Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray : un complice identifié sur Telegram

Originaire de Roanne, cet ancien rappeur de 29 ans s’était radicalisé lors d’un séjour en Algérie en 2011 et s’était déjà fait remarquer pour son prosélytisme sur Facebook au début de l’année.

Mais surtout, il était le bourreau de Daech ayant derechef menacé la France après l’attentat de Nice sur une vidéo apparue le 20 juillet dernier.

Ayant quitté la France fin 2012, il se trouverait en Irak ou en Syrie.

Selon ses proches, comme bien d’autres djihadistes de ces dernières années, il avait commencé à changer en 2010.

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/saint-etienne-du-rouvray-rachid-kassim-le-djihadiste-qui-a-inspire-les-assassins-du-pere-hamel_1822206.html

Rachid Kassim, le djihadiste qui a inspiré les assassins du père Hamel

Par , et , publié le 18/08/2016 à 12:15 , mis à jour à 14:03

Rachid Kassim, djihadiste de 29 ans ayant rejoint la zone irako-syrienne, est suspecté d'avoir "inspiré" Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, les deux terroristes de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Capture d'écran.
Rachid Kassim, djihadiste de 29 ans ayant rejoint la zone irako-syrienne, est suspecté d’avoir « inspiré » Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, les deux terroristes de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Capture d’écran.Vidéo de propagande

 

Selon nos informations, les deux terroristes de Saint-Etienne-du-Rouvray étaient en contact avec Rachid Kassim, un Roannais de 29 ans établi en zone irako-syrienne. Loin d’être livrés à eux-mêmes, ils semblent avoir été influencés, voire guidés, par ce djihadiste sanguinaire et prosélyte.

 

[EXCLUSIF] L’enquête sur les réseaux virtuels et labyrinthiques d’Adel Kermiche et d’Abdel Malik Petitjean révèle bien des surprises. Les deux auteurs de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray du 26 juillet, qui habitaient à 700 kilomètres l’un de l’autre, ne se sont pas seulement rencontrés sur la messagerie chiffrée Telegram. Ils semblent aussi y avoir été pilotés depuis la zone irako-syrienne par un membre du groupe Etat islamique (EI).

D’après nos informations, grâce à l’exploitation de matériel informatique, les enquêteurs ont découvert des conversations Telegram entre les deux terroristes de 19 ans et le djihadiste Rachid Kassim. Ils n’ont eu aucun mal à identifier ce Roannais de 29 ans. Bien connu de l’antiterrorisme, il est très actif sur les réseaux sociaux et est loin d’y être discret puisqu’il utilise son nom ou son prénom comme identifiants. L’homme vivrait aujourd’hui en Irak ou en Syrie, sur les terres occupées par Daech.

Un djihadiste surconnecté

Contacté, le parquet de Paris n’a souhaité faire aucun commentaire. Mais selon les éléments recueillis par L’Express, Rachid Kassim est suspecté, sinon d’être un commanditaire, d’avoir exercé au minimum une influence virtuelle dans le passage à l’acte des deux jeunes tueurs. Un rôle de propagandiste qu’il continue à tenir aujourd’hui, notamment sur Telegram.

Car le djihadiste est l’administrateur d’une chaîne de plus de 200 abonnés sur laquelle il publie quotidiennement des messages et des infographies prosélytes d’une extrême violence. Il presse « les musulmans » à attaquer en France avec une insistance morbide et se présente comme le réceptacle des serments d’allégeance à l’EI. De nombreux indices montrent que Kermiche et Petitjean partageaient son idéologie et utilisaient les mêmes supports de propagande. Ensemble, ils appartenaient à une même communauté.

La « voix » du Telegram de Kermiche

Outre leurs échanges privés, Kermiche et Kassim – mais aussi de nombreux autres cyber-djihadistes français – publiaient de nombreux contenus audio et écrits identiques sur leurs canaux respectifs.

Surtout, selon nos informations, le combattant de Roanne est l’auteur de l’étrange enregistrement audio diffusé une semaine après la tuerie de l’église sur le Telegram de Kermiche. Il y félicite chaleureusement ses « frères » pour l’opération. Kassim est donc le nouvel administrateur de la chaîne du terroriste normand, ce qui suggère que ce dernier lui a transmis ses accès avant de mourir sous les balles des policiers.

LIRE AUSSI >> Le terroriste Adel Kermiche est mort mais son Telegram s’est remis à parler

Depuis, Kassim s’en sert pour y copier une partie des messages de propagande et autres appels au meurtre qu’il diffuse sur sa propre chaîne. C’est le cas d’une infographie de personnalités françaises « à abattre », qui a connu un inquiétant succès parmi les réseaux djihadistes. Si elle est plus détaillée qu’avant, cette liste n’est pas totalement nouvelle. Elle avait déjà été partiellement mentionnée par Abdel Malik Petitjean dans une vidéo qu’il avait enregistrée seul sur son ordinateur, mais aussi sur la chaîne radicale Ansar at Tawhid et par Larossi Abballa, meurtrier d’un couple de policiers à Magnanville, dans sa déclaration d’allégeance à l’EI.

Si les connexions entre Petitjean, Kermiche et Kassim sur Telegram sont évidentes, il est encore impossible, à ce stade, de déterminer si c’est le Roannais qui a mis en lien les deux jeunes terroristes de l’église ou s’il s’agit d’un intermédiaire.

Vidéo de décapitation

Quoi qu’il en soit, Kassim ne cache en rien sa volonté de pousser un maximum de nouvelles recrues à commettre des attentats. Dans des manuels très détaillés à destination « des lions solitaires », le vétéran du djihad théorise des modus operandi qui rappellent les récents attentats en France. Il préconise « des attaques au camion » et l’utilisation « d’armes en plastique ou de fausses ceintures explosives » pour les candidats désargentés. L’objectif est, dit-il, d’instiller « la peur chez les mécréants ». Méthodes suivies à la lettre par les tueurs de Saint-Etienne-du-Rouvray, mais aussi par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel à Nice. A l’arrière de son poids lourd ont été retrouvés un pistolet factice et une grenade percée.

C’est d’ailleurs après le carnage de la promenade des Anglais, fin juillet, que Kassim apparaît pour la première fois dans une vidéo de propagande de l’EI. Visage découvert, vêtu d’un treillis militaire, il glorifie l’action du tueur de Nice, profère des menaces à l’encontre de la France et décapite, en pleine rue, un otage de sang froid.

Un membre influent de la « djihadosphère »

Le bourreau de Daech apparaît désormais comme l’un des membres les plus influents de la communauté djihadiste française sur Telegram. Son nom ressort régulièrement dans les conversations sur ce réseau. Sa mission est, semble-t-il, de recruter des aspirants terroristes ayant échoué à rejoindre les terres du djihad, à l’image de Kermiche et Petitjean.

A ce stade, Kassim n’est pas relié à d’autres dossiers terroristes. Mais son prosélytisme intensif illustre le virage dans la stratégie de Daech: plutôt que monter des opérations comme celle du 13 novembre en missionnant ses combattants aguerris, l’organisation terroriste insuffle à distance des idées d’actions violentes puis se les approprie.

« Il a prétendu qu’il était repenti »

Avant Telegram, le Roannais avait, comme beaucoup de djihadistes, choisi Facebook pour verser sa propagande. Fin 2015, il y crée une page sous le nom féminin de « Nicole Ambrosia » pour attirer des candidats au djihad. Il veut, prétend-il, appeler « au réveil » des musulmans. Démasqué, il est dénoncé par une association locale à la police, qui exhorte le réseau social à suspendre son compte.

Selon Le Progrès, Rachid Kassim se radicalise en 2011 après un séjour en Algérie et disparaît des radars l’année suivante après un déménagement en Egypte avec sa famille. A Roanne, ils sont nombreux à se souvenir de lui. « A l’époque, des frères se sont mobilisés dès qu’ils ont senti une dérive dans ses paroles. Ils l’ont emmené à des séminaires. Il a prétendu qu’il était repenti et avait compris ses erreurs », se remémore un membre d’une association locale, interrogé par L’Express. Et de conclure, dans un soupir: « Visiblement, c’était faux. »

 

http://www.mlyon.fr/150096-rachid-kassim-cet-enfant-de-la-region-devenu-l-un-des-visages-de-l-etat-islamique-francophone.html

Rachid Kassim, cet enfant de la région devenu l’un des visages de l’Etat islamique francophone

 

Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray : un complice identifié sur Telegram dans Attentats lm-rachid-kassim1

Mercredi soir, l’Etat islamique a publié une vidéo authentifiée par SITE dans laquelle deux hommes se félicitent de l’attentat de Nice, promettent l’intensification des attaques sur la France et notamment Marseille avant de décapiter deux otages accusés d’espionnage devant quelques spectateurs.

Selon le journaliste Jean-Paul Ney, il s’agit de Rachid Kassim, un Roannais de 29 ans. Après avoir grandi dans la Loire, il se serait radicalisé en quelques semaines lors d’un voyage estival en Algérie en 2011.

Le Progrès rapporte que ses proches l’ont rapidement évité à son retour tant son discours s’était durci. Sans jamais le dénoncer, les responsables des mosquées de Roanne qu’il fréquentait lui avaient également demandé de ne plus revenir car il tentait d’enrôler des fidèles.

En 2012, Rachid Kassim démissionne du centre social où il travaille et part pour l’Egypte avec femme et enfant. Sa trace est alors perdue jusqu’à ces derniers mois où il refait surface avec Daech.

Est-il voué à prendre du galon au sein de l’Etat islamique ? Le Ligérien n’est pas encore très actif dans la propagande mais il bénéficie du soutien d’un groupe d’amis d’enfance qui l’aurait rejoint en Syrie et en Irak.

