publié le mardi 12 mai 2020 à 22h33

 

Journée noire en Afghanistan, où le processus de paix entre Kaboul et les talibans semble fragilisé, après l’ordre donné aux forces gouvernementales de reprendre leur offensive contre les insurgés après deux attaques meurtrières.

Quatorze personnes ont été tuées par trois hommes armés dans un hôpital à Kaboul mardi matin. Quelques heures plus tard, au moins 24 personnes sont mortes lors d’une attaque suicide–revendiquée en soirée par le groupe Etat Islamique–pendant des funérailles dans l’est du pays.

Avant même toute revendication, le président afghan Ashraf Ghani a accusé les talibans et l’EI.

« J’ordonne aux forces de sécurité (…) de reprendre leurs opérations contre l’ennemi », a-t-il alors annoncé lors d’une allocution télévisée mardi soir, afin de « défendre le pays ».

Les forces afghanes s’étaient engagées, depuis plusieurs mois, à se contenter de se défendre face aux attaques talibanes, afin d’encourager l’ouverture de négociations de paix.

Les talibans ont eux intensifié leurs violences contre les forces afghanes depuis la signature d’un accord avec Washington fin février.

Quatorze personnes, dont des nouveau-nés et des infirmières, ont été tuées dans l’attaque de l’hôpital de Kaboul, selon le ministère de l’Intérieur.

« Ils m’ont tiré dessus et un de mes petits-enfants a été tué », a raconté Jamila, qui s’était rendu à l’hôpital pour un vaccin.

Le bâtiment se trouve à Dasht-e-Barchi, un quartier habité par la minorité chiite Hazara, déjà plusieurs fois prise pour cible par l’EI.

Quelques heures plus tard, au moins 24 personnes ont été tuées et 68 blessées par un kamikaze qui s’est fait exploser pendant des funérailles dans la province de Nangarhar, selon les autorités.

« J’ai vu de nombreux cadavres sur le sol (…) Après l’avoir cherché pendant quelques minutes, j’ai trouvé mon frère parmi les morts », a raconté Abdul Wakil Saeedi, ses vêtements tachés de sang.

- Un processus de paix en lambeaux -

 dans Perversité

Les talibans ont démenti avoir participé à ces attaques, et n’en ont revendiqué aucune dans les grandes villes depuis la signature de l’accord en vue d’un retrait des troupes étrangères d’Afghanistan.

De son côté, Washington a condamné « dans les termes les plus forts » ces attaques « épouvantables », tout en appelant le gouvernement et les talibans à « coopérer » pour ramener la paix.

« Les talibans et le gouvernement afghan doivent coopérer pour traduire les auteurs en justice. Tant qu’il n’y aura pas une réduction de la violence durable et des progrès suffisants vers un règlement politique négocié, l’Afghanistan restera vulnérable au terrorisme », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un communiqué. Il a toutefois relevé que les talibans avaient « nié toute responsabilité et condamné les deux attaques ».

Selon Michael Rubin, chercheur à l’American Enterprise Institute, la décision de Kaboul de reprendre sa posture offensive n’est pas surprenante.  »L’accord de paix a été signé entre les États-Unis et les talibans, et a laissé le gouvernement afghan sur la touche », explique-t-il à l’AFP.

Il n’existe cependant « toujours aucune solution militaire », rappelle à l’AFP Laurel Miller, la directrice pour l’Asie de l’ONG International crisis group. Bien que tout espoir de paix ne soit pas perdu, le processus « pourrait être en train de mourir à petit feu », avertit-elle.

L’ancien négociateur américain Barnett Rubin tient néanmoins à souligner qu’aucun camp n’a rejeté la possibilité de négociations de paix.

« Mettre les troupes en position offensive est une réponse raisonnable qui ne sabote en aucun cas le processus (de paix). Au contraire, cela pourrait être nécessaire pour le sauver », a-t-il déclaré à l’AFP.

Malgré les violences, Washington a débuté le retrait de ses troupes, rendant encore plus incertain le futur de l’Afghanistan.

« L’armée américaine va continuer à mener des frappes défensives contre les talibans quand ils attaquent nos partenaires de l’ANDSF (les forces afghanes) », a cependant déclaré mardi à l’AFP le colonel Thomas Campbell, un porte-parole du Pentagone.

Pour Vanda Felbab-Brown, analyste à la Brookings Institution, le rôle de Washington reste en effet crucial.

« La grande question est dans quelle mesure les forces américaines vont ou ne vont pas venir défendre les forces afghanes. Et si les actions des Etats-Unis vont pousser les talibans à reprendre leurs attaques contre les forces américaines », explique-t-elle.

 



La chlorpromazine contre le Covid-19 : un éclairage intéressant

 

 

 
Je commente depuis mardi l’annonce faite lundi d’un premier essai clinique de traitement du Covid-19 par la chlorpromazine, qui est le plus vieux des neuroleptiques utilisés en psychiatrie  :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/05/05/un-antipsychotique-contre-le-covid-19/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/05/06/la-chlorpromazine-contre-le-covid-19-complements-dinformations/

Je complète aujourd’hui avec deux vidéos et toute une série d’articles concernant l’unique producteur de ce médicament.

Dès mardi, j’expliquais comment cette annonce recèle, cache ou dévoile plusieurs mensonges des psychiatres.

Egalement, je m’interrogeais sur le choix de ce neuroleptique particulier qui fait partie de la sous-classe des plus dangereux, ceux de la première génération, qui d’ailleurs ne devraient plus être prescrits en psychiatrie, mais sont encore très utiles et utilisés pour incapaciter divers gêneurs : victimes de toutes sortes, particulièrement celles de violeurs, de pédophiles et autres pervers narcissiques, de leurs employeurs, de notables, etc… lanceurs d’alertes, opposants politiques, etc…

Et mercredi, des compléments d’informations trouvés dans l’intervalle me permettaient d’être plus précise sur certains – très gros – mensonges de toute la corporation psychiatrique : oui, la chlorpromazine est encore très largement prescrite dans certains services, à des patients par conséquent assez nombreux qui ne sont pas traités en psychiatrie pour de quelconques maladies mentales mais au contraire en raison de fonctionnements cérébraux trop performants pour ceux qu’ils dérangent, d’où l’absence totale de questionnement des psychiatres concernant leur peu de réactions au Covid-19 : elle résulte de leur traitement neuroleptique et non d’une quelconque maladie ou anomalie sous-jacente, telle la schizophrénie que l’on sait depuis très longtemps intimement liée à un déficit immunitaire qui limite les manifestations habituelles d’une infection grippale ou par coronavirus.

M’étant depuis intéressée au producteur du Largactil (chlorpromazine), il me semble être tombée sur le pot aux roses.

En effet, étant données les difficultés de ce dernier depuis un an, il apparaît que l’on tente de les sauver l’un et l’autre d’une disparition programmée à relativement brève échéance (3 juillet 2020).

 

 

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/coronavirus-covid-19-premiers-essais-cliniques-demarrent-lyon-1804596.html

Coronavirus Covid 19 : les premiers essais cliniques démarrent à Lyon

 

Les essais cliniques pour trouver un remède au coronavirus Covid 19 commencent à Lyon dimanche 22 mars. Bientôt un traitement contre la pandémie ? / © F. Cottereau / MaxPPP

Les essais cliniques pour trouver un remède au coronavirus Covid 19 commencent à Lyon dimanche 22 mars. Bientôt un traitement contre la pandémie ? / © F. Cottereau / MaxPPP

 

Discovery est lancé dimanche 22 mars depuis Lyon : il s’agit d’un vaste essai clinique sur des milliers de patients atteints du coronavirus Covid 19, pour tester 4 molécules contre le virus, dont la chloroquine.

