Brest : retour à la normale ?

 

 

 
Quelques Brestois me lisent depuis hier. Ils ne me parlent pas encore. Aucun ne m’a jamais parlé depuis mon arrivée à Brest, en détresse, en 1995. Dès le début, ils m’agressent, mes proches habitant Brest sont déjà tous sur écoute depuis deux ans, très exactement depuis le mois de janvier 1993, comme moi-même depuis un peu plus longtemps…

Hop ! hop ! hop ! On sautille…

 

Rappel :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/11/12/le-reve-compulsif-maladie-de-cyprien-luraghi/

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/11/23/les-elus-brestois-secoues-par-des-revelations-genantes/

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/11/28/des-brestois-sautillants-et-dautres-aussi/

 

 

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Ligue du LOL : le journaliste David Servenay a encore perdu une bonne occasion de se faire discret

Voilà en effet ce qu’il twitte aujourd’hui sans aucune vergogne, alors qu’il est à l’origine du phénomène avec ses amis « déconnologues » de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lequel a débuté en 2008 sur le site Rue89 :

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David Servenay
@servenay
RT @yannguegan: Tu te dis qu’on a peut-être fait le tour des révélations sur la #liguedulol mais en fait non
La Ligue du LOL était aussi une machine à broyer des femmes
[Enquête Numerama] Il y a dix ans, être une femme ciblée par la Ligue du LOL revenait à mettr… plus
numerama.com
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Point n’est besoin d’aller rechercher de lointains ancêtres aux membres de la Ligue du LOL, ni de tomber dans la tartufferie d’un Paul Godefrood, tout a bien commencé sur le site Rue89 en 2008 avec les harcèlements quotidiens dont y étaient victimes des femmes – et uniquement des femmes, jamais des hommes – déjà victimes de harcèlement moral dans le travail qui, appâtées par des articles sur ce sujet – tout comme des hommes se disant également victimes de harcèlement moral dans le travail – venaient comme moi très naïvement parler ou témoigner anonymement de ce que ces termes pouvaient recouvrir.

Le journaliste de Rue89 David Servenay nous faisait passer pour des folles, c’est son pote le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi qui le dit publiquement dès 2010 et au cours des années suivantes dans plusieurs de ses écrits publics me concernant, qu’il n’a pas tous rendus privés.

Au mois de février 2009, il avait bien fait publier sur ce site un article consacré au harcèlement moral en entreprise dont était victime une personne… handicapée… son but étant clairement de laisser entendre que le handicap, particulièrement lorsqu’il est mental, justifie le harcèlement moral en entreprise et ailleurs, lequel ne saurait être autre chose : on se « moque » à juste titre des « fous » ou des « folles », lesquels n’auraient leur place qu’en hôpital psychiatrique, et certainement pas dans les entreprises ni les espaces publics, comme l’ont toujours soutenu tous les « déconnologues » de la bande de Pascal Edouard Cyprien Luraghi et leurs divers complices, à commencer, en ce qui me concerne, par la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui alimentait déjà toute la bande en fausses informations à mon sujet. M’ayant toujours fait surveiller par divers moyens illégaux, comme des écoutes téléphoniques illégales et du piratage informatique, elle suivait attentivement toute mon activité anonyme sur Internet, particulièrement sur le site Rue89 où j’avais ouvert un compte, et contactait tous mes nouveaux contacts pour les « renseigner » à mon sujet…

A noter : les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest n’ont par la suite jamais tari d’éloges sur la « déconnologie » pratiquée sur le site Rue89, telle que son inventeur le cybercriminel et psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi l’avait décrite et revendiquée lors de son interrogatoire du 14 mars 2011 à la Gendarmerie de Puy-l’Evêque, à la suite de mes premières plaintes à son encontre. Il en excluait alors ses prolongements ultra violents sur ses propres blogs comme dans les « vraies vies » de ses cibles, niant notamment m’avoir à maintes reprises menacée de mort, mais avait bien déclaré se « moquer » avec ses amis des « folles » qui se prétendaient victimes de harcèlement moral en entreprise dans leurs commentaires sur le site Rue89, lesquelles, en réalité, se contentaient ainsi de répondre aux appels explicites à témoigner et à débattre des journalistes du site.

Ce dernier a encore revendiqué comme « normales » ou parfaitement « justifiées » toutes ses soi-disant « moqueries » à mon encontre devant le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris lors de l’audience du 8 novembre 2016 qu’il avait lui-même demandée pour exiger notamment qu’il me soit fait interdiction définitive de toute expression publique concernant ma propre biographie, sur laquelle il estime avoir un droit d’exclusivité.

En ce qui concerne le pervers manipulateur David Servenay, rappelons qu’il a quitté Rue89 au mois de décembre 2010 pour rejoindre l’éphémère site OWNI par où ont transité à la même époque plusieurs membres de la Ligue du LOL.

 

https://www.numerama.com/politique/463806-la-ligue-du-lol-etait-aussi-une-machine-a-broyer-des-femmes.html

La Ligue du LOL était aussi une machine à broyer des femmes

 

 

[Enquête Numerama] Il y a dix ans, être une femme ciblée par la Ligue du LOL revenait à mettre le doigt dans un engrenage bien particulier. Influence, pouvoir, harcèlement et photos intimes volées : de nouveaux témoignages recueillis par Numerama montrent l’étendue d’un système où des femmes, volontaires ou non, étaient tour à tour convoitées, dénigrées, moquées, harcelées.

Depuis la publication d’un article de Libération les accusant de cyberharcèlement le 8 février 2019, plusieurs membres de la « Ligue du LOL » ont publié des explications ou des excuses en ligne. La Ligue du LOL était le nom d’un groupe Facebook, créé par le journaliste Vincent Glad, qui rassemblait une trentaine de journalistes, communicants, blogueurs, et qui a harcelé en ligne de nombreux internautes francophones.

En grand majorité, ceux-ci assurent aujourd’hui avoir ciblé aussi bien des femmes que des hommes, et n’avoir pas fait de différence entre eux. Numerama a montré dans une première enquête combien cette entreprise visait en effet large — d’autres articles ont également montré l’homophobie de certains actes.

La plupart des femmes ciblées par la Ligue du LOL ont quant à elle subi un harcèlement bien spécifique, sexiste, et parfois sexuel. Numerama révèle de nouveaux témoignages et preuves de la pression que subissaient certaines d’entre elles, piégées dans une atmosphère d’entre-soi minuscule, où Twitter ressemblait alors à « une chatroom géante ».

Des détails intimes révélés sur Twitter

Iris Gaudin, journaliste et blogueuse, a fait partie de ces femmes. Elle connaissait le créateur de la Ligue du LOL, Vincent Glad. Ils étaient dans la même école de journalisme, l’ESJ, à une promo d’écart, et ils avaient eu ensemble une relation intime.

Un jour, après un café pour discuter d’une émission télévisée sur Twitter qu’il voulait lancer, Vincent Glad invite Iris Gaudin à rejoindre le réseau social. Elle accepte. Pour l’occasion, il lui dédie un tweet de bienvenue un peu particulier, dans lequel il l’appelle la «  salope ». Ce terme est utilisé en référence à une interview menée par la journaliste quelques temps plus tôt, dans laquelle l’acteur Gérard Depardieu la traite ainsi.

Dans les jours qui suivent, Iris Gaudin commence à recevoir des tweets, écrits depuis des comptes anonymes. Ils lui envoient des messages à caractère sexuel : «  Ils décrivaient des parties intimes de mon corps, avec beaucoup de précision », se souvient-t-elle. La journaliste envoie un message à Vincent Glad, et lui demande si c’est lui qui est derrière ces comptes. « Il m’a répondu que non, que j’étais complètement folle et qu’il n’était pas du tout au courant », raconte-t-elle à Numerama.

Des membres de la ligue du LOL comme le journaliste Alexandre Hervaud s’en mêlent. Dans un tweet toujours en ligne, il invite des comptes anonymes, dont au moins un a été relié à des membres de la Ligue, à «  payer une bonne bière » à Iris Gaudin, en la mentionnant. Un lien partagé renvoie vers la photo d’un sexe féminin dans lequel est inséré une canette de bière. Interrogé à ce sujet par la victime de harcèlement, Vincent Glad lui aurait répondu qu’elle «  n’avait pas d’humour ».

Ligue du LOL : le journaliste David Servenay a encore perdu une bonne occasion de se faire discret dans AC ! Brest ligue-lol-capture-hervaud-gaudin

Un tweet dans lequel était mentionnée Iris Gaudin. // Source : Capture d’écran Numerama

 

Un compte parodique nommé « jesuisunesalope » est aussi créé. Il mentionne régulièrement Iris Gaudin en se moquant d’elle, il se fait passer pour elle, ou se moque tantôt de ses tweets. «  Ce compte servait à me ridiculiser », résume la journaliste et blogueuse.

capture-decran-2019-02-13-a-13-23-58-1024x685 dans Calomnie

Capture Numerama
capture-decran-2019-02-13-a-13-23-39-1024x465 dans Corruption

Capture Numerama

 

Un autre compte anonyme, @foutlamerde, a servi à harceler sexuellement Iris Gaudin. Elle y était qualifiée de «  poupée  », de « coquine », de «  putain de cougar en puissance  ». Vincent Glad a reconnu avoir été l’une des personnes derrière ce compte à 20 Minutes.

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Les tweets datent de 2010 // Source : Capture d’écran Numerama

 

Ce harcèlement sexuel a duré deux ans, entre 2010 et 2011, durant lesquels on l’a aussi avertie sur le fait que des images intimes d’elle circulaient – elle n’en a jamais eu la preuve. Il s’est ensuite largement atténué, à peu près au moment où des membres ont trouvé un emploi dans des grandes entreprises. Contacté par Numerama, Vincent Glad, qui était « tagué » sur certaines publications insultantes, affirme qu’il ne savait pas que des comptes anonymes avaient harcelé sexuellement Iris Gaudin en dévoilant des détails de son anatomie.

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Un autre compte anonyme qui ciblait Iris Gaudin. // Source : Capture d’écran Numerama

 

Avoir des relations avec un des membres de la Ligue du LOL revenait-il à s’exposer au risque de voir des photos ou détails intimes circuler ? C’est une question que se pose aujourd’hui Camille, la femme derrière le compte Twitter @yelling__.

« Si tu n’étais plus sexuée, tu n’existais plus »

« À l’époque de Twitter, il n’y avait pas de notions de regard, il n’y avait que nous. Tout était public, c’était comme une chatroom géante. Il n’y avait pas de limite. J’entends parler de photos volées et aujourd’hui je me demande ce qu’il s’est échangé sur moi », explique celle qui a eu une relation avec l’un des membres de la Ligue du LOL. Aujourd’hui, elle est encore marquée par tout ce qu’il s’est passé.

Elle souligne combien certains membres cessaient de parler à quelques femmes dès qu’ils apprenaient que celles-ci étaient en couple. «  Les filles ciblées, c’était des célibataires. À partir du moment où je me suis mise en couple, j’étais devenue une ‘darone’. Si tu n’étais plus sexuée, tu n’existais plus. »

« Il m’a fait croire qu’il avait le SIDA »

La blogueuse Capucine Piot a également été l’une des cibles privilégiées de la Ligue. Parmi les insultes et commentaires dégradants qui la visaient, on trouve de nombreuses références à ses organes sexuels ou à des pratiques sexuelles.

Des comptes anonymes, parmi lesquels @foutlamerde, l’ont également harcelée. L’un d’entre eux se vantait d’avoir en sa possession une photo de la poitrine de Capucine Piot.

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Un compte anonyme // Source : Capture d’écran / Numerama

 

Ce même compte a harcelé sexuellement d’autres femmes.

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Tous ces tweets s’adressent à une même femme. // Source : Captures d’écran Numerama

 

Capucine Piot raconte par ailleurs sur Twitter avoir eu une relation avec l’un des membres de la ligue, Renaud Aledo alias ClaudeLoup. «  Il m’a fait croire qu’il avait le SIDA pour me faire peur et me laisser penser que je pourrais l’avoir, accuse Capucine Piot. Je me suis retrouvée tremblante, à faire les examens médicaux nécessaires. Pendant ce temps-là la traque en ligne continuait ».

Certaines femmes victimes du harcèlement de la Ligue du LOL ont eu, ou failli avoir des relations intimes avec un membre du groupe. Qu’elles y consentent ou qu’elles s’y refusent, le résultat était le même : le harcèlement, d’elles ou de proches.

Matthias Jambon nous racontait ainsi dans notre précédent article sur le sujet que son harcèlement avait commencé en 2011. Il s’était rendu au salon du livre avec une amie journaliste. Cette dernière avait été approchée par Renaud Aledo, mais avait refusé d’avoir une relation sexuelle avec lui. Renaud Aledo les avait vus au salon du livre et aurait pensé que Matthias Jambon avait séduit la journaliste. Le lendemain, Matthias Jambon était suivi par la quasi-totalité des membres de la Ligue du LOL sur Twitter. « On m’a dit c’est ton tour », se souvient-il au téléphone. Les premières insultes sont tombées 48 heures plus tard.

Des photos intimes volées et partagées publiquement

Au cours de notre enquête, nous avons retrouvé sur Twitter des traces de l’existence d’un compte, depuis supprimé, intitulé @TwitpicDeSeins, le «  compte où tu ne veux pas voir ta petite sœur », comme le décrivait Vincent Glad dans un tweet en 2010. Dans un message public, il dit avoir «  inventé » la notion de « photo de sein » et mentionne le compte en question, qui partageait de nombreuses photos de décolletés ou de seins nus. Interrogé par Numerama, il nie en être à l’origine. Le «  on » désignerait Twitter ou les internautes, mais pas lui, ou la Ligue du LOL…

capture-decran-2019-02-12-a-16-02-37-copie-1024x385 dans Luraghi

Capture Numerama

 

Numerama a constaté que de nombreux membres de la Ligue du LOL échangeaient des photos en mentionnant ce compte. C’était également le cas d’autres membres de Twitter à l’époque. David, un journaliste que nous avons interrogé et qui ne faisait pas partie de ce groupe, avait lui aussi publié plusieurs photos des décolletés de ses amies en soirées. Il insiste sur le fait que c’était avec leur accord : « Il y avait des filles qui envoyaient directement [des photos] » souligne-t-il. Deux femmes concernées nous ont confirmé cette version des faits.

Une autre femme qui avait consenti à ce qu’une photo de ses seins soit prise lors d’une soirée ne s’en souvenait tout simplement pas. Ce n’est qu’après avoir contacté l’homme qui avait pris la photo qu’elle nous a indiqué : « Ce n’était pas très malin mais ce n’était pas dans mon dos. »

À l’époque en 2009, de nombreuses femmes mettent en ligne volontairement des décolletés (souvent), ou plus (parfois). Elles sont nombreuses à expliquer, aujourd’hui, combien l’ambiance était différente et qu’elles ne se méfiaient pas. Nombreuses, aussi, à culpabiliser d’être entrée dans ce « jeu » sans comprendre qu’elles étaient, à un autre endroit, tournées en ridicule pendant des mois ou des années. « Quand Vincent Glad a parlé de mes seins à l’époque, le pire, c’est que j’ai dû être contente », nous explique Camille (@yelling), contactée au téléphone.

capture-decran-2019-02-13-a-12-00-18-1024x428 dans NEMROD34

 

Plusieurs images qui circulent ne sont pas restées que sur Twitter. On retrouve la mention de Capucine Piot à plusieurs reprises, par exemple, sur le réseau social mais aussi dans le Pearltree qu’archivait Vincent Glad à l’époque, et qu’il nous a confirmé utiliser pour « compil[er] les contenus qui [le] faisaient rire à l’époque sur Twitter ».

twipic-capu-export-flou-1024x462 dans Perversité

 

Un des montages archivé que nous avons retrouvé utilise une des photos dénudées de la jeune femme. Elle est superposée à des chats vidéo anonymes de groupe. Il est difficile de savoir si c’est une capture d’écran qui a été modifiée ou non. Nous avons flouté la photo dénudée.

capt-photo-1024x686 dans Politique

 

Cette photo avait été partagée notamment par le compte Twitter @foutlamerde.

foutlamerde-1024x372 dans Rue89

Capture Numerama (lien floutés)

 

Certaines photos se sont échangées sans le consentement des femmes concernées. L’une d’entre elles nous raconte qu’elle avait bien publié des photos dénudées sur son compte, mais qu’elle n’avait pas donné l’accord pour les partager. On les retrouve pourtant sur des tweets, dont des tweets de @foutlamerde.

