Mort mystérieuse du pédocriminel Jeffrey Epstein au lendemain de révélations embarrassantes…

Il s’agit d’un « suicide apparent », comme pour David Hamilton, le photographe du Cap d’Agde, où Jean-Marc Donnadieu de Béziers s’adonne régulièrement à ses plaisirs favoris dans un « donjon » : échangisme, BDSM, etc…

… mais aussi comme pour les terroristes non reconnus Sébastien Sarron et Karl Foyer, lesquels ont tous deux laissé pour leurs actes criminels des explications qualifiées de « délirantes ». Rappelons ici que le premier avait vécu quelques années entre le Cap d’Agde et Béziers, où il avait eu maille à partir avec la justice, et avait bizarrement commis son attentat du 22 décembre 2014 au soir contre un marché Noël dans une ville où il n’avait strictement aucune attache, Nantes, après y avoir passé l’après-midi dans des établissements du quai de la Fosse, haut lieu de la prostitution locale où exerçait notamment l’ancien proxénète nantais José Antonio Freitas de Jesus, devenu voisin de cellule d’Amedy Coulibaly à la prison de Fleury-Mérogis à la suite de l’assassinat de l’ancien proxénète brestois Bernard Algret au mois de décembre 2005 (ils y avaient ensemble réalisé un film sur leurs conditions de détention en 2008, l’assasssin présumé de la personnalité brestoise étant soumis à l’isolement). Tout juste quinze jours avant le début des attentats organisés à Paris par le même Amedy Coulibaly, jamais interrogé par la justice pour des faits de détention de photos pédopornographiques pourtant connus de ses juges dès 2010, Sébastien Sarron, décrit comme un ours ne quittant jamais son domicile de Berneuil en Charente-Maritime, avait donc brutalement parcouru plus de 200 km pour se rendre à Nantes où il n’avait encore jamais mis les pieds, afin de foncer dans la foule du marché de Noël avec son véhicule, un mode d’attentat préconisé dès 2009 par le cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, et avait laissé après son acte des écrits semble-t-il assez confus dans lesquels il se plaignait tout à la fois de sa famille qui l’aurait diffamé sur Internet et d’un professeur de l’Education nationale qui aurait pu exercer des pressions à son encontre.

Le pédocriminel Jeffrey Epstein avait été le même genre de professeur que certains de mes harceleurs :

Les étudiants lui trouvent un côté Robin Williams du « Cercle des poètes disparus ». En long manteau de fourrure noire, chaîne en or sur chemise largement ouverte, « brillantissime » pendant ses cours, même s’il regarde les filles de manière insistante, il est à la fois copain et gourou. Invité à des boums chez les élèves, il est le seul prof présent. Ça détonne. Il finit par se faire virer mais ne reste pas longtemps au chômage.

Il affectionnait les mêmes motifs bizarres :

A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation.

Et Donald Trump le décrivait en 2002 comme «un type génial avec qui on s’amuse bien».

C’est ce que disent aussi de mes harceleurs tous leurs amis ou complices.

 

https://www.liberation.fr/planete/2019/08/10/la-mort-de-jeffrey-epstein-evite-un-proces-embarrassant-pour-de-nombreuses-personnalites_1744740

Le procureur du district sud de New York énonce les charges contre Jeffrey Epstein le 8 juillet. AFP

Le milliardaire poursuivi pour exploitation sexuelle de mineurs a été retrouvé pendu dans sa cellule d’une prison de New York. Il fréquentait le gratin et son procès promettait des révélations.

  • La mort de Jeffrey Epstein évite un procès embarrassant pour de nombreuses personnalités

Son arrestation début juillet, et son inculpation pour exploitation sexuelle de mineures, avait ouvert la porte à un procès d’ampleur et promettait un séisme politico-judiciaire. Mais le milliardaire et ami des puissants Jeffrey Epstein, 66 ans, a été retrouvé pendu dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center à Manhattan (New York), au petit matin samedi. Un «suicide apparent», selon un communiqué de l’administration pénitentiaire, sur lequel enquête le FBI. Il est mort peu après dans un hôpital des environs. Au lendemain de la publication, par le tribunal fédéral de New York, de centaines de pages de documents, révélant de nouveaux détails sur l’affaire et les noms de plusieurs complices présumés. Il encourait jusqu’à 45 ans de prison.

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«Vaste réseau de victimes mineures»

Inculpé pour trafic sexuel de dizaines de jeunes filles mineures, Jeffrey Epstein avait plaidé non coupable, et attendait son procès, prévu l’an prochain, depuis début juillet en prison. Craignant une éventuelle fuite à l’étranger, le milliardaire possédant un jet privé et plusieurs résidences (notamment une île privée aux Iles Vierges et un domicile à Paris), le bureau du procureur avait obtenu son maintien en détention. Le 23 juillet, il avait été retrouvé sans connaissance dans sa cellule avec des marques sur le cou, laissant croire à une possible tentative de suicide – Epstein aurait lui affirmé qu’il avait été agressé. Sa mort met déjà sous le feu des critiques la gestion, par l’administration pénitentiaire américaine (Bureau of Prisons), des conditions de détention et de surveillance de ce type de détenus très médiatisés. «La mort de M. Epstein soulève des questions graves auxquelles il faudra répondre», a indiqué dans un communiqué le ministre de la Justice, William Barr, annonçant une enquête en plus de celle du FBI. D’autant qu’Epstein avait été récemment retiré du programme de surveillance préventive pour les détenus suicidaires, affirme l’agence AP.

Le financier américain était accusé d’avoir, au moins entre 2002 et 2005, fait venir des jeunes filles, dont certaines seulement âgées de 14 ans, dans sa résidence de l’Upper East Side à New York, et celle de Palm Beach en Floride, pour «se livrer à des actes sexuels avec lui» contre rémunération, précisait l’acte d’accusation. «Afin d’augmenter son approvisionnement en victimes, Epstein a également payé certaines de ses victimes pour qu’elles recrutent d’autres filles, qui étaient à leur tour abusées», ajoutait la justice, pour qui le milliardaire avait «créé un vaste réseau de victimes mineures», avec la complicité de certains employés et associés.

Carnets d’adresse

La justice américaine s’intéressait également aux proches d’Epstein qui fréquentait les élites des milieux politiques, financiers, universitaires, de la mode et du divertissement depuis qu’il a fait fortune dans les années 1980 et 90. Dans ses carnets d’adresse, truffés des puissants du monde entier et épluchés par la presse, on trouve l’ancien président démocrate Bill Clinton, le Prince Andrew ou encore l’homme d’affaires Leslie Wexner. Après avoir longtemps côtoyé Epstein, «un type génial avec qui on s’amuse bien», disait-il en 2002, le président américain Donald Trump avait affirmé récemment qu’il «n’était pas un grand fan» du financier.

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Les accusations contre Epstein n’étaient pas nouvelles. Le riche investisseur avait été inculpé pour des faits similaires en Floride en 2007. Accusé de recourir aux services de mineures pour des «massages» et des relations sexuelles tarifées dans sa propriété de Palm Beach, il avait plaidé coupable en 2008 dans le cadre d’un accord, longtemps resté confidentiel, passé avec le procureur fédéral de Miami de l’époque, Alexander Acosta. Ministre du Travail de Donald Trump, Acosta avait dû démissionner mi-juillet, vivement critiqué pour cet accord jugé très favorable à Epstein: le milliardaire avait accepté d’être inscrit au registre des délinquants sexuels, en échange d’une peine réduite et aménagée. Il n’avait passé que treize mois derrière les barreaux, avec l’autorisation exceptionnelle de pouvoir continuer à travailler, et donc de quitter la prison douze heures par jour, six jours par semaine.

Maquerelle

Les 2000 documents rendus publics vendredi par le tribunal de New York apportent de nouveaux détails sinistres sur l’affaire. Dépositions, rapports de police, photos…  Entre autres, sur les tactiques de recrutement de jeunes filles, notamment dans un lycée de Floride, et sur le rôle d’une complice, Ghislaine Maxwell, décrite comme sa maquerelle dans la première moitié des années 2000.

Les documents soulèvent de nouvelles questions sur l’accord de plaider coupable de 2008, qui aurait également permis de protéger d’autres personnes dans l’entourage d’Epstein. Dans une interview accordée en 2017 au Miami Herald, en pointe sur les révélations de l’affaire, l’une des victimes d’Epstein, Virginia Roberts Giuffre, affirmait que le financier américain lui avait demandé d’avoir des rapports sexuels avec des hommes influents pour qu’Epstein connaisse leurs «excentricités sexuelles et puisse les utiliser comme levier, si besoin», écrit le quotidien de Floride. Dans les documents publiés par la justice américaine, Giuffre affirme avoir eu des rapports sexuels, commandités dans ce cadre par Epstein, avec de nombreux hommes politiques (dont l’ancien sénateur du Maine George Mitchell et l’ex-gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson, tous deux démocrates), et hommes d’affaires (le magnat Tom Pritzker, entre autres président des hôtels Hyatt, ou encore le gestionnaire de fonds spéculatifs Glenn Dubin). Lors de déclarations précédentes, Virginia Roberts Giuffre avait également affirmé avoir eu des rapports sexuels avec l’avocat d’Epstein, Alan Dershowitz, et le prince Andrew.

