La corruption des magistrats n’est pas une fatalité

Après avoir encore évoqué les DINGUES du Tribunal de Grande Instance de Brest, je tiens à rappeler ce qui suit :

1°/ la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, qu’ils avaient entièrement et très solidairement satisfaite tout au long de sa procédure à mon encontre en première instance, a vu toutes ses fautes et les leurs sanctionnées par les magistrats de la cour d’appel de Rennes dans la décision qu’ils ont rendue le 2 décembre 2015, en conséquence de quoi, par cet arrêt devenu définitif le 8 mars 2016, elle a été déboutée de l’intégralité de ses demandes à mon encontre et contre ma soi-disant « complice » la société OVERBLOG;

2°/ son complice le cybercriminel et escroc patenté Pascal Edouard Cyprien Luraghi n’a pas davantage gagné à Paris le 5 janvier dernier, le magistrat appelé à statuer sur ses demandes à mon encontre les ayant de même entièrement rejetées avec d’excellents motifs;

3°/ j’obtiens par ailleurs de magistrats non brestois bien des annulations d’autres décisions illégales de leurs collègues de Brest.

Ces différents magistrats ne sont bien évidemment pas corrompus, ils le prouvent en désapprouvant régulièrement leurs collègues de Brest.

Seuls ces derniers sont bien totalement POURRIS.



Petits juges Lambert et autres : de la misère de la « justice » française…

Je lis et j’écoute attentivement ce qui se dit depuis un mois sur cette affaire Grégory, si semblable à la mienne sur certains points (des corbeaux qui menacent puis revendiquent le crime, la jalousie à l’égard du père de l’enfant assassiné comme mobile, toute une équipe de dingues ayant agi de manière concertée comme auteurs, le principal suspect militant à la CGT et clamant haut et fort sa haine du chef ou de celui qui « réussit », des journalistes qui à l’époque des faits vont déployer une énergie incroyable pour en détourner l’enquête en désignant la mère de la victime, elle-même victime, comme coupable, etc…), et maintenant la mort du juge Lambert, et suis vraiment consternée d’entendre désormais des journalistes exprimer précisément et avec beaucoup de circonspection leur consternation à l’égard de propos de ce magistrat.

Il disait ne pas comprendre pourquoi cette affaire « repartait ».

Par le passé, il avait déjà évoqué pour cette affaire une « justice » tout autre que celle qui se rend en application des lois de la République.

Il refusait en fait très clairement tout droit à la justice aux différentes victimes de cette affaire criminelle qu’il avait décidé de s’approprier à leurs dépens.

Ne tournons pas autour du pot, appelons un chat un chat : ce type est DINGUE, totalement DINGUE, aussi DINGUE que le juge Raymond André et tous ses collègues du Tribunal de Grande Instance de Brest qui s’acharnent sur ma famille depuis le début des années 2000 au moins.

Comment ces DINGUES sont-ils devenus magistrats ?

Pourquoi continuent-ils à exercer ou à sévir hors de tout contrôle dès lors que leur état de délabrement moral n’échappe plus à personne ?

Il serait peut-être temps d’exiger des magistrats qu’ils nous rendent des comptes à hauteur de leurs responsabilités et de veiller scrupuleusement à empêcher ceux d’entre eux qui apparaissent coupables de crimes ou délits de se soustraire à la justice des hommes comme vient de le faire le juge Lambert, c’est-à-dire exactement comme David Hamilton au mois de novembre dernier, et tout comme lui avec l’aide éventuelle d’un complice quelconque.

Il faut aussi refuser vigoureusement de céder au chantage au suicide qui se profile derrière ce nouveau drame.

 

http://www.bfmtv.com/police-justice/affaire-gregory-des-extraits-des-carnets-secrets-du-juge-simon-devoiles-1214360.html

Affaire Grégory: des extraits des carnets secrets du juge Simon dévoilés

 

11/07/2017 à 10h55
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C’est un document exclusif que s’est procuré BFMTV. Les carnets personnels du juge Maurice Simon. Le magistrat avait repris de zéro l’affaire sur la mort du garçonnet en 1987, après l’éloignement du juge Lambert.

 

« Grégory est de plus en plus dans mon cœur et je veux savoir qui a eu la sauvagerie de le tuer ». Cette phrase a été écrite par le juge Simon, dans ses carnets secrets. L’homme démontre, dès 1987, son attachement viscéral à la résolution de l’enquête sur le meurtre de cet enfant de quatre ans retrouvé dans la Vologne le 16 octobre 1984.

« Ces carnets, on a été les chercher et je peux vous assurer que c’est un bombe atomique », a déclaré ce mardi Dominique Rizet, consultant police-justice à BFMTV.

« Le juge Simon est le premier à évoquer la piste d’une équipe. C’est-à-dire un ravisseur, un kidnappeur. Pour lui, ce ravisseur, c’est Bernard Laroche qui va remettre Grégory le 16 octobre 1984 à une ou plusieurs autres personnes qui pourraient être Marcel Jacob, le grand-oncle mis en examen et son épouse Jacqueline Jacob, qui serait elle l’auteure de lettres anonymes », a-t-il expliqué.

Des carnets évoqués dans la lettre adressée lundi par Marie-Ange Laroche à Emmanuel Macron. Pour le juge Simon, deux questions ont rapidement émergé à l’époque. Celle du rôle de Christine Villemin, la mère de Grégory et celle du témoignage de Murielle Bolle qui accuse son beau-frère Bernard Laroche, avant de se rétracter. Questionnement que le juge traduit dans ses carnets.

« Nous allons tourner autour de deux problèmes : Christine Villemin a-t-elle oui ou non posté (…) la fameuse lettre de revendication du crime ? La petite Murielle Bolle a-t-elle oui ou non négligé le car de ramassage (…) pour partir avec Laroche ? »

Le magistrat reprend l’affaire après l’instruction menée par celui qui était alors surnommé « le petit juge » Lambert, très critiqué par la presse pour sa mauvaise maîtrise de la procédure, provoquant l’annulation de nombreuses pièces du dossier.

Maurice Simon, carnet

 

Des notes rajoutées au dossier il y a un an

Maurice Simon, bien plus expérimenté, n’en sera pas moins « surpris par cette affaire hors norme », s’inscrivant dans un contexte « rarement vu de pression médiatique extrême. »

« Le poids de l’opinion est écrasant. Moi, je poursuis ma route, c’est tout », écrira-t-il le 19 avril 1988. Il ne manquera toutefois pas de s’indigner du travail de son prédécesseur, Jean-Michel Lambert, quelques mois plus tard. « On reste confondu devant les carences, les irrégularités, les fautes (…) ou le désordre intellectuel du juge Lambert. Je suis en présence de l’erreur judiciaire dans toute son horreur », écrira-t-il même après les accusations et les pressions contre Christine Villemin.

Mais en janvier 1990, l’instruction va brutalement s’interrompre quand le juge Simon est victime d’un infarctus. Ses notes, qui n’ont été rajoutées au dossier qu’il y un an, sont désormais un éclairage essentiel sur l’enquête sur la mort du petit Grégory.

B.C.
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http://www.bfmtv.com/police-justice/affaire-gregory-le-juge-lambert-un-jeune-magistrat-confronte-a-une-enquete-hors-normes-1214876.html

Affaire Grégory: le juge Lambert, un jeune magistrat confronté à une enquête hors normes

 

12/07/2017 à 00h18
  • Newsletter BFMTV Midi

Jean-Michel Lambert, premier juge d’instruction de l’affaire Grégory, a été retrouvé mort à son domicile sarthois ce mardi soir. Retraité depuis trois ans, il était entré dans la carrière judiciaire par une enquête qui n’a toujours pas livré ses secrets 33 ans après.

 

Le magistrat Jean-Michel Lambert a été retrouvé mort ce mardi soir dans son appartement près du Mans (Sarthe). A présent âgé de 65 ans, il était connu de l’opinion depuis ses premiers pas dans le monde judiciaire, il y a de cela 33 ans. Il était en effet le premier juge d’instruction nommé pour se saisir du dossier mis sur pied à la mort du petit Grégory Villemin, dont le corps avait été retrouvé dans la Vologne le 16 octobre 1984.

L’Etat condamné en 2004

« Il est tout jeune à ce moment-là et on connaît l’emballement médiatique autour de cette affaire. Cet homme se retrouve avec l’obligation non seulement de gérer une affaire très délicate mais aussi des médias très pressants qui demandent énormément d’informations. A l’époque, les magistrats ne sont pas aussi rodés qu’aujourd’hui à tenir des conférences de presse », a retracé ce mardi soir la journaliste de BFMTV, Cécile Danré.

Sa conduite de l’instruction avait été vivement critiquée. Le 5 juillet 1985, il avait décidé d’inculper pour assassinat Christine Villemin, mère de Grégory, après que des études graphologiques avaient affirmé qu’elle pouvait être l’un des corbeaux. En 1993, elle est totalement innocentés pour « absence totale de charges ». Presque un aveu d’erreur judiciaire quand, en plus, en 2004, l’État est condamné pour « dysfonctionnement du service public de la justice ».

La gestion de Murielle Bolle

Mais c’est surtout sa gestion du témoignage initial de Murielle Bolle, où elle dénonçait son beau-frère Bernard Laroche comme le kidnappeur de l’enfant, qui plane sur son enquête.

« Il se retrouve dans une situation où après la première inculpation qu’il décide de faire, celle de Bernard Laroche, il est presque contraint par la pression médiatique de donner une conférence de presse. Et il en dit un peu trop ce jour-là parce qu’il va révéler la raison pour laquelle il a choisi d’inculper Bernard Laroche, explique Cécile Danré. Cette raison, c’est le témoignage de Murielle Bolle dont il va révéler la teneur alors qu’il est tenu au secret de l’instruction. S’ensuit la rétractation de Murielle Bolle. »

Bernard Laroche avait ensuite été abattu par le père de Grégory, Jean-Marie Villemin, en mars 1985.

« Une affaire qui m’a accompagné tout au long de ma vie »

Il avait été dessaisi de cette instruction en 1987, au profit d’un magistrat chevronné, le juge Simon, dont des extraits du carnet, parfois très durs au sujet de son prédécesseur, ont été dévoilés sur BFMTV ce mardi. En 1987, toujours il participe à l’émission Apostrophes de Bernard Pivot et subit les attaques de certains des invités qui remettent en cause ses compétences.

Jean-Michel Lambert avait bien entendu poursuivi ensuite une carrière qui avait laissé place à la retraite il y a trois ans. Jean-Michel Lambert  a été juge d’instance à Bourg-en-Bresse (Ain) de 1988 à 2003 avant de devenir vice-président du Tribunal de grande instance du Mans (Sarthe) jusqu’en 2014.

Mais jamais le souvenir de cette première et si terrible affaire ne l’avait quitté, comme il l’avait confié à BFMTV, dans un entretien accordé le 13 septembre 2014: « C’est une affaire qui m’a accompagné tout au long de ma carrière et de ma vie. » Pour preuve, il lui a consacré deux livres intitulés Le petit juge (1987), son surnom au milieu des années 80, et De combien d’injustices suis-je coupable ? (2014).

« Des atteintes personnelles dont je me souviens trente ans après »

Il avait également expliqué ses difficultés dans l’instruction de l’affaire par les conditions particulières avec lesquelles il avait composé: « J’étais seul juge d’instruction à Epinal, du 1er septembre au 31 décembre 1984. Comme par hasard, je n’ai jamais eu autant de dossiers à traiter que cette année-là. J’avais deux cabinets à gérer pendant quatre mois et une autre dimension a été très importante: la pression médiatique. » Il avait aussi glissé: « Je vivais au quotidien des atteintes personnelles dont je me souviens trente ans après ».

Un surnom peu amène, échafaudé à la fois sur la base de sa jeunesse au moment de sa prise en charge du dossier et de sa manière parfois controversée de le traiter, lui a longtemps collé à la peau: le « petit juge ». Très marqué par celui-ci, il en avait fait le titre du livre qu’il avait publié, au moment où l’enquête lui avait été retirée, en 1987.

Robin Verner

 

http://www.bfmtv.com/police-justice/le-juge-lambert-et-le-juge-simon-deux-magistrats-que-tout-opposait-1215013.html

Le juge Lambert et le juge Simon, deux magistrats que tout opposait

 

12/07/2017 à 10h36
  • Newsletter BFMTV Midi

Décédé mardi soir, Jean-Michel Lambert avait été le premier juge d’instruction chargé de l’enquête sur le meurtre de Grégory Villemin. Dessaisi de l’affaire en 1987, il avait passé le relais à Maurice Simon, un juge bien plus expérimenté qui avait vivement critiqué le travail de son prédécesseur.

 

Quand ils sont saisis de l’enquête sur l’assassinat de Grégory Villemin en 1984 puis en 1987, l’un – le juge Lambert – est inexpérimenté et vient de connaître sa première affectation, l’autre – le juge Simon - a déjà connu une carrière fournie. Jean-Michel Lambert, retrouvé mort mardi soir avait 32 ans en 1984. À l’époque, il est juge d’instruction à Épinal, son premier poste. Dessaisi de l’affaire en 1986, le dossier est alors confié à un juge expérimenté, Maurice Simon. Président de la chambre d’accusation de la cour d’appel de Dijon et ancien juge d’instruction spécialiste des gros dossiers, il est discret et apparaît comme l’antithèse du juge Lambert, surnommé « le petit juge » par la presse et critiqué pour sa gestion de l’enquête.

Pression médiatique

Poussé par la pression médiatique, l’inexpérimenté Jean-Michel Lambert révèle lors d’une conférence de presse, le rôle de Murielle Bolle dans l’inculpation de son beau-frère Bernard Laroche, alors qu’il est tenu au secret de l’instruction. Trois mois plus tard, allant à l’encontre du ministère public d’Épinal, Jean-Michel Lambert libère Bernard Laroche, après que Murielle Bolle se soit rétractée. En mars 1985, Bernard Laroche est assassiné par Jean-Marie Villemin.

« C’est une affaire qui m’a accompagné tout au long de ma carrière (…) Que s’est-il passé pour que la décision de sa remise en liberté (celle de Bernard Laroche ndlr) ne soit pas acceptée », s’interrogeait en 2014 « le petit juge ».

En juillet 1985 revirement de situation, Jean-Michel Lambert inculpe Christine Villemin, la mère de Grégory, pour « assassinat ». Elle est finalement innocentée en 1993 pour « absence totale de charges ».

Vives critiques

Même s’il avouera lui-même avoir été surpris par un contexte « rarement vu de pression médiatique extrême », Maurice Simon saisi de l’instruction après l’éviction de Jean-Michel Lambert en 1986, critiquera vivement son prédécesseur.

« On reste confondu devant les carences, les irrégularités, les fautes (…) ou le désordre intellectuel du juge Lambert. Je suis en présence de l’erreur judiciaire dans toute son horreur », écrit le juge Simon dans ses carnets, révélés par BFMTV mardi.

Lorsqu’il reprend l’affaire de zéro en 1987, Maurice Simon est le premier à évoquer l’hypothèse d’une « équipe » qui aurait organisé le rapt et le meurtre de Grégory, ainsi que l’écriture des lettres du « corbeau ». Il devient l’un des défenseurs de Christine Villemin.

« Grégory est de plus en plus dans mon cœur et je veux savoir qui a eu la sauvagerie de le tuer »

« On a cherché à faire de moi le bouc émissaire »

L’instruction s’interrompt brutalement en janvier 1990 quand le juge Simon est victime d’un infarctus, auquel il succombera quelques mois plus tard.

Jean-Michel Lambert, vivement critiqué même après avoir dessaisi de l’affaire,  est ensuite juge d’instance à Bourg-en-Bresse de 1988 à 2003 avant de devenir vice-président du tribunal de grande instance du Mans, jusqu’à son départ à la retraite en 2014. Dans un livre publié en 1987, Jean-Michel Lambert était revenu sur l’affaire Grégory, puis avait par la suite publié des romans policiers.

« On a cherché à faire de moi le bouc émissaire. J’assume effectivement certaines erreurs de procédure, mais j’aurais aimé que tous en fassent autant, et ce n’est pas le cas », avait-il affirmé au micro de France 2, le 17 juin dernier.

G.D.
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http://www.lexpress.fr/actualite/societe/affaire-gregory-les-quatre-controverses-qui-collaient-au-juge-lambert_1926602.html

Affaire Grégory: les quatre controverses qui collaient au juge Lambert

 

Par et , publié le 12/07/2017 à 14:08 , mis à jour le 13/07/2017 à 15:11

 

L'ex-juge Jean-Michel Lambert se serait donné la mort, 32 ans après le meurtre du petit Grégory.

L’ex-juge Jean-Michel Lambert se serait donné la mort, 32 ans après le meurtre du petit Grégory.afp.com/Jean-François MONIER, Jean-François MONIER, Jean-François MONIER

 

Premier juge d’instruction de l’affaire Grégory, Jean-Michel Lambert a été retrouvé mort mardi. Il était resté marqué par l’énigme criminelle et les critiques qui le visaient.

 

L’affaire Grégory s’enfonce dans le drame. Plus de 30 ans après le meurtre non élucidé du garçonnet de quatre ans dans les Vosges et celui du suspect Bernard Laroche, elle semble avoir fait un nouveau mort. Le corps sans vie de Jean-Michel Lambert, le premier magistrat qui a instruit l’enquête entre 1984 et 1986, a été retrouvé mardi à son domicile près du Mans. Les premières investigations font état d’un suicide par asphyxie.

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Aucune lettre expliquant ce passage à l’acte désespéré n’a été découverte. Mais l’ancien juge d’instruction, à la retraite depuis trois ans, est resté tourmenté par ce dossier. Il suivait avec attention les derniers développements -et les mises en examen surprise du couple Jacob et de Murielle Bolle- refusant systématiquement toute sollicitation des médias. C’est que les nouvelles investigations, menées tambour battant, étaient de nature à fragiliser un peu plus son travail de l’époque, déjà très critiqué.

« J’assume effectivement certaines erreurs de procédure, mais j’aurais aimé que tous en fassent autant et ce n’est pas le cas », admettait-il en 2014 à France 2, Tout en se qualifiant de « bouc-émissaire ».

Une inexpérience et une attitude « légère »

« L’affaire Grégory, c’est surtout l’affaire du juge Lambert. » Voilà comment l’ancien colonel de gendarmerie Etienne Sesmat, l’un des premiers enquêteurs qui a travaillé sous les ordres du magistrat, résume l’énigme criminelle. Interrogé en juin dernier par L’Express, le gendarme livrait un diagnostic sévère du juge Lambert, évoquant un personnage « à côté de ses pompes », « léger » dans sa conduite des investigations et « manipulé par les médias ».

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Il faut dire qu’à l’époque des faits, Jean-Michel Lambert n’a que 32 ans. Lorsqu’il est nommé juge d’instruction à Épinal, le seul poste de ce type existant dans cette juridiction, il ne travaille que depuis cinq ans. Sur les 220 dossiers qui s’empilent sur son bureau, l’affaire Grégory porte le numéro 180. Il admettra plus tard qu’il n’a pas accordé au dossier, dans un premier temps, toute l’attention qu’il méritait. Par ailleurs, Jean-Michel Lambert n’hésitait pas à se confier aux journalistes avec qui il déjeunait parfois, au mépris du secret de l’instruction. Pour beaucoup d’observateurs de l’époque, il n’a pas su résister à la pression médiatique et a pêché par inexpérience et tentation carriériste.

Une absence lors des aveux de Murielle Bolle

Lorsqu’en novembre 1984, les enquêteurs recueillent les aveux explosifs de Murielle Bolle, qui accuse son beau-frère Bernard Laroche du rapt de Grégory, ils tentent de joindre le juge Lambert. Le délai de garde à vue de l’adolescente va expirer. Les gendarmes demandent au magistrat, par téléphone, de venir recueillir à son tour sa déposition et de prendre les suites judiciaires appropriées.

« [Jean-Michel Lambert] confirme qu’il ne se déplacera pas et qu’il faut libérer Murielle. Les membres de l’équipe échangent une fois encore des regards incrédules. Il nous semble faire preuve d’une légèreté qui pourrait avoir des répercussions catastrophiques », déplore le colonel Sesmat dans son livre Les Deux affaires Grégory.