Rédigé dans Faits Divers le 23/07/2016 à 06h34

 

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Securite/Le-djihadiste-se-felicitant-l-attaque-de-Nice-est-originaire-de-Roanne

Le djihadiste se félicitant l’attaque de Nice est originaire de Roanne

 


Par Antoine Sillières

Publié le 23/07/2016  à 14:58

Dans une vidéo de propagande mettant en scène l’exécution de deux prisonniers, Rachid Kassim, originaire de Roanne, dans la Loire, se félicite du massacre perpétré par Mohamed Lahouaiej Bouhlel le 14 juillet à Nice. Il annonce une intensification des attaques contre la France.

 

A lire sur site, ici.

 

http://www.leprogres.fr/loire/2016/07/26/j%2Dai%2Dvu%2Devoluer%2Dla%2Dradicalisation%2Dde%2Drachid%2Dkassim

« J’ai vu évoluer la radicalisation de Rachid Kassim »

 

Rachid Kassim, le bourreau de Daesh originaire de Roanne, a connu un parcours classique de basculement radical. Pris dans les filets de la propagande virale de l’EI, son entourage n’a pas signalé aux autorités les velléités de ce garçon. Selon un ancien proche, il aurait pu être « rattrapé ».

 

  • Le 26/07/2016 à 05:00

 

Des fidèles de la mosquée En-Nour avaient demandé à Kassim de ne plus revenir prôner ses discours radicaux auprès des jeunes, sous peine d’être dénoncé.  Photos d’archives Kévin TRIET
Des fidèles de la mosquée En-Nour avaient demandé à Kassim de ne plus revenir prôner ses discours radicaux auprès des jeunes, sous peine d’être dénoncé. Photos d’archives Kévin TRIET

 

Musulman, Hamid (prénom d’emprunt) était proche de Rachid Kassim, le Roannais devenu bourreau de Daesh (nos éditions du 23 juillet), avant son intérêt pour la religion. « Au tout début que l’on se connaissait, il était sociable, joyeux. Un bon vivant. Sa famille n’était pas très pratiquante. Il a découvert la religion à l’âge adulte. À la base, dans une démarche sincère. »

Mais très tôt dans son éducation religieuse, Rachid Kassim va durcir son discours. « J’ai vu évoluer sa radicalisation. Il a commencé à changer en 2010 ou 2011. Il parlait de faire chuter les chefs d’état musulmans. C’est un discours qu’on a déjà entendu lors du Printemps Arabe. Mais ça s’arrêtait là. » Hamid discute avec Kassim et ouvre le débat.

« Comme on échangerait des points de vue sur la politique. Mais je trouvais ça dangereux. Ça allait à l’encontre de la religion. Je mesurais l’importance et la gravité du sujet. J’ai cru que ce n’était qu’une passade. Mais il a continué à s’enfoncer dans cet état d’esprit. » Rachid Kassim fréquente alors de moins en moins les mosquées roannaises. Il devient insociable. Ses discours se durcissent de plus en plus. « Un jour, il est venu me voir et m’a montré une vidéo de propagande. Des vidéos horribles, montées comme au cinéma, qui jouent sur l’émotion. Il confondait des notions de l’Islam. Ses certitudes, il les a trouvées sur internet. » Hamid tente de raisonner Kassim. Sans succès. Un imam est interpellé. Hamid demande à celui qu’il sent en train de basculer de le rencontrer. « Rachid trouvait toujours de bonnes excuses pour ne pas aller le voir. L’imam était prêt à le recevoir, même à aller lui parler chez lui. »

Des mosquées « plus fortes » sont demandées

À la mosquée En-Nour, Rachid Kassim se serait adressé à de jeunes adolescents, prônant son islamisme radical. Des fidèles tentent d’échanger avec lui et une fois encore de le raisonner. Fermé à la discussion, Kassim est menacé d’être dénoncé aux renseignements généraux s’il ne quitte pas les lieux. Il ne reviendra plus. Toute la communauté le lâche. Un comportement qu’Hamid regrette. « Ce gars-là, il était rattrapable. Il aurait pu rentrer dans le droit chemin avec les arguments d’une personne qu’il aurait respectée. J’avais le sentiment d’être le seul à vouloir le rattraper. S’il avait parlé avec l’imam… »

Hamid reproche aux mosquées leurs approches “vieillissantes” de la religion. « On devrait avoir des mosquées plus fortes. Donner des cours de religion traduits. Il y aurait moins de risques d’enrôlement. Les cours diffusés aujourd’hui sont soutenus et approfondis pour des fidèles qui ont déjà la connaissance de la religion. Les jeunes qui la découvrent, ou récemment convertis, ont besoin de cours désignés. Ce sont eux les plus fragiles. Car les religions, soit les parents l’inculquent à leurs enfants, soit ils la découvrent seuls. »

Il est sûr qu’un nombre conséquent de personnes sur Roanne était au courant de son basculement radical. Personne ne semble pourtant l’avoir signalé à une quelconque autorité. « À l’époque, il n’y avait pas encore les histoires de terrorisme d’islamistes radicaux en Europe comme on en connaît aujourd’hui, et qui ont débuté avec Mohammed Merah. Je ne voulais pas prévenir la police pour ça. »

Kassim, lui, se sentait peut-être surveillé. « On se voyait dans sa voiture, il éteignait son portable, me demandait d’éteindre le mien. Il semblait un peu paranoïaque. »

Son éloignement finira par le faire oublier. « Il ne m’a jamais dit clairement qu’il partirait. Juste que là-bas, ils avaient tout ce qu’il faut. »

Hamid, ancien proche de Rachid Kassim

Ses certitudes, il les a trouvées sur internet.

Jérôme Delaby

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/roanne-un-jihadiste-cherchait-ouvertement-des-amis-sur-facebook-909281.html

Roanne : un jihadiste cherchait ouvertement des amis sur Facebook

 

Un Roannais parti faire le jihad en Irak recherchait ouvertement des soutiens sur Facebook et.44 « amis » l’avaient déjà rejoint.Une association constituée pour prévenir la radicalisation est partie à la rencontre de ses « amis « . La page a depuis été supprimée.

  • Par Philippe Bette
  • Publié le 21 janvier 2016 à 09:56, mis à jour le 21 janvier 2016 à 10:00

© Prisme© Prisme

L’information émane du Progrès : une certaine « Nicole Ambrosia » prospérait il y a encore peu de temps sur Facebook où elle faisait l’apologie du jihad. Il s’agissait d’un nom d’emprunt puisque la démarche émanait en fait d’un homme qui s’appellerait Kassim Rachid. Ce Roannais avait crée sa page fin 2015. Il serait depuis parti combattre en Irak aux côtés de Daech en laissant son contenu se répandre sur un large public. Sur sa page ,il  professait  sa foi en « Allah » et militait pour le ralliement au jihad. Sa cause semblait partagée puisque quarante personnes figuraient déjà parmi « ses amis » .

La teneur pour le moins troublante de cette page Facebook a fait l’objet il y a peu d’un signalement au commissariat de Roanne.C’est une association roannaise qui a relevé le prosélytisme de « Kassim Rachid » , l’association « Comprendre l’islam et prévenir la radicalisation » de Jalal Fellah.

L’association est partie à la rencontre de ceux qui avaient déjà souscrit aux messages de cette page Facebook, plutôt des jeunes. Parmi eux, des lycéens à qui il fallait expliquer la vraie portée des messages ainsi colportés et les implications de cette adhésion.A la préfecture de la Loire , la cellule de suivi de la radicalisation a été alertée. Depuis, cette page Facebook a disparu du site. Mais elle prouve une fois de plus que les réseaux sociaux sont bien d’importants vecteurs de radicalisation auprès des jeunes.

 

http://www.le-pays.fr/region/edition/roanne/roanne-roanne/2016/07/28/rachid-kassim-djihadiste-roannais-apparait-dans-une-video-ou-il-menace-la-france-et-decapite-un-homme_12016653.html

28/07/16 – 03h00

 

Rachid Kassim, djihadiste roannais, apparaît dans une vidéo où il menace la France et décapite un homme

 

Rachid Kassim décapite un homme accusé d’espionnage après avoir défié la France.? - Capture vidéo Rachid Kassim décapite un homme accusé d’espionnage après avoir défié la France.? – Capture vidéo

Une macabre vidéo de Daech mettant en scène deux djihadistes félicitant l’auteur de l’attentat de Nice a été postée sur les réseaux sociaux mercredi 20 juillet. L’un des deux hommes apparaissant sur le film de propagande est Roannais.

 

Ils se tiennent droit derrière des « espions » que l’on devine paralysés par la peur, ou sous l’effet d’une drogue quelconque. Dur de savoir. L’un des prisonniers, habillé de ces désormais sinistres combinaisons oranges ou rouges que portent les condamnés à la décapitation par Daech, psalmodie silencieusement ce qui semble être une prière, tandis que l’autre jette à la caméra un regard à la fois perdu et apeuré. Ils savent qu’ils vont mourir.

« Que périssent le peuple de Charlie et le gouvernement hypocrite français »

La vidéo débute, il est facile de le deviner même sans parler arabe, par une « confession » des deux malheureux. Un relent détestable de vieux procès staliniens. La nausée n’est pas loin.