Tous ces hommes ont publié des communiqués pour démentir les affirmations de Guiffre et Epstein était le seul accusé dans l’affaire. Les documents révélés vendredi ne livrent pas de preuve directe des accusations de Giuffre, mais la jeune femme, aujourd’hui âgée de 36 ans, a fourni de nombreux éléments pour corroborer le système mis en place par Epstein et Ghislaine Maxwell. Photographies, carnet de vol, et même un dossier médical du Presbyterian Hospital de New York, où elle avait été admise après un épisode d’abus sexuel particulièrement violent.

Dans ses dépositions sous serment, Giuffre a également affirmé avoir rencontré l’ancien vice-président Al Gore, Bill Clinton et Donald Trump (ces deux derniers ayant été visés par d’autres accusations d’abus sexuels, dans des affaires distinctes), mais n’avait pas eu de rapports sexuels avec eux. «Nous savons que ces hommes étaient associés à Epstein à différentes périodes et pour différentes raisons, mais de ce que nous savons, il n’y a pas d’indication qu’ils aient fait quoi que ce soit de déplacé», avait affirmé l’avocat de Virginia Roberts Giuffre. Bill Clinton avait reconnu avoir fait plusieurs séjours à bord de l’avion privé d’Epstein, mais indiqué qu’il ne savait «rien des crimes terribles pour lesquels Jeffrey Epstein avait plaidé coupable il y a quelques années en Floride, ni de ceux pour lesquels il a été récemment inculpé à New York», selon une déclaration de son porte-parole, publiée en juillet.

Egalement dans les documents, la déposition d’une ancienne assistante de Maxwell, Johanna Sjoberg, dont le rôle était de fournir à Epstein plusieurs jeunes filles quotidiennement. «Il m’avait expliqué que, à son avis, il devait avoir trois orgasmes par jour, avait affirmé Sjoberg lors d’une déposition sous serment, en 2015. Que c’était biologique, comme le fait de manger». La mort de Jeffrey Epstein court-circuite un procès qui aurait pu impliquer de nombreuses personnalités puissantes, et met fin à toute possibilité de justice pour ses dizaines de victimes.

Isabelle Hanne correspondante à New York

 

 

https://francais.rt.com/international/64937-affaire-epstein-premiers-noms-reveles-documents-rendus-publics

Affaire Epstein : les premiers noms révélés dans des documents rendus publics

 

10 août 2019, 14:51

Affaire Epstein : les premiers noms révélés dans des documents rendus publics© Shannon Stapleton Source: Reuters
Le procureur de New York Geoffrey Berman pointe du doigt une photographie du milliardaire Jeffrey Epstein lors de l’inculpation de ce dernier, le 8 juillet.

 

Plusieurs hommes politiques américains, des hommes d’affaires et le prince Andrew, fils d’Elisabeth II, sont accusés par une «esclave sexuelle» du milliardaire Jeffrey Epstein d’avoir eu des relations sexuelles avec elle alors qu’elle était mineure.

Les premiers documents liés à l’affaire Epstein, inculpé le 8 juillet pour «exploitation sexuelle de mineures», ont été rendus publics le 9 août. Ils concernent une plainte en diffamation déposée en 2015 par Virginia Roberts Giuffre – qui se décrit elle-même comme une ancienne «esclave sexuelle» du milliardaire – contre la complice présumée de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell.

Dans ces documents, Virginia Roberts Giuffre accuse Ghislaine Maxwell d’avoir aidé Jeffrey Epstein à la contraindre à participer, avec d’autres filles mineures, à des orgies sexuelles dans les nombreuses résidences du milliardaire. La jeune femme, mineure au moment des faits, donne également les noms de plusieurs personnalités publiques qui auraient pris part à ces activités.

«Ils m’ont demandé d’aller voir George Mitchell [un homme politique américain], Jean-Luc Brunel [qui tient une agence de mannequins], Bill Richardson [un homme politique américain], un autre prince dont je ne connais pas le nom», a notamment déclaré la jeune femme dans sa déposition. «Un type qui possède un hôtel, une très grande chaîne d’hôtels, je ne me souviens plus de quel hôtel il s’agissait», a-t-elle ajouté. Et de poursuivre : «Il y avait un autre président étranger, vous savez, je ne me souviens plus de son nom. Il y en a tout un tas, il m’est difficile de me souvenir de tous.»

Plus loin dans sa déposition, Virginia Roberts Giuffre a été interrogée sur les détails de sa prétendue relation sexuelle avec Glenn Dubin, un homme d’affaires américain : «Quels termes a employé Ghislaine Maxwell pour vous demander d’avoir une relation sexuelle avec Glenn Dubin ?» «C’était la même chose tout le temps. Ils voulaient que j’aille « faire un massage » à ces hommes», a-t-elle répondu.

Le mot «massage» est devenu un code pour «sexe», a-t-elle poursuivi dans sa déposition. «Toute ma vie a consisté simplement à plaire à ces hommes et à rendre heureux Ghislaine et Jeffrey», a-t-elle encore déclaré.

Hormis Jeffrey Epstein, aucun des accusés n’est à l’heure actuelle poursuivi en justice pour les faits dénoncés par Virginia Roberts Giuffre. Plusieurs d’entre eux, ont par ailleurs catégoriquement réfuté ces accusations.

Prince Andrew

Dans cette masse de documents rendus publics, se trouvent également des photographies, des reçus, les journaux de vol du «Lolita express» ou encore un mémoire écrit par une femme qui dit avoir été victime d’exploitation sexuelle par Jeffrey Epstein et ses connaissances. On trouve ainsi une photographie du prince Andrew, le deuxième fils d’Elisabeth II, la main autour de la taille nue de Virginia Roberts Giuffre à l’intérieur de la maison de Ghislaine Maxwell à Londres. Un cliché qui, selon les avocats de la jeune femme, vient appuyer les allégations de cette dernière, qui affirme avoir été contrainte à avoir une relation sexuelle avec ce membre de la famille royale.

«Cette photographie confirme les affirmations de [Virginia Roberts] Giuffre. Il n’y a aucune autre explication raisonnable selon laquelle un enfant américain devrait être en compagnie d’adultes et non de membres de sa famille, dans la maison londonienne de la petite amie d’un homme désormais reconnu coupable d’être un délinquant sexuel», ont ainsi fait valoir les avocats de la jeune femme, mineure au moment où a été pris le cliché.

Des accusations que le palais de Buckingham a pourtant nié à de nombreuses reprises. Dans une déclaration très inhabituelle publiée en 2015, Buckingham Palace avait ainsi assuré que «toute suggestion d’irrégularité envers des mineures [était] absolument fausse», niant explicitement que le prince Andrew ait eu des rapports sexuels avec Virginia Roberts Giuffre, comme le rappelle le Guardian.

Une position fragilisée par un autre témoignage, celui de Joanna Sjoberg, qui selon ces documents rendus publics a affirmé avoir été victime d’attouchements sexuels de la part du prince Andrew au même titre que Virginia Roberts Giuffre, dans la maison de Jeffrey Epstein à Manhattan.

Virginia Roberts Giuffre a par ailleurs accusé Ghislaine Maxwell de l’avoir recrutée pour devenir la masseuse de Jeffrey Epstein à 15 ans, alors qu’elle travaillait à la résidence de Donald Trump de Mar-a-Lago, en Floride. Toutefois, dans ces documents, aucune allégation n’est portée contre l’actuel président des Etats-Unis. «Il n’a jamais eu de relations sexuelles avec aucune d’entre nous [...] Il n’a jamais flirté avec moi», a déclaré Virginia Roberts Giuffre, précisant n’avoir jamais vu Donald Trump sur l’île du milliardaire, ni dans l’une des résidences de ce dernier.

Ces documents, qui lèvent le voile sur les personnes accusées d’avoir participé au trafic sexuel de mineurs pour lequel a été inculpé Jeffrey Epstein, ne sont que les premiers d’une longue série à être rendus publics.

