Chantage contre le roi du Maroc : les deux journalistes mis en examen

Le Figaro :

 

Selon Eric Dupont-Moretti, l’un des avocats du Maroc, l’un des journalistes avait contacté le palais royal le 23 juillet dernier pour annoncer la rédaction d’un livre et demander « des choses importantes ». Lors d’une rencontre avec un représentant du roi, il aurait demandé trois millions d’euros pour ne pas publier son ouvrage et le souverain chérifien a déposé plainte auprès du procureur de la République de Paris.

Lors d’une nouvelle réunion organisée jeudi à Paris sous le contrôle de la police et du parquet français pour piéger le journaliste et son co-auteur, ces derniers ont accepté de l’argent et signé un contrat, a ajouté l’avocat du roi du Maroc.  »Le contrat, c’est en réalité la signature de leur culpabilité et la signature de ce chantage », a-t-il dit.

 

Je ris, cela va de soi…

 

http://www.rtl.fr/actu/international/le-roi-du-maroc-victime-de-chantage-c-est-extremement-glauque-dit-l-avocat-eric-dupond-moretti-7779525557

Le roi du Maroc victime de chantage : « C’est extrêmement glauque », dit l’avocat Éric Dupond-Moretti

 

INVITÉ RTL – L’avocat français qui défend le roi du Maroc se demande si les deux journalistes interpellés ont été « instrumentalisés par un groupe ».

 
La page de l’émission : L’Invité de RTL Soir

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Le roi du Maroc victime de chantage : « C’est extrêmement glauque », dit l’avocat Éric Dupond-Moretti Crédit Image : CHARLY TRIBALLEAU / AFP Crédit Média : Marc-Olivier Fogiel Télécharger

 

par Marc-Olivier Fogiel , Julien Absalon publié le 27/08/2015 à 19:37

Le roi du Maroc, Mohammed VI, a été victime d’une tentative de chantage et d’extorsion de fonds. Le journaliste-écrivain Éric Laurent et sa co-auteure Catherine Graciet, qui disaient être sur le point de publier une enquête à charge sur la famille royale du Maroc, ont été interpellés, jeudi 27 août. Une affaire qualifiée d’ »exceptionnellement grave » par Éric Dupond-Moretti, qui défend le roi du Maroc.

Au micro de RTL, l’avocat français a dénoncé les agissements de l’homme de 68 ans, déjà auteur de livres sur le Maroc. « On sait qu’il n’y a aucune révélation fracassante. Il n’y a absolument rien à dire. Ce monsieur a précédemment écrit un ouvrage dans lequel il louait le régime de Hassan II. Il a été à la fois laudateur et il est aujourd’hui racketteur. Tout ça est extrêmement glauque« , a déclaré Éric Dupond-Moretti.

La question du « terrorisme » évoquée par l’avocat

« C’est la première fois à ma connaissance qu’un personnage qui se veut journaliste exerce directement un chantage sur un chef d’État en exercice. C’est du jamais vu, c’est d’une audace folle« , s’étonne-t-il.

Les motivations des deux journalistes ne sont pas encore connues, mais elles intriguent particulièrement Éric Dupond-Moretti. « On se demande d’ailleurs quels sont les mobiles. Est-ce que c’est la vénalité ? Ou est-ce que cet homme et cette femme n’ont pas été instrumentalisés par un groupe ? Et en particulier, on se pose la question du terrorisme. Je le dis très sérieusement », prévient-il.

De plus, il y a quelques mois encore, les relations diplomatiques entre la France et le Maroc n’étaient pas au beau fixe. « Les conséquences géopolitiques de ce type d’agissement sont considérables« , estime l’avocat qui assure être dans une « démarche exclusivement judiciaire » et ne sait pas si « le parquet de Paris a informé le garde des Sceaux, qui aurait informé les autorités politiques ». En revanche, à la question de savoir si le roi du Maroc est au courant de ces arrestations, il répond : « Je le pense ».

 

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http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/qui-sont-les-journalistes-qui-ont-tente-de-faire-chanter-le-roi-du-maroc-7779532783

Qui sont les journalistes accusés d’avoir tenté de faire chanter le roi du Maroc ?

 

ÉCLAIRAGE – Éric Laurent et Catherine Graciet sont soupçonnés d’avoir fait chanter Mohammed VI en réclamant trois millions d’euros afin de ne pas publier un livre.

 

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Les deux journalistes ne reconnaissent pas la tentative d’extorsion de fonds Crédit Image : FADEL SENNA / AFP Crédit Média : Jean-Alphonse Richard

 

par Jean-Alphonse Richard , Marie-Pierre Haddad publié le 28/08/2015 à 14:25 mis à jour le 28/08/2015 à 14:41

Après avoir mené une enquête sur le Maroc, deux journalistes français ont été arrêtés jeudi 27 août à Paris et placés en garde à vue. Ils sont soupçonnés d’avoir tenté de faire chanter le roi du Maroc, Mohammed VI, en proposant la non-publication de leur livre, en échange de trois millions d’euros.

Ainsi Éric Laurent et Catherine Graciet ont déjà écrit un livre accusateur contre Mohammed VI en 2012, Le roi prédateur. L’affaire a duré plusieurs mois. Le 23 juillet à Paris, Éric Laurent contacte le cabinet du roi du Maroc et leur annonce qu’il va publier un livre à charge. C’est alors qu’il sollicite un rendez-vous qui aura lieu le 11 août.

Au cours de ce face-à-face avec un avocat marocain, le journaliste aurait réclamé trois millions d’euros au représentant du Roi pour annuler la publication du livre. C’est ce que soutient le Maroc. Une plainte est alors immédiatement déposée auprès du procureur de Paris.

Plusieurs enquêtes publiées

Âgé de 68 ans, Éric Laurent a écrit de nombreux livres d’enquête comme La Face cachée du pétrole, sorti en 2006, Bush l’Iran et la bombe en 2007. Son dernier livre Aux banques les milliards, à nous la crise, était prévu pour le 9 septembre prochain.

Catherine Graciet est une journaliste spécialiste du Maghreb. Elle a travaillé au Maroc pour le Journal Hebdomadaire. Elle est aussi l’auteure de plusieurs livres dont Sarkozy-Kadhafi, histoire secrète d’une trahison sorti en 2003. Le journaliste Nicolas Beau a confié à l’AFP être « sous le choc » : « Je savais que Catherine avait ce projet de livre. Si les faits sont avérés c’est très surprenant de la part de Catherine. Elle n’a pas le profil pour ce type de délit ».

Les journalistes se disent victimes d’un piège

Les deux journalistes ne reconnaissent pas la tentative d’extorsion de fonds. Interrogés séparément, ils estiment qu’ils sont tombés dans un piège et qu’ils sont victimes d’une machination montée par le Maroc. L’avocat de la journaliste, Maître Moutet, parle de « coup monté ». Reste que l’enquête ouverte mi-août par le parquet de Paris après la plainte du Maroc, apparaît accablante : surveillances policières, photographies, enregistrements… jusqu’à ce rendez-vous dans un restaurant parisien.

Éric Laurent aurait accepté une enveloppe de 80.000 euros, acompte des deux millions qu’il devait finalement se partager avec sa consœur en échange d’une non publication. La preuve du chantage pour Maître Dupont Moretti, avocat du Maroc. L’ambassadeur du Maroc en France dénonce des pratiques « odieuses, abjectes et criminelles ».

 

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http://www.lepoint.fr/monde/chantage-contre-le-roi-du-maroc-c-est-tres-dommage-pour-la-france-28-08-2015-1959950_24.php

Chantage contre le roi du Maroc : c’est  »très dommage pour la France »

 

Gilles Perrault, auteur d’un livre critique sur Hassan II, redoute que cette « affaire navrante » déconsidère à l’avance toute critique sur le régime marocain.

 

Source AFP

Publié le 28/08/2015 à 12:12 – Modifié le 28/08/2015 à 12:20 | Le Point.fr

 

L'actuel roi du Maroc Mohammed VI au côté du président François Hollande le 9 février 2015 à Paris.
L’actuel roi du Maroc Mohammed VI au côté du président François Hollande le 9 février 2015 à Paris.AFP PHOTO / ALAIN JOCARD©ALAIN JOCARD

 
L’interpellation jeudi à Paris de deux journalistes soupçonnés d’avoir fait chanter le royaume du Maroc est « une affaire navrante », a estimé vendredi l’écrivain Gilles Perrault, auteur d’un livre très critique envers l’ancien roi du Maroc Hassan II. « C’est une triste histoire qui risque de déconsidérer le travail de ceux qui essaient de donner une image objective du Maroc », a-t-il déclaré à l’Agence France-Presse (AFP). « Cela risque de déconsidérer à l’avance toute critique » a-t-il ajouté, estimant également que c’était « très dommage pour la France ».

Gilles Perrault est l’auteur du retentissant Notre ami le roi publié en 1990 et qui faisait un bilan accablant de 30 ans du règne d’Hassan II. L’ouvrage s’interrogeait aussi sur la complaisance de certaines élites françaises à son égard. Perrault avait également préfacé l’an dernier un ouvrage très critique à l’égard du roi actuel du Maroc, fils d’Hassan II, écrit par l’ancien journaliste marocain de l’AFP Omar Brouksy. Intitulé « Mohammed VI derrière les masques », il était sous-titré « le fils de notre ami » en référence au livre de Gilles Perrault.

 

http://www.lepoint.fr/justice/chantage-contre-le-roi-du-maroc-ce-que-l-on-sait-de-l-affaire-28-08-2015-1959986_2386.php

Chantage contre le roi du Maroc : ce que l’on sait de l’affaire

 

Alors que les deux journalistes soupçonnés d’avoir fait chanter le roi du Maroc sont toujours en garde à vue, de nombreuses questions restent en suspens.

 

Source AFP

Publié le 28/08/2015 à 13:55 | Le Point.fr

 

Le roi Mohammed VI aurait pu être victime d'un chantage de la part de journalistes.
Le roi Mohammed VI aurait pu être victime d’un chantage de la part de journalistes.©Fadel SENNA

 

Deux journalistes français ont-ils tenté de faire chanter le royaume du Maroc avec des informations supposées gênantes ? Eric Laurent et Catherine Graciet, accusés d’avoir empoché de l’argent extorqué, étaient toujours en garde à vue vendredi à Paris. Cette garde à vue, qui a commencé jeudi après-midi, peut théoriquement durer jusqu’à quarante-huit heures et se terminer samedi avec l’éventuelle présentation des deux journalistes aux juges d’instruction en vue de leur mise en examen. Le parquet, qui s’était déjà saisi en enquête préliminaire, a ouvert mercredi une information judiciaire pour tentative d’extorsion de fonds et tentative de chantage.

Selon le récit de l’avocat du Maroc, Me Éric Dupond-Moretti, l’affaire, singulière et rocambolesque, a commencé le 23 juillet, quand Éric Laurent contacte le cabinet royal et sollicite une rencontre en disant qu’il prépare un livre. Le journaliste n’est pas un inconnu au Maroc. Il avait déjà publié en 1993 un livre d’entretiens avec l’ancien monarque Hassan II, père de l’actuel roi Mohammed VI. Début 2012, il publiait aussi, avec Catherine Graciet cette fois, un livre accusateur contre Mohammed VI, Le Roi prédateur (éditions du Seuil). Signe de l’ire de Rabat, l’édition du journal espagnol El País avait été interdite sur le territoire marocain le jour où le quotidien avait publié les bonnes feuilles du livre.

Après l’appel d’Eric Laurent, un représentant du cabinet du roi, un avocat marocain, a rencontré le journaliste. « Et là, surprise, énorme, raconte Me Dupond-Moretti, Eric Laurent dit : Écoutez, je prépare un livre avec Mme Graciet, co-auteur, et, moyennant trois millions d’euros, il n’y a pas de polémique, on retire notre bouquin. »

Nombreuses questions

Le Maroc a déposé une plainte à Paris, conduisant le parquet à ouvrir une enquête. Dans ce cadre, des réunions vont être organisées, « des rencontres filmées, enregistrées, entre le représentant du roi » et les journalistes, poursuit Me Dupond-Moretti. Selon l’avocat, les deux journalistes sont sortis du dernier rendez-vous parisien, jeudi, toujours sous surveillance policière, avec « un acompte substantiel de 40 000 euros chacun ». Une source proche du dossier a confirmé jeudi à l’AFP qu’il y avait eu « remise et acceptation d’une somme d’argent ». Peu après, ils ont été arrêtés et placés en garde à vue dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

À ce stade, de nombreuses questions se posent, notamment sur les motivations des deux journalistes, qui ont publié plusieurs autres ouvrages (Bush, l’Iran et la Bombe, La Face cachée du pétrole, La Face cachée du 11 Septembre pour Éric Laurent, La Régente de Carthage : main basse de la Tunisie, Sarkozy-Kadhafi, histoire secrète d’une trahison pour Catherine Graciet). Jeudi, les éditions du Seuil ont confirmé à l’AFP qu’ils préparaient un livre sur le roi du Maroc, « pour une sortie en janvier-février ».

« Folie douce »

« C’est de la folie douce d’imaginer que leur chantage aurait pu marcher », s’étonne une source proche du dossier. « Si les faits sont avérés, c’est très surprenant de la part de Catherine. Elle n’a pas le profil pour ce type de délit », a réagi le journaliste Nicolas Beau, co-auteur de La Régente de Carthage. Si l’avocat du Maroc a livré de nombreux détails sur l’affaire, la version des journalistes n’a à ce stade pas filtré.

L’affaire intervient dans un contexte particulier entre Paris et Rabat, qui se sont réconciliés au niveau diplomatique après une brouille, début 2014, lors de l’annonce de plaintes à Paris pour tortures contre le patron du contre-espionnage marocain Abdellatif Hammouchi. En février 2014, des policiers lui avaient notifié directement à l’ambassade du Maroc à Paris, où il se trouvait, une convocation d’un juge d’instruction, suscitant la colère de Rabat. Les deux pays s’étaient réconciliés à la faveur d’un nouvel accord judiciaire début 2015 entre les deux gouvernements, qui a été dénoncé par des organisations de défense des droits de l’homme.

 

http://www.20minutes.fr/societe/1674607-20150828-chantage-contre-roi-maroc-deux-journalistes-francais-interpelles

ENQUETE Eric Laurent et Catherine Graciet ont été interpellés et placés en garde à vue jeudi, accusés d’avoir accepté de l’argent extorqué…

Chantage contre le roi du Maroc: Qui sont les deux journalistes français interpellés?

 

Catherine Graciet en 2009 et Eric Laurent en 2006.
Catherine Graciet en 2009 et Eric Laurent en 2006. – VALINCO/SIPA – PIERRE VERDY / AFP

N.Bg.

    • Publié le 28.08.2015 à 14:53
    • Mis à jour le 28.08.2015 à 16:26

Ils sont toujours en garde à vue ce vendredi. Jeudi, les journalistes Eric Laurent et Catherine Graciet ont été interpellés à Paris, accusés d’avoir voulu extorquer deux millions d’euros au Royaume du Maroc pour ne pas publier un livre à charge contre Mohammed VI. Au lendemain de cette retentissante interpellation, 20 Minutes dresse leur portrait.

Quel est leur parcours ?

Les deux journalistes connaissent bien le Maroc, via deux parcours très différents. En 1993, le spécialiste de la politique étrangère Eric Laurent s’entretient avec le roi du Maroc Hassan II pour écrire Mémoires d’un roi, et garde « un contact privilégié avec le monarque jusqu’à sa mort, en 1999, indique Catherine Graciet dans une interview en 2012. Il a donc connu le palais royal et la Cour de l’intérieur. » Dans cet entretien lisible sur Feedbooks.com, la journaliste présente sa propre expérience d’enquêtrice au Maroc pour le Journal hebdomadaire, revue suspendue en 2009 à la suite de pressions du pouvoir. Après avoir écrit avec le journaliste Nicolas Beau Quand le Maroc sera islamiste en 2006, elle publie au Seuil en 2012 Le roi prédateur, consacré à Mohammed VI et sa fortune, coécrit avec… Eric Laurent.

Ce premier livre était-il déjà à charge contre Mohamed VI ?

A L’Express, Eric Laurent confiait en 2012: « A l’origine, notre propos n’était pas du tout d’écrire un livre sur la fortune du roi », mais plutôt de « faire une sorte d’état des lieux de la monarchie marocaine à l’heure des printemps arabes ». A la sortie du livre, la critique du Monde estimait que « le réquisitoire de ce livre est brut, les témoignages souvent anonymes, et les faits parfois approximatifs faute d’accès aux sources. » L’ouvrage jetait la lumière sur la façon dont le monarque marocain se serait considérablement enrichi sur le dos de ses sujets au fil des ans. Signe de l’ire de Rabat, l’édition du journal espagnol El País avait été interdite sur le territoire marocain le jour où le quotidien avait publié les bonnes feuilles du livre. Selon le Monde diplomatique, il avait connu un « engouement » chez les Marocains, qui avaient pu le lire en ligne.

Quel pourrait être le mobile ?

Si les faits sont avérés, l’appât du gain paraît être un mobile évident. Selon l’avocat du royaume Eric Dupond-Moretti, les coaccusés auraient demandé trois, puis deux millions d’euros en échange de la non-publication de leurs informations sensibles. Ce serait d’ailleurs avec 80.000 euros en poche qu’ils auraient été interpellés jeudi. Une autre version est avancée par l’avocat de la partie plaignante : « D’après les éléments dont nous disposons, nous pouvons penser que les deux auteurs ont été instrumentalisés par un groupe, un mouvement terroriste, pour déstabiliser le régime, peut-on lire sur Lefigaro.fr. Mais c’est à l’instruction de déterminer le mobile. »

Que dit leur défense ?

Joint par Le Monde, l’avocat de Catherine Graciet ne croit pas du tout à la thèse terroriste esquissée par son confrère : « Parler de connexion avec un groupe terroriste, c’est du fantasme et c’est très grave », réagit Eric Moutet, qui estime que « tout cela sent le coup monté ». Selon RTL, les coaccusés estiment qu’ils sont tombés dans un piège. Le journaliste Nicolas Beau, qui avait travaillé en 2006 avec Catherine Graciet, se dit quant à lui « sous le choc ». « Je savais que Catherine avait ce projet [de livre], confie-t-il à l’AFP. Si les faits sont avérés c’est très surprenant de sa part. Elle n’a pas le profil pour ce type de délit. » L’auteur Christian Combaz, qui indique sur son site « avoir travaillé avec le très courtois Eric Laurent chez Flammarion », juge lui que « ça sent le montage dès les premières étapes du récit », imaginant plutôt que « les services marocains ont eu vent de ce projet [de livre] et ont monté l’opération de rachat des pages compromettantes (…) tout en prévoyant de la dénoncer, la main sur le cœur, au moment opportun ».

 

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Afrique/Deux-journalistes-francais-accuses-de-faire-chanter-le-roi-du-Maroc-2015-08-28-1349534

Deux journalistes français accusés de faire chanter le roi du Maroc

 

Les deux journalistes Catherine Graciet et Éric Laurent qui ont déjà écrit un livre accusateur sur Mohammed VI sont en garde à vue à Paris depuis jeudi 27 août.

 

28/8/15 – 17 H 12

 Le roi du Maroc,Mohamed VI dans son bureau en juin 2015.

 

Les deux journalistes français, Catherine Graciet et Éric Laurent, auteurs de plusieurs livres d’enquêtes et très critiques sur le royaume du Maroc ont été interpellés jeudi 27 août à Paris. Ils sont depuis en garde à vue dans les locaux parisiens de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu faire chanter le roi du Maroc.

L’affaire a démarré en juillet

Selon l’un des avocats du royaume du Maroc, Me Éric Dupond-Moretti, l’affaire a démarré le 23 juillet 2015 lorsque Éric Laurent a contacté le cabinet royal marocain pour l’informer qu’il préparait un livre sur Mohammed VI avec sa consœur Catherine Graciet.

Tous deux ont déjà publié Le roi prédateur en 2012 aux éditions du Seuil dans lequel ils dénonçaient la colossale fortune de la famille royale que celle-ci a amassée en faisant main basse sur l’économie du Maroc.

Lors d’une première entrevue avec un avocat représentant le cabinet royal, Éric Laurent aurait réclamé trois millions d’euros pour ne pas publier le livre censé paraître début 2016 au Seuil. L’éditeur a confirmé la préparation de ce livre.

Ouverture d’une enquête pour tentative d’extorsion de fonds

Le parquet de Paris a alors ouvert une enquête préliminaire et saisi des juges d’instruction après que le Maroc a déposé une plainte. D’autres rendez-vous entre des émissaires du Maroc et les deux journalistes ont ensuite été organisés sous surveillance des enquêteurs.

C’est au cours de la dernière rencontre le jeudi 27 août que les journalistes auraient accepté de recevoir une première somme d’argent, d’un montant de 40 000 € chacun selon Me Dupond-Moretti qui a dénoncé un « racket digne de voyous ».

À l’issue de ce rendez-vous ils ont tous deux été interpellés dans le cadre d’une information judiciaire ouverte la veille pour tentative d’extorsion de fonds et tentative de chantage.