Le film, d’un peu moins de cinq minutes, est tourné en pleine ville, à Ninive, dans le nord de l’Irak, d’après la société américaine SITE, spécialisée dans la surveillance des sites djihadistes. La foule se presse contre les barrières, des voitures circulent, des lampes éclairent les commerces… C’est la scène surréaliste et effrayante d’une exécution publique. Puis l’un des djihadistes se met à parler, en français pour « se réjouir de l’attaque de Nice. Ô Mohammed – Lahouaiej Boulehl, auteur de l’attentat sur la Promenade des Anglais le 14 juillet, Ndlr – qu’Allah t’accepte parmi les hauts degrés du paradis. »

Des menaces contre Paris, Nice et Marseille

Puis, il scande, avec la gestuelle du rap et un couteau à la main, que « telle est la rétribution du peuple criminel qu’est le peuple français, qui n’hésite pas à sortir par centaines de milliers dans les rues pour son ventre, pour son contrat de travail, mais qui, sachant que ses impôts financent l’armée de Tsahal et le massacre de Palestiniens, les bombardements en Irak et au Cham (Syrie) […] n’élève pas une seule parole ». Et s’adressant directement au président de la République, François Hollande, qui menace d’intensifier ses attaques : « Nous aussi, on va intensifier nos attaques. » Le deuxième djihadiste prend alors la parole, en français lui aussi : « Regarde bien cette scène, François Hollande, elle va bientôt arriver sur tes propres citoyens dans les rues de Paris, dans les rues de Nice, dans les rues de Marseille, dans toute la France, Inch’Allah. »

La suite est d’une horreur et d’une violence sans nom. Armés d’un poignard cranté, les deux bourreaux tranchent – découpent serait plus approprié – la tête des condamnés. Le premier djihadiste hurle ensuite, comme en transe, la tête ensanglantée de sa victime dans les mains : « C’est un message à la France. Pour chaque missile tombé sur nos femmes et nos enfants, vous allez payer. En déclarant la guerre à l’Islam, vous avez déclaré la guerre à Allah. »

Dès la publication de cette macabre vidéo, des commentaires ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux : beaucoup de Roannais en étaient sûrs, le bourreau de Daech, celui qui hurle sa haine à la France, c’est bien Rachid Kassim, ancien employé de la Ville de Roanne et animateur au centre social du Moulin à vent. Un gamin fou de musique, qui avait sorti un album de rap quelques années auparavant, avant de se radicaliser peu à peu et de totalement disparaître du paysage local.

« Il n’était même pas croyant avant sa radicalisation ! »

« J’ai le souvenir d’un parano pas très bien dans sa tête, raconte Mustapha (*), qui l’a un peu côtoyé à cette période. Il n’était pas très net, à une époque où il faisait du karaté il se baladait avec un kimono dans la rue. Puis il a eu sa période rap où il était persuadé d’être le plus grand rappeur de tous les temps. »

Est-ce la frustration de ne pas être reconnu comme un grand musicien qui a poussé le jeune homme à vouloir se faire connaître par d’autres moyens ? Personne ne le sait. Toujours est-il qu’à partir du milieu de l’année 2011, de retour d’un voyage en Algérie, le discours de Rachid Kassim va se faire progressivement de plus en plus dur. Il se laisse pousser la barbe, refuse de serrer la main aux femmes. À la fin de l’année 2012, il quitte le centre social du Moulin à vent et annonce vouloir partir en Égypte pour pouvoir pratiquer sa religion. Il disparaît avec femme et enfant.

La suite est très floue. On ne sait pas exactement s’il est parti en Syrie ou directement en Irak après son séjour égyptien. Il réapparaîtra fin 2015 via un Facebook® où il lance des appels très violents, dans la lignée de Daech, appelant à « combattre l’ennemi avec ses moyens ». Comprenez servez-vous de ce que vous pouvez pour tuer. Beaucoup de ses amis sur le réseau social sont des Roannais mais, suite à un signalement par une association au commissariat de Roanne, la page sera fermée. Rachid Kassim ne fera plus parler de lui jusqu’à la triste vidéo du 20 juillet qui prouve qu’il est bel et bien devenu un « Soldat du Califat »… Et un ennemi juré du peuple français.

(*) Le prénom a été modifié.

Christian Verdet



Pokémon Go : un évêque italien répond à Julie Le Goïc

Après son tweet prétendument « humoristique » du 26 juillet 2016 concernant le père Jacques Hamel tout juste assassiné qu’elle avait traité de pédophile et les vives protestations qui s’ensuivirent, Julie le Goïc avait encore comparé le religieux à un Pokémon.

Un évêque italien de la ville de Noto en Sicile menace actuellement de porter plainte contre ce jeu qu’il juge diabolique et qualifie de « système totalitaire proche du nazisme » et de « fabrique de cadavres ambulants ».

Un réalisateur américain s’était déjà insurgé de même contre ce jeu fin juillet en raison de son niveau d’intrusion dans le vie privée des joueurs, et des dénonciations de plus en plus précises à cet égard se font jour sur la toile : il s’agirait en fait, sous prétexte de divertissement, d’un vaste système de collecte de données.

Rappelons que la collecte illégale de données personnelles et/ou confidentielles, pour la plupart couvertes par le secret professionnel, au prétexte d’amuser le public avec la révélation tout aussi illégale de l’intimité de la vie privée des victimes, est ce que font quotidiennement le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et ses complices du NPA, notamment à l’aide de piratages informatiques et d’écoutes illégales.

Ce pervers et délinquant de haut niveau ne se fait pas appeler innocemment le « Konducator », tel l’ancien dictateur roumain Nicolae Ceaușescu, pas plus que ses derniers choix de pseudonymes sur le site Rue89 (Max Schultz et Itzig Finkenstein, les deux visages et deux vies d’un nazi ayant trouvé le salut dans une formidable imposture) ne sont neutres, comme nous l’avons déjà vu.

 

http://www.20minutes.fr/monde/1910147-20160818-eveque-italien-compare-pokemon-go-systeme-totalitaire-proche-nazisme

Un évêque italien compare «Pokémon Go» à un «système totalitaire proche du nazisme»

 

ITALIE Mgr Antonio Stagliano accuse le jeu de créer une forte dépendance chez ses adeptes…

Pokémon Go - Illustration
Pokémon Go – Illustration – ALFREDO ESTRELLA / AFP

 

20 Minutes avec AFP

    • Publié le 18.08.2016 à 12:22
    • Mis à jour le 18.08.2016 à 12:49

 

Monseigneur Antonio Stagliano, l’évêque de la ville de Noto (Sicile), ne veut pas entendre parler de Pokémon Go, un jeu qu’il juge « diabolique ».

Le religieux menace même de porter plainte contre cette « fabrique de cadavres ambulants », rapporte ce jeudi la presse italienne.

>> A lire aussi : Les tricheurs à «Pokémon GO» risquent le bannissement à vie

Un « système totalitaire proche du nazisme »

Interrogé par plusieurs journaux, l’évêque s’est dit prêt à mener des « actions légales » pour faire interdire le jeu vidéo, véritable phénomène planétaire.

Le réalisateur américain Oliver Stone s’était ainsi insurgé fin juillet contre ce jeu, estimant qu’il pouvait conduire à une forme de « totalitarisme » compte tenu de son « niveau d’intrusion » dans la vie privée.

Mgr Antonio Stagliano avait déjà prononcé un violent réquisitoire contre Pokémon Go il y a moins d’une semaine, l’accusant de créer une forte dépendance chez ses adeptes, « aliénant des milliers et des milliers de jeunes ». Il n’avait pas hésité à comparer le jeu à un « système totalitaire proche du nazisme ».

Bien connu des médias italiens, l’évêque de Noto s’était déjà distingué par ses interprétations de tubes de Noemi et Mengoni en pleine messe, deux chanteurs de rock très connus en Italie.

 

http://www.erenumerique.fr/pokemon-go-scandale-article-26170-18.html

Pokemon Go entaché d’un SCANDALE ?

 

Août 18, 2016
pokemon go scandale
Crédits : DavidLafarge

 

Le phénomène du moment Pokemon Go va vite vous faire redescendre sur terre. Un article paru récemment risque même de faire plonger le jeu dans les enfers.

 

The Intercept, le site derrière ce scandale, a en effet publié un long, voire très long article, qui met à jour un terrible scandale pour le phénomène du moment, Pokemon Go. En cause ? Une sombre histoire de géolocalisation, des données volées et un patron peu scrupuleux. Avant d’attaquer le vif du sujet, reprenons les origines du problème. John Hanke, actuel PDG de Niantic, travaillait auparavant pour le service Géo (comme géolocalisation) de Google. Ainsi, il était en charge de Google Maps, mais aussi des Google Cars, qui photographiaient et mettaient sur le web habitats et rues. Sauf que cette pratique s’est déjà acquittée d’un scandale en 2010.

google car localisation

Le brevet de Pokemon Go en cause

Le site allemand de la protection des données a en effet mis en cause les Google Cars, mais aussi John Hanke, de vol de données. Cette récolte d’images illégale s’est en effet additionnée à une appropriation peu scrupuleuse de centaines de milliers de réseaux wi-fi. Ces réseaux wi-fi, primordiaux pour la sécurité de l’utilisateur, liste à peu près tout ce qui a attrait à l’identité des internautes : localisation de ceux-ci, mais aussi mails, recherche web, historique du navigateur… Ainsi, Google aurait eu accès à tout cela en laissant patrouiller ses voitures de localisation. Le géant, néanmoins, a su retourner la situation à son avantage, en accusant un hacker, mais aussi en innocentant John Hanke, puis le hacker. Quand le scandale éclate, en 2010, John Hanke fonde Niantic. D’abord au sein de Google, puis indépendamment. Le studio, détaché de la multinationale, n’est pourtant pas totalement indépendant puisqu’elle reçoit des fonds d’investissement de Google et de Nintendo à hauteur de 20 millions. Rien que ça. Peu après, Pokemon Go est pensé, puis développé.

john hanke

Mais selon The Intercept, le titre n’est pas totalement sain. Le jeu aurait en effet repris les bases des événements ci-dessus, tout en allant encore plus loin. Une citation de l’article, capturée sur le Journal International de la Réalité Virtuelle, affirme même : « Selon nous, le vrai défi consiste à motiver les joueurs à fournir leurs données de manière continue, même lorsque l’effervescence autour de la nouveauté se sera dissipée. […] Nous sommes convaincus que l’amusement et le divertissement sont la pierre angulaire d’un tel service de collecte de données ». L’article publié sur The Intercept est extrêmement long, et si vous voulez en apprendre plus (tout en n’étant pas anglophobe), nous vous conseillons de le lire. S’il nourrira à coup sûr les différentes théories du complot, il n’est pas encore vérifié. Nous attendrons donc des déclarations de John Hanke.