Par Renaud Gardette Publié le 22/03/2020 à 15:55

Dans la lutte contre le coronavirus, une première étape est peut-être franchie dimanche 22 mars : un essai clinique démarre sur 800 patients français, piloté par les Hospices civils de Lyon.

Discovery

L’essai est baptisé Discovery, mené par l’Inserm. En plus des malades français, 3.200 patients européens sont concernés, pour tester quatre traitements expérimentaux contre le Covid-19.

La partie française est pilotée par Florence Ader, infectiologue dans le service des maladies infectieuses de l’hôpital de la Croix-Rousse et chercheuse au Centre international de recherche en infectiologie (CIRI) à Lyon.

La chloroquine, un médicament antipaludéen, fait partie de cet essai. Certains médecins placent beaucoup d’espoirs dans cette molécule, d’autres se montrent plus prudents.

Une liste de molécules

Pour l’Inserm, en termes scientifiques: « l’objectif est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de 4 stratégies thérapeutiques expérimentales qui pourraient avoir un effet contre le Covid-19 au regard des données scientifiques actuelles. Nous avons analysé les données issues de la littérature scientifique concernant les coronavirus SARS et MERS ainsi que les premières publications sur le SARS-COV2 émanant de la Chine pour aboutir à une liste de molécules antivirales à tester : le remdesivir, le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l’interféron bêta, et l’hyroxychloroquine. La liste de ces médicaments potentiels est par ailleurs basée sur la liste des traitements expérimentaux classés comme prioritaires par l’Organisation Mondiale de la Santé. »

Un essai adaptatif

L’Inserm assure que la grande force de cet essai est son caractère « adaptatif ». Cela signifie que très rapidement les traitements expérimentaux inefficaces pourraient être abandonnés et remplacés par d’autres molécules qui émergeront de la recherche. « Nous pourrons donc réagir en temps réel, en cohérence avec les données scientifiques les plus récentes, afin de mettre en évidence le meilleur traitement pour nos malades« , explique Florence Ader dans un communiqué.

Les patients européens sont soignés en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, au Royaume uni, en Allemagne et en Espagne, et peut être d’autres pays.

Cinq hôpitaux français participeront au départ (Bichat et AP-HP à Paris, Lille, Nantes, Strasbourg et Lyon) puis d’autres centres doivent ouvrir pour arriver au moins à une vingtaine d’établissements.

« C’est une démarche de recherche résolument proactive contre la maladie » conclue Florence Ader.

Cet essai va par ailleurs compléter les données qui seront recueillies au cours d’un autre essai clinique international qui va bientôt commencer sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé, baptisé  « Solidarity ».

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/coronavirus-covid-19-saint-genis-laval-seul-fabricant-francais-chloroquine-est-redressement-judiciaire-1804830.html

Coronavirus – COVID 19: à Saint-Genis-Laval, le seul fabricant français de chloroquine est en redressement judiciaire

 

Des comprimés de Nivaquine, contenant de la chloroquine et des comprimés de Plaqueril, contenant de l'hydroxychloroquine. Des médicaments qui auraient montré des signes d'efficacité contre le coronavirus. / © GERARD JULIEN / AFP

Des comprimés de Nivaquine, contenant de la chloroquine et des comprimés de Plaqueril, contenant de l’hydroxychloroquine. Des médicaments qui auraient montré des signes d’efficacité contre le coronavirus. / © GERARD JULIEN / AFP

 

Le sous-traitant pharmaceutique FAMAR se situe à St-Genis-Laval. En juin, ce site de production lyonnais a été placé en redressement judiciaire. Il risque la fermeture. Or, il est  »l’unique usine enregistrée pour délivrer le marché français en Nivaquine (Chloroquine) », rappelle la CGT.

Par Dolores Mazzola Publié le 23/03/2020 à 12:39 Mis à jour le 24/03/2020 à 10:25

L’usine  FAMAR Lyon, installée à Saint-Genis Laval, fabrique un éventail de produits pharmaceutiques (antidiabétique, neuroleptique, cardiovasculaire, antibiotique, antiparasitaire, antipaludéen, dermatologique et antifongique). « Parmi ce portefeuille, le site compte 12 médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) dont la NIVAQUINE (Chloroquine), » a indiqué le syndicat CGT dans un communiqué diffusé la semaine dernière.

De la Chloroquine produite pour le marché français

La chloroquine serait une molécule prometteuse dans la lutte contre le Covid 19. Cet antipaludique utilisé depuis plusieurs décennies et commercialisé notamment sous le nom de Nivaquine. Ce traitement est souvent recommandé lorsqu’on prévoit de se rendre en zone infestée par le parasite du paludisme, transmis par les moustiques. Des essais ont débuté dans la lutte contre le Coronavirus…

L’entreprise FAMAR Lyon est « l’unique usine enregistrée pour délivrer le marché Français en NIVAQUIN (Chloroquine), » précise le communiqué.  Or, le site de Saint-Genis-Laval est actuellement en redressement judiciaire. La production de Chloroquine sulfate, pour le compte de Sanofi, reste cependant mineure aujourd’hui sur ce site.

Audience reportée au Tribunal de Commerce pour cause de Coronavirus

Le site FAMAR Lyon a été placé redressement judiciaire le 24 juin 2019. Le groupe FAMAR était détenu par le fonds d’investissement américain KKR qui a mis en vente tous les sites du groupe à travers le monde. Sur les douze sites, seul restait celui de Saint-Genis-Laval qui n’a pas trouvé preneur. « Les différents appels d’offre réalisés depuis l’ouverture de cette procédure collective sont restés sans suite, » indique le syndicat CGT dans son communiqué.

Sous-traitante de l’industrie pharmaceutique employant un peu plus de 250 salariés, l’entreprise FAMAR Lyon « risque une fermeture si aucune solution de reprise n’est présentée au Tribunal de Commerce, » rappelle le syndicat.

Pour l’heure, malgré les mesures de confinement et la crise du Coronavirus, le site de production fonctionne en équipes (en 3X8).

Mais dans un avenir proche, faute de trouver un repreneur, l’usine pourrait donc fermer. Or, le syndicat précise :« pour pouvoir intéresser de potentiels repreneurs, le maintien des productions sur le site est nécessaire. » 

L’audience devant le tribunal de commerce qui devait statuer sur l’avenir de FAMAR Lyon et sur une éventuelle prolongation devait se tenir le mardi 17 mars. Elle a été reportée aux calendes grecques en raison des mesures de confinement adoptées pour cause de Coronavirus.

Un appel aux pouvoirs publics

Le syndicat avait déjà alerté l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn sur la situation de l’entreprise. Face à la crise sanitaire du Coronavirus, le syndicat en appelle une nouvelle fois à l’Etat et notamment au ministre de la Santé Olivier Véran: « Le site de Saint-Genis Laval est à disposition pour répondre aux besoins sanitaires de milliers de patients en souffrance et ainsi satisfaire les intérêts de santé publique. »

Le syndicat demande ainsi que le nécessaire soit fait de la part des pouvoir publics pour préserver « l’indépendance pharmaceutique » du pays. Le syndicat n’hésite pas à rappeler que FAMAR Lyon « participe également à la constitution de stocks de sécurité ». Cette mission prendrait fin, explique-t-on, si le site disparaissait au risque de voir les productions « transférées vers d’autres pays, et pas forcément en Europe. »

Dans l’attente de trouver un repreneur pour le site de Saint-Genis, le syndicat demande l’aide de l’Etat, qui passerait soit par « une réquisition » du site, soit par une « nationalisation temporaire ». Un appel resté pour l’heure sans réponse.