Des observateurs sidérés

L’avocat Patrick Baudouin, président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme, qui a souvent eu maille à partir avec le Maroc se déclare « stupéfait par cette histoire qui semble invraisemblable », mais « ne peut en dire plus faute d’informations ».

Le journaliste marocain Omar Brouksy, ancien de l’AFP et également auteur en 2014 d’un livre très critique sur le roi, Mohammed VI, derrière les masques (Éd. Nouveau Monde) et longtemps collègue de Catherine Graciet est lui aussi « abasourdi » et réclame « le respect de la présomption d’innocence ».

> À lire : Mohammed VI. Derrière les masques d’Omar Brouksy

Pour Gilles Perrault, auteur en 1990 de Notre ami le roi qui dressait un bilan accablant du règne d’Hassan II, cette « triste histoire risque de déconsidérer à l’avance toute critique » sur le Maroc.

Des journalistes chevronnés

Cette affaire laisse perplexe. Les deux journalistes sont chevronnés et connaisseurs du Maroc.

Éric Laurent a ses entrées au palais de très longue date. C’est d’ailleurs ce qui lui a permis cette prise de contact direct en juillet 2015. Avant de signer plusieurs livres d’enquêtes (La face cachée du pétrole, Bush l’Iran et la bombe, tous deux chez Plon), il avait en 1993, publié La mémoire d’un roi, un livre d’entretien avec l’ancien roi du Maroc, Hassan II, père de Mohammed VI.

Quant à Catherine Graciet, elle aussi auteure de plusieurs livres d’enquêtes (dont Sarkozy-Kadhafi, histoire secrète d’une trahison, Seuil, 2013), elle a vécu plusieurs années au Maroc et elle a notamment collaboré au Journal hebdomadaire, un journal d’information indépendant qui a mis la clé sous la porte en 2010 en raison de son endettement et de son asphyxie financière par le régime d’après ses anciens dirigeants.

« El Pais » censuré pour avoir publié les bonnes feuilles de leur livre

« Je suis sous le choc (…) Je savais que Catherine avait ce projet (de livre). Si les faits sont avérés c’est très surprenant de la part de Catherine. Elle n’a pas le profil pour ce type de délit », a réagi le journaliste Nicolas Beau, qui a écrit plusieurs livres avec sa consœur, dont La régente de Carthage : main basse sur la Tunisie (2009, La Découverte), sur Leïla Trabelsi, épouse de l’ancien président tunisien Ben Ali.

Lorsque Catherine Graciet et Éric Laurent avaient publié leur ouvrage accusateur sur Mohammed VI, celui-ci avait fortement irrité le royaume. Le quotidien espagnol El Pais, qui avait publié les bonnes feuilles du livre, avait alors été censuré au Maroc.

Un mobile peu clair

Me Dupont-Moretti sur les ondes de RTL, s’est interrogé sur le mobile. « Est-ce que c’est la vénalité ? Ou est-ce que cet homme et cette femme n’ont pas été instrumentalisés par un groupe ? Et en particulier, on se pose la question du terrorisme. Je le dis très sérieusement », prévient-il.

« Le Maroc est depuis longtemps passé maître en pratique de corruption et manipulation », estime un observateur. « L’entourage du palais a-t-il tendu un piège aux journalistes qui connaissent pourtant les arcanes du pouvoir marocain ? Ces derniers ont-ils voulu jouer au plus fin en voulant montrer comment le Maroc achetait les personnes d’influence ? », interroge-t-il.

La France et le Maroc sortent d’un an de brouille

En 2014, une mystérieuse source marocaine qui dévoilait sur les réseaux sociaux des documents classifiés marocains avait accusé quatre journalistes français chevronnés, de Libération, du Point, de l’Express et de LCI, d’avoir publié, moyennant finance, des articles sur le Sahara occidental favorables à la position marocaine.

Cela se passait sur fond de sévère brouille entre la France et le Maroc après qu’une plainte pour torture avait été déposée en France contre le chef du contre-espionnage marocain.

Marie Verdier

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/08/27/01016-20150827ARTFIG00377-deux-journalistes-francais-soupconnes-de-chantage-aupres-du-roi-du-maroc.php

Deux journalistes français soupçonnés de chantage contre le roi du Maroc

 

    • Par Mathilde Golla
    • Mis à jour le 28/08/2015 à 19:30
    • Publié le 27/08/2015 à 20:58
Mohamed VI, Roi du Maroc Crédits photo: Christophe Ena/AP

VIDÉO – Arrêtés à Paris, Eric Laurent et Catherine Graciet sont soupçonnés d’avoir tenté d’extorquer des fonds à Mohamed VI en échange de la non-publication d’un livre à charge. Ils pourraient avoir été instrumentalisés par un mouvement terroriste, indique Eric Dupont-Moretti, avocat du roi du Maroc.

Deux journalistes et écrivains français sont actuellement entendus par la police à Paris. Ils ont été arrêtés dans la capitale, suspectés d’avoir réclamé de l’argent à l’entourage du roi du Maroc en échange de leur silence. Ils envisageaient de publier un livre à charge contre le roi Mohamed VI. Une information judiciaire pour chantage et tentative d’extorsion de fonds a été ouverte.

«Tout a commencé le 23 juillet, jour où le journaliste Eric Laurent a contacté le cabinet royal et sollicité un entretien avec un représentant du palais car il avait des choses importantes à demander», indique Eric Dupont-Moretti, avocat du roi du Maroc. «Le palais a alors envoyé un représentant du Roi, un de mes confrères. Là, Eric Laurent a affirmé qu’il préparait un livre avec Catherine Graciet et qu’ils accepteraient de ne pas le sortir contre 3 millions d’euros», affirme l’avocat français.

Immédiatement, le Royaume du Maroc dépose une plainte auprès du procureur de la République à Paris et une réunion est organisée sous le contrôle de la police et du parquet, ajoute l’avocat. Les propos du journaliste, qui réitère son offre, sont enregistrés.

Une troisième réunion a eu lieu ce jeudi, une nouvelle fois sous surveillance policière. Cette fois les deux écrivains sont présents. «L’objectif de cette rencontre était de s’assurer de l’implication de Catherine Graciet et de prendre les journalistes en flagrant délit», explique Eric Dupont-Moretti. «Le représentant du palais joue alors le jeu et il s’accorde avec les deux auteurs sur une somme à leur remettre contre leur silence. Ils acceptent de se partager 2 millions d’euros avec une avance reçue ce jour de 80.000 euros», explique l’avocat. «Les deux journalistes ont en outre signé un contrat ce jour dans lequel ils s’engagent à ne pas publier leur livre en échange des 2 millions d’euros», ajoute l’avocat.

«D’après les enregistrements, Eric Laurent affirme que le livre est une vision à 360 degrés sur le Maroc…Mais je n’ai pas eu accès au livre. Mais ce n’est pas forcément la vénalité qui a conduit cet homme à faire cette proposition. D’après les éléments dont nous disposons, nous pouvons penser que les deux auteurs ont été instrumentalisés par un groupe, un mouvement terroriste, pour déstabiliser le régime. Mais c’est à l’instruction de déterminer le mobile», souligne l’avocat.

«Le roi prédateur, main basse sur le Maroc»

En 2012, Eric Laurent et Catherine Graciet avaient publié Le roi prédateur, main basse sur le Maroc, aux éditions du Seuil. Dans cet ouvrage, le souverain est qualifié de «premier banquier, premier assureur, premier agriculteur» de son pays. Les deux auteurs dressent alors le portrait d’un «roi Midas» , classé au 7e rang en 2009 des monarques les plus riches par le magazine américain Forbes. Depuis la publication de ce livre, Eric Laurent et Catherine Graciet ne sont pas en grâce auprès du royaume. Le quotidien espagnol El Pais avait même été interdit sur le territoire marocain, le jour où il avait diffusé les bonnes feuilles de cet essai.

Contactées par l’AFP, les éditions du Seuil ont confirmé que les deux journalistes préparaient un livre sur le roi du Maroc Mohammed VI, «pour une sortie en janvier-février». «Je suis sous le choc (…) Je savais que Catherine avait ce projet (de livre). Si les faits sont avérés, c’est très surprenant de la part de Catherine. Elle n’a pas le profil pour ce type de délit», a réagi auprès de l’AFP le journaliste Nicolas Beau, qui a écrit plusieurs ouvrages avec sa consœur.

Les deux auteurs ont publié, chacun de leur côté, plusieurs livres «coup de poing». En 2013, Catherine Graciet a écrit «Sarkozy-Kadhafi, histoire secrète d’une trahison» (Edition du Seuil), où un ancien responsable politique libyen donne du crédit aux accusations de financement de la campagne de l’ancien président de de droite Nicolas Sarkozy par le régime de Mouammar Kadhafi. Co-auteur de La régente de Carthage, aux éditions La Découverte en 2009, la journaliste indépendante spécialiste du Maghreb, a dénoncé l’emprise mafieuse de Leila Trabelsi, l’épouse de l’ex-président Ben Ali en Tunisie. La même année, Eric Laurent a publié La face cachée des banques. Scandales et révélations sur les milieux financiers, aux éditions Plon, où il est question de falsifications des comptes, de contournement des lois, de systèmes clandestins et d’enrichissement des dirigeants.

Journaliste spécialisée en économie

Compte Twitter : @mathgolla

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/chantage-sur-le-maroc-la-garde-a-vue-des-journalistes-se-poursuit-28-08-2015-5042789.php

Chantage sur le Maroc : les deux journalistes présentés à un juge

 

Soupçonnés d’avoir voulu faire chanter les autorités marocaines, les deux journalistes français placés en garde à vue jeudi sont arrivés vendredi soir au palais de justice de Paris pour être présentés à un juge d’instruction en vue de leur éventuelle mise en examen.

 

28 Août 2015, 14h07 | MAJ : 28 Août 2015, 23h10

Le roi du Maroc, Mohammed VI.
Le roi du Maroc, Mohammed VI.
AFP/Alain Jocard

 

Un «deal financier» a bien eu lieu entre le Maroc et les deux journalistes français soupçonnés d’avoir fait chanter le royaume, qui ont été «piégés» par des «enregistrements sauvages», a déclaré à l’AFP Eric Moutet, l’avocat de la journaliste Catherine Graciet.

Catherine Graciet et Eric Laurent sont soupçonnés d’avoir voulu faire chanter le royaume du Maroc avec des informations supposées gênantes et d’avoir extorqué un acompte de 40 000 € chacun.

Leur garde à vue, qui a commencé jeudi après-midi s’est terminée vendredi soir. Les deux journalistes ont été conduits au palais de justice de Paris pour être présentés à un juge d’instruction en vue de leur éventuelle mise en examen. Le parquet avait ouvert mercredi une information judiciaire pour tentative d’extorsion de fonds et tentative de chantage.

40 000 € lors d’un rendez-vous jeudi

Si l’avocat du Maroc a livré de nombreux détails sur cette affaire singulière et rocambolesque, la version des journalistes incriminés n’a pas filtré. Selon le récit de l’avocat du Maroc, Me Eric Dupond-Moretti, l’affaire a commencé le 23 juillet, quand Eric Laurent contacte le cabinet royal et sollicite une rencontre en disant qu’il prépare un livre. Après l’appel d’Eric Laurent, un représentant du cabinet du roi, un avocat marocain, a rencontré le journaliste. «Et là, surprise, énorme, raconte Me Dupond-Moretti, Eric Laurent dit Ecoutez, je prépare un livre avec Mme Graciet, co-auteure, et moyennant 3 millions d’euros, il n’y a pas de polémique, on retire notre bouquin».

Le Maroc a déposé plainte à Paris, conduisant le parquet à ouvrir une enquête. Dans ce cadre, des réunions sont organisées, «des rencontres filmées, enregistrées, entre le représentant du roi» et les journalistes, poursuit Me Dupond-Moretti. Selon l’avocat, les deux journalistes sont sortis du dernier rendez-vous parisien, jeudi, toujours sous surveillance policière, avec «un acompte substantiel de 40 000 € chacun». Une source proche du dossier a confirmé jeudi qu’«il y a eu remise et acceptation d’une somme d’argent». Ils ont été arrêtés peu après.

A ce stade, de nombreuses questions se posent, notamment sur les motivations des deux journalistes, qui ont déjà publié chacun plusieurs livres d’enquête. Jeudi, les Editions du Seuil ont confirmé qu’ils préparaient un livre sur le roi du Maroc, «pour une sortie en janvier-février». «C’est de la folie douce d’imaginer que leur chantage aurait pu marcher», s’étonne une source proche du dossier.

Pour Me Moutet, «une logique de stratagème» s’est mise en place de la part du Maroc dans ce dossier.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/chantage-les-journalistes-s-etaient-engages-a-vie-a-ne-plus-rien-publier-sur-le-maroc-28-08-2015-5043615.php

Chantage : les journalistes s’étaient engagés à vie à ne plus publier sur le Maroc

 

Eric Laurent et Catherine Graciet, deux journalistes soupçonnés d’avoir tenté de soutirer 2 M€ au roi du Maroc en échange d’un engagement à ne plus rien écrire d’embarrassant sur lui, ont été mis en examen dans la nuit de vendredi à samedi pour «chantage» et «extorsion de fonds».

 

Geoffroy Tomasovitch | 28 Août 2015, 23h01 | MAJ : 29 Août 2015, 10h13

Info le Parisien

Illustration. Deux journalistes français sont soupçonnés d'avoir fait chanter le roi du Maroc, Mohammed VI, en demandant 3 puis 2 millions d'euros pour ne pas publier un livre sur le régime.
Illustration. Deux journalistes français sont soupçonnés d’avoir fait chanter le roi du Maroc, Mohammed VI, en demandant 3 puis 2 millions d’euros pour ne pas publier un livre sur le régime.

 

Leurs détracteurs les appellent, avec une pointe d’ironie bien marquée, les « titulaires d’une carte de presse ». Il faut dire que ces deux journalistes français expérimentés se retrouvent depuis jeudi au cœur d’une affaire extravagante. Eric Laurent et Catherine Graciet, coauteurs en 2012 d’un livre accusateur contre Mohammed VI, sont soupçonnés d’avoir tenté de faire chanter le roi du Maroc, en lui réclamant d’abord 3, puis finalement 2 M€.

La contrepartie ? Renoncer à leur projet d’écrire plusieurs nouveaux brûlots contre le souverain de Rabat.

Mieux encore. Selon nos informations, les deux journalistes se sont engagés, dans un document manuscrit rédigé, signé et remis jeudi à l’émissaire du roi dans le cadre feutré d’un palace parisien, à ne plus rien publier sur le Maroc. Et ce, à vie !

Arrêtés le jour même par les policiers qui les surveillaient discrètement, Eric Laurent et Catherine Graciet ont été présentés tard vendredi soir à une juge d’instruction à l’issue de leur garde à vue qui avait été renouvelée, et à la suite de plusieurs perquisitions à Paris et en province. Ils ont été mis en examen dans la nuit pour «chantage» et «extorsion de fonds», et ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Une première conversation enregistrée, les deux autres sous surveillance policière

Selon Me Eric Dupond-Moretti, l’un des avocats du royaume du Maroc, cette incroyable affaire, révélée par RTL jeudi, a débuté par un coup de téléphone d’Eric Laurent, le 23 juillet. Le journaliste d’investigation chevronné cherche alors à contacter le secrétaire particulier de Mohammed VI. Il va insister quelques jours plus tard et parvenir à décrocher un rendez-vous à Paris avec un avocat marocain, homme de confiance du royaume.

Et le 11 août, le journaliste apprend à cet émissaire son projet de livre à charge contre Mohammed VI. Selon Me Dupond-Moretti, Eric Laurent a alors évalué à 3 M€ le prix de la non-publication de ce présumé futur brûlot.

L’émissaire rentre au Maroc et rend compte au roi. « Devant des faits aussi graves, nous avons de suite décidé de porter plainte », glisse un proche du royaume. Le parquet de Paris ouvre aussitôt une information judiciaire. La deuxième réunion, puis la dernière — la seule où intervient Catherine Graciet — se feront sous « surveillance ». De plus, selon nos informations, la toute première conversation entre Eric Laurent et l’émissaire du roi a été enregistrée et remise à la justice française.

Deux enveloppes contenant en tout 80.000€ comme avance

L’affaire éclate au grand jour avec l’interpellation des deux maîtres chanteurs présumés. Jeudi, ils ont après une longue « négociation » accepté de recevoir chacun une enveloppe contenant environ 40 000 €, avance sur les 2 M€, prix de leur renoncement à écrire sur le Maroc.

« Le contexte du dossier est très troublant. Le royaume du Maroc a des comptes évidents à solder avec Catherine Graciet et un nouveau livre sur l’entourage du roi est en préparation au moment où le deal financier se met en place », confiait hier soir Me Eric Moutet, avocat de la journaliste qui admet avoir accepté les 40 000 €. « Par ailleurs, c’est précisément l’avocat mandaté par le roi qui piège les journalistes par des enregistrements sauvages. Dans ce dossier, il y a une logique de stratagème », dénonce encore Me Moutet.

« Scandale clair et net » selon la partie civile, « affaire bien trouble » pour d’autres, cette histoire n’a peut-être pas fini de surprendre…

VIDEO. Chantage sur le Maroc. L’avocat de Graciet : «Ils ont été attirés dans un traquenard»

leparisien.fr

 

http://www.lepoint.fr/politique/chantage-contre-le-maroc-l-avocat-de-la-journaliste-evoque-un-piege-28-08-2015-1960157_20.php

Chantage contre le Maroc : l’avocat de la journaliste évoque un « piège »

 

Un « deal financier » a bien eu lieu entre le Maroc et les deux journalistes français soupçonnés d’avoir fait chanter le royaume. Ils se disent « piégés ».

 

Source AFP

Publié le 28/08/2015 à 23:22 – Modifié le 29/08/2015 à 10:07 | Le Point.fr

 

Le roi du Maroc, Mohammed VI, photo d'illustration.
Le roi du Maroc, Mohammed VI, photo d’illustration.Copyright 2007 Apple Inc., all rights reserved.©PDN/SIPA

 

Catherine Graciet et Éric Laurent, placés jeudi en garde à vue, sont arrivés vendredi soir au palais de justice de Paris pour être présentés à un juge d’instruction en vue de leur éventuelle mise en examen. L’avocat de la journaliste Catherine Graciet, Éric Moutet, dénonce des « enregistrements sauvages ».

« Le contexte du dossier est très troublant : le royaume marocain a des comptes évidents à solder avec Catherine Graciet et un nouveau livre sur l’entourage du roi est en préparation au moment où le deal financier se met en place », a estimé son avocat.

« Des enregistrements sauvages »

L’affaire, singulière et rocambolesque, a été révélée peu après l’arrestation des deux journalistes, qui venaient de se faire remettre de l’argent lors d’un rendez-vous organisé à Paris avec un représentant du Maroc. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu faire chanter le roi du Maroc, Mohammed VI, avec des informations supposées gênantes.

Pour Me Moutet, « c’est précisément l’avocat mandaté par le roi qui piège les journalistes par des enregistrements sauvages ». « Il y a dans cette affaire une logique de stratagème qui s’est mise en place », a-t-il jugé. « L’instruction devra déterminer le rôle de chacun », a-t-il dit.

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/08/29/97001-20150829FILWWW00016-roi-du-maroc-les-journalistes-deferes.php

Roi du Maroc : les journalistes mis en examen

    • Par Lefigaro.fr avec Reteurs
    • Mis à jour le 29/08/2015 à 10:10
    • Publié le 29/08/2015 à 08:28

Les deux journalistes français soupçonnés d’avoir réclamé de l’argent afin de ne pas publier un livre à charge contre le roi ont été mis en examen pour chantage et extorsion de fonds dans la nuit de vendredi à samedi. Eric Laurent et Catherine Graciet, accusés d’avoir empoché de l’argent extorqué, étaient en garde à vue depuis jeudi après-midi. Le parquet, qui s’était déjà saisi en enquête préliminaire, avait ouvert mercredi une information judiciaire pour tentative d’extorsion de fonds et tentative de chantage. Ils ont été mis en liberté surveillée.

Selon Eric Dupont-Moretti, l’un des avocats du Maroc, l’un des journalistes avait contacté le palais royal le 23 juillet dernier pour annoncer la rédaction d’un livre et demander « des choses importantes ». Lors d’une rencontre avec un représentant du roi, il aurait demandé trois millions d’euros pour ne pas publier son ouvrage et le souverain chérifien a déposé plainte auprès du procureur de la République de Paris.

Lors d’une nouvelle réunion organisée jeudi à Paris sous le contrôle de la police et du parquet français pour piéger le journaliste et son co-auteur, ces derniers ont accepté de l’argent et signé un contrat, a ajouté l’avocat du roi du Maroc.  »Le contrat, c’est en réalité la signature de leur culpabilité et la signature de ce chantage », a-t-il dit.

Me Eric Moutet, l’avocat de Catherine Graciet a invité à la prudence concernant les accusations formulées contre les deux journalistes.  »Le royaume du Maroc a des comptes extrêmement lourds et un passif à solder avec Catherine Graciet. Ce dossier démarre, il y a des propos imprudents surtout dans le contexte de risques d’attentats, parler de terrorisme dans une affaire comme celle-là parait un petit peu avancé. Complot ou pas complot, je n’en sais rien. Il est clair qu’ils ont été attirés dans un traquenard », a-t-il dit.