Murielle Bolle n’est entendue par le magistrat que le lundi suivant. Est-il parti en voyage, à un moment crucial des investigations? Dans son ouvrage De combien d’injustices suis-je le coupable?, l’intéressé dément: « Pur mensonge! [...] Je devais rester joignable à tout moment. » Autre attitude critiquée: le juge annonce en personne aux médias la mise en examen de Bernard Laroche, sur la foi du témoignage de Murielle Bolle. Cette dernière se rétracte le lendemain et blanchit son beau-frère. Une ligne qu’elle tient encore aujourd’hui et à laquelle la justice ne croit pas, estimant qu’elle a subi des violences.

Des annulations de procédure

Son attitude dilettante aurait aussi conduit à la désintégration de plusieurs pièces maîtresses du dossier. Le 1er décembre 1984, cela fait six semaines que les gendarmes travaillent à la découverte de la vérité, lorsque le couperet tombe: une partie des expertises ajoutées au dossier est annulée. « Tout le travail effectué pendant des semaines, par les meilleurs spécialistes, sur des points fondamentaux de l’enquête devient nul et non avenu », déplore dans son livre Etienne Sesmat.

Cette erreur est directement imputable à Jean-Michel Lambert. En dépit des demandes des enquêteurs, il n’a -probablement par méconnaissance- pas respecté la procédure de saisine des experts. Une faille qui n’échappe pas aux avocats de Bernard Laroche, à l’origine de cette demande d’annulation.

Parmi les pièces concernées figuraient les conclusions d’un expert en écriture à propos des courriers du corbeau. Elles auraient pu, à en croire les enquêteurs de l’époque, permettre de confondre Bernard Laroche comme étant l’expéditeur des lettres. Le colonel Sesmat reproche aussi au magistrat instructeur de n’avoir ordonné aucune expertise psychiatrique de ce dernier.

Obsédé par la culpabilité de Christine Villemin

Le 6 novembre 1984, Murielle Bolle revient sur ses aveux. Le magistrat instructeur estime que la piste de la culpabilité de Bernard Laroche s’effondre. Son enquête fait du sur-place alors il développe une idée fixe, celle de la mère infanticide. Les gendarmes n’allant pas dans son sens, Jean-Michel Lambert les écarte progressivement.

Entre le jour du meurtre et les aveux de Murielle Bolle, ils procèdent à 173 auditions. Mais seulement à sept, entre décembre et février, relate la presse de l’époque. « Lorsqu’il s’est mis sur la piste de Christine Villemin, le juge Lambert nous a mis au chômage technique. Il refusait qu’on auditionne de nouvelles personnes, ne nous délivrait plus aucune commission rogatoire », se souvient le gendarme Etienne Sesmat.

Il est amer: « Le magistrat a saboté son travail et celui des enquêteurs ». Les gendarmes sont totalement écartés des investigations le 20 février 1985, au profit de la police judiciaire de Nancy. Puis, en juillet, à la demande du juge, Christine Villemin est inculpée et placée 11 jours en détention.

Mais Jean-Michel Lambert s’est fourvoyé: en 1993, la mère de Grégory est blanchie par un arrêt de la Cour d’appel de Dijon. Lui n’en démord pas, elle est coupable. « J’ai été frappé de plein fouet par la mauvaise foi, voire les mensonges, entrecoupés de vérités, des uns et des autres », écrit-il à propos de cette audience dans son livre. En 1986, Jean-Michel Lambert est dessaisi du dossier et quitte définitivement l’instruction.

 

http://www.20minutes.fr/societe/2104175-20170713-affaire-gregory-mort-juge-lambert-journaliste-vincent-vantighem-repondu-questions

Affaire Grégory, mort du juge Lambert… Notre journaliste Vincent Vantighem a répondu à vos questions

 

CHAT Trente-deux ans après, l’enquête sur la mort du petit Grégory a connu de nombreux rebondissements…

20 Minutes

Publié le 13/07/17 à 12h29 — Mis à jour le 13/07/17 à 12h29

Portrait du petit Grégory Villemin, 4 ans, dont le corps est découvert dans la Vologne le 16 octobre 1984.

Portrait du petit Grégory Villemin, 4 ans, dont le corps est découvert dans la Vologne le 16 octobre 1984. — AFP
  • Vous avez été nombreux à poser des questions sur la mort brutale du Juge Lambert
  • Notre journaliste a suivi ce dossier et vous répond

Trois personnes mises en examen. L’une d’entre elles placée en détention provisoire. L’ancien juge d’instruction découvert mort chez lui. Trente-deux ans après, l’enquête sur la mort du petit Grégory Villemin, 4 ans, n’en finit plus de connaître des rebondissements.

>> Dossier : Retrouvez tous nos articles consacrés à l’affaire…

Des rebondissements que nous avons suivis depuis plus d’un mois. Les articles, comptes rendus d’audience et live-tweet régulier de l’affaire ont suscité beaucoup de questions, notamment sur la page Facebook de 20 Minutes. Face à vos nombreuses interrogations, notre journaliste Vincent Vantighem vous répond.

  • Depuis quand se suicide-t-on avec un sac en plastique ? A-t-il ajouté un cocktail médicamenteux ?

Depuis l’invention du plastique, serais-je tenté de répondre… J’ai vu que cette question revenait beaucoup dans les commentaires mais la thèse du suicide fait peu de doute et ce mode opératoire existe bien. Alors qu’elle était en voyage pour suivre une cure, l’épouse du juge Lambert s’est inquiétée de ne pas avoir de ses nouvelles. Elle a donc appelé leur voisine au Mans (Sarthe) qui s’est donc rendue chez eux et a découvert le corps, peu après 19h, mardi, dans son bureau.

>> Les faits: «C’est de la folie», confiait le juge Lambert avant sa mort

« Il ne présentait aucune trace de violence, la tête étant recouverte d’un sac en plastique, a confirmé mercredi Fabrice Bélargent, le procureur de la République du Mans. Aucune trace d’effraction ni de désordre n’a été constatée sur place. Aucun écrit de nature à expliquer ce décès n’a été découvert. » Une autopsie doit être pratiquée, ce jeudi, afin de déterminer précisément la cause du décès. Des analyses seront également effectuées afin de savoir s’il avait pris des médicaments ou bu de l’alcool avant sa mort.

Extrait du communiqué du procureur du Mans sur la mort du juge Lambert.
Extrait du communiqué du procureur du Mans sur la mort du juge Lambert. – PARQUET DU MANS

 

La méthode peut surprendre. Mais, auteur de nombreux ouvrages depuis 1987 -il a même été invité à l’émission « Apostrophes »- Jean-Michel Lambert devait publier à la rentrée, une fiction intitulée Témoins à charge aux éditions De Borée. Et selon le quotidien La Montagne, le manuscrit retraçait justement le parcours d’un professeur « qui ressemble trait pour trait à l’ex-juge Lambert » et qui se donne la mort « pour sauver son honneur » avec un sac plastique…

  • Le juge Lambert savait-il la vérité ? Allait-il parler ?

J’ai consacré, mercredi, un article à son état d’esprit depuis un mois que vous pouvez retrouver par ici. Le juge Lambert avait « sa » vérité. Dessaisi du dossier en 1986, il est resté « hanté » par la mort du petit Grégory jusqu’à la fin de sa carrière en 2014. Il avait ce que l’on pourrait appeler son intime conviction, ce qui est différent d’une preuve ou d’un dénouement de l’enquête.

Après l’avoir interrogé à de multiples reprises depuis le 14 juin, je peux vous assurer qu’il estimait toujours aujourd’hui que Bernard Laroche était innocent et que Christine Villemin a des choses à se reprocher, en dépit de l’arrêt de non-lieu en la faveur de la mère de Grégory, rendu en 1993 par la cour d’appel de Dijon (Côte d’Or).

>> Enquêtes: Toutes les polémiques qui ont « hanté » le juge Lambert

« Tout cela m’affecte évidemment et me trouble encore maintenant, me confiait-il. Mais c’est trop sensible. Je ne compte pas m’exprimer officiellement avant la rentrée de septembre. » Il m’a aussi expliqué qu’il n’avait conservé aucune copie du dossier judiciaire sur lequel il aurait pu continuer à travailler.

  • Pourquoi cette affaire ressort en 2017 ?

« Jean-Marie et Christine Villemin vivent toujours dans l’espoir de savoir qui a tué leur enfant », m’a indiqué Marie-Christine Chastant-Morand, l’une de leurs avocates. En 2012, ils ont obtenu de la justice que de nouvelles analyses ADN soient pratiquées sur les pièces à conviction, notamment sur les cordelettes ayant servi à ficeler le garçonnet. A ce moment-là, la cour d’appel de Dijon a donc été saisie de ce que l’on appelle un supplément d’information. Les analyses ont été effectuées. Et en 2014, on a appris que cela n’avait donné aucun résultat.

>> Anacrim: Le logiciel qui a permis de relancer l’enquête sur Grégory

Pour autant, le dossier est resté ouvert. Et un service de gendarmerie spécialisé dans la gestion des Cold Case a décidé de tout reprendre à zéro pour voir si la vérité ne pouvait pas se manifester. Plusieurs enquêteurs se sont notamment appuyés sur un logiciel d’analyse criminelle (Anacrim, lire notre article par ici) pour cela. C’est sur la base de ce travail que les nouvelles arrestations ont eu lieu en juin. Aujourd’hui, douze enquêteurs travaillent à temps plein sur cette affaire.

  • Comment a-t-on pu confier une telle affaire à un juge débutant en 1984 ?

Le juge Jean-Michel Lambert avait 32 ans quand il a été nommé juge d’instruction à Epinal (Vosges). C’était sa première affectation. Et il était alors le seul juge chargé de l’instruction dans ce palais de justice. En 1984, son bureau était encombré de 229 dossiers. Celui portant sur la mort du petit Grégory portait le numéro 180. Le problème, à l’époque, n’était pas tant l’âge du juge Lambert que son isolement. C’est seul qu’il a renvoyé Murielle Bolle chez elle. Seul qu’il a pris la décision de libérer Bernard Laroche. Seul qu’il a inculpé Christine Villemin…

Lépanges-sur-Vologne, le 30 octobre 1985. Le juge Jean-Michel Lambert lors d'une reconstitution dans l'enquête sur la mort du petit Grégory.
Lépanges-sur-Vologne, le 30 octobre 1985. Le juge Jean-Michel Lambert lors d’une reconstitution dans l’enquête sur la mort du petit Grégory. – PATRICK HERTZOG / AFP

 

Ce ne serait plus le cas aujourd’hui. Depuis le fiasco judiciaire d’Outreau, en 2005, la législation a évolué. Ce genre de dossier dit « sensible » serait aujourd’hui traité par trois magistrats -un juge principal et deux assesseurs- en cosaisine. De quoi éviter de s’enferrer dans un jugement erroné.

  • Pourquoi le juge Lambert a-t-il relâché Murielle Bolle ?

A l’époque Murielle Bolle est âgée de 15 ans. Les gendarmes considèrent qu’elle est un témoin clé. Ils l’interrogent donc dans le cadre d’une garde à vue avant de la transférer, quelques jours plus tard, dans le bureau du juge Lambert. Comme les enquêteurs, ce dernier estime qu’elle ne peut pas être considérée comme une complice de l’enlèvement. Elle n’est donc ni inculpée, ni placée en détention provisoire. Et en toute logique, elle est remise à ses parents, le 5 novembre 1984.

Trente-deux ans après, les enquêteurs qui ont repris le dossier n’ont pas la même analyse. Ils estiment aujourd’hui que Murielle Bolle pourrait avoir une plus grande responsabilité dans la mort de Grégory. C’est pour cette raison qu’elle a été mise en examen pour « enlèvement suivi de la mort » et placée en détention provisoire.

  • Pourquoi le juge Lambert n’a-t-il pas cherché où était Murielle en interrogeant le chauffeur de bus ?

Il l’a fait. A l’époque, Murielle Bolle avait commencé par raconter qu’elle avait pris le bus pour rentrer du collège. Les gendarmes ont donc interrogé le chauffeur de bus ainsi que quatre de ses camarades de classe qui avaient l’habitude de rentrer avec elle. C’est après avoir noté des divergences dans leurs dépositions que les enquêteurs ont réinterrogé Murielle Bolle. C’est à ce moment-là qu’elle a « craqué » et avoué qu’elle était en fait rentrée en voiture avec Bernard Laroche. Avant de finalement se rétracter le 6 novembre 1984.

Murielle Bolle (à gauche) sortant du tribunal en octobre 1989.
Murielle Bolle (à gauche) sortant du tribunal en octobre 1989. – BENGUIGUI/SIPA

 

Aujourd’hui, Murielle Bolle continue de maintenir qu’elle a pris l’autocar scolaire en dépit de témoignages contraires. Ses avocats assurent qu’elle a, en 1984, incriminé son beau-frère à cause de la pression exercée par les gendarmes qui l’auraient notamment menacé d’un séjour en « maison de correction ».

  • Avec qui était Grégory avant de disparaître ?

La 16 octobre 1984, Christine Villemin quitte son travail à Lépanges-sur-Vologne (Vosges), vers 17h. Elle récupère son fils Grégory, chez sa nourrice, Christine Jacquot, dont la maison est située dans le même village. A son retour au domicile, Christine Villemin décide de faire un peu de repassage et laisse l’enfant jouer sur un tas de sable situé devant la maison, après lui avoir enfilé un bonnet en raison du froid. Elle allume la radio pour écouter l’émission « Les grosses têtes » sur RTL.

Ce n’est que vers 17h30 qu’elle sort récupérer Grégory et qu’elle s’aperçoit qu’il a disparu. Le corps de l’enfant sera retrouvé, vers 21h15, à six kilomètres de là, coincé sur un petit barrage de la Vologne dans la commune de Docelles.

 

http://www.20minutes.fr/societe/2104175-20170713-affaire-gregory-mort-juge-lambert-journaliste-vincent-vantighem-repondu-questions

Mort du juge Lambert: «Quand tirerons-nous véritablement les leçons?», s’interroge un magistrat

 

JUSTICE Avec la mort du juge Jean-Michel Lambert, la question de la « solitude » des magistrats est mise en lumière ainsi que cette profession difficile, très exposée et à risques…

Gilles Varela

Publié le 13/07/17 à 14h32 — Mis à jour le 13/07/17 à 14h54

Illustration palais de justice, Tribunal de Lyon, le 15 novembre 2012. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES

Illustration palais de justice, Tribunal de Lyon, le 15 novembre 2012. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES — C. VILLEMAIN/20 MINUTES
  • La mort du juge Jean-Michel Lambert rappelle à chacun combien la fonction de juge d’instruction est difficile, complexe ou exposée
  • Comment protéger les juges ? Des magistrats s’interrogent
  • Le manque d’effectifs est pointé du doigt

C’est un coup de tonnerre qui a secoué la justice mardi avec la mort du juge Jean-Michel Lambert, chargé de l’enquête de 1984 à 1986 dans l’affaire du « petit Gregory ». Ce décès met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les magistrats, et particulièrement les juges d’instruction. Cette mort (probablement un suicide) souligne également le manque d’effectifs et de prise en charge psychologiques des magistrats. Mercredi, au lendemain de la disparition du juge Lambert, 20 Minutes a interrogé des magistrats pour prendre le pouls de la profession.

>> A lire aussi : « C’est de la folie… », confiait le juge Jean-Michel Lambert à propos de l’affaire Grégory avant sa mort

La solitude du juge.  Serge Portelli, président de chambre à la cour d’appel de Versailles et juge d’instruction pendant 25 ans, rappelle que « le juge Lambert n’était plus juge d’instruction depuis fort longtemps », mais qu’en même temps, « cette affaire-là pose la question de ce qu’est le juge aujourd’hui et de ce qu’était ce même juge il y a une trentaine d’années.

Quelle peut être sa solitude, ses problèmes, les risques ? « Le juge Lambert faisait partie d’une catégorie de juges qui était et qui reste particulièrement exposée à beaucoup de risques. Dans les années 1980, il n’y avait pas de collégialité de l’instruction, il y avait beaucoup de juges solitaires. » Le magistrat précise qu’un homme n’est pas forcément formé pour se retrouver seul face à une affaire qui est parfois extrêmement difficile, douloureuse à supporter psychologiquement.

Les juges d’instructions sont les seuls magistrats qui se retrouvent seuls face à des viols, des affaires de mœurs, d’incestes, d’infanticides très dures à instruire. « On est confronté, quand on est juge d’instruction, pas uniquement à la lecture d’un dossier, on a vraiment les gens en face de nous. On a les parents en face, les victimes, la personne qui est accusée d’avoir commis parfois des actes sordides. C’est un contact direct. Un risque auquel nous sommes exposés tout comme les policiers, les gendarmes qui sont également en première ligne. »

>> A lire aussi : Affaire Grégory: Le juge Lambert décrivait son suicide dans son dernier manuscrit

La collégialité pour lutter contre cette solitude. « Les choses ont avancé suite à l’affaire Outreau », rappelle Serge Portelli. « Un projet de loi avait été adopté, mais une des solutions qui était proposée pour remédier à la solitude du juge d’instruction, la collégialité [trois juges] parce que c’était trop cher, ce n’était pas possible de la mettre en place. On est donc revenu au principe du juge unique. Même si l’on peut toujours, dans les affaires complexes, désigner plusieurs juges. La collégialité est une des meilleures choses qui soit et on s’aperçoit qu’aujourd’hui avec un peu de retard, que ce n’est pas vraiment du luxe. Pas seulement de la garantie d’une meilleure justice mais aussi une garantie pour les secteurs du monde judiciaire, de pouvoir vivre leur métier de façon normale. »

Le magistrat avance : « Si les juges Lambert ou Burgaud avaient été entourés, ne serait-ce que pour eux-mêmes, pour des décisions qui sont très délicates, très difficiles, si elles avaient été prises au moins à trois, cela aurait atténué, voire, peut-être, empêcher, en grande partie les erreurs. »

Un avis partagé par Juliane Pinsard, secrétaire national de la magistrature : « Si les juges d’instruction pouvaient prendre leurs décisions à trois au lieu de les prendre seuls, dans bien des dossiers, cela serait un moyen non pas de se décharger de la décision mais de la faciliter, de percevoir en plus les enjeux, les suites de la procédure, les réactions de tel ou tel justiciable. Mais cela a été abandonné avec les années », regrette la magistrate.

Le manque d’effectifs, encore. Juliane Pinsard soulève surtout la question des effectifs, insuffisants. Une question centrale pour la magistrate. « Pour faire son travail dans des conditions acceptables et donc avoir aussi un peu plus de temps pour prendre du recul sur certains dossiers plus complexes, plus difficiles émotionnellement, des effectifs supplémentaires sont nécessaires. C’est ce qui manque principalement, à tous les postes. »

>> A lire aussi : Les polémiques de l’affaire Grégory qui ont «hanté» le juge Lambert jusqu’à sa mort

Un numéro « vert » mais une aide ponctuelle. « La justice est un métier confronté aux crimes, à toutes les déviances de l’homme, c’est une profession difficile, exposée et qui réclame un maximum de garantie, comme une aide psychologique mais aussi des règles institutionnelles qui font que des décisions lourdes doivent être prises par plusieurs », explique Serge Portelli.