Le soutien du maire de Saint-Genis-Laval

Lundi 23 mars, Roland Crimier, maire de la commune de Saint-Genis-Laval sur laquelle est implantée FAMAR Lyon, a également lancé un appel aux pouvoirs publics et aux investisseurs pour soutenir le sous-traitant pharmaceutique, dans l’attente des résultats des essais menés sur la Chloroquine.

« Au regard de la situation sanitaire, j’en appelle aux investisseurs et à l’Etat pour sauvegarder le potentiel de production du site FAMAR de Saint-Genis-Laval dans l’attente des résultats des tests cliniques de la chloriquine. L’entreprise est la seule en France à produire cet antipaludique susceptible d’être utilisé dans le traitement du COVID19. »
Quid de l’après-crise ? Le maire ne se prononce pas et évoque la seule production de Chloroquine : » Le maintien de cette production sera à examiner après la crise sanitaire dans le cadre du système de santé au regard des capacités nationales de production de médicaments. »

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/coronavirus-wauquiez-veut-sauver-famar-chloroquine-1806622.html

Coronavirus. Wauquiez veut sauver “Famar” et la chloroquine

 

Laurent Wauquiez / © MaxPPP/Nicolas Parent

Laurent Wauquiez / © MaxPPP/Nicolas Parent

 

Le président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé, ce mercredi 25 mars, la mobilisation de la Région pour sauver le seul producteur français de chloroquine, l’antipaludéen testé contre le coronavirus. L’entreprise Famar en redressement judiciaire depuis 2019.

Par AFP Publié le 25/03/2020 à 19:44 Mis à jour le 25/03/2020 à 19:48

Située à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, l’usine pharmaceutique Famar, qui compte 250 salariés, est la seule en France habilitée par l’agence du médicament à fabriquer la chloroquine.

« Va-t-on en pleine crise du coronavirus laisser disparaître sans rien faire le seul producteur français de ce qui peut être un espoir » pour lutter contre le Covid-19, questionne Laurent Wauquiez dans un communiqué.

« Il faut un projet de reprise pour cette entreprise avec un accompagnement permettant par le biais de commandes et d’investissements d’assurer sa transmission », poursuit-il.

C’est pourquoi « la Région est prête à mobiliser ses aides régionales sous forme de prêts et d’accompagnement direct pour réussir ce projet », annonce M. Wauquiez.

Ce dernier indique avoir demandé à l’Agence économique de la région et aux services régionaux « de fédérer les acteurs et de voir tous les moyens permettant de sauver Famar dans les jours à venir ».

Placée en redressement judiciaire depuis le 24 juin 2019, Famar n’a jusqu’à présent jamais intéressé de repreneur.

Le Haut conseil de santé publique a décidé lundi que la chloroquine, dont l’utilisation contre le Covid-19 divise à ce stade le monde médical, pourra être administrée aux malades souffrant de « formes graves » du coronavirus, mais pas pour des formes « moins sévères ».

Un essai clinique européen a commencé dimanche dans au moins sept pays pour tester quatre traitements expérimentaux contre le coronavirus, dont la chloroquine.

 

https://www.marianne.net/economie/chloroquine-qui-veut-sauver-l-usine-famar-lyon-unique-productrice-francaise-de-nivaquine

Le site de Saint-Genis-Laval a livré 180.000 boîtes de Nivaquine à Sanofi, en janvier dernier.

Le site de Saint-Genis-Laval a livré 180.000 boîtes de Nivaquine à Sanofi, en janvier dernier. – PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

 

Économie
Souveraineté sanitaire

Chloroquine : qui veut sauver l’usine Famar Lyon, unique productrice française de Nivaquine ?

 

Par Mathilde Régis

Publié le 30/03/2020 à 17:38

 

En redressement judiciaire et sans commandes au-delà du 3 juillet, l’usine Famar Lyon pourrait fermer ses portes alors même que sort de ses chaînes le fameux antipaludéen à base de chloroquine.

Les avertissements sur une « inquiétante perte d’indépendance sanitaire » lancés il y a un an par Famar Lyon prennent une tournure tristement prophétique. À Saint-Genis-Laval, l’usine fabrique douze médicaments d’intérêts thérapeutiques majeurs. Le site est le seul du pays à en fournir deux à destination du marché français : le Notézine et la Nivaquine. Commercialisée par Sanofi, la Nivaquine est à base de chloroquine, molécule dont le dérivé – l’hydroxychloroquine – fait l’objet d’essais – plus personne ne peut désormais l’ignorer vu l’ampleur du débat – contre le Covid-19. Malgré cette production hautement stratégique, l’usine de 250 salariés et 35 intérimaires est en redressement judiciaire. Soumise à une activité d’intérêt pour la nation, elle continue de tourner pendant le confinement et a livré à Sanofi, en janvier, 180.000 boîtes de Nivaquine. Mais les salariés le savent : le carnet de commandes s’arrête net au 3 juillet.

 

Pour en arriver là, l’usine a connu tous les maux du siècle commençant. Elle est d’abord vendue par Aventis en 2003 au groupe grec Famar, qui appartient à la famille Marinopoulos, géant de la grande distribution. En 2008, c’est la banqueroute, quatre banques grecques créancières reprennent la main. Le fonds d’investissement new-yorkais KKR prend le relai en 2017 et annonce réduire l’activité de moitié en 2020. Lorsque l’investisseur décide de revendre les neuf sites Famar de France, tous trouvent repreneur, sauf celui de Saint-Genis-Laval. Dans un courrier adressé, pour sauver la boîte et répondre aux besoins du pays, à la mission d’informations sur la pénurie de médicaments du Sénat et au ministère de la Santé, le représentant CGT évoque un prélèvement douteux de 30 millions d’euros dans la trésorerie qui aurait été transférée à la filiale grande distribution de la famille Marinopoulos. Pendant ce temps-là l’entreprise, elle, a des commandes, mais peine à acheter les matières premières…

Mais il n’y a pas que cela qui manque. « Depuis que nous sommes devenus sous-traitants, les investissements sur les équipements sont mis de côté », ajoute Yannig Donius, représentant CGT. Il faut pourtant répondre aux règlementations de plus en plus nombreuses. « Ce retard a des répercussions sur l’image et les laboratoires Sanofi puis Merck ont voulu arrêter. Avec un tiers du business qui part, le site ne pouvait pas se relever. Et faire de nouveaux produits à l’heure de la délocalisation, c’était une équation impossible », souffle la direction. Lorsque l’entreprise se retrouve en cessation de paiement, les laboratoires consentent à augmenter les prix de 60 %. A vrai dire, ils n’ont pas le choix : ils ne peuvent transférer la production de Famar ailleurs si rapidement. « La contrepartie, c’est que nous n’avions plus de commandes après juillet 2020. » Pour sauver l’activité, l’usine espère et parie donc sur une commande de Nivaquine.

prise dans Une guerre Nivaquine vs Plaquenil ?