 

http://www.lepoint.fr/justice/chantage-contre-le-roi-du-maroc-les-deux-journalistes-mis-en-examen-29-08-2015-1960189_2386.php

Chantage contre le roi du Maroc : les deux journalistes mis en examen

 

Éric Laurent et Catherine Graciet ont été mis en examen pour « chantage » et « extorsion de fonds » et ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

 

Source AFP

Publié le 29/08/2015 à 10:05 – Modifié le 29/08/2015 à 10:25 | Le Point.fr

 

Deux journalistes français sont soupçonnés d'avoir tenté de faire chanter le royaume du Maroc.
Deux journalistes français sont soupçonnés d’avoir tenté de faire chanter le royaume du Maroc.Copyright (c) 1998 Hewlett-Packard Company©Fadel SENNA

 

Deux journalistes français soupçonnés d’avoir tenté de faire chanter le royaume du Maroc avec des informations supposées gênantes ont été mis en examen ce samedi pour « chantage » et « extorsion de fonds » et ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Leur contrôle judiciaire leur impose notamment de ne pas entrer en contact entre eux ni avec d’autres protagonistes du dossier. Dans ce scénario rocambolesque, les deux journalistes, Éric Laurent et Catherine Graciet, ont été arrêtés jeudi à Paris à la sortie d’un rendez-vous avec un représentant du Maroc au cours duquel « il y a eu remise et acceptation d’une somme d’argent », a indiqué une source proche du dossier. L’avocat de Catherine Graciet, Me Eric Moutet, a confirmé vendredi soir l’existence d’un « deal financier » dans un « contexte très troublant ». « Le royaume marocain a des comptes évidents à solder avec Catherine Graciet et un nouveau livre sur l’entourage du roi est en préparation au moment où le deal financier se met en place », a-t-il déclaré à l’AFP.

Le parquet de Paris a ouvert mercredi une information judiciaire pour tentative d’extorsion de fonds et tentative de chantage. Selon le récit de l’avocat du Maroc, Me Éric Dupond-Moretti, l’affaire commence le 23 juillet, quand Éric Laurent contacte le cabinet royal et sollicite une rencontre en disant qu’il prépare un livre. Le journaliste de 68 ans n’est pas un inconnu au Maroc. Il a publié en 1993 un livre d’entretiens avec l’ancien monarque Hassan II, père de l’actuel roi Mohammed VI. Début 2012, il publie, avec Catherine Graciet cette fois, un livre accusateur contre Mohammed VI, Le Roi prédateur. L’édition du journal espagnol El País avait été interdite sur le territoire marocain le jour où le quotidien avait publié les bonnes feuilles du livre. Après l’appel d’Eric Laurent, un représentant du cabinet du roi, un avocat marocain, a rencontré le journaliste. « Et là, surprise, énorme », raconte Me Dupond-Moretti, « Eric Laurent dit écoutez, je prépare un livre avec Mme Graciet, co-auteur, et, moyennant trois millions d’euros, il n’y a pas de polémique, on retire notre bouquin« .

« Piège »

Le Maroc a déposé une plainte à Paris, conduisant le parquet à ouvrir une enquête. Dans ce cadre, des réunions ont été organisées, « des rencontres filmées, enregistrées entre le représentant du roi » et les journalistes, poursuit Me Dupond-Moretti. « C’est précisément l’avocat mandaté par le roi qui piège les journalistes par des enregistrements sauvages », a affirmé de son côté l’avocat de Catherine Graciet, jugeant qu’ »il y a dans cette affaire une logique de stratagème ». Selon Me Dupond-Moretti, les deux journalistes sont sortis du dernier rendez-vous parisien, jeudi, sous surveillance policière, avec « un acompte substantiel de 40 000 euros chacun ». Peu après, ils ont été arrêtés et placés en garde à vue dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Les deux journalistes ont publié plusieurs autres ouvrages (Bush, l’Iran et la bombe, La Face cachée du pétrole, La Face cachée du 11 Septembre pour Éric Laurent, La Régente de Carthage : main basse sur la Tunisie, Sarkozy-Kadhafi, histoire secrète d’une trahison pour Catherine Graciet). Jeudi, les éditions du Seuil ont confirmé à l’AFP qu’ils préparaient un livre sur le roi du Maroc, « pour une sortie en janvier-février ». « Si les faits sont avérés, c’est très surprenant de la part de Catherine. Elle n’a pas le profil pour ce type de délit », a réagi le journaliste Nicolas Beau, co-auteur de La Régente de Carthage.

L’affaire survient dans un contexte particulier entre Paris et Rabat, qui se sont réconciliés début 2015 après une brouille d’un an à cause de plaintes à Paris pour tortures contre le patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi. En février 2014, des policiers lui avaient notifié directement à l’ambassade du Maroc à Paris, où il se trouvait, une convocation d’un juge d’instruction, suscitant la colère de Rabat.

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/08/29/il-y-a-eu-un-deal-financier-entre-les-deux-journalistes-francais-et-le-royaume-du-maroc_4739647_1653578.html

Les journalistes soupçonnés d’avoir voulu faire chanter le roi du Maroc mis en examen

 

Le Monde.fr avec AFP | 29.08.2015 à 00h11 • Mis à jour le 29.08.2015 à 10h17

Un portrait du roi Mohammed VI (à droite) dans un bâtiment du gouvernement marocain.

Deux journalistes français soupçonnés d’avoir tenté de faire chanter le roi du Maroc ont été mis en examen pour chantage et extorsion de fonds dans la nuit de vendredi 28 à samedi 29 août, a-t-on appris de source judiciaire. Selon une source proche du dossier, Eric Laurent a reconnu durant sa garde à vue, entamée jeudi soir, avoir formulé une offre de 3 puis 2 millions d’euros au Maroc pour le renoncement de la publication d’un livre compromettant pour le Palais royal, co-signé avec la journaliste Catherine Graciet.

L’avocat de Catherine Graciet, Me Eric Moutet, a lui confirmé vendredi soir l’existence d’un « deal financier », dans un « contexte très troublant ». « Le royaume marocain a des comptes évidents à solder avec Catherine Graciet et un nouveau livre sur l’entourage du roi est en préparation au moment où le deal financier se met en place », a-t-il déclaré à l’AFP. Pour lui, « c’est précisément l’avocat mandaté par le roi qui piège les journalistes par des enregistrements sauvages ». « Il y a dans cette affaire une logique de stratagème qui s’est mise en place », a-t-il jugé et « l’instruction devra déterminer le rôle de chacun ».

Selon Me Eric Dupond-Moretti, l’un des avocats de Rabat, l’affaire a commencé le 23 juillet : ce jour-là, Eric Laurent aurait contacté le secrétariat du Palais royal pour annoncer la sortie prochaine d’un livre polémique contenant « des choses importantes ». « Un représentant du Palais a alors été envoyé à Paris où une première rencontre a eu lieu avec M. Laurent », explique l’avocat, joint jeudi soir par Le Monde.

« Moyennant 3 millions d’euros, je ne publie pas mon livre »

Au cours de cette rencontre, M. Laurent aurait déclaré être en train de préparer un ouvrage compromettant pour le Palais. Selon lui, « Eric Laurent dit : Ecoutez, moyennant 3 millions d’euros, je ne publie pas mon livre, un livre que je prépare avec Catherine Graciet ».

« Le Palais a alors décidé de porter plainte auprès du parquet de Paris. Les policiers ont décidé d’organiser un flagrant délit », raconte Me Dupond-Moretti, qui a révélé l’affaire jeudi après-midi sur l’antenne de RTL. Dans la foulée, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire, puis saisira des juges d’instruction.

Un autre rendez-vous, écouté et surveillé par la police, aurait alors été fixé. M. Laurent y aurait réitéré la même proposition. Enfin, un troisième rendez-vous aurait été fixé au jeudi 27 août dans un restaurant parisien. « Cette fois, Eric Laurent et Catherine Graciet étaient tous les deux présents. Un contrat a été signé et un acompte de 80 000 euros leur a été remis », déclare l’avocat. Les deux journalistes ont été interpellés à la sortie de ce rendez-vous, ils ont passé la nuit en garde à vue.



Cyprien Luraghi égal à lui-même : menteur, calomniateur, lâche…

Je vais rarement faire un tour sur le site Rue89, mais n’en reviens jamais déçue.

Figurez-vous que Cyprien Luraghi s’y est fait un nouveau « copain », le riverain Mordraal avec lequel il semblait en bons termes il y a quelques mois, aux tout débuts de son cinéma habituel sous son nouveau visage de « Max Schultz ».

Voilà ce que ça donne dans les commentaires sur cet article, où comme d’habitude d’autres riverains se mêlent à la discussion, des décillés comme des aveuglés ou des complices du cyberdélinquant :

 

Falafel 13/08/2015 à 12h26

Dans la bulle : comment pro et anti s’informent sur Tel-Aviv sur Seine

Ramses Kefi | Journaliste Rue89
Rémi Noyon | Journaliste Rue89

 

  • Mordraal

    Mordraal
    Disciple of Discipline

    « Qui connaît Danielle Simmonet ? Le Front de Gauche utilise cette cause pour exister. »

    1/ La patronne s’appelle Danielle Simonnet, mais j’ai déjà dû faire la faute aussi.

    2/ J’aime bien ce procès d’intention : si vous n’êtes pas déjà connu, vous n’avez pas le droit de vous exprimer, sinon c’est que vous le faites juste pour vous faire connaître. C’est très démocratique, comme conception.

    3/ Est-ce que cet individu croit vraiment que ça amuse Éric Coquerel et Danielle Simonnet de voir le CRIF leur tomber dessus comme d’habitude avec ses accusations d’antisémitisme, et la LDJ afficher comme d’habitude son intention d’en découdre ? Et d’être victimes de harcèlement sur les réseaux sociaux à cause de cette prise de position ? Ce matin, le PG a recommandé de ne pas participer aux manifs contre l’évènement, parce qu’on sait très bien qu’ils vont tout faire pour que ça dégénère.

    Le but de cette intervention n’est pas de faire exister une personnalité politique, même si c’est toujours utile, mais de faire exister la situation de la Palestine, de ne pas faire comme si Israël était un pays normal avec qui on a des relations normales, par exemple cet évènement.

    La Palestine n’est d’ailleurs pas la seule situation qu’il faille faire exister, il y en a un paquet d’autres qui mériteraient la même activité…

     

    • Max Schultz

      Max Schultz répond à Mordraal
      génocidaire

      free-tibet-3 dans Luraghi

      « La Palestine n’est d’ailleurs pas la seule situation qu’il faille faire exister, il y en a un paquet d’autres qui mériteraient la même activité… »

      Oui. Le Tibet par exemple.

       

      • cyrano58

        cyrano58 répond à Max Schultz
        républicain

        Ou le génocide qui touche les tribus africaines au Darfour.

      • Mordraal

        Mordraal répond à Max Schultz
        Disciple of Discipline

        C’est à ça que je pensais aussi, oui, et aussi la Tchétchénie, et pas mal de conflits en Afrique noire auxquels je ne connais pas grand chose. Ah, et puis même si c’est moins violent, la situation du Sahara occidental est chouette aussi.

         

        • Max Schultz

          Max Schultz répond à Mordraal
          génocidaire

          Ah bon, tu pensais à ça, tovaritch ? :

          Lien

          « Parler d’invasion en 1959 pour qualifier un événement à l’intérieur de la révolution chinoise est aberrant. »

          Signé Mélenchon : le spécialiste du « détail de l’histoire » au FdG !

          • Mordraal

            Mordraal répond à Max Schultz
            Disciple of Discipline

            Oui, je pensais à ça. Pourquoi, la tique ?

            • Max Schultz

              Max Schultz répond à Mordraal
              génocidaire

              « la tique » : je vois en toi l’humanisme déborder, même que ça fait des taches sur le plancher. Je réponds à un tien commentaire, petit homme. En étant droit dans le sujet. Alors que ça te dérange, je m’en tape. Je dénonce les négationnistes de tous les bords sans exception, et je combats la pensée colonialiste, qui est celle de Jean-Luc Mélenchon comme celle de Jean-Marie Le Pen et de leurs adeptes.

              • Mordraal

                Mordraal répond à Max Schultz
                Disciple of Discipline

                Ah, bah alors allez-y, trouvez donc un propos négationniste de ma part, mon fil est ouvert contrairement au vôtre, on va s’amuser, tiens. Vous avez été incapable de prouver ce que vous avanciez sur Mélenchon, on va voir si vous pouvez pour moi, hein ?

                Et tant qu’on y est, vous nous trouverez des propos colonialistes de Mélenchon.

                Mais bien sûr, vous allez faire comme d’habitude, la tique : beugler des insultes et des mensonges et ne surtout pas montrer la moindre trace d’argument, parce que non seulement vous calomniez les gens sans raison, mais en plus, vous êtes un lâche. Et ne me dites pas le contraire au nom de je ne sais quoi au Tibet, hein, parce que je vois comment vous êtes ici : frapper les gens qui ne vous ont rien fait et vous enfuir en courant.

              • Zeki a raison

                Zeki a raison répond à Max Schultz
                Censuré

                « Je dénonce les négationnistes de tous les bords sans exception, »
                Faux. Vous n’avez pas dénoncé vos amis quand il moquaient, niaient, doutaient du nettoyage ethnique des allemands d’europe de l’est en temps de paix ni démontrer d’humanisme en contredisant vos amis qui rejettaient sur les victimes civiles une responsabilité dans leur funeste destin.
                Vous avez comme d’habitude voté pour tous leurs commentaires ici Lien ou là Lien

                En conclusion votre humanisme pourrait s’illustrer avec votre phrase, désormais célèbre : « la liberté d’expression c’est la haine » (on dirait du BHL avec « la raison, c’est le totalitarisme »). Sans commentaire.

                • DiaboloSatanas

                  DiaboloSatanas répond à Zeki a raison
                  Fou du volant

                  Et c’était une ethnie particulière qui a été massacrée méthodiquement par rapport aux autres tribus d’Allemagne de l’est ?

                  • Ze zuis Zeki

                    Ze zuis Zeki répond à DiaboloSatanas
                    censuré

                    Ce petit jeu visant à m’attribuer des préoccupations ethnodifférentiste est totalement absurde sachant que je n’ai fait que citer les actes et décisions alliées. Ce n’est pas qui ait décidé de nettoyer ethniquement la région de ses communautés d’origine allemande.
                    Je ne dénonce systématiquement l’ethnodifférentialisme et le racisme pour le pratiquer vis à vis de ces victimes innocentes !

      • Al Ceste

        Al Ceste répond à Max Schultz
        guess who ?

        Oh là là, tout de suite la provoc !

         

        • Max Schultz

          Max Schultz répond à Al Ceste
          génocidaire

          Je vais m’gêner, peut-être. T’as pas idée d’à quel point ces negationnistes léchant les bottes du PCC me débectent. La gauche a aussi ses petits fumiers, tu sais… et un Maxime Vivas n’a rien à envier à un Faurisson. Par exemple.

          • Al Ceste

            Al Ceste répond à Max Schultz
            guess who ?

            Ces gus défendent pas le Tibet parce que caca le Lama.

            Ces gus défendent la Palestine parce que caca Israël (mais pas caca le Hamas qui utilise le peuple comme bélier contre Israël et lui impose un obscurantisme… qu’ils reprochent au Balaï. Va comprendre, Charles !

            • Max Schultz

              Max Schultz répond à Al Ceste
              génocidaire

              C’est exactement ça. Ils profèrent les pires conneries − pour ne pas dire « saloperies » − sans même se rendre compte que leur haine irraisonnée, alimentée par des fausses rumeurs en provenance de l’extrême-droite ultra-catho (par exemple celle comme quoi le jeune dalaï aurait l’Allemagne nazie) et la propagande du PCC, tout en restant muets comme des carpes à propos du Hamas.

              Quel bordel dans leurs têtes…

              • Al Ceste

                Al Ceste répond à Max Schultz
                guess who ?

                La pensée complexe, c’est au dessus de leur moyen. Ils font partie de la trop longue cohorte des manichéens : le bien c’est nous le mal c’est les autres. Le monde pour eux c’est blanc et noir, le gris n’existe aps.

              • Earthlings

                Earthlings répond à Max Schultz
                Changement est un leurre

                « (par exemple celle comme quoi le jeune dalaï aurait l’Allemagne nazie) »

                Il faut se relire…

                Le dalai lama est tres loin d’etre un saint….

                Et je t’invite à t’informer sur les « ****peries » que commirent les tibetains sur les chinois.

                • Max Schultz

                  Max Schultz répond à Earthlings
                  génocidaire

                  Alors primo je suis athée comme c’est pas dieu permis. Apostat, même, et de très longue date. Mais il se trouve que j’ai longtemps vécu au milieu des réfugiés tibétains à Bodhnath (Népal) et travaillé très longtemps dans cette région, autrefois. Donc les rumeurs pourries qui tournent en boucle à propos du Tibet, qui ont pour origine soit l’extrême-droite la plus immonde, soit la gauche rouge-brun ultra-laïcarde, je les connais toutes par cœur. Elles ne valent pas un clou rouillé.

                  Je n’ai aucune sympathie particulière pour la hiérarchie religieuse tibétaine, dont je connais aussi les travers… Mais halte au feu : ce sont bel et bien les Chinois qui non seulement on annexé un royaume indépendant, mais en plus ont massacré des myriades de Tibétains dans des conditions atroces depuis cette annexion. Et qui soumettent ce peuple à des conditions inhumaine. Et non pas le contraire.

                  Ayez l’intelligence de bien vouloir vous documenter très sérieusement sur ces questions si vous désirez causer de ça avec moi. Merci ; -)

                  Ça vous demandera beaucoup d’efforts et d’étude, mais on n’a rien sans rien…

                  • Earthlings

                    Earthlings répond à Max Schultz
                    Changement est un leurre

                    A mes yeux les tibetains ne valent pas mieux que les gens du Bhoutan ( qui il y a quelques années on vantait les merites) et qui se révèlent etre des ordures comme les autres ( voir le sort des bhoutanais d’origine nepalaise). Si on connait l’histoire du tibet on tend à porter un autre regard sur la situation actuelle.

                    Et toute la clique du dalai je m’abstiendrais de te donner le fond de ma pensée

 

  • Earthlings

    Earthlings répond à Max Schultz
    Changement est un leurre

    Donc un peuple qui opprime un autre ne donne pas lieu à la meme indignation selon les peuples concernés ? les bhoutanais ont leurs raisons qui à priori sont bonnes (c’est dit implicitement) et pas les chinois ?

    • Max Schultz

      Max Schultz répond à Earthlings
      génocidaire

      Bon : ça fait quand même je sais pas combien d’années que je dénonce les dégueulasseries bhoutanaises, hein. Mais je vois pas bien ce que ça vient foutre ici…

  • Al Ceste

    Al Ceste répond à Earthlings
    guess who ?

    Si on vous lit bien, les gentils Chinois qui font rien qu’à vouloir le bonheur de tous, au besoin avec un bon coup de lao-gai, ont eu raison d’opprimer le Tibet.

    C’est un peu comme les Européens si évolués qui ont bienfait de civiliser ces sales crouilles et négros pourris de vices : bêtes, fainéants, cruels, Jean Passe et Desmeilleurs.

  • Locus

    Locus répond à Max Schultz
    les-crises[point]fr
  • Mordraal

    Mordraal répond à Max Schultz
    Disciple of Discipline

    « T’as pas idée d’à quel point ces negationnistes léchant les bottes du PCC me débectent. »

    Diffamation.

    • Max Schultz

      Max Schultz répond à Mordraal
      génocidaire

      Comment ça, « diffamation » ? Ton gourou il a tout pompé ce qu’il dégobille à propos du Tibet dans le pamphlet de propagande du PCC intitulé « Cent questions et réponses sur le Tibet ». Ce n’est pas moi qui le dis mais une flopée de tibétologues tout à fait respectables. Est-ce qu’ils sont aussi des diffamateurs à tes yeux, petit homme ?

      Et Maxime Vivas, hein…

      • Mordraal

        Mordraal répond à Max Schultz
        Disciple of Discipline

        Eh bah trouvez donc une citation négationniste de moi. Ou de lui. Je vous rappelle que jusqu’ici, tout ce que vous été capable de produire, c’est une pauvre note de blog où Mélenchon dit qu’un génocide culturel et un génocide tout court, c’est pas la même chose.

        Quant à vos tibétologues, s’ils ont dit ça, et seulement dans ce cas, c’est effectivement de la diffamation, puisque c’est aux tribunaux de le dire.

        • cyrano58

          cyrano58 répond à Mordraal
          républicain

          Au Tibet, génocide culturel et génocide tout court sont menés ensemble.

          • Mordraal

            Mordraal répond à cyrano58
            Disciple of Discipline

            C’est tout à fait possible, oui, mais ça ne fait pas du génocide culturel la même chose que le génocide tout court, dire le contraire serait mettre sur le même plan la vie humaine et à la culture, ce à quoi je me refuse et Mélenchon aussi.

            Mais Max s’en fout, c’est quelqu’un qui ne vient ici que pour agresser les gens.