Même constat pour Juliane Pinsard : « Les questions de souffrance au travail et les questions de risques sont des choses qui commencent tout juste à émerger dans les réflexions. Le numéro “vert” mis en place par la chancellerie depuis un an et demi environ, avec au bout de la ligne des psychologues, n’est qu’une aide ponctuelle. Si c’est trop grave, ou trop long dans la durée, le magistrat est invité à prendre rendez-vous avec les psychologues indépendants. Cela peut être demandé suite à un choc psychologique, par exemple comme une agression. Il existe aussi la protection fonctionnelle, mis en place par le ministère mais c’est plus pour des conditions de sécurité [protection], de menaces précises ou des questions de soutien juridique, mais sous de nombreuses conditions. »

Une bonne mesure selon Serge Portelli, mais pas suffisante. « Le numéro “vert” pour les magistrats, est un des aspects du problème. Mais quand vous devez prendre une décision très importante, et que les enjeux sont énormes, que l’implication personnelle est très forte, c’est à ce moment-là qu’il faut mettre des garanties. Ce n’est pas une fois que le mal est éventuellement fait, qu’il y a des impacts personnels psychiques forts qu’il faut agir. »

Une situation qui pourrait se reproduire. La situation qui s’est produite en 1984 pour l’affaire du petit Grégory pourrait-elle se reproduire ? « Bien évidemment, assure Serge Portelli. Les derniers développements de l’affaire de Gregory, montre d’une façon désespérante qu’on n’a presque rien appris depuis 30 ans. Les mêmes erreurs que l’on commettait dans les années 1980, on les commet aujourd’hui. Je vois ça avec une tristesse infinie [très ému], je me demande quand finiront toutes ces catastrophes et quand tirerons-nous véritablement les leçons ? […] J’avais quand même l’impression qu’après toutes ces catastrophes qui se sont accumulées, autour du juge d’instruction et plus généralement des enquêtes criminelles, on avait un peu plus de prudence, de réserves. Et ce n’est pas ce que je constate. J’en suis profondément triste, je ne sais pas ce que l’on pourrait faire, on a fait beaucoup de commissions parlementaires, de colloques, mais il faudrait faire infiniment plus pour que dans les enquêtes, on respecte un certain nombre de règles, élémentaires, de bon sens, et de droit. »

 



Des singularités de la « justice » brestoise

Depuis le début des années 2000, les magistrats brestois manifestent objectivement une haine assez exceptionnelle, véritablement CRIMINELLE, à l’égard de toute ma famille.

Ils lui reprochent par dessus tout d’être composée d’honnêtes ingénieurs d’origine bretonne.

Les ingénieurs sont certes globalement haïs dans tous les tribunaux français, mais particulièrement celui de Brest, et curieusement, encore bien plus lorsqu’ils sont d’origine bretonne : leur « faute » d’être ingénieurs, déjà totalement insupportable pour les Français et autres individus méprisant les Bretons, rend les magistrats brestois carrément hystériques, comme s’ils avaient pour mission de veiller à ce que le Breton soit toujours soumis ou inférieur en tout au Français et à ses amis étrangers.

L’intégrité sans faille qui nous caractérise ne plaide pas non plus en notre faveur auprès de ces fonctionnaires dont nous ne sommes pas les seuls à nous plaindre, loin de là.

A vrai dire, ils paraissent prendre beaucoup de plaisir à casser la population locale.

Pour mieux appréhender les singularités de cette « justice » brestoise, quelques rappels historiques s’imposent.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9n%C3%A9chauss%C3%A9es_de_la_Bretagne

Sénéchaussées de la Bretagne

Les sénéchaussées de la Bretagne sont les sénéchaussées qui ont été créées à partir des institutions ducales de la province pour couvrir l’intégralité de son territoire comme juridictions royales de base. Environ quarante à leur création en 1551 par l’édit de création des présidiaux, elles sont vingt-six à la fin de l’Ancien Régime. Bien que leurs médiocres conditions d’exercice en limitent la portée, elles se distinguent notamment par une compétence étendue par rapport aux autres sénéchaussées du royaume.

Sommaire

Historiographie

Si la plupart des sénéchaussées bretonnes ont vécu près de 250 ans, les archives qui ont été transmises aux Archives départementales sont loin d’embrasser toute cette durée : elles se limitent au XVIIIe siècle avec dans quelques cas, une antériorité au XVIIe. Ceci explique en partie la méconnaissance de ces sénéchaussées encore en 2007 et avertit de la nécessité d’une critique des travaux qui nécessairement sont privés d’une base homogène. Le très conséquent fonds du parlement de Bretagne, du même âge que les sénéchaussées, peut parfois constituer un recours.

Formation et nature des sénéchaussées

Avant 1535 : les sénéchaux ducaux

Les sénéchaussées – toutes créées sur la même base en 1551 – ont imposé leur homogénéité de nature légale à un ensemble complexe de juridictions qui avaient pris chacune une physionomie propre au long des siècles, dans leur géographie, leur organisation, leurs relations et subordinations. Cette homogénéité s’est traduite par la perte d’attributions non judiciaires, notamment de nature fiscale, mais aussi militaire. Par un processus semblable, si ces juridictions avaient à leur tête un « sénéchal », celui-ci avait un statut et des prérogatives différents de ceux qui tout en ayant un titre de même nom, seront exclusivement des juges à partir de 1551, quitte à cumuler des charges. Le sénéchal du premier genre n’était pas l’officier supérieure d’une sénéchaussée, mais d’un bailliage au nom variable, souvent d’une « châtellenie », etc. « Le terme de sénéchaussée n’était pas inconnu en Bretagne, mais il restait d’usage peu courant et ne saurait être employé sans définition préalable de la réalité qu’il recouvrait. »1.

Les listes de sénéchaux dressées par Marcel Planiol permettent une récapitulation des juridictions assez importantes et stables pour avoir été pourvues d’un sénéchal depuis le Moyen Âge, à commencer par le duché dans son ensemble avec les sénéchaux de Bretagne, au nombre de huit uniquement pour la période 1177-12412.

Il n’y avait donc pas de « bailli » à la tête des bailliages, ce terme désignant en Bretagne le second juge, auquel il est d’ailleurs préféré en pays gallo le mot alloué.

Des textes généraux à la réalité provinciale

Une vingtaine de sénéchaussées n’eurent d’existence qu’entre leurs créations en 1551 et l’édit d’union des juridictions royales de 1565 (édit de Châteaubriant en vertu des lettres patentes données à Troyes le 19 mars 1564) supprimant 25 sièges. Même celui-ci ne fut que partiellement appliqué : les sénéchaussées d’Antrain, Bazouges, Chateaulin, Concarneau, Dol, Hédé, Jugon, Lanmeur, Saint-Aubin-du-Cormier et Saint-Pol-de-Léon se maintinrent jusqu’à la Révolution, sauf celle de Lanmeur réunie à celle de Morlaix en 17553.

Les sénéchaussées d’Antrain et de Bazouges devraient du point de vue de leur compétence être considérées comme des barres royales3.

Hors des sénéchaussées présidiales mieux dotées en personnel, un examen des différentes sénéchaussées a montré que le nombre de magistrats est au mieux de quatre, pendant que les textes parlent d’un minimum d’une dizaine de conseillers. De plus, autre différence, le sénéchal n’agit pas par l’intermédiaire d’un lieutenant général et autre alloué, il est effectivement présent au siège et partage les dossiers avec les autres magistrats. Selon J. Trévédy, il y aurait une différence notable entre le sénéchal en Bretagne et dans le reste du royaume.

Engagement du domaine royal

Bien que théoriquement inaliènable, le domaine royal a subi pour des raisons financières une aliénation de fait, en principe temporaire et ne mettant pas en cause l’autorité du roi sur la terre. Ainsi, en Bretagne, la régie d’une grande partie du domaine a été concédée par engagement au duc de Penthièvre (en 1698, 1716, 1757), le reste à d’autres seigneurs ou en 1759 aux États de Bretagne. Ceci n’a pas été sans conséquence sur l’activité de chaque juridiction royale, l’exercice matériel de la justice (greffes, prisons, etc) étant compris dans le patrimoine concerné par cet engagement.

Attributions juridictionnelles

Ordinairement, sur la totalité de leur ressort, les sénéchaussées sont essentiellement vouées au jugement des causes d’appel. En Bretagne, l’absence presque complète de prévôtés4 telles que définies par l’édit Crémieux de 1536 a induit une extension de la compétence de base : une compétence administrative (police) et la connaissance des affaires civiles en première instance s’ajoutent aux causes en appel. Les sénéchaussées auraient du seulement juger les appels émanant des prévôtés, outre celles émanant des justices seigneuriales ; en l’absence de prévôté, elles doivent connaitre les affaires en première instance ainsi que tout ce qui relève de la juridiction volontaire. Cette activité de justice ordinaire (à l’opposé des rares cas royaux) est ainsi l’activité dominante de toute sénéchaussée non présidiale.

Ainsi, dans cette province, la sénéchaussée est le premier degré dans la hiérarchie des juridictions royales, leurs appels étant portés selon les cas, devant la sénéchaussée présidiale ou devant le parlement de Bretagne. Les prévôtés ayant été supprimées en principe dans tout le royaume en avril 1749, la singularité bretonne s’atténue ultérieurement.

Comme les autres sénéchaussées françaises, les sénéchaussées de Bretagne ont la connaissance exclusive des cas royaux, ceux qui touchent particulièrement le roi, son autorité, les finances, l’ordre public, etc.

Compétence administrative

Cet ordre de compétence suit en Bretagne ce qui s’est pratiqué ailleurs. Ainsi, les registres paroissiaux étaient visés chaque année par le sénéchal, et selon la période, un des deux exemplaires était conservé dans les archives du greffe.

Compétence réglementaire

À l’instar des parlements précisant les ordonnances royales par leurs arrêts de règlement d’intérêt général mais de portée locale, les sénéchaussées rendent des sentences réglementaires. Jouant le même rôle qu’au sein du parlement concernant les arrêts de règlement, le procureur du roi est à l’initiative de la plupart de ces arrêts, donnant ses conclusions pour les autres requises essentiellement par des communautés (villes, confréries, etc.). La sénéchaussée est encadrée dans ce domaine comme dans les autres par le parlement.

Numériquement, cette production est modeste par rapport à celle du parlement : Séverine Debordes cite le chiffre de 1200 arrêts de règlement en comparaison des 360 ordonnances qu’elle a dénombrées pour la même période (1700 à 1789) pour les seize juridictions ayant conservé leur pouvoir de police5. Sur le même ensemble, la police des denrées (vivres) représente selon la même étude, 30,3 % des sentences réglementaires ; trois autres objets en suscitent une dizaine de pourcent (salubrité 19 %, sûreté publique 15 %, voirie 11 %) ; les domaines restants se situant tous autour de 5 % (incendies, religion, justice, pauvres, mœurs, …)6.

Dans 36 % des cas, les sentences ne donnent pas l’origine juridique de leur contenu, sinon il s’agit d’abord d’anciennes ordonnances (25 %), d’arrêts de règlement (16 %), d’édits (3 %), les cas restant étant plus complexes, la coutume de Bretagne n’étant prise en compte qu’en dessous de 0,6 %7.

Pour une plus grande efficacité, les sentences pouvaient être homologuées par le parlement, parfois plusieurs années après ; elles prenaient alors valeur d’arrêt de règlement applicable au-delà de la circonscription d’origine.

Compétence de police

L’édit d’octobre 1699 devait ôter à toutes les juridictions royales les matières de police par la création d’officiers indépendants (lieutenant général de police). La mise en œuvre de cet édit a connu un destin particulier dans chaque juridiction : plus ou moins rapidement, l’inefficacité de ce dispositif a entraîné le rachat de ces charges, soit par la ville-siège soit par la juridiction (ou plutôt par leurs magistrats). Les variations d’activité de cet officier ont nécessairement influé sur l’activité de chaque sénéchaussée…

Compétences judiciaires

L’étendue des compétences d’une sénéchaussée est étroitement dépendant du statut de la terre concernée, d’une maison l’autre, en commençant par la position de la terre par rapport au domaine royal et ses variétés. Connaissant la diversité des conditions (droit de la propriété, justice basse, moyenne ou haute, etc), ceci confère a priori à l’assise territoriale de toute sénéchaussée une grande hétérogénéité.

On distingue sommairement du point de vue de l’assise territoriale :

  • un ressort large, comme partie du Royaume et régi par les prérogatives de la Couronne ; c’est la circonscription judiciaire, l’emprise maximale du pouvoir de la juridiction, elle-même contenant le ressort restreint et ses nuances ;
  • un ressort restreint, celui des terres dont le roi est le seigneur, avec des vassaux ou non.

Le ressort large

Dans le ressort large, la compétence est la plus restreinte. C’est la compétence spécifique des sénéchaussées : cas royaux et causes d’appel, sauf exceptions concernant de grands seigneurs. Ainsi les appels des procès jugés dans les seigneuries des Rohan, la principauté de Lamballe, la sénéchaussée de Guingamp, sont portés devant le parlement de Bretagne.

Autre exception, les affaires concernant les mineurs (tutelle, curatelle, …) sont jugées en appel au parlement afin d’éviter un degré de juridiction (omissio medio).

Le ressort restreint

L’étendue du ressort restreint est infime par rapport à celui du ressort large. De plus, la connaissance par les juges du territoire sous ce statut est habituellement très médiocre, ce qui facilite les empiètements commis par les agents des justices seigneuriales et les contestations qui peuvent en résulter. Pourtant, surtout en raison du traitement assez lucratif des affaires civiles et de leur nombre, surtout sur le proche fief, le ressort restreint contribue nettement à la valeur des charges de magistrature.

Dans le ressort restreint, la sénéchaussée est le premier degré de juridiction au-dessus de tout justiciable et elle a logiquement une compétence équivalente à celle des seigneurs hauts justiciers, c’est-à-dire maximale.

Le ressort restreint est lui-même loin d’être homogène et on y distingue le domaine royal sous-inféodé (au Moyen Âge) et le proche fief du roi (et donc de la sénéchaussée), celui-ci étant ce qui reste finalement directement comme entière propriété du roi et soumis à sa seule autorité.

  • Sur le domaine sous-inféodé, les compétences dépendent du degré du droit de justice de la seigneurie directement mouvante du roi :
    • haute justice : compétence minimale comme sur le reste du ressort large, à laquelle s’ajoute les droits de tout seigneur, selon la coutume : ; réception des aveux, foi et hommage ; convocation des seigneurs hauts justiciers aux plaids généraux ; saisie féodale.
    • moyenne justice : au criminel, les délits susceptibles d’une amende supérieure à trois livres.
    • basse justice  : compétences liées à la moyenne justice (succession des bâtards ; confection d’inventaire ; création de notaire ; règlement sur les mesures, la police et taxe des denrées ; connaissance des délits n’emportant que des peines pécuniaires) et à la haute justice (crimes emportant des peines capitales et corporelles ; droit d’épaves ; confiscations de biens).
    • seigneurie sans justice : rare, compétences associées à la haute justice3.

Dans tous les cas, Poullain du Parc rappelle que la sénéchaussée est l’instance compétente les affaires personnelles du seigneur, étrangères à la féodalité.

  • Sur le proche fief : toutes les compétences tant contentieuses que non-contentieuses de l’ordre de la haute justice. « Ces compétences civiles composent, quantitativement,la majeure partie de l’activité judiciaire des sièges royaux »3.

Les sénéchaussées simples et présidiales

La Bretagne était divisée au XIIIe siècle en huit baillies dont, deux cents ans plus tard, on retrouve une correspondance avec les ressorts des présidiaux selon l’édit de leur création8 : Nantes, Léon, Penthièvre, Ploërmel, Quimper, Rennes, Tréguier, Vannes. Ces baillies avaient elles-mêmes des limites comparables à celles des comtés aux Xe et XIe siècle.

Présidial de Quimper

Cette circonscription correspond à la baillie de Cornouaille et à celle de Léon, exceptée la sénéchaussée de Quimperlé qui fut rattachée au présidial de Ploërmel8.

  • Sénéchaussée de Gourin : réunie à la sénéchaussée de Quimper, provisoirement et avec des aléas selon J. Trévédy ; proche fief composé de parties de Gourin, Langonnet, Le Fouet, Quiscriff, Lanencjean!, Leuchan ; 1 prisonnier civil et 2 prisonniers criminels annuellement ;
  • Juridictions de brève durée  :
    • Sénéchaussée de Beuzec-cap-Caval ; – de Beuzec Cap-sizun ; d’après l’édit de 1565 ; réunies à la sénéchaussée de Quimper en 1565.
    • Sénéchaussée de Duault ; – du Huelgoat ; – de Landeleau : selon l’édit de 1551 ; réunies à la sénéchaussée de Carhaix en 1565.
    • Sénéchaussées de Conq - ; de Fouesnant ; – de Rosporden, selon l’édit de 1551, mais qui n’en ferait qu’une selon J. Trévédy comme exprimant « la seigneurie ducale dont le siège était à Concarneau », en tout cas réunie(s) à la sénéchaussée de Quimper en 1565 ; fusion avortée puisque vingt ans plus tard, le présidial demande la réunion. Voir Sénéchaussée de Concarneau.
    • Sénéchaussée de Saint-Pol-de-Léon : créée par l’édit de 1565, sans effet.
    • Sénéchaussée de Saint-Renan : selon l’édit de 1551 ; réunie à la sénéchaussée de Lesneven en 15658 ; réunie à la sénéchaussée de Brest par lettres patentes de juillet 1681. Voir Sénéchaussée de Brest et Saint-Renan.

Présidial de Nantes

Cette circonscription correspond à la seule baillie de Nantes au XIIIe siècle8.

  • Sénéchaussée royale de Nantes et présidial :

La sénéchaussée royale de Nantes étendait son ressort sur tout le comté nantais, excepté :

  • la sénéchaussée de Guérande ;
  • les sièges royaux de Touffou, Loyaux, Le Gâvre qui disparaîtront en octobre 1565 ;
  • la baronnie de Châteaubriant (relevant de la sénéchaussée de Rennes) ;
  • les justices seigneuriales ressortissant nuement du parlement de Bretagne : les régaires de l’évêché, érigé en novembre 1581.
    La sénéchaussée fut pratiquement absorbée par le présidial, sous le nom de Cour de Nantes, que les chefs de l’une ou l’aure de ces juridictions présidaient alternativement11.
  • Juridictions de brève durée : sénéchaussée de Loyaux (paroisse de Fresnay) ; – de Touffou (paroisse du Bignon) ; – du Gavre : selon l’édit de 1551 ; unies au présidial de Nantes par l’édit de 1565.

Présidial de Rennes

Cette circonscription correspond aux baillies de Penthièvre, de Rennes et de Tréguier au XIIIe siècle exceptée la sénéchaussée de Lanmeur attribuée au présidial de Quimper8.

  • Sénéchaussée présidiale de Rennes : « La plus grande partie des documents des XVIe et XVIIe siècles a été détruite par l’incendie de Rennes en 1720. »13. Dans ce qui a été conservée, la distinction entre les archives du présidial et celles de la sénéchaussée n’est pas nette.
  • Sénéchaussée de Dinan : 90 justices seigneuriales ; petit proche fief ; 1 prisonnier civil et 4 prisonniers criminels annuellement ;
  • Sénéchaussée de Fougères : 35 justices seigneuriales ; proche fief très vaste ; 40 prisonniers civils et 15 à 20 prisonniers criminels annuellement ; 45 paroisses en 1789 ; 15 mètres linéaires d’archives [3B 16-395]13.
  • Sénéchaussée de Hédé : réunion à la sénéchaussée de Rennes par l’édit de 1565 non effective ; 11 grandes justices seigneuriales ; grand proche fief ; 30 prisonniers civils ou criminels « en huit ans avant que les prisons ne tombent » ; 22 paroisses en 1789 ; 13 mètres linéaires d’archives [3B 396-862]13.
  • Sénéchaussée de Jugon : réunie à la sénéchaussée de Dinan en 1565, puis rétablie ; 34 justices seigneuriales ; aucun prisonnier civil et 1 prisonnier criminel en dix ans ;
  • Sénéchaussée de Lanmeur : créée par l’édit de 1551 ; réunie à la sénéchaussée de Morlaix (présidial de Quimper) en 1565, mais en fait seulement en 1755.
  • Sénéchaussée de Lannion : proche fief considérable ; fonds homogène de 1605 à 1790 ; 5 prisonniers civils annuellement et 40 prisonniers criminels « depuis les dix dernières années » ;
  • Sénéchaussée de Saint-Aubin-du-Cormier : réunion à la sénéchaussée de Rennes par l’édit de 1565 non effective ; 3 justices seigneuriales ; proche fief dont la majeure partie est couvertes de landes et forêts ; 6 prisonniers civils en dix ans et aucun prisonnier criminel annuellement ; 16 paroisses en 1789 ; 4,5 mètres linéaires d’archives [3B 863-1095]13.
  • Sénéchaussée de Saint-Brieuc : selon l’édit de création de 1551, mais la ville ne devint siège que dans les années 1580, non sans péripéties8 ; 26 justices seigneuriales ; « proche fief peu étendu à cause de la juridiction des régaires » ; 2 prisonniers civils et 20 prisonniers criminels annuellement.
  • Sénéchaussée d’Antrain : réunion à la sénéchaussée de Fougères par l’édit de 1565 non effective ; 13 justices seigneuriales ; proche fief très petit ; 12 à 15 prisonniers civils et 7 à 8 prisonniers criminels annuellement ; 7 paroisses en 1789 avec un lieutenant, un greffier et le procureur du roi, très peu d’archives subsistantes (« malmenées par les événements révolutionnaires »)13.
  • Sénéchaussée de Bazouges : réunion à la sénéchaussée de Fougères par l’édit de 1565 non effective ; 2 ou 3 prisonniers civils annuellement et 6 ou 7 prisonniers criminels en dix ans ; 11 à 13 justices seigneuriales ; proche fief très petit ; 17 paroisses en 1789, même situation que la juridiction d’Antrain.
  • Juridictions de brève durée :
    • Sénéchaussée du pays Goëllo (siège à St-Brieuc à partir de 1565) ;
    • Sénéchaussée de Cesson (près Saint-Brieuc) : selon l’édit de 1551 ; seulement une partie de la paroisse… ; réunie à la sénéchaussée de Goëllo en 1565.
    • Sénéchaussée de Dol : créée selon l’édit de 1565, sans suite…
    • Sénéchaussée de Saint-Malo : créée par l’édit de 1565 ; uniquement la ville et la trève Saint-Servan, moins tout ce qui relève des régaires8. N’aurait jamais réellement existé.