« Le fabricant indien de la substance active a annoncé arrêter sa production. Nous avions acheté les derniers lots pour Famar », répond Sanofi. Mais du côté de Famar Lyon on s’inquiète de cette décision et l’on se demande si Sanofi ne voudrait pas en fait laisser tomber la Nivaquine au profit du Plaquenil. Car pour ce dernier médicament à base d’hydrochloroquine, le groupe maîtrise la chaîne de production du début à la fin. « Les principes actifs sont en Europe et nous pouvons monter en production en France si le médicament s’avère nécessaire et efficace contre le Covid », prévient d’ailleurs le groupe. Seul détenteur de l’autorisation de mise sur le marché, Sanofi a annoncé une livraison gracieuse de 350.000 boîtes de Plaquenil aux hôpitaux. « Des médecins traitants prescrivent actuellement la Nivaquine et vu l’actualité, ils ne le font pas pour traiter le paludisme », fait valoir la direction de Famar.

 

Alors que l’audience du tribunal de commerce censée statuer sur l’avenir de l’usine a été reportée en raison de à l’épidémie, la CGT tente de demander une nationalisation temporaire, soulignant que l’État marocain réquisitionne les stocks de Nivaquine et de Plaquenil du site Sanofi de Casablanca. Du côté de Bercy, on rappelle que Bruno Lemaire s’exprimait de « manière générale » sur de possibles nationalisations. Comprendre : il n’avait pas spécifiquement en tête le cas Famar. « L’entreprise est certes en redressement judiciaire, mais elle tourne », indique Bercy qui s’active, nous assure-t-on, dans la recherche d’un repreneur. 
« Si nos clients ne nous passent pas des volumes de commandes importants, l’industriel qui reprendra va devoir faire face à un temps incompressible compris entre 12 et 18 mois pour relancer des productions. Dans cet espace, un support de l’État peut-être souhaitable », plaide la direction.

« Trois investisseurs m’ont appelé à la mairie. Il faut aller vers un partenariat public-privé. La nationalisation, c’est une réponse simple à des thématiques compliquées », estime le maire de Saint-Genis-Laval, Roland Crimier. En tant que maire de l’une des 59 communes de la Métropole de Lyon, il siège dans la collectivité présidée par David Kimelfeld. Dans les tuyaux, l’idée d’un achat du foncier par la collectivité ferait son chemin.
 La situation de l’usine a également fait sortir Laurent Wauquiez du bois. Le patron d’Auvergne-Rhône-Alpes serait disposé à apporter des aides « sous forme de prêts et d’accompagnement direct ». « La Région ne va pas devenir actionnaire, mais intervenir pour accompagner. Les approches sont confidentielles, mais la volonté est de trouver directement un repreneur », glisse son entourage. « Demander la nationalisation a au moins le mérite de pousser à la recherche d’un acteur privé », constate Yannig Donius. Il y a un an, le maire avait bien tenté de réunir les acteurs publics pour une table ronde. L’État était absent.

 

https://www.lyonmag.com/article/106683/nationalisation-de-l-usine-famar-lyon-deux-senateurs-du-rhone-demandent-une-decision-immediate

Economie    01-04-2020 à 14:48  

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Nationalisation de l’usine Famar Lyon : deux sénateurs du Rhône demandent une décision immédiate

 

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L’usine de Saint-Genis-Laval est pour rappel placée en redressement judiciaire depuis juin dernier.

Famar Lyon est également la seule à produire en France la Nivaquine à base de chloroquine qui fait actuellement l’objet de tests comme possible traitement contre le Covid-19.

C’est la raison pour laquelle une nationalisation de l’usine était espérée par les 250 salariés afin de sauver l’entreprise. C’est également le souhait d’Annie Guillemot et de Gilbert-Luc Devinaz. Les deux sénateurs du Rhône demandent « que le gouvernement prenne une décision immédiate compte tenu de l’urgence sanitaire actuelle. Il nous apparait nécessaire que la nationalisation de cette entreprise soit envisagée dans les meilleurs délais ».

Ils avaient d’ailleurs écrit au mois de mars au Premier ministre Édouard Philippe afin de lui faire part de la situation de Famar Lyon. Une lettre restée pour le moment sans réponse.

 

https://www.lyonmag.com/article/106747/famar-lyon-producteur-de-nivaquine-a-enfin-recu-une-offre-ferme-de-reprise

Economie    03-04-2020 à 22:35  

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Famar Lyon, producteur de Nivaquine, a enfin reçu une offre ferme de reprise

 

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L’épidémie de coronavirus aura-t-elle au moins permis de sauver Famar Lyon ?

Une offre ferme de reprise est enfin arrivée dans les mains des administrateurs judiciaires. Car le producteur de Nivaquine (nom sous lequel est vendu la chloroquine promue par Didier Raoult ndlr) basé à Saint-Genis-Laval et employant 250 salariés est en redressement judiciaire depuis bientôt un an et risquait de ne pas passer l’été.

Le tribunal de commerce de Paris doit prochainement statuer sur cette offre émanant d’un repreneur dont l’identité n’est pas encore connue.

Pour rappel, deux sénateurs PS du Rhône, Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz, avaient demandé à l’Etat de nationaliser Famar pour la sauver et garantir la production de Nivaquine pour lutter plus efficacement contre le Covid-19. Le site au sud de Lyon est en effet capable de produire 80 millions de boîtes de médicaments chaque année. Outre le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, Jean-Luc Mélenchon avait également pris la parole pour réclamer le sauvetage de Famar.

 

https://www.industriepharma.fr/une-reprise-de-famar-lyon-motivee-par-la-chloroquine,109776

Un repreneur pour le site Famar de Lyon

 

Mathilde Lemarchand

Publié le 08/04/2020à 12h00

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Un repreneur pour le site Famar de Lyon
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L’offre de reprise prendra fin le 10 avril prochain.

Placée en redressement judiciaire le 24 juin 2019, l’usine Famar de Saint-Genis-Laval dans le Rhône a reçu, début avril une offre de reprise. Une décision motivée par deux produits que le site est habilité à produire.

Le premier est la Nivaquine, ou chloroquine sulfate, une molécule sous le feu des projecteurs depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19. Le second est un antibiotique à base d’Azithromycine, un actif retrouvé dans les travaux du Professeur Didier Raoult sur l’hydroxychloroquine.

Un espoir donc, mais un espoir tout relatif selon Frédéric Gibert, représentant du personnel CGT : « cette offre a été considérée comme non sérieuse en raison de l’insuffisance de son plan de développement industriel pour assurer la pérennité du site ». « C’est également une offre au plus bas en terme d’emplois, puisque seuls 50 seraient conservés sur les 250 que compte le site », nous précise le délégué du personnel.

Alors opportunisme ou réelles ambitions industrielles de la part de ce repreneur dont l’identité n’a pas été divulguée ? A cette question, les syndicats ont un début de réponse : « ce repreneur cherche à profiter du buzz que suscite la chloroquine actuellement, rien n’est gagné pour le site ». Les syndicats ont d’ailleurs appelé à la nationalisation de l’usine « pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique ».

L’usine Famar Lyon est spécialisée dans la formulation et le conditionnent de médicaments sous différentes formes galéniques (comprimés, crèmes, poudres et sirops) avec une capacité de production de 80 millions de boîtes de médicaments par an. Parmi ses clients, Merck, Sanofi ou encore Mylan.

