Quel est le programme du ministre Richard Ferrand pour la « cohésion des territoires » ?

Au stade où en est aujourd’hui la connaissance qu’a l’opinion publique de ses affaires immobilières antérieures, il est possible d’envisager que M. Richard Ferrand se trouve installé à la tête d’un ministère tout spécialement créé à la mesure de ses ambitions afin de lui permettre de continuer à réaliser d’excellentes opérations familiales.

 

http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250279167184

Un gouvernement de « cohésion » pour les territoires ?

 

17/05/2017 La rédaction, avec agences

Organisation territoriale – Elus

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion territoriale, lors de la passation de pouvoirs avec Jean-Michel Baylet
© X. Popy / REA | Richard Ferrand, ministre de la Cohésion territoriale, lors de la passation de pouvoirs avec Jean-Michel Baylet

 

Le gouvernement dirigé par Edouard Philippe a été nommé ce 17 mai. Les collectivités s’intéresseront notamment au portefeuille confié à Richard Ferrand qui, sous l’intitulé « Cohésion des territoires », devrait être leur principal interlocuteur. Y compris sur la politique de la ville et le logement. Le tandem qui fait son entrée à Bercy devrait toutefois être en première ligne sur la fiscalité locale… et sur la fonction publique. Focus sur les ministères clefs du point de vue des territoires, y compris celui de la « Transition écologique et solidaire » confié à Nicolas Hulot.

Emmanuel Macron a composé ce mercredi 17 mai son premier gouvernement, une équipe de 22 membres au total – 18 ministres et quatre secrétaires d’Etat.
On y trouve quatre membres socialistes ou venus du PS : Gérard Collomb, Jean-Yves Le Drian, Richard Ferrand et Christophe Castaner. Trois ministres viennent de LR : le Premier ministre Edouard Philippe, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin à Bercy. Trois sont issus du MoDem : François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard. On compte aussi deux radicaux de gauche (PRG) : Jacques Mézard et Annick Girardin.
Promesse de campagne, la parité de la société civile par rapport au monde politique est respectée, avec onze membres, dont huit ministres : Nicolas Hulot, la directrice de la Haute Autorité de la santé, Agnès Buzyn, la codirigeante des éditions Actes Sud, Françoise Nyssen, la dirigeante d’entreprise Muriel Pénicaud, le directeur de l’Essec, Jean-Michel Blanquer, la scientifique Frédérique Vidal et la sportive Laura Flessel.
S’agissant de la représentation du monde territorial à travers les mandats locaux dont étaient à ce jour titulaires les nommés, on trouvera aux côtés du Premier ministre Edouard Philippe, maire du Havre, quatre autres maires : Gérard Collomb (Lyon), François Bayrou (Pau), Gérald Darmanin (Tourcoing) et Christophe Castaner (Forcalquier). On mentionnera en outre Jacques Mézard, président de la communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac, Marielle de Sarnez, conseillère de Paris, Richard Ferrand, élu au conseil régional de Bretagne toujours présidé par Jean-Yves Le Drian.
L’Elysée a d’ailleurs fait savoir que tous les ministres titulaires d’un mandat exécutif local devront démissionner de ce mandat « sous un mois ». Y compris Jean-Yves Le Drian, qui avait été autorisé sous le quinquennat de François Hollande à cumuler des fonctions de ministre avec celles de président de conseil régional. Il devra cette fois-ci quitter la tête de sa région. Quant aux ministres candidats aux législatives des 11 et 18 juin, ils devront démissionner de leur poste s’ils ne sont pas élus, a ajouté l’Elysée.

Gérard COLLOMB, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur
Nicolas HULOT, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire
François BAYROU, ministre d’Etat, Garde des Sceaux, ministre de la Justice

Sylvie GOULARD, ministre des Armées
Jean-Yves LE DRIAN, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
Richard FERRAND, ministre de la Cohésion des territoires
Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé
Françoise NYSSEN, ministre de la Culture
Bruno LE MAIRE, ministre de l’Economie
Muriel PÉNICAUD, ministre du Travail
Jean-Michel BLANQUER, ministre de l’Education nationale
Jacques MÉZARD, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation
Gérald DARMANIN, ministre de l’Action et des Comptes publics
Frédérique VIDAL, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
Annick GIRARDIN, ministre des Outre-Mer
Laura FLESSEL, ministre des Sports

Elisabeth BORNE, ministre auprès du ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique, chargée des transports
Marielle DE SARNEZ, ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des affaires européennes

Christophe CASTANER, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement
Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes
Sophie CLUZEL, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées
Mounir MAHJOUBI, secrétaire d’Etat chargé du numérique

Les collectivités et le logement à l’heure de la « cohésion des territoires »

L’arrivée de Richard Ferrand au ministère de la Cohésion des territoires est une juste récompense pour le député PS du Finistère qui fut le premier parlementaire à rejoindre le mouvement En Marche en qualité de secrétaire général, tout en continuant de présider la mission d’évaluation de la loi… Macron. Il avait été auparavant rapporteur de cette loi emblématique du quinquennat Hollande.
La notion de cohésion des territoires semble empruntée à l’Europe. Inscrite dans le traité de Lisbonne, la « cohésion territoriale » avait fait l’objet de vifs débats en 2008 pour en esquisser une définition commune à tous les membres. La Commission l’avait alors définie comme la politique qui consiste « à garantir le développement harmonieux de tous les territoires et à permettre à leurs habitants de tirer le meilleur parti de leurs caractéristiques propres ».
Que va-t-on donc retrouver sous ce vocable ? Au vu des passations de pouvoirs qui ont eu lieu ce mercredi après-midi, on sait que Richard Ferrand succède à la fois à Jean-Michel Baylet, ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, à Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, et à Patrick Kanner pour ce qui est de la politique de la ville. Il hérite donc d’un portefeuille très large, englobant l’aménagement du territoire, la ruralité et la politique de la ville (soit peu ou prou le champ de compétence du Commissariat général à l’égalité des territoires), mais aussi les collectivités et le logement. À la veille de l’annonce du gouvernement, les spéculations évoquaient le fait que le logement serait intégré à un grand ministère de la transition écologique.

Dès mercredi en fin de journée lors de la passation de pouvoirs avec Jean-Michel Baylet, Richard Ferrand a affirmé sa volonté de lutter contre le « sentiment de déclassement » d’un certain nombre de territoires. « Il faut agir et faire partager à chacune et chacun que des territoires sont en souffrance, mais que la République n’en abandonne aucun », a-t-il affirmé, soulignant les enjeux de sa tâche à la tête du ministère : « Rééquilibrage des territoires, faire en sorte que partout on puisse en France développer des terres d’excellence. » « Partout, la mobilité, l’accès aux services doivent être garantis », a-t-il poursuivi. « Il faut savoir travailler avec les élus locaux qui au quotidien sont les artisans de l’action publique. Il faudra que les administrations aussi acceptent cette idée, cette fluidité nécessaire avec les élus locaux qui ont une parfaite légitimité de parler du réel. »

Quelques instants plus tard, lors d’une passation de pouvoirs avec cette fois Emmanuelle Cosse, Richard Ferrand a assuré que le logement ne serait « pas minoré » malgré son absence dans l’intitulé de ses attributions. Une absence qui avait fait réagir tant l’Union sociale pour l’habitat que la Fondation Abbé Pierre ou la Fnaim… « Il est au contraire mis au coeur d’une politique qui veut précisément faire en sorte que partout en France, tout le monde puisse accéder au même droit au logement », a-t-il déclaré, en rendant un hommage appuyé à l’action de sa prédécesseure. « Je suis très à l’aise avec la politique que vous avez conduite puisqu’à l’Assemblée nationale, je l’ai toujours votée », a-t-il dit, tout en promettant une « stabilité législative » sur le secteur. « Le cadre législatif est posé, vous y avez largement contribué » a-t-il poursuivi, affirmant son intention de « parfaire ce qui a été mis sur les rails et d’accompagner la dynamique à l’oeuvre dans le secteur » de la construction.
Selon La Voix du Nord, Valérie Létard, sénatrice (UDI), a refusé un ministère du Logement et de la Ville, proposition que lui aurait faite il y a quelques jours Emmanuel Macron.

Dans la foulée, c’est Patrick Kanner qui lui a légué une partie de son portefeuille. Richard Ferrand s’est là encore voulu rassurant sur l’importance de la politique de la Ville, assurant que le ministère « s’appelle autrement parce que ce qui reste à faire doit s’insérer dans une action plus globale qui porte ses fruits dans tous les territoires de France ». « Le terme générique de ‘cohésion des territoires’ a un défaut mais une qualité », a-t-il expliqué : « Le défaut est qu’il s’agit d’un terme abstrait. Mais il va de soi que la politique de la ville, le logement, l’aménagement du territoire… tout cela se devait d’être ensemble pour que l’action publique soit plus efficace. » « Les défis sont importants », a-t-il ajouté, disant son ambition que « dans cinq ans on ne parle plus de territoires oubliés », évoquant « le sentiment d’être abandonnés », voire d’être « assignés à résidence », de certains citoyens. « Il ne s’agit pas d’effacer les traces de ceux qui ont marché avant nous », a-t-il assuré. « Trouvez-nous 4 milliards de plus pour vraiment aboutir à ce que nous souhaitons, à savoir un programme complet en faveur des quartiers », avait auparavant lancé Patrick Kanner.

S’agissant du champ des collectivités locales stricto sensu, reste à savoir plus précisément quel sera le périmètre de Richard Ferrand. Il faudra pour cela attendre les décrets d’attribution pour voir si celui-ci aura autorité conjointe sur la Direction générale des collectivités locales avec le ministère de l’Intérieur. Mais aussi considérer qui sera aux commandes de l’une des réformes sans doute les plus sensibles pour les élus locaux, à savoir la réforme annoncée de la taxe d’habitation.
Dans une tribune publiée fin février, Richard Ferrand avait défendu au nom du mouvement En Marche l’idée de supprimer la taxe d’habitation pour 80% des ménages, assurant qu’elle « ne grèvera en rien le budget des collectivités territoriales », dans la mesure où « l’État paiera la taxe d’habitation en lieu et place des ménages, et que « l’autonomie fiscale des collectivités locales sera également totalement préservée, dans les modalités techniques qui seront retenues ».
Reste que ce chantier a de bonnes chances d’être piloté par Bercy, où un binôme LR formé de Bruno Le Maire à l’Economie et de Gérald Darmanin sous l’intitulé « Action et Comptes publics » vient de faire une entrée remarquée. D’autant plus que l’Elysée a fait savoir que les attributions de Bruno Le Maire, en tant que ministre de l’Economie, recouvriront les Finances, l’Industrie, les Services, le Commerce et la Fiscalité.

Lire la suite ici.

 

 

http://www.actuimmobilier.fr/politique/richard-ferrand-quels-changements-a-faire-dans-un-secteur-ou-tout-va-bien-2492.html

Richard Ferrand : quels changements à faire dans un secteur où tout va bien ?

 

par · 27 mai 2017

Après la passation de pouvoir qui s’est déroulée le 24 mai dernier, Richard Ferrand, l’ex-PS, a été nommé ministre de la Cohésion des territoires. Ce dernier aura la charge de réaliser le programme immobilier du président Macron. On est en droit de se demander quels seraient les changements à faire dans ce secteur où la reprise n’a jamais été aussi importante.