            • Max Schultz

              Max Schultz répond à Mordraal
              génocidaire

              Nier l’annexion du royaume libre et indépendant du Tibet par la Chine c’est faire du négationnisme, tout comme l’est la négation de l’existence des chambres à gaz nazies ou du génocide arménien. Or c’est bel et bien ce que font plusieurs figures de la gauche radicale, dont Mélenchon et Vivas.

              Non seulement cela, mais dans ce billet, Mélenchon, outre le fait qu’il étale son ingorance grave de la question, projette sa pensée colonialiste à la face du lecteur : de quel droit se mêle-t-il de ces affaires ? Quid du droit à l’autodéterminaton des peuples ? Elle tout à fait comparable à celle d’un partisan de l’Algérie française autrefois, cette attitude, qui est indigne d’un leader prétendument de gauche :

              Lien

              Alors que tu appelles « agression » ce qui n’est de ma part que la défense d’un peuple opprimé, libre à toi. Et libre à moi alors de te cataloguer à mon gré parmi les malfaisants.

              • Mordraal

                Mordraal répond à Max Schultz
                Disciple of Discipline

                « Nier l’annexion du royaume libre et indépendant du Tibet par la Chine c’est faire du négationnisme »

                Je suis au regret de vous apprendre que non. La définition du négationnisme, c’est la contestation de crime contre l’humanité. L’invasion d’un pays n’est pas reconnue comme crime contre l’humanité. Donc Mélenchon ne tient aucun propos négationniste, il n’a d’ailleurs jamais été condamné pour un tribunal pour cela, vous pratiquez donc la diffamation, simplement parce que vous êtes un fanatique prêt à inventer n’importe quoi pour atteindre les gens que vous avez décidé de détester.

                Si Mélenchon se trompe au sujet de l’histoire du Tibet, c’est qu’il ferait mieux de réfléchir avant de l’ouvrir, ce ne serait pas la première fois, ça ne justifie en rien vos méthodes dégueulasses.

                « de quel droit se mêle-t-il de ces affaires ? Quid du droit à l’autodéterminaton des peuples ? »

                Bah oui, c’est ça, donner son avis, si imbécile soit-il, ça remet en cause le droit à l’autodétermination des peuples, c’est Mélenchon qui préside les destinées de la Chine et du Tibet, maintenant ! Lamentable !

                « Alors que tu appelles “ agression ” ce qui n’est de ma part que la défense d’un peuple opprimé, libre à toi. »

                Vous ne défendez pas un peuple opprimé. Vous diffamez un leader politique parce que vous ne l’aimez au lieu de le critiquer honnêtement, et vous prenez un militant de son parti qui n’a rigoureusement rien fait d’autre qu’exprimer son désaccord pour beugler des insultes, des attaques personnelles et des calomnies à son encontre, en parfait clone de Poupougne.

                Vous n’êtes pas un défenseur des peuples opprimées, ça c’est le rôle que vous vous inventez : vous êtes juste quelqu’un qui aime agresser les gens sans raison et qui se cherche des prétextes pour cela.

              • Al Ceste

                Al Ceste répond à Max Schultz
                guess who ?

                Cette incapacité d’une certaine gauche (disons « jacobine » pour faire court) à voir le colonialisme partout où il est et pas seulement dans des endroits choisis, on la trouve depuis x années vis-à-vis des minorités françaises*. Relire là-dessus « Comment peut-on être breton, essai sur la démocratie » (Morvan Lebesque, au Seuil)

                * Pas de pb pour le voir chez les minorités françaises : ce sont les bons pauvres de ces dames patronnesses « de gauche ».

                • Ben85

                  Ben85 répond à Al Ceste
                  routier

                  Depuis quand « jacobin » est-il un gros mot à gauche ?

                  • Al Ceste

                    Al Ceste répond à Ben85
                    guess who ?

                    Jamais dit que c’était un gros mot. Le jacobinisme a ses qualités. et, quand il devient un dogmatisme, une vision égocentrée des problèmes, ses défauts

                    • Ben85

                      Ben85 répond à Al Ceste
                      routier

                      « Cette incapacité d’une certaine gauche (disons “ jacobine ” pour faire court) à voir le colonialisme partout où il est et pas seulement dans des endroits choisis »…

                      Jacobinisme = idéologie tolérant certains systèmes oppressifs.

                      Présenté comme cela, c’est pire qu’un gros mot, c’est une plaie.

                      C’est pas ça, le jacobinisme, hein.

                      • Al Ceste

                        Al Ceste répond à Ben85
                        guess who ?

                        En tant que breton (mais ni autonomiste ni indépendantiste, c’est possible – et encore moins client de la bande de Locarn), c’est effectivement une plaie.

                        Allez, je remets ici un commentaire déjà posté ailleurs :

                        // Eu égard aux résultats de l’Ecole publique à cette époque, ce parallèle plaiderait probablement en défaveur du papier d’Abdou Semmar. //

                        Si on se limite aux seuls chiffres, oui, ces résultats sont une réussite.

                        Mais cette réussite (avoir imposé le français comme langue unique) n’a pas empêché des millions de citoyens d’aller mourir pour les industriels dans le première grande boucherie européenne. Car elle a servi à transmettre les principes de soumission à l’Autorité. Menée par des idéologies qui prétendait lutter contre la soumission aux hobereaux et à leurs employés les recteurs, c’est un plaisant (si on veut) paradoxe.

                        Pauvre jacobinisme, imbu de sa supériorité civilisatrice (on en a vu les autres effets dans l’entreprise coloniale). Incapable, dans son aveuglement hautain, de voir l’enrichissement que lui aurait apporté le respect de la diversité culturelle et linguistique.

                        Cette éradication d’une langue minoritaire s’est effectuée de la pire façon : en encourageant la délation (voir le fonctionnement du « sabot »), en imprimant chez ses locuteurs honte et complexes (le syndrome Bécassine) et pire encore, dans nombre de cas, en coupant la transmission patrimoniale : certains parents eng… le pépé ou la mémé qui ne pouvaient parler que breton (ou autres) à leurs petits-enfants.

                        Allez, je la ressors, car elle est pour moi fondatrice :

                        « Breton, Français et citoyen du monde, qui me dénie une seule de ces composantes me rejette de la communauté ; je ne veux pas nourrir en moi une part maudite qui maudirait mes frères ; je ne puis servir les autres qu’en étant moi-même. Cela s’appelle la démocratie, qui n’est que l’ordre naturel des hommes. »

                        • Ben85

                          Ben85 répond à Al Ceste
                          routier

                          Le jacobinisme, c’est aussi ce qui a permis de cimenter une jeune république assaillie de toutes parts il y a 220 ans. C’est toujours ce qui permet aujourd’hui à tout citoyen français de pouvoir se sentir instantanément chez lui n’importe où sur le territoire et ce quelle que soit son origine (chose qui ne fait pas vraiment plaisir à une foultitude de régionalistes).

                          C’est avant tout ce qui a permis à la France de passer d’un conglomérat de provinces issues de l’Ancien Régime à l’État-nation que l’on connait aujourd’hui.

                          Taxer de « jacobinisme » la tendance à gommer toute différence, c’est non seulement caricatural, mais c’est aussi reléguer l’héritage (immense et trop souvent dédaigné tant il est considéré comme un acquis faisant partie du paysage) que l’on doit à cette doctrine au rang de détail.

                          • Al Ceste

                            Al Ceste répond à Ben85
                            guess who ?

                            Je ne vais pas nier cet apport positif.

                            Cela ne me cache pas le négatif.

                            // Taxer de « jacobinisme » la tendance à gommer toute différence, c’est non seulement caricatural //

                            Son but était bien de gommer les différences, et on ne va pas regretter son travail d’unification, juste que ça se soit fait à la hache.

                            (On peut se rappeler que les revendications identitaires nées dans les anciens provinces périphériques, à la suite et dans la logique de Mai 68, étaient majoritairement portées par des militants de gauche. Pas le souvenir que des Roger Siffer, Joan-Pau Verdier ou Gilles Servat servaient la soupe à Le Pen)

                            • Ben85

                              Ben85 répond à Al Ceste
                              routier

                              Le fait est que vous avez employé ce mot de « jacobin » juste pour en souligner les conséquences négatives… Il me semblait bon de rappeler que le but du jacobinisme, c’est d’unifier, pas de ratiboiser. Mais j’ai bien le sentiment qu’on pense à peu près la même chose.

                              Et sinon, je n’ai jamais dit qu’un régionaliste était forcément de droite… Ceci dit, on ne me fera pas croire que la majorité penche à gauche.

                              • Al Ceste

                                Al Ceste répond à Ben85
                                guess who ?

                                // Ceci dit, on ne me fera pas croire que la majorité penche à gauche//

                                La droite libérale et l’extrême droite ont investi ce terrain (en plus de Locarn, on peut compter les maires Fhaine du Sud, le sinistre Agité du Bocage que vous devez connaître mieux que moi). Ça c’est pour le militantisme, mais ça vaut aussi pour les politiciens, opportunistes comme toujours, qui ont surfé sur ces revendications identitaires pour devenir des potentats à palais quasi princiers.

                              • Locus

                                Locus répond à Ben85
                                les-crises[point]fr
                          • cyrano58

                            cyrano58 répond à Ben85
                            républicain

                            On aurait bien besoin du jacobinisme aujourd’hui pour assimiler les immigrés comme ont été assimilés autrefois les habitants des provinces de France. Et je ne vois pas en quoi un immigré actuel ne pourrait pas devenir un français comme le fit un breton ou un auvergnat jadis.

                • Abolition des revenus du capital ---60

                  On parle de colonie quand il y a des colonisés qui ont des droits moindres que ceux des colonisateurs.

                  Dans le cas de la bretagne, la RF a toujours donné les mêmes droits aux bretons qu’à tous les français, contrairement à l’algérie, par exemple.

                  Si vous voulez faire dans l’outrance, parlez d’annexion, mais parler de colonisation ce n’est plus de l’outrance c’est du mensonge historique pur et simple.

                  Mais bravo pour votre référence à Morvan Lebesque, ancien de Je suis partout.
                  Et de l’Heure bretonne.
                  « Tout porte à croire que les autorités allemandes n’ont pas eu à se plaindre de la ligne éditoriale de ce journal, qui paraîtra en toute légalité jusqu’au 4 juin 1944, en vilipendant les Juifs, les Jacobins et les Français en général, au nom de la défense d’une “ race bretonne ” (selon l’expression du modéré Delaporte), et de l’“ Europe nouvelle ”.

                  Tiens, en vilipendant les jacobins, ça me rappelle quelqu’un…

              • Earthlings

                Earthlings répond à Max Schultz
                Changement est un leurre

                Et hop point godwin

            • Petr Yacub Czwynglsstaijn

              Petr Yacub Czwynglsstaijn répond à Mordraal
              Fat Freddy’s cat is back

              Il faut avouer que le Merluchon est assez intéressant quand il parle de « deux poids, deux mesures » concernant le Tibet.
              Il ne dit pas grand chose, voire rien, sur la théocratie autoritaire d’Iran.

              Il ne dit pas grand chose, voire rien, sur les régimes athées de Mao et Pol Pot qui ont été autrement plus sanguinaires que les bouddhistes du Tibet qui ne demandaient rien à personne à part vivre en paix dans leur pays.

              Hormis reprendre mot pour mot la propagande chinoise depuis plus de soixante ans, il ne sait rien du Tibet.

              Nota :
              Parfois, je me demande si vous et l’historien de Hitler ne forment pas qu’une seule et même personne.

              • Max Schultz

                Max Schultz répond à Petr Yacub Czwynglsstaijn
                génocidaire

                Il ira loin, ce petit homme…

                • Mordraal

                  Mordraal répond à Max Schultz
                  Disciple of Discipline

                  Ça fait la troisième fois que vous vous permettez d’ironiser sur mon absence d’avenir : un ancien travailleur précaire qui se permet de prendre de haut quelqu’un parce que c’est un futur travailleur précaire, félicitations, votre mépris de classe est juste le plus répugnant qu’il existe, celui des parvenus qui oublient d’où ils viennent.

                  • Max Schultz

                    Max Schultz répond à Mordraal
                    génocidaire

                    Alors celle-là on me l’avait pas encore faite : « parvenu » : LOL : -)))

                  • Al Ceste

                    Al Ceste répond à Mordraal
                    guess who ?

                    Zavez raison : Max est un parvenu. Il prétend rouler dans un vieille BX mais il oublie volontairement des lettres, c’est en fait une BMW X6 !

                    Et il fait élargir gratuitement par la municipalité la ruelle qui mène à sa villa (que celle des Balkany, à côté, c’est un abri de jardin) pour pouvoir passer sans abimer sa carrosserie !

              • Mordraal

                Mordraal répond à Petr Yacub Czwynglsstaijn
                Disciple of Discipline

                Et d’une, Mélenchon a déjà expliqué pourquoi il parle peu de ça, vous pouvez regarder son débat avec Emmanuel Todd si la question vous intéresse.

                Et de deux, ça ne justifie pas les méthodes répugnantes de Max Schultz à son encontre qui relèvent de la diffamation, et ça ne justifie surtout pas de s’en prendre à quelqu’un qui ne lui a rien fait gratuitement.

                « Nota :
                Parfois, je me demande si vous et l’historien de Hitler ne forment pas qu’une seule et même personne. »

                Oui, c’est ça, et donc je m’amuse à me contredire pour le plaisir, sûrement. En même temps, vu vos propos sur Marx, je ne m’étonne pas que vous soyez capable d’avoir des croyances aussi stupides.

                • Petr Yacub Czwynglsstaijn

                  Petr Yacub Czwynglsstaijn répond à Mordraal
                  Fat Freddy’s cat is back

                  De toute façon, votre héros passe pour un con dans le Pas-de-Calais et le Nord, même dans son propre parti.
                  Quand aux dernières législatives, il a fait le caïd à Hénin-Beaumont en voulant tout casser, personne n’a bougé, ni Alain Bocquet, ni Marc Dolez, pourtant élus haut la main, eux. Le pauvre chéri a été obligé de faire venir ses potes de Paris.

                  Quant aux « méthodes répugnantes », il suffit de lire le blog de la Merluche pour s’apercevoir que le « répugnant » n’est pas celui que vous croyez.

                  J’attends avec impatience le jour où Chon, pourtant anti-américain primaire, va répondre à David North qui le traite de faux révolutionnaire rentier.

                  • Al Ceste

                    Al Ceste répond à Petr Yacub Czwynglsstaijn
                    guess who ?

                    J’ai posté une fois chez JLM (poliment et tout, ma qué vous mé connaissez, hein).

                    Mon message n’a jamais passé la modération.

                    • Petr Yacub Czwynglsstaijn

                      Petr Yacub Czwynglsstaijn répond à Al Ceste
                      Fat Freddy’s cat is back

                      Je vous avoue, sans honte, que j’ai essayé de faire pareil, poliment et tout, au Nouvelobs (le site des patrons, le vrai, pas Rueje baissemonpatalon) et que mon commentaire n’est jamais passé.

                    • linoroberto

                      linoroberto répond à Al Ceste
                      ♫♫♫…

                      quand on ecrit a jlm faut pas oublier de timbrer son mail au tarif en vigueur ^_ ^

                      • Max Schultz

                        Max Schultz répond à linoroberto
                        génocidaire

                        Avec le Chon et ses disciples c’est simple : soit tu es d’accord, soit tu es d’accord. Dans le cas contraire, tu n’existes pas. Et de toute façon tu n’es pas de gauche puisqu’eux seuls sont habilités à attribuer des diplômes de gauchitude certifiée.

                        • Al Ceste

                          Al Ceste répond à Max Schultz
                          guess who ?

                          Sur ASI, j’avais eu le malheur d’écrire « mélencholâtres ». Je me suis fait défoncer par une meute de fidèles pire que sur (bipbip).

                          Résultat : moi qui avais envisagé de voter Chon pour ne pas avoir à voter Fromage Mou, je me suis abstenu.

                          (Il y en a un autre qui m’avait bien fait sa contre-pub : le Migou ici)

 

  • Max Schultz

    Max Schultz répond à Al Ceste
    génocidaire

    Inutile de te dire que vu l’attitude de ses militants et l’incompétence hallucinante de leur gourou sur le « point de détail » du Tibet, je ne voterai jamais pour une coalition de tels bras cassés. Parce que si le Chon est incompétent sur ce dossier et c’est plus que prouvé, alors il l’est forcément sur d’autres dossiers. Pour masquer son incompétence, il pérore. C’est tout ce qu’il sait faire.

    • Al Ceste

      Al Ceste répond à Max Schultz
      guess who ?

      J’ai une excuse : à l’époque, j’ignorais ses positions sur le Tibet et sur les langues régionales.

  • linoroberto

    linoroberto répond à Max Schultz
    ♫♫♫…

    tu sais moi j ai mis des kilomètres de distance entre les chefs auto proclamés de la gauche et moi , pour des raisons personnelles et le vécu de mon militantisme syndical et politique actif , ça fait vieux combattant je sais , aujourd’hui je préfère faire de l action quotidienne sans plan réel a ma modeste échelle mais crois moi y a du boulot ….

    • Max Schultz

      Max Schultz répond à linoroberto
      génocidaire

      Je fais ce que je peux pour les autres avec mes minuscules moyens en me tenant au loin des politiques et des militants : tout en bas il y a des gens vraiment bien, mais dès que tu montes à peine d’un cran dans le truc, ça sent le pourri à pleins naseaux. C’est ce que me disait une ex candidate tête de liste FdG de notre département il y a peu à la maison : elle aussi n’en peut plus de tous ces révolutionnaires de pacotille qui à part s’aplatir le cul sur des chaises et beugler dans les manifs, n’en foutent pas une rame pour améliorer le sort de leurs contemporains.

    • Al Ceste

      Al Ceste répond à linoroberto
      guess who ?

      // aujourd’hui je préfère faire de l action quotidienne sans plan réel a ma modeste échelle mais crois moi y a du boulot …. : :

      Rien que dans l’animation culturelle en milieu rural, déjà !

    • moctezumiaou

      moctezumiaou répond à linoroberto
      canopéiste

      Y a pas photo, tout (re) part de là et oui, il y a du boulot ( déjà sur soi-même).
      Parceque les AG et autres remue-méninges qui bouffent l’énergie…ça vaut rien sans la démarche quotidienne et la perception des détails par tout un chacun.
      Décourageant pour certaines ambitions…

  • Mordraal

    Mordraal répond à Petr Yacub Czwynglsstaijn
    Disciple of Discipline

    Dans le genre détournement de conversation, vous êtes assez pathétique, vous savez. Votre histoire de Nord-pas-de-Calais n’a aucun rapport avec la conversation. Idem pour la question de savoir si Mélenchon est un « faux-révolutionnaire rentier », ça ne change rien au fait qu’il ne se trouve aucun propos négationniste sur son blog.

    Et on ne doit pas avoir les mêmes valeurs, hein : toutes les bêtises que peut écrire Mélenchon sur son blog, et il y en a eu certain nombre, ne justifieront jamais pour moi la diffamation, arme des lâches. Si Max a quelque chose à redire sur les notes de blog de Mélenchon, il fait comme moi : il critique ce qu’il écrit, au lieu de mentir. Donc si, c’est Maxou qui utilise des méthodes répugnantes, et pas seulement à l’égard de Mélenchon, puisque il est aussi incapable de trouver un propos négationniste de ma part.

    Et au passage, je ne vois pas ce qui vous permet d’affirmer qu’un homme politique que je critique ici depuis quatre ans serait « mon héros », vous le sauriez si vous lisiez mes messages.

    • Petr Yacub Czwynglsstaijn

      Petr Yacub Czwynglsstaijn répond à Mordraal
      Fat Freddy’s cat is back

      Mais Max ne ment pas. En plus il met des liens vers le site du Chonchon pour prouver que ce qu’il dit est vrai.
      Aux propos négationnistes… Relisez-vous depuis le début, c’est édifiant. On dirait du Percy….

      Quant-à vos soit-disant critiques, permettez-moi de rigoler. On dirait maman critiquant fiflils (ou l’inverse) parce qu’il a proféré une obscénité à table.

      Les bêtises du pseudo-révolutionnaire ami de tous les dictateurs de la terre tant qu’ils sont antiaméricains, il les répète à qui veut l’entendre et personne dans son parti ne vient le contredire, même pas vous.

      • Mordraal

        Mordraal répond à Petr Yacub Czwynglsstaijn
        Disciple of Discipline

        « Mais Max ne ment pas. En plus il met des liens vers le site du Chonchon pour prouver que ce qu’il dit est vrai. »

        Si, il ment : les seuls liens qu’il a fourni ici sont un article où Mélenchon conteste la notion de génocide culturel, ce qui n’entre pas dans la définition du négationnisme, et un article où il conteste l’invasion du Tibet, or l’invasion d’un pays n’est pas reconnue comme crime contre l’humanité, donc ce propos n’entre pas non plus dans la définition du négationnisme. Donc, Max se rend ici coupable de diffamation.

        Maintenant, si vous avez d’autres éléments, montrez-les.

        « Quant-à vos soit-disant critiques, permettez-moi de rigoler. On dirait maman critiquant fiflils (ou l’inverse) parce qu’il a proféré une obscénité à table. »

        Bah écoutez, je dis celles que je pense, hein. En attendant, ça peut difficilement être mon héros dans ces conditions.