 

https://tribunedelyon.fr/salade-lyonnaise/article/saint-genis-laval-plusieurs-candidats-a-la-reprise-de-famar/

Saint-Genis-Laval. « Plusieurs candidats » à la reprise de Famar

 

David GOSSART -
10 avril 2020, 14h48

 

L’avenir de Famar, seul fabricant français de Nivaquine (lire ici), produit à base de chloroquine est toujours, à ce jour, très incertain. Les appels à la nationalisation (lire là) n’ont pour l’instant pas encore eu de suite, comme le confirment les sénateurs du Rhône qui, début avril, avaient demandé « que le gouvernement prenne une décision immédiate compte tenu de l’urgence sanitaire actuelle. Il nous apparait nécessaire que la nationalisation de cette entreprise soit envisagée dans les meilleurs délais  ».

Nationalisation ? « L’État devrait se positionner dans les jours qui viennent »

Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz n’en savent guère plus aujourd’hui, comme nous le confirme l’élu socialiste villeurbannais. « Nous avions aussi fait un courrier en mars, et nous n’avons eu de retour pour aucun des deux textes. Je veux bien que les ministres aient 1 000 choses à faire en ce moment, mais Famar s’inscrit dans un contexte qui joue fortement avec ce que l’on est en train de vivre : on manque de médicaments, et notre production est dépendante de pays étrangers  ».

C’est pour cela que Gilbert-Luc Devinaz émet le souhait que la commission en charge d’examiner les possibilités de nationalisation temporaires incluent Famar dans ces réflexions. « Il y a urgence à essayer de garder les entreprises productrices que l’on a encore sur le territoire  », souligne le sénateur, qui estime que « l’État devrait se positionner dans les jours qui viennent ».

Pour l’instant, la seule parole officielle à ce sujet est celle de Bruno Le Maire, la semaine dernière, qui affirmait privilégier une reprise à une nationalisation.

Annie Guillemot est sur la même ligne, alertant sur un projet de reprise à tout crin : “un repreneur, oui mais lequel? Avec quelle stratégie industrielle derrière?”

Lettres d’intention attendues pour la fin avril

Une offre ferme aurait pourtant bien atterri sur le bureau de l’administrateur judiciaire du producteur de médicaments de Saint-Genis-Laval, mais elle aurait été considérée comme « peu sérieuse  » par les syndicats.

L’administrateur parisien, Frédéric Abitbol, confirme en tout cas que « le processus de recherche de repreneurs est en cours et il est très actif. Plusieurs candidats travaillent activement. Des premières lettres d’intention structurées sont attendues pour la fin avri ».

Selon nos informations, des visites devraient encore être organisées la semaine prochaine au bénéfice de candidats repreneurs.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/coronavirus-deja-deux-propositions-loi-nationaliser-luxfer-famar-deux-societes-auvergne-rhone-alpes-1816794.html

Coronavirus : déjà deux propositions de loi pour nationaliser Luxfer et Famar deux sociétés d’Auvergne-Rhône-Alpes

 

© BOILEAU FRANCK / MAXPPP
© BOILEAU FRANCK / MAXPPP

 

Après la France Insoumise, le groupe socialiste (SOC) a déposé mardi 14 avril une proposition de loi de nationalisation de Luxfer et de Famar. Deux sociétés d’Auvergne-Rhône-Alpes « particulièrement nécessaires à l’indépendance sanitaire de la Nation » dans le contexte d’épidémie de coronavirus.

Par Alexandre Rozga Publié le 15/04/2020 à 19:29 Mis à jour le 16/04/2020 à 15:13

Cela fait près d’un an que l’usine Luxfer de Gerzat (Puy-de-Dôme) a cessé son activité. Mais le contexte de crise sanitaire engendré par l’épidémie de coronavirus a remis sa survie au centre des débats. Après l’alerte lancée par la CGT 63, les premiers écrits du maire (PS) de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, et celui de Gerzat, Jean Albisetti, une première proposition de nationalisation a été déposée début avril par le groupe la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Une nouvelle étape est franchie. Le groupe socialiste (SOC) à l’assemblée nationale a déposé mardi 14 avril une deuxième proposition de loi de nationalisation de Luxfer et de Famar, deux sociétés d’Auvergne-Rhône-Alpes « particulièrement nécessaires à l’indépendance sanitaire de la Nation » écrivent les signataires.

Nationaliser Luxer sinon rien ?

« Cette proposition de loi arrive au bon moment » estime la première signataire du texte, Christine Pires-Beaune, députée PS de la 2e circonscription du Puy-de-Dôme. « La crise sanitaire fait que ce dossier prend une autre importance, compte tenu de la pénurie de médicaments. Même si, le Ministère des Solidarirés et de la santé nous dit : « Les stocks d’oxygène sont suffisants pour faire face à cette crise !  » Qui nous dit que demain, on n’aura pas une autre crise ? s »interroge l’élue. « Dépendre de la Turquie, de la Chine ou des Etats-Unis pour nous fournir en oxygène, pour le coup se serait très dangereux «  met elle en garde.

Avant sa fermeture définitive en mai 2019, l’usine de Gerzat (Puy-de-Dôme) produisait 220 000 bouteilles par an d’oxygène médical destiné aux hôpitaux. Elle était alors la seule à en produire dans l’Union européenne. Le site fabriquait aussi des bouteilles de gaz haute pression pour les sapeurs-pompiers. De son côté la société Famar basée à Saint-Genis-Laval près de Lyon fabriquait de la chloroquine, médicament testé dans le traitement du coronavirus.
Dans leur proposition de loi, les parlementaires socialistes prennent au mot le Président de la République: « Ce que révéle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché » a reconnu Emmanuel Macron lors de son son allocution du 12 mars dernier.
« Qu’il s’agisse des respirateurs si nécessaires à la réanimation, des équipements de protection ou de certains médicaments, nos stocks étaient insuffisants. Cette situation est le résultat » selon les parlementaires socialistes  » de décennies d’absence de vision stratégique sur l’indépendance sanitaire de la France » peut-on lire dans l’exposé des motifs de la proposition de loi.

Favoriser un repreneur privé..?

Pour la députée de la majorité présidentielle Valérie Thomas:  » On est un peu dans la précipitation. La question de notre indépendance se pose en termes sanitaires, c’est une évidence. Est-ce que demander la nationalisation de Luxfer, un peu dans l’urgence, est une réponse à apporter à cette entreprise ? Je n’en suis pas sûre » tempère l’élue LREM de la 1ère circonscription du Puy-de-Dôme. « Est-ce que la France a un problème avec les bouteilles d’oxygène ? Si j’entends ce que dit le Ministère ? Non ! «  constate V. Thomas. « Il n’y a pas de problèmes sur ces bouteilles qui ne servent finalement » selon la députée « que pour le transport des malades, mais ce n’est pas du tout ce qui est utilisé en réanimation ». Et de préconiser « de travailler sur des solutions de reprises par un ou des acteurs privés, de réfléchir plus stratégiquement sur le devenir de l’entreprise. »
La députée se défend d’être fondamentalement contre « dans la mesure ou elles répondent à des besoins identifiés, je ne suis pas certaine que ce soit le cas pour celle ci. » conclut-elle.

Faut-il réquisitionner Luxfer ? 

A chaque parlementaire sa solution. Le député communiste André Chassaigne « apporte son soutien à toutes les actions qui soutiennent la lutte des salariés. » Mais plutôt que le dépôt d’une proposition de loi, il a fait le choix  » de demander au gouvernement d’actionner l’article de la loi d’urgence Covid 19 qui permet la réquisition immédiate ». La nationalisation viendra ensuite estime le patron de la Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée Nationale..
Une nationalisation qui, en tout état de cause, ne doit pas se faire sur l’achat d’actions. Ce serait faire « un cadeau aux liquidateurs » estime l’élu . D’autant qu’ « avec un immobilier estimé à 4,4 millions d’euros, des machines non transportables sans valeur marchande et un passif environnemental (dépollution) estimé à 20 millions d’euros » sa valeur est nulle conclut le parlementaire.