 

Un secteur où tout va bien et qui participe au développement de plusieurs autres

Sous la direction d’Emmanuel Cossé, ancien ministre, le secteur de l’immobilier a largement évolué. En seulement un an, la progression est significative. Une hausse de 7.7 % des transactions immobilières a été enregistrée. Les investissements dans le neuf ont évolué de 13.8 %. Et les nouvelles constructions sont connu une reprise de 19.8 %.

Toutes ces situations ont fait que l’économie française a repris de plus belle. Les constructions ont augmenté pour suivre les demandes du marché, ce qui a créé de l’emploi et augmenté le pouvoir d’achat de certains ménages.

 

Un programme immobilier à mettre en place dès la rentrée

Malgré tout, le nouveau ministre devra apporter quelques changements dans ce secteur. Il a après tout pour rôle de réaliser le programme immobilier du nouveau président. Dès le début de la rentée, le bail mobilité professionnelle devrait être mise en place. Il s’agit d’un contrat, qui est plus avantageux pour les prestataires de services. Il ne dure que 9 mois maximum et n’exige aucun dépôt de garantie. Ce sont les CDD qui en seront ravis.

En outre, le planning des rénovations énergétiques des parcs aériens devra être géré par Richard Ferrand. À cela s’ajoute la construction de nouveau bâtiment par millier dans une grande partie de la France afin de limiter les risques d’une crise de logement.

 

 

https://www.letemps.ch/monde/2017/05/26/richard-ferrand-pilier-fele-macronie

Richard Ferrand, pilier félé de la «Macronie»

 


Publié vendredi 26 mai 2017 à 22:17, modifié samedi 27 mai 2017 à 13:52.

Le ministre français de la cohésion des territoires est sous pression pour avoir dans le passé avantagé son épouse dans des négociations immobilières

Officiellement, l’affaire est close. «Les électeurs pourront, dans deux semaines, dire s’ils font, comme moi, confiance à Richard Ferrand», a asséné vendredi le chef du gouvernement français Edouard Philippe, interrogé sur l’avenir de son ministre de la Cohésion des territoires. Pas question donc d’une «jurisprudence Macron» qui entraînerait, sous le nouveau quinquennat présidentiel, la démission de tout ministre soupçonné d’avoir fait bénéficier ses proches de largesses financières.

Mis en cause par le «Canard enchaîné» de mercredi, à propos de faveurs immobilières accordées à son épouse lorsqu’il dirigeait les Mutuelles de Bretagne, le député sortant socialiste du Finistère, nommé ministre le 10 mai, apparaît donc pour l’heure protégé par celui qu’il a largement contribué à propulser à l’Elysée.

Première entorse

Difficile, pourtant, de ne pas voir dans cette décision de soutenir Richard Ferrand une première entorse à la promesse du candidat Emmanuel Macron de «moraliser» la vie politique hexagonale. Certes, le ministre ne fait pour l’heure l’objet d’aucune poursuite. Il n’a pas non plus permis à son épouse de réaliser une belle opération immobilière alors qu’il était élu (les faits se sont déroulés un an avant son élection à l’assemblée nationale en 2012). Mais l’argument du pouvoir selon lequel l’intéressé n’a rien à se reprocher ne tient guère.

En ayant fait bénéficier sa femme d’informations confidentielles alors qu’il occupait la direction d’un organisme mutualiste supposé être non lucratif, le nouveau ministre n’a pas commis de délit, mais s’est clairement servi de sa position pour avantager sa famille. Avant, une fois élu, d’employer son fils comme assistant parlementaire durant quelques mois. Ce que d’autres élus – comme l’ex-candidat à la présidence François Fillon (de nouveau convoqué par les juges le 30 mai dans le cadre du «Penelopegate») ou l’ex-ministre socialiste de l’Intérieur Bruno le Roux (contraint de démissionner en mars 2017, cinq mois après sa nomination) – ont payé très cher.

Rapport de force politique

La réalité est qu’un rapport de force très politique se cache derrière le cas Ferrand. L’ex député PS breton – candidat à sa réélection lors des législatives des 11 et 18 juin dans la circonscription de Carhaix-Plouguer – a été l’un des premiers à rallier Emmanuel Macron, dont il fit la connaissance comme rapporteur de son texte de loi sur la croissance et l’activité en 2014. Il vient par ailleurs de Bretagne, la région très centriste présidée jusqu’à ces derniers jours par le ministre des Affaires étrangères Jean Yves Le Drian, l’un des «éléphants» du gouvernement et le seul du quinquennat Hollande à avoir conservé un portefeuille (il fut ministre de la Défense de 2012 à 2017).

Il a, enfin, joué depuis un an le rôle crucial de chef d’état-major du mouvement «En Marche!», dont il a contribué à nommer et à former tous les cadres. Bref, il est l’un des piliers de la «macronie» de terrain, au service d’un président qui n’avait jamais été élu avant sa victoire du 7 mai.

Ferrand a fait ce qui apparaît sans doute normal aux yeux d’un ancien banquier d’affaires comme Macron: il a profité des circonstances pour enrichir sa famille sans léser personne

Richard Ferrand ou l’envers du décor d’un quinquennat dont le premier projet de loi, porté par le ministre de la justice centriste François Bayrou, sera justement un texte sur la moralisation de la vie politique? «Ferrand a fait ce qui apparaît sans doute normal aux yeux d’un ancien banquier d’affaires comme Macron: il a profité des circonstances pour enrichir sa famille sans léser personne», ironise-t-on du côté des «Républicains», le parti de droite que plusieurs sondages donnent nettement battu aux prochaines législatives (20% des suffrages contre 30% à la «République en Marche», le parti présidentiel qui pourrait donc obtenir la majorité absolue des 577 sièges de députés).

Enquête réclamée par la droite

La droite, qui réclame l’ouverture d’une enquête, bute pour l’heure sur le refus du parquet national financier pour laquelle cette «transaction commerciale» acceptée par les Mutuelles de Bretagne n’a pas transgressé la loi. Le parquet de Brest a adopté la même position. Le parti socialiste, qui détenait la majorité sortante et se retrouve menacé par la déferlante Macron, exige néanmoins des investigations et l’organe français de supervision des banques et des assurances a été saisi pour «forte suspicion» sur «les conditions d’occupation, de fixation des loyers et des montants des travaux» effectués dans l’immeuble acquis par l’épouse du ministre.

Conséquence? Rien pour le moment. Sans nouvel élément, l’option Macron semble donc être, pour l’heure, celle du couvercle qu’on referme sur certaines soutes de la République Française.

À propos de l’auteur

Richard Werly

Richard Werly

@LTWerly

Correspondant du Temps à Paris. Avant cela à Tokyo, Bruxelles, Bangkok

 



Nous n’avons pas entendu le camarade Mélenchon sur le cas Ferrand

 

 

Tout juste une de ses proches, la camarade Raquel Garrido, a-t-elle servi hier aux journalistes de BFMTV un discours facile sur une accumulation de richesses immorale.

Qui donc appelle-t-elle l’électeur à dégager par les urnes ? Elle est d’accord avec le Premier ministre, dit-elle…

 

https://www.marianne.net/debattons/editos/edouard-philippe-aux-electeurs-de-bretagne-degagez-moi-richard-ferrand

Edouard Philippe aux électeurs de Bretagne : dégagez Ferrand pour moi svp

 

Publié le 26/05/2017 à 16:50

Hervé Nathan

Directeur adjoint de la rédaction

 

Pour le Premier ministre, c’est aux électeurs de Bretagne, et non au gouvernement, de régler « l’affaire » Richard Ferrand lors des législatives. Pas de démission du ministre, donc, même si la prochaine loi sur la moralisation de la vie politique doit interdire le genre de pratiques révélées par le Canard enchaîné !

 

Heureusement qu’en France, il y a de temps en temps des élections. Cela permet aux responsables politiques de s’en remettre au peuple pour dire ce qu’il faut faire, quand soi-même on ne sait plus quoi faire. « Vox populi, vox dei » (la voie du peuple est celle des dieux), disaient les Anciens. L’aphorisme a beau avoir deux mille ans d’âge, il est repris sans vergogne par le gouvernement d’Emmanuel Macron, qui semblait pourtant adopter une vision plus moderne de la démocratie, et de la justice.

Que penser en effet de la déclaration d’Edouard Philippe à propos de « l’affaire Richard Ferrand », dont le Canard enchaîné révèle cette semaine qu’en 2011 son épouse a monté une société civile immobilière pour réaliser une affaire avec la Mutuelle de Bretagne dont Richard Ferrand était à l’époque directeur général ? « Il n’y a pas de procédure juridictionnelle en cours, il n’y a donc pas une affaire, il y a un débat. Ce débat, il est politique et il sera tranché par ceux qui sont les plus à mêmes et les mieux à même de trancher les débats politique, qui sont les électeurs et les citoyens français », a dit le Premier ministre ce vendredi 26 mai. Et d’ajouter : « Les électeurs de la circonscription dans laquelle Richard Ferrand se présente pourront dans deux semaines dire si, comme moi, ils ont confiance en Richard Ferrand, et ce sera le juge de paix, celui que personne ne peut dépasser en démocratie ».

L’argument de l’onction du suffrage universel qui laverait tous les péchés

Voici les citoyens de la 6e circonscription du Finistère, centrée sur la ville de Châteaulin, enjoints d’être tout à la fois procureurs, juges d’instruction et juges du siège de leur député puisqu’ils ont le choix entre le garder (à l’Assemblée, donc au gouvernement) ou de le « dégager ». La manœuvre qui qui consiste à recourir à une soi-disant justice « populaire » par l’intermédiaire d’un scrutin politique, n’est pas vraiment glorieuse et a peu à voir avec la justice. L’argument de l’onction du suffrage universel qui laverait tous les péchés avait été maintes fois utilisé pour lustrer des politiques pas très reluisants, à commencer par les époux Balkany, régulièrement réélus à leurs postes dans leur bonne ville de Levallois-Perret, bien arrosée par leurs soins, malgré leurs multiples affaires. Certes, il n’y a pour l’heure aucune action et le parquet financier ne s’est pas jeté sur l’affaire. Mais François Hollande s’était bien mordu les doigts d’avoir attendu que les juges se bougent pour se séparer de Jérôme Cahuzac. On entend aussi les avocats de Ferrand jurer que la faute (éventuelle) à lui reprocher serait bénigne puisqu’il ne s’agirait pas d’argent public. Une assertion dont on se demande ce qu’en pensent les cotisants de la Mutuelle de Bretagne…

Le ministre breton passera donc les 11 et 18 juin prochains devant un jury de plusieurs dizaines de milliers d’électeurs chargés de lever ou de baisser le pouce pour mettre à mort un coupable ou en faire un héros, comme au temps des jeux du cirque. Rassurez-vous bonnes gens, il semble que le risque électoral soit faible, au vu du score local d’Emmanuel Macron. Mais sait-on jamais : si la tête de Ferrand devait tomber (politiquement) sur le sable, alors « Vae Victis ! » (malheur aux vaincus ! ), le président de la République dont Ferrand est un des plus proches compagnons d’armes en tirerait immédiatement les conséquences, en le démettant de ses fonctions de ministre. Emmanuel Macron et Edouard Philippe pourraient alors se laver les mains de l’affaire, comme le fit Ponce Pilate. Décidément, la référence à l’Antique est furieusement tendance en ce moment…

« Ne pas se placer dans des situations qui seraient légales mais contestées« 

Droit dans ses bottes, le Premier ministre est néanmoins lézardé de contradictions, puisqu’il explique « en même temps » que « tout l’objectif du gouvernement dans la loi (sur la moralisation de la vie politique) que nous sommes en train de préparer, c’est justement de proposer des règles extrêmement strictes qui permettront à l’ensemble des parlementaires, et en vérité à l’ensemble de ceux qui exercent des responsabilités publiques, de ne pas se placer dans des situations qui seraient légales mais contestées« . Si on lit bien le français, cette dernière proposition s’adapterait clairement au cas de Richard Ferrand ! Et ce, d’autant plus qu’Edouard Philippe a publié le 25 mai une circulaire enjoignant tous les ministres de lui faire part « de tout intérêt antérieur à ces cinq ans susceptible d’influencer ou de paraître influencer une décision publique à laquelle vous serez associé ». Là encore, comment ne pas penser à Richard Ferrand ?