La journaliste Melissa Bounoua (qui a notamment travaillé chez Slate et au podcast Studio 404, dont l’équipe a annoncé arrêter la diffusion) en a aussi fait les frais avec deux images. En 2009, d’abord, une photo d’elle en robe avec un décolleté plongeant a beaucoup circulé. Elle l’avait elle-même partagée une fois sur Twitter : « À l’époque, je n’avais aucune conscience de tout ça », nous explique-t-elle par écrit.

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La deuxième est encore plus grave. En 2010, elle a pris en photo sa poitrine et l’a envoyée l’image à son petit-ami de l’époque en message privé sur Twitter. Le lendemain matin, l’URL de la photo avait été rendue publique par un compte anonyme, et tout le monde l’avait vue. Si elle l’a supprimée dans la foulée, la journaliste garde un souvenir amer, certaine que ce n’est pas son ami qui avait publié l’image.

Des flux RSS pour dénicher des photos Twitter privées

Comment l’image a-t-elle pu fuiter ? Aux débuts de Twitter, les photos mises en ligne étaient automatiquement transformées en URL en twitpic.com, la plateforme d’hébergement du réseau social. Or il était possible de s’abonner aux comptes TwitPic sous forme de flux RSS et donc « d’aspirer » automatiquement les photos publiées par les comptes. À ce jour, Melissa Bounoua est persuadée qu’il s’agit de la méthode qui a été employée pour récupérer cette photo privée, envoyée en message privé. «  Je n’en ai parlé personne à l’époque ne sachant pas, ne voulant pas investiguer plus. Je n’osais pas et j’étais gênée », nous explique-t-elle.

Aujourd’hui, cette faille de Twitter n’est plus exploitable. Il n’est pas possible de savoir combien d’images publiées dans des conversations privées ont ainsi été espionnées, et pendant combien de temps.

Des femmes inquiètes et des conséquences à vie

Iris Gaudin a dû fuir Twitter plusieurs fois (elle appelle cela des « tweetsuicides »), malgré le fait qu’elle jugeait le réseau social important pour faire parler de son travail. Elle a changé de pseudonyme, s’est absentée quelques mois avant de revenir. « J’ai même pensé à un moment qu’il s’agissait d’une sorte de bizutage ; alors j’ai fait des blagues à la con, pas méchantes mais idiotes. C’était avant que je me rende compte que je n’étais qu’une cible », se souvient Iris Gaudin, qui a mis des années à s’en remettre.

« Si ces mecs retweetaient une blague, un bon mot, un lien qu’on postait, on se sentait validées » abonde Camille (@yelling__). « Ils nous validaient ou nous invalidaient. Évidemment, le but c’était qu’ils nous valident et on plongeait tête baissée en disant surtout des conneries. Parce que je n’ai pas souvenir qu’ils retweetaient les choses intelligentes que l’on disait. Du coup on disait de la merde, sur nous-même et sur les autres. Quand j’y repense aujourd’hui, ça me tétanise. »

Une autre victime nous a confié avoir elle aussi tenté de «  copiner  » avec les personnes qui retwittaient des photos dénudées d’elle sans son consentement. Elle espérait ainsi qu’ils ne s’en prendraient pas davantage à elle.

Aujourd’hui, Iris Gaudin se souvient de « l’emprise » et la «  fascination » qu’elle éprouvait malgré elle pour certains membres de la Ligue du LOL. Elle se souvient aussi que «  leur but était de nous enlever toute dignité ». Et qu’ils faisaient ce «  travail » à une échelle « quasi-industrielle ».

Pour Mélanie Wanga, journaliste qui a subi des attaques sexistes et racistes sur Twitter mais aussi sur son blog personnel, ce groupe a contribué à certains membres de prendre de la place au sein d’un certain nombre de médias parisiens, tout en excluant de-facto celles et ceux qui n’étaient pas dans leur bande. «  Je me suis demandée pourquoi je m’infligeais ça », explique-t-elle dans le podcast Programme B. « Pourquoi je vais sur un réseau où je sais qu’il y a des mecs qui m’attendent en sniper au coin de la rue pour me tomber dessus et me balancer des trucs crypto-racistes en permanence. Et ce n’est pas anodin de se dire ça, en tant que jeune journaliste : ‘je vais quitter Twitter’, alors que c’est un outil indispensable. » Contactée par Numerama, une autre journaliste résume : « Soit tu étais avec eux, soit tu étais contre eux. »

Marie Turcan et Perrine Signoret

 

https://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/la-ligue-des-blaireaux-sauvages_2062093.html

La ligue des blaireaux sauvages

 

Par Eric Mettout, publié le 13/02/2019 à 18:55

 

Le fameux Lol, pour "Lough out Loud". Tout le monde n'est pas obligé d'être "mort de rire".

Le fameux Lol, pour « Lough out Loud ». Tout le monde n’est pas obligé d’être « mort de rire ».L’Express

Pourquoi leurs chefs n’ont-ils rien vu des dérapages des journalistes de la Ligue du Lol? Parce qu’ils étaient trop vieux.

 

C’est une histoire de happy few – ou plutôt de unhappy few. Elle est née et s’est développée à l’intérieur d’un tout petit milieu, pour resurgir aujourd’hui, dix ans plus tard. S’y croisent quelques dizaines de petits mâles alpha comme on en trouve à l’origine des pires bizutages et leurs quelques dizaines de victimes, des femmes le plus souvent, mais aussi des homos ou des noirs, chassés en meute et moqués pour leur physique, leurs activités mais surtout parce qu’elles ou ils sont femmes, homos ou noirs – et parce que c’est paraît-il marrant de chasser en meute plus faible que soi. C’est affligeant de bêtise mais pas très nouveau. Particularité : à l’époque des faits, ces petits mâles alpha sont très jeunes, plutôt parisiens, globalement de gauche, c’est important, et le plus souvent journalistes ou « communicants », comme on dit quand on veut définir ces métiers qui consistent essentiellement à faire fructifier son carnet d’adresses.

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Surtout, ils sont les rois des réseaux sociaux à un moment où les réseaux sociaux sont encore le privilège en France de quelques… happy few. Ils en tirent une gloire et une notoriété réelles, ils ont de l’influence, les rédactions ou les agences de com’ commencent à s’intéresser à eux, qui maîtrisent si bien ce drôle d’univers alléchant mais opaque qu’est encore internet pour la plupart des rédactions et des agences de com’. Ils impressionnent, par leur omniprésence, leur tchatche, leur connaissance des réseaux sociaux, leur humour aussi, parce qu’ils en ont, corrosif, destructeur, itératif. On les suit sur Twitter, où ils multiplient les « tweet-clashs », à la manière des « battles » de rap. Ils s’y écharpent à coups de mots d’esprit, de vivacité, de méchanceté, de mauvaise foi, dans des combats sauvages dont le vaincu ressort généralement lessivé mais revanchard, prêt à reprendre les armes à la première occasion.

Ça, c’est ce qu’on voit.

C’est ce que voit la majorité des utilisateurs de Twitter, loin d’être aussi nombreux qu’en 2019.

C’est ce que je vois moi, patron d’une rédaction numérique où défilent de jeunes journalistes des deux sexes qui m’initient plus aux subtilités de l’outil que je ne les y initie. C’est ce que voit la plupart de mes collègues, patrons d’autres rédactions numériques, avec qui nous nous réunissons régulièrement, sans que jamais il ne soit question d’autre chose que du talent, parce qu’ils en ont, de quelques-uns de ceux dont les noms ont été depuis frappés, très justement, d’infamie.

En y réfléchissant a posteriori, je me dis qu’il y a évidemment là de l’aveuglement – qui aurait pu imaginer que ces chérubins un peu arrogants mais sympathiques se transformaient en pervers narcissiques en enfilant leurs avatars ? Il y a une différence de génération, aussi : on n’invite pas son grand-père à sa surprise party quand on a 25 ans. Pas plus que les quadras qui, comme moi, étaient aux manettes, je n’ai été invité à la Ligue du Lol, le groupe Facebook où ils fomentaient leurs méfaits, moins encore à l’une de leurs opérations commando : trop vieux, pas assez… lol. Tout juste ai-je pu en mesurer la violence quand l’un de ses membres, responsable du site Web de Voici, m’a agoni d’injures en privé après un échange public un peu vif sur Twitter. L’affaire s’est arrêtée là : l’avantage d’avoir un peu de bouteille, c’est qu’on est moins sensible aux agressions des imbéciles et que les lâches le sentent vite. Ils abandonnent leur proie dès qu’elle fait mine de résister.

Passés par Owni

Celles et ceux qui, depuis quelques jours, racontent leur chemin de croix n’avaient pas cette chance. Ils avaient l’âge de leurs agresseurs, les admiraient parfois, en avaient peur souvent, ils étaient sans recours, fragilisés par leur isolement et leur précarité professionnelle. Ce qu’ils décrivent de leur calvaire est effrayant de brutalité et de vulgarité, on y retrouve tout ce qui caractérise ce cyber-harcèlement machiste, homophobe et raciste que l’on croyait réservé aux collégiens et aux lycéens, pas à de jeunes journalistes ostensiblement « progressistes », libertaires et modernes. Nombre d’entre eux sont passés par l’éphémère site Owni, le parangon de ce journalisme new-look, technologique, qui entendait enterrer les anciens – et où les anciens, fascinés par tant de modernité et de confiance en soi, venaient se fournir en recrues prometteuses. Il n’y avait pas de rédacteur en chef à Owni, pas de hiérarchie. Les jeunes journalistes avaient le pouvoir, sans contrôle, on leur disait qu’ils étaient les meilleurs et ils y ont cru. Ça n’explique pas tout, ça explique un peu.

Ça explique également que quelques-uns se soient retrouvés quelques années plus tard à des postes à responsabilité, où ils étaient encore confortablement installés quand a été révélé leur côté obscur : techniquement, ils étaient bons, et le remarquable travail fourni sur le Facebook des Gilets jaunes par l’un d’entre eux, Vincent Glad, en est la démonstration. De là à en tirer des leçons sur l’homogénéité masculine de notre métier, où les commandes sont tenues par des hommes blancs, il y a un pas, que nombre de groupes de défense du journalisme au féminin ont franchi très rapidement. Pas moi.

 

Document: dans cette interview de 2013, Renaud Revel interroge Vincent Glad et Eric Mettout sur le pouvoir de Twitter – et leurs réponses sont prémonitoires.

Que les choses soient claires : ce que ces femmes(et hommes) dénoncent est vrai, hélas! Alors qu’elles sont majoritaires dans les médias, il est tout à fait anormal que leurs officiers supérieurs soient essentiellement des mecs – pas partout : à L’Express, les deux patrons sont des patronnes.Mais si les lourdauds de la Ligue du Lol ont aussi bien réussi, ils le doivent avant tout à leur maîtrise du cyberespace, comme on disait alors, de ses mécanismes, de sa complexité et de ses armes. Ces mêmes armes, redoutables, empoisonnées, qu’ils ont utilisées pour harceler leurs bêtes noires. Ces mêmes armes qui se retournent finalement contre eux, avec les mêmes excès, quand des armées de bons esprits récupèrent les indignations légitimes de leurs victimes pour à leur tour, et avec le même sens du lynchage, chasser en meute. La boucle est bouclée.

A lire ailleurs

L’article de Libération, dont deux journalistes, membres de la Ligue du Lol ont été mis à pied, qui a tout déclenché.

Le témoignage de Léa Lejeune, l’une des victimes de la Ligue du Lol, qui l’ont conduite, dans un premier temps, à remettre en cause sa carrière, puis à s’engager pour que les femmes prennent toute leur place dans les médias.

La très complète enquête de Numerama sur les ravages de la Ligue du Lol.

 

https://www.lepoint.fr/societe/victor-hugo-avait-il-decouvert-l-ancetre-de-la-ligue-du-lol-12-02-2019-2292810_23.php

Victor Hugo avait-il découvert l’ancêtre de la Ligue du LOL ?

 

Dans un écrit de 1869, le grand homme raconte l’association malveillante qui préfigure le versant contemporain des réseaux sociaux, la Ligue du LOL.

 

Par

Modifié le 15/02/2019 à 07:43 – Publié le 12/02/2019 à 16:15 | Le Point.fr

 

On sait depuis ce week-end que le cercle des arracheurs de pattes de mouche, enfants sans conscience et sociopathes bons pour l’asile, s’est élargi d’une poignée de jeunes gens aux airs comme il faut : la Ligue du LOL. Des journalistes (Les Inrock, Télérama, Libération, Slate), des publicitaires, anonymes mais organisés derrière une communauté qui s’est employée entre 2009 et 2012, en toute impunité sur les réseaux sociaux, à humilier, terroriser quelques confrères journalistes ou militantes féministes. Une escalade dans l’abject, qui va du photomontage porno au faux entretien d’embauche, en passant par des menaces de mort. Les victimes de ce harcèlement brisent aujourd’hui le silence, les bourreaux soufflent au mieux quelques excuses molles (venir « de banlieue », « être jeune à l’époque » – 27 ans ! –, n’avoir participé qu’« un peu »). On pointe aussi les réseaux sociaux comme incubateur de la violence et de la perversité humaine.

Lire aussi La Ligue du LOL, ces harceleurs qui ne font plus rire

Vraiment ? C’est avoir oublié que Victor Hugo avait déjà mis le doigt sur le « Fun Club », une organisation malveillante « passe-temps des oisifs », qui préfigure la Ligue du LOL. Dans L’Homme qui rit, paru en 1869, notre monument national commence par évoquer un sport très couru à Londres au cours du siècle qui précédait le sien, sous un nom « intraduisible » : le « fun ». « Pénétrer dans une maison, y briser une glace de prix, y balafrer les portraits de famille, empoisonner le chien, mettre un chat dans la volière, cela s’appelle tailler une pièce de fun », écrit-il. « Donner une fausse mauvaise nouvelle qui fait prendre aux personnes le deuil à tort, c’est du fun », aussi. Comme de percer une toile de Holbein, puisque « le fun serait fier si c’était lui qui avait cassé les bras à la Vénus de Milo », poursuit le poète. Qui étaient les membres de ce club de déviants ? Tous de « la haute aristocratie », « d’aimables jeunes » comme c’est le cas des pubards et des journalistes mis en cause avec la Ligue. Pour « avoir du fun », ce qui est à la farce ce que le piment est au sel, reprend Hugo, en laissant au lecteur le soin de se faire son propre jugement sur la frontière qui sépare l’humour et l’ignoble. D’autant qu’un autre club dépassait encore de loin le Fun Club : le Mohock Club.

De tout temps, la jeunesse s’est amusée.

Le Mohock Club, au sommet de l’échelle du vice, n’avait qu’un programme : « faire le mal pour le mal ». Et qu’un but – « grandiose » : « nuire ». Pour le présider, un empereur, « le grand Mohock », arborait « un croissant sur le front ». Ses fidèles, les Mohock, pour entrer dans le cénacle, devaient prêter serment « d’être nuisibles ». Leurs actions consistaient à s’en prendre directement à des individus, pris au piège de la meute, et à leur infliger une extrême souffrance. Saignée à la pointe de leurs épées, ratonnade par les valets, yeux percés (mais payés !) font partie des menus plaisirs que s’octroyait cette jeunesse bien née en mal de distraction. « De tout temps, la jeunesse s’est amusée », conclut Hugo, comme pourrait le faire Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook.