Présidial de Vannes

Cette circonscription correspond à la baillie de Ploërmel du XIIIe siècle et à celle de Vannes excepté le secteur de Redon ainsi que pour la baillie de Ploërmel, les cantons de Montauban et Montfort qui sont attribués au présidial de Rennes8.

  • Sénéchaussée présidiale de Vannes :
  • Sénéchaussée d’Auray : connaît les appels de la juridiction royale de Belle-Île après la cession de l’île au roi en 1719 ; les prisonniers sont envoyés à Vannes ; trois justices seigneuriales, proche fief consistant la paroisse de Saint Gildas et Saint Goustan, paroisse de Quiberon, Erdeven, Betz, Plouharnel, petite partie des paroisses de Baden, Pluneret, Plumergat, Brech, Lardaulle!, Landevient!, Locoual Mendon, Plumer, Crach et Locmariaquer.
  • Sénéchaussée d’Hennebont : 13 justices seigneuriales ; proche fief dans douze paroisses ; 4 prisonniers civils et 12 prisonniers criminels (« du fait des mendiants ») annuellement ;
  • Sénéchaussée de Sarzeau ou de Rhuys : deux justices seigneuriales ; petit proche fief ; 24 prisonniers civils et 11 prisonniers criminels en dix ans ;
  • Juridictions de brève durée :
    • Sénéchaussée de Muzillac : selon l’édit de 1551 ; unie au présidial de Vannes par l’édit de 1565.
    • Sénéchaussée de Ploërmel : présidial selon l’édit de 1551 avec Theix (Thaiz) et Quimperlé comme sénéchaussées simples, réuni à celui de Vannes en août 1552. Il se composait de deux cents paroisses, relevant de quatre évêchés, selon J. Trévédy ; 45 justices seigneuriales ;
    • Sénéchaussée de Rhuys : trois paroisses ; unie au présidial de Vannes par l’édit de 1565, puis rétablie… (Cf. Sarzeau)

Voir aussi

Sources

  • J. Trévédy, Organisation judiciaire de la Bretagne avant 1790, dans « Revue historique de droit », t. XVII, 1893.
  • Séverine Debordes-Lissillour, Les sénéchaussées royales de Bretagne, Presses universitaires de Rennes, 2006.
  • Guide des Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, tome I, 1994, p. 137-144.
  • René Giffard, Étude sur les présidiaux bretons, 1661-1791, Paris, 1904.

Bibliographie

  • Raymond Delaporte, La Sénéchaussée de Châteauneuf-du-Faou, Le Huelgoat et Landeleau et les juridictions seigneuriales du ressort, Paris, 1905, 240 p.

Notes et références

  • Sauf mention explicite, les données chiffrées concernent le XVIIIe siècle.
  1. J. Kerhervé, L’état breton au XIVe et XVe siècles, 1987
  2. Marcel Planiol, Histoire des institutions de la Bretagne, T. III, p. 431.
  3. a, b, c et d Séverine Debordes-Lissillour, Les sénéchaussées royales de Bretagne, Presses universitaires de Rennes, 2006.
  4. Prévôté de Nantes, de Rennes, et prévôté de Lannion durant une dizaine d’années
  5. Les sénéchaussées royales de Bretagne, p. 284.
  6. Les sénéchaussées royales de Bretagne, p. 277.
  7. Les sénéchaussées royales de Bretagne, p. 289.
  8. a, b, c, d, e, f, g, h et i J. Trévédy, Organisation judiciaire de la Bretagne avant 1790, 1893.
  9. Jacques Charpy, Guide des archives du Finistère
  10. a, b, c, d, e, f, g, h et i Guide des archives du Finistère, Quimper, 1973. (Les juridictions y sont dénommées Cour royale et non sénéchaussée).
  11. Guide des archives de la Loire-Atlantique, Tome I, Nantes, 1962. (p. 42)
  12. * Guide des archives de la Loire-Atlantique, Tome I, Nantes, 1962
  13. a, b, c, d et e Guide des Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, tome I, 1994, p. 137-144.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Renan

Saint-Renan

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Saint-Renan
Deux des plus vieilles bâtisses du centre-ville de Saint-Renan, en 2010.
Deux des plus vieilles bâtisses du centre-ville de Saint-Renan, en 2010.
Blason de Saint-Renan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Saint-Renan (chef-lieu)
Intercommunalité Pays d’Iroise
Maire
Mandat
Gilles Mounier
2014-2020
Code postal 29290
Code commune 29260
Démographie
Gentilé Renanais
Population
municipale
8 026 hab. (2014)
Densité 603 hab./km2
Population
aire urbaine
43 267 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 54″ nord, 4° 37′ 14″ ouest
Altitude Min. 27 m – Max. 95 m
Superficie 13,31 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France

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Saint-Renan
Liens
Site web Site officiel de la ville de Saint-Renan [archive]
modifier Consultez la documentation du modèle

Saint-Renan [sɛ̃ʁnɑ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France, située à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Brest.

Sommaire

Géographie

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Communes limitrophes

Communes limitrophes de Saint-Renan
Plouarzel Lanrivoaré Milizac
Plouarzel Saint-Renan Guilers
Ploumoguer Plouzané Plouzané

Toponymie

Attestée sous le nom Santus Ronanus Lutosus (Saint-Renan de la Boue) au XIIIe siècle. Cette distinction « de la boue » est liée à la morphologie ancienne du territoire composée de prairies marécageuses, actuellement le lac de Ty-Colo.

Le nom breton de la commune est Lokournan.

Saint-Renan tient son nom d’un ermite irlandais, saint Ronan venu évangéliser la région au Ve siècle, qui aurait d’abord vécu à Saint-Renan avant d’aller s’installer à Locronan.

Histoire

Moyen Âge

Alors que Brest n’est encore qu’un petit village, la ville de Saint-Renan va se développer tout au long du Moyen Âge.

En 1276, le duc de Bretagne y établit une cour de justice sous la dénomination de barre ducale de Saint-Renan et Brest1.

Du XVe au XVIIIe siècle

Après le rattachement de la Bretagne à la France, Saint-Renan devient un chef-lieu de sénéchaussée, dont l’administration civile et militaire, qui est assurée par un sénéchal, s’étend sur 37 paroisses environnantes.

En 1681, Louis XIV transfère la cour de justice à Brest, ce qui entraîne une régression économique de la ville.

L’hôpital Saint-Yves de Saint-Renan est ainsi décrit à l’époque de Louis XIV : C’est « une maisonnette couverte d’ardoises consistant en une cuisine où il y a un lit pour une servante (…), n’en peut mettre davantage, deux armoires, une table, un coffre et à l’étage une petite chambre avec six couchettes pour les femmes et les filles, un galetas au-dessus pour le bois. Au pied oriental de ladite maison : une chapelle dédiée à saint Yves et au-dessus une chambre séparée en deux parties, lesquelles sont remplies de six couchettes pour les hommes »2.

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Saint-Renan de fournir 3 hommes et de payer 19 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »3.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Renan en 1778 :

« Saint-Renan ; gros bourg, dans un fond ; à 12 lieues un quart de Saint-Pol-de-Léon, son évêché ; à 50 lieues de Rennes et à 3 lieues de Brest, sa subdélégation et son ressort? Cette paroisse relève du Roi et compte 1 000 communiants 4; la cure est présentée par l’Évêque. Trois grandes routes aboutissent au bourg. Le territoire est abondant en grains et fourrages : les chevaux qu’on y élève sont forts et vigoureux. (…)5 »

Dans la suite de ce même texte Jean-Baptiste Ogée fait des confusions entre Saint-Renan et Locronan, plaçant notamment à tort la forêt de Névet à Saint-Renan alors qu’elle se trouve près de Locronan.

Le XIXe siècle

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d’Ogée décrivent ainsi Saint-Renan en 1845 :

« Saint-Renan : petite ville, commune formée de l’ancienne paroisse du même nom, aujourd’hui cure de 2e classe, chef-lieu de perception, résidence d’une brigade de gendarmerie, bureau d’enregistrement, bureau de poste. (…) Selon M. de Fréminville, il y avait à Saint-Renan une église du XIIIe siècle, dont le portail subsistait encore en 1832. L’église paroissiale est moderne. Il y a une chapelle dans le bas de la ville, à l’hospice. (…) Saint-Renan et Locronan ont une complète analogie de nom (…) [Saint-Renan] est nommée dans le Léonnais « Loc-Ronan-ar-Fancq » pour la distinguer de l’autre localité. (…) La ville forme à elle seule la commune, et ne compte pas plus de trois ou quatre exploitations rurales. Il y a foire le deuxième samedi de janvier et le premier de mai, les troisièmes mercredi de juin, juillet, septembre et novembre. Marché le samedi. Géologie : constitution granitique. On parle le breton.6 »

Le XXe siècle

Les querelles liées à la laïcité

La congrégation des Filles de la Croix avait implanté une école pour filles à Saint-Renan7. En 1903, l’établissement de Saint-Renan comptait 155 élèves dont 13 chambrières, 4 demi-pensionnaires et 6 pensionnaires8 lors de sa fermeture en vertu de la loi sur les congrégations.

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Renan porte les noms de 73 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux, trois (Henry Bouvet de La Maisonneuve9, François Lannuzel10, Eugène Le Gall11) ont été décorés de la Croix de guerre et de la Médaille militaire ; Henri Le Chuiton12 a reçu la Croix de guerre. Outre François Lannuzel et Henri Le Chuiton, six autres marins (Jean L’Hostis, Joseph Martin, Jean Mével, Ernest Mingam, Joseph Ropars, Yves Trent) sont disparus en mer ; un autre marin (Francis Chuiton) est décédé à Patras (Grèce) à bord du Bambara. Un soldat (Jean Pochard) a été tué à l’ennemi à Zocchi (Italie), les autres sont décédés sur le sol français13.

Louis Marie Dujardin (né le 17 mai 1885 à Saint-Renan, décédé le 21 avril 1969 à Saint-Renan), médecin et photographe, a laissé 457 clichés pris pendant la Première Guerre mondiale illustrant la vie quotidienne des soldats à l’arrière du front. Ces photographies se trouvent désormais aux Archives départementales du Finistère14.

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Renan porte les noms de 44 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale13.

L’après-Seconde-Guerre-mondiale

Sept soldats (Marcel Calvez, Joseph Cleach, Jean Cloarec, Jean Le Borgne, Goulven Perrot et deux autres) originaires de Saint-Renan sont morts pendant la Guerre d’Indochine et trois (Daniel Gourvennec, Michel Le Hir, Jean Lorvan) pendant la Guerre d’Algérie13.

La modification des limites communales en 1955

Par décret du 25 mai 195515, des portions de territoire dépendant des communes de Plouzané, Plouarzel et Milizac sont rattachées à la commune de Saint-Renan :
« Art 1er : Les villages16 de :
1° Quillimerrien, Trévisquin-Bian, Trévisquin-Bras, Kérastang, Kernévézic, Kérarguen, le Poteau, Mespaul, Kéravel et Pontavennec, dépendant actuellement de la commune de Plouzané (canton de Saint-Renan, arrondissement de Brest, département du Finistère) ;
2° Penhoat, Kéradraon, Kergozan, Douric, Kéravel, Kerborzoc, Manoir-de-Kerborzoc, Lanven, Bout-du-Pont et Kerzu-Vian, dépendant actuellement de la commune de Milizac (canton de Plabennec, mêmes arrondissement et département) ;
3° Pont-du-Château, dépendant actuellement de la commune de Plouarzel (canton de Saint-Renan, mêmes arrondissement et département),
tels qu’ils sont représentés par les lignes continues roses, jaunes et vertes sur le plan annexé au présent décret, sont rattachés à la commune de Saint-Renan (canton de Saint-Renan, mêmes arrondissement et département). »

L’exploitation de l’étain entre 1960 et 1975

Entre 1960 et 1975, grâce à la découverte d’importants gisements de minerai dans les marais qui bordent la rivière l’Ildut, Saint-Renan devint la capitale européenne de l’étain. Les gisements alluvionnaires de cassitérite, un minerai stannifère, furent exploités par la COMIREN (Compagnie des Mines de Saint-Renan) à l’aide d’une drague suceuse à désagrégation placée sur un ponton flottant (plus de 5 200 tonnes de concentrés à 74 % d’étain ont été produits)17.

Article détaillé : Compagnie minière de Saint-Renan.

Les trous creusés pour l’exploitation de l’étain seront ensuite remplis par l’eau de la rivière, créant six lacs, dénommés, d’amont en aval : lac de Pontavennec, lac de Ty Colo, lac de la Comiren (du nom de la Compagnie minière de Saint-Renan), lac de Tréoualen ou de la Laverie, lac de Poulinoc et lac de Lannéon18.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Article connexe : Élections municipales de 2014 dans le Finistère.
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Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Bernard Foricher DVD
mars 2014 en cours Gilles Mounier DVD Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

Évolution démographique

D’après le recensement Insee de 2007, Saint-Renan compte 7 292 habitants (soit une augmentation de 7 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 314e rang au niveau national, alors qu’elle était au 1 344e en 1999, et le 19e au niveau départemental sur 283 communes.

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Renan depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2007 avec 7 292 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
886 908 841 1 043 1 074 1 094 1 027 1 010 1 282
           Évolution de la population  [modifier], suite (1)
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 246 1 241 1 277 1 307 1 497 1 569 1 758 1 806 1 815
           Évolution de la population  [modifier], suite (2)
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 954 2 087 2 218 2 172 2 158 2 099 2 188 2 860 2 682
           Évolution de la population  [modifier], suite (3)
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
3 077 3 488 4 550 5 542 6 576 6 818 7 341 7 815 8 026
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu’en 199919 puis Insee à partir de 200620.)

Histogramme de l’évolution démographique

Des singularités de la

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d’un âge supérieur à 60 ans (20,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l’instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d’âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 17,5 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 22,9 %).
Pyramide des âges à Saint-Renan en 2007 en pourcentage21
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3
90  ans ou +
1,2
4,8
75 à 89 ans
8,4
12,4
60 à 74 ans
13,3
21,0
45 à 59 ans
19,2
21,2
30 à 44 ans
20,5
18,9
15 à 29 ans
17,6
21,5
0 à 14 ans
19,8
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage22
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3
90  ans ou +
1,2
6,7
75 à 89 ans
11,6
13,6
60 à 74 ans
15,3
21,4
45 à 59 ans
20,2
20,8
30 à 44 ans
18,9
18,4
15 à 29 ans
16,1
18,7
0 à 14 ans
16,7

Langue bretonne

À la rentrée 2016, 175 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans les filières bilingues catholiques (soit 13,9 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)23.

Tourisme

Les maisons anciennes du XVe et XVIe siècles, situées sur la place du vieux marché, offrent des attraits historiques et architecturaux à la ville.

Son marché du samedi est l’occasion de déguster les produits locaux, comme la tomme aux algues de Molène.

Les plans d’eau de la commune représentent un potentiel non négligeable mais sont à ce jour faiblement exploités pour le tourisme et les loisirs. Néanmoins, en mai 2011, un téléski nautique a été installé sur le lac de Ty-Colo, à l’entrée est de la ville24.

Par la construction de nombreux lotissements, la ville a doublé sa population en quarante ans. Elle est aujourd’hui une commune « péri-urbaine » de Brest. Cette petite ville rurale et commerçante est devenue en quelques décennies une commune pavillonnaire. Par sa situation géographique (à 20 minutes du centre ville de Brest, et à 1/4 d’heure des plages) ainsi que ses équipements publics (scolaires, sportifs et administratifs) et commerciaux, elle attire de nombreux actifs travaillant sur Brest.

Monuments

  • 90px-Monument_aux_Morts_-_St_Renan-29 dans Corruption

    Monument aux morts de 1914-1918.

  •  dans Crime

    Église Notre-Dame-de-Liesse.

Événements

  • Tous les deux ans s’y déroule une grande fête médiévale. Le centre historique de Saint-Renan se pare alors de magnifiques oriflammes et autres écussons afin d’accueillir la grande fête médiévale et ses 30 000 spectateurs. Jusqu’en 2007, cette grande fête avait lieu tous les ans. La 14e édition « Les métiers » a eu lieu les 18 et 19 juillet 201525.
  • Le marché de la ville est un des plus réputés du Finistère. Il se déroule tous les samedis à partir de 8 h du matin.
  • Les vendredis durant la période estivale se déroulent des concerts gratuits sur la place du Vieux Marché organisés par l’association Les Vendredis branchés.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

  1. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Pérès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d’après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
  2. Louis Dujardin, « Un petit hôpital de Basse-Bretagne du XVIIe siècle à nos jours. L’hôpital de Monsieur Saint-Yves à Saint-Renan », SAF, 1938
  3. > »Ordonnance… portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne », 1759, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f8.image.r=Plovan [archive]
  4. Personnes en âge de communier
  5. Jean-Baptiste Ogée, « Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne », 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist04og [archive]
  6. A. Marteville et P. Varin, « Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne », tome II, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiz0veKyf3TAhXEvRQKHd4yC60Q6AEIJjAA#v=onepage&q&f=false [archive]
  7. Cette congrégation possédait deux autres établissements dans le Finistère à Quimper et à Lambézellec
  8. Bulletin des Congrégations, 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5756350v/f10.image.r=Lamb%C3%A9zellec.langFR [archive]
  9. Henry Bouvet de La Maisonneuve, né le 15 janvier 1886 à Saint-Renan, sergent au 219e régiment d’infanterie, tué à l’ennemi le 7 septembre 1914 dans le bois de Montrolles à Saint-Soupplets (Seine-et-Marne)
  10. François Lannuzel, né le 7 février 1892 à Saint-Renan, quartier-maître canonnier, mort lors du naufrage du cuirassé Suffren torpillé par le sous-marin allemand U-52 le 26 novembre 1916 au large de Lisbonne
  11. Eugène Le Gall, né le 22 février 1897 à Saint-Renan, soldat au 94e régiment d’infanterie, tué à l’ennemi le 16 août 1917 à Guignicourt (Aisne)
  12. Henri Le Chuiton, né le 7 février 1891 à Saint-Renan, médecin, mort en mer le 23 janvier 1918 lors du naufrage de l’aviso Drôme qui heurta une mine allemande dans le port de Marseille
  13. a, b et c Memorialgenweb.org [archive] – Saint-Renan : monument aux morts
  14. Audrey Civran, Louis Marie Dulardin, médecin photographe, revue « ArMen n° 198, janvier-février 2014 et http://www.archives-finistere.fr/le-finist%C3%A8re-dans-la-guerre-1914-1918-fonds-dujardin [archive]
  15. Journal officiel du 2 juin 1955, page 5603 [archive]
  16. Le terme village en Finistère est utilisé en lieu et place de celui de hameau. La commune (ou paroisse) comprend son bourg et ses villages.
  17. Louis Chauris, « Minéraux de Bretagne », Les éditions du Piat, 2014, [ISBN 978-2-917198-22-3]
  18. Le lac de Pontavennec est à cheval sur les communes de Saint-Renan et de Guilers ; celui de Poulinoc à cheval sur les communes de Saint-Renan et de Plouarzel et celui de Lannéon à cheval sur les communes de Plouarzel et de Lanrivoaré.
  19. Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui [archive] sur le site de l’École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee – Populations légales de la commune pour les années 2006 [archive]2007 [archive] 2008 [archive] 2009 [archive] 2010 [archive] 2011 [archive]2012 [archive]2013 [archive]2014 [archive] .
  21. « Évolution et structure de la population à Saint-Renan en 2007 » [archive], sur le site de l’Insee [archive] (consulté le 22 novembre 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 » [archive], sur le site de l’Insee [archive] (consulté le 22 novembre 2010)
  23. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm [archive]
  24. « Un téleski nautique sur le lac de Ty Colo à Saint-Renan » [archive], Ouest France, 24 mars 2011 (consulté le 24 mars 2011)
  25. « Les Médiévales » [archive]

Voir aussi

Liens externes

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v · m

Communauté de communes du Pays d’Iroise

Plus de 7 000 habitants Saint-Renan
Plus de 3 500 habitants Locmaria-Plouzané · Ploudalmézeau · Plougonvelin · Milizac-Guipronvel
Moins de 3 500 habitants Brélès · Le Conquet · Île-Molène · Lampaul-Plouarzel · Lampaul-Ploudalmézeau · Landunvez · Lanildut · Lanrivoaré · Plouarzel · Ploumoguer · Plourin · Porspoder · Trébabu · Tréouergat

 

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/saint-renan-ca-vaut-le-detour-17-07-2015-10708247.php

Saint-Renan. Ça vaut le détour !