        « Les bêtises du pseudo-révolutionnaire ami de tous les dictateurs de la terre tant qu’ils sont antiaméricains »

        Bah oui, parce que feu Hugo Chavez et Rafael Correa sont des dictateurs, bien sûr… En plus, il manquerait un paquet de dictateurs anti-américains à la liste, hein : Poutine, le gugusse actuel en Chine dont j’ai perdu le nom, l’ayatollah, Kim Jong-Un ou encore Bachar al-Assad. Vive la propagande médiatique, hein.

        • Al Ceste

          Al Ceste répond à Mordraal
          guess who ?

          Max a tous les défauts et même pire : -)

          Sauf deux : il n’est ni lâche ni menteur.

          Et on a un point commun : on n’aime ni les gourous ni les adeptes.

          • Mordraal

            Mordraal répond à Al Ceste
            Disciple of Discipline

            « Sauf deux : il n’est ni lâche ni menteur. »

            Ici, il l’est, si. Il a plusieurs fois inventé des propos à Mélenchon sans en rapporter la preuve, y compris en lui prêtant des propos négationniste ce qui est condamnable, il s’en est aussi plusieurs fois pris à moi personnellement comme ici sans avoir le courage de s’en expliquer.

            • Petr Yacub Czwynglsstaijn

              Petr Yacub Czwynglsstaijn répond à Mordraal
              Fat Freddy’s cat is back

              Vous êtes un peu bête.
              Relisez le blog de votre héros.
              Il dit la même chose que le défunt zéki.

              (Signé : la meute)

              • Mordraal

                Mordraal répond à Petr Yacub Czwynglsstaijn
                Disciple of Discipline

                Eh ben trouvez où, alors. Parce que jusque-là, Max ne montre ici qu’un article où Mélenchon conteste l’annexion du Tibet, ce qui n’est pas du négationnisme. Et un autre où il conteste la notion de génocide culturel, ce qui n’est pas du négationnisme non plus, quoi qu’on en pense (et pour ma part, je suis plutôt d’accord avec lui, par attachement à la vie humaine).

                Maintenant, si vous avez autre chose, je prends.

                Mais jusque-là, il n’y a tout simplement pas à discuter : l’annexion d’un pays n’est pas reconnue comme crime contre l’humanité, la destruction d’une culture non plus, donc, sauf sin vous voulez faire votre Zeki et dire que ce sont les illuminati-reptiloïdes-sionistes qui désinforment sur la notion de crime contre l’humanité, eh bien Max et vous êtes pris en flagrant délit de diffamation.

              • mordral vous sous la truffe les manipulations de votre gourou de façon patiente et argumentée et revoilà encore et toujours à chaque commentaire une diversion supplémentaire signant votre mauvaise foi.

                1ère intervention du caniche pertr : diversion vers le nord-pas-calais
                2ème commentaire et 2ème diversion : percy et des inepties caricaturales en prime
                3ème commentaire et 3ème diversion : moi !

                Conclusion : mordral a raison. Votre gourou, comme votre meutre, se plait à inventer à autrui des opinions négationnistes. Vous êtes d’infames ordures qui s’autorisent à la moindre divergence d’opinion un usage très goebbelsien de la diffamation.

                PS : je n’ai aucune sympathie pour mordral, pas plus que pour mélenchon, mais les faits sont les faits et vos aboiements de vulgaires mensonges.

              • ’’Relisez le blog de votre héros.
                Il dit la même chose que le défunt zéki.’’
                La preuve, il tope régulièrement Mordraal, le zékinouveau.

                • Max Schultz

                  Qui se tope se pote ; -)

                  • Mordraal

                    Mordraal répond à Max Schultz
                    Disciple of Discipline

                    Ah, du coup on est potes ? Ravi de l’apprendre.

                    • Max Schultz

                      Max Schultz répond à Mordraal
                      génocidaire

                      Qui se ressemble, s’assemble.

                      • Mordraal

                        Mordraal répond à Max Schultz
                        Disciple of Discipline

                        Vous n’avez pas dû comprendre mon message. Je parle du fait que je vous tope.

                        • Max Schultz

                          Max Schultz répond à Mordraal
                          génocidaire

                          Je ne comprends jamais rien à rien, contrairement à toi qui as la chiance infuse : -)

                        • Ze zuis Zeki

                          Ze zuis Zeki répond à Mordraal
                          censuré

                          Je pense que c’est qu’il y a de plus détestable chez vous, capable de reprocher à la meute un comportement auquel vous avez largement collaborer.
                          Et malgré tout ça, vous ne reconnaissez pas votre comportement, préférant lécher l’anus de caniches qui vous chient dans la gueule.

                          Où est donc votre honneur ?
                          N’avez vous donc aucune dignité ?
                          Ce ne pas le comportement de la meute qui vous pose visiblement problème, mais le simple fait que vous soyez leur cible…

            • Al Ceste

              Al Ceste répond à Mordraal
              guess who ?

              Qu’il s’en prenne à vous, c’est indéniable mais il faut dire que vous tendez les verges pour vous faire battre.

              Il s’en explique, mais vous n’arrivez pas à le voir.

              (Bon, pour ma part, j’arrête là)

        • Petr Yacub Czwynglsstaijn

          Petr Yacub Czwynglsstaijn répond à Mordraal
          Fat Freddy’s cat is back

          Lisez ce qu’écrit votre gourou sur la Chine et le Tibet.
          Pas difficile, j’y arrive.

          Maintenant, votre attitude qui consiste à considérer diffamatoire toute opinion contraire à la votre vous range dans la catégorie des rouges-bruns.

          • Mordraal

            Mordraal répond à Petr Yacub Czwynglsstaijn
            Disciple of Discipline

            « Lisez ce qu’écrit votre gourou sur la Chine et le Tibet.
            Pas difficile, j’y arrive. »

            Vous n’avez pas un peu l’impression que c’est un peu facile de répéter cent fois « Mais si, regardez, c’est juste là, il n’y a qu’à lire » sans jamais, jamais, jamais dire où ? Qu’est-ce qui vous empêche de le montrer, si vous croyez ce que vous dites ? Qu’est-ce qui empêche Max de vraies citations négationnistes, plutôt qu’une où Mélenchon conteste l’invasion du Tibet, s’il y en a ?

            Surtout que je ne fais aucune confiance à votre lecture : sachant que quand je vous colle sous le nez une citation où Marx dit qu’il ne s’en prend à l’employeur que comme personnalisation d’une catégorie économique, vous êtes encore capable de me dire que ça veut dire qu’il s’en prend aux personnes et pas à la catégorie économique, lecture stalinienne s’il en est, je doute fortement de votre capacité à lire le français, ou de votre bonne foi.

            « Maintenant, votre attitude qui consiste à considérer diffamatoire toute opinion contraire à la votre vous range dans la catégorie des rouges-bruns. »

            Et vous, votre manie de traiter de rouges-bruns, désignation bien pratique qui permet de ranger Pierre Rabhi ou Edwy Plenel avec Serge Ayoub, qui pense différemment de vous vous range dans la catégorie des antifas pareils à ceux qu’ils combattent.

            Vous et Max Schultz accusez Jean-Luc Mélenchon de négationnisme, ce qui est un délit : ni vous ni lui n’êtes capables de citer des propos négationnistes de sa part pour l’instant, de plus il n’a jamais été condamné pour cela, or présenter quelqu’un comme coupable d’une infraction sans qu’il n’ait été déclaré tel par un tribunal est une diffamation.

            C’est la vérité quant à vos méthodes répugnantes de propagandistes fanatiques et toutes les calomnies que vous déployez également à mon encontre n’y changeront rien. Vos méthodes sont celles de l’extrême-droite, et elles me dégoûtent, ne vous attendez pas à ce que je ne dénonce pas vos mensonges.

            • Ze zuis Zeki

              Ze zuis Zeki répond à Mordraal
              censuré

              mordraal_lifka_0

              « Vous et Max Schultz accusez Jean-Luc Mélenchon de négationnisme, ce qui est un délit : ni vous ni lui n’êtes capables de citer des propos négationnistes de sa part pour l’instant, de plus il n’a jamais été condamné pour cela, or présenter quelqu’un comme coupable d’une infraction sans qu’il n’ait été déclaré tel par un tribunal est une diffamation. »

              Toujours rien à m’expliquer concernant votre capacité à m’inventer des propos négationnistes vous autorisant à m’associer à faurisson et à appeler à la censure de mon compte main dans la main avec la meute (qui se retourne contre vous) et lifka (validant les délires de cyp/max) ?

              Ou préférez vous limiter à dénoncer ces méthodes quand vous en êtes victime ?

  • cyrano58

    cyrano58 répond à Mordraal
    républicain

    Votre argumentation est quelque peu jésuitique…
    Selon le droit français (revu par Badinter), la notion de génocide recouvre les massacres, déportations etc… d’un groupe « national, ethnique, racial ou religieux ». Or l’aspect religieux, pour le moins, appartient au domaine culturel. Les génocides des arméniens, des juifs ou des tibétains sont des génocides physiques ET culturels. Dissocier les deux aspects me semble couper les cheveux en quatre et dissimuler des arrière-pensées. En d’autres termes, Mélenchon aurait mieux fait de se taire ce jour-là… Il ne peut pas « toujours avoir raison » pour reprendre un bien triste slogan.

    • Mordraal

      Mordraal répond à cyrano58
      Disciple of Discipline

      Sauf que s’en prendre à la culture d’un peuple, si c’est assurément répugnant, n’est ni un massacre ni une déportation, ce n’est donc pas la même chose qu’un génocide.

      • cyrano58

        cyrano58 répond à Mordraal
        républicain

        Sauf qu’en ce qui concerne le Tibet, c’est un génocide physique et culturel : des tibétains sont massacrés, leurs temples détruits et leur langue interdite. D’ailleurs, il n’existe pas d’exemple historique de génocide qui n’ait pas été AUSSI culturel. Nous débattons donc sur une hypothèse mélenchonienne (la notion de génocide UNIQUEMENT culturel) jamais démontrée. Il n’y a aucune honte à admettre qu’il a proféré une ânerie (ou pour le moins un propos maladroit). Cela m’arrive, cela vous arrive sans doute aussi, cela peut arriver même au leader du FG, sauf à lui attribuer une nature quasi-divine, auquel cas cela relèverait du culte de la personnalité.
        Bonne journée.

        • Mordraal

          Mordraal répond à cyrano58
          Disciple of Discipline

          Qu’il y ait un génocide physique aussi, c’est une chose, mais ce n’est pas de ça qu’on parle : Mélenchon a dit sur son blog que la notion de génocide culturel était contestable parce que c’est trop différent d’un génocide physique -il répondait à un texte qui employait cette notion.

          Autrement dit : s’il faut condamner la Chine, c’est pour le génocide physique, pas pour le culturel.

          • cyrano58

            cyrano58 répond à Mordraal
            républicain

            Là, je dois avouer que votre dialectique me dépasse : d’abord, vous m’écrivez que le génocide culturel c’est « répugnant », ensuite vous affirmez (ci-dessus) que la Chine ne doit pas être condamnée pour ledit génocide culturel. Pourquoi ne devrait-on pas condamner quelque chose de « répugnant » ?
            Etes-vous certain de ne pas avoir fait vos études chez les jésuites ?
            Par ailleurs, je crois que nous sommes hors-sujet sur ce fil, aussi je propose de stopper ici.

            • Mordraal

              Mordraal répond à cyrano58
              Disciple of Discipline

              C’est très simple, en fait : je voulais dire que c’est d’abord pour le génocide physique qu’il faut la condamner, naturellement.

              • Max Schultz

                Max Schultz répond à Mordraal
                génocidaire

                Si tu arraches sa culture à un Tibétain, il meurt. C’est comme si tu lui arrachais le cœur.

                • Mordraal

                  Mordraal répond à Max Schultz
                  Disciple of Discipline

                  Je ne sais pas si vous vous exprimez au premier degré ou métaphoriquement. Ce qui est sûr, c’est que chercher à détruire une culture est ignoble et que cela fait énormément souffrir, mais je ne suis pas convaincu qu’on puisse assimiler ça au fait de torturer et tuer quelqu’un purement et simplement, c’est ce qui gêne Mélenchon et ça me gêne aussi.

                  Mais pour ça, je respecte votre point de vue, de toute façon je n’aurais aucun argument pour vous contredire là-dessus, c’est de l’ordre de l’expérience personnelle.

                  Mais, ça na rien à voir avec du négationnisme. On ne peut pas en discuter, c’est un fait, c’est la définition du mot. Donc, vous faites de la diffamation.

                  • Max Schultz

                    Max Schultz répond à Mordraal
                    génocidaire

                    Tu défends l’indéfendable de manière minable. Point.

                    • Mordraal

                      Mordraal répond à Max Schultz
                      Disciple of Discipline

                      Ah voilà, c’est donc ça, vos « arguments en béton armée » pour défendre vos méthodes de diffamation répugnante. Vous me faites rire et vous me dégoûtez à la fois.

                      • Max Schultz

                        Max Schultz répond à Mordraal
                        génocidaire

                        Faut-il une fois de plus te coller le museau dans tes suintements : une des définitions de « négationnisme » est écrite noir sur blanc sur Wikipédia − entre autres et je ne parle même pas de celle donnée par Badinter, dont Cyrano58 a causé un peu plus tôt » :

                        « Le terme “ négationnisme ” est parfois utilisé avec le sens de déni de faits historiques, malgré la présence de faits flagrants. Il s’agit en général de faits historiques comportant des violences graves. On a ainsi parlé de négationnisme à propos de la qualification officielle d’“ opération de police ” pour la guerre d’Algérie »

                        Lien

                        Donc le terme est parfaitement approprié concernant l’attitude franche et nette, étalée sur plusieurs médias depuis de longues années, de Jean-Luc Mélenchon à propos du Tibet. Point barre.

                        Si ça c’est pas du béton armé je ne vois pas bien. Mais tu te fous des arguments : seuls les tiens et ceux de ton gourou comptent, n’est-ce pas…

                        • Mordraal

                          Mordraal répond à Max Schultz
                          Disciple of Discipline

                          Ah oui, d’accord, Wikipédia comme source, ça pose le niveau, hein. Moi qui croyais qu’il n’y avait que les taliblancs qui étaient capables de se ridiculiser comme ça, mais il faut dire que vous avez beaucoup en commun avec eux ! Eh bah non : le négationnisme, c’est la contestation de crime contre l’humanité, voir par exemple l’arrêt Verbeke du 2 mars 2011, cour d’appel de Paris !

                          Par contre, la diffamation, c’est présenter quelqu’un comme coupable d’une infraction sans qu’il n’ait été reconnu comme tel par les tribunaux, ce que vous avez fait à de multiples reprises ici.

                          • Max Schultz

                            Max Schultz répond à Mordraal
                            génocidaire

                            Cette citation de Wikipédia provient du livre de Boris Cyrulnik « Un merveilleux malheur » (Odile Jacob, 1999)

                            Alors sans doute que Boris Cyrulnik aussi ne trouvera pas grâce à tes yeux, vu qu’il sont obturés par des déjections et bornés par des œillères.

                            • Mordraal

                              Mordraal répond à Max Schultz
                              Disciple of Discipline

                              *soupir*

                              Ce n’est pas une question de trouver grâce à mes yeux, c’est que M. Cyrulnik est psychiatre, pas juriste ! Ce n’est pas de lui que ça relève. La définition du négationnisme, c’est pas ça, et ce n’est pas parce que vous êtes deux à avoir tort que vous avez raison.

                              Maintenant, dans le cas improbable où vous seriez de bonne foi, il y a un autre mot que vous pouvez employer pour désigner des propos qui réécrivent l’histoire lorsqu’ils ne nient pas quelque chose qui est reconnu comme crime contre l’humanité : révisionnisme. Si ce que vous dites sur le Tibet est vrai, c’est effectivement ce qu’a fait Mélenchon sur sa note de blog.

                              En revanche, il n’a jamais tenu de propos négationnistes et heureusement.

                              • Max Schultz

                                Max Schultz répond à Mordraal
                                génocidaire

                                Hé si : en niant l’annexion même et les violences inouies commises à partir de 1951 par la Chine au royaume du Tibet, Mélenchon fait du négationnisme comme Monsieur Jourdain faisait de la prose : sans le savoir. Ce n’est pas moi qui dis vrai ou pas : ce sont des tibétologues − dont par exemple Katia Buffetrille qui fut une de mes collègues guide de treks autrefois. Et Katia n’est qu’une voix érudite parmi tant d’autres, qui s’élèvent contre ce scandale incroyable jettant l’opprobre sur la gauche radicale. Et je ne parle même pas des mensonges odieux écrits et publiés par Maxime Vivas, toujours à propos du Tibet et dont Mélenchon semble bien s’être inspiré. Jusqu’à présent je n’ai vu personne au sein du FdG, s’insurger publiquement contre cette dégueulasserie qui va bien au delà du simple révisionnisme : ce n’est pas pour rien que je place Vivas au même rang que Faurisson ou Reynouard.

                                Vous − les mélenchonnistes − trouvez toutes les excuses possibles à l’inexcusable. Non seulement cela, mais vous vous permettez d’injurier vos contradicteurs en les accusant de vous injurier.

                                Vous valez que dalle, et je suis poli. Pas mieux en tout cas que des sinistres fafs, qui utilisent exactement les mêmes méthodes que vous pour salir leurs contradicteurs.

                                • Mordraal

                                  Mordraal répond à Max Schultz
                                  Disciple of Discipline

                                  C’est vous qui employez la diffamation et c’est moi qui emploie des méthodes de fafs, bien sûr. C’est d’autant plus drôle vu votre complaisance envers le racisme.

                                  Je vous répète que l’invasion d’un pays n’est pas considéré comme un crime contre l’humanité. Par conséquent, non, Mélenchon ne fait pas de négationnisme, et vous faites bien de la diffamation, tout ce qu’il y a de plus consciemment puisque je viens de vous donner la définition du négationnisme. J’ai honte pour vous, avec vos méthodes de petit propagandistes lâche et fanatique.



Attentat de Bangkok : les pistes à explorer

Premier constat, première certitude : le « déconnologue » Homere ne fait pas partie des victimes de l’attentat, il me lit toujours. Il est donc permis de compter au nombre des suspects ce Français originaire de l’Hérault qui est installé comme hôtelier à Phang Nga depuis plus de vingt ans, se dit « bras armé du NPA en Thaïlande », ne se cache pas d’y corrompre bien du monde, fait l’apologie du terrorisme d’extrême-gauche sur Internet, et se réjouissait en ces termes sur le blog de son ami et complice le cyberdélinquant Pascal Edouard Cyprien Luraghi à la suite des attentats du début de l’année à Paris :

 

~ICY~
Chez Cyprien Luraghi − En ligne et à l’œil depuis 2001

Ô… Coq’ !

 

Par Homere | Publié : 24 janvier 2015
Photographie de Pierre Auclerc – tritouillage : Cyprien Luraghi © ICYP 2015Photographie de Pierre Auclerc – tritouillage : Cyprien Luraghi © ICYP 2015(poème fermier en prose et en rime, c’est selon)
(et allégorique étant donné les moments difficiles que traverse notre beau pays aujourd’hui)
(voire ironique)
(ou satirique ! mouaaaaarrrrffff)***
T’as eu du bol,
T’aurais pu finir à la coque,
T’aurais pas fait ton coquetier !
Les matins calmes,
La nuit est encore là,
Dans les chaumières ça ronfle,
Dans les étables ça vesse avec langueur,
La campagne gnengourdie
Retient encore son souffle…
Quand soudain !
Putain de coq !
T’es qu’un piaf qu’a du gosier,
Un nain dressé sur ses ergots,
Il aurait fallu te couper les roustons,
Ou te bourrer le cul à coup d’ sabots
Coq à la con,
Ce soir ce sera ta fête,
Tu vas mariner dans du Morgon
Fallait pas se moquer du prophète,
Tu m’as rendu amok
On va te bouffer aux petits oignons
Et j’en aurais pour mon pognon,
Tu vois, je t’aime bien, vieux coq

© Cyprien Luraghi 2015© Cyprien Luraghi 2015
***
(note du kondukator de service : ce poème plouquien provient de ce commentaire dans le fil de discussion précédent : CLIC.
…e la nave va…

Cet article a été publié dans Déconnologie, Tout court avec les mots-clefs : Bestioles, Chant de guerre, Coq, Pierre Auclerc, recette.

 

Le correspondant de Libération à Bangkok ayant lui aussi quelques idées sur de possibles pistes à explorer pour cet attentat inédit en Thaïlande, nous rappellerons par la suite que certains Brestois aiment beaucoup certains Thaïlandais, mais peut-être pas tous…

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/08/17/ce-que-l-on-sait-sur-l-attentat-commis-a-bangkok_1364883

Ce que l’on sait sur l’attentat commis à Bangkok

Luc MATHIEU 17 août 2015 à 18:17

Des secouristes évacuent un blessé après l'explosion d'une bombe à Bangkok le 17 août.
Des secouristes évacuent un blessé après l’explosion d’une bombe à Bangkok le 17 août. (Photo Pornchai Kittiwongsakul. AFP)

À CHAUD

Au moins seize personnes ont péri dans l’explosion d’une bombe devant un sanctuaire très touristique, en plein centre de la capitale thaïlandaise.