Londres au XVIIIe siècle ou Paris sur Twitter au XXIe, même perversité ? On trouve une esquisse de piste pour y remédier chez un commentateur d’Hugo dans un article paru en 1894. Lucien Victor-Meunier, homme de lettres oublié, s’attarde sur l’absence de « sens moral », l’insuffisante « notion du bien et du mal » de ceux qui « commettent ces actions infâmes », mais ouvre une piste : « Je rêve – qu’on me passe l’impropriété choquante du terme – une orthopédie pour les cerveaux ; je vois le médecin de l’avenir amendant les cerveaux malades comme celui d’aujourd’hui redresse les colonnes vertébrales, déformées par la scoliose ou la cyphose, les yeux tordus par le strabisme, les pieds-bots. Une science à créer : la chirurgie cérébrale ! » Une idée à étudier ?

Sur le même sujet

Le Fol – Ligue du LOL : bal tragique chez les bien-pensants !
La Ligue du LOL, ces harceleurs qui ne font plus rire

 

 

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/02/12/31003-20190212ARTFIG00207-ligue-du-lol-genealogie-d-un-entre-soi-qui-sombre-dans-la-tartufferie.php

Ligue du LOL: «Généalogie d’un entre-soi qui sombre dans la tartufferie»

 

  • Par  Paul Godefrood
  • Mis à jour le 13/02/2019 à 18:39
  • Publié le 12/02/2019 à 19:07

 

FIGAROVOX/ANALYSE – L’affaire de «la ligue du LOL», où plusieurs journalistes sont soupçonnés d’avoir harcelé certaines de leurs collègues sur les réseaux sociaux, disqualifie selon Paul Godefrood le discours moralisateur de certains médias.

 


Paul Godefrood est ancien élève de l’ESSEC. En septembre 2017, il a lancé La Nouvelle Garde, un site dont l’ambition est de participer à la refondation de la droite sur une base libérale conservatrice.


La ligue du LOL. On imagine un groupe d’adolescents incapables de communiquer autrement qu’en répétant les phrases cultes de films comme La cité de la peur, OSS 117 ou encore Dikkenek, et pour qui le summum de l’humour se résume à citer ses amis sur les pages fantasques dont foisonnent aujourd’hui les réseaux sociaux. Cela aurait même pu être attendrissant, tant ces mêmes réseaux sont devenus un égout à ciel ouvert où la délation sans preuve est encouragée et magnifiée et où des hordes anonymes mais déchaînées se coiffent du panache de la justice pour invectiver et harceler impunément.

Mais en guise d’adolescents, Alexandre Hervaud, Vincent Glad, Guillaume Ledit, David Doucet, Stephen des Aulnois, Christophe Carron, Guilhem Malissen, etc. Tous, au choix, journalistes chez Libé, Slate, Télérama ou encore aux Inrocks, collaborateurs pour des sites d’info-divertissement «cools» comme Konbini, Topito ou à la tête de magazines «trendy» comme Usbek & Rica ou Le Tag Parfait. Ce n’est plus la ligue du LOL, c’est la ligue de la fraîcheur.

Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance. Mais pour les autres, l’absolution est garantie.

Ou la ligue des Tartuffes, toujours prompts à s’indigner contre les discriminations dont sont victimes les minorités, les femmes en tête, et à condamner ceux qui en seraient à l’origine, à condition bien évidemment que ce soit un mâle blanc de plus de cinquante ans et si possible de droite. Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance. Mais pour les autres, l’absolution est garantie, à l’image de Daniel Morin, dont le billet insultant envers Charlotte d’Ornellas fut immédiatement pardonné par France Inter, ou encore de Mehdi Meklat, récemment réhabilité par ceux-là mêmes qui avaient couvert les messages homophobes, sexistes et francophobes dont était coupable son double maléfique. Et lorsque le pardon ne peut être garanti, du moins la discrétion est-elle de rigueur, jusqu’à ce que le peu de déontologie et d’intégrité qu’il leur reste en vienne à être compromis. Qui se souvient de l’empressement de ces journalistes et de leurs médias à évoquer les agissements de membres dirigeants de l’UNEF qui avaient transformé le syndicat progressiste en gigantesque terrain de chasse? Qui se souvient de la prompte condamnation de membres d’Oxfam qui avaient confondu aide aux territoires sinistrés et tourisme sexuel? Qui se souvient, enfin, du soutien apporté aux femmes du quartier Chapelle-Pajol qui appelaient les autorités à leur venir en aide? En réponse à ce dernier cri de détresse, Libération hébergea une tribune signée par la fine fleur de la pensée universitaire française appelant à s’opposer à la pénalisation du harcèlement de rue au motif que cela viserait les «hommes des classes populaires et racisées».

Mais passons sur cette tartufferie à laquelle nous a habitués le camp du Bien, dont ces journalistes sont les plus éminents représentants.

Passons également sur la défiance envers la presse que ces révélations ne manqueront pas d’attiser et sur les accusations de communion dans l’endogamie et dans une même vision hors-sol de la société qui achèveront de couper ces médias du pays réel dont ils prétendent rendre compte.

Passons sur tout cela pour nous intéresser davantage à ce que révèlent les messages d’excuse et les exercices de contrition auxquels les anciens membres de cette ligue se livrent depuis peu sur leur ancien terrain de chasse. Non pas pour espérer le pardon de leurs victimes mais pour tenter de sauver leur position.

Dans le message qu’il a publié, Vincent Glad, fondateur de cette ligue, écrit: «nous avions grandi dans l’idée que l’égalité était plus ou moins faite et que le seul combat féministe se résumait à la question des salaires. Une simple question de paramètres et en aucun cas un système. Cette parole féministe qui se libérait alors nous paraissait ridicule. Je ne comprenais pas au départ ces nouveaux mots qui apparaissaient alors: «patriarcat», «culture du viol», «mansplaining»… Cela me fait mal personnellement d’être associé à cette masculinité toxique, dont je ne voulais pas voir que j’en avais été un parfait représentant».

 

« Ligue du LOL  » : à qui la faute ?
Débat sur le plateau de Points de Vue sur ce que révèle vraiment le scandale de « la ligue du LOL ».
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« Ligue du LOL  » : à qui la faute ? – Regarder sur Figaro Live

Le problème réside dans l’entre-soi d’une caste privilégiée et idéologisée qui, du fait de sa position, influence le débat politique.

 

Un autre, Olivier Tesquet, est encore plus explicite: «Ces dernières années, avec le Gamergate ou le 18-25, je crois qu’on a tous pu prendre conscience de la masculinité toxique dans laquelle se vautre encore cette sous-culture. La ligue du LOL, c’était le ‘boys’ club’. Il valait mieux être dedans que dehors, c’est en tout cas ce que je me disais. [...] Qu’on le veuille ou non, c’était un lieu de pouvoir et une structure de domination. De ce point de vue, ce groupe Facebook n’est pas une exception, c’est une norme qu’il y a urgence à détruire. Ce sont les femmes et les racisés qui en ont fait les frais. Chaque homme devrait se saisir de ce moment pour y réfléchir».

Or, le problème n’est ni la «masculinité toxique», ni le «patriarcat», ni même le «système» ou la «structure de domination». Le problème réside dans l’entre-soi d’une caste privilégiée et idéologisée qui, du fait de sa position, influence le débat politique, détermine le cercle de raison et conditionne l’accès à la discussion démocratique à l’acceptation préalable de certains postulats. Et parmi ces postulats, la sexualisation et la racialisation des relations humaines. Ceux-là mêmes qui transpirent au travers de leurs communiqués.

La sexualisation et la racialisation des rapports humains ne sont que les aspects les plus visibles dans le débat public de la logique de «réidentification» qui a suivi la phase de «désidentification» dont parlait Finkielkraut. Alors que cette désidentification supposait la délégitimation et la déconstruction de toutes les normes et de toutes les communautés naturelles qui structuraient le développement des personnes et faisaient naître en elles un sentiment du semblable nécessaire à la continuité historique de leur communauté politique, ceci afin de laisser libre cours au déploiement des identités particulières et à l’expression libre des revendications identitaires des différentes minorités, la «réidentification» reconfigure cette nouvelle société, composée dès lors d’individus détachés de tout enracinement et libéré de toute conscience morale, en un «consortium de minorités» dont chacune est caractérisée et réduite au partage a priori d’un déterminant identitaire particulier entre tous ses membres – le sexe, l’origine ethnique, la confession religieuse – et dont toutes n’ont en commun que le sentiment d’être différent de la figure normative et fantasmée du «vieux mâle blanc» et la certitude d’être injustement discriminé du fait d’une différence objective.

Et alors que cette vision des rapports humains surdéterminés par la «race» ou le sexe n’était cantonné jusqu’à peu qu’aux marges de l’action politique et militante, et n’avait droit de cité que dans certains groupuscules extrémistes, les membres de cette sinistre ligue, mais également tous ceux qui ont été cooptés dans ces médias par d’autres moyens que la participation au harcèlement en ligne, ont implanté dans le débat public et légitimé, du fait de leur position culturellement hégémonique, cette vision multiculturaliste et essentialiste de l’organisation sociale.

Le voile aujourd’hui arraché sur leurs agissements passés ne les disqualifie pas seulement eux, il disqualifie également toute leur rhétorique…

Le voile aujourd’hui arraché sur leurs agissements passés ne les disqualifie pas seulement eux, il disqualifie également toute leur rhétorique qui, sous couvert de scientificité, d’objectivité journalistique et de neutralité axiologique, se révèle aujourd’hui ce qu’elle a en réalité toujours été, à savoir une opinion militante et un biais idéologique, qu’ils revendiquent jusque dans leur chute.

Cette leçon doit servir à tous ceux qui, par peur du harcèlement, de la raillerie ou de la disqualification, courbent l’échine, refusent d’évoquer les dérives de l’Islam, les dangers de l’immigration incontrôlée et la différence des sexes par peur d’être taxé d’islamophobie, de racisme ou de sexisme et se soumettent donc à cette vision de la société sous prétexte de souscrire au discours antidiscriminatoire.

Paul Godefrood

 



Le juge brestois Raymond André a-t-il été assassiné ?

Quand on constate que les deux juges d’instruction de Brest dont les fautes de procédure ont finalement entraîné en 2015 l’annulation de toute la procédure ouverte sur les deux plaintes avec constitution de partie civile d’août et décembre 2011 de la criminelle Josette Brenterch contre mon ancien hébergeur de blog OverBlog et moi-même sont aujourd’hui décédés, la question de leur assassinat s’impose.

La première, Mathilde Boissy, est décédée à l’âge de 31 ans des suites d’un sarcome, un type de cancer pouvant notamment être provoqué par irradiation ou exposition à certains toxiques, et donc, induit volontairement par des personnes mal intentionnées, des assassins.

Le second est décédé vraisemblablement le week-end dernier à l’âge de 59 ans d’une « maladie foudroyante ».

Je n’en sais pas plus pour l’instant, sinon que mes harceleurs étaient tous au courant dès lundi matin à la première heure, comme je l’ai montré dans mon précédent article, et que de nombreux toxiques sont susceptibles de provoquer des pathologies aiguës évoluant très rapidement vers le décès de l’intoxiqué.

Je rappelle ici avoir moi-même été victime d’un empoisonnement criminel au printemps 2002.

Par ailleurs, en tout ce qui me concerne, la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest n’admet pas l’échec et en veut à mort à tous ceux qu’elle estime en être responsables, sans jamais se remettre en cause elle-même.

Elle est donc parfaitement capable d’avoir fait assassiner ces deux juges d’instruction que son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi a effectivement désignés dans certains écrits publics comme responsables du ratage de sa procédure à mon encontre.

Dans la mesure où ces deux juges étaient aussi de ses complices dans ses entreprises criminelles contre diverses personnes dont moi-même, elle ou d’autres de ses complices pourraient également avoir voulu prévenir toute trahison en les faisant assassiner, sachant que les fautes de procédure qu’ils avaient commises pour leur complaire en faisaient des maillons faibles de leur chaîne criminelle.

Quoi qu’il en soit, après avoir été assez choquée par l’annonce de ce décès, j’en ai été furieuse – j’aurais voulu voir ce magistrat-là croupir au fond d’une geôle jusqu’à la fin de ses jours – mais pense en définitive que cette disparition était la condition sine qua non pour que les Brestois aient une chance de voir leur justice s’améliorer.

Ci-dessous trois nouveaux articles de presse édifiants sur l’affaire Clarisse et Erwan.

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20061108&article=13105288&type=ar

Clarisse et Erwan. Des accusés impassibles

 

Publié le 08 novembre 2006
 

Début, à huis clos, du procès des accusés dans l'affaire des meurtres de...

Début, à huis clos, du procès des accusés dans l’affaire des meurtres de Clarisse et Erwan, assassinés à Brest dans la nuit du 19 au 20 août 2003. « La vérité nous fait peur, mais on veut la connaître », ont déclaré les mères des deux victimes. (Photo François Destoc)

 

Qui pourrait donc faire parler Saïd Abdellaoui, Gérôme B. , Stéphane et Eric Planchet ? Trois ans après la disparition de Clarisse et Erwan, même la douleur des familles n’est pas parvenue à ébranler les quatre accusés. Il reste quatorze jours, dans ce procès qui s’est ouvert hier, à Nantes, pour tenter d’arracher la vérité sur le double meurtre commis à Brest, en août 2003.

 

Ils sont là, tous les quatre, dans le box des accusés. A gauche, Saïd Abdellaoui, méconnaissable avec ses lunettes rondes, son visage bouffi et ses cheveux courts. Stéphane Planchet, livide, le visage creusé, observe la salle. Son frère Eric, visage rond, cheveux ras, n’en finit pas de soupirer. A droite, Gérôme B., amaigri, visage anguleux, crâne rasé, regarde fixement devant lui. Il a eu 20 ans, le 4 novembre. Il y a quatre jours. Il sait qu’il risque, comme les trois autres accusés, la réclusion criminelle à perpétuité.

Huis clos

Il est 9 h 45. Le procès des quatre principaux mis en cause dans la disparition de Clarisse Lignez, 32 ans, et Erwan Duramé, 29 ans, débute par un long et lourd silence. L’ambiance est extrêmement tendue. Au bas du box des accusés, deux policiers d’élite du GIPN en civil, oreillette en place, gilet pare-balles sur le dos, sont sur le qui-vive. Dans la salle des pas perdus, une dizaine de leurs collègues dans leur carapace noire, pistolet mitrailleur en bandoulière pour certains, complètent le dispositif hors norme prévu pour ce procès.Neuf jurés – six femmes et trois hommes -, et leurs cinq suppléants, ont pris place aux côtés du président André Lourdel et de ses deux juges assesseurs. Le huis clos est prononcé. Les débats ne seront pas publics. Gérôme B. était mineur au moment des faits.

Le « courage » de Gérôme B.

Que vont déclarer les quatre accusés, à l’issue de la lecture des faits qui leur sont reprochés ? On le sait déjà. L’avocat de Gérôme B. – M e Labat – a déclaré un peu plus tôt, devant les caméras, que son client répéterait qu’il n’avait « jamais participé au meurtre » du jeune couple. « Il a simplement fait le guet et il reconnaît aussi avoir porté atteinte à l’intégrité des cadavres. Il a eu le courage de venir aujourd’hui (*). Nous espérons que les autres vont enfin dire la vérité ». Les autres tiendront sensiblement le même discours.