Que pensez-vous de ce scandale ? Y croyez-vous ?

pokemon go monnaie

 



Agressions de Chinois à Aubervilliers : les autorités répondent

 

 

 

Le NPA et ses nombreux satellites sont toujours muets.

Les Chinois ne les intéressent pas, ou seulement pour leur argent quand ils en ont.

Ils ne sont d’aucune autre utilité pour la « révolution communiste ».

 

http://lci.tf1.fr/france/societe/victime-de-violences-la-communaute-chinoise-d-aubervilliers-8773895.html

Victime de violences, la communauté chinoise d’Aubervilliers reçue par les autorités

 

le 18 août 2016 à 17h46 , mis à jour le 18 août 2016 à 18h02.

 

La communauté chinoise d’Aubervilliers s’organise depuis la mort vendredi d’un de ses membres. Plusieurs associations ont été reçues mercredi par la préfecture de Seine-Saint-Denis.
Agressions de Chinois à Aubervilliers : les autorités répondent dans Crime empty

Après l’agression mortelle d’un commercant d’Aubervilliers, la communauté chinoise est inquiète et a décidé de s’organiser. Plusieurs associations ont été reçues mercredi par la préfecture de Seine-Saint-Denis pour évoquer les solutions permettant de « mettre un terme à des agressions violentes ».

Lors de cette rencontre, décidée après la mort le 12 août de Zhang Chaolin, l’Etat a notamment indiqué qu’il poursuivra « le travail (…) d’extension de la vidéo-protection, en lien avec la municipalité dont il soutiendra le projet et avec les associations chinoises et franco-chinoise », écrit la préfecture dans un communiqué.

M. Zhang, couturier de 49 ans, avait été agressé le 7 août par trois hommes qui voulaient voler le sac d’un ami, lui aussi d’origine chinoise, dans une rue de cette ville de 80.000 habitants où vivent entre 3 et 4.000 personnes originaires de Chine, selon Ling Lenzi, conseillère municipale Les Républicains. Après son décès, le comité de soutien à sa famille avait réclamé « au moins 10 caméras supplémentaires dans les rues sensibles » et un renfort de policiers. Une demande également formulée par la maire PCF de la ville, Meriem Derkaoui, qui avait écrit en ce sens en juillet au ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

105 vols avec violence en sept mois

A Aubervilliers, 105 vols avec violence ont visé « la communauté chinoise ou d’origine chinoise » sur les sept premiers mois de l’année contre 35 faits similaires sur la même période l’année dernière, a rappelé la préfecture dans son communiqué. Elle avait précisé mardi à l’AFP que, sur cette commune, le total des vols avec violence s’élevait à 666 sur les sept premiers mois de 2016, contre 466 l’année passée.

La préfecture a souligné mercredi que si l’augmentation des actes visant la communauté chinoise était « réelle », ces chiffres devaient être « nuancés » car « les personnes chinoises déposaient peu de plaintes auparavant et qu’elles sont désormais encouragées à le faire par le commissariat local ». La préfecture a également indiqué que, depuis 2015, le travail des services de police a permis « d’imputer à chaque fois entre dix et vingt faits » aux personnes interpellées pour des vols commis au préjudice de la communauté.

Une pétition contre les agressions anti-asiatiques

« Plus de 70 interpellations » ont également été réalisées depuis le début de l’année pour des vols avec violence ou vols à la portière. La lutte « contre cette délinquance violente se poursuivra, avec l’appui de renforts départementaux », assure la préfecture. Après le décès de M. Zhang, plusieurs centaines d’habitants d’origine chinoise s’étaient rassemblées dimanche devant la mairie d’Aubervilliers pour dénoncer des actes de violence répétés.

Une pétition, adressée au président de la République et au gouvernement, contre les « agressions anti-asiatiques » a été lancée sur le site Change.org. Elle avait recueilli plus de 11.000 signatures mercredi soir.
 

 

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-saint-denis-93/les-chinois-disent-stop-a-la-violence-18-08-2016-6049423.php

Les Chinois disent stop à la violence

 

Floriane Louison|18 août 2016, 7h00
 dans Folie
Paris (VIIe), mardi. Des représentants de la communauté chinoise ont été reçus au conseil régional, après l’explosion de violences dont ils sont les victimes en Seine-Saint-Denis, et notamment à Aubervilliers.(LP/ Lylia Berthonneau.)
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Floriane Louison

Aubervilliers. Face à la multiplication des agressions de Chinois, la communauté avait mis en place des groupes de protection en ville. Mais après le décès d’un compatriote de 49 ans, elle réclame des mesures de sécurité concrètes.

Il est rare que les représentants de la communauté chinoise montent au créneau sur la place publique. « Mais, cette fois, c’est trop grave », lance Hua Qin Cao, président de l’association de l’amitié chinoise en France qui a participé hier à une réunion en préfecture de Seine-Saint-Denis, avec d’autres représentants de la communauté, après avoir été reçu mardi au conseil régional.

Vendredi dernier, Chaolin Zhang, un couturier chinois de 49 ans travaillant en France, a succombé à ses blessures après une agression, cinq jours plus tôt, à Aubervilliers. « Un drame prévisible », dénonce Hua Qin Cao. Dans cette ville, depuis janvier, il recense, au sein de sa communauté, des victimes quasi quotidiennes de vols violents.

Son association ne se contente pas de compter les blessés mais elle les accompagne aussi à l’hôpital, au commissariat et jusqu’au tribunal si les suspects sont arrêtés. Surtout, elle organise « l’auto-défense » de la communauté chinoise d’Aubervilliers. Hua Qin Cao est alerté par les victimes après toutes les agressions ou presque via le réseau social chinois WeChat. A chaque fois, il se déplace. « En Seine-Saint-Denis, différents groupes de protection se sont ainsi mis en place », décrit-il. Mais la série noire continue. « Alors, maintenant, il faut nous aider ! »

Sur son téléphone, il fait défiler des noms et des photos. Une liste alarmante qui commence le 27 décembre. Le 3 janvier, il y a déjà onze victimes : Y. et F., les visages contusionnés après un vol de portefeuille, Mme Wu, délestée de son sac à main, S., agressée, avec ses deux filles. « Les voleurs l’ont suivi depuis le métro jusqu’à sa maison », se rappelle le représentant qui a consigné « 105 cas similaires, la plupart dans le seul quartier des Quatre-Chemins à Aubervilliers. »

Un chiffre confirmé par la préfecture de Seine-Saint-Denis qui constate une augmentation du phénomène dans cette ville. « Et Aubervilliers n’est pas la seule ville touchée », assure Wansheng Chi, président de l’association des Chinois résidants en France qui cite aussi, en Seine-Saint-Denis, La Courneuve et Pantin. « Plus généralement, un sentiment d’insécurité grandit au sein de la communauté chinoise en France depuis environ cinq ans. Il est également ressenti très fortement par les touristes chinois. »

Le mot « psychose » est lâché. « Tout le monde a peur, j’ai déjà été agressée trois fois, je ne sors même plus avec un sac dans la rue », expliquait dimanche dernier, Fang, une étudiante d’Aubervilliers, lors d’un hommage à Chaolin Zhang. Après son décès, la maire (PC) d’Aubervilliers, Meriem Derkaoui, a dénoncé le « ciblage raciste » de l’agression. Rui Wang, président de l’association des jeunes Chinois en France partage cette analyse : « C’est un racisme latent qui se transforme en racisme violent car ces attaques reposent sur des préjugés : un Chinois est riche, faible et surtout silencieux. »

« Chaolin Zhang est mort de ce cliché. Il n’avait rien sur lui et il est mort pour rien », répète son épouse dévastée. « A Aubervilliers, la plupart des victimes sont, comme lui, des travailleurs modestes », ajoute Ling Lenzi, conseillère municipale (LR) à Aubervilliers et seule élue de la communauté. « C’est ce même type de préjugé qui avait conduit à la mort d’Ilan Halimi » (NDLR : un jeune juif enlevé et tué en 2006 par un gang qui espérait une rançon), dénonçait la Licra (Ligue contre le racisme et l’antisémitisme), mardi, s’inquiétant de la montée d’un racisme anti-asiatique.

« Cette hausse de la violence » effraie le comité de soutien à la famille de Chaolin Zhang, créé après son décès. Il réclame « justice », mais aussi des « mesures concrètes pour la sécurité avant un autre mort ».

A Aubervilliers, le travail est déjà engagé depuis plusieurs mois avec, entre autres, l’embauche d’un interprète sinophone au commissariat pour aider les victimes à porter plainte. Les représentants de la communauté chinoise demandent des mesures plus fortes. La préfecture s’est engagée hier soir à développer la vidéoprotection à Aubervilliers.

Le Parisien

 

http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-saint-denis-93/trois-suspects-toujours-recherches-18-08-2016-6049457.php

Trois suspects toujours recherchés

 

F.L.|18 août 2016, 7h00

Selon les premiers éléments de l’enquête menée par la sûreté territoriale, Chaolin Zhang et un ami ont été agressés pour le sac de ce dernier. La deuxième victime s’est remise de ses blessures avec cinq jours d’ITT quand le couturier de 49 ans n’a pas survécu.

Les deux hommes marchaient rue des Ecoles, quartier des Quatre-Chemins à Aubervilliers, pour aller au restaurant, le 7 août vers 19 heures. Chaolin Zhang a été violemment frappé au sternum, provoquant une chute fatale. Plongé dans le coma, il a succombé cinq jours plus tard à une hémorragie cérébrale.

« Il n’a pas été frappé à mort », précise une source policière qui avance la piste de l’agression violente qui a tourné au drame. Trois suspects sont toujours recherchés. « L’arrestation des coupables est une urgence pour apaiser », estime Wansheng Chi, président de l’association des Chinois résidants en France.