 

Il était 19 heures lundi (heure locale) quand la bombe a explosé en plein centre de Bangkok, devant un sanctuaire à ciel ouvert dédié au dieu hindou Brahma. La détonation a tué au moins 16 personnes et en a blessé 78 autres, selon la police. Les médias locaux évoquent, eux, 27 morts. La majorité des victimes seraient des Chinois et des Philippins.

Situé à un carrefour et proche d’hôtels de luxe et de centres commerciaux, le sanctuaire est visité chaque jour par des milliers de touristes venus du sud-est asiatique. «C’était une bombe de TNT […], les gens qui ont fait ça visaient les étrangers pour porter atteinte au tourisme et à l’économie», a déclaré le ministre de la Défense, Prawit Wongsuwan.

La police n’exclut pas que d’autres bombes étaient prêtes à exploser, après avoir repéré un engin suspect. La rue, jonchée d’éclats de verre et de carcasses de moto calcinées, a été bouclée par la police. «Nous ne savons pas de façon certaine qui a fait ça et pourquoi. Nous ne savons pas s’il y a une motivation politique, mais ils ont voulu fragiliser notre économie et nous les traquerons», a ajouté Wongsuwan, également vice-Premier ministre.

Aucune revendication n’avait été émise lundi en début de soirée. La puissance de l’explosion, et l’hypothèse d’une tentative d’attaques simultanées, sont inédites en Thaïlande. Le pays est certes confronté à des attentats mais ils restent de faible ampleur, ne causant en général que des blessés. Le dernier remonte à avril dernier, lorsqu’une voiture piégée avait explosé sur un parking de l’île Koh Samui. Il avait fait 7 blessés. Ses commanditaires n’ont jamais été retrouvés, le gouvernement avait seulement évoqué «un motif politique». En février, deux petites bombes avaient également explosé devant un centre commercial de Bangkok, sans faire de victimes.

Depuis mai 2014, la Thaïlande est gouvernée par une junte militaire qui a pris le pouvoir après des mois de manifestations. Le pays, qui a subi deux coups d’Etat, reste profondément divisé entre ennemis et partisans de l’ancien Premier ministre exilé Thaksin Shinawatra, renversé en 2006. Les deux camps ont été victimes d’attaques de groupes armés inconnus. 90 personnes ont été tuées en 2010 durant les manifestations des «chemises rouges» en faveur de Thaksin, réprimées par l’armée. Les rassemblements se tenaient au carrefour visé lundi par l’attentat.

Autre piste éventuelle : les séparatistes musulmans du sud du pays. En dix ans, ce conflit a fait plus de 6300 morts. La guérilla, opposée à l’armée thaïlandaise, a parfois eu recours à des voitures piégées, mais jamais en dehors du territoire qu’elle revendique. Elle privilégie en outre les attaques ciblées contre les policiers et soldats.

Luc MATHIEU

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/08/17/attentat-de-bangkok-trois-pistes-possibles_1364908

Attentat de Bangkok: trois pistes possibles

Arnaud DUBUS De notre correspondant à Bangkok 17 août 2015 à 18:47

L'explosion est survenue au carrefour où se trouve le sanctuaire Erawan, fréquenté par des milliers de personnes chaque jour.
L’explosion est survenue au carrefour où se trouve le sanctuaire Erawan, fréquenté par des milliers de personnes chaque jour. (Photo Pornchai Kittiwongsakul. AFP)

ANALYSE

Séparatistes musulmans du sud du pays, opposants à la junte ou militaires, voire policiers, écartés des postes de responsabilité, l’identité des poseurs de la bombe qui a fait 27 morts selon les médias reste mystérieuse.

 

Une puissante bombe a ébranlé le centre de Bangkok, près d’un sanctuaire hindouiste très fréquenté par les touristes lundi soir, faisant au moins 27 morts, dont 4étrangers, et 81 blessés selon un bilan encore provisoire donné par les médias thaïlandais. La bombe, placée sur une moto stationnée près du sanctuaire Erawan, dans le quartier commercial de la capitale, était constituée de 5 kilos de TNT, selon Somyot Poompanmoung, chef de la police thaïlandaise.

Le général Prawit Wongsuwan, vice-Premier ministre et ministre de la Défense, a affirmé peu après que les organisateurs de l’attentat visaient les touristes étrangers. «Il est clair que ceux qui ont fait cela visaient à détruire l’économie et le tourisme, parce que l’attentat a eu lieu au cœur du quartier d’affaires de Bangkok», a-t-il déclaré.

Alors que Bangkok, qui n’a jamais connu de tel attentat, était en état de choc, le général Prayuth Chan-ocha, Premier ministre et chef de la junte qui dirige le pays depuis le coup d’Etat de mai 2014, a nié qu’il avait déclaré l’état d’urgence, comme indiqué par certains médias locaux.

L’attentat n’a pas, pour l’instant, été revendiqué. Plusieurs hypothèses sont possibles, mais aucun élément ne permet de favoriser l’une d’entre elles.

L’extrême sud de la Thaïlande est en proie à une insurrection séparatiste musulmane récurrente qui s’est fortement intensifiée depuis 2004. Cette rébellion ethno-nationaliste – les habitants du sud sont à 80% des Malais musulmans – a causé la mort de 6 500 personnes dans la dernière décennie lors d’attentats à la bombe ou de fusillades. Jamais toutefois, les rebelles séparatistes n’ont étendu leur action au-delà de la région sud. S’il s’avérait qu’ils sont derrière l’attentat meurtrier de Bangkok, cela constituerait un changement radical de stratégie, indiquant que les séparatistes veulent internationaliser leur campagne contre le gouvernement central.

Chemises rouges

Deuxième hypothèse: l’attentat pourrait être lié à la situation politique très tendue dans laquelle se trouve le royaume depuis le coup d’Etat du 22 mai 2014. La junte militaire, qui a fortement restreint les libertés publiques et essaie de mettre en place une constitution qui limiterait le poids des politiciens élus, fait face à une résistance de plus en plus forte de la part de certaines sections de la population, notamment les étudiants, les universitaires et les Chemises rouges (les partisans de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, dont la sœur, Yingluck, dirigeait le gouvernement renversé lors du putsch).

La volonté de la junte de détruire le clan politique Shinawatra s’est traduite ces dernières semaines par une campagne pour retirer à Thaksin son grade de lieutenant-colonel de police et tous les titres qu’il avait reçus du roi de Thaïlande. Un porte-parole du gouvernement thaïlandais a d’ailleurs indiqué lundi soir que «des éléments qui ont perdu leurs intérêts politiques acquis étaient responsables» de l’attentat.

Il faut noter toutefois que ces groupes d’opposants n’ont jamais commis d’action violente contre la junte et se sont limités à des manifestations symboliques de résistance, comme défier la loi interdisant les rassemblements de plus de 5 personnes. Le degré de sophistication de l’attentat permet de douter que ces groupes épars d’opposants en soient les auteurs.

Une troisième possibilité, peu évoquée dans les médias locaux, serait celle d’une faction militaire – ou même policière – rivale du groupe de généraux qui contrôlent le pays. Le Premier ministre Prayuth Chan-ocha a placé des officiers qui lui sont fidèles à l’ensemble des postes de commandements, marginalisant notamment une autre faction puissante, nommée Wongtewan en thaï .

Arnaud DUBUS De notre correspondant à Bangkok

 

http://www.lepetitjournal.com/bangkok/communaute/actualite/140389-cooperation-bangkok-rebaptise-vendredi-charoen-krung-36-la-rue-de-brest

COOPERATION – Bangkok rebaptise Charoen Krung 36 « Rue de Brest »

 

Vendredi après-midi, le soi 36 de Charoen Krung va sentir les galettes de blé noir et résonner du son du biniou ! La rue dans laquelle se trouve l’ambassade de France en Thaïlande depuis plus de 150 ans sera rebaptisé « Rue de Brest ».  Un nouveau moment fort dans la commémoration des relations franco-thaïlandaises qui sera célébré avec des animations culturelles et gastronomiques

Attentat de Bangkok : les pistes à explorer dans AC ! Brest Soi-Charoen-Krung-36

Le soi 36 de la rue Charoen Krung dans lequel se trouve l’Ambassade de France en Thaïlande (Photo LPJ Bangkok.com)

Une rue de Brest à Bangkok ! Vendredi 15 février, le soi 36 de Charoen Krung, le soi dans lequel se trouve depuis plus de 150 ans l’ambassade de France en Thaïlande sera rebaptisé « Rue de Brest » par les autorités de la ville de Bangkok en présence du maire de Brest et d’autres personnalités thaïlandaises et francaises.

Le choix de « Brest » n’a a priori rien à voir avec le tropisme breton légendaire de l’initiateur du projet, l’ancien ambassadeur de France Gildas Le Lidec, ou des nombreux autres Bretons qui font ou ont fait tourner l’ambassade – certainement un peu quand même. Il s’agit avant tout de donner la réciproque de la « Rue de Siam » à Brest, et surtout de rappeler le passage très remarqué, le 18 juin 1686, dans cette même rue de Siam, baptisée ainsi en 1742, de la première ambassade du Roi Naraï, venue rencontrer Louis XIV, que décrit Morgan Sportès dans son ouvrage « Pour la plus grande gloire de Dieu« .

Programme de la journée de baptême de la « Rue de Brest »

12h00 – Début de la cérémonie dans la future rue de Brest.
12h10 -  Dévoilement  de  la  plaque « Rue  de  Brest »  à  l’entrée  du  Soi  36  par l’Ambassadeur, par le Ministre de la Culture thaïlandais, par le Maire de Brest et par le représentant de la Ville de Bangkok.
12h20 – Mot de bienvenue de M. l’Ambassadeur et séance photo.
12h30 – Animations gastronomiques et culturelles bretonnes (danses) à l’OP Garden (Soi 36). Exposition sur la rue de Siam à Brest sur le mur extérieur de l’Ambassade de France.
15h30 – Fin des festivités

 

Les premières ambassades toujours présentes dans les esprits

Un événement historique lointain mais qui marque semble-t-il encore fortement les relations entre la France et la Thaïlande, d’autant que la Thaïlande est le premier pays d’Asie du Sud-est où est venue la France.

« L’ambassadeur est toujours frappé, lors de ses rencontres avec des ministres thaïlandais, qu’on lui parle aussi souvent de la première ambassade de France au Siam, d’échanges qui ont eu lieu il y a plus de 300 ans« , nous confiait il y a quelques jours Jérémy Opritesco, Conseiller pour la Coopération et l’Action Culturelle de l’ambassade de France. Et de souligner que « deux des quatre tableaux dans la salle du couronnement représentent les relations avec la France : l’un retrace la première ambassade du Roi Naraï et l’autre la réception de l’ambassadeur thaïlandais par Napoléon à Fontainebleau« .

Il y a en France une demi-douzaine de rues de Siam. En Thaïlande, il y a une « Rue de France », à Lop Buri. Le précédent ambassadeur de France, Gildas Le Lidec, avait donc proposé aux autorités de la ville de Bangkok de rebaptiser le soi 36 de Charoen Krung en « Rue de Brest« , pour faire le « buzz » et surtout redonner un coup de lustre à l’histoire des relations franco-thaïlandaises tout en laissant un témoignage durable de cette histoire très riche pouvant éventuellement donner lieu à des jumelages ou autres initiatives bilatérales en tous genres.

Cérémonie officielle et festivités culturelles et gourmandes

Une cérémonie présidée par l’ambassadeur de France, Thierry Viteau, est prévue à midi en présence de plusieurs personnalités dont le ministre thaïlandais de la Culture, Sontaya Kunplome, le Secrétaire permanent adjoint de la ville de Bangkok, Pirapong Saicheua, le Maire de Brest, François Cuillandre, et aussi l’ancien ambassadeur de France et initiateur du projet, Gildas Le Lidec, qui sera accompagné de son épouse.

A l’issue de la cérémonie, des animations culturelles et gastronomiques bretonnes organisées avec le soutien d’UbiFrance, de la Chambre de Commerce Franco-Thaïe, de l’OP Garden, de Thai Union Frozen et de l’hôtel Imperial Queen’s Park, seront proposées au public.
Les festivités dureront de 12h30 à 15h30 dans cette nouvelle rue de Brest, qui longe l’Ambassade de France.

Ce sera l’occasion de goûter aux spécialités culinaires bretonnes sur les stands du village breton installé à l’OP Garden, avec la participation de Breizh Crepes, Comte de Sibour, Big C (Casino Délices), Eurofood (Paysan Breton), Thai Union Frozen (Petit Navire), ainsi que l’Office de Tourisme du Finistère.

Un volet culturel sera assuré par des musiciens du bagad Kerlenn-Pondi de Brest, ainsi que par un cercle d’étudiants thaïlandais de l’Université Rangsit à Bangkok pour les danses bretonnes. Une exposition réalisée par les Archives municipales de la ville de Brest retraçant l’histoire de la rue de Siam à Brest du 17ème siècle à nos jours sera également visible sur le mur extérieur de l’Ambassade de France.

P.Q. (http://www.lepetitjournal.com/bangkok) mercredi 13 février 2013

 

http://www.infoasie.net/analyse/16763-chronique-thailande-rue-de-brest-siam.html

 dans Attentats

 

Chronique de Thaïlande : une rue de Brest au Siam

fév 15, 2013

L’inauguration d’une rue de Brest à Bangkok évoque 330 ans d’amitié entre la France et la Thaïlande.

 

Les Suisses avaient leur « rue Henri Dunant » à Bangkok, les Français y auront désormais leur « rue de Brest ». En présence de l’ambassadeur de France Thierry Viteau, de l’ancien ambassadeur Gildas Le Lidec et du ministre thaïlandais de la Culture, Sontaya Khunpleum, le Soi 36 de Charoeng Krung, connue jusqu’à présent sous l’appellation Soi Rong Phasi Kao (la rue de la maison des douanes centre) a été rebaptisée le 15 février plus poétiquement « rue de Brest ». Elle donne accès à l’ambassade de France (maintenant en cours de reconstruction) sur la rive du fleuve Chao Phraya. C’est en effet au large de Brest que s’était ancré le 18 juin 1686 le vaisseau des premiers ambassadeurs siamois envoyés par le roi Narai au roi Louis XIV. La ville bretonne avait ensuite baptisée « rue de Siam », la rue où le principal ambassadeur du Siam, Kosa Phan, avait logé, dans la résidence même du roi Soleil près du grand port. Le projet de la rue de Brest avait été initié par Gildas le Lidec, breton d’origine, qui avait quitté ses fonctions d’ambassadeur à Bangkok en avril 2012. La cérémonie, qui a rassemblé de nombreux représentants des médias thaïlandais, a été placée sous le signe des « plus de trois siècles d’amitié entre la France et la Thaïlande ».

En 1685, un an avant l’ambassade siamoise de Kosa Phan,Versailles avait envoyé la célèbre ambassade menée par le Chevalier de Chaumont, qui marqua le début véritable de ces relations. Mais dès 1681, une première ambassade avait déjà été envoyée par Narai vers le royaume de France : elle périt en cours de route, le vaisseau disparaissant corps et biens au large du Cap de bonne espérance en décembre 1681. Aussi l’arrivée de Kosa Phan et de deux autres ambassadeurs de moindre rang à Brest fut le premier contact entre des Thaïlandais et le sol français. Les carnets de l’ambassadeur du Siam, dont seulement une partie est parvenue jusqu’à nous, fourmillent de détails sur son séjour de deux semaines à Brest. Il y décrit avec une précision étonnante son logement, la résidence du roi Soleil, allant jusqu’à mesurer la taille du miroir et énumère longuement les divers mets qui lui ont présenté lors des repas. Beaucoup de ces plats lui sont inconnus ; aussi pour en parler, il « siamise » les noms français. Artichaut devient alors « a-ra-ti-cho », champignon « ka-pe-ra-ya » et prune « pa-ron ». Les choses n’ont pas tant changé en trois siècles et, probablement, si vous dites au moto-taxi que vous allez « thanon brest », il vous regardera avec perplexité pendant quelques instants avant de s’écrier : « Ah ! thanon ba-ret ». Kosa Phan s’intéresse aussi beaucoup à l’arsenal et aux vaisseaux français ancrés dans le port ; il fit un compte rendu scrupuleux de sa visite à destination de son suzerain, le roi Narai.

Certes, les relations franco-siamoises prirent ensuite un tour moins consensuel, avec la crise de 1688 et le départ, la queue entre les jambes, des militaires français de Baan-kok, l’actuelle Bangkok. Mais, comme on sait, tout cela est de la faute d’un aventurier grec, un certain Phaulcon. La récente visite du Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a redonné vigueur aux relations bilatérales, tant sur le plan économique et politique qu’au niveau de l’éducation et de la culture. Il ne reste qu’à espérer qu’un artiste du royaume de Thaïlande évoque un jour la « thanon brest » dans une chanson nostalgique, à l’instar de Jacques Prévert et de sa rue de Siam.

 

L’amour que se manifestent réciproquement certains Brestois et Thaïlandais avait déjà donné lieu à de savoureux échanges au mois de janvier 2006 :

 

http://www.uihj.com/fr/des-stagiaires-thailandais-dans-la-rigueur-de-l-hiver-francais-_1018884.html

Des stagiaires thaïlandais dans la rigueur de l’hiver français !

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Dans le cadre de la charte de coopération signée entre la Thaïlande, l’UIHJ et la Chambre nationale des huissiers de justice français, des stagiaires thaïlandais se sont rendus en séminaire de formation en France, des 9 au 18 janvier 2006.

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Des stagiaires thaïlandais dans la rigueur de l’hiver français !
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Entourant les stagiaires, de gauche à droite : Bruno Villard, huissier de justice à Quimper, Tanguy Brelivet, huissier de justice à Concarneau, trésorier de la Chambre départementale, Dominique Le Gall, huissier de justice à Brest, président de la Chambre départementale, et Anne Kérisit

Accueil à la maison des huissiers de justice du mondePour Salichai Suwannimitr et Suebsakul Kasikrama, deux jeunes confrères thaïlandais, le choc à la sortie de l’avion à Roissy (France) est grand. Eux qui n’avaient jamais quitté leur Thaïlande natale, être confrontés aux rigueurs hivernales françaises restera la première de leur expérience européenne.

Nos confrères ont été pris en charge dès leur arrivée par Mathieu Chardon, membre du Comité de l’UIHJ, lequel leur a fait visiter les prestigieux locaux de la Chambre nationale des huissiers de justice français à Paris, « la maison des huissiers de justice du monde », comme l’aiment à le rappeler les différents présidents français, ainsi que les locaux de l’Ecole nationale de procédure française, situés dans le même bâtiment.

Mathieu Chardon leur a ensuite présenté la profession d’huissier de justice telle qu’elle est exercée en France : statut, déontologie, accès à la profession, fonctionnement d’un office, compétence, missions, formation, …

Cap sur la Bretagne !

Après ce court séjour parisien, ils ont mis le cap dès le lendemain sur l’Ouest, c’est-à-dire la Bretagne et plus précisément la pointe Sud : Quimper et Douarnenez, où ils ont été reçus pour cette formation par Anne Kérisit, huissier de justice à Douarnenez.

A leur arrivée, ils ont pu visiter son office, faire connaissance avec son personnel et découvrir sa façon de travailler. Ils ont ensuite reçu la visite d’un journaliste de « Ouest France », l’un des premiers quotidiens français, curieux de connaître les raisons de leur arrivée à Douarnenez.

Le lendemain, ils ont accompagné notre consoeur à un constat et ont ensuite mis le cap sur Lorient où ils ont été reçus par Joëlle Guerpillon, commissaire priseur à Quimper, qui effectuait une grande vente mobilière, accompagnée de son expert, Philippe Jamault. Ils ont assisté aux préparatifs, puis à la vente elle-même.

Rencontre avec le maire de Douarnenez et déjeuner avec le président de la chambre départementale

Le jeudi matin, ils ont pu poser de nombreuses questions sur la profession, tout en visitant le centre ville de Quimper en compagnie de deux confrères quimpérois, avant de passer l’après-midi chez Bernard Corre, mandataire liquidateur, pour y découvrir les rouages des procédures collectives françaises. Ils ont été reçus en fin d’après-midi par Monique Prévost, maire de Douarnenez, laquelle leur a fait visiter sa mairie et a tenu à leur offrir un petit souvenir de la ville de Douarnenez.

Le vendredi matin a été consacré à l’approfondissement de leurs connaissances puis à une visite de Douarnenez, avant d’être reçus à déjeuner par Dominique Le Gall, président de la chambre départementale des huissiers de justice du Finistère, qui a également tenu à leur offrir un petit cadeau en souvenir de leur visite en Cornouaille.

L’après-midi, ils ont été accueillis par deux confrères de Concarneau, Philippe Rabadeux et  Tanguy Brelivet. Ils ont accompagné Me Brelivet en tournée de saisies et significations pour finir par une visite guidée de Concarneau et sa Ville Close.

La découverte de la région n’a bien évidemment pas été oubliée pendant ce séjour où nos deux amis thaïlandais ont particulièrement apprécié les spécialités culinaires telles que les crêpes, le cidre et le kir breton, ainsi que l’accueil légendaire breton, la mer, les paysages, son architecture et ses faïences célèbres dans le monde entier.