Douleur des parents larmes des jurés

Pour les familles de Clarisse et Erwan, la situation est intenable. A la première pause, les deux mamans, le regard absent, s’effondrent devant les journalistes. « Nous n’avons même pas pu embrasser nos enfants. Ils ont mis leur corps dans un tel état qu’on ne nous a pas permis de les voir une dernière fois… Pourquoi eux ? Que leur est-il vraiment arrivé ? La vérité nous fait peur, mais on veut la connaître. On ne vit plus. » L’après-midi, les familles et les proches de Clarisse et Erwan ont commencé à raconter comment ils avaient vécu la disparition de leurs enfants, quelques jours avant que leurs cadavres ne soient retrouvés, carbonisés et mutilés, au fond d’un étang en Vendée. Pendant le récit de ces premiers faits, face à la douleur nue des familles, des jurés ont pleuré. Les quatre accusés, eux, sont restés impassibles. * Il comparaît libre (notre édition de lundi).

 

https://brest.maville.com/actu/actudet_–c-est-une-crapule-c-est-lui-qui-les-a-tues-_6-605283_actu.Htm

logo Ouest-France Jeudi 27 mars 2008 00:00

« C’est une crapule, c’est lui qui les a tués »

 

Vif accrochage entre deux accusés, à Rennes. On y juge en appel les trois meurtriers de Clarisse Lignez et Erwan Duramé, un jeune couple brestois.

 

« C’est une crapule ! Il a tué deux personnes. » À peine commencée l’audience, hier matin, Stéphane Planchet laisse éclater sa colère contre Saïd Abdellaoui. Doigt accusateur vers son compagnon de banc, Stéphane Planchet, poursuit : « Moi, j’ai pas de sang sur les mains ! J’ai pris perpétuité pour des meurtres que j’ai pas commis ! »

On n’en est qu’à l’examen des personnalités et, déjà, deux des accusés laissent transparaître leur défense. Ce n’est pas moi, c’est l’autre. Car Saïd Abdellaoui n’est pas en reste à l’encontre de Stéphane Planchet, qui l’aurait fait agresser par des copains.

Le mythomane et le naïf

Saïd Abdellaoui, 27 ans, a, lui aussi, été condamné à la perpétuité, en première instance. Hier, il est apparu, au gré des témoignages, comme un « affabulateur », « un mythomane ». Il se fait passer pour un ancien légionnaire, pour un Colombien (il est né au Maroc) ou un étudiant en droit.

Celles qui ont vécu avec lui parlent d’un homme « très jaloux », capable d’une « extrême violence ». Vivant d’expédients, il a une passion pour les voitures. L’une des motivations de l’agression de Clarisse et Erwan, à leur domicile à Brest, en août 2003, était le vol de leurs voitures.

Stéphane Planchet, 35 ans, habitait près de la maison du jeune couple brestois. Il a été décrit comme violent et « manipulateur » par son ex-concubine, mère de leur fille. « Il avait besoin, il me prenait. Il n’avait plus besoin, il me jetait. » D’autres le disent « naïf », « influençable », et « fasciné », par Abdellaoui. Stéphane Planchet a longuement évoqué son enfance de « pauvre », en Vendée. Département où résident ses parents, à Champ-Saint-Père, là où ont été mutilés et brûlés les corps de Clarisse et Erwan. Un père aux mille métiers, très violent, et une mère « obligée de se prostituer » pour nourrir ses quatre fils.

« Plein d’idées », mais ne gardant pas longtemps un emploi, Stéphane Planchet a tenté de créer « une entreprise d’entretien des tombes », macabre résonance pour les familles des victimes ; « un salon de massage pour homosexuels » ; une société « pour chercher de l’or en Afrique ».

Un mineur à la dérive

Troisième accusé : Gérôme B., 21 ans. Au moment des faits, il avait 16 ans et 9 mois. Peu bavard, il aligne difficilement deux phrases de suite… Enfance chaotique : il a trois ans quand ses parents se séparent. Il reste avec sa mère, à Lorient. Alcoolique, elle perd sa garde. Placements en foyers. « Spirale de fugues », de délits. Arrivé à Brest, il semblait avoir trouvé sa voie comme apprenti carreleur. Mais, le 5 août 2003, il quittait son emploi.

Le 19, Clarisse et Erwan étaient tués d’une balle de carabine 22 LR. Probablement chez eux, à Brest. On retrouvera leur corps dans un lac de Vendée.

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

https://larochesuryon.maville.com/actu/actudet_-clarisse-et-erwan-deux-peines-a-la-baisse-_15-614396_actu.Htm

logo Ouest-France Samedi 12 avril 2008 00:00

Clarisse et Erwan : deux peines à la baisse

 

Gérôme B. écope de 20 ans de prison au lieu de 30 ans. Peine aussi revue à la baisse pour Stéphane Planchet, mais confirmée pour Saïd Abdellaoui.

 

Depuis le 26 mars, Saïd Abdellaoui, Stéphane Planchet et Gérôme B. étaient rejugés par la cour dappel dassises, à Rennes. Rappel des faits : le soir du 19 août 2003, Clarisse et Erwan ont été agressés dans leur maison de Brest. Tous deux ont été exécutés dune balle dans la tête. Leurs corps mutilés et brûlés seront retrouvés quelques jours après, dans le lac de Saint-Vincent-sur-Graon, proche du domicile des parents de Stéphane Planchet. Au terme de quatre heures de délibéré, la cour d’assises d’appel, à Rennes, a déclaré coupables les trois accusés poursuivis pour la séquestration et la mort de Clarisse Lignez et Erwan Duramé, en août 2003. Saïd Abdellaoui est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec 22 ans incompressibles. Peine identique à la première condamnation. En revanche, les peines sont revues à la baisse pour Stéphane Planchet, condamné à 30 ans dont 20 ans incompressibles. Une diminution symbolique par rapport à sa première condamnation à la perpétuité avec 20 ans de sûreté.

Mais la peine de 20 ans, infligée à Gérôme B., a provoqué indignation, incompréhension et colère silencieuse des familles de Clarisse et Erwan. À Nantes, il n’avait pas eu le bénéfice de l’excuse de minorité et avait été condamné à 30 ans.

Propos incroyables

Avant que la cour et les jurés ne délibèrent, les trois accusés avaient eu la parole en dernier, vendredi matin. Laconique, Saïd Abdellaoui lâche : « J’ai dit ce que j’avais à dire. Maintenant, j’ai tout dit. »

Pâle, Gérôme B. s’adresse à la cour : « Je regrette terriblement ce que j’ai fait. Ce que je vous demande, c’est de me condamner uniquement pour ce que j’ai fait en Vendée, pas pour la folie meurtrière d’Abdellaoui. Je ne demande pas à être excusé par qui que ce soit, encore moins par les familles. »

Puis, au père d’Erwan Duramé : « Quand je pense à mon fils, c’est pas au chien que je pense. » Gérôme B. est père d’un enfant, conçu lors de sa remise en liberté en août 2005, avant le premier procès. Cet enfant porte le même prénom que le chien de Clarisse et Erwan… Indignation sur le banc des familles.

L’indignation va être encore plus forte avec les incroyables propos de Stéphane Planchet. « En août 2003, j’ai fait le choix de faire souffrir les familles des victimes et ma fille. J’ai commis des actes monstrueux et je veux être uniquement jugé sur ce que j’ai fait. » Et puis, il dérape : « Je demande justice pour ma fille ! Depuis cinq ans, on la fait vivre dans le mensonge et ça, tout le monde s’en moque. Je ne comprends pas qu’on puisse utiliser ma fille et que ces gens-là ne soient pas condamnés. Elle est où la justice ? »

« Un môme »

Durant ce procès, la défense est peu intervenue, misant tout sur les plaidoiries. Premier à intervenir, Me Thibaut avait tenté de convaincre la cour que « Saïd Abdellaoui ne mérite pas la peine maximale ». Parce que son client, qui « veut faire la paix avec tout le monde », « a choisi de dire la vérité ». Sa vérité, inspirée par sa récente conversion à l’islam, consiste à accuser Gérôme B. et Planchet d’avoir exécuté Clarisse et Erwan. « Mais Abdellaoui a précisé que tout était prévu dès le départ », objecte l’avocat. Sa plaidoirie se concentre sur les éléments accablant les deux autres. Cette pratique peu élégante lui vaudra un sévère tacle du défenseur de Gérôme B., Me Petit.

Ce dernier avait demandé que la cour et les jurés aient « un regard bienveillant sur celui que l’on appelle toujours le mineur, mais qui était un gosse de 16 ans », en août 2003. Un « enfant » dont l’éducation a été « une véritable catastrophe du début à la fin ». Un « môme » soumis à « l’ascendant » d’Abdellaoui. Rappelant la première condamnation aux assises, à Nantes, à 30 ans de réclusion, Me Petit conclut : « Au regard de son âge, de ce qu’il a vécu, je ne comprends pas qu’il n’ait pas bénéficié de l’excuse de minorité. Il faut de l’espoir, car c’est un môme ! »

Dernier à plaider, Me Cabioch avait fait valoir que « rien dans le dossier » ne permet d’impliquer Stéphane Planchet dans la séquestration et la mort de Clarisse et Erwan. Il conteste le « projet » version Abdellaoui : « Si on décide froidement, quinze jours avant, de donner la mort, on y va tous ensemble. Si c’était le cas, Abdellaoui et Gérôme B. auraient demandé à Stéphane Planchet de venir, pour mouiller tout le monde. »

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  



Satanistique : légère augmentation du nombre de visites les 11 et 12 février 2019

Comme je l’ai déjà fait observer lundi et mardi soir, mes nombres de visites quotidiennes ont augmenté sensiblement de la même manière durant ces deux journées sur mes deux blogs Petitcoucou et Justinpetitcoucou, en relation avec le décès du juge Raymond André, à Brest.

J’avais remarqué ces visites avant l’annonce publique du décès par Le Télégramme, lundi à 16h22.

Aujourd’hui, c’est quasiment fini, comme le montrent les statistiques du jour pour Petitcoucou à l’heure où j’écris ces lignes, soit 19h (voir ci-dessous).

Il en va de même pour Satanistique, où le nombre de visites quotidiennes avait légèrement augmenté lundi et mardi en raison de l’intérêt subit de mes lecteurs pour un article du 5 mai 2017 concernant la « justice » brestoise que j’avais alors comparée à celle de Rome :

 

16 janv. 2019 – 14 févr. 2019

 

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Voilà les traces de quelques-unes de ces visites, montrant qu’elles avaient débuté avant 16h22 et ne sont pas toutes locales :

 

Satanistique : légère augmentation du nombre de visites les 11 et 12 février 2019 dans Attentats frTreffléan, Bretagne, France, Orange

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Win10, Edge 17.17, 1920×1080
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fr dans CorruptionParis, Ile-de-france, France, Direction Interministerielle Du Numerique Et Du Sy

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7 Feb 15:35:45
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11 Feb 23:18:34
www.google.fr/#26
12 Feb 11:54:24

 

fr dans CrimeBrest, Bretagne, France, Orange     

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OS X, Safari 12.0, 1152×720
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11 Feb 20:40:14

 

fr dans FolieParis, Ile-de-france, France, Orange     

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Win10, Chrome 72.0, 1366×768
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11 Feb 18:52:05

 

fr dans LCR - NPACréney-près-troyes, Champagne-ardenne, France, Free Sas     

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iOS, Safari iPad, 768×1024
https://www.google.fr/
11 Feb 16:54:37

 

fr dans LuraghiSaint-vran, Bretagne, France, Sfr    

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Win8.1, Firefox 65.0, 1366×768
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11 Feb 16:52:36

 

fr dans NEMROD34Paris, Ile-de-france, France, Orange Mobile     

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OS X, Safari 12.0, 1152×720
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11 Feb 15:46:24

 

 

La Direction Interministérielle du Numérique et du Système d’Information et de Communication de l’Etat était donc déjà informée du décès lundi, 11 février 2019, à 10h36, tout comme devait l’être aussi le cybercriminel et psychopathe Jean-Marc Donnadieu de Béziers lorsque vers 9h30 ou 10h il avait posté sur Facebook ce message m’étant manifestement adressé :

 

J'aurais des admirateurs au Maroc ! dans Folie
Balance : Si vous avez un Iphone, vous casserez l’écran en le faisant tomber de 2 centimètres. Si vous n’en avez pas, vous deviendrez juste ami(e) avec une loutre.

Commenter

 

C’était donc l’annonce de 16h22 qui aurait dû me faire lâcher mon Iphone de stupeur…

J’avoue avoir bien eu un choc sur le coup.

 

Statistiques du jour, jeudi 14 février 2019, à 19h, pour Petitcoucou :

 

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Décès brutal du juge Raymond André à Brest

L’annonce en a été faite par un unique article du Télégramme publié sur Internet lundi à 16h22 et sur papier hier (copie ci-dessous).

Son auteur n’est pas vraiment journaliste, c’est juste une plume au service de la mafia locale, comme il en avait bien fait la démonstration avec son torchon du 10 avril 2013 me concernant : il ne s’agissait en rien d’un compte rendu d’audience honnête, mais d’un papier rédigé sur commande de mes harceleurs et calomniateurs, à savoir, les magistrats du Tribunal de Grande Instance de Brest autant que la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et ses complices « déconnologues » de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lesquels avaient entrepris de me faire condamner très lourdement pour avoir publié quelques droits de réponse à la suite de leurs campagnes de calomnies publiques à mon encontre, véritablement démentielles.

Cette fois-ci, le journaleux sans scrupules a beau passer la brosse à reluire sur le costard du disparu, il y reste suffisamment de pellicules pour refaire le film.

« Grand amateur de littérature, incollable sur les westerns hollywoodiens et les films des années 50, » nous dit-il, l’individu « possédait une incroyable collection de livres et de films où la figure tutélaire de Marilyn Monroe lui servait de guide. »

Un brin machiste, le juge André ? Sexiste, peut-être ? Nooon, ce n’est pas possible… vu le nombre de magistrates brestoises à s’être compromises sous ses ordres, je dois me faire des idées…

Grand gamin, alors. Hors du tribunal, il passe son temps à se faire plaisir avec les histoires d’un Far West sauvage peuplé d’Indiens et de cowboys tous assoiffés de sang et de vengeances en tous sens : sans foi ni lois, ils se font « justice » eux-mêmes. Voilà ses héros, ses idoles, ses modèles… Brillante idée de ses fonctions au tribunal ! Au diable, les lois de la République !

Cet « homme habile et économe en mots » est donc devenu magistrat pour assouvir une vengeance à Brest, dans le Finistère, Far West sauvage du vieux continent.

Laquelle ?

C’est toute la question.

Ceux qui le connaissent le disent, pour le moins, « terne », voire « incompétent », « trop intéressé par les filles »; nombre sont ceux, surtout parmi les avocats, qui se plaignent de tous les dégâts dont il a été l’auteur dans la juridiction brestoise durant toutes les années où il y a sévi, soit tout près de trente ans, puisqu’il y a exercé presque sans discontinuer de 1989 jusqu’à très récemment, après avoir été commissaire de police.

Aurait-il, à l’instar de sa complice la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest avec tous ses amis politiciens, recherché à travers ses fonctions ou son poste de magistrat au Tribunal de Grande Instance de Brest le pouvoir nécessaire pour être en mesure de se venger de toutes ses insuffisances et frustrations personnelles sur des individus bien plus brillants ou séduisants que lui ?

L’hypothèse prend corps quand on le voit s’acharner des années durant sur toute une famille d’ingénieurs – la mienne – jusqu’à l’avoir totalement détruite.

Juge d’instruction à compter de son arrivée à Brest en 1989, doyen des juges d’instruction de Brest, vice-président chargé de l’instruction du Tribunal de Grande Instance de Brest à compter du 8 juillet 2003, il avait été déchargé des fonctions de l’instruction et chargé des fonctions de juge des enfants le 20 juillet 2012.