Lire aussi : Le milliardaire Jeffrey Epstein retrouvé blessé et presque inconscient dans sa cellule à New York

 

 

https://www.nicematin.com/faits-divers/le-suicide-en-prison-du-milliardaire-jeffrey-epstein-declenche-le-scandale-aux-etats-unis-404228

Le suicide en prison du milliardaire Jeffrey Epstein déclenche le scandale aux Etats-Unis

PAR La rédaction avec l’AFP Mis à jour le 11/08/2019 à 08:13 Publié le 11/08/2019 à 08:13
Le Metropolitan Correctional Center de New York, où était détenu Jeffrey Epstein, le 10 août 2019
Le Metropolitan Correctional Center de New York, où était détenu Jeffrey Epstein, le 10 août 2019 AFP / Don Emmert

Le suicide dans sa cellule de prison new-yorkaise du financier et figure de la jet set américaine Jeffrey Epstein, accusé d’agressions sexuelles sur mineures, a causé la stupeur aux Etats-Unis et délenché des enquêtes du FBI et du ministère de la Justice.

 

Vers 06H30 heure locale (10H30 GMT) samedi, « Jeffrey Epstein a été retrouvé inanimé dans sa cellule », il s’agit « apparemment d’un suicide », a confirmé l’administration pénitentiaire après que le New York Times, notamment, eut annoncé qu’il s’était pendu au Metropolitan Correctional Center, la prison fédérale de Manhattan.

« Le personnel a immédiatement tenté de le ranimer », avant de le faire transporter à l’hôpital où sa mort a été prononcée, a-t-elle ajouté, annonçant l’ouverture d’une enquête du FBI.

Le ministre de la Justice William Barr s’est dit « effaré » par la mort en détention du financier de 66 ans, qui « pose de graves questions ». Il a dit que l’inspection générale du ministère allait enquêter parallèlement au FBI.

Le 23 juillet, Epstein avait déjà été retrouvé allongé sur le sol de sa cellule, blessé, avec des marques sur le cou.

Certains sources avaient alors assuré qu’il avait tenté de se suicider, mais ses blessures étaient sans gravité et il s’était présenté peu après à une audience.

Il avait ensuite fait l’objet d’une surveillance particulière antisuicide, mais celle-ci s’était arrêtée le 29 juillet, selon le New York Times. Il était depuis simplement placé dans une unité de la prison à sécurité renforcée.

Si certains sur les réseaux sociaux n’hésitaient pas à s’interroger sur le fait de savoir à qui profiterait sa mort, beaucoup exprimaient simplement leur stupéfaction devant un tel dénouement, la prison fédérale de Manhattan étant considérée comme l’une des plus sûres des Etats-Unis.

« Il nous faut des réponses. Beaucoup », a réagi sur Twitter l’influente élue démocrate new-yorkaise du Congrès Alexandria Ocasio-Cortez.

M. Epstein avait été arrêté le 6 juillet à son retour d’un voyage en France et inculpé à New York pour avoir organisé, de 2002 à 2005 au moins, un réseau constitué de dizaines de jeunes filles, certaines ayant été des collégiennes, sous son emprise. Il avait avec elles des rapports sexuels dans ses nombreuses propriétés, notamment à Manhattan et en Floride.

Un prédateur insatiable

Les témoignages qui sont ressortis via des documents judiciaires brossaient de ce brillant et riche homme d’affaires, un ex-professeur de mathématiques, l’image d’un prédateur insatiable de jeunes filles, qu’il faisait recruter par dizaines et aller dans ses somptueuses résidences.

Selon plusieurs témoignages, employées et recruteuses géraient au millimètre un sombre emploi du temps, avec prise de rendez-vous, transport, parfois même en jet privé, instructions et rétribution, souvent 200 à 300 dollars par visite, voire cadeaux.

Bien que son nom ait déjà été inscrit au fichier des délinquants sexuels après une première condamnation en 2008 pour avoir conduit des jeunes filles à se prostituer en Floride – il s’était alors vu infliger une peine minime de 13 mois après un accord contesté avec un procureur fédéral – une perquisition dans sa maison du quartier huppé de l’Upper East Side à Manhattan en juillet avait permis de mettre au jour une salle de massage où il aurait entraîné ses victimes présumées.

Le journal Miami Herald avait enquêté sur cet accord fin 2018, relançant l’enquête. En juillet, après l’inculpation de Jeffrey Epstein à New York, l’ex-procureur de Floride, Alexander Acosta, devenu ministre du Travail de l’administration Trump, avait dû démissionner.

Des centaines de pages de documents judiciaires rendus publics vendredi avaient permis de confirmer qu’il avait longtemps été une figure incontournable des soirées mondaines new-yorkaises, proche de nombreuses personnalités.

« Je connais Jeff depuis 15 ans. Un type génial », disait ainsi Donald Trump, alors lui-même membre éminent de la jet set, dans un entretien en 2002. « On dit même qu’il aime les jolies femmes autant que moi, et beaucoup sont plutôt jeunes ».

Samedi, le président républicain a retweeté un message complotiste alléguant, sans preuve, que l’ex-président démocrate Bill Clinton, autre ami d’Epstein, pourrait être lié à sa mort.

Victimes privées de procès

Ses anciens amis influents avaient affirmé après son inculpation ne pas avoir été au courant de ses délits présumés et avoir coupé tout lien avec lui.

Inculpé le 8 juillet d’exploitation sexuelle de mineures et d’association de malfaiteurs en vue d’exploiter sexuellement des mineures, il était passible de 45 ans d’emprisonnement.

Son procès devait s’ouvrir au plus tôt en juin 2020. Il s’était vu refuser une remise en liberté sous caution, les procureurs estimant qu’il risquait fort de fuir à l’étranger, vu sa fortune – évaluée à plus de 500 millions de dollars – et ses connexions.

Pour les victimes présumées, sa mort les prive d’un procès qu’elles attendaient avec impatience, même si le procureur fédéral de Manhattan a promis de poursuivre l’enquête sur ses agissements et ses éventuels complices.

« Nous ne pourrons jamais tourner la page », a lâché une des victimes, dans un message rediffusé par son avocate Lisa Bloom. « Vous nous avez volé ce grand morceau de guérison dont nous avions besoin pour passer à autre chose ».

« Ce n’est pas la fin que quiconque attendait », a déclaré Brad Edwards, un avocat d’une autre victime présumée.

 

 

https://www.parismatch.com/Actu/International/Jeffrey-Epstein-l-homme-qui-jonglait-avec-les-milliiards-et-les-jeunes-filles-1639476

Jeffrey Epstein, l’homme qui jonglait avec les milliards et les jeunes filles

 

Paris Match | Publié le 28/07/2019 à 06h55 |Mis à jour le 28/07/2019 à 10h27

De notre correspondant aux Etats-Unis Olivier O’Mahony
A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation.
A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation. Reuters, Getty Images
 

Après vingt ans de quasi-impunité et de débauche, le financier Jeffrey Epstein va rendre des comptes… à la justice américaine

Il croupit dans une petite cellule infestée de souris, sous une lumière allumée vingt-trois heures sur vingt-quatre. En détention provisoire depuis le 6 juillet dernier, Jeffrey Epstein est à l’isolement au « 10 South », le quartier des grands criminels et des terroristes au Metropolitan Correctional Center, sinistre prison du sud de Manhattan. Un de ses voisins s’appelle Joaquin Guzman, alias El Chapo, le baron de la drogue qui a écopé d’une peine de perpétuité. Jeffrey Epstein, lui, n’encourt « que » quarante-cinq années mais, à 66 ans, ça lui laisse peu d’espoir de revoir jamais la mer…

Lire aussi:Tentative de suicide ou agression ? Jeffrey Epstein blessé en prison

Quelle chute spectaculaire ! Quand il se fait interpeller, Epstein sort de son Boeing 727 privé. Il rentre d’un mois de repos à Paris, où il possède deux appartements, de 430 et 367 mètres carrés, dans un immeuble haussmannien au 22, avenue Foch, une des artères les plus chères de Paris. Et encore, l’endroit fait-il pâle figure en comparaison de sa résidence de New York, à côté de Central Park. C’est, paraît-il, la plus grande maison privée de Manhattan – 2 000 mètres carrés ! Un hôtel particulier parisien version XL. Il s’est offert ce bijou en pierre de taille dans les années 1990 et a aussitôt fait installer un trottoir chauffant. Ça lui évite de « déraper » les jours de verglas. Pratique. Pour les vacances, il possède son île privée dans les Caraïbes. Une des îles Vierges, choisie peut-être pour son nom, comme on le découvrira plus tard. Il mériterait d’être le héros d’un tome II du « Bûcher des vanités », le best-seller de Tom Wolfe.

Lire aussi:Little St James, l’île privée des Caraïbes où Jeffrey Epstein abusait d’adolescentes

Comme dans toute success story à l’américaine, le bonhomme sort de nulle part. Papa est jardinier à la municipalité de New York ; maman, employée à domicile. La famille vit à Coney Island, modeste quartier de Brooklyn. Jeffrey, l’aîné, semble avoir reçu à profusion tout ce qui avait été refusé à ses parents : belle gueule, physique athlétique, intelligence au laser, talent artistique au piano – dans son hôtel particulier, il joue toujours sur son Steinway. Jeffrey est un scientifique inclassable, qui n’arrive pas à décrocher des diplômes mais parvient à se faire engager comme prof de maths à la Dalton School, école privée particulièrement huppée et coûteuse.