« La nationalisation de Luxfer c’est faisable » abonde Christine Pires-Beaune. Et sans craindre une irrecevabilité financière. De plus, le projet de loi de finances rectificative a inscrit 20 milliards d’euros dans le budget de l’Etat « pour des prises de participation de l’Etat qui pourraient aller jusqu’à des nationalisations pour une liste d’entreprises. Une liste classée confidentielle » souligne l’élue.

Une reprise d’activité de Luxfer est-elle possible ?

Le 10 avril dernier, les anciens salariés ont écrit au Président de la République pour redemander la nationalisation de l’entreprise. Ce jour là, le Figaro révélait qu’ « un repreneur potentiel du site Thierry Torti Holding (TTH) » s’était manifesté auprès de la Préfecture du Puy-de-Dôme « sans formaliser d’offre auprès du Ministère de l’Economie ». La possibilité d’une reprise du site de Luxfer « a fait l’objet de contacts préliminaires, sans garantie de faisabilité à ce stade » aurait confié Bercy au journal.

Dans ce contexte, le dépôt d’une nouvelle proposition de loi demandant la nationalisation de l’entreprise est forcément bien accueillie par les anciens salariés. « On est assez content de son contenu » se réjouit Alex Peronczyck, ancien représentant CGT Luxfer. « Elle est calquée sur une proposition de loi faite en 1982 . On appartenait alors au groupe Péchiney, on avait été nationalisés en 1982 jusqu’en 1995. On espère qu’elle va aboutir ». Pour l’ancien syndicaliste, il suffit de lever l’obstacle : « Aujourd’hui le blocage à la reprise, c’est Luxfer, qui abuse du droit de propriété privée et continue à prendre à la gorge tout le marché de la bouteille de gaz en abusant de sa position dominante ».

Le 2 avril dernier, Bruno Le Maire, le Ministre de l’Economie et des Finances avait opposé une fin de non recevoir à la demande de nationalisation de l’usine. Motif avancé selon la CGT 63, « ni les salariés, ni les machines ne sont disponibles pour reprendre l’activité, interrompue depuis fin 2019, ce qui rend la production impossible ». C’est faux ! rétorque Axel Peronczyck « C’est un manque de respect total, une méconnaissance de notre dossier » s’insurge l’ancien syndicaliste. « Sur les 136 salariés licenciés et les 27 intérimaires de l’usine, on est en contact avec chacun d’eux. 32 personnes sur les 136 ont retrouvé un travail , dont 12 en contrat précaire ». Depuis le début de l’année et jusqu’au début du déconfinement, une vingtaine d’entre eux s’était barricadé dans les locaux de Luxfer pour éviter le démantèlement du matériel. Sur les 4,5 hectares de l’usine de Gerzat, entre 60 et 70 machines seraient encore opérationnelles. « Les machines sont en l’état et il y a un plan qui a été monté sur un redémarrage en 9 semaines » avance Axel Peronczyck.« Cela c’est la Cgt qui le dit, seuls des experts indépendants pourraient nous dire si la reprise est possible ou pas «  tranche la députée de LREM Valérie Thomas. « Plus de la moitié des salariés ont trouvé une solution d’emploi ou sont en création d’entreprises ou en formation » soutient la députée.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/famar-lyon-seul-fabricant-francais-chloroquine-n-est-toujours-pas-sauve-1817144.html

Famar Lyon, fabricant de Nivaquine (chloroquine), n’est toujours pas sauvé

 

© Rolland Quadrini / MaxPPP

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Située à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, l’usine pharmaceutique Famar, -qui compte 250 salariés-, est la seule en France habilitée par l’agence du médicament à fabriquer la Nivaquine à base de chloroquine. La société est toujours en redressement judiciaire, et l’inquiétude grandit.

Par Franck Grassaud Publié le 16/04/2020 à 15:04 Mis à jour le 16/04/2020 à 16:35

« Les dernières commandes des clients fixent un arrêt des productions le 3 juillet 2020. L’urgence est d’obtenir de la part de ces donneurs d’ordre un maintien de l’ensemble des activités pour trouver une solution de reprise« , explique Yannig Donius, délégué syndical CGT chez Famar.La société basée dans la Métropole de Lyon, sous-traitante de l’industrie pharmaceutique, notamment de Sanofi et Merck, risque toujours la fermeture. Une seule offre a été déposée auprès des administrateurs judiciaires. Et le tandem d’investisseurs ne reprendrait que 50 des 250 salariés. Leur projet « ne permet pas de garantir un avenir pharmaceutique ni de pérenniser les emplois sur le site », ajoute la CGT.

Beaucoup pensaient que la crise sanitaire allait favoriser la reprise, que le coup de projecteur indirectement donné sur le traitement antipaludique à base de chloroquine allait aider. Pour les salariés, la réponse tarde.

C’est le Cabinet de la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances qui suit le dossier côté gouvernement. « On a un objectif clair, c’est le maintien de l’industrie sur ce site, on y travaille et on y travaillait avant même la crise sanitaire », explique un proche de la secrétaite d’Etat Agnès Pannier-Runacher.

« On attend la confirmation de marques d’intérêt, c’est un travail qui est discret. Il nous faut une reprise adossée à un projet industriel solide. On reste raisonnablement optimistes », ajoute cette source qui explique que l’Etat a « un rôle de conseil pour faire émerger les meilleurs offres. »

Famar Lyon est le seul site industriel à fabriquer et conditionner la Nivaquine, un composé de chloroquine sulfatée, pour le marché français. Parmi la soixantaine de produits fabriqués, 12 médicaments sont « d’intérêt thérapeutique majeur » et restent donc indispensables pour des milliers de patients. Une gamme d’antibiotiques contre les infections poumons/bronches peut également être produite sur le site comme l’Azithromycine.

Secrétaire du comité social et économique, Yannig Donius espère donc une intervention rapide de l’Etat. « La nationalisation de l’entreprise devient une décision incontournable pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique », explique le délégué syndical dans un communiqué.

La nationalisation demandée à l’Assemblée nationale

Le 14 avril, les députés socialistes ont aussi demandé la nationalisation de Famar (chloroquine) mais aussi de Luxfer (bouteilles à oxygène), des sociétés jugées « particulièrement nécessaires à l’indépendance sanitaire de la Nation ». Une proposition de loi a été déposée. Les parlementaires disent s’inspirer « du dispositif propre aux entreprises industrielles de la loi de nationalisation de 1982″.

Outre Famar, les élus défendent également le cas de Luxfer (Gerzat, Puy-de-Dôme). Avant sa fermeture en 2019, l’entreprise était la seule en Europe à fabriquer des bouteilles à oxygène médical.

Les députés Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Le Pen (RN) ont, eux-aussi, réclamé la nationalisation de Luxfer et Famar.

 

https://www.lyonmag.com/article/107023/famar-lyon-la-seule-offre-de-reprise-ne-permettrait-de-garder-que-50-salaries-sur-250

Social    17-04-2020 à 08:59  

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Famar Lyon : la seule offre de reprise ne permettrait de garder que 50 salariés sur 250

 

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L’inquiétude grandit au sein de l’usine de Saint-Genis-Laval en redressement judiciaire.