Sa collègue la juge d’instruction Mathilde Boissy, décédée prématurément à l’âge de 31 ans au mois d’octobre 2015, avait rendu le 16 juillet 2012 un avis de fin de l’information judiciaire dont elle avait été saisie sur plaintes toutes nulles ou irrecevables de Josette Brenterch contre mon hébergeur de blog OverBlog et moi-même.

Steven Le Roy a curieusement choisi de taire cette évolution de carrière et de citer plutôt l’ouverture des informations judiciaires dans l’affaire Clarisse et Erwan et dans celle de Jean-Jacques Le Page… pourtant l’une et l’autre exemplaires de tous les naufrages dont le juge André est le premier responsable…

Ayant déjà plusieurs fois évoqué la seconde de ces affaires, je vous propose de découvrir la première à travers tous les articles de presse copiés ci-dessous.

Il s’agit d’un double assassinat survenu dans la nuit du 19 au 20 août 2003, le juge André venant tout juste d’être nommé vice-président chargé de l’instruction.

A bien des égards, cette affaire ressemble à celle de l’assassinat de l’ancien proxénète brestois Bernard Algret, survenu près de deux ans et demi plus tard, au mois de décembre 2005 : sous prétexte de cambriolages précédés de repérages, ces trois personnes ont été agressées chez elles, dans le Finistère, puis enlevées, séquestrées, torturées et tuées; leurs corps ont été retrouvés très loin de leurs domiciles, près de La Roche-sur-Yon pour les deux premières et près de Nantes pour la troisième.

Je rappelle ici avoir été victime d’un empoisonnement criminel au printemps 2002 alors même que le juge André avait été saisi de mes plaintes contre des proxénètes locaux. Le CHU de Brest ayant toujours catégoriquement refusé de me communiquer les résultats des analyses toxicologiques réalisées alors à mon admission à l’hôpital, j’avais naturellement cherché par divers autres moyens à identifier le ou les produits utilisés par mes empoisonneurs. A cet effet, je m’étais notamment rapprochée d’un laboratoire d’analyses de la faculté des sciences de Brest. Or, une des deux premières victimes, Erwan Duramé, y était laborantin. De plus, lorsqu’il a été assassiné, au mois d’août 2003, je venais tout juste de porter plainte pour l’empoisonnement. Et par la suite, plusieurs autres personnes plus ou moins liées à cette affaire d’empoisonnement criminel ont elles aussi disparu brutalement dans des conditions suspectes ou clairement criminelles mais jamais totalement élucidées. Existe-t-il un lien de cause à effet ? Peut-on encore le rechercher aujourd’hui ? Le juge Raymond André a-t-il emporté tous ses secrets dans l’au-delà ? Mystère.

En tous les cas, je n’ai jamais vu chez lui aucune humanité.

Il jouissait des souffrances qu’il infligeait à ses victimes et n’a jamais respecté aucune douleur.

Ceux qui le pleurent aujourd’hui et peuvent me lire doivent le savoir.

 

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/brest-tribunal-disparition-brutale-du-juge-raymond-andre-11-02-2019-12206760.php

Brest. Tribunal : disparition brutale du juge Raymond André

 

Publié le 11 février 2019 à 16h22

Figure du palais, le juge Raymond André était réputé pour sa grande humanité.

Figure du palais, le juge Raymond André était réputé pour sa grande humanité. (Le Télégramme/Steven Le Roy)

 

Le juge Raymond André, vice-président au tribunal de grande instance de Brest, est décédé, à l’âge de 59 ans, d’une maladie foudroyante. Figure du palais où il est entré en 1989, cet homme habile et économe en mots a conduit toute sa carrière à Brest, où un bref passage à la cour d’appel de Rennes entre 1999 et 2001 fait office d’unique escapade.

 

Évoluant à diverses fonctions du siège, c’est pourtant en qualité de magistrat instructeur, puis de doyen des juges d’instruction que Raymond André a mené la plus grande partie de son magistère. Il avait ouvert les informations dans l’affaire Clarisse et Erwan, comme dans celle de Jean-Jacques Le Page.

Grande qualité d’écoute

Jeune juge, après un bref passage dans la Police nationale au début de sa vie professionnelle, il est aussi le premier à avoir entendu Francis Heaulme après le meurtre d’Aline Pères, sur une plage du Relecq-Kerhuon. Raymond André a, dans le même ordre d’idée, présidé de longues années nombre et nombre d’audiences correctionnelles, où sa qualité d’écoute tant pour le ministère public que pour les défenses d’avocats l’amenait régulièrement à prononcer des peines toujours mâtinées d’humanisme et d’humanité.

Collectionneur de livres et de films

Le juge André n’était pas simplement un homme de robe. Arpentant inlassablement les rues de Brest, ville qu’il aimait par-dessus tout, il aimait chiner et fouiller tout ce que bouquinistes et libraires pouvaient mettre à disposition. Grand amateur de littérature, incollable sur les westerns hollywoodiens et les films des années 50, il possédait une incroyable collection de livres et de films où la figure tutélaire de Marilyn Monroe lui servait de guide.

Il nourrissait aussi une solide affection pour le Stade brestois dont il suivait les résultats qu’il commentait avec délice, le regard plissé et le sourire aux lèvres quand les zefs avaient gagné.

Le juge André était marié et père d’un fils, à qui Le Télégramme présente ses sincères condoléances. Ses obsèques seront célébrées le samedi 16 février, à 16 h 30, à la salle de cérémonies du Vern, 345 zone artisanale du Vern, à Brest.

 

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20010901&article=3209804&type=ar

Trois nouveaux magistrats installés sur fond de délinquance des mineurs

 

Publié le 01 septembre 2001
 
Photo Juges 2001

 

La rentrée judiciaire approche à grands pas. Alors que les audiences correctionnelles reprendront dès le début de semaine prochaine, le tribunal de grande instance (TGI) de Brest a procédé hier à l’installation de trois nouveaux magistrats, deux juges d’instruction et une substitut du procureur de la République.

 

S’il est vrai que Raymond André et Bernard Simier, juges d’instruction, ont déjà fourbi leurs armes dans la cité du Ponant, pour Isabelle Johanny, substitut du procureur, il s’agit en revanche d’une grande première (lire par ailleurs). Quoi qu’il en soit, le procureur François Nicot s’est félicité de ces arrivées, notamment auprès du parquet. «C’est la fin d’une longue vacance au ministère public, où heureusement nous avions des magistrats placés de grande qualité. Mais l’intérêt de nommer un titulaire attribue un gage de stabilité et d’efficacité dans le travail. J’estime que le temps est absolument essentiel à la bonne connaissance du terrain».

Une réponse systématique

François Nicot a par ailleurs confirmé que Melle Isabelle Johanny occuperait spécialement la place de procureur auprès du tribunal des mineurs «une mission délicate mais tout à fait essentielle car la politique pénale menée auprès des mineurs est une priorité où nous nous efforçons de traiter les dossiers en temps réel et en apportant une réponse judiciaire systématique. Dans ce domaine, il n’existe pas de dossiers classés sans suite». Et le procureur d’insister : «La diminution de cette délinquance sur les six premiers mois de l’année, à Brest, est tout à fait positive. Mais de nombreux efforts restent à faire, notamment grâce à la future police de proximité». Une philosophie que n’a pas contredite le président Bertrand Louvel dans son allocution de bienvenue. «L’exception brestoise en matière de délinquance des mineurs est en voie de résorption. Aujourd’hui, ce chiffre est comparable à celui des autres agglomérations de la même importance».

Deux vice-présidents attendus

Voici pourquoi, sans doute, le TGI de Brest a récemment obtenu la création d’une nouvelle vice-présidence auprès du tribunal des enfants. Pour l’instant, ce poste n’est pas pourvu, tout comme celui de vice-président juge des libertés, estimé pourtant dans le discours des magistrats comme «une fonction se révélant de plus en plus prenante». Le président Louvel garde toutefois bon espoir pour que ces lacunes soient comblées dans «les six mois à venir». En tout état de cause, avant la fin des travaux destinés à la rénovation du palais de justice, convenue à la prochaine rentrée.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000574953&categorieLien=id

JORF n°18 du 22 janvier 1999 page 1194

Décret du 20 janvier 1999 portant nomination de magistrats

NOR: JUSB9810450D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 20 janvier 1999, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature, sont nommés :

Tribunal de grande instance de Rennes

Vice-présidents :

Mme Marie-Isabelle Le Roux, épouse Le Potier, juge audit tribunal, chargée du service du tribunal d’instance de Rennes, en remplacement de Mme Morel-Tivan, nommée conseillère à la cour d’appel de Rennes ;

M. Pierre Calloch, juge audit tribunal, en remplacement de M. Angibaud, nommé conseiller à la cour d’appel de Caen.

Juges :

Sur sa demande, Mme Agnès Allex, épouse Baehr, juge au tribunal de grande instance de Dinan, en remplacement de M. Calloch ;

Mlle Marthe Moreau, juge placée auprès du premier président de la cour d’appel de Rennes, en remplacement de M. Le Donge L’Henoret ;

Juge chargée du service du tribunal d’instance de Rennes : Mlle Géraldine Berhault, juge placée auprès du premier président de la cour d’appel de Rennes, en remplacement de Mme Le Potier.

Juges d’instruction, sur leur demande :

M. Raymond André, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Brest, en remplacement de Mme Angibaud ;

M. Patrice Sotero, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Poitiers, en remplacement de M. Lemoine.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000588675&categorieLien=id

JORF n°77 du 31 mars 2001 page 5082

Décret du 29 mars 2001 portant nomination de magistrats

NOR: JUSB0110119D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 29 mars 2001, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature :

Sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest

Substitute du procureur de la République, à compter du 20 juillet 2001 : Mlle Isabelle Johanny, substitute du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Blois.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000406596

JORF n°179 du 4 août 2001 page 12662

Décret du 31 juillet 2001 portant nomination de magistrats

NOR: JUSB0110301D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 31 juillet 2001, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature :

Sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest

Juges d’instruction :

M. Raymond André, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Rennes ;

M. Bernard Simier, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Bernay.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000229723

JORF n°157 du 9 juillet 2003 page 11634
texte n° 77
 
Décret du 8 juillet 2003 portant nomination (magistrature)
NOR: JUSB0310313D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 8 juillet 2003, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature, sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest

Vice-président chargé de l’instruction : M. Raymond Andre, juge d’instruction audit tribunal.
Vice-présidente chargée du service du tribunal d’instance de Brest : Mme Pierrette Codina, épouse Handel, juge au tribunal de grande instance de Quimper chargée du service du tribunal d’instance de Châteaulin.
Vice-procureur de la République : M. Jean-Yves Kerboeuf, substitut du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Rennes.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026218624

JORF n°0170 du 24 juillet 2012
texte n° 24
 
Décret du 20 juillet 2012 portant nomination (magistrature)
NOR: JUSB1226068D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 20 juillet 2012, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature lors de ses séances du 29 mai 2012 et du 31 mai 2012, sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest
M. Raymond ANDRE, vice-président, est déchargé des fonctions de l’instruction et chargé des fonctions de juge des enfants.
Vice-président chargé de l’instruction :
M. Serge DURAND, vice-président chargé de l’instruction au tribunal de première instance de Nouméa.
Vice-président chargé du service du tribunal d’instance de Morlaix :
M. Eric DURAFFOUR, juge au tribunal de première instance de Nouméa chargé du service de la section détachée de Lifou.
Mme Anne-Cécile ANDRE, juge, est déchargée du service du tribunal d’instance de Morlaix et chargée du service du tribunal d’instance de Brest.
Substitute du procureur de la République :
Mme Gwenaëlle THOUROUDE, épouse SCHULZ, substitute placée auprès du procureur général près la cour d’appel de Rennes.

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-couple-assassine-lors-d-une-equipee-sauvage-26-08-2003-2004338836.php

Un couple assassiné lors d’une équipée sauvage

 

>Faits divers|Rodolphe Landais| 26 août 2003, 0h00 |0

 

Le Champ-Saint-Père (Vendée)

 

C’EST DANS un étang, situé près d’une ferme isolée du Champ-Saint-Père, à une vingtaine de kilomètres au sud de La Roche-sur-Yon (Vendée), que les policiers du SRPJ de Rennes ont découvert dimanche les restes de Clarisse Lignez et d’Erwan Duramé, 31 ans, découpés, partiellement calcinés et jetés dans des sacs poubelle lestés de parpaings.

Les enquêteurs ont établi que les victimes auraient été assassinées dans leur maison à Brest (Finistère), dans la nuit de mardi à mercredi dernier, par six hommes âgés de 17 à 31 ans, dont quatre frères : Stéphane, Eric, Ludovic et Tony Planchet. Ensuite, les meurtriers auraient transporté en voiture les cadavres jusqu’en Vendée. Leur mobile semble être le vol de deux puissantes voitures et de deux cartes de crédit.

Pour les policiers, l’affaire avait commencé vendredi par un banal signalement. «Les parents de Clarisse et d’Erwan étaient inquiets, raconte un enquêteur. Clarisse, qui était visiteuse médicale, avait manqué un séminaire sans raison. Leur maison était vide, elle semblait avoir été visitée. De plus, le chien était là, alors que le couple ne s’en séparait jamais.» Quelques heures seulement après le signalement de cette disparition, une patrouille retrouve la trace du 4 x 4 Toyota d’Erwan, laborantin à l’université de Brest, piloté par deux jeunes. Images vidéo de banque à l’appui, les enquêteurs comprennent très vite que ces deux suspects ont également utilisé la carte bleue de Clarisse pour retirer un total de 870 .

Trahis par le téléphone portable de l’une des victimes

« A ce stade, on récupère le nom des complices, on en arrête deux autres, mais personne ne parle encore de crime », précise un policier.

Les derniers suspects encore en fuite seront trahis par le téléphone portable d’Erwan qu’ils utilisent plusieurs fois, alors qu’ils se trouvent à La Roche-sur-Yon, puis à Champ-Saint-Père, un petit village de 1 400 habitants. Tard vendredi soir, les policiers parviennent à localiser avec une grande précision le dernier appel qui a été passé du lieudit la Poterie-Neuve, un hameau isolé en bordure du village de Champ-Saint-Père.

Samedi matin, le GIPN passe à l’action, interpelle les deux derniers suspects et retrouve immédiatement la deuxième voiture du couple, une Audi TT.

Finalement, le lendemain dimanche, ils finiront par faire la macabre découverte dans un étang, tout près de la ferme de la famille Planchet.

« Jeudi, l’un des gars a fait du feu, raconte le voisin le plus proche. Je lui ai dit que ce n’était pas prudent d’en faire si près d’une maison. Il a tout de suite arrêté. Il est venu me serrer la main. Evidemment j’étais trop loin pour voir ce qu’il brûlait. »

Pour l’instant sur les six prévenus, un seul a été mis hors de cause pour les meurtres, les cinq autres se renvoient les responsabilités, et les enquêteurs tardent à établir la chronologie exacte de cette équipée sauvage.

« Sans qu’on ait encore de certitude, il semble que le groupe ait d’abord voulu voler l’une des voitures. Il se sera sans doute fait surprendre. A partir de là, les choses ont probablement dégénéré. Les quatre frères n’avaient plus qu’une solution : fuir dans la ferme familiale pour tenter d’y dissimuler les corps », résumait hier un enquêteur.

Cinq membres de la bande ont été mis en examen et écroués, le sixième a été placé sous contrôle judiciaire.

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20051003&article=10786208&type=ar

Clarisse et Erwan. La terrible énigme

 

Publié le 03 octobre 2005
Dans la nuit du 19 au 20 août 2003, un jeune couple de Brestois disparaissait...