Rencontre avec le président de la Chambre nationale des huissiers de justice français

Puis, nos confrères sont retournés à Paris. Après un débriefing réalisé par Mathieu Chardon, nos collègues thaïs ont été reçus par Paul Rochard, président de la Chambre nationale des huissiers de justice français et par Thierry Bary, délégué général. Au cours d’une réception informelle et chaleureuse, le président Rochard a remis aux deux stagiaires le diplôme de stage signé de sa main et de celle du président Isnard, empêché pour cause de voyage à l’étranger.

Le président Rochard n’a pas manqué de vérifier et d’apprécier les connaissances nouvellement acquises par nos confrères et de rappeler combien la formation était vitale pour l’avenir de nos professions. S’en est suivi un traditionnel échange de cadeaux. Nos deux confrères, visiblement touchés par un accueil si amical, ont indiqué qu’ils ne manqueraient pas de rapporter à leur autorité hiérarchique tout l’intérêt de leur séjour en France et l’excellence du niveau de la profession en France.

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Remise du diplôme
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Echange de cadeaux
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A l’office d’Anne Kérisit, à Douarnennez
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Signature du diplôme de fin de stage par Paul Rochard, président de la Chambre nationale des huissiers de justice français
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Coupure de presse (Ouest-France)
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Une bombe explose à Bangkok : au moins dix morts, beaucoup de blessés

Et ce cher Homere qui attend toujours que je publie sur de précédents attentats commis en Thaïlande…

Désolée, mais je n’ai toujours pas le temps. Ce sera pour plus tard.

 

http://www.lefigaro.fr/international/2015/08/17/01003-20150817ARTFIG00171-thailande-une-bombe-explose-en-plein-coeur-de-bangkok.php

Thaïlande : une bombe explose en plein cœur de Bangkok

    • Par lefigaro.fr
    • Mis à jour le 17/08/2015 à 16:23
    • Publié le 17/08/2015 à 16:03
Une bombe explose à Bangkok : au moins dix morts, beaucoup de blessés dans Attentats XVMadc7e788-44e9-11e5-92e8-19c1da894782

VIDÉO – La bombe, qui a explosé lundi soir à l’extérieur d’un temple hindou, sur un carrefour très fréquenté de la capitale, a fait au moins dix morts et une vingtaine de blessés.

L’explosion s’est produite en plein cœur de la capitale thaïlandaise. La bombe, qui a explosé lundi en début de soirée, a fait au moins dix morts, selon un bilan encore provisoire. L’engin était arrimé sur une moto. Il a explosé sur un carrefour très fréquenté de Bangkok, à l’extérieur du sanctuaire d’Erawan, au milieu d’immenses centres commerciaux et des gratte-ciel. Des corps démembrés étaient visibles sur les lieux de l’explosion. De nombreuses forces de police et ambulances étaient présentes sur les lieux de l’incident.

Sur place, la situation reste confuse. «Tout ce que je peux dire pour l’instant, c’est qu’il y a une explosion dans le centre de Bangkok impliquant une moto piégée», a déclaré à Reuters le numéro deux de la police nationale, Aek Angsananond. «Il y aurait au moins dix morts et beaucoup de blessés», a pour sa part indiqué le chef de la police de Bangkok, Chakthip Chijinda, sur la chaîne télévision Channel 9. D’après un policier et un secouriste interrogés sur place par Reuters, douze personnes ont été tuées. Des médias font également état d’une vingtaine de blessés. Plusieurs touristes étrangers compteraient parmi les blessés.

«Les gens qui ont fait ça visaient les étrangers pour porter atteinte au tourisme et à l’économie», a déclaré le ministre de la Défense, Prawit Wongsuwong. L’attentat n’a pas été revendiqué pour l’instant. La zone a été évacuée car les forces de l’ordre suspectent la présence d’autres bombes. La Thaïlande est confrontée à une insurrection islamiste de moyenne intensité qui opère essentiellement dans le sud du pays. Elle est aussi en proie, depuis une dizaine d’années, à de violentes rivalités entre factions politiques rivales. Le temple apparemment visée est un sanctuaire très populaire dédié au dieu hindou Brahma. Il est visité chaque jour par des milliers de fidèles bouddhistes. Il est situé sur l’une des plus grandes avenues du centre de Bangkok.

(Avec agences)



Claude Hermant, indic de la gendarmerie, grossiste en armes prohibées ?

La journée du 15 août 2015 n’aura été marquée par aucun nouveau projet d’attentat manqué ou réussi sur le territoire français.

Mercredi dernier, 12 août 2015, La Voix du Nord avait publié la suite de ses reportages sur l’affaire du trafic d’armes qui est reproché à Claude Hermant, une figure de l’extrême-droite lilloise.

Les enquêteurs s’interrogent toujours sur ses relations avec les attentats du début de l’année à Paris, des questions qui méritent d’être réexaminées à la lumière des derniers résultats de l’enquête sur le projet d’attentat de Sid Ahmed Ghlam contre une église de Villejuif le 19 avril dernier.

En effet, ceux-ci font apparaître des connexions entre l’apprenti terroriste de Villejuif et les auteurs des précédentes tueries djihadistes commises en France depuis 2012.

Rappelons encore que les uns et les autres ont ou ont tous eu des contacts en Belgique.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/affaire-hermant-quand-l-indic-veut-sortir-de-l-ombre-ia0b0n2987240

Affaire Hermant : quand l’indic veut sortir de l’ombre

 

Publié le 12/08/2015

PAR PATRICK SEGHI, BENJAMIN DUTHOIT ET CLAIRE LEFEBVRE

Six mois après où en est-on de l’affaire Hermant, ancien « indic » lillois poursuivi dans le cadre d’un trafic d’armes présumé ? Le point sur l’enquête qui porterait selon les enquêteurs sur « près de 200 armes ». Ils s’interrogent toujours sur les liens entre ce prévenu qui est une figure locale de l’extrême droite, un sulfureux intermédiaire belge et les attentats islamistes commis en janvier à Paris. Filière inédite ou dossier ordinaire que la personnalité trouble de Claude Hermant hystérise ?

 

 Claude Hermant a le vocabulaire d’un ex-para, formé au service d’ordre du FN et organisateur de stages survivalistes en armes. Photo Archives Stéphane Mortagne

 

1. Des armes de guerre

Des fusils d’assaut, des pistolets-mitrailleurs, des pistolets semi-automatique auraient été saisis par les enquêteurs. C’est d’armes de guerre qu’on parle dans ce dossier. Même si les proches de Claude Hermant font état de « 90 armes démilitarisées et traçables » dans le dossier. Car selon eux, la filière d’approvisionnement serait tout au plus du marché noir : toutes auraient été achetées chez AFG Security Corporation, société slovaque de vente à distance d’armes. Un de ces sites internet qui a pignon sur rue et permet de se fournir en armes de guerre interdites à la vente en France. Si on n’y trouve pas une kalachnikov payable par carte bleue et livrable par la Poste, on y entre en contact avec un réseau de vendeurs. Les armes passent les frontières neutralisées – mais celles qui proviennent des Balkans (l’harmonisation des législations sur les armes n’est pas à l’ordre du jour…) sont très faciles à remettre en état pour un passionné d’armes un peu bricoleur.

Pour l’entourage du principal prévenu, il s’agirait donc de « commandes visibles sur le compte société et livrées à l’adresse de la société de la compagne de Claude Hermant… ». Sauf que les enquêteurs pensent qu’avant de commercer seul, il a acquis 90 autres armes auprès d’un contact belge à Charleroi.

2. Un mystérieux détective belge

Un échange de mails entre Claude Hermant et la gendarmerie prouve que ce dernier est entré en contact avec une « cible » qui aurait posté une annonce en 2013 sur le site de vente d’armes « de collection » Delcampe. La « cible » n’est autre qu’un détective belge, domicilié près de Charleroi, entendu dans le cadre de cette affaire. Ce dernier affirmerait que « Claude Hermant était son principal client ». Qu’il lui « achetait 95 % de ses armes démilitarisées provenant du site slovaque AFG », soit « plusieurs dizaines, sans savoir ce que le prévenu en faisait ensuite ». Les proches de Claude Hermant réfutent cette version. « Les transactions ne tournent, au maximum, qu’entre 4 et 6 armes en deux livraisons couvertes par la gendarmerie. » L’indic Claude Hermant a-t-il joué double jeu ?

3. Simple intermédiaire ou orfèvre de la kalach ?

Même si les sommes d’argent retrouvées jusqu’ici seraient insuffisantes pour le prouver, les enquêteurs soupçonnent qu’en plus des armes qu’il se serait fournies sous couvert de la gendarmerie, l’indic se serait approvisionné pour son propre compte. Les investigations porteraient sur un volume de « près de 200 armes ». Loin de l’amateur se livrant à ce qu’on appelle le « trafic de fourmi », le profil de Claude Hermant correspondrait plutôt à celui d’un grossiste remettant en état les armes lourdes neutralisées pour les revendre aux réseaux du grand banditisme. Ce qu’il nie, assurant « n’avoir jamais rien remilitarisé ».

Il conteste la réalité d’un atelier de remilitarisation situé dans la métropole lilloise, à Lomme, s’appuyant sur le fait qu’« aucun rapport ne ferait état de livraisons à cette adresse avant l’arrestation ». Un proche du dossier dément : « On a retrouvé l’arsenal du parfait orfèvre, avec des machines et des armes. » Au carrefour du trafic en provenance des Balkans et de celui entretenu par des « collectionneurs », la remilitarisation est une étape clé dans l’approvisionnement du marché illégal des armes en France. Les experts estiment qu’au total, de 3 à 7 millions d’armes illégales circuleraient ainsi sur le territoire.

4. Un lien avec les attentats de Paris ?

Les armes d’Amédy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher de Paris, ont-elles transité par le trafic présumé de Claude Hermant ? Cette hypothèse a été assénée à plusieurs reprises par des proches de l’enquête. L’entourage de Claude Hermant la conteste. « Si ce lien existe, il ne peut être qu’indirect, non connu et réprouvé. Les armes ont toutes eu des acheteurs signalés et ciblés ». Les enquêteurs excluent toute vente directe au terroriste, estimant qu’Hermant ignorait la destination finale de certaines armes. Ils creusent toujours la piste. Mais se montrent prudents pour la prouver. « Quand des armes passent par plusieurs mains, avec des paiements en liquide, c’est compliqué de reconstituer la chaîne. »

Trouble idéologique

Cette affaire, qui révèle, comme souvent dans ce type de trafic, la collusion des différents milieux gravitant autour des armes, se joue aussi sur fond de guerre entre police et gendarmerie. Un imbroglio où Claude Hermant pourrait bien chercher à jeter un trouble idéologique. Cet ancien para, formé au service d’ordre des « fantômes » du FN et aguerri au gré des conflits (Balkans, Afrique…), est aussi un organisateur de stages survivalistes (survie en cas de cataclysme) en armes.

 

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Son vocabulaire n’est pas neutre. Il se dit non pas simple « tonton », mais « free-lance de l’infiltration ». Et même « missionné par la gendarmerie ». De quoi affoler les adeptes de théories occultes sur une armée secrète qui prospérerait depuis la Seconde Guerre mondiale à la faveur des déstabilisations politiques – elles ont refleuri sur le Web au lendemain des attentats de janvier. Hermant s’était déjà épanché dans ces termes dans les médias, quand il avait été lâché il y a quinze ans par le service d’ordre du FN. L’ultime coup de bluff du mouchard qui gagne du temps ? Notre spécialiste des informateurs le rappelle : « C’est précieux, le temps, quand on a une défense à peaufiner et qu’on veut laisser se diluer d’éventuelles preuves et surtout des avoirs compromettants. »

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/attentat-manque-de-villejuif-relation-avec-merah-qui-est-fabien-clain_1704305.html

Attentat manqué de Villejuif, relation avec Merah: qui est Fabien Clain?

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 03/08/2015 à 12:32 , mis à jour à 12:49

Une voiture de police le 22 avril 2015 à Paris devant la résidence universitaire où vit Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d'avoir voulu préparer un attentat visant une église à Villejuif (photo d'illustration).
Une voiture de police le 22 avril 2015 à Paris devant la résidence universitaire où vit Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d’avoir voulu préparer un attentat visant une église à Villejuif (photo d’illustration).afp.com/KENZO TRIBOUILLARD

 

Selon Le Monde, Sid Ahmed Ghlam était en contact avec des djihadistes français en Syrie. Parmi eux, Fabien Clain, un Réunionnais qui gravitait dans l’entourage de Mohamed Merah, est suspecté d’être l’un des commanditaires de l’attentat déjoué.

 

Sid Ahmed Ghlam a bel et bien été téléguidé depuis la Syrie. Dans une enquête publiée ce lundi, Le Monde rapporte que l’étudiant algérien de 24 ans, suspecté d’avoir fomenté un projet d’attentat contre une église de Villejuif, était en relation avec des Français partis faire le djihad.

Sid Ahmed Ghlam communiquait avec ses commanditaires via des conversations chiffrées sur Internet. Dans un des messages, dans lequel ils lui indiquent comment récupérer une voiture, les djihadistes font l’erreur d’utiliser des pseudonymes. C’est comme cela que les enquêteurs remontent jusqu’à au moins trois hommes, tous connus des services de renseignement et localisés en Syrie. L’un d’eux s’appelle Fabien Clain, un homme qui a contribué à radicaliser les deux autres, relate le quotidien.

Surtout, celui-ci est réputé proche de Mohamed Merah, l’auteur des attentats de 2012. Réunionnais d’origine, surnommé « Omar » par ses proches, il a lui aussi longuement vécu à Toulouse. Le site Réunion Première raconte qu’il s’est converti à l’islam à la fin des années 90 et s’est radicalisé en 2004. Quatre ans plus tard, le trentenaire est condamné à 5 ans de prison pour avoir aidé des candidats au djihad à se rendre en Irak. C’est dans le cadre de cette filière, dite d’Artigat, qu’il côtoie les frères Merah. Fabien Clain est alors qualifié de « tête pensante » du groupe.

Mohamed Merah lui écrit depuis sa prison

Dans son livre Merah. L’itinéraire secret (2015, Nouveau Monde éditions), le journaliste Alex Jordanov raconte que « le tueur au scooter » s’inquiète à la fin des années 2000 du procès à venir de Fabien Clain. Si bien qu’il prend des nouvelles de lui grâce à son frère et va jusqu’à lui écrire une lettre depuis sa cellule, où il purge une peine pour des faits de délinquance.

Fabien Clain est à son tour en détention lorsque Mohamed Merah commet ses meurtres sanglants. Fait étrange, à sa sortie en août 2012, il s’installe en Normandie et s’insurge contre un reportage sur France 2 dans lequel il est décrit comme un proche du terroriste. Selon 20 Minutes, il assure à l’époque que sa vie est un enfer depuis la diffusion et qu’il porte plainte contre France télévisions. Et ce, malgré les preuves accablantes qui le contredisent.

Depuis, l’homme a rejoint les rangs de l’organisation Etat islamique (EI) et a disparu des radars des services de renseignement. Jusqu’à maintenant.

 

http://www.liberation.fr/societe/2015/08/04/fabien-clain-de-la-pme-islamiste-au-jihad_1358853

Fabien Clain, de la PME islamiste au jihad

 
Jean-Manuel ESCARNOT (à Toulouse) 4 août 2015 à 20:16

Les jihadistes français de l’Etat islamique ont pris du galon. Selon le Monde, Fabien Clain, 35 ans, un islamiste toulousain d’origine réunionnaise, proche des frères Merah, serait l’un des initiateurs du projet d’attentat contre une église de Villejuif, avorté in extremis le 19 avril. D’après les documents saisis par les policiers, il aurait activé depuis la Syrie l’auteur présumé, Sid Ahmed Ghlam, un étudiant algérien de 24 ans, arrêté fortuitement alors qu’il venait de se tirer une balle dans la jambe.

L’un de ses commanditaires présumés, Fabien Clain, alias Omar apparaît dès 2001 avec son frère Jean-Michel, 33 ans, dans les rapports de surveillance des renseignements généraux (RG) toulousains, dont Libération a eu connaissance. Convertis à l’islam, les deux frères Clain ne passent pas inaperçus dans leur quartier du Mirail. Ils dirigent alors un petit groupe salafiste, composé de jeunes des cités et de convertis. Eux-mêmes ont épousé deux converties qui portent la burqa, d’où le surnom de «clan des Belphégor». A la même époque, ils se rapprochent de la communauté islamiste d’Artigat dirigée par Olivier Corel, un Français d’origine syrienne, qui fait figure de «cheikh». Au cours des «stages de religion vraie» organisés dans la maison de Corel, les Clain côtoient Abdelkader Merah et Sabri Essid, frère et beau-frère de Mohamed Merah.

A Toulouse, ils échouent dans leur tentative de s’emparer de la mosquée de Bellefontaine dirigée, selon eux, par «de mauvais musulmans». L’anathème et l’activisme forcené leur tiennent lieu d’idéologie. Ils se rabattent dans des appartements du Mirail et la salle de prière d’un foyer Sonacotra pour y prêcher le jihad et leur haine des juifs et des Américains. Le tout sous l’œil des RG qui les observent «se monter le bourrichon». En 2004, les frères Clain partent en Egypte avec leur épouse pour étudier dans une école coranique près du Caire. L’intervention américaine en Irak en 2003 et l’apparition de la branche irakienne d’Al-Qaeda donne enfin à Clain et à ses comparses l’opportunité de s’engager dans la lutte armée. Mais, surveillés de près, des membres du groupe de Toulouse, dont Sabri Essid, sont arrêtés par la police syrienne avant de passer en Irak. Fabien Clain est, lui, encore en Egypte.

De retour en France, c’est libre qu’il se présente au procès de leur filière, en 2009, à l’issue duquel il écope de cinq ans de prison. S’il correspond durant sa détention avec Merah, Clain est toujours détenu lors des attentats de mars 2012. Et se défendra d’avoir inspiré le tueur des militaires et des enfants juifs. Avec son frère Jean-Michel, il disparaît en Syrie, vraisemblablement en 2014, tout comme Sabri Eissid et une dizaine de membres du groupe de Toulouse.

Jean-Manuel ESCARNOT (à Toulouse)

 

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Les-deux-visages-de-Sid-Ahmed-Ghlam-754406

Les deux visages de Sid Ahmed Ghlam

 

Les deux visages de Sid Ahmed Ghlam

Dimanche 19 avril, près de la résidence du Crous où il vit quand il est à Paris, la Renault Mégane de Sid Ahmed Ghlam dans laquelle les policiers viennent de retrouver une partie de son arsenal. © DR/Visual

 

Le 01 mai 2015 | Mise à jour le 29 avril 2015

De notre envoyée spéciale en Haute-Marne Pauline Delassus
@PaulineDelassus

 

A Saint-Dizier, il est Djillali en djellaba. A Paris, c’est un étudiant sans histoire… qui prépare le pire.

 

Lavés et repassés, ses vêtements l’attendent dans l’armoire d’un pavillon de la cité du Vert-Bois, le grand ensemble de Saint-Dizier. Ses sœurs en font l’inventaire : un jogging et un costume en flanelle, une djellaba grise et une jebba algérienne. Deux types d’allure pour deux types de vie, deux villes, deux langues et deux prénoms. A Paris, Sid Ahmed Ghlam porte un jean et des chaussures en cuir. Un étudiant ­inscrit en licence d’informatique à l’université, s’adressant dans un français parfait à ses voisins du XIIIe arrondissement. A Saint-Dizier, Djillali, du surnom donné par sa mère, arpente les rues en longue robe traditionnelle. Il est arrivé dans le quartier en 2001, à 10 ans. Né à Tiaret, dans la région d’Oran, Sid Ahmed a eu l’enfance d’un immigré ballotté d’une rive à l’autre de la Méditerranée, chassé de France vers 12 ans faute de papiers en règle, puis de retour en 2009, dans le cadre du regroupement familial. Ses parents ont rejoint au Vert-Bois une importante communauté d’ouvriers algériens, installés sur cette zone de forêt où poussent les barres bétonnées depuis les années 1950. Le couple Ghlam et ses six enfants emménagent d’abord dans une HLM des hauteurs, puis dans une maisonnette d’un lotissement moderne, construit à l’emplacement des tours que la municipalité a fait détruire en espérant améliorer la qualité de vie.

 

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La maison de la famille Ghlam, à Saint-Dizier. © DR

 

Entre ces murs en contre-plaqué avec vue sur les fenêtres des voisins, Aouali Ghlam, 48 ans, est désormais prostrée, tombée dans une torpeur inquiétante depuis l’arrestation de son fils. Les yeux ouverts mais le regard vide, elle reste allongée sur le petit lit de la chambre de Sid Ahmed et pleure son enfant mis en examen pour assassinat et terrorisme, persuadée de son innocence. Cette mère au foyer a délaissé la cuisine, ne se ­nourrit que de calmants et ne regarde même plus ses trois cadets jouer dans la rue, devant la façade décrépie. Sur le canapé du salon, face à la télévision allumée sur une chaîne d’information, Menouer, le père d’une cinquantaine d’années, regard sombre et physique musclé, est lui aussi couché. Il vient ­d’arriver d’Algérie où, commerçant aisé, il passe la plupart de son temps. A ­Tiaret, il habiterait une maison entretenue par du personnel et mènerait une vie bien différente. Le fils aîné, Mokhtar, avait même été choisi comme gestionnaire de ses diverses propriétés. Mais il est mort à l’été 2011, sur une plage algérienne, aux commandes d’un Jet-Ski. Ce drame a traumatisé le clan et divisé les parents. Il a aussi fait de Sid Ahmed « notre ­soutien moral », explique sa sœur, Fatima*, 20 ans. Avant, il voulait devenir pilote de ligne. Mais les études étaient longues ; les diplômes, chers. Il a abandonné. Il a choisi informatique, d’abord à Reims puis à Paris, d’où il revenait presque chaque week-end. Dans le quartier, on dit qu’il « marche avec » très peu de gens, uniquement ceux qui, comme lui, se rendent à la mosquée ­plusieurs fois par jour, dans la tenue des intégristes, longue tunique sur pantalon de coton.