 

Publié le 17 juillet 2015
La place du Vieux-Marché est la plus typique de la commune, avec ses anciennes...
La place du Vieux-Marché est la plus typique de la commune, avec ses anciennes maisons à colombages.

 

Petite cité de caractère, Saint-Renan s’est forgé une solide réputation grâce à son marché, l’un des plus importants du Finistère, et à ses lacs, très courus des Brestois qui peuvent même y trouver un téléski nautique. Entourée par les villes de Guilers, Milizac, Lanrivoaré et Plouzané, elle a conservé quelques vestiges de l’époque médiévale.

 

Selon la légende, un ermite irlandais du nom de Ronan, venu évangéliser la région, accosta sur les rivages bretons pour y fonder une ville. Saint-Renan-des-Marais, qui doit son nom aux prés marécageux qui l’entourent alors, est né au Ve siècle et a continué à se développer tout au long du Moyen Âge. Ses marais feront de la ville, bien des siècles plus tard, la capitale européenne de l’étain, bouleversant du même coup le paysage. Des gisements exploités jusqu’à la dernière pierre, il ne reste plus que des lacs, dont celui de Ty Colo. Situées à proximité immédiate du centre-ville, ses rives sont désormais des lieux de balade pour ses habitants. Les plus aventureux peuvent même tester le téléski nautique, une attraction à sensations fortes où les initiés enchaînent les figures de wake-board sur les modules flottants. Les Renanais sont plus de 7.700 à habiter et profiter de la position de leur ville, à 20 minutes de Brest.

Un marché de caractère !

Trésors de la mer, saucisses fumées aux algues de Molène, kig-ha-farz, far et autres lichouseries sont à marchander et déguster sur l’imposant marché de Saint-Renan, l’un des plus importants du département depuis fort longtemps. L’été, les rues du bourg peuvent dépasser les 300 exposants, en toute légalité… Ce qui n’a pas toujours été le cas ! Un peu d’histoire : Saint-Renan disposait auparavant d’une cour de justice, établie en 1321 par le duc de Bretagne. Cette barre ducale, qui devient par la suite siège de la justice royale, fut transférée en 1681 à Brest, sur l’ordre de Louis XIV. Ce décret concernait aussi les foires et marchés, qui n’étaient donc plus légitimes dans la ville, au grand dam des commerçants et des villageois des alentours. Pendant huit ans, soutenus par le seigneur du Curru, les marchands, malgré les procès et les interdictions, continueront à vendre leurs produits dans le bourg, assumant la fronde avec fierté. Finalement, les marchés seront rétablis en 1689. Rendez-vous le samedi matin, tout au long de l’année, pour profiter des produits à l’étal.

Le long du parcours

La place du Vieux-Marché est emblématique de cette petite cité de caractère qui conserve quelques maisons anciennes, datant pour certaines des XVe et XVIe siècles, ornées de grotesques bariolés de couleurs, ces figures caricaturales sculptées en frise. Les promeneurs peuvent se balader dans la ville et suivre le parcours ponctué de plaques de lave émaillées frappées du blason de la ville (voir ci-contre). Placées à des points stratégiques, elles expliquent la vie d’autrefois, du lavoir de la Place-aux-Chevaux, le plus grand encore existant, ou à celui du Pont-de-Bois. On peut imaginer le quotidien des Renanaises d’antan ou s’extasier des truculents noms de rue. La rue Casse-la-Foi en est un exemple, à l’origine rue « Torefheiz », l’adaptation du breton au français a vu se glisser une petite erreur d’interprétation… Elle aurait dû s’appeler, de sa traduction littérale, « Versant de la foi », en raison de sa proximité avec la chapelle Notre-Dame-de-Liesse et de la forte inclinaison de la voie.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Plouzan%C3%A9

Plouzané

20px-Confusion_colour.svg dans Folie Ne pas confondre avec la commune limitrophe de Locmaria-Plouzané.
Plouzané
Phare du Petit Minou.
Phare du Petit Minou.
Blason de Plouzané
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Brest-3
Intercommunalité Brest métropole
Maire
Mandat
Bernard Rioual
2014-2020
Code postal 29280
Code commune 29212
Démographie
Gentilé Plouzanéens
Population
municipale
12 263 hab. (2014en augmentation de 4.59 % par rapport à 2009)
Densité 370 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 55″ nord, 4° 37′ 17″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 102 m
Superficie 33,14 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France

City locator 14.svg
Plouzané
Liens
Site web ville-plouzane.fr [archive]
modifier Consultez la documentation du modèle

Plouzané [pluzane] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Sommaire

Géographie

Localisation

La commune est située en limite de l’agglomération de Brest, à l’ouest. Elle constitue la rive nord du goulet de Brest.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Plouzané
Ploumoguer Saint-Renan Guilers
Locmaria-Plouzané Plouzané Brest
Mer d’Iroise Goulet de Brest Rade de Brest

Géologie, relief et hydrographie

La superficie de la commune est de 3 314 hectares ; son altitude varie entre 0 et 102 mètres1.

L’intérieur appartient à l’ensemble physique appelé Plateau du Léon, entaillé de profondes et parfois larges vallées. Celle de l’Aber-Ildut, démesurément élargie, est particulièrement remarquable. Autrefois, avant que le Goulet ne se soit creusé, l’Aulne et l’Élorn se déversaient vers le nord-ouest à travers la basse vallée de la Penfeld (en sens inverse du courant actuel) et la vallée de l’Aber-Ildut. C’était il y a 35 millions d’années.

Urbanisme

Morphologie urbaine

La façade maritime, d’une longueur de 9 km environ, est située sur la rade de Brest et plus précisément sur le Goulet qui relie cette rade à l’océan Atlantique. Succession de pointes (du Diable, du Minou) et d’anses plus ou moins abritées (Dellec, plage du Minou), la côte a été préservée, en grande partie, d’une urbanisation sauvage grâce à l’intérêt stratégique qu’elle représentait pour la Marine nationale. La plupart des terrains situés en bordure de mer sont propriétés de l’État.

Logement

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 4 550, alors qu’il était de 4 066 en 1999I 1.

Parmi ces logements, 95,4 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 3,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 83,7 % d’entre eux des maisons individuelles et pour 15,2 % des appartementsI 2.

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 78,1 %, comme en 1999 (78,0 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 8,3 % contre 8,1 % en 1999I 3.

Projets d’aménagements

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Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploesanaevers 13302, Ploesannay en 1407, Ploesane en 1440, Ploesané en 1481, Ploesanne, Guysane en 1544 et Guic-Sané en 16363.

Le nom en breton de la commune est Plouzane, il provient du mot breton plou signifiant paroisse et de saint Sané3.

Histoire

Héraldique

Blasonnement : De gueules à la tour d’or, ouverte au champ, ployée, accompagnée d’un microscope à dextre et d’un épi de blé à senestre ; au chef d’argent crénelé de quatre merlons meublés de trois mouchetures d’hermine de sable.

Époque moderne

Du XVe siècle et au XVIIIe siècle, la paroisse de Plouzané était, avec sa trève de Locmaria, l’une des plus riches en noblesse rurale de l’évêché de Léon. Pas moins de 41 manoirs ont existé sur le territoire de la commune.

Au XVIe siècle, Plouzané faisait partie de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan4.

Le hameau de Quillimerrien, bien que situé tout près du bourg de Saint-Renan, faisait partie de la commune de Plouzané jusqu’en 1955 (cf. plus bas). Il passe pour avoir été autrefois un village de cacous ou lépreux. Le village ne ressemblait à aucun autre aux alentours. Il est resté très tard « d’apparence moyenâgeuse avec ses cabanes couvertes de chaume, sa rue pavée de galets, sa croix de pierre et sa fontaine lavoir dans laquelle jamais femme des alentours n’eut oser tremper son linge »5. Les cacous exerçaient la profession de cordiers.

C’est vers 1630 que Richelieu fonde, à l’abri de la rade de Brest, un arsenal et un important port militaire. Le goulet qui sépare la rade de la mer d’Iroise doit donc être défendu. C’est Vauban qui se chargera de définir les lignes de défense. Quatre forts ont été construits sur le territoire de la commune puis modernisé et adapté à l’évolution des techniques militaires : Diable (aujourd’hui disparu), Dellec (1747), Mengant (ou Léon – 1687) et Minou (1697). En 1763, une garnison de 250 hommes occupaient le fort du Mengant, servant 42 canons.

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Plouzanné [Plouzané] de fournir 59 hommes et de payer 387 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »6.

La Révolution française

Sous la Révolution, la paroisse de Plouzané et sa trève de Locmaria résistèrent à la Constitution civile du clergé. En 1792, la messe était toujours célébrée par des prêtres insermentés, sous la protection de 40 ou 50 hommes armés. Le 14 avril, le district de Brest dut envoyer un détachement de 600 soldats pour venir à bout de la population récalcitrante.

Le XIXe siècle

En 1896, un document indique que les sœurs de l’Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Plouzané à domicile7.

Plouzané a cédé des hameaux et terres environnantes à Saint-Renan, à deux autres reprises : en novembre 1850 et en juillet 19708.

Le XXe siècle

La Belle Époque

Le 9 janvier 1903, Le Merdy, curé de Plouzané, fait partie des 31 prêtres du diocèse de Quimper dont les traitements9 sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu’ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l’enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton10.

En 1904, un décret du gouvernement Combes, pris en vertu de la loi sur les congrégations, entraîne la fermeture de l’école congréganiste tenue par les Frères des écoles chrétiennes à Plouzané11.

La Première Guerre mondiale

L’Entre-deux-guerres

Entre juillet 1903 et octobre 1932, la vie des habitants de hameau de La Trinité était réglée sur les heures de passage (fixes) du tramway électrique qui reliait Brest au Conquet.

La Seconde Guerre mondiale

Plouzané a été libérée des Allemands par les Américains le 13 septembre 1944 après plus de 15 jours de rudes combats. Le bilan est lourd pour la commune.

L’après-Seconde-Guerre-mondiale

Rurale à l’origine, Plouzané a connu un développement exponentiel seulement à partir de 1960. En 1962, la population de Plouzané s’élevait à seulement 2 066 habitants alors qu’elle comptait 100 habitants de plus avant la Seconde Guerre mondiale. Il faut dire qu’entre-temps (décret du 25 mai 195512), elle a perdu un peu de sa superficie – et de ses habitants – au bénéfice de Saint-Renan.

C’est en effet à cette époque que s’implantèrent à proximité un établissement industriel (Thomson-CSF, devenu depuis Thales) et un centre de recherches (Cnexo, aujourd’hui devenu Ifremer). C’est également de la fin des années que datent les premiers lotissements construits à la Trinité, dans les quartiers de Keramazé et du Gonio, qui permettent l’implantation à Plouzané de nouvelles familles issues de milieux ouvriers, et en particulier de l’Arsenal.

Le tournant des années 1970 et l’émergence de Castel-Nevez

La croissance rapide de ce pôle excentré de la commune (le Bourg, avec la mairie, la Poste et l’église se trouve à environ 4 km) amenant à Plouzané une population aux aspirations en rupture avec celles du vieux Plouzané rural et tourné vers Saint-Renan, ne se fait pas sans remous.

Deux décisions vont alors profondément transformer la commune. D’une part, en 1974, Plouzané fonde, avec Brest et six autres communes périphériques, la Communauté urbaine de Brest qui fait figure de précurseur en matière d’intercommunalité. Dès lors, Plouzané se tourne résolument vers Brest. La Communauté urbaine ayant, dès sa création, bénéficié de larges compétences transférées par les communes en matière d’urbanisme et d’aménagement, la commune offrant de vastes espaces aménageables, se construit à grande vitesse. D’un point de vue institutionnel, c’est également dans les années 1970 que Plouzané quitte le canton de Saint-Renan pour constituer, avec les quartiers de l’ouest brestois, le canton de Brest-Plouzané.

Seconde grande décision: face à une commune écartelée entre les deux pôles du Bourg et de la Trinité et devant les besoins nouveaux de logements et d’infrastructures, il est décidé en 1975, de créer à mi-chemin entre ces deux pôles, un nouveau quartier central, Castel-Nevez où s’installe dès 1976 une nouvelle mairie qui accueille également la Poste et la gendarmerie et dans la foulée une école, un gymnase et le premier collège public de la commune.

De l’autre côté de la route qui relie le bourg à la Trinité est créée la zone d’activité de Mescouézel qui accueille artisans et professionnels du bâtiment principalement et le complexe sportif de Trémaïdic.

Plus tard, Castel-Nevez accueille également un centre commercial et, au cours des années 1980, lorsque parallèlement à la population municipale, les services administratifs de la commune montent en puissance, la Poste et la gendarmerie quittent leurs locaux de la mairie et se voient construire à quelques dizaines de mètres, une nouvelle Poste et une gendarmerie permettant le logement de la brigade. À la même époque, le quartier est également doté d’un centre culturel réunissant sous un même toit la bibliothèque, l’école de musique et une salle de spectacle.

Au fil des années, l’urbanisation se poursuit autour de l’axe qui irrigue les différents pôles de la commune. Le bourg et Castel-Nevez se rejoignent au début des années 2000 avec l’urbanisation du secteur de Kerbleust. Le secteur agricole entre la Trinité et Castel-Nevez quant à lui doit faire l’objet d’une opération d’aménagement sous forme d’une ZAC dite ZAC de Kerarmerrien.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Article connexe : Élections municipales de 2014 dans le Finistère.
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Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1801 1830 Paul Louzaouen
1830 1865 Jean François Malaboux
1865 1888 Yves Marie Lareur
1889 1925 Jean François Lareur
1925 mars 1935 Joseph Lareur
mars 1935 mars 1971 Paul Lareur
mars 1971 mars 1977 Jacques Du Buit
mars 1977 mars 1989 Jo Melennec PS
mars 1989 mars 2001 Yvette Duval PS
mars 2001 mars 2008 Yves Pagès UDFMoDem Cardiologue
mars 2008 en cours Bernard Rioual PS Retraité

Intercommunalité

Depuis 1974, la commune est membre de la Communauté Urbaine de Brest, devenue Brest Métropole, le 1er janvier 201513.

Jumelages

Au 5 mars 2015, Plouzané est jumelée avec14 :

Ces jumelages sont gérés par l’association « Office Pour les échanges à Plouzané » (OPEP)15.

Démographie

Évolution démographique

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du 1er janvier 2009, les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d’un recensement qui repose désormais sur une collecte d’information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d’une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d’une enquête par sondage auprès d’un échantillon d’adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans16,Note 1.

En 2014, la commune comptait 12 263 habitants, en augmentation de 4,59 % par rapport à 2009 (Finistère : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 050 2 325 2 242 2 175 2 209 2 341 2 353 2 370 2 312
           Évolution de la population  [modifier], suite (1)
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 977 2 264 2 240 2 229 2 293 2 255 2 326 2 299 2 267
           Évolution de la population  [modifier], suite (2)
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 424 2 401 2 399 2 132 2 206 2 104 2 166 2 075 2 172
           Évolution de la population  [modifier], suite (3)
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 026 3 002 5 167 8 845 11 400 12 045 11 742 11 928 12 263
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu’en 199917 puis Insee à partir de 200618.)

Histogramme de l’évolution démographique

ceb3eb9af8d028aef2333d88f6ab9198 dans LCR - NPA

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d’un âge supérieur à 60 ans (17,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,7 % contre 48,4 % au niveau national et 48,4 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d’âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 24,2 %, 30 à 44 ans = 17,5 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 15,7 %) ;
  • 48,3 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 20 %).
Pyramide des âges à Plouzané en 2007 en pourcentage19
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1
90  ans ou +
0,6
3,3
75 à 89 ans
4,8
12,3
60 à 74 ans
14,6
20,7
45 à 59 ans
21,8
17,5
30 à 44 ans
21,1
24,2
15 à 29 ans
18,3
21,8
0 à 14 ans
18,9
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage20
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3
90  ans ou +
1,2
6,7
75 à 89 ans
11,6
13,6
60 à 74 ans
15,3
21,4
45 à 59 ans
20,2
20,8
30 à 44 ans
18,9
18,4
15 à 29 ans
16,1
18,7
0 à 14 ans
16,7

Enseignement

Plouzané compte environ 1 500 écoliers entre écoles maternelles et primaires. Environ un millier d’entre eux est scolarisé dans les quatre groupes scolaires publics de la commune (école du Bourg, école de Kroas-Saliou, école de Coat-Edern, école Anita-Conti – anciennement école de la Trinité), les autres étant scolarisées dans les deux écoles privées (Sainte-Anne, au Bourg et Saint-Thérèse à la Trinité).

À la rentrée 2016, 104 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 6,6 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)21.

La commune compte également trois collèges : les collèges publics Victoire-Daubié (Kroas-Saliou) et de Kerallan et le collège privé Saint-Michel au Bourg.

Il n’y a pas de lycée à Plouzané, les élèves de l’enseignement public en filière générale étant scolarisés au lycée Amiral-Ronarc’h de Brest. En revanche Plouzané, grâce à la présence du technopole Brest-Iroise accueille plusieurs établissements d’enseignement supérieur : IMT Atlantique (anciennement Télécom Bretagne), l’ENIB, l’ESIAB et l’IUEM.

Économie

C’est sur le territoire de la commune qu’est installé le technopôle Brest Iroise.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

De nombreux édifices anciens parsèment la commune. En plus de l’église actuelle qui date de 1779, deux chapelles anciennes se trouvent sur la commune : celle de La Trinité, qui a donné son nom à l’agglomération qui l’entoure et celle de Bodonou, dans la campagne au nord de la commune. La chapelle de Kerangoff, plus récente date du début du vingtième siècle.

Pas moins de 41 manoirs ont existé sur la commune. À ce jour, il n’en reste que six : Poncelin, Halégot (autrefois Le Halgouët), Coadénez, Kerlambars, Le Nevent et celui plus récent, de Kerangoff.

220px-Monument_aux_morts_-_Plouzan%C3%A9-29 dans Luraghi

Monument aux morts de 1914-1918.

Quatre forts ont, autrefois, été construits sur le littoral. Il s’agit des forts de la Pointe du Diable (aujourd’hui disparu), du Dellec, du Mengant et du Minou.

Parmi les fontaines de la commune, deux sont particulièrement remarquables : celle du Cloître, dite aussi de saint Sané et celle de La Trinité.

Il existe aussi une quinzaine de croix remarquables sur le territoire communal. Parmi elles, celles de Bodonnou, Kerandantec, Coadénez, Poncelin

Le monument aux morts de 1914-1918 se situe près de l’église.