Dans la nuit du 19 au 20 août 2003, un jeune couple de Brestois disparaissait de son domicile. Leurs corps calcinés étaient retrouvés quatre jours plus tard, dans un plan d’eau, en Vendée. Le fait divers a horrifié Brest. Un mois après les faits, 1.500 personnes défilaient en silence dans les rues de la ville (Photo d’archives Hervé Chambonnière).

 

Un meurtrier présumé libéré, un juge d’instruction dessaisi et, deux ans après les faits, toujours aucune vérité sur «le double meurtre de Brest».

 

Un meurtrier présumé libéré, un juge d’instruction dessaisi et, deux ans après les faits, toujours aucune vérité sur « le double meurtre de Brest». Pourquoi l’instruction s’est-elle enlisée ? Quelles sont les parts d’ombre de ce dossier que tout le monde connaît désormais sous le nom de «Clarisse et Erwan» ?Dimanche 24 août 2003. La police retrouve les corps sans vie de Clarisse et Erwan, un couple brestois disparu quatre jours plus tôt. Ils ont été assassinés. Leurs corps ont été brûlés, puis immergés. Ils avaient 32 et 30 ans. Le fait divers horrifie Brest. Le jeune couple aurait été surpris dans sa maison par des cambrioleurs qui convoitaient leurs voitures : une Audi TT et un Toyota Rav 4X4 (1). Trois hommes sont très rapidement interpellés.«En moins de 48 heures, l’affaire était bouclée», se rappelle un proche de la famille de Clarisse.

«A cet instant, nous avons senti qu’il y avait un relâchement général. Les policiers avaient les meurtriers présumés. C’était fini».

C’est du moins ce que tout le monde croyait.

Le plus jeune avait 16 ans

Les trois suspects sont jeunes et tous connus, à des degrés divers, des services de police. Le premier, Gérôme B., un Lorientais placé en foyer à Brest quelques mois plus tôt, a 16 ans. C’est un «caïd» d’1,70 m, au crâne rasé et au visage sans expression. Son compagnon, 1,83 m, filiforme, a 23 ans et se nomme Saïd Abdellaoui. Il a le look «bohême», mais l’individu, volontiers affabulateur (il se fait passer pour un Colombien dénommé Assoul), est également décrit comme «froid et dur». Et il peut être violent. Sa compagne l’aurait d’ailleurs quitté pour ce motif. Le troisième suspect s’appelle Stéphane Planchet. Ce Vendéen au visage émacié, âgé de 30 ans, père d’une fillette de cinq ans, dont il a la garde, s’est installé dans le Finistère en 1995, à Morlaix, puis à Brest. Divorcé, il vit de petits boulots et réside dans un logement HLM… à moins de 200 m du pavillon de Clarisse et Erwan. Dès le 24 août, les trois hommes sont mis en examen pour meurtre ayant facilité un délit, vol en réunion et atteinte à l’intégrité des cadavres. Ils risquent la réclusion criminelle à perpétuité.

«Ils vont craquer»

L’affaire éclate pendant les vacances. Les policiers qui interrogent les suspects ne sont pas forcément les plus rompus à cet exercice, surtout face à des individus qui font preuve d’un aplomb déroutant. Pourtant, à cette époque, les enquêteurs ne doutent pas un instant que ces trois-là vont craquer, et tout raconter. Erreur. Le trio parle. Mais seulement pour se rejeter mutuellement la responsabilité des meurtres. Saïd désigne Stéphane, Gérôme incrimine Saïd. Et Stéphane assure qu’il n’a tué personne. Il affirme avoir agi sous la menace pour transporter, puis faire disparaître les corps, dans la propriété de ses parents, à Champ-Saint-Père, en Vendée. Que s’est-il passé dans la nuit du 19 au 20 août ? Les enquêteurs butent sur un vide de huit heures. Clarisse est rentrée vers 19 h et Erwan vers 21 h. Le trio était déjà là. On ne retrouve leur trace qu’à 5 h 25 du matin. L’heure à laquelle une caméra du CMB, situé à 300 m de là, saisit les visages de Saïd et Gérôme. On les voit retirer 870 € avec la carte d’Erwan. Après trois tentatives infructueuses, la carte de Clarisse a été avalée. La jeune femme avait-elle déjà été tuée ? Personne ne parle. Et rien ne fait craquer le trio. Pas même les suppliques des familles qui assistent aux reconstitutions. Ce mauvais scénario dure des mois. Les enquêteurs ne peuvent malheureusement s’appuyer sur aucun élément matériel déterminant. Les autopsies n’ont révélé qu’une chose : le couple a été abattu d’une balle de 22 Long Rifle dans la tête, tirée à bout portant. L’arme, subtilisée par Gérôme à son père, puis vendue à Saïd, n’a pas été retrouvée. L’examen du domicile du couple n’a rien donné. Pas de sang. Rien. Une tâche a bien été relevée dans le coffre de l’Audi. Du sang appartenant à Erwan. Et c’est tout. Quant au bornage des téléphones portables, pas assez précis, il ne démontre rien.

«D’indispensables vérifications» pas réalisées

En l’état du dossier, le risque, si aucune responsabilité n’est établie, c’est un acquittemment en Cour d’assises. Vingt mois ont déjà passé. Le parquet se décide enfin à requalifier les faits en «enlèvement, séquestration, actes de barbarie, suivis de mort». D’un point de vue juridique, il n’est plus besoin de savoir qui a donné la mort pour que les trois mis en cause risquent pour de bon la réclusion criminelle à perpétuité (2). Deux mois plus tard, coup de théâtre. Gérôme B. est remis en liberté. C’est la loi. La détention provisoire, pour un mineur, ne peut excéder deux années, tant que l’instruction n’est pas achevée. Deux ans, c’est aussi le délai légal au terme duquel le juge d’instruction doit justifier, à la chambre de l’instruction d’une Cour d’appel, la poursuite de l’enquête. Et là, face aux magistrats rennais, le bilan du juge André ne convainc pas. Fait rare, la Cour d’appel dessaisit le juge brestois. Et confie l’instruction au doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Nantes, Jacky Coulon. Le magistrat, réputé «redoutable», «méticuleux et intelligent», a officié comme substitut du procureur à Brest au début des années 90.

A Brest, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Me Labat, l’avocat de Gérôme, dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.«C’est un scandale ! Le juge André a bien fait son travail. On lui fait payer le fait que certains des mis en examen ne parlent pas ! Je ne vois pas en quoi la désignation d’un nouveau juge pourrait faire avancer l’enquête».

Pourtant, selon nos informations, la cour aurait estimé que «des vérifications indispensables» n’avaient pas été réalisées. Des manquements dénoncés en des termes «très vifs». Premier d’entre eux : l’absence d’expertise pour estimer le temps de crémation des corps. Celle-ci pourrait pourtant s’avérer capitale pour apprécier les différents horaires avancés par les mis en examen. Utile aussi pour savoir si les parents Planchet, qui n’ont pas été mis en examen, pouvaient ignorer qu’on brûlait des corps à moins de 100 mètres de chez eux.«S’ils avaient été mis en examen dès le départ, Stéphane et ses deux frères auraient parlé», soutient une source proche de l’enquête. Techniquement, c’était impossible pour le magistrat instructeur. Pas sans l’appui du parquet. Mais celui-ci n’est jamais venu.

«Papa a mis des piles dans le fusil»

Autre «raté» : un sous-vêtement féminin apparaît sur au moins deux clichés de l’identité judiciaire, pris en Vendée. Aucun PV n’en fait état. Appartient-il à la victime ? Si tel est le cas, il pourrait apporter de précieuses informations. On ne le saura jamais. Il n’a jamais été saisi. D’autres questions restent sans réponse : le corps de Clarisse pouvait-il être contenu dans une valise, comme l’a prétendu le trio ? Pourquoi, enfin, les domiciles des suspects et l’endroit où ils s’entraînaient au tir, dans des locaux désaffectés du port de commerce de Brest, n’ont-ils pas été passés au crible ? Le couple aurait pu y être emmené et exécuté. Concernant les faits, il y a plus troublant. Il y a quelques mois, la fille de Stéphane Planchet, qui a fait l’horrible voyage Brest-Champ Saint-Père dans la nuit du 19 au 20 août, a fait des «révélations». Comme Saïd Abdellaoui, elle affirme qu’Erwan était encore vivant à son arrivée en Vendée. Mais elle ajoute que c’est son père qui l’a tué. Elle l’a dit avec les mots d’une petite fille de sept ans :«Papa a mis des piles dans le fusil (…) Il a tué le monsieur dans la malle».

Elle désigne Gérôme comme étant le meurtrier de Clarisse. Ses propos, non vérifiables, peut-être orientés, ont néanmoins été jugés «crédibles» par deux experts. L’enfant a aussi affirmé que le corps d’Erwan avait été enterré avant d’être immergé. Sans aucune concertation, Saïd a dit la même chose, désignant même un trou qui a été retrouvé. Une analyse est en cours. Ces résultats, comme ceux d’autres investigations ultérieures, permettront peut-être de mesurer la crédibilité des uns et des autres. Un élément décisif dans un dossier où tout le monde dissimule la vérité et où tout ne semble plus reposer que sur les déclarations des mis en cause.

La crainte d’un troisième coup de théâtre

En détention provisoire, Saïd Abdellaoui a pris 10 kilos et aurait perdu son caractère «dur». Stéphane Planchet, décrit comme «froussard et fuyant», ne parle quasiment plus. Gérôme, qui est libre mais «sous contrôle judiciaire strict», continue de nier.«C’est le plus intelligent des trois. Il est dur. C’est quelqu’un de froid et sûr de lui», confie une source proche de l’enquête, impressionnée, comme d’autres, par son regard.

« Un regard qui fait peur.»

Et tout le monde redoute un troisième coup de théâtre. Et si Gérôme, qui sait que vingt années de réclusion pèsent au-dessus de sa tête, décidait de prendre la fuite ?

«Quelque chose de pire»

Quand les trois meurtriers présumés répondent aux questions, ce n’est qu’avec prudence. Ils n’expriment aucune émotion. Aucun remord. Cette indifférence a surpris tout le monde.«Ils ne pensent pas et ne réagissent pas comme des êtres normaux», rapportent plusieurs sources qui illustrent leurs propos par une terrible anecdote : une réponse faite à des policiers.

«Qu’avez-vous fait après avoir brûlé les corps ?» «Nous avons mangé une pizza». «Pris isolément, ils pourraient être inoffensifs. Ensemble, ils constituaient un mélange explosif. Ils ont dû s’entraîner mutuellement», avance une autre source. Saïd, Stéphane et Gérôme vont-ils enfin dire ce qui s’est réellement passé dans la nuit du 19 au 20 août 2004 ? Vont-ils mettre un terme à l’insoutenable attente des familles ? Le doute est permis. Les enquêteurs craignent que les trois meurtriers présumés aient «quelque chose de pire à cacher». Pire que le meurtre et la crémation de deux êtres humains.

(1) L’un des trois meurtriers présumés avait loué, à Brest, la veille du drame, deux boxes fermés. Il avait confié au propriétaire qu’il souhaitait notamment y garer «un gros 4X4»… (2) Agé de 16 ans à l’époque des faits, Gérôme bénéficie de «l’excuse de minorité» et ne risque donc que 20 ans de réclusion. Par une décision spécialement motivée, la Cour d’assises pourrait cependant le condamner, s’il est renvoyé devant elle, comme un majeur.

 

https://www.letelegramme.fr/ig/dossiers/crim/clarisse-et-erwan-faits-et-procedure-01-11-2006-206517.php

Clarisse et Erwan. Faits et procédure

 

Publié le 01 novembre 2006 à 00h00 Modifié le 15 janvier 2009 à 16h50

Nuit du 19 au 20 août 2003

19 h. Clarisse Lignez, 32 ans, visiteuse médicale, rentre chez elle. Elle gare son 4X4 à côté de la maison qu’elle et son compagnon, Erwan Duramé, 29 ans, laborantin à la faculté de sciences, ont achetée quelques mois plus tôt . Il a fait très chaud dans la journée. La jeune femme prend une douche. C’est peut-être à cet instant, ou peu après, qu’une ou plusieurs personnes s’introduisent chez elle. Ces mêmes personnes avaient déjà inspecté la maison, plus tôt dans l’après-midi.
21 h. Erwan rentre à son tour, au volant de son Audi TT.
3 h 30. Une habitante qui réside à 250 m du domicile du jeune couple voit les deux voitures se garer devant le domicile de son voisin, Stéphane Planchet.
5 h 30. Deux individus retirent 870 EUR, en deux fois, avec la carte d’Erwan, à un distributeur situé à 300 m de la maison du couple. Une caméra vidéo filme la scène. La carte de Clarisse est avalée après trois tentatives infructueuses. Dans la foulée, les deux véhicules volés prennent la direction de la Vendée, au domicile des parents de Stéphane Planchet, à Champ-Saint-Père. (Photo archives Le Télégramme)

Vendredi 22 août
Très inquiète de la disparition du couple, la famille alerte la police. Plusieurs proches, qui passent la ville au peigne fin, repèrent le 4X4 de Clarisse, dans une rue du quartier Saint-Martin, à Brest. La police planque et interpelle, en fin de soirée, deux individus qui montent dans le véhicule. Il s’agit des deux individus filmés devant la banque.

Samedi 23 août
Stéphane Planchet est interpellé à Brest. La police pense alors que le couple est séquestré en Vendée. Une descente avec le GIPN est organisée. Le couple n’est pas retrouvé, mais les trois frères de Stéphane Planchet sont interpellés. Les auditions permettent de retrouver les corps mutilés et carbonisés, dans un plan d’eau, non loin du domicile des Planchet, en Vendée.

Vendredi 5 septembre
Obsèques du jeune couple à l’église Saint-Martin, à Brest. Une foule nombreuse adresse ses derniers adieux à Erwan et Clarisse. La ville est en état de choc.

Vendredi 19 septembre
Plus de 1.500 personnes manifestent silencieusement dans les rues de la ville, en hommage au jeune couple, et pour dire aussi leur « refus de la violence gratuite et aveugle ». « Cela aurait pu vous arriver à vous ou à vos proches », lance un membre de la famille de Clarisse à la foule. Un collectif est créé dans la foulée (700 adhérents) et une pétition lancée (12.872 signatures), remise en 2004 au ministre de la Justice.

Novembre et décembre
Les autopsies pratiquées fin août révèlent que Clarisse et Erwan ont été abattus d’une balle de 22LR dans la tête. Le juge d’instruction organise une première confrontation avec les trois principaux mis en examen, qui se rejettent la responsabilité du double crime. Ils restent en détention. Ludovic et Eric Planchet sont libérés et placés sous contrôle judiciaire. Ils n’ont pas participé aux faits brestois.

Février 2004
Première « reconstitution » (huit heures), à Brest, sous haute protection policière. Une seconde sera organisée, quatre mois plus tard, en Vendée (ci-dessous, la fermette de Champ-Saint-Père, où les corps de Clarisse et Erwan ont été transportés). (Photo archives Vendée Matin-Ronan Le Monnier).

Août 2005
Gérôme B., 16 ans et quatre mois au moment des faits, est libéré, sous contrôle juudiciaire. Une détention provisoire ne peut excéder deux ans pour un mineur. Abasourdies, les familles des victimes (ci-dessous) sont reçues par le procureur de Brest. (Photo archives Guillaume Meyer)

Septembre 2005
Le juge d’instruction brestois est dessaisi. Estimant que des actes d’instruction essentiels n’ont pas été réalisés, la chambre de l’accusation de la cour d’appel de Rennes confie l’enquête au doyen des juges d’instruction de Nantes.

Novembre 2005
Gérôme B. retourne en prison. Il est condamné à six mois de prison ferme pour avoir utilisé deux chèques volés au propriétaire de son appartement, pour acheter 1.300 EUR de boissons alcoolisées et de CD.