Résumons : le Premier ministre estime qu’il ne peut rien faire puisqu’il n’y a pas de poursuites contre le ministre de la Cohésion des territoires, mais que la loi future devrait probablement interdire à son ministre d’être élu ou de gouverner. Le problème, c’est que Richard Ferrand est un personnage d’un poids politique presque aussi lourd que le Premier ministre lui-même, puisqu’il fut le premier député PS à rejoindre l’aventure En Marche, et l’un des architectes de la victoire présidentielle… Un psychanalyste conclurait que le subconscient du Premier ministre impuissant, allié à son surmoi, appelle tout simplement les électeurs du Finistère à « dégager » Richard Ferrand du paysage politique, quoi qu’il affirme penser le contraire. Ce qui constitue le propre du déni…

 

Le procureur de Brest renonce à poursuivre Ferrand

 

Le 26.05.2017 à 17h30

 

Les faits dénoncés par le Canard Enchaîné sur une affaire immobilière concernant la compagne de Richard Ferrand ne constituent pas une infraction et à ce titre ne permettent pas d’ouvrir une enquête, a annoncé ce vendredi le procureur de la République de Brest.
Dans un communiqué, le procureur Eric Mathais dit avoir
« procédé à une analyse juridique pour déterminer s’il devait se saisir et diligenter une éventuelle enquête ». « Au terme de celle-ci », conclut-il, « il apparaît qu’en l’état, aucun des faits relatés n’est susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales permettant d’ouvrir une enquête préliminaire ».



L’affaire Richard Ferrand révèle de l’illettrisme chez les juristes brestois

Nous apprenons ce soir que le procureur de la République de Brest a reçu ce 26 mai 2017 un signalement de l’avocat du mouvement politique « les Républicains » à la suite des faits relatés dans l’article du Canard enchaîné de cette semaine visant Richard Ferrand, et qu’il a publié un communiqué où il précise avoir lui-même procédé à une analyse juridique des mêmes faits et conclu au terme de celle-ci « qu’en l’état, aucun des faits relatés n’est susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales permettant d’ouvrir une enquête préliminaire « .

La loi est censée être la même pour tous, mais à l’évidence, ce n’est pas le cas pour ces deux juristes dont l’un au moins ne doit pas savoir lire et répond parfaitement aux critères définissant l’illettré, atteint d’illettrisme :

« L’illettrisme désigne l’état d’une personne qui a été instruite (par une scolarisation ou autre) mais que cet apprentissage n’a pas conduit à la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul ou que cette maîtrise a été perdue. L’illettrisme est une forme particulière de l’analphabétisme. L’illettrisme relève de l’accès au sens des écrits. Le texte que l’illettré ne comprend pas est accessible lorsque le texte est lu. »

Question : lequel des deux est-ce donc ?

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/brest/affaire-ferrand-faits-denonces-ne-permettent-pas-ouvrir-enquete-1261463.html

Affaire Ferrand: les faits dénoncés ne permettent pas d’ouvrir une enquête

 

Richard Ferrand à Quimper le 19/05/2017 / © Maxppp / Béatrice LE GRAND
Richard Ferrand à Quimper le 19/05/2017 / © Maxppp / Béatrice LE GRAND

 

Les faits dénoncés mercredi par le Canard Enchaîné sur une affaire immobilière concernant la compagne de Richard Ferrand ne constituent pas une infraction et à ce titre ne permettent pas d’ouvrir une enquête, a annoncé vendredi le procureur de la République de Brest.

Par Krystel Veillard avec l’AFP Publié le 26/05/2017 à 17:59 Mis à jour le 26/05/2017 à 18:33

Il n’y aura pas d’enquête sur les faits dénoncés par le Canard enchaîné, concernant Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des Territoires et l’affaire de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne, qu’il dirigeait alors. Alors que le parquet national financier, interrogé par des journalistes, a déjà fait connaître de son côté qu’il n’entendait pas se saisir de ces faits, le procureur de la République de Brest, Eric Mathais vient de diffuser un communiqué où il précise avoir « procédé à une analyse juridique pour déterminer s’il devait se saisir et diligenter une éventuelle enquête ».  »Au terme de celle-ci », conclut-il, « il apparaît qu’en l’état, aucun des faits relatés n’est susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales permettant d’ouvrir une enquête préliminaire« .

 

Le soutien du Premier ministre

Dans le même temps le Premier ministre Edouard Philippe a renouvelé vendredi sa « confiance » à Richard Ferrand, alors même que son gouvernement planche sur sa première loi, consacrée à la moralisation de la vie publique. Le Premier ministre a ainsi déclaré dans la matinée: « Richard Ferrand a ma confiance », les électeurs de la circonscription de Carhaix-Plouguer « pourront dans deux semaines dire si, comme moi, ils ont confiance en Richard Ferrand ». « Ce sera le juge de paix, celui que personne ne peut dépasser en démocratie », a-t-il ajouté, en marge d’un déplacement à Paris pour soutenir un autre ministre candidat aux législatives pour En Marche!, Mounir Mahjoubi, face au patron du PS.

Le communiqué du Procureur de la République de Brest

Le procureur de la République de Brest a pris connaissance d’un article paru le mercredi 24 mai 2017, dans l’hebdomadaire « le Canard enchaîné » et intitulé « la contribution de Richard Ferrand à la moralisation de la vie politique ».
Le parquet national financier, interrogé par des journalistes, a fait connaître qu’il n’entendait pas se saisir de ces faits.
Le procureur de la République de Brest a par ailleurs reçu ce 26 mai 2017 un signalement de l’avocat du mouvement politique « les Républicains » livrant, au nom de son client, sa propre analyse des faits relatés par cet article. Le procureur de Brest a procédé à une analyse juridique pour déterminer s’il devait se saisir et diligenter une éventuelle enquête. Au terme de celle-ci, il apparaît qu’en l’état, aucun des faits relatés n’est susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales permettant d’ouvrir une enquête préliminaire.

 

A lire aussi



De l’illettrisme en France et en Bretagne : instruisons Richard Ferrand

Bien des journalistes ont relevé comme étant pour le moins « maladroite » la justification donnée par Richard Ferrand ou son entourage politique pour l’emploi de son fils comme assistant parlementaire en 2014.

Tout comme moi, certains se sont aussi remémorés qu’au cours de la même année 2014, Emmanuel Macron avait déjà dû s’expliquer après avoir publiquement tenu des propos similaires.

Plusieurs médias avaient alors informé leur public sur la situation française en matière d’illettrisme.

Recommençons, puisque c’est nécessaire.

Il faut d’abord rappeler que les départements bretons, Finistère en tête, affichent tous les ans parmi les meilleurs taux de réussite au baccalauréat. Pour l’année 2015, la Bretagne dans son ensemble s’est classée en seconde position après la Corse et devant les Pays de la Loire.

On sait depuis longtemps que les bilinguismes régionaux ne sont pas facteurs d’analphabétisme ou d’illettrisme, bien au contraire.

Les chiffres produits par l’INSEE, un organisme bourré de matheux – de ces gens que Richard Ferrand et les pseudo-littéraires de son entourage n’aiment pas plus que les Bretons – confirment que la Bretagne n’est pas une des régions où l’illettrisme est le plus fort en France.

En la matière, c’est la Picardie dont est originaire Emmanuel Macron et le Nord-Pas-de-Calais qui tiennent le pompon, tandis que la situation bretonne est proche de la moyenne nationale.

Plus précisément, selon la dernière enquête de l’INSEE, réalisée entre 2011 et 2012, 7 % de la population française adulte âgée de 18 à 65 ans et ayant été scolarisée en France est illettrée, soit 2 % de moins qu’en 2004. 6 % de ceux qui exercent une activité professionnelle et 10 % des demandeurs d’emploi sont confrontés à l’illettrisme. Cette même enquête montre qu’au total 11% de la population française adulte âgée de 18 à 65 ans sont en « situation préoccupante face à l’écrit », 7% sont illettrés et 4% sont d’origine étrangère ou non scolarisés.

L’illettrisme touche plus les hommes (60,5 %) que les femmes (39,5 %). La proportion de personnes illettrées est relativement faible chez les jeunes (4 % des jeunes de 18 à 25 ans) mais plus importante chez les générations précédentes (53 % des illettrés ont plus de 45 ans). Ce taux important d’illettrisme n’empêche pas certaines de ces personnes d’avoir un emploi, 51 % étant dans la vie active et 23,5 % au chômage, en formation ou en inactivité. Cependant, 20 % des allocataires du revenu minimum d’insertion (RMI) sont en situation d’illettrisme.

Les illettrés ne sont donc pas les jeunes Bretons bardés de diplômes qui bien souvent sont obligés de s’expatrier pour trouver du travail à la hauteur de leurs compétences, mais des individus tels les psychopathes et cybercriminels Pascal Edouard Cyprien Luraghi et Jean-Marc Donnadieu, deux inadaptés sociaux ayant très tôt connu l’échec scolaire et qui s’avèrent autant l’un que l’autre incapables de comprendre ce qu’écrivent pourtant dans un français tout à fait clair les ingénieurs et autres victimes de harcèlement moral en entreprise sur lesquels ils s’acharnent depuis 2008.

 

https://www.marianne.net/politique/trouver-un-jeune-sachant-lire-en-bretagne-dur-dur-selon-le-cabinet-du-ministre-richard

Oups

Trouver un jeune sachant lire en Bretagne ? Dur dur, selon le cabinet du ministre Richard Ferrand…

 

Par Magazine Marianne

Publié le 24/05/2017 à 15:55

 

Pas sûr que la Bretagne, ça gagne Richard Ferrand… Invité ce mercredi 25 mai par franceinfo à justifier l’emploi par le député breton de son fils comme assistant parlementaire en 2014, le cabinet du ministre de la Cohésion des territoires a eu une réponse quelque peu surprenante…

Quand il s’agit de justifier l’emploi d’un membre de leur famille comme assistant parlementaire, les politiques nous ont montré cette année qu’ils n’étaient jamais à court d’imagination… Mais la palme d’or revient sans doute au cabinet de Richard Ferrand, le tout nouveau ministre d’Emmanuel Macron, interrogé ce mercredi 25 mai par franceinfo. Objet de l’appel : justifier l’emploi, révélé par le Canard enchaîné, du fils du député du Finistère comme assistant parlementaire de janvier en mai 2014.