L’arrivée d’une offre ferme de reprise n’a pas permis aux 250 salariés de voir l’avenir plus sereinement. « Une seule offre de reprise a été déposée auprès des administrateurs judiciaires par un tandem d’investisseurs dont le projet industriel ne permet pas de garantir un avenir pharmaceutique ni de pérenniser les emplois sur le site (reprise de 50 salariés sur 250) », assure la CGT.

Pour rappel, Famar Lyon est la seule usine en France à produire la Nivaquine à base de chloroquine ; un traitement donné à des patients atteints du Covid-19.  »Les dernières commandes des clients (SANOFI, Merck, Astellas, Mylan, Abbott, P&G…) fixent un arrêt des productions le 3 juillet 2020″, précise le syndicat qui tire la sonnette d’alarme. « L’urgence est d’obtenir de la part de ces donneurs d’ordre un maintien de l’ensemble des activités pour trouver une solution de reprise », demande la CGT qui estime une nouvelle fois que « la nationalisation de l’entreprise devient une décision incontournable pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique ».

Ce souhait de nationalisation a déjà fait l’objet d’un courrier d’Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz, deux sénateurs du Rhône. Famar Lyon avait également reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon ou encore Laurent Wauquiez.

 

https://rebellyon.info/FAMAR-Lyon-une-alternative-aux-besoins-de-22178

FAMAR Lyon : une seule solution, la nationalisation

 

Publié le 18 avril 2020

 

La société FAMAR Lyon située à Saint-Genis-Laval (Métropole de Lyon), sous-traitante de l’industrie pharmaceutique employant un peu plus de 250 salariés, risque toujours une fermeture. La nationalisation de l’entreprise devient une décision incontournable pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique.

FAMAR Lyon : une alternative aux besoins de santé publique

La société FAMAR LYON située à Saint-Genis-Laval (Métropole de Lyon), sous-traitante de l’industrie pharmaceutique employant un peu plus de 250 salariés, risque toujours une fermeture.

Une seule offre de reprise a été déposée auprès des administrateurs judiciaires par un tandem d’investisseurs dont le projet industriel ne permet pas de garantir un avenir pharmaceutique ni de pérenniser les emplois sur le site (reprise de 50 salariés sur 250).

Les dernières commandes des clients (SANOFI ; MERCK ; ASTELLAS ; MYLAN ; ABBOTT, P&G…) fixent un arrêt des productions le 3 juillet 2020. L’urgence est d’obtenir de la part de ces dormeurs d’ordre un maintien de l’ensemble des activités pour trouver une solution de reprise.

Cette crise sanitaire doit être le détonateur pour construire une alternative industrielle aux antipodes des logiques de délocalisations et des poli-tiques d’austérité qui fragilisent notre système de santé et multiplient les ruptures de médicaments.

FAMAR LYON est le seul site industriel â fabriquer et conditionner la NIVAQUINE (Chloroquine) pour le marché français. Le porte-feuille produit de l’usine compte parmi sa soixantaine de produits, 12 médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) qui sont indispensables à des milliers de patients.

Une gamme d’antibiotiques contre les infections poumons/ bronches est également enregistrée sur le site (ORDIPHA (Azithromycine) ; ROVAMYCINE (Spiramycine) ; PYOSTACINE (Pristinamycine).

L’indépendance sanitaire doit se construire autour de la création d’un pôle public du médicament et l’entreprise FAMAR LYON doit être une des priorités à intégrer au plan de « participations financières de l’Etat

Voici certaines propositions qui pourraient ré-pondre en partie aux carences avérées de notre système de santé mais également garantir un développement de l’activité sur le site de St Genis Laval dans le cadre d’un programme public de production et de distribution des médicaments :

  • Effectuer sur le territoire, un recensement de tous les derniers lieux de fabrication des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) localisés chez les sous-traitants.
  • Mettre en place une protection particulière (financière et administrative), pour ces MITM sur les sites façonniers (hors réseau de commercialisation du laboratoire phar-maceutique).
  • Constituer un fonds de garantie alimenté par une cotisation des laboratoires pharmaceu-tiques, dont la stratégie d’externalisation a contribué à la situation actuelle.
  • Redémarrer la fabrication des MITM actuellement importés qui ne seraient plus livrés aux patients de façon régulière ou qui seraient identifiés comme à risque de rupture, en privilégiant les sites façonniers disposant déjà des capacités opérationnelles nécessaires. Procéder au même processus pour leurs principes actifs.
  • Constituer des stocks minimum de MITM pour le marché ville et hôpital, indépendamment des choix commerciaux des laboratoires pharmaceutiques.

Ces quelques pistes doivent alimenter le débat sur le renforcement de l’éthique de santé publique dans la chaîne du médicament, mais le temps de la procédure judiciaire pour FAMAR LYON n’est pas extensible et le risque d’une fermeture de l’établissement dés cet été reste entier.

FNIC CGT FAMAR Lyon

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https://www.lyonmag.com/article/107113/le-senat-se-penche-sur-la-nationalisation-de-famar-lyon

Politique    21-04-2020 à 13:25  

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Le Sénat se penche sur la nationalisation de Famar Lyon

 

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Deux sénateurs du Rhône ont déposé un amendement dans le cadre du projet de loi de finances rectificative.

Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz annonce dans un communiqué commun que le Sénat va débuter ce mardi les discussions concernant la nationalisation de Famar Lyon. « Nous serons particulièrement attentifs aux suites données à notre démarche », assurent-ils. Les deux élus avaient déjà écrit au mois de mars au Premier ministre, Édouard Philippe, afin de lui part de la situation inquiétante de l’entreprise.

Pour rappel, l’usine de Saint-Genis-Laval, produisant la Nivaquine à base de chloroquine, est actuellement en redressement judiciaire avec pour l’instant une seule offre de reprise qui ne permettrait de reprendre que 50 salariés du site.

 

https://www.lyonmag.com/article/107167/famar-lyon-un-voeu-pour-la-nationalisation-vote-par-le-conseil-de-la-metropole-de-lyon

Politique    23-04-2020 à 20:02  

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Famar Lyon : un vœu pour la nationalisation voté par le conseil de la Métropole de Lyon

 

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Le cas de l’usine de Saint-Genis-Laval produisant la Nivaquine, actuellement en redressement judiciaire, a été évoqué ce jeudi par les élus.

A la fin de la séance exceptionnelle du conseil de la Métropole de Lyon, le conseiller métropolitain et sénateur, Gilbert-Luc Devinaz, a fait part de son souhait à soumettre au vote un vœu pour la nationalisation de Famar Lyon.

« La crise que nous vivons pose évidemment la question de notre souveraineté sur des secteurs stratégiques, tels que la production de médicaments. Le Président de la République l’a également reconnu lors de sa dernière intervention en évoquant la nécessité de « rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française ». Dans ce contexte, comment abandonner l’entreprise à son sort judiciaire et sa mort programmée en juillet prochain », a notamment déclaré l’élu mobilisé depuis plusieurs semaines sur le sujet.

Gilbert-Luc Devinaz a appelé la Métropole de Lyon à demander au Premier ministre, Édouard Philippe, que son gouvernement « accompagne l’engagement des clients actuels après le 3 juillet«  mais aussi « examine la possibilité de nationaliser (même temporairement) l’entreprise FAMAR« .

Le vœu a finalement été voté à 89 voix pour.