Avril 2006
Fin de l’instruction. Gérôme B. a purgé sa peine de six mois de prison ferme. Il est libre sous contrôle judiciaire.

Juin 2006
Pour une erreur administrative, le procès d’assises ne peut avoir lieu qu’à Nantes, dans le ressort du second juge d’instruction, et pas à Quimper (29), comme les familles des victimes en avaient fait la demande. La cour d’appel de Rennes décide de disjoindre les cas des frères et de la mère de Stéphane Planchet, obligeant à un second procès, plus tard, devant un simple tribunal correctionnel.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/proces-du-double-meurtre-entre-amis-08-11-2006-2007487730.php

Procès du double meurtre entre amis

 

>Faits divers|Rodolphe Landais| 08 novembre 2006, 0h00 |

Nantes (Loire-Atlantique)

 

DIFFICILE de concevoir un mobile plus dérisoire pour un double meurtre aussi atroce.

En août 2003, on découvrait les corps mutilés et calcinés de Clarisse Lignez, 32 ans, et Erwan Deramé, 30 ans, près d’une ferme de Champ-Saint-Père, en Vendée. L’enquête montrera que le jeune couple a été abattu d’une balle dans la tête après un banal cambriolage dans sa maison de Brest. Les quatre agresseurs visaient les voitures, les bijoux et les cartes bleues de leurs victimes. Ils se sont finalement déchaînés sur le couple.

Agés de 16 à 30 ans au moment des faits, les accusés comparaissent depuis hier et jusqu’au 17 novembre devant la cour d’assises de Loire-Atlantique, à Nantes, pour « séquestration suivie de mort ». Si la qualification de meurtre ne figure pas explicitement » dans l’arrêt de renvoi, c’est qu’aucun des accusés ne reconnaît le double crime. D’où l’immense détresse des familles d’Erwan et Clarisse, et singulièrement de leurs mères présentes hier à Nantes. « Ils ont tué nos enfants trois fois, affirme la maman de Clarisse, en larmes. Une première fois en les tuant d’un coup de fusil, une deuxième fois en brûlant leurs corps et une troisième en refusant de dire la vérité ! »

« Angoissées à l’idée que leurs enfants aient pu vivre un calvaire »

Les accusés se sont bornés à reconnaître l’évidence. Les uns ont été filmés alors qu’ils retiraient de l’argent dans un distributeur de billets à Brest avec la carte bleue de Clarisse. Les autres ont été arrêtés au volant de l’une des voitures du couple. Impossible dans ces conditions de tout nier en bloc. Mais sur l’enchaînement des événements, dans la nuit du 19 au 20 août 2003, deux juges d’instruction successifs ne sont pas parvenus à percer le mystère. « Ce soir-là, Clarisse est rentrée la première vers 19 heures, puis Erwan est arrivé vers 21 heures. Leurs agresseurs sont repartis vers 4 h 30 le lendemain matin. Toute la question est de savoir ce qui s’est passé entre-temps. Les familles des victimes sont légitimement angoissées à l’idée que leurs enfants aient pu vivre une nuit épouvantable, un calvaire », résume un proche du dossier.

Pour les mères d’Erwan et Clarisse, c’est précisément parce qu’ils partagent un lourd et terrifiant secret que les accusés se taisent. Un silence d’autant plus dérisoire que la peine encourue pour une séquestration suivie de mort est la même que pour un assassinat : la réclusion criminelle à perpétuité.

 

https://www.20minutes.fr/nantes/122578-20061123-perpetuite-deux-accuses-meurtre-couple-brestois

Perpétuité pour deux accusés du meurtre d’un couple brestois

 

©2006 20 minutes

Publié le 23/11/06 à 00h00 — Mis à jour le 22/11/06 à 23h49

Deux des quatre jeunes qui comparaissaient depuis deux semaines à huis clos devant la cour d’assises des mineurs de Loire-Atlantique pour avoir tué d’une balle dans la tête un jeune couple brestois, ont été condamnés mardi, en fin de soirée, à la réclusion criminelle à perpétuité. Cette peine maximale, prononcée à l’issue de 6 h 30 de délibéré contre les deux principaux instigateurs du meurtre, est assortie de périodes de sûreté fixes de 22 et 20 ans. Un mineur au moment des faits a aussi été condamné à 30 ans de prison. Le quatrième jeune, considéré comme complice, a écopé de 8 ans. Le 23 août 2003, les corps mutilés et calcinés d’Erwan Durame, 31 ans, et de Clarisse Lignez, 32 ans, un laborantin et une visiteuse médicale résidant à Brest, avaient été retrouvés au fond d’un lac à Champ-Saint-Père (Vendée), à moins de 50 mètres d’une résidence appartenant aux parents de deux des accusés. « Aucune peine ne les ramènera en vie, mais nous sommes quand même satisfaits », a déclaré Stéphane Pichon, le beau-frère de Clarisse.

F. B.

 

https://www.letelegramme.fr/ig/dossiers/crim/clarisse-et-erwan-le-verdict-de-la-cour-d-assises-22-11-2006-206520.php

Clarisse et Erwan. Le verdict de la cour d’assises

 

Publié le 22 novembre 2006 à 00h00

Le verdict est tombé, hier soir peu après minuit. Après six heures de délibéré, la cour d’assises de Loire-Atlantique a condamné Gérôme B. à 30 ans de réclusion cirminelle, Saïd Abdellaoui et Stéphane Planchet à la perpétuité. Eric Planchet écope d’une peine de huit ans de réclusion criminelle.

 

La réclusion criminelle à perpétuité. Le maximum prévu par la loi. Au terme d’un procès qui aura duré onze jours, c’est cette peine que les neuf jurés et les trois magistrats de la cour d’assises de Loire-Atlantique ont infligée à Saïd Abdellaoui, et Stéphane Planchet avec, respectivement 22 et 20 ans de sureté (*). C’est cette peine qu’avaient requise les deux avocats généraux, après trois heures d’un réquisitoire qui a démonté les versions des uns et des autres. Personne n’a donc dit la vérité. Les avocats généraux ont dès lors considéré que les trois principaux accusés étaient coupables, tous les trois au même niveau. Cependant, et bien que les jurés aient levé « l’excuse de minorité » de Gérôme B. – fait rare – ce dernier, mineur au moment des faits, n’est condamné qu’à trente ans de réclusion criminelle.

La défense « piégée »
C’était l’une des «bizarreries» de ce procès. Aucun de ces trois mis en cause n’était accusé des meurtres de Clarisse et Erwan. Pourquoi? Techniquement, il était impossible de prouver qui avait fait quoi. Et les trois accusés se rejettaient mutuellement la responsabilité des crimes. Pour l’accusation, c’était risquer, devant une cour d’assises, un acquittement: le doute doit toujours profiter aux accusés, dit la loi. En les poursuivant pour « séquestration suivie de mort, vol accompagné de violences ayant entraîné la mort, et atteinte à l’intégrité des cadavres », plus besoin de prouver qui a tué pour risquer, malgré tout, la réclusion criminelle à perpétuité. Plus besoin de faire « toute la lumière » sur les faits. Avec cette qualification, la défense se retrouvait en quelque sorte « piégée ». Y a-t-il eu vol? Oui. Y a-t-il eu violences? Forcément oui. Y a-t-il eu mort? Encore oui. Les jurés devaient répondre à 34 questions. A chacune, ils ont répondu « oui ».

 » Le pacte de l’horreur  »
Mais les familles attendaient plus. Que s’est-il passé pendant les huit heures où le jeune couple a été retenu à son domicile ? Pourquoi avoir tué Clarisse et Erwan ? Pourquoi s’être acharné sur leurs cadavres ? Cette vérité, le procès n’est, semble-t-il, pas parvenu à l’établir. Pourquoi, sachant qu’ils risquaient la peine la plus lourde, les trois principaux accusés n’ont-ils pas raconté ce qui s’était passé ce soir-là ? Pourquoi n’ont-ils pas dit la vérité ? Pour l’accusation, l’explication était simple. Ils avaient quelque chose de pire à cacher. Les accusés sont restés muets, parce qu’ils étaient « liés par un pacte de l’horreur », diront les deux avocats généraux, qualifiant les trois hommes de « bêtes assoiffées de sang ».

Pas d’excuse de minorité
L’accusation et les parties civiles sont bien parvenues à établir un scénario. Mais, huis clos oblige, ce dernier n’a pu être communiqué hors la salle d’assises. C’est la règle quand l’un des accusés ou l’une des victimes est mineur. C’était le cas de Gérôme B., l’un des trois principaux accusés, âgé de 16 ans et quatre mois au moment des faits, en août 2003. Dès que le huis clos est prononcé, le public et la presse ne peuvent plus assister aux débats. Rien ne doit filtrer de la salle de la cour d’assises, sous peine de voir tout le procès annulé pour vice de procédure. C’est ce qu’a solennellement rappelé, à plusieurs reprises, le président André Lourdelle. Mais ce n’est pas parce qu’il était mineur que cela pouvait excuser un tel acharnement et une telle barbarie, a répondu hier soir la cour d’assises.

(*)La sûreté, de 22 ans pour Saïd Abdellaoui et 20 ans pour Stéphane Planchet, est le délai pendant lequel ils ne pourront bénéficier d’aucune remise de peine. Malgré la levée de l’excuse de minorité, la loi interdit d’infliger une peine de sûreté à une personne qui était mineure au moment des faits. Beaucoup moins impliqué, Eric Planchet a été condamné à 8 ans de réclusion criminelle, pour le recel des deux voitures volées et la crémation des deux cadavres, assimilée à une dissimulation de preuves.

 

https://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/clarisse-et-erwan-le-proces-en-appel-debute-aujourdhui-20080325-2770538_1267595.php

Clarisse et Erwan. Le procès en appel débute aujourd’hui

 

Publié le 25 mars 2008
Les parents de Clarisse et Erwan - ici Mmes Lignez et Duramé, lors du premier...
Les parents de Clarisse et Erwan – ici Mmes Lignez et Duramé, lors du premier procès – vont à nouveau subir le récit de la mort de leur enfant. « Avancer dans la vérité nous fait peur. Il y a trop d’horreur », dit Josette Duramé.
Photo archives Françoise Destoc

 

Le procès en appel des trois meurtriers présumés du jeune couple brestois Clarisse Lignez et Erwan Duramé s’ouvre aujourd’hui à Rennes.

 

Le procès en appel des trois meurtriers présumés du jeune couple brestois Clarisse Lignez et Erwan Duramé s’ouvre aujourd’hui à Rennes. Pour les familles, trois semaines très éprouvantes se profilent. « Le verdict du premier procès nous convenait. La Justice avait fait son travail. Nous devons subir à nouveau… », constatent, éplorés, les parents d’Erwan, Josette et Jean-Pierre Duramé. Aux côtés de la famille de Clarisse Lignez, ils ne pourront échapper, malgré tous les faux-fuyants des accusés, au récit cru et terrifiant des dernières heures de leurs enfants respectifs. « Écouter le déroulement de leur mort, minute par minute, c’est à perdre la raison. S’ils étaient morts dans un accident de voiture ou de maladie, on n’y pourrait rien. Mais on nous les a assassinés. Il fallait qu’ils les tuent, et qu’ils les brûlent. Ils ne nous ont même pas laissé les serrer dans nos bras », souffle Josette Duramé.

« Ils ont détruit toute la famille »

Le premier verdict ne leur a apporté aucune paix. Ils ressassent inlassablement la vie sans histoires d’Erwan et Clarisse. « C’était un couple on ne peut plus normal. Ils rentraient à la même heure le soir, nous téléphonaient, prenaient des nouvelles des uns et des autres. Clarisse disait toujours : comme Erwan me fait rire ! Ils étaient si bien ensemble… ». Noël, les anniversaires, les repas entre amis… Tous ces petits événements ne sont plus pour eux que des mots sans substance, qui les ramènent au calvaire de leur enfant. « Notre Erwan, c’était toute notre vie comme l’est notre fille Nathalie. Entre Erwan, Nathalie et nous, il y avait tant d’amour. Nous étions une famille unie. Ce n’est pas de l’eau de rose. C’était vraiment comme ça. Nous avions tout pour être heureux. En nous l’enlevant dans ces conditions, ils ont détruit toute la famille. Jean-Pierre et moi, nous ne pouvons même plus nous regarder. Heureusement que nous avons 25 ans de mariage », murmure Josette Duramé.

« Avancer dans la vérité nous fait peur »

Depuis quelques semaines, les deux familles réunissent leurs forces. « Même si vous souffrez comme une bête, même si ça rentre à chaque fois comme un couteau dans le coeur, vous devez être au procès. Vous êtes obligés de rabâcher, de tout reprendre à zéro pour que les jurés comprennent bien ». L’éventualité d’entendre la vérité les fait vaciller un peu plus. « Toutes les nuits, je me demande ce qu’ils leur ont fait subir. Cachets, acupuncture, psychiatre… Rien n’y fait. Deux secondes après, c’est dans ma tête. Avancer dans la vérité nous fait peur. Nous voulons savoir et en même temps, ne pas savoir. Il y a trop d’horreur ».

 

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logo Ouest-France Vendredi 28 mars 2008 00:00

Clarisse et Erwan : « La douleur à perpétuité »

C’est un torrent de douleur qui s’est déversé hier aux assises, à Rennes, au procès en appel des meurtriers du jeune couple finistérien, tué en 2003.

 

« Ils nous ont détruits ! » Cette expression est revenue souvent dans les témoignages des familles du jeune couple agressé et tué à son domicile de Brest, en août 2003. Après deux jours consacrés à la personnalité des trois accusés (Ouest-France d’hier), la cour d’assises d’appel a écouté, presque tétanisée, « la douleur à perpétuité » des parents.

Chaque jour, les mères vont sur les tombes de leur enfant. « Maintenant, pour les anniversaires, on n’amène plus de cadeaux, mais des fleurs », pleure Maryse, la maman de Clarisse.

« Des barbares »

À la douleur de cette disparition brutale, s’est ajoutée l’inconsolable « impossibilité de dire au revoir » aux deux victimes dont les corps ont été mutilés et brûlés. « J’avais préparé des vêtements pour Erwan, sa gourmette, une longue lettre et une photo de sa soeur. Quand j’ai su que je ne pourrais pas le serrer dans mes bras, ça a été la pire des choses », sanglote Josette.

La colère a aussi affleuré. « Vous êtes des barbares, des ordures », lance Valérie, la soeur aînée de Clarisse, aux trois accusés, impassibles.

Les familles attendent surtout de ce second procès, « nouvelle épreuve », que les accusés parlent enfin. Ainsi, surmontant sa douleur, Louis Lignez, père de Clarisse, s’est adressé à Saïd Abdellaoui, Stéphane Planchet et Gérôme B. : « Au lieu de regarder vos godasses, dites la vérité ! Après, vous pourrez vous regarder en face. »

Promesse de vérité

Clarisse Lignez avait 32 ans. Elle était visiteuse médicale, « brillante, sortie major de sa promo ». La beauté de Clarisse, grande jeune femme blonde, ne passait pas inaperçue. Très élégante, toujours tirée à quatre épingles, « Clarisse rayonnait ». « C’était quelqu’un aux côtés de laquelle on était heureux de se trouver ». Tous évoquent « son sourire », « son attention aux autres », « sa gentillesse ». Erwan Duramé avait 29 ans. Travailleur, sérieux, il était laborantin à l’université de Brest. Il allait devenir assistant-ingénieur. Pour ses copains et amis, c’était « le rigolo de la bande ». L’humour de ce jeune homme avait séduit Clarisse.