Lire aussi:« Pas fan » de Jeffrey Epstein? En 1992, Donald Trump faisait la fête avec le financier

Les étudiants lui trouvent un côté Robin Williams du « Cercle des poètes disparus ». En long manteau de fourrure noire, chaîne en or sur chemise largement ouverte, « brillantissime » pendant ses cours, même s’il regarde les filles de manière insistante, il est à la fois copain et gourou. Invité à des boums chez les élèves, il est le seul prof présent. Ça détonne. Il finit par se faire virer mais ne reste pas longtemps au chômage.

Conférence de presse de David Boies et Bradley Edwards, avocats de plusieurs victimes, alors que le milliardaire est entendu à la cour fédérale de New York, le 15 juillet.
Conférence de presse de David Boies et Bradley Edwards, avocats de plusieurs victimes, alors que le milliardaire est entendu à la cour fédérale de New York, le 15 juillet. © Drew Angerer / AFP

 

Alan « Ace » Greenberg, le tout-puissant patron de la banque d’affaires Bear Stearns, a entendu parler de ses talents en mathématiques par un de ses amis, parent d’élève à la Dalton School. « Ace » l’embauche comme trader. C’est l’époque où la planète finance explose. Il faudrait avoir fait Polytechnique pour comprendre quelque chose aux nouveaux produits « dérivés » et autres « options » ou « futures » qui se multiplient sur les marchés. Mais Epstein est à l’aise dans cet univers. Il fait gagner des millions à sa banque, qui le nomme « associé »… avant de le virer pour « délit d’initié ». Déjà, il se croit au-dessus des lois. A Wall Street, c’est un atout. Leslie Wexner, fondateur de la chaîne de sous-vêtements féminins Victoria’s Secret, le trouve épatant. Il lui confie la gestion de sa fortune : 1 milliard de dollars. D’autres businessmen du même calibre vont suivre. Avec une telle clientèle, le jeune gestionnaire de patrimoines, qui fait merveille sur les marchés, ne va pas tarder à rouler sur l’or.

Grâce à sa fiancée Ghislaine, Epstein rencontre le prince Andrew, fils cadet de la reine Elizabeth, et Bill Clinton

Au même moment, Epstein rencontre la femme de sa vie, Ghislaine Maxwell. Il est taciturne et déteste porter des costumes, elle est mondaine et connaît la terre entière. Ghislaine est une héritière, fille préférée de Robert Maxwell, propriétaire du puissant tabloïd londonien « Daily Mirror », mort dans des conditions troubles en laissant beaucoup de dettes, mais aussi un carnet d’adresses dont Jeffrey va largement bénéficier. « Il était très avide de connaître du beau monde », me confie Conchita Sarnoff, qui a passé plusieurs réveillons de Nouvel An avec le couple avant d’écrire « Trafficking », un livre à charge où elle dénonce les agissements de son ex-ami. « Quand nous nous sommes rencontrés, il m’a posé beaucoup de questions sur le grand-père de mon mari, David Sarnoff, pionnier de la télévision en Amérique. J’avais trouvé ça étrange car j’étais en instance de divorce. »

Donald Trump dans son club de Mar-a-Lago à Palm Beach avec Melania (sa future femme), Jeffrey Epstein et sa « fiancée » Ghislaine Maxwell, en février 2000.
Donald Trump dans son club de Mar-a-Lago à Palm Beach avec Melania (sa future femme), Jeffrey Epstein et sa « fiancée » Ghislaine Maxwell, en février 2000. © Getty Images

 

Conchita est néanmoins sous le charme de l’ombrageux financier. A l’époque, Jeffrey Epstein est un jeune multimillionnaire au-dessus de tout soupçon. Donald Trump, avec qui il fait la fête à Mar-a-Lago, le trouve « très drôle ». Grâce à sa fiancée Ghislaine, Epstein rencontre le prince Andrew, fils cadet de la reine Elizabeth, et Bill Clinton, qui vient de quitter la Maison-Blanche et à qui il voue une admiration sans bornes. Il donne des millions de dollars à la fondation humanitaire tout juste créée par l’ancien président et finance la campagne de sa femme, Hillary, alors sénatrice. En 2002, il propose à Bill Clinton son avion pour un voyage en Afrique. Celui-ci accepte volontiers : il n’y a pas malice puisqu’il s’agit d’aider le « continent noir » à lutter contre l’épidémie de sida. Epstein, qui est du déplacement, entre dans la cour des grands.

Certes, l’homme a sa part d’ombre. Il éconduit Ghislaine, qui voulait l’épouser, mais reste son ami. Il n’a pas d’enfants. Surtout, on le voit toujours entouré de très jeunes filles qu’il emmène dans son Boeing privé, au point que celui-ci est rebaptisé « Lolita Express ». Le plancher y est molletonné pour, dit-on, mieux s’envoyer en l’air à 10 000 mètres d’altitude.

Virginia Roberts avec sa photo à 16 ans, l’âge auquel elle aurait commencé à être abusée par le milliardaire.
Virginia Roberts avec sa photo à 16 ans, l’âge auquel elle aurait commencé à être abusée par le milliardaire. © TNS via Getty Images

 

Le scandale éclate en mars 2005, quand la police de Palm Beach, où Epstein vit une partie de l’année, apprend qu’il a abusé d’une jeune fille de 14 ans. La mineure, qui tient à garder l’anonymat (elle s’est mariée depuis et a eu des enfants), s’est laissé piéger par une « recruteuse ». Une fois chez Epstein, elle a été priée de se déshabiller pour un « massage », avant de repartir avec 300 dollars. Michael Reiter, le « chief » du commissariat local, découvre l’existence d’un ballet incessant de jeunes filles qui entrent et sortent de sa maison à toute heure de la nuit. Quand elles se retrouvent dans la rue, ces mineures, entre 13 et 17 ans, souvent issues de foyers d’assistance publique, saccagent le quartier, ce qui, à Palm Beach, ne passe pas inaperçu. Reiter recueille sous serment 17 dépositions de victimes. Des perquisitions menées dans la maison du suspect révèlent des milliers de photos de mineures. Mais, à la surprise générale, Epstein s’en sort avec seulement dix-huit mois de prison, dont il ne purgera que treize, et dans des conditions ultra-privilégiées…

Ses avocats ont passé un accord avec le procureur de Floride, Alexander Acosta. Epstein a accepté de plaider coupable pour « sollicitation de prostitution de mineures », en échange de quoi il est inscrit sur la liste des délinquants sexuels, ce qui lui permet d’échapper aux accusations d’abus et de viols qui auraient pu l’envoyer derrière les barreaux pour quarante-cinq ans. A sa copine Conchita, il explique, droit dans ses bottes, que les jeunes filles étaient en réalité des « opportunistes » qui auraient tenté de lui « soutirer de l’argent ». Refrain connu, à l’heure de #MeToo. Reiter est scandalisé. Virginia Roberts aussi. Elle avait 16 ans quand elle a découvert l’univers d’Epstein, ses rabatteuses (elle accuse Ghislaine Maxwell d’en être une), les massages, les orgies avec les puissants de la terre entière, dont le prince Andrew, avec qui elle dit avoir eu au moins six rapports sexuels, ce que l’intéressé dément… En 2015, Virginia se confie dans une interview au tabloïd britannique « Daily Mail ».

Parce qu’il a réussi à amadouer le parquet de Floride, il ne prête pas attention aux autres Etats où les procureurs travaillent dans l’ombre.

Mais à l’époque, tout va bien pour Jeffrey Epstein. Il est réhabilité, ou presque. Peggy Siegal, attachée de presse qui fait la pluie et le beau temps à New York, l’invite à des premières de cinéma. Tout le monde a compris que Jeffrey Epstein est redevenu fréquentable, même si Trump a préféré prendre ses distances. Epstein se serait-il alors cru intouchable ? Quand le premier article sur Harvey Weinstein est publié dans le « New York Times », le 5 octobre 2017, il ne comprend pas que le monde a changé, qu’un mouvement est lancé. Selon Peggy Siegal, il se réfugie « dans le déni ». Pédophile, lui ? Allons donc ! « Les jeunes filles étaient pubères, pas enfants », se défend-il devant un journaliste du « New York Post ».