 

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La salle de prière que fréquentaient la sœur et le beau-frère de Sid Ahmed Ghlam à Pargny-sur-Saulx (Marne), ravagée par un incendie le jeudi 23 avril. © DR

 

Au Vert-Bois, l’oisiveté a augmenté aussi vite que le taux de chômage. Depuis une dizaine d’années, la plupart des usines ont fermé. Aux alentours, la région vallonnée offre des paysages champêtres préservés. Pourtant, on ne décolle guère du bitume. Dans cette cité-village, où les parkings des centres commerciaux font office de place du marché, les hommes se retrouvent dans les cafétérias pour lire le journal, jouer au tiercé. « Djillali [Sid Ahmed] ne venait jamais au café, raconte un voisin. J’ai l’impression qu’il sortait peu, sauf pour aller prier. » La mosquée El Fath (L’ouverture) sert de lieu de culte autant que de cohésion sociale. Dans cette communauté appauvrie écono­miquement, que l’on soit originaire du Maroc, de Tunisie, de Syrie ou d’Algérie, la solidarité est le premier des commandements. « L’entraide, il n’y a que ça de bon ici », témoigne un habitant. Chacun cotise 45 euros par an pour le rapatriement des morts au pays. Les responsables de la mosquée, affiliée à la Fédération de la Grande Mosquée de Paris, veillent aussi au soutien des plus démunis­, récoltant quelques sous pour améliorer l’ordinaire. Ainsi, l’étudiant boursier Sid Ahmed a quelquefois reçu une centaine d’euros de la part des fidèles. En retour, il a bénévolement fait office de professeur d’arabe littéraire pour les enfants, entre 2013 et 2014. « Il est bilingue et maîtrise la grammaire, ce qui est rare, raconte le président de la mosquée. C’est pour cela que je l’ai recruté, mais ça n’a pas duré. » Cet ouvrier, investi dans la construction d’une extension de la mosquée, d’une salle polyvalente et de salles de classe, assure n’avoir jamais observé de phénomène de radicalisation entre ses murs. « La politique n’a rien à faire ici, assure-t-il. La foi est une affaire personnelle. D’ailleurs, les croyants n’ont pas le droit de discuter ensemble dans notre enceinte. Nous dispersons les rassemblements pour éviter les débats. »

 

Sid Ahmed voulait être pilote de ligne. Mais les études étaient longues…

 

De toute façon, après la dernière prière, vers 22 heures, il faut se dépêcher de rentrer chez soi. « C’est l’heure où sortent les rats [les dealers] », explique Djibril*, un riverain. Jusque tard dans la nuit, la cité change de vie, elle aussi. Assis dans des voitures devant les magasins fermés, des hommes vendent des barrettes de shit là où, d’habitude, on achète sa baguette. En bas des tours s’attardent les « têtes de mort », comme certains les surnomment, des ­silhouettes masculines aux longues robes et aux barbes fournies. Côté femmes, quatre seulement porteraient la burqa ou le niqab, long voile noir qui recouvre le corps, la tête et le visage, et qui est interdit­ en France. « Ce sont les Zorro du quartier, plaisante un habitant de Saint-Dizier. Il y en a même une en burqa verte, c’est le géant vert ! » L’une d’elles a déjà été verbalisée. Blonde aux yeux bleus, originaire de Brest, elle porte des baskets sous sa burqa noire. C’est ­Emilie L.B., une des proches de Sid Ahmed Ghlam, placée en garde à vue puis remise en liberté. « Je l’ai rencontrée à la mosquée. Elle faisait des allers-retours en Bretagne et, un jour, elle est revenue en burqa. Elle m’a convaincue de la porter. J’ai essayé quinze jours puis je l’ai enlevée », dit Fatima, la sœur de Sid Ahmed, avant de poursuivre : « Je l’ai présentée à mon frère. Elle est tombée amoureuse de lui mais ce n’était pas réciproque. » Tout le monde n’est pas d’accord… Divorcée et mère de deux enfants, Emilie, 25 ans, n’était pas bien vue dans la famille Ghlam. « Aouali, la mère de Sid Ahmed, avait refusé qu’ils se marient, raconte un ami. Parce qu’elle est plus âgée que lui et qu’elle avait déjà été mariée. » Cela n’a pas empêché Emilie de déménager pour s’installer près de leur domicile. Claude, un voisin, voyait de temps en temps Sid Ahmed lui rendre visite à la nuit tombée. « Les cris de leurs ébats nous réveillaient ! »

 

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Manuel Valls et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, sortent de l’église Saint-Cyr-Sainte-Julitte à Villejuif, mercredi 22 avril. © PHOTOPQR/LE PARISIEN/Lejeune

 

Sid Ahmed peut aussi compter sur son beau-frère, K., marié à sa sœur Fatima depuis moins d’un an. « Il porte une longue barbe et une djellaba, dit celle-ci. Il s’entend très bien avec mon frère. » Sid Ahmed était d’ailleurs présent à leur mariage. « Une fête au Fanta, bien sûr ! se souvient un invité. Où l’on n’a même pas dansé. Djillali était très élégant, en costard noir. » Au domicile des jeunes mariés, pas de table ni de chaises, mais des coussins à même le sol « comme au temps du Prophète ». Fatima, coquette, porte un voile de couleur par-dessus de longues robes fleuries, des bijoux, du vernis sur les ongles. Son allure juvénile et soignée cache un tempérament ferme, voire agressif. « J’ai parlé à mon frère au téléphone la veille de son arrestation. Il m’a dit qu’il hébergeait quelqu’un.

Je ne sais pas qui. Une semaine avant, j’ai été chez lui, à Paris. J’ai nettoyé sa chambre, lavé son linge et fait ses courses. » Ce week-end-là, autour du 12 avril, un de leurs oncles était en visite à Paris. Fatima, son mari et Sid Ahmed auraient alors passé du temps ensemble. Sid Ahmed a accompagné l’oncle sur les Champs-Elysées et à la tour Eiffel. A ces mêmes dates, selon la police, il effectuait un repérage des églises de Villejuif. C’est le mari de Fatima qui a fait découvrir à Sid Ahmed la toute nouvelle salle de prière de ­Pargny-sur-Saulx, le bourg dont il est originaire. Pour y aller depuis Saint-Dizier, il faut parcourir 21 kilomètres sur une route de campagne bordée de vieux clochers et de troupeaux de vaches. Non loin de la chapelle Sainte-Thérèse, dans une ruelle, un homme barbu, vêtu d’une djellaba et coiffé d’un turban, nous dévisage. Dans le village champenois, sa tenue traditionnelle afghane étonne. « Il y a beaucoup de convertis qui prient ici », indique un voisin, habitué à les voir ­passer plusieurs fois par jour devant ses fenêtres. Cinq jours après l’arrestation de Sid Ahmed, la salle de prière a été détruite par un incendie.

Enquête Margaux Rolland

* Les prénoms ont été changés.

 

http://www.letelegramme.fr/france/attentat-dejoue-ghlam-mis-en-examen-25-04-2015-10606726.php

Attentat déjoué. Ghlam mis en examen

 

25 avril 2015 / Didier Déniel et AFP /

 

 

Après cinq jours de garde à vue, Sid Ahmed Ghlam a été mis en examen, ce vendredi, pour un projet d’attentat au nom de l’islam contre au moins une église et pour l’assassinat d’une femme à Villejuif (Val-de-Marne),

Sid Ahmed Ghlam avait lui-même provoqué, dimanche, son interpellation après avoir été blessé dans des circonstances encore inexpliquées. Cet Algérien de 24 ans est soupçonné d’avoir voulu attaquer au moins une église de Villejuif (Val-de-Marne) et d’avoir tué Aurélie Châtelain, une femme de 32 ans dont le corps avait été retrouvé, dimanche matin, dans sa voiture. Présenté, hier, à des juges antiterroristes parisiens, le jeune homme a été mis en examen, hier, vers 18 h, pour « assassinat et tentatives d’assassinats », pour « association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes d’atteinte aux personnes », et pour diverses autres infractions, le tout en relation avec une entreprise terroriste.

Deux heures auparavant, deux de ses avocats, M e Gilles-Jean Portejoie et Matthieu de Vallois, étaient arrivés à l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, dans le centre de Paris, où le suspect était en garde à vue depuis dimanche en raison de ses blessures. Sid Ahmed Ghlam « a contesté vigoureusement tous les faits qui lui sont reprochés », a déclaré M e Matthieu de Vallois. « On attend surtout que la procédure évolue, que l’information bouge et elle pourrait nous réserver des surprises », a indiqué, de son côté, M e Gilles-Jean Portejoie sans autre précision.

La jeune femme laissée en liberté

Quelques heures plus tôt, la garde à vue d’une femme de l’entourage de Sid Ahmed Ghlam, âgée de 25 ans, interpellée mercredi à Saint-Dizier (Haute-Marne), avait été levée. Elle a été laissée en liberté.

Selon nos informations, la jeune femme, de nationalité française, serait bien originaire de Brest (Finistère). Elle aurait habité le quartier de Pontanézen pendant deux ans avant de s’établir à Saint-Dizier. Cette mère de deux enfants aurait vécu avec un jeune Français bien connu des services de police pour des faits de grande délinquance. Son compagnon se serait converti à l’islam dans les murs de la prison de l’Hermitage, à Brest, où il purgeait une peine de prison. C’est à ses côtés, et sous son influence, que la jeune femme aurait choisi de devenir musulmane. Au fil du temps, elle aurait opté pour le port de la burqa comme une quinzaine de femmes de ce quartier populaire de Brest.

Les enquêteurs chercheraient aussi à clarifier les liens qui auraient existé entre elle et la mosquée Sunna du quartier de Pontanézen qu’elle aurait fréquentée régulièrement. Contacté hier, Rachid Abou Houdeyfa, l’imam de cette mosquée, niait connaître la jeune femme. « Les gens qui sombrent dans l’islam radical ne nous fréquentent pas. Ils ne supportent pas certains prêches ».

Marche blanche à Villejuif

Hier, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a appelé les préfets à renforcer la « vigilance » près des églises, dès aujourd’hui. Une marche blanche est prévue le même jour à Villejuif en hommage à Aurélie Châtelain, une autre, dimanche, à Caudry (Nord) où la victime habitait.

 

http://www.ouest-france.fr/attentats-dejoues-la-derive-dune-brestoise-ex-compagne-de-ghlam-3356044

Attentats déjoués. La radicalisation d’une Brestoise ex amie de Ghlam

 
Brest – 25 Avril

  • Le domicile de Saint-Dizier où a été arrêtée l'ex-compagne de Sid Ahmed Ghlam.

    Le domicile de Saint-Dizier où a été arrêtée l’ex-compagne de Sid Ahmed Ghlam. | Photo: AFP

 

Mickaël LOUÉDEC

Son ancien compagnon est soupçonné d’avoir préparé des attentats contre des églises en région parisienne. La garde à vue de la jeune femme a pris fin vendredi.

 

Enquête

Sa famille est particulièrement touchée par les événements. « Était-elle manipulée ? En tout cas, en notre présence, c’était quelqu’un de tout à fait normal. Elle disait même qu’elle était prête à enlever son voile pour trouver du travail ».

Morgane (*) a 25 ans. Cette Brestoise d’origine, mère de deux enfants, est installée près de Saint-Dizier, en Haute-Marne. Mercredi, elle est interpellée et passe près de deux jours en garde à vue avant d’être relâchée. Elle a été la compagne, il y a quelques semaines, de Sid Ahmed Ghlam, qui avait planifié l’attaque d’églises catholiques dans la région parisienne.

Convertie à 22 ans

Un membre de sa famille avoue être tombé des nues quand il a appris la nouvelle, mercredi soir. « Au début de sa relation, elle m’avait dit être avec quelqu’un de très bien, de très posé ». Le glissement de la jeune femme vers l’islam radical ne date pourtant pas d’hier.

C’est à Brest que tout commence. Élevée dans une famille catholique, elle a effectué sa scolarité dans les collèges et lycées de la ville. Elle est aussi titulaire d’un BEP dans la restauration, obtenu à Vannes, et a une expérience de vendeuse à Quimper. À Brest, elle se convertit brusquement à l’Islam, sur les conseils d’une amie. Sa famille pointe de mauvaises fréquentations dans une période de faiblesse. Elle est âgée de 22 ans. Elle est « perdue ». Rapidement, elle se radicalise et vient à porter le niqab. Elle est alors mariée à un Brestois dans le quartier de Pontanézen. L’homme a déjà été condamné à plusieurs reprises.

Sous influence ?

L’année dernière, elle s’en sépare, change de vie et part vivre à Saint-Dizier pour « raisons personnelles ». Elle noue alors une relation sentimentale avec un autre homme, dont le frère se fait arrêter en 2014 en Belgique, alors qu’il est en possession d’un véritable arsenal militaire.

Sid Ahmed Ghlam devient son compagnon un peu plus tard. Selon nos informations, il s’agit alors d’une liaison de nature sentimentale, autocentrée sur lui. Est-elle alors soumise à l’influence totale de son compagnon ? Toujours est-il qu’elle se radicalise encore davantage, vit recluse dans une zone pavillonnaire et devient indésirable à la mosquée. Elle est aussi verbalisée à de multiples reprises pour port du niqab.

Elle continue néanmoins d’effectuer des aller-retour entre la Haute-Marne et la Bretagne. Une partie de sa famille est dans le Finistère, une autre dans le Morbihan. En février dernier, dans une grande surface de Gouesnou, près de Brest, elle se présente entièrement voilée. Ce qui ne manque pas de créer un nouvel incident et une intervention de la gendarmerie.

Une nouvelle étape dans un parcours chaotique. « Elle devait venir nous voir dans un petit mois », déplore sa famille.

(*) Prénom d’emprunt.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/faits-divers/20130529.OBS1025/le-dernier-voyage-de-mohamed-merah-en-belgique.html

Le dernier voyage de Mohamed Merah en Belgique

L' Obs

Publié le 29-05-2013 à 12h15

Trois semaines avant de passer à l’acte, le tueur de Toulouse et Montauban aurait rendu visite à Abou Jaber, éminence grise d’une cellule djihadiste bruxelloise.

 

Des documents et des photos, comme celle-ci, dévoilées par France 3 Midi-Pyrénées, montrent que Mohamed Merah était dans le viseur des renseignements français depuis 2006. (France 3 Midi-Pyrénées)Des documents et des photos, comme celle-ci, dévoilées par France 3 Midi-Pyrénées, montrent que Mohamed Merah était dans le viseur des renseignements français depuis 2006. (France 3 Midi-Pyrénées)

 

Mohamed Merah pourrait avoir été chercher du soutien en Belgique. Selon des informations révélées par « Le Parisien » (article payant), trois semaines avant de passer à l’acte, l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban aurait passé une journée avec Abdelkader el-Farssaoui, alias Abou Jaber, un Marocain vivant en Belgique et interrogé par la justice belge dans le cadre d’une enquête sur une cellule djihadiste de Bruxelles.

Décrit comme l’éminence grise du groupe, Abou Jaber est un proche de Mohamed Achamlane, dit Abou Hamza, le leader du groupe terroriste niçois Forsane Alizza, démantelé peu après les tueries de Mohamed Merah. C’est par l’intermédiaire de ce dernier que le tueur de Toulouse et Montauban lui a rendu visite, selon les déclarations d’el-Farssaoui à la justice belge.

Des liens étroits entre Merah et la Belgique

Mais pourquoi Merah a-t-il fait cet étrange déplacement ? Non pas pour parler de son projet meurtrier mais pour échanger sur sa vision curieuse de l’islam, selon Abou Jaber. « Il m’a notamment dit que la première femme qu’il aurait serait une femme du paradis », assure-t-il. Merah évoque néanmoins brièvement ses voyages en Afghanistan et au Pakistan. Ce nouvel élément est d’autant plus troublant que ce n’est pas la première fois que la Belgique apparaît dans le dossier, relève « Le Parisien ».

Pas moins de 22 numéros belges ont été relevés sur les factures téléphoniques de Merah, dont l’un correspond à une prostituée bruxelloise, ex-épouse d’un caïd local. En 2006, Merah se serait également rendu dans le plat pays avec Sabri Essid, un ami toulousain condamné en 2009 pour son appartenance à une filière jihadiste irakienne. Enfin, Moez Garsallaoui, un cadre d’Al-Qaïda soupçonné d’avoir formé Merah au Pakistan, a longtemps vécu à Bruxelles, dans les années 2000 avant d’être abattu à l’automne dernier près de la frontière afghano-pakistanaise.

 

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/l-etrange-dernier-voyage-de-mohamed-merah-29-05-2013-2845239.php

L’étrange dernier voyage de Mohamed Merah

 

Trois semaines avant de commettre ses crimes, le tueur au scooter s’est rendu en Belgique pour y rencontrer un cheikh et lui poser des questions religieuses.

 

Le Parisien | 29 Mai 2013, 07h00

 
Et si Mohamed Merah était allé chercher de l’aide… en Belgique ? C’est d’outre-Quiévrain que vient l’un des éléments les plus troublants de l’enquête ces derniers mois. Entendu dans une affaire de terrorisme à l’automne, un Marocain vivant en Belgique a assuré avoir passé une journée avec le Français seulement trois semaines avant les tueries de Toulouse (Haute-Garonne) et Montauban (Tarn-et-Garonne).

Un témoignage étonnant qui vient d’être porté à la connaissance des juges français chargés du dossier.

C’est la justice belge, saisie par les magistrats français, qui a transmis ces renseignements. En novembre, Abdelkader el-Farssaoui, alias Abou Jaber, est entendu comme témoin dans le cadre d’une enquête sur une cellule jihadiste autour de Bruxelles. Ce Marocain de 40 ans, décrit comme le « cheikh », l’éminence grise du groupe, a longtemps vécu en Espagne où il aurait été entendu après les attentats de Madrid. Il est surtout un proche de Mohamed Achamlane, dit Abou Hamza, le leader du groupe terroriste niçois Forsane Alizza, démantelé peu après les tueries de Mohamed Merah.

Selon l’audition d’El Farssaoui, c’est justement par l’intermédiaire d’Achamlane que Merah est venu lui rendre visite. « C’est Abou Hamza qui a demandé à avoir de mes nouvelles […] et me faire part que quelqu’un souhaitait me voir. Ce quelqu’un s’avérera être Mohamed Merah. […] Il voulait avoir des réponses en matière religieuse. » Merah se serait rendu à Bruxelles depuis Lille avant de rejoindre un ami d’El Farssaoui dans la banlieue de Bruxelles, puis de gagner la capitale belge. Là, « je les ai reçus chez moi, nous y avons fait la prière et bu du thé avant de nous rendre dans un restaurant ».

Une curieuse vision de l’islam

Le futur tueur au scooter, toujours selon le témoin, ne parle pas de son projet meurtrier, mais échange sur sa curieuse vision de l’islam. « Il m’a notamment dit que la première femme qu’il aurait serait une femme du paradis », assure-t-il. Merah évoque également brièvement ses voyages en Afghanistan et au Pakistan. « Il ne m’a pas communiqué de détails. Il m’a dit qu’il y est allé avec les frères. » Le Toulousain serait ensuite reparti dans la voiture de l’ami d’El Farssaoui direction la France. « Cela se situe trois semaines avant le massacre de Toulouse », affirme le Marocain aux enquêteurs. Dans son ordinateur ont été retrouvés « des photographies et du courrier relatif à Merah », selon la justice belge.

Ce nouvel élément est d’autant plus troublant que ce n’est pas la première fois que la Belgique apparaît dans le dossier. Ainsi, 22 numéros belges ont été relevés sur les factures de téléphone de Merah, dont l’un correspondait à une prostituée bruxelloise, ex-épouse d’un caïd local. Merah se serait également rendu en Belgique en 2006 avec Sabri Essid, un ami toulousain condamné en 2009 pour son appartenance à une filière jihadiste irakienne. Enfin, Moez Garsallaoui, un cadre d’Al-Qaida soupçonné d’avoir formé Merah au Pakistan, a longtemps vécu à Bruxelles, dans les années 2000 avant d’être abattu à l’automne dernier près de la frontière afghano-pakistanaise.

Par ailleurs, hier, six proches du tueur au scooter et de son frère, deux à Paris et quatre à Toulouse, ont été placés en garde à vue, soupçonnés de l’avoir assisté financièrement dans son projet terroriste.



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