Le couple s’était formé quatre ans auparavant. Parents et proches ont insisté : « C’était du sérieux. » En octobre 2002, dix mois avant leur disparition, ils avaient acheté une maison, près de la fac des sciences où travaillait Erwan. Une amie de la jeune femme a témoigné que le couple avait un projet d’avoir un bébé. Ce vendredi, la cour va commencer à aborder les faits concernant l’agression et la mort du couple. « Je dirai tout. Je demande pardon », a dit Saïd Abdellaoui. Avant de prononcer cette phrase terrible : « Vos enfants ont été courageux. »

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

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logo Ouest-France Samedi 29 mars 2008 00:00

Clarisse et Erwan : les accusés se déchirent

Tension extrême hier au procès en appel des trois meurtriers de Clarisse et Erwan. Dans le box, le mineur a tenté de frapper un coaccusé qui venait de le mettre en cause.

 

Après les insultes, les coups ! Saïd Abdellaoui fait sa déposition sur la mort de Clarisse Lignez et Erwan Duramé, le soir du 19 août 2003. Sa « vérité » : avec Gérôme B., il est entré dans la maison du couple. Il devait y avoir de l’argent liquide. Un coup indiqué par Stéphane Planchet dont l’appartement HLM surplombait la maison des victimes.

Ils ont attendu l’arrivée successive de Clarisse, puis d’Erwan. Ils les ont ligotés et bâillonnés. Il l’assure : il ne s’est « rien passé » avec la jeune femme. Sous-entendu : pas de viol. En attendant l’arrivée d’Erwan, puis de Planchet, venu avec des produits « pour tout nettoyer pour pas laisser de traces », il a « fumé deux cigarettes, assis dans l’escalier » ; Gérôme B. « a mangé du poulet » trouvé dans le frigo…

Et il n’a pas appuyé sur la détente. C’est Gérôme B. qui a tué la jeune femme : « Une cartouche dans la tête. » Puis Stéphane Planchet a fait « pareil » pour Erwan.

Cinquième version

Saïd Abdellaoui conclut : « Je prends mes responsabilités. Je réglerai mes comptes avec ces deux personnages plus tard ! » Livide, Gérôme B. bondit. « Enc… ! » Il donne un coup de pied circulaire. Les policiers, derrière, lui sautent dessus. Le coup manque Abdellaoui, mais frôle la tête du propre avocat du mineur !

Abdellaoui a-t-il dit cette vérité tant promise ? C’était sa cinquième version. L’exécution du jeune couple à Brest paraît établie. Au premier procès, il avait soutenu que Clarisse et Erwan, transportés vivants dans une malle et une valise, avaient été tués en Vendée, chez les parents Planchet. Là où les corps furent ensuite brûlés.

La version de Stéphane Planchet est toute différente. Abdellaoui lui a demandé de faire le guet tandis que Gérôme B. cambriolait la maison où il serait resté un quart d’heure. Ce n’est qu’à 5 h 30 du matin qu’Abdellaoui l’a réveillé pour qu’il conduise « un 4×4 de location » (en fait, celui de Clarisse). Abdellaoui pilotait une Audi TT (celle d’Erwan) « donnée par un type qui lui devait de l’argent ».

Pendant le trajet vers la Vendée, sa petite fille de 5 ans, embarquée dans cette macabre randonnée, s’est plainte d’une mauvaise odeur. En demandant des explications à Abdellaoui, Planchet aurait appris qu’il y avait « un corps dans le coffre ». Abdellaoui l’a menacé : « J’ai tué quelqu’un. Si tu continues pas, je t’en fais autant. » Il a « obéi ». Le menacé ira pourtant au restaurant à La Rochelle avec Abdelllaoui…

Gérôme B. a une autre version : le cambriolage, c’est Abdellaoui. Il n’a fait que le guet dehors et prévenu « en sifflant » de l’arrivée des victimes. Un guet « jusqu’à 2 heures du matin ». Après, il a aidé « à charger des trucs ». La malle et la valise très lourdes ? « Je ne me suis pas posé de questions et j’avais pas envie de m’en poser»

Reprise du procès lundi.

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

https://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/clarisse-et-erwan-sur-les-lieux-du-drame-20080410-2873432_1287409.php

Clarisse et Erwan. Sur les lieux du drame

 

Publié le 10 avril 2008
Depuis une fenêtre de son appartement, Stéphane Planchet pouvait apercevoir les...
Depuis une fenêtre de son appartement, Stéphane Planchet pouvait apercevoir les abords du pavillon de Clarisse et Erwan. La thèse de la préméditation est sortie renforcée du transport de la cour d’assises à Brest, hier.
Photo Eugène Le Droff

 

Stéphane Planchet pouvait, de son appartement, épier les abords de la maison de Clarisse et Erwan.

 

Stéphane Planchet pouvait, de son appartement, épier les abords de la maison de Clarisse et Erwan. C’est l’un des enseignements du transport de la cour d’assises sur les lieux du double meurtre, hier à Brest. Un mouchoir de poche. L’impression s’est vite imposée, hier, aux jurés arpentant les 300 mètres séparant l’ancien pavillon de Clarisse et Erwan, rue du Professeur-Langevin, à Brest, et les deux résidences HLM qui surplombent l’artère depuis la rue de Penthièvre. Au bout de ce petit trajet, la cour a découvert l’immeuble nº 7. Stéphane Planchet y occupait un appartement, au 4 e et dernier étage. Blafard, mine défaite, l’accusé, si combatif dans son box, n’était plus que l’ombre de lui-même. Après avoir soutenu, pendant deux semaines, ne pas connaître la maison du jeune couple, il semblait mesurer l’inanité soudaine de sa thèse. Comment, au vu d’une telle proximité, n’avoir, jamais croisé le Toyota Rav 4 et l’Audi TT du couple ? Quand, de surcroît, le buraliste du quartier a indiqué qu’il achetait parfois ses cigarettes dans son commerce, à deux pas du domicile de Clarisse et Erwan… Le président Buckel, ses assesseurs et les jurés ont également vérifié l’angle de vue privilégié dont jouissait Stéphane Planchet, depuis l’une des fenêtres de son ancien logement. Certes, la maison du jeune couple est masquée par l’habitation voisine mais le tronçon de la rue Langevin et le préau de l’école voisine, où Clarisse garait souvent sa voiture, sont visibles.

Quelques invectives

C’est justement là, à 13 h 45, que la cour, véhiculée en bus depuis Rennes (*), a fait halte à son arrivée à Brest. Une centaine de personnes s’étaient rassemblées sur le trottoir d’en face. La vue des accusés, vêtus de gilets pare-balles et entourés par des membres du GIPN, a déclenché quelques invectives – « Assassins, à mort ! », ont hurlé quelques personnes – avant que la soeur de Clarisse ne rétablisse le silence. Rappelons que Gérôme B. soutient n’avoir pénétré dans le pavillon que dans l’après-midi du 19 août 2003, pour un simple repérage. En soirée, pourtant muni de gants en latex, il se serait limité, selon ses dires, à faire le guet… notamment dans le préau qui offre une vue simultanée sur l’appartement de son complice et sur l’habitation du jeune couple ! Quoi qu’ils disent, les accusés semblaient, hier, apporter de l’eau au moulin de l’accusation. Stéphane Planchet a bien tenté une diversion, demandant si un pan de l’enceinte de l’école, qui aurait pu masquer la vue, n’avait pas été détruit. Un coup d’oeil aux photos de l’époque a suffi à le convaincre du contraire. * En Bretagne, le précédent transport d’une cour d’assises sur les lieux d’un crime remonte à octobre 1997, à Plérin (22). Un coiffeur avait été condamné par la cour d’assises des Côtes-d’Armor à 30 ans de réclusion pour l’assassinat de son épouse et de son fils.

 

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logo Ouest-France Vendredi 11 avril 2008 00:00

Clarisse et Erwan : « Au bout de l’horreur »

L’avocat général a requis la perpétuité avec 22 ans de sûreté contre Abdellaoui et Planchet ;

 

30 ans contre Gérôme B., accusés de la séquestration et de la mort de Clarisse et Erwan.

Journée à marche forcée, hier, à la cour d’assises d’appel pour l’avant-dernier jour du procès, avec les interventions des avocats des familles de Clarisse Lignez et Erwan Duramé, le réquisitoire de l’avocat général. Et les plaidoiries de la défense que nous évoquerons, demain samedi, avec le verdict attendu ce vendredi.

Sans surprise, l’avocat général Yves Boivin a requis la peine maximale pour Saïd Abdellaoui et Stéphane Planchet : la perpétuité avec 22 ans de sûreté. À Nantes, ils avaient été respectivement condamnés à perpétuité avec 22 et 20 ans incompressibles.

Il n’a pas requis la perpétuité contre Gérôme B., condamné à 30 ans, mais a demandé la confirmation de cette peine : « 30 ans, c’est un minimum ! »

M. Boivin a rappelé le cadre juridique : « La question n’est pas : ‘Qui a tiré ?’ La cour devra dire si oui ou non Clarisse et Erwan ont été séquestrés et si cette séquestration a été suivie de mort, si le vol de leurs biens a été accompagné ou précédé de violences ayant entraîné la mort. La responsabilité pénale s’étend à tous ceux qui ont participé à ces crimes. »

« Ignoble suspicion »

Auparavant, Mes André Élard, William Pineau et Brigitte Aveline ont fait partager à la cour et aux jurés « leurs convictions » concernant l’implication « égale » du « trio pathogène ». Un trio avec « Gérôme B. qui a besoin d’une bande, Abdellaoui qui a besoin d’une tête, Planchet qui a besoin d’une main ».

Stéphane Planchet, rongé par l’envie, qui épie de sa fenêtre « ce couple qui lui semble mener une vie aisée ». Gérôme B., pas encore 17 ans, « miroir à deux faces, à l’apparence trompeuse ». Et Saïd Abdellaoui, le mythomane violent « prêt à tout ».

Durant quatre heures, les avocats ont conduit l’auditoire « jusqu’au bout de l’horreur ». Celle du « calvaire » enduré par les victimes ; celle de deux familles « condamnées à perpétuité, qui ne verront jamais leur souffrance cesser ».

Ils ont évoqué « l’épouvante » de Clarisse rentrant chez elle vers 18 heures et se retrouvant face à Abdellaoui et Gérôme B, « les deux heures, seule avec sa peur », « huis clos sordide ». Avec « l’ignoble suspicion de l’atteinte à l’intimité de Clarisse qui hante ses parents ».

L’arrivée d’Erwan vers 21 heures Et puis, « les mains liées devant ou derrière, bâillonnés, Clarisse et Erwan ont vu la mort arriver. Et l’un d’eux a vu la mort de l’autre qu’il aime… »

Jusqu’au bout de l’horreur ont été rappelés « les détails sordides » de la macabre expédition en Vendée. On y a brûlé les corps et jeté « les restes, car il n’y a pas d’autres mots », dans un lac, avant d’aller « festoyer ».

Jusqu’au bout de l’horreur, « la négation de la dignité de la personne ».

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

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Vendredi 11 avril 2008 17:59

Procès des meurtres de Clarisse et Erwan: deux peines revues en appel

Leur verdict a consterné  les familles des victimes. Les jurés de la cour d’assises d’appel de Rennes ont partiellement revu les peines infligées pour les meurtres de Clarisse Lignez et Erwan Duramé.

Stéphane Planchet, condamné en première instance à la perpétuité avec une période de sûreté de 20 ans, est condamné cette fois à 30 ans de réclusion, dont les deux tiers de sûreté. Dans les faits, il devra purger le même nombre d’années en prison.

Mineur à l’époque des faits, Gérôme B. bénéficie d’une réduction de peine. Il est condamné à 20 ans de réclusion, contre 30 ans en première instance, les jurés lui ayant reconnu l’excuse de minorité.

Seul le troisième accusé, Saïd Abdellaoui, voit sa peine confirmée. Il est de nouveau condamné à la perpétuité avec 22 ans de sûreté.

Les meurtres de Clarisse Lignez et Erwan Duramé avaient eu lieu au mois d’août 2003 à Brest dans des circonstances qui n’ont été que partiellement élucidées. Le premier procès d’assises s’était déroulé à Nantes en 2006.

Ouest-France  

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20080412&article=2884920&type=ar

Clarisse et Erwan. Deux peines revues à la baisse

 

Publié le 12 avril 2008
Les familles de Clarisse Lignez et d'Erwan Duramé, ici lors de l'ouverture du...
Les familles de Clarisse Lignez et d’Erwan Duramé, ici lors de l’ouverture du procès en appel, ont écouté, avec beaucoup de dignité, les plaidoiries de la défense.
Photo archives T.C.

 

Perpétuité pour Saïd Abdellaoui, 30 ans de réclusion dont les deux tiers de sûreté pour Stéphane Planchet ; et 20 ans de réclusion pour Gérôme B.

 

Perpétuité pour Saïd Abdellaoui, 30 ans de réclusion dont les deux tiers de sûreté pour Stéphane Planchet ; et 20 ans de réclusion pour Gérôme B., tel est le verdict de la cour d’assises d’appel de Rennes. Les jurés d’Ille-et-Vilaine ont donc partiellement revu le verdict de Loire-Atlantique, hier, hormis pour Saïd Abdellaoui, de nouveau condamné à la perpétuité avec 22 ans de sûreté. Stéphane Planchet, condamné en première instance à la perpétuité avec une peine de sûreté de 20 ans, voit sa peine symboliquement modifiée : il écope, cette fois, de 30 ans de réclusion, dont les deux tiers de sûreté. Dans les faits, il devra purger le même nombre d’années en prison. Mais c’est Gérôme B. qui bénéficie d’une réduction de peine : la cour lui ayant reconnu l’excuse de minorité, elle le condamne à 20 ans de réclusion, contre 30 ans en première instance.

Un mot pour que personne ne crie

Cette sentence a abasourdi les familles, qui avaient fait passer un mot dans la salle demandant à ce que personne ne crie, quel que soit le verdict. Mmes Lignez et Duramé se sont étreintes de longues minutes, en pleurs. Quatre heures auparavant, vers 9 h, les accusés avaient eu une dernière fois la parole. Saïd Abdellaoui a simplement murmuré : « J’ai tout dit ».

Les familles des victimes abattues

Gérôme B. s’est levé : « Je regrette terriblement ce que j’ai fait. Je ne demande pas à être excusé par qui que ce soit, encore moins par les familles. Ce que je demande, c’est d’être condamné pour ce que j’ai fait, pas pour la folie meurtrière de Saïd Abdellaoui ». Stéphane Planchet a été le dernier à s’exprimer : « En août 2003, j’ai fait le choix de faire souffrir les familles des victimes et ma fille. J’ai commis des actes monstrueux et je veux être jugé pour ce que j’ai fait ». Obsédé par une idée fixe, il a ensuite désarçonné les jurés en pointant les parties civiles : « Je ne comprends pas qu’on puisse utiliser ma fille et que ces gens-là ne soient pas condamnés ! Elle est où, la Justice ? ». Ses mots ont fini d’abattre les familles de Clarisse et Erwan.

« C’est un môme »

M e Thibaut, avocat de Saïd Abdellaoui, a expliqué que son client « avait dit la vérité pour faire la paix avec tout le monde ». Etonnamment, il s’est ensuite appliqué à renvoyer les accusés dos à dos. Ce qui allait lui valoir une sévère remontrance de M e Petit, défenseur de Gérôme B. : « On peut défendre, sans taper sur l’autre ». L’avocat nantais a, d’ailleurs, déploré que « Saïd Abdellaoui donne le tempo de ce dossier depuis le premier jour ». Il s’est évertué à rendre un statut d’enfant à son client. « Il faut de l’espoir, car c’est un môme », a-t-il lancé. M e Cabioch, pour Stéphane Planchet, a aussi exhorté les jurés à beaucoup de prudence à l’égard de Saïd Abdellaoui. « S’il avait été prévu de donner la mort à l’avance, Saïd Abdellaoui et Gérôme B. auraient exigé que mon client soit là tout du long. Rien, dans le dossier, ne dit que Stéphane Planchet est venu dans la maison ».



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