Quand, en novembre 2018, Julie K. Brown, journaliste d’investigation au quotidien « Miami Herald », publie une longue enquête titrée « Perversion of justice » où elle identifie 80 victimes, il ne voit pas que la fin est proche. Parce qu’il a réussi à amadouer le parquet de Floride, il ne prête pas attention aux autres Etats où les procureurs travaillent dans l’ombre. Ceux de New York, en particulier, qui font de nouvelles découvertes… Le 6 juillet, Jeffrey Epstein tombe des nues quand il est cueilli par les flics de la ville à la descente de son Boeing. Treize jours plus tard, Alexander Acosta, l’ex-procureur de Floride grâce à qui il n’a passé que treize petits mois en détention, doit démissionner de son poste de ministre du Travail de Donald Trump. On ne plaisante plus avec les histoires de jeunes filles. Le fait qu’Epstein soit aujourd’hui mis à l’isolement à la prison de Manhattan donne la mesure de la détermination des autorités judiciaires. Il s’agit de le faire craquer. Et de lui faire avouer des noms. Epstein est à terre, d’autres têtes vont rouler.

 



Attentat de la rue des Rosiers : des révélations bienvenues

Une instruction qui s’enlise… des coupables libres comme le vent… mais c’est bien sûr !

La « justice » française est encore aux ordres des terroristes…

Et maintenant, combien d’années pour faire toute la lumière sur les attentats islamistes de ces dernières années ?

 

https://www.lepoint.fr/justice/attentat-de-la-rue-des-rosiers-un-pacte-avec-les-terroristes-avait-ete-conclu-09-08-2019-2329148_2386.php

Attentat de la rue des Rosiers : un pacte conclu entre les renseignements et les terroristes

 

L’ancien chef des renseignements français a reconnu avoir laissé les terroristes libres en échange de la fin de tout attentat sur le sol français.

 

avec AFP

Modifié le 10/08/2019 à 08:09 – Publié le 09/08/2019 à 19:10 | Le Point.fr
<< On a passe une sorte de deal verbal en leur disant : &quot;Je ne veux plus d'attentat sur le sol francais et en contrepartie, je vous laisse venir en France, je vous garantis qu'il ne vous arrivera rien&quot; >>, a confirme Yves Bonnet.
« On a passé une sorte de deal verbal en leur disant : “Je ne veux plus d’attentat sur le sol français et en contrepartie, je vous laisse venir en France, je vous garantis qu’il ne vous arrivera rien » », a confirmé Yves Bonnet.

© JACQUES DEMARTHON / AFP

 

Trente-sept ans après l’attentat de la rue des Rosiers à Paris, de nouveaux éléments permettent d’accréditer la thèse d’un pacte conclu entre les renseignements français et le groupe Fatah-Conseil révolutionnaire. Un ex-chef des renseignements français a été interrogé en janvier par la justice après des déclarations sur le « marché non écrit » qu’il aurait noué avec le groupe palestinien auteur de l’attentat, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier. Le 9 août 1982, trois terroristes armés de pistolets-mitrailleurs et de grenades ont tué 6 personnes et en ont blessé 22 lors de cette attaque contre le restaurant Jo Goldenberg, dans le quartier juif historique de la capitale. Selon ces sources, confirmant une information du Parisien, l’ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Yves Bonnet, a été interrogé le 30 janvier par le juge d’instruction à la demande des parties civiles.

Yves Bonnet, 83 ans, avait en effet déclaré dans le documentaire Histoire secrète de l’antiterrorisme, diffusé en novembre 2018 sur France 2, avoir envoyé ses hommes négocier avec des émissaires d’Abou Nidal, chef du groupe Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR), une faction dissidente de l’OLP à laquelle l’attentat a été attribué. Selon Yves Bonnet, l’accord prévoyait que le groupe s’engage à ne plus commettre d’attaque en France, en échange de quoi ses membres pourraient continuer à venir en France sans être inquiétés. « On a passé une sorte de deal verbal en leur disant : Je ne veux plus d’attentat sur le sol français et, en contrepartie, je vous laisse venir en France, je vous garantis qu’il ne vous arrivera rien », a-t-il confirmé le 30 janvier, rapporte Le Parisien. Selon lui, il n’aurait pas rencontré les auteurs des attentats, mais des « comparses ».

D’après Le Parisien, Yves Bonnet se défend par ailleurs de toute « collaboration » avec le groupe terroriste, préférant évoquer un pacte de « non-agression ». Cette rencontre est pour lui un succès : « Ça a marché, il n’y a plus eu d’attentats à partir de fin 1983, en 1984 et jusqu’à fin 1985. » L’existence d’un tel accord avec Abou Nidal, mort en 2002 en Syrie dans des conditions suspectes, ainsi que l’infiltration du groupe dans la foulée par un agent français avaient été dévoilées en 2011 dans les carnets du général Philippe Rondot, figure des renseignements, fournissant la trame du film L’Infiltré.

Lire aussi Général Rondot : révélations sur un agent de légende

Encore des informations « secret défense »

Selon Le Parisien, « le magistrat instructeur a également convoqué, les 6 et 14 février derniers, Jean-François Clair et Louis Caprioli, deux ex-responsables de la lutte antiterroriste à la DST ». « Mais tous deux se sont réfugiés derrière le secret défense concernant l’accord », ajoute le quotidien. Des proches des victimes entendent demander la levée du secret défense, ont-elles indiqué vendredi lors d’une commémoration organisée pour la deuxième année consécutive sur les lieux de l’attaque par l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT). Elles ont aussi réitéré leur appel aux autorités françaises à se mobiliser pour obtenir l’extradition de l’organisateur présumé et de trois membres possibles du commando, visés depuis 2015 par un mandat d’arrêt que la Jordanie, la Palestine et la Norvège n’ont pas exécuté à ce jour.

Sur le même sujet

Quand les agents secrets parlent…
Services secrets français – François Mitterrand, Machiavel au pays des grandes oreilles
Philippe Rondot : mort d’une légende

 

 

https://www.liberation.fr/france/2019/08/09/accord-secret-de-nouvelles-revelations-sur-l-attentat-de-la-rue-des-rosiers_1744569

«Accord secret» : de nouvelles révélations sur l’attentat de la rue des Rosiers

 

Par David Pargamin — 9 août 2019 à 16:05
En 1982, l’attentat de la rue des Rosiers, à Paris, a fait six morts et vingt-deux blessés. Photo Michel Clément. AFP

L’ancien patron de l’antiterrorisme, Yves Bonnet, a reconnu face au juge avoir passé un accord secret avec le groupe palestinien d’Abou Nidal afin d’éviter d’autres attentats sur le sol français dans les années 80.

  • «Accord secret» : de nouvelles révélations sur l’attentat de la rue des Rosiers

La confession, trente-sept ans après l’attentat de la rue des Rosiers, révèle tout un pan de l’histoire du renseignement français. Le Parisien a révélé jeudi le témoignage de l’ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Yves Bonnet, aujourd’hui âgé de 83 ans. Entendu au mois de janvier par le juge d’instruction en charge de l’enquête, l’ancien responsable du renseignement intérieur a reconnu avoir passé un pacte secret avec le groupe terroriste palestinien d’Abou Nidal (Fatah – conseil révolutionnaire), une faction dissidente de l’Organisation de libération de la Palestine dont au moins trois membres sont soupçonnés d’être à l’origine de l’attaque.

Le 9 août 1982, une grenade explose la vitrine du restaurant chez Jo Goldenberg, au 9 rue des Rosiers, dans le quartier du Marais à Paris. Un commando masqué et armé de fusils-mitrailleurs, débarque dans le restaurant et ouvre le feu sur les clients. L’attentat fait six morts, 22 blessés. Les premiers portraits-robots sont émis. La piste de nationalistes irlandais fait un temps son chemin, quelques semaines après l’attentat. Le capitaine Paul Barril prétend avoir arrêté les suspects. La piste s’avérera être un mensonge monté de toutes pièces par le gendarme qui aurait lui-même déposé les explosifs pour faire arrêter les nationalistes.

«Je ne veux plus d’attentat sur le sol français»

En 2011, par l’entremise du juge antiterroriste Marc Trévidic mais surtout par des policiers acharnés de la DCRI (la nouvelle DST), les auteurs présumés de la tuerie sont identifiés. Il s’agit de trois hommes, réfugiés à l’étranger et membres de l’organisation Abou Nidal. Le premier, Walid Abdulrahman, alias Abou Zayed, 56 ans, est domicilié à Skien, en Norvège ; le second, Mahmoud Khader Abed, alias Hicham Harb, 60 ans, à Ramallah, en Cisjordanie ; et enfin, Mohamed Souhair al-Abassi, alias Amjad Atta, 64 ans, qui se présente comme le logisticien du groupe, se trouverait en Jordanie. C’est la confrontation entre l’audition de plusieurs anciens membres d’Abou Nidal et les témoignages de l’époque qui aurait permis aux agents de la Direction centrale du renseignement intérieur de remonter leur trace et de déposer, par la suite, trois mandats d’arrêt internationaux à leur encontre.