La commune possède également sur son territoire un vélodrome, rue Jacques Anquetil. Construit en 1988, à l’initiative de 15 communes 22, il accueille régulièrement des compétitions23.

Langue bretonne

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 15 décembre 2008. Le 12 mars 2009 a été remis à la commune le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 1 et le 22 mars 2013 le label de niveau 2.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l’ensemble des communes.

Références

Insee

  1. LOG T1M – Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 – Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 – Résidences principales selon le statut d’occupation.

Autres sources

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l’Institut national de l’information géographique et forestière, [lire en ligne [archive]].
  2. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Paris, Editions Jean-paul Gisserot, coll. « Universels Gisserot » (no 22), 2000, 126 p. (ISBN 978-2-877-47482-5, OCLC 44926369, lire en ligne [archive]), p. 97
  3. a et b http://www.infobretagne.com/plouzane.htm [archive]
  4. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Perès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d’après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
  5. d’après Louis Le Guennec, 1907
  6. > »Ordonnance… portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne », 1759, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f8.image.r=Plovan [archive]
  7. La France charitable et prévoyante : tableaux des œuvres et institutions des départements, numéro 1, 1896, Gallica [archive]
  8. Par la loi du 28 novembre 1850, et elle a été diminuée d’un quartier rattaché à Saint-Renan par arrêté préfectoral du 29 juillet 1970 Archives du Finistère [archive]
  9. En vertu du Concordat, les prêtres étaient alors payés par l’État
  10. Journal La Croix no 6064 du 18 et 19 janvier 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2199243/f1.image.r=Pouldreuzic.langFR [archive]
  11. Journal Le Radical no 194 du 12 juillet 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7623019f/f3.image.r=Plouguerneau.langFR [archive]
  12. Journal du 2 juin 1955, page 5603 [archive]
  13. http://www.lagazettedescommunes.com/274559/creation-des-metropoles-de-nantes-toulouse-et-brest/ [archive]
  14. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures » [archive], sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 5 mars 2015).
  15. Les jumelages de Plouzané [archive].
  16. L’organisation du recensement [archive], sur le site de l’Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui [archive] sur le site de l’École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee – Populations légales de la commune pour les années 2006 [archive]2007 [archive] 2008 [archive] 2009 [archive] 2010 [archive] 2011 [archive]2012 [archive]2013 [archive]2014 [archive] .
  19. « Évolution et structure de la population à Plouzané en 2007 » [archive], sur le site de l’Insee [archive] (consulté le 22 novembre 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 » [archive], sur le site de l’Insee [archive] (consulté le 22 novembre 2010)
  21. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm [archive]
  22. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/cyclisme-quel-avenir-pour-le-velodrome-de-plouzane-20-02-2009-257837.php [archive]
  23. Voir par exemple http://www.cotebrest.fr/2015/09/04/le-velodrome-accueille-la-coupe-de-bretagne-de-cyclisme-sur-piste/ [archive]

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes

Liens externes

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Brest Métropole

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ex%C3%A9cution_de_26_administrateurs_du_Finist%C3%A8re_sous_la_Terreur

Exécution de 26 administrateurs du Finistère sous la Terreur

image illustrant le Finistère image illustrant la Révolution française

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Lors de la montée en puissance de la Montagne dans le gouvernement révolutionnaire, les administrateurs du conseil général du Finistère crurent pouvoir s’insurger contre la Terreur naissante. Vingt-six d’entre eux, à la suite d’un procès mené principalement à charge, furent condamnés à la peine capitale par un tribunal révolutionnaire et guillotinés à Brest le 22 mai 1794 (3 prairial an II).

Sommaire

La question du choix du chef-lieu du département

L’établissement du chef-lieu du département fut un enjeu considérable durant la Révolution1. Trois villes furent en compétition : Quimper, Landerneau et Carhaix.

« La faiblesse de cette dernière ville l’écarte sans retour ; aucune des deux autres n’est centrale, mais le plus grand nombre d’administrés, le voisinage de Brest, la surveillance qui doit toujours être active sur ce premier dépôt des forces navales du royaume ont déterminé le comité en faveur de Landerneau2 ».

La cause quimpéroise était singulièrement compromise, mais les esprits des députés de l’Assemblée constituante furent retournés par l’intervention de l’abbé Denis Bérardier.

Élu député suppléant du clergé de Paris aux États généraux de 1789, Bérardier fut appelé à siéger à la Constituante en 1790 et se servit de cette position pour défendre les intérêts de sa ville natale, dans laquelle il avait de la famille et, en tout cas un frère.

Sa plaidoirie évoquait la pauvreté cornouaillaise : « La côte de Quimper est aussi pauvre que celle de Landerneau est opulente ; vous ne pouvez donner toutes les faveurs à une même ville et, si Quimper perdait le chef-lieu, vous prononceriez sa ruine totale ». Faisant le siège des députés les plus influents, il réussit à faire triompher la cause quimpéroise « contre toute probabilité ».

La décision fut rendue en ces termes : « l’Assemblée nationale a décrété que le chef-lieu du département du Finistère resterait définitivement fixé à Quimper2 ».

La rébellion contre la Convention nationale

Mais Quimper, en se ralliant à l’insurrection fédéraliste girondine, allait provoquer sa destitution administrative temporaire donnant l’avantage à Landerneau qui était dans la mouvance immédiate de Brest, port militaire directement contrôlé par la capitale et, donc, plus en phase avec les pulsions montagnardes.

En effet, le 6 janvier 1793, certains administrateurs dénoncent à la Convention nationale « les factieux qui dominent la ville de Paris3 ».

Lorsque les Girondins furent expulsés de la Convention le 2 juin 1793, à l’instigation des Montagnards et sous la menace des canons de la Garde nationale, les administrateurs du Finistère firent lever une force de six cents hommes devant se rendre à Paris pour rétablir une république plus modérée.

Les fédérés furent battus le 13 juillet 1793 à Pacy-sur-Eure. La Convention victorieuse décréta la mise en accusation et l’arrestation des administrateurs du Finistère. Ils furent remplacés par une commission administrative de neuf membres siégeant à Landerneau3. Les trente administrateurs furent inculpés pour « avoir conspiré contre la République ».

Le procès et l’exécution

Le tribunal révolutionnaire de Brest avait été établi à « l’instar de celui de Paris, pour juger tous les citoyens accusés de délits contre la liberté du peuple, la sûreté du gouvernement républicain, l’unité et l’indivisibilité de la république, de tout vol, de dilapidation tendant à opérer son dépérissement, en un mot de tout crime contre l’intérêt national’ »4. Il ne laissait peu de temps et possibilité de défense aux accusés.

Il était composé de :

  • Pierre-Louis Ragmey, ancien avocat à Lons-le-Saulnier, nommé le 6 septembre 1793, juge au tribunal révolutionnaire de Paris, puis président du tribunal révolutionnaire de Brest établi à l’instar de celui de Paris5 ;
  • l’accusateur public Joseph Donzé-Verteuil, un ancien jésuite, né à Belfort, ancien substitut au tribunal révolutionnaire de Paris auprès de Fouquier-Tinville ;
  • le substitut Bonnet, ex-procureur au Châtelet et ancien secrétaire de Fouquier-Tinville ;
  • le greffier Cabon arrivant du tribunal révolutionnaire de Paris ;
  • l’huissier Le Lièvre arrivant du tribunal révolutionnaire de Paris.

Parmi les douze jurés :

  • Trois officiers du vaisseau l’America ;
  • Trois membres du bataillon des Montagnards de Paris dont le caporal Combar, âgé de 21 ans ;
  • Deux membres du Comité révolutionnaire de Brest.

La défense des accusés étaient assurée par :

  • les avocats Le Hir et Riou-Kersalaun

Le procès

Le 3 prairial an II (22 mai 1794), en représailles de cette fronde girondine, vingt-six administrateurs du département du Finistère étaient guillotinés à Brest, place du Château à l’époque rebaptisée : « Place du triomphe du Peuple ». Les quatre autres, absents du département au moment du procès, eurent la vie sauve3.

L’accusateur public Donzé-Verteuil tenta de justifier ces exécutions : il écrivit le 6 prairial an II, au Journal de Paris, n° 520, une lettre où on lit qu’« Avant-hier, vingt-six administrateurs du Finistère ont porté leurs têtes sur l’échafaud. Ces Messieurs voulaient donner la ci-devant Bretagne aux Anglais. »1

L’exécution

À mesure que les condamnés sortaient du tribunal, le bourreau Ance6, arrivé de Rochefort, leur faisait couper les cheveux, leur liait les mains derrière le dos et les entassait dans les charrettes. Le cortège se dirigea vers la place du château où devait avoir lieu l’exécution.

La liste des guillotinés est la suivante7,8 :

  • François Louis de Kergariou du Cosquer, ancien maréchal de camp et chevalier de Saint-Louis, né le 13 juin 1725 à Plounévez-Moëdec, arrondissement de Lannion. Il avait présidé l’administration départementale depuis les élections de 1790. Il fut le premier guillotiné9 ;
  • Yves-Joseph Le Denmat de Kervern, avocat au Parlement de Bretagne, maire de Morlaix en 1790, né en 1751 à Callac, demeurant à Morlaix, âgé de quarante-trois ans ;
  • Olivier-Jean Morvan, avocat et poète, né le 15 mai 1754 à Pont-Croix ;
  • Louis Derrien, cultivateur, illettré, premier maire de Saint-Thurien ;
  • Louis-Joseph-Marie Le Prédour, ancien notaire royal, ancien avocat au Parlement, juge au tribunal de Châteaulin, député suppléant de la Convention, né à Pleyben le 2 juillet 1758 ;
  • Mathieu Michel Marie Brichet, homme de loi et ex-procureur général syndic du département du Finistère, âgé de trente-six ans, né à Landerneau, demeurant à Quimper ;
  • Jacques Rémy Aymez, négociant, ex-secrétaire général de l’administration départementale, né à Brest, le 14 juin 1764, demeurant à Quimper ;
  • Louis Guillier du Marnay, négociant, officier municipal de Douarnenez, membre du Directoire du Finistère de 1790 à 1793 ;
  • Pierre Marie de Bergevin, homme de loi, né à Brest le 2 janvier 1750, demeurant à Lanildut, conseiller du roi, son procureur au siège de Brest10, membre de l’Heureuse Rencontre, une loge maçonnique11 ;
  • Joseph Marie Dubois, juge au tribunal12 ;
  • Thomas Bernard Doucin, avocat né en 175513 ;
  • Yves Postic, cultivateur, illettré, né le 19 juin 1754 à Keriquel, Scaër, âgé de trente-neuf ans ;
  • Antoine Cuny, ancien capitaine d’artillerie, négociant, âgé de quarante-cinq ans, né à Bordeaux, demeurant à Quimperlé ;
  • Guillaume Le Roux, marchand de toile, âgé de vingt-sept ans, né à Pleyber-Christ, domicilié à Landivisiau ;
  • Yves Daniel Kersaux, âgé de quarante-cinq ans, né et demeurant à Penmarch ;
  • Guillaume Herpeu, avocat, juge au tribunal du district de Pont-Croix, né et demeurant dans cette ville, âgé de quarante-six ans ;
  • Jean Louis Mérienne, sous-chef des vivres de la Marine à Brest, né à Fougères (Ille-et-Vilaine), demeurant à Brest (Recouvrance), âgé de trente-neuf ans ;
  • Charles François Malmanche, né à Verteuil, dans l’ancien Angoumois, âgé de quarante-six ans, chirurgien, ancien maire de Brest (1790-1791), demeurant à Lambézellec, membre de l’Heureuse Rencontre, une loge maçonnique11 ;
  • Charles François Banéat, marchand et cultivateur, né à Carhaix, y demeurant, âgé de quarante-trois ans ;
  • Jean Marie Le Pennec, homme de loi, né et domicilié à Carhaix, âgé de cinquante ans ;
  • Julien Le Thoux, juge au tribunal du district de Quimper, y demeurant, né à Nouillac, district de Pontivy, âgé de soixante-douze ans ;
  • François Marie Déniel, ancien maire de Lannilis9, marchand et cultivateur, né à Landerneau, demeurant à Lannilis, âgé de trente-six ans ;
  • Julien Moulin, militaire réformé ;
  • Yves Le Gac, homme de loi ;
  • Louis Piclet, homme de loi, juge à Pont-Croix, y demeurant, né à Locronan-du-Bois, âgé de soixante-quatre ans ;
  • Louis-Alexandre Expilly de La Poipe, Évêque constitutionnel de Quimper, né le 24 février 1742 à Brest, fut le dernier supplicié9 et donna l’absolution à chacun avant leur exécution.

On a prétendu que le guillotineur Ance arrangea ces vingt-six têtes en couronne14. Ce qui est certain c’est que l’exécution eut lieu entre six heures et sept heures du soir, et que les actes de décès avaient déjà été rédigés à cinq heures.

Mémoire

Un mausolée en granite de l’Aber-Ildut dans le cimetière Saint-Martin de Brest fut érigé en 1865 à la mémoire ces hommes15.

Bibliographie

Notes et références

  1. a et b Chapitre IX – « Suite de la mission de André Jeanbon Saint André et de Pierre-Louis Prieur (de la Marne) Mise en jugement des 26 administrateurs du Finistère Leur exécution » – Histoire de la Révolution en Bretagne, de Armand René du Châtellier – Tome III – (ISBN 2859680039)
  2. a et b http://passeport.cg29.fr/article/articleview/542/1/250/ [archive]
  3. a, b et c Christian Bolzer, « Les administrations locales issues de la Révolution », Le Lien du Centre Généalogique du Finistère, no 112,‎ décembre 2009, p. 11 (ISSN 0755-9607)
  4. Le Cabinet Historique, Tome Quinzième par Louis Paris
  5. Émile Campardon, Marie-Antoinette à la conciergerie, du 1er août au 16 octobre 1793.
  6. le nom du Domingois Hentz, guillotineur de Rochefort sous la Terreur, apparaît orthographié Ance et Anse à deux lignes de distance dans une citation du Moniteur du 14 novembre 1793
  7. http://www.infobretagne.com/brest.htm [archive]
  8. Bulletin de la Société académique de Brest [archive], Tome 1er, 1858-1860, Imprimerie Anner, Brest, 1861
  9. a, b et c http://www.animation-lannilis.org/index.php?page=francois-marie-deniel [archive]
  10. in Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790
  11. a et b Histoire de la franc-maçonnerie en France Lettre liminaire de Me Richard Dupuy
  12. Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire par Henri Alexandre Wallon
  13. Bulletin de la Société archéologique du Finistère
  14. Histoire de la ville et du port de Brest pendant la Terreur par Prosper Jean Levot
  15. Géographie pittoresque et monumentale de la France. Gravée et imprimée par Gillot

 



De l’illettrisme en France et en Bretagne : instruisons Richard Ferrand

Bien des journalistes ont relevé comme étant pour le moins « maladroite » la justification donnée par Richard Ferrand ou son entourage politique pour l’emploi de son fils comme assistant parlementaire en 2014.

Tout comme moi, certains se sont aussi remémorés qu’au cours de la même année 2014, Emmanuel Macron avait déjà dû s’expliquer après avoir publiquement tenu des propos similaires.

Plusieurs médias avaient alors informé leur public sur la situation française en matière d’illettrisme.

Recommençons, puisque c’est nécessaire.

Il faut d’abord rappeler que les départements bretons, Finistère en tête, affichent tous les ans parmi les meilleurs taux de réussite au baccalauréat. Pour l’année 2015, la Bretagne dans son ensemble s’est classée en seconde position après la Corse et devant les Pays de la Loire.

On sait depuis longtemps que les bilinguismes régionaux ne sont pas facteurs d’analphabétisme ou d’illettrisme, bien au contraire.

Les chiffres produits par l’INSEE, un organisme bourré de matheux – de ces gens que Richard Ferrand et les pseudo-littéraires de son entourage n’aiment pas plus que les Bretons – confirment que la Bretagne n’est pas une des régions où l’illettrisme est le plus fort en France.

En la matière, c’est la Picardie dont est originaire Emmanuel Macron et le Nord-Pas-de-Calais qui tiennent le pompon, tandis que la situation bretonne est proche de la moyenne nationale.

Plus précisément, selon la dernière enquête de l’INSEE, réalisée entre 2011 et 2012, 7 % de la population française adulte âgée de 18 à 65 ans et ayant été scolarisée en France est illettrée, soit 2 % de moins qu’en 2004. 6 % de ceux qui exercent une activité professionnelle et 10 % des demandeurs d’emploi sont confrontés à l’illettrisme. Cette même enquête montre qu’au total 11% de la population française adulte âgée de 18 à 65 ans sont en « situation préoccupante face à l’écrit », 7% sont illettrés et 4% sont d’origine étrangère ou non scolarisés.

L’illettrisme touche plus les hommes (60,5 %) que les femmes (39,5 %). La proportion de personnes illettrées est relativement faible chez les jeunes (4 % des jeunes de 18 à 25 ans) mais plus importante chez les générations précédentes (53 % des illettrés ont plus de 45 ans). Ce taux important d’illettrisme n’empêche pas certaines de ces personnes d’avoir un emploi, 51 % étant dans la vie active et 23,5 % au chômage, en formation ou en inactivité. Cependant, 20 % des allocataires du revenu minimum d’insertion (RMI) sont en situation d’illettrisme.

Les illettrés ne sont donc pas les jeunes Bretons bardés de diplômes qui bien souvent sont obligés de s’expatrier pour trouver du travail à la hauteur de leurs compétences, mais des individus tels les psychopathes et cybercriminels Pascal Edouard Cyprien Luraghi et Jean-Marc Donnadieu, deux inadaptés sociaux ayant très tôt connu l’échec scolaire et qui s’avèrent autant l’un que l’autre incapables de comprendre ce qu’écrivent pourtant dans un français tout à fait clair les ingénieurs et autres victimes de harcèlement moral en entreprise sur lesquels ils s’acharnent depuis 2008.

 

https://www.marianne.net/politique/trouver-un-jeune-sachant-lire-en-bretagne-dur-dur-selon-le-cabinet-du-ministre-richard

Oups

Trouver un jeune sachant lire en Bretagne ? Dur dur, selon le cabinet du ministre Richard Ferrand…

 

Par Magazine Marianne

Publié le 24/05/2017 à 15:55

 

Pas sûr que la Bretagne, ça gagne Richard Ferrand… Invité ce mercredi 25 mai par franceinfo à justifier l’emploi par le député breton de son fils comme assistant parlementaire en 2014, le cabinet du ministre de la Cohésion des territoires a eu une réponse quelque peu surprenante…

Quand il s’agit de justifier l’emploi d’un membre de leur famille comme assistant parlementaire, les politiques nous ont montré cette année qu’ils n’étaient jamais à court d’imagination… Mais la palme d’or revient sans doute au cabinet de Richard Ferrand, le tout nouveau ministre d’Emmanuel Macron, interrogé ce mercredi 25 mai par franceinfo. Objet de l’appel : justifier l’emploi, révélé par le Canard enchaîné, du fils du député du Finistère comme assistant parlementaire de janvier en mai 2014.

Evidemment soucieux de se démarquer des soupçons d’emplois fictifs qui pèsent sur la famille Fillon, le cabinet assure que le travail d’Emile Ferrand, 23 ans à l’époque, était bien réel et nécessitait des compétences variées. Et c’est là que les choses se gâtent car voici comment est expliqu, par le cabinet du ministre auprès de franceinfo, le recrutement du fiston :

Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur Internet.

Le cabinet de Richard Ferrandjoint par franceinfo

Et bim pour les Bretons ! Espérons pour Richard Ferrand que son équipe ait raison et que les habitants concernés ne sachent pas lire. Rappelons néanmoins, c’est savoureux, que son cabinet, c’est le ministère… de la Cohésion des territoires ! Si apres ça, la Bretagne ne demande pas son indépendance…

Lire aussiMoralisation : ces tweets que Richard Ferrand aurait dû penser à effacer

 

 

http://www.bfmtv.com/politique/pas-simple-de-trouver-un-jeune-instruit-en-centre-bretagne-pour-le-cabinet-de-ferrand-1171953.html#content/contribution/edit

La petite phrase du cabinet de Ferrand qui ne passe pas

 

25/05/2017 à 12h36
  • Newsletter Elysée 2017
Richard Ferrand.