Dans la liste des affaires qui ont précédé, la police ressort des profils de « délinquants d’opportunité dans des zones touchées par la pauvreté et une délinquance généralisée ». « Cela peut, en effet, reposer sur l’idée que les Chinois ont la culture du paiement en espèce et pas celle du dépôt de plainte », estime une autre source proche du dossier.

Le 8 août, un procès avait lieu au tribunal de Bobigny. A la barre, deux garçons de 18 ans, à peine sortie de l’adolescence, ont été condamnés à deux ans de prison, dont quatre mois ferme, pour onze vols avec violence entre avril et juin, à Aubervilliers, exclusivement dirigés contre des victimes d’origine asiatique. En garde à vue, l’un d’entre eux avait déclaré : « Ils ont de l’argent sur eux », « ce sont des cibles faciles ». Avec une bande, dont les autres sont mineurs, ils attendaient leurs victimes dans leurs parkings souterrains pour les attaquer par surprise. « Des agressions très brutales », selon les parties civiles au procès.

Le Parisien

 

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Les grossistes d’Aubervilliers craignent des répercussions économiques

 

Nathalie Perrier|18 août 2016, 7h00
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Aubervilliers, hier. De nombreux commerçants du quartier des grossistes, installés avec leurs familles dans la ville, sont victimes d’agressions, y compris à leur domicile. (LP/N.P.)

 

Nathalie Perrier

 

C’est un ballet incessant de chariots remplis à ras bord. Malgré le soleil qui cogne, les employés n’en finissent pas de décharger les cartons de camionnettes pleines à craquer. Indifférents aux bruits des klaxons, ils se faufilent entre les voitures pour rejoindre l’une des multiples boutiques d’import-export. Bienvenue rue de la Haie-Coq, au coeur du triangle d’or des grossistes chinois d’Aubervilliers.

Un quartier en plein essor économique mais aujourd’hui traumatisé par le décès le 12 août de Chaolin Zhang, l’un des leurs. Arrivés au milieu des années 1990, ces commerçants chinois ou français d’origine chinoise ont peu à peu conquis ce territoire idéalement situé en bordure du périphérique parisien. « On compte aujourd’hui 1 600 entreprises sur le site, ce qui représente 6 000 à 8 000 emplois à temps plein ou à temps partiel », affirme Ling Lenzi, conseillère municipale LR, très impliquée dans la vie de la communauté asiatique.

L’essor économique est indéniable, comme en témoignent les ouvertures successives des centres commerciaux Cifa 1, 2 puis 3 ou plus récemment du Fashion Center, gigantesque centre commercial de 55 000 m 2 pour importateurs de vêtements et de textile. Surnommé la Whenzou française, en référence à la région de Chine où sont produits les chaussures, bijoux et autres babioles vendus en France, le quartier est aujourd’hui considéré comme une des principales plateformes d’import-export entre la France et la Chine.

Mais depuis quelques mois, les agressions à répétition ternissent cette success story. La mort de Chaolin Zhang a encore ravivé les peurs. « On se trouve face à des gens qui, pour 200 €, n’hésitent pas à tuer, s’inquiète un commerçant, qui tient à garder l’anonymat. On avait connu il y a quelques années de nombreux vols avec violence. Mais, là, nous avons encore franchi un niveau de violence. Les commerçants, les salariés, les clients, tout le monde a peur. » Et cette angoisse les poursuit souvent jusque chez eux. Trois à quatre mille salariés de la plateforme se sont en effet installés ces dernières années avec leurs familles à Aubervilliers, principalement dans les quartiers des Quatre-Chemins, de la Villette ou du Landy. Et là aussi, ils sont victimes d’agressions.

Cette violence, traumatisante, commence à avoir des répercussions sur le plan économique, à en croire certains professionnels. « Cela met en péril l’économie, s’inquiète Hsueh Sheng Wang, le PDG d’Eurasia qui loue et vend de nombreux magasins et entrepôts. Les clients n’osent plus venir et les commerçants veulent de moins en moins s’installer à Aubervilliers. Ils préfèrent aller à Paris ou dans les Hauts-de-Seine. Ces derniers temps, j’ai été obligé de baisser mes prix. »

Comme beaucoup dans le quartier, il réclame plus de policiers et l’installation de caméras de vidéosurveillance. La maire d’Aubervilliers, Meriem Derkaoui (PC), a écrit au ministre en ce sens. « Le commissariat compte 120 à 150 policiers pour 82 000 habitants. Soit autant qu’il y a quelques années quand nous n’étions que 63 000 ! C’est inacceptable pour une ville qui est au coeur de la future métropole parisienne. »

Le Parisien



Agressions de Chinois à Aubervilliers : les « antiracistes » du NPA restent muets

Quelques médias le font observer depuis lundi, sans avoir encore réussi à réveiller les associations et divers groupuscules prétendument « antiracistes » de l’extrême-gauche française.

Les prétendues « féministes » de même obédience ne se mobilisent pas davantage.

Je rappelle ici être moi aussi victime d’innombrables violences à caractère discriminatoire depuis maintenant bien plus de vingt ans, sans avoir jamais réussi à obtenir qu’une recrudescence de toutes ces violences à chaque fois que je m’en suis plainte.

Je ne connais strictement aucun moyen de faire cesser ces violences, qui sont notamment commises par des individus de l’extrême-gauche et vivement encouragées par une magistrature qui systématiquement adhère à tous les motifs d’agression invoqués par ces agresseurs qu’elle connaît bien et refuse donc catégoriquement de poursuivre.

Je suis ingénieur. C’est le premier reproche qui m’a toujours été adressé. Les ingénieurs seraient antipathiques car matheux, donc forcément calculateurs (ces magistrats confondent tout : mathématiques, comptabilité et perversité), inhumains, insensibles, tels des robots, et aussi très riches, car ils auraient de très gros salaires et n’auraient de toute façon pu suivre des études d’ingénieurs que parce qu’ils étaient déjà très riches ou fils ou filles de riches familles.

Des sbires de Josette Brenterch du NPA de Brest m’ont bien soutenu à plusieurs reprises que je ne pouvais pas souffrir, puisque je n’étais qu’un robot, et qu’il était donc possible de me faire subir absolument n’importe quoi sans qu’il n’y ait jamais aucun mal à me blesser ou me torturer physiquement ou moralement.

Les non matheux sont censés être dotés d’une sensibilité qu’il s’agit de ménager, mais les matheux, non, ce ne sont même pas des être humains, ils ne souffrent pas. Il est vrai qu’en général ils se comportent assez dignement, sans manifestations hystériques ou violentes. Certains en déduisent qu’ils ne souffrent pas…

Je reconnais avoir beaucoup de tenue, de maîtrise, ce qui n’est pas le cas des psychopathes qu’utilise Josette Brenterch pour commettre ses crimes.

En revanche, je n’ai jamais été la richissime héritière que s’imaginaient mes agresseurs.

On me reproche aussi d’être une femme. Femme et ingénieur.

Pour Josette Brenterch et ses amis, y compris les magistrats du Tribunal de Grande Instance de Brest, les femmes ingénieurs ne seraient toutes que de « sales putes volant la place des hommes dans le travail ». Partant de là, il serait parfaitement normal de les traiter en prostituées et en voleuses, et même de les assassiner, puisqu’elles n’auraient jamais dû exister.

 

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/meurtres/aubervilliers-les-chinois-se-sentent-en-insecurite_1592277.html

Aubervilliers : les Chinois se sentent en insécurité

 

Des agressions de personnes d’origine asiatique se multiplient en région parisienne. Une semaine après le meurtre d’un Chinois à Aubervilliers, la communauté chinoise se mobilise et tente de se faire entendre.

 

France 2

Francetv info

Mis à jour le 16/08/2016 | 10:13, publié le 16/08/2016 | 10:13

Hommage et recueillement pour Zhang Chaolin. Ce Chinois de 49 ans est décédé après une violente agression à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Devant la mairie dimanche 14 août, ils étaient nombreux, rassemblés dans l’émotion, mais aussi la colère, car ce crime n’est pas le premier de la sorte dans cette ville. À Aubervilliers, les attaques contre les Asiatiques se multiplient. Ils ne se sentent plus en sécurité.

150 policiers pour 80 000 personnes

« On n’a pas assez d’effectifs policiers. Pour 80 000 habitants, on n’a que 150 agents », vitupère Ling Lenzi, conseillère municipale. La maire de la ville demande aussi plus de forces de l’ordre. Sur Twitter, Meriem Derkaoui dénonce un « crime d’autant plus odieux que son mobile crapuleux se double d’un ciblage raciste ». Sur internet, des pétitions tentent difficilement d’interpeller sur la question. Les associations antiracistes ne se sont pas saisies de l’affaire.

 

http://www.lepoint.fr/societe/aubervilliers-la-communaute-chinoise-s-organise-face-aux-agressions-16-08-2016-2061708_23.php

Aubervilliers : la communauté chinoise s’organise face aux agressions

 

La recrudescence des crimes à caractère raciste oblige les quelque 4 000 Chinois ou personnes d’origine chinoise que compte la ville à se mobiliser.

 

Source AFP

Publié le 16/08/2016 à 19:45 | Le Point.fr
Une cérémonie a eu lieu à Aubervilliers, dimanche, en hommage à Zhang Chaolin.
Une cérémonie a eu lieu à Aubervilliers, dimanche, en hommage à Zhang Chaolin. © ALAIN JOCARD/ ALAIN JOCARD

 

Messages d’alerte en cas d’agression, escortes autour du métro, manifestations… La communauté chinoise d’Aubervilliers se mobilise après des actes de violence répétés qui ont coûté la vie à l’un de ses membres vendredi.