A lire aussiRue des Rosiers : une traque de trente ans

Le témoignage d’Yves Bonnet, plus de trente ans après les faits, éclaire une partie encore méconnue de l’affaire, quoique déjà évoquée dans ses carnets (saisis lors d’une perquisition dans le cadre de l’affaire Clearstream) par feu le général Rondot. A en croire le procès-verbal dressé en janvier dernier par le juge d’instruction, Régis Pierre, une rencontre clandestine aurait été organisée quelques mois après l’attentat de la rue des Rosiers entre des agents du renseignement français et l’organisation Abou Nidal, afin de garantir que la France serait épargnée à l’avenir par les attentats. «Je ne veux plus d’attentat sur le sol français, aurait alors déclaré le chef de la DST. En contrepartie, je vous laisse venir en France, je vous garantis qu’il ne vous arrivera rien.» Un pacte de «non-agression», en somme, résume l’ancien taulier des services secrets.

Secret-défense

«Et ça a marché, raconte Yves Bonnet contacté directement par le Parisien. Il n’y a plus eu d’attentats à partir de fin 83, en 84 et jusqu’à fin 1985.» Le président de la République de l’époque, François Mitterrand, a-t-il pu ignorer qu’une telle rencontre avait été organisée ? A-t-il donné son aval à cet «accord» passé entre les services de renseignement et un groupe armé ? Dans le Parisien, Bonnet assure qu’il disait tout à Gilles Ménage, directeur de cabinet de Mitterrand…

Au lendemain de ces révélations, l’avocat des parties civiles, Avi Bitton, confie à Libération son intention de déposer très prochainement une «requête auprès du juge d’instruction pour demander la levée du secret-défense dans cette affaire». Auditionnés également en février par le juge Régis Pierre, deux anciens membres de la DST, dont Louis Caprioli, s’étaient, eux, réfugiés derrière le «secret-défense» pour ne pas avoir à revenir sur le fameux pacte secret.

Quant aux suspects, toujours réfugiés à l’étranger, ils restent à ce jour protégés par leur pays d’accueil, qui refusent de les extrader. «Maintenant que les mandats d’arrêt ont été émis, encore faut-il que l’Etat français fasse tout son possible pour mettre en œuvre les extraditions, poursuit l’avocat Avi Bitton. Or, avec ce que l’on apprend aujourd’hui, les victimes ont toutes les raisons d’avoir des doutes.»

David Pargamin

 



@HomereHoupette sur Twitter n’est plus…

Je ne suis pas tous les jours sur Twitter mais vais quand même y surveiller assez régulièrement les cochoncetés du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi depuis qu’il s’y est inscrit le 14 février dernier, comme il le sait et tous ses complices également depuis que j’en ai republié quelques-unes ici même.

Le 22 mai dernier, j’en avais également relevé de son compère « Homere » :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/05/22/lancien-riverain-de-rue89-homere-toujours-tres-inspire/

Puis je n’y avais plus fait attention. Or, que vois-je aujourd’hui ?

Il s’est inscrit sur Twitter sous un nouveau pseudonyme le 25 mai dernier.

En effet, son antique « HomereHoupette » venait de disparaître, il est désormais suspendu :

https://twitter.com/HomereHoupette/with_replies

Son nouveau compte a été clairement signalé aujourd’hui même par une de ses complices « déconnologues » dans cette série de tweets :

 

les profs d’Histoire , friands de buzz , ne relaient que rarement la vision du Général pour la privatisation des aéroports et autres jeux d’argent.
PRDR8r0F_bigger dans Calomnie
TEAM MACRON
@Team_Macron_
·

18 juin

Pas étonnant quand on sait que le corps enseignant est gangrené par l’officine stalino-trotskiste SNUIPP-FSU.
CRFWX4x5_bigger dans Corruption
ohéheinbon
@oheheinbon
·

10h

Magnifique tweet illustrant à merveille l’étroitesse idéologique des macroneux, leur mépris pour les fonctionnaires, la gauche, la démocratie, et ajouterais-je, les hippies.
 dans Crime
Caporal_Pancho
@Caporal_Pancho
·

5h

Ah Ah ! Tu t’es fait eu

CRFWX4x5_bigger dans Folie
ohéheinbon
@oheheinbon
·

5h

Pas du tout. Tu me prends pour un couillon c’est ça ? Je sais bien que c’est un compte parodique, voyons.
 dans LCR - NPA
Caporal_Pancho
@Caporal_Pancho
·

5h

Je ne me permettrais pas

wacpeS_-_bigger dans Le Post
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

5h

Tout au plus nous pourrions nous permettre de dire qu’il a l’air nouille, c’t'andouille.
CRFWX4x5_bigger dans Luraghi
ohéheinbon
@oheheinbon
·

5h

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 dans NEMROD34
Caporal_Pancho
@Caporal_Pancho
·

5h

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CRFWX4x5_bigger dans Pédophilie
ohéheinbon
@oheheinbon
·

5h

C’est vil…
 dans Perversité
Caporal_Pancho
@Caporal_Pancho
·

5h

Ah oui mais moi je suis comme ça.
8ZzCZ4FT_bigger dans Politique
Miss Derkins
@_D_E_F_I
·

57m

Homère ne mérite pas ça.
  • wacpeS_-_bigger dans Rue89
    Cyprien Luraghi
    @CyprienLuraghi
Si. Largement, même.
3:38 PM · 24 juin 2019 · Twitter Web Client
8ZzCZ4FT_bigger dans Troll
Miss Derkins
@_D_E_F_I
·

47m

Tu dis ça parce qu’il est architecte ?
wacpeS_-_bigger dans Ufoscepticisme
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

47m

Aussi. Mais pas que.

 

 

Voilà donc le nouveau compte sur Twitter de l’ancien riverain de Rue89 et « déconnologue distingué » répondant au pseudonyme de « Homere », celui-là même qui en 2010 se vantait publiquement d’avoir usé de son « bras long » pour obtenir mes bannissements successifs des sites Rue89 et Le Post pour des publications tout à fait licites qui le dérangeaient :

https://twitter.com/oheheinbon

ohéheinbon
@oheheinbon
Dit parfois des gros mots. Déporté de Twitter à maintes reprises. Convaincu que les droiteux sont avant tout des gros radins, les fafs des crétins incurables.
A rejoint Twitter en mai 2019

 

 

Ses deux premiers tweets furent ceux-ci :

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ohéheinbon
@oheheinbon
·

25 mai

Les éructéropes sont des tafioles.
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ohéheinbon
@oheheinbon
·

25 mai

I am back and it is going to feuking chier !!!!

 

 

Apparemment, il aura donc suffi que j’en parle ici même pour qu’aussitôt il disparaisse, comme autrefois certains des comptes de son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi sur le site Rue89.

Il est heureux de constater que contrairement à des sites comme Rue89 et Le Post autrefois ou 20minutes.fr aujourd’hui (un cas particulièrement choquant sur lequel nous ne manquerons pas de nous épancher), Twitter n’est pas géré par des ténors ou des parrains de la pire « Ligue du LOL ».



Jean-Luc Mélenchon : la débâcle…

Et voilà !

Le NPA n’existe plus, au moins à Brest où ses anciens militants se retrouvent quasiment tous à LFI, qui à son tour se fait dégager par l’électeur, la démocratie, le peuple souverain…

Conclusion : partout où ils se présentent, les assassins d’ingénieurs, Rouillan et toute sa clique terro sont massivement rejetés, la France dans son ensemble condamne leurs exactions et ne veut pas davantage de révolution communiste.

Quant au fer de lance et double astrologique Jean-Marc Donnadieu de Béziers… ne pouvant plus cacher son anxiété, il me visite maintenant plusieurs fois par jour, cinq pour la seule journée d’hier…

 

https://www.bfmtv.com/politique/apres-le-coup-de-massue-des-europeennes-les-insoumis-tentent-peniblement-d-analyser-leur-defaite-1700328.html

Après le coup de massue des européennes, les insoumis tentent d’analyser leur défaite

 

27/05/2019 à 20h36 Mis à jour le 27/05/2019 à 23h05
Jean-Luc Mélenchon et Manon Aubry, le soir des résultats des élections européennes, le 26 mai 2019

Jean-Luc Mélenchon et Manon Aubry, le soir des résultats des élections européennes, le 26 mai 2019 – AFP – Geoffroy Van der Hasselt

 

Dimanche soir, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a subi une véritable déroute électorale, recueillant péniblement 6,3% des suffrages. Un score qui risque d’affaiblir durablement La France insoumise au sein de la gauche.

 

Jean-Luc Mélenchon n’en est pas à sa première déconvenue politique. Sa carrière est parsemée de moments de désillusion, à la suite desquels l’ancien socialiste a pour habitude de prendre du champ, avant tout pour retrouver le moral.

Dimanche soir, aux européennes, son mouvement La France insoumise (LFI) a subi une véritable déroute électorale, n’atteignant que 6,3% des suffrages exprimés. Par rapport à l’élection présidentielle de 2017 et les 19,58% recueillis alors par Jean-Luc Mélenchon, l’écart est immense. Et ce alors que LFI s’était donné pour objectif de démontrer son hégémonie sur la gauche. Ou, du moins, sa position de force, sa cohérence idéologique et sa capacité d’entraînement populaire.