Evidemment soucieux de se démarquer des soupçons d’emplois fictifs qui pèsent sur la famille Fillon, le cabinet assure que le travail d’Emile Ferrand, 23 ans à l’époque, était bien réel et nécessitait des compétences variées. Et c’est là que les choses se gâtent car voici comment est expliqu, par le cabinet du ministre auprès de franceinfo, le recrutement du fiston :

Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur Internet.

Le cabinet de Richard Ferrandjoint par franceinfo

Et bim pour les Bretons ! Espérons pour Richard Ferrand que son équipe ait raison et que les habitants concernés ne sachent pas lire. Rappelons néanmoins, c’est savoureux, que son cabinet, c’est le ministère… de la Cohésion des territoires ! Si apres ça, la Bretagne ne demande pas son indépendance…

Lire aussiMoralisation : ces tweets que Richard Ferrand aurait dû penser à effacer

 

 

http://www.bfmtv.com/politique/pas-simple-de-trouver-un-jeune-instruit-en-centre-bretagne-pour-le-cabinet-de-ferrand-1171953.html#content/contribution/edit

La petite phrase du cabinet de Ferrand qui ne passe pas

 

25/05/2017 à 12h36
  • Newsletter Elysée 2017
Richard Ferrand.

Richard Ferrand. – ERIC FEFERBERG / POOL / AFP

 

Le cabinet de Richard Ferrand à Franceinfo

 

Voilà qui devrait faire beaucoup pour la « Cohésion des territoires »: pour justifier l’emploi (légal et réel) du fils de Richard Ferrand par ce dernier, l’entourage du ministre s’est distingué, selon Franceinfo, par l’utilisation d’un argument aussi bancal qu’offensant.

« Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur internet », a ainsi expliqué mercredi le cabinet de Richard Ferrand.

L’exécutif semble avoir une vision bien particulière de la Bretagne, Emmanuel Macron ayant jugé par le passé les employées de l’abattoir Gad « illettrées ».

L.N.
A lire aussi
  • Affaire Ferrand: Rachline dénonce un « deux poids deux mesures » de la Justice

  • En février sur RMC, Ferrand fustigeait « l’embauche de conjoints ou enfants » à l’Assemblée

  • Quand Mélenchon siffle la fin de la récréation

 

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/09/18/qui-sont-les-illettres-en-france_4490014_4355770.html

Qui sont les illettrés en France ?

 

La sortie du ministre de l’économie sur les « illettrées » de Gad était certes maladroite, mais le phénomène perdure aujourd’hui en France.

Le Monde.fr | 18.09.2014 à 16h33 • Mis à jour le 19.09.2014 à 15h15 | Par Mathilde Damgé et Matthieu Jublin

L'illettrisme concerne 2,5 millions de personnes en France. Ces personnes, des hommes à 60,5 %, ne maîtrisent pas les compétences de base nécessaires en lecture, écriture et calcul pour être autonomes dans des situations simples de leur vie quotidienne après avoir été pourtant scolarisés.

 

La sortie du ministre de l’économie sur les « illettrées » de Gad était certes maladroite et il s’en est excusé. Mais, au-delà du cas des employés de l’abattoir breton, l’illettrisme en France est une réalité. Le tour de la question en 5 points :

 

1. L’illettrisme, ce n’est pas l’analphabétisme

Une personne illettrée a déjà reçu un apprentissage de la lecture mais n’en a pas acquis une maîtrise suffisante pour être autonome, selon les définitions de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI).

Pour imaginer le niveau de compétence requis pour ne pas être considéré comme illettré, on peut consulter la méthodologie mentionnée à la fin de ce document résumant le test lors de la Journée défense et citoyenneté (JDC), à laquelle ont participé 750 000 jeunes en 2013.

En revanche, une personne analphabète n’a, elle, jamais été scolarisée. La définition retenue de l’alphabétisme par le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) est : « Le pourcentage des personnes âgées de 15 ans ou plus qui peuvent, en comprenant, lire et écrire un texte court en rapport avec leur vie de tous les jours. »

2. Des Bretons « analphabètes » jusque dans les années 1980

Jusqu’au début des années 1980, l’analphabétisme renvoyait à un problème d’insuffisance des compétences de lecture et d’écriture en français seconde langue, problème qui concernait les immigrés de la deuxième génération, notamment d’Afrique du Nord, ainsi que les Français originaires de régions ayant leur propre langue, comme le Pays basque, la Catalogne et la Bretagne.

C’est l’association caritative ATD Quart-monde qui conçoit le terme « illettrisme » pour que les Français pauvres aux compétences limitées en lecture et en écriture n’aient pas le sentiment qu’on les compare aux travailleurs immigrés qualifiés d’analphabètes.

Le groupe interministériel permanent de lutte contre l’illettrisme est créé en 1984 afin de résoudre le problème.

3. Combien de Français concernés par l’illettrisme ?

2,5 millions C’est, selon l’Insee, le nombre de 18-65 ans illettrés en 2011 en métropole, soit 7 % de la population. Cette proportion était de 9 % en 2004 (3,1 millions de personnes illettrées).

A titre de comparaison, seulement 1 % à 2 % des Français sont concernés par l’analphabétisme, selon l’Insee. Le taux d’alphabétisme en France est en effet évalué à 99 %.

Les personnes actives sont massivement représentées parmi les illettrés (51 %), tandis que seulement 10 % sont au chômage.

C’est dans l’agriculture, la pêche et l’agroalimentaire que se concentre le plus fort taux d’illettrisme (près de 10 %), secteurs suivis par l’industrie, le BTP et les services aux personnes (entre 7 et 8 %).

Concernant les catégories d’employés, les ouvriers ne sont pas les seuls concernés : le phénomène est difficile à quantifier, mais des chercheurs se penchent depuis plusieurs années sur la question et une association interentreprises qui lutte contre l’illettrisme au sein de grands groupes, B’A'BA, a été créée.

>> Lire : L’illettrisme des cadres, un phénomène méconnu et tabou

4. De fortes disparités géographiques

Toutes les régions ne sont pas atteintes dans les mêmes proportions par l’illettrisme. Alors que l’Ile-de-France compte environ 5 % d’illettrés, la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais en comptent au moins 11 %. La carte ci-dessous fait figurer ces disparités.

Dans le cas de la Corse, l’Insee ne dispose pas de statistiques sur l’ensemble de la population, mais sur les « jeunes » : 3,8 % d’entre eux sont en situation d’illettrisme.

La situation des départements et territoires d’outre-mer est largement plus problématique qu’en métropole. Les taux d’illettrisme sur la population entière y sont beaucoup plus élevés : 20 % en Guadeloupe et en Guyane, 23 % à La Réunion, 14 % en Martinique.

58% A Mayotte, en 2012, « 58 % des habitants en âge de travailler ne maîtrisent pas les compétences de base à l’écrit en langue française », selon l’Insee. La situation locale est cependant complexe, car le français n’est la langue maternelle que « d’un Mahorais sur dix » et seulement 48 % de la population a été scolarisée à Mayotte ou en France métropolitaine. Techniquement donc, un sixième de la population est en situation d’illettrisme, car un tiers des individus scolarisés sont illettrés. Mais Mayotte, reste, selon l’Insee, « le territoire le plus touché par l’illettrisme ».

5. Les femmes et les plus jeunes moins illettrés

Les femmes sont moins illettrées que les hommes, mais, avec l’âge, la différence entre les deux sexes augmente. Chez les plus vieux, elle atteint 5 points de pourcentage selon l’étude de l’ANLCI, datée de 2011 :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Illettrisme

Illettrisme

L’illettrisme désigne l’état d’une personne qui a été instruite (par une scolarisation ou autre) mais que cet apprentissage n’a pas conduit à la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul ou que cette maîtrise a été perdue1. L’illettrisme est une forme particulière de l’analphabétisme. L’illettrisme relève de l’accès au sens des écrits. Le texte que l’illettré ne comprend pas est accessible lorsque le texte est lu.

L’illettrisme engendre souvent des problèmes d’employabilité.

La notion voisine d’innumérisme s’applique aux personnes ayant des difficultés à maitriser les nombres, le raisonnement et le calcul.

Sommaire

Définition

Le mot illettrisme est un néologisme créé en 1978 à partir du terme « illettré » (issu du latin illitteratus signifiant « ignorant ») afin de désigner les seuls Français2, sortis en situation d’échec de l’école, ayant une connaissance insuffisante de l’écrit, perdue faute de pratique, par désocialisation ou aliénation (emploi dégradant)[citation nécessaire], et de les différencier des autres catégories de personnes en difficulté avec la langue3.

En 1995, le Groupe permanent de lutte contre l’illettrisme (GPLI) propose la définition suivante4 : « Le GPLI considère comme relevant de situations d’illettrisme, des personnes de plus de seize ans, ayant été scolarisées, et ne maîtrisant pas suffisamment l’écrit pour faire face aux exigences minimales requises dans leur vie professionnelle, sociale, culturelle et personnelle. Ces personnes qui ont été alphabétisées dans le cadre de l’école, sont sorties du système scolaire en ayant peu ou mal acquis les savoirs premiers pour des raisons sociales, familiales ou fonctionnelles, et n’ont pu user de ces savoirs et/ou n’ont jamais acquis le goût de cet usage. Il s’agit d’hommes et de femmes pour lesquels le recours à l’écrit n’est ni immédiat, ni spontané, ni facile, et qui évitent et/ou appréhendent ce moyen d’expression et de communication ».

En 2003 l’ANLCI reformule la définition5 : « L’illettrisme qualifie la situation de personnes de plus de 16 ans qui, bien qu’ayant été scolarisées, ne parviennent pas à lire et comprendre un texte portant sur des situations de leur vie quotidienne, et/ou ne parviennent pas à écrire pour transmettre des informations simples. Pour certaines personnes, ces difficultés en lecture et écriture peuvent se combiner, à des degrés divers, avec une insuffisante maîtrise d’autres compétences de base comme la communication orale, le raisonnement logique, la compréhension et l’utilisation des nombres et des opérations, la prise de repères dans l’espace et dans le temps, etc. Malgré ces déficits, les personnes en situation d’illettrisme ont acquis de l’expérience, une culture et un capital de compétences en ne s’appuyant pas ou peu sur la capacité à lire et à écrire. Certaines ont pu ainsi s’intégrer à la vie sociale et professionnelle, mais l’équilibre est fragile, et le risque de marginalisation permanent. D’autres se trouvent dans des situations d’exclusion où l’illettrisme se conjugue avec d’autres facteurs. »

Histoire du concept

En 1977 le père Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart Monde et inventeur du mot, lance un défi : « [...] que dans dix ans, il n’y ait plus un seul illettré dans nos cités. Que tous aient un métier en mains. Que celui qui sait apprenne à celui qui ne sait pas. » Dans le rapport moral du mouvement ATD quart monde, publié en 1978, il invente le mot « Illettrisme »6. Le mot est préféré à celui d’« analphabétisme », jugé péjoratif, et le mot « alphabétisation » est abandonné car utilisé pour les immigrés alors que le père Wresinski constate que les personnes rencontrées dans les cités et autres bidonvilles, qui sont en difficulté avec la langue sont souvent d’origine française et scolarisées en France.