Lors d’un rassemblement organisé dimanche en mémoire de Zhang Chaolin, plusieurs personnes présentes ont ainsi témoigné leur ras-le-bol face aux violences racistes : « j’ai été agressé deux fois cette année », « je ne sors plus avec un sac à main », « aujourd’hui c’était lui, demain, ça peut être moi »…

Une hausse du « racisme anti-asiatique »

Zhang Chaolin, couturier de 49 ans et père de deux enfants, est mort le 12 août, après avoir été agressé cinq jours plus tôt en pleine rue par trois hommes qui voulaient voler le sac d’un ami, lui aussi d’origine chinoise. Un drame « prévisible », qui « aurait pu être évité », estime-t-on au parmi les 3 000 à 4 000 personnes originaires de Chine qui vivent dans cette ville de 80 000 habitants.

Ils dénoncent une « situation qui se dégrade », avec des agressions « de plus en plus violentes » motivées par des « préjugés » selon lesquels les Chinois seraient porteurs d’importantes sommes d’argent liquide. « C’est ce même type de préjugé qui avait conduit à la mort d’Ilan Halimi », a regretté la Licra mardi dans un communiqué, pointant un « racisme anti-asiatique » qui « a pris une ampleur inédite dans certains quartiers ».

Des agressions qui se concentrent sur « les petites gens »

À Aubervilliers, les services de police ont recensé sur les sept premiers mois de l’année 105 vols avec violence sur les Chinois ou personnes d’origine chinoise sur un total de 666 vols avec violence dans la commune. L’année dernière, la préfecture en dénombrait 35 sur 466 sur la même période. Sur l’ensemble de la Seine-Saint-Denis, 3,9 % des victimes de vols avec violences sont des membres de la communauté chinoise, selon des chiffres établis sur les sept premiers mois de l’année (2,4 % sur la même période en 2015). « La ville est plus touchée en raison du grand nombre de résidents et de travailleurs ponctuels d’origine chinoise qu’elle comporte », explique-t-on à la préfecture.

Le sentiment d’insécurité s’accompagne d’un changement de nature des agressions, précise Ling Lenzi, conseillère municipale Les Républicains. Auparavant dirigées contre « le secteur des commerçants », elles se concentrent désormais « sur les habitants, les petites gens ». « Depuis qu’une quarantaine de caméras de surveillance ont été installées devant les commerces, accompagnées de plus de patrouilles policières, les agresseurs se sont retournés vers là où il n’y a pas de dispositif », assure-t-elle.

Les associations se mobilisent

Depuis le début de l’année, l’Association de l’amitié chinoise en France se consacre exclusivement à la prise en charge des victimes d’agressions. Quand certains habitants s’organisent pour faire à plusieurs le chemin du métro à leur domicile, l’association a, elle, mis en place des groupes de discussions sur la messagerie instantanée chinoise WeChat. « Si quelqu’un se fait attaquer, il peut poster un appel au secours », explique le président Cao Hua Qin. « Nous nous chargeons de l’amener à l’hôpital et de prévenir la police ou d’organiser un rendez-vous au commissariat pour déposer une plainte », ajoute-t-il.

Dimanche, le comité de soutien à la famille de M. Zhang a réclamé « au moins 10 caméras supplémentaires dans les rues sensibles » et un renfort de policiers. Une demande également formulée par la maire PCF de la ville, Meriem Derkaoui, qui a écrit en ce sens en juillet au ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

Dénonçant un « crime au ciblage raciste », elle a assuré que le fonctionnement de la police municipale serait « revu » à la rentrée. La préfecture a de son côté annoncé la tenue mercredi d’une réunion de travail « avec les associations qui le souhaitent ». Certaines associations soulignent toutefois que l’insécurité touche toutes les communautés. « La violence, c’est un problème pour tout le quartier », souligne Rui Wang, président de l’Association des Jeunes Chinois de France. Il se félicite d’ailleurs d’avoir vu dans le rassemblement en mémoire de M. Zhang « des militants noirs et arabes venus en solidarité ».

 

http://www.bfmtv.com/societe/a-aubervilliers-la-communaute-chinoise-inquiete-apres-la-mort-d-un-commercant-1026811.html

À Aubervilliers, la communauté chinoise inquiète après la mort d’un commerçant

 

17/08/2016 à 11h40
Un rassemblement d'habitants d'origine chinoise devant la mairie d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis

Un rassemblement d’habitants d’origine chinoise devant la mairie d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis – Alain Jocard – AFP

 

Après la mort d’un commerçant chinois violemment agressé à Aubervilliers, la communauté asiatique est inquiète. Et dénonce un racisme dont elle se dit victime.

 

Après l’agression mortelle d’un commerçant à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, la communauté chinoise est inquiète. Elle se dit victime de racisme. Zhang Chaolin, 49 ans, père de deux enfants, est mort après cinq jours de coma à la suite d’une violente attaque.

Un climat qui se dégrade

À l’entrée de cette ville située au nord de Paris, un chinatown du vêtement. Quelque 1.500 grossistes d’origine chinoise travaillent dans ces commerces. Joëlle Zhou y tient une boutique depuis deux ans. Elle a senti le climat se dégrader. Avant même l’agression mortelle de la semaine dernière, cette commerçante avait déjà commencé à prendre ses précautions.

« Je fais plus attention dans les coins de rues, témoigne-t-elle pour BFMTV. Surtout aux feux rouges, je regarde toujours s’il n’y a pas une moto à côté de moi. C’est comme cela que ça se passe les vols à l’arraché. Ma tante était à côté de moi, elle avait son sac sur les genoux. A un feu rouge, une moto à côté a brisé la vitre de la fenêtre et a pris le sac. »

Victimes de préjugés

Selon Rui Wang, à l’origine du comité de soutien à la famille de la victime, les asiatiques représentent une cible facile et sont surtout victimes de préjugés.

« On sait qu’il y a un certain nombre d’asiatiques commerçants. De là, on fait un raccourci très rapide: asiatique égal commerçant égal riche. Des délinquants viennent tenter leur chance, regrette-t-il pour BFMTV. »

« Le commissariat ne peut pas faire face »

La communauté chinoise dénonce l’augmentation de ces agressions, notamment à Aubervilliers. Alors, tout comme la municipalité, elle demande des moyens supplémentaires pour assurer sa sécurité. La maire PCF avait dénoncé un  »crime odieux » doublé  »d’un ciblage raciste ».

« Je le dis à chaque fois, s’il y avait suffisamment de présence policière ans certains quartiers où les habitants n’en peuvent plus, a regretté pour BFMTV l’édile, Meriem Derkaoui. Le commissariat fait un travail considérable mais il ne peut pas faire face à cela. »

Les autorités alertées

Plusieurs centaines d’habitants d’origine chinoise se sont rassemblés dimanche devant la mairie d’Aubervilliers. Une pétition en ligne a également été lancée pour dénoncer ce racisme anti-asiatique. Elle a recueilli plus de 10.000 signatures. Les signataires demandent « au président de la République, au gouvernement, aux parlementaires, aux candidats à l’élection présidentielle et aux élus locaux concernés des propositions et des initiatives fortes ».

Un problème qui n’est pas récent. En 2010, plusieurs milliers de personnes manifestaient à Belleville, dans le XXe arrondissement de Paris, pour protester contre les violences dont la communauté chinoise se disait déjà la cible. L’année dernière, une pétition rassemblant près de 26.000 signatures était envoyée au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur pour alerter une nouvelle fois les autorités sur le climat d’insécurité ressenti par la communauté asiatique.

Par C.H.A. avec Laetitia Soudy et Francis Simoes

 

 

http://www.bfmtv.com/societe/insecurite-la-communaute-asiatique-francaise-interpelle-valls-891898.html

Insécurité: la communauté asiatique française interpelle Valls

03/06/2015 à 10h58 Mis à jour le 03/06/2015 à 13h17

Des membres de la communauté franco-chinoise lors d'une manifestation en 2012.

Des membres de la communauté franco-chinoise lors d’une manifestation en 2012. – Kenzo Tribouillard – AFP

 

Une pétition rassemblant près de 26.000 signatures a été envoyée au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur pour alerter une nouvelle fois les autorités sur le climat d’insécurité ressenti par la communauté asiatique.

 

La colère monte dans la communauté asiatique. Ils sont élus, chercheurs, étudiants, techniciens, ouvriers, cadres, chef d’entreprise… et pourtant, « la société française se borne bien souvent à leur attribuer le seul statut de commerçants, et ne semble les apprécier que dans le folklore lié aux fêtes », regrette Jackie Troy, membre du Conseil représentatif des associations asiatiques de France (CRAAF). Mais ces préjugés ne sont pas le seul motif de gronde dans la communauté: « la sécurité est une préoccupation forte de nos membres », poursuit Jackie Troy, arrivée en France il y a plus de 25 ans.Ainsi, la semaine dernière, une pétition intitulée « Plus de sécurité pour vivre en harmonie », rassemblant plus de 25.000 signatures et près de 1.500 soutiens d’entreprises, a été envoyée à Matignon, au ministère de l’Intérieur, à la mairie de Paris, et à la préfecture de police, révèle mercredi Le Figaro.

Des manifestations depuis 2010

Les auteurs du texte assurent que « dans les quartiers fréquentés par les ressortissants asiatiques, les sites touristiques, ou  les centres commerciaux, les habitants ou touristes asiatiques sont souvent les cibles d’agressions, de nombreux cambriolages et braquages parfois très violents ». Et la pétition de rappeler le terrible fait divers en mars dernier, lorsqu’une restauratrice chinoise a été tuée à coups de marteau, et son époux battu avec une barre de fer, dans leur commerce en Seine-Saint-Denis, pour un motif crapuleux.

Une insécurité et une angoisse dénoncées depuis de nombreuses années par les associations franco-asiatiques: en juin 2010, une première manifestation avait été organisée à Paris pour protester contre les agressions dont ils se disaient victimes, notamment dans l’est parisien et le quartier de Belleville. Depuis, l’opération se renouvelle chaque année, mais la situation et le ressenti de la communauté ne semblent pas évoluer.