Changement de braquet

Ce lundi, la plupart des cadres insoumis ont encore du mal à réaliser ce qu’il s’est produit. La gueule de bois est palpable. Au début de la campagne, Jean-Luc Mélenchon espérait miser sur son électorat de la présidentielle, le plus massif, mais aussi le plus friable, le plus hétérogène.

En cours de route, constatant que les choses ne décollaient pas du tout, la liste conduite par Manon Aubry a changé de braquet. Désormais, il fallait viser l’électorat des dernières législatives, celles où LFI avait recueilli 11,03% des suffrages (avec plus de 50% d’abstention).

« Si on dépasse 10%, c’est bien. Si on est dessous, c’est une défaite sévère », prévenait un membre de l’entourage du chef auprès de BFMTV.

Dégagistes victimes du dégagisme

Au final, les insoumis se trouvent très largement dépassés par Europe Écologie-Les Verts, dont la liste, emmenée par Yannick Jadot, a réalisé une surprenante percée avec 13,5% des voix. Un hold-up sur une partie de l’électorat de la gauche (mais aussi du centre) qui décontenance les proches de Jean-Luc Mélenchon.

« L’électorat LFI ne s’est pas reporté sur le Rassemblement national, il s’est reporté sur les Verts, sur d’autres formations politiques. Donc ce ne sont pas des gens qui ont choisi un vote de colère, ce sont des gens qui, tout simplement, ont arrêté de voter pour nous, et ont voté pour d’autres, ou n’ont pas voté du tout », déclare l’un d’entre eux à BFMTV.

Certains viennent à se dire victimes à leur tour, après l’avoir prôné durant la campagne présidentielle, d’une forme de « dégagisme »:

« La vague nous a touchés, c’est tout. Les classes populaires, de toute évidence, on ne leur fait plus envie. On s’est polarisé sur les gilets jaunes, mais est-ce que les gilets jaunes représentent toutes les classes populaires? La réponse est non. Et tous ces gens ne se reconnaissent plus chez nous. »

« On en a fait des tonnes, avec les gilets jaunes… »

De cette perplexité ressort le clivage stratégique fondamental qui perdure au sein de La France insoumise: celui qui sépare ceux qui entendent fédérer la gauche de ceux qui veulent « fédérer le peuple ». S’ajoute à cela l’équation personnelle de Jean-Luc Mélenchon, mise à mal par l’épisode des perquisitions au siège de LFI et de sa réaction fulminante face aux enquêteurs.

Pour un historique du parti, la défaite de dimanche est une « conséquence de fautes cumulées: les perquisitions, les distances prises avec la gauche, le ‘eux et nous’, la haine plutôt que l’espoir ». Et de poursuivre son diagnostic sans concession:

« Et puis les gilets jaunes, les gilets jaunes, on en a fait des tonnes, avec les gilets jaunes… Résultat, ils ont voté à 50% pour le RN, les gilets jaunes! Perméabilité nulle. Le référendum anti-Macron, c’était surtout bon pour Le Pen. Notre formation est totalement mise à l’écart. Le maintien du mouvement se pose. »

Les démissionnaires confortés?

Ceux qui ont quitté le mouvement, dont la liste s’est allongée au fil des mois, jugent aujourd’hui leur choix plus justifié que jamais.

« C’est étonnant de voir à quel point on avait raison. Après cet effondrement de la FI, il va être très dur de remonter la pente. L’adoption de la ligne populiste, c’est ce qui nous avait permis de frôler les 20% à la présidentielle. Cette ligne-là a été abandonnée, on en voit les conséquences. À l’heure actuelle, la FI est aussi faible que la droite. C’est une défaite », constate un ancien de la maison Mélenchon.

Pour cet ex-insoumis, « tous les gains » récoltés en 2017 ont été perdus. « La structure gazeuse montre ses limites. On n’a aucun endroit pour parler », déplore-t-il, pointant du doigt la structure atypique du mouvement. Un sujet de crispation qui a, à maintes reprises, secoué LFI en interne. Récemment, ce fut à l’occasion du départ tonitruant du politologue Thomas Guénolé. À quelques jours du scrutin, le conseiller régional d’Île-de-France, Andréa Kotarac, a porté l’estocade en quittant LFI pour voter RN. Un symbole dévastateur.

Ruffin se tient à l’écart

Et maintenant, où va-t-on? Difficile d’y voir clair. Le député électron libre François Ruffin, à qui certains prêtent un conflit d’ambitions avec Jean-Luc Mélenchon, compte bien préserver son autonomie. Notamment à l’Assemblée nationale, où il planche sur divers dossiers, comme la privatisation d’Aéroports de Paris, objet d’un référendum d’initiative partagée. Son entourage assure auprès de BFMTV qu’il se tient bien à l’écart du bilan des européennes.

Un proche du mouvement résume bien l’impasse dans laquelle se trouve désormais le mouvement:

« Si on avait été à 9, 10%, c’aurait été une bonne occasion de remettre sur la table des débats qu’on n’a pas eus depuis deux ans, de changer de ligne, de faire évoluer notre offre. Mais avec 6%, qu’est-ce que tu veux faire évoluer? »

Jules Pecnard et Anne Saurat-Dubois

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/la-france-insoumise/resultats-europeennes-2019-apres-la-debacle-de-lfi-clementine-autain-remet-en-cause-la-ligne-politique-du-parti_3463855.html

Résultats européennes 2019 : après la débâcle de LFI, Clémentine Autain remet en cause « la ligne politique » du parti

 

La députée de Seine-Saint-Denis est l’une des rares élus LFI à critiquer la ligne adoptée par Jean-Luc Mélenchon.

Clémentine Autain sur le plateau de France 2, le 24 janvier 2019.&nbsp;
Clémentine Autain sur le plateau de France 2, le 24 janvier 2019.  (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

 

Pour Clémentine Autain, c’est « la ligne politique » de La France insoumise « qui est en cause » après la débâcle subie par son parti lors des élections européennes. Dans une interview accordée à l’Obs (article payant), la députée de Seine-Saint-Denis tire des leçons après ce scrutin et s’en prend à Jean-Luc Mélenchon, déplorant l’accente mis sur « le ressentiment » et le « clash » depuis deux ans.

L’état d’esprit polémique et clivant a sans doute pris le dessus sur la mise en avant de notre vision du monde et de nos propositions. Or notre famille politique prospère quand elle s’appuie sur le ressort de l’espérance et non sur celui de la haine.Clémentine Autainà l’Obs

Pour Clémentine Autain, si LFI a récolté 6,31% des voix, loin des 19,58% obtenus par Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle, c’est parce que ses électeurs « ont été désarçonnés ou mécontents de la proposition politique qu’on leur a faite ». En 2017, « on avait eu un Mélenchon rassembleur » qui « avait réussi à faire le plein au sein de la gauche radicale et à capter un électorat déçu du PS » mais « ce capital politique s’est érodé », juge-t-elle. « La séquence des perquisitions », menées en octobre au siège de LFI et au domicile de Jean-Luc Mélenchon « a évidemment pesé mais ce n’est pas le seul paramètre ».

« Des murs » plus que « des passerelles »

La parlementaire déplore « la récurrence de formulations » visant à « cliver » ainsi que les « murs » dressés « là où il aurait davantage fallu chercher à construire des passerelles ». Elle cite pour exemple le « Manifeste pour l’accueil des migrants », publié en septembre par l’hebdomadaire Politis, Mediapart et la revue Regards qu’elle co-dirige. Jean-Luc Mélenchon et  a fait le choix « d’entrer en opposition frontale avec les signataires » de ce texte, accuse-t-elle.

Cela veut-il dire que Jean-Luc Mélenchon n’est plus candidat naturel de LFI pour la présidentielle de 2022 ? « Ce n’est pas le sujet. La discussion que nous devons avoir, c’est quelle stratégie et comment on se met en mouvement pour reconstruire une perspective de transformation sociale et écologiste », répond Clémentine Autain.

Et d’ajouter : « j’ai posé la question du pluralisme et de la démocratie interne il y a plus d’un an. Cela avait été très fraîchement accueilli à l’époque. On nous avait promis des changements à l’été, un meilleur fonctionnement de l’espace politique… Mais rien n’a été fait en ce sens ».

 

 

https://www.lepoint.fr/politique/mais-ou-sont-passes-les-electeurs-de-jean-luc-melenchon-28-05-2019-2315433_20.php

Mais où sont passés les électeurs de Jean-Luc Mélenchon  ?

 

Entre démobilisation électorale et désaveu politique, la sentence infligée à La France insoumise est terrible. Simple accident ou crépuscule du mouvement ?