L’illettrisme est un concept franco-français7,8. Il segmente ce qu’il est convenu d’appeler analphabétisme fonctionnel (notamment par l’UNESCO) en distinguant les personnes en difficulté de maîtrise de la langue vernaculaire selon leur origine. Ce concept ne s’est pas répandu à l’étranger, pas même dans les pays francophones9. Son invention résulte de la prise de conscience, en France, que la difficulté de maîtrise de la langue française n’est pas réservée aux allophones et aux analphabètes, elle touche aussi les personnes ayant été scolarisées.

Auparavant, la définition de l’UNESCO de l’analphabétisme ne permettait pas de faire cette distinction10, mais la définition de l’UNESCO n’a pas été modifiée.

Le concept fut ensuite développé pour aboutir à la création en 1984 du GPLI groupe permanent de lutte contre l’illettrisme11 puis en 2000 de l’ANLCI Agence nationale de lutte contre l’illettrisme. Le mot fut redéfini en 2003 par l’ANLCI, puis « Agir ensemble contre l’illettrisme » fut Grande cause nationale 2013.

Causes et conséquences

La ruralité, la pauvreté et le manque de développement du système éducatif d’un pays sont parmi les principaux facteurs d’illettrisme dans sa population. Ainsi, les pays du tiers-monde dans le monde arabe, l’Amérique centrale et l’Afrique subsaharienne ont le taux d’illettrisme le plus élevé, tandis qu’en Europe, aux États-Unis et au Japon, ce taux est le plus faible.

Au XIXe siècle, Max Weber et Auguste Comte ont émis l’hypothèse que la disparition de l’illettrisme allait de pair avec la fin des religions 12. Or, à la suite des interrogations d’André Malraux, les sociologues modernes ont remis en question la thèse de la fin des religions, notamment en observant la situation aux États-Unis, où le sentiment religieux demeure fort malgré le niveau d’instruction élevé des habitants.

Dans les pays occidentaux, comment expliquer le fait qu’il y ait encore aujourd’hui des adultes illettrés alors que l’école est obligatoire depuis plus de 80 ans ?

L’illettrisme est un phénomène complexe. Les causes sont multiples et souvent cumulées dans l’histoire d’un individu :

  • Rapport qu’entretient la famille avec l’école : De manière générale, l’attitude des parents face à l’écrit participe à la valorisation ou à la dévalorisation du mode de communication mis en avant dans l’apprentissage scolaire.
  • Corrélation entre les chances de réussite scolaire et le milieu socioéconomique d’origine de l’élève : Si l’enseignement s’est progressivement démocratisé en s’ouvrant aux élèves d’origines sociales diverses, cette ouverture cache de fortes inégalités dans les chances de réussite. Vu sous cet angle, l’École n’est pas « producteur » d’illettrisme mais plutôt reproducteur de positions sociales.
  • Enseignement inadéquat : L’enseignement peut faire obstacle à l’apprentissage de la lecture lorsqu’il manque de souplesse et n’est pas adapté aux conditions d’apprentissage de chaque enfant.
  • Difficultés personnelles : Des problèmes relevant de la médecine ou de la psychologie peuvent troubler la scolarité d’un individu.
  • Compétences oubliées : Faute d’entrainement et de pratique, certaines personnes désapprennent la lecture et l’écriture.
  • Contextes sociaux défavorables à la maitrise des savoirs de base : Parmi les facteurs socioculturels jouant sur la maitrise de l’écrit, on retrouve, par exemple, le statut de la langue orale et écrite dans le milieu familial et social de l’enfant, l’importance que prend l’image à travers les médias par rapport à l’écrit…
  • Facteurs socio-historiques et géopolitiques : Conflits, guerres, exodes sont des évènements qui ont des répercussions sur l’apprentissage des enfants, soit par un arrêt de la scolarité, soit par des traumatismes psychologiques ou des drames familiaux.
  • Augmentation des exigences de la société : L’illettrisme est à considérer comme un problème qui va en s’aggravant. La société exige de plus en plus de compétences liées à l’information écrite et les places de travail ne demandant pas l’utilisation de l’écrit se font de plus en plus rares13.

Les difficultés de lecture et d’écriture rendent l’insertion de l’adulte illettré dans son groupe et dans la société en général très difficile, notamment pour l’accès au marché du travail.

Bien parler une langue mais ne pas savoir l’écrire reste difficile à dire et provoque un sentiment de honte qui est un frein à un retour en apprentissage pour les adultes. Cependant diverses associations se mobilisent pour lever le tabou.

Par exemple, en Belgique, une association a réalisé en 2010 une campagne de sensibilisation du public14.

En France, le collectif « Agir ensemble contre l’illettrisme »15 qui regroupe 65 organisations nationales (du monde de l’éducation, de l’entreprise, de l’insertion, de la culture, de l’action sociale, des associations…) fédérées par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), qui avait présenté une candidature pour que l’illettrisme soit reconnu Grande Cause nationale de l’année 2013, travaille à sensibiliser le maximum de Français au phénomène de l’illettrisme.

Prévalence

Asie

Région autonome du Tibet (Chine)

Articles connexes : Enseignement dans la région autonome du Tibet et Éducation au Tibet.

Dans son ouvrage Education in Tibet : Policy and practice since 1950 (Zed Books (en), 1998) Catriona Bass révela que le taux d’illétrisme au Tibet était l’un des plus élevé au monde, atteignant 70 % dans la population rurale16. En 2001, le taux « d’illettrés et de semi-illettrés parmi les jeunes et les adultes » au Tibet était de 39 % selon le Quotidien du Peuple17. En 2004, selon des études officielles dont fait état l’économiste Andrew Martin Fischer, environ 41 % des résidents permanents adultes urbains de la région autonome du Tibet étaient illettrés. Cette situation était exceptionnelle en Chine18. Selon le livre blanc publié par le Bureau d’information du Conseil d’État en juillet 2011, les taux d’inaptitude à lire et à écrire pour les jeunes et les personnes d’âge mûr est tombé de 95 % à 1,2 % lors des six dernières décennies19,20.

Europe

En 1995, une étude de l’OCDE, Littéracie, économie et société, effectuée dans plusieurs pays développés, montre que la proportion de personnes de 16 à 65 ans éprouvant des difficultés pour l’écriture, la lecture, ou l’utilisation des informations serait de 40,1 % en France (la France est classée avant-dernière juste devant la Pologne), 20,7 % aux États-Unis, 16,6 % au Canada, 14,4 % en Allemagne, 10,5 % aux Pays-Bas, et 7,5 % en Suède. Cette étude, qui ne porte pas exactement sur l’illettrisme mais sur la littératie, c’est-à-dire, de façon plus générale et d’après l’OCDE, sur « l’aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités. », n’a pas été diffusée par les autorités publiques en France21.

Taux d’illettrisme des adolescents de 15 ans en Europe
Pays 201022
Pays-Bas < 15 %
Suède < 15 %
Danemark 15,2 %
Portugal 17,6 %
Royaume-Uni 18,4 %
Allemagne 18,5 %
Espagne 19,6 %
France 19,8 %
Italie 21 %

Le taux d’illettrisme dans la population carcérale est estimé, en France, à 40 %. En Belgique, 75 % des détenus sont sans diplôme ou ont, pour unique diplôme, le certificat d’études de base (fin du cycle primaire).

Belgique

Une série d’indices montrent qu’en Belgique le taux de personnes analphabètes (ou illettrées) tourne autour de 10 %, mais il n’y a pas d’étude approfondie sur les compétences des adultes. La situation en Belgique serait la même que dans tous les pays industrialisés. Néanmoins, la Belgique présente des particularités liées à la diversité des langues officielles (français, néerlandais et allemand), en plus de l’usage du wallon et des autres dialectes. Cet aspect doit amener à étudier le phénomène de l’illettrisme en considérant la communauté linguistique dans laquelle il se présente.

France

En France, selon une enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) réalisée entre 2011 et 2012, 7 % (soit environ 3 100 000 personnes) de la population française adulte âgée de 18 à 65 ans et ayant été scolarisée en France23 est illettrée, soit 2 % de moins qu’en 2004. 6 % de ceux qui exercent une activité professionnelle et 10 % des demandeurs d’emploi sont confrontés à l’illettrisme. Cette même enquête montre qu’au total 11% de la population française adulte âgée de 18 à 65 ans sont en « situation préoccupante face à l’écrit »24, 7% sont illettrés et 4% sont d’origine étrangère ou non scolarisés.

L’illettrisme touche plus les hommes (60,5 %) que les femmes (39,5 %). La proportion de personnes illettrées est relativement faible chez les jeunes (4 % des jeunes de 18 à 25 ans) mais plus importante chez les générations précédentes (53 % des illettrés ont plus de 45 ans). Ce taux important d’illettrisme n’empêche pas certaines de ces personnes d’avoir un emploi, 51 % étant dans la vie active et 23,5 % au chômage, en formation ou en inactivité. Cependant, 20 % des allocataires du revenu minimum d’insertion (RMI) sont en situation d’illettrisme.

Concernant la répartition géographique, il n’y a pas de différence notable entre les zones rurales et urbaines, même si dans les zones urbaines sensibles, le taux d’illettrisme est deux fois plus important (14 %) que dans la population générale (7 %)25.

Une autre statistique issue des enquêtes réalisées lors des journées défense et citoyenneté montre que « Les acquis en lecture sont très fragiles pour 9,6 % de jeunes français de 17 ans qui, faute de vocabulaire, n’accèdent pas à la compréhension des textes ». Et parmi eux, 4,1 % sont en situation d’illettrisme selon les critères de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI)26.

L’illettrisme a été déclaré Grande Cause nationale de l’année 201327.

Suisse

Le dernier rapport national sur les compétences de base des adultes mentionne que 16 % des Suisses28 ont de grandes difficultés en lecture et écriture.

Dans une société prônant l’efficacité et la rapidité, ne pas savoir suffisamment lire et écrire est un facteur évident d’exclusion économique, sociale et culturelle. Une étude29 effectuée en 2007 démontre que l’illettrisme a un coût estimé à plus d’un milliard de francs par année en Suisse, en raison, notamment, du taux de chômage accru chez les personnes concernées.