Richard Ferrand. – ERIC FEFERBERG / POOL / AFP

 

Le cabinet de Richard Ferrand à Franceinfo

 

Voilà qui devrait faire beaucoup pour la « Cohésion des territoires »: pour justifier l’emploi (légal et réel) du fils de Richard Ferrand par ce dernier, l’entourage du ministre s’est distingué, selon Franceinfo, par l’utilisation d’un argument aussi bancal qu’offensant.

« Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur internet », a ainsi expliqué mercredi le cabinet de Richard Ferrand.

L’exécutif semble avoir une vision bien particulière de la Bretagne, Emmanuel Macron ayant jugé par le passé les employées de l’abattoir Gad « illettrées ».

L.N.
A lire aussi
  • Affaire Ferrand: Rachline dénonce un « deux poids deux mesures » de la Justice

  • En février sur RMC, Ferrand fustigeait « l’embauche de conjoints ou enfants » à l’Assemblée

  • Quand Mélenchon siffle la fin de la récréation

 

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/09/18/qui-sont-les-illettres-en-france_4490014_4355770.html

Qui sont les illettrés en France ?

 

La sortie du ministre de l’économie sur les « illettrées » de Gad était certes maladroite, mais le phénomène perdure aujourd’hui en France.

Le Monde.fr | 18.09.2014 à 16h33 • Mis à jour le 19.09.2014 à 15h15 | Par Mathilde Damgé et Matthieu Jublin

L'illettrisme concerne 2,5 millions de personnes en France. Ces personnes, des hommes à 60,5 %, ne maîtrisent pas les compétences de base nécessaires en lecture, écriture et calcul pour être autonomes dans des situations simples de leur vie quotidienne après avoir été pourtant scolarisés.

 

La sortie du ministre de l’économie sur les « illettrées » de Gad était certes maladroite et il s’en est excusé. Mais, au-delà du cas des employés de l’abattoir breton, l’illettrisme en France est une réalité. Le tour de la question en 5 points :

 

1. L’illettrisme, ce n’est pas l’analphabétisme

Une personne illettrée a déjà reçu un apprentissage de la lecture mais n’en a pas acquis une maîtrise suffisante pour être autonome, selon les définitions de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI).

Pour imaginer le niveau de compétence requis pour ne pas être considéré comme illettré, on peut consulter la méthodologie mentionnée à la fin de ce document résumant le test lors de la Journée défense et citoyenneté (JDC), à laquelle ont participé 750 000 jeunes en 2013.

En revanche, une personne analphabète n’a, elle, jamais été scolarisée. La définition retenue de l’alphabétisme par le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) est : « Le pourcentage des personnes âgées de 15 ans ou plus qui peuvent, en comprenant, lire et écrire un texte court en rapport avec leur vie de tous les jours. »

2. Des Bretons « analphabètes » jusque dans les années 1980

Jusqu’au début des années 1980, l’analphabétisme renvoyait à un problème d’insuffisance des compétences de lecture et d’écriture en français seconde langue, problème qui concernait les immigrés de la deuxième génération, notamment d’Afrique du Nord, ainsi que les Français originaires de régions ayant leur propre langue, comme le Pays basque, la Catalogne et la Bretagne.

C’est l’association caritative ATD Quart-monde qui conçoit le terme « illettrisme » pour que les Français pauvres aux compétences limitées en lecture et en écriture n’aient pas le sentiment qu’on les compare aux travailleurs immigrés qualifiés d’analphabètes.

Le groupe interministériel permanent de lutte contre l’illettrisme est créé en 1984 afin de résoudre le problème.

3. Combien de Français concernés par l’illettrisme ?

2,5 millions C’est, selon l’Insee, le nombre de 18-65 ans illettrés en 2011 en métropole, soit 7 % de la population. Cette proportion était de 9 % en 2004 (3,1 millions de personnes illettrées).

A titre de comparaison, seulement 1 % à 2 % des Français sont concernés par l’analphabétisme, selon l’Insee. Le taux d’alphabétisme en France est en effet évalué à 99 %.

Les personnes actives sont massivement représentées parmi les illettrés (51 %), tandis que seulement 10 % sont au chômage.

C’est dans l’agriculture, la pêche et l’agroalimentaire que se concentre le plus fort taux d’illettrisme (près de 10 %), secteurs suivis par l’industrie, le BTP et les services aux personnes (entre 7 et 8 %).

Concernant les catégories d’employés, les ouvriers ne sont pas les seuls concernés : le phénomène est difficile à quantifier, mais des chercheurs se penchent depuis plusieurs années sur la question et une association interentreprises qui lutte contre l’illettrisme au sein de grands groupes, B’A'BA, a été créée.

>> Lire : L’illettrisme des cadres, un phénomène méconnu et tabou

4. De fortes disparités géographiques

Toutes les régions ne sont pas atteintes dans les mêmes proportions par l’illettrisme. Alors que l’Ile-de-France compte environ 5 % d’illettrés, la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais en comptent au moins 11 %. La carte ci-dessous fait figurer ces disparités.

Dans le cas de la Corse, l’Insee ne dispose pas de statistiques sur l’ensemble de la population, mais sur les « jeunes » : 3,8 % d’entre eux sont en situation d’illettrisme.

La situation des départements et territoires d’outre-mer est largement plus problématique qu’en métropole. Les taux d’illettrisme sur la population entière y sont beaucoup plus élevés : 20 % en Guadeloupe et en Guyane, 23 % à La Réunion, 14 % en Martinique.

58% A Mayotte, en 2012, « 58 % des habitants en âge de travailler ne maîtrisent pas les compétences de base à l’écrit en langue française », selon l’Insee. La situation locale est cependant complexe, car le français n’est la langue maternelle que « d’un Mahorais sur dix » et seulement 48 % de la population a été scolarisée à Mayotte ou en France métropolitaine. Techniquement donc, un sixième de la population est en situation d’illettrisme, car un tiers des individus scolarisés sont illettrés. Mais Mayotte, reste, selon l’Insee, « le territoire le plus touché par l’illettrisme ».

5. Les femmes et les plus jeunes moins illettrés

Les femmes sont moins illettrées que les hommes, mais, avec l’âge, la différence entre les deux sexes augmente. Chez les plus vieux, elle atteint 5 points de pourcentage selon l’étude de l’ANLCI, datée de 2011 :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Illettrisme

Illettrisme

L’illettrisme désigne l’état d’une personne qui a été instruite (par une scolarisation ou autre) mais que cet apprentissage n’a pas conduit à la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul ou que cette maîtrise a été perdue1. L’illettrisme est une forme particulière de l’analphabétisme. L’illettrisme relève de l’accès au sens des écrits. Le texte que l’illettré ne comprend pas est accessible lorsque le texte est lu.

L’illettrisme engendre souvent des problèmes d’employabilité.

La notion voisine d’innumérisme s’applique aux personnes ayant des difficultés à maitriser les nombres, le raisonnement et le calcul.

Sommaire

Définition

Le mot illettrisme est un néologisme créé en 1978 à partir du terme « illettré » (issu du latin illitteratus signifiant « ignorant ») afin de désigner les seuls Français2, sortis en situation d’échec de l’école, ayant une connaissance insuffisante de l’écrit, perdue faute de pratique, par désocialisation ou aliénation (emploi dégradant)[citation nécessaire], et de les différencier des autres catégories de personnes en difficulté avec la langue3.

En 1995, le Groupe permanent de lutte contre l’illettrisme (GPLI) propose la définition suivante4 : « Le GPLI considère comme relevant de situations d’illettrisme, des personnes de plus de seize ans, ayant été scolarisées, et ne maîtrisant pas suffisamment l’écrit pour faire face aux exigences minimales requises dans leur vie professionnelle, sociale, culturelle et personnelle. Ces personnes qui ont été alphabétisées dans le cadre de l’école, sont sorties du système scolaire en ayant peu ou mal acquis les savoirs premiers pour des raisons sociales, familiales ou fonctionnelles, et n’ont pu user de ces savoirs et/ou n’ont jamais acquis le goût de cet usage. Il s’agit d’hommes et de femmes pour lesquels le recours à l’écrit n’est ni immédiat, ni spontané, ni facile, et qui évitent et/ou appréhendent ce moyen d’expression et de communication ».

En 2003 l’ANLCI reformule la définition5 : « L’illettrisme qualifie la situation de personnes de plus de 16 ans qui, bien qu’ayant été scolarisées, ne parviennent pas à lire et comprendre un texte portant sur des situations de leur vie quotidienne, et/ou ne parviennent pas à écrire pour transmettre des informations simples. Pour certaines personnes, ces difficultés en lecture et écriture peuvent se combiner, à des degrés divers, avec une insuffisante maîtrise d’autres compétences de base comme la communication orale, le raisonnement logique, la compréhension et l’utilisation des nombres et des opérations, la prise de repères dans l’espace et dans le temps, etc. Malgré ces déficits, les personnes en situation d’illettrisme ont acquis de l’expérience, une culture et un capital de compétences en ne s’appuyant pas ou peu sur la capacité à lire et à écrire. Certaines ont pu ainsi s’intégrer à la vie sociale et professionnelle, mais l’équilibre est fragile, et le risque de marginalisation permanent. D’autres se trouvent dans des situations d’exclusion où l’illettrisme se conjugue avec d’autres facteurs. »

Histoire du concept

En 1977 le père Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart Monde et inventeur du mot, lance un défi : « [...] que dans dix ans, il n’y ait plus un seul illettré dans nos cités. Que tous aient un métier en mains. Que celui qui sait apprenne à celui qui ne sait pas. » Dans le rapport moral du mouvement ATD quart monde, publié en 1978, il invente le mot « Illettrisme »6. Le mot est préféré à celui d’« analphabétisme », jugé péjoratif, et le mot « alphabétisation » est abandonné car utilisé pour les immigrés alors que le père Wresinski constate que les personnes rencontrées dans les cités et autres bidonvilles, qui sont en difficulté avec la langue sont souvent d’origine française et scolarisées en France.

L’illettrisme est un concept franco-français7,8. Il segmente ce qu’il est convenu d’appeler analphabétisme fonctionnel (notamment par l’UNESCO) en distinguant les personnes en difficulté de maîtrise de la langue vernaculaire selon leur origine. Ce concept ne s’est pas répandu à l’étranger, pas même dans les pays francophones9. Son invention résulte de la prise de conscience, en France, que la difficulté de maîtrise de la langue française n’est pas réservée aux allophones et aux analphabètes, elle touche aussi les personnes ayant été scolarisées.

Auparavant, la définition de l’UNESCO de l’analphabétisme ne permettait pas de faire cette distinction10, mais la définition de l’UNESCO n’a pas été modifiée.

Le concept fut ensuite développé pour aboutir à la création en 1984 du GPLI groupe permanent de lutte contre l’illettrisme11 puis en 2000 de l’ANLCI Agence nationale de lutte contre l’illettrisme. Le mot fut redéfini en 2003 par l’ANLCI, puis « Agir ensemble contre l’illettrisme » fut Grande cause nationale 2013.

Causes et conséquences

La ruralité, la pauvreté et le manque de développement du système éducatif d’un pays sont parmi les principaux facteurs d’illettrisme dans sa population. Ainsi, les pays du tiers-monde dans le monde arabe, l’Amérique centrale et l’Afrique subsaharienne ont le taux d’illettrisme le plus élevé, tandis qu’en Europe, aux États-Unis et au Japon, ce taux est le plus faible.

Au XIXe siècle, Max Weber et Auguste Comte ont émis l’hypothèse que la disparition de l’illettrisme allait de pair avec la fin des religions 12. Or, à la suite des interrogations d’André Malraux, les sociologues modernes ont remis en question la thèse de la fin des religions, notamment en observant la situation aux États-Unis, où le sentiment religieux demeure fort malgré le niveau d’instruction élevé des habitants.

Dans les pays occidentaux, comment expliquer le fait qu’il y ait encore aujourd’hui des adultes illettrés alors que l’école est obligatoire depuis plus de 80 ans ?

L’illettrisme est un phénomène complexe. Les causes sont multiples et souvent cumulées dans l’histoire d’un individu :

  • Rapport qu’entretient la famille avec l’école : De manière générale, l’attitude des parents face à l’écrit participe à la valorisation ou à la dévalorisation du mode de communication mis en avant dans l’apprentissage scolaire.
  • Corrélation entre les chances de réussite scolaire et le milieu socioéconomique d’origine de l’élève : Si l’enseignement s’est progressivement démocratisé en s’ouvrant aux élèves d’origines sociales diverses, cette ouverture cache de fortes inégalités dans les chances de réussite. Vu sous cet angle, l’École n’est pas « producteur » d’illettrisme mais plutôt reproducteur de positions sociales.
  • Enseignement inadéquat : L’enseignement peut faire obstacle à l’apprentissage de la lecture lorsqu’il manque de souplesse et n’est pas adapté aux conditions d’apprentissage de chaque enfant.
  • Difficultés personnelles : Des problèmes relevant de la médecine ou de la psychologie peuvent troubler la scolarité d’un individu.
  • Compétences oubliées : Faute d’entrainement et de pratique, certaines personnes désapprennent la lecture et l’écriture.
  • Contextes sociaux défavorables à la maitrise des savoirs de base : Parmi les facteurs socioculturels jouant sur la maitrise de l’écrit, on retrouve, par exemple, le statut de la langue orale et écrite dans le milieu familial et social de l’enfant, l’importance que prend l’image à travers les médias par rapport à l’écrit…
  • Facteurs socio-historiques et géopolitiques : Conflits, guerres, exodes sont des évènements qui ont des répercussions sur l’apprentissage des enfants, soit par un arrêt de la scolarité, soit par des traumatismes psychologiques ou des drames familiaux.
  • Augmentation des exigences de la société : L’illettrisme est à considérer comme un problème qui va en s’aggravant. La société exige de plus en plus de compétences liées à l’information écrite et les places de travail ne demandant pas l’utilisation de l’écrit se font de plus en plus rares13.

Les difficultés de lecture et d’écriture rendent l’insertion de l’adulte illettré dans son groupe et dans la société en général très difficile, notamment pour l’accès au marché du travail.

Bien parler une langue mais ne pas savoir l’écrire reste difficile à dire et provoque un sentiment de honte qui est un frein à un retour en apprentissage pour les adultes. Cependant diverses associations se mobilisent pour lever le tabou.

Par exemple, en Belgique, une association a réalisé en 2010 une campagne de sensibilisation du public14.

En France, le collectif « Agir ensemble contre l’illettrisme »15 qui regroupe 65 organisations nationales (du monde de l’éducation, de l’entreprise, de l’insertion, de la culture, de l’action sociale, des associations…) fédérées par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), qui avait présenté une candidature pour que l’illettrisme soit reconnu Grande Cause nationale de l’année 2013, travaille à sensibiliser le maximum de Français au phénomène de l’illettrisme.

Prévalence

Asie

Région autonome du Tibet (Chine)

Articles connexes : Enseignement dans la région autonome du Tibet et Éducation au Tibet.

Dans son ouvrage Education in Tibet : Policy and practice since 1950 (Zed Books (en), 1998) Catriona Bass révela que le taux d’illétrisme au Tibet était l’un des plus élevé au monde, atteignant 70 % dans la population rurale16. En 2001, le taux « d’illettrés et de semi-illettrés parmi les jeunes et les adultes » au Tibet était de 39 % selon le Quotidien du Peuple17. En 2004, selon des études officielles dont fait état l’économiste Andrew Martin Fischer, environ 41 % des résidents permanents adultes urbains de la région autonome du Tibet étaient illettrés. Cette situation était exceptionnelle en Chine18. Selon le livre blanc publié par le Bureau d’information du Conseil d’État en juillet 2011, les taux d’inaptitude à lire et à écrire pour les jeunes et les personnes d’âge mûr est tombé de 95 % à 1,2 % lors des six dernières décennies19,20.

Europe

En 1995, une étude de l’OCDE, Littéracie, économie et société, effectuée dans plusieurs pays développés, montre que la proportion de personnes de 16 à 65 ans éprouvant des difficultés pour l’écriture, la lecture, ou l’utilisation des informations serait de 40,1 % en France (la France est classée avant-dernière juste devant la Pologne), 20,7 % aux États-Unis, 16,6 % au Canada, 14,4 % en Allemagne, 10,5 % aux Pays-Bas, et 7,5 % en Suède. Cette étude, qui ne porte pas exactement sur l’illettrisme mais sur la littératie, c’est-à-dire, de façon plus générale et d’après l’OCDE, sur « l’aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités. », n’a pas été diffusée par les autorités publiques en France21.

Taux d’illettrisme des adolescents de 15 ans en Europe
Pays 201022
Pays-Bas < 15 %
Suède < 15 %
Danemark 15,2 %
Portugal 17,6 %
Royaume-Uni 18,4 %
Allemagne 18,5 %
Espagne 19,6 %
France 19,8 %
Italie 21 %

Le taux d’illettrisme dans la population carcérale est estimé, en France, à 40 %. En Belgique, 75 % des détenus sont sans diplôme ou ont, pour unique diplôme, le certificat d’études de base (fin du cycle primaire).

Belgique

Une série d’indices montrent qu’en Belgique le taux de personnes analphabètes (ou illettrées) tourne autour de 10 %, mais il n’y a pas d’étude approfondie sur les compétences des adultes. La situation en Belgique serait la même que dans tous les pays industrialisés. Néanmoins, la Belgique présente des particularités liées à la diversité des langues officielles (français, néerlandais et allemand), en plus de l’usage du wallon et des autres dialectes. Cet aspect doit amener à étudier le phénomène de l’illettrisme en considérant la communauté linguistique dans laquelle il se présente.

France

En France, selon une enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) réalisée entre 2011 et 2012, 7 % (soit environ 3 100 000 personnes) de la population française adulte âgée de 18 à 65 ans et ayant été scolarisée en France23 est illettrée, soit 2 % de moins qu’en 2004. 6 % de ceux qui exercent une activité professionnelle et 10 % des demandeurs d’emploi sont confrontés à l’illettrisme. Cette même enquête montre qu’au total 11% de la population française adulte âgée de 18 à 65 ans sont en « situation préoccupante face à l’écrit »24, 7% sont illettrés et 4% sont d’origine étrangère ou non scolarisés.

L’illettrisme touche plus les hommes (60,5 %) que les femmes (39,5 %). La proportion de personnes illettrées est relativement faible chez les jeunes (4 % des jeunes de 18 à 25 ans) mais plus importante chez les générations précédentes (53 % des illettrés ont plus de 45 ans). Ce taux important d’illettrisme n’empêche pas certaines de ces personnes d’avoir un emploi, 51 % étant dans la vie active et 23,5 % au chômage, en formation ou en inactivité. Cependant, 20 % des allocataires du revenu minimum d’insertion (RMI) sont en situation d’illettrisme.

Concernant la répartition géographique, il n’y a pas de différence notable entre les zones rurales et urbaines, même si dans les zones urbaines sensibles, le taux d’illettrisme est deux fois plus important (14 %) que dans la population générale (7 %)25.

Une autre statistique issue des enquêtes réalisées lors des journées défense et citoyenneté montre que « Les acquis en lecture sont très fragiles pour 9,6 % de jeunes français de 17 ans qui, faute de vocabulaire, n’accèdent pas à la compréhension des textes ». Et parmi eux, 4,1 % sont en situation d’illettrisme selon les critères de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI)26.

L’illettrisme a été déclaré Grande Cause nationale de l’année 201327.

Suisse

Le dernier rapport national sur les compétences de base des adultes mentionne que 16 % des Suisses28 ont de grandes difficultés en lecture et écriture.

Dans une société prônant l’efficacité et la rapidité, ne pas savoir suffisamment lire et écrire est un facteur évident d’exclusion économique, sociale et culturelle. Une étude29 effectuée en 2007 démontre que l’illettrisme a un coût estimé à plus d’un milliard de francs par année en Suisse, en raison, notamment, du taux de chômage accru chez les personnes concernées.