 

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Modifié le 28/05/2019 à 11:28 – Publié le 28/05/2019 à 07:31 | Le Point.fr

 

Plus qu’un doute, c’est un désaveu clair et massif. Avec seulement 6,31 % des suffrages exprimés (soit 1 428 386 votes), La France insoumise n’arrive qu’en cinquième position de ces élections européennes, derrière les listes RN, LREM-MoDem, Europe Écologie et Union droite-centre. Il s’agit là d’un coup dur à encaisser pour un mouvement politique qui aimait jusqu’alors se présenter comme la première force d’opposition à Emmanuel Macron – en dépit d’un groupe de parlementaires restreint. Même sur ses terres marseillaises, le leader de La France insoumise n’a pas su convaincre : sa liste conduite par Manon Aubry ne récolte qu’un petit 8,2 %, guère plus convaincant que son score national. Qu’est-il arrivé à La France insoumise  ? L’électorat de Jean-Luc Mélenchon se serait-il évaporé  ? Les Insoumis seraient-ils lassés  ?

Lire aussi Coignard - Mélenchon : après le gilet jaune, la veste verte !

D’après l’étude Ifop-Fiducial du 27 mai 2019, près de 53 % des électeurs de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle sont restés chez eux dimanche dernier, un record de démobilisation électorale, à rebours de la forte mobilisation hexagonale. Cette démotivation des électeurs insoumis pourrait s’expliquer par la mauvaise séquence politique spectaculaire que vient de traverser Jean-Luc Mélenchon, perquisitionné dans le cadre de l’enquête sur le financement de sa campagne.

Lire aussi Plan B : ce document que Mélenchon voudrait oublier

L’électorat de Jean-Luc Mélenchon s’est transféré vers d’autres listes de gauche.

Si la passion des électeurs insoumis semble s’étioler, elle n’explique qu’en partie l’effondrement du mouvement dans les urnes, dont le score de la présidentielle de 19,58 % des suffrages exprimés a été divisé par trois (7 059 951 électeurs votant pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle). Chez les électeurs de La France insoumise de la présidentielle au premier tour, « seuls 36 % ont reconfirmé leur choix aux européennes, c’est un niveau très faible », commente Fédérico Vacas, directeur adjoint du département politique chez Ipsos. « La France insoumise n’est pas le seul parti touché par ce désaveu ; seuls 34 % des électeurs de François Fillon ont voté pour Les Républicains à ces européennes. » Pour ce spécialiste de l’opinion, il faut aussi prendre en compte l’éclatement de la gauche en quatre listes contre seulement deux lors de la présidentielle de 2017 : « Sans surprise, l’électorat de Jean-Luc Mélenchon s’est transféré vers d’autres listes de gauche. »

Lire aussi Comment Mélenchon peut invectiver impunément sur son blog

Enfin, le profil de l’électorat de La France insoumise évolue. Les jeunes, qui représentaient 30 % des voix LFI en 2017, se sont massivement transférés vers la liste écologiste menée par Yannick Jadot, arrivé en troisième position. « L’électorat de La France insoumise s’est rétréci vers son noyau dur. Les classes populaires semblent moins séduites et la liste réalise ses meilleurs scores avec les professions intermédiaires et employés », commente Fédérico Vacas. Reste que la sentence infligée à La France insoumise est terrible.

Sur le même sujet

Coignard – Mélenchon : après le gilet jaune, la veste verte !

 

 

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De quoi se mêle Jean-Luc Mélenchon ?

C’est la question que posait, très fâchée, la présidente géorgienne la semaine dernière (voir ci-dessous).

C’est amusant, cette propension des deux doubles astrologiques Jean-Luc Mélenchon et Jean-Marc Donnadieu de Béziers à s’attirer les mêmes réponses…

Pour mémoire, je recolle ci-dessous une copie de mon article du 26 mai 2010 sur mon ancien blog « Un petit coucou » sur la plateforme de blogs OVERBLOG (cliquer sur l’image pour l’agrandir et lire le texte) :

 

2010-05-26 De quoi se mêle Jean-Marc Donnadieu  - Un petit coucou

 

Sachant que je publiais automatiquement toute nouvelle menace ou dénonciation calomnieuse de mes harceleurs, le pervers Jean-Marc Donnadieu m’avait envoyé par courrier électronique une copie assortie de nouvelles menaces de la dénonciation calomnieuse qu’il venait d’adresser à mon hébergeur de blog OVERBLOG.

Ainsi était-il assuré que je la publierais, ce qu’il attendait pour porter plainte contre moi pour avoir soi-disant publié un courrier électronique « privé »…

Fin décembre 2011, il expliquera dans un très long texte publié sur l’un de ses sites personnels depuis tous disparus qu’il était intervenu sur mon blog à compter du 13 avril 2010 dans le but de venir en aide à ses amis de la bande de « déconnologues » du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lesquels avaient échoué le 10 avril 2010 à obtenir de mon hébergeur la suppression de mon blog, alors ouvert depuis tout juste deux semaines.

Par ailleurs, l’un d’eux, le résident thaïlandais pseudonymé « Homere », tout comme Jean-Marc Donnadieu originaire de l’Hérault, ayant notamment fréquenté l’université de Montpellier, avait déjà expliqué au mois d’octobre 2010 avoir organisé tous les harcèlements dont j’étais victime depuis le mois de février 2009 dans le but d’obtenir tout à la fois des condamnations judiciaires les plus lourdes possibles à mon encontre, mon internement psychiatrique « à vie », et bien sûr la disparition ainsi que la fin de tous mes écrits publics anonymes.

En attendant, j’étais sans cesse harcelée et provoquée par toute leur bande en délire guettant de ma part la réplique à exploiter pour me faire un procès.

Celle du 26 mai 2010 intitulée « De quoi se mêle Jean-Marc Donnadieu ? » fut donc décisive.

Mais nous ne le savions pas encore…

 

 

https://www.lejdd.fr/Politique/la-presidente-georgienne-repond-a-jean-luc-melenchon-sur-lotan-de-quoi-je-me-mele-3898705

La présidente géorgienne répond à Jean-Luc Mélenchon sur l’Otan : « De quoi je me mêle? »

 

11h56 , le 15 mai 2019

La présidente géorgienne Salomé Zourabichvili s’en est pris mardi soir au leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon. Celui-ci avait qualifié l’adhésion prochaine de la Géorgie à l’Otan de « provocation grossière et stupide »

 

Jean-Luc Mélenchon a qualifié l’adhésion prochaine de la Géorgie à l'Otan de "provocation grossière et stupide".

Jean-Luc Mélenchon a qualifié l’adhésion prochaine de la Géorgie à l’Otan de « provocation grossière et stupide ». (Reuters)

 

C’est une petite phrase de Jean-Luc Mélenchon qui a provoqué la colère de la présidente géorgienne Salomé Zourabichvili. Lors d’un discours samedi à Marseille, le leader de la France insoumise a qualifié l’adhésion prochaine de la Géorgie à l’Otan de « provocation grossière et stupide ». « Vous avez intérêt à avoir des députés qui ne participeront pas à l’hystérie anti-russe et pro-Otan qui sévit au Parlement européen », a-t-il également ajouté. Interrogé mardi soir par le Figaro, la présidente géorgienne a répondu vertement au chef des députés insoumis : « De quoi je me mêle? », a-t-elle lancé avant de dénoncer « un acharnement eurosceptique ».

Lire aussi - En Géorgie, une diplomate française vise la présidence

« La Russie ne nous a pas fait changer d’un iota notre direction euro-atlantique, ce n’est pas Mélenchon qui va nous faire changer », a-t-elle ajouté en marge d’un colloque sur les populismes organisé à Paris.

Moscou considère l’entrée de la Géorgie dans l’Otan comme une ingérence occidentale

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a réaffirmé en mars dernier que la Géorgie rejoindrait l’Alliance atlantique malgré l’opposition de Moscou.  »Les 29 alliés ont clairement indiqué que la Géorgie deviendrait un membre de l’Otan. Nous allons continuer de travailler ensemble pour préparer l’adhésion de la Géorgie à l’Otan », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre géorgien Mamouka Bakhtadzé à Tbilissi.

« Nous n’acceptons pas que la Russie ou n’importe quelle autre puissance puisse décider qui peut être membre » de l’Otan, a-t-il insisté.

L’éventualité d’une adhésion de Tbilissi à l’Otan, dont les 29 membres comptent plusieurs anciens pays du bloc communiste, est considérée par Moscou comme une ingérence occidentale dans sa sphère d’influence. Les dirigeants de l’Alliance atlantique avaient estimé lors d’un sommet en 2008 à Bucarest que la Géorgie avait vocation à rejoindre l’Otan mais ils n’ont jusqu’à présent pas lancé le processus d’adhésion.

L’année dernière, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a affirmé que l’éventuelle entrée de la Géorgie à l’Otan « pourrait provoquer un conflit terrible ».

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