Références et notes

  1. définition par l’ANLCI [archive]
  2. par définition de l’ANLCI, voir référence ci-dessus
  3. « Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous – Alphabétisation et alphabétisme, quelques définitions » [archive], Unesco, 2006 (consulté le 28 avril 2009), p. 156 (2 du PDF)
  4. La lutte contre l’illettrisme : repères. In: Agora débats/jeunesses, 15, 1999. Illettrisme les conditions d’une seconde chance. pp. 11-22. article de Jean Vogler [archive]
  5. Cadre national de référence, ANLCI, sept 2003)
  6. L’illettrisme Mieux comprendre pour mieux agir, Marie-Thérèse Geffroy et Valérie Grasset-Morel, Les essentiels Milan, Éditions Milan 2005, (ISBN 2-7459-1847-8), page 5.
  7. Bernard Lahire, L’invention de l’illettrisme, Paris, La découverte
  8. Citation : l’association caritative ATD Quart-monde conçut le terme « illettrisme » pour que les Français pauvres aux compétences limitées en lecture et en écriture n’aient pas le sentiment qu’on les compare aux travailleurs immigrés qualifiés d’analphabètes. Ainsi, le terme « illettrisme » en est venu à qualifier ceux qui avaient suivi en totalité ou en partie le cycle de l’école primaire française sans y acquérir les compétences requises. Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous 2006, UNESCO Encadré 6.1 page 156 [archive]
  9. Littératie, mot censé remplacer analphabétisme dans les zones francophones ne reprend d’ailleurs pas cette segmentation
  10. Thérèse Jamin, « Analphabétisme, alphabétisation et Education Permanente quelques éléments d’histoire » [archive], École supérieure d’action sociale de Liège (consulté le 7 octobre 2009)
  11. Hau-Rouchard, Marie-France. Le groupe permanent de lutte contre l’illettrisme. Bulletin des bibliothèques de France, n° 2, 1986 [consulté le 01 mai 2014] : notice [archive]
  12. voir le désenchantement du monde et la loi des trois états
  13. Comité subrégional de l’emploi et de la formation du Hainaut occidental et Lire et Écrire Hainaut occidental, APELE – Accueil [archive] Comité suisse de lutte contre l’illettrisme, Accès à la lecture et à l’écriture pour tous !, UNESCO, Berne 2005 [archive].
  14. Action de l’Association Lire et Écrire Belgique à l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation [archive].
  15. Collectif Agir ensemble contre l’illettrisme [archive]
  16. Jamyang Norbu Back to the Future: Enduring Phobias and Superstitions in Tibetan Society (Part Two) [archive] Phayul.com, 29 mars 2005 : « Catriona Bass’s, Education in Tibet: Policy and Practise Since 1950 (TIN 1998) reveals that Tibetans suffer from what is probably the lowest literacy rate in the world, with as much as 70 per cent of the rural population unable to read. »
  17. Le Quotidien du Peuple : Baisse du taux des illettrés au Tibet [archive].
  18. L’économie politique de l’« aide boomerang » dans la Région autonome du Tibet [archive]
  19. (en) China pledges to send 3 out of every 10 Tibetan students to college [archive], English.news.cn, 19 juillet 2011, p. 1 : « The region’s illiteracy rate for young and middle-aged people has fallen from 95 percent to 1.2 percent over the last six decades, according to a white paper issued by the State Council Information Office in July. »
  20. (en) Full Text: Sixty Years Since Peaceful Liberation of Tibet [archive], GOV.cn (p. 12 du texte du Livre blanc 2011 sur le Tibet).
  21. L’illettrisme honteux [archive]L’Express, 19 décembre 1996
  22. (it) Italia, allarme della commissione Ue « Semianalfabeta un 15enne su cinque » [archive]La Repubblica, 3 février 2011
  23. L’interprétation de cette étude doit prendre en compte qu’elle n’a pas été réalisée dans les prisons ni dans les foyers, où l’illettrisme est important
  24. article du journal Le Monde du 28.11.2013 [archive]
  25. « L’évolution de l’illettrisme en France » [archive], Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), 9 janvier 2013 (consulté le 4 mai 2013) [PDF]
  26. Note d’information – DEPP MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE – N° 16 – mai 2015 [archive]
  27. Illettrisme ? Grande Cause 2013 [archive]Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI)
  28. Rapport national sur les compétences de base des adultes [archive] – Communiqué de presse de l’Office fédéral de la statistique, 25 juillet 2006 [PDF]
  29. Coûts économiques de l’illettrisme en Suisse [archive] – Étude du Bureau d’études de politique du travail et de politique sociale (BASS) sur mandat de l’Office fédéral de la statistique (OFS), avril 2007 [PDF]

Bibliographie

  • Besse J.-M. (2003). Qui est illettré ? Paris, Retz. 223 p.
  • El Hayek C. (Coord.). (2000). Illettrisme et monde du travail, Paris, La documentation française. 434 p.
  • Esperandieu V. & Volger J. (2000). L’illettrisme, Paris, Flammarion. 125 p.
  • Geffroy M.-T. & Grasset-Morel V. (2003). L’illettrisme. Mieux comprendre pour mieux agir, Toulouse, Éditions Milan. 63 p.
  • Lahire B. (2005). L’invention de l’illettrisme, Paris, La découverte. 370 p.
  • Leclercq V. (1999). Face à l’illettrisme, enseigner l’écrit à des adultes, Paris, ESF. 198 p.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

 

 

 

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2012792#tableau-TCRD_071_tab1_departements

Réussite au baccalauréat – session 2015

Comparaisons régionales et départementales

Chiffres-clés
Paru le : 01/03/2016

Départements

Télécharger(xls, 102 Ko)

Réussite au baccalauréat – session 2015 : comparaisons départementales

Réussite au baccalauréat – session 2015 : comparaisons départementales
Bac général Bac technologique Bac professionnel Tous baccalauréats
Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%)
Ain 2 655 92,7 1 072 94,1 1 311 85,0 5 038 90,9
Aisne 2 012 89,6 1 008 87,7 1 778 78,3 4 798 84,7
Allier 1 253 90,6 560 93,0 859 79,0 2 672 87,0
Alpes-de-Haute-Provence 659 92,0 330 92,7 402 80,7 1 391 88,6
Hautes-Alpes 644 93,1 226 92,6 384 83,8 1 254 90,0
Alpes-Maritimes 5 458 91,4 2 015 92,1 2 279 78,8 9 752 88,2
Ardèche 1 397 92,4 613 94,2 890 83,1 2 900 89,7
Ardennes 1 060 85,1 423 86,3 798 79,9 2 281 83,4
Ariège 617 86,8 227 92,3 391 77,6 1 235 84,5
Aube 1 292 89,8 549 91,5 932 83,9 2 773 88,0
Aude 1 447 92,4 722 88,8 1 072 79,3 3 241 86,9
Aveyron 1 120 94,3 543 94,9 809 84,0 2 472 90,8
Bouches-du-Rhône 9 607 88,4 3 882 88,2 4 928 77,2 18 417 85,0
Calvados 3 514 91,5 1 203 91,2 1 854 82,0 6 571 88,6
Cantal 497 93,4 214 92,6 440 81,3 1 151 88,3
Charente 1 449 93,0 545 94,8 978 79,4 2 972 88,3
Charente-Maritime 2 707 92,8 1 148 91,3 1 451 81,3 5 306 89,0
Cher 1 129 90,8 484 92,0 710 77,3 2 323 86,4
Corrèze 975 93,7 434 91,4 803 83,8 2 212 89,4
Corse-du-Sud 567 96,9 220 95,2 289 86,3 1 076 93,5
Haute-Corse 644 96,4 264 89,8 267 78,5 1 175 90,2
Côte-d’Or 2 740 92,3 937 90,4 1 418 83,2 5 095 89,3
Côtes-d’Armor 2 583 92,0 1 030 93,2 1 982 86,8 5 595 90,3
Creuse 344 92,5 214 90,7 254 84,9 812 89,5
Dordogne 1 460 91,4 611 87,9 1 078 83,9 3 149 88,0
Doubs 2 557 93,2 950 91,3 1 401 81,7 4 908 89,3
Drôme 2 584 93,8 914 93,5 1 260 81,9 4 758 90,3
Eure 2 534 90,4 1 023 88,3 1 399 79,1 4 956 86,5
Eure-et-Loir 1 872 89,2 748 89,5 1 040 81,3 3 660 86,9
Finistère 4 456 94,8 1 811 94,3 2 636 86,9 8 903 92,2
Gard 2 989 90,4 1 360 90,7 1 971 79,7 6 320 86,8
Haute-Garonne 6 770 92,3 2 264 89,3 3 071 81,4 12 105 88,7
Gers 960 94,9 262 92,6 523 83,3 1 745 90,7
Gironde 7 430 90,5 2 501 90,6 3 757 83,2 13 688 88,4
Hérault 5 320 90,1 2 027 90,0 2 780 81,5 10 127 87,6
Ille-et-Vilaine 5 809 93,4 2 388 94,1 3 170 86,7 11 367 91,5
Indre 895 89,0 285 86,4 503 75,6 1 683 84,1
Indre-et-Loire 2 889 93,0 1 087 93,1 1 701 85,6 5 677 90,7
Isère 6 736 93,0 2 451 93,7 3 229 81,6 12 416 89,9
Jura 1 149 90,9 491 95,5 888 86,7 2 528 90,2
Landes 1 507 92,5 651 94,1 1 092 84,5 3 250 89,9
Loir-et-Cher 1 232 92,4 658 93,6 828 82,6 2 718 89,4
Loire 3 283 91,4 1 474 92,1 2 417 83,7 7 174 88,8
Haute-Loire 1 080 94,2 381 92,3 552 83,4 2 013 90,6
Loire-Atlantique 6 736 94,6 2 589 94,3 3 792 88,5 13 117 92,7
Loiret 3 348 92,8 1 434 92,6 1 825 81,1 6 607 89,2
Lot 652 91,6 295 95,8 499 86,5 1 446 90,5
Lot-et-Garonne 1 334 92,1 659 89,8 844 81,2 2 837 88,1
Lozère 311 95,1 198 94,7 300 85,5 809 91,2
Maine-et-Loire 3 840 94,2 1 409 95,3 2 609 84,4 7 858 90,9
Manche 2 212 92,8 807 92,1 1 593 85,8 4 612 90,2
Marne 2 762 90,8 979 89,2 1 555 76,9 5 296 86,0
Haute-Marne 666 89,4 423 93,8 600 78,6 1 689 86,2
Mayenne 1 391 95,7 536 93,9 1 075 84,8 3 002 91,2
Meurthe-et-Moselle 3 224 90,2 1 436 91,9 1 822 78,9 6 482 87,1
Meuse 644 92,0 435 92,8 675 77,2 1 754 85,9
Morbihan 3 400 94,2 1 471 94,2 2 270 87,3 7 141 91,9
Moselle 4 623 91,5 2 099 91,6 2 853 79,2 9 575 87,5
Nièvre 717 89,7 357 92,5 720 85,4 1 794 88,5
Nord 12 511 91,0 4 961 92,6 7 666 80,0 25 138 87,6
Oise 3 706 89,8 1 601 88,6 2 132 78,7 7 439 86,1
Orne 1 125 91,9 450 91,5 970 78,6 2 545 86,3
Pas-de-Calais 6 110 91,0 3 126 91,2 4 560 79,6 13 796 86,9
Puy-de-Dôme 2 704 92,4 1 005 92,3 1 734 83,2 5 443 89,2
Pyrénées-Atlantiques 3 343 94,8 1 248 95,8 1 927 87,7 6 518 92,7
Hautes-Pyrénées 1 083 93,1 362 86,8 674 84,6 2 119 89,1
Pyrénées-Orientales 1 840 89,7 940 90,0 1 002 75,7 3 782 85,6
Bas-Rhin 5 335 94,0 2 164 93,8 2 660 80,4 10 159 90,0
Haut-Rhin 3 545 92,7 1 406 91,8 2 055 80,6 7 006 88,6
Rhône 9 652 91,7 3 578 88,8 4 550 81,6 17 780 88,3
Haute-Saône 836 93,4 311 94,0 708 76,5 1 855 86,2
Saône-et-Loire 2 369 92,9 958 89,7 1 530 82,3 4 857 88,7
Sarthe 2 539 91,6 1 023 95,3 1 871 82,4 5 433 88,8
Savoie 2 023 94,6 832 93,6 1 257 84,2 4 112 91,0
Haute-Savoie 4 108 94,9 1 400 92,7 2 037 86,9 7 545 92,2
Paris 14 851 92,5 3 353 89,7 4 455 80,1 22 659 89,4
Seine-Maritime 6 203 91,1 2 573 89,5 3 766 78,7 12 542 86,7
Seine-et-Marne 7 414 88,4 3 209 91,6 3 539 76,4 14 162 85,7
Yvelines 9 700 94,1 3 024 91,7 3 120 78,9 15 844 90,3
Deux-Sèvres 1 540 93,8 649 94,3 1 046 82,2 3 235 89,8
Somme 2 432 88,8 1 009 84,6 1 770 78,3 5 211 84,2
Tarn 1 721 92,7 698 88,2 1 165 84,5 3 584 89,0
Tarn-et-Garonne 1 003 88,7 437 88,6 690 79,8 2 130 85,6
Var 4 616 91,3 1 728 92,5 2 219 79,7 8 563 88,2
Vaucluse 2 618 90,1 1 234 90,3 1 712 79,8 5 564 86,7
Vendée 2 941 94,4 1 147 95,5 1 948 88,1 6 036 92,4
Vienne 1 938 91,5 683 89,5 1 312 82,6 3 933 88,0
Haute-Vienne 1 648 92,0 537 91,0 896 78,3 3 081 87,4
Vosges 1 802 92,9 704 93,0 1 255 80,1 3 761 88,2
Yonne 1 352 88,7 542 84,7 751 74,0 2 645 83,2
Territoire de Belfort 750 89,5 289 88,4 351 77,3 1 390 85,9
Essonne 7 194 89,8 2 875 87,3 3 094 75,9 13 163 85,6
Hauts-de-Seine 9 315 92,3 2 203 88,2 2 628 75,1 14 146 87,9
Seine-Saint-Denis 5 960 83,9 3 165 88,3 4 151 70,8 13 276 80,2
Val-de-Marne 6 358 91,0 2 468 89,2 3 122 75,3 11 948 86,0
Val-d’Oise 6 217 87,5 2 828 86,4 3 101 74,4 12 146 83,5
France de province 239 135 91,9 95 922 91,5 141 821 81,7 476 878 88,5
France métropolitaine 306 144 91,6 119 047 91,0 169 031 80,7 594 222 88,1
Guadeloupe 2 592 90,4 1 151 92,5 1 712 78,3 5 455 86,6
Martinique 1 964 93,4 923 90,0 1 423 81,1 4 310 88,2
Guyane 984 86,7 576 82,2 937 72,9 2 497 80,0
La Réunion 4 395 92,0 2 498 87,6 2 814 75,6 9 707 85,5
Mayotte 975 68,7 949 67,6 729 72,7 2 653 69,3
France 317 054 91,5 125 144 90,7 176 646 80,5 618 844 87,9
  • Source : Ministère en charge de l’éducation, DEPP