Références et notes

  1. définition par l’ANLCI [archive]
  2. par définition de l’ANLCI, voir référence ci-dessus
  3. « Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous – Alphabétisation et alphabétisme, quelques définitions » [archive], Unesco, 2006 (consulté le 28 avril 2009), p. 156 (2 du PDF)
  4. La lutte contre l’illettrisme : repères. In: Agora débats/jeunesses, 15, 1999. Illettrisme les conditions d’une seconde chance. pp. 11-22. article de Jean Vogler [archive]
  5. Cadre national de référence, ANLCI, sept 2003)
  6. L’illettrisme Mieux comprendre pour mieux agir, Marie-Thérèse Geffroy et Valérie Grasset-Morel, Les essentiels Milan, Éditions Milan 2005, (ISBN 2-7459-1847-8), page 5.
  7. Bernard Lahire, L’invention de l’illettrisme, Paris, La découverte
  8. Citation : l’association caritative ATD Quart-monde conçut le terme « illettrisme » pour que les Français pauvres aux compétences limitées en lecture et en écriture n’aient pas le sentiment qu’on les compare aux travailleurs immigrés qualifiés d’analphabètes. Ainsi, le terme « illettrisme » en est venu à qualifier ceux qui avaient suivi en totalité ou en partie le cycle de l’école primaire française sans y acquérir les compétences requises. Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous 2006, UNESCO Encadré 6.1 page 156 [archive]
  9. Littératie, mot censé remplacer analphabétisme dans les zones francophones ne reprend d’ailleurs pas cette segmentation
  10. Thérèse Jamin, « Analphabétisme, alphabétisation et Education Permanente quelques éléments d’histoire » [archive], École supérieure d’action sociale de Liège (consulté le 7 octobre 2009)
  11. Hau-Rouchard, Marie-France. Le groupe permanent de lutte contre l’illettrisme. Bulletin des bibliothèques de France, n° 2, 1986 [consulté le 01 mai 2014] : notice [archive]
  12. voir le désenchantement du monde et la loi des trois états
  13. Comité subrégional de l’emploi et de la formation du Hainaut occidental et Lire et Écrire Hainaut occidental, APELE – Accueil [archive] Comité suisse de lutte contre l’illettrisme, Accès à la lecture et à l’écriture pour tous !, UNESCO, Berne 2005 [archive].
  14. Action de l’Association Lire et Écrire Belgique à l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation [archive].
  15. Collectif Agir ensemble contre l’illettrisme [archive]
  16. Jamyang Norbu Back to the Future: Enduring Phobias and Superstitions in Tibetan Society (Part Two) [archive] Phayul.com, 29 mars 2005 : « Catriona Bass’s, Education in Tibet: Policy and Practise Since 1950 (TIN 1998) reveals that Tibetans suffer from what is probably the lowest literacy rate in the world, with as much as 70 per cent of the rural population unable to read. »
  17. Le Quotidien du Peuple : Baisse du taux des illettrés au Tibet [archive].
  18. L’économie politique de l’« aide boomerang » dans la Région autonome du Tibet [archive]
  19. (en) China pledges to send 3 out of every 10 Tibetan students to college [archive], English.news.cn, 19 juillet 2011, p. 1 : « The region’s illiteracy rate for young and middle-aged people has fallen from 95 percent to 1.2 percent over the last six decades, according to a white paper issued by the State Council Information Office in July. »
  20. (en) Full Text: Sixty Years Since Peaceful Liberation of Tibet [archive], GOV.cn (p. 12 du texte du Livre blanc 2011 sur le Tibet).
  21. L’illettrisme honteux [archive]L’Express, 19 décembre 1996
  22. (it) Italia, allarme della commissione Ue « Semianalfabeta un 15enne su cinque » [archive]La Repubblica, 3 février 2011
  23. L’interprétation de cette étude doit prendre en compte qu’elle n’a pas été réalisée dans les prisons ni dans les foyers, où l’illettrisme est important
  24. article du journal Le Monde du 28.11.2013 [archive]
  25. « L’évolution de l’illettrisme en France » [archive], Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), 9 janvier 2013 (consulté le 4 mai 2013) [PDF]
  26. Note d’information – DEPP MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE – N° 16 – mai 2015 [archive]
  27. Illettrisme ? Grande Cause 2013 [archive]Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI)
  28. Rapport national sur les compétences de base des adultes [archive] – Communiqué de presse de l’Office fédéral de la statistique, 25 juillet 2006 [PDF]
  29. Coûts économiques de l’illettrisme en Suisse [archive] – Étude du Bureau d’études de politique du travail et de politique sociale (BASS) sur mandat de l’Office fédéral de la statistique (OFS), avril 2007 [PDF]

Bibliographie

  • Besse J.-M. (2003). Qui est illettré ? Paris, Retz. 223 p.
  • El Hayek C. (Coord.). (2000). Illettrisme et monde du travail, Paris, La documentation française. 434 p.
  • Esperandieu V. & Volger J. (2000). L’illettrisme, Paris, Flammarion. 125 p.
  • Geffroy M.-T. & Grasset-Morel V. (2003). L’illettrisme. Mieux comprendre pour mieux agir, Toulouse, Éditions Milan. 63 p.
  • Lahire B. (2005). L’invention de l’illettrisme, Paris, La découverte. 370 p.
  • Leclercq V. (1999). Face à l’illettrisme, enseigner l’écrit à des adultes, Paris, ESF. 198 p.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Réussite au baccalauréat – session 2015 : comparaisons départementales

Réussite au baccalauréat – session 2015 : comparaisons départementales
Bac général Bac technologique Bac professionnel Tous baccalauréats
Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%)
Ain 2 655 92,7 1 072 94,1 1 311 85,0 5 038 90,9
Aisne 2 012 89,6 1 008 87,7 1 778 78,3 4 798 84,7
Allier 1 253 90,6 560 93,0 859 79,0 2 672 87,0
Alpes-de-Haute-Provence 659 92,0 330 92,7 402 80,7 1 391 88,6
Hautes-Alpes 644 93,1 226 92,6 384 83,8 1 254 90,0
Alpes-Maritimes 5 458 91,4 2 015 92,1 2 279 78,8 9 752 88,2
Ardèche 1 397 92,4 613 94,2 890 83,1 2 900 89,7
Ardennes 1 060 85,1 423 86,3 798 79,9 2 281 83,4
Ariège 617 86,8 227 92,3 391 77,6 1 235 84,5
Aube 1 292 89,8 549 91,5 932 83,9 2 773 88,0
Aude 1 447 92,4 722 88,8 1 072 79,3 3 241 86,9
Aveyron 1 120 94,3 543 94,9 809 84,0 2 472 90,8
Bouches-du-Rhône 9 607 88,4 3 882 88,2 4 928 77,2 18 417 85,0
Calvados 3 514 91,5 1 203 91,2 1 854 82,0 6 571 88,6
Cantal 497 93,4 214 92,6 440 81,3 1 151 88,3
Charente 1 449 93,0 545 94,8 978 79,4 2 972 88,3
Charente-Maritime 2 707 92,8 1 148 91,3 1 451 81,3 5 306 89,0
Cher 1 129 90,8 484 92,0 710 77,3 2 323 86,4
Corrèze 975 93,7 434 91,4 803 83,8 2 212 89,4
Corse-du-Sud 567 96,9 220 95,2 289 86,3 1 076 93,5
Haute-Corse 644 96,4 264 89,8 267 78,5 1 175 90,2
Côte-d’Or 2 740 92,3 937 90,4 1 418 83,2 5 095 89,3
Côtes-d’Armor 2 583 92,0 1 030 93,2 1 982 86,8 5 595 90,3
Creuse 344 92,5 214 90,7 254 84,9 812 89,5
Dordogne 1 460 91,4 611 87,9 1 078 83,9 3 149 88,0
Doubs 2 557 93,2 950 91,3 1 401 81,7 4 908 89,3
Drôme 2 584 93,8 914 93,5 1 260 81,9 4 758 90,3
Eure 2 534 90,4 1 023 88,3 1 399 79,1 4 956 86,5
Eure-et-Loir 1 872 89,2 748 89,5 1 040 81,3 3 660 86,9
Finistère 4 456 94,8 1 811 94,3 2 636 86,9 8 903 92,2
Gard 2 989 90,4 1 360 90,7 1 971 79,7 6 320 86,8
Haute-Garonne 6 770 92,3 2 264 89,3 3 071 81,4 12 105 88,7
Gers 960 94,9 262 92,6 523 83,3 1 745 90,7
Gironde 7 430 90,5 2 501 90,6 3 757 83,2 13 688 88,4
Hérault 5 320 90,1 2 027 90,0 2 780 81,5 10 127 87,6
Ille-et-Vilaine 5 809 93,4 2 388 94,1 3 170 86,7 11 367 91,5
Indre 895 89,0 285 86,4 503 75,6 1 683 84,1
Indre-et-Loire 2 889 93,0 1 087 93,1 1 701 85,6 5 677 90,7
Isère 6 736 93,0 2 451 93,7 3 229 81,6 12 416 89,9
Jura 1 149 90,9 491 95,5 888 86,7 2 528 90,2
Landes 1 507 92,5 651 94,1 1 092 84,5 3 250 89,9
Loir-et-Cher 1 232 92,4 658 93,6 828 82,6 2 718 89,4
Loire 3 283 91,4 1 474 92,1 2 417 83,7 7 174 88,8
Haute-Loire 1 080 94,2 381 92,3 552 83,4 2 013 90,6
Loire-Atlantique 6 736 94,6 2 589 94,3 3 792 88,5 13 117 92,7
Loiret 3 348 92,8 1 434 92,6 1 825 81,1 6 607 89,2
Lot 652 91,6 295 95,8 499 86,5 1 446 90,5
Lot-et-Garonne 1 334 92,1 659 89,8 844 81,2 2 837 88,1
Lozère 311 95,1 198 94,7 300 85,5 809 91,2
Maine-et-Loire 3 840 94,2 1 409 95,3 2 609 84,4 7 858 90,9
Manche 2 212 92,8 807 92,1 1 593 85,8 4 612 90,2
Marne 2 762 90,8 979 89,2 1 555 76,9 5 296 86,0
Haute-Marne 666 89,4 423 93,8 600 78,6 1 689 86,2
Mayenne 1 391 95,7 536 93,9 1 075 84,8 3 002 91,2
Meurthe-et-Moselle 3 224 90,2 1 436 91,9 1 822 78,9 6 482 87,1
Meuse 644 92,0 435 92,8 675 77,2 1 754 85,9
Morbihan 3 400 94,2 1 471 94,2 2 270 87,3 7 141 91,9
Moselle 4 623 91,5 2 099 91,6 2 853 79,2 9 575 87,5
Nièvre 717 89,7 357 92,5 720 85,4 1 794 88,5
Nord 12 511 91,0 4 961 92,6 7 666 80,0 25 138 87,6
Oise 3 706 89,8 1 601 88,6 2 132 78,7 7 439 86,1
Orne 1 125 91,9 450 91,5 970 78,6 2 545 86,3
Pas-de-Calais 6 110 91,0 3 126 91,2 4 560 79,6 13 796 86,9
Puy-de-Dôme 2 704 92,4 1 005 92,3 1 734 83,2 5 443 89,2
Pyrénées-Atlantiques 3 343 94,8 1 248 95,8 1 927 87,7 6 518 92,7
Hautes-Pyrénées 1 083 93,1 362 86,8 674 84,6 2 119 89,1
Pyrénées-Orientales 1 840 89,7 940 90,0 1 002 75,7 3 782 85,6
Bas-Rhin 5 335 94,0 2 164 93,8 2 660 80,4 10 159 90,0
Haut-Rhin 3 545 92,7 1 406 91,8 2 055 80,6 7 006 88,6
Rhône 9 652 91,7 3 578 88,8 4 550 81,6 17 780 88,3
Haute-Saône 836 93,4 311 94,0 708 76,5 1 855 86,2
Saône-et-Loire 2 369 92,9 958 89,7 1 530 82,3 4 857 88,7
Sarthe 2 539 91,6 1 023 95,3 1 871 82,4 5 433 88,8
Savoie 2 023 94,6 832 93,6 1 257 84,2 4 112 91,0
Haute-Savoie 4 108 94,9 1 400 92,7 2 037 86,9 7 545 92,2
Paris 14 851 92,5 3 353 89,7 4 455 80,1 22 659 89,4
Seine-Maritime 6 203 91,1 2 573 89,5 3 766 78,7 12 542 86,7
Seine-et-Marne 7 414 88,4 3 209 91,6 3 539 76,4 14 162 85,7
Yvelines 9 700 94,1 3 024 91,7 3 120 78,9 15 844 90,3
Deux-Sèvres 1 540 93,8 649 94,3 1 046 82,2 3 235 89,8
Somme 2 432 88,8 1 009 84,6 1 770 78,3 5 211 84,2
Tarn 1 721 92,7 698 88,2 1 165 84,5 3 584 89,0
Tarn-et-Garonne 1 003 88,7 437 88,6 690 79,8 2 130 85,6
Var 4 616 91,3 1 728 92,5 2 219 79,7 8 563 88,2
Vaucluse 2 618 90,1 1 234 90,3 1 712 79,8 5 564 86,7
Vendée 2 941 94,4 1 147 95,5 1 948 88,1 6 036 92,4
Vienne 1 938 91,5 683 89,5 1 312 82,6 3 933 88,0
Haute-Vienne 1 648 92,0 537 91,0 896 78,3 3 081 87,4
Vosges 1 802 92,9 704 93,0 1 255 80,1 3 761 88,2
Yonne 1 352 88,7 542 84,7 751 74,0 2 645 83,2
Territoire de Belfort 750 89,5 289 88,4 351 77,3 1 390 85,9
Essonne 7 194 89,8 2 875 87,3 3 094 75,9 13 163 85,6
Hauts-de-Seine 9 315 92,3 2 203 88,2 2 628 75,1 14 146 87,9
Seine-Saint-Denis 5 960 83,9 3 165 88,3 4 151 70,8 13 276 80,2
Val-de-Marne 6 358 91,0 2 468 89,2 3 122 75,3 11 948 86,0
Val-d’Oise 6 217 87,5 2 828 86,4 3 101 74,4 12 146 83,5
France de province 239 135 91,9 95 922 91,5 141 821 81,7 476 878 88,5
France métropolitaine 306 144 91,6 119 047 91,0 169 031 80,7 594 222 88,1
Guadeloupe 2 592 90,4 1 151 92,5 1 712 78,3 5 455 86,6
Martinique 1 964 93,4 923 90,0 1 423 81,1 4 310 88,2
Guyane 984 86,7 576 82,2 937 72,9 2 497 80,0
La Réunion 4 395 92,0 2 498 87,6 2 814 75,6 9 707 85,5
Mayotte 975 68,7 949 67,6 729 72,7 2 653 69,3
France 317 054 91,5 125 144 90,7 176 646 80,5 618 844 87,9
  • Source : Ministère en charge de l’éducation, DEPP

Régions

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Réussite au baccalauréat – session 2015 : comparaisons régionales

Réussite au baccalauréat – session 2015 : comparaisons régionales
Bac général Bac technologique Bac professionnel Tous baccalauréats
Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%)
Auvergne-Rhône-Alpes 37 972 92,7 14 494 92,0 20 536 82,9 73 002 89,6
Bourgogne-Franche-Comté 12 470 91,8 4 835 90,5 7 767 81,4 25 072 88,1
Bretagne 16 248 93,7 6 700 94,0 10 058 86,9 33 006 91,6
Centre-Val de Loire 11 365 91,7 4 696 91,9 6 607 81,5 22 668 88,5
Corse 1 211 96,6 484 92,2 556 82,4 2 251 91,8
Grand Est 24 953 91,6 10 618 91,9 15 205 79,6 50 776 87,7
Hauts-de-France 26 771 90,5 11 705 90,5 17 906 79,4 56 382 86,6
Île-de-France 67 009 90,5 23 125 89,1 27 210 75,8 117 344 86,3
Normandie 15 588 91,4 6 056 90,1 9 582 80,5 31 226 87,5
Nouvelle-Aquitaine 25 675 92,2 9 880 91,7 15 438 83,0 50 993 89,1
Occitanie 25 833 91,4 10 335 90,2 14 947 81,3 51 115 87,9
Pays de la Loire 17 447 94,1 6 704 94,8 11 295 86,0 35 446 91,5
Provence-Alpes-Côte d’Azur 23 602 90,0 9 415 90,3 11 924 78,6 44 941 86,8
France de province 239 135 91,9 95 922 91,5 141 821 81,7 476 878 88,5
France métropolitaine 306 144 91,6 119 047 91,0 169 031 80,7 594 222 88,1
Guadeloupe 2 592 90,4 1 151 92,5 1 712 78,3 5 455 86,6
Martinique 1 964 93,4 923 90,0 1 423 81,1 4 310 88,2
Guyane 984 86,7 576 82,2 937 72,9 2 497 80,0
La Réunion 4 395 92,0 2 498 87,6 2 814 75,6 9 707 85,5
Mayotte 975 68,7 949 67,6 729 72,7 2 653 69,3
France 317 054 91,5 125 144 90,7 176 646 80,5 618 844 87,9
  • Source : Ministère en charge de l’éducation, DEPP

 



Des journalistes disent leur inquiétude pour la liberté de la presse en France

Mieux vaut tard que jamais, m’enfin bon, ils auraient quand même pu écouter beaucoup plus tôt les victimes de Josette Brenterch du NPA de Brest et de ses divers complices, au lieu de les mépriser ou de s’en « moquer » avec le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi…

 

http://www.liberation.fr/france/2017/05/18/monsieur-le-president-il-n-appartient-pas-a-l-elysee-de-choisir-les-journalistes_1570485

Monsieur le Président, il n’appartient pas à l’Elysée de choisir les journalistes

 

Par LIBERATION — 18 mai 2017 à 17:12
Arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée pour la passation de pouvoirs avec François Hollande, le 14 mai. Photo Albert Facelly pour Libération

Une vingtaine de sociétés des journalistes de médias nationaux, dont celle de «Libé», et des directeurs de rédactions s’inquiètent de l’organisation de la communication présidentielle, à l’occasion du déplacement d’Emmanuel Macron au Mali.

  • Monsieur le Président, il n’appartient pas à l’Elysée de choisir les journalistes

Monsieur le Président,

Vous effectuez demain votre premier déplacement de chef d’Etat au Mali. Avant votre décollage, nous souhaitons vous transmettre nos inquiétudes quant à l’organisation de la communication présidentielle qui est en train de se mettre en place depuis votre entrée en fonction.

Pour des raisons de place ou de sécurité, nous comprenons la nécessité de constituer des pools de journalistes – parfois, et à condition que toutes les rédactions y aient accès selon un roulement établi. En revanche, il n’appartient en AUCUN CAS à l’Elysée de choisir ceux d’entre nous qui ont le droit ou non de couvrir un déplacement, quel qu’en soit le thème (défense, diplomatie, économie, éducation, social…). Ce n’est pas au président de la République, ou à ses services, de décider du fonctionnement interne des rédactions, du choix de leurs traitements et de leurs regards. Ce choix relève des directions des rédactions et des journalistes qui les composent, qu’ils soient permanents ou pigistes, JRI ou reporters, photographes ou dessinateurs.

Aucun de vos prédécesseurs ne s’est prêté à ce genre de système, au nom du respect de la liberté de la presse. Alors que la défiance pèse de plus en plus sur l’information, choisir celui ou celle qui rendra compte de vos déplacements ajoute à la confusion entre communication et journalisme, et nuit à la démocratie.

Premiers signataires :

Les sociétés des journalistes de l’AFP, BFM TV, Les Echos, Europe 1, Le Figaro, France 2, Rédaction nationale de France 3, France Culture, France Info, France Inter, Libération, les JT de M6, Mediapart, Le MondeLe Parisien, Le Point, RFI, RMC, RTL, Télérama, TF1, La Vie

Jean-Philippe Baille, directeur de la rédaction de RTL
Frédéric Barreyre, directeur de la rédaction de France Culture
Luc Bronner, directeur de la rédaction du Monde
Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières
Guillaume Dubois, directeur de L’Express
Nassira El Moaddem, directrice du Bondy Blog
Michel Field, directeur de l’information de France Télévisions
Jean-Marc Four, directeur de la rédaction de France Inter
Johan Hufnagel, directeur des éditions de Libération
Laurent Joffrin, directeur de la publication de Libération
Eric Kervellec, directeur de la rédaction de France Info
Edwy Plenel, directeur de Mediapart

LIBERATION



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