« C’est un appel au secours de la communauté asiatique de France, victime de plus en plus d’agressions », indiquait en avril dernier Taki Zhang, porte-parole du CRAAF, sur France Info. « On demande aux autorités de prendre conscience de ce malaise. Aujourd’hui on se fait agresser pour 20 euros ». Selon Le Figaro, Matignon a « accusé réception » de cette pétition. La communauté espère désormais obtenir un entretien avec les autorités.

Par Alexandra Gonzalez


Des changements stratégiques dans la lutte contre les terroristes en Syrie

Plus d’informations sur les nouvelles frappes russes en Syrie ce soir.

Curieusement – ou pas – leur calendrier suit toujours celui des attaques de Cyprien Luraghi et de ses divers complices à mon encontre.

Poutine avait annoncé le retrait de ses forces en Syrie au mois de mars dernier après que l’arrêt de la Cour d’Appel de Rennes du 2 décembre 2015 m’ayant totalement blanchie des accusations mensongères de Josette Brenterch du NPA de Brest soit devenu définitif.

Seulement voilà, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi ne l’acceptant pas annonçait déjà une suite à ses hostilités, et le mois dernier il s’est bien remis en guerre avec sa corde de pendu.

 

http://www.lepoint.fr/monde/des-avions-russes-frappent-en-syrie-pour-la-premiere-fois-depuis-l-iran-16-08-2016-2061554_24.php

La Russie frappe les jihadistes en Syrie depuis l’Iran

AFP

Modifié le 16/08/2016 à 19:35 – Publié le 16/08/2016 à 10:35 | AFP

Capture d'écran faite le 16 août 2016 d'une vidéo diffusée par le ministère russe de la Défense montrant des frappes menées par un Tupolev Tu-22M3 en Syrie
Capture d’écran faite le 16 août 2016 d’une vidéo diffusée par le ministère russe de la Défense montrant des frappes menées par un Tupolev Tu-22M3 en Syrie

 

Des bombardiers russes ont frappé mardi pour la première fois des positions jihadistes en Syrie en décollant d’un aérodrome en Iran, un pas supplémentaire dans la coopération militaire entre les deux principaux soutiens du régime de Damas.

Les Etats-Unis, qui mènent une coalition internationale antijihadiste en Syrie, ont assuré de leur côté avoir été informés à l’avance par Moscou de cette opération.

 

Destruction à Alep, en Syrie, après un raid aérien contre des quartiers contrôlés par les rebelles, le 16 août 2016 © THAER MOHAMMED AFP
Destruction à Alep, en Syrie, après un raid aérien contre des quartiers contrôlés par les rebelles, le 16 août 2016 © THAER MOHAMMED AFP

 

Le ministère russe de la Défense a annoncé que des bombardiers Tu-22M3 et Su-34 avaient étaient partis de la base militaire de Hamedan, dans le nord-ouest de l’Iran, pour frapper en Syrie des positions du groupe Etat islamique (EI) et du Front al-Nosra (aujourd’hui Front Fateh al-Cham après avoir renoncé à son rattachement à Al-Qaïda).

Ces frappes ont permis, affirme le ministère, la destruction de « cinq grands dépôts d’armes et de munitions » et de camps d’entraînement à Deir Ezzor, Saraqeb dans la région d’Idleb et à Al-Bab, une ville tenue par l’Etat islamique dans la région d’Alep.

 

Frappes russes en Syrie depuis l'Iran © Jonathan WALTER AFP
Frappes russes en Syrie depuis l’Iran © Jonathan WALTER AFP

 

Les avions russes ont également frappé trois centres de commandement dans les régions de Jafra et de Deir Ezzor, éliminant « un grand nombre de combattants », selon le communiqué.

C’est la première fois que la Russie utilise le territoire d’un pays tiers pour procéder à des frappes en Syrie depuis le déclenchement de sa campagne militaire, il y a près d’un an.

La coalition internationale, qui effectue aussi des frappes contre les jihadistes, « en a été informée par les Russes », a affirmé le porte-parole militaire américain, Chris Garver.

« Nous avons assuré la sécurité de leur vol quand ces bombardiers sont passés (…) vers leur cible et quand ils sont rentrés », a-t-il précisé, ajoutant que ces frappes ‘ »n’avaient affecté les opérations de la coalition ni en Irak, ni en Syrie ».

- Une « nouvelle étape » -

 

Photo fournie par le ministère russe de la Défense montrant le ministre Sergueï Choïgou sur la base russe de Hmeimim, en Syrie, le 18 juin 2016 © Vadim Savitsky Russian Defence Ministry/AFP/Archives
Photo fournie par le ministère russe de la Défense montrant le ministre Sergueï Choïgou sur la base russe de Hmeimim, en Syrie, le 18 juin 2016 © Vadim Savitsky Russian Defence Ministry/AFP/Archives

 

« C’est une nouvelle étape dans la campagne militaire russe en Syrie. L’utilisation de cette base donne un avantage tactique à la Russie car ses bombardiers lourds peuvent transporter beaucoup plus de bombes s’ils ont un temps de vol court », souligne l’analyste Pavel Felgenhauer, pour qui cette stratégie relève du « tapis de bombes ».

L’ONG Human Rights Watch a pour sa part accusé les aviations russe et syrienne d’avoir fait usage à plusieurs reprises de bombes incendiaires dans des raids « honteux » sur des civils dans le nord de la Syrie.

 

Des militaires russes préparent un bombardier SU-34 sur la base militaire de Hmeimim, en Syrie, le 4 mai 2016 © Vasily Maximov AFP/Archives
Des militaires russes préparent un bombardier SU-34 sur la base militaire de Hmeimim, en Syrie, le 4 mai 2016 © Vasily Maximov AFP/Archives

 

Moscou et Téhéran « échangent des moyens et des infrastructures » dans le cadre de la « lutte antiterroriste », a expliqué le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Shamkhani, à l’agence de presse d’Etat Irna.

L’annonce de ces frappes a été précédée par une rencontre lundi à Téhéran du vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov avec le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, consacrée notamment au conflit syrien.

La Russie et l’Iran sont les deux grands alliés du régime syrien de Bachar al-Assad, qu’ils soutiennent politiquement, financièrement et militairement contre les groupes rebelles et les jihadistes.

 

Des corps devant un hôpital à Alep, en Syrie, après un bombardement, le 16 août 2016 © THAER MOHAMMED AFP/Archives
Des corps devant un hôpital à Alep, en Syrie, après un bombardement, le 16 août 2016 © THAER MOHAMMED AFP/Archives

 

Pour Moscou, ce soutien militaire a débuté fin septembre 2015 avec des bombardements aériens qui ont permis aux forces de Bachar al-Assad de reprendre du terrain et notamment la cité antique de Palmyre aux jihadistes.

La Russie intervenait jusque-là notamment à partir de l’aérodrome militaire de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie, ou en tirant à partir de navires en mer.

Des bombardiers stratégiques Tu-22M3, trop grands pour utiliser la base syrienne, étaient déjà partis de Russie pour frapper la Syrie mais la base de Hamedan, située à moins de 1.000 km de la frontière syrienne, réduit considérablement leur temps de vol.

« Si la Russie commence à également procéder à des frappes contre l’EI en Irak, sa base en Syrie ne convient plus car elle est trop éloignée. Celle de Hamedan peut en revanche convenir, d’autant qu’elle se situe sur un territoire allié que la Russie n’aura pas à défendre », souligne M. Felgenhauer.

Après plusieurs mois de frappes aériennes, le président Vladimir Poutine avait annoncé en mars le retrait de la majeure partie du contingent russe de Syrie. Mais la Russie y garde des installations et des hommes et y continue ses bombardements en appui aux troupes syriennes.

Une source militaire a en outre révélé lundi à l’agence de presse russe Interfax que Moscou avait demandé à l’Iran et à l’Irak la permission de faire voler des missiles de croisière à travers leur espace aérien.

Le ministre de la Défense russe Sergueï Choïgou a affirmé lundi que Moscou et Washington étaient proches d’un accord sur une coopération militaire à Alep, épicentre du conflit syrien où s’affrontent âprement les forces de Damas et les rebelles. Cette information n’a pas été confirmée par les Etats-Unis.

La situation à Alep, ainsi que la « coordination des actions dans la lutte contre les groupes terroristes en Syrie », ont été évoquées par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et son homologue américain, John Kerry, dans un entretien téléphonique mardi soir, selon un communiqué de la diplomatie russe.

Au moins 19 civils, dont trois enfants, y ont été tués mardi dans des frappes aériennes intenses sur deux quartiers du secteur rebelle, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

16/08/2016 19:34:07 -  Moscou (AFP) -  © 2016 AFP

 

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/raids-de-bombardiers-russes-en-syrie-a-partir-d-une-base-en-iran-1156608

© Reuters
Publié le 16/08/2016 à 15:51

 

Raids de bombardiers russes en Syrie à partir d’une base en Iran

 

Des bombardiers à long rayon d'action, déployés sur une base aérienne en Iran, ont mené des frappes contre un certain nombre de cibles en Syrie. /Image tirée d'une vidéo/REUTERS/Ministère de la défense russe

Des bombardiers à long rayon d’action, déployés sur une base aérienne en Iran, ont mené des frappes contre un certain nombre de cibles en Syrie. /Image tirée d’une vidéo/REUTERS/Ministère de la défense russe

par Andrew Osborn

Des bombardiers russes, déployés sur une base aérienne en Iran, ont bombardé des positions de l’Etat islamique (EI) et des rebelles de l’ancien Front al Nosra à Alep, Idlib et Daïr az Zour en Syrie, a annoncé mardi le ministère russe de la Défense.

Il s’agit de bombardiers à long rayon d’action Tupolev-22M3 et des bombardiers tactiques Soukhoï-34 qui ont décollé de la base aérienne d’Hamadan, dans le nord-ouest de l’Iran, a ajouté le ministère.