Régions

Télécharger(xls, 102 Ko)

Réussite au baccalauréat – session 2015 : comparaisons régionales

Réussite au baccalauréat – session 2015 : comparaisons régionales
Bac général Bac technologique Bac professionnel Tous baccalauréats
Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%) Nombre d’admis Taux de réussite (%)
Auvergne-Rhône-Alpes 37 972 92,7 14 494 92,0 20 536 82,9 73 002 89,6
Bourgogne-Franche-Comté 12 470 91,8 4 835 90,5 7 767 81,4 25 072 88,1
Bretagne 16 248 93,7 6 700 94,0 10 058 86,9 33 006 91,6
Centre-Val de Loire 11 365 91,7 4 696 91,9 6 607 81,5 22 668 88,5
Corse 1 211 96,6 484 92,2 556 82,4 2 251 91,8
Grand Est 24 953 91,6 10 618 91,9 15 205 79,6 50 776 87,7
Hauts-de-France 26 771 90,5 11 705 90,5 17 906 79,4 56 382 86,6
Île-de-France 67 009 90,5 23 125 89,1 27 210 75,8 117 344 86,3
Normandie 15 588 91,4 6 056 90,1 9 582 80,5 31 226 87,5
Nouvelle-Aquitaine 25 675 92,2 9 880 91,7 15 438 83,0 50 993 89,1
Occitanie 25 833 91,4 10 335 90,2 14 947 81,3 51 115 87,9
Pays de la Loire 17 447 94,1 6 704 94,8 11 295 86,0 35 446 91,5
Provence-Alpes-Côte d’Azur 23 602 90,0 9 415 90,3 11 924 78,6 44 941 86,8
France de province 239 135 91,9 95 922 91,5 141 821 81,7 476 878 88,5
France métropolitaine 306 144 91,6 119 047 91,0 169 031 80,7 594 222 88,1
Guadeloupe 2 592 90,4 1 151 92,5 1 712 78,3 5 455 86,6
Martinique 1 964 93,4 923 90,0 1 423 81,1 4 310 88,2
Guyane 984 86,7 576 82,2 937 72,9 2 497 80,0
La Réunion 4 395 92,0 2 498 87,6 2 814 75,6 9 707 85,5
Mayotte 975 68,7 949 67,6 729 72,7 2 653 69,3
France 317 054 91,5 125 144 90,7 176 646 80,5 618 844 87,9
  • Source : Ministère en charge de l’éducation, DEPP

 



Le très sarkozyste Henri Guaino vole au secours de Richard Ferrand, accusé d’une « faute »

 

Luc Carvounas juge que Richard Ferrand a commis… par franceinfo
 

La polémique concernant Richard Ferrand ne s’éteint pas, les arguments de ses détracteurs sont sérieux.

Et voilà que tout à coup, tel le loup sortant du bois, le fidèle défenseur de Nicolas Sarkozy intervient aussi en faveur de l’accusé du jour…

Je redis là ce que j’ai déjà écrit récemment : lorsqu’en 2005 ma fonction de représentation de l’association AC ! Brest m’amenait parfois à contacter des responsables de la gestion des RMI pour le Conseil général du Finistère, avant de répondre à mes questions, la personne que j’avais au bout du fil me faisait patienter ou me demandait de la rappeler afin de lui laisser le temps de se renseigner auprès de ses collègues des Hauts-de-Seine…

Mais ce n’est pas le plus gros problème que me pose M. Richard Ferrand, non, loin de là : ce monsieur a quand même été l’auteur, en 2011, d’un texte public ne laissant planer absolument aucun doute quant à sa connaissance des conflits qui en 2008 et 2009 m’avaient opposée sur Internet, et notamment sur le site Rue89, au malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi ainsi qu’à toute sa bande de cybercriminels… Pire encore : partisan, son propos était à mon égard exactement celui de mes bourreaux, des ASSASSINS de ma famille, une famille d’ingénieurs tous haïs à la hauteur de leur intellect uniquement par des CRAPULES.

Dans ces conditions, je m’interroge et attends la suite d’investigations que j’espère toujours en cours.

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/8h30-aphatie/revelations-du-canard-enchaine-luc-carvounas-juge-que-richard-ferrand-a-commis-une-faute_2186515.html

Révélations du « Canard enchaîné » : Luc Carvounas juge que Richard Ferrand a commis « une faute »

 

Le porte-parole du PS pour les législatives, invité jeudi de franceinfo, a estimé que le ministre de la Cohésion des territoires avait commis « une faute » en 2011, « en laissant faire sa femme » dans l’affaire immobilière révélée par le « Canard enchaîné ».

 

00:00-00:00

avatar

franceinfoRadio France

Mis à jour le 25/05/2017 | 11:52
publié le 25/05/2017 | 09:26

 

Luc Carvounas, maire d’Alfortville, sénateur PS du Val-de-Marne.
Luc Carvounas, maire d’Alfortville, sénateur PS du Val-de-Marne. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)

 

Le sénateur-maire PS d’Alfortville, invité jeudi 25 mai de franceinfo, a estimé que Richard Ferrand avait commis « une faute », dans l’affaire immobilière et familiale révélée mercredi par le Canard enchaîné. Luc Carvounas s’est aussi étonné du silence du ministre de la Justice, François Bayrou, sur ce « premier couac », dit-il, dans le gouvernement. Le porte-parole du Parti socialiste pour les législatives n’a pas apprécié les premières réactions de Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires.

« Ce qui m’intéresse, comme parlementaire de gauche et je voterai la première loi sur la moralisation de la vie publique, c’est de savoir ce que pense le Garde des sceaux, François Bayrou, qui est en train de plancher et d’écrire une loi. Quelle est son appréciation sur l’échelle des valeurs ? Je n’entends rien », a déclaré Luc Carvounas, en campagne pour les législatives dans le Val-de-Marne. « S’il n’y pas la réaction à la hauteur des enjeux qui sont censés être les nôtres dans ce texte, alors cela veut dire que nous sommes sur du cynisme, des mensonges, de l’hypocrisie et des coups de communication », a-t-il ajouté.

« Je pense qu’il y a une faute de la part de Monsieur Ferrand qui a laissé faire sa femme vis à vis de cette affaire », a estimé Luc Carvounas, qui engage à vérifier si’il n’y a pas d’argent public dans ce dossier immobilier.

>>>Retrouvez ici la liste des candidats aux législatives dans la 9e circonscription du Val-de-Marne

Des « garde-fous » de gauche à l’Assemblée

Appelé à préciser les ambitions du PS pour les législatives, Luc Carvounas a déclaré que l’objectif était que « des hommes et des femmes de  gauche socialistes puissent être un peu les garde-fous de ce qui nous est annoncé dans ce quinquennat ». Le sénateur-maire PS d’Alfortville a estimé qu’il y a « besoin de gauche à l’Assemblée nationale et d’un débat ». « Je ne redoute pas le pire, mais pense qu’il va y avoir des déçus, y compris dans l’électorat naturellement socialiste qui a voté pour Emmanuel Macron. Il y a des choses qu’on ne peut pas accepter. Je ne peux pas accepter de franchir le Rubicon sur l’augmentation de la CSG qui va pénaliser le pouvoir d’achat des retraités ou le Code du travail réformé par ordonnance », a précisé Luc Carvounas. « C’est une politique de droite qui va s’appliquer dans notre pays. Ce n’est pas insultant de le dire (…) Il faudra bien qu’il y ait des gens de gauche pour préserver nos acquis sociaux », a-t-il ajouté.

Interrogé sur la prolongation de l’état d’urgence souhaitée par Emmanuel Macron, Luc Carvounas aurait souhaité que le Premier ministre « consulte les grands partis traditionnels ». « Il aurait été sain et démocratique, face à la verticalité du pouvoir, qu’Edouard Philippe consulte les grands partis politiques de ce pays », a déclaré le sénateur PS, précisant qu’il votera la prolongation jusqu’en novembre.

Manuel Valls a « le même parcours » qu’Éric Besson

Interrogé sur les ralliements pressentis ou actés à la majorité présidentielle, Luc Carvounas, a comparé Manuel Valls à Éric Besson, qui avait accepté en 2007 d’entrer au gouvernement sur demande de Nicolas Sarkozy. « Dans le passé, il y a eu Eric Besson et Jean-Marie Bockel qui ont soutenu une politique de droite. Manuel Valls a le même parcours politique aujourd’hui », a lancé le candidat PS aux législatives dans le Val-de-Marne. « Je suis là pour vous le dire franchement, j’ai un désaccord politique profond avec Manuel Valls, tout en ayant du respect et de l’amitié pour lui », a précisé Luc Carvounas.