 

https://tribunedelyon.fr/salade-lyonnaise/article/saint-genis-laval-vers-une-nationalisation-de-famar/

Saint-Genis-Laval. Vers une nationalisation de Famar ?

 

David Gossart -
30 avril 2020, 08h14

 

Le Sénat a examiné le 22 avril dernier deux amendements demandant la nationalisation de Famar, le producteur de médicaments de Saint-Genis-Laval (lire ici et ). Un de ces deux amendements avait été déposé par les sénateurs PS du Rhône Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz (en savoir plus).

La secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher a rappelé que le gouvernement suivait ce dossier depuis des mois « comme le lait sur le feu » mais était surtout en attente « d’un projet de reprise solide ».

Le lendemain, la Métropole de Lyon a voté un vœu en faveur d’un « accompagnement des clients » de Famar au-delà du 3 juillet, date d’expiration de son carnet de commandes, afin d’envisager une nationalisation, même temporaire. La Métropole a par ailleurs proposé de reprendre le foncier pour ne laisser à un repreneur que l’investissement dans l’outil de production.

 

https://www.lettrevalloire.com/flash-eco/2020-franck-supplisson-veut-rebondir-dans-le-medicament/

Frank Supplisson veut rebondir dans le médicament

 

le 30 avril 2020 à 18h15

Frank Supplisson veut rebondir dans le médicament

EXCLUSIF

Sur le point de tourner le dos à la politique, Frank Supplisson – encore président pour quelques semaines de l’Agglomération Montargoise et Rives du Loing (AME) – pourrait rebondir dans l’industrie pharmaceutique.
À la tête d’un groupe d’entrepreneurs, l’ancien directeur de cabinet d’Éric Besson à Bercy a déposé une offre ferme de reprise de l’usine Famar de St-Genis-Laval, près de Lyon (69), la seule de ce groupe grec de sous‑traitance pharmaceutique qui n’avait pas été confiée à Delpharm au début de l’automne. Frank Supplisson (ci-dessus), qui a déjà redressé avec plus ou moins de succès plusieurs entreprises en difficulté (Ascométal, Montataire Industry et plus récemment Tarbes Industry), ne prévoirait que la reprise d’environ 50 des salariés d’une unité qui en compte 290, dont 40 intérimaires. Selon nos informations, les administrateurs judiciaires, Me Éric Étienne‑Martin et Me Frédéric Abitbol, auraient demandé à Frank Supplisson et à ses associés de formuler une proposition un peu plus ambitieuse sur le plan social. Ils ont jusqu’au 30 mai pour le faire.

Mais l’homme d’affaires montargois n’est pas le seul à convoiter cette usine en redressement judiciaire depuis juillet 2019, dont on a beaucoup parlé il y a peu. Elle conditionne en effet, pour le compte de Sanofi, l’antipaludique Nivaquine, dont le principe actif est la désormais fameuse chloroquine. On a d’ailleurs cru à tort que Famar Lyon produisait elle‑même la chloroquine alors qu’elle importe ce principe actif du Sud‑Est asiatique pour ne fabriquer que le médicament.

Le libanais Benta Pharma Industries (BPI), qui exploite deux unités industrielles à Dbayeh, au nord de Beyrouth, et au Caire pour y employer quelque 400 salariés, aurait adressé une lettre d’intention aux administrateurs en faisant également part de son intérêt pour le site de St-Genis-Laval, sans préciser à ce stade le périmètre de son projet. Celui‑ci devra être confirmé par une offre ferme et déposé avant la date fatidique du 30 mai.

 

https://www.leprogres.fr/edition-sud-lyonnais/2020/05/06/a-saint-genis-laval-famar-bientot-sauvee-par-le-largactil

À Saint-Genis-Laval, Famar bientôt sauvée par le Largactil?

 

En redressement judiciaire depuis juin 2019, Famar Lyon cherche toujours un repreneur. Ce sous-traitant des grands labos fonde à présent des espoirs sur le Largactil (chlorpromazine).

Par Fabrice DUFAUD – Hier à 20:00 | mis à jour à 23:35 – Temps de lecture : 2 min

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La chlorpromazine contre le Covid-19 : un éclairage intéressant dans Corruption title-1588791853

Famar Lyon est l’unique fabricant de Largactil, un médicament qui pourrait être efficace contre le covid-19. Photo Progrès /Joël PHILIPPON

 

En redressement judiciaire depuis le 24 juin 2019, Famar Lyon cherche toujours un repreneur. Ce sous-traitant des grands labos tente de se montrer sous ses plus beaux atours. Après avoir mis en lumière sa production de Nivaquine (sulfate de chloroquine) , l’entreprise saint-genoise fonde des espoirs sur le Largactil (chlorpromazine).

La production de ce vieux médicament commercialisé par Sanofi est, pour l’heure, exclusivement confiée à Famar. Or, le Largactil pourrait être efficace contre le covid-19. Depuis lundi, ce neuroleptique fait l’objet d’un essai clinique.

Un médicament utilisé dans l’étude “reCoVery”

Cette première étude sur l’homme, baptisée “reCoVery”, est menée au sein du Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris psychiatrie & neurosciences, en partenariat avec l’Institut Pasteur. Une expérimentation in vitro vient de rendre ses conclusions, publiées sur l’archive MedRxiv. Elle confirme l’action antivirale de la chloropromazine sur le SARS-CoV-2.

« Le premier traitement antipsychotique de l’histoire pourrait donc jouer un rôle clé dans la lutte contre la prolifération d’une pandémie », précise un communiqué du GHU paru lundi. Famar Lyon attend les résultats de reCoVery avec impatience. Et se dit capable de produire 500 000 unités de Largactil par an.

« L’approvisionnement en principe actif ne devrait pas poser de problème, précise Yannig Donius, délégué syndical CGT. Il est produit à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence), sur un site de Sanofi. »

 

https://www.lyonmag.com/article/107449/apres-la-nivaquine-le-largactil-pour-sauver-famar-lyon

Santé    07-05-2020 à 09:21 

Photo d'illustration - DR

 

Après la Nivaquine, le Largactil pour sauver Famar Lyon ?

 

Photo d’illustration – DR

L’usine de Saint-Genis-Laval veut montrer qu’elle est plus que jamais impliquée dans la lutte contre le Covid-19.

Après la Nivaquine (nom sous lequel est venu la chloroquine promue par Didier Raoult ndlr), Famar Lyon met en avant un autre médicament que l’entreprise produit sur son site et commercialisé par Sanofi. Il s’agit du Largactil, connu également sous le nom de chlorpromazine, un antipsychotique faisant l’objet d’un essai depuis le début de la semaine dans la course contre la montre pour trouver un traitement contre le Covid-19.

« Le repositionnement du neuroleptique Largactil (Chlorpromazine), dans le traitement du Covid-19 pourrait diminuer l’évolution défavorable de l’infection et réduire sa contagiosité. Un essai pilote de phase III est en cours, protocole répondant aux recommandations de l’OMS », explique la CGT du site dans un communiqué.  »Le bénéfice potentiel du Largactil contre le Covid-19 pourrait placer Famar Lyon au centre de l’échiquier, apportant la preuve que le site apparaît comme stratégique dans la lutte contre ce coronavirus et participant ainsi à l’indépendance de notre système de santé », poursuit le syndicat.

Pour rappel, l’usine de Saint-Genis-Laval, dont la nationalisation est demandée, est actuellement en redressement judiciaire. Les 250 salariés de Famar Lyon attendent de connaître les offres de reprise dont la date de limite de dépôt est fixée au 25 mai.

 



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