Aucun avion russe n’avait encore décollé d’un pays étranger, en dehors de la Syrie elle-même, depuis le début de l’intervention militaire de Moscou, en septembre. C’est en outre la première fois que la République islamique d’Iran autorise une puissance étrangère à utiliser son territoire à des fins militaires.

Ces opérations confirment le rôle croissant pris par l’armée russe dans la région. Les bombardiers partis d’Iran ont bénéficié de la protection de chasseurs déployés sur la base de Hmeimim, dans la province syrienne de Lattaquié, a précisé le ministère de la Défense.

A Téhéran, le président du conseil de sécurité nationale de la République islamique a annoncé que son pays partageait certaines de ses installations militaires avec la Russie afin de combattre le terrorisme en Syrie.

« La coopération irano-russe dans le combat contre le terrorisme en Syrie est stratégique et nous partageons nos moyens et nos infrastructures dans ce domaine », a déclaré Ali Shamkhani, cité par l’agence de presse Irna.

ALEP VISÉE

« Les frappes ont entraîné la destruction de cinq grands dépôts d’armes (…), d’un camp d’entraînement d’activistes (…), de trois centres de commandement et de contrôle (…) et d’un nombre important d’activistes », dit le ministère de la Défense, dans un communiqué. Toutes ces positions étaient impliquées dans la bataille d’Alep, précise-t-il.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) fait état mardi de nombreux raids aériens dans et autour de la ville, devenue le principal enjeu du conflit. A Tariq al Bab et Al Sakhour, deux quartiers du nord-est d’Alep, les bombardements ont fait une vingtaine de morts, ajoute-t-il.

A Moscou, le ministère de la Défense assure que l’aviation russe a fait le maximum pour épargner les civils. Plusieurs centaines de millier de personnes se trouvent dans les quartiers d’Alep aux mains des insurgés assiégés par les forces gouvernementales.

Selon la presse russe, la Russie a par ailleurs demandé et obtenu l’autorisation de l’Iran et de l’Irak pour tirer des missiles de croisière au-dessus de leur territoire à partir de la mer Caspienne.

La chaîne de télévision publique Rossiya-24 a diffusé des images dépourvues de légende, montrant trois bombardiers et un avion de transport militaire, sans doute en Iran, sans préciser où, ni quand, elles avaient été tournées.

La chaîne a expliqué que la présence de bombardiers en Iran allait réduire les temps de vol de 60% et rendre plus efficaces les bombardements. La presse russe précise que les bombardiers Tupolev-22, déjà employés pour intervenir en Syrie à partir du territoire russe, étaient trop imposants pour utiliser l’aérodrome de Hmeimim.

(Avec Dominic Evans à Dubaï, Pierre Sérisier et Jean-Philippe Lefief pour le service français)

 

https://fr.sputniknews.com/international/201608141027280965-russie-syrie-frappes-depots-armes/

Des bombardiers russes détruisent des armes et abattent des djihadistes en Syrie

 

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International

10:02 14.08.2016(mis à jour 16:05 14.08.2016) URL courte

 

Le ministère russe de la Défense a annoncé que six bombardiers russes avaient détruit ce dimanche six grands dépôts d’armes dans la province syrienne de Deir ez-Zor.

 

L’aviation russe a également détruit ce dimanche en Syrie deux chars, quatre véhicules blindés, ainsi qu’un important nombre de combattants, rapporte le ministère russe de la Défense.

« Ce 14 août, six bombardiers à longue portée Tu-22M3 en provenance d’un aéroport basé sur le territoire russe ont bombardé des sites du groupe terroriste Daech dans les régions sud-ouest, est et nord-est de la ville de Deir ez-Zor », a annoncé le ministère russe de la Défense.

 

 

Des avions Su-30cm et Su-35s ont protégé les bombardiers depuis la base aérienne de Hmeymim.Après avoir accompli avec succès leur mission, les avions russes sont retournés à leur aérodrome de stationnement.

La Russie mène depuis le 30 septembre 2015 une opération militaire contre les terroristes en Syrie sur décision du président russe Vladimir Poutine et à la demande du président syrien Bachar el-Assad. Les frappes aériennes russes ciblent les sites militaires, les centres de communication, les transports, ainsi que les stocks d’armes, de munitions et de combustible appartenant à Daech, au Front al-Nosra et à d’autres groupes terroristes.

 

 

http://www.france24.com/fr/20160814-syrie-morts-raids-intensification-russie-frappes-civils-alep-idlib-rebelles-jihadistes-conf

Syrie : des raids russes et syriens font plusieurs dizaines de morts en 24 heures

 

Des changements stratégiques dans la lutte contre les terroristes en Syrie dans Attentats 20161014_syrie_idlib
© Omar Haj Kadour, AFP | Des civils syriens dans la ville d’Idlib, dans le nord de la Syrie, après un raid sur un quartier rebelle de la ville, en juillet.

 

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/08/2016

L’intensification des frappes du régime syrien et de son allié russe ces dernières 24 heures sur les secteurs rebelles d’Alep et dans la province d’Idlib, dans le nord du pays, ont tué près de 70 civils, a annoncé dimanche l’OSDH.

 

Ces dernières 24 heures, d’intenses raids aériens syriens et russes sur la partie nord du territoire syrien ont tué près de 70 civils, a indiqué, dimanche 14 août, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui s’appuie sur un vaste réseau de sources dans le pays. Les frappes ont visé les secteurs « rebelles » dans l’est de la ville d’Alep et plus à l’ouest, ainsi que dans la province voisine d’Idlib aux mains de l’Armée de la conquête depuis 2015.

Au moins 45 civils ont péri en zone rebelle à Alep et dans sa province, alors que 22 ont été tués dans la ville et la province d’Idlib, a précisé l’OSDH, soulignant que les frappes se poursuivaient dimanche dans les deux régions. En outre, neuf civils ont péri dans l’ouest d’Alep par des tirs rebelles.

Selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH, « l’intensification des frappes sur Idlib s’explique par le fait que cette province est le réservoir humain des combattants de l’Armée de la conquête« . « Les forces du régime et leurs alliés sont actuellement sous pression à Alep après la grande défaite qu’elles ont subie aux mains de l’Armée de la conquête au sud-ouest de la ville », a-t-il ajouté.

Après le siège brisé d’Alep, les combats continuent

Les troupes pro-régime sont en difficulté à Alep après le revers surprise infligé par leurs adversaires au sud de la ville, où ils se sont emparés le 6 août dernier du quartier gouvernemental de Ramoussa. Ce qui leur a permis de briser le siège imposé par le pouvoir aux secteurs rebelles. Enjeu majeur de la guerre qui ravage la Syrie depuis plus de cinq ans, Alep est divisée depuis 2012 en quartiers rebelles à l’est et quartiers pro-régime à l’ouest. Et chacun des protagonistes, qui a fait appel à des milliers d’hommes en renfort, cherche à prendre la totalité de la ville, deuxième du pays. Les combats se concentrent pour le moment au sud et au sud-est d’Alep, la véritable bataille pour la prise de la ville n’ayant pas encore été lancée.

L’armée appuyée par des combattants iraniens, irakiens et du Hezbollah libanais, fait face à l’Armée de la conquête, une alliance entre les rebelles et les jihadistes du Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra qui a renoncé à son rattachement avec Al-Qaïda).

Déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie, le conflit en Syrie s’est complexifié avec l’intervention de parties étrangères et la montée en puissance de jihadistes. Le groupe État islamique (EI) occupe également de vastes territoires de ce pays morcelé, même s’il a encore perdu du terrain avec la perte de Minbej prise par une coalition arabo-kurde appuyée par un soutien aérien de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

La Russie, elle aussi, vise l’EI. Dimanche, dans la ville de Deir Ezzor occupée en grande partie par les jihadistes, des raids aériens ont détruit six dépôts d’armement, deux centres de commandement et des véhicules de l’EI, selon le ministère de la Défense à Moscou, qui a fait également état d’un nombre indéterminé de jihadistes tués. Depuis 2011, le conflit a fait plus de 290 000 morts et jeté sur les routes des millions de personnes.

Avec AFP

Première publication : 14/08/2016

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/08/12/97001-20160812FILWWW00267-un-soldat-russe-tue-en-syrie.php

Un dix-neuvième soldat russe tué en Syrie

 

  • Par lefigaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 12/08/2016 à 18:19
  • Publié le 12/08/2016 à 18:13

Un soldat russe a été tué en Syrie, a annoncé aujourd’hui le gouverneur d’une région russe, sans donner de détails sur ce décès qui porte le nombre des militaires russes tués dans ce pays à 19.  »Asker Bijoïev est mort en héros au cours d’une mission militaire en Syrie », a écrit sur le réseau social Instagram Iouri Kokov, le gouverneur de la Kabardino-Balkarie, dans le Caucase.

Le soldat « s’est vu décerner à titre posthume l’Ordre du Courage par un décret de Vladimir Poutine », a-t-il ajouté. Les autorités de sa région d’origine, citées par l’agence officielle de presse TASS, ont dit que la mort remontait au 19 mai. Un rapport publié en mai par la société américaine Stratfor, spécialisée dans le renseignement, montrait une base aérienne utilisée par l’armée russe entre Palmyre et Homs, dans le centre de la Syrie, ayant subi d’importants dégâts après une attaque du groupe Etat islamique.

Les images satellite prises entre le 14 et le 17 mai suggéraient que quatre hélicoptères et 20 camions avaient été détruits. L’armée russe avait alors démenti toute attaque, assurant que les cratères visibles sur les images existaient depuis plusieurs mois.

Au total, en comptant l’annonce du gouverneur vendredi, 19 militaires russes ont été tués en Syrie depuis que la Russie y a déclenché une intervention militaire fin septembre 2015 pour soutenir son allié, le président syrien Bachar al-Assad. La Russie a subi ses plus lourdes pertes le 1er août quand cinq personnes sont mortes dans le crash d’un hélicoptère, abattu dans le nord-ouest de la Syrie.

LIRE AUSSI :
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