« Quand l’ancien Premier ministre de François Hollande soutient le nouveau président de la République mais surtout le chef de la majorité Edouard Philippe, qui a voté contre toutes les lois pendant cinq ans présentées par Manuel Valls, il y a juste un problème de cohérence », a-t-il poursuivi. Le porte-parole du PS pour les législatives regrette cependant le traitement « non bienveillant » qui a été réservé à l’ancien Premier ministre, même si La République en marche (LREM) n’a pas investi de candidat face à lui dans l’Essonne. « Ils ont été sur la retenue mais avec une pince à linge pour se boucher le nez. Je trouve que tout cela n’est pas à la hauteur des enjeux », a regretté Luc Carvounas.

: élections 2017

 

http://www.bfmtv.com/politique/en-fevrier-sur-rmc-ferrand-fustigeait-l-embauche-de-son-conjoint-ou-enfants-a-l-assemblee-1171749.html

En février sur RMC, Ferrand fustigeait « l’embauche de conjoints ou enfants » à l’Assemblée

 

25/05/2017 à 11h14
  • Newsletter Elysée 2017

Peut-il tenir? C’est la question qui affleure après que le nouveau ministre a confirmé, en plus d’un montage immobilier favorisant sa compagne, avoir embauché son fils en tant qu’assistant parlementaire.

 

Les archives vidéo ne pardonnent rien aux politiques. Aujourd’hui ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand s’impose comme un fervent partisan d’un renforcement de la morale en politique. Invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC en février dernier, il préconisait notamment de « s’engager, par exemple, à ne pas embaucher son conjoint ou ses enfants lorsque l’on a une fonction publique ». L’affaire Fillon venait d’éclater à la suite d’un article du Canard Enchaîné daté du 25 janvier 2017.

Mercredi, Le Canard enchaîné révélait que Richard Ferrand, pièce maîtresse du nouveau président, avait embauché de son fils quelques mois en tant que collaborateur parlementaire entre janvier et mai 2014. Selon l’hebdomadaire, Richard Ferrand a versé 8.704 euros brut à son fils pour ces tâches sur l’ensemble de la période.

Le Canard enchaîné a également épinglé Richard Ferrand pour une affaire immobilière, alors qu’il était encore directeur général des Mutuelles de Bretagne en 2011. L’organisme avait souhaité louer des locaux commerciaux à Brest (Finistère) pour ouvrir un centre de soins et avaient choisi entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de Richard Ferrand.

Une affaire qui tombe au plus mauvais moment

« Je vois bien qu’aujourd’hui. Il y a un rejet total de l’idée qu’un parlementaire puisse embaucher l’un de ses proches. Je ne le referais pas », a insisté le député du Finistère sur franceinfo.

« Ça meurtrit évidemment Richard, qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a assuré Christophe Castaner.

Dans son programme, Emmanuel Macron a dit vouloir interdire à tout élu ou ministre d’embaucher un membre de sa famille et, pour prévenir les conflits d’intérêts, empêcher les parlementaires d’exercer des activités de conseil parallèlement à leur mandat.

David Namias avec Anne-Sophie Warmont

 

 

http://www.lefigaro.fr/elections/legislatives/2017/05/25/38001-20170525LIVWWW00052-en-direct-le-fil-politique-du-jeudi-25-mai-2017.php

à 14:02

En campagne dans le Finistère, Richard Ferrand exclut toute démission

 

Au cours du déplacement dans le Finistère dont nous vous parlions plus bas, le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand a exclu toute démission.

Lire aussi : Richard Ferrand pris à son tour dans la tourmente des affaires

« Pas une seconde », Richard Ferrand n’a pensé à démissionner. « On démissionne quand on est coupable de quelque chose. Je ne suis coupable de rien ni sur le plan légal, ni sur le plan moral », a affirmé le ministre face à des journalistes présents à Huelgoat (Finistère), des propos diffusés par BFMTV.

Interrogé sur son avenir après les législatives, le ministre a répondu: « J’espère bien que Dieu me prêtera vie longtemps », avant d’ajouter: « Les Françaises et les Français veulent que le président ait une majorité pour gouverner et je suis un maillon de cette majorité ».

Selon Le Canard enchaîné, les faits remontent à 2011: à Brest, les Mutuelles de Bretagne, qui souhaitaient louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, avaient choisi parmi trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de Ferrand.

Dans une interview au quotidien Le Télégramme parue jeudi, Richard Ferrand assure que sa « compagne s’était déjà engagée dans l’acquisition de ces locaux avant la décision des Mutuelles ». « A l’unanimité, précise-t-il au journal breton, le conseil d’administration, qui est l’instance de décision (et dont je ne fais pas partie !), a choisi pour le prix et pour leur emplacement les locaux possédés par ma compagne. D’ailleurs, le bail a été reconduit en 2014, preuve que ces locaux conviennent… étant précisé que j’ai quitté la direction des Mutuelles en 2012. »

« Ça durcit le cuir, mais je m’en serais bien passé », admet Ferrand. « Je suis sans doute devenu une cible du fait de mon engagement très exposé et de ma récente nomination. Mais j’ai ma conscience pour moi et le caractère résistant des Bretons ! Je suis aussi républicain : le respect de la loi prime sur tout. »
à 13:26

Macron reçu par Trump à Bruxelles

Le président américain Donald Trump a accueilli son homologue français Emmanuel Macron à l’ambassade des Etats-Unis à Bruxelles pour leur toute première rencontre, un déjeuner de travail en marge d’un sommet de l’Otan.

Le très sarkozyste Henri Guaino vole au secours de Richard Ferrand, accusé d'une

crédits : REUTERS/Jonathan Ernst

Melania Trump était également sur le perron de l’ambassade pour recevoir le nouveau président français. Au menu, chargé, de la rencontre prévue pour durer plus d’une heure: le sommet de l’Otan et celui du G7 qui s’ouvrira jeudi en Italie, les crises régionales (Syrie, Ukraine, Corée du Nord…), l’économie et le respect, toujours incertain, par la nouvelle administration américaine de l’accord de Paris sur le climat.

trump_us_nato_00803_jpg-b4cc4 dans Attentats

crédits : AP Photo/Evan Vucci

à 12:58

Pendant ce temps-là, Richard Ferrand fait campagne

Comme si de rien n’était, Richard Ferrand, au coeur d’une tourmente, fait campagne dans sa circonscription et use des vieilles méthodes de la politique, à savoir être sur le terrain et le faire savoir :

Comme chaque année depuis 2009, j’ouvre avec Françoise Livinec une nouvelle et passionnante exposition à l’École des filles #circo2906 pic.twitter.com/bbhJAtdBYA

– Richard Ferrand (@RichardFerrand) May 25, 2017

Plus tôt, il était sur un marché à Huelgoat.

à 11:59

Affaire Ferrand : Guaino lui vient en aide

Henri Guaino, candidat aux législatives à Paris, a dénoncé « l’hystérie » qui a « conduit à une espèce de chasse à l’homme », à propos de Richard Ferrand. « Je suis frappé par cette hystérie qui, brusquement, à partir d’une information dont personne ne connaît réellement les tenants et les aboutissants, conduit à cette espèce de chasse à l’homme », a regretté Guaino sur RTL, également « choqué par l’espèce de folie de la transparence et de l’inquisition ».

Richard Ferrand doit-il démissionner de son poste de ministre de la cohésion sociale? « C’est à lui d’en juger (…) Mais, « pour l’instant, on n’a pas les éléments en main d’un énorme scandale qui justifie qu’il quitte son poste », a répondu ce député LR sortant des Yvelines et ex-plume de Nicolas Sarkozy.

« Je connais Richard Ferrand pour l’avoir côtoyé pendant 5 ans à l’Assemblée, il me paraît être plutôt quelqu’un d’honnête et de sérieux. Ce n’est pas une affaire d’argent public, pas une affaire de marché public. Il appartient, s’il y a un doute, au parquet de diligenter une enquête préliminaire. Et on verra bien », a ajouté ce candidat aux législatives dans la 2e circonscription de Paris, où LR et l’UDI ont investi Nathalie Kosciusko-Morizet.

Selon Guaino, « il est important que la vie politique soit morale, et si l’on veut moraliser, il est important aussi que chacun garde son sang froid , n’accuse pas à tort et à travers sans avoir les éléments pour le faire ». Il a également estimé que la saisie annoncée par Bernard Accoyer, secrétaire général de LR, du Parquet national financier (PNF) n’était « pas la meilleure idée » qui soit. « Condamner avant même d’avoir ouvert le dossier me fait un peu froid dans le dos », a-t-il lancé.

Interrogé sur la loi de moralisation de la vie politique préparée par le gouvernement, le député LR a affirmé: « on verra ce qu’il y a dedans, mais à force d’en rajouter toujours, en jouant sur la suspicion générale qui existe aujourd’hui vis-à-vis des responsables politiques, on va finir par détruire la vie politique ». « Il faut être raisonnable » et ne pas « tomber dans une espèce d’ordre moral qui va finir par tuer la politique. On est parti dans une espèce de délire général qui commence à devenir un peu inquiétant », a-t-il estimé. « Cette loi, je verrai ce qu’il y a dedans, mais n’en faisons pas l’outil de toutes les démagogies ».
à 11:21

Affaire Ferrand : le FN dénonce un « deux poids deux mesures »

Le sénateur-maire FN de Fréjus David Rachline a dénoncé un « deux poids deux mesures » à propos de l’attitude de la justice après les révélations du Canard enchaîné sur le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand.

Selon Rachline, interrogé sur BFMTV, Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais, « a eu raison » en demandant mercredi la démission du ministre. Jugeant que « la justice ne semble pas se passionner pour ce sujet, tandis qu’elle était beaucoup plus dynamique dans le cas de plusieurs autres candidats ou personnalités il y a encore peu de temps », il a déclaré que « c’est un deux poids deux mesures assez étrange ».

« Peut-être qu’il n’y a rien d’illégal, c’est à la justice de le dire », a ajouté l’élu du Var, reprochant tout de même à Ferrand de faire « comme ce qu’il dénonçait il y a encore quelques semaines ».

Le parti Les Républicains a annoncé mercredi son intention de saisir le parquet national financier (PNF) pour qu’il ouvre une enquête. Mais, selon une source proche du dossier, « les faits évoqués à ce stade n’entrent pas dans le champ de compétence du PNF ».

Selon l’hebdomadaire satirique, les Mutuelles de Bretagne, dont Ferrand était à l’époque directeur général, ont choisi en 2011 de louer un local d’une société immobilière appartenant à sa compagne, parmi trois propositions. Le ministre a qualifié ces accusations de « dénonciations calomnieuses » assurant que le local retenu avait été choisi car il était « le mieux placé et le moins cher ».

Sur un autre volet dévoilé par Le Canard, l’embauche de son fils quelques mois comme collaborateur parlementaire, le ministre de la Cohésion des territoires a toutefois évoqué des regrets en déclarant : « Si c’était à refaire, je ne le referais pas ».
à 11:18

Bonjour à tous et bienvenue

Merci de suivre avec nous cette nouvelle journée d’actualité politique, animée notamment par la campagne des législatives ou les remous de l’affaire Richard Ferrand. N’hésitez pas à nous faire part de vos avis dans les commentaires.


1...222223224225226...378

Le Club des Jeunes |
Collectif citoyen de Monfla... |
JCM Consultant |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Hug Lo
| Reelnew
| coachingmeteo